Vous êtes sur la page 1sur 201

Chapitre 1

GENERALITES

1
1 - Alimentation triphasée

Distribution : 3 phases 1,2,3 ou A,B,C ou R,S,T


et un neutre N

Tensions Tensions
simples composées
2
1-a : Tensions simples
v1 (t )  V 2 sin t 
Equations horaires :  2 
v2 (t )  V 2 sin  t  
 3 
 2 
v3 (t )  V 2 sin  t  
 3 

3
Triphasé équilibré direct : Vi  0

Vecteurs de Fresnel :

V1  V2  V3  V
V / V  V  V3 / V1  2
1 2 2 / V3 3 4
1-b : Tensions composées

Vecteurs de Fresnel
pour un système
équilibré direct
5

u12  U 2 sin( t  )
6

Equations horaires : u23  U 2 sin( t  )
2
7
u31  U 2 sin( t  )
6

฀

6
1-c : Relation entre U et V

U V 3

7
1-d : Récepteur triphasé équilibré

ii : courants de ligne
ji : courants dans les charges ou de phase
8
1-d : Récepteur étoile
Tensions et courants (récepteur étoile)

Ii  Ji 9
Puissances (récepteur étoile)

On pose   v  ,i  Z
cos  facteur de puissance

Puissance active P  3 VI cos   3UI cos  (W )


Puissance réactive Q  3VI sin   3UI sin  (VAr )
Puissance apparente S  3VI  3UI (VA)
10
Pertes par effet Joule (récepteur étoile)
pour les 3 phases

3 2
PJ  RI avec R = 2r
2
11
1-e : Récepteur triangle
Schémas électriques

12
Vecteurs de Fresnel (récepteur triangle)

IJ 3

13
Puissances (récepteur triangle)

On pose   u  , j   Z
facteur de puissance
cos 

P  3JU cos   3UI cos 


Q  3JU sin   3UI sin 
S  3JU  3UI

14
Pertes par effet Joule (récepteur triangle)
pour les 3 phases

3 2
PJ  RI
2
avec R = 2r/3

฀

15
Résumé :

Couplage étoile Couplage triangle

Relation entre U et V U V 3 U V 3

Relation entre I et J IJ IJ 3

Déphasage
฀
 
 I,V
฀
 
 J ,U
฀ ฀
Puissance active P  3VI cos  P  3UJ cos 
P  3UI cos  P  3UI cos 

Pertes Joule 3 2 3 2
P  3rI 2  RI P  3rJ 2  RI
2 2

Résistance équivalente R  2r 2
R r
3
Puissance réactive Q  3UIsin  Q  3UIsin 
฀
Puissance apparente S  3UI ฀ S  3UI
฀ ฀
Facteur de puissance cos cos
฀ ฀

฀ ฀ 16
CIRCUIT MAGNETIQUE
C’est quoi le magnétisme?
• Phénomène d’interaction à distance
• Force invisible qui attire ou repousse
• Il existe de façon naturelle autour de la
magnétite :
– l’oxyde de fer Fe3O4
– c’est l’aimant naturel et si on le frotte sur de
l’acier, celui-ci acquiert les mêmes propriétés.
• Les aimants attirent le fer, le nickel, le cobalt
et le chrome.
17
Champ magnétique

C’est la région de l’espace où l’aimant exerce son influence.


Dans son champ magnétique un aimant exerce une force plus ou
moins grande sur d’autres masses magnétiques.
Les lignes de force d’un champ magnétique peuvent se voir en
mettant de la limaille de fer près d’un aimant.

lignes de
champ magnétique
S N

18
Intensité du champ magnétique
• C’est une force qui s’exerce sur une masse
magnétique en un point du champ.
• L’influence du champ varie d’un point à
l’autre du champ.
• L’intensité se mesure en oersted (Oe) du
physicien danois Oersted (l777-1851)
P

S N

19
Pôles
• Ils se situent aux extrémités d’un aimant
• Le pôle attiré vers le nord terrestre est un pôle
nord.
• Le pôle attiré vers le sud terrestre est un pôle
sud.
• Les lignes de champ sortent du pôle nord et
entrent par le pôle sud d’un aimant.

S N

20
Aiguille d ’une boussole

S N

L’aiguille aimantée d’une boussole s’aligne sur les lignes du


champ magnétique.

S N21
La terre est un gros aimant

Le pôle nord géographique


est donc un pôle sud
magnétique et le pôle sud
est un pôle nord
magnétique.

Boussole: Le pôle nord de l’aiguille de la boussole s’oriente


vers le pôle nord géographique de la terre.
22
Aimants
Les lignes de champ sont responsables des
forces qui s’exercent entre 2 aimants

Attraction

S N S N

Répulsion

S N N S

23
Lignes de champ
Lorsque les pôles opposés d'un aimant sont rapprochés, les lignes de champ
s'épousent et les aimants s'attirent ensemble.

Lorsque les mêmes pôles d'un aimant sont rapprochés, les lignes de champ
s'éloignent les unes des autres et les aimants se repoussent mutuellement.

24
25
Exemples d’application

26
Effet magnétique du courant
• Un courant électrique crée autour de lui un
champ magnétique. (Oersted 1820)
• Il agit donc comme un aimant.
• L’aiguille d’une boussole peut nous indiquer le
sens des lignes de champ produites par le
courant qui passe dans un fil.

27
Courant et champ magnétique

Rappel:
Les lignes
entrent par le sud
et sortent du
nord

Les flèches rouges indiquent le


sens du courant dans le fil.
28
Visualisation du champ magnétique
autour d’un fil conducteur

Configuration de la limaille autour d’un conducteur rectiligne


29
Donc
• Lorsqu’un courant électrique traverse un fil il
crée un champ magnétique autour de lui.
• Ce champ est orienté selon la règle de la main
droite.
– Si l'on tient le conducteur dans la main droite, le
pouce orienté dans le sens du courant, les doigts
pointeront dans le sens des lignes du champ.

30
Boucle
• Si un fil parcouru par un courant est tourné en
forme de boucle…

31
Boucle
• Si un fil parcouru par un courant est tourné en
forme de boucle…
• Les lignes de champ vont entrer par une face
de la boucle (pôle Nord) et sortir par l’autre
(pôle Sud).

32
Visualisation du champ magnétique

Champ magnétique entourant une boucle de courant circulaire

33
Bobine
• Si nous enroulons un fil, nous obtenons une
bobine formée de plusieurs boucles.
• Une bobine enroulée régulièrement s’appelle
un solénoïde.

34
Champ magnétique dans une bobine
Les lignes de champ de chacune des boucles s’additionnent

35
Électro-aimant
• Un solénoïde parcouru par un courant devient
un électro-aimant.
• Il se comporte comme un aimant.
• Les lignes de champ entrent par le pôle sud et
sortent du pôle nord.

36
Identification des pôles d’un électro-aimant

• Règle de la main droite:


• On enroule les doigts
autour de la bobine dans le
sens du courant.
– Le pouce indique alors le
pôle nord.

• Pour trouver le sens du courant on place le


pouce vers le pôle nord, les doigts indique
alors le sens du courant.

37
38
LES SOURCES DU CHAMP
MAGNETIQUE
Un champ magnétique est créé par une distribution
de courants électriques.

Intensité du champ magnétique crée par Intensité du champ magnétique crée par
un conducteur rectiligne : un solénoïde :

A une distance r du fil, le champ Au centre du solénoïde, le champ


magnétique s’exprime : magnétique s’exprime :

B
0I B
0NI
2 r l 39
QUELQUES VALEURS NUMERIQUES :

A 1 mètre d’un conducteur traversé par un courant


d’intensité 100A : B=20 T.

Au centre d’un solénoïde de N=1000 spires, de longueur


20 cm, traversé par un courant d’intensité 10A : B=63 mT.

Composante horizontale du champ magnétique terrestre :


B=20 T.

Aimants permanents ordinaires : B=50 mT.

Champ magnétique dans les machines électriques : B=1 T.


40
INTERET DES MATERIAUX
FERROMAGNETIQUES
Les machines de l’électrotechnique (transformateurs, machines
tournantes) sont des machines électromagnétiques.

Elles ont besoin de la présence d’un champ magnétique


d’intensité importante pour fonctionner.

Pour augmenter la valeur de ce champ magnétique, elles


possèdent un circuit magnétique constitué dans un matériau
ferromagnétique.

41
LES MATERIAUX
FERROMAGNETIQUES.
Les matériaux ferromagnétiques sont des alliages de fer de
nickel ou de cobalt.
Dans le cas des machines de l’électrotechnique, on utilise de
l’acier ou de la fonte (alliage de fer et de carbone).

Alors, le circuit magnétique sert aussi de battit à la machine.

42
PROPRIETES DES MATERIAUX
MAGNETIQUES.
Sous l’effet du champ magnétique, une pièce ferromagnétique
s’aimante, elle se comporte alors comme un aimant et induit un
nouveau champ magnétique qui se rajoute au champ initial.

Les matériaux ferromagnétiques ont pour effet d’augmenter la


valeur du champ magnétique.

Le champ magnétique est beaucoup plus fort dans le matériau


que dans l’air : les lignes de champ passent préférentiellement
dans le matériau.

43
PROPRIETES DES MATERIAUX
MAGNETIQUES.

On dit qu’un matériau ferromagnétique canalise les lignes de


champs.

Les fuites magnétiques sont réduites.


44
EXCITATION MAGNETIQUE.

On considère un
bobinage torique :

Le champ magnétique est créé par les courants, H


NI
on définit l’excitation magnétique H par : l [A/m]

45
CHAMP MAGNETIQUE.

Le champ magnétique vérifie : B  H

 est la perméabilité absolue du milieu. Elle dépend du


matériau.
Dans l’air : B0   0 
NI
 0  4 10 7 H  m 1
l

Dans un matériau NI
ferromagnétique : B   400  à  4000   0
l
46
COURBE DE PREMIERE
AIMANTATION :
Zone linéaire (entre O et A) : pour des
B
faibles valeurs de l’excitation
magnétique, le champ magnétique
A
augmente proportionnellement à
l’excitation magnétique.

Coude de saturation (entre A et B) : la relation entre B et H


n’est plus linéaire. Lorsque H augmente, B augmente de moins
en moins fortement.
Zone de saturation (au delà de B) : L’aimantation du circuit
magnétique est quasiment maximale ; le circuit magnétique est
47
saturé.
COURBE DE PREMIERE
AIMANTATION POUR QUELQUES
MATERIAUX.

48
HYSTERESIS MAGNETIQUE :

On appelle champ magnétique


rémanent, noté Br, le champ
magnétique dans le matériau
pour une excitation non nulle.

Pour annuler totalement


l’aimantation dans le matériau, il
faut lui imposer l’excitation
coercitive, notée Hc.

49
CONSEQUENCE DE
L’HYSTERESIS MAGNETIQUE.
Le parcours du cycle d’hystéresis implique un échauffement du
matériau et donc des pertes de puissances. C’est pertes sont
appelées pertes par hystérésis. Elles sont d’autant plus fortes que le
l’aire du cycle d’hystérésis est importante.

Il y a donc un deuxième type de pertes d’origine magnétique qui


sont les pertes par courant de Foucault.

L’ensemble des pertes par courant de Foucault et par hystérésis


sont appelées pertes magnétiques ou pertes fer.

