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RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR

Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana

PRIMATURE
Plan d’Action pour le Développement Rural
–––– Equipe Permanente de Pilotage ––––
Système d’Information Rurale
et de Sécurité Alimentaire

ATLAS DES DONNEES STRUCTURELLES


CONCERNANT LA SECURITE ALIMENTAIRE
DANS LES PROVINCES DE
FIANARANTSOA ET TOLIARA

MADAGASCAR

MARS 2006

Ce document a été réalisé avec l’assistance financière de l’Union Européenne. Les points de vue qui y
sont exposés reflètent l’opinion du Projet SIRSA et de ce fait ne représentent en aucun cas le point de
vue officiel de la Commission.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 1


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 2
PREFACE

L’article 11 de la Constitution de la République de Madagascar stipule que « Tout individu a droit à l’information,
que l’information sous toutes ses formes n’est soumise à aucune contrainte préalable ».

L’importance de l’information pour la prise de décision, la planification, la coordination du développement d’une


localité, d’une commune, d’une région ou du pays avec l’adhésion de toutes les parties prenantes n’est plus à
démontrer.

La gouvernance va au-delà des aspects instrumentaux dans la mesure où, derrière la transformation des
manières de faire, se profile la question des exercices de pouvoir, de la légitimité de ceux qui sont associés au
processus de décision, de l'émergence ou de la disparition d'acteurs politiques c'est-à-dire de niveaux
significatifs de l'organisation sociale et politique.

Même si Madagascar dispose globalement des ressources suffisantes pour nourrir sa population, une partie des
ménages ruraux continuent de souffrir d’insécurité alimentaire de type chronique ou temporaire. Pour y faire
face, une des priorités du Gouvernement est de promouvoir une politique d’information et de suivi d’impact sur
la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Cette priorité apparaît en bonne place dans le Programme National de Développement Rural (PNDR), qui vise le
décloisonnement des sous-secteurs du développement rural, l’implication des acteurs, la prise en compte des
besoins émanant des régions et la mise en cohérence de toutes les actions.

Dans cette optique, la Primature, à travers l’Equipe Permanente de Pilotage du Plan d’Action pour le
Développement Rural, entend notamment renforcer l’accès à l’information par la mise en œuvre d’un dispositif
consolidé d’information rurale et de sécurité alimentaire sur l’ensemble du pays.

Après un peu plus d’un an d’existence, le projet SIRSA regroupe dans ce document les données de base
essentielles à la connaissance des modes de vie des ménages ruraux du Sud de Madagascar. Il s’agit là d’un
travail exigeant, fruit de la collaboration de nombreux intervenants au niveau communal, régional et national.

Je tiens à remercier toute l’équipe du projet pour son apport méthodologique sur les systèmes d’information et
espère que ce document apportera une contribution déterminante à nos différents partenaires pour le pilotage
des opérations de développement rural et de sécurité alimentaire.

J.C. Rakotoary
Président de l’Equipe Permanente de Pilotage du PADR

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 3


PREFACE

La coopération de la Commission Européenne avec Madagascar s’inscrit dans le cadre de la stratégie de


réduction de la pauvreté défini par le Gouvernement de Madagascar. Soucieux d’atteindre les groupes les plus
défavorisés, nous avons choisi le développement rural comme un des secteurs de concentration de notre aide
dans le cadre du 9ème Fonds Européen de Développement (FED), dont les interventions ciblent
géographiquement les provinces de Tuléar et Fianarantsoa.

Dans ces deux provinces pauvres, la sécurité alimentaire constitue un élément essentiel du développement dans
le monde rural. Les interventions financées par la ligne ‘Sécurité Alimentaire’ du budget de la Commission
Européenne y complètent logiquement celles du FED.

En ligne avec le DSRP, et bientôt le « Madagascar Action Plan », la Commission Européenne accompagne
Madagascar dans sa politique de développement rural et de sécurité alimentaire. Elle veut soutenir l’émergence
d’une économie agricole et rurale plus dynamique et l’instauration d’un environnement incitatif pour le
développement économique et social. Faciliter l’accès des acteurs à l’information et renforcer leurs capacités
sont des actions primordiales pour d’une part, s’assurer de l’appropriation des actions de développement par les
acteurs concernés et d’autre part, disposer d’un outil d’aide à la décision permettant une meilleure planification
du développement rural.

Aussi, le Système d’Information Rural et de Sécurité Alimentaire (SIRSA) vise–t-il à renforcer les capacités
en matière de collecte, d’analyse et de diffusion de l’information, de l’Equipe Permanente de Pilotage (EPP) et
des Groupes de Travail de Développement Régional (GTDR), structures instituées par le Plan d’Action pour le
Développement Rural (PADR).

C’est le résultat de ces efforts que je vous invite à apprécier grâce à cet atlas des données structurelles sur la
sécurité alimentaire dans les provinces de Fianarantsoa et Tuléar. Les administrations récemment
décentralisées, ainsi que les autres acteurs du développement local, y trouveront sans doute des informations
pertinentes pour la réalisation de leurs tâches.

Jean Claude Boidin


Ambassadeur
Chef de Délégation de la Commission européenne à Madagascar

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 4


OBJECTIF DE L’ATLAS DES DONNEES STRUCTURELLES

L’insécurité alimentaire à Madagascar se caractérise tout en améliorant leur qualité. Le projet SIRSA
par des situations contrastées, avec des types et doit donc permettre d’une part d’augmenter
des niveaux de risques différents. Il est estimé que l’accessibilité et la transparence de l’information, et
8 % de la population souffre d’insécurité alimentaire d’autre part, de renforcer les capacités d’analyse
chronique, alors qu’un ménage sur deux connaît une ex-ante et d’évaluation d’impact, en appui aux
insécurité alimentaire temporaire ou saisonnière, qui autorités locales, régionales et nationales, ainsi
se manifeste durant quelques mois au moment de la qu’aux instances consultatives pour le pilotage des
période de soudure1. Les risques d’insécurité opérations de développement rural et de sécurité
alimentaire peuvent être liés à la fréquence des alimentaire.
aléas de type agro-climatiques (sécheresses
récurrentes dans le sud ou invasion d’acridiens ; L’analyse et le suivi de la vulnérabilité des zones
cyclones sur la côte est…). C’est un risque « global » rurales nécessitent une compréhension préalable des
qui touche l’ensemble de la population des zones éléments suivants :
frappées, même si les couches les plus pauvres ont
encore moins de moyens de faire face aux situations - Les modèles d’accès aux aliments et de
de crise que les autres. D’autres zones ne consommation propres aux ménages : la
rencontrent pas globalement de déficit alimentaire, production, la constitution de revenus
mais des inégalités à l’accès aux ressources. Il s’agit monétaires, l’achat, les mécanismes sociaux de
de « populations à risques » (paysans sans terre ou redistribution ;
avec trop peu de terres, femmes seules, jeunes - L’environnement physique et socio-économique
exploitants …). Enfin, certaines zones, où les caractérisant chaque commune ;
produits d’exportation peuvent parfois représenter - Les facteurs de risque qui peuvent mettre en
plus de 60% des revenus monétaires, sont très péril la situation alimentaire, leur nature et le
dépendantes de la conjoncture économique. niveau d’exposition de la population ;
- Les stratégies d’adaptation mises en œuvre par
Le Document de Stratégie de Réduction de la les familles pour faire face aux difficultés et
Pauvreté (DSRP), finalisé en mai 2003, attribue un leur capacité d’affronter les périodes de
rôle primordial au développement rural et à soudure.
l’augmentation des revenus agricoles. Il énonce pour
ce faire, la nécessité de susciter l’adhésion et la La compilation de ces données de base relève d’un
mobilisation de tous les acteurs, gage de travail minutieux et exigent. A cet effet, le projet
l’appropriation des actions et de leurs résultats par SIRSA a réalisé dans le courant de l’année 2005 une
la population en vue de promouvoir une croissance enquête structurelle dans les 304 communes suivies
économique à base sociale élargie. Cette vision au sein de sa zone d’intervention. Les informations
converge avec le Plan d’Action pour le Développement recueillies concernent les secteurs aussi variés que :
Rural (PADR), qui s’appuie, au niveau régional, sur les - le milieu naturel et humain,
Groupes de Travail de Développement Rural (GTDR) - l’accès et l’enclavement,
et qui vise le décloisonnement des sous-secteurs du - la sécurité des biens et des personnes,
développement rural, l’implication des acteurs, la - la gestion du terroir et le foncier,
prise en compte des besoins émanant des régions et - les potentialités agricoles,
la mise en cohérence de toutes les actions. - l’élevage et la pêche,
- les activités génératrices de revenus,
Les conditions du succès durable dépendent - les comportements alimentaires,
notamment de la politique d’information et de suivi - les infrastructures et les services sociaux.
d’impact. Dans ce contexte, le projet SIRSA, avec
l’appui de la Commission européenne, vise à renforcer L’objectif spécifique de cette publication est de
l’Equipe Permanente de Pilotage du PADR rendre ces informations de base accessibles aux
(EPP/PADR) pour la mise en place d’un système différents partenaires impliqués dans la sécurité
d’information dans les 9 régions des provinces de alimentaire et le développement rural, au niveau
Fianarantsoa et de Tuléar. Ce système d’information central, régional et communal, et d’en faire un
vise à rassembler, élargir et intégrer les différentes instrument clé pour une meilleure planification des
sources de données socio-économiques existantes, politiques et interventions en faveur de la population
malgache.
1
FAO, Plan d’action national pour la sécurité alimentaire,
version provisoire, juillet 2005

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 5


TABLE DES MATIERES

1. Méthodologie et sources d’information 8

2. Limitations 9

3. Données additionnelles 10

Découpage administratif 11

Milieu naturel et humain 23

4. Climat et pluviométrie 24
5. Densité de population 27

Accès, enclavement et sécurité 29

6. Durée du trajet vers le chef-lieu de district 30


7. Coût des déplacements vers le chef-lieu de district 33
8. Période d’inaccessibilité 34
9. Conditions de sécurité dans la commune 37

Gestion du terroir et foncier 39

10. Possession de terres titrées 40


11. Taille des exploitations agricoles 43
12. Accessibilité aux sols de rizières 44

Riziculture 47

13. Types de riziculture 48


14. Productivité rizicole 51
15. Potentiel riz 52
16. Commercialisation du paddy 55
17. Utilisation des rizières en contre-saison 56
18. Fertilité des rizières 59
19. Fertilisation des rizières 60
20. Contraintes pour la riziculture 62

Production agricole et potentiel alimentaire 65

21. Principales cultures vivrières 66


22. Principales cultures de rente 69
23. Contraintes pour les cultures de rente pérennes 70
24. Potentiel maïs 72
25. Potentiel manioc 72
26. Potentiel patate douce 75
27. Potentiel des cultures vivrières (autres que le riz) 75
28. Potentiel alimentaire 76

Elevage et pêche 79

29. Pratique de l’élevage 80


30. Taille des cheptels 83
31. Contraintes pour l’élevage 84
32. Pratique de la pêche 86

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 6


Revenus et potentiel monétaire 89

33. Principale activité génératrice de revenus 90


34. Contribution de l'agriculture aux revenus monétaires 93
35. Contribution de l'élevage aux revenus monétaires 94
36. Contribution de la pêche aux revenus monétaires 97
37. Contribution des activités non-agricoles aux revenus monétaires 98
38. Importance du salariat agricole 101
39. Emigration saisonnière 102
40. Potentiel monétaire 105

Régime alimentaire 107

41. Comportements alimentaires 108


42. Durée de la période de soudure 111
43. Stratégies d’adaptation 112

Infrastructures et services sociaux 115

44. Accès au crédit 116


45. Existence de Greniers Communautaires Villageois 119
46. Infrastructures d’éducation 120
47. Taux de scolarisation 123
48. Infrastructures de santé 124
49. Accès à l’eau 127
50. Implication des femmes dans le conseil municipal 128
51. Interventions dans les communes 131

Bien-être et vulnérabilité 133

52. Niveaux de risque 134


53. Capacités d'adaptation 137
54. Vulnérabilité structurelle 138
55. Les priorités de développement 141

Annexes 143

Annexe 1 : Population et surfaces agricoles 144


Annexe 2 : Principaux aliments de cueillette et de disette 148
Lexique 152
Contacts 155

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 7


1. METHODOLOGIE ET SOURCES D’INFORMATION

Le SIRSA couvre les 9 régions des provinces fokontany de la commune. Une attention particulière
autonomes de Tuléar et de Fianarantsoa (Amoron’I a été portée afin d’intégrer plusieurs femmes dans le
Mania, Androy, Anosy, Atsimo Andrefana, Atsimo panel. La participation moyenne à ces panels a été de
Atsinanana, Haute Matsiatra, Ihorombe, Menabe et 12 à 15 personnes.
Vatovavy Fitovinany). Considérées comme les
provinces économiquement les moins avancées, elles Les discussions avec les panels ont été animées par
sont ciblées par le DSRP comme zones de les Responsables Régionaux SIRSA, avec l’aide de
concentration pour les interventions communautaires l’observateur SIRSA résidant dans la commune, afin
à Madagascar. d’assurer une homogénéité dans la collecte des
informations.
Pour être relevant, le projet doit s’intéresser aux
unités de base homogènes les plus fines possible. A Les données recueillies sur le terrain ont été
ce niveau de construction du SIRSA, l’unité de base consolidées avec les données structurelles compilées
considérée suffisamment homogène, en termes agro- par le SAP depuis 1996. Les sources d’information
écologiques et socio-économiques, est la commune. Le secondaires incluent l’enquête ILO menée par
réseau d’information a donc été dimensionné sur un l’Université de Cornell, le FOFIFA et l’INSTAT en
échantillon de 304 communes représentatives (parmi 2001, ainsi que des données pluviométriques fournies
les 675 communes que compte la zone par la Direction Générale de la Météorologie.
d’intervention).
La plupart des données, notamment celles relatives
Afin de représenter une population la plus large aux productions, aux revenus et aux consommations
possible, le nombre de communes à retenir par région alimentaires, visent à caractériser une situation de
a été déterminé en fonction du poids démographique référence définie par un état « normal » des
de chacune des régions. Les communes ont été variables exogènes :
sélectionnées sur base de critères concernant
essentiellement leurs caractéristiques agro- - une situation pluviométrique marquée par des
écologiques, l’indice de richesse, leur accessibilité et pluies suffisantes et bien réparties dans le
leur niveau d’insécurité alimentaire. La liste des 304 temps et dans l’espace avec un cumul
communes retenues a été arrêtée suite à un pluviométrique égal ou proche de la moyenne ;
processus de concertation avec l'ensemble des - des déprédateurs n’occasionnant que des dégâts
partenaires du niveau central et des régions. Il s’agit légers dans les cultures, considérés comme
des 104 communes suivies en permanence par le habituels ;
Système d’Alerte Précoce (SAP) dans l’extrême Sud - les conditions d’exercices des activités
de Madagascar, plus une sélection de 200 communes génératrices de revenus monétaires se
"hors zone SAP". caractérisant par un niveau habituel en ce qui
concerne l’intensité de la pratique et les prix
Etant donné que la méthodologie de suivi de la des biens ou services produits.
vulnérabilité est conçue pour les zones rurales, les
communes urbaines ne sont pas considérées dans ce Seules 2 communes SIRSA n’ont pas pu faire l’objet
document. de l’enquête structurelle, suite aux difficultés
rencontrées pour réunir le panel d’informateurs. Il
La principale source d’information utilisée pour ce s’agit des communes de :
travail est une enquête structurelle menée sur la - Montifeno, district de Betioky Atsimo, région
zone d’intervention entre juillet et novembre 2005. Atsimo Andrefana ;
Elle a été conduite à l’aide d’un questionnaire - Manarena, district de Betroka, région Anosy.
spécifique auprès d’un panel d’informateurs clés
(focus group) organisé dans chaque commune. Ce Toutes les données ont été confrontées entre elles,
panel est constitué de représentants des autorités discutées et soumises à une validation minutieuse de
communales et/ou traditionnelles, des services la part de l’équipe technique du SIRSA et des
techniques (agriculture, élevage) s’ils sont présents, techniciens de terrain. Ce travail de validation a été
de cadres d’ONG de développement, et de achevé en février 2006.
représentants des paysans issus des différents

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 8


2. LIMITATIONS

Cette publication est une monographie succincte des D’autre part il est important de rappeler l’extrême
conditions de vie des ménages dans la zone pauvreté en information formelle et surtout fiable
d’intervention SIRSA. Il s'agit d’une présentation dans les communes rurales, et ce y compris en ce qui
synthétique d’un choix d’indicateurs les plus concerne des données les plus fondamentales comme
pertinents pour la méthodologie SIRSA, qui se veut par exemple celles qui concernent la population, les
un système d'information et d'appui aux décisions superficies et l’usage des terres. Le choix
dans le domaine de la sécurité alimentaire et du méthodologique de réaliser des enquêtes en panel
développement rural. Beaucoup d’autres données nous a permis d’obtenir les informations les plus
recueillies ne sont pas présentées dans ce document fiables possibles a partir, d’une part, du peu de
par souci de concision. Elles seront disponibles dans données formelles disponibles (par exemple dans les
différentes publications du SIRSA signalées ci- services administratifs) et d’autre part de débats
dessous (Chapitre 3. Données additionnelles). auxquels ont participé des personnes sélectionnées
parmi les mieux informées dans la commune. Ces
Le lecteur pourra utilement consulter d’autres discussions ont fait appel au « bon sens » et à
sources qui lui permettront de compléter sa l’esprit critique, à la fois des participants et des
documentation sur les thèmes abordés ici. À ce animateurs du SIRSA (les responsables Régionaux et
sujet, il faut mentionner les publications du Réseau les observateurs communaux). Nous avons veillé à ce
des Observatoires Ruraux (ROR), le rapport ILO que les responsables régionaux du SIRSA réalisent
2001, les monographies régionales publiées par le les enquêtes sur l’ensemble des communes
Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la sélectionnées dans leur régions, de sorte a assurer la
Pêche, ainsi que les Plans Régionaux de meilleure homogénéité possible de critère de
Développement (PRD). collecte entre les communes de chaque région.

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a d’autre Tout ceci explique un autre choix méthodologique
part conduit en 2005 une étude intitulée important au niveau de la collecte et de la
« Comprehensive Food Security and Vulnerability présentation des données : elles sont souvent
Assessment ». Cette étude, planifiée notamment présentées sous une forme qualitative ou semi-
après concertation avec le projet SIRSA, quantitative. En effet, ce mode d’expression tient
représentera un outil complémentaire à cet atlas mieux compte du degré d’imprécision inhérent à ce
dans la mesure où : type d’enquête. Il serait en effet peu rigoureux,
voire intellectuellement malhonnête de proposer des
- il s’agit d’une enquête ménages, permettant valeurs uniques et précises pour des informations
d’appréhender la variabilité intra-communale ; que nous savons entachées d’imprécisions.
- l’analyse a été conduite sur base de profils
distincts des ménages en fonction de leurs Ce document permet donc d’illustrer de manière
modes de consommation alimentaire. assez précise les conditions de vie des ménages
ruraux, mais n’a pas la prétention de fournir des
Cet atlas est le fruit d’un important travail de informations dotées de représentativité statistique.
rassemblement et de synthèse d’informations au Il ne doit par ailleurs pas être considéré comme
niveau de chaque commune. La majorité des données définitif, car il fera l’objet d’actualisations
présentées illustre au moyen d’une valeur unique la périodiques. Elles s’appuieront sur l’analyse des
situation la plus représentative rencontrée dans la données collectées en routine par le SIRSA et sur
commune. Or il est clair que même dans une commune de nouvelles enquêtes structurelles.
qui est circonscrite dans une zone agro-écologique
relativement « homogène », il existe d’importantes Dans cette optique, les commentaires et
hétérogénéités au niveau du territoire ou entre ses informations complémentaires fournis par nos
ménages. lecteurs seront appréciés.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 9


3. DONNEES ADDITIONNELLES

Cet atlas des données structurelles fait partie d’un - un CD interactif reprenant l’ensemble des
ensemble de publications relatives aux données de documents, ainsi qu’une série de cartes et de
base recueillies par le SIRSA. Ces publications tableaux de synthèse plus complets ;
comprennent, outre ce document national : - un bulletin national présentant la situation de
l’année 2004-2005 en relation avec les données
- les atlas régionaux présentant les données structurelles.
propres à chacune des 9 régions du projet, ainsi
que l’ensemble des monographies communales Ces documents, ainsi que les données structurelles
des communes concernées ; brutes sont disponibles sur simple requête auprès de
- les monographies communales proprement dites l’EPP/PADR ou du projet SIRSA.
individualisées (4 pages A4 chacune) dans les 2
langues nationales ;

Liste des principaux sigles

AEDES Agence Européenne pour le Développement et la Santé


Ar. Ariary
CHD Centre Hospitalier de District
CISCO Circonscription Scolaire
CSB Centre de Santé de Base
DSRP Document de Stratégies pour la Réduction de la Pauvreté
EPP/PADR Equipe Permanente de Pilotage du Plan d’Action pour le Développement Rural
FAO Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture
FOFIFA Foibe Fikarohana momba ny Fampandrosoana ny eny Ambanivohitra
FTM Foibe Taosaritanin’i Madagasikara
GCV Grenier Communautaire Villageois
GTDR Groupe de Travail pour le Développement Rural
INSTAT Institut National de la Statistique
ONG Organisation Non Gouvernementale
ORSTOM Organisme de Recherches Scientifiques dans les Territoires d’Outre Mer (actuellement IRD)
PAM Programme Alimentaire Mondial
PCD Plan Communal de Développement
PHBM Projet de mise en valeur du Haut Bassin de la Mandrare
PRD Plan Régional de Développement
PSDR Projet de Soutien au Développement Rural
RGPH Recensement Général de la Population et de l’Habitat
ROR Réseau des Observatoires Ruraux de Madagascar
SAP Système d’Alerte Précoce
SIDA Syndrome Immuno - Déficitaire Acquis
SIRSA Système d’Information Rurale et de Sécurité Alimentaire
SNAP Système National d’Alerte Précoce
TBS Taux Brut de Scolarité
VSF Vétérinaire Sans Frontière
ZAP Zone d’Activités Pédagogiques

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 10


DECOUPAGE ADMINISTRATIF

La zone SIRSA s’étend sur les 2 provinces de commune. Le projet suit ainsi de façon permanente
Fianarantsoa et Tuléar, et couvre une superficie de 304 communes sélectionnées suite à un processus de
plus ou moins 264.565 km², représentant concertation avec l'ensemble des partenaires au
approximativement 45 % de la superficie totale de niveau central et régional.
Madagascar (590.657 km²). Elle se divise
administrativement en 9 régions, 44 districts Les cartes de cette section présentent la zone
(fivondronana) et 675 communes. SIRSA et les différentes régions qui la constituent.
Elles sont données à titre illustratif, afin de pouvoir
Selon les projections du RGPH 93 (actualisation localiser les communes suivies par le projet. Etant
2004 réalisée par l’INSTAT), la population de la donné l’absence de cartes officielles actualisées sur
zone s’élève à un peu moins de 6 millions de les communes récemment créées, certaines
personnes. frontières administratives peuvent être
approximatives.
L'unité d'analyse retenue par le SIRSA est la

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 11


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 12
Dist. Ambatofinandrahana Dist. Manadriana Dist. Ambositra
1 Ambatofinandrahana 6 Ambatomifanongoa 46 Ambovombe Afovoany 51 Anjoman'Ankona
10 Ambositra
2 Itremo 7 Amborompotsy 47 Ambohimahazo 52 Andakatanikely
11 Ambositra II
3 Fenoarivo 8 Mandrosonoro 48 Anjoma Nandihizana 53 Talata Vohimena
12 Ankazoambo
4 Soavina 9 Mangataboahangy 49 Ambohimilanja 54 Ambatomarina
13 Ivony Miaramiasa
5 Ambondromisotra 50 Ambohipo 55 Andakatany
14 Andina Firaisana
15 Imerina Imady
16 Ivato
17 Tsarasaotra
18 Marosoa
Fahizay
19 Ambatolahimasina
20 Alakamisy Ambohijato
21 Kianjandrakefina
22 Ambalamanakana
23 Ilaka Afovoany
24 Ihadilalana Ambohina
25 Ambatofitorahana
26 Antoetra
27 Mahazina Ambohipiere
28 Sahatsiho Ambohimanj
29 Ambohimitombo I
30 Ambohimitombo II
31 Ambinanindrano
32 Vohidahy
Dist. Fandriana
33 Fandriana
34 Milamaina
35 Sahamadio Fisakana
36 Fiadanana
37 Tsarazaza
38 Tatamalaza
39 Ankarinoro
40 Sandrandahy
41 Mahazoarivo
42 Miarinavaratra
43 Betsimisotra
44 Alakamisy Ambohimaha
45 Imito

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 13


Dist. Fianarantsoa II Dist. Ambalavao Dist. Ikalamavony
45 Andrainjato Centre 2 Ambalavao 37 Ikalamavony 41 Fitampito
46 Andrainjato Est 3 Manamisoa 38 Mangidy 42 Sakay Tanamarina
47 Ambalakely 4 Iarintsena 39 Solila 43 Tsitondroina
48 Soaindrana 5 Ambohimandroso 40 Ambatomainty 44 Tanamarina Bekisopa
49 Ivoamba 6 Andrainjato
50 Ialanindro 7 Anjoma
51 Taindambo 8 Kirano Soamifana
52 Mahatsinjony 9 Sendrisoa
53 Sahambavy 10 Besoa
54 Talata Ampano 11 Mahazony
55 Ankarinarivo Maniris 12 Ambinanindovoka
56 Iavonomby Vohibola 13 Ankaramena
57 Nasandratrony 14 Ambinaniroa
58 Ambalamahasoa 15 Ambohimahamasi
59 Maneva 16 Miarinarivo
60 Alakamisy Ambohimaha 17 Vohitsaoka
61 Andoharanomaitso 18 Fenoarivo
62 Mahasoabe
63 Andranomiditra
Dist. Ambohimahasoa
64 Ihazoara
19 Ambohimahasoa
65 Andranovorivato
20 Ampitana
66 Androy
21 Ankerana
67 Alatsinainy Ialamari 22 Manandroy
68 Isorana 23 Ambalakindresy
69 Alakamisy Itenina 24 Ankafina
70 Ivohibato Ouest 25 Sahave
71 Ambondrona 26 Morafeno
72 Fandrandava 27 Kalalao
73 Vohimarina 28 Vohiposa
74 Anjoma Itsara 29 Ambatosoa
75 Soatanana 30 Isaka
76 Vohitrafeno 31 Vohitrarivo
77 Fanjakana 32 Ambohinamboarina
78 Mahaditra 33 Tamboharivo Sahatona
79 Ankoromalaza Mifanas 34 Camp Robin
80 Vinanitelo 35 Befeta
81 Ambalamidera II 36 Fiadanana
82 Mahazoarivo

