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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI

selon le SYSCOHADA Révisé

MANUEL:
MAITRISE DE LA COMPTABILITE DES
OPERATIONS D’INVENTAIRE ET
ELABORATION DES ETAFI SELON LE
SYSCOHADA REVISE

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
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INTRODUCTION GENERALE:

La production et la présentation de rapports et d’états comptables et


financiers fiables et pertinents à temps dépend d’un bon planning
d’arrêté des comptes avec une bonne organisation des travaux
d’inventaire et une maîtrise du dispositif comptable applicable.

De ce fait, les opérations d’inventaire requièrent une attention


particulière pour la direction financière.

La maîtrise des opérations d’inventaire permet d'éviter les


dysfonctionnements ou défaillances dus au(x):

- Retards dans la production des informations comptables et


financières ;

- Pertes financières dues à des négligences ;

- Écritures comptables mal exécutées ou une mauvaise tenue de la


comptabilité.

De même, l’élaboration d’états financiers (ETAFI) reflétant la réalité et la


sincérité de la situation financière et du patrimoine conformément au
référentiel comptable applicable nécessite une maîtrise par le personnel
comptable du dispositif comptable en vigueur.

En effet, le nouveau dispositif comptable comprend l’Acte uniforme


révisé et le système comptable OHADA (SYSCOHADA) Révisé de plus
de 1 200 pages, à savoir :

- le plan comptable général OHADA (PCGO), et


- le dispositif comptable des comptes consolidés et combinés.

Le nouveau dispositif comptable se caractérise, entre autres, par :

 le maintien, aux côtés du système normal, d’un système minimal


de trésorerie pour les petites entités économiques, avec la tenue
d’ETAFI selon la comptabilité d’engagement ;

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 l’obligation faite aux entités inscrites à une bourse des valeurs ou


faisant appel public à l’épargne, de produire en sus de leurs ETAFI
individuels selon le SYSCOHADA Révisé, des ETAFI selon les
normes IFRS afin de garantir la qualité et la comparabilité des
données produites ;

Adopté le 26 janvier 2017, à Brazzaville (Congo) en Conseil des Ministres


de l’espace OHADA, lors de sa 43ème session, le nouvel Acte uniforme
et le nouveau référentiel comptable SYSCOHADA Révisé constitue le
seul dispositif comptable applicable à ce jour dans tous les Etats
membres.

Ce présent document s’articule autour de quatre modules comme suit :

 Module 1 : La maîtrise des travaux d’inventaires physiques

Il s’agit tout d’abord de présenter ce que c’est qu’un inventaire selon les
normes du SYSCOHADA Révisé (Cf. Art. 16 et 17 de l’Acte), les éléments
à inventorier, les objectifs d’une telle opération, les obligations légales
d’inventaire (Cf. Art. 42) et les différentes méthodes d’inventaire.

Puis dans un second temps, de présenter l’organisation pratique et les


procédures d’inventaire physique des immobilisations et des stocks afin
de mieux appréhender les risques liés à ces opérations d’inventaires.

Enfin, nous présenterons les écritures de régularisation afférentes à ces


opérations d’inventaire (développées dans le module 3).

 Module 2 : Les évaluations des éléments d’actifs et de passifs

Il s’agira de présenter les différentes méthodes d’évaluation des éléments


d’actifs et passifs avec notamment l’apport de la notion de juste valeur
(fair value – en anglais), l’évaluation annuelle des immobilisations
corporelles et financières selon les nouvelles règles avec la prise en
compte des dépréciations, tout comme l’évaluation des créances et dettes
en monnaies étrangères et la comptabilisation des provisions.

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 Module 3 : La maîtrise des écritures de régularisation

En respect du principe du cut-off (séparation des exercices comptables)


selon lequel les produits et les charges doivent être rattachés à l’exercice
comptable où ils surviennent, et du principe d’exhaustivité (non
omission d’opérations), des écritures de régularisation doivent être
passées à la clôture de l’exercice comptable. Cela passe par la maîtrise
des comptes de régularisation selon l’opération concernée.

Tout comme, les événements postérieurs à la date de clôture de l’exercice


seront abordés dans ce module.

 Module 4 : L’élaboration d’ETAFI selon le SYSCOHADA Révisé

Au vu des changements apportés aux ETAFI annuels (le Bilan, le Compte


de Résultat, le Tableau de Flux de Trésorerie – ex TAFIRE, les Notes annexes)
par le nouveau référentiel comptable, les professionnels comptables
doivent les maîtriser s’ils veulent répondre aux objectifs de transparence
et de fiabilité des ETAFI.

Un accent particulier sera mis sur les informations à fournir dans les
Notes annexes des ETAFI ainsi qu’un élément essentiel des ETAFI qu’est
le tableau de flux de trésorerie (TFT).

Dans ce document, on désignera par :

- « Ancien référentiel », le SYSCOHADA avant réformes ou SYSCOA ;


- « IFRS », les normes IFRS tout comme le référentiel IFRS ;
- «Professionnels comptables», les auditeurs, les cabinets d’audit et
d’expertise comptable, les comptables et les praticiens de la
comptabilité ;
- « L’Acte », L’AUDCIF – Acte Uniforme du Droit Comptable et de
l’Information Financière.

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MODULE 1 :
LA MAÏTRISE DES TRAVAUX
D’INVENTAIRES PHYSIQUES

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I – L’INTRODUCTION A L’INVENTAIRE

Les opérations d’inventaire font parti des travaux de fin d’exercice à


travers la mise en place d’un planning d’arrêté des comptes.

A cet effet, les inventaires participent énormément à l’élaboration


d’ETAFI fiables reflétant la réalité et la sincérité des opérations réalisées
au cours de l’exercice comptable considéré. Par conséquent, la maîtrise
de l’inventaire est primordiale pour tout service comptable.

1) Définition de l’inventaire

Selon le SYSCOHADA Révisé: « L’opération d’inventaire consiste à relever


tous les éléments du patrimoine de l’entité en mentionnant la nature, la
quantité et la valeur de chacun d’eux à la date de l’inventaire.

Les données d’inventaire sont organisées et conservées de manière à justifier le


contenu de chacun des éléments recensés du patrimoine ». (Cf. Art. 16)

« L’organisation comptable doit au moins respecter les conditions de régularité


et de sécurité suivantes :

- Le contrôle par inventaire de l’existence et de la valeur des biens,


créances et dettes de l’entité». (Cf. Art. 17)

a) Le contrôle de l’existence des éléments d’actif et passif

Ce contrôle concerne les éléments suivants :


ELÉMENTS COMPOSITION EXEMPLES DE CONTRÖLE DE L’EXISTENCE

Eléments Actifs incorporels Créances: s’assurer de leur solvabilité

Immatériels Titres Titres: étude des documents comptables des sociétés


émettrices
Dettes

Eléments Immobilisations Corporelles Stocks: procéder à leur recensement

Matériels Stocks

Trésorerie (caisse, banque, CCP)

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En pratique, la définition des biens à inventorier va s’appuyer sur des


critères tels que : l’appartenance à l’entreprise, la durée d’utilité, la valeur et
l’utilité, l’état, l’affectation et les conditions d’exploitation satisfaisantes ou non
des biens pour avoir une connaissance exhaustive du patrimoine.

L’appartenance à l’entité (la propriété)

Selon la conception patrimoniale, seuls les biens appartenant, de façon


durable à l’entité figureront au bilan. Cela implique que ne soient
retenus que les biens destinés à rester au moins une année dans l’entité.
C’est ainsi qu’en est exclu le petit outillage que le renouvellement
régulier permet d’assimiler à une consommation (charges d’exploitation).

De même, sont la propriété de l’entité, les stocks en dépôt dans les


succursales, en dépôt chez les clients, en consignation chez les clients (cas
des emballages consignés qui doivent être rendus à l’entreprise).

Cependant, en vertu du principe de la prééminence de la réalité


économique sur l’apparence juridique, certains biens, même
n’appartenant pas à l’entité peuvent figurer à l’actif du bilan. C’est le cas
des biens pris en crédit-bail, en clause de réserve de propriété, en concession…

La durée d’utilité

La question est de savoir s’il faut prendre en compte tous les biens
immobilisés, même les plus anciens.

Certes, une analyse exhaustive des biens permettrait une sincérité totale
de l’actif. En revanche, remonter à plus de dix ou quinze ans donne un
travail important pour un résultat incertain. D’ailleurs, la loi oblige les
entités à conserver leurs documents comptables seulement sur une
période de 10 ans mais au-delà, cette obligation devient facultative.

NB: Il n’est donc pas utile de s’attarder sur le recensement des biens en fin de
vie ou en très mauvais état et dont l’impact sur l’actif n’est pas significatif.

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Néanmoins, certains biens immobiliers, notamment ceux acquis avec une


clause de réserve de propriété, doivent naturellement être pris en compte
dans leur ensemble, quelle que soit leur durée d’utilité.

La valeur

Le recensement des biens tient également compte de leur valeur à


l’entrée dans le patrimoine.

La politique de l’entité devra correspondre à l’objectif d’image fidèle.

L’affectation dans l’entité

Un bien acquis par l’entité peut avoir plusieurs affectations ou


destinations:

 il peut être consommé immédiatement ; dans ce cas, il est


considéré comme une charge ;

 il peut servir durablement à l’activité de l’entité ; dans ce cas, il


s’agit d’une immobilisation ;

 il peut être utilisé dans le cycle de production et/ ou de


commercialisation de l’entité autrement dit consommé au
premier usage, revendu en l’état ou transformé pour être
incorporé à l’exploitation; dans ce cas, il est considéré comme un
stock.

b) Le contrôle de la valeur des éléments d’actifs et passifs

Le contrôle de la valeur passe par la détermination de la valeur du bien


au moment de l’inventaire dite valeur d’inventaire. Cette valeur est:

 la valeur actuelle à la date de clôture de l’exercice;

 la valeur d’estimation du moment qui s’apprécie en fonction du


marché et de l’utilité pour l’entité.

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2) Les objectifs de l’inventaire

Il s’agit des objectifs à court terme et à moyen terme de l’inventaire.

a) Les objectifs à court terme de l’inventaire

Ces objectifs sont entre autres:

 Vérifier la réalité des existants (existence)

Toutes les opérations enregistrées doivent être réelles, c’est-à-dire être


rattachées à l’entité et à elle seule et tout enregistrement correspond à
une opération.

 Apprécier la correcte évaluation des existants (valeur)

La valorisation des existants en respectant les principes comptables en


vigueur et les méthodes d’évaluation retenues par l’entité.

 Apprécier la correcte séparation des exercices comptables

Il s’agit de vérifier que:

 les dernières factures de ventes de l’exercice (N) ont bien fait l’objet
d’une sortie de stocks sur l’exercice;

 les premières factures de ventes de l’exercice suivant (N+1)


correspondent à des sorties de stocks; postérieurs à la date d’arrêté
des comptes.

On procède inversement pour les factures d’achats.

C’est le principe de spécialisation des exercices (cut-off).

 Rectifier les livres comptables afin de remplir les états financiers

 Toute différence constatée entre la valeur d’inventaire et la


valeur comptable doit être corrigée. Ces rectifications donnent
lieu à l’enregistrement d’écritures comptables dans le but de
faire correspondre les données comptables à la réalité du terrain.

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 La phase d’inventaire, c’est aussi le lieu de régulariser les


charges et produits qui ne correspondent pas à la bonne période
comptable mais qui ont été comptabilisées ou qui doivent être
comptabilisés parce qu’ils ont un impact sur l’exercice en cours
(événements postérieurs à la clôture).

b) Les objectifs à moyen terme de l’inventaire

Ces objectifs sont entre autres:

 Renseigner sur l’état des investissements et des stocks.

 Vérifier que les procédures de comptage sont correctement appliquées,


évaluer leur efficacité et les améliorer éventuellement.

 Enregistrer et réorganiser les stocks détenus par classement


chronologique/ alphabétique…

 Vérifier la correcte comptabilisation des amortissements et porter un


jugement sur l’opportunité de la politique d’amortissement.

 Réaliser des économies de gestion par la connaissance des


quantités et de la valeur des biens en renégociant des marchés,
réorganisant les services en vue de maîtriser les dépenses.

 Permettre l’optimisation des modalités d’amortissement des biens


et devenir l’outil de base d’une stratégie budgétaire de gestion des
immobilisations et de financement des investissements.

3) Les obligations légales en matière d’inventaire

Il s’agit du respect par l’entité de ses obligations des points de vue


comptable, fiscal et pénal puis juridique en matière d’inventaire.

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a) Au plan comptable

L’Acte précise en son article 42, les obligations suivantes :

 Le contrôle par inventaire de l’existence et de la valeur des biens,


créances et dettes de l’entité ;

 La tenue d’un inventaire physique au moins une fois par an


(généralement à la clôture de l’exercice) pour recenser les éléments
du patrimoine en quantité et en valeur ;

 Les données d’inventaire sont organisées et conservées de manière


à justifier le contenu de chacun des éléments recensés.

NB: La durée légale de conservation des documents comptables est de 10 ans.

b) Au plan fiscal et pénal

Au plan fiscal

Les entités doivent justifier l'exactitude de leurs déclarations en


apportant la preuve de celles-ci par leur comptabilité.

En effet, en cas de contrôles administratifs (essentiellement fiscaux) ou de


procédures contentieuses, il est indispensable pour les entités d’avoir
tenu et conservé tous les documents comptables et sociaux obligatoires
liés à leur activité. La tenue et la conservation des livres et registres leur
permet de détenir des éléments de preuve de leur bonne foi et du respect
des obligations légales.

De plus, l'administration fiscale ne peut que rectifier les erreurs une par
une si la comptabilité est probante. Mais, si elle n’est pas probante,
l'administration fiscale la rejette et rétablit globalement les bases taxables
avec une grande liberté.

