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Photoémetteurs 1

Chapitre 3 : LES PHOTOEMETTEURS

Dans ce chapitre nous étudions deux types de photoémetteurs dont les applications sont
multiples la diode électroluminescente (LED) et la diode Laser. Nous nous intéressons à ces deux
composants plus spécifiquement pour leurs applications comme photoémetteurs dans les liaisons fibres
optiques courtes distances pour la LED et longues distances pour la diode Laser.

I : LA DIODE ELECTROLUMINESCENTE
La LED, bien connue de l'électronicien est souvent utilisée comme témoin lumineux et comme
dispositifs d'affichage (affichage d'un état logique, afficheur 7 segments ....). Dans ce type
d'application les principaux paramètres sont le flux lumineux émis et le courant nominal de
fonctionnement. Les longueurs d'ondes s'étendent dans le visible (rouge, orange, vert..).
D'autres applications des diodes LED concernent la transmission de données par fibre optique, les
codeurs de position..... La LED est alors utilisée comme source lumineuse avec des caractéristiques
requises bien différentes. Par exemple les longueurs d'ondes classiquement utilisées se situent dans le
proche infrarouge (780 à 930 nm) mais également les longueurs d'ondes pour les télécommunications
(1300 nm et 1550 nm). Les temps de commutation constituent alors un des paramètres essentiels de la
LED.

1.1 : Principe de fonctionnement


Lorsque atome excité revient à son état normal c’est à dire lorsqu’un électron retrouve un
niveau d’énergie inférieur correspondant à son état normal, il libère l’énergie qu’il avait reçue sous
forme lumineuse. Il y a émission d’un photon.

Figure 1 : Emission spontanée

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Le fonctionnement d’une jonction PN en polarisation directe se traduit par une recombinaison


permanente des paires électron-trou. En d’autres termes les électrons placés dans la bande de
conduction (grâce à un apport d’énergie ) retombent dans la bande de valence.

Figure 2 : Jonction PN à l’état passant

La fréquence de l’émission lumineuse dépend de l’énergie restituée :


hν=eV=EG
h : constante de Planck (6.625.10-34J.s), fréquence du rayonnement (Hz), e charge de l’électron
(1.6.10-19 C), V tension de seuil de la jonction
Energie du photon = Energie bande interdite

1.2 : Caractéristiques

Longueur d’onde de l’émission : La longueur d’onde λ est d’autant plus faible que la largueur de la
bande interdite est importante (λ=c/ν). La couleur de l’émission lumineuse dépend du matériau semi-
conducteur utilisé :

Matériau Tension de seuil Longueur Couleur


d’onde
GaAlAs 1.6V 850nm Infra rouge
Arséniure de Gallium GaAs 1.8V 660nm Rouge
Phosphure d’arséniure de Gallium GaAsP 2V 630nm Jaune
Phosphure de gallium GaP 2.1V 560nm Vert
Nitrure de Gallium GaN 2.8V 460nm Bleu

Tensions et courant max :


IF max courant direct maximum admissible

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VR tension inverse maximale admissible

Temps de commutation :
tr : temps de montée (rise time)
tf : temps de descente (fall time)

1.3 : Boîtier
Les boîtiers relatifs aux LED destinées à l'affichage sont bien connus (Led 3mm, Led 5mm, Led
rectangulaire...). Ils ne présentent que peu d'intérêt pour une liaison optique.
Concernant les Led utilisées pour les liaisons par fibre optique, les constructeurs ont développé
différents boîtiers qui permettent une mise en oeuvre plus facile. Ces boîtiers permettent un alignement
optique mieux défini et simplifie la vie de l'utilisateur. A titre d'exemple on peut citer :
) Les Led pour fibre plastique équipées de micro lentille et dont la forme du boîtier permet
d'insérer directement une fibre plastique.
) Des embases métalliques au standard SMA ou ST conçues pour recevoir des Led en boîtier
TO-18, ce qui permet d'assurer un couplage optique satisfaisant ainsi qu'une bonne tenue mécanique.

1.4 : Circuits de commande

Figure 3 : Commande d'une LED

1.5 : Notices techniques.


Deux notices techniques de LED sont jointes en annexe :

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Ö SFH480 qui est une diode électroluminescente d'usage général (IR Remote control for instance),
émettant dans le proche infra-rouge (λ=880nm) et dont les temps de commutation sont élevés
(500ns).
Ö SFH750, diode électroluminescente destinée à des applications nécessitant des transmissions de
données par fibre optique plastique. Cette diode émet donc dans le visible (λ=660nm), possède des
temps de commutation plus faibles (100ns). Elle est disponible dans un boîtier spécifique destiné à
recevoir une fibre plastique d'un mm de diamètre.

