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Système d’exploitation

Linux - Ubuntu

Année scolaire : 2021 - 22


Table des matières
Chapitre 1 : la virtualisation .............................................................................................................. 2
1. Introduction ................................................................................................................................. 3
2. Qu’est-ce que la virtualisation ? .............................................................................................. 3
2.1. Activation de la technologie de virtualisation sur une carte mère .......................... 3
2.1.1. Comment savoir si la technologie de virtualisation est activée ?..................... 3
2.1.2. Comment activer la technologie de virtualisation VT-X de chez Intel ? ....... 4
2.1.3. Comment activer la technologie de virtualisation AMD-V de chez AMD ? .... 5
3. Le logiciel Oracle VirtualBox .................................................................................................... 6
3.1. Installation et configuration d’Oracle VirtualBox ....................................................... 6
3.2. L’interface du logiciel Oracle VirtualBox ...................................................................... 9
Chapitre 2 : Système d’exploitation Linux – Ubuntu ................................................................. 10
1. Introduction ............................................................................................................................... 11
1.1. Qu'est-ce que le mouvement GNU ? ............................................................................. 11
1.2. Qu'est-ce qu'un logiciel libre ? ...................................................................................... 11
1.3. Qu’est-ce que Linux ? ....................................................................................................... 11
1.4. Qu'est-ce qu'une distribution ? .................................................................................... 12
2. Création de la machine virtuelle Linux – Ubuntu avec VirtualBox.................................. 12
3. Les paramètres du système .................................................................................................... 25
3.1. Régler la résolution de l’écran ........................................................................................ 27
4. Système de fichiers ................................................................................................................. 28
4.1. Définition ............................................................................................................................ 28
4.2. Les différentes catégories de fichiers ....................................................................... 28
4.3. L’arborescence des fichiers ........................................................................................... 28
5. Le terminal GNU / Linux .......................................................................................................... 31
5.1. Pourquoi le terminal ? ....................................................................................................... 31
5.2. Comment ouvrir le terminal ? ......................................................................................... 32
5.3. Qu'est-ce qu'une commande ? ....................................................................................... 32
5.3.1. Commandes d’arborescence .................................................................................... 33
5.3.2. Commandes système ................................................................................................. 38

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Chapitre 1 : la virtualisation

À la fin de chapitre l’élève sera capable d’ / de :

• Définir le concept de la virtualisation.


• Activer la technologie de virtualisation dans le BIOS.
• Installer et configurer le logiciel Oracle VirtualBox.

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1. Introduction

Dans ce chapitre, nous allons voir la notion de virtualisation, comment virtualiser notre PC et
comment installer et configurer le logiciel Oracle VirtualBox.

2. Qu’est-ce que la virtualisation ?

La virtualisation consiste, en informatique, à exécuter sur une machine hôte, dans un


environnement isolé, des systèmes d'exploitation, on parle alors de virtualisation système.

Autrement dit la virtualisation est le fait d’installer un ou plusieurs systèmes d’exploitation sur
un même ordinateur et de les faire tourner simultanément.

2.1. Activation de la technologie de virtualisation sur une carte mère

Pouvoir créer une machine virtuelle et installer un système d’exploitation sur cette machine,
nous devons activer la virtualisation sur la carte mère. Cette technologie est appelée la technologie
de virtualisation.
Cette option est disponible dans le BIOS ou UEFI et ne porte pas le même nom en fonction du
processeur.

Cette technologie de virtualisation est appelée VT-x chez Intel et AMD-V ou encore SVM
(Secure Virtual Machine Mode) chez AMD.

2.1.1. Comment savoir si la technologie de virtualisation est activée ?

Il existe plusieurs moyens de savoir si la technologie de virtualisation est activée sur un


ordinateur. Le plus simple est de vérifier dans le gestionnaire de tâches.

Pour cela, il faut :

1. Ouvrir le gestionnaire de tâches.

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2. Cliquer sur l’onglet « Performance », et dans les performances du processeur vérifier le
champ « Virtualisation ».

