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Etude de cas- Contrôle Interne RAFOUK Hicham

CAS 4
M. Michel sollicite votre aide pour la préparation de la certification des comptes par le commissaire
aux comptes. Il a notamment relevé des anomalies dans la gestion des relations avec les points de
vente.
Les collections du groupe sont diffusées au niveau local et international dans 500 points de vente. Le
groupe a recours à des succursales, des franchisés, des enseignes multimarques et des
commissionnaires affiliés. Ces derniers représentent 20 points de vente.
Les commissionnaires affiliés sont des commerçants indépendants liés au groupe par un contrat de
commission d’affiliation. Dans le cadre des accords contractuels conclus avec les commissionnaires
affiliés, la société VETENFANT (ou l’une de ses filiales) demeure propriétaire du stock, la société
VETENFANT comptabilise l’intégralité du chiffre d’affaires, les commissionnaires affiliés reversent les
recettes le 15 du mois suivant sous déduction d’une commission de 27 %. Ces commissions sont
calculées sur la base du chiffre d’affaires transmis par les commissionnaires affiliés.
Les invendus sont renvoyés par les points de vente en fin de saison à la société VETENFANT. Face à
l’afflux des retours en fin de saison, les services de la société VETENFANT ne sont pas en mesure
d’identifier les marchandises retournées par chacun des magasins.
Bien que le groupe VETENFANT ait mis en place un progiciel de gestion intégré (PGI) spécifique dont
les modules de gestion commerciale et de caisse enregistreuse sont installés dans certains de ses
points de vente, les caisses enregistreuses sont assez mal utilisées notamment par les
commissionnaires affiliés.
Tous les soirs une fois les magasins fermés, chaque responsable doit réaliser un inventaire physique
de sa caisse. Le montant des encaissements en espèces, chèques, cartes bancaires est inscrit sur un
bordereau créé par le responsable. L’état est daté mais il n’est pas signé, il est conservé par le
commissionnaire affilié.
Chaque fin de mois, le responsable transmet au groupe le détail journalier de sa caisse et son chiffre
d’affaires mensuel.
Un audit interne a révélé un certain nombre d’irrégularités dans la gestion de certains
commissionnaires affiliés (annexe 1).
En raison du nombre important de points de vente, M. Michel souhaite mettre en place des
procédures de contrôle interne plus rigoureuses afin de garantir l’exhaustivité du chiffre d’affaires.

Travail à faire

1. Faites une analyse SWOT


2. À partir de l’annexe 1, identifier les risques liés à la constatation du chiffre d’affaires réalisé
dans le cadre des commissionnaires affiliés. Présenter les mesures à mettre en œuvre pour
réduire ses risques.
3. À partir de l’annexe 2, sélectionner quatre clients commissionnaires affiliés à interroger en
justifiant, pour chaque client, votre choix.

ANNEXE 1.
Constats relatifs à la transmission du chiffre d’affaires par les clients commissionnaires affiliés
Le service de contrôle interne a constaté des erreurs ou omissions sur un certain nombre de relevés
transmis par des commissionnaires affiliés au cours des 3 derniers mois :
- modification des recettes journalières ;
- annulation des ventes supérieures à 1200 DH ;
- l’état réalisé sous Excel comporte des erreurs d’additions ;
- les relevés mensuels sont transmis le 15 du mois suivant ;
- le chiffre d’affaires est régulièrement inférieur de 25 % par rapport aux magasins de taille
similaires ;
- le responsable adresse systématiquement les relevés avec 2 jours de retard.

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ANNEXE 2.
Balance clients commissionnaires affiliés au 31/12/2018 (Montants en KDH)
Echéance < 3 Solde Solde
Compte Libellé Débit Crédit Solde mois échu > échu >
ou non échue 3 mois 6 mois
342101 Magasin A 1 750,00 1 487,50 262,50 262,50 - -
342106 Magasin F 128,40 107,00 21,40 21,40 - -
342108 Magasin H 47,89 40,71 7,18 7,18 - -
342109 Magasin I 1 250,00 1 093,75 156,25 156,25 - -
342110 Magasin J 593,56 256,10 337,46 7,46 38,80 291,20
342114 Magasin N 295,96 271,30 24,66 24,66 - -
342115 Magasin O 32,40 29,70 2,70 2,70 - -
-
342116 Magasin P
16,80 125,10 108,30 - - -
342117 Magasin Q 223,00 195,48 27,52 27,52 - -
342118 Magasin R 656,84 656,84 - - - -
TOTAL 4 994,85 4 263,48 731,37 509,67 38,80 291,20