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II : LA DIODE LASER
2.1 : Introduction
La première réalisation d'un Laser (Light Amplification by Stimulated Emission of Radiation)
date des années 60. Comme son nom l'indique, un laser est constitué d'un amplificateur de lumière et
d'un résonateur. Son fonctionnement ressemble en partie à celui d'un oscillateur (mécanique ou
électrique). Il s'agit d'une source lumineuse qui présente certaines particularités :

) Directivité de l'émission : Toute la puissance optique émise est concentrée dans un angle
solide très faible (faisceau de quelques μm à quelques mm de diamètre)

) Rayonnement monochromatique : Le rayonnement émis par un laser est presque


monochromatique. Il s'agit d'une vibration lumineuse presque parfaite dont le spectre se rapproche
d'une raie unique (couleur très pure). Aucune autre source lumineuse n'est capable de délivrer un
rayonnement aussi pur avec autant d'intensité.

Figure 4 : Spectre

) Puissance optique élevée : La puissance optique délivrée par un laser est élevée. Dans les
lasers fonctionnant en impulsion la puissance instantanée peut être très élevée 1014W par exemple pour
des impulsions de très courtes durées)

Les applications des lasers sont très nombreuses et concernent des domaines d'activités très variés, par
exemple :
) Dans le domaine de la transmission de données par fibre optique, les sources lasers sont très
utilisées car les caractéristiques des diodes lasers se rapprochent des caractéristiques de la source
idéale : puissance élevée
très petites dimensions avec un faisceau étroit
temps de commutation très faibles

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) Les applications médicales des lasers concernent tous les secteurs de la médecine
(utilisation comme bistouri, traitement de liaisons, diagnostic...).

) En milieu industriel, de nombreux appareillages de mesure utilisent le laser. On utilise


également le laser pour de très nombreuses opérations (découpe de toutes sortes de matériaux,
traitement de surface, soudure, positionnement...).

2.2 : Principe de fonctionnement.


Tout dispositif laser (laser à semi-conducteur, laser à gaz...) est constitué de deux éléments
principaux :
- un amplificateur optique (qui est alimenté par une source d'énergie)
- une cavité résonante

Figure 5 : Schéma fonctionnel d'une diode laser

L'amplification Laser ne se produit que sous certaines conditions (il en est de même pour un
oscillateur électrique, les conditions d'oscillations sont strictes).

L'amplification
Dans un semi-conducteur l'émission de lumière peut être soit spontanée soit stimulée. L'émission
spontanée est due à la recombinaison radiative d'une paire électron-trou. En d'autres termes, lorsqu'un
électron libre (qui a une durée de vie limitée) se recombine avec un trou, il restitue l'énergie qu'il avait
initialement acquise sous forme lumineuse.
En considérant les états d'énergie on dirait que lorsque l'électron redescend de la bande de conduction
à la bande de valence, la transition s'accompagne de l'émission d'un photon (l'énergie acquise lors du
passage bande de valence bande de conduction est restituée). L'énergie transportée par le photon est
égale à l'énergie cédée par l'électron :

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Figure 6 : Emission spontanée

La fréquence ν du photon dépend directement de la largeur de la bande interdite : hν = E2-E1.

Ce processus d'émission de lumière est mis à profit dans les diodes électroluminescentes. La
polarisation en directe d'une jonction PN se traduit une injection de porteurs minoritaires de part et
d'autre de la jonction ; ces porteurs en se recombinant provoque une émission spontanée de lumière.

Figure 7 : Emission spontanée

Il existe un second processus d'émission de lumière, à la base de l'émission laser. Il s'agit de l'émission
stimulée. Dans le processus précédent (émission spontanée), au bout d'un temps τ correspondant à la
durée de vie de l'électron, ce dernier se recombine et donne naissance à un photon. Dans le cas de
l'émission stimulé le photon incident interagit avec un électron libre, lequel se recombine et donne
naissance à un second photon ; les deux photons (photon incident et photon émis) peuvent de nouveau
interagir avec deux autres électrons libres, ce qui donnera naissance à 2 nouveaux photons et ainsi de

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suite. Ce phénomène est appelé émission stimulée (ou induite). Contrairement à l'émissions spontanée,
l'émission stimulée est cohérente ce qui signifie que les ondes associées aux photons sont de même
fréquence et en phase.

Figure 8 : Emission stimulée

Ainsi ce processus (émission stimulée) peut être cumulatif. En traversant le matériau chaque photon
donne naissance à un second photon. Chaque photon peut soit donner naissance à deux autres photons,
soit être absorbé.