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Au plan pénal

Aucune sanction n’est spécifiquement prévue en cas de non établissement des


livres obligatoires. Toutefois, si ce défaut d’établissement entraîne
l’omission d’établissement des documents comptables annuels, les
dirigeants des sociétés commerciales concernées sont passibles d’une
amende.

Les personnes morales peuvent être déclarées pénalement responsables


du faux et usage de faux; elles encourent une amende et des peines
complémentaires (notamment délit de banqueroute).

En outre, en cas d’infractions graves à la réglementation issue du Code


Général des Impôts, des sanctions fiscales et pénales peuvent être
prononcées.

c) Au plan juridique

Le dirigeant est tenu d’organiser au moins une fois par an l’inventaire physique
de son patrimoine et peut se faire aider d’experts tels que l’expert comptable.

Ainsi, dans le cadre de la certification des comptes annuels, le


commissaire aux comptes (CAC) est tenu d’assister à l’inventaire
physique pour donner un jugement raisonnable et impartial sur
l’organisation comptable.

Selon le droit des affaires, le CAC doit établir un rapport, quarante-cinq


(45) jours au moins avant la date de l’Assemblée générale, sur
l’inventaire de la situation active et passive de la société et d’autres
documents (états financiers annuels, rapport de gestion, bilan social, liste des
conventions réglementées, etc.) dressés par les organes d’administration ou
de direction, selon le cas, à la clôture de l’exercice.

4) Les différentes méthodes d’inventaire

L'efficacité des recensements d'inventaire constitue la clé de la bonne


tenue des inventaires dans le temps.

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En effet, un outil de gestion d'inventaire parfaitement adapté est, à


terme, inutile si le processus de recensement d'inventaire est inefficace.
La crédibilité d'une gestion d'inventaire s'appuie sur la bonne tenue des
recensements.

On retient en pratique les méthodes d’inventaire suivantes :

- L’inventaire permanent

- L’inventaire annuel ou intermittent

a) L’inventaire permanent

C’est une organisation des comptes, qui par l’enregistrement des


mouvements, permet de connaître de façon constante, en cours
d’exercice, les existants chiffrés en quantité et en valeur.

 Avantages :

- Information périodique sur le niveau de stocks pour un meilleur


suivi des stocks

- Possibilité de contrôler à tout moment la quantité et la valeur


théorique des entrées et sorties de biens pour les besoins d’une
comptabilité analytique.

 Inconvénients :

- Plus complexe à gérer (plus d’écritures).

- Exige un système comptable plus complexe.

- Nécessite une prise d’inventaire (confrontation avec la réalité du


terrain).

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1. Cas des stocks de marchandises : écritures de régularisation

En fin d’exercice, après inventaire physique

31 Marchandises X

603X Variations de stocks de marchandises X

(Pour différences constatées en plus par rapport à


l’inventaire)

En fin d’exercice, après inventaire physique

6031 Variations des stocks de marchandises X

31 Marchandises X

(Pour différences constatées en moins par rapport à


l’inventaire)

2. Cas des stocks Autres approvisionnements : écritures de


régularisation

En fin d’exercice, après inventaire physique

33 Autres approvisionnements X

6033 Variations de stocks d’autres approvisionnements X

(Pour différences constatées en plus par rapport à l’inventaire)

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En fin d’exercice, après inventaire physique

6033 Variations de stocks d’Autres approvisionnements X

33 Autres approvisionnements X

(Pour différences constatées en moins, par rapport à


l’inventaire)

b) L’inventaire annuel ou intermittent

Il s’agit de compter au moins une fois par an l’ensemble des stocks


physiques que possède l’entité, ainsi que des éléments identifiables de
leur patrimoine. Il est aussi appelé inventaire intermittent.

 Avantages :

- Connaissance du coût de production des articles fabriqués lors


de leur entrée dans le magasin.

- Concordance entre les dates de réalisation de l’inventaire et de


clôture d’exercice comptable.

- Dénombrement possible des actifs dans les entités dont


l’organisation comptable ne permet pas un suivi permanent des
existants.

 Inconvénients :

- Ne permet pas de déterminer la propriété des actifs ou leur


évaluation.

- Déploiement d’importants moyens techniques, financiers,


humains.

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3. Cas des stocks de marchandises : écritures de régularisation

4. Cas des stocks Autres approvisionnements : écritures de


régularisation

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II – L’ORGANISATION PRATIQUE ET LES PROCEDURES D’INVENTAIRES


PHYSIQUES

L’organisation pratique d’une opération d’inventaire est la clé de voûte


de la réussite de celle-ci. Cela implique la disponibilité d’un manuel de
procédures d’inventaire ainsi que des documents de prise d’inventaire
(listing, fiches d’inventaire…), l’élaboration d’un planning d’inventaire, la
constitution d’équipes mixtes d’inventaire formée aux instructions.

Nous considérons ici les inventaires physiques de stocks et des


immobilisations corporelles.

1) L’organisation pratique et les procédures d’inventaire des stocks

Cette organisation peut être regroupée en deux (2) grandes étapes :

- Etape 1 : La préparation de l’inventaire physique des stocks


- Etape 2 : L’exécution de l’inventaire et la gestion des écarts

a) Etape 1 : La préparation de l’inventaire physique des stocks

La préparation d’un inventaire tournant ou annuel doit être faite sur la


base de procédures d’inventaire écrites.

Les procédures d'inventaire ont pour but de recenser toutes les


difficultés susceptibles d'être rencontrées pendant l’exécution de
l’inventaire et de prévoir pour chacune d’elles des solutions immédiates
et appropriées. Ces procédures doivent entre autres expliquer :

 Les buts de l’inventaire (régularisation totale des stocks, inventaire partiel


pour optimisation des coûts, contrôle de routine…) ;

 Le programme d’exécution de l’inventaire (date, horaires, périodicité).


Pour un inventaire tournant par, il faut définir la régularité des
comptages (articles de classe A : 1 fois par trimestre, articles de classe B :
2 fois par an, articles de classe C : uniquement en fin d’exercice …) ;

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 Le plan du site de stockage avec un découpage où chaque zone


correspond à un nombre de références précis c'est-à-dire calibré
pour une équipe de comptage et pour un délai fixé ;

 Le nombre de personnes par équipe de comptage : il convient de mettre en


place un nombre de personnes suffisant pour réaliser l'inventaire dans les
délais impartis pour une zone) ;

 Le nombre de zones par équipe de comptage : le formulaire utilisé pour


le relevé des quantités. Le stock théorique ne doit en aucun cas
figurer sur ce document. Ce document doit présenter les articles
par emplacement.

En effet, les inventaires par emplacement plus simple à mettre en


œuvre sont généralement préférés à d’autres procédés. Ils facilitent
aussi la responsabilisation des acteurs par zone.

 Les règles de gestion des écarts ;

 Les règles de validation et de saisie des données.

1. Définir les lieux de stockage

Il s’agit de définir les zones géographiques (marquage, plan, etc.) où sont


rangés les articles à inventorier.

Les aires de stockage sont les espaces du magasin ou de l’entrepôt utilisés


pour "parker" ou manipuler les produits utilisés par l’entité.

2. Rangement préalable des articles à inventorier

Le rangement demande une préparation avant le passage des équipes de


comptage. Il faut au préalable s’assurer que les articles sont bien rangés et
facilement identifiables par des étiquettes ou un marquage lisible et compris.

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L’adressage des articles

Les articles destinés au magasin sont rangées suivant deux méthodes


d’affectation:

 Emplacement fixe: c’est une méthode de rangement claire, les


articles affectés à un emplacement régulier sont plus faciles à trouver
physiquement, il y a peu de chance de les oublier. Cependant, cette
forme de rangement utilise un système de stockage lourd et un
espace plus grand.

 Emplacement variable: après chaque réception, l’article est rangé à


n’importe quel emplacement libre. Il y’a risque de trouver le même
article à différents endroits, ce qui peut entraîner des oublies.
Bien que cette forme de rangement présente l’avantage d’une
meilleure exploitation de l’espace de stockage, elle est mieux
indiquée pour des stocks unitaires en transit. Elle demande
beaucoup d’écritures car à chaque fois, il faut mettre à jour le nouvel
emplacement sur les documents et le logiciel de gestion des stocks.

3. Faire une mise en forme appropriée d’un formulaire de comptage

Pour le cas particulier d’un inventaire par emplacement, il est toujours


préférable, même si ce dernier est partiel, de faire figurer sur la feuille de
relevé tous les articles d’un emplacement donné. Ceci permettra de gérer à la
fois les écarts de référence et les écarts de quantité, sans qu’il y ait besoin
de prendre des notes sur un second document.

Si le stock est tenu de façon informatisée, il est recommandé d’établir des listes
par emplacement et sur lesquels sont déjà indiquées les références des
articles en stock et les unités de comptage (car les erreurs découlant
d'une imprécision à ce niveau peuvent être très significatives).

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4. Former les équipes

 Personnel d’encadrement

L’inventaire est considéré comme un projet et est placé nécessairement


sous la responsabilité de cadres rompus à cette activité.

Ainsi, les responsables chargés des finances, de la gestion des stocks et


du patrimoine sont indiqués pour superviser ce type de projet. Ils seront
chargés de valider toutes les étapes de l’opération et engageront leurs
responsabilités dans la certification et l’exploitation des résultats.

 Equipes de comptage

Les équipes de comptage auront à appliquer sur le terrain l’opération


d’inventaire.

En effet, pour des raisons de fiabilité, l'inventaire ne doit pas être réalisé
par les seules personnes ayant la charge du magasinage. Il est utile de
faire participer des collaborateurs, notamment, le chef comptable, le
responsable des achats, le responsable des ventes et, dans certains cas,
les techniciens pour la connaissance qu’ils ont des articles.

Les équipes mixtes seront double voir triple pour les départagés en cas
de résultat contraire. Ces équipes devront maîtrisées les instructions
d’inventaire. Pour ce faire, une formation sera nécessaire.

 Formation du personnel

Avant la prise d’inventaire, les équipes doivent avoir des séances de


formation sur les instructions d’inventaires, les outils d’inventaires, la
méthodologie d’inventaire, le plan des lieux de stockage et son adresse.

Les procédures d’inventaire doivent être communiquées et expliquées


aux équipes, avec un accent particulier porté sur la prise de note lors du
comptage. Il faut préciser tous les éléments à rapporter, notamment,
ceux liés aux caractéristiques des articles (couleur, unité stockée, poids,
volume, emplacement, état physique …).

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b) Etape 2 : L’exécution de l’inventaire et la gestion des écarts

Durant l’inventaire, les exigences suivantes sont à observer :

 Marquage des références comptées ou des emplacements visités. Cette


action a pour but d’éviter un double comptage des articles, et de
faciliter l’identification de ceux qui n’auraient pas été pris en
compte durant l’opération d’inventaire ;

 Numérotation des fiches ou liste de comptage. Les feuilles de comptage


ainsi numérotées sont imprimées à l’unité (pas de photocopies) ;

 Répartition claire des listes par équipe. Il faut surtout éviter que des
personnes d’une même équipe ne se retrouvent en train de
compter deux fois les mêmes pièces. D’autre part, il est important
de pouvoir identifier la personne qui a remplie une liste donnée;

 Recomptage des références ayant présenté des écarts significatifs avant


validation des quantités comptées.

L’exécution de l’inventaire sur le terrain se fera comme suit :

1. Décompte physique des quantités

 L’objectif

Il s’agit de dresser une liste exhaustive des existants pour en vérifier


l’existence.

 La méthode

Un inventaire matériel retraçant une liste complète, par groupe d’articles


correspondant à la classification des comptes, des diverses valeurs
d’exploitation dont l’entreprise est propriétaire.

Il faut isoler les stocks d’article usagés, à rotation lente.

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Il faudrait s’assurer que les opérations fait avant et après la clôture de


l’exercice sont bien rattachés à l’exercice qui convient. C’est le principe
de séparation des exercices (cut-off).

Chaque élément du stock doit être enregistré soit sur une fiche de stock, un
ticket pré numéroté à 3 volets ou un document d’inventaire (cas stock faible).

Le recensement des stocks porte sur :

- les éléments achetés en cours de transport, en cas d’achat prix


départ pays du fournisseur;

- les éléments dans les magasins de l’entité;

- les éléments livrés en cours de transport, en cas de vente-rendu


chez le client étranger ;

- les éléments en dépôt hors des magasins;

- les éléments en consignation chez les clients.

NB: On a tout intérêt à isoler les stocks qui présentent des particularités, comme
les articles usagés ou détruits.

Nous vous proposons la démarche pragmatique suivante:

- Étape 1: Comptez le stock et inscrivez les quantités sur la liste


d'inventaire

- Étape 2: Recopiez les renseignements qui figurent sur les fiches de


stock

- Etape 3: Comparez vos fiches de stock et votre liste d’inventaire

- Étape 4: Inscrivez les quantités correctes sur vos fiches de stock

- Étape 5: Inscrivez le prix d'achat unitaire de chaque article figurant


sur la liste d'inventaire

- Étape 6: Calculez la valeur totale de chaque article en stock et


inscrivez-la sur la liste d'inventaire

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2. Contrôle des écarts et validation

 Exploitation des résultats

L’ensemble des articles inventoriés sont regroupés par nature.

La comptabilité rapprochera les articles inventoriés avec les factures en


vue de déterminer l’existence de justificatifs.

Les articles usagés ou détruits feront l’objet d’un rapprochement avec la


comptabilité en vue de leur sortie comptable (leur décomptabilisation).

 Les écarts d’inventaire

L’écart d’inventaire est la différence qui existe entre les quantités théoriques des
articles en stock et les quantités réellement en magasin.

Cette différence peut avoir des origines multiples les erreurs sur les
quantités ou les références reçues, les quantités ou références livrées, un
adressage erroné, des détériorations diverses, etc.

