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UNIVERSITE ALIOUNE DIOP DE BAMBEY

UFR : SANTE ET DEVELOPPEMENT DURABLE


DEPARTEMENT : DEVELOPPEMENT DURABLE

RECHERCHE POUR L’EXAMEN SUR LE COURS :


« PRINCIPALES TENDANCES EN ETHIQUE ENVIRONNEMENTALE »

PAPA MBOR GAYE


Licence 2

2018 /2019

Professeur : Dr. Lamine Kane

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PLAN
I. ELEMENTS DE DEFINITION, LES ENJEUX D’ETHIQUE
ENVIRONNEMENTALE ET LES PRINCIPALES APPROCHES
D’ETHIQUE ENVIRONNEMENTALE
1. Eléments de définition
2. Les enjeux d’éthique environnementale
3. Les principales approches d’éthique environnementale
II. LES APPROCHES LES PLUS PERTINENTE
III. LES PRINCIPES GENERAUX DE CONSENSUS EN ETHIQUE DE
L’ENVIRONNEMENT
IV. LES PERSPECTIVES D’INTEGRATION DE L’ETHIQUE
ENVIRONNEMENTALE DANS LES SYSTEMES DE
GOUVERNANCE ENVIRONNEMENTALE EN VUE D’UN
DEVELOPPEMENT DURABLE

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I. ELEMENTS DE DEFINITION, LES ENJEUX D’ETHIQUE
ENVIRONNEMENTALE ET LES PRINCIPALES APPROCHES
D’ETHIQUE ENVIRONNEMENTALE
1. Eléments de définition

Étymologiquement parlant, les concepts d’éthique et de morale renvoient tous deux au


domaine des mœurs et des coutumes et ont été, jusqu’à tout récemment, fréquemment utilisés
en tant que synonymes. En dépit du fait que leur définition ait évoluée, les amenant à porter
une signification différente, aucun consensus n’existe encore jusqu’à maintenant quant à leur
définition .Il sera entendu par morale, tout ensemble de devoirs et d’obligations émanant
d’une autorité extérieure La morale s’appréhende comme : « […] un ensemble de règles, de
principes et de normes qu’on doit respecter dans toutes sphères d’activité » et entraîne des
prescriptions et des interdictions, qui contraignent l’action de l’individu (Boisvert et autres,
2003a, p. 31). Par conséquent, elle laisse peu de place à la réflexion, ces normes et principes
absolus devant être respectés et appliqués indépendamment du contexte. Sont issues de la
morale les dualités du bien et du mal, du permis et de l’interdit. La morale pourrait être ainsi
définie comme un ensemble des règles et normes de comportement relatives au bien et au
mal, au juste et à l'injuste, en usage dans un groupe humain. L’éthique, contrairement à la
morale par exemple qui fait intervenir des principes et des normes, a trait à des valeurs et
appelle à la réflexion : elle ne se codifie pas (Fortin, 1995; Giroux, 1997; Legault, 1999)
L'éthique porte sur des jugements de valeur tout en définissant des normes immuables et des
attitudes fondamentales personnelles, des vertus ; elle constitue une justification rationnelle de
nos jugements moraux, elle étudie ce qui est moralement bien ou mal (plus précisément
positif ou négatif), juste ou injuste
L'éthique est ainsi une analyse systématique et critique de la morale et des facteurs moraux
qui orientent la conduite humaine dans une société ou une activité donnée.
Dans un sens plus large, l'éthique réfléchit sur la personne humaine et sur son interaction avec
la nature et les autres hommes, sur la liberté, sur la responsabilité et sur la justice.
L’éthique appliquée est un terme générique pour désigner l’ensemble des questions éthiques
relatives à un domaine de l’activité humaine comme la santé, le monde du travail, l’économie,
les sciences, la gouvernance ou la culture, ... .Donc l’éthique environnementale est l’ensemble
des questions éthiques relatives à l’environnement
2. Les enjeux d’éthique environnementale
Les effets futurs de nos activités présentes ne connaissant pas de frontières, la position
universaliste, plus ouverte et prenant en compte l’ensemble des entités affectées, semble plus
équitable. La protection de l’environnement met à jour des questions d’inégalités écologiques
et donc de justice et d’équité intergénérationnelle, sociale et géographique. Il est alors
important d'organiser un système de gouvernance éthique guidé par un principe de précaution
et de prudence, tout en occultant pas la responsabilité sociétale des entreprises (l’éthique
environnemental). Cette dernière a pour objet de fournir une justification éthique et une
motivation morale à la cause de la protection mondiale de l’environnement.

