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USTO-MB Matière : Ouvrages spéciaux.

Département de Génie Civil Responsable de la matière : F.Z BABA HAMED.


Parcours : Travaux Publics Semestre : S3

Réservoirs
II.1 Introduction
Les réservoirs, étant à recevoir les liquides, doivent présenter une étanchéité absolue, aussi, en
général, on utilise pour leur exécution un béton au dosage de 350 à 400 kg m² et on limite à
des valeurs assez faibles, de l’ordre de 1000 kg /cm², les contraintes admissibles des aciers ;
en outre on dispose, souvent un enduit à l’intérieur.
Les réservoirs peuvent être surélevés, posé sur le sol ou enterré. La seule différence entre le
dernier cas et les deux premiers est qu’alors il faut tenir compte de la poussé des terre et
vérifier, que le réservoir est vide, il peut résister à cette poussé. Lorsque le réservoir est plein,
on peut, par mesure de sécurité , négliger la poussée des terres qui agit en sens inverse de
celle de l’eau. Si l’on tient compte de cette poussée des terres, il faudra alors étre très prudent
dans son estimation , afin de ne pas déduire, dans les calculs, une force supérieurs à cele qui
agit réelement.
Rappelons que la pression exercé par un liquide en un point A de la paroi d’un réservoir
présentant une inclinaison quelconque est normale à cette paroi et a pour valeur en
kilogrammes par métre carré :
P=∆ H
∆:poids en kilogrammes du métre cube de liquide ;
H:distance en mtre du point A à la surface libre du liquide.
Dans le cas de l’eau, on a :
P=1000 H
(Valeurs qui doivent d’ailleurs être majorée de 20% puisqu’il s’agit d’une surcharge variable)
Si la paroi AB est variable, le diagramme des pressions est représenté par une droite AC
Telle que BC=∆H
∆ ²
La poussée su AB est

.
II.2 Réservoirs rectangulaires
II.2.1 Méthodes de calcul
II.2.1.1 Méthode des tranches verticales

Considérons un réservoir rectangulaire surélevé, reposant sur des murs en maçonnerie.


Découpons dans ce réservoir, représenté sur la figure une tranche verticales limitée par deux
plans parallèles distants de 1m et étudions. Nous avons une transverse horizontale et deux
consoles verticales. La traverse horizontale supporte le poids de l’eau et les consoles la
poussée de l’eau.

Le diagramme des charges est représenté par un rectangle et deux triangles. On en déduit
immédiatement le diagramme des moments et la position des armatures tendues.

Si les parois ab et cd travaillent à la flexion simple, on peut négliger le poids propre de la


paroi).
Il n’en est pas de même pour la traverse bc ; car les parois ab et cd tendent à s’écarter sous
l’effet de la poussée de l’eau. Il en résulte donc dans une traction égale, par mètre de longueur
∆ ²
à ; donc bc sera calculée à la flexion composée avec traction.

Sur la figure, les armatures tendus ont été représentées d’une manière schématique ; il y aura
lieu de prévoir, en outre, des armatures de répartition et de prendre dans les angles des
précautions spéciales pour éviter la poussé au vide ; très souvent, on munit ces angles d’un
gousset et on réalise, à la partie supérieure de chaque paroi, une nervure de raidissement.

Les parois transversales sont déterminées en considérant des tranches de 1 m de hauteur telles
que efgh et en calculant ces tranches comme des dalles semi-encastrées et soumise à l’action
de la pression moyenne régnant à mi-hauteur de la tranche.
Les armatures de répartition des faces longitudinales devront être suffisantes pour équilibrer
l’effort de traction tendant à écarter les deux parois transversales.
Si le réservoir repose sur le sol, le poids de l’eau sur le fond du réservoir est alors équilibré
par la réaction du sol.
Enfin, il y a lieu de noter que les fissures étant très préjudiciables à ce genre d’ouvrage, il
faudra que la contrainte de cisaillement dans le béton des parois, contrainte donnée par

b demeure assez faible.


La méthode de calcul exposée ci-dessus convient pour les réservoirs de grande longueur et
dont la hauteur et la largeur sont faibles (à titre indicatif, la hauteur ne dépassera pas 3m et la
largeur 5 à 6 m.
II.2.1.2 Méthode des tranches horizontales
Considérons une tranche horizontale 1m de hauteur soumise à la pression moyenne P=∆h.
nous avons alors un cadre fermé soumis à une charge uniforme P.
On démontre en résistance des matériaux que, si la et lb sont les moments d’inertie des cotés a
et b (b> ), les moments aux extrémités de ces cotés sont donnés par :
Ka3+b3
MD= MC= MB= MA=−

Avec :
Ib
K=
IA

Comme la hauteur de la tranche est de 1 m, en appelant respectivement ea et eb, les


épaisseurs des cotés a et b, on a :
× ×
Ia= ; Ia=

D’où :

K=

Les moments au milieu des cotés son alors donnés par :

M1 = +

M2 = +

MA et MB sont à prendre avec leurs signes. La paroi AB est soumise en A et en B à un effort


tranchant :
! "
T= +
Et les autres parois sont soumises à des efforts analogues

On voit donc qu’il existe, dans les parois AD et BC, un effort de traction égale à et

dans les parois AB et CD, un effort de traction égal à

Par conséquent, les sections devront être calculées à la flexion composée avec traction.
La figure suivante représente la disposition schématique des armatures tendues ; ces
armatures seront complétées par des armatures de répartition verticales.
La couverture du réservoir, si elle existe, sera calculée comme une dalle portant sur les parois.
Pour le fond du réservoir, on distinguera deux cas :
• Si le réservoir repose sur le sol, le fond n’est soumis à aucun effort puisque les charges
agissantes sont équilibrées par la réaction du sol. On prévoira, à la partie supérieure et
à la partie inférieure, un quadrillage d’armatures destiné à combattre les effets de
retrait et, éventuellement les tassements différentielles.
• Si le réservoir est surélevé, le fond sera calculé comme une dalle portant sur deux ou
quatre cotés et prenant appui, suivant le cas :
-Sur les murs en maçonnerie supportant le réservoir ;
-sur des poutres disposées sous le réservoir et transmettent leurs charges à des piliers situés
aux angles ;
-sur les parois considérées comme poutre cloisons et transmettent également leurs charges à
des piliers d’angles ;
Cette méthode est plus avantageuse pour les réservoirs de grande profondeur et dont la
longueur et la largeur sont faibles.