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 14


Dist. Manakara Dist. Ifanadiana
61 Manakara Tanam 1 Ifanadiana
62 Tataho 2 Antaretra
63 Marofarihy 3 Tsaratanana
64 Anosiala
4 Ranomafana
65 Ambila
5 Kelilalina
66 Sorombo
6 Androrangavo
67 Mizilo Gara
7 Marotoko
68 Ambohitsara M
69 Sahasinaka 8 Ambohimiera
70 Sahanambohitra 9 Antsindra
71 Amboanjo Ifaho 10 Ambohimanga
72 Anorombato 11 Analampasina
73 Vohimasy 12 Fasintsara
74 Lokomby 13 Maroharatra
75 Vatana
76 Ambahive
77 Ambalaroka
78 Vohimanitra
Dist. Mananjary
79 Mitanty
80 Analavory 32 Mananjary
81 Bekatra 33 Tsaravary
82 Vinanitelo 34 Ankatafana
83 Ampasimanjeva 35 Mahatsara Atsimo
84 Nihaonana Dist. Vohipeno 36 Tsiatosika
85 Ambotaka 121 Vohipeno 37 Mahatsara Iefaka
86 Mavorano 122 Vohitrindry 38 Marokarima
87 Vohimasina Sud 123 Vohindava 39 Morafeno
88 Vohimasina Nord 124 Ivato 40 Antsenavolo
89 Betampona 125 Savana 41 Marosangy
90 Vohilava Ex-Sah 126 Mahabo 42 Ambohimiarina II
91 Fenomby 127 Ankarimbary 43 Andranambolava
92 Ambalavero 128 Lanivo 44 Vohilava
93 Amborondra 129 Nato 45 Mahela
94 Mahabako 130 Mahasoabe 46 Ambohitsara Est
95 Ionilahy 131 Onjatsy 47 Mahavoky Avaratra
96 Mahamaibe 132 Vohilany 48 Andonabe
97 Ampasimpotsy 133 Andemaka 49 Ambohinihaonana
98 Anteza 134 Ifatsy 50 Marofototra
99 Saharefo 135 Antanambo 51 Andranomavo
100 Ampasimboraka 136 Ilakatra 52 Vatohandrina
101 Ambandrika 137 Sahalava 53 Ambalahosy Avaratr
102 Kianjanomby 138 Mahazoarivo 54 Ambodinonoka
103 Mangatsiotra 139 Anolaka 55 Antaretra
104 Sakoana 56 Kianjavato
105 Ambahatrazo 57 Sandrohy
58 Anosimparihy
59 Manakana Avaratra
Dist.Nosy Varika 60 Namorona
14 Nosy Varika Dist. Ikongo
15 Ambahy 106 Ikongo
16 Andara 107 Ambolomadinika
17 Fiadanana 108 Ambatofotsy
18 Ambodirian'Isah
109 Belemoka
19 Sahavato
110 Maromandia
20 Vohilava
111 Manampatrana
21 Vohitrandriana
112 Ambinanitromby
22 Vohidroa
113 Ifanirea
23 Soavina
114 Sahalanonana
24 Ambodilafa
115 Tanakambana
25 Androrangavola
116 Tolongoina
26 Antanambao
117 Ambohimisafy
27 Ampasinambo
118 Ankarimbelo
28 Angodogondona 119 Antodinga
29 Befody 120 Kalafotsy
30 Ambodiara
31 Ambakobe

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 15


Dist. Farafangana Dist. Vondrozo
1 Farafangana 68 Vondrozo
2 Vohimasy 69 Manambidala
3 Anosivelo 70 Anandravy
4 Anosy 71 Mahatsinjo
5 Vohitromby 72 Mahazoarivo
6 Ivandrika 73 Iamontana
7 Manambotra Atsimo 74 Vohimary
8 Mahavelo 75 Antokonala
9 Mahafasa Afovoany 76 Ambohimana
10 Amporoforo 77 Karianga
11 Iabohazo 78 Manantona
12 Tangainony 79 Ivato
13 Beretra Bevoay 80 Mahavelo
14 Ambohigogo 81 Andakana
15 Maheriraty 82 Moroteza
16 Mahabo Mananivo 83 Vohiboreka
17 Ambohimandroso
18 Ankarana Miraihina Dist. Vangaindrano
19 Evato 33 Vangaindrano
20 Etrotroka 34 Ampasimalemy
21 Ambalavato 35 Bekaraoky
22 Efatsy Anandroza 36 Tsianofana
23 Tovona 37 Tsiately
24 Ambalatany 38 Soamanova
25 Namohora Iaborano 39 Lopary
26 Sahamadio 40 Bema
27 Fenoarivo 41 Vohitrambo
28 Antseranambe 42 Anilobe
29 Ihorombe 43 Lohafary
30 Antevato 44 Ampataka
31 Vohilengo 45 Matanga
32 Marovandrika 46 Masianaka
47 Vohipaho
Dist. Midongy
48 Ranomena
62 Midongy Atsimo
49 Ambongo
63 Ankazovelo
50 Ambatolava
64 Andranolalina
51 Iara
65 Maliorano
52 Bevata
66 Ivondro Ex-Lavaraty 53 Karimbary
67 Soakibany Ex-Lavarat 54 Manambondro
55 Fenoambany
56 Isahara
Amparihy
57 Atsinanana
58 Sandravinany
59 Marokibo
60 Vatanato
61 Vohimalaza
Dist. Befotaka
84 Befotaka
85 Antondabe
86 Marovitsika
87 Antaninarenina
88 Ranotsara Atsimo
89 Bekofafa Sud
90 Beharena

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 16


Dist. Ivohibe Dist. Ihosy
20 Ivohibe 1 Ihosy
21 Antambohobe 2 Ankily
22 Maropaika 3 Tolohomady
23 Ivongo 4 Ambia
Dist. Iakora 5 Irina
24 Iakora 6 Sahambano
25 Ranotsara Avaratra 7 Analaliry
26 Begogo 8 Mahasoa
9 Ambatolahy
10 Soamatasy
11 Zazafotsy
12 Antsoha
13 Sakalalina
14 Satrokala
15 Andiolava
16 Analavoka
17 Ranohira
18 Ilakaka
19 Menamaty Iloto

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 17


Dist. Ampanihy
51 Ampanihy Andrefana
52 Anosa (Ankiliabo)
53 Amborompotsy
54 Ankilizato
55 Maniry
56 Antaly
57 Ankilimivory
58 Ejeda
59 Belafike Ambony
60 Beahitse
61 Gogogogo
62 Androka
Dist. Morombe 63 Vohitany
10 Morombe I 64 Beroy Atsimo
11 Morombe II (Befande
65 Fotadrevo
12 Ambahikily
66 Itampolo
13 Antongo Vaovao
14 Nosy Ambositra Dist. Sakaraha
15 Befandriana Atsimo 67 Sakaraha
16 Antanimieva 68 Miary teheza
17 Basibasy 69 Miary Lamatihy
Dist. Ankazoabo 70 Mahaboboka
18 Ankazoabo Atsimo 71 Amboronabo
19 Fotivolo 72 Bereketa
20 Tandrano 73 Andamasiny Vineta
21 Andranomafana 74 Mihavatse
22 Berenty 75 Andranolava
23 Ilemby 76 Ambinany
Dist. Betioky 77 Mikoboka
24 Betioky Atsimo 78 Mitsinjo
25 Sakamasay
Dist. Toliary II
26 Ambahitrimitsinjo
79 Mitsinjo Betanimena
27 Ankazomanga Ouest
28 Ankazombalala 80 Belalanda
29 Maroarivo Ankazoma 81 Betsinjaka
30 Beantake 82 Miary
31 Masiaboay 83 Behompy
32 Antohabato 84 Maromiandra
33 Tameantsoa 85 Ambohimahavelona
34 Tongobory 86 Andranohinaly
35 Vatolatsaka 87 Ianantsony (Saint Au
36 Besely 88 Anakao
37 Bezaha
89 Soalara
38 Manalobe
90 Ambolofoty
39 Andranomangatsiaka
91 Ankilimalinike
40 Ankilivalo
92 Antanimena
41 Soamanonga
42 Fenoandala 93 Manorofify
43 Soaserana 94 Marofoty
44 Marosavoa 95 Tsianisiha
45 Salobe 96 Manombo Atsimo
46 Tanambao Ambony 97 Andranovory
47 Belamoty 98 Ankoraobato Milenaky
48 Montifeno 99 Ankililoaka
Dist. Toliary I 49 Antsavoa 100 Analamisampy
1 TOLIARY C.U 50 Lazarivo 101 Beheloke
Dist. Beroroha Dist. Benenitra
2 Beroroha
102 Benenitra
3 Bemavo
103 Ambalavato
4 Fanjakana
104 Ehara
5 Behisatsy
6 Marerano 105 Ianapera
7 Mandronarivo
8 Sakena
9 Tanamary

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 18


Dist. Mahabo Dist. Manja
12 Mahabo 1 Manja
13 Ankilivalo 2 Beharona
14 Tanandava II Analami 3 Anontsibe Sakalava
15 Befotaka 4 Soaserana
16 Ampanihy 5 Ankiliabo
17 Ankilizato 6 Andranopasy
18 Ambia Dist. Morondava
19 Mandabe 7 Morondava
20 Malaimbandy 8 Bemanonga
21 Beronono 9 Analaiva
22 Tsimazava 10 Befasy
Dist. Belo Tsiribihina 11 Belo Mariny Ranomasi
23 Belon'i Tsiribihina
24 Bemarivo-ankirondro
25 Andimaky Manambolo
26 Tsimafana
27 Beroboka Nord
28 Tsaraotana
29 Serinam = Masoarivo
30 Amboalimena
31 Ankalalobe
32 Ambiky
33 Berevo
34 Antsoha
35 Soaserana = Belinta
36 Ankororoky
Dist. Miandrivazo
37 Miandrivazo
38 Dabolava
39 Bemahatazana
40 Ampanihy
41 Anosimena
42 Manandaza
43 Ankotrofotsy
44 Isalo
45 Ambatolahy
46 Manambina
47 Itondy
48 Ankavandra
49 Soaloka
50 Betsipolitra
51 Ankondromena

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 19


Dist. Taolagnaro Dist. Betroka
1 Taolagnaro 28 Betroka
2 Ampasy Nahampoana 29 Tsaraitso
3 Mandromodromotra 30 Naninora
4 Soanierana 31 Ambalasoa
5 Ifarantsa 32 Ivahona
6 Isaka-ivondro 33 Analamary
7 Mandiso 34 Ianabinda
8 Manambaro 35 Benato Toby
9 Sarisambo 36 Mahabo
10 Ankaramena 37 Beapombo I
11 Ranopiso 38 Jangany
12 Analampatsy 39 Mahasoa Atsinanana
13 Andranobory 40 Bekorobo
14 Ankariera 41 Iaborotra
15 Ambatoabo 42 Isoanala
16 Mahatalaky 43 Beampombo II
17 Iaboakoho-Riandava 44 Ianakafy
18 Enaniliha 45 Andriandampy
19 Fenoevo 46 Ambatomivary
20 Enakara 47 Manarena
21 Ranomafana 48 Sakamahily
22 Emagnombo
23 Bevoay
24 Ampasimena
25 Manantenina
26 Soavary
27 Analamary

Dist. Amboasary Atsimo


49 Amboasary Atsimo
50 Behara
51 Tanandava Atsimo
52 Sampona
53 Ifotaka
54 Tranomaro
55 Maromby
56 Elonty
57 Esira
58 Mahaly
59 Manevy
60 Tsivory
61 Marotsiraka
62 Tomboarivo
63 Ebelo
64 Ranobe

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 20


Dist. Ambovombe Dist. Beloha
14 Ambovombe 1 Beloha
15 Tsimananada 2 Tranovaho
16 Anjeke-Ankilikira 3 Kopoky
17 Erada 4 Marolinta
18 Ambanisarika 5 Tranoroa
19 Analamary 6 Beabobo
20 Ambohimalaza Dist. Tsihombe
21 Ambonaivo 7 Tsihombe
22 Maroalopoty 8 Nikoly
23 Maroalimainte 9 Betanty (Faux cap)
24 Ambondro 10 Anjapaly
25 Ambazoa 11 Marovato
26 Sihanamaro 12 Antaritarika
27 Marovato-Befeno 13 Imongy
28 Antanimora Atsimo
29 Andalatanosy
30 Ampamata
31 Jafaro
32 Imanombo
Dist. Bekily
33 Morefeno Bekily
34 Ankaranabo Avaratra
35 Besakoa
36 Anja Avaratra
37 Antsakoamaro
38 Ambatosola
39 Tsirandrany
40 Tsikolaky
41 Manakompy
42 Ambahita
43 Maroviro
44 Belindo Mahasoa
45 Beteza
46 Tanandava
47 Bekitro
48 Beraketa
49 Vohimanga
50 Bevitiky
51 Anivorano Mitsinjo

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 21


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 22
MILIEU NATUREL
ET HUMAIN

Les modes de vie des populations rurales choix des spéculations, les cycles et calendriers
(productions, revenus, consommations…) sont culturaux, mais dont la variabilité annuelle
adaptés à l’environnement naturel et humain dans conditionne en grande partie les niveaux de
lequel celles-ci évoluent. production. D’autre part, les données estimatives sur
la densité de population, la pression démographique
Ce chapitre se limitera à présenter deux indicateurs étant généralement perçue comme l’un des
principaux. D’une part les conditions climatiques et déterminants de l’insécurité alimentaire, notamment
pluviométriques des communes qui déterminent le par son influence sur l’accessibilité à la terre.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 23


4. CLIMAT ET PLUVIOMETRIE

4.1. DEFINITION
L'été est la saison de la mousson qui apporte du
La production agricole à Madagascar est fortement nord son lot de pluies sur une bonne partie du pays.
influencée par les conditions climatiques et Les variations de précipitations sont énormes en
pluviométriques. En considérant les données fonction des zones concernées. Ainsi, le Sud reçoit
historiques, des variations extrêmes des moyennes moins de 500 mm d'eau dans l'année tandis que la
annuelles des précipitations sont observées entre les côte Est enregistre des moyennes pouvant être
différentes parties du pays et permettent de supérieures à 3 m. L'été est aussi la saison
distinguer des zones climatiques caractéristiques. cyclonique pendant laquelle de violentes dépressions
tropicales viennent heurter les côtes.

4.2. PRESENTATION DES DONNEES Suivants les caractéristiques du relief et du climat,


on distingue à Madagascar 4 grandes zones
Les sources d’information utilisées pour établir la climatiques :
carte des précipitations moyennes incluent :
- Climat tropical d'altitude sur les Hautes-
- les moyennes annuelles des précipitations 1961- Terres : les saisons y sont bien contrastées et
1990 obtenues auprès de la Direction Générale l'altitude tempère les excès du climat. En hiver,
de la Météorologie ; il n'est pas rare de trouver du givre et de la
- la carte climatique élaborée et éditée par FTM grêle. En été, la chaleur est importante et les
(janvier 2002) ; orages fréquents en fin de journée. Régions
- la carte des isohyètes inter-annuelles parue Amoron’I Mania, Haute Matsiatra.
dans « Fleuves et rivières de Madagascar », - Climat tropical humide à l'Est : chaud et humide,
ORSTOM éditions, 1993. avec une saison sèche marquée vers septembre –
octobre. la pluie y est omniprésente, bien
Les valeurs des précipitations moyennes ont été qu’irrégulière selon le site ou l’année. Régions
estimées à partir de données historiques sur une Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et zone
période d’au moins 30 ans. Sont considérés comme côtière de l’Anosy.
saison des pluies, les mois pour lesquels la moyenne - Climat tropical sec à l'Ouest : les températures
des précipitations est supérieure à 60 mm. y sont plus élevées que dans l'Est et le temps
généralement moins pluvieux, de décembre à
mars (4 mois). Il s'agit d'un climat de mousson
4.3. COMMENTAIRES avec une saison sèche très marquée. Régions
Menabe et Atsimo Andrefana.
Bien que Madagascar s’étende entre les parallèles - Climat semi-aride au Sud: la saison sèche peut
12°S et 25°S, la latitude n'a qu'une faible influence durer jusqu'à 9 mois. Les nuits d'hiver sont
climatologique. C'est plutôt le relief qui partage l'île relativement fraîches. La pluviométrie annuelle
en deux dans le sens de la hauteur et l'influence des est fréquemment inférieure à 600 mm,
vents venus de l'océan qui déterminent les particulièrement dans le sud du district
différentes zones climatiques du pays. d’Ambovombe (moyennes historiques inférieures
à 400 mm). Région Androy, sud de Atsimo
La plupart des régions sont affectées par un rythme Andrefana et ouest de Anosy.
saisonnier : d'une part une saison chaude et humide
correspondant à l'été d'octobre à avril, d'autre La région Ihorombe et le nord de l’Anosy constituent
part un hiver plus frais et plus sec de mai à une zone de transition entre climat chaud et semi-
septembre. aride, et celui tropical d’altitude des Hauts-Plateaux.

En hiver, l'anticyclone des Mascareignes s'avance


sur Madagascar et l'alizé souffle violemment, 4.4. LIMITATIONS
provoquant même un effet de fœhn qui assèche le
Sud du pays. En juillet-août, les températures Les données utilisées pour caractériser une commune
peuvent descendre très bas sur les Hautes-Terres proviennent généralement du chef lieu de la
centrales pendant la nuit mais les régions côtières commune et ne reflètent pas les variations possibles
conservent une température moyenne plus élevée. entre les différents fokontany.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 24


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 25
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 26
5. DENSITE DE POPULATION

5.1. DEFINITION Parmi les communes SIRSA, la commune rurale la


plus densément peuplée est Fahizay
La densité de population est exprimée en nombre Ambatolahimasina (district d’Ambositra, région
d'habitants par km². Amoron’I Mania), avec 297 hab./km². La moins
densément peuplée est Dabolava (district de
Miandrivazo, région Menabe), avec 1,3 hab./km².
5.2. PRESENTATION DES DONNEES

La densité a été calculée pour chaque commune au 5.4. LIMITATIONS


départ des chiffres de population et de superficie
que l'on peut retrouver en annexe. Ces chiffres ont Différentes estimations de l’effectif de la
été collectés auprès de la commune durant l’enquête. population existent à Madagascar et sont parfois
très divergentes entre elles. A titre d’exemple,
l’effectif de la population de la région de Menabe
5.3. COMMENTAIRES oscille entre 356.000 (projection actualisée en 2004
du RGPH 1993) et 617.000 (enquête ILO), alors que
Les provinces de Fianarantsoa et Tuléar couvrent les responsables de la région l’évaluent entre
une superficie de plus ou moins 264.565 km², pour 400.000 à 450.000.
une population estimée à un peu moins de 6 millions
de personnes (projections actualisées du RGPH 93), Les chiffres recueillis auprès des communes, bien
ce qui représente une densité moyenne de près de qu'inexacts et non officiels, ont été préférés à ceux
23 hab /km². du dernier recensement RGPH 93. Ils sont en effet
plus récents et disponibles pour chaque commune,
Il existe cependant une variabilité importante entre unité d'analyse du SIRSA. Les chiffres du dernier
les districts. La densité moyenne de la province de recensement sont eux donnés par firaisana, unité
Fianarantsoa est de 35 hab /km², alors que celle de administrative similaire à la commune mais dont les
la province de Tuléar n’est que de 15 hab /km². Les limites ont parfois été modifiées pour constituer les
districts de la partie Est des régions Haute communes.
Matsiatra et Amoron’I Mania, ceux des régions
Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana, et le Malgré leur imprécision, ces chiffres sont jugés
district de Tolanaro (région Anosy) sont les plus suffisamment représentatifs pour permettre une
peuplés. analyse de la densité de population.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 27


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 28
ACCES, ENCLAVEMENT ET
SECURITE

Plusieurs études ont montré qu’il existait une vols des récoltes sur pied. Les vols de bétail restent
corrélation négative très marquée entre le degré fréquents en zone d’élevage et peuvent générer des
d’enclavement et le niveau de vulnérabilité. Les pertes économiques importantes. Par ailleurs,
conditions d’enclavement sont déterminantes pour l’insécurité nuit au développement des régions
l’accès aux marchés du travail, des produits de reculées car elle ne motive ni les fonctionnaires pour
consommation, pour l’écoulement des productions et y travailler, ni le secteur privé pour y investir.
l’accès aux intrants et au crédit. L’enquête ILO 2001
a notamment montré que le rendement agricole des La connaissance des conditions d’enclavement et
principales cultures vivrières – riz, maïs et manioc – d’insécurité est donc primordiale pour une meilleure
diminue à mesure qu’on s’éloigne des centres urbains priorisation des interventions de développement.
et des marchés. Dans ce travail, l’enclavement est analysé au travers
de la durée des trajets et des coûts de déplacement
Le problème d’insécurité publique dans le monde vers le chef-lieu de district, et de la durée de la
rural a également un impact non négligeable sur la période d’inaccessibilité des communes. Les
situation alimentaire. Dans certaines régions, les conditions de sécurité sont appréciées par les focus
producteurs n’osent plus mettre en culture des group et discutées en rapport avec la présence
parcelles éloignées de leur habitation, soit par d’agents de sécurité sur le territoire des communes.
crainte d’attaques sur le trajet, soit par crainte de

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 29


6. DUREE DU TRAJET VERS LE CHEF-LIEU DE DISTRICT

6.1. DEFINITION situées en province de Tuléar. Les communes des


régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana
La durée du trajet vers le chef-lieu de district ont des temps d’accès variables lorsqu’on considère
représente le nombre d’heures moyen que met une le chef-lieu de district, mais ces derniers
personne pour se rendre du chef-lieu de la commune s’allongent fortement si on considère les trajets
vers le chef-lieu de district en considérant le ou les vers le centre urbain le plus proche (Antananarivo,
moyens de transport les plus fréquemment utilisés Fianarantsoa, Fort Dauphin ou Tamatave) : 19 % des
par la majorité de la population. communes mettent entre 4 et 12 heures et les
autres (81 %, dont toutes celles de la région Atsimo
Atsinanana) mettent plus de 12 heures. La durée
6.2. PRESENTATION DES DONNEES moyenne du trajet vers le centre urbain le plus
proche atteint près de 42 heures dans la région
Les données recueillies lors de l’enquête structurelle Atsimo Atsinanana.
concernent l’accès au chef-lieu de district et
permettent de faire la distinction entre les durées La région Menabe présente le taux d’enclavement le
de trajet en saison sèche et en saison des pluies. La plus élevé. Les communes situées dans la partie Nord
carte 3 présente les temps de trajet en saison des du district de Miandrivazo mettent notamment
pluies, généralement (mais pas toujours) plus élevés plusieurs jours pour rejoindre leur chef-lieu de
qu’en saison sèche. district.

Les données concernant les temps d’accès vers le Les temps d’accès vers le chef-lieu de district sont
centre urbain le plus proche sont issues de la base en moyenne réduits de 8 % en saison sèche.
de données de l’enquête ILO (2001).
Durée moyenne (heures)

6.3. COMMENTAIRES Centre


Chef-lieu
Région urbain le
de district
La distance moyenne vers le chef-lieu de district plus proche
est de 39 km dans la province de Fianarantsoa et de
Haute Matsiatra 4 4
59 km dans la province de Tuléar. La combinaison de
plusieurs moyens de transport est bien souvent Amoron'I Mania 5 4
nécessaire pour atteindre le chef-lieu du district. Vatovavy Fitovinany 18 6
La marche à pied reste le moyen le plus fréquent, et Androy 22 7
est pratiquée sur au moins une partie du trajet dans Anosy 12 8
68 % des communes. L’utilisation du taxi-brousse
Atsimo Atsinanana 42 9
vient en seconde position, avec 52 % des communes
Ihorombe 18 9
qui y ont recours. Notons que 8 % des communes
doivent avoir recours à la pirogue ou au bateau sur Atsimo Andrefana 31 11
une partie significative du trajet. Menabe 24 18
Zone SIRSA 20 8
Les temps moyens de trajet vers les chefs-lieux de
districts sont de 6 heures dans la province de
Fianarantsoa et de 10 heures dans la province de 6.4. LIMITATIONS
Tuléar. Les communes des régions Haute Matsiatra
et Amoron’I Mania disposent globalement Les temps de trajet sont comparés quel que soit le
d’infrastructures routières mieux développées, et moyen de transport utilisé. Les ménages vivant dans
sont de ce fait moins enclavées que les autres. Les des communes proches des chefs-lieux de district
communes situées à proximité de la Nationale 7 préfèrent généralement effectuer le trajet à pied,
reliant Antananarivo – Fianarantsoa et Tuléar même si cela leur demande plus de temps que de
présentent notamment des durées de trajet prendre le taxi brousse. D’autre part, l’accès au
sensiblement plus courtes. chef-lieu de district n’est pas toujours suffisant
pour un écoulement satisfaisant des productions, ou
Près du quart des communes de la zone SIRSA une garantie de trouver des marchés bien
nécessitent 12 heures ou plus pour atteindre leur approvisionnés. Cet indicateur permet néanmoins
chef-lieu de district, mais 74 % d’entre elles sont d’illustrer la notion d’enclavement.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 30


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 31
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 32
7. COÛTS DES DEPLACEMENTS VERS LE CHEF-LIEU DE DISTRICT

7.1. DEFINITION
La région Menabe présente la moyenne régionale la
Le coût du déplacement vers le chef-lieu de district plus élevée (7.400 Ar.). Les coûts de déplacement les
représente le montant que dépense une personne plus élevés pour une personne sont recensés dans les
pour se rendre du chef-lieu de la commune vers le communes de Beheloke (district de Toliary II) et de
chef-lieu de district en considérant le ou les moyens Tsimazava (district de Mahabo dans la région
de transport les plus fréquemment utilisés par la Menabe), avec des dépenses moyennes de 20.000 Ar.
majorité de la population.
Le coût moyen pour le transport d’un sac de 50 kg
vers le chef-lieu de district est de 3.200 Ar. dans la
7.2. PRESENTATION DES DONNEES province de Fianarantsoa, mais il est moins élevé
dans la province de Tuléar (2.800 Ar.) malgré des
Les données recueillies lors de l’enquête structurelle distances et des temps de transport plus importants.
concernent l’accès au chef-lieu de district et
permettent de faire la distinction entre les coûts du Les coûts de transport vers le chef-lieu de district
trajet en saison sèche et en saison des pluies. La sont en moyenne réduits de 5 % en saison sèche pour
carte 4 présente les coûts du trajet en saison des 1 personne et de 7 % pour un sac de 50 kg.
pluies, généralement (mais pas toujours) plus élevés
qu’en saison sèche.

