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U NIVERSITÉ PARIS 7 - M ASTER 1 - P ROTOCOLES R ÉSEAUX - TD 6

ce document propose des éléments de correction d’exercices non-traités en cours

1 Dans un réseau 802.11, une station A envoie à 1 Mbit/s un flux de trames contenant chacune
1500 octets de données utiles à une station B.
1. Déterminons l’efficacité du canal avec et sans le mécanisme RTS/CTS quand on estime qu’au-
cune trame n’est perdue.
ta

Backoff
DIFS

SIFS

SIFS

SIFS
RTS CTS données ACK

tDIFS tBO tRTS tSIFS tCTS tSIFS tdata tSIFS tACK

On donne les délais suivants : tDIFS = 128 µs, tSIFS = 28 µs et tBO = 20 µs.
Les différents temps de transmission sont :
tRTS = 192.10−6 + 20×8106
= 352 µs,
tCTS = tACK = 192.10−6 + 14×8 106
= 304 µs,
−6 (2+2+6+6+6+2+6+1500+4)×8
tdata = 192.10 + 106
= 12464 µs.
Avec le mécanisme RTS/CTS, on a :
ta = tDIFS + tBO + tRTS + tSIFS + tCTS + tSIFS + tdata + tSIFS + tACK = 13656 µs,
1500×8
débit utile ta
soit une efficacité ηa = = = 87, 9%.
débit brut 106
Sans le mécanisme RTS/CTS, on a :
ts = tDIFS + tBO + tdata + tSIFS + tACK = 12944 µs,
1500×8
débit utile ts
soit une efficacité ηs = = = 92, 7%.
débit brut 106
2. Déterminons la probabilité p de perte de trame à partir de laquelle le mécanisme RTS/CTS est
avantageux. On considère p2 négligeable.
Lorsque le mécanisme RTS/CTS n’agit pas, on estime que seules les trames de données peuvent
être perdue. Le temps d’une transmission erronée d’une trame de données est :
terrdata = tDIFS + tBO + tdata + tSIFS + tabs = 12660 µs,
et le temps de transmission moyen d’une trame est :
τs = (1 − p)ts (pas de retransmission)
+ p(1 − p)(terrdata + ts ) (1 retransmission)
+ p2 (1 − p)(2terrdata + ts ) (2 retransmissions)
+ ... (négligeable)
∼ ts + terrdata × p = 12944 + 12660p (en µs)
Lorsque le mécanisme RTS/CTS agit, seules les trames RTS peuvent être corrompues. Le
temps d’une transmission erronée d’une trame RTS est :
terrRTS = tDIFS + tBO + tRTS + tSIFS + tabs = 548 µs,
et le temps de transmission moyen d’une trame est :
τa = (1 − p)ta (pas de retransmission)
+ p(1 − p)(terrRTS + ta ) (1 retransmission)
+ p2 (1 − p)(2terrRTS + ta ) (2 retransmissions)
+ ... (négligeable)
∼ ta + terrRTS × p = 13656 + 548p (en µs)
Le mécanisme RTS/CTS est avantageux pour τa < τs , soit pour p supérieur à 5, 9% environ.

1
5 Considérons le réseau de la figure suivante. On suppose au départ que P3 n’est pas opérationnel.
LAN 4