Les écarts d’inventaires feront l’objet d’une enquête immédiate qui doit
déterminer l’origine de l’erreur afin de l’éliminer dès que possible.

3. Régularisation des données comptables

La valeur des stocks à retenir au bilan est la plus faible des valeurs
d'entrée et vénale.

En application du principe de prudence, les produits non encore certains


ne seront pas retenus mais les charges probables sont comptabilisées.
Par conséquent, les plus values prises par les stocks ne sont pas
comptabilisées, en revanche, les dépréciations sont comptabilisées en
provisions.

 Si la valeur vénale < à la valeur d'entrée => valeur vénale donc


constitution d'une provision.
 Si la valeur vénale > la valeur d'entrée => valeur d'entrée donc pas
d'écritures en vertu du principe de prudence

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selon le SYSCOHADA Révisé

Exemple : Cas d’un produit fini

Coût de production : 2 300

- Valeur de réalisation nette: 2 000

(Prix de marché de vente: 2500

A déduire frais de distribution estimés à : 500) ---------

= Provision pour dépréciation à constituer:  300

Ecritures de régularisation

En fin d’exercice, après inventaire physique

Charges pour dépréciations et provisions pour risques à CT


6593 d’exploitation – stocks 300

396 Dépréciations des stocks de produits finis 300

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selon le SYSCOHADA Révisé

2) L’organisation pratique et les procédures d’inventaire des


immobilisations corporelles

L’inventaire physique des immobilisations corporelles a pour objectifs


essentiels :

 Le respect de l’obligation légale de procéder, au moins une fois


par an, à un inventaire de tous les éléments actifs et passifs.

 La quantification et la revalorisation (test d’impairment) des


immobilisations corporelles existantes en fin d’exercice en vue de
l’établissement des états financiers annuels.

 La détection des immobilisations inutilisables (rebutées, réformées,


sorties de l’actif).

La conduite d’un inventaire physique des immobilisations corporelles se


déroule selon les trois (3) étapes suivantes :

- Etape 1 : Planification de l’inventaire

- Etape 2 : Réalisation des travaux d’inventaire

- Etape 3 : Exploitation des résultats d’inventaire

a) Etape 1 : Planification de l’inventaire

Elle comprend les travaux préliminaires suivants :

Organisation préalable des travaux d’inventaire

 Détermination d’une date de l’inventaire

L’inventaire peut avoir lieu à n’importe qu’elle période de l’exercice, la


loi comptable ayant laissé ce choix libre et ne l’a pas lié à la clôture de
l’exercice. Aussi, retient-on généralement les périodes de sous-activité (basse
saison) ou d’arrêt des activités pour effectuer l’inventaire sans perturber
l’exploitation.

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selon le SYSCOHADA Révisé

 Définition des lieux de comptage

L’établissement d’une liste des endroits concernés par l’inventaire est


indispensable pour éviter tout oubli pur et simple. A la liste des endroits,
on fait correspondre les dates de prise d’inventaire.

 Composition des équipes d’inventaire

Il s’agit de la désignation des équipes d’inventaire. La participation des


auditeurs internes et externes (CAC) est très conseillée pour conférer à
l’opération plus de rigueur.

 Répartition du travail

L’organisation de la répartition des tâches au sein des équipes doit


respecter le principe de séparation des tâches incompatibles.

 Recensement initial des immobilisations corporelles

- Biens appartenant à des tiers et se trouvant chez l’Entité

Il s’agit notamment des biens pris en location ou empruntés à des tiers.

Ces immobilisations doivent faire l’objet d’une liste autonome. Il est utile
d’en vérifier l’exhaustivité avec les tiers concernés.

- Biens appartenant à l’Entité et se trouvant chez des tiers

Il s’agit notamment des biens en réparation ou en entretien à l’extérieur,


donnés en location ou prêtés.

 Définition des instructions d’inventaire physique

Les immobilisations corporelles doivent, préalablement à leur prise


d’inventaire, donner lieu à des instructions d’inventaire.

Les instructions d’inventaire doivent mettre en évidence et organiser les


points suivants :

- la désignation d’un responsable ;

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- l’organisation de l’inventaire: calendrier, lieu, équipes, répartition


du travail, documents à utiliser, etc.

- le déroulement de l’inventaire ;

- le rapprochement de l’inventaire physique avec les fiches


d’immobilisations ;

- le traitement des mises au rebut.

Aux instructions d’inventaire, l’on doit annexer un modèle de fiches de


comptage pour présentation et explication des champs à renseigner. Cette
fiche doit mettre en évidence les informations suivantes : l’intitulé du
matériel, la référence du matériel, la désignation du matériel, la quantité,
l’équipe de comptage et la date de l’inventaire.

Les fiches d’inventaire doivent être pré numérotées et signées seulement


par le responsable de l’équipe.

S’il y a une divergence entre le 1er comptage et le 2ème, un 3ème comptage


sera obligatoire. Ce dernier sera un comptage de contrôle.

b) Etape 2 : Réalisation des travaux d’inventaire pysique

Elle se déroule comme suit :

1. Comptage physique des immobilisations corporelles

La prise d’inventaire comporte particulièrement les travaux suivants :

- La recherche de la référence comptable ou autre référence portée


physiquement sur le bien pour l’identifier (numéro interne,
matricule, code à barre, etc.) ;

- Le renseignement des documents de prise d’inventaire (listing,


fiche de comptage, etc.) ;

- Le marquage visible de l’immobilisation corporelle après


inventaire.

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Deux méthodes conférant différents degrés de fiabilité peuvent être


utilisées:

 1ère méthode: Inventaire à partir de la liste des immobilisations


corporelles préétablie par la comptabilité

Les équipes d’inventaire partent avec une liste des immobilisations


corporelles. Elles identifient l’immobilisation corporelle et constatent son
existence en émargeant la liste. Elles dressent également deux listes
complémentaires :

- Une liste des immobilisations corporelles inventoriées mais non


fichées;

- Une liste des immobilisations corporelles fichées et non


inventoriées. (cas asymptomatique)

Remarque: Cette méthode est utilisée lors des premiers inventaires


physiques des immobilisations corporelles qui constituent des exercices
d’apprentissage.

 2ème méthode: Prise d’inventaire sur le terrain

Les équipes d’inventaire partent sans liste des immobilisations


corporelles.

Elles dressent la liste des immobilisations corporelles existantes ou


renseignent des fiches de comptages (inventaire) pré numérotées.

Une comparaison dans un délai aussi court que possible avec l’inventaire
comptable permet d’établir:

- la liste des immobilisations corporelles inventoriées mais non fichées ;

- la liste des immobilisations corporelles fichées et non inventoriées pour


une enquête approfondie.

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2. Appréciation de l’état des immobilisations inventoriées

Parallèlement et dans le cadre de la prise d’inventaire, les équipes


doivent observer et reporter l’état des immobilisations inventoriées :

a. bon état de marche;

b. mauvais état;

c. non disponible, en panne;

d. rebuté;

e. hors usage;

f. réformé.

Ces observations sont d’une importance capitale pour la constatation des


dépréciations nécessaires sur la valeur comptable nette des
immobilisations corporelles inventoriées. (Cf. module 2 – Pratique des tests
de dépréciation des immobilisations corporelles)

c) Etape 3 : Exploitation des résultats d’inventaire

Elle se déroule comme suit :

1. Collecte et saisie des résultats d’inventaire physique

Une fois les opérations de comptage achevées, toutes les fiches de comptage
non utilisées doivent être retournées au responsable de l’inventaire pour
vérifier la séquence numérique et s’assurer que toutes les fiches de
comptage lui ont été rendues. Cette vérification est très importante pour
la fiabilité de la prise de l’inventaire.

D’autre part, le responsable de l’inventaire s’assure que tout le matériel a


été couvert par l’inventaire. A cet effet, il procède à un rapprochement
entre le matériel inventorié et le matériel figurant sur les fiches ou les listings
d’inventaire.

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

Les fiches et états ainsi collectés et contrôlés sont ensuite saisis sur
système pour faciliter leur rapprochement avec les données comptables.
Un deuxième contrôle est alors nécessaire pour dégager et rectifier les
erreurs de saisie.

2. Rapprochement des données physiques et comptables

Il s’agit d’effectuer les travaux suivants :

 Rapprochement de l’inventaire avec les fiches d’immobilisations

Les services comptables procèdent à la vérification des listes d’inventaire


physique et dégagent les points litigieux qui nécessitent une enquête ou
un complément de recherche.

Ils mettent à jour les fiches d’immobilisations en mentionnant la date


d’inventaire physique, le lieu où a été inventorié le bien et
éventuellement les observations relatives à l’état de l’immobilisation.

Tous les cas litigieux seront portés devant le responsable de l’inventaire


qui transmet ses conclusions finales écrites à la comptabilité.

 Saisie des mouvements de matériels entre la date de l’inventaire et


la date de clôture

L’entité doit être à même de tenir un état des entrées et sorties


d’investissements entre la date de prise d’inventaire et la date de clôture.

De même, en cas de nouvelles acquisitions, des nouvelles fiches


d’immobilisations corporelles sont créées et en cas de sortie, les fiches
correspondantes sont soldées.

 Analyse des écarts et traitements comptables

Il s’agit d’établir le rapport d’inventaire et de procéder à la sortie


d’inventaire de l’immobilisation corporelle.

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 Sortie d’inventaire de l’immobilisation corporelle

Les immobilisations corporelles qui s’avèrent impropres à l’usage sont


mises au rebut.

La décision de mise au rebut doit être prise par un comité de direction


comprenant les responsables techniques. La mise au rebut doit faire
l’objet d’un procès-verbal daté et signé et communiqué aux services
comptables afin de procéder à la régularisation comptable.

Principe : Lorsqu’une immobilisation corporelle est mise au rebut (jetée),


il faut:

1. Comptabiliser l’amortissement depuis le début de l’exercice


jusqu’à la date de mise au rebut

31/12/ N

6813 Dotation aux amortissements sur immo. corporelles X


(Dotation calculée depuis le début d'exercice jusqu'à la mise
au rebut)

28X Amortissements des immobilisations corporelles X

2. Comptabiliser un amortissement exceptionnel qui permettra


d’obtenir une VNC nulle (VNC = 0)

31/12/ N

687 Dotation aux amortissements à caractère financier X


(Différence entre valeur d’origine et montant des
amortissements comptabilisé)

28X Amortissements des immobilisations corporelles X

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3. Solder le compte d’amortissement par le compte d’immobilisation.

31/12/ N

28X Amortissements des immobilisations corporelles X

2X Immobilisations corporelles (Valeur d’origine) X

III – LA REGULARISATION DES DONNEES RELATIVES A L’INVENTAIRE


PHYSIQUE

Nous nous intéresserons aux régularisations comptables (comptabilité


d’engagement) car les régularisations extra comptables obéissent à la
comptabilité de matière (régularisation des fiches de stocks, immobilisations).

La régularisation des données relatives à l’inventaire physique fera


l’objet de développement dans le module 2 (Amortissement par composant
d’immobilisations corporelles, dépréciation des stocks et d’immobilisations
corporelles et financières).

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MODULE 2 :
LES EVALUATIONS DES ELEMENTS
D’ACTIFS ET PASSIFS

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I – LES METHODES D’EVALUATION DES ELEMENTS D’ACTIFS ET PASSIFS


SELON LE SYSCOHADA REVISE

L’évaluation des éléments d’actif et passif consiste à déterminer les


montants monétaires (la valeur) auxquels ces éléments vont être
comptabilisés et inscrits dans les états financiers. Ceci implique le choix
de la convention appropriée d’évaluation. On a:

- le coût historique (valeur d’origine) ;


- le coût actuel ;
- la valeur actualisée.

On y ajoute deux (2) autres méthodes d’évaluation empruntées des IFRS:

- la valeur de réalisation ;
- la juste valeur.

1) Le coût historique (HISTORICAL COST)

C’est le prix payé au moment de l’acquisition.

Ainsi, les actifs sont enregistrés pour le montant de liquidités payé ou


pour la valeur vénale de la contrepartie donnée lors de leur acquisition.

Les passifs sont enregistrés pour le montant de liquidités reçu en


échange de l'obligation ou (dans le cas de provision pour risque et charge)
pour le montant de liquidités qu'on s'attend à verser pour régler
l'obligation dans le cours normal de l'exploitation.

2) Le coût actuel (CURRENT COST)

C’est le prix qu’il faudrait payer pour acquérir le même actif.

Ainsi, les actifs figurent pour le montant de liquidités qu'il faudrait


payer si le même actif ou un actif équivalent était acquis actuellement.

Les passifs figurent pour le montant non actualisé de liquidités qui serait
nécessaire pour régler l'obligation actuellement.

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selon le SYSCOHADA Révisé

3) La valeur actualisée (ACTUALISED VALUE)

Les actifs figurent pour la valeur actualisée des flux nets de liquidités que
l'élément est supposé générer dans le cours normal de l'exploitation.

4) La valeur de réalisation (REALISABLE VALUE)

C’est la trésorerie qui pourrait être obtenue en vendant l’actif.

Ainsi, les actifs sont évalués au montant de liquidités qui pourrait être
obtenu actuellement en les vendant lors d'une cession non liquidative.

Les passifs figurent au bilan pour leur valeur de règlement, c'est-à-dire


pour les montants non actualisés de liquidités que l'on s'attendrait à
payer pour régler les obligations correspondantes dans le cours normal
de l'exploitation.

5) La juste valeur (FAIR VALUE)

La juste valeur est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé
ou un passif éteint entre parties bien informées, consentantes et agissant
dans des conditions de concurrence normale.

On a plusieurs niveaux de juste valeur:

 Prix observable sur un marché des actifs ou passifs identiques à


la date d’évaluation ou à une date proche ;

 A défaut, prix observable sur un marché des actifs ou passifs


similaires à la date d’évaluation ou à une date proche;

 A défaut, autres techniques d’évaluation reprenant les


hypothèses du marché lorsqu’elles sont disponibles ou, à défaut,
celles de l’entité (flux de trésorerie actualisés).