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Ajuster la relation entre les humains et la nature est devenu un enjeu primordial auquel nous
devons faire face et que nous devons résoudre aujourd’hui. La dégradation croissante des
systèmes écologiques dont dépend la vie humaine et l’aggravation de la crise de
l’environnement ont conduit l’humanité à prendre conscience que les seules méthodes
économiques et judiciaires ne suffisent plus pour résoudre le problème de la pollution
environnementale, ni celui des déséquilibres écologiques.
Nous devons aussi en appeler aux ressources éthiques intérieures illimitées de l’être humain.
Ce n’est qu’après avoir adopté une attitude adéquate envers la nature et instauré une nouvelle
relation éthique entre celle-ci et les humains que nous pourrons l’aimer et la respecter de
manière spontanée. Et ce n’est que guidés par cet amour et ce respect que nous parviendrons à
résoudre les problèmes de la pollution environnementale et ceux des déséquilibres
écologiques.
3. Les principales approches d’éthique environnementale
L’éthique de l’environnement offre un discours diversifié qui, dans les sociétés modernes,
reflète plusieurs courants :
 Les approches idéalistes : Les approches « idéalistes » partent du principe que les
influences culturelles ou, plus précisément, religieuses ont eu un impact réellement
décisif sur les développements qui ont amené la crise environnementale actuelle et
qu’à ce titre, il est nécessaire d’avoir une « nouvelle religion » pour changer de
paradigme
 Les approches matérialistes : Les matérialistes affirment que ce ne sont pas
uniquement les idées, les concepts ni même les attitudes qui déterminent les
événements historiques.
 L’anthropocentrisme : L’anthropocentrisme est une conception philosophique qui
considère l’humain comme l'entité centrale la plus significative de l'Univers et qui
appréhende la réalité à travers la seule perspective humaine.
 approches pathocentristes : Le pathocentristes (du grec pathos « souffrance, passion »)
est l’approche selon laquelle c’est l’aptitude à ressentir la douleur qui permet de tracer
les contours de la communauté des patients moraux.
 le zoocentrisme : Ce mouvement philosophique du zoocentrisme, est celui du bien-
être des animaux. Pour un premier ensemble de philosophes, l’Autre ne peut se réduire
au seul être humain, il faut y inclure l’animal.
 le biocentrisme : Pour les biocentristes, le fait d’être vivant, plutôt que sensible (ou
conscient ou doué de croyances et de désirs), confère à un organisme une
« considérabilité » morale.
 l’écocentrisme : ’écocentrisme, ou «land ethic», est une éthique environnementale
holistique (centré sur les systèmes de support à la vie) et anti-anthropocentriste
attribuant une valeur intrinsèque à la communauté biotique. L’écocentrisme met
l’accent sur l’interconnexion des formes de vie au sein d’un tout, complexe et
harmonieux.
 l’écologie profonde : L’écologie dite profonde analyse les racines culturelles de la
crise écologique pour interroger notre conception du monde. C’est une écologie
originale en ce qu’elle se situe d’emblée sur le terrain métaphysique : en changeant la

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façon dont les hommes se pensent eux-mêmes, dont ils envisagent leur place dans la
nature, on modifie indirectement la façon dont ils s’y comportent.
 Approches écoféministes : elles se fondent principalement sur l’idée qu’il existe un
lien entre la domination de la nature et celle des femmes, et qu’il faut supprimer ces
deux types de domination. Pour certains écoféministes, l’oppression des femmes et
celle du monde naturel ont la même cause. L’écoféminisme s’articule autour de deux
principaux courants : l’« écoféminisme culturel » et l’« écoféminisme social ».

