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Université Mohammed V-Rabat Année Universitaire 2020-2021

Faculté des Sciences


Département de Mathématiques

Module : Algèbre 6
Corrigé de la Série 2

si k=0

 0
si k>0

k.1 = 1 + · · · + 1

Exercice 1. On considère l'application f : Z → A, k 7→ | {z } . On vérie
 k fois

si k<0

−((−k).1)

aisément que f est un morphisme d'anneaux.
On suppose que car(A) = n ∈ N? . Alors, ker f = nZ. En eet, Puisque n.1 = 0, alors nZ ⊂ ker f .
Inversement, soit k ∈ ker f . Alors, k.1 = 0 ainsi n = ◦(1) | k donc k ∈ nZ.
Puisque ker f = nZ, alors, d'après le premier théorème d'isomorphisme, les anneaux Z/nZ et Im f
sont isomorphes et comme Im f est un sous-anneau de A, alors A contient un sous-anneau isomorphe
à Zn .
Supposons que car(A) = 0. Alors, ker f = {0}. En eet, on a {0} ⊂ ker f car ker f est un idéal
de Z. Inversement, soit k ∈ ker f . Alors, k.1 = 0 ainsi k = 0 car car(A) = 0.
Puisque ker f = {0}, alors, d'après le premier théorème d'isomorphisme, les anneaux Z ' Z/{0}
et Im f sont isomorphes et comme Im f est un sous-anneau de A, alors A contient un sous-anneau
isomorphe à Z.
Exercice 2. On considère L'anneau quotient A = Z[i]/ < 2 − i >.
1) On a 2 − i ∈< 2 − i >, alors 2 − i = 0 dans A ainsi 2 = i.
2) Soit a ∈ Z. On a a+ < 2 − i >= a ∈ Z[i]/ < 2 − i >= A. Inversement, soit x + iy ∈ A, avec
x, y ∈ Z. Alors, x + iy = x + iy = x + 2y car i = 2 d'où x + iy = x + 2y = (x + 2y)+ < 2 − i >
et comme x + 2y ∈ Z, alors x + iy ∈ {a+ < 2 − i > /a ∈ Z} ainsi A = {a+ < 2 − i > /a ∈ Z}.
On a 1 ∈</ 2 − i > sinon 1 = (a + ib)(2 − i) avec a, b ∈ Z ainsi 1 = 2a + b et 0 = 2b − a, d'où
1 = 5b, ce qui est faux car b ∈ Z. Puisque 1.1 = 1 6= 0, alors car(A) 6= 1. Aussi, on a 2 ∈<
/ 2−i >
sinon 2 = (a + ib)(2 − i) avec a, b ∈ Z ainsi 2 = 2a + b et 0 = 2b − a, d'où 2 = 5b, ce qui est faux
car b ∈ Z. Puisque 2.1 = 2 6= 0, alors car(A) 6= 2. De la même façon, on vérie que car(A 6= 3 et
car(A) 6= 4. Cependant, 5 ∈< 2 − i > car 5 = (2 + i)(2 − i) ainsi 5.1 = 5 = 0 et donc car(A) = 5.
3) On a 0, 1, 2, 3, 4 ∈ A. Aussi, puisque car(A) = 5, alors 0, 1, 2, 3 et 4 sont deux à deux distincts.
Inversement, soit a + ib ∈ A, avec a, b ∈ Z. Alors, a + ib = a + ib = a + 2b = a + 2b. En eectuant
la division euclidienne de a + 2b par 5, on obtient a + 2b = 5q + r avec q ∈ Z et r un entier tel que
0 ≤ r ≤ 4. Alors, a + ib = a + 2b = 5q + r = 5q +r. Comme 5 = 0, alors a + ib = r ∈ {0, 1, 2, 3, 4}
donc A = {0, 1, 2, 3, 4}.

4) Puisque car(A) = 5, alors, d'après l'exercice précédent, A contient un sous-anneau B isomorphe


