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Lobna KRIAA

Objectif
 Identifier le rôle d’une BD
 Définir une BD
 Définir le système de gestion de base de données
 Identifier les fonctionnalités d’un système de gestion de BD

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Plan
 Introduction
 Base de données (BD)
 Système de Gestion de Base de Données (SGBD)
 Notion de donnée, schéma de données
 Niveaux d’abstraction des schémas de données
 Notion de langage de données
 Etapes de conception de base de données

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Introduction
 Problème
 Prise des décisions  Connaissances des informations
 Localisation des informations :
 Documents
 Ordinateur
 Cerveau
  informations éparpillées
 Solutions
 Centraliser et organiser les informations
 Exploiter les puissances de calcul des ordinateurs
 Utilisation des bases de données et des systèmes de gestions des bases de
données.

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Historique
 Apparition depuis les années 60: Les Systèmes de Gestion de Bases de
Données (SGBD) ont vu le jour dans les années 60 pour gérer d’importants
volumes de données de gestion.
 1ère génération : (année 60) basée sur les modèles hiérarchiques ou « réseau »
 2ième génération (année 70) : basée sur les modèles relationels
 3ième génération : (année 80) : intègre les modèles relationels et objets (BD
réparties)
 4ième génération : mieux supporter l’Internet et le Web, l’interrogation par le
contenu des objets multimédias distribués et sur l’extraction de connaissances
(data mining).

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Base de données : définition (1)
 Une BD et un objet informatique qui permet de stocker et de gérer de
manière optimale un ensemble d’élèments d’informations en les
structurant
 But des BD : permettre
 d’effectuer d’une manière assez simple des dénombrements, des
statistiques
 de rechercher l’intérieur des données stockées

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Exemple

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La base de données doit satisfaire 5
critères
 Bonne représentation du monde réel
 Non redondance de l’information
 Indépendance des programmes par rapport aux données
 Sécurité et confidentialité des données
 Partage des données

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Base de données : définition (2)
 Un ensemble volumineux,
 Structuré et minimalement redondant de données,
 Reliées entre elles, stockées sur supports numériques centralisés ou distribués,
 Servant pour les besoins d'une ou plusieurs applications,
 Interrogeables et modifiables par un ou plusieurs utilisateurs travaillant
potentiellement en parallèle.
 Exemple
 Une BD de gestion de l'activité d'une compagnie aérienne concernant les voyageurs, les
vols, les avions, le personnel, les réservations, etc.
 Une telle BD pourrait permettre la gestion des réservations, des disponibilités des avions
en fonction des vols à effectuer, des affectations des personnels volants, etc.

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Exploitation d’une base de données
 Utiliser une base de données permet d’effectuer des dénombrements,
des statistiques, des recherches au sein des données stockées selon des
critères,
 Lorsque la BD contient beaucoup d’enregistrements, il devient difficile
de répondre aux questions par une simple observation des données des
tables
Systèmes de gestions de base de données
SGBD

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SGBD : Définition
 Un SGBD est un logiciel qui prend en charge la structuration, le
stockage, la mise à jour et la maintenance d'une base de données.
 Il est l'unique interface entre les informaticiens et les données
(définition des schémas, programmation des applications), ainsi
qu'entre les utilisateurs et les données (consultation et mise à jour).

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Exemples :
 Oracle : est un SGBD relationnel (et Relationnel-Objet dans ses dernières
versions) très reconnu pour les applications professionnelles.
 MySQL : est un SGBD relationnel libre (licence GPL et commerciale), simple
d'accès et très utilisé pour la réalisation de sites Web dynamiques. Depuis la
version 4 MySQL implémente la plupart des fonctions attendues d'un SGBD
relationnel.
 PosgreSQL: est un SGBD relationnel et relationnel-objet très puissant qui
offre une alternative open-source aux solutions commerciales comme Oracle
ou IBM.
 Access : est un SGBD relationnel Microsoft, qui offre une interface conviviale
permettant de concevoir rapidement des applications de petite envergure ou
de réaliser des prototypes à moindre frais.