II. LES APPROCHES LES PLUS PERTINENTE


 Approches biocentristes
Etant donné qu’elle admet qu’un être non humain puisse avoir une valeur. . Pour les
biocentristes, le fait d’être vivant, plutôt que sensible (ou conscient ou doué de croyances et
de désirs), confère à un organisme une « considérabilité » morale. Le biocentrisme considère
l’univers comme une communauté de vie, au sein de laquelle chaque être vivant devrait
trouver son épanouissement (Pombo, 2013). L’Homme partage la planète avec d’autres êtres,
sans lesquels les conditions de sa vie sont impossibles. La valeur de l’individu est dans
l’accomplissement de la vie, qui fait de lui un «sujet de vie», ayant une valeur et un être qui a
conscience de soi, habité par le désir de se construire un avenir. Le biocentrisme dénonce la
réduction de la nature à une valeur mécaniste.
Les humains font partie d’un écosystème interconnecté et interdépendant auquel ils ne sont
pas essentiellement supérieurs et que tous les organismes vivants sont des « centres
téléologiques de la vie dans la mesure où chacun d’eux est un individu unique qui recherche,
de sa propre façon, son propre bien ».
Les devoirs à l'égard de l'environnement existent indépendamment des autres devoirs. Par
exemple, nous devons protéger la biodiversité par respect pour la valeur propre des êtres qui
la constituent sans égard aux avantages médicaux possibles. Nos devoirs envers
l'environnement ne découlent pas de ceux que nous avons envers l'homme, son bien-être, ses
propriétés, ses droits et même son avenir. Alors, c'est au nom de son bien que nous devons lui
accorder protection en sauvegardant les conditions de son bien-être. Il ne s'agit pas de
découvrir s'il vise un but ou s'il manifeste de l'intérêt pour un état d'être ou autre chose, ou s'il
cherche une satisfaction: son bien est ce qui est objectivement dans son intérêt. En premier
lieu, l'être humain n'est qu'un des membres de la communauté des êtres vivants: dans le cadre
du processus évolutif, il est issu de l'ordre du vivant comme toutes les autres espèces. En
second lieu, les humains sont dépendants des autres espèces parce que le monde naturel est
un système d'interdépendance où chaque être vivant est imbriqué dans un réseau « tissé
serré» d'interrelations. Taylor évoque l'exemple des Everglades qui sera développé plus loin:
la chasse aux alligators entraîne la disparition des oiseaux, des insectes et des poissons
impliqués dans les mêmes écosystèmes. L'éthicien conclut que les êtres vivants non humains
pourraient se passer de l'homme alors que lui ne peut se passer d'eux.

 Approches écocentristes
L’écocentrisme met l’accent sur l’interconnexion des formes de vie au sein d’un tout,
complexe et harmonieux. Cette éthique, que l’on a pu dire « holiste », fait procéder les devoirs
ou les obligations de l’appartenance à une totalité qui englobe ses membres. Ceux-ci n’ont pas