50
Pertes par hystérésis
Pour un cycle complet:
On définit une surface dans le
plan B-H, appelée: courbe
d’hystérésis

L’énergie perdue dans


chaque cycle est égale
à l’aire de la surface A

Les pertes sont en


fonction de B, et des
propriétés du matériau

51
Pertes par courant induit
(courant de Foucault)

52
MATERIAUX MAGNETIQUES DURS.
MATERIAUX MAGNETIQUES DOUX.
Les matériaux magnétiques durs
(Acier) se désaimante difficilement, on
les utilisera pour fabriquer des aimants
permanents.
Les matériaux magnétiques doux (Fer)
se désaimante facilement et seront siège
de pertes par hystérésis faibles, on les
utilisera pour construire les circuits
magnétiques des machines de
l’électrotechnique.
53
FORCE MAGNETOMOTRICE

54
55
56
57
deux culasses (2L)
A1 A2 A3
(1) (3)

e air

= ’+ ’’
(fer) (3)
A’1 A’2 A’3
Figure (4)

58
Exemple 1

59
60
Exemple : 2 avec entrefer

61
62
63
Caractéristique B (H)
64
65
66
1. Champ magnétique créé par un courant

I
•l'aiguille de la boussole s'oriente
toujours
j perpendiculairement
di l i au sens
de passage du courant S
• Phénomène remarqué pour la
première fois en 1819 par le physicien
Hans Christian Oersted

Fig. 1: Fil parcouru par un courant

•Lorsqu’un courant circule dans un conducteur, il crée autour de


ce conducteur un champ magnétique
1
2. Forme et sens du champ

• Un conducteur traversé par un courant

• Une partie du conducteur traverse une feuille


de carton que l'on saupoudre de limaille de fer. Figure 2 : Les lignes de force
autour dd'un
un conducteur forment
• la limaille se dispose autour du conducteur en des cercles fermés.
une série de cercles concentriques.

• Ce champ circulaire entoure le fil sur toute sa


longueur, et les lignes de champ forment des
cercles dont le plan est toujours perpendiculaire
à la direction du conducteur.

• On peut
pe t déterminer le sens des lignes de force
à l'aide d'une boussole, mais il est plus simple de
Figure 3: Règle de la main droite. Si l'on
retenir la règle illustrée à la Fig. 3, appelée règle tient le conducteur dans la main droite, le
d la
de l maini droite
d i pouce étant orienté dans le sens du courant,
les doigts pointeront dans le sens du flux
2 .
3. Champ crée par une bobine
• Lorsque une bobine est parcourue par un courant,
courant
elle produit le même champ qu'une série de spires
indépendantes parcourues par le même courant.
• À l'intérieur
l'i té i d la
de l bobine,
b bi l lignes
les li d force
de f sontt
parallèles à son axe
• À l'extérieur, elles sont distribuées exactement
comme celles d'un barreau aimanté. Figure 4 : Champ magnétique
• Comme pour le barreau aimanté, on appelle pôle créé par une bobine.
nord l'extrémité de la bobine p par laquelle
q sortent les
lignes de champ magnétique force, et pôle sud
l'extrémité par laquelle elles rentrent.

4. Règle de la main droite pour une bobine

On imagine ququ'on
on tient la bobine de la main droite de
telle sorte que les doigts soient dirigés dans le sens
du courant circulant dans les spires, le pouce pointera Figure 5 : Méthode simple
vers le pôle nord de la bobine.
bobine ppour trouver le ppôle nord
d'une bobine.
3
Flux du vecteur B à travers une spire
+
B
le flux du vecteur B à travers une spire de surface S
r rr r r
S Φ (B) spire = B.S = B.S.Cos (S, B)

le flux du vecteur B à travers un circuit constitué de N spires de surface S


r r r r
Φ (B) Nspires = N.Φ (B) spire = N.B.S.Cos (S, B)

4
Loi de Faraday-Henry Aspect expérimental

B
B
la source de champ le conducteur
(aimant) (la bobine)
Inducteur Induit

Déplacement relatif
aimant ↔ bobine

A
Apparition
iti d ’un
’ courantt iinduit
d it

Existence d’une fem 5


aux bornes de la bobine
Expression de la loi de Faraday
Faraday-Henry
Henry (1831)

r circuit fermé
Si Φ (B) var ie ⇒ fem ⇒ ⎯⎯ ⎯ ⎯⎯→ courant induit

r r r
Φ (B) = N.B.S.Cos (S, B)

e=−

dt
d
=−
d
ddt
[ r r
N.B.S.Cos(S, B) ]
une fem si • N varie
Apparition d ’une
• B varie
• Srvarie
r
• (S, B) varie 6
Loi
oi de Lenz
e z (1834)
( 834)
• Elle permet de déterminer le sens du courant induit
• Le sens du courant induit est tel que, par ses effets,
il s’oppose à la cause lui ayant donné naissance.

B
Bi

• Fermer la main droite dans


le sens de i
• le pouce indique le sens de Bi

7
Induction mutuelle
Inducteur Induit

bobine 1 bobine 2

E
• La bobine 1 est parcourue par un courant
• Elle crée un champ magnétique
• Si le flux de ce champ à travers la bobine 2 voisine varie
• ⇒ création d’une fem dans la bobine 2

• la bobine 1 induit une tension dans la bobine 2.


2
8
• Ce phénomène est appelé induction mutuelle.
Expression de la fem d ’induction mutuelle
Si la
l bobine
b bi induite
i d it estt à l’intérieur
l’i té i de
d la
l bobine
b bi inductrice.
i d t i
dΦ d d ⎡ N1 ⎤ ⎛ μ.N 2 N1.S ⎞ di1 di
Loi = − (N 2 .B.S) = − ⎢ N 2 .μ.
e 2 =d’induction
− .i1.S⎥ = −⎜ ⎟ = −M 1
dtr dt rμ.dt
r ⎣ l ⎦ ⎝ l ⎠ dt dt
N .i
Φ (B) = N 2 .B.S.Cos
B =(S, B1) 1 M =
μ.N1 N 2 .S
l l
• avec M: coefficient dd’induction
induction mutuelle
– s’exprime dans SI en Henry (H)

– il dépend • de
d lla forme
f
• de la position relative des deux circuits
• du
d milieu
ili dans
d lequel
l l ils
il se trouvent
t t di1
e 2 = −M
dt
9
Fem d ’auto-induction di
N e = −L
Pour un solénoïde μ.
l
.i dt
dΦ d d ⎡ N ⎤ ⎛ μ.N 2 .S ⎞ di di
e =− = − (N.B.S) = − ⎢ N.μ. .i.S⎥ = −⎜ ⎜ ⎟
⎟ = −L
dt dt dt ⎣ l ⎦ ⎝ l ⎠ dt dt
r r r N 2 .S
Φ (B) = N.B.S.Cos (S, B) L=μ
l
avec L: inductance de la bobine
• s’exprime
’ i en H dans
d SI
• dépend de la géométrie de la bobine
• du
d milieu
ili dans
d lequel
l l elle
ll se trouve.
t
• L est fonction de i en présence d’un noyau

10
Application - Transformateur
primaire secondaire
n1 spires n2 spires

i1 B i2

dΦ d
e1 e=− = − [N.B.S]
e2 dt dt

circuit magnétique fermé


noyau en fer

e 2 n 2 i1
≈ ≈
e1 n1 i 2
Un transformateur ne fonctionne qu’en
qu en régime variable
11
Chapitre 3

Le transformateur monophasé
Plan de cours

1. définition

2. Symboles

3. Constitution

4. Etude du transformateur à vide

5. Etude du transformateur en charge

6. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp

7 Rendement du transformateur
7.

8. Essais à puissance réduite du transformateur

1
1. Définition
1
Un transformateur est un convertisseur d’énergie électrique AC/AC
permettant la modification de certaines grandeurs ( tension, courant) sans
cchanger
a ge leur
eu fréquence.
éque ce

2. Symboles

3. Constitution
¾ Circuit magnétique

Des enroulements
primaire
secondaire
2
3.1. le circuit magnétique
Le circuit magnétique d'un transformateur permet de
canaliser
li l flux
le fl produit
d it par l'enroulement
l' l t primaire.
i i Il estt
formé de tôles feuilletées et isolées les unes des autres
afin de réduire l'échauffement par courant de Foucault

Le circuit magnétique d'un transformateur monophasé


peut être soit :

¾à deux colonnes : formé par un empilage de tôles


(pour éviter les entrefer)

¾ de forme cuirassée c'est-à-dire que les


enroulements sont placées sur une colonne centrale et
le flux se referme par les deux autres

3
3.2. les enroulements (circuit électrique)
Il comporte essentiellement ll'enroulement
enroulement primaire
primaire,
l'enroulement secondaire et leurs isolations.

Ces deux enroulements ont un nombre de spires


différent.
L'enroulement qui possède le plus de spires est appelé
enroulement HT, et celui qui en possède moins appelé
enroulement BT.

3.3. Disposition des enroulements

¾Bobinage concentrique: Ce type de


bobinage convient pour des gammes de
puissance
i relativement
l ti t f ibl
faibles quelques
l
centaines de KVA.

4
¾Bobinage mixte : car il permet
d'éviter les très fortes différences de
potentiel entre les spires d'extrémité de
2 couches successives. On réalise des
bobines plates qui sont montées en
série les unes avec les autres
(utilisation HT et THT)).

5
¾ Bobinage alterné en galettes: Les
galettes HT et BT sont alternées,
l'empilage est terminé par les galettes BT
(car c'est facile de les isoler du circuit
magnétique).

6
4. Etude du transformateur à vide i10
Φf10
On suppose que:
U20
L’enroulement
L enroulement est alimentée par la tension U1 et elle U1
est parcourue par le courant i1. cet enroulement Φ’10
possède N1 spires et a une résistance r1 Φ10

Le secondaire possède N2 spires et a une résistance r2


Le courant i1 crée le flux total Φ
Φ’10 qui se devise en :
¾ Φ10 : le flux utile qui traverse l’enroulement secondaire
¾ Φf10: le flux de fuite

On peut écrire : Φ’10=Φ10+Φf10 (1)

Mise en éq
équation
ation d
du circ
circuit
it primaire
'
dφ10 dφ f 10 dφ (2)
U 1 = r1 .i10 + n1 . = r1 .i10 + n1 . + n1 . 10
dt dt dt
7
φ f 10
On définit l’inductance de fuite l1 par: l 1 = n1. (3)
i10

di100
L’équation
L équation (2) devient: U1 = r1.i10 + l 1. + e1 (4)
dt
dφ10
Avec : e1 = n1. ((5))
dt

Mise en équation du circuit secondaire

d φ 10
e 20 = n 2 . (6)
r dt

E1 n1
r =
E2 n2 8
On suppose que les courants
courants, les tensions et les flux sont sinusoidaux
sinusoidaux,
l’équation (4) peut se mettre sous forme complexe:

r r r r
⎧⎪U1 = r1.I10 + j.l 1ω.I10 + E1 (7)
⎨r r
⎪⎩U 20 = E 2
r
E1 n1
Avec : r =
E2 n 2
r
r r1.I10
Diagramme vectoriel
U1 r
j.lω I10
r
r ϕ10 E1
I10

9
5 Etude du transformateur en charge
5. Φ i2
i1 Φ’1
Φf1 Φf2 Φ’2
On définit :
U2
¾ le flux total Φ
Φ’1 créé par le courant i1 U1
¾ le flux total Φ’2 créé par le courant i2
¾ le flux de fuite Φf1 Φ1 Φ2
¾ le flux de fuite Φf2
¾ le flux Φ1 créé par l’enroulement 1 et qui traverse l’enroulement 2
¾ le flux Φ2 créé par l’enroulement 2 et qui traverse l’enroulement 1
¾ le flux utile Φ dans le circuit magnétique
¾ le flux réel Φ1r dans l’enroulement 1
¾ le flux réel Φ2r dans l’enroulement 2

On peut écrire : Φ’1=Φ1+Φf1


Φ’2=Φ2+Φf2 (8)
Φ=Φ1-Φ2
Φ1r= Φ’1- Φ2= Φ1+ Φf1- Φ 2= Φ+Φf1
Φ2r= -Φ’2+ Φ1=- Φ2- Φf2+ Φ1 = Φ-Φf2
Φf2= l2.ii2 avec l2 est ll’inductance
n2.Φ inductance de fuite du secondaire
10
Mise en équation
q du circuit p
primaire

dφ1r dφ dφ f 1 di (9)
U 1 = r1.i1 + n1. = r1.i1 + n1. + n1. = r1.i1 + e1 + l 1 1
dt dt dt dt

