Vous êtes sur la page 1sur 3

LA LIBERTÉ

Lat. “Liber” = celui qui n’est pas esclave. S’oppose à l’idée de contrainte et servitude.
L’état de celui qui fait ce qu’il veut  agir sans contrainte.

VOLONTÉ : faculté d’exercer un libre choix, usuellement par la raison ou bien par des
lois morales. (Volonté ≠ choix)

Actions humaines (volonté, responsabilité, raison, jugement moral) ≠ Événements (causes).

Pour les actions dont l’homme est responsable, on met en avant le concept de volonté.
Ainsi, mon action serait libre puisque je l’ai voulue. Mais pourtant, est-ce que ça dépend de
moi vouloir ce que je veux ?

Sommes-nous libres de nos choix ?


La liberté est-elle une illusion ?

AXE 1 : LA VOLONTÉ PEUT SE RENDRE INDÉPENDANTE


DES INFLUENCES.

a) Le libre arbitre

Libre arbitre : capacité de faire un choix entre au moins deux alternatives sans qu’il soit
déterminé par autre chose que la volonté propre du sujet.

Descartes, « Lettre à Mesland »

- Liberté EN PRATIQUE : je choisis ce que m’indique la raison.


- Liberté EN THÉORIE : choisir le pire en détriment du meilleur.

b) Les différents degrés de la volonté

Le plus bas = l’indifférence.


Le plus haut = choisir une action en fonction de motifs éclairant son choix.

AXE 2 : OBJECTIONS DÉTERMINISTES


Déterminisme : Tout serait lié à un enchaînement causal déterminé et nécessaire.

- Types de déterminisme : Psychologique, biologique, et socio-culturel.


- Déterminisme ≠ absence de liberté.
a) Principe de raison suffisante

Spinoza, « Lettre à Schuller »

- Exemple de la pierre.
- Pour Spinoza, je suis libre si je suis
mon conatus.
- Conatus : l’effort de persévérance
dans son être (ex. plante qui pousse,
cheval qui galope…)
- Je ne suis pas libre si j’agis selon
une nécessité extérieure.
- « Les hommes se croient libres
puisqu’ils ignorent les causes qui
les déterminent »
- Exemple des deux portes pendant un incendie.
- Exemple de l’homme en colère.
- Impulsions et passions : nécessités extérieures. Plus on les diminue, plus on accède à
notre LIBRE NÉCESSITÉ.

b) L’inconscient

Freud

- L’inconscient détermine une partie de nos actions.


- Si l'inconscient est une force qui me dépasse et qui détermine mon comportement, suis-
je encore responsable de mes actes ?
- Le « moi », c’est-à-dire la conscience de soi, n’est plus « maître en sa demeure ».
- Selon Freud, nous ne sommes pas responsables de nos désirs inconscients.
- Agir inconsciemment est agir sans liberté car le propre de l’inconscience est son
impossibilité d’être contrôlé par la conscience (cf. être jugé face à la loi)
- L’homme est comme dépossédé de lui-même et son libre arbitre.

AXE 3 : RÉTABLISSEMENT DE LA LIBERTÉ HUMAINE

a) Liberté et morale

- KANT : différence entre phénomène et noumène.


- Déterminisme vaut seulement pour les phénomènes.
- Volonté = noumène.
- On ne peut pas nier la liberté puisque cela remettrait en question les fondements de la
loi morale.
- La volonté comme seule déterminante de nos actions.
- En agissant par devoir, l’homme est libre  tu dois, donc tu peux.

b) Facticité et transcendance

- SARTRE, « L’existentialisme est un humanisme »


- L’existence précède l’essence  L’homme n’a pas de nature  Chaque personne est
un choix absolu de soi.
- Facticité (appartenir au monde des choses) nous enferme, pourtant, on reste toujours
libre dans notre transcendance (capacité de dépassement).

- Nous sommes condamnés à être libres  radicale liberté liée à une radicale
responsabilité.
- Angoisse sartrienne= peur interne liée à la liberté (cf. le monde est absurde, or, ceci
emmène à une multitude de possibilités : tout ne doit pas être d’une certaine façon)
Ceci peut porter à un CHOIX de se croire déterminé = mauvaise foi pour se
déresponsabiliser (pourtant ceci ne nie pas la liberté !!)

Notion de Liberté sous un angle politique :


« Obéir aux lois, est-ce renoncer à la liberté ? »
https://www.youtube.com/watch?v=pvthG23DssI&t=256s

Vous aimerez peut-être aussi