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de valeur en eux-mêmes, indépendamment de la place qu’ils occupent dans l’ensemble et qui
leur assigne leur valeur. L’homme n’est donc pas extérieur à la nature, il en fait partie : il est
membre, au même titre que les loups ou les cerfs, de la communauté biotique. L'écocentrisme
est un élargissement du domaine morale jusqu'aux éléments non vivants de la nature, c'est-à-
dire un égalitarisme biosphérique (biospheric egalitarianism) selon lequel les espèces, les
communautés, les écosystèmes ont une valeur intrinsèque, parce qu'ils sont une matrice des
organismes. De ce fait, les communautés, les écosystèmes doivent être protégés dans leur
intégrité. L'homme fait partie de la communauté biotique, les plantes et les animaux sont ses
compagnons. D'où la nécessité d'un partenariat (stewards hip) avec la nature. C'est ici que l'on
peut comprendre pourquoi les riverains adoraient la rivière, le fleuve ou la mer ; les habitants
de la forêt vénéraient la forêt, etc.
L'écocentrisme est une éthique conséquentialiste où le critère d'appréciation d'un acte est la
conséquence de cet acte sur l'écosystème, la communauté, l'espèce. Le principe fondamentale
de l'éthique écocentrique, tel que l'énonçait Aldo LEOPOLD est qu' « une chose est juste
lorsqu'elle tend à préserver l'intégrité, la stabilité et la beauté de la communauté bioéthique et
qu'elle est injuste lorsqu'elle tend à autre chose ». L'écocentrisme évoque l'idée de la valeur
systémique étant donné que les éléments de la nature sont liés les uns aux autres dans un
système.
Dans son article intitulé la valeur de la nature, Rolston III démontre en long et en large
l'existence de la valeur systémique dans la nature. Selon ce dernier, la valeur systémique est
fondamentale. Ainsi dit-il, « les valeurs sont intrinsèques, instrumentales et systémiques, et
les trois sont entrelacées, aucune ne pouvant se voir reconnaître une importance prioritaire par
rapport aux deux autres, bien que la valeur systémique soit fondamentale ».
De ces deux éthiques ressort un rapport de partenariat entre l'homme et les autres
composantes de la nature étant donné que l'homme n'est qu'une composante de la nature au
même titre que les autres.
Donc la protection de la nature est très cruciale pour l’homme étant donné qu’il en fait partie
III. LES PRINCIPES GENERAUX DE CONSENSUS EN ETHIQUE DE
L’ENVIRONNEMENT
Trois principes normatifs d’éthique de l’environnement ont été dégagé, à savoir :
 Le principe de justice environnementale
Tandis que l’idée de justice environnementale nationale est facilement comprise et acceptée,
instituer une justice environnementale mondiale (internationale) demeure un défi pour la
société mondiale. Les dix-sept principes de justice environnementale énoncés lors du First
National People of Color Environmental Leadership Summit (Premier Sommet des groupes
environnementaux des personnes de couleur), tenu à Washington en 1991, constituent un bon
point de départ pour l’éthique de l’environnement.
 Le principe de l’égalité intergénérationnelle
Le principe de l’égalité intergénérationnelle est une extension du principe d’égalité, au centre
duquel se trouve l’égalité des droits. Les droits à la vie, à la liberté et au bonheur sont des

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droits humains fondamentaux partagés par tous, y compris par les générations futures. Chaque
génération devrait léguer à ses descendants des chances égales de vivre une vie heureuse.
Toute génération a donc le devoir de laisser à ses descendants non seulement un système
politico-économique juste, mais aussi une terre saine et productive.
 Le principe de respect de la nature
Quel que soit le courant de pensée auquel ils se rattachent, la plupart des éthiciens de
l’environnement s’accordent à penser que nous avons le devoir de conserver et de protéger
l’intégrité de l’écosystème et sa biodiversité. Personne ne doute que la prospérité des êtres
humains dépende de celle de la nature.
Les humains font partie de la nature et l’économie humaine est un sous-système de
l’économie de la nature : la première doit s’insérer dans la seconde et se conformer à ses lois.
La Terre est la planète où nous demeurons. Cette planète-demeure est actuellement en crise.
Nous devons remplir notre devoir : la protéger.
V. LES PERSPECTIVES D’INTEGRATION DE L’ETHIQUE
ENVIRONNEMENTALE DANS LES SYSTEMES DE GOUVERNANCE
ENVIRONNEMENTALE EN VUE D’UN DEVELOPPEMENT DURABLE
Le développement durable et l’éthique environnementale présentent des points communs sur
lesquels le consensus est évident : nécessité d’une justice environnementale pour la génération
actuelle, nécessité de se soucier des générations futures et nécessité de vivre en harmonie avec
la nature.
Les perspectives d’intégration de l’éthique environnementale dans les systèmes de
gouvernance environnementale en vue d’un développement durable se résument à travers
diverses conventions internationales, des lois, outils et instruments de bonne gouvernance,
documents de planification, guides de bonnes pratiques , qui ont été signé et adopté par un
grand nombre de pays en vue d’une bonne gouvernance environnementale et cela depuis les
années 70. Ainsi, il est question sous l’angle des entreprises, de responsabilité sociétale des
entreprises.