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selon le SYSCOHADA Révisé

II – L’EVALUATION ANNUELLE ET LA COMPTABILISATION DES


IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET FINANCIERES

Selon le SYSCOHADA Révisé, les estimations de la valeur résiduelle et la


durée d’utilité des immobilisations corporelles ainsi que le mode
d’amortissement, sont revus au minimum à chaque clôture de l’exercice
comme le préconise la norme IAS 16.

1) L’évaluation d’une immobilisation corporelle

L'évaluation d'une immobilisation corporelle est déterminée :

- soit selon la méthode du coût amorti: Valeur historique diminuée du


cumul des amortissements et pertes de valeur ;
- soit selon la méthode de réévaluation.

a) La méthode du coût amorti

Après leur comptabilisation initiale, en tant qu’actifs, les immobilisations


corporelles sont comptabilisées à leur coût diminué du cumul des
amortissements et du cumul des pertes de valeur (dépréciations).

VNC = VO – Cumul Amorts. – Cumul Dépréciations + Reprises de


Provisions (le cas échéant)

b) La méthode de réévaluation

Après leur comptabilisation initiale, en tant qu’actifs, les immobilisations


corporelles dont la juste valeur peut être évaluée de manière fiable sont
comptabilisées à leur montant réévalué, à savoir la juste valeur à la date
de réévaluation, diminué du cumul des amortissements ultérieurs et du
cumul des pertes de valeurs (dépréciations).

VNC = Valeur réévaluée – Cumul Amorts – Cumul Dépréciations


+ Reprises de provisions (le cas échéant)

où Valeur réévaluée = Juste valeur

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Selon l’article 62: « La réévaluation doit porter que sur les immobilisations
corporelles et financières.

Cette réévaluation a pour conséquence la substitution d’une valeur, dite


réévaluée, à la valeur nette précédemment comptabilisée.

La différence entre les valeurs réévaluées et les valeurs nettes précédemment


comptabilisées constitue, pour l’ensemble des éléments réévalués, l’écart de
réévaluation. L’écart de réévaluation est inscrit directement au passif du bilan
dans les capitaux propres dans le compte 1062 - Ecart de réévaluation libre».

Et selon l’article 64 : «La valeur réévaluée des immobilisations amortissables


sert de base de calcul des amortissements sur la durée d’utilité restant à courir
depuis l’ouverture de l’exercice de réévaluation, sauf révision du plan
d’amortissement… »

2) L’amortissement par composants

Selon l’article 38-1: « L’entité ventile le montant d’une immobilisation en ses


parties significatives dès lors que :

 Les éléments d’actifs sont dissociables ;

 Les éléments d’actifs ont une utilisation différente ;

 La durée d’utilité de chaque élément est différente ;

 Le coût de chaque élément peut être évalué de façon fiable et qu’il est
significatif par rapport au coût total de l’immobilisation…

La décomposition de ces immobilisations n’est autorisée que pour les bâtiments


et autres ouvrages, les avions, les bateaux, les camions, les autocars, les bus,
les véhicules blindés de transport de fonds, certains matériels et outillages des
entités industrielles, minières et agricoles, hospitalières et pétrolières, dès lors
que l’entité dispose de statistiques et autres informations lui permettant de bien
appréhender la durée d’utilité de chaque élément».

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

En effet, une immobilisation corporelle peut être constituée de


composants ayant des utilisations différentes ou procurant des avantages
économiques selon des rythmes différents.

a) Définition d’un composant

Un composant est :

- élément principal d’une immobilisation corporelle ;

- qui a une utilisation différente ;

- ou procure des avantages économiques selon un rythme différent de celui


de l’immobilisation dans son ensemble.

b) Les deux catégories de composants

Le composant peut être :

- Composant de 1ère catégorie: un élément qui doit faire l’objet de


remplacements à intervalles réguliers;
- Composant de 2ème catégorie: un programme pluriannuel de grosses
réparations ou de grandes révisions rendu obligatoire par des lois,
des règlements ou des pratiques constantes de l’entité.

Exemple : composant de 1ère catégorie

Une entité de BTP a acquis un engin ayant les caractéristiques suivantes:


Prix d’achat HT: 240 000 et durée d’utilité : 15 ans.

Cet engin est équipé d’une pelle qui doit être changée tous les 8 ans. Sa
valeur est de 85 000, incluse dans le prix total de la machine.

Analyse : Les deux éléments, l’engin et la pelle, doivent être :

 inscrits dans deux comptes séparés pour leurs valeurs respectives


- Matériels industriels – machines pour une valeur de 155 000
- Matériel industriel – appareillage pour une valeur de 85 000

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
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 amortis selon leurs durées d’utilisation respectives


- 15 ans pour l’engin
- 8 ans pour la pelle
ELEMENTS COMPTE VALEUR DUREE D'AMORTS

Machine Matériel Industriel - Machines 155 000 15 ans

Pelle hydraulique Matériel Indust - Appareillage 85 000 8 ans

Exemple : composant de 2ème catégorie

Un laboratoire pharmaceutique fait l’acquisition d’une « cuve » pour la


culture de souches microbiennes et de bactéries. Cette cuve a été achetée
à 300 000 avec une durée d’utilité de 10 ans.

Elle doit faire l’objet d’une révision complète tous les 2 ans. Le prix de
cette révision est estimé à 15 000.

Analyse : La cuve n’est pas composée d’éléments physiques distincts mais


le programme de révision peut être considéré comme un composant de 2ème
catégorie.

La cuve et le programme de révision feront donc l’objet d’une


évaluation, d’une comptabilisation et d’un plan d’amortissement
séparés:

 la cuve sera inscrite pour une valeur de 285 000 et amortie sur 10 ans ;

 le programme de révision sera inscrit pour une valeur de 15 000 et amorti


sur 2 ans.
ELEMENTS COMPTE VALEUR DUREE D'AMORTS

Cuve Matériel Industriel - Machines 285 000 10 ans

Matériel Indust - Programme de


Programme de révision révision 15 000 2 ans

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selon le SYSCOHADA Révisé

Cas d’un composant de 2ème catégorie

Un matériel acquis en début d'année 1 d'un coût total de 42 000


amortissable sur 6 ans doit faire l’objet d'une grande révision au bout de
3 ans estimée à 6 000.

Analyse : Si l'entité adopte l'approche par composants, elle comptabilise


séparément la structure du matériel pour 36 000 (42 000 – 6000)
amortissable sur 6 ans, et le composant « grandes révisions »
amortissable sur 3 ans.

À la fin de l'année 3, le composant est sorti de l’actif pour une VNC nulle
(VNC = 0) et la dépense de révision est constatée à l’actif à la 4ème année
sous forme d'un nouveau composant amortissable sur 3 ans.
PERIODE ANNEE DOTATION STRUCTURE DOTATION COMPOSANT CHARGE ANNUELLE

1 6 000 2 000 * 8 000

1 2 6 000 2 000 8 000

3 6 000 2 000 8 000

4 6 000 2 000 * 8 000

2 5 6 000 2 000 8 000

6 6 000 2 000 8 000

TOTAL 36 000 12 000 48 000

Plan d’amortissement du Matériel

DOTATION AUX
AMORTS
PERIODE ANNEE BASE AMORTS CUMUL AMORTS VNC

1 36 000 6 000 6 000 30 000

1 2 36 000 6 000 12 000 24 000

3 36 000 6 000 18 000 18 000

4 36 000 6 000 24 000 12 000

2 5 36 000 6 000 30 000 6 000

6 36 000 6 000 36 000 0

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Plan d’amortissement des grandes révisions

BASE DOTATION AUX


AMORTS AMORTS
PERIODE ANNEE CUMUL AMORTS VNC

1 6 000 2 000 2 000 4 000

1 2 6 000 2 000 4 000 2 000

3 6 000 2 000 6 000 0

4 6 000 2 000 2 000 4 000

2 5 6 000 2 000 4 000 2 000

6 6 000 2 000 6 000 0

Ecriture de comptabilisation

31/12/ N

6813 1 Dotation aux amortissements - Matériel X

6813 2 Dotation aux amortissements – Grosses révisions X

2841 1 Amortissements Matériel X

2841 2 Amortissements Grosses réparations

3) La dépréciation des immobilisations

Selon l’article 46 de l’Acte : «La dépréciation permet de constater la perte de


valeur de l’actif.

A la clôture de chaque exercice, une entité doit apprécier s’il existe un


quelconque indice qu’un actif a subi une perte de valeur. S’il existe un tel indice,
l’entité doit examiner la valeur actuelle de l’ actif concerné et la comparer à la
valeur nette comptable.

L’actif doit être déprécié lorsque la valeur nette comptable (VNC) est supérieure
à la valeur actuelle.

Pour les immobilisations, cette dépréciation est constatée par une dotation et
pour les autres éléments de l’actif, par une charge pour dépréciation.

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selon le SYSCOHADA Révisé

Après la constatation d’une perte de valeur, l’amortissement de l’actif doit être


calculé sur la base de la valeur comptable brute diminuée de la valeur résiduelle
prévisionnelle, des amortissements cumulés et de la dépréciation».

Ainsi, s’il existe un indice qui permet de croire qu’un actif a perdu de la
valeur, il faut calculer la valeur actuelle de l’immobilisation.

La valeur recouvrable d’une immobilisation est la plus importante de la


valeur vénale et de la valeur d’usage (ou d’utilité).

La valeur vénale est la valeur de revente probable nette des coûts de sortie.

La valeur d’utilité correspond à la somme des flux nets de trésorerie que


l’immobilisation générera durant la durée d’utilité (maximum 5 ans).

Si la valeur recouvrable est inférieure à la VNC, il faut enregistrer une


dotation aux dépréciations pour diminuer la valeur nette comptable du bien.

Lors des exercices suivants, il faut ajuster le montant de la dépréciation


pour que la valeur nette comptable soit égale à la valeur recouvrable.

Attention !!! La VNC ne doit jamais être supérieure à celle qui aurait été
enregistrée sans aucune dépréciation.

a) Les tests de dépréciation annuels

L’obligation d’appliquer un test de dépréciation notamment aux


immobilisations corporelles est habituellement fonction des événements.
Il n’est nécessaire d’envisager de comptabiliser une réduction de valeur
que lorsque les conditions indiquent que l’immobilisation corporelle a
pu subir une moins-value. Parmi ces conditions, on trouve les suivantes :

- changement dans le mode d’utilisation de l’immobilisation corporelle;


- changement du degré d’utilisation de l’immobilisation corporelle;
- progrès technologiques importants;
- dommage matériel;
- modification de la législation ayant une incidence sur la mesure dans
laquelle l’immobilisation peut être utilisée.

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selon le SYSCOHADA Révisé

b) La dépréciation et la modification de la valeur comptable

La valeur nette comptable des immobilisations est égale à la valeur brute


des immobilisations (coût d’acquisition ou de production) déduction
faite des amortissements et dépréciations déjà effectuées.

VNC modifiée = Valeur brute (VO) – Amortissement & Dépréciations

La valeur nette comptable est comparée, avant les opérations


d’inventaire, avec la valeur recouvrable (ou actuelle).

Deux cas se présentent :

 1er Cas : Si valeur recouvrable < valeur nette comptable

Dans ce cas, les comptes enregistrent pour l’immobilisation une valeur


supérieure à celle qui pourrait être tirée de la revente de l’immobilisation
ou de son utilisation. Il faut donc passer une dépréciation.

Dépréciation = Valeur recouvrable - Valeur nette comptable

La VNC doit être modifiée pour constater la dépréciation.

VNC modifiée = VNC - Dépréciation

 2ème Cas : Si valeur recouvrable >= valeur nette comptable

Les comptes enregistrent alors une valeur inférieure à la valeur réelle de


l’immobilisation, c’est à dire à celle qui pourrait être obtenue de la
revente de l’immobilisation ou celle qui correspond à son utilisation (la
valeur vénale ou la valeur d’utilité).

En vertu du principe de prudence, il n’y a pas lieu de revaloriser


l’immobilisation. A plus forte raison, aucune dépréciation n’est passée.

NB: Dans le cas où une dépréciation est suivie d’une reprise sur la durée
d’utilité : VNC modifiée = VNC avant inventaire +Reprises

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selon le SYSCOHADA Révisé

c) Cas d’une dépréciation et d’une reprise sur la durée d’utilité

Un matériel industriel est acquis par l’entité ABC le 01/01/N pour une
valeur (frais de montage et d’installation compris) de 80 000 HT.

Il n’est pas prévu de revendre ce bien à l’issue de la période


d’amortissement => la valeur amortissable est donc égale à la valeur
brute. Il est amorti en linéaire sur 10 ans.

A la suite de l’inventaire en N+1, il est constaté une dégradation de la


performance du matériel qui conduit à revoir sa valeur actuelle à 60 000.

Des travaux de réparation ont été entrepris et la dotation aux


dépréciations a été reprise à la fin de l’année N+2, Montant de la reprise
sur dépréciation = 4 000.

Solution :

Il faut ajouter ce montant de reprise à la VNC en fin d’année N+2 et on


obtient la nouvelle base amortissable pour l’année N+3.

VNC modifiée = VNC avant inv. + Reprise = 52 500 + 4 000 = 56 500

La valeur nette comptable après inventaire (56 500) devient donc la nouvelle
base amortissable et il faut modifier le plan d’amortissement pour les 5 années
restantes.