Avec : e1 = n1.
dt
Mise en équation du circuit secondaire

dφ 2 r dφ dφ (10)
n 2. = n 2 . − n 2 . f 2 = r2 .i 2 + U 2
dt dt dt

S h t que :
Sachant dφ
e2 = n 2.
dt
φf 2 di
n 2. = l1 2
dt dt
di 2
e 2 = r2 .i 2 + l 2 + U2 (11)
dt 11
r r r r
sous forme complexe: ⎧⎪U1 = r1.I1 + j.l 1ω.I1 + E1
⎨r r r r ((12))
⎪⎩E 2 = r2 .I2 + j.l 2 ω.I2 + U 2

r
E1 n1
Avec : r = r
E2 n 2 r1.I1
r r
U1 j.l 1ω I1
Diagramme vectoriel r
r E1
E2 r
r r j.l 2 ω I2
ϕ2
ϕ1
U2 r2 .I2
r r
I2 I1

12
Premier schéma équivalent r1 x1 x2 r2 i 2
i1

U1 E1 E2 U2

Schéma équivalent tenant compte des pertes à vide:

¾ Pertes actives représentées par la résistance Rf


¾ Pertes réactives représentées par la réactance Xm

Avec :
r r r r
i1 r1 x1 x2 r2 i 2 ⎧⎪U1 = r1.I1 + j.x1.I1 + E1
⎨r r r r
i10 ⎪⎩E 2 = r2 .I2 + j.x 2 .I2 + U 2
U1 Xm R f E1 E2 U2 r
⎧ n1 E1
⎪ = s
⎨ n2 E 2
⎪ r r r
⎩n1.I10 ≈ n1.I1 − n2 .I 2 13
6. Etude du transformateur avec l’hypothèse de Kapp
L hypothèse de Kapp consiste à négliger le courant primaire à vide i10
L’hypothèse
devant le courant i1 en charge donc:
r r
n1.I1 = n 2 .I2
la branche (Rf , Xm) sera éliminée du schéma équivalent

i1 r1 x1 x2 r2 i 2

U1 E1 E2 U2

Mise en équation
r r r r
On a : U1 = r1.I1 + j.x1.I1 + E1 (13)

p p
On multiplie par ((n2/n1)

⎛ n2 ⎞ r ⎛ n2 ⎞ r ⎛ n2 ⎞ r ⎛ n2 ⎞ r
⎜⎜ ⎟⎟.U1 = ⎜⎜ ⎟⎟.r1.I1 + j.x1.⎜⎜ ⎟⎟.I1 + ⎜⎜ ⎟⎟.E1 (14)
⎝ n1 ⎠ ⎝ n1 ⎠ ⎝ n1 ⎠ ⎝ n1 ⎠
14
⎧r n2 r
Sachant que : ⎪U 20 = ..U U1
⎪ n 1
⎪⎪ r n2 r
⎨ E2 = .E1 ((15))
⎪ n1
⎪ r n2 r
⎪ I1 = .I 2
⎪⎩ n1

2
r r ⎛ n2 ⎞ r
donc : U 20 = E 2 + ⎜⎜ ⎟⎟ .(r1 + j.x1 ).I2 . (16)
⎝ n1 ⎠
r r r r
O a également
On é l t: E 2 = r2 .I2 + j.x 2 .I2 + U 2 (17)

En substituant l’équation
q ((16)) dans ((17),
), on obtient :

r r ⎛⎜ ⎛ n2 ⎞ ⎞⎟ r
2 ⎛ ⎛ ⎞
2 ⎞r
j x2 + ⎜⎜ ⎟⎟ .x1 ⎟.I 2
⎜ n2
U 20 = U 2 + r2 + ⎜⎜ ⎟⎟ .r1 .I 2 + (18)
⎜ n1 ⎠ ⎟ ⎜ ⎟
⎝ ⎝ ⎠ ⎝ ⎝ n1 ⎠

15
⎧ ⎛ n2 ⎞
2
⎪R 2 = r2 + ⎜ ⎟ .r1
On pose ⎪⎪ ⎜n ⎟
⎝ 1⎠
⎨ 2
(19)
⎪ ⎛ n2 ⎞
⎪X 2 = x 2 + ⎜⎜ ⎟⎟ .x1
⎪⎩ ⎝ n1 ⎠
Avec:

¾ R2 la résistance totale ramenée au secondaire

¾ X2 la
l réactance
é t ttotale
t l ramenée
é au secondaire
d i
r r r
Ainsi l’équation (18) devient: U 20 = (R 2 + j.X 2 ). I2 + U 2 (20)

Schéma équivalent et diagramme vectoriel ramené au secondaire dans


l’hypothèse de Kapp
X2 R 2 i2
r
r U 20
n2 r
U 20 = .U1 U2 r r
n1 r ϕ2 U2 r j.X 2 . I 2
I2 R 2 .I2 16
On peut également écrire l’équation des tensions en multipliant par (n1/n2) pour
aboutir à :
r r ⎛ n1 ⎞ r
U1 = (R 1 + j.X1 ).I1 + ⎜⎜ ⎟⎟ U 2 (21)
⎝ n2 ⎠

C’est l’équation des tension ramenée au primaire avec :


⎧ ⎛ n1 ⎞
2
⎪R 1 = r1 + ⎜ ⎟ .r2
⎪⎪ ⎜n ⎟
⎝ 2⎠
¾ R1 la résistance totale ramenée au primaire ⎨ 2 (22)
⎪ ⎛ n1 ⎞
¾ X1 la réactance totale ramenée au primaire ⎪ 1X = x 1 ⎜
+ ⎜ ⎟⎟ .x 2
⎪⎩ ⎝ n2 ⎠

Schéma équivalent et diagramme vectoriel ramené au primaire dans l’hypothèse


l hypothèse
de Kapp
X1 R 1 i1 r
U1 r
n1 r j.X 1 . I1
U1 .U 2 r ⎛ n1 ⎞ r
n2 I1
ϕ1 ⎜⎜ ⎟⎟U 2 r
⎝ n2 ⎠ R1.I1
17
7. Rendement du transformateur

P2
η= (23)
P1

¾ P1 la puissance absorbée par le transformateur (primaire)


¾ P2 la puissance fournie à la charge (secondaire)

P2
η=
(P + ∑ pertes)
2
(24)
Les pertes sont:

¾ pertes
t magnétiques
éti ( pertes
t fer)
f ) dans
d le
l circuit
i it magnétique
éti

¾ pertes joules (pertes cuivre) dans les enroulements primaire

et secondaire

18
7.1. les pertes magnétiques (pertes fer) B
Les pertes dans le fer dépendent du champ magnétique
maximal et de la fréquence. Si la tension U1 est W
constante, elles sont indépendantes de la charge.

On peut déterminer ces pertes par calcul théorique ou H


par un essai à vide
cycle
y d’hystérésis.
y
Pertes
P t par hystérésis
h té é i
L’aimantation du matériau absorbe de
l’énergie. Le phénomène n’étant pas
réversible le matériau ne restitue pas toute
réversible,
l’énergie reçue. Pendant la désaimantation,
une partie se dissipe sous forme de chaleur.
Ces pertes sont proportionnelles à ll’aire
aire du
cycle d’hystérésis.
Pertes par courants de Foucault
Le courant alternatif parcourant la bobine engendre un flux
alternatif dans le matériau. Ce flux variable crée, dans la
matière, des courants induits, appelés courants de Foucault, qui
provoquentt l’échauffement
l’é h ff t du
d matériau.
té i
19
7.2. les pertes joules (pertes cuivre)
Elles sont dues aux résistances r1 et r2 des enroulements. Ces pertes dépendent
de la charge et donc du fonctionnement du transformateur

Pj1 = R1.I12
(25)
Pj 2 = R2 .I 22

On peut déterminer ces pertes par un essai en court circuit

9 Pour
P augmenter
t lel rendement
d t du
d transformateur,
t f t il faut
f t réduire
éd i les
l pertes
t fer.
f

9 Les transformateur doivent avoir une quantité de fer réduite et on accepte un


poids supplémentaire de cuivre

9 Le maximum de rendement est obtenu entre la moitié et les deux tiers de la


pleine charge
20
8. Essais à puissance réduite du transformateur

I10 P10
8.1. Essai à vide A W
Source
de tension U1 V V
U 20

U1
Le rapport de transformation à vide m= (25)
U 20
Le courant I10 est faible, ce qui rend les pertes joules (r1.I²1) négligeable devant les
pertes fer donc: P10=Pfer
p

U12
La résistance Rf Rf = (26)
P10
U12
Xm = (27)
La réactance de magnétisation Xm
(U1.I10 ) 2
− P102
21
8.2. Essai en court circuit
Pour effectuer cet essai, on utilise un auto-transformateur comme source de
tension variable, permettant de réduire la tension primaire de telle sorte à ne pas
dépasser le courant nominale du transformateur
I1cc P1cc
A W
Source
de tension U1cc V A
variable I 2cc

La tension U1cc est faible, ce qui rend les pertes fer négligeable devant les pertes
jjoules donc : P1cc=Pj
P1cc
La résistance R2 R2 = (28)
I 22cc
2
⎛ U ⎞ (29)
La réactance X2 X 2 = ⎜⎜ 1cc ⎟⎟ − R 22
⎝ m.I 2cc ⎠
Avec : R 1 = m 2 .R 2 et X1 = m 2 .X 2 22
Chapitre 4

Le transformateur triphasé
Plan de cours
1 Constitution
1. C i i
2. Couplage des enroulements
3 Rapport
3. R tdde ttransformation
f ti
4. L’indice horaire
5 Groupes de couplage
5.
6. Schéma monophasé équivalent
7 Couplage en parallèle des transformateur triphasés
7.
8. Essais de transformateur triphasé
1. Constitution
1
¾ Les transformateurs triphasés peuvent être réalisés à partir de trois unités
monophasées dont les circuits magnétiques sont distincts et à flux libres.

¾Cependant, la plupart du temps, on emploie un circuit magnétique triphasé


à culasses droites avec:

4 noyaux, dont 3 sont garnis de bobinages

5 noyaux ( 3 avec bobinages et 2 noyaux latéraux )


qui sont à flux indépendants

3 noyaux dissymétriques, à flux liés, pour lesquels


Φ1 + Φ2 + Φ3 ؆ 0
2. Couplage des enroulements
2
Les enroulements peuvent être couplés en :

Etoile
A B C

Ti
Triangle
l
A B C

Zigzag
Le couplage zig-zag est obtenu de la manière suivante:

En divisant les trois bobines d'un enroulement en six demi-bobines

pour réaliser chaque phase, on met en série deux demi-bobines prises sur
des noyaux différents et connectées en sens inverse

Les trois extrémités libres sont réunies et forment le neutre, les trois autres
constituent les bornes.

neutre

n/2

n
VA

A B C

VA VB VC n1 VC VB
N
Va n
a b c
Va1

Va1 Vb1 Vc1 n2/2 VA


Vb2

Vb1 Va Va1
Vc1

Va2 Vb2 Vc2 + 11π/6


Vb2 Vc2

VC VB

Va2
2.1. Relation entre valeur efficace de la tension entre un couplage
p g étoile et un couplage
p g zig-zag
g g

Soit V’2 la tension d’une phase si les six demi bobines étaient en série sur la même
colonne Chaque demi bobine aura donc une tension V’
colonne. V 2/2

Soit V2 la tension d’une phase pour un couplage zig-zag

On peut montrer que :


VA
V2' π 3 '
V2 = 2. cos = V2 Vb2
2 6 2

Va
Va1
π/6
Donc: à égalité de poids de cuivre, un
couplage zig-zag donne une tension 3
plus faible qu’un
qu un couplage étoile 2

VC VB
2.2. Choix de couplage
p g

Le choix repose sur:

1. La présence ou non du conducteur neutre:


• Installation domestique 220V , 380V besoin de neutre
• Installation industrielle : machine triphasé pas besoin de neutre

2. Il est intéressant, coté haute tension, de disposer d’un couplage ayant un neutre et
de mettre ce dernier à la terre avec les pièces métalliques

3. Il faut éviter d’avoir le même couplage au primaire et au secondaire afin d’éviter de


transmettre le déséquilibre éventuel des courant d’un coté à l’autre

E conséquence,
En é on ttrouve souventt les
l couplages
l :Y
Y-D,
D YY-Z,
Z D-Y,
D Y Z-Y
ZY
3. Rapport de transformation

Il est défini comme étant le rapport des tensions entre phases à vide :
U AB0
m=
U ab 0

Ce rapport dépend non seulement des nombres de spires primaires et


secondaires mais aussi de couplage de ces enroulements
enroulements.

