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Les ‘   sont des accords de réglementation bancaire signés dans la ville de Bâle
(Suisse), et élaborés par le Comité de Bâle.

Bâle I est signé en 1988.

Bâle II, qui renforce les premiers accords, est mis en place entre 2004 et 2008 [1].

Les accords de Bâle III sont déjà en gestation et prévus vers 2015.

 

 
fait référence à un ensemble de recommandations formulées en 1988 par le Comité
de Bâle, un comité rassemblant les banquiers centraux des pays du G-10 sous l'égide de la
Banque des règlements internationaux, à Bâle.

Ces recommandations, également connues sous le nom d'‘ 


, visaient à
assurer la stabilité du système bancaire international en fixant une limite m inimale à la
quantité de fonds propres des banques. Ce minimum a été fixé en mettant en place un ratio
minimal de 8% de fonds propres par rapport à l'ensemble des crédits accordés par les
banques.

Ce ratio, appelé ratio Cooke par référence au président du Comité au moment de la mise en
place des recommandations, fut mis en place dans la plupart des pays de l' OCDE en 1992. Il
fut aménagé au milieu des années 1990 afin d'y intégrer la gestion des risques hors -bilan, tel
que les risques liés aux dérivés, mais il devint rapideme nt évident qu'une refonte de l' ‘ 
était nécessaire, ce que le Comité a réalisé avec Bâle II qui est en cours de mise en œuvre en
2006.

L'Accord de Bâle de 1988 a placé au centre de son dispositif le ratio Cooke, qui veut que le
ratio des fonds propres réglementaires (au sens large) d'un établissement de crédit par
rapport à l'ensemble des engagements de crédit de cet établissement ne pouvait pas être
inférieur à 8% (ce que l'on peut traduire de la façon suivante: la banque doit financer chaque
100 (euros) de crédit de la façon suivante: minimum 8 (euros) en fonds propres et maximum
92 (euros) en utilisant ses autres sources de financement tels que dépôt, emprunts,
financement interbancaire, etc.

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Il est rapidement apparu que Bâle I n'était qu'une étape sur un chemin qui n'a peut -être pas
de fin.

Tout d'abord, la pondération des engagements de crédit était insuffisamment différenciée


pour rendre compte de toute la complexité effective du risque crédit. Les banques ont
généralement pris avantage de ce manque de discrimination pour monter des opérations
d'arbitrage prudentiel.

Ensuite, les années 1990 ont vu l'émergence d'un phénomène nouveau, à savoir la
croissance explosive des dérivés et donc des risques " ". Ceux-ci furent traités dans
des recommandations additionnelles qui furent intégrées dans l'accord vers 1996 et qui
imposaient un ratio de fonds propres distinct à la somme des engagements hors -bilan.

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Après plusieurs années de préparation, l'accord dit de Bâle II a été finalisé en 2005 et a déjà
été traduit dans une Directive européenne. Il est totalement entré en application dans
l'Union à partir du 1 er janvier 2007.

 


  

La grande limite du ratio Cooke, et donc des réglementations issues des premiers accords de
Bâle, est liée à la définition des engagements de crédit. La principale variable prise en
compte était le montant du crédit distrib ué. À la lumière de la théorie financière moderne, il
apparaît qu'est négligée la dimension essentielle de la qualité de l' emprunteur, et donc du
risque de crédit qu'il représente.

Le Comité de Bâle a proposé en 2004 un nouvel ensemble de recommandati ons, au terme


duquel sera définie une mesure plus pertinente du risque de crédit, avec en particulier la
prise en compte de la qualité de l'emprunteur, y compris par l'intermédiaire d'un système de
notation financière interne propre à chaque établissement (dénommé « IRB » pour ×
 ).

Le nouveau ratio de solvabilité est le ratio McDonough, du nom du président du Comité de


Bâle à ce moment-là, William J. McDonough.

Les recommandations de Bâle II s'appuient sur trois piliers (terme employé explicitement
dans le texte des accords) :

0 l'exigence de fonds propres (ratio de solvabilité McDonough) ;


0 la procédure de surveillance de la gestion des fonds propres ;
0 la discipline du marché (transparence dans la communication des établissements).

