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CYRUS FORMATIONS

SESSION VIDEOGRAPHISTE 2018

PRISE EN MAINS DU MATÉRIEL


1 - Les différents moyens pour filmer
→ Les caméras de smartphones
De génération en génération, la qualité vidéo des smartphones ne cesse de croître malgré des
capteurs de taille minimale. Même si ces appareils ne peuvent bien évidement pas rivaliser avec des
caméras semi-pro ou des DSLR, un filmmaker créatif et conscient des limites de ce genre de
caméras pourra tout à fait aboutir à des productions d’excellente qualité. Les smartphones sont tout
à fait adaptés pour les web vidéos, clips, interviews, courts-métrages… il faut simplement connaitre
les contraintes de ces appareils et mettre en avant son talent technique et artistique.

→ Les Camescopes
Ces caméras grand public sont bien souvent le choix privilégié des papas pour leurs souvenirs de
famille. Elles sont souvent de petite taille, élaborées pour automatiser la plupart des réglages et
disposent bien souvent de petits capteurs. Sur bien des modèles, le réglage manuel des paramètres
indispensables à la production de film tels que l’exposition, la balance des blancs ou encore le
niveau d’entrée audio est tout simplement indisponible. Leur prix varie généralement entre 150€ et
1300€.

→ Les DSLR / Mirrorless


La différence entre les 2 se situe dans la présence ou non d'un miroir qui amène la lumière sur le
capteur.
Ce sont des appareils photo réflex numériques disposant d’une fonction de capture vidéo. Ces
appareils ont créé un raz-de-marée sur le marché car ils ont rendu accessible au plus grand nombre
une qualité d’image professionnelle, en partie dûe à la taille de leur capteur qui, initialement prévu
pour de la photo, est plus grand qu’une majorité de caméras et offre donc une image de grande
qualité.
Ensuite, ils disposent d’objectifs interchangeables, ce qui permet de varier les rendus stylistiques.
La petite taille des lentilles (comparée à celle d’une caméra pro) rend accessible le prix de ces
objectifs.
Le DSLR/Mirrorless, initialement destiné à la photographie, présente néanmoins quelques lacunes
concernant la production vidéo comme une ergonomie peu adaptée et une connectique succincte. Le
marché des DSLR/Mirrorless étant en plein essor, on voit cependant apparaitre de plus en plus
d’accessoires venant combler ces manques comme des crosses d’épaule, des steadycam, des
moniteurs…
Avec un prix oscillant entre 600€ et 3500€, les DSLR/Mirrorless restent les caméras d’un rapport
qualité/prix exceptionnel à recommander à tous les vidéastes en herbe voulant atteindre une qualité
d’image pro à un budget accessible.
Canon Mark II/III/IV
Panasonic GH3/GH4/GH5
Sony A7/A7S/A7R

→ Les Caméras Prosommateurs


On appelle prosommateurs les personnes qui achètent des produits avec une certaine exigence car
ils ont pour intention d’utiliser un produit dans un cadre de production.
Ces caméras assez récentes sont venues perturber la frontière entre camescopes et caméras
professionnelles en insérant une gamme intermédiaire répondant aux besoins des petits producteurs
indépendants. Elles sont généralement d’une taille supérieure à un camescope mais bien mois
encombrante que les caméras pro de plateau ou de cinéma et proposent une excellente qualité
d’image qui pour les modèles les plus onéreux vient flirter avec celui des caméras professionnelles
valant plusieurs fois leur prix. On y retrouve toute une série de réglages manuels, des prises XLR
pour le son et des capteurs de grande taille . Leur prix varie en moyenne entre 1200€ et 8500€.
Canon C100/C300
Sony FS5/FS7

→ Les caméras professionnelles


Les caméras professionnelles sont de très grosses caméras disposant des capteurs les plus gros, les
objectifs y sont évidemment interchangeables et le paramétrage de la colorimétrie y est bien souvent
plus poussé. Leur qualité de confection en font des objets nobles et renvoie chacun de leurs
objectifs au rang de bijou. Le prix constaté est situé entre 8000€ à 50 000€ voire plus.
ARRI

→ Les caméras super-concentrées


Ce qui qualifie avant tout ces caméras, ce sont leurs très grands capteurs, supérieurs à la majorité
des caméras prosommateurs qui leurs confèrent une qualité d’image cinématographique comparable
aux caméras professionnelles. Leurs objectifs sont interchangeables et elles sont capables d’exporter
les rushs au format RAW, qui permet une grande souplesse d’ajustement en post-prod. Leur prix
oscille entre 1500€ et 20000€
RED
→ Les caméras dédiées
Ce sont des caméras particulièrement dédiées à un besoin spécifique comme les action cam type
GoPro (pour les sports extrêmes par exemple), les caméras à haute cadence pour le slow motion, les
caméras 3D, ou encore les caméras fixées à un drone.
GoPro
Phantom

2 - Le DSLR/Mirrorless

Un appareil photographique reflex numérique (en anglais digital single-lens reflex, DSLR) est un
appareil photographique numérique de type reflex mono-objectif utilisant un capteur numérique de
grande taille, ayant une visée reflex et permettant de changer d'objectif.

→ Le boitier

A. LE MECANISME
Lors d'une vidéo, les rayons lumineux, dont la quantité est déterminée par l'ouverture du
diaphragme, traversent l'objectif et sont déviés afin de former une image sur le mécanisme
d'obturation. Ce dernier s'ouvre alors, laissant les rayons atteindre le capteur qui enregistre l'image.

B. LE CAPTEUR
Le capteur est le cœur de tout appareil photo numérique. Il est l'élément essentiel qui définit ses
performances aussi bien pour la définition, la sensibilité que pour l'aspect de l'image finale. La
plupart des capteurs utilisés sont monochromes, ils ne sont donc sensibles qu'à la luminance
(intensité lumineuse). Pour obtenir une photo couleur, ils sont associés à un filtre trichrome, la
matrice de Bayer, et un processus d'interpolation de la couleur. Dans tous les cas, l'analyse de base
des capacités d'un capteur sont sa définition (en pixels) et sa profondeur d'analyse (en bits). En
2016, les capteurs les plus élaborés offrent entre 24 et 36 mégapixels et une profondeur d'analyse de
14 bits.

C. LE FORMAT DU CAPTEUR
Il existe au moins cinq formats de capteurs pour les reflex numériques (format 4/3, APS-C, APS-H,
plein format et moyen format). Ces tailles de capteur différentes impliquent que, pour un objectif
d'une focale donnée, le champ embrassé sera facteur de la taille du capteur utilisé. Afin de rendre le
choix et les comparaisons plus aisées, il est d'usage de ramener toutes les focales à la focale qui
embrasserait le même champ en 24 x 36. C'est le coefficient de focale ou facteur de conversion.
Ainsi un objectif d'une focale de 50 mm utilisé sur un reflex numérique à capteur APS-C (facteur de
conversion 1,5) procurera le champ d'un objectif de 75 mm en 24 x 36.

D . L’OBTURATEUR
La vidéo n'est qu'une succession de photos.
En vidéo, la lumière entre de manière continue lors de l’enregistrement, c'est pourquoi on utilise un
obturateur, qui est synchronisé à la vitesse de défilement du film. Chaque image est enregistrée
séparément puis ré-assemblée automatiquement en vidéo sur carte mémoire. Ainsi, pour enregistrer
chaque image, l’obturateur est utilisé afin de “dire” au capteur que d’une image nous passons à
l’autre (nous reviendrons sur ce mécanisme).
C’est pourquoi en vidéo on utilise l’obturateur électronique et non plus l’obturateur mécanique. Il
n’y a plus de pièce mécanique : pour passer d’une image à l’autre, l’obturateur (sorte de minuteur
électronique) donne le signal au capteur de supprimer l’information captée pendant un court laps de
temps et à intervalle plus au moins long. On passe ainsi à l’enregistrement de l’image suivante.
Le fait que l’obturateur soit électronique fait que la vitesse d’obturation peut être très élevée car elle
n’est plus assujettie aux contraintes de la mécanique. De plus, tout est silencieux.

→ Les objectifs
Un objectif photographique est un système optique convergent formé de plusieurs lentilles, et
éventuellement de miroirs, donnant des images réelles sur la surface sensible de l'appareil
photographique (le capteur). Un objectif se caractérise en premier lieu par sa distance focale et son
ouverture maximale.
Les critères optiques de qualité essentiels d'un objectif sont le pouvoir séparateur et contraste, la
transmission lumineuse (le taux de lumière sortant) maximale et homogène (fidélité des couleurs),
l'absence d'aberration chromatique, géométrique, de distorsion (optique) et de vignetage et la
résistance au flare ; ainsi que des caractéristiques non optiques des objectifs, selon leur utilisation :
fiabilité de l'autofocus, liée à son électronique interne (moteur), robustesse, étanchéité (protection
contre l'eau, la poussière), disposition et confort d'emploi des réglages disponibles (bague de mise
au point notamment), poids et encombrement, etc.