Coûts vers le CL de
district (Ar.)
7.3. COMMENTAIRES
Région 1 pers. Sac 50 kg
Les coûts de déplacements peuvent avoir un impact
direct sur les dépenses des ménages : frais de Haute Matsiatra 2 000 2 000
transport déboursés et niveau des prix de vente des Amoron'I Mania 2 600 2 600
produits de consommation importés sur les marchés. Vatovavy Fitovinany 3 200 3 800
Mais ils se répercutent aussi sur les revenus Androy 3 700 2 300
monétaires des familles en influençant les prix
Atsimo Atsinanana 4 400 4 600
d’achat des productions pratiqués dans la commune.
Ihorombe 5 000 2 800
Le coût moyen du déplacement vers le chef-lieu de Anosy 5 100 2 500
district est de 3.100 Ar. dans la province de Atsimo Andrefana 5 800 2 900
Fianarantsoa et de 5.300 Ar. dans la province de Menabe 7 400 4 800
Tuléar. Ces coûts sont proportionnels à la distance Zone SIRSA 4 200 3 000
et au temps de déplacement. Les communes des
régions Haute Matsiatra et Amoron’I Mania,
disposant globalement d’infrastructures routières
7.4. LIMITATIONS
mieux développées, présentent de ce fait des coûts
moyens moins élevés que les autres.
Les coûts de trajet sont comparés quel que soit le
moyen de transport utilisé. Les ménages vivant dans
Les familles de près de 46 % des communes de la
des communes proches des chefs-lieux de district et
zone SIRSA dépensent en moyenne 5.000 Ar. Ou
qui effectuent le trajet à pied n’ont pas de dépenses
plus pour atteindre leur chef-lieu de district, mais
directes, mais cela leur demande un investissement
89 % d’entre elles sont situées en province de
en temps qui ne peut être comptabilisé.
Tuléar.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 33


8. PERIODE D’INACCESSIBILITE

8.1. DEFINITION Les 4 communes les plus touchées par


l’inaccessibilité temporaire (6 mois) sont :
La période d’inaccessibilité de la commune est
définie comme la période durant laquelle la voie - Onjatsy, district de Vohipeno (Vatovavy
principale reliant le chef-lieu de district le plus Fitovinany) ;
proche est impraticable aux véhicules motorisés. - Maropaika, district de Ivohibe (Ihorombe) ;
- Bevata, district de Vangaindrano et Karianga,
district de Vondrozo (Atsimo Atsinanana).
8.2. PRESENTATION DES DONNEES
Parmi les 4.088 fokontany que comptent les
La carte 5 présente la durée (en mois) de la période communes SIRSA, 53 sont classés en « accès
d’inaccessibilité des communes, au cours d’une année difficile » en saison sèche et 150 (dont 111 en
normale. Il a également été demandé aux focus province de Tuléar) en saison des pluies. Ici encore,
group de classer les fokontany de la commune en 3 la région Menabe est la plus défavorisée au niveau
catégories, en fonction de leurs conditions d’accès des communications, avec 20 % des fokontany en
depuis le chef-lieu de la commune en saison sèche et « accès difficile » en saison des pluies.
en saison des pluies : accès facile, moyen ou difficile.

Conditions d’accès des fokontany


8.3. COMMENTAIRES

Une centaine de communes (33 %) signalent


l’existence d’une période de coupure entre la
commune et le chef-lieu de district le plus proche
en année normale. 53 d’entre elles se situent en
province de Fianarantsoa et 47 en province de
Tuléar.

La durée moyenne de la période d’inaccessibilité est


la même dans les 2 provinces : 3,1 mois. Celle-ci se
situe au cours de la saison des pluies, principalement
entre les mois de décembre et avril. Le pic apparaît
en février pour la province de Fianarantsoa, avec 36
% de communes inaccessibles, alors que le pic est
observé en janvier pour la province de Tuléar, avec
28 % des communes inaccessibles.

% de communes en situation d'inaccessibilité


%
50
Fianarantsoa Tuléar 8.4. LIMITATIONS
45
40 Ces données ne concernent que
35 l’accessibilité en année normale. Des
30 périodes de coupure temporaires de
25
quelques jours peuvent être occasionnées
par différents facteurs (crues,
20
éboulements, ruptures de ponts…) dans
15
toutes les communes.
10
5
0
J F M A M J J A S O N D
Mois

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 34


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 35
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 36
9. CONDITIONS DE SECURITE DANS LA COMMUNE

9.1. DEFINITION présentent notamment des conditions sensiblement


meilleures. Il semble évident que 2 facteurs
Les conditions de sécurité considérées dans ce contribuent à la détérioration des niveaux de
travail ont trait aussi bien aux vols de bétail, aux sécurité en zone rurale : d’une part la faible densité
vols de cultures sur pied, aux vols de produits et de population, et d’autre part l’enclavement. Il faut
biens, qu’aux agressions physiques contre des également noter que la concentration des communes
personnes. classée « Mauvaises » à « Très mauvaises » est plus
importante sur les zones à forte dominance élevage,
en relation bien entendu avec les vols de zébus.
9.2. PRESENTATION DES DONNEES
Le tableau ci-dessous présente le nombre moyen de
Les conditions de sécurité sont classées sur une km² que doit couvrir un agent de sécurité
échelle à 5 graduations, allant de « Très mauvaises » (gendarmes ou militaires) par région. Beaucoup de
à « Très bonnes » (carte 6), en fonction de focus group ont déploré le fait qu’il n’y ait pas de
l’appréciation qui en est faite par le focus group. forces de l’ordre présentes en permanence dans leur
commune. Une analyse plus approfondie des données,
Les données concernant la présence des agents de commune par commune, permet néanmoins de
sécurité dans les communes ont également été confirmer l’effort de concentration des agents de
fournies par les focus group, et ne proviennent pas sécurité dans les zones à forte insécurité.
des chiffres officiels de la gendarmerie.
Nombre moyen de km²
Région
couverts par agent
9.3. COMMENTAIRES
Amoron'I Mania 50
Sur l’ensemble de la zone, près d’un tiers des Haute Matsiatra 60
communes (32 %) estiment que leurs conditions de Anosy 80
sécurité sont « Mauvaises » à « Très mauvaises ». La
Atsimo Andrefana 100
même proportion estime que les conditions sont
« Moyennes », et 36 % des communes s’estiment en Menabe 120
« Bonnes », voire « Très bonnes » conditions de Ihorombe 190
sécurité. La distribution de communes par province Atsimo Atsinanana 220
est donnée ci-dessous. Androy 230
Vatovavy Fitovinany 260
Zone SIRSA 110

52 % des communes estiment que leurs conditions de


sécurité se sont améliorées au cours des 5 dernières
années, alors que 17 % estiment qu’elles se sont
légèrement dégradées et 15 % qu’elles se sont
fortement dégradées. Les proportions les plus
élevées de communes déplorant une dégradation de
la sécurité rurale se rencontrent dans les régions de
Ihorombe, Atsimo Atsinanana et Anosy.

9.4. LIMITATIONS

Les informations présentées dans ce chapitre


reflètent la perception des habitants de la commune
sur leur niveau de sécurité. Elles ne sont pas
nécessairement en concordance exacte avec la
classification de la gendarmerie (zone rouge, bleue
Les régions Haute Matsiatra, Amoron’I Mania, ou blanche) établie en fonction du nombre
Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana d’interventions effectuées dans chaque commune.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 37


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 38
GESTION DU TERROIR
ET FONCIER

La pauvreté et la vulnérabilité sont étroitement liées pour les terres de rizières dont la disponibilité est
au problème d’accès à la terre. Les ménages les plus limitée. Cette pratique restreint les superficies que
pauvres détiennent moins de terres agricoles, même les ménages les plus pauvres peuvent mettre en
si la possession de titres de propriété n’a qu’un valeur, et génère une pression financière importante
impact limité sur la productivité. D’autre part, les qui les oblige à vendre une part non négligeable de
terres cultivées par les ménages pauvres sont leur production dès la récolte, au moment où les prix
généralement de moindre qualité que celles détenues sont les moins intéressants.
par les ménages plus favorisés, ce qui accroît leur
vulnérabilité. Ce chapitre discute de la situation foncière dans la
zone SIRSA. Trois indicateurs principaux ont été
Une partie de la population doit donc recourir à la retenus pour illustrer la situation : la possession de
location de terres agricoles, sous forme de fermage terres titrées ou cadastrées, la taille moyenne des
ou de métayage (suivant que le prix de location est exploitations agricoles et l’accessibilité aux sols de
payé avant ou après la récolte), particulièrement rizières.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 39


10. POSSESSION DE TERRES TITREES

10.1. DEFINITION occupation de fait de terres domaniales.

Est considéré dans ce travail comme titre foncier Signalons cependant qu’un système de caste en
tout document officiel délivré par les services du vigueur dans certaines régions exclut parfois des
Domaine après la visite des topographes et le groupes socio-économiques de l’accès à la propriété
bornage. foncière.

Le prix moyen des terres agricoles est très variable


10.2. PRESENTATION DES DONNEES d’une commune à l’autre. Il est en moyenne de
1.420.000 Ar. pour 1 ha de bas-fonds (avec contrôle
La carte 7 présente la proportion de ménages imparfait de l’eau) et de 850.000 Ar. pour 1 ha de
possédant des terres titrées ou cadastrées dans les tanety dans la province de Fianarantsoa. Ces prix
communes. Les données sont basées sur les sont près de deux fois moindres en province de
déclarations des focus group. Tuléar : 750.000 Ar. pour 1 ha de bas-fonds et
480.000 Ar. pour 1 ha de tanety. Les terres plus
fertiles des Hauts-Plateaux sont notablement plus
10.3. COMMENTAIRES chères qu’ailleurs.

La proportion de terres titrées ou cadastrées dans


une commune représente généralement moins de 5 % Prix moyen d'un ha (Ar.)
de la superficie communale, comme le signalent 84 %
des communes de la province de Fianarantsoa et 92 Région Bas-fonds Tanety
% des communes de la province de Tuléar. Haute Matsiatra 2 250 000 1 480 000
Amoron'I Mania 1 830 000 1 090 000
La proportion de ménages disposant de terres
Vatovavy Fitovinany 1 080 000 540 000
titrées est donc extrêmement faible sur l’ensemble
de la zone SIRSA. Seules quelques communes, Ihorombe 480 000 230 000
localisées majoritairement dans la partie nord-est de Atsimo Atsinanana 430 000 230 000
la zone, rapportent une proportion de ménages Atsimo Andrefana 660 000 340 000
possédant des terres titrées supérieure à 5 %. Androy 470 000 350 000
Ankazoambo (à coté de Ambositra en région
Anosy 1 070 000 650 000
Amoron’I Mania) est l’unique commune enquêtée où
cette proportion atteint 50 %. Menabe 630 000 970 000
Zone SIRSA 1 230 000 720 000
Il ressort également de l’enquête que le recours au
métayage ou au fermage est pratiqué surtout dans
les régions de Amoron’I Mania, Haute Matsiatra, 10.4. LIMITATIONS
Vatovavy Fitovinany et dans la moitié nord de la
région de Atsimo Andrefana. Cette pratique est plus Les données présentées ne concernent que les
marquée dans les régions à vocation rizicole, où la terres titrées, c’est à dire attribuées à un
plupart des rizières sont déjà attribuées, ou dans les propriétaire suivant les formes de droits légaux
zones de destination habituelle des populations modernes. A Madagascar, la terre peut également
migrantes. être attribuée à des particuliers suivant le droit
coutumier, en propriété individuelle ou collective. Il
Dans les autres régions, et pour les sols de tanety en existe ainsi des « terrains ancestraux » avec ou sans
général, l’exploitation des parcelles se fait soit en témoignage.
vertu du droit de propriété traditionnelle, soit par

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 40


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 41
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 42
11. TAILLE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES

11.1. DEFINITION Parmi les ménages qui y ont accès, les surfaces
irriguées représentent environs 33 ares en moyenne
La taille moyenne de l’exploitation agricole est sur la zone SIRSA, mais varient de 14 ares dans la
définie par la superficie des terres qui sont mises en région Vatovavy Fitovinany à 64 ares dans la région
culture (ou en jachère) par un ménage en année Anosy. La disponibilité de terres irriguées n’est
normale, toutes cultures confondues. relevée que dans 20 % des communes de la région
Androy.

11.2. PRESENTATION DES DONNEES

Les données présentées découlent des déclarations Superficie agricole


recueillies auprès des focus group, et n’ont pas fait
moyenne / ménage (ha)
l’objet de mesures de surface sur le terrain.
Région Irriguée Totale
Les données concernent les surfaces agricoles Haute Matsiatra 0,5 1,1
totales d’un ménage moyen, toutes cultures Atsimo Andrefana 0,2 1,2
confondues (taille moyenne de l’exploitation – carte Ihorombe 0,6 1,2
8), ainsi que les surfaces irriguées bénéficiant d’un Amoron'I Mania 0,3 1,3
système moderne ou traditionnel de contrôle de l’eau Menabe 0,6 1,5
(moyenne des surfaces parmi les ménages qui en Anosy 0,6 1,6
cultivent). Vatovavy Fitovinany 0,1 1,7
Androy 0,2 2,2
Atsimo Atsinanana 0,3 3,5
11.3. COMMENTAIRES
Zone SIRSA 0,3 1,7

La taille moyenne d’une exploitation varie de 1,1 ha


dans la région Haute Matsiatra à 3,3 ha dans la
11.4. LIMITATIONS
région Atsimo Atsinanana. La taille médiane2 sur
l’ensemble de la zone est de 1,0 ha.
La connaissance exacte de la superficie des parcelles
et de l’exploitation agricole est extrêmement rare
La situation apparaît cependant fort contrastée au
dans le milieu rural. Les producteurs se réfèrent
sein des régions, avec la présence dans chacune
bien souvent à des temps de travail pour certaines
d’elle de communes avec des superficies moyennes
opérations culturales ou au niveau de production pour
par ménages inférieures à 1 ha et d’autres avec des
comparer la taille de leurs parcelles. Les valeurs
superficies supérieures à 3 ha (ou proches de 3 ha
ainsi obtenues sont probablement surestimées. Les
pour Ihorombe). En particulier, il n’y a pas de
informations présentées ne sont donc données qu’à
corrélation évidente entre la superficie moyenne des
titre indicatif.
exploitations et la densité de population. Il est
probable que la géographie particulière de chaque
Pour des données plus précises, obtenues par des
commune et que le niveau de fertilité des sols
relevés de terrain sur base d’échantillonnages, on se
puissent également influencer l’étendue des terres
réfèrera aux résultats du recensement agricole
agricoles exploitées. D’autre part, le besoin de
actuellement en cours.
terres pour l’agriculture est sans doute moins
présent dans les zones à vocation « élevage ».

La proportion des terres communales exploitées pour


l’agriculture est néanmoins plus intense dans la
province de Fianarantsoa (en moyenne 29 %) que
dans la province de Tuléar (22 %).

2
La médiane est la valeur qui se trouve au centre d'un
ensemble de nombres. En d'autres termes, les nombres
appartenant à la première moitié de l'ensemble ont une
valeur inférieure à la médiane, tandis que ceux appartenant
à l'autre moitié ont une valeur supérieure à la médiane.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 43


12. ACCESSIBILITE AUX SOLS DE RIZIERES

12.1. DEFINITION Seules 3 communes de la province de Fianarantsoa


(2 %) signalent plus de la moitié des ménages sans
L’analyse s’est intéressée à l’accessibilité des accès aux rizières : Ankily et Soamatasy dans le
ménages aux sols de rizières. La notion de rizières district de Ihosy, et Sahavato dans le district de
s’applique aux sols de bas-fonds permettant la Nosy Varika. Ceci est en partie lié à la topographie
culture du riz en submersion, soit en irrigué avec un de ces communes. Le riz de tanety constitue
système hydraulique (moderne ou traditionnel) de d’ailleurs la culture vivrière principale pour la
contrôle de l’eau, soit sans contrôle de l’eau. Elle commune de Sahavato (carte 17).
s’oppose aux sols de tanety qui sont les terres de
collines, où les cultures sont pratiquées en pluvial. Sur l’ensemble des communes de cette province,
69 % indiquent que moins de 5 % des ménages ne
cultivent pas sur rizières. 19 communes, dont 8 en
12.2. PRESENTATION DES DONNEES région Vatovavy Fitovinany, estiment que cette
proportion varie entre 10 et 50 %.
Les données recueillies lors de l’enquête structurelle
ont permis de répartir les ménages de la commune en Dans la province de Tuléar (et en dehors de la zone
fonction de la surface de rizières qu’ils cultivent. La semi-aride), la situation est plus contrastée. Les sols
carte 9 présente pour chaque commune la proportion de rizières sont moins disponibles, ce qui crée plus
des ménages sans rizières, soit parce qu’ils n’y ont d’inégalité en termes d’accessibilité dans certaines
pas accès, soit parce qu’ils ne pratiquent pas la communes.
culture du riz.

12.4. LIMITATIONS
12.3. COMMENTAIRES
Les données analysées s’intéressent à l’accessibilité
Il n’y a pratiquement pas de riziculture dans aux rizières sans considération de la surface mise en
l’extrême sud correspondant à la zone semi-aride, où valeur. Il est évident que des disparités existent au
la pluviométrie annuelle est généralement inférieure sein de la population : les ménages les plus pauvres
à 600 mm. Les ménages de cette zone n’ont donc pas disposent de parcelles de moindre superficie (et de
recours aux sols de rizières. moindre qualité) que les ménages plus riches.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 44


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 45
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 46
RIZICULTURE

Le riz tient une place prépondérante dans la vie - l’évolution de la fertilité des sols de rizières ;
économique des ménages ruraux à Madagascar. Une - les principales variétés cultivées ;
attention particulière a donc été accordée à la - les principaux ennemis ;
riziculture dans l’enquête structurelle. Les données - les problèmes d’ensablement ;
recueillies ont ainsi concerné : - les contraintes majeures pour la production
rizicole.
- les types de riziculture pratiqués et leur
productivité ; Ce chapitre présente une synthèse des résultats
- l’utilisation des rizières en contre-saison ; pour les principaux indicateurs.
- les pratiques culturales adoptées ;

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 47


13. TYPES DE RIZICULTURE

13.1. DEFINITION
Une forte proportion de rizières avec contrôle de
Deux grands types de riziculture se distinguent à l’eau se rencontre dans les régions Amoron’I Mania
Madagascar. Le premier concerne le riz de bas-fonds et Haute Matsiatra, autrefois à vocation rizicole
(et par extension de terrasses), dont l’alimentation prononcée.
en eau s’effectue par une nappe phréatique située au
niveau ou au-dessus du système racinaire. La Les grands périmètres irrigués et leurs alentours
riziculture de bas-fonds peut être irriguée (le riz ressortent également : le périmètre de Dabara,
est submergé durant toute la saison, apport continu (district de Morondava, région de Menabe), le
d’eau avec contrôle de la hauteur de la lame et périmètre de Bas Mangoky (district de Morombe,
possibilité de drainage) ou submergée sans contrôle région de Atsimo Andrefana). D’autres zones
de l’eau (le riz est submergé durant la plupart du bénéficient de l’appui de projets/programmes
temps de culture, pas ou peu de contrôle de l’apport intervenant dans l’aménagement hydro-agricole :
d’eau provenant des pluies et rivières, hauteur d’eau projet Haut Bassin Mandrare II (district
variable mais généralement faible). Les systèmes d’Amboasary sud, région d’Anosy), projet Périmètre
d’irrigation peuvent être modernes (avec barrage et Sud-Est (district de Manakara, région Vatovavy
prises d’eau en dur) ou traditionnels (barrage en Fitovinany et district de Farafangana, région Atsimo
terre). Atsinanana). Dans toutes ces zones, les rizières avec
contrôle de l’eau occupent plus de 75 % de terres
Le riz de tanety, par opposition au riz de bas-fonds, cultivées en riz.
désigne à Madagascar le riz qui est pratiqué en
pluvial (alimentation en eau des plantes assurée par Cependant, une variabilité importante apparaît dans
les pluies), sur les terres de colline, pour lequel la certaines régions, particulièrement Vatovavy
nappe phréatique se situe en dessous de la zone Fitovinany, Atsimo Atsinanana, Atsimo Andrefana et
racinaire. Androy. Parmi les communes de ces régions, la
proportion de rizières avec contrôle de l’eau varie de
plus de 75 % à pratiquement 0 %., traduisant pour
13.2. PRESENTATION DES DONNEES ces dernières communes la prédominance du riz de
tanety ou de la riziculture submergée sans contrôle
La répartition des surfaces cultivées en riz en de l’eau.
fonction du mode de conduite de l’eau (tanety, bas-
fonds sans contrôle de l’eau, bas-fonds avec contrôle
traditionnel et bas-fonds avec contrôle moderne de 13.4. LIMITATIONS
l’eau) a été estimée par les focus group durant
l’enquête. L’appréciation des proportions de rizières avec
contrôle de l’eau a suscité parfois des débats au sein
La carte 10 présente la proportion des rizières de du focus group sur le niveau de fonctionnement de
bas-fonds cultivées en irrigué, avec un système certains réseaux hydro-agricoles modernes. Certains
moderne ou traditionnel de contrôle de l’eau. peuvent avoir plusieurs années et ne fonctionner que
de façon très imparfaite.

13.3. COMMENTAIRES La perception des paysans riziculteurs est donc


parfois en contradiction avec celle des autorités
57 communes (19 %) enquêtées, essentiellement locales de la commune. Malgré leur imprécision, les
localisées dans l’extrême sud correspondant à la chiffres fournis par les paysans semblent plus
zone semi-aride, ne pratiquent pas la riziculture et proches de la réalité, par le fait qu’ils sont les
ont été exclues de l’analyse. premiers utilisateurs de ces rizières.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 48


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 49
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 50
14. PRODUCTIVITE RIZICOLE

14.1. DEFINITION dans les zones où une grande partie des rizières est
sous contrôle de l’eau, même si ce n’est pas le seul
La productivité rizicole a été appréciée par le facteur conditionnant le rendement. Ainsi, 55 % des
rendement des cultures en année normale, exprimé communes ont un rendement compris entre 2 à
en tonnes de paddy produit par hectare. 3 t/ha, majoritairement dans la province de
Fianarantsoa. 30% des communes, réparties assez
Plusieurs cycles culturaux (généralement 2, voire équitablement entre les deux provinces, annoncent
même parfois 3 dans certaines régions) sont des rendements entre 1 à 2 t/ha.
pratiqués dans l’ensemble de cette moitié sud de l’île.
Dans ce travail, le terme « riz de 1ère saison » définit Quelques communes (10 %) parviennent à franchir la
le riz dont la plus grande partie du cycle cultural se barre de 3 t/ha. Ce sont généralement les communes
déroule durant la saison des pluies, de décembre à disposant de périmètres irrigués aménagés :
juin. Ce type de riz se retrouve sous différentes périmètre de Dabara (région Menabe), périmètres de
appellations locales, telles que vary tsipala dans les Bas Mangoky et de Bezaha Taheza (région Atsimo
régions sud et ouest (Atsimo Andrefana, Androy, Andrefana), grappe de périmètres de Tsivory et de
Menabe et Anosy), vary taombe ou vary afara sur les Betroka (région Anosy) et quelques petits
Hautes-Terres (Amoron’I Mania, Haute Matsiatra et périmètres irrigués sur les Hautes-Terres.
Ihorombe), vary vatomandry dans la partie est
(Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana). Au Les rendements sont globalement meilleurs sur les
niveau national, la période pluvieuse constitue la zones des Hauts-Plateaux que sur les côtes. Les
principale saison rizicole et fournit près de 70 % de conditions naturelles de production y sont plus
la production annuelle nationale. favorables (précipitations élevées et régulières), et
les techniques culturales plus avancées (pratique du
Les cultures dont la plus grande partie du cycle repiquage, préparation du sol à la charrue ou à
cultural du riz se déroule durant la saison sèche, de l’angady). Sur les zones côtières, la pratique de la
juin à décembre, sont regroupées sous la double culture de riz sans engrais, la préparation de
dénomination de « riz de 2ème saison ». sol par piétinage et l’irrégularité des pluies
expliquent en grande partie la tendance de faibles
14.2. PRESENTATION DES DONNEES rendements.

Les données présentées découlent des déclarations Rendement moyen (t/ha)


recueillies auprès des focus group, et n’ont pas fait
l’objet de mesures de rendement sur le terrain. Dans
Région 1ère s. 2ème s. tanety
le cas où la commune dispose d’un technicien agricole, Haute Matsiatra 2,3 2,0 1,3
une confrontation avec les chiffres de ce dernier a Amoron'I Mania 2,0 1,9 1,9
permis d’estimer la moyenne communale. Vatovavy Fitovinany 1,7 1,2 1,0
Ihorombe 2,1 1,5 ---
Les données présentées sur la carte 11 ne
concernent que le riz de 1ère saison. Atsimo Atsinanana 2,1 1,8 1,0
Atsimo Andrefana 2,6 2,0 1,4
14.3. COMMENTAIRES Androy 1,9 1,3 0,8
Anosy 2,4 1,4 0,5
A Madagascar, la productivité du riz reste encore
Menabe 2,6 2,8 0,8
faible par rapport à celle d’autres pays producteurs
de riz. Les moyennes sur les communes SIRSA sont Zone SIRSA 2,1 1,7 1,1
de 2,1 t/ha pour le riz de 1ère saison, 1,7 t/ha pour le
riz de 2ème saison et de 1,1 t/ha pour le riz de tanety.
Ces chiffres concordent avec les résultats de 14.4. LIMITATIONS
l’enquête ILO (2001), qui estiment que le niveau de
productivité médiane pour la riziculture aquatique L’appréciation des rendements en t/ha est très
tourne autour des 2 t/ha. De fortes variabilités difficile en milieu rural, où les producteurs parlent
existent cependant entre les régions, en fonction plus volontiers de sacs de paddy par parcelle. Pour
notamment des conditions naturelles de production des données plus précises, obtenues par des relevés
et des technologies adoptées. de terrain sur base d’échantillonnages, on se
réfèrera aux résultats du recensement agricole
En général, les meilleurs rendements se rencontrent actuellement en cours.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 51


15. POTENTIEL RIZ

15.1. DEFINITION de 5-6 mois de consommation pour les communes qui


pratiquent la riziculture. Le riz de 1ère saison
Le potentiel riz représente la production rizicole à constitue l’essentiel de ce potentiel (62 %), suivi par
laquelle la population s'attend en année normale. Il le riz de 2ème saison (31 %) et le riz de tanety (8 %).
est exprimé en mois de consommation que
représenterait cette production si elle était Parmi les communes qui pratiquent ce type de
consommée dans sa totalité (indépendamment de la riziculture, le riz de 1ère saison fournit en moyenne
part qui pourrait être commercialisée). 4,1 mois de consommation, le riz de 2ème saison 2,6
mois et le riz de tanety 2,1 mois dans la province de
Fianarantsoa, alors que ces potentiels sont de 3,7 ;
15.2. PRESENTATION DES DONNEES 2,8 et 1,3 mois respectivement dans la province de
Tuléar.
La classification utilisée comprend 5 catégories,
variant de 1-2 mois à 10-12 mois, qui correspondent 94 communes (38 % des communes productrices de
aux mois de consommation couverts par la production riz) ont un potentiel de 7-9 mois et 13 (5 %, dont 12
propre des ménages. en province de Fianarantsoa) un potentiel de 10-12
mois, en majorité réparties sur la zone des Hauts-
Le potentiel riz cumule les productions des Plateaux.
différentes cultures : 1ère et 2ème saisons et riz de
tanety. En province de Fianarantsoa, toutes les communes
disposent toujours d’au moins 3 mois de
consommation, alors qu’en province de Tuléar, où le
15.3. COMMENTAIRES riz n’est pas nécessairement la culture principale
pour beaucoup de communes, le potentiel riz est
Le potentiel riz dépend de la combinaison de parfois inférieur à 2 mois de consommation.
l’importance de la pratique de la riziculture dans la
commune et du niveau de rendement des cultures. 57
communes (19 %) enquêtées, toutes situées en 15.4. LIMITATIONS
province de Tuléar dans la zone semi-aride, ne
pratiquent pas la riziculture et ont donc un potentiel Le potentiel riz englobe la part de la production qui
riz nul. sera éventuellement commercialisée, et ne considère
pas les pertes qui pourraient être encourues durant
Dans l’ensemble de la zone, ce potentiel varie le stockage.
largement entre les communes. La valeur médiane est

Contribution des types de riz au potentiel


100%

80%

60%

40%

20%

0%
A. M ania Hte M Ihor. Vat F A. Ats Anosy Androy A. And M en

Riz 1 Riz 2 Tanety

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 52


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 53
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 54
16. COMMERCIALISATION DU PADDY

16.1. DEFINITION permettent plutôt d’atténuer la soudure que


d’améliorer la trésorerie des ménages.
Généralement, une partie de la production de paddy
est commercialisée par les ménages, sous forme de Les quatre régions de la province de Tuléar
paddy aux collecteurs, ou parfois sous forme de riz présentent une part de commercialisation élevée, en
blanc sur les marchés lorsqu’il y a des décortiqueries. moyenne entre 50 à 75 %, malgré parfois des
niveaux de production relativement bas. Dans cette
La vente ne s’effectue pas obligatoirement au province, le riz vient en concurrence avec d’autres
moment de la récolte, surtout dans les zones produits, tels que le maïs, le manioc ou la patate
disposant de greniers communautaires. C’est douce comme aliment de base. Il est plutôt destiné à
cependant généralement le cas (la plus grande part la vente qu’à la consommation.
des ventes se réalisent entre juin et août) car les
producteurs ont des crédits de production à A Fianarantsoa, où le riz constitue par contre le
rembourser, ou des dépenses non-agricoles en principal aliment de base de la population, les
attente. La commercialisation ne concerne pas que le moyennes régionales de la part commercialisée sont
surplus de production : la plupart des riziculteurs plus faibles qu’à Tuléar. Elles varient entre 25 à 50%
(entre 80 et 90 % selon les données des de la production. Amoron’I Mania est la région la
Observatoires Ruraux) seront ainsi contraints à moins exportatrice de riz, avec une moyenne
racheter du riz plus tard dans l’année. régionale inférieure à 25%.