 
    

L'exigence de fonds propres affine l'accord de 1988 et cherche à rendre les fonds propres
cohérents avec les risques encourus par les établissements financiers. Parmi les nouveautés,
signalons la prise en compte des risques opérationnels (fraude et pannes de système) et des
risques de marché, en complément du risque de crédit ou de contrepartie.
Cette exigence fait passer d'un ratio Cooke où

0 >onds propres de la banque > 8 % des risques de crédits

à un ratio McDonough où

0 >onds propres de la banque > 8 % des (risques de crédits (85 %) + de marché


(5 %) + opérationnels (10 %))

 

       

Comme les stratégies des banques peuvent varier quant à la composition de l'actif et la prise
de risques, les banques centrales auront plus de liberté dans l'établissement de normes face
aux banques, pouvant hausser les exigences de capital là où elles le jugeront nécessaires.

Cette partie examine les principes essentiels de la surveillance prudentielle et comporte des
recommandations concernant la gestion des risques ainsi que la transparence et la
responsabilité prudentielle.

 

     

Des règles de transparence sont établies quant à l'information mise à la disposition du public
sur l'actif, les risques et leur gestion.

L'application de Bâle II est une puissante machine qui « formate » les données de gestion
d'une banque.

Ses conséquences sont de trois ordres au niveau du pilier III :

1. Uniformisation des bonnes pratiques bancaires : quelle que soit la banque et q uelle
que soit la réglementation qui la régit (droits nationaux) les pratiques doivent être
transparentes et uniformisées.
2. Les bases mises en place pour ce calcul sont une puissante source de données de
gestion, qui réconcilient les vues risques, comptable s et financières ;
3. Transparence financière : les analystes trouveront une lecture des portefeuilles de
risque identique pour toute banque dans tous pays.

 

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Un an et demi plus tôt, la faillite de Lehman Brothers avait fait l͛effet d͛une bombe sur la
place financière. >aisant fi du célèbre adage « too big to fail » (î), la chute de la plus
prestigieuse des banques d͛investissement internationales a permis de révéler au grand jour
l͛état des bilans de ces établissements prêts à tout pour accroitre leur rentabilité. Usant et
abusant de techniques comptables, Lehman avait réussi à dissimuler pendant plus d͛un an
un niveau d͛endettement record. De manière générale, la question soulevée était donc celle
du rapport entre le niveau de capital des établissements bancaires (ou fonds propres) et les
activités à risques (subprimes par exemple).

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L'idée du comité est relativement simple : pouvoir comparer la solidité des banques les unes
avec les autres et s'assurer qu'elles pourront absorber des montants de pertes importants
afin d'éviter de nouvelles faillites. Pour ce faire, il compte s͛appuyer sur toute une série de
mesures baptisées « Bâle 3 ». >aisant logiquement suite à Bâle 2, quatre mesures principales
sont mises en avant :

î - Renforcement des fonds propres

Selon le Comité, il existe des fonds propres de meilleure qualité que d'autres dans leur
capacité d'absorption des pertes ($). Il s͛agit donc d͛améliorer la qualité du « noyau dur »
des capitaux des banques, le « Core tier 1 ». Les activités les plus risquées verraient ainsi
leurs fonds propres alloués sensiblement renforcés. La solvabilité des banques serait ainsi
accrue.

) * Adaptation des liquidités

Le Comité de Bâle propose la mise en place de deux ratios de liquidité :

- le « liquidity coverage ratio », ratio court terme, qui exigerait des banques intern ationales
de détenir un stock d'actifs sans risque facilement négociables, afin de résister pendant 30
jours à une crise,

- le « net stable funding ratio », ration long terme, qui lui vise le même objectif mais sur un
an.

En clair, les établissements de crédit ne pourraient investir dans des actifs à long terme
(immobilier entre autres) qu͛avec des ressources à long terme. Idem quant aux actifs à court
terme.

$ - Création de « coussins contra cycliques »

Constitués de résultats mis en réserve en haut de cycle, ils seraient utilisés en cas de crise et
aussitôt reconstitués en cas de période faste.

+ - Modification du ratio d͛effet de levier


Le ratio d'effet de levier qui permet d'évaluer la taille des engagements des banques par
rapport à la taille de leur bilan existe déjà. En Europe, ce ratio n'est qu'un indicateur
secondaire qui n'est pas véritablement déterminant. Néanmoins, sous la press ion des Etats-
Unis, le comité envisage d'en faire une mesure intégrée directement au pilier 1 de Bâle 2,
celui qui permet de calculer les exigences en fonds propres, alors qu͛il fait partie aujourd͛hui
du pilier 2, simple indicateur des mesures de contrôle. Le tout afin d'éviter un trop fort
endettement des banques.