à Z5 . Alors, |B| = 5 ainsi B = A d'où A ' Z5 par suite A est un corps donc < 2 − i > est un
idéal maximal de Z[i].
Exercice 3. Soit A un anneau commutatif unitaire.
1) Procédons par contraposition : supposons que I 6⊂ p et J 6⊂ p. Alors, il existe x ∈ I : x ∈/ p et il
existe y ∈ J : y 6∈ p. On a xy ∈ I car x ∈ I et xy ∈ J car y ∈ J d'où xy ∈ I ∩ J . Cependant,
puisque p est premier, xy 6∈ p sinon x ∈ p ou y ∈ p. Alors, I ∩ J 6⊂ p.
2) On distingue les deux cas suivants :
• Si p ⊂ q : on a I 6⊂ q d'où il existe a ∈ I : a ∈/ q et on a aussi a ∈/ p car p ⊂ q.
• Si q ⊂ p : de la même façon que précédemment, il existe a ∈ I : a ∈/ p et on a aussi a ∈/ q car
q ⊂ p.
• Si p 6⊂ q et q 6⊂ p : on a I ∩ p 6⊂ q, sinon, d'après 1), I ⊂ q ou p ⊂ q, ce qui est faux. Aussi,
pour la même raison, on a I ∩q 6⊂ p. Alors, il existe x ∈ I ∩p : x ∈/ q et il existe y ∈ I ∩q : y ∈/ p
alors a = x + y ∈ I ; mais a = x + y ∈/ p et a = x + y ∈/ q car si a = x + y ∈ p (de même si
a = x + y ∈ q), alors y = a − x ∈ p, ce qui est faux.

Exercice 4.

1) Soit x = a + ib, y = c + id ∈ Z[i], avec a, b, c, d ∈ Z. Alors, f (x + y) = f ((a + c) + i(b + d)) =


(a + c) − (b + d) = (a − b)+(c − d) = f (x)+f (y). Aussi, on a f (x.y) = f ((ac−bd)+i(ad+bc)) =
(ac − bd) − (ad + bc) = (ac − ad − bc + bd) car dans Z2 , −bd = bd alors f (x.y) = (a − b)(c − d) =
f (x)f (y). On a aussi f (1) = 1 donc f est un morphisme d'anneaux.
2) On a I ⊂ ker f . En eet, soit x = a + ib ∈ I , avec a, b ∈ Z et a ≡ b (mod 2). Alors, a = b dans Z2
ainsi f (x) = a − b = 0. Inversement, soit x = a + ib ∈ ker f , avec a, b ∈ Z. Alors, f (x) = 0 d'où
a = b, i.e., a ≡ b (mod 2) donc x ∈ I . Comme I = ker f , alors I est un idéal de Z[i].
On a aussi f est surjective. En eet, soit y ∈ Z2 . Alors, il existe x = y ∈ Z[i] : f (x) = y. Puisque
f est surjective et ker f = I , alors, d'après le premier théorème d'isomorphisme, Z[i]/I ' Z2 donc
Z[i]/I est un corps et par suite I est un idéal maximal de Z[i].

Exercice 5. On considère l'application f : Z[i] → Z5 [i], a + ib 7→ a + ib, où a, b ∈ Z.


1) Soit x = a + ib, y = c + id ∈ Z[i], avec a, b, c, d ∈ Z. Alors, f (x + y) = f ((a + c) + i(b + d)) =
(a + c)+i(b + d) = (a+ib)+(c+id) = f (x)+f (y). Aussi, on a f (x.y) = f ((ac−bd)+i(ad+bc)) =
(ac − bd) + i(ad + bc) = (a + ib)(c + id) = f (x)f (y). On a aussi f (1) = 1 donc f est un morphisme
d'anneaux.
2) On a I ⊂ ker f . En eet, soit x = a + ib ∈ I , avec a, b ∈ Z et a, b ∈ 5Z. Alors, puisque a, b ∈ 5Z,
a = b = 0 dans Z5 ainsi f (x) = a + ib = 0. Inversement, soit x = a + ib ∈ ker f , avec a, b ∈ Z.
Alors, f (x) = 0 d'où a = b = 0, i.e., a, b ∈ 5Z donc x ∈ I . Comme I = ker f , alors I est un idéal
de Z[i].
On a aussi f est surjective. En eet, soit y ∈ Z5 [i]. Alors, y = a + ib, avec a, b ∈ Z5 ainsi il existe
x = a + ib ∈ Z[i] : f (x) = a + ib = y . Puisque f est surjective et ker f = I , alors, d'après le
premier théorème d'isomorphisme, Z[i]/I ' Z5 [i].
3) l'anneau Z5 [i] n'est pas intègre. En eet, il existe x = 1 + 2i, y = 1 − 2i ∈ Z5 [i] tels que x 6= 0,
y 6= 0 et xy = 5 = 0. Alors, Z[i]/I n'est pas intègre car Z[i]/I ' Z5 [i] et donc I n'est pas premier.