Remarque:
q Contrairement au cas du transformateur monophasé,
p , m est
généralement différent du rapport des nombres de spires :
n1 V
= 10
n2 V 20

où V10 et V20 désignent les tensions à vide aux bornes des enroulements respectifs.
3.1.
3 1 Exemples UAB0
A
¾ Couplage étoile triangle
B C

VA0 n1

Uab0
U 3VA0 n a b c
m = AB0 = = 3 1
Uab0 Va0 n2 Va0 n2

¾Couplage étoile zig-zig


U AB 0 (V A 0 − V B 0 ) (VA 0 − VB0 )
m= = =
U ab 0 (Va 0 − Vb 0 ) 3 (Va10 − V b10 ) VA VC n1
VB

N
⎧ VA0 n1 n V
⎪V = ⇒ V a 10 = 2 A 0 Va
⎪ a 10 ⎛n2 ⎞ 2n 1 n
⎜⎜ ⎟⎟
⎪⎪ ⎝ 2 ⎠ a b c

sachant que: ⎨
⎪ V B0 = n 1 ⇒ V n 2 V B0 Va1 Vb1 Vc1 n2/2
b 10 =
⎪ V b 10 ⎛n2 ⎞ 2n 1
⎪ ⎜⎜ ⎟⎟
⎪⎩ ⎝ 2 ⎠

(VA0 − VB0 ) ⎛ 2 ⎞ n1 Va2 Vb2 Vc2


Donc: m= = ⎜⎜ ⎟
⎟n
n2
3 (VA0 − VB0 ) ⎝ 3 ⎠ 2
2n 1
4. L’indice horaire

Pour un transformateur monophasé les tensions


au primaire et au secondaire ne peuvent être
déphasées que de 0 ou 180
180° suivant les sens
d'enroulement.

Pour un transformateur triphasé


p alimenté p
par un
réseau équilibré, le déphasage des tensions du
primaire et les tensions du secondaire peut
prendre toutes les valeurs multiples de 30°.

Un angle de 30° représentant l'écart entre deux


chiffres consécutifs sur le cadran d'une horloge,
ce déphasage sera dit d'une heure.

Soit α le déphasage, compté dans le sens


ti
trigonométrique
ét i di
direct,
t d
de lla ttension
i simple
i l
primaire par rapport à la tension simple
secondaire; nous appelons indice horaire du
transformateur le nombre Ih= α (en degrés) / 30
30.
5. Groupes de couplage
Phases ABC Phases ABC Phases ABC
UAB0 UAB0 UAB0
A B C A B C A B C

VA0 n1 VA0 n1 VA0 n1

Uab0 Ubc0 Uca0


a b c c a b b c a

Va0 n2 Vc0 n2 Vb0 n2

Phases abc Phases cab Phases bca

0 0 0
A A A
a c b
30°

c b a
9 3 9 39 270° 3
150°
150
C C C
B B B
b a c

6 6 6
L’indice horaire =1 L’indice horaire =5 L’indice horaire =9
Trois indices différents de ±4 peuvent être obtenus pour un même couplage par
simple permutation des phases
phases.

Ces indices sont regroupés dans un groupe de couplage.

Les groupes de couplage sont:


9 groupe I rassemblant les indices : 0, 4, 8
9 groupe II rassemblant les indices : 2, 6, 10
9 groupe III rassemblant les indices : 1, 5, 9
9 groupe IV rassemblant les indices : 3, 7, 11.

Si nous inversons les sens d'enroulement d'un des bobinages HT ou BT, les
tensions correspondantes sont déphasées de 180° donc de 6 h; l'indice augmente
donc de 6. Nous passons du g groupe I au g
groupe II ou du g
groupe III au g
groupe IV en
inversant les bobines primaires ou secondaires, sans modifier le couplage.

Notons que seuls les couplages étoile - triangle et étoile - zigzag peuvent donner
des indices impairs donc des couplages dans les groupes III et IV.
6. Schéma monophasé équivalent

Pour un fonctionnement équilibré, chaque transformateur triphasé peut être représenté


par un schéma équivalent monophasé de la manière suivante:

(m, θ) X2 R2
VA A a
Va
B
b
C
c

(Ru, Xm)

( θ)
(m, X2 R2
I1 I’2 I2
VA A a
Va

Va0

(Ru, Xm)

VA I 2
Le transformateur a un rapport de transformation m tel que : m= =
Va 0 I '2
r V
Va 0 = A .e − jϑ
Il introduit un déphasage θ tel que: r m
I2 = m.I '2 .e − jϑ
7. Couplage en parallèle des transformateur triphasés
T1
Nous couplons en parallèle les primaires des
A1 a1
deux transformateurs T1 et T2 en reliant les
bornes homologues A1 et A2 , B1 et B2, C1 et C2 B1 b1
C1 c1
T2
Pour p
pouvoir coupler
p en p parallèle les bornes
A2 a2
secondaires, les tensions secondaires
doivent être égales en module et en phase pour B2 b2
les trois bobinages. Cela est possible si: C2 c2

Les deux transformateurs ont :


1. le même rapport de transformation et
2. le même indice horaire

N.B. Cette deuxième condition peut être rendue moins rigoureuse en acceptant une permutation des bornes
secondaires (ou primaires) d'un des transformateurs.
transformateurs Une permutation de bornes change l'indice horaire mais
pas le groupe de couplage; pour obtenir deux indices horaires identiques en permutant les bornes d'un
transformateur, il est donc nécessaire que les deux transformateurs appartiennent au même groupe de
couplage.
Pour rechercher les bornes homologues à coupler,
nous faisons le montage suivant:

T1
A1 a1
B1 b1
C1 c1
T2
V1
A2 a2
B2 b2 V2
C2 c2

Ayant couplé les bornes a1 et a2, les tensions secondaires seront identiques si les
deux voltmètres V1 et V2 indiquent simultanément une tension nulle; si ce n'est pas
le cas,
cas nous essayons de permuter les bornes primaires de T2 pour obtenir ce
résultat. Si aucune permutation ne donne des tension nulles, T1 et T2
n'appartiennent pas au même groupe donc ne peuvent pas être couplés en
parallèle.
parallèle
8. Essais de transformateur triphasé

8.1. Essai à vide


I10 P10
A W
Source U1 V V U 20
de tension T

triphasée

P10 = 3U1.I10 . cos ϕ10 = Pfer

U12
Rf =
P10

U12
Xm =


(
⎛ 3U .I
1 10 ) −P
2 2 ⎞
10 ⎟

8.2. Essai en court circuit

P1cc
Source W
de tension
U1cc V A I 2cc
T
Triphasée
variable

P1cc = 3.R 2 .I 22cc

P1cc
R2 =
3.I 22cc m est le rapport de transformation

⎛⎛ ⎞
2 ⎞
⎜ ⎜ U1cc ⎟ ⎟
X2 = ⎜ − R 22 ⎟
⎜ ⎜⎝ 3.m.I 2cc ⎟⎠ ⎟
⎝ ⎠
Chapitre V

La machine à courant continu

1
1. Introduction

Machines à courant alternatif


Machines électriques Exemple : synchrone et asynchrone

Machines à courant continu

Moteur
Énergie Énergie
électrique Mécanique
générateur

2
2. Les différents constituants

La machines à courant continu est constituée principalement de deux partie:


1. L’inducteur (stator)
2. l’induit (rotor)

3
2.1. l’inducteur

L’inducteur est la partie fixe de la machine, son rôle est de créer un champ
magnétique fixe dans l’espace.
Noyau Autour desquels se trouvent
les bobines inductrices, ils
polaire sont en acier coulé
..
..
Bobine ..
Entrefer
Culasse
Pièce polaire
Ou épanouissement polaire En fonte ou en acier, elle
forme la partie extérieur de la
Élargit la section d’entrée du machine
flux dans l’entrefer

4
5
2.2. l’induit
L’induit est la partie tournante de la machine,
pour lequel on distingue les éléments:

2.2.1. Armature
Elle est faite de tôles en fer doux et montée sur un arbre. Elle
reçoit l'ensemble des conducteurs qui coupent le flux
magnétique.
Un certain nombre de conducteurs, regroupés en spires,
forment une bobine. L‘armature de l’induit renferme plusieurs
bobines placées dans des encoches.

2.2.2. Collecteur
Le collecteur est un ensemble de lames de cuivre isolées les unes des autres par des feuilles
de mica. Ces lames sont montées sur l'arbre de la machine, mais isolées de ce dernier.

2.2.3. Balais
Les balais, ou frotteurs, sont fixes et
appuient sur le collecteur pour assurer
la transmission de l'énergie entre la
machine et le circuit extérieur. Ils sont
maintenus par des porte-balais dans
lesquels des ressorts viennent
maintenir une pression 6
7
8
9
10
Constitution

11
12
Partie I: fonctionnement génératrice de la MCC
3.Principe de création d’une FEM induite 
z
Soit un conducteur de  longueur L en
mouvement à vitesse V dans un champ 
y

magnétique B uniforme et perpendiculaire  


x L d B 
au plan de mouvement du conducteur E

V

Entre l’instant t et t+dt, le conducteur


parcourt la distance élémentaire dy=V.dt
dy
Le flux coupé par le conducteur est:
d  B.dS  B.L.dy
En appliquant la loi de Farady la tension induite (en module) est :
d B.L.dy
E   B.L.V 
dt dt V

Le sens de la FEM est déterminé à l’aide de la règle de



la main droite E

B
13
3.1. répartition du flux
Lignes neutre

Machine bipolaire Machine tétrapolaire

Ligne neutre : C’est la ligne au niveau de laquelle s’inverse la polarité du champ


magnétique.
14
Soit une machine élémentaire bipolaire contenant deux conducteurs donc une spire
enroulée sur un rotor cylindrique en fer de rayon R et de longueur L. l’induit tourne
à une vitesse angulaire Ωr

La spire comporte un conducteur aller sous le pôle sud qui génère une f.e.m. +e’ et
un retour sous le pôle Nord qui fournit –e’ car la vitesse est opposée à celle sous
l’autre pôle. L’association en série ajoute les deux f.e.m.

15
Chaque conducteur actif coupe le flux Φ
lorsqu’il effectue un demi-tour. (On peut
aussi dire qu’il est soumis à une variation
de flux Φ.)

Il se crée donc une fem dans chaque


conducteur actif :

Pour une spire la fem est double puisque les conducteurs d’une même
spire sont opposés.

Si la machine possède N conducteurs actifs, elle a donc N/2 spires.

Le bobinage de l’induit implique au moins deux voies d’enroulement en parallèle.


Chaque voie d’enroulement est donc constituée de N/4 spires.