II.3 Réservoirs circulaires


Un réservoir à section circulaire comprend un fond, une cuve circulaire et, éventuellement,
une couverture qui peut être constituée par une dalle plane ou par une coupole surabaissée.
Nous ne considérons que le cas des réservoirs reposant sur le sol ou enterrés, car lorsque les
réservoirs circulaires sont surélevées, en général, on leur donne un fond en forme de calotte
sphérique qui est plus économique que le fond plat.
Pour les parois de la cuve, on ne descend pas au- dessous de 8 cm à la partie supérieur du
réservoir et la paroi est terminée par une ceinture servant de nervure de raidissement et de
ceinture destinée à équilibrer la poussée de la coupole si elle existe.
Lorsque le réservoir est important, l’épaisseur e à la base de la cuve est parfois déterminée par
la formule suivante
Pour ce prémunir contre le risque de fissures, fissures qui auraient des conséquences graves
dans un réservoir, on vérifie que la contrainte du béton tendu reste modérée . (Avec e≥ 8
$
cm) : # (e en centimètres ; H hauteur du réservoir et D diamètre du réservoir, en
%
mètres)
Cette épaisseur correspond au cas où la contrainte du béton constituant la cuve, supposée non
armée, est égale à 2 MPa.
Si l’épaisseur ainsi trouvée est importante on peut le faire décroitre linéairement jusqu’au
sommet.
II.3.1 Méthodes de calcul
Nous diviserons le réservoir en tranches de 1m de hauteur et nous admettrons que la pression
qui s’exerce sur la hauteur de chaque tranche est constante et égale à la pression moyenne
Considérons, la section droite d’un cylindre de hauteur unité et cherchons l’effort qui tend à
séparer la partie (1), située au-dessus d’un diamètre AB, de la partie (2), située au-dessous de
ce diamètre.
Soit ds un élément du périmètre de la section droite ; si P est la pression agissant de l’intérieur
vers l’extérieurs, la force s’exerçant sur l’élément est P ds et les composantes de cette force
ont pour valeurs :
- Suivant Oy : P ds cosα ;
- suivant Ox : Pds sinα .
pour l’ensemble des éléments ds, nous aurons ΣP ds cosα = PΣdx= 2PR ; ΣP ds sinα =0,
puisqu’à chaque élément ds pour lequel on a P d ds sinα correspond un élément symétrique
par rapport à Oy pour lequel on a - P ds sinα .
Donc la force qui tend à séparer (1) et (2) est F1=2pR .cette force se décompose en deux
forces F=PR appliquées en A et B ; comme on néglige la résistance du béton à la traction,
chaque force F doit être équilibrée par des aciers disposés sous de cerces.
Si A est la section totale des cerces sur la hauteur considérée, on aura :
&
A=
'(

Le diamètre des cerces et leur écartement sont, en général, conservés constants sur toute la
hauteur de la tranche étudiée. On s’efforce habituellement, afin de faciliter l’exécution, de
conserver le même diamètre pour les cerces sur la plus grande hauteur possible, en faisant
varier leur écartement ; il faut cependant, que cet écartement ne devienne pas trop important.
Le ferraillage est complété par des armatures verticales, servant d’armatures de répartition,
dont la section par mètre linéaire de développement est comprise entre la moitié et le tiers de
celles des cerces ; leur écartement à la base est généralement de l’ordre de 10 à 12 cm et, dans
ces conditions, une barre sur deux peut être arrêtée à mi-hauteur.
La méthode de calcul exposé suppose que la déformation si la déformation des tranches
considérées est indépendante de la déformation des tranches situées au-dessus et au-dessous
ou, ce qui revient au même, que si la déformation de toutes les tranches sont égales, comme
cela aurait lieu dans un tuyau ouvert à ses deux extrémités et soumis à une pression uniforme.
Or, dans un réservoir, il n’en n’est pas ainsi : la partie supérieure est toujours raidie par une
ceinture et son épaisseur est toujours surabondante, les tranches situées au voisinage de la
partie supérieure se déforment donc moins que les tranches situées à mi-hauteur. En outre,
l’encastrement de la paroi sur le radier gène la déformation des tranches inférieures et il est
nécessaire de prendre certaines précautions à la liaison de la paroi et du radier pour empêcher
l’apparition des fissures en ce point.
On admet parfois, à la base du réservoir, un diagramme des moments analogues à celui
représenté sur la figure ci-dessous avec pour valeurs des moments par mètre de
développement de circonférence :

M0=3*+# M1= -,

Dans ces formules M0et M1 sont exprimés en kilogrammètres, R et H en mètres ; e= épaisseur


de la paroi en centimètres
y0=0,06 √*# y1= 5 y0 y0 et y1 en mètres

Les armatures de répartition sont déterminées en fonction de la valeur des moments calculés.

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