A. LA FOCALE
La focale étant une donnée intrinsèque de l'objectif, elle ne dépend pas du format du film ou du
capteur du boitier sur lequel l'objectif sera monté, mais l'image obtenue dépend des deux paramètres
(focale de l'objectif et format du capteur). Pour faciliter les comparaisons et le choix d'un objectif, il
est de pratique courante de convertir les focales réelles dans leur équivalent 24 x 36, en particulier
pour les appareils à objectifs interchangeables en utilisant le facteur de conversion. Plus la focale est
grande, plus le sujet sera près.
► https://www.youtube.com/watch?
v=BhX0RC6qYD0&t=6s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=33

B. LES ZOOMS (focales variables)


Exemples : 35-350mm f/3,5-5,6 ; 24-70mm f/2,8 ; 70-300mm f/4-5,6.
• Avantage : La bague du zoom fait varier la longueur focale, permettant de cadrer le sujet
plus serré ou plus large et donc rendre le cadrage plus aisé. En fait, il s'agit de modifier
l'angle de prise de vue, et donc le cadrage tout en restant à la même distance du sujet. Dans
les cas où il n'est pas toujours possible de s'approcher du sujet ou de s'en éloigner, c'est un
objectif qui offre un grand confort lors de la prise de vue, et permet dans une large mesure
de tirer au mieux profit de la définition du film sensible ou du capteur.
• Inconvénients : Pour les objectifs courants, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous, les
ouvertures sont faibles, et, de ce fait, le risque de flou de bougé (et du sujet s'il est mobile)
est plus important (en faible lumière). L'amélioration de la sensibilité des capteurs des reflex
numériques compense en partie cet inconvénient. De plus, pour les zooms dont l'ouverture
maximale est différente selon la focale (comme sur les exemples ci-dessus), le temps de
pose nécessaire variera éventuellement en fonction du cadrage.

C. LES FOCALES FIXES


Exemples : 50mm f/1,4 ; 28mm f/2 ; 105mm f/2,8.
Ce sont les objectifs les plus simples conceptuellement.
• Avantage : un objectif à focale fixe donne, à prix comparable, de bien meilleurs résultats
qu'un objectif à focale variable.
• Inconvénient : si le preneur de vue souhaite ajuster le cadrage, il doit s'éloigner ou
s'approcher du sujet ou changer d'objectif. La « couverture » équivalente à celle d'un zoom
nécessite d'avoir plusieurs objectifs et revient plus cher. À défaut, il faudra recadrer en
rognant l'image au développement, et ainsi perdre une partie de l'intérêt de la précision de
l'image de la focale fixe.
a) Télé-objectif
Un téléobjectif permet d'obtenir une image plus grande, donnant donc l'impression de se rapprocher
du sujet. En réalité, l'image obtenue n'est pas identique à celle que donnerait une photo prise de plus
près avec un objectif de longueur focale plus petite, car l'angle de champ est plus faible sur les
téléobjectifs. La longueur focale d'un téléobjectif est supérieure au standard. La distance focale d'un
téléobjectif est de 85 mm et au-delà (en 24 × 36).

b) Macro
Ces objectifs sont optimisés pour photographier des sujets placés très près (jusqu'à quelques
dizaines de millimètres) et donc obtenir de forts grossissements. Le tirage important permet une
mise au point rapprochée.
Exemples : 60mm f/2,8 ; 100mm f/2,8 ; 150mm f/2.8.

c) Grand-angle
Un objectif de courte focale (ou objectif grand angle) couvre un grand angle de champ. La distance
focale d'un grand-angulaire varie de 14 à 35 mm (en 24 × 36).

d) Fish-eye
C'est du très grand angle (8-14mm) avec une déformation arrondie. Peu utilisé dans le cinéma, plus
dans les sports de glisse et les clips.
► https://www.youtube.com/watch?
v=O89oBMKoFSY&t=260s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=27
► https://www.youtube.com/watch?v=aZomo-
3u0eE&t=1s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=29

D. LE DIAPHRAGME
Tous les objectifs sont munis d'un diaphragme. Il s'agit d'un assemblage de lamelles mobiles (5 à 10
suivant la taille de l'objectif et son prix), à l'intérieur de l'objectif entre les groupes de lentilles avant
et arrière.
Un mécanisme fait varier l'ouverture et permet de modifier la quantité de lumière qui atteint la
surface sensible (le capteur). Le diaphragme est d'autant plus ouvert que la valeur indiquée (sur
l'objectif, dans le viseur) est petite.
LES REGLAGES

Comme la plupart des appareils numériques, les reflex offrent des réglages pour laisser à
l'utilisateur le choix entre plusieurs valeurs de contraste, luminosité, saturation, netteté et
éventuellement d'autres paramètres intervenant dans le rendu de l'image finale. Les choix à adopter
dépendent des goûts de l'utilisateur mais aussi de l'appareil utilisé, tel ou tel réglage ne donnant pas
le même résultat sur deux modèles d'appareil différents, même de marque identique.
Il y a néanmoins des données universelles.

1. L'enregistrement vidéo (annexe 1)


→ La résolution
► https://www.youtube.com/watch?v=YZz-
6dXjL2k&index=6&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=6s
C'est le nombre de pixels en hauteur et en largeur de votre image. La plupart des DSLR proposent
d'enregistrer en full HD (soit 1080p), voire plus.
HD : 720p
Full HD : 1080p (aussi appelé 2k)
Ultra HD : 2,8k / 4k
Cinéma : 8k

→ La notion d'images/seconde
Le nombre d’images par seconde (ou images à la seconde) est une unité de mesure correspondant au
nombre d'images affichées en une seconde par un dispositif. Plus le nombre d'images est élevé, plus
l'animation semble fluide. En informatique, les termes anglais de frame(s) per second ou FPS sont
couramment utilisés pour désigner le nombre d'images par seconde.
Au cinéma, le nombre d'images par seconde, qui était au début de 16 ou 18 images par seconde, fut
normalisé à 24. À la télévision, le système européen PAL (ou SÉCAM en France) est de 25 images
par seconde. Aux États-Unis et au Japon, la norme NTSC est de 30 images par seconde.
Aujourd'hui, il est convenu de shooter à 25 images/seconde.
Si le nombre d'images par seconde au moment de la projection est supérieur à celui du tournage, on
obtient un accéléré. À l'inverse, si le nombre d'images par seconde au moment de la projection est
inférieur à celui du tournage, on obtient un ralenti.
►https://www.youtube.com/watch?v=RSMaDY-
ZMRY&index=7&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=13s
►https://www.youtube.com/watch?
v=vxWQI8xuVWc&index=8&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=14s
→ Les codecs
Les notions de codec, norme et conteneur sont souvent confondues par abus de langage.
- La norme décrit le format des données.
- Le codec est le logiciel ou le matériel qui met en œuvre un procédé capable de compresser ou
décompresser les données de format normalisé. Par exemple, MPEG-4 AVC/H.264 est une norme
vidéo, et x264 est un codec capable de produire un flux vidéo respectant cette norme. Il existe
d'autres codecs pour cette norme.
- Un format conteneur contient des flux audio et vidéo respectant une quelconque norme. Ce format
permet d'entrelacer les données audio et vidéo, et contient les informations permettant de les
synchroniser au moment de la restitution.
►https://www.youtube.com/watch?
v=FFWVkYXsmbY&index=10&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=7s

2. L'exposition
►https://www.youtube.com/watch?
v=V20odwEd5jE&index=11&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=2s
►https://www.youtube.com/watch?
v=0S5K60g50N0&index=12&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=2s