Au sein d’une région, le niveau d’enclavement des


16.2. PRESENTATION DES DONNEES communes conditionne également les quantités de riz
commercialisées, ainsi que les prix au producteur. Il
La carte 13 présente la part moyenne de la n’est pas possible avec nos données d’estimer la part
production de riz (tous types de riz confondus) de la production qui est revendue dans la commune
vendue par commune, sous forme de paddy ou de riz de celle qui en sort.
blanc. Les données proviennent des déclarations des
focus group et non des enregistrements communaux Selon l’enquête ILO (2001), un peu plus de 40 % des
qui ne considèrent que les produits sortant de la communes, à l’échelle nationale, possèdent au moins
commune. une décortiquerie, mais cette proportion descendrait
même à 5 % dans la région Anosy.

16.3. COMMENTAIRES
16.4. LIMITATIONS
D’une manière générale, la part de riz
commercialisée n’est pas directement La part de riz commercialisée est donnée en classes
proportionnelle au potentiel riz. D’autres facteurs de pourcentage car il s’agit d’une estimation basée
entrent en jeu, comme la place du riz dans les sur les ventes effectuées par les ménages,
habitudes alimentaires et l’importance des autres généralement non enregistrées par la commune.
activités génératrices de revenu dans la commune.
Des fluctuations importantes des niveaux de
L’essentiel de la part commercialisée provient du riz commercialisation peuvent intervenir d’une année à
de 1ère saison. D’une part, le riz de 1ère saison l’autre, en fonction notamment de la conjoncture
constitue l’essentiel de la production, et d’autre part économique qui dicte les prix proposés aux
les récoltes de 2ème saison et de riz de tanety producteurs.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 55


17. UTILISATION DES RIZIERES EN CONTRE-SAISON

17.1. DEFINITION région est celle de Atsimo Andrefana,


principalement dans sa partie nord, où les grands
La contre-saison est la saison de culture qui se situe périmètres irrigués sont mis en valeur à plus de 90%,
entre deux saisons principales successives. Pour essentiellement en riz de 2ème saison.
Madagascar, la saison principale considérée est celle
qui correspond au riz de 1ère saison (saison des pluies Les 3 régions Androy, Menabe et Anosy ont en
de décembre à juin). La contre-saison se situe donc moyenne moins de 20 % de leurs rizières cultivées en
entre juin et décembre et est relativement sèche et contre-saison. Le climat semble ici le premier
froide. facteur limitant, avec un déficit de précipitations
plus accentué pendant cette période.

17.2. PRESENTATION DES DONNEES Les régions restantes (Vatovavy Fitovinany, Atsimo
Atsinanana et Ihorombe) se trouvent en situation
Les données recueillies lors des entretiens avec les intermédiaire, avec 20% à 50% des rizières mises en
focus group précisent l’utilisation des rizières en culture pendant la contre-saison.
contre-saison, en termes de pourcentages des
superficies consacrées au riz de 2ème saison, à une La culture dominante en contre-saison dans les
autre culture que le riz ou laissées en jachère. rizières est partout le riz de 2ème saison,
particulièrement dans les régions Vatovavy
La carte 14 présente ainsi la proportion de rizières Fitovinany et Atsimo Atsinanana, où ce riz porte le
cultivées en contre-saison, quelle que soit la culture. nom de vary hosy, et à Anosy, où ce riz est appelé
vary aloha.

17.3. COMMENTAIRES Le haricot, la tomate ou la pomme de terre sont les


autres cultures prédominantes dans les régions
La mise en valeur des rizières pendant la contre- Amoron’I Mania, Haute Matsiatra et Menabe. Dans
saison dépend de plusieurs facteurs, dont les les districts de Betioky Atsimo et Ampanihy (région
conditions naturelles de production (précipitations, Atsimo Andrefana), il s’agit plutôt de cultures telles
températures), l’importance du riz de 1ère saison, le que le pois du cap, l’oignon ou la courge.
niveau de fertilité des sols et l’importance des
autres activités génératrices de revenu.
17.4. LIMITATIONS
Environ 18 % des communes possédant des rizières,
essentiellement situées dans les régions Anosy et La connaissance exacte de la superficie des parcelles
Androy, ne les cultivent pas en contre-saison. est extrêmement rare dans le milieu rural et les
informations présentées ne sont donc données qu’à
Trois régions disposent en moyenne de plus de 50% titre indicatif. Pour des données plus précises,
de rizières cultivées en contre-saison. Il s’agit obtenues par des relevés de terrain sur base
d’Amoron’I Mania et de la Haute Matsiatra, où d’échantillonnages, on se réfèrera aux résultats du
plusieurs petits périmètres irrigués sont cultivés en recensement agricole actuellement en cours.
riz de 2ème saison ou autres cultures. La troisième

Utilisation des rizières en contre-saison


100%

80%

60%

40%

20%

0%
A. M ania Hte M Ihor. Vat F A. Ats Anosy Androy A. And M en

Riz 2 Autres cultures Non cultivé

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 56


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 57
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 58
18. FERTILITE DES RIZIERES

18.1. DEFINITION Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et la partie


est de l’Anosy). Les rizières de cette zone sont en
La fertilité d’un sol représente son aptitude à grande partie constituées par des anciens marais,
satisfaire les besoins minéraux et organiques des déjà moins fertiles par nature, et la dégradation de
plantes pendant leur cycle de développement. leur fertilité est accélérée par une pratique
importante de la double culture de riz sans apport
Dans la conception des paysans malgaches, le niveau d’engrais (carte 16).
de fertilité des rizières s’apprécie à l’œil et est
directement lié au rendement en riz. Les régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra
pratiquent également une exploitation permanente
des rizières. Cependant, les cultures de contre-
18.2. PRESENTATION DES DONNEES saison sont plutôt des légumineuses ou la pomme de
terre et l’utilisation des fertilisants est assez
La carte 15 présente par district la proportion des répandue, ce qui explique que la dégradation de la
communes enquêtées qui signalent que le niveau de fertilité des rizières y est moins accentuée.
fertilité des sols de leurs rizières s’est dégradé au
cours des 10 dernières années. Cette dégradation Quelques districts de la partie occidentale de l’île
peut être légère (les rizières deviennent moins sont également moins affectés par la dégradation de
fertiles) ou avancée (les sols sont très dégradés). la fertilité des rizières. L’utilisation de fertilisants y
Les données traduisent l’appréciation du focus group, est très marginale (moins de 25 % des ménages),
et ne concernent pas les districts non producteurs mais les rizières n’y sont pas exploitées de façon
de riz. aussi intensive (peu ou pas de cultures de contre-
saison).

18.3. COMMENTAIRES Il faut cependant noter que ces explications ne


constituent pas une règle générale. La situation
Le problème de fertilité des sols devient de plus en géographique particulière des rizières peut par
plus préoccupant à Madagascar. Le principal facteur exemple moduler ces diagnostics. Les rizières
de dégradation des rizières est leur utilisation bénéficiant d’apports alluvionnaux des grands
intensive et permanente (double culture annuelle de fleuves ou rivières maintiennent plus facilement leur
riz), sans apport extérieur d’engrais (minéraux ou niveau de fertilité, même si elles sont exploitées de
organiques) pour compenser les éléments absorbés façon permanente (cas de la partie nord de la région
par le riz à chaque cycle. Atsimo Andrefana par exemple, grâce à la présence
du fleuve Mangoky).
Sur l’ensemble de la zone, 77 % des communes
considèrent que la fertilité de leurs sols de rizière a
diminué au cours des 10 dernières années. 19 % 18.4. LIMITATIONS
estiment même qu’ils se sont très dégradés. Seuls 2
districts (Manja et Beroroha dans la région Menabe) Ces considérations ne sont pas basées sur des
n’ont pas de communes enquêtées signalant une relevés pédologiques, mais bien sur l’appréciation du
dégradation de la fertilité des sols de leurs rizières. niveau de fertilité donnée par les producteurs. Ces
appréciations sont bien souvent basées sur les
La dégradation de la fertilité est signalée par 100 % niveaux de rendements obtenus, alors que ceux-ci
des communes dans 12 districts qui se concentrent sont conditionnés par la combinaison de plusieurs
surtout dans la partie sud-est de l’île (régions facteurs.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 59


19. FERTILISATION DES RIZIERES

19.1. DEFINITION présente étude, même si elle ne distingue pas le type


de fertilisants, l’influence de ces facteurs est en
L’amélioration de la productivité agricole est un axe partie confirmée.
stratégique essentiel de la Stratégie de Lutte
contre la Pauvreté et du Programme National de Le taux d’adoption des fertilisants est clairement
Développement Rural. De nombreuses données ont plus élevé dans les régions de Haute Matsiatra et
été recueillies durant l’enquête structurelle sur Amoron’I Mania, où se retrouvent 34 des 45
l’adoption des techniques améliorées, telles que le communes avec plus de 25 % de ménages y ayant
mode de préparation des sols ou de repiquage, ou recours. Cette forte utilisation des fertilisants par
l’accès aux intrants. Le maintien, voire l’amélioration rapport aux autres régions se justifie dans le
de la fertilité des sols, est entre autre une des contexte d’exploitation plus intensive des rizières,
priorités pour parvenir à augmenter la production avec la pratique de cultures de contre-saison telles
rizicole. Ce chapitre s’intéresse à l’utilisation des que le haricot, la pomme de terre, l’orge…
engrais, minéraux ou organiques, dans la conduite de
la riziculture. Les districts les plus enclavés présentent d’autre
part les taux d’adoption les plus faibles. C’est le cas
par exemple de Befotaka et Midongy Atsimo (région
19.2. PRESENTATION DES DONNEES Atsimo Atsinanana), Iakora (région Ihorombe),
Manja et Belon’i Tsiribihina (région Menabe),
La carte 16 illustre la proportion des ménages Beroroha (Sud-Ouest) où aucune commune ne
utilisant des fertilisants (minéraux ou organiques) en rapporte la moindre utilisation de fertilisants. D’une
riziculture, d’après les entretiens menés avec les part, la difficulté d’accessibilité de ces districts
focus group. limite la présence de revendeurs et donc la
disponibilité d’engrais chimiques. D’autre part, le
faible niveau de commercialisation du riz
19.3. COMMENTAIRES (essentiellement en interne dans les communes avec
des prix au producteur très bas) réduit la rentabilité
Le taux d’adoption des fertilisants reste très faible économique de la fertilisation.
à Madagascar, même si les opérations
d’approvisionnement en engrais à crédit, suivant le
système voucher ou sur financement PSDR, semblent 19.4. LIMITATIONS
avoir porté des fruits. Sur la zone SIRSA étudiée,
37 % des communes productrices de riz ont indiqué Il existe peu de données précises permettant de
qu’aucun ménage n’utilise des fertilisants sur les quantifier l’utilisation des engrais. L’appréciation de
rizières, et un peu moins du quart (23 %) estiment la proportion de ménages ayant recours aux
que plus de 25 % des ménages y ont recours. fertilisants reste difficile pour le focus group, même
en ne recherchant que des données sous forme semi-
D’après les résultats de l’enquête ILO (2001), trois quantitative. En outre, l’analyse ne reflète que le
facteurs influencent fortement d’une manière niveau d’adoption de ces fertilisants, mais ne fournit
positive la probabilité d’adoption des engrais pas d’indications sur l’étendue des rizières
(minéraux) : la maîtrise de l’eau, le prix du riz et la fertilisées.
pratique de la culture de contre-saison. Dans la

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 60


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 61
20. CONTRAINTES POUR LA RIZICULTURE

20.1. DEFINITION de la nappe et un manque d’infrastructures hydro-


agricoles performantes.
Toute situation, quelle que soit sa nature, pouvant
freiner le développement de la riziculture est Elle est moins problématique dans la région Androy,
considérée comme une contrainte. Pour les besoins où la contrainte principale est plutôt la sécheresse,
de l’analyse, elles ont été regroupées dans les et dans la région Atsimo Andrefana où il s’agit
catégories suivantes : surtout du manque d’équipement agricole.

- Problèmes phytosanitaires Le manque d’équipement agricole est d’ailleurs la


- Problèmes variétaux seconde contrainte la plus fréquente, mentionnée par
- Problèmes fonciers 39 % des communes, suivie par le climat (38 %), les
- Maîtrise de l'eau problèmes phytosanitaires (29 %), le manque
- Fertilisation / intrants d’encadrement technique (25 %) et les problèmes
- Climat liés à la fertilisation et aux intrants (20 %).
- Ensablement
- Encadrement technique Les difficultés liées à la sécurité rurale ont été
- Equipement agricole mentionnées dans 35 communes (14 %). Elles sont
- Crédit plus particulièrement importantes dans les districts
- Manque de main d'œuvre de Manandriana (région Amoron’I Mania), Iakora
- Niveau des prix (région Ihorombe), Vondrozo (région Atsimo
- Enclavement Atsinanana) et Sakaraha (région Atsimo Andrefana).
- Sécurité rurale Les contraintes de main d’œuvre ne sont apparues
parmi les 3 principales que dans une seule commune
(Vohitrarivo, district de Ambohimahasoa, région
20.2. PRESENTATION DES DONNEES Haute Matsiatra).

Les données sur les principales contraintes pour la Les paysans accordent donc plus d’importance aux
riziculture ont été obtenues lors des entretiens au contraintes rencontrées au niveau de la production
niveau des focus group. Les 3 principales contraintes proprement dite (conditions et moyens de
sont présentées par ordre d’importance pour chaque production) qu’au niveau de la commercialisation. Les
district. Ces contraintes concernent tous types de contraintes liées à cette dernière (enclavement,
rizicultures confondus. niveaux des prix) ne leur sont pas primordiales.

20.3. COMMENTAIRES 20.4. LIMITATIONS

La maîtrise de l’eau reste la principale contrainte Le tableau 1 donne une vision synthétique, au niveau
dans l’ensemble de la zone. Cette contrainte a été du district, des contraintes les plus fréquemment
mentionnée par 67 % des communes productrices de citées par les communes. Pour plus de précisions sur
riz, et est la principale dans 36 % d’entre elles. Elle les 3 principales contraintes par commune, on se
se rencontre même dans les districts qui annoncent référera aux monographies communales.
une proportion élevée de rizières avec contrôle de
l’eau, traduisant ainsi le coté imparfait du contrôle

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 62


Tableau 1 : Principales contraintes à la riziculture

Code Contraintes
District
district Principale Secondaire Tertiaire
Province : Fianarantsoa
Région : Haute Matsiatra
21205 Ambalavao Climat Maîtrise de l'eau Encadrement technique
21208 Ambohimahasoa Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Problèmes phytosanitaires
21219 Ikalamavony Maîtrise de l'eau Climat Ensablement
21220 Fianarantsoa II Maîtrise de l'eau Climat Fertilisation / intrants

Région : Amoron'I Mania


22202 Ambatofinandrahana Problèmes fonciers Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants
22203 Ambositra Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Sécurité rurale
22204 Fandriana Fertilisation / intrants Maîtrise de l'eau Problèmes phytosanitaires
22223 Manandriana Sécurité rurale Problèmes phytosanitaires Maîtrise de l'eau
Région : Vatovavy Fitovinany
23206 Ifanadiana Problèmes fonciers Problèmes phytosanitaires Encadrement technique
23207 Nosy Varika Maîtrise de l'eau Equipement agricole Fertilisation / intrants
23209 Mananjary Climat Maîtrise de l'eau Problèmes fonciers
23210 Manakara Atsimo Maîtrise de l'eau Equipement agricole Crédit
23211 Ikongo Maîtrise de l'eau Problèmes fonciers Crédit
23212 Vohipeno Maîtrise de l'eau Equipement agricole Climat
Région : Ihorombe
24216 Ihosy Maîtrise de l'eau Problèmes phytosanitaires Sécurité rurale
24218 Ivohibe Maîtrise de l'eau Enclavement Fertilisation / intrants
24221 Iakora Sécurité rurale Enclavement Crédit
Région : Atsimo Atsinanana
25213 Farafangana Maîtrise de l'eau Equipement agricole Fertilisation / intrants
25214 Vangaindrano Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Equipement agricole
25215 Midongy Atsimo Maîtrise de l'eau Enclavement Problèmes phytosanitaires
25217 Vondrozo Sécurité rurale Problèmes phytosanitaires Problèmes variétaux
25222 Befotaka Maîtrise de l'eau Climat Equipement agricole

Province : Toliary

Région : Atsimo Andrefana


51503 Beroroha Equipement agricole Problèmes phytosanitaires Maîtrise de l'eau
51504 Morombe Equipement agricole Maîtrise de l'eau Sécurité rurale
51505 Ankazoabo Atsimo Equipement agricole Maîtrise de l'eau Problèmes fonciers
51506 Betioky Atsimo Problèmes phytosanitaires Maîtrise de l'eau Ensablement
51507 Ampanihy Climat Equipement agricole Fertilisation / intrants
51512 Sakaraha Sécurité rurale Climat Equipement agricole
51520 Toliary II Problèmes variétaux Maîtrise de l'eau Ensablement
51521 Benenitra Climat Problèmes phytosanitaires Encadrement technique
Région : Androy
52513 Beloha Pas de riziculture
52514 Tsihombe Pas de riziculture
52516 Ambovombe Androy Climat Equipement agricole Maîtrise de l'eau
52518 Bekily Climat Equipement agricole Maîtrise de l'eau
Région : Anosy
53515 Tolanaro Maîtrise de l'eau Climat Equipement agricole
53517 Betroka Maîtrise de l'eau Equipement agricole Fertilisation / intrants
53519 Amboasary Atsimo Climat Maîtrise de l'eau Encadrement technique
Région : Menabe
54502 Manja Equipement agricole Crédit Problèmes phytosanitaires
54508 Morondava Maîtrise de l'eau Equipement agricole Enclavement
54509 Mahabo Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Sécurité rurale
54510 Belon'i Tsiribihina Maîtrise de l'eau Equipement agricole Encadrement technique
54511 Miandrivazo Maîtrise de l'eau Equipement agricole Encadrement technique

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 63


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 64
PRODUCTION AGRICOLE ET
POTENTIEL ALIMENTAIRE

Le « potentiel alimentaire » est une notion conjoncturelles prévalant pour l’année en cours, et à
importante dans la méthodologie SIRSA. Il analyser leur impact sur les mécanismes d’accès aux
représente la production des aliments à laquelle la aliments.
population s'attend en année normale, en intégrant
les potentiels agricole, laitier, pêche et de cueillette. Ce chapitre vise à dresser le profil des communes en
Une année « normale » n’est pas nécessairement une termes de production agricole : quelles sont les
bonne année, et ne signifie pas automatiquement un principales spéculations pratiquées, et de quelle
accès adéquat à la nourriture pour tous. manière contribuent-elles à la constitution des
réserves alimentaires des ménages ?
L’expertise consiste donc à estimer les données

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 65


21. PRINCIPALES CULTURES VIVRIERES

21.1. DEFINITION riz.

Les cultures vivrières sont celles cultivées pour leur Parmi les communes à prédominance riz, 14 %
production alimentaire, et qui constituent la base de consacrent une superficie plus importante au riz de
l’alimentation de la population. A Madagascar, les 2ème saison et 5 % au riz de tanety, plutôt qu’au riz
principales cultures vivrières sont le riz, le manioc, le de 1ère saison. Le riz de tanety n’apparaît en
maïs, la patate douce, le taro et le sorgho. première place que dans quelques communes de
l’intérieur des régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo
Atsinanana.
21.2. PRESENTATION DES DONNEES
Si l’on exclut le riz de l’analyse (carte 18), le manioc
Les discussions avec les focus group ont permis s’impose comme spéculation dominante dans 80 %
d’identifier pour chaque commune les cultures des communes. Le maïs vient en seconde position,
vivrières pratiquées et leur ordre d’importance en dans 13 % des communes, celles-ci étant localisées à
termes de superficie occupée. Une distinction a été quelques exceptions près dans la région Menabe et
faite pour le riz de 1ère saison, de 2ème saison (sur l’extrême pointe sud de l’île. La patate douce
bas-fonds) ou de tanety. surpasse ces 2 cultures dans la partie Est (Hauts-
Plateaux) des régions Amoron’I Mania et Haute
Matsiatra, dans quelques communes côtières de la
21.3. COMMENTAIRES région Androy, ainsi qu’à Ianantsony (Saint-Augustin)
près de Tuléar.
Les itinéraires culturaux répondent aux conditions
locales, spécialement au climat qui influence le plus Notons que le sorgho n’apparaît dans la liste des
le choix des spéculations. Cependant, le profil cultures vivrières pratiquées que dans quelques
topographique des zones de culture, les communes des districts de Tsihombe et Beloha
opportunités de commercialisation ou la « valeur (région Androy), mais uniquement en 4ème position
sociale » d’une culture peuvent également entrer en dans l’ordre d’importance. Il en est de même pour le
ligne de compte. Ces choix culturaux déterminent à taro, uniquement à Imito (région Amoron’I Mania) et
leur tour les habitudes alimentaires des populations. à Ambodinonoka (région Vatovavy Fitovinany).

Parmi les communes enquêtées, le riz représente la


principale culture vivrière pour 64 % d’entre elles. 21.4. LIMITATIONS
Vient ensuite le manioc (25 % des communes), le maïs
(8 %) et la patate douce (3 %). Le critère « superficie occupée » a été préféré pour
les besoins de l’analyse. Ceci ne signifie pas
La zone SIRSA se divise en deux parties bien nécessairement que la culture principale fournit le
distinctes : la frange semi-aride à l’extrême sud / plus de production en termes de couverture des
sud-ouest (en province de Tuléar) à prédominance besoins alimentaires.
manioc, et le reste de la zone à forte prédominance

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 66


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 67
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 68
22. PRINCIPALES CULTURES DE RENTE

22.1. DEFINITION annuelle pour 29 % des communes.

En théorie, une culture est dite « de rente » Le haricot est principalement pratiqué sur les
lorsqu’elle est cultivée pour être commercialisée sur Hautes-Terres (régions Amoron’I Mania et Haute
les marchés ou par des filières spécifiques. Elle peut Matsiatra), surtout en contre-saison sur rizières
être annuelle, si elle doit être resemée chaque année (principale culture pour 18 % des communes).
(arachide, haricot, pois du Cap, oignon, …), ou
pérenne si elle survit au moins 3 ans (café, girofle, La banane (16 % des communes) et la canne à sucre
vanille, letchi…). (10 %) se cultivent plutôt dans la zone Est (régions
Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et la partie
Dans la pratique, la distinction entre cultures Est de l’Anosy), qui sont plutôt des régions à forte
vivrières et cultures de rente n’est pas aussi pluviométrie.
évidente, car toutes les cultures à Madagascar
entrent en général dans un circuit de Le niébé arrive en tant que première culture de
commercialisation. On parlera donc de cultures de rente annuelle dans l’extrême sud / sud-ouest de la
rente pour les cultures autres que celles qui zone, plus aride, dans 10 % des communes. Le reste
constituent la base de l‘alimentation (autres que le des communes (17 %) se répartissent entre lentille,
riz, le manioc, le maïs, la patate douce, le taro et le pois du Cap, voandzou, pois chiche, coton, tabac,
sorgho). pomme de terre, tomate, oignons et autres fruits.

Les cultures de rente pérennes sont absentes dans


22.2. PRESENTATION DES DONNEES 57 % des communes, et considérées d’importance
mineure dans 14 %. Seule la côte est / sud-est,
Les discussions avec les focus group ont permis présentant un climat tropical chaud et humide,
d’identifier pour chaque commune les cultures de convient à ce type de culture. Le café y domine très
rente pratiquées et leur ordre d’importance en largement, suivi par le letchi, la girofle et la vanille.
termes de superficie occupée. Une distinction a été Quelques communes des régions Haute Matsiatra et
faite pour les cultures annuelles et les cultures Amoron’I Mania (dans leur partie Est) pratiquent la
pérennes. culture de fruits tels que l’orange, la pêche ou la
vigne.

22.3. COMMENTAIRES
22.4. LIMITATIONS
Comme pour les cultures vivrières, les conditions du
milieu sont déterminantes, mais la valeur Le critère « superficie occupée » a été préféré pour
économique de la production et les opportunités de les besoins de l’analyse. Ceci ne signifie pas
commercialisation jouent ici un rôle plus important nécessairement que la culture principale est la plus
sur le choix des spéculations. importante en termes de rendement monétaire.