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Caractéristique d’un SGBD
 Indépendance physique des données
 Le changement des modalités de stockage de l'information (optimisation, réorganisation,
segmentation, etc.) n'implique pas de changements des programmes.
 Indépendance logique des données
 L'évolution de la structure d'une partie des données n'influe pas sur l'ensemble des données.
 Manipulation des données par des non-informaticiens
 L'utilisateur n'a pas à savoir comment l'information est stockée et calculée par la machine, mais
juste à pouvoir la rechercher et la mettre à jour à travers des IHM [Interface Homme Machine]
ou des langages assertionnels simples.
 Administration facilitée des données
 Le SGBD fournit un ensemble d'outils (dictionnaire de données, audit, statistiques, etc.) pour
améliorer les performances et optimiser les stockages.
 Optimisation de l'accès aux données
 Les temps de réponse et de débits globaux sont optimisés en fonctions des questions posées à
la BD.

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Caractéristique d’un SGBD
 Contrôle de cohérence (intégrité sémantique) des données
 Le SGBD doit assurer à tout instant que les données respectent les règles
d'intégrité qui leurs sont imposées.
 Partageabilité des données
 Les données sont simultanément consultables et modifiables.
 Sécurité des données
 La confidentialité des données est assurée par des systèmes d'authentification, de
droits d'accès, de cryptage des mots de passe, etc.
 Sûreté des données
 La persistance des données, même en cas de panne, est assurée, grâce
typiquement à des sauvegardes et des journaux qui gardent une trace persistante
des opérations effectuées.

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Modèles de SGBD
 Le modèle hiérarchique
 Représente des classes ou ensembles d’objets et des relations de type « père-fils » entre ces classes.
 L’ensemble de ces classes constitue une arborescence.
 Les SGBDs supportant ce type de structure gèrent les liens entre un « père » et ses « fils ».
 Ils offrent des primitives pour manipuler et « naviguer » dans de telles structures.
 Le modèle réseau
 Permet également la représentation de classes d’objets et de liens de type « père-fils » entre ces classes.
 Comme son nom l’indique, et à la différence du modèle hiérarchique, il autorise une classe « fille » à avoir
plusieurs classes « mères ». Les langages de ces SGBD sont aussi de type navigationnel.
 Le modèle relationnel de Codd.
 En 1970, Codd, chercheur chez IBM, proposa le modèle relationnel.
 Ce modèle conceptuel repose sur une représentation unifiée de l’information sous forme de tables.
 Il dispose d’un fondement mathématique solide avec l’algèbre relationnelle.
 Il permet une plus grande indépendance entre les applications, les données et le support physique.
 Il propose une démarche cohérente et unifiée pour la description et pour l’interrogation.

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SGBD vs SGF
 Les SGBD de nos jours De nombreux SGBD sont aujourd’hui
disponibles sur micro ordinateurs. La plupart sont dotés de capacités
relationnelles,
 L’ancêtre des SGBD sur micro, Dbase ne soit qu’un gestionnaire de
fichiers structurés avec un langage de programmation.
 Un système organisé autour d’une base de données est centré sur les
données, contrairement aux systèmes de gestion de fichiers (SGF) basés
sur les traitements (par exemple : traitement de la paye, facturation,
gestion des stocks, etc.)

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Approche gestion de fichiers
 Les fichiers sont définis pour un ou
plusieurs programmes de traitement.
 Les données d’un fichier sont
directement associées à un programme
par une description contenue dans le
programme de traitement lui-même.
 Il n’existe aucune indépendance entre
le programme et les données.
 Toute modification de la structure des
données nécessite la réécriture du
programme.
Gestion des données avec les SGF 17
Approche base de données
 La partie de structuration et de description des
données est unifiée et séparée des programmes
d’application.
 Bien sûr la gestion de ces données (stockage,
modification, recherche) qui est étroitement
dépendante de leur structuration, est fournie par le
Système de gestion des données, les applications ne
communiquant avec les données qu’au travers de
l’interface de gestion.
 D’où l’indépendance entre les données et les
applications, qui peuvent être modifiées
indépendamment.
 Le programmeur des applications (l’utilisateur) n’a
pas à connaître l’organisation physique des données.
Gestion des données avec les SGBDs
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Notion de données
 Type de données
 Ensemble d'objets qui possèdent des caractéristiques similaires et
manipulables par des opérations identiques.
 Exemple
 Entier = { 0, 1, 2, ... , N }
 Véhicule = (immatriculation, marque, type, couleur)
 Donnée
 Elément effectif, réel, correspondant à une type de données.
 Exemple
 L'entier 486
 Le véhicule (460HP59, Renault, Megane, Jaune)