16
La fem totale est donc :

Si la machine est constituée de a paires de voies d’enroulement, le


nombre de spires constituant chaque voie devient donc N/4a et la fem
est alors:

Si la machine n’est plus constituée de deux pôles comme l’exemple


pris jusqu’à maintenant, mais p paires de pôles, pendant un demi-
tour le flux coupé est pΦ.
La fem devient alors

Conclusion: On retiendra que la fem est proportionnelle au flux Φ et à


la vitesse de rotation du moteur Ω. Le flux Φ étant fonction du courant
d’excitation IE, la fem est elle même fonction de ce courant.

n est la vitesse de rotation en tr/min

17
La représentation temporelle de la tension induite est représentée par la figure:

Remarques

1. La tension est disponible aux bornes d’une spire mobile, mais le besoin
apparaît sur la partie fixe. Il faut donc trouver un moyen d’effectuer le
transfert par un contact glissant ;

2. La f.e.m. est alternativement positive et négative. Il faut la rendre


unidirectionnelle. 18
Pour assurer les deux fonctions citées dans la remarque précédente, on met en
place le collecteur : les extrémités d’une spire sont reliées électriquement à deux
lames en cuivre. Pour prélever la f.e.m sur la partie fixe, deux balais en graphite
liés au stator frottent sur les lames.

19
B1
B1
B2 B2

La lame A et le balai B1 sont La lame B et le balai B1 sont


polarisés positivement (+) La lame B polarisés positivement (+) La lame
et le balai B2 sont polarisés A et le balai B2 sont polarisés
négativement (-) négativement (-)

Conclusion : les lames A et B ont


changé de polarité alors que les balais
ont conservé la leur. Le collecteur joue
un rôle de redresseur.

20
Dynamo de Gramme

 max
2

 max

2

21
Bobinage de l’induit type imbriqué

21 4
19
6

2
23

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24

N S N S
23
2

19 4

a b c d e f g h i j k L
+ - + -

22
+ -
Bobinage de l’induit type ondulé

4
21
19 6

23 2

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24

22
N S N S
1
18
5
24 3
7
20

a b c d e f g h i j k L
+ - + +

23
+ -
Symbole de la machine à CC

Excitation
induit
(inducteur)
MCC

Schéma équivalent
I

>
>
Ue > Ri
U >
E

24
La réaction magnétique de l'induit

Le flux magnétique est créé par le courant


inducteur. le courant se l’induit crée lui aussi un
flux magnétique. Ce flux d’induit perturbateur
est appelé « réaction magnétique de l’induit ».
Cette réaction magnétique de l’induit est néfaste :
1. Elle décale la ligne neutre de façon variable
avec l’intensité du courant d’induit
2. Elle augmente les problèmes liés à la
commutation (étincelles et usure prématurés
des balais-collecteurs)
3. Elle crée une chute de tension supplémentaire
à l’induit en charge.
4. Solution: Cette réaction magnétique d’induit est
annulée (compensée) par des enroulements
supplémentaires à l’inducteur de la machine,
parcourue par le courant d’induit et appelés
« enroulements de compensation)
25
Equations générale
Equation des tensions
La relation entre la f.e.m induite et la tension aux bornes est : E  U  R i .I
Ri est la résistance de l’induit (résistance totale du circuit parcouru par le courant I)
A cause de la réaction magnétique de l’induit, la f.e.m E est inférieure à E0
(f.e.m à vide pour la même vitesse et même courant d’excitation))

E 0  K. max 0 .

E  K. max .  K. max 0  .  E 0  K..
Δ réduction du flux due à la réaction magnétique de l’induit

Couple électromagnétique
Si l’induit présente une f.é.m. E et s’il est parcouru par le courant I, il reçoit une
puissance électromagnétique
A partir du principe de conversion d’énergie, on peur écrire: E.I  C e .
E.I p.n
D’où: Ce   . max .I  K. max .I
 a .2 
26
Le couple est proportionnel au courant de l’induit
Mode d’excitation de la génératrice à courant continu
Excitation séparée
Excitation shunt (parallèle)
Excitation série
Excitation composée

Excitation Excitation Excitation Excitation


séparée shunt série compound
Excitation séparée

L’excitation est séparée ou indépendante si le courant J de l’inducteur est fourni


par une source autre que la génératrice.
Le courant d’excitation est réglé par le rhéostat d’excitation

I
Rhéostat d’excitation
J
vvvvv

MCC U
Ue

28
Caractéristique à vide
La caractéristique à vide consiste à tracer la variation de la f.e.m induite E en
fonction du courant d’excitation J.

Expérimentalement, on procède de la manière suivante:


la machine fonctionne en génératrice à excitation indépendante fonctionnant à vide
(pas de charge aux bornes de l'induit) entraînée à vitesse de rotation nominale par
un moteur d'entraînement. On mesure la valeur de la f.e.m au fur et à mesure de
l'augmentation du courant inducteur. Cette manipulation s'appelle « essai à vide » .

29
La courbe obtenue s'appelle «
caractéristique à vide » de la machine à
courant continu

La caractéristique à vide a la même forme


que la courbe de première aimantation du
circuit magnétique. Elle est valable si le
circuit magnétique de la machine n'a jamais
été aimanté ou s'il a été totalement
désaimanté.

Jn J (A)
On distingue trois zone :
de 0 à A : la courbe est linéaire passant par 0. La fem augmente proportionnellement
au courant d'excitation. L'aimantation n'est pas maximale, il est possible de
l'augmenter en augmentant le courant d'excitation.
de A à B : cette zone s'appelle le « coude de saturation ». La fem est pratiquement
maximale pour un courant d'excitation relativement faible. C'est la zone qui correspond
à la meilleur utilisation du circuit magnétique. Le constructeur choisira de prendre le
courant d'excitation
30
Après B : le circuit magnétique est saturé. La fem n'augmente plus que très
faiblement avec le courant d'excitation. Cette zone est à éviter car la consommation
de courant est trop importante pour un faible gain sur la valeur de la fem

Quand on diminue le courant


d'excitation après aimantation du
circuit magnétique, en raison du
phénomène d'hystérésis magnétique,
la fem est plus élevée que lors de la
première aimantation. Après
aimantation, alors que l'excitation est
nulle, il existe une fem dites «
rémanente » aux bornes de la
machine

J(A)

31
Caractéristique en charge à Ω constante et J constant
U
I
A
A ΔU
J A1
E1 Charge
résistive
MCC V U variable

E2
A2
I

Caractéristique de réglage J(I) à U constante et Ω constante

I
32
• La résistance du bobinage provoque une légère chute de tension ohmique
dans l’induit : R.I

• Le courant qui circule dans l’induit créé un flux indésirable de sorte que le
flux total en charge: Φ Charge(Ie, I) < ΦVide(Ie). Cela se traduit par une chute de
tension supplémentaire : c’est la réaction magnétique d’induit.

Pour l‘annuler, la machine possède sur le stator des enroulements de compensation


parcourus par le courant d’induit : on dit que la machine est compensée.

• La distribution du courant d’induit par


les balais et le collecteur provoque
également une légère chute de tension
(souvent négligée).

33
Génératrice à excitation shunt (en dérivation)

La génératrice est à excitation I


shunt lorsque le circuit inducteur A
J A1
est en parallèle avec le circuit de
l’induit

vvvvv
Rhéostat
d’excitation MCC V E

E1 E2 A2

Caractéristique en charge à Ω constante et J constant


U

ΔU

I
Par rapport à la génératrice à excitation séparée, la tension U diminue beaucoup
plus vite en fonction du courant pour la génératrice shunt.
Car on J=U/re si U alors J
34
Réversibilité
A flux Φ constant, E ne dépend que de Ω et I ne dépend que de Cem.
La f.é.m. de la machine et l’intensité du courant dans l’induit sont deux
grandeurs indépendantes. On peut donc donner le signe souhaité au
produit E.I.
La machine peut donc indifféremment fonctionner en moteur (Pem>0) ou
en génératrice (Pem<0).

35
Les différentes pertes

les pertes dites « constantes » ou « collectives ». C’est-à-


dire que si le moteur travaille à vitesse et flux constants,
les pertes fer et mécaniques sont approximativement
constantes.
Toute relation entre des puissances peut être ramenée à une relation
entre des couples. Il suffit de diviser cette première par la vitesse de
36
rotation Ω (en rad.s-1)
Partie II: fonctionnement Moteur à courant continu

Principe de fonctionnement d’un moteur à CC

Un conducteur traversé par un courant et placé dans


un champ magnétique est soumis à une force dont le
sens est déterminée par la règle des trois doigts de la
main droite.

  
F  IL  B

F Force en Newtons
B Induction magnétique en teslas
I Le courant dans le conducteur en ampères
L Longueur du conducteur en mètres

37
Lorsque l'on place une spire parcourue par un
courant dans un champ magnétique, il
apparaît un couple de forces. Ce couple de
forces crée un couple de rotation qui fait tourner
la spire.

Au cours de ce déplacement, le couple de


rotation diminue constamment jusqu'à s’annuler
après rotation de 90 degrés ( zone neutre, la
spire se touve à l'horizontale et perpendiculaire
aux aimants naturels).

Afin d'obtenir une rotation sans à coup,


l'enroulement d’induit doit être constitué d'un
nombre élevé de spires similaires. Celles-ci
seront réparties de façon régulières sur le
pourtour du rotor (induit), de manière à obtenir
un couple indépendant de l’angle de rotation. du
courant de la partie fixe à la partie tournante du
moteur.
38
Moteur à excitation indépendante

Il faut deux alimentations : une pour l’inducteur et l’autre pour l’induit.


Les quatre grandeurs qui déterminent le fonctionnement du moteur sont : U,
I et Φ.
Vitesse de rotation
Le sens de rotation dépend :
- du sens du flux, donc du sens du courant d’excitation Ie ;
- du sens du courant d’induit I.
Expression de la vitesse :

39
Démarrage du moteur
Surintensité de démarrage (exemple)
Soient :
Tdc le couple de démarrage imposé par la charge (N.m);
Td le couple de démarrage du moteur (N.m);
Id le courant de démarrage (A);
Un =240 V la tension d’alimentation nominale de l’induit ;
In = 20 A le courant nominal dans l’induit ;
R=1 Ω la résistance de l’induit.

Au démarrage :

Dès que le moteur commence à tourner, E augmente et Id diminue jusqu’à In.

Au démarrage en charge :
il faut que Td > Tdc il faut donc un courant de décollage

On constate qu’étant donné la pointe de courant de démarrage, le moteur à


excitation indépendante peut démarrer en charge.
40
Conséquences
La pointe de courant de 240 A va provoquer la détérioration de l’induit par
échauffement excessif par effet joule.
Il faut limiter le courant de démarrage : en générale on peut accepter:

Solutions pour limiter le courant

Solution 1 : on utilise des rhéostats de démarrage. Cette solution est


peu économique. Dans notre exemple Un = (R + Rh )Id = (R + Rh )1,5In

Soit : Rh = Un/ 1,5In− R = 7 Ω

Solution 2 : on démarre sous une tension d’alimentation réduite.


Dans notre exemple Ud = RId = R.1,5.In = 30 V

41
Fonctionnement à vide
A vide la seule puissance absorbée sert à compenser les pertes. La puissance
utile est nulle.

et finalement

La vitesse à vide se règle en fonction de la tension d’alimentation ou du flux


inducteur Φ.

Attention : à vide, il ne faut jamais supprimer le courant d’excitation Ie lorsque


l’induit est sous tension, car le moteur peut s’emballer.
En effet si Ie → 0 alors Φ → 0 et Ω0 → ∞.

Fonctionnement en charge
Exprimons la vitesse de rotation en fonction de la tension d’alimentation :

La vitesse dépend de :
- la tension d’alimentation U ;
- l’intensité du courant I imposée par le moment du couple résistant.
42
U reste tout de même grand devant R.I.
En conséquence la vitesse de rotation est
essentiellement fixée par la tension
d’alimentation U et varie très peu en fonction du
courant, c’est-à-dire de la charge.

Exprimons le courant en fonction du couple utile :

Le couple de perte Tp reste constant et faible devant le couple de charge Tr.

43
Mode de fonctionnement usuel

L’alimentation de l’induit sous tension réglable présente deux avantages :

- mise en vitesse progressive avec suppression de la surintensité ;


-vitesse largement variable.

C’est le mode de fonctionnement utilisé lorsque la vitesse doit varier.