Plan d’amortissement
DOTATION
BASE TAUX AUX CUMUL VNC AVANT
ANNEE AMORTISSABLE D'AMORTS AMORTS AMORTS INVENTAIRE VNC MODIFIE

N 80 000 10% 8 000 8 000 72 000

N+1 80 000 10% 8 000 16 000 64 000 60 000

N+2 60 000 12,5% 7 500 7 500 52 500 56 500

N+3 56 500 14,29% 8 071,43 8 071,43 48 428,57

N+4 56 500 14,29% 8 071,43 16 143 40 357,14

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selon le SYSCOHADA Révisé
N+5 56 500 14,29% 8 071,43 24 214 32 285,71

N+6 56 500 14,29% 8 071,43 32 286 24 214,28

N+7 56 500 14,29% 8 071,43 40 357 16 142,85

N+8 56 500 14,29% 8 071,43 48 429 8 071,42

N+9 56 500 14,29% 8 071,43 56 500 -

Explication : La base amortissable devient 56.500 à partir de l’année N+3.


Il reste 7 années d’amortissement à courir. Le taux d’amortissement
devient donc 14,29% = 1/7 sur les 7 dernières années.

Ecritures de comptabilisation

31/12

6914 Dotations aux dépréciations des immo. corporelles X

294 Dépréciations de matériel X

(Constitution de la provision)

31/12

294 Dépréciation de matériel…. X

7914 Reprise de provisions et dépréciations immo. corp. X

(Réduction de la provision)

31/12

6972 Dotations aux dépréciations d’immo. financières X

297 Dépréciations des autres immo. financières X

31/12

297 Dépréciation des autres immobilisations financières X

7972 Reprises de provisions et dépréciations immo. fin. X

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III – L’EVALUATION DES STOCKS A LA CLOTURE ET COMPTABILISATION

A ce niveau, nous présenterons les points suivants:

- Estimation de la valeur nette de réalisation


- Détermination des dépréciations de stocks

1) L’estimation de la valeur nette de réalisation

Selon les IFRS, la valeur nette de réalisation est le prix de vente dans le
cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et des
coûts estimés nécessaires pour réaliser la vente.

Les estimations de la valeur nette de réalisation tiennent compte des


fluctuations de prix ou de coût directement liés aux évènements
survenant après la fin de la période dans la mesure où de tels
évènements confirment les conditions existant à la fin de la période.

NB : Le coût de remplacement des matières premières peut se révéler


être la meilleure mesure disponible de leur nette de réalisation.

2) La détermination des dépréciations de stocks

Lorsque la valeur actuelle au jour de l’inventaire (valeur nette de réalisation,


pour les marchandises et les produits finis, coût d’achat au cours du jour
de l’inventaire, pour les matières premières et fournitures) est inférieure
la valeur comptable des stocks (coût réel d’achat ou de production, méthode
FIFO, ou CMUP), l'ajustement intervient par voie de provision.

VI < V E ---Dépréciation des stocks = perte de valeur

Cette dépréciation est constatée par une charge pour dépréciation.

Lorsque les circonstances qui justifient précédemment de déprécier les


stocks en dessous du coût n’existent plus ou lorsqu’il y’a des indications
claires d’une augmentation de la valeur nette de réalisation en raison
d’un changement de la situation économique, le montant de la
dépréciation fait l’objet d’un reprise.

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Cette reprise des dépréciations de stocks est limitée au montant de la


dépréciation initiale de sorte que la nouvelle valeur comptable est le plus
faible du coût et la valeur nette de réalisation révisée.

Les stocks démodés ou détériorés doivent aussi faire l’objet d’une provision.
Ecritures de comptabilisation

31/12

6593 Charges pour dépréciations et prov. pour risques à X


CT d’exploitation - stocks

39 Dépréciation des stocks et encours….. X

(Constatation de la provision)

31/12

39 Dépréciations des stocks et encours X

7593 Reprises de provisions et dépréciations d’expl.- stocks X

(Annulation de la provision)

IV – L’EVALUATION A LA CLÖTURE DES DETTES ET CREANCES EN


MONNAIES ETRANGERES ET COMPTABILISATION

Cette évaluation entraîne la prise en compte des effets de variation des


cours en monnaies étrangères.

1) Les normes relatives aux opérations en monnaies étrangères

Selon l’article 54 : «Lorsque les dettes et les créances en monnaies étrangères


subsistent au bilan à la date de clôture de l’exercice, leur enregistrement initial
est corrigé sur la base du dernier cours de change à cette date.

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selon le SYSCOHADA Révisé

Les différences entre les valeurs initialement inscrites dans les comptes, coûts
historiques et celles résultant da la conversion à la date de l’inventaire majorent
ou diminuent les montants initiaux et constituent :

- des pertes probables, dans le cas de majoration des dettes ou de minoration


des créances,
- des gains latents, dans le cas de la majoration des créances et ou de
minoration des dettes.

Ces différences sont inscrites directement au bilan dans les comptes d’écarts de
conversion à l’actif, pertes probables (478) ou du passif, gains latents (479).

Les gains latents n’interviennent pas dans la constitution du résultat. Les pertes
probables entraînent la constitution d’une provision pour perte de change. »

En son article 56, l’Acte stipule que « Par dérogation et à titre exceptionnel,
lorsqu’un emprunt est contracté ou qu’un prêt est consenti en monnaies
étrangères, pour une période supérieure à 1 an, la perte ou le gain résultant à la
clôture de l’exercice du prêt en devises, doit être étalé sur la durée restant à
courir jusqu’au dernier remboursement ou encaissement, en proportion des
remboursements et encaissements à venir au contrat.

Le gain ou la perte future totale est recalculé à la clôture de chaque exercice, et le


montant potentiel est mentionné dans les notes annexes ».

2) Les règles d’évaluation à la clôture et de comptabilisation des


créances et dettes en monnaies étrangères

a) Les dettes à plus d’un an d’échéance à la date du bilan

La dotation aux provisions à caractère financier à constituer sera


déterminée à partir de la relation suivante:

Ecart de Conversion Actif (ECA) :

 Diminution de créances (4781)


 Augmentation de dettes (4782)

Page 48
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selon le SYSCOHADA Révisé

ECA = Valeur d’entrée (VE) – Valeur à l’inventaire (VI)

 C’est une créance: si VI <VE

 C’est une dette: si VI >VE -- Perte


Ecritures de comptabilisation

31/12

478 Ecart de Conversion - Actif X

16 Emprunts et dettes assimilés X

679 Charges pour dépréciations et prov. pour risques à CT fin. X

194 Provisions pour pertes de change X

b) La détermination du montant de la provision à constituer

Soit :

- ECA : Ecart de conversion constatée à l’inventaire


- M : terme de l’emprunt
- MT : montant de la partie différée ???
- P : montant de la provision à constituer ???

On a : MT = ECA*(M-Période écoulée)/M

Provision à constituer est : P = ECA – MT

Cas d’un emprunt à plus d’un an

Une société en zone CFA a emprunté le 01/07/N une somme de 1 000


000 de rands auprès d’une banque sud africaine remboursable en 5
annuités constantes au taux d’intérêt de 15%. (Cours au 01/07/N : 1
rand = 100 f cfa) Le cours au 31/12/N est : 1 rand = 105 f cfa.

TAF : Comptabiliser les écritures.

Page 49
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

Solution : Montant emprunt = 1 000 000 x 100 = 100 000 000

Le tableau d’amortissement de l’emprunt (en rands) se présente ainsi :


SOMMES INTERETS
EXERCICES INTERETS AMORTISSEMENT ANNUITE
RESTANT DUES COURUS

01/07/N 1 000 000 - - 75 000*

01/07/N+1 1 000 000 150 000 148 315 298 315 63 876*

01/07/N+2 851 685 127 753 170 562 298 315 51 084*

01/07/N+3 681 123 102 168 196 148 298 315 36 373*

01/07/N+4 484 975 72 746 225 570 298 315 19 455*

01/07/N+5 259 405 38 911 259 405 298 315 0

491 578 1 000 000 1 491 578

• Intérêts (au 31/12/N) = 75 000 x 105 = 7 875 000


• Montant emprunt (au 31/12/N) = 1 000 000 x 105 = 105 000 000

Or montant de la dette initiale = 100 000 000

 la perte probable / 5 ans =105 000 000 – 100 000 000 = 5 000 000

A partir du 31/12/N, il reste à courir 4 ans et 6 mois soit 54 mois,


proportionnellement, le montant à provisionner au titre de la perte
probable au 31/12/N est: 5 000 000 – (5 000 000 x (54/60))= 500 000

Page 50
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selon le SYSCOHADA Révisé

Ecritures de comptabilisation
31/12/N

4784 Ecart de conversion actif (Augmentation de dettes financières) 500 000

162 Emprunt auprès des établissements de crédit 500 000

(Constatation de la perte probable)

679 Charges pour dépréciations et prov. pour risques à CT fin. 500 000

194 Provisions pour pertes de change 500 000

(Constitution de la provision)

6712 Intérêts des emprunts auprès des établissements de crédit 7 875 000

1662 Intérêts courus sur emprunts et dettes auprès des Etb de crédit 7 875 000

(Régularisation des intérêts Année N, 75 000x105)

V – LES PROVISIONS POUR CREANCES

Les écritures de comptabilisation des provisions pour créances douteuses


et litigeuses se présentent comme suit :

Page 51
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VI – LES PROVISIONS POUR INDEMNITES DE FIN DE CONTRAT

Le SYSCOHADA a adopté la norme IAS 19 – Avantages du personnel.

1) L’objectif et contenu de la norme IAS 19

C’est de prescrire le mode de comptabilisation et de présentation des


avantages du personnel. La Norme impose à l’entité de comptabiliser:

 un passif lorsqu’un membre du personnel a rendu des services en


contrepartie des avantages du personnel qui lui seront versés à une
date future ; et
 une charge lorsque l’entité utilise l’avantage économique résultant
des services rendus par un membre du personnel en contrepartie
des avantages du personnel.

2) L’évaluation et la comptabilisation des indemnités de fin de


contrat

Une entité doit comptabiliser les indemnités de fin de contrat de travail


au passif et en charges si et seulement si elle est manifestement engagée:

 à mettre fin à l’emploi d’un ou de plusieurs membres du personnel


avant la date normale de mise à la retraite; ou
 à octroyer des indemnités de fin de contrat de travail suite à une
offre faite pour encourager les départs volontaires.

Lorsque les indemnités sont exigibles plus de douze mois après la date
de clôture, elles doivent être actualisées, par application du taux
d’actualisation.

Dans le cas d’une offre effectuée pour encourager les départs volontaires,
l’évaluation des indemnités doit être basée sur le nombre de personnes
dont on s’attend à ce qu’elles acceptent l’offre.

Page 52
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selon le SYSCOHADA Révisé

VII – LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES

Nous considérons selon que le risque est à CT ou à LT.

1) Les provisions sur charges provisionnées à CT d’exploitation

Si le risque est à court terme :

 Lors de la constitution de la provision, on débite le compte 6591


« Charges pour dépréciations et provisions sur risques à CT » par le
crédit du compte 499 « Provisions pour risques à CT»

 Lors de l’annulation, on débite le compte 499 par le crédit du


compte 7591 « Reprise de charges pour dép. et prov pour risques à CT »
6591 Charges pour dépréciations et prov. sur risques à CT X

499 Provisions pour risques à CT X

(Constatation de la provision)

499 Provisions pour risques à CT X

7591 Reprise de charges pour dépréciations et provisions X


pour risques à CT

(Annulation de la provision)

2) Les provisions pour risques et charges

Si le risque est à long terme :


Ecriture de comptabilisation

31/12

691 Dotations aux provisions et dépréciations d’exploitat° X

19 Provisions pour R&C X

31/12

191 Provisions pour R&C X

791 Reprises de provisions et dépréciations d’exploitation X

Page 53
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

MODULE 3 :
LA MAÏTRISE DES ECRITURES DE
REGULARISATION

Page 54
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

I – LE RATTACHEMENT DES CHARGES ET DES PRODUITS A L’EXERCICE

C’est la répartition des charges et des produits dans le temps, de manière


à rattacher à un exercice déterminé toutes les charges et tous les produits
le concernant effectivement (Cf. Principe de séparation des exercices).

Ces régularisations font l’objet d’enregistrement dans les comptes de


bilan. Ce sont :

- Les charges à payer (augmentation de charges);


- Les charges constatées d’avance (diminution des charges);
- Les produits à recevoir (augmentation des produits);
- Les produits constatés d’avance (diminutions des produits).

NB : Les charges à payer et les produits à recevoir sont à comptabiliser


en TTC alors que les charges constatées d’avance et les produits
constatées d’avance le sont en HT.

1) Les régularisations à l’actif

Il s’agit des charges constatées d’avance et des produits à recevoir.

a) Les charges constatées d’avance

Il s’agit des charges comptabilisées mais qui concernent l’exercice à venir


partiellement ou totalement -- 476 « Charges constatées d’avances ».
Ecriture de régularisation

31/12

476 Charges constatées d’avance X

6X Comptes de charges X

(Réduction de charges)

Page 55
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selon le SYSCOHADA Révisé

Exemple : Stocks de fournitures de bureau au 31/12/N : 65 000


Ecriture de régularisation

31/12/N

476 Charges constatées d’avance 65 000

6047 Fournitures de bureau 65 000

(Diminution de charge)

Cas particulier: Facture arrivée sans les marchandises: 100 000


Ecriture de régularisation

31/12

38 Stock en cours de route 100 000

603 Variation de stock de marchandises 100 000

b) Les produits à recevoir

Il s’agit des produits qui concernent en partie ou en totalité l’exercice


mais qui n’ont pas encore été comptabilisés --- Produits à recevoir.