→ Définition
L’exposition est en vidéo un des paramètres importants afin d’avoir des images de qualité. C’est le
principe qui permet d’avoir une image plus ou moins lumineuse. Différents éléments entrent en jeu
et déterminent l’exposition d’une vidéo :
- L’ouverture du diaphragme : c’est le diamètre d’ouverture du diaphragme.
- La vitesse d’obturation : c’est le temps d’ouverture du diaphragme.
- La sensibilité ISO : c’est la sensibilité du capteur à la lumière.
Imaginez que votre appareil est comme une fenêtre avec des volets, et que vous êtes derrière cette
fenêtre avec des lunettes de soleil :
• L’ouverture du diaphragme, c’est comme la taille de la fenêtre : plus elle est grande, plus la
lumière entre (plus la pièce est lumineuse).
• Le temps de pose (ou vitesse d'obturation), c’est le temps pendant lequel on ouvre les
volets : plus on les ouvre longtemps, plus la lumière entre.
• La sensibilité ISO, c’est un peu comme l’opacité de vos lunettes de soleil : si elles sont plus
opaques vous allez être moins sensible à la lumière, c’est-à-dire en percevoir moins
(équivalent d’un ISO bas). A l’inverse, si elles sont claires, vous allez être plus sensible à la
lumière, donc en percevoir plus (équivalent d’un ISO haut).
Toute la difficulté consiste à ajuster le temps d'exposition (la vitesse d'obturation) à la quantité de
lumière traversant l'objectif (l'ouverture du diaphragme). Une ouverture trop grande couplée à une
vitesse d'obturation trop lente donnera lieu à une image sur-exposée, soit trop lumineuse ; fort
logiquement, les travers opposés produiront une photographie sous-exposée, c'est-à-dire
excessivement sombre. Il vaut mieux toujours un peu sous-exposer (si vous avez une forte source
lumineuse, faites votre expo sur celle-ci), car c'est plus facilement récupérable en post-prod. Des
images sur-exposées, cramées, sont elle très difficilement récupérables.
Pour résumer, l’augmentation de la sensibilité, de l’ouverture ou du temps fait rentrer plus de
lumière, et donc augmente l’exposition. Et inversement.
Là où ça devient légèrement plus complexe, c’est que ces 3 éléments de l’exposition sont
interconnectés : vous ne pouvez jamais réellement les isoler les uns des autres. Si vous changez
l’un, les autres sont impactés. C’est pour cela qu’on peut les regrouper sous la notion de triangle de
l’exposition :
→ L'ouverture
► https://www.youtube.com/watch?
v=v_W8O1U4qRU&index=13&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=8s
Continuons avec cet exemple : Le matin, lorsque vous sortez du lit et que vous tirez les rideaux, une
lumière aveuglante apparaît et vous êtes ébloui. Votre œil, pour s’adapter à cette soudaine «
agression », va rétracter votre pupille pour laisser passer moins de lumière. Vous avez certainement
observé ce phénomène dans des films où le personnage ouvre subitement les yeux. Une caméra,
c’est ce même système visuel recréé avec la pupille remplacée par le diaphragme de l’objectif. Plus
ce diaphragme est ouvert, plus il laisse passer de lumière et plus l’image obtenue est claire. A
l’inverse, plus il est fermé, moins il laisse passer de rayons lumineux et plus l’image sera foncée. 
L’ouverture se mesure en « nombre f » . Sur l'appareil, cela s’inscrit comme « f/nombre », par
exemple, f/3.5 ou f/22, et c'est également inscrit sur les objectifs (ouverture maximale). Là où
beaucoup de vidéastes débutants se perdent, c’est que f/3.5 représente une plus grande ouverture
que f/22...il faut simplement retenir que :
• plus le nombre f est grand, plus l’ouverture est petite.
• plus le nombre f est petit, plus l’ouverture est grande.
Entre chaque valeur, il y a un rapport de 2. Par exemple, une ouverture f/2 laissera passer 2 fois
moins de lumière qu’une ouverture à f/1.4. Ou bien, f/8 laissera passer 2 fois plus de lumière que
f/11.

→ La vitesse d'obturation
► https://www.youtube.com/watch?
v=pD45CIQx3Ks&index=14&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=7s
► https://www.youtube.com/watch?
v=mPODs6wnwRU&index=9&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=120s
La vitesse d’obturation, c’est le temps pendant lequel l’obturateur s’ouvre, c’est-à-dire le temps
pendant lequel votre capteur est exposé à la lumière. Si vous préférez la métaphore de la fenêtre : le
temps pendant lequel vous ouvrez la fenêtre. Cette vitesse s’exprime en secondes, et plus
communément en fractions de secondes : 1/125s, 1/3200s, etc.
Plus précisément, c'est l’intervalle entre chaque “évacuation de l’information” : prenons par
exemple une vitesse d’obturation de 1/50 ème de seconde. Le capteur va enregistrer les rayons
lumineux puis, 1/50 ème de seconde plus tard, l’obturateur signale qu’on passe à une autre image.
1/50 ème de seconde plus tard, rebelote, et ainsi de suite…
Si on fait la même expérience avec 1/100 ème de seconde (soit une durée moins longue), cela
laissera moins de temps aux photons lumineux d’être enregistré par le capteur : l’image sera plus
sombre qu’à un enregistrement à 1/50. L’image est sous-exposée par rapport à la première, le temps
de pose (ou d’exposition) a été plus court.
Comme pour l’ouverture, à chaque cran le temps est (environ) divisé ou multiplié par 2 : 1/4000,
1/2000, 1/1000, 1/500, 1/250, 1/125, 1/60, 1/30, 1/15, 1/8, 1/4, 1/2, 1 seconde, etc… jusqu’à 30
secondes en général.

→ La sensibilité ISO
► https://www.youtube.com/watch?
v=EwHdCWmojDU&index=15&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=8s
► https://www.youtube.com/watch?
v=doGPci_LKHw&index=17&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=2s
C’est la sensibilité du capteur à la lumière, c’est-à-dire que pour un même couple ouverture et
vitesse d’obturation, une sensibilité ISO plus élevée augmentera l’exposition du cliché. Pour la
régler, il existe un bouton ISO sur l'appareil, qui vous donne en général le choix entre « Auto »,
100, 200, 400, 800,1600, 3200, 6400 et plus sur certains appareils hauts de gamme. Il est préconisé
de choisir des multiples de 160.
Les meilleurs résultats (définition et bruit) sont obtenus à la sensibilité nominale du capteur qui est,
en général, de 100 ISO. Au fur et à mesure que l'on augmente la sensibilité, le bruit augmente, la
définition diminue et le rendu des couleurs se dégrade.
A noter que ces 3 paramètres ont des effets secondaires : l’ouverture influence la profondeur de
champ, tandis que la vitesse d’obturation influence la façon dont le mouvement est perçu (et donc le
flou de bougé, et de sujet). La sensibilité ISO quant à elle, influence le bruit sur vos photos.
3. La netteté & la profondeur de champ
→ Définition
Lorsque notre regard se porte sur un objet lointain, nous le voyons net. Simultanément, un objet se
trouvant plus près de nous dans l'axe de notre regard nous paraît flou. Si, au contraire, nous
regardons cet objet rapproché, notre œil accommode sur celui-ci (nous le voyons net) et l'objet
lointain devient flou.
Dans un reflex, cette mise au point se fait par déplacement de l'ensemble ou d'une partie de son
système optique grâce à la bague de MAP de l'objectif. Pour un réglage et une utilisation donnés,
cette zone de netteté (la profondeur de champ) est l'espace dans lequel doit se trouver le sujet à
filmer pour que l'on puisse en obtenir une image que l'œil (ou un autre système optique) acceptera
comme nette.
Ceci est important, car la MAP va automatiquement attirer le regard du spectateur. C'est donc le
meilleur moyen pour mettre en évidence quelque chose dans l'image ; dans ce sens, la MAP est
étroitement liée à la composition, aux choix liés à l'emplacement du sujet dans le cadre, et au sens
que l'on veut donner à l'image.
► https://www.youtube.com/watch?
v=N3UI3Ncq9Lg&index=18&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=9s

→ La profondeur de champ

A. DÉFINITION
Lorsqu'on filme une scène, et qu'on fait la mise au point (le focus) sur un objet pour qu’il soit net,
en théorie, elle se fait en un point. Mais en réalité, la mise au point se fait sur une zone : des
éléments situés avant et après l’objet visé le sont aussi. Cette zone que l'on percoit comme nette est
ce qu’on appelle la profondeur de champ.
Cette limite entre le net et le flou ne se fait pas de manière abrupte mais elle se fait graduellement,
et cette cette zone de netteté peut être plus ou moins étendue.
Attention, en fonction de votre acuité visuelle, de la taille et de la qualité de votre écran de contrôle
et des conditions de visionnage (en plein soleil par exemple), la zone de netteté semblera différente.
►https://www.youtube.com/watch?
v=tDuGEBSk_jY&index=19&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=8s

►https://www.youtube.com/watch?v=dfvJD7fY-
uk&index=20&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=5s
C’est cette dualité flou/net qui met en valeur les objets que vous observez. Souvent, vous
remarquerez que les images les plus esthétiques et les plus belles sont obtenues lorsque le sujet
filmé (objet ou personnage), se détache d’un arrière-plan (ou d’un premier plan) flou. C’est ce qui
permet de mettre en valeur le sujet, et c’est ce qui donne une impression de profondeur à l’image,
contrairement à une image plate, sans reliefs. Cependant, il y a des cas où avoir toute l’image nette
a des avantages, comme par exemple lorsqu’on filme un paysage, un évènement sportif ou qu’on
réalise un documentaire, et qu’on souhaite que tous les détails de la scène soient bien visibles.