Exercice 6. On pose A = Z et I = 20Z. D'après le théorème de correspondance, les idéaux de


Z/20Z = A/I sont de la forme J/I , où J est un idéal de A = Z tel que I ⊂ J , i.e., Les idéaux
de Z/20Z sont de la forme nZ/20Z, avec n/20. Alors, Les idéaux de Z/20Z sont : Z/20Z, 2Z/20Z,
4Z/20Z, 5Z/20Z, 10Z/20Z et 20Z/20Z.
Soit n ∈ {1, 2, 4, 5, 10, 20}. On considère la correspondance f : Z/20Z → Z/nZ, x 7→ xb.
Montrons que f est bien dénie : soit x, y ∈ Z/20Z tels que x = y. Alors, 20 divise x − y d'où n divise
x − y (car n/20) ainsi x b = yb.
f est surjective, en eet : soit yb ∈ Z/nZ. Alors, il existe y ∈ Z/20Z tel que f (y) = yb. Montreons que
ker f = nZ/20Z : Il est évident que nZ/20Z ⊂ ker f . Soit x ∈ ker f . Alors, f (x) = b0, i.e., x
b=b0, d'où
x ∈ nZ et ainsi x ∈ nZ/20Z.
D'après le premier théorème d'isomorphisme, on a (Z/20Z)/(nZ/20Z) ' Z/nZ. On a aussi l'idéal
(nZ/20Z) de l'anneau (Z/20Z) est maximal si, et seulement si, l'anneau quotient (Z/20Z)/(nZ/20Z)
est un corps, i.e., Z/nZ est un corps. Ainsi, l'idéal (nZ/20Z) est maximal si, et seulement si n
est premier, où n ∈ {1, 2, 4, 5, 10} donc les idéaux maximaux de l'anneau (Z/20Z) sont : 2Z/20Z
et 5Z/20Z. Aussi, l'idéal (nZ/20Z) de l'anneau (Z/20Z) est premier si, et seulement si, l'anneau
quotient (Z/20Z)/(nZ/20Z) est intègre, i.e., Z/nZ est intègre. Ainsi, l'idéal (nZ/20Z) est premier si,

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et seulement si n est premier, où n ∈ {1, 2, 4, 5, 10} donc les idéaux premiers de l'anneau (Z/20Z)
sont : 2Z/20Z et 5Z/20Z.
Méthode 2 : Il est évident que l'idéal Z/20Z de l'anneau Z/20Z n'est ni maximal ni premier.
Remarque : soit A un anneau, I un idéal de A et s : A → A/I, x 7→ x la surjection cannonique. Si
J et K sont deux idéaux de A contenant I tels que s(J) ⊂ s(K), alors J ⊂ K . En eet, soit x ∈ J .
Alors, s(x) ∈ s(J) = s(K) d'où il existe y ∈ K tel que x = s(x) = s(y) = y ainsi x − y ∈ I et comme
I ⊂ K , alors x − y ∈ K ainsi il existe z ∈ K tel que x − y = z donc x = y + z ∈ K car y, z ∈ K .
L'idéal 2Z/20Z est un idéal maximal de l'anneau Z/20Z. En eet, soit T un idéal de Z/20Z tel
que 2Z/20Z ⊂ T ⊂ Z/20Z. Puisque T un idéal de Z/20Z, alors T = nZ/20Z avec 20Z ⊂ nZ. D'autre
part, puisque 20Z ⊂ 2Z et 20Z ⊂ nZ et s(2Z) = 2Z/20Z ⊂ T = nZ/20Z = s(nZ), alors, d'après la
remarque précédente, 2Z ⊂ nZ alors n ∈ {1, 2} ainsi T = Z/20Z ou T = 2Z/20Z et donc 2Z/20Z
est un idéal maximal de l'anneau Z/20Z. Puisque 2Z/20Z est maximal, alors 2Z/20Z est un idéal
premier.
De la même façon que pour 2Z/20Z, on vérie que l'idéal 5Z/20Z est maximal et par suite il est
premier.
L'idéal 4Z/20Z n'et pas premier. En eet, on a 2.2 = 0 ∈ 4Z/20Z mais 2 ∈/ 4Z/20Z. Comme 4Z/20Z
n'est pas premier, alors 4Z/20Z n'et pas maximal.
L'idéal 10Z/20Z n'et pas premier. En eet, on a 2.5 = 0 ∈ 10Z/20Z mais 2 ∈/ 10Z/20Z et 5 ∈/
10Z/20Z. Comme 10Z/20Z n'et pas premier, alors 10Z/20Z n'est pas maximal.
L'idéal 20Z/20Z = {0} n'et pas premier. En eet, on a 4.5 = 0 ∈ 20Z/20Z mais 4 ∈/ 20Z/20Z et
5∈/ 20Z/20Z. Comme 20Z/20Z n'est pas premier, alors 20Z/20Z n'est pas maximal.

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