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Notion de modèle de données
 Ensemble de concepts et de règles de composition de ces concepts
permettant de décrire des données (Gardarin, 1999).
 Un modèle est souvent représenté au moyen d'un formalisme
graphique permettant de décrire les données (ou plus précisément les
types de données) et les relations entre les données.

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Niveaux de modélisation des BD
 Le modèle conceptuel
 Il permet de décrire le réel sans prendre en compte les contraintes
techniques.
 Le modèle logique
 Il permet de décrire une solution, en prenant une orientation informatique
générale (type de SGBD typiquement), mais indépendamment de choix
d'implémentation précis.
 Le modèle physique
 Il correspond aux choix techniques, en terme de SGBD choisi et de sa mise
en œuvre (programmation, optimisation, etc.).

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Notion de schéma de données
 Description, au moyen d'un langage formel, d'un ensemble de données
dans le contexte d'une BD.
 Un schéma permet de décrire la structure d'une base de données, en
décrivant l'ensemble des types de données de la base.
 L'occurrence d'une base de données est constituée de l'ensemble des
données correspondant aux types du schéma de la base.

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Notion de schéma de données
 Exemple de schéma de base de données

 Exemple d’instance d’une base de données

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Niveaux d’abstraction de schémas
 Il existe trois niveaux selon l’architecture ANSI/SPARC
 Le niveau interne
 Le niveau externe
 Le niveau conceptuel

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Niveau interne
 le niveau relatif à la mémoire physique. Il s’agit du niveau où les données
sont réellement enregistrées. cest une représentation de bas niveau de
l’ensemble de la base de données.
 Elle est constituée de plusieurs occurrences des divers types
d’enregistrements internes.
 La vue interne est décrite par un schéma interne. Ce schéma ne définit
pas seulement les divers types d’enregistrements mémoire mais spécifie
également les index existants, comment les champs mémoires sont
représentés, le séquencement physique des enregistrements, etc.

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Niveau externe
 Dit aussi Niveau logique utilisateur. Il s’agit du niveau où les
utilisateurs voient les données.
 Un utilisateur peut aussi bien être un programmeur d’application
que tout autre utilisateur final ayant n’importe quel niveau de
compétence.
 Ce niveau est représenté par plusieurs schémas externes appelés
aussi vues.

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Niveau conceptuel
 Dit niveau logique communautaire ou logique
 le niveau intermédiaire entre interne et externe.
 La vue conceptuelle donne la représentation de l’ensemble des
informations contenues dans la base de données. Comme la vue
externe, cette représentation est abstraite comparée à la représentation
physique des données.
 En général, elle est également très différente de la vue qu’un utilisateur
particulier a de la base de données.
 La vue conceptuelle correspond aux diverses occurrences des types
d’enregistrements conceptuels. Elle est définie par un schéma
conceptuel.
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Indépendance des niveaux
 Un SGBD assure l’indépendance physique et l’indépendance logique
des programmes aux données.

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Indépendance physique
 l’indépendance des structures de stockage aux structures de données
du monde réel, c'est-à-dire entre le schéma interne et le schéma
conceptuel.
 L’indépendance physique permet donc de modifier le schéma interne
sans avoir à modifier le schéma conceptuel, en tenant compte
seulement des critères de performance et de flexibilité d’accès.
 On pourra par exemple ajouter un index, regrouper deux fichiers en un,
changer l’ordre ou le codage des données dans un enregistrement, sans
mettre en cause les entités et associations définies au niveau conceptuel.