D : 4098 « RRR à obtenir »

Ou 4181 « Clients, factures à établir »

Ou 4287 « Personnel, produits à recevoir «

Ou 4387 « Organismes sociaux, produits à revoir »

Ou 4487 « Etat, produits à revoir »

C : 7... « Comptes de produits »

Ou 6019 « RRR obtenus sur marchandises »

Ou 6029 « RRR obtenus sur matières »


Page 56
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Cas particulier: Facture à établir

Le montant est arrivé (règlement reçu) mais la facture n’est pas encore
établie.
Ecriture de régularisation

31/12

4181 Clients, factures à établir X

701 Ventes de marchandises X

4435 Etat, TVA sur facture à établir X

(Accroissement de produit)

NB : Pour les AVOIRS, l’écriture contraire est passée.

Le SYSCOHADA fait obligation de comptabiliser la TVA sur facture à


établir et sur facture non parvenue.

Cas particulier: RRR à obtenir

Exemple: Les ristournes de l’exercice N à percevoir le 01/01/N+1 sont


égales à 50 000.
Ecriture de régularisation

31/12/N

4098 RRR à obtenir 50 000

6019 RRR à obtenir sur marchandises/ 50 000

6029 RRR à obtenir sur les matières

Page 57
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selon le SYSCOHADA Révisé

2) Les régularisations au passif

Il s’agit des charges à payer et des produits constatés d’avance.

a) Les charges à payer

Il s’agit des charges des derniers mois de l’exercice qui n’ont pas encore
été comptabilisées --Charges à payer.

D : 6… « Compte de charges »

Ou C : 408 « Fournisseurs, facture non parvenue »

Ou C : 4486 « Etat, charges à payer »

Ou C : 4286 « Personnel, charges à payer »

Ou C : 4386 « Organismes sociaux, charges à payer »

Ou C : 166 « Intérêts courus (emprunts et avances) »

Ou C : 176 « Intérêts courus (crédit bail »

Cas particulier: Facture non parvenue

Le montant est définitivement arrêté mais la facture n’est pas encore


arrivée.

Ecriture de régularisation

31/12

601 Achat de marchandises X

4455 Etat, TVA sur facture non parvenue X

408 Fournisseurs, facture non parvenue X

(Augmentation de charge)

Page 58
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selon le SYSCOHADA Révisé

b) Les produits constatés d’avance

Il s’agit des produits déjà comptabilisés mais qui ne concernent pas


l’exercice comptable-- 477 « Produits constatés d’avance ».

D : 7... « Comptes de produits »

C : 477 « Produits constatés d’avance »

ou C : 4198 « RRR à accorder »

Exemple: Les loyers annuels perçus d’avance du 01/10/N au


30/09/N+1: 1 200 000.

Solution: A partir du 31/12/N, il reste 9 mois restant à courir.


Ecriture de régularisation

31/12/N

707 Produits accessoires 900 000

477 Produits constatés d’avance 900 000

(Diminution de produit : 1 200 000 x 9/12)

Cas particulier: RRR à accorder

Exemple: Les ristournes semestrielles (période 01/07/N au 31/12/N) à


accorder à un client dans le courant de Janvier N+1 = 600 000.
Ecriture de régularisation

31/12/N

701/702 Ventes de marchandises/de produits 600 000

4198 RRR à accorder 600 000

(Diminution de produit)

Page 59
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selon le SYSCOHADA Révisé

Cas particulier: Facture expédiée au client sans la livraison des


marchandises.

Exemple: Le montant de la facture HT est égal à 100 000.


Ecriture de régularisation

31/12

603 Variation de stock de marchandises 100 000

31 Stock de marchandises 100 000

(Diminution du stock)

NB : En début d’exercice N+1, TOUTES les écritures de régularisations


sont contre passées.

II – LES EVENEMENTS POSTERIEURS A LA DATE DE CLÖTURE

Selon les cas, ces évènements doivent faire l’objet:

- soit d’un ajustement des comptes;

- soit d’une révélation dans les notes ou annexes aux ETAFI.

Pour rechercher ces évènements, l’on doit :

 Examiner les comptes internes de gestion (comptes de résultat


périodiques) pour la période « postérieure » en accordant une
attention particulière:

- à la comparaison des ventes, marge brute, stocks, des créances et


dettes et des principales charges d’exploitation;

- à la comparaison avec le budget et les charges d’exploitation.

Page 60
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

 Recueillir l’information sur les risques prévisibles et pertes


éventuelles survenus au cours de l’exercice ou d’un exercice
antérieur. Ce sont par exemples pour les immobilisations:
détermination du prix d’achat d’un bien réceptionné avant la clôture et
les cessions amenant à dégager une valeur inférieure constatée en
comptabilité;

1) La prise en compte des évènements postérieurs à la date de


clôture

Les évènements postérieurs à la date de clôture de l’exercice sont ceux,


favorables ou défavorables, qui se produisent entre la date de clôture (le
31/12) et la date de publication des ETAFI (le 30/04), date d’arrêté.

La date de publication des ETAFI est celle à laquelle l’organe compétent


dans l’entité (Conseil d’administration ou de surveillance) les approuve.

Leur prise en compte dans l’élaboration des ETAFI obéit au respect des
principes comptables suivants:

- L’importance significative

- La spécialisation des exercices

- La prudence

- La continuité d’exploitation

On peut distinguer deux types d’évènements postérieurs à la date de


clôture:

• 1er Cas: Ceux qui apportent une plus ample confirmation des
circonstances qui existaient à la date de clôture, et

• 2ème Cas: Ceux qui indiquent des circonstances nouvelles, apparues


après la date de clôture.

Page 61
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

2) L’identification et traitement d’un fait postérieur à la date de


clôture

Sont considérés comme évènements postérieurs à la date de clôture de


l’exercice:

 Les informations ou faits qui ont une incidence jugée significative


sur la situation financière, ou sur le résultat de l’exercice clos, ou de
l’exercice en cours;

 Ces faits ou informations sont significatives dans la mesure où leur


omission serait de nature à affecter la fiabilité et la pertinence des
états financiers et à biaiser leur lecture par les utilisateurs.

a) 1er Cas : Traitement des évènements survenus durant


l’exercice, mais connus postérieurement

Ils constituent un élément complémentaire d’appréciation de la valeur


des éléments du Bilan (actifs et passifs) tels qu’ils existaient à la date de
clôture de l’exercice. Parmi ces évènements, nous pouvons citer:

 Ventes: ristournes accordés.

 Achats: ristournes sur achats obtenues.

 Immobilisations: détermination du prix d’achat d’un bien


réceptionné avant la clôture et les cessions amenant à dégager une
valeur inférieure constatée en comptabilité.

 Titres: éléments d’évaluation, tels que les perspectives de


réalisation ou de rentabilité récentes.

 Stocks: prix de vente de produits en stocks à la clôture,


information conduisant à déprécier ou modifier la dépréciation des
travaux encours, retours de marchandises livrées avant la clôture.

 Impôts: notification de redressement faisant suite à un contrôle


fiscal.

Page 62
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

 Clients: révélation de la situation compromise d’un client rendant


la créance douteuse, perte sur créance qui serait confirmée par la
faillite du client postérieurement à la date de clôture.

 Débiteurs divers: indemnité obtenus au terme de négociations ou


de dossiers en cours à la clôture.

 Créances et dettes en monnaies étrangères: fluctuation de change.

Ces évènements sont rattachables à l’exercice clos, par conséquent aux


comptes annuels.

Dans ces cas, l’entité doit procéder à un ajustement des comptes


concernés au niveau des ETAFI.

b) 2ème Cas : Traitement des évènements survenus


postérieurement à la date de clôture

Ces évènements n’ont aucun lien direct avec la situation existant à la


date de clôture, par conséquent ils ne sont pas rattachables à l’exercice
clos.

Parmi ces évènements, nous pouvons citer:

 Immobilisations: sinistres intervenu après la date de clôture,


évènements exceptionnels sortant du cadre de l’activité normale.

 Titres: émission de titres, prises de participations, souscriptions,


fluctuation du cours sur le marché, évolution significative des
cours en bourse.

 Tiers: litiges ou procès dont la cause est postérieure à l’exercice.

 Impôts: contrôle fiscal après la clôture de l’exercice.

 Créances ou dettes en monnaies étrangères: évolution


significative des taux de change ou dévaluation de la monnaie.

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

Dans ce cas, l’entité doit, sans aucun ajustement de l’actif et du passif,


mentionner, à travers les notes aux ETAFI.

Ces évènements, qui même si non liés à l’exercice clos:

- entraîneront des modifications importantes de l’actif et du passif


au cours du nouvel exercice ; et

- ou qui auront, ou risquent d’avoir, des répercussions importantes


sur les activités futures de l’entité.

Les renseignements fournis sur ces évènements doivent comprendre:

- une description de la nature de l’évènement, et

- une estimation de son incidence financière, lorsqu’il est possible de


le faire, ou une déclaration indiquant qu’il est impossible de faire
une telle estimation.

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

MODULE 4 :
L’ELABORATION DES ETAFI SELON
LE SYSCOHADA REVISE

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

I. LES HYPOTHESES DE BASE D’ELABORATION DES ETATS


FINANCIERS SELON LE SYSCOHADA REVISE

Les hypothèses sous jacentes à l'élaboration des états financiers sont


selon le SYSCOHADA Révisé sont:

- La comptabilité d’engagement (ACCRUAL BASIS, en anglais)


- La continuité d’exploitation (GOING CONCERN, en anglais)

Et les autres hypothèses.

1) La comptabilité d'engagement

Les états financiers sont préparés sur la base de la comptabilité


d’engagement.

Selon cette base, les effets des transactions et autres événements sont
comptabilisés quand ces transactions ou événements se produisent (et
non pas lorsque intervient le versement ou la réception de trésorerie ou
équivalents de trésorerie) et ils sont enregistrés dans les livres comptables
et présentés dans les états financiers des exercices auxquels ils se
rattachent.

Sur cette base, une entité du SMT n’enregistrera plus les opérations selon
le principe des « encaissements – entrées » et « décaissements - sorties».

2) La continuité d’exploitation

Les états financiers sont normalement préparés selon l'hypothèse que


l'entité poursuivra ses activités dans un avenir prévisible.

Ainsi, il est supposé qu'elle n'a ni l'obligation ni l'intention de mettre fin


à ses activités ou de réduire de façon importante la taille de son
exploitation.

Comme le mentionne l’article 39 de l’Acte: «Pour tenir compte de


l’hypothèse de continuité d’exploitation, l’entité est normalement considérée
comme étant en activité, c’est-à-dire comme devant continuer à fonctionner dans
un avenir raisonnablement prévisible… »

Page 66
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

Si l’hypothèse de continuité d’exploitation n'est plus vérifiée, les


éléments des ETAFI seront évalués sur une base différente et ceci doit
faire l'objet d'une mention dans les notes annexes.

Les autres hypothèses d’élaboration des ETAFI sont entre autres:

La matérialité et le regroupement des éléments

Pour le SYSCOHADA, l'importance relative est considérée comme un


seuil ou un critère de séparation plus qu'une caractéristique qualitative.

la comparabilité des exercices

Le SYSCOHADA Révisé exige que l'information soit comparable d'un


exercice à un autre afin de suivre l'évolution de la situation financière de
l'entité, ceci pour la comparabilité dans le temps.

Comme le stipule l’article 9 de l’Acte : «La comparabilité des états financiers


annuels au cours des exercices successifs nécessite la permanence dans la
terminologie et dans les méthodes utilisées pour retracer les évènements,
opérations et situations présentés dans ces états. »

La permanence des méthodes

Selon l’article 40 : «La cohérence des évaluations au cours des exercices


successifs implique la permanence dans l’application des règles et des procédures
les concernant. »

En outre selon l’article 41 : «Toute exception à la permanence doit être


justifiée par la recherche d’une meilleure information ou par des circonstances
impératives. Il en est ainsi :

 en cas de changement exceptionnel intervenu aussi bien dans la


situation de l’entité que dans l’environnement juridique, économique
ou financier dans lequel elle évolue ;
 à la suite de modifications ou de compléments apportés à la
réglementation comptable. »

Page 67
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

II. LES PRINCIPES COMPTABLES DU SYSCOHADA REVISE

Ces principes sont à observer lors de l'élaboration des ETAFI. Par


conséquent, leur maîtrise est capitale pour tout comptable.

1) Les principes comptables applicables

Il existe neuf (9) principes comptables, fondements de l'analyse


comptable et de la préparation des ETAFI à savoir :

- huit (8) principes de base ;


- un (1) principe emprunté du système comptable anglo-saxon.

Les autres conventions comptables de base ne sont généralement pas


mentionnées expressément.

Leur acceptation et leur utilisation sont supposées, et c'est dans


l'hypothèse de dérogation à ces conventions que mention doit être faite,
appuyée de justification, dans les Notes annexes.

a) Le principe de prudence

Selon l’article 6 : «L’application du SYSCOHADA implique que la convention


de prudence soit en tous cas observée, à partir d’une appréciation raisonnable
des évènements et des opérations à enregistrer au titre de l’exercice… »

 Appréciation raisonnable des faits pour ne pas transférer aux exercices


futurs des risques actuels. Ce qui implique:

 Obligation de pratiquer les amortissements et provisions, même


en cas d’absence ou d’insuffisance de bénéfices.

 Obligation de prendre en compte tous les risques et pertes


intervenus au cours de l’exercice, même s’ils sont connus entre
la date de clôture (31/12/N) et la date d’arrêté des comptes
(30/04/N+1).

 Seuls les bénéfices réalisés à la date de clôture peuvent être


inscrits en résultats.

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

 Assouplissement de ce principe :

 Compensation entre gains et pertes de change sur des


opérations en une même devise.

 Bénéfice net partiel sur les opérations pluriannuelles.

 Provision sur l’actif circulant ou pertes et charges à court


terme considérée comme charge décaissable à court terme.

b) Le principe de transparence

Selon l’article 6 : «Les informations sont présentées et communiquées


clairement sans intention de dissimuler la réalité derrière la transparence. »

Selon l’article 9 : «La régularité et la sincérité des informations regroupées


dans les états financiers annuels de l’entité résultent d’une description adéquate,
loyale, claire, précise et complète des évènements, opérations et situations
présentés dans ces états. »

Le principe de transparence permet à l’entité de donner une présentation


claire et loyale de l’information. Ce qui implique:

- Respect de la fiabilité et de la sincérité des états financiers.