Conclusion :

• La tension d’alimentation impose la vitesse de rotation :

• La charge impose la valeur du courant :

44
Point de fonctionnement

Une charge oppose au moteur un couple résistant Tr. Pour que le moteur
puisse entraîner cette charge, le moteur doit fournir un couple utile Tu de
telle sorte que :

Cette équation détermine


le point de fonctionnement
du moteur.

45
Rappel des équations pour le fonctionnement moteur I
Équation des tensions U  E  R i .I

>
>
Le couple électromagnétique Ce  K. max .I Ue > Ri
U >
E
Le couple utile Pmec  Pfer
C u  Ce 

E

La vitesse p
.n. max
a

Bilan des puissances pour le moteur :

U.I Pu=Cu.Ω
Moteur
Puissance
absorbée Puissance
utile
Pertes
46
Bilan énergétique
On peut décomposer:

Puissance Puissance
électrique utile fournie à
absorbée la charge
Pa Pu

Pertes joules Pertes fer


R.I2

Pertes
mécaniques

Le rendement :
Pa

Pu

47
Exploitation du diagramme :
48
Remarques :
• Toute l’énergie absorbée à l’inducteur et dissipée par effet joule. On peut
omettre l’inducteur dans le bilan des puissances et alors Pje n’apparaît pas et
Pa=U.I.
• Les pertes fer et les pertes mécaniques sont rarement dissociées, la somme
étant les pertes constantes Pc.
• Si le moteur est à aimants permanents, Ue, Ie et Pje n’existent pas.
Couples
Soient :
Tem le couple électromagnétique (N.m) ;
Tu le couple utile en sortie d’arbre (N.m).

Pertes constantes
D’après le diagramme des puissances, Pc est la différence
entre la puissance électromagnétique et la puissance utile.
En effet :

49
Couple de pertes TP

Rendement
Mesure directe

Cette méthode consiste à mesurer Pa et Pu.

Méthode des pertes séparées

Cette méthode consiste à évaluer les différentes pertes

50
Etude d’un moteur shunt alimenté sous tension constante

J A1

vvvvv
Rhéostat
d’excitation
Ii U

E1 E2 A2

Caractéristique de vitesse à vide Ω(J)


Ω
U  E  R i .I  E 0  (R i .Ii  k..)
À vide le courant absorbé par le moteur est
faible, en négligeant le terme (R i .Ii  k..)
E
On obtient: 
k. 0 max
J

La vitesse est inversement proportionnelle au flux produit par l’inducteur 51


Moteur à excitation série

Principe

L’inducteur et l’induit sont reliés en série.

Conséquence :

et comme Φ = k.Ie (hors saturation)

52
Caractéristiques :

Bilan énergétique

53
Fonctionnement

Fonctionnement à vide

La charge impose le courant

Si Tem tend vers 0, I tend aussi vers 0 et Ω tend vers


l’infini (si l’on ne tient pas compte des frottements).
Alimenté sous tension nominale, le moteur série ne
doit jamais fonctionner à vide au risque de
s’emballer.

Démarrage

Tension de démarrage :
Comme pour le moteur à excitation indépendante, il est préférable de
démarrer sous tension d’induit réduite.

En effet au démarrage :

54
Couple de démarrage :
Le moteur série peut démarrer en charge.
Supposons que l’on limite le courant de démarrage Id à 1,5 fois le courant nominal In.
Excitation indépendante :

Excitation série :

Caractéristique T=f(I)

55
Caractéristique mécanique T=f(Ω)

Fonctionnement sous tension nominale

Si nous négligeons les différentes pertes :

Finalement :

Sous tension nominale, le moteur à excitation en série ne peut pas fonctionner à


faible charge car la vitesse dépasserait largement la limite admise.

56
Fonctionnement sous tension variable

La diminution de la tension d’alimentation


permet d’obtenir un déplacement de la
caractéristique mécanique.
Tr1 et Tr2 sont les caractéristiques de deux
charges différentes.
Le point de fonctionnement est déterminé par
l’intersection des deux caractéristiques Tu et Tr.
Sens de rotation

Rappel : pour changer le sens de rotation d’un moteur à courant continu, il


faut inverser soit I, soit Ie.
Comme pour le moteur à excitation série I=Ie, pour changer son sens de rotation
il faut inverser la connexion entre l’inducteur et l’induit.

57
Moteur universel

On constate donc que le courant dans un moteur à excitation série peut-être


inversé sans que le sens de rotation le soit.

Le moteur peut donc fonctionner en courant alternatif.


Pour optimiser son fonctionnement en courant alternatif il subit quelques
modifications. On l’appelle le moteur universel.

Emploi et identification
Moteur à excitation indépendante
Ce moteur est caractérisé par une vitesse réglable par tension et indépendante
de la charge.
En association avec un convertisseur statique (hacheur) fournissant une tension
réglable, la
vitesse peut varier sur un large domaine.
Il fournit un couple important à faible vitesse (machines-outils, levage).
En petite puissance, il est souvent utilisé en asservissement avec une régulation
de vitesse.
58
Moteur à excitation en série

Ce moteur possède un fort couple de démarrage. Il convient très bien dans le


domaine des fortes puissances (1 à 10 MW) pour obtenir un fonctionnement
satisfaisant en faible vitesse (traction, laminoirs).
En petite puissance il est employé comme démarreur des moteurs à explosion.

Remarque
De part ses difficultés de réalisation et son coût d’entretient le moteur à courant
continu tend à disparaître dans le domaine des fortes puissances pour être
remplacé par le moteur synchrone auto-piloté (ou moteur auto-synchrone).

59
Etude de démarrage d’un moteur à courant continu

Le phénomène
Si on applique la tension U directement aux bornes de l’induit, le courant sera trop fort.

À la situation initiale, la vitesse est nulle donc la f.e.m est nulle également. On
peut écrire:
U
U  R.I idem  I idem 
R
Le courant de démarrage n’est limité que par la résistance de l’induit

Pour limiter le courant de démarrage, on ajoute en série avec l’induit un rhéostat


de démarrage

I vvvvv
Rhéostat de démarrage A1
vvvvv

U
Rhéostat
d’excitation
Ii

E1 E2 A2
60
Le démarrage est: Cdem  K..I dem

Pour qu’il soit fort, il faut:


• Maintenir Φ à sa valeur maximale
• Admettre un courant superieur à Inom (1.5 à2.5 fois le courant nominal)

Au fur et à mesure que le moteur prend de la vitesse, la f.e.m apparait et le


courant diminue:
UE
U  E  (R  R d ).I i donc I i 
(R  R d )
Division du rhéostat de démarrage

Rd1 Rd2 Rd3 Rdn


vvvvv……. vvvvvvvvvvvvvvvvvvvv
I vvvvv
Rhéostat de démarrage A1
A1
vvvvv

U
Rhéostat Ii
d’excitation Ii
U
E1 E2 A2
A2
61
On cherche par une division convenable de la résistance totale du rhéostat, à
maintenir le courant de l’induit entre un maximum IM et un minimum Im

En négligeant la variation de flux lorsque le courant varie entre IM et Im, on peut


écrire:
U (R  R d ).I i
U  k..  (R  R d ).I i    
k. k.
Cette équation montre que la caractéristique Ω(Ii) est une droite de pente -(R+Rd)/k.

Le point initial B correspont au démarrage à Ω=0


et au courant IM. Lorsque le moteur accélère, sa
vitesse devient Ω1, le courant passe de IM à Im. En Ωn An Bn
éliminant une résistance Rd1 le courant passe à A2
Ω2 B2
nouveau à IM (point B1), avec ce courant la vitesse A1
Ω1
passe à Ω2. le courant devient alors Im ensuite en B1

élimine encore une résistance Rd2 et le courant A B


Im IM Ii
passe à IM………et ainsi de suite.
62
Généralités sur les Machines Synchrones

GENERALITES SUR LES MACHINES SYNCHRONES

1. Constitution
1-1. Rotor = inducteur
Il est constitué d’un enroulement parcouru par un courant d’excitation Ie continu créant un
champ magnétique 2p polaire. Il possède donc p paires de pôles.
Remarques :
9 il faut apporter le courant à l’inducteur par l’intermédiaire de bagues et de balais.
9 le rotor peut être constitué par un aimant permanent.

1-2. Stator = induit


Les enroulements du stator sont le siège de courants alternatifs monophasés ou
triphasés. Il possède le même nombre de paires p de pôles.

1-3. Champ tournant


Les courants alternatifs dans le stator créent un champ magnétique tournant à la pulsation :

1-4. Synchronisme
Le champ tournant du stator accroche le champ inducteur solidaire du rotor.
Le rotor ne peut donc tourner qu’à la vitesse de synchronisme ΩS.

1.5. Schémas
• Répartition du champ magnétique dans l’entrefer d’une machine synchrone.

bipolaire (p = 1) tétrapolaire ou quadripolaire (p = 2)


Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 1
Généralités sur les Machines Synchrones

Remarque : un champ magnétique à toujours deux pôles, un nord et un sud. C’est pourquoi
on parle en terme de paire de pôles.
• Représentation de deux types de machines synchrones.

Machine à pôles lisses Machine à pôles saillants

1.6. Répartition du champ magnétique dans l’entrefer


La répartition du flux dans l’entrefer dépend de la forme des pôles inducteurs dans le cas des
machines à pôles saillants ; et de l’écartement des encoches ainsi que le nombre de
conducteurs par encoches dans le cas des machines à pôles lisses, donc pour rendre
l’induction de forme sinusoïdale, on envisage les deux cas suivants :
a- Pôles saillants

On donne aux épanouissements polaires un rayon de courbure de telle façon à faire accroître
ou décroître progressivement l’induction c'est-à-dire suivant une forme sinusoïdale ; cela
revient à faire varier l’entrefer car :
∑ H .dl = N J
H s l s + H r ls + 2 H 0 e = N J

Puisque Hs = Hr = 0 (car la perméabilité du fer μr → ∞ ) ; on peut écrire :


NJ Nμ 0 J
H0 = d’où : B = μ a H =
2e 2e
D’après la formule précédente, on peut faire varier l’entrefer de telle façon à faire varier
l’induction de façon sinusoïdal (figure précédente).

b- Pôles lisses
On agit sur l’écartement entre les encoches et le nombre de conducteurs par encoche ;
étudions les cas suivants :

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 2
Généralités sur les Machines Synchrones

• 1 encoche /pôle.

• 2 encoche /pôle.

Si on multiplie d’avantage le nombre d’encoches par pole, on obtient une courbe en forme
d’escalier qui se rapproche de plus en plus d’une sinusoïde.

2. Symboles

Machine monophasée Machine triphasée


¾ Bobines de l’inducteur
Les bobines magnétisantes entraînées par le rotor doivent être alimentées en courant continu
et ce, par l’un des procédés suivants :
a- Utilisation d’une génératrice à courant continu (dynamo)

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 3
Généralités sur les Machines Synchrones

Cette génératrice appelée excitatrice est montée en bout de l’arbre, son rôle est de
transmettre du courant continu au rotor par l’intermédiaire de 2 bagues en bronze.
Le réglage de l’intensité de ce courant d’excitation étant obtenu par le réglage du courant de
l’inducteur de la génératrice excitatrice.
b- Utilisation d’une excitatrice statique

La dynamo est remplacée par un alternateur dit auxiliaire auquel on adjoint un redressement
de courant qui fournit un courant continu au rotor de l’alternateur principal. Ce procédé est
surtout utilisé pour l’excitation des turbo-alternateurs modernes. Il présente l’avantage de ne
pas utiliser le collecteur, les bagues, ni les charbons, qui, à cause des étincelles et en présence
de l’hydrogène présente un danger permanent.
Le réglage du courant d’excitation de l’alternateur principal est assuré par l’intermédiaire de
l’inducteur fixe de l’alternateur auxiliaire.

II-4. Calcul de la f.e.m à vide


On prend une machine bipolaire, on suppose que les f.e.m sont en phase de tout les brins
d’une même phase et de forme sinusoïdale.