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Indépendance logique
 L’indépendance logique est donc la possibilité de modifier un schéma
externe (une vue) sans modifier le schéma conceptuel. Elle assure aussi
l’indépendance entre les différents utilisateurs, chacun percevant une
partie de la base via son schéma externe, selon une structuration voire
un modèle particulier.
 Il doit par exemple être possible d’ajouter des attributs, d’en supprimer
d’autres, d’ajouter et de supprimer des associations, d’ajouter ou de
supprimer des entités dans des schémas externes sans modifier la plus
grande partie des applications.

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Notion de langage de données
 Langage informatique permettant de décrire et de manipuler les
schémas d'une BD d'une une manière assimilable par la machine.
 Un langage de données peut être décomposé en trois sous langages :
 Le Langage de Définition de Données
 Le Langage de Contrôle de Données
 Le Langage de Manipulation de Données

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Langage de définition de données
LDD
 Le LDD permet d'implémenter le schéma conceptuel (notion de table en
SQL par exemple) et les schémas externes (notion de vue en SQL).

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Le langage de contrôle de données
LCD
 Le LCD permet d'implémenter les droits que les utilisateurs ont sur les
données et participe donc à la définition des schémas externes.

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Langage de manipulation de données
LMD
 Le LMD permet l'interrogation et la mise à jour des données.
 C'est la partie du langage indispensable pour exploiter la BD et réaliser
les applications.

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Notion d’administration de base de
données
 Administrateur
 Personne ou groupe de personnes responsables de la définition des
différents niveaux de schéma.
 On distingue un type d'administrateur par niveau de schéma :
 L'administrateur entreprise est en charge de la gestion du schéma
conceptuel et des règles de contrôle des données.
 L'administrateur de données est en charge de la gestion des schémas
externes et de leur correspondance avec le schéma conceptuel.
 L'administrateur base de données est en charge de la gestion du schéma
interne et de sa correspondance avec le schéma conceptuel.

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Notion d’administration de base de
données
 Dictionnaire des données
 Le dictionnaire de données d'un SGBD contient les informations relatives
aux schémas et aux droits de toutes les bases de données existantes au sein
de ce SGBD.
 Il s'agit d'un outil fondamental pour les administrateurs.
 Les dictionnaires de données sont généralement implémentés sous la
forme d'une base de données particulière du SGBD, ce qui permet de
gérer les données relatives aux bases de données de la même façon que
les autres données de l'entreprise (i.e. dans une base de données).

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Conception d’une base de données
 Pour pouvoir mettre en œuvre les différents besoins des utilisateurs,
l’équipe de conception doit planifier soigneusement les étapes de la
conception. Diverses méthodes de conception (Merise, UML …)
existent définissant un ensemble d’étapes à suivre et de formalismes à
adopter.

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Etapes de la conception d'une base
de données
 1.Analyse de la situation existante et des besoins :
 identifier les besoins de l’entreprise et à les convertir en besoins d’un système.
 C’est une phase au cours de laquelle on rassemble des informations qui serviront
à la modélisation des données.
 2.Création d'une série de modèles conceptuels (canonique et vues externes)
 permettent de représenter tous les aspects importants du problème
 3.Traduction des modèles conceptuels en modèle logique et optimisation
(normalisation) de ce modèle logique
 4.Implémentation d'une base de données dans un SGBD, à partir du modèle
logique

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Etapes de conception d’une BD

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Equipe de conception et distribution
des tâches
 Un chef de projet responsable de la gestion globale du projet
 Des concepteurs responsables des tâches de
 définition des besoins opérationnels, des données et des fonctions
 analyse/modélisation des données
 modélisation des processus/fonctions
 Des développeurs
 responsables du codage
 conduisant les sessions de tests
 Un administrateur de la base de données
 administre la base de données
 détermine l’emplacement physique de la base de données
 Des utilisateurs finaux

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Vue globale

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Conclusion
 Importance des base de données et des SGBD
 Niveaux de conception des BD
 Niveau interne
 Niveau externe
 Niveau conceptuel
 Etapes de conceptions des BD

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