Vous êtes sur la page 1sur 4

A la fin du séminaire de méthode de recherche

qualificative, il a été demandé à chaque apprenant, de concilier la théorie à la pratique,


en présentant un travail scientifique, succincte, formulant un sujet de recherche, une
question de départ, accompagné d’une petite exploration suivi de problématisation et
d’une ou des hypothèses et se concluant par la construction d’un modèle d’analyse.
I. ENONCE DU SUJET
Notre sujet de recherche est formulé comme suit :
« Le management public à l’épreuve des taxis-motos dans la ville de Kinshasa,
Problèmes et perspectives ».
II. QUESTION DE DEPART :
Que doit faire l’Etat face à l’anarchie constatée dans le secteur des taxis-motos ?
III. EXPLORATIONS
Bibliographie
IV. PROBLEMATISATION
L’apparition des taxis-motos remonte au début des années 1970 en Afrique. Plus
particulièrement, en Afrique de l’Ouest. En Afrique centrale, ils sont arrivés un peu
tardivement vers les années 2000. Et pour le cas de la République démocratique du
Congo, c’est entre 2005 et 2006 que la ville de Kinshasa, vue apparaître pour la
première fois ce moyen de déplacement.
Le recours à l’usage de ce moyen de transport est cependant tributaire à des crises
multidimensionnelles (politique, économique et sociale). Il y a l’instinct de survie des
familles à faibles revenus, qui a amené au développement d’une nouvelle mobilité et
d’un métier nouveau et à pallier à l’incapacité des Etats à subvenir aux besoins de leur
population en matière de transport, comme l’affirme Albert MALUKISA NKULU dans
son article intitulé : « Gouvernance dans l’incertitude et instrumentalisation de la
régulation des mototaxis à Kinshasa1.
Les taxis motos sont surnommés « WEWA » (Toi ou vous en français). Termes issu du
Tshiluba, une des langues nationales plus utilisés dans le centre de la RDC. Il a été
appliqué aux motarimans et implicitement à leurs engins, suite à la prédominance des
ressortissants de deux Kasaï dans l’exercice de cette activité à Kinshasa.
Pour rappel, cette activité est parvenue dans la capitale Kinshasa, par les creuseurs
artisanaux des diamants et les sous-traitantes du secteur, évoluant dans les deux
Kasaï la cessation de leur activité est due à la chutte vertigineuse du prix du diamant et
la rareté de celui-ci dans cette partie de la RDC de façon presque mystique et
commandité par des chefs coutumiers visant la protection de leur terre face à la

1
tentative de spoliation de cette dernière par l’Etat, en vue de les attribuer aux firmes
internationales pour une exploitation industrielle. Face à ce désespoir qui s’installer, et
n’ayant pas été formé à d’autres métiers pour la plupart, ont conduit les jeunes en
grande majorité de procéder à l’exode rurale vers les grandes villes, particulièrement à
Kinshasa, afin d’assurer la survie de leur famille.
Cette activité bien que controversé par une franche de la population, a eu pour
avantages de désenclaver la plus part des zones rurales, semi-rurales des coins
coupés du reste de la capitale par manque de routes. Et presque l’on peut également
tirer profit des avantages financiers qu’il offre, il a pu attirer en quelques années des
métiers d’adapter à titre d’entrepreneur et de consommateurs des services.
Comme inconvénients, n’ayant pas été pris aux sérieux dès son apparition, sa
régulation pose maintenant énormément problème. Une anarchie sans précédent se vit
ce secteur d’activités désolant ainsi l’Etat qui n’en tire pas profit et les populations
victimes des abus de tout genre découlant des taxis motos.
En ce sens, l’Etat devait ainsi, se repentir de n’avoir pas pu protéger sa population face
aux dangers de cette nouvelle activité.
Il faut noter que le sociologue Danois Gosta ESPING-ENDERSEN 2 : « les individus ont
toujours été confrontés à des risques qu’il a fallu assurer. Plusieurs institutions peuvent
traditionnellement jouer ce rôle d’assureur social face aux risques :
 D’abord, la famille, ensuite le marché et enfin l’Etat. Ce dernier dans sa forme de
l’Etat gendarme, se doit d’assurer la sécurité extérieure par la diplomatie et
l’armée ;
 Assurer la sécurité intérieure par ordre public et la police ;
 Assurer la justice aux moyens des règles de droit ;
 Faciliter les échanges en émettant une monnaie au moyen d’une banque
centrale.
Le deuxième et le troisième traits, renseigne que l’Etat a le monopole d’assurer la
sécurité intérieure par ordre public et aussi la justice. Nous nous posons alors la
question de savoir, Qu’est-ce qui lui a empêché de réguler cette activité à l’aube de son
apparition à Kinshasa ?
Toujours dans l’analyse de la forme de l’Etat, nous espérons trouver des réponses en
essayant d’explorer son visage providentiel.
Il faut noter que l’Etat providence est perçu comme l’interventionnisme social de l’Etat. Il
met en place une politique de « dé marchandisation » et vise à dégager l’individu des
pures lois du marché, aussi bien en cherchant le plein emploi et en garantissant un
revenu de substitution en cas de difficultés.