. N
.
bobinage roue
polaire Ω
du stator

S
Ie
.
Le sens de courant est arbitraire
Soit 2N : le nombre de brins actifs/phase =N spires/phase
Si on suppose que l’inducteur tourne dans le sens horaire du point de vue électrique tout se
passe comme si l’inducteur est immobile et le stator tourne dans le sens inverse (sens
trigonométrique).
Pour une position quelconque de la normale le flux est sinusoïdal :

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 4
Généralités sur les Machines Synchrones

Φ = Φ 0 . cosωt


e = −N = NωΦ 0 . sin ωt , Avec ω = 2πf donc e = 2πfNΦ 0 .sin ωt
dt

La valeur efficace sera alors : E = fNΦ 0 ; ce qui donne :
2
E = 4,44.N . f .Φ avec N : le nombre de spires/phase
On peut utiliser : E = 2,22.N '. f .Φ avec N’ : le nombre de brins (conducteurs)/phase

3. f.é.m. induite réelle


Un enroulement de l’induit (stator) soumis au champ magnétique tournant de l’entrefer est le
siège d’une f.é.m. e(t) de valeur efficace E.
E = KNΦf = KNΦpnS = K' ΦnS finalement : E = K' Φns
E : f.é.m. induite (V)
K : coefficient de Kapp (caractéristique de la machine)
N : nombre de conducteurs d’une phase de la machine (1 spire = 2 conducteurs)
Φ : flux maximum à travers un enroulement (Wb)
f : fréquence du courant statorique ; p : nombre de paires de pôles
-1
nS : vitesse de rotation (trs.s )
K’ = KNp : constante globale (caractéristique du moteur)

Remarques :
9 les enroulements sont disposés dans le stator de telle façon que la f.é.m. e(t) soit le
plus possible de forme sinusoïdale ;
9 en triphasé le stator comporte trois enroulements ou phases. On obtient trois f.é.m.
e1(t) e2(t) et e3(t) de même valeur efficace E et déphasées de 2π/3.

4. Modes de fonctionnement
La machine synchrone est réversible.
4-1. Fonctionnement en moteur
Le champ tournant du stator « accroche » le champ lié au rotor à la vitesse ΩS= ω/p.
4-2 Fonctionnement en alternateur (génératrice)
Le rotor et son champ sont entraînés par une turbine. Les bobines de l’induit sont alors le
siège de f.é.m. alternative de pulsation ω = p.ΩS.

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 5
Généralités sur les Machines Synchrones

Rappel : toute variation de champs magnétique à travers une bobine créée aux bornes de la
bobine une f.é.m. induite.

5. Réaction magnétique d’induit


En charge, le courant dans l’induit crée un champ magnétique qui modifie les
caractéristiques de la machine. C’est ce que l’on nomme la réaction magnétique d’induit.

6. Modèle équivalent d’un enroulement


6-1. Schéma dans le cas de l’alternateur

Remarques :
9 l’inductance L du schéma tient compte de l’inductance réelle de l’enroulement et de la
réaction magnétique d’induit ;
9 le courant est orienté en convention générateur.
9 l’inducteur est équivalent à une résistance
9 Toute l’énergie absorbée à l’inducteur est perdue par effet joule :

6-2. Loi des mailles


Loi des mailles avec les grandeurs instantanées :
soit :

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 6
Généralités sur les Machines Synchrones

Loi des mailles avec les grandeurs vectorielles :

Avec :

Loi des mailles avec les grandeurs complexes : E = V + jLω I + RI

6-3. Diagrammes de Fresnel

Remarques :
9 très souvent r.I est négligé ;
9 en traçant le diagramme à l’échelle, il est possible d’en déduire certaines grandeurs ;
9 si la charge est résistive ϕ = 0.
9 Le diagramme précédent est en fait le plus simple pour une machine à pôle lisse et
non saturée.
Il peut être utile de connaître deux angles :
9 le déphasage ϕ entre le courant et la tension. ϕ et I varient en
fonction de la consommation ;

9 le décalage interne θ entre V et E.


6-4. Caractéristique à vide d’une machine synchrone
Le point de fonctionnement P se trouve généralement entre les points A et B. Sous le point
A, la machine serait sous exploitée. Au-dessus du point B, une forte augmentation de Ie ne
produit qu’une faible augmentation de E.
Pour les points de fonctionnement au dessous de à P, la machine est non saturée, par contre
au dessus de de ce point la machine est saturée.

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 7
Généralités sur les Machines Synchrones

6-5. Alternateur couplé au réseau


Pour un alternateur couplé au réseau, V est imposé à 220 V et ƒ à 50 Hz. Les
grandeurs variables du réseau sont le courant I et le déphasage ϕ.
Observons l’allure du diagramme de Fresnel pour la variation de ces deux grandeurs :

- Diagrammes superposés pour deux valeurs du courant (figure à gauche)


- Diagrammes superposés deux valeurs du déphasage (figure à droite)
On constate que pour ces deux situations la f.é.m. E doit varier.
E est donnée par la relation : E = KNΦf
On constate que le flux Φ est le seul terme pouvant être modifié par l’intermédiaire du
courant d’excitation Ie
Conséquence :
• en utilisation normale, un groupe électrogène doit fournir une tension dont la valeur
efficace est la plus constante possible. La charge pouvant varier dans des proportions
importantes, un dispositif électronique de régulation (asservissement), agissant sur
l’intensité du courant d’excitation, est donc nécessaire.

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 8
Généralités sur les Machines Synchrones

7. Bilan des puissances d’un alternateur


7-1 Puissance absorbée

La turbine, ou le moteur à essence pour un groupe électrogène, entraîne l’arbre de


l’alternateur. La puissance absorbée est mécanique.
-1
ΩS : pulsation de rotation en rad.s
Pa =ΩS .TM = 2πnSTM
-1
nS : vitesse en trs.s
TM : couple utile sur l’arbre en N.m
Si l’alternateur n’est pas auto-excité il faut encore tenir compte de l’énergie électrique
absorbée par l’excitation (rotor) :
Pa =ΩS .TM +UeIe = 2πnSTM + UeIe

7-2. Puissance utile


En triphasé avec une charge équilibrée de facteur de puissance cos ϕ :

7-3. Bilan des pertes


¾ Pertes par effet joule dans l’inducteur :

¾ Pertes par effet joule dans l’induit :


Où R est la résistance vue entre deux bornes de l’alternateur. Ces pertes dépendent de la
charge.
¾ Pertes dites « collectives » pc :
Pertes mécaniques et pertes fer qui ne dépendent pas de la charge.

Remarque :
• comme les pertes mécaniques et les pertes fer dépendent de la fréquence et de la
tension U, elles sont généralement constantes (50 Hz - 220V).

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 9
Généralités sur les Machines Synchrones

7-4. Rendement
¾ Rendement exact :

¾ Rendement approché :

8. Moteur synchrone

Remarques :
9 loi des mailles :
9 le courant est en convention récepteur ;
9 il faut inverser le bilan des puissances de l’alternateur.

et Pu =ΩSTu
Pour varier la vitesse d’un moteur synchrone, il faut varier la fréquence des courants
statoriques :

9. Compléments sur le moteur synchrone


9-1. Avantages
9 La machine synchrone est plus facile à réaliser et plus robuste que le moteur à courant
continu.
9 Son rendement est proche de 99%.
9 On peut régler son facteur de puissance cos ϕ en modifiant le courant d’excitation Ie.

9-2. Inconvénients
9 Un moteur auxiliaire de démarrage est souvent nécessaire.
9 Il faut une excitation, c’est-à-dire une deuxième source d’énergie.
9 Si le couple résistant dépasse une certaine limite, le moteur décroche et s’arrête.

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 10
Généralités sur les Machines Synchrones

9-3. Utilisations
9-3-1. Alternateurs
Ils fournissent une partie de l’énergie du réseau SONELGAZ. On les trouve dans les
centrales électriques productrices de l’électricité.

9-3-2. Moteurs
9 Ils sont utilisés en forte puissance (1 à 10 MW -compresseur de pompe, concasseur);
toutefois pour faire varier la vitesse, il faut faire varier la fréquence des courants statoriques.
Il a donc fallu attendre le développement de l’électronique de puissance pour commander
des moteurs auto synchrones ou synchrones autopilotés (T.G.V. Atlantique - 1981).

9 Dans le domaine des faibles puissances, les rotors sont à aimants permanents.
L’intérêt de ces moteurs réside dans la régularité de la vitesse de rotation (tourne-disque,
appareil enregistreur, programmateur, servomoteur).
9 Le moteur synchrone peut également être utilisé comme source de puissance réactive
Q pour relever le facteur de puissance cos ϕ d’une installation électrique.

Pr. Bendaoud- Université de Sidi Bel Abbès Machines électriques à courant alternatif 11
Moteur asynchrone

Moteur asynchrone triphasé

1. Constitution et principe de fonctionnement

1.1. Stator = inducteur

Il est constitué de trois enroulements (bobines) parcourus par des courants alternatifs triphasés
et possède p paires de pôles.

Champ tournant
r
Les courants alternatifs dans le stator créent un champ magnétique B1 tournant à la pulsation de
synchronisme :
Ω S : vitesse synchrone de rotation du champ tournant en rad.s-1.
ω
Ωs = ω : pulsation des courants alternatifs en rad.s-1. ω = 2.π.f
p
p : nombre de paires de pôles.

1.2. Rotor = induit

Le rotor n’est relié à aucune alimentation. Il tourne à la vitesse de rotation Ω.

Rotor à cage d’écureuil


Il est constitué de barres conductrices très souvent
en aluminium. Les extrémités de ces barres sont
réunies par deux couronnes également
conductrices. On dit que le rotor est en court-
circuit.
Sa résistance électrique est très faible.

Schéma de principe d’une cage d’écureuil

1/11
Moteur asynchrone

1.3. Rotor bobiné

Les tôles de ce rotor sont munies d’encoches où sont


placés des conducteurs formant des bobinages.
On peut accéder à ces bobinages par l’intermédiaire de trois
bagues et trois balais. Ce dispositif permet de modifier les
propriétés électromécaniques du moteur.

1.4. Courants induits

Des courants induits circulent dans le rotor.

1.5. Entrefer

L’entrefer est l’espace entre le stator et le rotor.

1.6. Glissement

Le rotor tourne à la vitesse Ω plus petite que la vitesse de synchronisme Ωs.


On dit que le rotor « glisse » par rapport au champ tournant.
Ce glissement g va dépendre de la charge.

ns : vitesse de rotation de synchronisme du champ tournant (tr.s-1).


n − n Ωs − Ω
g= s = n : vitesse de rotation du rotor (trs.s -1).
ns Ωs
Ω S = 2πnS (rad.s-1) et Ω = 2πn (rad.s-1)

2. Symboles

3. Caractéristiques

3.1. Fonctionnement à vide


A vide le moteur n’entraîne pas de charge.

Conséquence : le gilssement est nul est le moteur tourne à la vitesse de synchronisme.

A vide : g=0 et donc n0 = nS

Autres observations :
- le facteur de puissance à vide est très faible (<0,2) et le courant absorbée reste fort (P est petit
et Q est grand).On parle alors de courant réactif ou magnétisant (ils servent à créer le champ
magnétique).

2/11
Moteur asynchrone

3.2. Fonctionnement en charge


Le moteur fournit maintenant de la puissance active, le stator appelle un courant actif.

Remarque : le moteur asynchrone est capable de démarrer en charge.

3.3. Caractéristique mécanique Tu = f(n)

3.4. Modélisation de la partie utile de la courbe


On veut déterminer l’équation de la droite qui modélise la partie utile de la caractéristique
mécanique.
 nS 
Il faut deux points : - 1er point évident : A1  
 0
 n2 
- 2e point : il faut un essai de la machine A2  
 T2 
Equation d’une droite : y = a.x + b soit Tu = a.n + b

y2 − y1 T2 − 0
Coefficient directeur (pente) : a= soit a=
x2 − x1 n2 − nS
aest grand (droite presque verticale) et a est négatif.