B. LES MOYENS D’AGIR SUR L’ÉTENDUE DE LA PROFONDEUR DE CHAMP


Plusieurs paramètres influencent la profondeur de champ, soit pour allonger la zone de netteté
(avoir une grande profondeur de champ) ou bien au contraire, la réduire (petite profondeur de
champ).
Ainsi, plus l’ouverture est grande (f petit), plus la profondeur de champ est petite et donc plus la
zone de netteté est faible. C’est généralement avec une grande ouverture que l’on peut obtenir des
images avec un beau flou d’arrière-plan (ce qu’on appelle le bokeh). A l’inverse, plus l’ouverture de
l’objectif est petite (f grand), plus la profondeur de champ est grande, avec une image où la zone de
netteté est étendue.
Un objectif avec une focale courte, ce qu’on appelle plus couramment un objectif grand angle
(permettant d’avoir des plans très larges même à distance faible du sujet filmé), a tendance à avoir
une profondeur de champ étendue alors qu’un objectif avec une focale longue, comme les
téléobjectifs, permet d’obtenir une petite profondeur de champ.

4. La balance des blancs


→ Les températures de couleur
Imaginez que vous avez en main un œuf tout blanc et que vous sortez avec de chez vous pour aller
vous balader. Il fait jour, et le ciel est couvert. Vous observez l’œuf, il est blanc. Vous continuez à
marcher et vous vous retrouvez sur une plage. Entre temps, les nuages se sont complètement
dissipés, et vous êtes en face d’un magnifique coucher de soleil. Vous contemplez à nouveau l’œuf
... il est toujours blanc ! Ce qui se passe, c’est que votre cerveau s’adapte sans que vous y pensiez à
la lumière ambiante. Il ajuste les différents niveaux de couleur (rouge, vert et bleu) afin que les
objets perçus vous paraissent d’une couleur habituelle, normale. C’est ce qu’on appelle
« l’adaptation chromatique ».
Mais votre caméra n’est pas aussi évoluée, c’est pour cela que régler la balance des blancs, c’est
permettre à sa caméra de restituer les couleurs des objets malgré le changement d’ambiance de la
lumière, comme notre cerveau le ferait. Cette action consiste à équilibrer les couleurs en fonction de
la température de couleur de l'éclairage de la scène filmée. En son absence, les couleurs pourront
sembler "jaunies" ou, au contraire, "bleuâtres".
Quand on se situe dans les valeurs basses (vers 1500°K), on est dans tons orangés, c’est ce qu’on
appelle des couleurs chaudes. Lorsqu’on monte dans les températures, on va atteindre un juste
milieu caractérisé par des tons blancs. Lorsqu’on continue à monter dans les valeurs (vers les
9000°K), on va vers les tons bleutés : les couleurs froides.

►https://www.youtube.com/watch?
v=25tigZhY6Wk&index=21&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=0s

►https://www.youtube.com/watch?
v=JZ8ors3SPNY&index=22&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=10s

→ Régler la balance des blancs

A. LE RÉGLAGE AUTOMATIQUE
Le mode Auto, souvent symbolisé par les lettres « AWB » (Auto White Balance) permet de régler
automatiquement la balance des blancs  grâce à des algorithmes. Généralement, ce mode auto
parvient à faire son travail mais trouve ses limites lorsque la scène se passe en intérieur ou qu’elle
est éclairée par de la lumière artificielle. Il est important de tester le mode automatique de votre
appareil dans différentes situations. Il y a également des pré-réglages disponibles sur la plupart des
boitiers comme « Incandescent », « Luminescent », « Flash », « Soleil », « Ombre », « Nuages  »
qui correspondent à la caractéristique de chaque scène.

B. LE RÉGLAGE MANUEL
Le blanc a la particularité d’être composé de trois couleurs primaires (rouge, vert et bleu) réparties
de manière égale. On utilise ce principe dans le réglage manuel, en placant en face de la caméra une
surface purement blanche à l’endroit où le sujet sera situé, afin de garder les mêmes caractéristiques
d’éclairage. Il faut que cette surface blanche remplisse la quasi-totalité du cadre (par exemple une
charte).
Pour la caméra, cette surface n’est pas forcement blanche à cause de l’éclairage particulier du lieu.
En appuyant sur l’icône généralement accompagné de « set », pour indiquer au boitier que cette
surface est bien blanche, il va ainsi ajuster la quantité de chaque couleur primaire et les équilibrer
pour obtenir le « vrai blanc » désiré. Ce réglage, qui peut aussi se faire à l'oeil nu, doit être
idéalement réalisé à chaque fois que les conditions d’éclairage changent.
Une vidéo numérique peut in fine voir sa balance des blancs encore affinée avec un logiciel de
traitement de l'image.

5. Les styles d'image


Nombre d'appareils proposent ce qu’on appelle des « styles d’image », du genre Standard, Portrait,
Paysage, Neutre, Fidèle, Monochrome, … et des styles personnalisés. L’exposition ou la profondeur
de champ restent alors les mêmes, mais l’aspect de l’image va changer en plusieurs points,
notamment le contraste (l’écart entre les hautes et les basses lumières), la saturation (l’intensité des
couleurs) et la teinte des couleurs. C’est une sorte de post-traitement dans l’appareil.
Maintenant que nous savons obetnir une image bien exposée et nette, et qui correspond à notre
ambition artistique, voyons comment l'inscrire dans un cadre plus général.
LE CADRAGE ET LA COMPOSITION
1 - Le cadrage
→ Définition
Cela consiste à inscrire le sujet dans le format de l'image. C'est ce choix qui détermine la limite de
la composition. La problématique du cadre existe dès lors qu'une représentation visuelle a des
limites. En vidéo, le cadrage est le choix de ce qui va être représenté et de ce qui va être laissé hors-
champ. « On taille un morceau de réalité par les moyens de l'objectif » écrit Sergueï Eisenstein.
Cette organisation des formes à l'intérieur du cadre ressort de la mise en scène, de la chorégraphie,
de la décoration.
►https://www.youtube.com/watch?v=JDuQ-
nMVOcA&index=27&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=5s

→ Les différents plans


Un plan est une prise de vues, comprise entre la mise en marche de la caméra et son arrêt. Pour
simplifier, le plan est le jeu de scène filmé entre les deux mots magiques du tournage, « Action  ! »
et « Coupez !  ». Un ensemble de plans situés dans le même temps et dans le même lieu est une
séquence. Une ou plusieurs séquences se rapportant à une même action, se déroulant en plusieurs
lieux et en plusieurs temps, forment ce que l’on appelle génériquement une scène.
Un plan dure quelques secondes ou quelques dizaines de secondes et constitue l'unité de base du
langage cinématographique. Lors du montage, un plan doit être raccourci pour prendre
harmonieusement sa place au sein d'autres plans. Il peut être morcelé en plusieurs autres plans qui
deviennent alors des plans de montage, intercalés dans d'autres plans. Parfois, à la demande du
réalisateur, on tourne un plan long fixe, qui peut durer plusieurs minutes.
Le choix du ou des plans les mieux adaptés à la séquence tournée revient au réalisateur, ou à défaut
au cadreur (caméraman) ou au directeur de la photographie. Les plans les plus difficiles à obtenir
(notamment les plans composites des effets spéciaux numériques) sont dessinés d'abord sur des
storyboards afin d'étudier toutes les étapes de la réalisation.
►https://www.youtube.com/watch?
v=ATVR6FZbiCQ&index=28&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=5s
►https://www.youtube.com/watch?
v=Mj9Stgjka1g&index=36&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=4s

2 - La composition
Plusieurs images d'un même sujet, toutes parfaitement exposées et parfaitement nettes, certaines
semblent meilleures que d'autres. Pourquoi ? Tout simplement parce que les divers éléments
présents dans le cadre sont mieux agencés, chacun à sa juste place prend toute son importance et
l'ensemble dégage une impression d'équilibre, ou au contraire de mouvement, propice à la bonne
perception du ou des sujets. C'est la composition de l'image qui détermine (de façon subjective) son
cachet, sa valeur artistique.
Les « bonnes » images sont celles où les sujets sont montrés avec le plus de pertinence et de
précision, et celles où transparaît l'émotion que le vidéaste a éprouvée devant les scènes qu'il a tenté
de transcrire.
On considère classiquement qu'une image doit avoir un sujet principal et quelques éléments
secondaires qui soutiennent la composition. Dans le cas contraire, l'image est dite ambiguë.
Il y a naturellement quelques règles à respecter (ou pas) :