Pour qu'il y ait amplification du rayonnement, il faut que le nombre d'émissions stimulées soit
supérieur au nombre d'absorption. Ainsi pour obtenir une amplification, il faut créer de très
nombreuses recombinaisons électrons-trous, il faut donc injecter de très nombreux électrons (de la
zone N vers la zone P). Ainsi le fonctionnement d'une une diode laser se traduira par une forte
injection d'électrons et donc par un niveau de courant traversant la jonction PN élevé (à faible niveau
de courant, il n'y a pas d'émission stimulée et donc pas d'effet Laser)

La cavité résonante
Un résonateur est constitué d'une cavité dans laquelle l'onde lumineuse se propage (avec un
minimum de pertes). Cette cavité est limitée par deux miroirs sur lesquelles la vibration lumineuse se
réfléchit.
A la résonance on observe un nombre entier de demi périodes : d=k.λ/2

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Figure 9 : Cavité résonante

Dans les lasers la cavité peut "résonner" sur plusieurs modes, la seule contrainte concernant la
résonance est donnée par la formule précédente liant la longueur de la cavité résonante et la longueur
d'onde. Le laser parfait serait le laser ne présentant qu'un seul mode (émission d'un signal très pur c'est
à dire onde monochromatique ne variant ni en amplitude, ni en phase et identique en tout point), on
parle alors de cohérence temporelle. La figure 6 illustre cette notion de cohérence temporelle.

Figure 10 : Cohérence temporelle et incohérence

2.3 : Les diodes Laser


Constitution
La figure 11 ci-après illustre la structure de base d'une diode laser. Il s'agit d'une jonction PN réalisée à
partir d'un matériau semi-conducteur (arséniure de gallium GaAs pour le proche infrarouge, phosphure
d'indium InP pour les longueurs d'ondes télécoms 1.3 et 1.55 μm) dopé, la nature du matériau
définissant la hauteur de la bande interdite et par conséquent la longueur d'onde de la vibration
lumineuse émise.
Lorsque la diode est polarisée en directe par une source de tension extérieure, un courant direct
traverse la jonction. Les électrons, majoritaires coté N, sont injectés dans la jonction et se recombinent
avec les trous majoritaires coté P. A chaque recombinaison un photon est émis (émission spontanée).
A faible niveau de courant, le comportement de la diode laser est identique à celui d'une diode
électroluminescente. Lorsque le courant atteint le seuil IS, l'effet laser se produit. Dans ces conditions
de forte excitation (un grand nombre d'électrons sont excités) un photon incident donne naissance à
deux photons de même fréquence et de même phase (le photon incident plus le photon émis par
l'électron) et ainsi de suite (deux photons donnent naissances à quatre photons....). Ce processus de
réaction en chaîne ressemble à un phénomène d'avalanche. L'émission est dite stimulée. Pour

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maintenir cette réaction, il faut maintenir l'inversion de population, c'est à dire maintenir un grand
nombre d'électrons dans un état d'excitation suffisant. Cette "opération" s'appelle le pompage. Il peut
être électrique dans une diode laser (le courant direct joue ce rôle) ou optique (lampe flash dans le
laser à rubis ou diode de pompe).

Figure 11 : Constitution de base d'une diode laser

D'un point de vue optique le faisceau lumineux délivré par une diode laser est de qualité médiocre par
rapport aux autres types de laser. La cohérence temporelle est faible, la longueur de cohérence LC
d'une diode laser (longueur moyenne d'un train d'onde cohérent émis par le laser) est inférieure au mm
alors qu'elle peut atteindre 300 km pour un laser monomode hautement stabilisé. La longueur de
λ2
cohérence est reliée à la largeur de raie par la formule : LC =
Δλ

Principales caractéristiques
On distingue deux types de diode laser :
) Les diodes CWLD (Continuous Wave Laser Diode), qui émettent en continu.
) Les diodes utilisées en commutation (en particulier pour la transmissions de signaux
numériques sur fibres optiques).
On trouve également des diodes fibrées (le boiter intègre une fibre à laquelle est couplée la diode
laser). De nombreux boîtiers intégrent une diode laser et une photodiode qui sert à mesurer le flux
lumineux émis par la diode laser afin de permettre le contrôle de la puissance émise.
Les principales caractéristiques d'une diode laser sont :

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9 La longueur d'onde λ Ce paramètre est donné avec une précision de quelques pour mille.
9 La largeur de la raie Δλ.

Figure 12 : Spectre d'émission

9 La puissance optique Popt que peut délivrer la diode laser (en mode continu ou en mode
pulsé).
9 Le courant de seuil (Ith).

Figure 13 : Puissance optique

9 La tension maximale inverse VR que peut supporter le composant (généralement très faible)
9 Les temps de commutation (tr, tf) ou la fréquence de coupure (fc).
9 La tension directe aux bornes de la diode dans des conditions nominales de fonctionnement.
9 La température de fonctionnement Top. Il s'agit d'un paramètre critique qu'il convient de
contrôler (et surtout de ne pas dépasser, les températures de fonctionnement maximales étant
relativement basses).