L’état de virtualisation devrait être en mode activé en vérifiant sur l’écran des
performances du processeur du PC. Si ce n’est pas le cas, il faut alors l’activer dans les
paramètres BIOS ou UEFI.

2.1.2. Comment activer la technologie de virtualisation VT-X de chez Intel ?

Pour activer l’option de virtualisation VT-X, il est nécessaire d’accéder soit au BIOS, soit à
l’UEFI de l’ordinateur.

Une fois sur le BIOS ou l’UEFI, il est nécessaire de trouver l’option « Virtualization
technology » qui est en général dans les options avancées, « Advanced ».

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Ensuite, cliquer sur « CPU configuration ».

Dans les informations affichées en gris, on voit la ligne "Intel VT-x Technology : Supported".
Ce qui signifie que la virtualisation du processeur (Intel VT-x) est supportée par le BIOS.

Ensuite, descendez et activez l'option « Intel Virtualization Technology »

Une fois activer, sauvegarder et quitter le BIOS.

2.1.3. Comment activer la technologie de virtualisation AMD-V de chez AMD ?

Il faut accéder au BIOS ou l’UEFI, et depuis les paramètres avancés, activer l’option de
virtualisation en activant le AMD-V ou encore le SVM qui sera parfois appelé « Secure Virtual
Machine Mode ».

Avec un BIOS sur une carte mère Gigabyte, il faut se rendre dans :
1. Advanced CPU Core Settings

2. Advanced Frequency Settings.

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On trouve alors l'option SVM Mode que l'on doit activer à « Enabled ».

3. Le logiciel Oracle VirtualBox

Oracle VirtualBox est un logiciel de virtualisation. Ce logiciel permet de créer et de faire


fonctionner ce qu’on nomme des machines virtuelles.

3.1. Installation et configuration d’Oracle VirtualBox


Le logiciel Oracle VirtualBox est un logiciel gratuit et téléchargeable sur le site officiel :
https://www.virtualbox.org/wiki/Downloads .

Une fois télécharger, exécuter le fichier d’installation et cette fenêtre va apparaître :

Ensuite, cliquer sur « suivant » et cette fenêtre va apparaitre :

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Ne modifier rien et cliquer sur « suivant » et la fenêtre suivante apparaitra :

Cocher toutes les options et cliquer sur « suivant » et cette fenêtre va apparaitre :

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C’est avertissement, l’installation de la fonctionnalité réseau de VirtualBox coupera la
connexion réseau. Cliquer sur « oui » poursuivre l’installation.
Ensuite, cette fenêtre va apparaitre :

Cliquer sur « Installer » et logiciel s’installera. Une fois l’installation terminée, cette fenêtre
apparaitra :

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Cliquer sur « terminer » et l’interface du logiciel apparaitra.

3.2. L’interface du logiciel Oracle VirtualBox

Ci-dessous est présenté l’écran d’accueil du VirtualBox.

Pour créer une machine virtuelle, cliquer sur Nouvelle (cercle rouge ci-dessus).

Nous allons voir dans le chapitre deux comment créer une machine virtuelle linux – Ubuntu avec
VirtualBox.

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Chapitre 2 : Système d’exploitation Linux – Ubuntu

À la fin de ce chapitre l’élève sera capable d’ / de :


• Définir le concept de logiciel libre.
• Créer et configurer une machine virtuelle Ubuntu sur VirtualBox.

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1. Introduction

Dans ce chapitre, nous allons voir comment créer une machine virtuelle Linux – Ubuntu avec
VirtualBox mais tout d’abord nous allons voir la genèse de ce système d’exploitation.

1.1. Qu'est-ce que le mouvement GNU ?


En 1984, Richard Matthew Stallman, chercheur en informatique du MIT quitte son poste et se
consacre à l’écriture d’un système d’exploitation Libre du nom de GNU. Il annonce l’année suivante
la création de la FSF (Free Software Foundation) afin de supporter ce projet.