→ Règle des trois tiers


La règle la plus importante et à avoir toujours en tête est celle des trois tiers, qui dérive de la règle
du nombre d’or. Cette règle, connue depuis la nuit des temps en peinture et architecture, détermine
les proportions idéales de toute création, et permet de rendre les images plus harmonieuses.
Sans rentrer dans les détails mathématiques, sachez simplement que la règle des trois tiers est une
simplification de la règle du nombre d’or. On trace des lignes qui partagent l’image en trois parties
horizontales et trois parties verticales. Ce sont des lignes de force ou ligne de tiers, sur lesquelles on
placera de préférence les sujets intéressants de l’image. En effet, si le sujet est placé plein centre,
cela crée souvent une symétrie trop marquée, monotone et peu intéressante. En plaçant le sujet de
façon décentrée sur une de ces lignes, on crée un certain dynamisme dans l’image, ce qui la rend
harmonieuse pour l’œil humain et renforce son esthétisme.

Cette règle, au passage valable également en photographie, n’est absolument pas à suivre à la lettre,
et dans de nombreuses situations il sera préférable de ne pas l’appliquer. C’est plutôt un conseil et
certains préconisent même de diviser le cadre non pas en trois parties égales, mais selon la
proportion d'or :

Les objets à placer aux points forts ayant une certaine étendue, il toucheront certainement à un point
fort obtenu par la règle des tiers, situé à 1/20 de la dimension de l'image plus près du bord.

→ Règle des 180°


Une autre règle importante pour la composition cinématographique. Lorsque deux ou plusieurs
personnages dialoguent ou se font face, la caméra doit toujours rester du même côté que ces
personnages, et ne jamais effectuer une rotation supérieure à 180°. Si cela arrive, le spectateur est
perdu car la disposition de la scène est totalement chamboulée : par exemple, le personnage qui
précédemment regardait à droite regarde maintenant à gauche. Tout en respectant cette règle, on
peut ensuite appliquer le principe du champ/contre-champ pour les scènes dialoguées.

→ Règle des 30°


Deux plans successifs ne doivent pas être tournés sans que la caméra ne se déplace d’au moins 30°.
Sinon, les plans seront visuellement très proches et l’œil humain interprétera ceci comme un seul
plan dont des images ont sauté à cause d'un problème technique. C’est très désagréable, à éviter.

→ Le regard
Il est toujours préférable de laisser de l’espace dans le sens du regard ou du mouvement, plutôt que
derrière. L’image sera plus harmonieuse car la vision humaine explore progressivement les images,
particulièrement celles de grandes dimensions. Les grandes masses dirigent d'abord le regard. Elles
constituent les « lignes directrices » de la composition et des subdivisions du cadre.
Certaines formes, principalement celles qui rappellent les formes humaines ou animales, les taches
lumineuses, les points contrastés attirent l'attention. Les regards ou les mouvements des
personnages guident ensuite aussi le spectateur dans cette exploration, qui reste cependant globale,
et peut ignorer des détails très importants tant que l'ensemble est dans le champ de vision.
►https://www.youtube.com/watch?
v=gVia6YYSe6k&index=29&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=6s
►https://www.youtube.com/watch?
v=unx5XKyWMzA&index=30&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=7s
►https://www.youtube.com/watch?v=NJwxmQOlD-
Y&index=32&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=6s
►https://www.youtube.com/watch?
v=kSH8GIDbSuo&index=31&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=6s
►https://www.youtube.com/watch?
v=g9SP5TiKvLY&index=35&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=6s
►https://www.youtube.com/watch?
v=OCMhz4g9ME8&index=33&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=4s

3 – Les mouvements de caméra


→ Le panoramique
C'est un mouvement de rotation de la caméra sur l’un ou l’autre de ses axes, à l’horizontal ou à la
verticale. La caméra peut être activée sur son axe vertical, de gauche à droite ou inversement, c’est
un panoramique horizontal, identique au mouvement de la tête quand l’horizon est parcouru par le
regard (en anglais « pan », on dit « the camera is panning »). Elle peut être activée sur son axe
horizontal, de bas en haut ou inversement, c’est un panoramique vertical, identique au mouvement
de la tête parcourant du regard un paysage alpin, du fond de la vallée au sommet de la montagne, et
inversement (en anglais « tilt », on dit « the camera is tilting »). Les deux types de panoramiques
peuvent être combinés.

→ Le travelling
C' est un déplacement de la caméra au cours de la prise de vues, dont l'une des utilisations est de
suivre un sujet parallèlement à son mouvement, une autre de se rapprocher ou de s'éloigner du sujet,
de le contourner et éventuellement d'en révéler de nouveaux aspects. Le travelling est obtenu, soit
en caméra portée (caméra à l'épaule), soit en utilisant un système d'amortissement portable, soit en
disposant la caméra sur un chariot spécifique roulant sur pneus et sols préparés, ou sur rails
métalliques, soit en la montant sur une grue qui permet son déplacement linéaire et des variations de
hauteur en cours de prise de vues, soit en l'installant sur ou dans tout objet roulant, navigant,
glissant ou volant (voiture travelling, train, bateau, traîneau, moto, avion, hélicoptère, ballon
dirigeable, supports sur câbles, etc).

→ Steadicam & drones


Les systèmes stabilisateurs de prise de vues, tels le Steadicam, grandement facilités par la légèreté
du matériel numérique de prise de vues, permettent aujourd'hui une liberté quasi-totale de
mouvements.
Lors de prises de vues aériennes, réalisées depuis un hélicoptère et de plus en plus avec des drones
télécommandés, les mouvements de caméra se font dans les trois dimensions. Alors que
l'hélicoptère permet des tournages en altitude élevée ou à vitesse rapide, le drone, beaucoup plus
petit et quasi silencieux, permet de passer dans un même plan (ou plan-séquence) de prises de vues
au sol à des vues aériennes très proches du sol et/ou du sujet. Le coût d'utilisation très abordable des
drones en a démocratisé l'usage et ce type de plan, irréalisable dans le passé, devient monnaie
courante.

→ Le zoom
Ce n'est pas réellement un mouvement de caméra, plutôt un « travelling optique » avant ou arrière :
en zoomant, on croit se rapprocher ou s'éloigner du sujet, alors que la caméra reste fixe. Celui-ci
peut être couplé avec un panoramique ou un travelling. Par rapport au mouvement mécanique, le
mouvement de zoom se caractérise par sa platitude photographique ; il ne déforme pas la
perspective, étant le grossissement ou la diminution d'une image virtuelle par un jeu de loupes
mobiles. Un « coup de zoom », ou « zoom coup de poing », zoom avant exécuté rapidement sur un
objet ou sur un visage, produit un effet de surprise.
►https://www.youtube.com/watch?
v=oSzA8LWgyS8&index=34&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=5s
►https://www.youtube.com/watch?
v=SK7LSgVgPyQ&index=23&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&t=1s
LUMIERE !

«  Eclairer, en cinéma , c'est donner physiquement à voir, "illuminer" ou, mieux, "luminer" ; c'est
donner à penser, à méditer, à réfléchir ; c'est aussi émouvoir. »
 
Voir et émouvoir, telles seraient donc les deux fonctions de la lumière. C'est entre ces deux aspects
que se joue le travail d'interprétation et donc de construction de la lumière en audiovisuel.

1 - Les bases de la qualité de la lumière (le contraste, les ombres,


l'intensité)

La gestion de la qualité de la lumière est, avec l'exposition et la composition, une notion


fondamentale en vidéo. Il existe plusieurs concepts clés pour définir la qualité de la lumière, basés
notamment sur les caractéristiques des ombres, qui jouent un rôle très important dans l'éclairage :

• le contraste : cela fait référence aux écarts de luminosité entre les différentes parties d'une
image, c'est-à-dire à la différence entre les tons clairs et foncés ; typiquement, une image très
contrastée contient beaucoup de tons très sombres ET très clairs, à l'inverse une image peu
contrasté contient peu de tons de luminosité différentes (une image quasi entièrement
sombre OU entièrement grise OU entièrement claire) ;

• dureté/douceur des ombres : les ombres avec des contours nets et francs sont dites dures,
alors que les ombres avec des contours progressifs sont dites douces ;

• densité des ombres : les ombres très foncées, voire complètement noires, sont dites très
denses (ou très profondes), alors que les ombres claires sont dites peu denses (ou peu
profondes).

