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Rattachement des

charges et produits au
résultat de l’exercice
Contrats à long terme
Quatre conditions sont nécessaires pour qu’il y ait contrat à long terme :
– le contrat doit être spécifiquement négocié ;
– le contrat doit porter sur la construction, la réalisation d’un bien ou d’un ensemble de biens
et services fréquemment complexes ;
– le contrat doit donner droit à l’entreprise prestataire à percevoir les revenus contractuels en
conformité au contrat de travail exécuté ;
– l’exécution du contrat doit concerner au moins deux exercices comptables
À titre d’exemples, on peut citer : la construction de ponts, de barrages, d’immeubles, de biens
complexes, des projets informatiques…
Contrats à long terme
Deux méthodes : méthode à l’avancement ou méthode à l’achèvement
La méthode à l’achèvement consiste à comptabiliser le chiffre d’affaires et le résultat au terme
de l’opération. En cours d’opération, qu’il s’agisse de prestations de services ou de production de
biens, les travaux en cours sont constatés à la clôture de l’exercice à hauteur des charges qui
sont enregistrées.
La méthode à l’avancement consiste à comptabiliser le chiffre d’affaires et le résultat au fur et à
mesure de l’avancement des contrats.
La méthode à l’avancement conduisant à une meilleure information est considérée comme
préférentielle par le Plan comptable général.
Contrats à long terme
Méthode à l’achèvement
Les coûts s’accumulent dans les comptes pendant le déroulement du contrat, mais le profit n’est
dégagé qu’au moment ou le contrat est terminé.
Ainsi :
– les charges sont neutralisées par la constatation d’une production stockée de même montant ;
– les charges qui ne font pas partie du coût de production sont annulées par le biais de «
charges constatées d’avance » ;
–– les produits comptabilisés sont portés au compte « Clients, avances et acomptes perçus » ou
au compte « produits constatés d’avance » selon leur nature.
Contrats à long terme
Méthode à l’achèvement
Cas des contrats déficitaires
La provision à constituer doit comprendre en particulier la perte à « terminaison », c’est-à-dire la
perte encourue lors des exercices futurs.
La perte latente constatée en clôture d’exercice doit être comptabilisée en dépréciation de
travaux en cours, le supplément de perte évaluable à la clôture de l’exercice doit être
comptabilisé pour son intégralité en provision pour risques.
Contrats à long terme
La méthode à l’avancement
Dans cette méthode, les produits sont constatés au fur et à mesure de l’avancement des
opérations.
À ces produits, doivent être rattachées les charges supportées pour atteindre ce degré
d’avancement, ce qui se traduit par la constatation d’un profit qui peut être affecté à la partie
déjà réalisée des travaux.

La décision d’adopter la méthode à l’avancement porte sur tous les contrats en cours à la date
d’adoption. L’effet du changement de méthode est calculé de façon rétrospective sur la base du
pourcentage d’avancement et du résultat à terminaison estimés à l’ouverture de l’exercice du
changement de méthode.
Contrats à long terme
La méthode à l’avancement

Dans le cas de contrat déficitaire, il y a lieu de constater la perte globale.


Abonnement des charges et produits
Les comptes 4886 « Compte de répartition périodique des charges » et 4887 « Compte de
répartition périodique des produits » enregistrent les charges et les produits dont le montant
peut être connu et fixé d’avance avec une précision suffisante et qu’on décide de répartir par
fractions égales entre les périodes comptables de l’exercice.
En cours d’exercice, la répartition est modifiée, s’il y a lieu, en plus ou en moins, de manière que
le total des sommes inscrites au débit et au crédit des comptes intéressés des classes 6 et 7 soit
égal, en fin d’exercice, au montant réel de la charge ou du produit.
Les comptes 4886 et 4887 sont soldés à la fin de l’exercice.
Abonnement des charges et produits
De nombreuses charges peuvent faire l’objet d’un abonnement : il s’agit essentiellement de
charges dites de structure, par exemple :
sous-traitance générale ; redevances de crédit-bail ; locations ; charges locatives et de
copropriété ; travaux d’entretien et de réparation ; primes d’assurance ; dotations aux
amortissements...
Certains produits peuvent également faire l’objet d’un abonnement :
redevances pour concessions, brevets ; revenus des valeurs mobilières de placement…
Evénements postérieurs à la clôture
Les événements postérieurs à la clôture de l’exercice sont les événements intervenus au cours de l’exercice ou d’un exercice antérieur et qui ne sont connus
qu’entre la date de clôture de l’exercice et celle de l’arrêté des comptes (date de l’arrêté par le conseil d’administration ou de l’organe équivalent, dans le cadre
de sociétés).
La prise en compte des événements postérieurs pour la détermination du résultat de l’exercice doit respecter certains principes comptables (cf. exemples)
Exemple sans incidence
• Pertes futures de participations.
• Emission de titres.
• Prises de participation, souscriptions.
• Fusions, scissions, apports partiels d’actif.
• Sinistres survenus apres la cloture.
• Licenciements posterieurs a la cloture (CNCC, bull. 105, mars 1997, p. 109 et 110).
• Licenciements prevus suite a un projet de loi posterieur a la cloture (CNCC, bull 107, septembre 1997,
p. 462-464).
• Ouverture ou fermeture de branches d’activite.
• Fluctuation de cours et de conjoncture sur les marches de l’entreprise
Evénements postérieurs à la clôture
Les événements postérieurs à la clôture de l’exercice doivent être pris en compte s’ils sont
connus avant l’arrêté des comptes, voire en cas de gravité exceptionnelle, jusqu’au moment de
l’approbation des comptes.
– si l’événement modifie l’état de l’actif ou du passif ou permet une estimation plus juste de la
situation de l’entreprise à la date de clôture de l’exercice, les comptes de l’exercice doivent être
ajustés. Cet ajustement consiste en général en l’enregistrement d’une provision ;
– si l’incidence de cet événement n’est pas mesurable, mais s’il peut néanmoins avoir une
influence sur les jugements des destinataires de l’information sur l’activité et la situation
financière de l’entreprise, l’ajustement des comptes n’a pas à être effectué mais une information
doit être donnée en annexe.
Par contre, s’il n’existe pas de lien de causalité, les incidences financières ne doivent pas prises
en compte, une mention dans l’annexe et le rapport de gestion pouvant toutefois être donnée,
si l’incidence est significative.