C'est durant ces années qu'il écrit ce qui deviendra les préceptes du Logiciel Libre. La
concrétisation en est la publication en 1989 de la première version de la licence GPL (General
Public License) qui sera alors le fondement éthique, juridique et politique du mouvement du Libre.

1.2. Qu'est-ce qu'un logiciel libre ?

L'expression « Logiciel Libre » fait référence à la liberté et non pas au prix. Pour comprendre
le concept, vous devez penser à la « liberté d'expression », pas à « l'entrée libre ».

L'expression « Logiciel Libre » fait référence à la liberté pour les utilisateurs d'exécuter, de
copier, de distribuer, d'étudier, de modifier et d'améliorer le logiciel. Plus précisément, elle fait
référence à quatre types de liberté pour l'utilisateur du logiciel :
1. Liberté 1 :

• La liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages.

2. Liberté 2 :
• La liberté d'étudier le fonctionnement du programme, et de l'adapter à vos besoins.
Pour ceci l'accès au code source est une condition requise.

3. Liberté 3 :

• La liberté de redistribuer des copies, donc d'aider votre voisin.

4. Liberté 4 :
• La liberté d'améliorer le programme et de publier vos améliorations, pour en faire
profiter toute la communauté. Pour se faire, l'accès au code source est une condition
requise.
Un programme est un Logiciel Libre si les utilisateurs ont toutes ces libertés.

1.3. Qu’est-ce que Linux ?

Le projet GNU arrive en 1991 avec de très nombreux outils libres, mais il lui manque un élément
central : le noyau. Cet élément est essentiel car il gère la mémoire, le microprocesseur, les
périphériques comme le clavier, la souris, les disques durs, etc.
C'est à cette époque, un étudiant finlandais, Linus Torvalds, commence à développer un noyau
et demande aux personnes intéressées d'y contribuer. La licence GPL a été publiée à la même
époque et Linus Torvalds s'est laissé persuader de placer son noyau sous cette dernière.
Le système d'exploitation actuellement connu est donc un assemblage des outils GNU
fonctionnant sur un noyau Linux, on parle donc de GNU/Linux avec le slash, « / » pour « GNU sur
Linux ». GNU/Linux est un système d'exploitation complètement Libre et performant.

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1.4. Qu'est-ce qu'une distribution ?

En réalité, si on vous livrait le noyau Linux seul, accompagné des outils GNU de base, vous seriez
bien avancé : pas d'interface graphique, seulement quelques commandes, bref, votre système
d'exploitation serait inexploitable, un comble, non ?
C'est pour cela qu'existe des distributions Linux qui contiennent le noyau Linux, les outils GNU,
plus un ensemble de logiciels qu'elles ont choisi de supporter. Ceux-ci sont testés et compilés pour
vous. La plupart d'entre elles contiennent un système d'installation de logiciel simplifié qui leur est
propre.
Vous avez déjà dû voir qu'il existe de très nombreuses distributions : Mandriva, Red Hat
Fedora, Debian, Gentoo, OpenSuse, Ubuntu, etc.
Dans le cadre de ce cours, nous allons utiliser la distribution Ubuntu.

2. Création de la machine virtuelle Linux – Ubuntu avec VirtualBox

Voici les étapes pour créer une machine virtuelle Linux – Ubuntu avec VirtualBox :

1. Télécharger l’image ISO d’Ubuntu 20.04 LTS sur le site officiel :


https://ubuntu.com/download/desktop.

2. Ouvrir le logiciel VirtualBox et cliquer sur « Nouvelle ».

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3. Choisir le nom, le système d’exploitation à installer ainsi que sa version.

Dans notre cas :

a. Nom : Ubuntu 20.04


b. Type : Linux
c. Version : Ubuntu (64 - bits)

Nous pouvons aussi changer le chemin de notre dossier.

4. Choisir la quantité de mémoire vive a alloué à la machine virtuelle.

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Comme Linux est peu gourmand en ressource, on peut lui laisser 1024 Mo mais par sécurité il
faut mettre 2000 Mo.