Ces différentes notions sont étroitement reliées : des ombres dures et denses vont produire une
image à forts contrastes, alors que des ombres douces et peu profondes vont produire une image aux
contrastes plus faibles.

→ La dureté des ombres


La dureté/douceur des ombres dépend principalement de taille relative de la source de lumière. Si la
source de lumière est très grande (par rapport au sujet), les ombres seront plutôt douces, car les
rayons de lumière éclairent le sujet sous différents angles. Alors que si la taille de la source est
petite (ou si la source est très éloignée du sujet), les ombres seront plutôt dures, car les rayons de
lumière éclairent le sujet sous un seul angle principal. Pour adoucir les ombres, vous pouvez placer
un diffuseur devant votre source de lumière.

→ La densité des ombres


La densité des ombres dépend de la quantité de lumière réfléchie par la surface sur laquelle
l'ombre de votre sujet est projetée. Pour prendre un exemple simple, si vous filmez un objet sur une
table blanche, les ombres seront profondes (grande différence de luminosité entre l'ombre crée par
l'objet et la surface blanche éclairée) ; si vous filmez un objet sur une table noire, les ombres seront
relativement peu profondes (peu de différence entre le noir de l'ombre et le noir de la surface).

Pour diminuer la densité des ombres vous pouvez utiliser un réflecteur. Par exemple, si vous filmez
une personne avec une source de lumière principale à sa gauche, le côté droit sera plus ou moins
dans l'ombre. En plaçant un réflecteur à droite du sujet (p. ex. une plaque de polystyrène blanc), la
lumière de la source principale (à gauche) va "rebondir" sur le réflecteur (à droite), ce qui va
permettre d'éclairer indirectement un peu l'autre côté du visage et de diminuer par conséquent la
densité des ombres et le contraste.

2 - Lumière naturelle et artificielle

Il est crucial d'accorder un minimum d'attention à la qualité de la lumière, afin que l'éclairage de
votre vidéo soit en adéquation avec ce que vous voulez exprimer. Par exemple, pour une scène
plutôt "dramatique", de forts contrastes seront préférables, alors que pour une scène plus "tendre",
des ombres douces et peu denses seront plus appropriées.
Bien sûr, il n'y a pas de "meilleur éclairage" dans l'absolu ; le meilleur éclairage est celui qui
correspond le mieux à votre intention, à l'ambiance que vous voulez exprimer ou au message que
vous voulez faire passer avec votre photo (n'oubliez pas, toute votre technique doit être au service
de votre narration, sinon vous êtes Michael Bay!). En étant attentif à l'éclairage "sur le terrain",
vous pourrez facilement et efficacement améliorer votre compréhension de la lumière, ce qui vous
permettra ensuite de produire des vidéos/films mieux maitrisés.

Il y a deux types d'éclairage :

- L'éclairage artificiel peut donner l'illusion de l'éclairage naturel, il peut aussi construire ses propres
références. Ce qui différencie fondamentalement l'éclairage artificiel c'est qu'il n'existe qu'à partir
d'objets lumineux construits et disposés par les hommes. Il fait ainsi implicitement référence à des
choix humains, en opposition à l'éclairage naturel qui en réfère toujours à la nature.
- La lumière du soleil n'est ni constante ni uniforme. La hauteur du soleil, les nuages, la
pollution...sont autant de facteurs qui affectent cette source naturelle de lumière et rendent les
variations possibles infinies.
Le tournage en extérieur est, pour les directeurs de la photo, souvent vécu comme une grande
difficulté dans la mesure où il faut soit composer avec le temps, soit intervenir sur cet éclairage
naturel au moyen de puissants projecteurs.
La situation de studio représente toujours une solution plus facile du seul point de vue de l'éclairage
de scènes de fiction et le choix du réalisateur, entre intérieur et extérieur, résulte d'un compromis à
trouver entre lumière et décors.
→ Lumière naturelle

A l'extérieur, la qualité de la lumière dépend du temps qu'il fait et de l'heure de la journée.


• Le matin et le soir, quand le soleil est bas dans le ciel, la lumière est rasante, ce qui est bien
pour mettre en évidence les formes et les textures (idéal pour le paysage et l'architecture). Ce
type de lumière permet également de faire des portraits modelé avec des ombres marquées
(p. ex. seule une moitié du visage est très éclairé).
• Vers midi, en particulier en été, tout est éclairé par une lumière qui "tombe" de haut en bas,
ce qui n'est pas idéal pour le portrait : cela créé des ombres dures sous les yeux et sous le
nez, ce qui est généralement considéré comme peu esthétique. Ceci est d'autant plus vrai par
temps clair, sans nuage. Une solution simple pour éviter ces difficultés consiste à réaliser ses
portraits à l'ombre.
• Par temps couvert, la lumière est beaucoup plus diffuse ("filtrée" à travers les nuages), les
ombres sont donc beaucoup plus douces. Ce type de lumière est parfois considérée comme
peu intéressante, comme "plate", manquant de contrastes. Toutefois, c'est aussi une lumière
qui est très facile à gérer, car elle génère peu d'ombres marquées ; l'emplacement de votre
sujet par rapport à la lumière a donc peu d'importance, ce qui peut être très pratique si l'on
dispose de peu de temps ou de peu de possibilités pour bien placer le sujet par rapport à la
lumière.
• Le fait d'être attentif à la manière dont votre sujet est éclairé est un point de départ déjà très
important. Par exemple, en étant attentif aux différents reflets, vous prendrez rapidement
l'habitude de vous déplacer, de façon à minimiser les reflets indésirables aux endroits clés de
votre composition. De même, en observant les ombres sur le visage des personnes, vous
pourrez leur demander de se déplacer afin d'obtenir un meilleur éclairage (p. ex., placer le
sujet à l'ombre pour éviter les forts contrastes du soleil de midi, lui demander de se tourner
afin que la lumière l'éclaire de 3/4 plutôt que de face, lui demander de se rapprocher d'une
surface blanche qui agira comme un réflecteur, etc.).
• OBSERVER LA LUMIERE : En extérieur, vous pouvez vous amusez à filmer un même
sujet par différents temps (plein soleil, temps couvert, etc.), à différents heures de la journée,
voire même à différents moments de l'année. Vous pourrez ainsi facilement comparer le
rendu de la lumière. Vous pourrez également apprendre beaucoup en consacrant seulement
quelques minutes par jour à observer la lumière : le soleil est-il voilé ou non par des nuages?
les ombres sont-elles dures ou douces? si le soleil n'est pas voilé, quel est sa position? quelle
forme et quelle position ont les ombres? est-ce que les contrastes sont très forts?
• DIFFUSER LA LUMIERE : Comme nous l'avons vu plus haut, diffuser la lumière revient à
augmenter la taille relative de la source de lumière, ce qui a pour conséquence d'adoucir le
contour des ombres, de les rendre moins dures. Ce principe de diffusion de la lumière peut
bien sûr être étendu à d'autres situations. Par exemple si vous filmez près d'une fenêtre, vous
pouvez contrôler l'éclairage en plaçant votre sujet plus ou moins près de la fenêtre. Vous
pouvez également diffuser/adoucir la lumière en mettant un voile ou un drap blanc devant la
fenêtre.
• REFLECHIR LA LUMIERE : Essayez également d'utiliser des réflecteurs pour moduler la
densité des ombres. Notez que plus vous rapprocherez cette surface blanche de votre sujet,
moins les ombres seront denses.
A l'inverse, vous pouvez également utiliser une surface noire pour absorber la lumière et
augmenter la densité des ombres.
En extérieur, vous pouvez utiliser des réflecteurs naturels (p. ex. en rapprochant ou éloignant
votre sujet d'un mur blanc).
► https://www.youtube.com/watch?
v=FVYnAnP5xdQ&t=270s&index=63&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb

→ Lumière artificielle
L'avantage de la lumière artificielle, c'est que nous pouvons plus facilement la contrôler et la
moduler que la lumière naturelle. L'inconvénient, c'est qu'il faut un peu plus de matériel et de
connaissance. Toutefois, à nouveau, il existe quelques astuces simples pour créer et gérer un
éclairage artificiel.