 Conventions ou traités et chartes


 Convention sur le changement climatique

Elle concrétise la prise de conscience de la communauté internationale sur les risques et les
capacités de modification du climat : Stabiliser les concentrations de GES dans un délai court
pour les ramener au niveau de 1990 et que la production alimentaire ne soit pas menacée pour
un développement durable.
 Convention de Stockholm(2001):
Vise à protéger la santé humaine et l’environnement contre les effets nocifs de douze
substances chimiques présentant des caractéristiques communes en termes de persistance,
d’accumulation dans les organismes vivants, de mobilité et de toxicité.
 Convention de Genève 1979 :

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Portant sur la pollution atmosphérique : toutes les formes de pollution dont « La source
physique est comprise totalement ou en partie dans une zone soumise à la juridiction nationale
d’un état et qui exerce des effets dommageable dans une zone soumise à la juridiction d’un
autre état à une distance telle qu’il n’est généralement pas possible de distinguer les apports
des sources individuelles ou groupes de sources individuelles ou groupes de source
d’émission » mais ne « contient pas de disposition concernant la responsabilité des états en
matière de dommages ».
 Convention de Bonn 1979 :
Cette convention a pour objectif la protection et la gestion de toutes les espèces migratrices
appartenant à la faune sauvage dont une fraction importante des populations franchit
cycliquement de façon prévisible une ou plusieurs parties du territoire national
 Convention de Marpol :
Préserver le milieu marin en assurer l’élimination de la pollution accidentelle par les
hydrocarbures et autres substances nuisibles et en minimisant le déversement accidentel de
ces substances. Ainsi elle réprime toute forme de pollutions survenues à l’occasion de
l’exploitation des navires c’est-à-dire non seulement par les hydrocarbures mais par celle des
eaux usées, des produits chimiques et d’autres substances nuisibles.
Elle règlemente les rejets de déchets par les navires, interdisant notamment les rejets de
plastiques sous toutes ses formes.
 Convention de Ramsar :
Favoriser la conservation et l’utilisation rationnelle des ZHII.
 Convention de Washington(1973) :
La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d'extinction (Cites), réglemente le commerce international des espèces pour
s'assurer de leur survie. Ce traité international concerne la flore comme la faune, aussi bien
sous forme de spécimens vivants (pour les animaleries, les zoos, etc.) que de produits dérivés
(objets en bois, fourrures, remèdes traditionnels...).
 Convention sur la diversité biologique
Cette convention fixe le cadre international pour la protection, l’utilisation et la gestion de la
biodiversité suivant les préoccupations relatives au développement durable énoncées
notamment en 1987 dans le rapport Brundtland et réaffirmées au sommet de la Terre à Rio
.elle prône une gestion durable de la diversité biologique des ressources génétiques sans
provoquer sa dégradation
Toutes ces conventions comportent des protocoles, des directives à l’échelle régionale et
sous régionale, chartes, normes (obligatoire et volontaire) : tout pour consolider la prise en
compte de l’environnement dans les systèmes de gouvernances dans tous les Etats signataires.

 Les lois ou codes


De nombreuse loi ont était édicté pour la protection, la préservation et l’utilisation rationnelle
de l’environnement c’est-à-dire l’intégration de l’éthique environnementale dans les systèmes
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de gouvernance environnementale : Code de la pêche, Code de forestier, Code de
l’environnement, Code maritime, Code de la chasse et protection de la faune etc….
Par ses lois on a créé des sites environnementaux qui doivent être protégé pour leurs
écosystèmes ou leurs diversités biologiques.