5. Choisir ou créer un nouveau disque dur.

On peut choisir d’utiliser un disque virtuel déjà existant cependant nous allons en créer un
nouveau. Cocher « Créer un disque dur virtuel maintenant » et cliquer sur « créer ».

6. Choisir le type fichier de disque dur

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Laisser VDI (VirtualBox Disk Image) et cliquer sur « suivant ».

7. Choisir le fichier de stockage sur le disque dur

Laisser « dynamiquement alloué » pour que la machine virtuelle prenne moins de place au début
et la capacité de stockage grandira au fur à mesure jusqu’à atteindre la taille fixe. Ensuite, cliquer
sur « Suivant ».

8. Choisir l’emplacement du fichier et la taille du disque dur

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Laisser l’emplacement choisi par défaut et pour une machine Linux, 10Go est amplement
suffisant. Ensuite, cliquer sur « Créer ».

La fenêtre principale de VirtualBox va apparaitre :

Nous voyons que la machine virtuelle est maintenant préconfigurée. Cependant, il reste des
choses à modifier.

Pour cela :

1. Cliquer sur « Configuration » et cette fenêtre va apparaitre :

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2. Dans l’onglet « Général », cliquer sur la rubrique « Avancé » et mettre les options presse-
papier partagé et glisser-déposer à « Bidirectionnel ».

3. Dans l’onglet « Système », cliquer sur la rubrique « Processeur », choisissez trois


processeurs pour votre machine.

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4. Dans l’onglet « Stockage » aller dans les contrôleurs IDE, cliquer sur le CD et charger
l’image ISO d’’Ubuntu pour installer la machine.

5. Dans l’onglet « USB », cocher « Contrôleur USB 1.1 (OHCI) ».

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6. Cliquer sur « OK » et la fenêtre principale de VirtualBox apparaitra :

Maintenant il reste que cliquer sur « Démarrer » pour lancer l’installation d’Ubuntu.

Lorsqu’on clique sur « Démarrer », cette fenêtre va apparaitre :

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Il faut choisir le disque de démarrage, dans ce cas, choisir le fichier ISO d’Ubuntu et cliquer
sur « Démarrer ».

Ensuite, cette fenêtre va apparaitre

Choisissez la langue, dans ce cas, la langue choisie est le « Français » et cliquer sur « Installer
Ubuntu ».

Ensuite, configurer le clavier et cliquer sur « Continuer ».

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De plus, il faut indiquer les applications qu’on souhaite installer. Cocher les cases « Installation
normale », « Télécharger les mises à jour pendant l’installation Ubuntu » et « installer un logiciel
tiers pour le matériel graphique et wifi et des formats de média supplémentaires ». Une fois
cela, cliquer sur « Continuer ».

Ensuite, laisser par défaut « Effacer le disque et installer Ubuntu », cette option va
automatiquement partitionner le disque dur et installer Ubuntu.

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Quand on clique sur « Installer maintenant », la fenêtre ci-dessous apparaît :

On remarque que le disque dur a été partitionné et pour continuer l’installation, cliquer sur
« Continuer ».

Ensuite, la fenêtre ci-dessous apparait :

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Nous sommes localisés par Ubuntu. Cliquer sur « Continuer ».

Ici, on indique le nom de l’ordinateur, l’utilisateur et le mot de passe de l’utilisateur. Laisser par
défaut cocher « Demander mon mot de passe pour ouvrir une session » et cliquer sur
« Continuer ».

L’installation commence…

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Une fois l’installation terminée, cliquer sur « Redémarrer maintenant ».

Voilà la machine virtuelle Ubuntu :

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3. Les paramètres du système

Une fois que la machine virtuelle Ubuntu est installée, il est temps maintenant régler quelques
paramètres.

Pour ouvrir l’application Paramètres :

• Depuis l’écran d’accueil, cliquer sur l’icône Applications -> Paramètres.

• Depuis l’écran d’accueil, cliquer sur le menu Utilisateur dans le coin supérieur droit ->
Paramètres.