Les clients commissionnaires affiliés se voient prélever le produit de leurs ventes, net de la
commission contractuelle, sur une fréquence mensuelle. Ces créances doivent être réglées avant le
15 du mois suivant la constatation du chiffre d’affaires.

CAS 5 :
La SA Épices du Grand Sud est spécialisée dans le conditionnement et la commercialisation d’épices
au niveau international. Son siège est implanté dans le port autonome de Marseille. La société
dispose de nombreux points de vente de détail dans le monde. Elle commercialise également ses
produits auprès des particuliers et de grandes enseignes nationales et internationales par le biais
d’un site de ventes sur Internet.
La société regroupe aujourd’hui plus de 2 500 salariés.
Pour financer sa croissance interne, la SA Épices du Grand Sud a fait appel public à l’épargne il y a
quatre ans. Elle a ainsi pu réaliser d’importants investissements en entrepôts de stockage, en chaînes
de conditionnement et procéder à la modernisation de son système d’information.
Suite à d’importantes campagnes publicitaires, les ventes ont connu une forte augmentation au
cours des deux derniers exercices.
Vous venez d’être nommé(e) commissaire aux comptes de la SA Épices du Grand Sud. Après une
première rencontre avec la direction, qui vous a décrit l’activité et l’organisation de la société, vous
avez eu un entretien avec M. Safran, directeur administratif et financier, également en charge du
système d’information, afin de mieux appréhender le SI qui supporte les différents processus de la
société ainsi que le SI comptable.
M. Safran travaille étroitement avec M. Poivre, chef comptable chargé de l’arrêté des comptes de la
société. M. Poivre a sous sa responsabilité quatre comptables qui traitent l’ensemble des
transactions. Depuis deux ans, cet effectif n’est pas suffisant lors de la clôture des comptes en raison
de l’accroissement de l’activité. La direction générale a refusé toutefois d’embaucher de nouveaux
comptables étant donné que la modernisation du système d’information devrait induire, à terme,
des gains de productivité suffisants pour assurer la tenue complète de la comptabilité et l’arrêté des
comptes avec l’équipe en place. Lors d’un surcroît d’activité, M. Poivre a donc recours à du personnel
intérimaire. Bien que de formation comptable, les intérimaires n’ont pas le temps d’appréhender
l’activité de la société pour réaliser correctement les traitements demandés. De fait, ils commettent