Seules 4 communes n’ont pas fourni d’informations L’importance de certaines cultures de rente
sur la pratique des cultures de rente. exploitées d’une manière industrielle peut également
être sous-estimée, particulièrement si elles n’ont pas
L’arachide domine sur les plateaux de Horombe, de un impact économique direct sur les ménages. C’est
Mahafaly et le haut bassin de Mandrare (région le cas lorsque la culture est fortement mécanisée ou
Ihorombe, une partie des régions Anosy, Androy et confiée à une main d’œuvre qualifiée provenant
Atsimo Andrefana), où les sols sont plutôt pauvres d’autres régions et lorsque les productions sont
en matière organique et la pluviométrie moyenne à transformées et directement exportées en dehors
faible. Elle constitue la principale culture de rente de la commune.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 69


23. CONTRAINTES POUR LES CULTURES DE RENTE PERENNES

23.1. DEFINITION soit les structures de commercialisation, soit le


niveau des prix aux producteurs. C’est le cas
Toute situation, quelle que soit sa nature, pouvant notamment pour les communes pratiquant la
freiner le développement des cultures de rentes caféiculture, en liaison avec la baisse des cours sur
pérennes est considérée comme une contrainte. Pour le marché mondial. L’enclavement, en relation avec
les besoins de l’analyse, elles ont été regroupées les circuits commerciaux, est également cité dans
dans les catégories suivantes : quelques districts des régions Vatovavy Fitovinany et
Atsimo Atsinanana.
- Problèmes phytosanitaires
- Problèmes variétaux Le vieillissement des plantations vient en seconde
- Problèmes fonciers position. En particulier, le vieillissement des
- Maîtrise de l'eau plantations de café est jugé comme très important
- Fertilisation / intrants par 89 % des communes pratiquant cette culture, et
- Climat important par 8 %. La plupart des plantations à
- Vieillissement des plantations Madagascar datent des années 50.
- Encadrement technique
- Crédit Dans les districts où les cultures de rente pérennes
- Manque de main d'œuvre sont pratiquées par des industries (cas de
- Niveau des prix l’exploitation de sisal dans le district d’Ambosary
- Enclavement Atsimo, ou de l’exploitation de tabac à Miandrivazo),
- Sécurité rurale les contraintes principales sont plus spécifiques et
- Structures de commercialisation plutôt liées aux conditions locales : le climat pour le
- Qualité des productions sisal, les conditions d’irrigations pour le tabac.

D’autres districts qui pratiquent des cultures de


23.2. PRESENTATION DES DONNEES rente pérennes autres que le café et non
industrielles ont avancé des contraintes principales
Les données sur les principales contraintes pour les très particulières. Dans ces districts, ces cultures
cultures de rente pérennes ont été obtenues lors sont pratiquées par des paysans d’une manière
des entretiens au niveau des focus group. Les 3 relativement moderne (utilisation des fertilisants,
principales contraintes sont présentées par ordre entretien régulier, traitement des maladies…). Pour
d’importance pour chaque district. Ces contraintes le cas du district d’Ambositra par exemple, où
concernent tous types de cultures confondus. l’orange constitue une culture de rente importante,
la principale contrainte est liée aux problèmes
phytosanitaires.
23.3. COMMENTAIRES

Dans l’ensemble, les contraintes les plus 23.4. LIMITATIONS


fréquemment mentionnées par les producteurs sont
liées aux conditions de vente. Viennent ensuite le Le tableau 2 donne une vision synthétique, au niveau
vieillissement des plantations, les problèmes du district, des contraintes les plus fréquemment
phytosanitaires, l’enclavement, le climat et citées par les communes. Pour plus de précisions sur
l’encadrement technique. les 3 principales contraintes par commune, on se
référera aux monographies communales.
Pour 52 % des districts pratiquant les cultures de
rente pérennes, la principale contrainte concerne

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 70


Tableau 2 : Principales contraintes aux cultures de rente pérennes

Code Contraintes
District
district Principale Secondaire Tertiaire
Province : Fianarantsoa

Région : Haute Matsiatra


21205 Ambalavao Vieillissement des plantations Climat Encadrement technique
21208 Ambohimahasoa Structures de commercialisation Vieillissement des plantations Niveau des prix
21219 Ikalamavony Qualité des productions Problèmes variétaux
21220 Fianarantsoa II Vieillissement des plantations Problèmes phytosanitaires Crédit

Région : Amoron'I Mania


22202 Ambatofinandrahana Structures de commercialisation Problèmes phytosanitaires Sécurité rurale
22203 Ambositra Problèmes phytosanitaires Vieillissement des plantations Fertilisation / intrants
22204 Fandriana Problèmes fonciers Structures de commercialisation Autre
22223 Manandriana Problèmes phytosanitaires Encadrement technique Fertilisation / intrants
Région : Vatovavy Fitovinany
23206 Ifanadiana Vieillissement des plantations Niveau des prix Enclavement
23207 Nosy Varika Niveau des prix Structures de commercialisation Enclavement
23209 Mananjary Niveau des prix Vieillissement des plantations Structures de commercialisation
23210 Manakara Atsimo Niveau des prix Structures de commercialisation Enclavement
23211 Ikongo Niveau des prix Vieillissement des plantations Structures de commercialisation
23212 Vohipeno Niveau des prix Structures de commercialisation Problèmes phytosanitaires
Région : Ihorombe
24216 Ihosy Pas d'information ou pas de cultures de rente
24218 Ivohibe Pas d'information ou pas de cultures de rente
24221 Iakora Pas d'information ou pas de cultures de rente

Région : Atsimo Atsinanana


25213 Farafangana Niveau des prix Sécurité rurale Vieillissement des plantations
25214 Vangaindrano Niveau des prix Vieillissement des plantations Enclavement
25215 Midongy Atsimo Niveau des prix Enclavement Vieillissement des plantations
25217 Vondrozo Niveau des prix Structures de commercialisation Sécurité rurale
25222 Befotaka Niveau des prix Climat Vieillissement des plantations

Province : Toliary

Région : Atsimo Andrefana


51503 Beroroha Pas d'information ou pas de cultures de rente
51504 Morombe Pas d'information ou pas de cultures de rente
51505 Ankazoabo Atsimo Pas d'information ou pas de cultures de rente
51506 Betioky Atsimo Climat Structures de commercialisation Niveau des prix
51507 Ampanihy Pas d'information ou pas de cultures de rente
51512 Sakaraha Climat Enclavement
51520 Toliary II Vieillissement des plantations Encadrement technique Maîtrise de l'eau
51521 Benenitra Pas d'information ou pas de cultures de rente

Région : Androy
52513 Beloha Pas d'information ou pas de cultures de rente
52514 Tsihombe Pas d'information ou pas de cultures de rente
52516 Ambovombe Androy Vieillissement des plantations Climat Structures de commercialisation
52518 Bekily Pas d'information ou pas de cultures de rente

Région : Anosy
53515 Tolanaro Structures de commercialisation Niveau des prix Climat
53517 Betroka Structures de commercialisation Niveau des prix Encadrement technique
53519 Amboasary Atsimo Climat Problèmes variétaux Structures de commercialisation
Région : Menabe
54502 Manja Pas d'information ou pas de cultures de rente
54508 Morondava Encadrement technique Vieillissement des plantations Structures de commercialisation
54509 Mahabo Structures de commercialisation Encadrement technique Vieillissement des plantations
54510 Belon'i Tsiribihina Pas d'information ou pas de cultures de rente
54511 Miandrivazo Maîtrise de l'eau

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 71


24. POTENTIEL MAÏS

24.1. DEFINITION principales cultures vivrières. Seule la côte Est


(régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et
Le potentiel maïs représente la production de maïs à une partie de l’Anosy) n’en produisent pas.
laquelle la population s'attend en année normale. Il
est exprimé en mois de consommation que Le maïs fournit en moyenne 2,4 mois de
représenterait cette production si elle était consommation dans les communes de la province de
consommée dans sa totalité (indépendamment de la Fianarantsoa qui pratiquent cette spéculation, et 2,6
part qui pourrait être commercialisée). mois dans celles de la province de Tuléar. Aucune
commune ne dispose d’un potentiel maïs de plus de 6
mois de consommation.
24.2. PRESENTATION DES DONNEES
104 communes (34 %) ont un potentiel de 3-4 mois et
La classification utilisée comprend 4 catégories, 21 (7 %) un potentiel de 5-6 mois (dont 6 dans le seul
variant de moins de 1 mois à 5-6 mois, qui district d’Ampanihy, région Atsimo Andrefana).
correspondent aux mois de consommation couverts
par la production propre des ménages.
24.4. LIMITATIONS

24.3. COMMENTAIRES Le potentiel maïs englobe la part de la production qui


sera éventuellement commercialisée, et ne considère
Le maïs est principalement cultivé dans la région pas les pertes qui pourraient être encourues durant
Menabe et l’extrême pointe sud de l’île. 76 % des le stockage.
communes considèrent le maïs parmi leurs 5

25. POTENTIEL MANIOC

25.1. DEFINITION 4,4 mois dans la province de Tuléar.

Le potentiel manioc représente la production de Au total, 68 communes (23 %), principalement


manioc à laquelle la population s'attend en année concentrées dans les régions de Vatovavy Fitovinany,
normale. Il est exprimé en mois de consommation que Atsimo Atsinanana et Amoron’I Mania, ont un
représenterait cette production si elle était potentiel supérieur à 6 mois de consommation. Ce
consommée dans sa totalité (indépendamment de la dernier atteint même 10 mois pour 25 d’entre elles.
part qui pourrait être commercialisée).
Parmi les districts les moins productifs, on notera
particulièrement ceux de la partie Ouest et Nord de
25.2. PRESENTATION DES DONNEES la région Menabe (Manja, Morondava, Belon’I
Tsiribihina et Miandrivazo), ainsi que celui
La classification utilisée comprend 6 catégories, d’Amboasary Atsimo (région Anosy). Seules 4
variant de moins de 1 mois à 10-12 mois, qui communes rapportent un potentiel manioc inférieur à
correspondent aux mois de consommation couverts 1 mois de consommation.
par la production propre des ménages.

25.4. LIMITATIONS
25.3. COMMENTAIRES
Le potentiel manioc englobe la part de la production
Le manioc est cultivé dans l’ensemble de la zone qui sera éventuellement commercialisée, et ne
SIRSA, où il constitue la deuxième culture en considère pas les pertes qui pourraient être
termes de contribution au potentiel alimentaire, encourues durant le stockage. Son appréciation est
après le riz. Il fournit en moyenne 6,6 mois de rendue plus difficile pour le focus group, du fait que
consommation dans la province de Fianarantsoa, et les récoltes peuvent s’étaler tout au long de l’année.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 72


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 73
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 74
26. POTENTIEL PATATE DOUCE

26.1. DEFINITION décrue (entre mars et décembre) dans la province de


Tuléar, et presque pendant toute l’année sur la côte
Le potentiel patate douce représente la production Est.
de patate douce à laquelle la population s'attend en
année normale. Il est exprimé en mois de La patate douce fournit en moyenne 3,3 mois de
consommation que représenterait cette production si consommation dans les communes de la province de
elle était consommée dans sa totalité Fianarantsoa qui pratiquent cette spéculation, et 2,2
(indépendamment de la part qui pourrait être mois dans celles de la province de Tuléar. Aucune
commercialisée). commune ne dispose d’un potentiel patate douce de
plus de 9 mois de consommation.
26.2. PRESENTATION DES DONNEES
Au total, 43 communes (14 %), principalement
La classification utilisée comprend 5 catégories, concentrées sur les Hauts-Plateaux des régions
variant de moins de 1 mois à 7-9 mois, qui Haute Matsiatra et Amoron’I Mania, et sur la frange
correspondent aux mois de consommation couverts côtière de la région Androy, ont un potentiel
par la production propre des ménages. supérieur à 4 mois de consommation. Ce dernier
atteint même plus de 6 mois pour 8 d’entre elles,
26.3. COMMENTAIRES toutes localisées en région Amoron’I Mania.

La patate douce est cultivée dans 90 % des 26.4. LIMITATIONS


communes enquêtées, réparties dans les 9 régions de
la zone SIRSA. Elle se pratique sur tanety dans les Le potentiel patate douce englobe la part de la
Hautes-Terres, généralement pendant la saison de production qui sera éventuellement commercialisée,
pluie (entre octobre et juin). Elle est par contre et ne considère pas les pertes qui pourraient être
plutôt cultivée en contre-saison comme culture de encourues durant le stockage.

27. POTENTIEL DES CULTURES VIVRIERES (autres que le riz)

27.1. DEFINITION mois de consommation. Ce potentiel est cependant


sensiblement plus important en province de
Ce potentiel représente la production des cultures Fianarantsoa (notamment sur les Hautes-terres) où
vivrières autres que le riz à laquelle la population près de 2 tiers des communes ont un potentiel
s'attend en année normale. Il correspond donc à la supérieur à 9 mois de consommation, alors que 2
somme des potentiels manioc, maïs et patate douce, tiers des communes ont un potentiel équivalent ou
et est exprimé en mois de consommation que inférieur à 9 mois dans la province de Tuléar.
représenterait cette production si elle était
consommée dans sa totalité (indépendamment de la 27.4. LIMITATIONS
part qui pourrait être commercialisée).
Le potentiel des cultures vivrières englobe la part de
27.2. PRESENTATION DES DONNEES la production qui sera éventuellement
commercialisée, et ne considère pas les pertes qui
La classification utilisée comprend 7 catégories, pourraient être encourues durant le stockage.
variant de 1-2 mois à plus de 15
Contribution au potentiel des cultures vivrières
mois, qui correspondent aux
100%
mois de consommation couverts
par la production propre des
80%
ménages.
60%
27.3. COMMENTAIRES
40%
Sur l’ensemble de la zone, la
valeur médiane du potentiel des 20%
cultures vivrières est de 7-9
0%
A. M ania Hte M Ihor. Vat F A. Ats Anosy Androy A. And M en

Manioc Patate douce Maïs

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 75


28. POTENTIEL ALIMENTAIRE

28.1. DEFINITION de Fianarantsoa sont les plus productives, avec pour


chacune d’elles plus de 70 % de leurs communes en
Le potentiel alimentaire représente la production situation d’auto-suffisance théorique (95 % Haute
des aliments à laquelle la population s'attend en Matsiatra, 89 % Atsimo Atsinanana, 84 % Amoron’I
année normale. Il intègre les potentiels agricole, Mania, 80 % Ihorombe et 74 % Vatovavy
laitier, pêche et de cueillette, et est exprimé en Fitovinany). Par contre, les 4 régions de la province
mois de consommation que représenterait cette de Tuléar présentent toutes moins de 70 % de leurs
production si elle était consommée dans sa totalité communes avec un potentiel alimentaire qui dépasse
(indépendamment de la part qui pourrait être 12 mois : 69 % Androy, 64 % Atsimo Andrefana, 53
commercialisée). % Anosy et uniquement 39 % Menabe.

La zone des Hauts-Plateaux, avec des sols plus


28.2. PRESENTATION DES DONNEES fertiles et des cultures vivrières très diversifiées,
dispose des meilleurs potentiels. Celui de la
La classification utilisée comprend 6 catégories, commune de Ambondromisotra (district de
variant de 7-9 mois à plus de 24 mois, qui Ambatofinandrahana, région Amoron’I Mania)
correspondent aux mois de consommation couverts atteint même plus de 24 mois de consommation.
par la production propre des ménages (production
agricole et/ou de l’élevage, complétée par les L’essentiel du potentiel alimentaire est constitué
produits halieutiques ou de cueillette habituels). par les productions agricoles, notamment celles de
riz (sauf dans la zone semi-aride) et manioc (voir
Le calcul de cet indicateur fait intervenir les contribution des cultures vivrières au verso de la
potentiels riz, manioc, maïs et patate douce calculés carte 25). La contribution des produits laitiers
précédemment, mais intègre également certaines reste faible, même dans les zones d’élevage. D’une
données recueillies auprès des focus group sur la part, l’élevage à vocation laitière n’est que peu
possession de bovins, la pratique de la pêche et pratiqué, et d’autre part, le lait y est surtout
l’importance des aliments de cueillette dans le destiné à la vente. Les aliments de cueillette ne
régime alimentaire. contribuent également que faiblement au potentiel
alimentaire (en général moins de 1 mois de
consommation), mais cette contribution peut
28.3. COMMENTAIRES néanmoins s’avérer déterminante pour certaines
communes.
Sur l’ensemble de la zone, la valeur médiane du
potentiel alimentaire est de 13-15 mois de
consommation. Un total de 217 communes (72 %) ont 28.4. LIMITATIONS
un potentiel alimentaire supérieur à 12 mois de
consommation, signifiant qu’elles sont en théorie en Le potentiel alimentaire englobe la part de la
situation d’auto-suffisance alimentaire au cours production qui sera éventuellement commercialisée,
d’une année normale. et ne considère pas les pertes qui pourraient être
encourues durant le stockage.
Ce potentiel est cependant nettement plus
important pour la province de Fianarantsoa que pour La notion d’auto-suffisance alimentaire en cas de
celle de Tuléar. 85 % des communes suivies en potentiel supérieur à 12 mois de consommation est
province de Fianarantsoa ont un potentiel donc théorique, dans la mesure où cette production
alimentaire supérieur à une année de consommation, est bien souvent la principale source de revenus des
alors que cette proportion n’est que de 60 % à ménages (voir chapitre « Revenus et potentiel
Tuléar. monétaire ») et qu’elle sera en partie commercialisée
pour couvrir également les besoins non alimentaires.
En termes de régions, les 5 régions de la province

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 76


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 77
Contribution relative des cultures vivrières au potentiel alimentaire
100%

90%

80%

70%

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%

A. Mania Hte M Ihor. Vat F A. Ats Anosy Androy A. And Men

Maïs
Patate douce
Riz tanety
Riz 2 ème saison
Riz 1ère saison
Manioc

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 78


ELEVAGE ET PÊCHE

A coté des cultures vivrières, l’élevage extensif et la pour eux l'unique capital qu'il faut essayer
pêche sont les bases de l’activité nationale à d'augmenter le plus possible. C'est en même temps
Madagascar. l'élément essentiel de la position sociale : la
différence entre le riche et le pauvre n'est pas dans
L’élevage est étroitement associé à l’agriculture, la terre possédée, ni dans l'aspect de la case, elle
dans le sens où il est rarement pratiqué comme est dans l'importance du troupeau.
activité unique. Il représente néanmoins une source
importante de revenus pour une bonne partie de la La pêche maritime traditionnelle constitue d’autre
population rurale, particulièrement dans la partie part la principale activité économique de certaines
Ouest du pays. communautés (populations Vezo par exemple). La
pêche continentale et la pisciculture, bien que
Une partie de la population de la zone SIRSA peut pratiquées à petite échelle, peuvent en outre servir
donc être considérée comme agropastorale. de source de revenus d’appoint.
L'élevage reste le fondement de leur existence. Le
zébu, et en particulier le bœuf marchand « vositra », L’importance de ces activités, en termes de
constitue le capital financier et conditionne un mode proportion des ménages qui s’y adonne, est discutée
de vie et d'expression sociale. Les Antandroy et les dans cette partie, ainsi que quelques informations
Mahafaly par exemple n'ont pas l'habitude de faire sur la taille des cheptels et les contraintes
des économies en argent : le troupeau représente principales pour l’élevage.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 79


29. PRATIQUE DE L’ELEVAGE

29.1. DEFINITION en outre inférieure à 50 % dans quelques communes


littorales de la région Androy et dans quelques
L’élevage occupe une place importante dans le monde communes voisinant la chaîne montagneuse de l’Isalo
rural malgache. Il est associé à l’agriculture et où règne l’insécurité.
constitue une source de revenus importante. Ce
chapitre s’intéresse à la pratique de l’élevage en Dans la moitié Sud de l’île, l’élevage bovin est en
termes de proportion des ménages qui possèdent des majorité de type contemplatif. L’utilisation de zébus
animaux. en tant que moyens de production, notamment pour
le piétinement des rizières, existe sur l’ensemble de
la zone, mais s’observe davantage dans la province de
29.2. PRESENTATION DES DONNEES Fianarantsoa. L’élevage à vocation laitière n’est
pratiqué qu’à très petite échelle, autour de centres
Les données recueillies auprès des focus group urbains tels que Fianarantsoa ou Ambositra.
concernent la possession de bovins, caprins, ovins et
porcins. La carte 26 présente plus spécialement la L’élevage des petits ruminants (ovin et caprin) est
proportion estimée de ménages possédant au moins principalement pratiqué dans la région Androy, une
un bovin. partie de la région Anosy (district Amboasary
Atsimo), et le district d’Ampanihy dans la région
Atsimo Andrefana. Les régions Haute Matsiatra et
29.3. COMMENTAIRES Amoron’I Mania le pratiquent également, mais à plus
petite échelle.
L’élevage bovin, à part son rôle d’activité génératrice
de revenus, représente à la fois une source d’énergie L’élevage porcin est très présent sur les Hautes-
pour le travail du sol et le transport, et constitue Terres et sur la côte Est (régions Vatovavy
une forme d’épargne pour les ménages ruraux. Le Fitovinany, Atsimo Atsinanana et une partie de
bœuf est un indicateur de richesse et possède une l’Anosy). Dans cette zone, il concerne une proportion
valeur sociale et coutumière importante dans les importante des ménages (estimation moyenne de
zones sud de Madagascar. 35 %) possédant un petit nombre d’animaux.

L’élevage bovin est répandu dans toute la zone, avec


une moyenne de 56 % de ménages possédant au 29.4. LIMITATIONS
moins 1 animal. Il est cependant beaucoup moins
pratiqué dans la région de Vatovavy Fitovinany et Ces données concernent la proportion de ménages
dans la partie Est des régions Amoron’i Mania et « éleveurs », indépendamment du nombre d’animaux
Haute Matsiatra. possédés. Le chapitre suivant sera consacré à la
taille des cheptels.
La proportion de ménages possédant des bovins est

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 80


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 81
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 82
30. TAILLE DES CHEPTELS

30.1. DEFINITION d’effectifs.

L’analyse s’est également intéressée aux effectifs Cette tendance se confirme également pour l’élevage
des différents types d’animaux dans les régions. En des petits ruminants (ovin et caprin). Il est surtout
l’absence de statistiques actualisées, le nombre pratiqué dans la partie Sud de la province de Tuléar,
moyens d’animaux, toutes tailles confondues, détenu où les caprins semblent dominer sur les ovins. Pour la
par la majorité des ménages a été considéré. province de Fianarantsoa, il s’agit plutôt d’animaux
d’appoint possédés par quelques familles,
principalement l’un ou l’autre ovin, sans qu’on puisse
30.2. PRESENTATION DES DONNEES parler réellement d’élevage à grande échelle. On
note que l’élevage caprin est interdit dans l’ethnie
Les données recueillies auprès des focus group Bara.
concernent la possession de bovins, caprins, ovins et
porcins. La carte 27 présente plus spécialement la L’élevage porcin est également essentiellement
moyenne des effectifs bovins par ménage, parmi pratiqué comme source de revenus d’appoint. Une
ceux qui en possèdent. plus grande proportion de ménages est concernée
dans la province de Fianarantsoa, mais avec
30.3. COMMENTAIRES généralement un nombre moyen d’effectifs moindre
que les quelques ménages qui en possèdent dans la
Il existe une grande disparité entre les 2 provinces province de Tuléar. Cette filière est en train de se
en termes d’effectifs bovins par ménage. Dans la re-dynamiser après le passage de l’épidémie de peste
province de Fianarantsoa, la moyenne globale des porcine africaine, même si cette spéculation est
effectifs bovins est inférieure à 5 têtes par aussi sujette à certains tabous.
ménage. Seules les communes de Ikalamavony et
Solila dans la région Haute Matsiatra et la commune
de Marovitsika dans la région Atsimo Atsinanana 30.4. LIMITATIONS
indiquent une moyenne entre 11 et 20 têtes de zébus
par ménage « éleveur ». L’obtention de chiffres exacts sur la taille des
cheptels et sur les effectifs de bétail dans les
Dans la province de Tuléar par contre, la moyenne communes est extrêmement délicate, d’autant plus
globale des effectifs bovins par ménage est qu’on touche ici au « capital social » des familles.
légèrement supérieure à 10 têtes. Cette moyenne
est surtout relevée par les grands troupeaux qu’on L’utilisation de classes d’effectifs semi-quantitatives
retrouve dans la vallée du fleuve Mangoky et sur le permet cependant de dégager les grandes
plateau Mahafaly (district d’Ampanihy). Il se orientations dans ce domaine. Pour des données plus
confirme donc que l’élevage bovin est plus important précises, obtenues par des relevés de terrain sur
dans cette province, non seulement en termes de base d’échantillonnages, on se réfèrera aux résultats
ménages qui le pratiquent, mais également en termes du recensement agricole actuellement en cours.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 83


31. CONTRAINTES POUR L’ELEVAGE

31.1. DEFINITION les plus fréquentes sont : le charbon symptomatique


ou « besoroka » et la distomatose pour les bœufs, la
Toute situation, quelle que soit sa nature, pouvant peste porcine africaine pour l’élevage porcin, et la
freiner le développement de l’élevage est considérée peste aviaire ou « barika » pour les volailles.
comme une contrainte. Pour les besoins de l’analyse, L’insuffisance des infrastructures et des services
elles ont été regroupées dans les catégories sanitaires reste un frein important au
suivantes : développement de la filière élevage.