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Circuit de commande
) Commande simplifiée
La figure 14 ci-après correspond au circuit de commande le plus simple. On ne contrôle que le courant
dans la diode laser (ni la température de boîtier, ni le flux lumineux émis par la diode laser ne sont
contrôlés et/ou asservis).

Figure 14 : Commande simplifiée

Le courant dans la diode laser est égal à : ID ≈ Vcc2 −VD


R

) Contrôle du courant
Dans l'exemple ci-après, on réalise un asservissement de courant afin de s'affranchir des variations de
la tension d'alimentation, de la chute de tension aux bornes de la diode laser.... La consigne est la
tension présente sur l'entrée + de l'ampli-op. Le courant réel circulant dans la diode laser est mesurée à
l'aide de la résistance R2=1Ω.
Le circuit R1-C1 permet de limiter les variations brusques de courant dans la diode laser (très sensible à
des variations trop rapides) en contrôlant la mise en conduction et le blocage du transistor Q1.

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Figure 15 : Asservissement du courant

) Contrôle de la température
Les diodes laser étant très sensibles à des surcharges en température il est souvent indispensable de
refroidir le boîtier et de contrôler avec précision sa température. Le montage ci-après propose un
asservissement de la température de fonctionnement de la diode laser à l'aide d'un module à effet
Peltier

Figure 16 : Asservissement de la température du boîtier

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La consigne de température est donnée par le pont diviseur R1-R2. La température du boîtier est
mesurée à l'aide d'une CTN dont la résistance vaut 12.4 kΩ à 20°C. Le montage à amplificateur
opérationnel assure la fonction de correcteur Proportionnel Intégral. La tension de sortie de l'A Op
pilote le transistor bipolaire.
Si la température augmente, la valeur de la CTN diminue et la tension délivrée par le pont diviseur R3-
R4 diminue. Dans ces conditions la tension de sortie de l'A Op augmente, le transistor laisse passer un
courant plus important, ce qui conduit le module Peltier a augmenter le flux thermique entre la diode
laser et l'air ambiant.

) Contrôle du flux lumineux émis


Pour contrôler avec précision le flux lumineux émis par une diode laser, on utilise la photodiode qui
est généralement intégrée dans le boîtier du composant est qui mesure directement le flux lumineux
émis par la diode laser.

On réalise un asservissement de puissance à l'aide de l'information délivrée par la photodiode intégrée


dans le boîtier de la diode laser.

Problèmes de sécurité
Dans ce paragraphe on se limitera seulement aux risques présentés par les diodes lasers qui sont
essentiellement des risques oculaires et dans une moindre mesure thermiques (les autres types de lasers
peuvent présenter des risques électriques et chimiques).
Les risques électriques des diodes lasers sont nuls dans la mesure ou celles-ci sont alimentées par des
tensions faibles.
Risques oculaires :
Les lasers à semi-conducteurs délivrent de flux lumineux compris entre quelques μW et plusieurs
dizaines de Watt. Le risque oculaire dû au laser n'est pas différent de celui produit par toute source
lumineuse intense (le soleil par exemple). Il convient donc de se méfier et de se protéger de toute
source lumineuse intense qui risque de détruire la rétine par l'échauffement provoquée (le faisceau
laser étant de faible surface, l'éclairement est donc intense et peut provoquer des lésions graves et
irréversibles).
Il est impératif d'éviter la pénétration du faisceau laser dans l'œil (et en particulier lorsqu'il s'agit de
laser infrarouge non visible par l'œil mais qui possède des effets thermiques importants) Les règles
élémentaires de sécurité impose de se méfier des réflexions parasites du faisceau (réflexion sur une
montre par exemple) et de porter des lunettes de protection (il s'agit de lunette qui présente une très

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forte atténuation à une longueur d'onde précise, ces lunettes ne sont donc valable que pour une
longueur d'onde donnée).

2.4 : Notices techniques.


Deux notices techniques de diode laser sont jointes en annexe :
Ö SPL2Fxx qui correspond à une série de diodes laser continus (CWLD), délivrant un flux de 1.5W
dans le proche infra-rouge (λ compris entre 800 et 980nm suivant la version). Cette diode laser est
encapsulée dans un boîtier de type TO220 muni d'un connecteur FC pour le couplage direct à une
fibre optique.

Ö Fu445sdf qui est une diode laser destinée à la transmission de données par fibre optique pour des
applications télécom (λ = 1310 nm). Cette diode présente des temps de commutation très faibles
(<150ps). Dans le même boîtier on retrouve une photodiode ainsi qu'une fibre optique mono-mode à
laquelle est couplée la diode laser.

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