 Documents de programmation et de planification, guides de bonnes


pratiques
L’exercice de la programmation et de la planification est largement répandu dans le domaine
de l’environnement. Les législateurs des Etats ont créé de nombreux instruments destinés à
programmer, planifier et coordonner les interventions des collectivités publiques, notamment
celles des collectivités territoriales, ayant pour objet la protection de l’environnement ou
présentant des incidences environnementales.
Dans le seul domaine de l’environnement, ces instruments présentent une grande variété
d’objets, de régimes juridiques et d’appellations génériques : plan, plan d’action, programme,
schéma, carte, charte, directive ; ou encore : prescriptions, orientations, document-cadre,
stratégie et autres « trames ». Tous ne relèvent pas du Code de l’environnement ; certains
relèvent du Code de l’urbanisme, voire d’autres codes (Code forestier). Ils diffèrent par leur
objet qui peut être sectoriel (eau, déchets, biodiversité, énergie)
La programmation et la planification apparaissent ainsi comme une technique non pas de
répartition des compétences mais d’encadrement de l’exercice des compétences, s’agissant
notamment de la délivrance d’autorisations individuelles.
Cette définition du plan et du programme étant liée à la procédure d’évaluation
environnementale, elle englobe des instruments et des documents qui ont pour objet
l’environnement (schéma régional de cohérence écologique) ou un autre objet, mais qui
comporte des incidences sur l’environnement. Par la référence à la notion d’« incidence »,
l’environnement est constitué en matière « attrape-tout ». La prise en compte des incidences
élargit considérablement le domaine de l’environnement et la programmation et la
planification « dans le domaine de l’environnement » couvrent un grand nombre d’activités et
d’interventions des collectivités publiques, ce qui explique que les instruments qui y sont
consacrés soient très nombreux et très diversifiés
En ce qui concerne les guides de bonnes pratiques ils permettent de définir des actions
favorables à l’environnement .ces guides sont utilisé dans les entreprises et autres pour
l’intégration de l’éthique environnementale dans les systèmes de gouvernance
environnementale.

 La responsabilité sociétale des entreprises.


La RSE se définit d'abord par rapport à la notion de responsabilité. Elle consiste donc à la fois
en un « devoir de rendre compte de ses actes » et « d'en assumer les conséquences » (enjeu
des actions en réparation et en prévention). Cette définition n'est cependant opératoire
qu'après avoir précisé :
 par rapport à quels acteurs sociaux ce devoir existe
 quelle est la nature des actes et des conséquences que l'entreprise doit assumer.

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D'où l'importance accordée par la norme ISO26000 (inspirant les critères environnementaux,
sociaux et de gouvernance) à la place des parties prenantes dans la gouvernance de
l'entreprise, au « dialogue » avec les parties prenantes avec lesquelles se construit, de façon
coopérative ou conflictuelle selon le cas, ce devoir de RSE pour chaque entreprise. De ce fait,
le caractère « volontaire » revendiqué pour les démarches RSE (voir par exemple les positions
de la Commission européenne) ne se comprend que par opposition à des exigences
réglementaires : en pratique, c'est aussi souvent sous la contrainte économique (de ses clients
ou de ses donneurs d'ordres, par exemple) qu'une entreprise investit pour améliorer sa RSE.
En pratique, la mise en œuvre d'une RSE consiste à produire un progrès continu dans les
domaines du social, de l'environnemental et de l'économique (dans le but de respecter les
principes du développement durable). Elle couvre, par exemple, la qualité globale des filières
d'approvisionnement, de la sous-traitance, le bien-être des salariés, leur santé, l'empreinte
écologique de l'entreprise, etc. Cette mise en œuvre demande donc, outre une bonne
perception de l'environnement de l'entreprise.
D’autre moyen sont utilisé pour l’intégration de l’éthique environnementale dans les systèmes
de gouvernance environnementale comme par exemple l’initiation à l’éthique dès le bas âge
pour que les enfants grandissent avec cette conviction de protection de la nature étant donné
que c’est qui seront les futurs gouvernants

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REFERENCES
www.iucn.org
www.journals.openedition.org
www.cairn.info
www.futura-sciences.com
www.biosphere.blog.lemonde.fr
www.memoireonline.com
www.e-rse.net
ethiquevweb.pdf
Robillard_O_2014-09-03-.pdf
Cours Mr Niang (droit international de l'environnement)
Cours Mr Cissé (gouvernance)

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