- Manque de pâturages Le manque de pâturages est une autre contrainte


- Manque de points d’abreuvement majeure à laquelle doivent faire face les éleveurs
- Problèmes sanitaires (contrainte principale dans 17 % des communes). Les
- Equipements districts de Bekily, Ambovombe, Midongy Atsimo et
- Crédit Vohipeno semblent plus spécialement affectés, ce
- Sécurité rurale qui explique l’existence d’une période de
- Autres transhumance de plus de 4 mois pour la majorité des
communes dans ces districts. Cette pratique, qui
touche plus l’élevage bovin, est nécessaire pour la
31.2. PRESENTATION DES DONNEES survie des troupeaux. Pour les autres zones, les
éleveurs se contentent des résidus des cultures
Les données sur les principales contraintes pour comme l’arachide, les tiges de maïs ou les pailles de
l’élevage ont été obtenues lors des entretiens au riz pour alimenter leurs bêtes durant la période
niveau des focus group. Les 3 principales contraintes sèche.
sont présentées par ordre d’importance pour chaque
district. Ces contraintes concernent tous types Le problématique liée à l’approvisionnement des
d’élevage confondus. troupeaux en eau semble moins importante, sauf
dans le district de Betioky Atsimo (où elle constitue
31.3. COMMENTAIRES la première contrainte) et la région Androy. La
recherche de points d’eau en saison sèche motive
Trois contraintes émergent nettement du lot : la également une transhumance saisonnière dans ces
sécurité rurale, la santé animale et le manque de régions.
pâturages.
Il est intéressant de noter que le poids des
Sur l’ensemble de la zone, la sécurité en zone rurale traditions culturelles a parfois été cité comme
a été mentionnée dans un peu plus de la moitié des contrainte (par exemple dans le district de
communes comme une contrainte majeure, et reste Ampanihy - région Atsimo Andrefana), même s’il
la plus importante pour 37 % des communes. C’est le n’était pas repris dans la liste proposée aux focus
cas particulièrement dans les régions Menabe et group. Les sacrifices d’animaux, spécialement de
Ihorombe, où près de 90 % des communes enquêtées bovidés, lors des cérémonies coutumières (mariage,
l’ont classée comme principale contrainte. Cette circoncision, funérailles…) peuvent concerner une
insécurité se traduit par des vols organisés de fraction importante du troupeau qu’il sera difficile
bétail, souvent à main armée et accompagnés de reconstituer.
d’agressions sur les personnes physiques. Seules les
régions de Vatovavy Fitovinany et Androy semblent
peu sujettes à cette contrainte. 31.4. LIMITATIONS

La santé animale a été citée dans 83 % des Le tableau 3 donne une vision synthétique, au niveau
communes, mais n’est considérée comme contrainte du district, des contraintes les plus fréquemment
principale que dans 32 % d’entre elles. Dans la région citées par les communes. Pour plus de précisions sur
Vatovavy Fitovinany, les problèmes liés à la santé les 3 principales contraintes par commune, on se
animale représentent la principale contrainte pour référera aux monographies communales.
plus de 80 % des communes enquêtées. Les maladies

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 84


Tableau 3 : Principales contraintes à l'élevage

Code Contraintes
District
district Principale Secondaire Tertiaire
Province : Fianarantsoa

Région : Haute Matsiatra


21205 Ambalavao Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
21208 Ambohimahasoa Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de points d'abreuvement
21219 Ikalamavony Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
21220 Fianarantsoa II Problèmes sanitaires Sécurité rurale Crédit

Région : Amoron'I Mania


22202 Ambatofinandrahana Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
22203 Ambositra Sécurité rurale Problèmes sanitaires Crédit
22204 Fandriana Problèmes sanitaires Manque de pâturages Crédit
22223 Manandriana Sécurité rurale Problèmes sanitaires Equipements
Région : Vatovavy Fitovinany
23206 Ifanadiana Problèmes sanitaires Crédit Manque de pâturages
23207 Nosy Varika Problèmes sanitaires Sécurité rurale Manque de pâturages
23209 Mananjary Problèmes sanitaires Manque de pâturages Crédit
23210 Manakara Atsimo Problèmes sanitaires Manque de pâturages Crédit
23211 Ikongo Problèmes sanitaires Manque de pâturages Crédit
23212 Vohipeno Manque de pâturages Problèmes sanitaires Manque de points d'abreuvement
Région : Ihorombe
24216 Ihosy Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
24218 Ivohibe Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
24221 Iakora Sécurité rurale Crédit Problèmes sanitaires
Région : Atsimo Atsinanana
25213 Farafangana Sécurité rurale Manque de pâturages Problèmes sanitaires
25214 Vangaindrano Sécurité rurale Problèmes sanitaires Crédit
25215 Midongy Atsimo Manque de pâturages Problèmes sanitaires Manque de points d'abreuvement
25217 Vondrozo Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
25222 Befotaka Problèmes sanitaires Sécurité rurale Manque de pâturages

Province : Toliary

Région : Atsimo Andrefana


51503 Beroroha Sécurité rurale Problèmes sanitaires
51504 Morombe Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
51505 Ankazoabo Atsimo Sécurité rurale Problèmes sanitaires
51506 Betioky Atsimo Manque de points d'abreuvement Sécurité rurale Problèmes sanitaires
51507 Ampanihy Problèmes sanitaires Equipements Manque de pâturages
51512 Sakaraha Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
51520 Toliary II Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de pâturages
51521 Benenitra Problèmes sanitaires Equipements Manque de pâturages
Région : Androy
52513 Beloha Problèmes sanitaires Manque de points d'abreuvement Manque de pâturages
52514 Tsihombe Problèmes sanitaires Manque de pâturages Manque de points d'abreuvement
52516 Ambovombe Androy Manque de pâturages Manque de points d'abreuvement Problèmes sanitaires
52518 Bekily Manque de pâturages Problèmes sanitaires Sécurité rurale
Région : Anosy
53515 Tolanaro Problèmes sanitaires Manque de pâturages Sécurité rurale
53517 Betroka Sécurité rurale Manque de pâturages Problèmes sanitaires
53519 Amboasary Atsimo Sécurité rurale Manque de pâturages Problèmes sanitaires
Région : Menabe
54502 Manja Sécurité rurale Crédit Manque de pâturages
54508 Morondava Sécurité rurale Problèmes sanitaires
54509 Mahabo Sécurité rurale Problèmes sanitaires Equipements
54510 Belon'i Tsiribihina Sécurité rurale Problèmes sanitaires Manque de points d'abreuvement
54511 Miandrivazo Sécurité rurale Problèmes sanitaires Crédit

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 85


32. PRATIQUE DE LA PÊCHE

32.1. DEFINITION développement de ce secteur. L’alternative consiste


à sécher ou fumer le poisson, mais le marché local
Avec plus de 5.000 kilomètres de côtes, Madagascar est relativement étroit pour ce genre de produits.
offre une grande richesse en produits halieutiques
qu’elle entend développer. Environ 90 % des produits La première se développe dans les communes
d’exportation du secteur proviennent de la pêche et littorales, la seconde dans les communes en bordures
aquaculture industrielle de crevettes, qui est une des fleuves et ou rivières et la troisième est
source de recettes importante pour le pays. Le beaucoup plus développée dans les régions de
reliquat constitue la production de la pêche Amoron’I Mania, de Haute Matsiatra. Souvent on y
traditionnelle maritime, qui représente également assiste à une rizi-pisciculture.
une source de revenus non négligeable pour certaines
communautés. La pêche continentale est pratiquée à petite échelle
dans les communes traversées par les grandes
La pêche continentale (en bordure des fleuves et rivières, comme activité complémentaire. Les
rivières) et la pisciculture, pratiquées à moindre variétés les plus exploitées sont les carpes et les
échelle, sont néanmoins considérées dans l’analyse. tilapias, dans une moindre mesure les écrevisses ou
les anguilles. La majorité de la production est
destinée à la consommation locale (à l’intérieur de la
32.2. PRESENTATION DES DONNEES commune, ou dans le district).

Les données présentées dans ce chapitre La pisciculture est beaucoup plus développée dans les
s’intéressent à la proportion des ménages qui régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, souvent
travaillent dans le secteur de la pêche, au sens large en association avec la riziculture.
du terme. Elles n’indiquent pas nécessairement que la
pêche est leur activité principale. L’épuisement des ressources, le niveau technique des
pêcheurs et les structures de commercialisation sont
les contraintes majeures pour la pêche. Le projet
32.3. COMMENTAIRES FAO/pêche est intervenu dans les communes
littorales de la région Atsimo Andrefana, pour
La pêche maritime est pratiquée dans la grande l’organisation des pêcheurs, la formation technique
majorité des communes littorales de la zone SIRSA. et les capacités de transformation des produits.
Ses produits sont relativement diversifiés, et sont Actuellement, le PSDR finance aussi des sous-
destinés à l’exportation (langoustes, crevettes, projets dans ce secteur.
requins, poulpes, crabes, algues, concombres de mer)
ou pour la consommation locale (diverses variétés de
poissons). 32.4. LIMITATIONS

Elle est cependant davantage pratiquée sur la côte Ces données concernent la proportion de ménages
Ouest, à cause de conditions d’accès à la mer plus travaillant dans le secteur de la pêche. La
favorables. L’accessibilité des communes, et donc la contribution de la pêche en tant que source de
présence de collecteurs, de façon régulière et en revenus est discutée dans la partie « revenus et
nombre suffisant, qui conditionne l’écoulement des potentiel monétaire ».
produits, peut représenter une entrave sérieuse au

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 86


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 87
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 88
REVENUS ET POTENTIEL
MONETAIRE

En plus de l’agriculture, l’élevage et la pêche, la constitution du potentiel monétaire dépend de la


plupart des ménages malgaches pratiquent, à population considérée. Certaines familles reposent
différents niveaux, d’autres activités génératrices plus sur la commercialisation des produits agricoles
de revenus, telles que le petit commerce, les travaux que d’autres. Certaines communautés ont une
salariés ou l’artisanat par exemple. En cas de économie plus diversifiée, avec des réserves plus
production agricole ne couvrant pas les besoins importantes, qui les rend moins dépendantes de la
alimentaires, ou en cas de conditions adverses pour campagne agricole et leur confère des capacités
l’agriculture, conduisant à une réduction de la d’adaptation aux conditions adverses plus grandes.
disponibilité en produits vivriers, ces revenus
monétaires doivent apporter le complément Cette section présente les principales activités
nécessaire, y compris pour couvrir les besoins non- génératrices de revenus et tente d’évaluer leur
alimentaires. contribution respective aux ressources financières
des ménages.
L’importance relative de chaque ressource dans la

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 89


33. PRINCIPALE ACTIVITE GENERATRICE DE REVENUS

33.1. DEFINITION en termes de revenus monétaires.

Les activités génératrices de revenus sont les La pêche, bien que pratiquée dans beaucoup de
activités professionnelles des ménages qui leur communes littorales, n‘est la principale source de
procurent une source de revenus. Pour les besoins de revenus que pour 5 communes de la région Atsimo
l’analyse, elles ont été regroupées en activités Andrefana et pour une seule commune en province de
agricoles (au sens large : vente des productions de Fianarantsoa : Manambotra Atsimo (région Atsimo
l’agriculture, élevage et pêche), et en activités non- Atsinanana).
agricoles. Dans la zone SIRSA, sont considérées
comme activités non-agricoles génératrices de Les activités non agricoles sont pratiquées dans
revenus : le salariat agricole, le salariat dans le toutes les communes, mais généralement comme
secteur industriel et manufacturier, l’artisanat, le activité complémentaire à celles directement liées à
commerce, la préparation ou transformation l’agriculture, l’élevage ou la pêche.
d’aliments, l'exploitation minière, l’exploitation
forestière, le transport, le tourisme et la Seules 11 communes (4 %) estiment que des activités
fabrication de briques. non agricoles leur rapportent plus que les activités
agricoles. Il s’agit du salariat agricole pour les
communes de Solila (région Haute Matsiatra),
33.2. PRESENTATION DES DONNEES Fandriana (Amoron’I Mania), Bemarivo-Ankirondro et
Ambatolahy (Menabe), l’artisannat pour Betsimisotra
Les discussions avec les focus group ont permis et Imito (Amoron’I Mania), le petit commerce pour
d’identifier pour chaque commune les activités Ankafina (Haute Matsiatra), Ambovombe Afovoany
pratiquées et leur ordre d’importance en termes de (Amoron’I Mania), et Marovato-Befeno (Androy), la
contribution au potentiel monétaire des ménages. transformation d’aliments (alcool local) pour
Ankarinoro (Amoron’I Mania).

33.3. COMMENTAIRES Finalement, la commune d’Amboasary Atsimo (région


Anosy), avec ses grandes plantations de sisal, tire
La commercialisation des productions agricoles est la l’essentiel de ses revenus du secteur industriel.
principale source de revenus monétaires des
ménages pour 75 % des communes SIRSA. Ces Le salariat agricole, pratiqué essentiellement dans
revenus sont générés par la vente d’une partie des les grandes zones rizicoles, est une activité
productions vivrières et celle des productions de régulière dans 64 % des communes, alors que le
rente. salariat industriel ou manufacturier intéresse une
partie de la population dans 17 % des communes.
Les revenus de l’élevage surpassent cependant ceux
de l’agriculture dans l’extrême sud de l’île : la zone
semi-aride ainsi que dans la partie Nord du district 33.4. LIMITATIONS
d’Amboasary (région Anosy). C’est également le cas
dans quelques communes dans ou autour du district Le critère « contribution au potentiel monétaire » a
d’Ambositra (région Amoron’I Mania) et dans la été retenu pour les besoins de l’analyse,
commune de Ranotsara Avaratra (district de Iakora indépendamment de la proportion des ménages qui
– région Ihorombe). Au total, 62 communes (21 %) est occupée dans les différents secteurs.
considèrent l’élevage comme leur principale activité

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 90


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 91
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 92
34. CONTRIBUTION DE L’AGRICULTURE AUX REVENUS MONETAIRES

34.1. DEFINITION – région Menabe) estime d’autre part que la vente


des productions agricoles fournit moins de 5 % des
La contribution de l’agriculture aux revenus revenus des ménages. Dans cette commune, la
monétaires est définie comme la part moyenne de majorité des revenus proviennent du salariat
l’ensemble des revenus des ménages d’une commune agricole dans les plantations de tabac.
générée par la vente des productions agricoles,
cultures vivrières et cultures de rente confondues. Outre le niveau de production des cultures,
l’enclavement et la complexité des circuits de
commercialisation sont les principaux facteurs qui
34.2. PRESENTATION DES DONNEES conditionnent l’importance des revenus générés par
la vente des produits agricoles.
Les données ont été obtenues auprès des focus
group à l’aide d’une échelle semi-quantitative.
Classification des
communes
34.3. COMMENTAIRES
Part des revenus Fianarantsoa Tuléar
générés par
L’agriculture est de loin l’activité génératrice de
l’agriculture Nbre % Nbre %
revenus la plus pratiquée dans la zone SIRSA, avec
<5% 3 2 1 1
plus de 75 % des ménages travaillant dans ce
secteur, quelle que soit la région. 5 à 10 % 6 4 8 5
10 à 25 % 12 8 23 14
La vente des productions agricoles constitue plus de 25 à 50 % 33 23 46 29
la moitié des revenus monétaires pour 62 % des 50 à 75 % 72 50 51 32
communes de la province de Fianarantsoa et pour > 75 % 17 12 30 19
51 % des communes de la province de Tuléar. Total 143 100 159 100

La région Amoron’I Mania présente une plus grande


diversité des activités génératrices de revenus, de
34.4. LIMITATIONS
sorte que l’agriculture ne représente que 10 à 25 %
des revenus monétaires (valeur médiane) des
Les difficultés méthodologiques sont nombreuses
populations.
lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise
l’importance des revenus monétaires en milieu rural.
Dans l’extrême sud, les revenus de la
Les ménages sont souvent réticents à fournir ce
commercialisation des produits agricoles
genre d’information. D’autre part, certaines
représentent également moins de 50 % du potentiel
transactions sont réalisées sous forme de troc ou
monétaire. Pour ces communes, le faible niveau des
d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur
productions vivrières n’autorise la vente que d’une
appréciation difficile. Les données présentées ne
partie limitée de la récolte, et les cultures de rente
découlent donc d’aucune analyse économique, mais
y sont peu pratiquées. Cette zone est également à
elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur
vocation élevage plus prononcée. Pour les communes
pour pouvoir illustrer de façon représentative la
littorales de la région Atsimo Andrefana, la pêche
contribution des différentes activités aux revenus
représente la principale source de revenus.
des ménages ruraux.

La commune de Ambatolahy (district de Miandrivazo

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 93


35. CONTRIBUTION DE L’ELEVAGE AUX REVENUS MONETAIRES

35.1. DEFINITION Dans la région Ihorombe, où la pratique de l’élevage


est importante, elle ne génère que peu de revenus
La contribution de l’élevage aux revenus monétaires pour les ménages. La vente d’animaux dans ces
est définie comme la part moyenne de l’ensemble des communes est en effet très ponctuelle : soit lors de
revenus des ménages d’une commune générée par la périodes de soudures inhabituelles, soit lors
vente d’animaux et/ou de produits animaux, tous d’évènements coutumiers.
types d’élevage confondus.
Dans l’extrême sud, 18 communes estiment même que
l’élevage constitue la source de plus de 75 % de leurs
35.2. PRESENTATION DES DONNEES revenus. Ces communes sont situées principalement
dans le Nord des districts de Amboasary Atsimo
Les données ont été obtenues auprès des focus (région Anosy) et Beloha et Tsihombe (région
group à l’aide d’une échelle semi-quantitative. Androy). L’élevage est également plus diversifié dans
cette partie de l’île (bovins, caprins, ovins).

35.3. COMMENTAIRES
Classification des
L’élevage est la seconde activité génératrice de communes
revenus dans la zone SIRSA, en termes de ménages
Part des revenus Fianarantsoa Tuléar
qui la pratiquent et de revenus qu’elle génère. En cas
générés par
de conjoncture difficile, le bétail représente
l’élevage Nbre % Nbre %
également un capital épargne qui peut être mobilisé.
<5% 28 20 15 9
Dans ces conditions, les petits ruminants sont
revendus en premier lieu, et les bovins en dernier 5 à 10 % 36 25 18 11
recours. L’élevage des volailles peut aussi 10 à 25 % 46 32 20 13
représenter une source de revenus considérable 25 à 50 % 24 17 53 33
pour certains ménages. Les volailles sont plutôt 50 à 75 % 9 6 35 22
vendues en fonction des besoins spécifiques > 75 % 0 0 18 11
quotidiens, mais dans la plupart des cas, les Total 143 100 159 100
ressources générées ne sont pas comptabilisées par
les ménages.
35.4. LIMITATIONS
La vente des animaux et des produits de l’élevage
constituent plus de la moitié des revenus monétaires
Les difficultés méthodologiques sont nombreuses
pour 33 % des communes de la province de Tuléar,
lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise
mais uniquement pour 6 % des communes de la
l’importance des revenus monétaires en milieu rural.
province de Fianarantsoa, localisées essentiellement
Les ménages sont souvent réticents à fournir ce
près du district d’Ambositra (région Amoron’I
genre d’information. D’autre part, certaines
Mania).
transactions sont réalisées sous forme de troc ou
d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur
Les communes appartenant aux districts de la côte
appréciation difficile. Les données présentées ne
Est ne tirent que rarement plus de 10 % de leurs
découlent donc d’aucune analyse économique, mais
revenus de l’élevage. Il a été montré précédemment
elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur
(chapitres 29 et 30) que cette activité n’y est
pour pouvoir illustrer de façon représentative la
pratiquée qu’à petite échelle, c’est-à-dire par une
contribution des différentes activités aux revenus
faible proportion des ménages, et avec des effectifs
des ménages ruraux.
très limités.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 94


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 95
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 96
36. CONTRIBUTION DE LA PÊCHE AUX REVENUS MONETAIRES

36.1. DEFINITION et une (Morombe II) considère même qu’il s’agit de


plus de 75 %.
La contribution de la pêche aux revenus monétaires
est définie comme la part moyenne de l’ensemble des
revenus des ménages d’une commune générée par la Classification des
vente des produits de la pêche traditionnelle communes
maritime, continentale et/ou de la pisciculture.
Part des revenus Fianarantsoa Tuléar

Nbre % Nbre %
36.2. PRESENTATION DES DONNEES
0% 59 42 117 75

Les données ont été obtenues auprès des focus <5% 40 28 11 7


group à l’aide d’une échelle semi-quantitative. 5 à 10 % 24 17 10 6
10 à 25 % 15 11 6 4
25 à 50 % 3 2 8 5
36.3. COMMENTAIRES 50 à 75 % 0 0 4 3
> 75 % 0 0 1 1
La pêche ne représente aucune source de revenus
Total 141 100 157 100
pour 59 % des communes suivies par le projet.
Lorsque la pêche continentale ou la pisciculture
existent, leur apport au potentiel monétaire des
36.4. LIMITATIONS
ménages ne dépasse que très rarement 10 %. Seule
Ankazoambo (district de Ambositra) rapporte que la
Les difficultés méthodologiques sont nombreuses
pêche continentale constitue entre 25 et 50 % des
lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise
revenus des ménages.
l’importance des revenus monétaires en milieu rural.
Les ménages sont souvent réticents à fournir ce
La pêche maritime se pratique toute l’année, sauf
genre d’information. D’autre part, certaines
pour quelques produits réglementés comme les
transactions sont réalisées sous forme de troc ou
crevettes et les langoustes.
d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur
appréciation difficile. Les données présentées ne
Quinze communes littorales en tirent plus de 25 %
découlent donc d’aucune analyse économique, mais
de leurs revenus. Parmi celles-ci, deux (Sandravinany
elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur
et Manambotra Atsimo) sont situées dans la région
pour pouvoir illustrer de façon représentative la
Atsimo Atsinanana). Dans la région Atsimo
contribution des différentes activités aux revenus
Andrefana, 4 communes (Ianantsony, Manombo
des ménages ruraux.
Atsimo, Itampolo et Androka) estiment que 50 à
75 % de leurs revenus proviennent de cette activité

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 97


37. CONTRIBUTION DES ACTIVITES NON AGRICOLES AUX REVENUS
MONETAIRES

37.1. DEFINITION Dans la province de Tuléar, les activités non-


agricoles se raréfient. La région Menabe tire profit
La contribution des activités non-agricoles aux du salariat agricole, notamment dans les plantations
revenus monétaires est définie comme la part de canne à sucre et de tabac.
moyenne de l’ensemble des revenus des ménages
d’une commune générée par les activités autres que Certaines populations aux alentours de Amboasary
vente des productions de l’agriculture, l’élevage et la (plantation de sisal) et d’autres aux alentours de
pêche. Il s’agit principalement : du salariat agricole, Fort-Dauphin (exploitation de l’ilménite) perçoivent
du salariat dans le secteur industriel et des revenus du salariat industriel.
manufacturier, de l’artisanat, du commerce, de la
préparation ou la transformation d’aliments, de
l'exploitation minière, de l’exploitation forestière, Classification des
du transport, du tourisme et de la fabrication de communes
briques.
Part des revenus Fianarantsoa Tuléar
générés par
37.2. PRESENTATION DES DONNEES
les activités
non-agricoles Nbre % Nbre %
Les données ont été obtenues auprès des focus
0% 1 1 30 19
group à l’aide d’une échelle semi-quantitative.
<5% 3 2 39 25
5 à 10 % 32 23 43 27
37.3. COMMENTAIRES 10 à 25 % 52 37 31 19
25 à 50 % 42 30 12 8
Les activités non-agricoles peuvent constituer une 50 à 75 % 8 6 4 3
source de revenus non négligeables pour les > 75 % 2 1 0 0
populations. Même si l’appréciation de leur
Total 140 100 159 100
contribution au potentiel monétaire est
extrêmement délicate, il apparaît qu’elles sont plus
importantes en province de Fianarantsoa, où elles
37.4. LIMITATIONS
représentent plus du quart des revenus dans 37 %
des communes, alors que ce chiffre n’est que de
Les difficultés méthodologiques sont nombreuses
11 % dans la province de Tuléar.
lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise
l’importance des revenus monétaires en milieu rural.
Dans la province de Fianarantsoa, les activités non-
Les ménages sont souvent réticents à fournir ce
agricoles sont plus diversifiées. Le salariat agricole
genre d’information. D’autre part, certaines
est certainement la plus rentable, mais le petit
transactions sont réalisées sous forme de troc ou
commerce, l’artisanat (sculptures, broderies,
d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur
tissage), la fabrication de rhum local, se développent
appréciation difficile. Les données présentées ne
dans la région Amoron’I Mania, et l’artisanat (tissage
découlent donc d’aucune analyse économique, mais
et vannerie) dans les régions Vatovavy Fitovinany et
elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur
Atsimo Atsinanana.
pour pouvoir illustrer de façon représentative la
contribution des différentes activités aux revenus
La commune de Ilakaka (district de Ihosy) bénéficie
des ménages ruraux.
de revenus de l’exploitation minière.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 98


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 99
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 100
38. IMPORTANCE DU SALARIAT AGRICOLE

38.1. DEFINITION
Pour la province de Fianarantsoa, le salariat agricole
Le salariat agricole regroupe l’ensemble des activités est une activité plus fréquente, notamment dans les
liées aux travaux agricoles prestées pour le compte régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et
d’un tiers. Les travaux qui demandent le plus de Amoron’I Mania. Dans ces régions, l’existence de
mains d’œuvre sont la préparation des sols, le grandes concessions de cultures de rente pérennes
repiquage de riz, le semis du coton, les opérations de (café, poivre, letchis) nécessite une main d’œuvre
sarclage, et les récoltes. importante pour l’entretien des plantations, les
récoltes, le triage et le conditionnement des
Le salariat agricole peut être rémunéré par tâche ou produits. Il s’agit cependant d’une activité
par jour de travail effectué, sous forme d’argent saisonnière, pratiquée par l’un ou l’autre membre de
liquide et/ou de produits agricoles. la famille en complément des autres activités
génératrices de revenus, de sorte que la
contribution du salariat agricole au potentiel
38.2. PRESENTATION DES DONNEES monétaire ne dépasse que rarement 25 %.

La carte 34 présente la proportion estimée de Le montant d’un salaire journalier varie assez
ménages dont au moins un membre travaille comme fortement d’une région à l’autre, et en fonction des
salarié agricole au cours d’une année normale, de opérations culturales effectuées. Le salaire moyen
façon saisonnière ou permanente. avoisine 2.000 Ar. par jour pour un homme. Il est
généralement moindre pour une femme.

38.3. COMMENTAIRES
38.4. LIMITATIONS
En raison d’une pratique moins intensive de la
riziculture et de l’absence de cultures de rente à Les difficultés méthodologiques sont nombreuses
grande échelle, les régions Atsimo Andrefana, lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise
Androy et Anosy n’ont pratiquement pas recours au l’importance des revenus monétaires en milieu rural.
salariat agricole (moins de 5 % des ménages dans Le salariat agricole en particulier est parfois
92 % de ces communes). rémunéré sous forme de produits agricoles, ce qui
rend son appréciation difficile. Les données
En province de Tuléar, le salariat agricole se présentées ont été obtenues avec suffisamment de
pratique principalement dans les grands bassins rigueur pour pouvoir illustrer de façon
agricoles comme le Bas Mangoky dans le district de représentative l’importance de cette activité dans le
Morombe (région Atsimo Andrefana) et dans la monde rural.
région Menabe.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 101


39. EMIGRATION SAISONNIERE

39.1. DEFINITION l’appartenance ethnique. Elle est surtout pratiquée


par les Betsileo sur les Hautes-Terres, les Antemoro
L’émigration saisonnière consiste à envoyer, de façon dans la région Vatovavy Fitovinany et les Antandroy
non permanente, un ou plusieurs membres du ménage de la région Androy.
en dehors de la commune de résidence. Elle
représente un mécanisme de gestion des risques Les populations Betsileo et Antemoro ont recours à
important dans les sociétés traditionnelles. A ce l’émigration pour travailler comme main d’œuvre
titre, elle peut être pratiquée de façon habituelle, agricole dans les plantations ou les rizières, alors que
pour la pratique d’activités génératrices de revenus les Antandroy se déplacent plus facilement vers les
complémentaires comme source de stabilisation de la centres urbains, notamment Tuléar, pour y effectuer
consommation. des travaux de gardiennage ou comme tireurs de
pousse-pousse. Ces migrations s’effectuent
Il arrive cependant qu’elle ne soit sollicitée qu’en généralement sur des longues distances, en dehors
année difficile, pour combler les baisses de des régions d’origine.
productions ou de revenus occasionnelles. Sous sa
forme extrême, des familles entières peuvent être La période la plus intense d’émigration s’observe
amenées à émigrer, à la recherche de travail ou de entre juin et novembre, une fois la campagne
nourriture. agricole principale terminée. Sa durée moyenne est
de 4,0 mois dans la province de Fianarantsoa et de
5,3 mois dans la province de Tuléar, pour les
39.2. PRESENTATION DES DONNEES ménages qui y ont recours.