Au niveau du matériel, les limites principales concernent la taille relative de la source et la


puissance de l'éclairage.
• Différents types d'éclairage

- TUNGSTENE (Mandarines, Blondes) : Cette lampe se présente sous forme d’ampoule sous-vide
dans laquelle se trouve un filament de tungstène. Elle se caractérise par une température de couleur
à 3200K (lumière jaune-orangée). Son gros soucis, c’est qu’elle a un mauvais rendement : une
grande partie de l’énergie est libérée sous forme de chaleur plutôt qu’en lumière. On l’utilise en
général pour de l’éclairage d’intérieur. Elle est aussi dimmable : en faisant varier l’intensité du
courant, on fait varier son intensité lumineuse. Si on baisse cette intensité, la température de couleur
diminue, la lumière devient de plus en plus orangée. Enfin, son IRC (Indice de Rendu des Couleurs)
est de 100%. Très semblable, nous avons la lampe tungstène/halogène. La différence avec la
précédente c’est un petit bulbe de verre qui entoure le filament de tungstène. On y trouve du gaz
halogène qui le protège. Son rendement est meilleur et sa durée de vie plus longue qu’une lampe
tungstène classique.

→ HMI : La lampe HMI (Hydrargyrum, Mercure arc length, Iodine) ne possède pas de filament.
C’est une lampe à décharge. Pour émettre de la lumière, on crée un arc électrique entre deux
électrodes plongées dans des gaz rares à haute pression, entourées d’une enveloppe de quartz pur,
une matière qui résiste à la chaleur. On obtient une lumière blanche dite “jour” ou “daylight”
équivalente à 5600K. Le rendement est aussi bien meilleur que celui d’une lampe tungstène.
Cependant, elle possède quelques inconvénients : Elle est chère, fragile, nécessite plusieurs minutes
pour s’allumer, ne peut pas être dimmée et doit être accompagnée d’un ballast, un bloc lourd et
encombrant qui gère l’alimentation. De plus, elles ont besoin de monter, c’est à dire qu’à l’allumage
leur température de couleur n’est pas la bonne, et il faut attendre un peu avant qu’ils soient
utilisables. C’est d’ailleurs pour cela qu’on ne s’amuse pas à les allumer et à les éteindre à tout bout
de champ. Finalement, la durée de vie d’une ampoule HMI est très faible, elle avoisine les 200
heures.
Récemment, certaines marques ont pourtant développé un éclairage HMI très performant et
relativement abordable (par exemple : Aputure 300D).

→ LED : Les LED (Light Emitting Diode) se généralisent peu à peu depuis la fin des années 2000
et sont déjà très répandues tout autour de nous, notamment dans l’éclairage public et les téléviseurs.
C’est un composant électronique qui, lorsqu’il est parcouru par un courant, émet de la lumière.
Résistantes aux chocs et aux vibrations, leur durée de vie est aussi plus longue qu’une lampe
tungstène. Elles ont aussi un très bon rendement, sont dimables et leur inertie lumineuse est presque
nulle : elles s’allument et s’éteignent en un temps très court, efficace pour les effets de clignotement
par exemple. Suivant les modèles de projecteur, elles proposent une grande palette de couleurs
possibles et peuvent changer leur température de couleur.

→ TUBES FLUO (Kino) : Le tube fluorescent (ou “fluo” pour les intimes) émet un rayonnement
ultraviolet (invisible par l’oeil humain) en envoyant une impulsion à haute tension entre deux
électrodes, placées de part et d’autre du tube. Pour émettre une lumière visible, il contient des
luminophores qui au contact du rayonnement invisible vont s’exciter et créer un rayonnement
visible. Ce type de lampe créé une lumière douce, uniforme et diffuse qui génère des ombres peu
marquées. Leur rendement est plus intéressant que les lampes tungstène classiques mais elles
demeurent moins puissantes. Elles existent à la fois en température de couleur 3200K et 5600K.
Sur un plateau, elles se montrent pratiques, légères et utiles. L’autre avantage c’est qu’il est possible
de les allumer séparément, ce qui vous permet de « doser » la lumière dont vous avez besoin, et
qu’elles dégagent une très faible chaleur, contrairement aux lampes tungstènes.
Leur durée de vie est aussi bien plus longue qu’une lampe classique (environ 10 000 heures).

Alors pourquoi continuer à utiliser les projecteurs à lampe tungstène ou HMI ? 


Simplement parce que chaque projecteur a son utilisation propre. Si je prends une boîte à lumière
avec des tubes fluo, je n’aurai pas la même capacité d’éclairage qu’avec une lampe tungstène. Les
tubes fluo n’ont pas la même possibilité d’intensité ou, si vous voulez, pas la même puissance. On
ne put les utiliser que relativement proche des sujets.

→ CTO et CTB : Ces deux types de filtres vous permettent de « transformer » vos projecteurs
Tungstènes (3200 k) en projecteurs lumière du jour (5600 k) et inversement.

→ FRESNEL : Ce n'est pas un projecteur à part entière mais un procédé qui permet d’obtenir une
lentille beaucoup plus fine qu’une lentille normale. Au lieu que la lentille soit lisse, la lentille de
Fresnel est faite de creux et de bosses en forme de cercle. Il est donc adaptable avec des lampes
tungstènes et HMI.
► https://www.youtube.com/watch?
v=TgVd8OTdG0E&t=0s&index=39&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
► https://www.youtube.com/watch?v=--79BAd-
SPs&t=515s&index=40&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
• En ce qui concerne la taille relative de la source, il existe un truc simple : utilisez un
éclairage indirect. Au lieu d'éclairer directement le sujet, éclairez plutot une surface blanche
(p. ex. un mur ou un plafond) à côté du sujet. Les rayons de lumière vont être diffusés dans
plusieurs directions différentes, provoquant ainsi des ombres plus douces.
• Il arrive aussi parfois qu'un scintillement, appellé flicker, apparaisse sur vos images,
notamment lorsque vous filmez des écrans ou sous des néons.
► https://www.youtube.com/watch?
v=TFzq0IhAX1M&t=235s&index=37&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb

3 – Les angles d'éclairage

Le vidéaste doit savoir positionner l'éclairage par rapport au sujet (en lumière artificielle ou studio)
ou le sujet par rapport à l'éclairage (en lumière du jour) afin d'obtenir un rendu précis et de mettre
en valeur le sujet ou l'objet filmé.

Voici quelques exemples:


- l'éclairage de face aplatit l'image et efface tout relief tout comme l'éclairage du dessus (cas du
soleil à midi). A éviter.
- l'éclairage frontal (de face et de dessus) provoque des ombres généralement dures et courtes. A
éviter.
- l'éclairage de 3/4 face et légèrement plongeant constitue l'éclairage standard efficace pour de
nombreuses prises de vues.
- l'éclairage de côté (latéral) permet de mettre en valeur le relief du sujet photographié.
- l'éclairage de dessous permet d'obtenir un rendu particulier qui met en valeur le sujet et qui lui
procure un caractère dramatique.
- l'éclairage de 3/4 arrière permet de bien restituer la notion de profondeur et de relief.
- l'éclairage en contre jour (source lumineuse derrière le sujet, face à l'appareil photo) fait apparaître
un effet de contour brillant du sujet. Très utilisé en portrait pour faire ressortir la silhouette de la
chevelure du modèle photographié. Cet éclairage nécessite quelques précautions: pour éviter une
sous-exposition du sujet, mieux vaut y adjoindre un éclairage de 3/4 face.
- l'éclairage indirect permet d'éclairer le sujet par réflexion de l'éclairage sur un mur ou un plafond
blanc. Ceci permet d'obtenir une image plus naturelle et une meilleure homogénéité de l'éclairage de
la scène.
https://twitter.com/abdelmesson/status/986640074887647233

Il est bien sûr possible et conseillé (surtout en studio) d'associer plusieurs sources lumineuses afin
de "modeler" le sujet et de la mettre en valeur. Mais il faut penser à bien équilibrer la puissance des
différentes sources lumineuses pour obtenir une lumière principale dominante afin que les ombres
se dirigent dans le même sens et une ou des lumières secondaires d'appoint qui adoucissent les
ombres pour en faire ressortir tous les détails.
Dans les pratiques cinématographique les plus courantes, le schéma de base de l'éclairage est
généralement composé à partir de trois sources de lumière : la source principale ; l'éclairage de
contre-jour, pour détacher le fond et suggérer le relief ; l'éclairage d'ambiance pour équilibrer.
► https://www.youtube.com/watch?v=O7WX-
VJf8sA&t=140s&index=36&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
Bien entendu, d'infinies combinaisons sont possibles, et si, selon l'expression des directeurs de la
photo, "faire une image" c'est d'abord organiser la lumière, la construction d'un éclairage est alors
un moyen expressif de premier ordre.
► https://www.youtube.com/watch?
v=eZ5hpcn6tIM&t=471s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=41