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de nombreuses erreurs de traitement sans que M. Poivre dispose du temps nécessaire pour toutes
les détecter et les corriger.
M. Safran est responsable du SI depuis trois mois, suite à la démission de M. Paprika, directeur des
systèmes d’information, qui a rejoint un grand groupe.
M. Paprika est parti sans laisser d’indications ni de documents de travail pour faciliter la reprise de
ses fonctions. Il avait été embauché à la création de la société, il y a quinze ans, et était un homme
clé au sein de cette entité. Il définissait la politique informatique de la société sans concertation avec
les autres directions et sans se soucier des besoins des différents utilisateurs, Il jouissait d’une
confiance absolue de la part de la direction générale, auprès de laquelle il ne fournissait guère de
comptes.
Le dernier schéma directeur établi par ses soins date de N-5, avant l’appel public à l’épargne et la
réalisation d’importants investissements. Depuis, il n’a pas été actualisé, malgré des innovations
technologiques importantes tant dans le domaine des réseaux et des télécommunications que dans
celui de la dimension applicative.
En raison de l’absence d’interfaces entre les solutions et du fait de l’obsolescence des applications de
comptabilité et de paie acquises au moment de la création de la société et de l’impossibilité de
rajouter de nouvelles familles d’articles et de nouvelles références d’épices dans le logiciel de gestion
commerciale, M. Paprika avait initié, avant son départ, un projet informatique visant la migration de
la comptabilité, de la paie et de la gestion commerciale sur un progiciel de gestion intégré. Il était le
chef de projet et travaillait avec un prestataire de service qui s’est chargé du déploiement et du
paramétrage de la solution. Ce projet est en cours mais il a pris du retard et des dérapages
budgétaires sont importants en raison d’une mauvaise définition du cahier des charges. Les coûts
supplémentaires sont difficiles à déterminer étant donné que le projet n’est qu’en phase de test
auprès du site pilote (siège de Marseille).
La phase de test est à présent difficile à reprendre par M. Safran, étant donné qu’aucun document de
travail n’est à sa disposition en dehors du cahier des charges et que c’est à la SA Épices du Grand Sud
de piloter cette phase, comme cela a été défini contractuellement avec le prestataire de services.
Outre les difficultés de reprise de ce projet, M. Safran doit s’assurer de la disponibilité du réseau et
des applications. Il est aidé par un informaticien, M. Curry, embauché il y a huit ans. Son aide est
cependant modeste étant donné qu’il n’a en charge que la maintenance du réseau, dont
l’architecture est simple, la maintenance du site de vente étant confiée à un prestataire de services.
M. Curry travaille également sur les logs de connexion et d’anomalies. En raison du nombre croissant
des problèmes rencontrés, il n’assure plus leur suivi depuis un mois. Il pense que la signature d’une
charte relative à l’usage du réseau et d’internet par l’ensemble des salariés est nécessaire étant
donné que les messages adressés au personnel n’ont eu aucun effet positif. Cet aspect montre
l’absence de suivi rigoureux de la politique de sécurité de la société, qui a été pensée à sa création.
Depuis, quelques adaptations ont été faites, mais de façon parcellaire.
La mise à jour des signatures de l’anti-virus n’a lieu qu’une fois par mois.
La sécurité logique était assurée exclusivement par M. Paprika. Depuis son départ, M. Safran ne
dispose pas du profil administrateur pour mettre à jour les droits des utilisateurs du réseau. De fait,
les droits de M. Paprika n’ont pas été supprimés et les nouveaux recrutés, les intérimaires et les
stagiaires utilisent un identifiant et un mot de passe communs sous le profil « Prestataire» récupéré
auprès des sociétés intervenant sur le système d’information de la société. Ce profil utilisateur
unique, créé par M. Paprika pour tous les prestataires informatiques, donne accès à l’ensemble des
applications et des données disponibles sur le réseau avec des droits en création, interrogation,
modification et suppression. Les informations personnelles des clients, qui ont donné lieu à
déclaration auprès de la CNIL, sont accessibles par tout le personnel de la société afin de faciliter
l’enregistrement des transactions ainsi que par les utilisateurs qui s’identifient sous le profil
«Prestataire ».
La politique de sauvegarde prévoit une sauvegarde complète le samedi soir et une sauvegarde
incrémentale du mardi au vendredi. Deux jeux de supports de sauvegarde sont prévus à cet effet.
Ensuite, des sauvegardes complètes mensuelles sont effectuées et conservées pendant un an. Seules

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les sauvegardes des données comptables et financières sont conservées pendant cinq ans. Les
différents supports de sauvegarde sont stockés dans une armoire ignifugée, qui se situe dans la salle
du serveur, climatisée et fermée à clé. La clé ouvrant la porte de ce local permet également
d’accéder aux différents bureaux qui se trouvent au même étage du bâtiment hébergeant le siège
social. Cet étage est entièrement sous alarme dès la fermeture des bureaux.
La maintenance des applications en place et du site de vente est assurée par les prestataires de
services qui ont vendu les solutions. Des SLA n’ont pas été signés et la qualité des prestations
fournies est un sujet important dans la société étant donné que des pertes d’affaires ont été
constatées en raison de délais d’intervention beaucoup trop longs au regard de l’activité de la société
et de la volatilité de la clientèle. La SA épices du Grand Sud n’est pas propriétaire des programmes
sources des applications développées.

1. Faites une analyse SWOT


2. identifier les risques liés à l’entreprise et les mesures à mettre en œuvre pour réduire ses
risques.

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