- Clarté, loyauté, non compensation.

- Importance des Notes.

A propos des Notes, l’article 11 stipule que : «Lorsque l’application d’une


prescription comptable se révèle insuffisante ou inadaptée pour donner l’image
fidèle, des informations complémentaires ou justifications nécessaires sont
obligatoirement fournies dans les Notes. »

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selon le SYSCOHADA Révisé

c) Le principe de l’importance significative

Ce principe renvoie à la notion de seuil de signification. Il prévoit que


certaines informations puissent être isolées et d’autres ayant une
importance relative ne le soient pas dans les ETAFI.

 Son appréciation dépend notamment de la taille de l’entité et du jugement


des dirigeants.

 C’est le fait pouvant changer l’opinion du lecteur des états financiers.

 10% du résultat et 5% des capitaux propres seront considérés comme


seuil de signification.

d) Le principe de l’intangibilité du bilan

Selon l’article 34 : «Lorsque l’un des postes chiffrés d’un état financier n’est
pas comparable à celui de l’exercice précédent, c’est ce dernier qui doit être
adapté. L’absence de comparaison ou d’adaptation des chiffres est signalée dans
les Notes annexes. »

Par intangibilité du bilan, on attend que le bilan d’ouverture d’un


exercice (n) corresponde au bilan de clôture de l’exercice précédent (n-1).

Ne peuvent être imputées sur les capitaux propres d’ouverture que les
incidences des changements comptables.

 Les soldes à nouveau de l’exercice n doivent être strictement


conformes aux soldes de clôture de l’exercice n-1.

o Plus de modifications une fois les comptes arrêtés.

 Assouplissement du principe d’intangibilité du bilan:

Lors d’un changement de méthodes dans les deux cas exclusifs suivants:

o Changements dans la réglementation comptable

o Erreurs fondamentales

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

e) Le principe du coût historique

Selon l’article 36 : «Le coût historique des biens inscrits à l’actif du bilan est
constitué par :

 le coût d’acquisition pour ceux achetés à des tiers, la valeur d’apport pour
ceux apportés par les actionnaires, les associés ou les membres, la valeur
actuelle pour ceux acquis à titre gratuit ou, en cas d’échange, par la
valeur actuelle de celui des deux éléments dont l’estimation est la plus
sûre.
 le coût réel de production pour ceux produits par l’entité pour elle-même.

La subvention obtenue, le cas échéant, pour l’acquisition ou la production d’un


bien n’a pas d’influence sur le calcul du coût du bien acquis ou produit. »

En effet, le coût historique permet d’enregistrer les biens à leur valeur


d’entrée dans le patrimoine de l’entité, à leur coût d’acquisition exprimé
en monnaie courante.

 Les valeurs d’entrée au bilan sont conservées tant que le bien est
dans le patrimoine (simplicité, universalité, fiabilité).

 Ce principe a pour inconvénients de ne pas tenir compte des effets


de l’inflation, et de permettre la sous-évaluation de certains actifs.

 La réévaluation du bilan est une entorse à ce principe.

A propos, selon l’article 35 : «Une entité peut procéder à la réévaluation des


immobilisations corporelles et financières…

La décision de réévaluation libre est prise par les organes de gestion de l’entité
qui indiquent : la méthode utilisée, la liste des postes des états financiers
concernés et les montants correspondants, le traitement fiscal de l’écart de
réévaluation. »

Page 71
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

f) Le principe de continuité d’exploitation

Il est admis selon ce principe que l’entité est normalement considérée


comme étant en activité pour une durée d’au moins 99 ans, n’ayant ni
l’intention, ni l’obligation de se mettre en liquidation.

Lorsque cette hypothèse en mise en doute, les méthodes d’évaluation


doivent être reconsidérées.

Ainsi, on retiendra que:

 Les évaluations des postes sont faites en considérant que l’entité


continue son activité dans un avenir proche.

 L’exception de ce principe est le cas de liquidation.-- Valeurs


liquidatives.

Ce qui implique des actes de gestion garantissant la continuité


d’exploitation.

g) Le principe de la permanence des méthodes

Selon ce principe, les méthodes d’évaluation et de présentation utilisées


pour les états financiers ne doivent pas changer d’un exercice à un autre.

Autrement dit, le principe de la permanence des méthodes vise à assurer


des méthodes identiques d’évaluation et de présentation d’un exercice à
l’autre pour comparabilité des résultats financiers.

 Conditions admises de changements de méthodes

o Changement dans la réglementation comptable ou de législation fiscale

o Modifications substantielles d’activités

o Image fidèle améliorée

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

 Traitement comptable des changements de méthodes

En capitaux propres d’ouverture

o Changement dans la réglementation comptable

o Erreurs fondamentales sur les exercices antérieurs

En résultat net

o Changements d’origines internes justifiées par la recherche d’une


meilleure image fidèle ou par des modifications substantielles d’activités.

h) Le principe de la spécialisation des exercices

Ce principe conduit à l’inventaire à régulariser les comptes de classes 6


et 7, de façon à obtenir pour chaque exercice comptable, les charges et les
produits qui le concernent effectivement (uniquement ceux-là).

Ce qui implique:

o Rattachement à chaque exercice comptable des produits et des charges

C’est le cas des charges à payer et des produits à recevoir.

o Ecritures de régularisation par les comptes d’attente

C’est le cas des charges et produits constatées d’avance.

i) Le principe de la prééminence de la réalité économique

Cinq (5) applications sont faites de ce principe:

- Biens utilisés dans le cadre d’un contrat de crédit-bail;

- Biens détenus avec clause de réserve de propriété;

- Biens détenus dans le cadre de contrat de concession;

- Personnel extérieur à l’entité (gardiennage, etc.);

- Effets escomptés non échus (EENE).


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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

Cela se traduira par l’inscription à l’actif du bilan de ces éléments.

C’est un principe qui est combiné avec le principe de l’importance


significative.

On peut énumérer d'autres conventions comptables telles que :

 la convention de l'unité monétaire ;


 la convention de la réalisation du revenu ;
 la convention de rattachement des charges aux produits ;
 la convention de l'objectivité ;
 la convention de l'information complète.

III - LES REFORMES DU SYSCOHADA RELATIVES AUX ETAFI ANNUELS

Plusieurs réformes seront apportées au SYSCOHADA concernant les


ETAFI annuels.

A partir du 1er janvier 2018, un référentiel comptable unique pour les 17


pays membres de l’OHADA :

- un seul plan comptable général OHADA (PCGO) et ;


- de nouveaux modèles d’ETAFI.

A partir du 1er janvier 2019, présentation en normes IFRS, des comptes


des sociétés faisant appel public à l’épargne, des comptes des sociétés
cotées en bourses et des comptes consolidés.

1) Le nouveau plan comptable

Ce plan comptable a été amélioré et adapté à l’environnement


professionnel (Entités) de l’espace OHADA; d’où l’appellation, Plan
Comptable Général OHADA (PCGO).

Le PCGO est un nouvel outil purement comptable. Il récapitule les


comptes comptables, utilisés en entreprise, pour enregistrer les différents
mouvements et opérations réalisés. C’est un outil de travail pratique et
complet.

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

C’est le plus récent plan comptable de tout une série, comptant plus de
3 000 Comptes. Il vous offre une série de comptes relevant d’une parfaite
pertinence.

En effet, le PCGO respecte parfaitement les règles fondamentales du plan


comptable général. Mais, il apporte des adaptations au niveau de
certaines dispositions. En autres, nous pouvons citer la création de
comptes supplémentaires et des précisions sur des comptes spécifiques
liés aux professions du millénaire tout comme de comptes supprimés.

Exemples de nouveaux comptes créés :

 Création du compte 404- Fournisseurs, acquisitions courantes


d’immobilisations
 Création du compte 55 – Instruments de monnaie électronique : 551 –
Monnaie électronique carte carburant et 552 - Monnaie électronique
téléphone portable
 Création du compte 413 – Clients, chèques, effets et autres valeurs
impayés
 Création d’un compte de ventes sur Internet : 7015 – Ventes de
marchandises sur Internet

Exemples de comptes supprimés :

 Compte 201 – Charges immobilisées


 Compte 611 - Transport sur achat

En outre, le PCGO comprend une liste de comptes utilisés pour tenir une
comptabilité, c’est-a-dire, un numéro de compte et un libellé. Et, chaque
chiffre de ce PCGO, est affecté à un poste permettant l’élaboration du
bilan et du compte de résultat.

Page 75
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

2) Le jeu complet d’ETAFI selon le SYSCOHADA Révisé

Selon l’article 8 de L’Acte : « Un jeu complet d’ETAFI annuels selon le


comprend :

- le Bilan
- le Compte de Résultat
- le Tableau de Flux de Trésorerie
- les Notes annexes

Les ETAFI forment un tout indissociable et décrivent de façon régulière et


sincère les évènements, les opérations et situation de l’exercice pour donner une
image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l’exercice… »

a) Le Bilan

Le Bilan décrit séparément les éléments d’actif et les éléments de passif.


Il fait apparaître de façon distincte les capitaux propres.

Le Bilan de l’exercice fait apparaître de façon distincte, à l’actif : l’actif


immobilisé, l’actif circulant d’exploitation et l’actif circulant HAO, l’actif de
trésorerie et l’écart de conversion - actif; au passif : les capitaux propres et
dettes financières (ressources stables), le passif circulant et le passif HAO, le
passif de trésorerie et l’écart de conversion - passif.

b) Le Compte de résultat

Le Compte de résultat récapitule les produits et les charges qui font


apparaître, par différence, le résultat net de l’exercice.

Le Compte de résultat fait apparaître les produits et les charges en cascade


en mettant en évidence les soldes intermédiaires de gestion (SIG).

Ces SIG sont présentés en cascade comme suit:

1. Marge Commerciale (MC)

La marge sur « matières premières » est supprimée.

Page 76
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

2. Chiffre d’affaires (CA) : Intégrer le compte 781

3. Valeur ajoutée (VA)

4. Excédent Brut d’Exploitation(EBE)

5. Résultat d’Exploitation (RE)

6. Résultat Financier (RF)

7. Résultat AO

8. Résultat HAO

9. Résultat Net (RN)

On remarquera que le résultat avant impôt (RAI) obtenu avant le calcul


du résultat net est également abandonné.

c) Le Tableau des Flux de Trésorerie (TFT)

Le TFT retrace les flux de ressources et les flux d’emplois de l’exercice.

Le TFT de l’exercice fait apparaître, pour l’exercice, la trésorerie en début


d’exercice, les flux d’exploitation ou opérationnel, les flux d’investissement et
les flux de financement, et la trésorerie en fin d’exercice.

Le Tableau Financier des Ressources et Emplois(TAFIRE) est abandonné


au profit d’un Tableau des flux de trésorerie (TFT).

En effet, il existe une multitude de tableaux de financement ou de flux


présentés par les normes internationales avec des structures différentes;
les flux pouvant être classés ou regroupés de manières différentes pour
permettre un calcul des soldes économiques significatifs.

Le tableau de financement opère une analyse structurelle alors que le


TFT révèle une analyse à court terme de l’activité, des opérations
d’investissement et de celles de financement.

Page 77
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

Le modèle de TFT permet d’effectuer l’analyse en partant de la trésorerie


existante au début de la période de référence (l’année) pour apprécier les
différentes sources des nouvelles trésoreries ou les affectations qui en sont
faites pour parvenir à la trésorerie de fin de période.

Le TFT opère ainsi une analyse dynamique de la trésorerie.

d) Les Notes annexes

L’Etat annexé est désormais dénommé « Notes annexes » qui complètent


et précisent l’information donnée par les autres états financiers annuels.

Les ETAFI annuels précédemment décrits sont accompagnés de notes.

Les notes annexes comportent tous les éléments de caractère significatif


qui ne sont pas mis en évidence dans les autres états financiers et sont
susceptibles d’influencer le jugement que les destinataires des
documents peuvent porter sur l’actif et le passif du bilan, le résultat de
l’entité et le tableau des flux de trésorerie.

Nous avons des notes aussi présentent à l’Etat annexé que pour chaque
élément du bilan, du compte de résultat et du TFT.

L’état supplémentaire est supprimé.

3) Les systèmes et nouveaux modèles de présentation des ETAFI du


SYSCOHADA Révisé

Selon l’Article 11 de L’Acte : « Les ETAFI visés à l’article 8 sont rendus


obligatoires, en tout ou en partie, en fonction de la taille des entités selon le
critère de chiffre d’affaires hors taxes de l’exercice.

Les présentations des ETAFI annuels et de la tenue des comptes admises par le
présent Acte uniforme sont :

- Le système normal
- Le système minimal de trésorerie… »

Il apparaît clairement que le système allégé est supprimé.

Page 78
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

Ci-après les réformes apportées aux modèles de présentation des ETAFI


selon le système admis :

a) La présentation des ETAFI annuels selon le Système Normal

Selon l’article 26 : « Le système normal comporte l’établissement du Bilan, du


Compte de Résultat de l’exercice, du Tableau de Flux de Trésorerie ainsi que les
Notes annexes dont les dispositions principales sont fixées dans le
SYSCOHADA »

 Bilan : une (1) page et en mode paysage.


 Compte de résultat : une (1) page et en mode portrait, Anciens
soldes sauf MB sur matières premières supprimée.
 Tableau de Flux de Trésorerie (TFT) : une (1) page et en mode
portrait, ex TAFIRE supprimé.
 Notes annexes : Informations obligatoires et notes (au nombre de 46)
relatives aux ETAFI.

b) La présentation des ETAFI annuels selon le SMT

Selon l’article 28 : « Le SMT visé par l’article 13 de L’Acte repose sur


l’établissement d’un Bilan, d’un Compte de Résultat et de Notes annexes … »

 Bilan : une (1) page en mode paysage.