2
Gosta ESPING- ANDERSEN
Se basant sur ce deuxième angle, l’Etat Congolais pourvoyeurs des biens et services
n’a pas pu fournir le plein emploi, et assurer la mise en place des moyens de transport
conséquent afin de desservir les populations de Kinshasa.
Il ressort à priori que l’Etat dans l’Etat dans son rôle de fournisseur et de régulateur a
failli, l’utilisation des méthodes de gestion classique des phénomènes a montré ses
limites, d’où nous nous proposons d’analyser ce problème sous l’angle théorique du
management public.
Après avoir constaté l’existence d’un problème dans le domaine des taxis motos, nous
avons été motivé à procéder à cette étude. Il existe une vraie difficulté qu’éprouvent les
autorités de la ville de Kinshasa, dans la gestion de ce phénomène. Le management
public en tant que domaine d’études de haute facture, pourrait nous aider à y remédier
et apporter une nouvelle manière de gérer cette activité.
Au regard de ce qui apparaît, nous constatons que l’exécutif de Kinshasa, n’a pas
intégré le management public dans sa façon de gérer les taxis-motos. Le management
public dans son anthologie évoque la notion d’anticipation. Mais à la manière dont les
choses évoluent, cela laisse une impression d’impréparation, l’Etat est surpris et
rattrapés par les événements en lieu et place de les prévoir.
A travers le management public et outils visant la performance optimale d’une
organisation vouée au service public3, en y intégrant l’équité nous espérons solutionner
ce problème.
Le management public est la science de la performance des affaires publiques en vue
d’un bon rendement des services publics. Ceux-ci étant entendus comme étant des
activités d’intérêt général, qui s’exercent de façon directe ou indirecte sous l’égide des
pouvoirs publics. Selon Gilbert, le management public est le management de deux
fonctions en savoir de production et de transformation des moyens en réalisation et des
réalisations en impactes. En étant qu’art, science et philosophie axée sur la rationalité,
l’efficacité, la performance et la pertinence, il s’évertue à prévoir les faits et
phénomènes, les organisent, commande les acteurs et coordonne les activités ;
contrôle la gestion et dirige l’ensemble des systèmes de façons stratégiques, suivant
une certaine rationalité, en transformant le problème en opportunité afin d’atteindre des
résultats efficaces, efficient, effectif, pertinent et performant de façon vérifiable et
impactant la société.
La ville de Kinshasa devra faire sienne la culture managériale afin de trouver des
solutions et réguler ce secteur. Elle doit se fonder sur les objectifs, des résultats et des
moyens.
De ce qui précède ; notre questionnement se formule en ces termes :

3
Service public
- De quelle manière, le management public appliqué dans le secteur des taxis-
motos, pourra solutionner ce problème et devenir un moteur de développement
durable ?
- Quelles sont les stratégies à mettre en place afin que l’activité des taxis-motos
soit une solution plutôt qu’un problème, et qu’elle sert à générer des recettes au
trésor public ?
V. HYPOTHESES
Les deux questions posées aux paragraphes précédents, nous conduisent à formuler
les réponses provisoires.
Comme souligné précédemment, l’activité des taxis-motos a pris de cours l’Etat
Congolais dans le cas précis l’exécutif provincial de Kinshasa. Les méthodes de gestion
traditionnelles de l’administration ainsi que des politiques publiques mal étudiées ou
orientées vers un intérêt politique, n’ont fait qu’aggraver le problème.
Etant donné que cette activité s’est imposée à ce stade, nous ne pouvons qu’y associer
les outils du management publics afin de le rationaliser.
L’implication du management public devra donc tenir comptes de 4 groupes d’acteurs à
savoir : les politiques, les fonctionnaires du secteur de transport, les professionnels des
taxis-motos et la population, en tant que protagoniste de la régulation efficiente de cette
activité.

CONSTRUCTION DU MODELE D’ANALYSE

Vous aimerez peut-être aussi