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• Depuis l’écran d’accueil, clique « droit » de la souris -> Paramètres

Voici la fenêtre « Paramètres » :

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3.1. Régler la résolution de l’écran

Les paramètres de résolution se trouvent dans le paramètre « écran ».

À partir de là, cliquer sur l’option « Définition » et sélectionner la résolution native de l’écran.

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4. Système de fichiers

Sous Linux et pour l'ensemble des Unix, tout est fichier. Il est donc naturel de commencer par
comprendre comment sont agencés ces fichiers.

4.1. Définition
Un système de fichiers (file system ou file system en anglais) ou système de gestion de fichiers
(SGF) est une structure de données permettant de stocker les informations et de les organiser
dans des fichiers sur ce que l'on appelle des mémoires secondaires (disque dur, disquette, CD-
ROM, clé USB, disques SSD, etc.).
Ubuntu adhère à la norme sur la hiérarchie des systèmes de fichiers (Filesystems Hierarchy
Standard, FHS) qui définit le nom, le rôle et l'arborescence des fichiers et des répertoires dans
un système de fichiers.

4.2. Les différentes catégories de fichiers

1. Fichiers normaux

• Texte : courrier, sources des programmes, scripts, configuration, etc.


• Exécutables : programmes en code binaire.

2. Fichiers répertoires

Ce sont des fichiers conteneurs qui contiennent des références à d'autres fichiers. Véritable
charpente de l'arborescence, ils permettent d'organiser les fichiers par catégories.

3. Fichiers spéciaux

Situés dans /dev, ce sont les points d'accès préparés par le système aux périphériques. Le
montage va réaliser une correspondance de ces fichiers spéciaux vers leur répertoire "point de
montage". Par exemple, le fichier /dev/sda permet l'accès et le chargement du 1er disque IDE.

4. Fichiers liens symboliques

Ce sont des fichiers qui ne contiennent qu'une référence (un pointeur) à un autre fichier. Cela
permet d'utiliser un même fichier sous plusieurs noms sans avoir à le dupliquer sur le disque.

4.3. L’arborescence des fichiers

Un disque dur est un élément matériel qui est généralement placé à l’intérieur de l’ordinateur,
c’est un périphérique de stockage magnétique qui va garder, même ordinateur éteint, tous les
documents, mais aussi le système d’exploitation et les fichiers nécessaires à la bonne marche de
la machine.

L’arborescence des fichiers est leur organisation sur le disque dur. On sait que les fichiers se
placent dans des répertoires.

Voici pour information quelques explications sur les différents dossiers indispensables dans
Ubuntu :

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Répertoire Signification Contenu

Français Anglais

/ Racine du système, hiérarchie primaire.

Exécutables des commandes essentielles


Binaires,utilitaires binaries, binary utilities
/bin disponibles pour tous les utilisateurs
binaires (binutils) (exemple : cd, cat, ls…).

/boot Initialisation bootstrap Les fichiers utiles au démarrage du système.

/dev Périphérique device Fichiers spéciaux des périphériques.

Configuration éditable Fichiers de configuration au format textuel de


/etc editing text config plusieurs programmes et services du système.
en mode texte

/home Maison home directory Répertoires personnels des utilisateurs.

Bibliothèques partagées essentielles et


/lib Bibliothèques librairies
modules du noyau.

Les dossiers contenus correspondent aux


/media accès de montage des périphériques de
stockage.

/mnt Montage Mount Point de montage pour monter temporairement


un système de fichiers.

Emplacement pour des applications installées


/opt Optionnel optional hors gestionnaire de paquets (logiciels
optionnels).

Répertoire virtuel pour les informations


/proc Processus processes système (états du noyau et des processus
système).

/root Racine root Répertoire personnel du super-utilisateur

Informations relatives au système depuis son


/run Exécution système runtime system dernier démarrage (ex : utilisateurs actifs,
services en cours d'exécution, etc.).

super binaries, super


/sbin Système binaires binary utilities (super Exécutables systèmes essentiels.
binutils)

/srv Services services Données pour les services du système.