Ordonnée à l’origine : point A1 0 = a.nS + b soit b = −a.nS


Remarque : le point A2 peut aussi être fourni par les informations figurant sur la plaque
signalétique de la machine (couple nominal Tn et vitesse nominale nn ).

3.5. Caractéristique mécanique en fonction du glissement

3.5.1. Changement d’axe


L’axe des abscisses de la caractéristique mécanique peut être représenté par le glissement
n −n
En effet : n = nS ⇒ g= S =0
nS
n = nS / 2 ⇒ g = 0,5
n=0 ⇒ g=1

3/11
Moteur asynchrone

L’axe en n et l’axe en g sont inversés.

D’où la même caractéristique avec l’axe en g.

Cette fois ci le modèle est une droite passant


par l’origine, donc d’équation :

y = k.x soit Tu = k.g

Finalement :
Au voisinage du point de fonctionnement nominal, le couple utile est proportionnel au
glissement.

Tu = k.g k est une constante de proportionnalité (coefficient directeur) en N.m.

3.5.2. Relation entre a et k


Au paragraphe 3.4, nous avons vu que : Tu = a.n + b avec b = −a.nS
Ce qui donne : Tu = a.n − a.nS = −a(nS − n)
ns − n
En remarquant que : g= soit nS − n = nS .g
ns
On obtient : Tu = −a.nS .g = k.g avec k = −a.nS

3.6. Résumé des caractéristiques


• A vide, le courant est non négligeable, mais la puissance absorbée est surtout réactive (Q) ;
• le couple et le courant de démarrage sont importants ;
• l’intensité du courant absorbée augmente avec le glissement ;
• la machine asynchrone peut démarrer en charge.

On retiendra que :

f
• la vitesse du champ tournant est : ns = (f la fréquence du courant et p le nombre de paires de pôles) ;
p
ns − n
• le glissement est le rapport entre la vitesse du champ et celle du rotor : g = ;
ns
• à vide g = 0 et n0 = nS ;
• quelle que soit la charge la vitesse de rotation varie très peu (n ≈ nS) ;
• en fonctionnement nominal le moment du couple utile est proportionnel au glissement Tu = k.g

4/11
Moteur asynchrone

4. Démarrage du moteur
Nous venons de dire que le courant de démarrage est très important (4 à 8 fois In ). Pour ne pas
détériorer le moteur, il convient de réduire cet appel de courant.

Il existe deux procédés : - utilisation de résistances de démarrage ;


- démarrage sous tension réduite.

Nous allons voir deux solutions pour démarrer sous tension réduite.

4.1. Démarrage étoile - triangle

Cette méthode consiste à diminuer, le temps du démarrage, la tension d’alimentation.

Montage étoile : Montage triangle :


la tension aux bornes
d’un enroulement est U’ = U
plus faible que la
tension entre phase du
réseau.
U’ = U / √3

La tension aux bornes d’un enroulement est plus faible en étoile qu’en triangle.

4.2. Démarrage par auto-transformateur

On augmente progressivement la tension aux bornes des phases du moteur à l’aide d’un auto-
transformateur triphasé.

5. Bilan des puissances

5.1. Puissance électrique absorbée : P a

U : tension entre deux bornes du moteur


Pa = 3UI cosϕ I : courant en ligne

5.2. Pertes par effet joule au stator : p js

3 2
p js = RI R : résistance entre deux bornes du stator
2

5/11
Moteur asynchrone

5.3. Pertes fer au stator : p fs

Elles ne dépendent que de la tension U et de la fréquence f et sont donc constantes si le moteur


est couplé au réseau.

5.4. Puissance transmise : P tr

Ptr = Pa − pjs − p fs C’est la puissance que reçoit le rotor.

5.5. Moment du couple électromagnétique : T em

Les forces qui s’exercent sur les conducteurs du rotor tournent à la vitesse ΩS : elles glissent
sur le rotor qui, lui, ne tourne qu’à la vitesse Ω.
L’action de l’ensemble des forces électromagnétiques se réduit à un couple électromagnétique
résultant de moment Tem.

Tem (N.m)
P
Tem = tr P tr (W)
ΩS
Ω S (rad.s-1)

5.6. Puissance mécanique totale : PM

Le couple électromagnétique de moment Tem entraîne le rotor à la vitesse Ω. Il lui communique


donc la puissance mécanique totale PM.


PM = TemΩ soit PM = TemΩ = Ptr = Ptr (1− g)
ΩS

PM = Ptr (1 − g) Cette puissance comprend la puissance utile et les pertes mécaniques.

5.7. Pertes par effet joule et pertes dans le fer au rotor : p jr et p fr

Ces pertes représentent la différence entre Ptr et PM. Elles sont dues aux courants induits.
Elles ne sont pas mesurables car le rotor est court-circuité. On les calcule.
Donc : p jr + p fr = Ptr − PM = Ptr − Ptr (1 − g) = gPtr

p jr ≈ gPtr Les pertes fer du rotor sont négligeables.

5.8. Pertes mécaniques : pm

pm = Pu − PM La vitesse de rotation variant peu en marche normale, ces pertes sont


pratiquement constantes.

6/11
Moteur asynchrone

5.9. Pertes « collectives » : pc


Ces pertes ne dépendent que de U, f et n. Comme ces grandeurs sont généralement constantes,
les pertes fer au stator et les pertes mécaniques le sont aussi.
pc = p fs + pm
On définit le couple de perte :
p Le couple de perte est une grandeur constante quelle que soit la vitesse
Tp = c
ΩS et la charge de la machine

5.10. Puissance utile : Pu

Puissance utile : Pu = PM − pm

Couple utile : Pu
Tu =

Rendement : P
η= u
Pa

5.11. Bilan des puissances à vide

Le bilan total, quelque soit la situation, est : Pa = Pu + p js + p jr + pc


A vide : Tu = 0 ⇒ Pu = 0
g= 0 ⇒ p jr = 0 (voir § 3.7)
Pa0 = 3UI0 cosϕ 0
3
p js0 = RI 02
2
pc à vide ≈ pc en charge
Bilan à vide : Pa0 = p js0 + pc

En simplifiant : Pa0 ≈ pc (les pertes joules à vide sont négligeables)


Un essai à vide permettra de déterminer les pertes collectives.

6. Point de fonctionnement du moteur en charge


C’est le point d’intersection des
caractéristiques T = f(n) du moteur et de la
charge.

Tu : couple utile du moteur


Tr : couple résistant

La courbe du couple résistant dépend de la


charge.

6.1 Méthode de résolution graphique

7/11
Moteur asynchrone

Tracer à l’échelle sur du papier millimétré les deux caractéristiques et relever les coordonnées du
point d’intersection.

6.2 Méthode de résolution par le calcul

Il faut résoudre : Tu = Tr soit : a.n + b = Tr

Exemple : cas d’une charge ayant un couple résistant proportionnel au carré de la vitesse.
Tr = c.n 2
Tu = Tr ⇒ a.n + b = c.n 2
Finalement, il faut résoudre une équation du second degré :
c.n 2 − a.n − b = 0
Une solution sur les deux trouvées sera la bonne.

7. Branchement du moteur sur le réseau triphasé


Il n’est pas toujours possible de brancher un moteur asynchrone en étoile ou en triangle.

Exemple :
- sur une plaque signalétique d’un moteur on lit : 380 / 220
- le réseau est en 220 / 380 V
De la plaque signalétique on déduit que la tension nominale d’une phase du moteur est de
220 V.
Si on branche ce moteur en triangle, la tension au borne d’une phase sera de 380 V ce qui est
trop élevé.

U = 380 V U = 380 V
U’ = 380 / √3 = 220 V U’ = U = 380 V

Ce montage n’est pas


Ce montage est possible possible

Conclusion : ce moteur peut être brancher uniquement en étoile sur le réseau 220 / 380 V

Remarque : il s’agit en fait d’un vieux moteur. Actuellement tous les moteurs supportent
380V par phase. Ils supportent même souvent 400 V et 415 V, car le réseau EDF évolue
progressivement vers ces tensions.

8/11
Moteur asynchrone

Exemple d’une plaque


signalétique d’un
moteur asynchrone :

8. Moteur asynchrone monophasé


En monophasé le moteur peut tourner dans un sens ou
l’autre. De ce fait il a également du mal à démarrer tout
seul. Il faut prévoir un dispositif supplémentaire qui lui
permettra de démarrer tout seul dans un sens déterminé.
Il s’agit souvent d’un enroulement ou de spires
auxiliaires.

Exemple : moteur à spires de Frager.

9. Utilisation du moteur asynchrone


Le moteur asynchrone triphasé, dont la puissance varie de quelques centaines de watts à
plusieurs mégawatts est le plus utilisé de tous les moteurs électriques. Son rapport
coût/puissance est le plus faible.
Associés à des onduleurs de tension, les moteurs asynchrones de forte puissance peuvent
fonctionner à vitesse variable dans un large domaine (les derniers TGV, le Tram de
Strasbourg, ...).
Toutefois l’emploi de ce type de moteur est évité en très forte puissance (P > 10 MW) car la
consommation de puissance réactive est alors un handicap.

Remarques : en électroménager (exemple : lave-linge) la vitesse des moteurs asynchrones


n’est pas réglée par un onduleur, mais ces moteurs possèdent plusieurs bobinages. Il est alors
possible de changer le nombre de paires de pôles et donc la vitesse.

10. Réglage de la vitesse d’un moteur asynchrone


La vitesse de synchronisme nS dépend de la fréquence fS des courants statoriques.
Et comme la vitesse n reste très proche de la vitesse de synchronisme, pour varier la vitesse du
moteur il faut en fait varier la fréquence fS .
V
En réalité pour faire varier la vitesse sans modifier le couple utile il faut garder le rapport s
fs
constant (VS est la tension d’alimentation d’un enroulement).
Si on augmente la vitesse, il faut augmenter la fréquence et la tension d’alimentation dans les
limites du bon fonctionnement de la machine.

9/11
Moteur asynchrone

On obtient le réseau de caractéristiques. La


zone utile est l’ensemble des segments de
droites parallèles. Sur le plan technique, cela
permet un très bon réglage de la vitesse.

Un moteur asynchrone pouvant fonctionner sous 220V / 50Hz n’est pas sous-alimenté si, à
l’aide d’un onduleur, on ne lui applique qu’une tension de 110V à 25Hz. Il peut ainsi
développer, à vitesse réduite, le même couple maximal que celui qu’il peut fournir à vitesse
élevée.

11. Réversibilité
Toutes les machines tournantes sont réversibles. Dans le cas de la machine asynchrone, étant
donné que son rotor n’est pas excité, elle ne peut être autonome. Mais elle est réversible dans le
sens où elle peut fournir de la puissance au réseau en fonctionnant en charge.

12. Vocabulaire
asynchrone courants induits démarrage rotorique
champ tournant glissement puissance transmise
synchrone courant réactif ou magnétisant puissance mécanique totale
cage d’écureuil démarrage étoile - triangle pertes constantes
rotor bobiné démarrage statorique

13. Complément : caractéristiques T=f(n) de quelques charges


Le démarrage d’un système (charge) par un moteur ne peut avoir lieu que si à chaque instant le
couple moteur est supérieur au couple résistant plus l’inertie du système.

Machine à puissance
constante (enrouleuse,
compresseur,
essoreuse)

Machine à couple
constant (levage,
pompe)

10/11
Moteur asynchrone

Machine à couple
proportionnel à la
vitesse (pompe
volumétrique,
mélangeur)

Machine à couple
proportionnel au carré
de la vitesse
(ventilateur)

14. Bibliographie et origine de certaines illustrationsw


Physique Appliquée, terminale électrotechnique - collection R. Mérat et R. Moreau - édition
Nathan technique 1994.
Electrosystème, première STI - H. Ney - édition Nathan technique 1996.
Physique appliquée, terminale génie électrotechnique - Delva, Leclercq, Trannoy - édition
Hachette éducation 1994.

11/11

Vous aimerez peut-être aussi