4 – Exemples pratiques

► Pub : https://www.youtube.com/watch?
v=KhnNQGFxp00&index=39&t=256s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
► Noir et Blanc : https://www.youtube.com/watch?
v=vKM0R_sRa2I&index=41&t=0s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
► Exterieur Nuit : https://www.youtube.com/watch?
v=pRK3clab7oE&index=42&t=0s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
► Romance : https://www.youtube.com/watch?v=DWaF-
knIt0s&index=43&t=236s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
► Introduction : https://www.youtube.com/watch?
v=tdl6Sm_iBIo&index=44&t=6s&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb
► Bars : https://www.youtube.com/watch?
v=rtU3gI4FgX4&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=47&t=4s
► Intérieurs de voiture la nuit : https://www.youtube.com/watch?
v=CBEL5qfP6qI&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=48&t=4s
► Scènes de baiser : https://www.youtube.com/watch?
v=In6huWAagCg&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=49&t=6s
► Fond vert : https://www.youtube.com/watch?
v=x5lfClXuUIw&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=52&t=5s
► Scènes de voiture : https://www.youtube.com/watch?
v=T1vJ0y2PBBM&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=54&t=6s
► Plan séquence : https://www.youtube.com/watch?
v=HJ2n9mUouUU&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=55&t=6s
► Repas : https://www.youtube.com/watch?
v=v_La4806GfA&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=56&t=4s

5 – Trucs et Astuces

https://www.youtube.com/watch?
v=26hthjg8rrw&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=57&t=7s
https://www.youtube.com/watch?
v=Liw7nez3864&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=50&t=7s
https://www.youtube.com/watch?
v=Q84VI9gYRuA&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=53&t=5s
https://www.youtube.com/watch?v=sZONg-
9e5L0&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=58&t=6s
https://www.youtube.com/watch?
v=4_qNXk9Ga2U&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=59&t=4s
https://www.youtube.com/watch?
v=3CsAyMn5DLI&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=60&t=0s
https://www.youtube.com/watch?
v=8C15MUC2BKE&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=61&t=6s
https://www.youtube.com/watch?
v=IYAewbiPd0M&list=PLC7yQA3BUnqqdMYabeOzzS2WAXWbTI6Wb&index=62&t=4s
PARTIR EN TOURNAGE
1 - Les différents rôles sur un plateau
→ Le réalisateur
Le réalisateur s’occupe de la partie artistique du tournage. Il met en scène en travaillant avec le chef
opérateur pour le cadre et la lumière, et les comédiens pour la direction d’acteurs. Mis à part le chef
opérateur, le cadreur, l’ingénieur son et surtout l’assistant-réalisateur, il n’est pas spécialement en
contact avec le reste de l’équipe et ne doit pas être gêné avec les problèmes logistiques ou autres de
chacun.
Évidemment, sur les tournages amateurs voir semi professionnels, il n’est pas rare que le réalisateur
soit aussi producteur. Par conséquent, l’organisation et la logistique du tournage dans son ensemble
lui incombent. 

→ L’assistant-réalisateur
C’est lui qui s’occupe de l’organisation du tournage, il doit faire respecter les horaires, connaître le
découpage technique et l’ordre des séquences sur le bout des doigts. Il manage tous les autres
membres de l’équipe, n’hésitant pas à parler fort sur le plateau pour donner ses directives. En cas de
problème important, c’est lui qu’on doit aller voir et non le réalisateur.
L’assistant-réalisateur peut être aidé d’un second et d’un troisième assistant en fonction de
l’ampleur du tournage, et ne doit pas hésiter à se comporter en leader sachant prendre des décisions
et des initiatives.

→ Le scripte
Le scripte s’occupe de noter les informations de la prise pour faciliter ensuite le travail du monteur
en post-production. Il s’occupe également des raccords et surveille que les plans de chaque
séquence soient raccords les uns avec les autres à tous les niveaux (vêtements, postures, etc.).

→ Le chef opérateur
Le chef opérateur s’occupe de créer ou de retravailler la lumière sur le tournage, il a normalement
déjà eu connaissance des lieux en pré-production et a une idée le jour du tournage de la lumière
qu’il veut. Il travaille en étroite collaboration avec le chef électricien et son équipe pour
l’installation du matériel lumière.

→ Le cadreur
Le cadreur travaille avec le réalisateur et le chef opérateur. Sa fonction est de s’occuper de cadrer
avec la caméra les plans du tournage. Ce n’est pas lui qui s’occupe du montage et du réglage de la
caméra, mais l’assistant-opérateur. À noter qu’il est très fréquent que le chef opérateur et le cadreur
soient une seule et même personne.
→ L’assistant-opérateur
L’assistant-opérateur s’occupe de manipuler la caméra i dont il est responsable ainsi que de tous ses
accessoires. Il nettoie et change les objectifs, s’occupe d’équiper et de régler la caméra et a la
charge de la mise au point durant les prises. C’est également lui qui s’occupe de faire les essais
caméra avant le tournage. Même si sur de gros tournages la charge des essais caméra revient à un
assistant, il doit sur les petits tournages dérusher les cartes et en faire les back-up (sauvegarde).

→ Le chef électricien
Le chef électro est en charge de tous les accessoires lumières et notamment ceux électriques. C’est
donc lui qui manipule et place les divers projecteurs sous les ordres du chef opérateur. Le chef
électro est généralement assisté d’électriciens.

→ Le chef machiniste
Il est en charge de toute la machinerie du tournage (travelling, grue, etc.). Il veille autant au bon
fonctionnement des machines qu’a la sécurité des membres du tournage. II est d’un naturel
bricoleur et il n’est pas rare qu’il fabrique tel ou tel système pour que le réalisateur puisse, par
exemple, avoir le mouvement de caméra escompté.

→ Le chef décorateur
Le chef décorateur est en charge des décors du film. C’est un poste très important et largement
sous-estimé par les semi-pros. Le Chef décorateur s’occupe de choisir les décors avant de les
monter et de les installer sur le plateau par l’intermédiaire de son équipe constituée d’accessoiristes,
d’ensembliers, de menuisiers, de peintres, etc. Il travaille conjointement avec le chef opérateur en
pré-production et sur le tournage.

→ Le chef opérateur son


Le chef opérateur son (ou ingénieur du son) s’occupe de la prise de son direct sur le plateau. C’est
lui qui choisit les micros qu’il utilisera durant la prise et qui manipulera l’enregistreur et la mixette.
Le chef opérateur son est entouré généralement d’assistants son.

→ Le perchman
Le perchman est le cadreur du son. C’est lui qui manipule la perche sur laquelle est fixé le micro et
qui enregistre le son de la manière la plus fidèle possible. Il n’est pas rare que le perchman fasse
également assistant son.

→ Le régisseur général
Le chef régisseur est en charge de la logistique du tournage, travaillant étroitement avec l’équipe de
production et l’assistant-réalisateur. Il a deux principales missions : s’occuper des transports
(humain et matériel) et de la nourriture. Il a généralement sous ses ordres plusieurs régisseurs pour
l’aider à mener à bien sa tâche.
L’équipe régie est composée de membres à tout faire sur le tournage et il n’est pas rare de les voir
bloquer des voitures, garder une place, aller chercher un accessoire, etc. 
→ HMC
Habillage, coiffure, maquillage. Sur un long métrage, ces postes sont occupés respectivement par la
chef costumière, le chef coiffeur et la chef maquilleuse. Ces postes s’occupent donc de la
préparation des comédiens, du rôle principal aux figurants. Évidemment, sur les longs métrages, les
chefs disposent également d’une équipe pour mener à bien leurs missions.

→ Le directeur de production
Il est en charge de l’organisation du tournage. Il n’est pas toujours sur le plateau car il s’occupe de
préparer les journées et de gérer la paperasse. Il est également en charge du budget film. Il est
assisté par des chargés de productionet des assistants de production.

2 – Préparation d'un tournage

Outre la pré-production, au niveau matériel il est impératif de tout vérifier avant de partir en
tournage, de s'équiper d'une bonne caisse à outil (sauf si vous avez le budget pour embaucher un
machino) et de rouleaux de gaffer. Il est également primordial, une fois rentré, de vider les cartes
mémoires (en faisant une sauvegarde à deux endroits différents) et de recharger les batteries.

MÉMO :
- penser à faire la balance des blancs dès que l'on change d'endroit
- faire ses réglages avant d'appuyer sur le bouton d'enregistrement.
- faire son cadre avant de placer son trépied
- laisser libre cours à l'instant

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