/tmp Temporaire temporary Fichiers temporaires des applications.

Hiérarchie secondaire, pour des données en


lecture seule par les utilisateurs. Ce répertoire
/usr Ressources système Unix system resources
contient la vaste majorité des applications
Unix
usuelles des utilisateurs et leurs fichiers.

/usr/bin Exécutables des programmes additionnels


disponibles pour tous les utilisateurs (ex : le

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gestionnaire de fichiers, le lecteur de musique,
le navigateur Web…).

Bibliothèques partagées par les applications


/usr/lib additionnelles de /usr/bin et /usr/sbin.

Hiérarchie tertiaire. Emplacement où les


/usr/local utilisateurs doivent installer les applications
qu'ils compilent.

Fichiers non reliés à l'architecture partagés


par les applications de /usr/bin et /usr/sbin
/usr/share
(ex : les icônes, les thèmes, la
documentation…).

Dossier contenant tout ce qui est variable au


système. Par exemple, les fameux fichiers «
log » enregistrant ce qui se passe sur votre
/var variable variable
système, utiles quand quelque chose ne
fonctionne plus. Par exemple : contenus dans
/var/log/.

Pour accéder à l’arborescence d’Ubuntu, cliquer sur « Fichiers » et cette fenêtre apparaitra :

Ensuite, cliquer « Autres emplacements » -> « Ordinateur » :

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Voici les répertoires de l’arborescence d’Ubuntu :

Il existe une autre façon d’y accéder à ces répertoires en utilisant le terminal et les commandes
appropriées.

5. Le terminal GNU / Linux


Un terminal est un programme qui émule une console dans une interface graphique, il permet
de lancer des commandes.

5.1. Pourquoi le terminal ?


Il est parfois plus simple de taper une commande que d'effectuer des manipulations demandant
beaucoup de clics de souris dans une interface graphique.

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5.2. Comment ouvrir le terminal ?

Ouvrir le terminal sur Ubuntu, depuis l’écran d’accueil, cliquer sur l’icône Applications ->
Terminal.

Voici le terminal :

L'utilisation est assez simple, taper une commande (ou copier-coller la) et faites « Entrée »
(clavier) pour l'exécuter.

5.3. Qu'est-ce qu'une commande ?


Une commande est une instruction qu'un utilisateur envoie au système d'exploitation de son
ordinateur pour lui faire exécuter une tâche. Il peut s'agir de manipuler des fichiers, d'accéder à
des répertoires, de modifier des droits d'accès, etc.

Ici, nous allons cataloguer les plus utiles et les plus fréquemment utilisées d'entre elles, en les
classant par catégorie et par usage.

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5.3.1. Commandes d’arborescence

1. pwd

Commande Syntaxe Signification Description

pwd pwd print working directory Affiche le nom du répertoire courant

Exemple d’utilisation

2. ls

Commande Syntaxe Signification Description

Affiche le contenu d’un répertoire.

ls ls « source » list Par défaut si aucune source n’est indiquée, la


commande affiche le contenu du répertoire
courant.

Exemple d’utilisation

3. ls -a

Commande Syntaxe Signification Description

Affiche le contenu d'un répertoire y compris


ls -a ls -a « source » List all les fichiers et répertoires cachés.
Les fichiers et répertoires cachés ont un nom
dont le premier caractère est un point.

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Les fichiers et répertoires cachés sont
utilisés par le système ou certaines
applications.

Exemple d’utilisation

4. ls -l

Commande Syntaxe Signification Description

Affiche le contenu d'un répertoire en


format long.
Le format long donne le nom du
ls -l ls -l « source » List long propriétaire et son groupe, ainsi que
les droits des différentes classes
d'utilisateurs sur les fichiers et
répertoires.

Exemple d’utilisation

5. cd

Commande Syntaxe Signification Description

Change le répertoire courant (permet


de naviguer dans l'arborescence).
cd cd « cible » Change directory
Si le chemin du répertoire cible est
omit, le répertoire courant redevient
par défaut le

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répertoire personnel.

