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LA RELIGION

Lat. “religare” : lien (lier, relier).


Ce lien peut être vertical (càd entre un être supérieur et les hommes)
ou horizontal (entre les hommes).

- Peut-on se passer de religion ?


- Peut-on concilier religion et raison ?

Religion = ensemble de croyances (monothéiste, polythéiste, déiste,


animiste..) qui repose sur la foi (confiance non vérifiée).
Capacité de transcendance : poser une existence d’un autre ordre de
réalité.

AXE 1 : LÉGITIMITÉ DE LA CROYANCE RÉLIGIEUSE

a) « Quinque Viae » : cinq preuves de l’existence de Dieu

St. Thomas d’Aquin, « Somme théologique »

1. Dieu, 1er moteur immobile.


2. Dieu, 1ère cause efficiente.
3. Dieu, 1ère nécessité : nécessaire en soi.
4. Dieu, modèle parfait.
5. Dieu, guide intelligent.

b) Démonstration cartésienne de l’existence de Dieu

Descartes, « Méditations métaphysiques »

- Néant ne peut rien produire.


- Seule une cause parfaite peut être à l’origine d’un effet parfait.
- Idée de substance infinie chez des êtres finis.

c) La raison n’est pas suffisante

Pascal, « Pensées »

- Raison intuitive  le cœur : vérités senties.


- « Le cœur a des raisons que la raison ignore »
- Le pari de Pascal : position métaphysique de l’homme comme un jeu d’hasard.
d) Religion et morale

Kant, « La religion dans les limites de la simple raison »

- Cf. Dostoïevski : « Si Dieu n’existait pas, tout serait permis »


- Existence de Dieu  guide pour la morale, or, celle-ci ne doit pas être fondée en la
religion.
- Loi morale = désintéressée (cf. impératif catégorique)

* La vertu n’est pas pour Kant ce qui nous rend heureux, mais ce qui nous rend dignes de
l’être.

AXE 2 : LES CRITIQUES À LA RELIGION

a) La religion perpétue une aliénation sociale manquant de raison.

K. Marx, « Pour une critique de la philosophie de droit de Hegel »

« La religion est l’opium du peuple »

- Religion = refuge crée dans l‘imagination de l’homme.


- Misère de l’homme  exploitation de la classe bourgeoise.
- Infrastructure et Suprastructure.
- Confiance en Dieu pour rétablir la justice.

b) La religion est une illusion issue de l’enfance

S. Freud, « L’avenir d’une illusion »

- Croyances religieuses  effet d’une structuré psychique fixée dans l’inconscient.


- Désir de protection et amour chez l’enfant, dépendance envers la figure paternelle.
- Stade infantile chez les adultes.
- Dieu = PÈRE SUBLIME, à la fois idéalisé et aimé, mais aussi craint (cf. complexe
d’Œdipe)
c) La religion est irrationnelle

Diderot, « Supplément au voyage de Bougainville »

- Exemple de la fidélité dans le mariage.


- Incompatibilité avec la perfection divine d’imposer aux hommes qqch contre-
nature.

d) « Dieu est mort »

Nietzsche, « Le gai savoir »

- Critique au christianisme.
- Nos valeurs ne reposent plus sur la foi  dévalorisation des valeurs. Conséquence :
le nihilisme. « Dieu est mort, et c’est l’homme qui l’a tué ».
- Nihilisme passif (pessimiste) et actif (volonté de puissance) 

Bête Homme Surhomme

- Surhomme = volonté de puissance + éternel retour  état du lion.


- Homme, humain trop humain  état du chameau.

 La fausse route de la religion :

- Croyance religieuse naît de la peur et de la recherche conformiste.


- Faut accepter la tragédie humaine  art comme solution.

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