port 1

P1
port 2
LAN 3

port 1

P3
port 1
port 2
LAN 2
P2
port 1
port 2
P4
port 2
LAN 1

1. Si l’algorithme du spanning tree est stable, les tables des ponts sont
port racine coût émetteur état
P1 1 1 0 1 F
2 1 0 1 F
port racine coût émetteur état
P2 1 1 0 1 R
2 1 1 2 F
port racine coût émetteur état
P4 1 1 2 4 F
2 1 1 2 R
2. À sa mise en service, le pont 3 initialise sa table
port racine coût émetteur état
P3 1 3 0 3 F
2 3 0 3 F
et envoie h 3, 0, 3, 1 i sur son port 1 et h 3, 0, 3, 2 i sur son port 2, ce qui n’a aucune incidence
sur les tables des autres ponts.
Par contre, dès que son port 1 va recevoir h 1, 0, 1, 2 i, sa table va être mise à jour
port racine coût émetteur état
P3 1 1 0 1 R
2 1 1 3 F
Si le port 2 reçoit h 1, 2, 4, 1 i avant que le port 1 ne reçoive h 1, 0, 1, 2 i, sa table n’est mise à jour que brièvement...
Le pont P4 reçoit alors h 1, 1, 3, 2 i sur son port 1, ce qui provoque la mise à jour de sa table
port racine coût émetteur état
P4 1 1 1 3 B
2 1 1 2 R
3. Quand tout est stabilisé, P1 envoie régulièrement h 1, 0, 1, 1 i sur le LAN4 et h 1, 0, 1, 2 i sur
le LAN3, P2 envoie h 1, 1, 2, 2 i sur le LAN1 et P3 envoie h 1, 1, 3, 2 i sur le LAN2.

6 Considérons le réseau de la figure suivante.

port 1 LAN 1
A
P1
port 2 B port 1
LAN 2
P3
port 1 port 1
port 2
P2 P4
port 2 port 2
LAN 3

2
1. Une fois l’algorithme de l’arbre recouvrant stabilisé, P1 envoie régulièrement h 1, 0, 1, 1 i sur
le LAN1 et h 1, 0, 1, 2 i sur le LAN2 et P2 envoie h 1, 1, 2, 2 i sur le LAN3. Les tables des
ponts sont
port racine coût émetteur état
P1 1 1 0 1 F
2 1 0 1 F

port racine coût émetteur état


P2 1 1 0 1 R
2 1 1 2 F

port racine coût émetteur état


P3 1 1 0 1 R
2 1 1 2 B

port racine coût émetteur état


P4 1 1 0 1 R
2 1 1 2 B
2. On suppose que B n’a plus transmis de trames sur son réseau local depuis plus d’une heure.
La station A émet une trame à destination de B pour la première fois.
Pour connaître l’adresse MAC de B, A utilise ARP. Le message broadcast est envoyé sur le
LAN1. Le pont P1 retransmettre la trame sur le LAN2 et met à jour sa table d’acheminement
en ajoutant l’entrée [ MAC_ A, 1 ]. Puisque B n’a pas encore eu l’occasion de transmettre des
trames sur le réseau, le pont P2 ne sait pas encore que B se situe sur le LAN2, donc il retransmet
la trame broadcast sur le LAN3. Le pont P2 met à jour sa table en ajoutant l’entrée [ MAC_ A,
1 ]. Quand B répond au message broadcast, il adresse la trame à A. Le pont P2 met à jour sa
table en ajoutant l’entrée [ MAC_ B, 1 ]. La trame est retransmise par le pont P1 sur le LAN1.
Le pont P1 met à jour sa table en ajoutant l’entrée [ MAC_ B, 2 ]. Le pont P2 ne retransmet
pas la trame de B sur le LAN3 car, dans sa table, A est associé au port 1 (et pas au port 2).
3. Le pont P2 sort subitement du réseau et si le pont 4 est le premier pont à le remarquer. Un
échange possible de BPDU est le suivant.
– L’entrée de la table du pont P4 concernant le port 2 expire car le pont P2 ne transmet plus
son BPDU h 1, 1, 2, 2 i. Quand le pont P4 reçoit h 1, 0, 1, 2 i, il met sa table à jour
port racine coût émetteur état
P4 1 1 0 1 R
2 1 1 4 F
Si rien ne bouge, son port 2 passe ainsi d’un état bloquant à un état actif.
– Le pont P3 reçoit h 1, 1, 4, 2 i sur son port 2, mais ce BPDU est trop grand et ne provoque
rien. Par contre, dès que P3 reçoit h 1, 0, 1, 1 i sur son port 1, il met sa table à jour
port racine coût émetteur état
P3 1 1 0 1 R
2 1 1 3 F
– À partir du moment où il reçoit h 1, 1, 3, 2 i sur son port 2, le pont P4 modifie sa table
port racine coût émetteur état
P4 1 1 0 1 R
2 1 1 3 B
L’algorithme est de nouveau stabilisé. Le pont P1 est le pont désigné pour le LAN1 et le LAN2.
Le pont P3 est le pont désigné pour le LAN3.