Le Bilan du SMT, autrefois qualifié parfois de situation patrimoniale,


prend l’appellation effective du « Bilan ».

Son contenu, à l’actif, ne se limite plus, aux seuls éléments de trésorerie


(caisse, banque et chèque postaux) et au passif, aux seuls éléments des
capitaux propres (capital et résultat).

Il s’agit d’un véritable bilan, lequel présente sous forme agrégée :

- A l’actif : les immobilisations, les stocks et encours, les clients


et autres créances, la trésorerie (caisse, banque, CCP).
- Au passif, outre le capital et le résultat, apparaissent les postes
fournisseurs, les autres dettes et la trésorerie.
Page 79
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

 Compte de résultat : en cascade en une (1) page avec des SIG


mentionnées dans le modèle.
 Notes dont la Note 1 – Tableau de suivi du matériel, mobilier et
cautions

IV – L’ELABORATION DU TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE

Selon l’article 32 : « Le TFT de l’exercice fait apparaître la trésorerie nette au


début de l’exercice, les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles,
les flux de trésorerie provenant des activités d’investissement, les flux de
trésorerie provenant des capitaux propres, les flux de trésorerie provenant des
capitaux étrangers et la trésorerie nette de fin de l’exercice. »

1) La détermination des éléments du TFT

a) La détermination de la trésorerie nette au début de l’exercice

Il s’agit de la trésorerie nette de l’exercice précédent (N-1) obtenue selon


la formule suivante :

Tréso. Nette (01/01/N) = Tréso. – Actif (N-1) –Trésorerie – Passif (N-1)

b) La détermination des flux de trésorerie provenant des activités


opérationnelles

Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles (FT Act.


Op.) sont obtenus à partir de la formule suivante :

FT Act. Op. = Capacité d’Autofinancement – Variation du BF liés aux Act

 Capacité d’Autofin. = EBE – Charges « décaissables » restantes +


Produits « encaissables » restantes (après calcul de l’EBE)
 Var. BF = (Var. Actif circulant HAO +Var. Stocks +Var. Créances) –
Var. Passif Circulant

Page 80
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

c) La détermination des flux de trésorerie provenant des activités


d’investissement

Les flux de trésorerie provenant des activités d’investissement (FT Act.


Invest.) sont obtenus à partir de la formule suivante :

FT Act. Invest. = (Encaissements liés aux Cessions d’immo. Fin.


+Encaissements liés aux Cessions d’immo. Incorp/Corp.) –
(Décaissements liés aux Acquisitions d’immo. Incorp./Corp. et Fin.)

d) La détermination des flux de trésorerie provenant des activités


de financement

Les flux de trésorerie provenant des activités de financement sont


obtenus à partir de la formule suivante :

FT Act. Fin. = FT Cap. Propres + FT Cap. Etrangers

Où :

 FT Cap. Propres = +Augmentations Cap. par apports nouveaux +


Subv. Invest. – Prélèvement sur Cap. – Dividendes versés

 FT Cap. Etrangers = +Emprunts + Autres dettes – Remb. Emprunts


et Autres dettes

e) La détermination de la trésorerie nette de fin d’exercice

La trésorerie nette de fin d’exercice est obtenue selon la formule


suivante :

Tréso. au 31/12/N = Tréso. Nette (01/01/N) + Var. Tréso. Nette N

Où Var. Tréso. Nette N = FT Act. Op + FT Act. Invest. + FT Act. Fin.

Page 81
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

2) Le mode opératoire de détermination des flux de trésorerie

Le mode opératoire relatif à la détermination des flux de trésorerie est :

 Etape 1 : Détermination de la variation comptable des postes de


bilan et compte de résultat ;
 Etape 2 : Détermination des flux de trésorerie potentiels (flux
« encaissables » et « décaissables ») ;
 Etape 3 : Détermination des flux de trésorerie (flux encaissés ou
décaissés).

a) Etape 1: Détermination de la variation comptable des postes


de bilan et compte de résultat

 Au niveau des postes du Bilan

Calcul des variations entre N et N-1 (augmentation ou diminution)

 Au niveau des postes du Compte de Résultat

Calcul des variations entre N et N-1 correspondant directement à la


charge ou au produit de l’exercice.

b) Etape 2: Détermination des flux de trésorerie potentiels

Les flux de trésorerie potentiels sont obtenus par :

Calcul de la Variation des postes du Bilan et Compte de Résultat

+ /- Non flux ou flux fictifs (exclure toute variation n’ayant pas un


caractère monétaire : par exemples amortissements, provisions, dépréciations

c) Etape 3: Détermination des flux de trésorerie

Les flux de trésorerie (encaissés ou décaissés) sont obtenus par :

Flux de trésorerie potentiels

+/- Calcul de la Variation des décalages de trésorerie (créances et dettes)

Page 82
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

ANNEXES

Page 83
Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

TABLE DES MATIERES


INTRODUCTION GENERALE........................................................................................................ 2
MODULE 1: LA MAÏTRISE DES TRAVAUX D'INVENTAIRES PHYSIQUES……………..5

I – L’INTRODUCTION A L’INVENTAIRE ................................................................................... 6


1) Définition de l’inventaire ...................................................................................................... 6
a) Le contrôle de l’existence des éléments d’actif et passif .............................................. 6
b) Le contrôle de la valeur des éléments d’actifs et passifs .............................................. 8
2) Les objectifs de l’inventaire................................................................................................... 9
a) Les objectifs à court terme de l’inventaire ...................................................................... 9
b) Les objectifs à moyen terme de l’inventaire ................................................................. 10
3) Les obligations légales en matière d’inventaire .............................................................. 10
a) Au plan comptable ............................................................................................................ 11
b) Au plan fiscal et pénal ...................................................................................................... 11
c) Au plan juridique .............................................................................................................. 12
4) Les différentes méthodes d’inventaire .............................................................................. 12
a) L’inventaire permanent .................................................................................................... 13
b) L’inventaire annuel ou intermittent.............................................................................. 15
II – L’ORGANISATION PRATIQUE ET LES PROCEDURES D’INVENTAIRES
PHYSIQUES ....................................................................................................................................... 17
1) L’organisation pratique et les procédures d’inventaire des stocks .................................. 17
a) Etape 1 : La préparation de l’inventaire physique des stocks ................................... 17
b) Etape 2 : L’exécution de l’inventaire et la gestion des écarts ..................................... 21
2) L’organisation pratique et les procédures d’inventaire des immobilisations
corporelles ........................................................................................................................................... 25
a) Etape 1 : Planification de l’inventaire ................................................................................... 25
b) Etape 2 : Réalisation des travaux d’inventaire pysique ...................................................... 27
c) Etape 3 : Exploitation des résultats d’inventaire.................................................................. 29
III – LA REGULARISATION DES DONNEES RELATIVES A L’INVENTAIRE
PHYSIQUE.......................................................................................................................................... 32
MODULE 2: LES EVALUATIONS DES ELEMENTS D'ACTIFS ET PASSIFS…………….33
I – LES METHODES D’EVALUATION DES ELEMENTS D’ACTIFS ET PASSIFS SELON
LE SYSCOHADA REVISE............................................................................................................... 34
1) Le coût historique (HISTORICAL COST) ........................................................................ 34

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Maîtrise de la Comptabilité des Opérations d’Inventaire et Elaboration des ETAFI
selon le SYSCOHADA Révisé

2) Le coût actuel (CURRENT COST) ...................................................................................... 34


3) La valeur actualisée (ACTUALISED VALUE) ................................................................. 35
4) La valeur de réalisation (REALISABLE VALUE) ............................................................ 35
5) La juste valeur (FAIR VALUE)............................................................................................ 35
II – L’EVALUATION ANNUELLE ET LA COMPTABILISATION DES
IMMOBILISATIONS CORPORELLES ET FINANCIERES ................................................. 36
1) L’évaluation d’une immobilisation corporelle ................................................................ 36
a) La méthode du coût amorti .............................................................................................. 36
b) La méthode de réévaluation ............................................................................................ 36
2) L’amortissement par composants ....................................................................................... 37
a) Définition d’un composant.............................................................................................. 38
b) Les deux catégories de composants ................................................................................ 38
3) La dépréciation des immobilisations................................................................................. 41
a) Les tests de dépréciation annuels ................................................................................... 42
b) La dépréciation et la modification de la valeur comptable ....................................... 43
c) Cas d’une dépréciation et d’une reprise sur la durée d’utilité .................................. 44
III – L’EVALUATION DES STOCKS A LA CLOTURE ET COMPTABILISATION ..... 46
1) L’estimation de la valeur nette de réalisation .................................................................. 46
2) La détermination des dépréciations de stocks ................................................................. 46
IV – L’EVALUATION A LA CLÖTURE DES DETTES ET CREANCES EN MONNAIES
ETRANGERES ET COMPTABILISATION ................................................................................. 47
1) Les normes relatives aux opérations en monnaies étrangères ...................................... 47
2) Les règles d’évaluation à la clôture et de comptabilisation des créances et dettes en
monnaies étrangères ......................................................................................................................... 48
a) Les dettes à plus d’un an d’échéance à la date du bilan ............................................. 48
b) La détermination du montant de la provision à constituer ....................................... 49
V – LES PROVISIONS POUR CREANCES ................................................................................. 51
VI – LES PROVISIONS POUR INDEMNITES DE FIN DE CONTRAT ............................... 52
1) L’objectif et contenu de la norme IAS 19 .......................................................................... 52
2) L’évaluation et la comptabilisation des indemnités de fin de contrat ........................ 52
VII – LES PROVISIONS POUR RISQUES ET CHARGES ....................................................... 53
1) Les provisions sur charges provisionnées à CT d’exploitation .................................... 53
2) Les provisions pour risques et charges.............................................................................. 53

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selon le SYSCOHADA Révisé

MODULE 3: LA MAÏTRISE DES ECRITURES DE REGULARISATION…………………..54

I – LE RATTACHEMENT DES CHARGES ET DES PRODUITS A L’EXERCICE ............... 55


1) Les régularisations à l’actif .................................................................................................. 55
a) Les charges constatées d’avance ..................................................................................... 55
b) Les produits à recevoir...................................................................................................... 56
2) Les régularisations au passif ............................................................................................... 58
a) Les charges à payer ............................................................................................................ 58
b) Les produits constatés d’avance ...................................................................................... 59
II – LES EVENEMENTS POSTERIEURS A LA DATE DE CLÖTURE ................................... 60
1) La prise en compte des évènements postérieurs à la date de clôture .......................... 61
2) L’identification et traitement d’un fait postérieur à la date de clôture ....................... 62
a) 1er Cas : Traitement des évènements survenus durant l’exercice, mais connus
postérieurement ......................................................................................................................... 62
b) 2ème Cas : Traitement des évènements survenus postérieurs à la date de clôture 623
MODULE 4: L'ELABORATION DES ETAFI SELON LE SYSCOHADA REVISE…………65

I. LES HYPOTHESES DE BASE D’ELABORATION DES ETATS FINANCIERS SELON


LE SYSCOHADA REVISE............................................................................................................... 66
1) La comptabilité d'engagement ............................................................................................ 66
2) La continuité d’exploitation ................................................................................................ 66
II. LES PRINCIPES COMPTABLES DU SYSCOHADA REVISE..................................... 68
1) Les principes comptables applicables ............................................................................... 68
a) Le principe de prudence ................................................................................................... 68
b) Le principe de transparence............................................................................................. 69
c) Le principe de l’importance significative ..................................................................... 70
d) Le principe de l’intangibilité du bilan .......................................................................... 70
e) Le principe du coût historique ........................................................................................ 71
f) Le principe de continuité d’exploitation ....................................................................... 72
g) Le principe de la permanence des méthodes ............................................................... 72
h) Le principe de la spécialisation des exercices .............................................................. 73
i) Le principe de la prééminence de la réalité économique .......................................... 73
III - LES REFORMES DU SYSCOHADA RELATIVES AUX ETAFI ANNUELS ............. 74
1) Le nouveau plan comptable................................................................................................. 74

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selon le SYSCOHADA Révisé

2) Le jeu complet d’ETAFI selon le SYSCOHADA Révisé ................................................ 76


a) Le Bilan ................................................................................................................................ 76
b) Le Compte de résultat ....................................................................................................... 76
c) Le Tableau des Flux de Trésorerie (TFT) ...................................................................... 77
d) Les Notes annexes ............................................................................................................. 78
3) Les systèmes et nouveaux modèles de présentation des ETAFI du SYSCOHADA
Révisé ............................................................................................................................................... 78
a) La présentation des ETAFI annuels selon le Système Normal ..................................... 79
b) La présentation des ETAFI annuels selon le SMT .......................................................... 79
IV – L’ELABORATION DU TABLEAU DE FLUX DE TRESORERIE .................................... 80
1) La détermination des éléments du TFT............................................................................. 80
a) La détermination de la trésorerie nette au début de l’exercice ................................. 80
b) La détermination des flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles 80
c) La détermination des flux de trésorerie provenant des activités
d’investissement……………………………………………………………………………………………………………………81
d) La détermination des flux de trésorerie provenant des activités de financement 81
e) La détermination de la trésorerie nette de fin d’exercice ........................................... 81
2) Le mode opératoire de détermination des flux de trésorerie ............................................ 82
a) Etape 1: Détermination de la variation comptable des postes de bilan et compte
de résultat .................................................................................................................................... 82
b) Etape 2: Détermination des flux de trésorerie potentiels ........................................... 82
c) Etape 3: Détermination des flux de trésorerie .............................................................. 82
Annexes……………………………………………………………………………………………….83

Table des matières…………………………………………………………………………………..84

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