La carte 35 présente l’importance de l’émigration


temporaire « habituelle », en termes de proportion 39.4. LIMITATIONS
estimée de ménages dont au moins un membre en
année normale quitte de façon temporaire la Un système de « passeport » est utilisé pour le
commune pour la pratique d’une activité génératrice déplacement interne de la population rurale, mais il
de revenu complémentaire. ne permet pas l’obtention de statistiques fiables
concernant l’émigration. Les données présentées
sont donc basées sur les appréciations des focus
39.3. COMMENTAIRES group.

L’émigration saisonnière est un phénomène lié à

Période d'émigration (% de communes)


%
100
Fianarantsoa Tuléar
90
80
70
60
50
40
30
20
10
0
J F M A M J J A S O N D
Mois

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 102


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 103
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 104
40. POTENTIEL MONETAIRE

40.1. DEFINITION présente en moyenne les potentiels monétaires les


plus élevés.
Le potentiel monétaire est un indicateur qualitatif
qui apprécie - pour une année normale – la capacité Ainsi, les communes de Andina Firaisana,
des ménages à compenser le déficit de production Kianjandrakefina, Fandriana (région Amoron’I Mania)
pour satisfaire à leurs besoins alimentaires et non- et Ilakaka (région Ihorombe) ont un potentiel
alimentaires, en ayant notamment recours aux monétaire « très important ». Par contre, toutes les
marchés. Il est fonction du rendement des activités communes enquêtées des districts d’Iakora (région
génératrices de revenus, et du niveau des prix Ihorombe), Midongy Atsimo et Befotaka (région
pratiqués dans la commune. Atsimo Atsinanana), dans le sud de la province, ont
des potentiels « faibles ».

40.2. PRESENTATION DES DONNEES En province de Tuléar, la proportion de communes


avec un potentiel monétaire « faible » est un peu
Le calcul de cet indicateur fait intervenir la part de plus élevée : 28 % (44 communes). Ambazoa dans la
la production agricole commercialisée, le niveau de région Androy est la seule commune classée avec un
pratique et la diversité des différentes activités potentiel monétaire « très faible », généré
génératrices de revenus (agriculture, élevage, pêche, essentiellement par la vente de quelques produits
salariat agricole, recours à l’émigration temporaire…) agricoles et un peu d’élevage. Aucune commune n’est
et leurs contributions relatives aux revenus classée en potentiel « très important ».
monétaires des ménages. Il intègre également
certaines données recueillies auprès des focus group
sur le fonctionnement des marchés. Classification des
communes
Le potentiel monétaire a été classé sur une échelle
Fianarantsoa Tuléar
qualitative allant de « très faible » à « très
important », indiquant que les ménages n’ont Nbre % Nbre %
pratiquement aucune source de revenus, ou au Très faible 0 0 1 1
contraire que les revenus en année normale Faible 33 23 44 28
permettent de subvenir à leurs besoins alimentaires Moyen 67 47 81 51
et non-alimentaires, ainsi que la constitution d’une Important 39 27 33 21
épargne significative.
Très important 4 3 0 0
Total 143 100 159 100
40.3. COMMENTAIRES

Sur l’ensemble de la zone, 49 % des communes ont 40.4. LIMITATIONS


été classées avec un potentiel monétaire « moyen ».
Les difficultés méthodologiques sont nombreuses
Pour les autres communes, 30 % ont un potentiel lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise
monétaire jugé « important » à « très important », l’importance des revenus monétaires en milieu rural.
et 23 % un potentiel jugé « faible » dans la province Les ménages sont souvent réticents à fournir ce
de Fianarantsoa. Aucune commune n’a été classée genre d’information. D’autre part, certaines
avec un potentiel « très faible » dans cette province. transactions sont réalisées sous forme de troc ou
Comme indiqué précédemment, ce potentiel d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur
monétaire est principalement constitué par les appréciation difficile.
ventes des productions agricoles (vivrières et de
rente), ainsi que par le salariat agricole. Avec une Cette catégorisation est une appréciation qualitative
plus grande diversification des activités utilisée par la méthodologie SIRSA pour prévoir
génératrices de revenus, et un fonctionnement des l’impact de conditions adverses dans les communes,
marchés facilité par le bon état général des et ne découle pas d’un modèle mathématique
infrastructures routières, la zone des Hautes-terres rigoureux.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 105


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 106
REGIME ALIMENTAIRE

Le régime alimentaire d’une population est en lesquelles cet aliment se voit rationné et substitué
relation directe avec ses modes de production par d’autres.
agricole. Le riz constitue ainsi l’aliment principal pour
la majorité de la population malgache. Cette section analyse les principaux aliments
consommés en période normale et en période de
Mais les niveaux de production rizicole et la soudure, leur origine, ainsi que les principales
fluctuation saisonnière des prix influencent la stratégies d’adaptation mises en œuvre par les
disponibilité du riz au cours de l’année, engendrant populations lorsqu’elles se sentent menacées par
de cette manière des « périodes de soudure » durant l’insécurité alimentaire.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 107


41. COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES

41.1. DEFINITION
Le manioc, et dans une moindre mesure le maïs,
Le comportement alimentaire d’une population constituent l’aliment secondaire, tandis que la
reflète les aliments qui composent la ration patate douce, le maïs ou la banane (44 communes)
habituellement consommée, leur origine, ainsi que la complètent la ration en tant que troisième aliment
fréquence des repas. A Madagascar, il est en pour la majorité des communes.
relation directe avec les modes de production
agricole. Ce régime est fortement modifié en période de
soudure. Le riz, qui ne représente plus l’aliment
Les besoins énergétiques sont définis comme étant principal que dans 20 communes (7 %), est substitué
la quantité d'énergie alimentaire requise pour un principalement par le manioc (81 % des communes).
individu afin de pouvoir entretenir les fonctions Les aliments complémentaires en deuxième et
vitales, avoir une activité normale et être en bonne troisième positions sont assez diversifiés en
santé. Ces besoins énergétiques dépendent des fonction des régions, et peuvent inclure des
quatre facteurs suivants : âge, corpulence, aliments de cueillette (36 % des communes). Dans
température extérieure, activité. Pour un agriculteur l’extrême Sud, les fruits de raketa (figue de
pratiquant l’agriculture de subsistance en région Barbarie – Opuntia ficus-indica) constituent une
tropicale, les besoins énergétiques moyens sont de part importante de la ration habituelle en soudure.
2.780 Kcal /jour (normes OMS).
Si l’aliment principal provient essentiellement de la
production propre des ménages en période normale
41.2. PRESENTATION DES DONNEES (99 % des communes), cette proportion n’atteint
plus que 60 % en période de soudure. Pour le reste
Les cartes 37 et 38 présentent l’aliment de base, des communes, l’aliment de base est acheté sur les
c’est à dire celui qui constitue la majeure partie de la marchés durant cette période.
ration et la source principale des apports caloriques,
en période normale et en période de soudure (voir La fréquence des repas est habituellement de 3
définition de la période de soudure au chapitre 42). repas par jour. Cette fréquence est généralement
Les informations proviennent de l’enquête auprès des maintenue en période de soudure, sauf dans
focus group. certaines communes ou en cas de difficultés
alimentaires, même si les rations ingérées au cours
de ces repas sont réduites.
41.3. COMMENTAIRES
Les rations sont donc constituées essentiellement
Il est bien connu que le riz constitue l’aliment de céréales et de tubercules. Même si elles
principal des malgaches en période normale, sauf couvrent généralement les besoins énergétiques
dans le sud du pays. Ceci se confirme dans la minimaux, elles indiquent de graves déséquilibres
province de Fianarantsoa (99 % des communes nutritionnels. Les produits d’origine animale, les
enquêtées). Seules les communes côtières de corps gras, les légumes et les fruits sont rarement
Ambahy (district de Nosy Varika) et de consommés en milieu rural, induisant des déficiences
Manambotra Atsimo (district de Farafangana) parfois importantes en lipides, protides et micro-
indiquent le manioc comme aliment principal. nutriments (vitamines, fer, fluor…).

Dans la province de Tuléar, le riz est l’aliment


principal en période normale pour 78 communes 41.4. LIMITATIONS
(49 %), le manioc pour 47 communes (30 %), le maïs
pour 31 communes (19 %) principalement dans la Ces données concernent la majorité des ménages
région Androy et district de Amboasary, et la d’une commune mais peuvent cacher des disparités
patate douce pour 3 communes. importantes au sein des différentes classes sociales.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 108


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 109
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 110
42. DUREE DE LA PERIODE DE SOUDURE

42.1. DEFINITION populations. Ceci illustre la différence


d’interprétation de la notion de soudure entre les
La période de soudure est la période pendant laquelle différentes régions du pays.
la plupart de la population a des difficultés d’accès à
une nourriture pouvant satisfaire les besoins d’une Toutes les communes enquêtées éprouvent au moins
vie active en bonne santé. Elle se situe généralement un mois de soudure au cours de l’année normale. 90
entre l'épuisement des stocks alimentaires issus de communes (30 %) rapportent connaître 2 périodes de
la production propre et les premières récoltes, soudure distincte.
durant laquelle les propres réserves alimentaires des
populations ne subviennent plus à leurs besoins La période de soudure principale débute
nutritionnels. Elles sont alors obligées de recourir généralement à partir des mois de août – septembre,
aux marchés et aux différentes stratégies avec l’épuisement des réserves alimentaires issues
d'adaptation. de la campagne agricole de 1ère saison, et atteint son
apogée au cours du mois de novembre (voir
Dans la conception malgache toutefois, et à graphique). Une légère atténuation s’observe entre
l’exception des zones où le riz ne constitue pas décembre et janvier, avec les récoltes de 2ème
l’aliment de base, la période de soudure est saison. Un second pic est enregistré au cours des
étroitement liée avec la disponibilité d’une ration mois de février et mars dans la province de
suffisante en riz. Cette conception ne signifie pas Fianarantsoa. A partir de ce moment, la période de
nécessairement que les besoins énergétiques soudure prend progressivement fin avec l’arrivée des
minimaux ne sont plus couverts. L’association premières récoltes de la campagne agricole
« période de soudure » - « période d’insécurité principale. Ce rythme cyclique peut être légèrement
alimentaire temporaire » n’est donc pas aussi décalé d’une région à l’autre en fonction du
évidente. calendrier agricole.

42.2. PRESENTATION DES DONNEES 42.4. LIMITATIONS

La carte 39 présente la durée de la période de Une fois encore, il serait très périlleux d’associer
soudure en nombre de mois, en année normale. Dans ces périodes de soudure avec des périodes
le cas où deux périodes de soudure existent d’insécurité alimentaire, en termes de disponibilité
habituellement, la durée considérée cumule les 2 ou d’accès à une nourriture suffisante. L’absence de
périodes. Les données ont été recueillies auprès des données sur la composition, et donc la valeur
focus group et illustrent la « conception malgache » énergétique des rations au cours de l’année, ne nous
de la période de soudure. permet pas d’affirmer que les besoins énergétiques
minimaux ne sont plus couverts, du moins sur
l’ensemble de la période de soudure.
42.3. COMMENTAIRES
% de communes s'estimant en période de soudure
La durée moyenne de la période de %
90
soudure pour l’ensemble de la zone Fianarantsoa Tuléar
SIRSA est de 4,6 mois. Toutes 80
communes enquêtées confondues, cela 70
représente près de 38 % du temps de
60
l’année.
50
La période de soudure est cependant
40
plus marquée dans la province de
Fianarantsoa (en moyenne 5,3 mois), 30
particulièrement sur la côte Est, que 20
dans la province de Tuléar (en moyenne
3,8 mois). 10

0
Elle est notoirement moins marquée J F M A M J J A S O N D
dans la partie sud du pays, où le riz ne Mois
représente pas l’aliment de base des

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 111


43. STRATEGIES D’ADAPTATION

43.1. DEFINITION retenues ont été regroupées dans les catégories


suivantes :
Les stratégies d'adaptation sont les mécanismes mis
en œuvre par les populations qui se sentent - Réduction du nombre de repas
menacées par l'insécurité alimentaire lorsqu'elles - Consommation de plantes de cueillette
subissent une chute de leurs productions ou de leurs - Emigration
revenus. - Intensification du salariat agricole
- Intensification d’une autre activité génératrice
Ces stratégies sont variées. Certaines d'entre elles de revenu
ont un caractère préventif et visent à augmenter les - Décapitalisation de bétail
revenus monétaires qui permettent l'achat des - Vente de matériel agricole
aliments nécessaires à la ration quotidienne. Elles - Vente de bijoux
correspondent dans un premier temps à la - Vente d’ustensiles de cuisine
diversification ou l'intensification des activités - Vente de semences
génératrices de revenus, ou le recours à l’emprunt - Vente de terres agricoles
lorsque les revenus de ces activités se révèlent - Emprunt
insuffisants. D'autres stratégies se situent en aval
des difficultés et font appel aux mécanismes de
solidarité, à la réduction des rations alimentaires, le 43.3. COMMENTAIRES
recours aux aliments de cueillette, voire de disette,
la migration, les ventes inhabituelles (bétail, terres, La modification des habitudes alimentaires
biens…). (réduction du nombre de repas et/ou consommation
de plantes de cueillette) est la stratégie la plus
Les aliments de cueillette sont définis comme des fréquemment mentionnée, et la plupart du temps la
plants comestibles qui poussent et se multiplient première qui est mise en œuvre par les populations
partout d’une manière sauvage, ne sont donc pas en cas de difficultés. L’intensification du salariat
plantés par la population et n’ont reçu aucun agricole n’est pas toujours possible et n’apparaît
entretien, et qui sont consommés en année normale dans les 3 principales stratégies que pour 106
par les populations. communes (35 %).

La vente forcée de bétail est également fréquente


Les aliments de disette sont des aliments cueillis ou
dans les zones d’élevage, mais n’apparaît en
ramassés par les ménages, et qui ne sont consommés
première position que dans 3 districts (Ankazoabo
qu’en année difficile : feuille de raketa, raketa mena,
Atsimo, Sakaraha et Toliary II), tous situés en
tamarin (kily), tubercules et racines sauvages… Il
région Atsimo Andrefana.
faut noter que certains aliments peuvent être de
cueillette dans certaines régions, et de disette dans
La liste des aliments de cueillette et de disette les
d’autres (ex : le viha).
plus fréquemment consommés est donnée en annexe.

43.4. LIMITATIONS
43.2. PRESENTATION DES DONNEES

Ces données concernent la majorité des ménages


Les 3 principales stratégies d'adaptation utilisées
d’une commune mais peuvent cacher des disparités
par chaque district sont présentées dans l'ordre
importantes au sein des différentes classes sociales.
chronologique de mise en œuvre (tableau 4). Pour des
raisons méthodologiques, les stratégies d'adaptation

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 112


Tableau 4 : Principales stratégies d'adaptation en cas de difficultés alimentaires

Code Stratégies
District
district Principale Secondaire Tertiaire
Province : Fianarantsoa

Région : Haute Matsiatra


21205 Ambalavao Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Intensification des AGR
21208 Ambohimahasoa Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Emprunt
21219 Ikalamavony Emprunt Intensification du sal. agricole Décapitalisation de bétail
21220 Fianarantsoa II Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Décapitalisation de bétail

Région : Amoron'I Mania


22202 Ambatofinandrahana Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Intensification du sal. agricole
22203 Ambositra Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Vente de semences
22204 Fandriana Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Emprunt
22223 Manandriana Réduction du nombre de repas Emprunt Décapitalisation de bétail
Région : Vatovavy Fitovinany
23206 Ifanadiana Intensification du sal. agricole Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette
23207 Nosy Varika Cons. de plantes de cueillette Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail
23209 Mananjary Vente de terres agricoles Intensification du sal. agricole Cons. de plantes de cueillette
23210 Manakara Atsimo Intensification du sal. agricole Emprunt Vente de terres agricoles
23211 Ikongo Emprunt Intensification du sal. agricole Vente de terres agricoles
23212 Vohipeno Intensification du sal. agricole Emprunt Intensification des AGR
Région : Ihorombe
24216 Ihosy Cons. de plantes de cueillette Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole
24218 Ivohibe Cons. de plantes de cueillette Réduction du nombre de repas Vente de terres agricoles
24221 Iakora Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Cons. de plantes de cueillette
Région : Atsimo Atsinanana
25213 Farafangana Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Vente de terres agricoles
25214 Vangaindrano Intensification du sal. agricole Vente de terres agricoles Décapitalisation de bétail
25215 Midongy Atsimo Intensification du sal. agricole Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail
25217 Vondrozo Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Emprunt
25222 Befotaka Cons. de plantes de cueillette Vente d'ustensiles de cuisine Décapitalisation de bétail

Province : Toliary

Région : Atsimo Andrefana


51503 Beroroha Intensification du sal. agricole Cons. de plantes de cueillette Intensification des AGR
51504 Morombe Emprunt Intensification du sal. agricole Cons. de plantes de cueillette
51505 Ankazoabo Atsimo Décapitalisation de bétail Vente de terres agricoles Vente de bijoux
51506 Betioky Atsimo Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail
51507 Ampanihy Cons. de plantes de cueillette Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail
51512 Sakaraha Décapitalisation de bétail Emprunt Cons. de plantes de cueillette
51520 Toliary II Décapitalisation de bétail Vente de bijoux Réduction du nombre de repas
51521 Benenitra Intensification du sal. agricole Emprunt Décapitalisation de bétail
Région : Androy
52513 Beloha Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail
52514 Tsihombe Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Emigration temporaire
52516 Ambovombe Androy Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Vente d'ustensiles de cuisine
52518 Bekily Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail
Région : Anosy
53515 Tolanaro Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail
53517 Betroka Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Vente de terres agricoles
53519 Amboasary Atsimo Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail
Région : Menabe
54502 Manja Intensification du sal. agricole Emprunt Vente de bijoux
54508 Morondava Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Vente de bijoux
54509 Mahabo Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail
54510 Belon'i Tsiribihina Cons. de plantes de cueillette Emigration temporaire Décapitalisation de bétail
54511 Miandrivazo Emprunt Décapitalisation de bétail Réduction du nombre de repas

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 113


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 114
INFRASTRUCTURES ET
SERVICES SOCIAUX

Les infrastructures et services socio-économiques


disponibles dans chaque commune, s’ils ne sont pas Il n’est pas possible de présenter dans ce document
toujours directement liés à la sécurité alimentaire, toutes les données recueillies. Seuls quelques
sont néanmoins révélateurs du niveau de indicateurs représentatifs de chaque secteur sont
développement des zones rurales. discutés dans cette section.

L’enquête structurelle a représenté une opportunité Des données plus détaillées sont cependant
d’établir un inventaire succinct de ces services et de disponibles au niveau du projet SIRSA.
leur niveau de fonctionnalité.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 115


44. ACCES AU CREDIT

44.1. DEFINITION semblent relativement liées à l’intensité des


activités rizicoles.
L’accès au crédit permet aux paysans de faire face
aux besoins de fonds de roulement et/ou Pour la province de Tuléar, Cecam est présent dans 4
d’investissement pour les activités agricoles. des 18 communes enquêtées de la région Menabe.
Souvent, ces besoins se présentent durant la période Dans les autres régions de cette province, l’accès au
de soudure pendant laquelle l’éventuelle épargne sert crédit s’améliore grâce à l’implantation ces dernières
à l’achat de nourriture. Un moyen d’affronter cette années de projets d’appui en la matière. Vola
situation est le contrat d’emprunt. Mahasoa est ainsi présent dans la moitié des
districts de Atsimo Andrefana. Fivoy et Objectif
Le financement du monde rural est réalisé sous deux Sud ont également ouverts des agences dans
formes principales, à savoir le crédit formel obtenu quelques communes autour d’Ambovombe dans la
auprès des institutions financières (banques ou région Androy et dans le district de Amboasary
mutuelles d’épargne et de crédit) et les emprunts Atsimo (région Anosy).
informels contractés auprès des usuriers. Les
institutions financières adoptent des politiques de On note cependant l’absence totale d’institution de
crédits de proximité, en éparpillant leurs agences crédit dans les communes enquêtées de 22 des 42
dans les communes rurales, afin de faciliter districts. C’est particulièrement le cas dans les
l’intégration des producteurs dans un système districts de Ihorombe (0 commune) et Atsimo
formel de crédit. Atsinanana (seule la commune de Lopary dispose
d’une agence Tiavo).

44.2. PRESENTATION DES DONNEES Un des problèmes soulevés par les focus group est
de satisfaire à l’exigence d’une garantie par les
Le tableau 5 présente la proportion de communes institutions formelles, ce qui inciterait plutôt les
avec présence d’au moins une institution financière paysans à se tourner vers le crédit informel, malgré
ou bancaire sur son territoire. Le crédit informel que les taux d’usure soient très élevés.
n’est pas considéré dans ce chapitre.

44.4. LIMITATIONS
44.3. COMMENTAIRES
Les informations fournies par le focus group ne
Sur l’ensemble de la zone SIRSA, 58 communes permettent pas d’estimer la proportion des
enquêtées (19 %) signalent la présence d’une habitants ayant recours aux mécanismes de crédit
institution financière ou bancaire sur son territoire. formel.

Dans la province de Fianarantsoa, ces institutions Il n’a par ailleurs pas été possible de collecter
sont concentrées presque exclusivement dans les auprès de ces institutions des chiffres sur le volume
régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, et de crédits alloués dans les communes.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 116


Tableau 5 : Présence des institutions financières ou bancaires

Nombre de communes Institution


Code
District avec
district enquêtées % Principale Secondaire
institution

Province : Fianarantsoa 143 32 22

Région : Haute Matsiatra 38 14 37


21205 Ambalavao 9 1 11 Tiavo
21208 Ambohimahasoa 8 4 50 Tiavo Cecam
21219 Ikalamavony 4 1 25 Tiavo
21220 Fianarantsoa II 17 8 47 Tiavo Cecam

Région : Amoron'I Mania 25 13 52


22202 Ambatofinandrahana 3 2 67 Cecam
22203 Ambositra 10 2 20 Cecam
22204 Fandriana 6 5 83 Cecam
22223 Manandriana 6 4 67 Cecam
Région : Vatovavy Fitovinany 42 4 10
23206 Ifanadiana 5 0 0
23207 Nosy Varika 4 0 0
23209 Mananjary 9 0 0
23210 Manakara Atsimo 12 2 17 Tiavo FMA
23211 Ikongo 5 0 0
23212 Vohipeno 7 2 29 Tiavo
Région : Ihorombe 10 0 0
24216 Ihosy 6 0 0
24218 Ivohibe 2 0 0
24221 Iakora 2 0 0
Région : Atsimo Atsinanana 28 1 4
25213 Farafangana 10 0 0
25214 Vangaindrano 10 1 10 Tiavo
25215 Midongy Atsimo 2 0 0
25217 Vondrozo 4 0 0
25222 Befotaka 2 0 0

Province : Toliary 159 26 16

Région : Atsimo Andrefana 56 11 20


51503 Beroroha 3 0 0
51504 Morombe 4 2 50 Vola Mahasoa CIDR Bas Mangoky
51505 Ankazoabo Atsimo 2 1 50 Vola Mahasoa
51506 Betioky Atsimo 18 6 33 Vola Mahasoa PSDR
51507 Ampanihy 16 0 0
51512 Sakaraha 4 0 0
51520 Toliary II 8 2 25 Vola Mahasoa
51521 Benenitra 1 0 0
Région : Androy 51 2 4
52513 Beloha 6 0 0
52514 Tsihombe 7 0 0
52516 Ambovombe Androy 19 2 11 Fivoy Objectif Sud
52518 Bekily 19 0 0
Région : Anosy 34 9 26
53515 Tolanaro 12 0 0
53517 Betroka 6 0 0
53519 Amboasary Atsimo 16 9 56 Fivoy Objectif Sud
Région : Menabe 18 4 22
54502 Manja 2 0 0
54508 Morondava 2 1 50 Cecam
54509 Mahabo 5 2 40 Cecam
54510 Belon'i Tsiribihina 4 1 25 Cecam
54511 Miandrivazo 5 0 0

Zone SIRSA 302 58 19

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 117


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 118
45. EXISTENCE DE GRENIERS COMMUNAUTAIRES VILLAGEOIS

45.1. DEFINITION Haute Matsiatra (21 communes – 55 %), en raison du


lien étroit existant entre la mise en place de GCV et
L’adhésion des ménages aux organisations ou la présence d’institutions financières d’épargne et de
groupements permet de mesurer l’intégration de la crédit.
population dans la vie sociale et économique. C’est
également une condition souvent exigée par les De la même façon, quelques communes rurales de la
partenaires du monde rural pour bénéficier zone d’activités du Projet de mise en valeur du Haut
d’interventions. Bassin de la Mandrare (district d’Amboasary-Sud)
bénéficient également de GCV fonctionnels.
Les Greniers Communautaires Villageois (GCV)
permettent aux producteurs de regrouper les ventes Pour les autres régions, on notera la présence de GCV
de leurs productions, afin d’assurer une meilleure fonctionnels dans 7 communes (17 %) de Vatovavy
force de négociation face aux acheteurs. Ils ont Fitovinany, 2 communes (7 %) de Atsimo Atsinanana,
aussi pour objectif d’étaler dans le temps les ventes 1 commune (10 %) de Ihorombe, 3 communes (5 %) de
pour contrer les fluctuations saisonnières des prix, Atsimo Andrefana, 6 communes (33 %) de Menabe, et
tout en accordant des crédits aux producteurs pour absence de GCV dans la région Androy.
leur besoins immédiats au moment des récoltes.
L’existence de groupements féminins d’intérêt socio-
économique est un peu plus marquée. 51 % des
45.2. PRESENTATION DES DONNEES communes SIRSA en recensent, la proportion la plus
élevée étant enregistrée dans la région Menabe (78
Les données recueillies durant l’enquête structurelle % des communes). Les taux d’adhésion restent
se sont intéressées à la présence de différents types cependant relativement faibles (en majorité, moins
d’organisations (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, d’une femme sur dix en est membre).
artisans, usagers de l’eau, usagers des pistes,
groupements féminins, GCV…) dans les communes, à Parmi les taux d’adhésion les plus importants,
leurs taux d’adhésion et à l’appréciation de leur signalons le cas de Morombe-Befandefa et Manombo
niveau de fonctionnement par le focus group. Atsimo (région Atsimo Andrefana), pour les
groupements de femmes de pêcheurs, et Ambila
La carte 40 recense les communes disposant de GCV (région Vatovavy Fitovinany), pour les groupements
jugés fonctionnels par les focus group. féminins cherchant à valoriser les produits de
l’artisanat qui font la réputation de cette commune.

45.3. COMMENTAIRES
45.4. LIMITATIONS
Seules 57 communes SIRSA (19 %) disposent de GCV
fonctionnels. Celles-ci se retrouvent en majorité dans Les résultats ne concernent que les groupements
les régions Amoron’I Mania (12 communes – 48 %) et jugés fonctionnels par les focus group.

