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Chapitre 4.

Les organisations et leur


environnement
1. La définition des objectifs des organisations
1.1 Quels sont les objectifs des organisations ?

A. Les objectifs des entreprises privées


Une entreprise privée cherche tout d’abord à survivre, puis à réaliser des profits. Ces deux
objectifs sont principaux dans la mesure où tous les autres y sont rattachés.

B. Les objectifs des entreprises publiques


Les organisations publiques ont des raisons d’être différentes de celles des entreprises. Leurs
objectifs consistent d’une part, à fournir des services publics accessibles au plus grand
nombre, et d’autre part, à gérer le domaine public et les biens ainsi produits. Même si les
contraintes budgétaires obligent de plus en plus les entreprises publiques à ne pas être
indifférentes à l’idée de rentabilité, cela demeure encore un objectif secondaire. La
satisfaction de l’usager, la qualité du service vont ainsi dans le sens des finalités évoquées.

C. Les objectifs des associations


De par leur statut, les associations, qui ont donc fait le choix d’une activité non lucrative, ont
des buts opposés à l’idée de profit. Leurs objectifs principaux sont de fournir des services
privés à leurs adhérents (ex. : association d’anciens élèves) ou encore de remplir une mission
de service public (ex. : Les Restos du Cœur). Ainsi, elles déterminent des objectifs
intermédiaires les conduisant vers cette double finalité : organisation d’actions caritatives,
journées d’information, braderies…

1.2 Quelles ressources mobiliser pour atteindre ces objectifs ?


• Les ressources financières sont à évaluer précisément : trésorerie disponible,
possibilités d’emprunt, apport de capitaux, montant des cotisations, subventions
accordées ou volume des taxes prélevées sont à déterminer pour que les décisions
prises ne soient pas disproportionnées par rapport aux moyens disponibles.
• Les ressources humaines sont aussi vitales : les actions seront mises en place par des
femmes et des hommes dont il faut connaître le nombre et les compétences. Ce bilan
humain doit permettre la répartition des tâches et mettre en évidence d’éventuels
manquements à pallier, qui susciteront d’éventuelles recherches de personnel.
• Les ressources matérielles (locaux, équipement…), nécessaires au bon travail des
hommes, seront également à évaluer.
• Au-delà de ces facteurs aisément quantifiables, d’autres, plus abstraits, doivent aussi
être pris en considération : savoir-faire ou image de marque, par exemple, font ainsi
partie des éléments indispensables à évaluer.

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2. La relation de l’organisation avec son environnement
2.1 De quoi est composé l’environnement des organisations ?

A. Le microenvironnement
• Le microenvironnement d’une organisation est constitué de l’ensemble des éléments
externes à cette dernière, qui l’influencent de manière spécifique : clientèle ou
adhérents, relations avec les fournisseurs…
• Ce microenvironnement est porteur de containtes car il oppose des acteurs aux
intérêts souvent opposés. Par exemple, une entreprise privée qui décide de licencier
pour préserver son activité se trouvera confrontée aux salariés dont les emplois sont
menacés ; une entreprise publique peut voir son activité ouverte à la concurrence, ce
qui l’obligera à modifier sa stratégie ; une association peut voir le législateur contrôler
son activité dans l’intérêt général (exemple des aéroclubs depuis la mise en place du
plan Vigipirate renforcé).
• Toutefois, ce microenvironnement est aussi porteur d’opportunités. L’ouverture de la
téléphonie à la concurrence a été un bon exemple : ce qui a constitué une contrainte
pour l’entreprise publique France Telecom a permis à de nombreuses entreprises
privées d’entrer sur un marché dont elles étaient jusque-là exclues.

B. Le macroenvironnement
• Le macroenvironnement est constitué d’un ensemble d’éléments, plus large que celui
du microenvironnement, qui influence l’organisation d’une manière non spécifique,
directement ou non : données démographiques, sociologiques, économiques,
politiques, environnementales ou encore culturelles, aussi bien au niveau national
qu’au niveau international.
• L’étude du macroenvironnement met en relief de nouvelles contraintes : la prise de
conscience écologique a ainsi poussé nombre d’entreprises à revoir leur
comportement.
• Toutefois, le macroenvironnement peut aussi ouvrir de nouvelles possibilités. Le
développement d’Internet en est un bon exemple : cette seule innovation
technologique a à la fois permis aux entreprises de modifier leur politique de vente
(commerce électronique), de faciliter la communication des associations (sites
associatifs) et d’améliorer les services publics (informations administratives ou
formalités en ligne).

2.2 Comment les organisations surveillent-elles leur environnement ?


• L’importance de l’environnement étant facteur de compétitivité et d’efficacité, il est
important de le prendre systématiquement en compte. Dans ce but, l’entreprise se doit
de mettre en œuvre des mécanismes de veille pour en appréhender toutes les
composantes. Cette veille informationnelle se décline en systèmes de veille
technologique, économique, juridique, culturelle, à même de fournir la bonne
information au bon moment.
• Ces systèmes de veille doivent s’appuyer sur diverses techniques : presse spécialisée,
sites Internet, salons ou séminaires professionnels… Il n’existe pas une, mais plusieurs
méthodes aux qualités propres.

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