Exemple d’utilisation

Options les plus fréquentes

Commande Description

cd - Cette commande permet de revenir au répertoire précédent.

cd .. Cette commande permet de remonter au répertoire parent.

Cette commande permet de remonter à la racine de l'ensemble du


cd /
système de fichiers.

6. mkdir

Commande Syntaxe Signification Description

Création d'un ou de plusieurs


répertoires aux endroits spécifiés
mkdir mkdir chemin <chemin 2 ...> make directory par les chemins.
Si le chemin est occupé par un fichier
ou un répertoire, il y a un message
d'erreur.

Exemple d’utilisation

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7. rmdir

Commande Syntaxe Signification Description

rmdir rmdir chemin <chemin 2..> remove directory Supprime un répertoire

8. rm

Commande Syntaxe Signification Description

La commande supprime le fichier pointé


rm rm chemin <chemin 2 ..> remove par le(s) chemin(s).
Si le chemin pointe sur un répertoire, la
commande affiche un message d'erreur.

Exemple d’utilisation

9. rm -r

Commande Syntaxe Signification Description

L'option -r (Récursif) permet de


rm -r rm -r chemin <chemin 2…> Remove recursive
supprimer un répertoire et tout son
contenu.

Exemple d’utilisation

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10. cp

Commande Syntaxe Signification Description

Copie le fichier source vers la cible.


La source doit être un fichier ordinaire (pas un répertoire).
Si la source est un répertoire la commande produit un
message d'erreur.
cp cp source cible copy
Si la cible :
• est le chemin d'un répertoire existant, le fichier
sera copié dans ce répertoire et conservera son nom,
• ne correspond pas à un répertoire existant, le fichier
sera copié avec le nom cible.

Exemple d’utilisation

11. mv

Commande Syntaxe Signification Description

Déplace/Renomme un fichier ou répertoire.


• Modifie le chemin d'accès à la source qui
devient le chemin cible.
mv mv source cible move • Le chemin source disparait et le chemin
cible est créé.
• Le fichier ou répertoire pointé reste le
même.
• La cible doit être un chemin non occupé ou
un répertoire.

Exemple d’utilisation : renommer un fichier

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Exemple d’utilisation : déplacer un répertoire

5.3.2. Commandes système

Nous allons voir les commandes qui permettent de changer les droits d’accès des répertoires
et fichiers.

1. Qu’est-ce que les droits d’accès ?


Les droits d'accès définissent la possession d'un fichier ou d'un répertoire à un utilisateur et
à un groupe d'utilisateurs.
Ils gèrent aussi quelles actions les utilisateurs ont le droit d'effectuer sur les fichiers (lecture,
écriture et exécution), selon qu'ils sont propriétaire du fichier, membre du groupe propriétaire du
fichier ou ni l'un ni l'autre.

La possession et la gestion des permissions associées s'effectue individuellement avec chaque


fichier.

2. Comment voir les permissions ?


Les droits des fichiers d'un répertoire peuvent être affichés par la commande :

ls -l

Les droits d'accès apparaissent alors comme une liste de 10 symboles :

drwxr-xr-x

Le premier symbole peut être « - », « d », soit « l », entres autres. Il indique le type du fichier :

• - : fichier classique
• d : répertoire.
• l : lien symbolique.

• c : périphérique de type caractère.


• b :périphérique de type bloc.

• p : pipe (FIFO) "tube" ou "tuyau" en anglais ou pipeline aussi en français.

• s :socket.

Reprenons l'exemple théorique précédent :

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drwxr-xr-x

Il se traduit de la manière suivante :


• d : c'est un répertoire.
• rwx pour le 1èr groupe de 3 symboles : son propriétaire peut lire (r), écrire (w) et
exécuter (x).

• r-x pour le 2e groupe de 3 symboles : le groupe peut uniquement lire et exécuter le


fichier, sans pouvoir le modifier.
• r-x pour le 3ème groupe de 3 symboles : le reste du monde peut uniquement lire et
exécuter le fichier, sans pouvoir le modifier.

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