Proportion de communes disposant d'un groupement féminin (%)


100

80

60

40

20

0
M en Hte M Anosy A. M ania Ihor. Vat F A. And A. Ats Androy

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 119


46. INFRASTRUCTURES D’EDUCATION

46.1. DEFINITION d’écoles primaires éparpillées dans les fokontany. Le


nombre moyen d’écoles primaires par commune est
L’amélioration de la qualité et de l'efficacité de de 11 sur l’ensemble des communes enquêtées. 52 %
l'Education Fondamentale est une priorité du d’entre elles disposent en outre d’au moins une école
gouvernement pour répondre aux besoins socio- secondaire. Le nombre moyen d’enseignants pour
économiques du pays. Les interventions récentes de 1.000 habitants est de 3.
l’Etat dans ce domaine, telles que la construction de
bâtiments d’enseignement, le recrutement de La province de Fianarantsoa est cependant
personnel ou les actions de distribution de kits globalement mieux lotie que celle de Tuléar en
scolaires, ont entraîné une augmentation sensible des termes d’infrastructures d’éducation (14,0 écoles
taux de scolarisation. primaires en moyenne par commune à Fianarantsoa,
contre 9,2 à Tuléar) et de personnel enseignant (3,8
La situation de l’éducation est observée dans ce enseignants pour 1.000 habitants à Fianarantsoa,
chapitre à travers l’existence des infrastructures contre 2,3 à Tuléar).
d’éducation (écoles et lycées).
Une fois encore, les régions Amoron’I Mania et
Haute Matsiatra, se distinguent par l’importance des
46.2. PRESENTATION DES DONNEES infrastructures d’enseignement. L’extrême Sud,
notamment le district d’Ampanihy (région Atsimo
Les données recueillies durant l’enquête structurelle Andrefana), apparaît en revanche particulièrement
se sont intéressées à la présence d’écoles primaires, défavorisé.
secondaires et éventuellement de lycées, leur
nombre, ainsi qu’au nombre d’enseignants dans les Il semble également que la disponibilité de nouveaux
communes. bâtiments scolaires ait considérablement augmenté
au cours des dernières années. Un total de 99
La carte 41 présente le nombre d’enseignants pour communes (33 %) ont signalé la construction d’au
1.000 habitants. Sont considérés comme moins un bâtiment au cours des 12 mois ayant
enseignants, les instituteurs (écoles primaires) et précédé l’enquête. 177 écoles primaires et 24 écoles
leurs suppléants. secondaires auraient ainsi été créées entre juillet /
octobre 2004 et juillet / octobre 2005.
Les données ont été fournies par le Chef ZAP (Zone
d’Activité Pédagogique) ou le responsable CISCO 46.4. LIMITATIONS
(Circonscription Scolaire).
Les données sur l’existence d’écoles dans les
communes ne permettent pas de juger de leur état
46.3. COMMENTAIRES de fonctionnement, de leur capacité à accueillir des
élèves, ni de leur niveau d’équipement.
Toutes les communes rurales enquêtées disposent

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 120


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 121
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 122
47. TAUX DE SCOLARISATION

47.1. DEFINITION les TBS sont inférieurs à 50 % (notamment toutes


les communes du district d’Ampanihy - région Atsimo
Le taux brut de scolarisation dans le primaire (TBS) Andrefana).
exprime le rapport entre le nombre de personnes
fréquentant l’école primaire (quel que soit l’âge) et la Malgré des taux qui restent relativement bas dans
population âgée de 6 à 10 ans. beaucoup de communes, il semble que l’effort du
gouvernement en matière d’éducation (notamment
Ce taux reflète, à travers le degré de fréquentation par des opérations de distribution de kits scolaires)
des écoles, l’intérêt qu’accordent les parents à ait contribué à rehausser le niveau de fréquentation
l’éducation et permet de juger le niveau de des écoles au cours des dernières années. Les
développement humain et social dans le monde rural. données récoltées en 2004 par la Cornell University
dans le cadre de l’actualisation de l’enquête ILO
concluent en outre que les taux de réussite dans le
47.2. PRESENTATION DES DONNEES primaire sont passés de 53 % en 2002-2003 à 67 %
en 2003-2004 dans la province de Fianarantsoa, et
Les données ont été fournies par le Chef ZAP (Zone de 60 % en 2002-2003 à 68 % en 2003-2004 dans la
d’Activités Pédagogiques) ou le responsable CISCO province de Tuléar. Les principales raisons évoquées
(Circonscription Scolaire). sont l’augmentation du nombre d’enseignants et la
meilleure disponibilité des équipements scolaires.

47.3. COMMENTAIRES Bien que les données sur la répartition garçons –


filles dans les écoles soient fragmentaires, il semble
Le niveau d’accès à ce type d’information est très néanmoins évident que la scolarisation des garçons
variable d’une région à l’autre. Il a été reste privilégiée dans les communes rurales.
particulièrement faible pour la région Menabe, où Toutefois, 22 communes sur 88 (25 %) en province
seules 3 communes sur 18 ont pu fournir des données de Fianarantsoa et 45 sur 64 (70 %) en province de
exploitables. Tuléar renseignent une proportion plus élevée de
filles dans les établissements primaires. Ceci semble
Globalement, le taux de scolarisation dans le plus spécialement le cas dans les districts de Beloha
primaire est relativement bien corrélé avec (région Androy) et Amboasary-Sud (région Anosy).
l’importance des infrastructures et du personnel
d’enseignement. Il se confirme que les taux TBS les
plus élevés sont observés dans les régions Amoron’I 47.4. LIMITATIONS
Mania et Haute Matsiatra, (en majorité plus de
75 %). La région Atsimo Atsinanana présente Alors que ces données sont primordiales, les taux de
également des taux satisfaisants. Il faut noter que scolarisation par sexe ne sont que rarement
des TBS supérieurs à 100 % ont été enregistrés disponibles au niveau des Chefs ZAP ou des
dans 15 communes de ces 2 dernières régions. Cette responsables CISCO. Pour la présente enquête,
situation peut s’obtenir lorsqu’une proportion seules 152 communes (50 %) ont pu fournir des
importante d’enfants de plus de 10 ans sont données ayant permis de calculer la proportion de
scolarisés dans le primaire. filles parmi les enfants scolarisés. Ces dernières
données sont cependant à considérer avec beaucoup
Par contre, ces taux sont plus faibles dans l’extrême de réserve.
Sud, avec une proportion importante de communes où

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 123


48. INFRASTRUCTURES DE SANTE

48.1. DEFINITION 48.3. COMMENTAIRES

La santé est également un secteur qui a été marqué Bien que le taux de couverture en matière
par des changements politiques importants au cours d’infrastructures de santé de base soit censé être
des dernières années, avec pour résultat une total, 17 communes (6 %), dont 13 en province de
amélioration significative de l’accès aux soins. Tuléar, ont indiqué ne disposer ni de CSB1 ni de
L’enquête ILO 2001 avait déjà mis en évidence que CSB2 fonctionnel. Cette situation peut se
72 % des communes interrogées estimaient que la rencontrer dans le cas de communes récemment
situation de la santé s’était améliorée pendant les 5 créées, ou éventuellement dans le cas de CSB
dernières années. détruits ou désertés par le personnel pour raison
d’insécurité publique. Parmi les communes disposant
Les données recueillies durant l’enquête structurelle d’un CSB, 92 % signalent au moins un CSB de
concernent : niveau 2.

- la présence de Centre de Santé de Base (CSB) En dépit de la forte présence des CSB dans les
et de Centre Hospitalier de District (CHD), et communes des deux provinces, le recours à leurs
leur nombre ; services pour les accouchements reste très limité.
- le temps d’accès au CHD le plus proche ;
- les services et équipements disponibles dans la Dans la province de Fianarantsoa, le taux
commune ; d’accouchements assistés au CSB ne dépasse pas
- quelques informations concernant la santé 40 % pour 80 % des communes ayant fourni
materno-infantile. l’information. Ce chiffre est sensiblement identique
en province de Tuléar : 83 % des communes. Les taux
Un CSB de niveau 1 (CSB1) est une formation les plus élevés sont en général recensés dans les
sanitaire de base tenue par des paramédicaux, alors communes des parties Est des régions Amoron’I
qu’un CSB de niveau 2 (CSB2) est sous la Mania et Haute Matsiatra. Les distances à parcourir,
responsabilité d’un médecin diplômé d’Etat. Les CHD l’absence de personnel qualifié et les tarifs élevés
sont également classés en CHD1 ou CHD2 en des consultations sont parmi les raisons qui incitent
fonction de la disponibilité ou non de structures encore les ménages ruraux à avoir plutôt recours aux
d’interventions chirurgicales courantes. soins traditionnels (matrones, guérisseurs et auto-
médication).

48.2. PRESENTATION DES DONNEES


48.4. LIMITATIONS
La carte choisie pour illustrer ce chapitre (carte 42)
présente les taux d’accouchements assistés dans les Les données sur l’existence d’infrastructures de
communes (nombre d’accouchements accomplis au santé dans les communes ne permettent pas de juger
CSB par rapport au nombre total de naissances). de leur état de fonctionnement, de leur niveau de
fréquentation, ni de la présence effective du
Toutes les données concernant le secteur de la santé personnel. A ce sujet, il faut noter que l’absence du
ont été recueillies auprès des responsables responsable est une entrave régulière dans la
sanitaires présents dans les communes. collecte des données dans ce secteur.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 124


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 125
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 126
49. ACCES A L’EAU

49.1. DEFINITION
Dans la province de Fianarantsoa, seules deux
L'accès à l’eau est une donnée importante communes nécessitent plus de 2 heures pour
permettant de comprendre les conditions de vie collecter l’eau en saison sèche : Soamatasy (région
régnant dans chaque commune, mais également les Ihorombe) et Ranomena (région Atsimo Atsinanana).
potentialités agricoles, comme par exemple la
possibilité de pratiquer la riziculture ou l'agriculture Avec l’appui des projets de développement,
maraîchère nécessitant quotidiennement de grandes l’aménagement de puits et la construction de pompes
quantités d'eau. publiques ont permis de faciliter l’accès à l’eau,
particulièrement dans la province de Tuléar.
Dans certaines zones, l’insuffisance des ressources Certaines communes doivent par ailleurs être
hydriques oblige les populations à consacrer une part
importante de leur temps et parfois de leurs revenus
à l’approvisionnement en eau, au dépens d’autres
activités. Les difficultés d’accès à l’eau peuvent donc
être directement liées à la situation de vulnérabilité
des communes.

Le temps d’accès à l’eau représente le temps moyen


consacré par les familles pour se rendre au point
d’eau habituel le plus proche, y prélever l’eau et en
revenir. Le point d’eau habituel peut être un puits,
une mare, un cours d’eau…

49.2. PRESENTATION DES DONNEES

Les données recueillies lors de l’enquête structurelle


concernent l’accès à l’eau en saison sèche et en
saison des pluies, sous forme semi-quantitative.
Quatre classes de durée ont ainsi été proposées à
l’appréciation du focus group : ravitaillée par camions citernes en saison sèche.
Néanmoins, les mares et cours d’eau sont encore
- moins de 15 minutes ; très largement les principales sources
- ½ heure à 2 heures ; d’approvisionnement en eau pour beaucoup de
- environ ½ journée ; ménages, avec tout ce que cela suppose comme
- 1 jour ou plus. impact sur la qualité de l’eau, et donc l’hygiène et la
santé. Les efforts en matière d’adduction d’eau
La carte 44 présente les temps d’accès en saison doivent donc rester une priorité.
sèche, généralement plus problématiques qu’en saison
des pluies.
Origine principale de l’eau utilisée par la
majorité des ménages (% de communes)
49.3. COMMENTAIRES

Pour la majorité des districts des deux provinces, 49.4. LIMITATIONS


l’accès à l’eau est rapide (moins de 2 heures), même
en saison sèche. Les difficultés d’accès à l’eau se Les temps d’accès à l’eau présentés sont censés
situent essentiellement dans la zone aride, à refléter la situation de la majorité des ménages
l’extrême sud de l’île. Les districts les plus touchés d’une commune. Il est évident que la situation peut
sont Tolanaro et Amboasary Atsimo (région Anosy), être très variable d’un fokontany à l’autre en
et Ambovombe, Tsihombe et Beloha (région Androy), fonction de la répartition spatiale des points d’eau.
où 13 communes indiquent même que plus d’un jour
est nécessaire pour s’approvisionner en eau.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 127


50. IMPLICATION DES FEMMES DANS LE CONSEIL MUNICIPAL

50.1. DEFINITION La contribution des femmes aux activités politiques


de la commune a cependant tendance à s’accentuer,
Le pouvoir exécutif d’une commune est exercé par le même si on ne dénombre encore que 16 communes (5
maire, ses adjoints, les présidents de fokontany et %) parmi les 302 communes SIRSA dans lesquelles
les employés communaux. Ce sont ces membres de le maire ou son adjoint est une femme.
l’exécutif qui assurent la réalisation des activités de
développement. L’exécutif propose un budget qui Dans la province de Fianarantsoa, 40 % des
sera voté au niveau du conseil communal. communes comptent au moins une femme dans le
conseil municipal. Ce chiffre tombe à 22 % dans la
Ce conseil a un pouvoir législatif et de contrôle des province de Tuléar. Les hommes restent néanmoins
activités de l’exécutif. L’implication des femmes majoritaires dans toutes les communes, et la
dans le conseil communal est un moyen de les proportion de femmes dans le conseil municipal ne
responsabiliser dans la vie politique et socio- dépasse pas 25 %.
économique de la commune.
La reconnaissance des femmes en matière de bonne
gouvernance est généralement bien perçue par les
50.2. PRESENTATION DES DONNEES partenaires au développement, et le fait que la
commune soit dirigée par une femme permet parfois
Plusieurs données ont été collectées sur le thème du de faciliter l’octroi d’appuis techniques et
fonctionnement des institutions communales lors de financiers.
l’enquête structurelle. La carte 45 présente la
proportion de femmes dans le conseil communal Il faut rappeler qu’une attention particulière a été
(nombre de femmes dans le conseil rapporté au portée lors de l’enquête structurelle afin d’intégrer
nombre total des membres). les femmes dans le focus group.

50.3. COMMENTAIRES 50.4. LIMITATIONS

Dans certaines sociétés rurales malgaches, la La présence d’une femme dans le conseil communal
reconnaissance de la femme est loin d’être acquise, n’est pas une garantie absolue de la prise en
et il est encore parfois difficile pour les femmes de considération des aspects genre dans les choix
pénétrer les cercles de réflexion de type politique décisionnels.
ou coutumier.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 128


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 129
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 130
51. INTERVENTIONS DANS LES COMMUNES

51.1. DEFINITION projets / programmes par commune. Menabe, Haute


Matsiatra et Amoron’I Mania suivent avec un peu
Les interventions dans la commune considèrent les plus de 3 projets / programmes en moyenne. La
projets et programmes actifs au moment de région la moins couverte est Atsimo Atsinanana (1,3).
l’enquête sur le territoire de la commune. Ces
interventions sont mises en œuvre avec l’appui de D’une manière générale, l’enclavement ou
partenaires techniques et financiers externes à la l’accessibilité des communes peut être considéré
commune et peuvent concerner un ou plusieurs comme la principale difficulté qui retarde
secteurs d’activité. l’implantation des partenaires au développement dans
les communes les plus éloignées. Celles situées à
proximité des chefs-lieux de région sont
51.2. PRESENTATION DES DONNEES globalement mieux desservies en projets /
programmes.
La carte 46 présente le nombre d’intervenants actifs
sur le territoire de la commune au moment de L’encadrement / vulgarisation agricole est le secteur
l’enquête, quels que soient leurs domaines qui bénéficie du plus grand nombre d’interventions
d’intervention (le projet SIRSA étant exclus de la dans les deux provinces. La santé, la construction de
liste). Pour chaque intervenant, les 3 principaux bâtiments publics et la construction
secteurs d’activité considérés dans la commune ont d’infrastructures hydrauliques sont les autres
été renseignés. domaines les mieux couverts.

51.3. COMMENTAIRES 51.4. LIMITATIONS

Le nombre de projets / programmes actifs est en Les interventions dans une commune ne ciblent bien
moyenne de 2,8 par commune, et ce aussi bien dans souvent qu’une catégorie de la population ou une
la province de Fianarantsoa que dans celle de Tuléar. délimitation géographique restreinte de la commune.
On recense cependant 28 communes (9 %) dans Elles peuvent en outre avoir un impact direct ou
lesquelles le focus group n’a pas connaissance indirect sur la population. Il est de ce fait
d’interventions. Parmi celles-ci, 9 sont situées en extrêmement délicat d’apprécier le nombre de
province de Fianarantsoa et 19 en province de bénéficiaires de ces interventions dans une
Tuléar. commune.

Il existe par contre une grande diversité de ciblage Le focus group a néanmoins été invité à se prononcer
des interventions entre les régions et entre les sur l’utilité de ces interventions et sur leurs impacts
communes. Paradoxalement, Ihorombe semble la en termes d’amélioration des conditions de vie de la
région la mieux couverte, avec en moyenne 4,1 population.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 131


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 132
BIEN-ÊTRE ET VULNERABILITE

Pour la majeure partie de la population rurale, la de conjoncture difficile, en fonction des aléas
sécurité alimentaire est fortement liée au calendrier climatiques et/ou économiques, la situation
agricole. Les récoltes des principales cultures alimentaire dépendra des capacités d’adaptation des
vivrières, principalement entre avril et juillet, populations : intensifications des activités
fournissent aux ménages non seulement un stock de monétaires, recours au capital épargne et recours
produits alimentaires pour leur consommation, mais aux stratégies d’adaptation.
également des revenus monétaires pour satisfaire
les dépenses non-alimentaires. Ce chapitre propose une évaluation des niveaux de
risques encourus par chaque commune, des capacités
Les cultures de rente, annuelles ou pérennes, d’adaptation des populations et une appréciation de
représentent également une contribution non l’état de vulnérabilité des communes en année
négligeable pour la sécurité alimentaire. Pour normale (vulnérabilité structurelle).
beaucoup de familles cependant, les réserves
alimentaires provenant de la production propre Finalement, il a semblé indispensable de présenter
s’épuisent avant les récoltes suivantes. Les ménages les priorités de développement telles qu’elles sont
deviennent alors dépendants des activités perçues par les premiers bénéficiaires potentiels
génératrices de revenus et du fonctionnement des d’interventions.
marchés pour maintenir une diète adéquate. En cas

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 133


52. NIVEAUX DE RISQUE

52.1. DEFINITION catégories qui combinent les niveaux de risques


climatiques (cyclones, inondations, sécheresse, grêle,
L’occurrence périodique d’aléas climatiques est bien criquets) et économiques :
renseignée à Madagascar, et le passage de cyclones
est sans conteste la calamité la plus fréquente. Ces - Très faible : occurrence très exceptionnelle de
derniers s’observent principalement entre les mois facteurs climatiques ou économiques
de janvier et avril, et peuvent occasionnés des défavorables
dégâts importants aux cultures, aux infrastructures - Faible : occurrence rare de facteurs climatiques
et aux biens des populations. En fonction de la ou économiques défavorables
répartition des pluies, des inondations plus ou moins - Moyenne : occurrence espacée de facteurs
localisées peuvent également être enregistrées. climatiques ou économiques défavorables
- Elevée : occurrence régulière de facteurs
L’excès de pluies n’est cependant pas le seul facteur climatiques défavorables
de risque important. Des périodes d’interruption - Elevée (climatique et économique) : occurrence
prolongée des précipitations peuvent également régulière de facteurs climatiques défavorables
affecter la réussite d’une campagne agricole. Dans et dépendance importante vis-à-vis de la
l’extrême Sud, ces périodes d’interruption peuvent conjoncture économique
se transformer en véritables situations de
sécheresse, avec une récurrence cyclique de 10 à 11
ans. La grêle constitue un autre facteur de risque lié 52.3. COMMENTAIRES
aux conditions climatiques.
La côte Est est historiquement plus affectée par les
Les invasions acridiennes (criquet migrateur – cyclones, et la province de Tuléar constitue la
Locusta migratoria, et criquet nomade – Nomadacris majeure partie de l’aire grégarigène des criquets.
septemfasciata) ont également constitué par le
passé, notamment vers la fin des années 90, un Quatre zones se distinguent cependant sur la carte
obstacle important à la production agricole à 47 :
Madagascar, particulièrement dans la province de - La partie côtière nord de la région Vatovavy
Tuléar. Fitovinany fréquemment affectée par les
cyclones ;
La conjoncture économique, et notamment la - Les districts côtiers de la région Atsimo
fluctuation des prix pour certains produits de rente Atsinanana fréquemment affectés par les
ou d’exportation, peut également être considérée cyclones, avec certaines communes dépendantes
comme un facteur de risque important pour de la conjoncture économique ;
certaines communes. - L’extrême Sud (région Androy et une partie de
la région Anosy) exposé aux risques de
Ces aléas ont un impact à court terme sur la sécheresse et parfois d’invasions acridiennes ;
situation de sécurité alimentaire, mais également un - Le district de Belon'i Tsiribihina (région
impact direct sur les mouvements de population, les Menabe), porte de sortie fréquente des
infrastructures de communication et la situation cyclones.
sanitaire. Etant donné que certaines zones sont
historiquement plus affectées que d’autres, les Au total, 104 communes (34 %) sont classées en
communes peuvent être classées en fonction de ces « risques moyens » et 48 communes (16 %) en
facteurs de risque. « risques élevés ».

52.4. LIMITATIONS
52.2. PRESENTATION DES DONNEES
Cette classification est basée les enregistrements
Pour évaluer le niveau de risque, les données des types de risque intervenus au cours des
historiques renseignées dans l’enquête ILO (2001) et dernières années. Beaucoup d’autres facteurs
les données recueillies auprès des focus group ont influencent la variabilité climatique régionale, et des
été exploitées. pluies abondantes peuvent résulter en inondation
temporaire de surfaces agricoles dans toute la zone.
Les communes ont été classées en différentes

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 134


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 135
Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 136
53. CAPACITES D’ADAPTATION

53.1. DEFINITION compter l’impact négatif sur l’environnement.

La capacité d’adaptation d’une population représente Les régions de Haute Matsiatra et de Amoron’I
son aptitude à prévenir des difficultés alimentaires Mania disposent globalement de capacités
inhabituelles que pourraient causer des facteurs d’adaptation plus importantes que les autres régions,
exogènes. à cause d’une plus grande diversité des activités
génératrices de revenus et d’infrastructures
Elle est fonction du profil socio-économique de la routières en meilleur état. La partie centrale de la
commune, notamment de la diversité des sources de région Menabe présente également une grande
revenus, de la possibilité d’intensifier certaines diversité des sources de revenus et la possibilité
activités génératrices de revenus en conjoncture d’intensifier aisément le salariat agricole.
défavorable, des ressources naturelles exploitables
(pêche, cueillette…) et du type de stratégies Les autres communes sont globalement classées dans
d’adaptation dont les ménages disposent. les catégories « faibles » à « moyennes ». Les zones
d’élevage peuvent en général solliciter le troupeau-
épargne pour faire face aux coups durs, mais cela ne
53.2. PRESENTATION DES DONNEES se fait qu’avec une certaine réticence de type
« culturelle » de la part des éleveurs. D’autre part,
Les capacités d’adaptation des communes ont été les ventes forcées s’effectuent généralement à des
classées sur une échelle qualitative allant de « très prix très défavorables et qui peuvent conduire à des
faibles » à « très importantes », indiquant que les décapitalisations importantes qui n’atténuent les
ménages n’ont pratiquement aucun moyen de faire difficultés qu’à très court terme.
face aux chocs externes, ou qu’ils peuvent au
contraire adapter facilement leurs modes de
constitution des revenus monétaires et de Classification des
consommation pour compenser une baisse communes
significative de production.
Fianarantsoa Tuléar
Cet indicateur synthétique a été obtenu en analysant Nbre % Nbre %
les données de l’enquête structurelle sur les sources Très faibles 1 1 4 3
de revenus, la diversité des activités génératrices Faibles 30 21 49 31
de revenus, le recours à l’émigration temporaire et Moyennes 60 42 94 59
les stratégies d’adaptation mises en œuvre. Importantes 43 30 11 7
Très importantes 9 6 1 1

53.3. COMMENTAIRES Total 143 100 159 100

L’interprétation de ces données est relativement


périlleuse. Pour compenser efficacement des pertes 53.4. LIMITATIONS
de productions, les activités doivent pouvoir être
intensifiées rapidement et leurs produits trouver On dispose en général de très peu de données
acquéreur. Certaines communes ont par exemple quantitatives sur l’importance des mécanismes mis en
l’habitude d’intensifier l’exploitation des ressources œuvre en prévision de difficultés alimentaires. Cette
forestières, sous forme de bois de construction ou catégorisation est une appréciation qualitative
de chauffe, en cas de difficultés. Cependant, si le utilisée par la méthodologie SIRSA pour prévoir
pouvoir d’achat est faible et le nombre d’acheteurs l’impact de conditions adverses dans les communes,
peu élevé, cette exploitation intensifiée conduira à et ne découle pas d’un modèle mathématique
un excès de produits, entraînant ainsi une baisse des rigoureux.
prix sans augmentation réelle des revenus, sans

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 137


54. VULNERABILITE STRUCTURELLE

54.1. DEFINITION 54.2. PRESENTATION DES DONNEES

La sécurité alimentaire se caractérise par l’accès, L’évaluation du niveau de vulnérabilité des communes
pour tous et à tout moment, à une nourriture découle de la mise en relation des facteurs suivants :
suffisante et adéquate. La vulnérabilité désigne donc
une situation d’insécurité concernant la disponibilité - La disponibilité en année normale de production
ou l’accessibilité de la nourriture3. En ce sens, elle pour l’auto-consommation (potentiel alimentaire,
n’est pas synonyme de pauvreté (même si la déduction faite de la part de la production
corrélation entre les deux phénomènes est commercialisée) ;
importante), notion qui se réfère à un état plus ou - Le pouvoir d’achat des ménages engendrés par la
moins permanent d’insuffisances de ressources. vente des productions et les autres activités
génératrices de revenus (potentiel monétaire) ;
Il y a plusieurs façon d’être vulnérable : soit que l’on - L’importance et la fréquence des facteurs de
est exposé à de très hautes probabilités de se risque (niveau de risque) ;
retrouver en environnement défavorable (insécurité - L’aptitude à prévenir des difficultés
cyclique), soit que l’on est exposé à de très fortes alimentaires inhabituelles que pourraient causer
pertes en cas de mauvaise conjoncture (insécurité des facteurs exogènes (capacités d’adaptation).
temporaire), soit encore que l’on combine les deux.
L’insécurité temporaire est caractéristique des Le schéma causal de la vulnérabilité structurelle est
épisodes aigus, généralement associés à la forme donné ci-dessous.
d’insécurité alimentaire la plus « médiatisée » : la
famine.

Part
Potentiel Riz commercialisée de
la production

Potentiel des
Cultures de rente
cultures vivrières

Elevage

Pêche
Potentiel agricole
(consommé)
Salariat

Autres activités
Cueillette génératrices de
revenus

Elevage - pêche
(consommé)

Potentiel Potentiel
alimentaire monétaire

Diversité des
activités
génératrices de
Aléas climatiques
revenus

Conjoncture Capacités
Niveau de risque Emigration
économique d'adaptation

Autres risques Stratégies


Enclavement
productifs d'adaptation

Sécurité publique

Vulnérabilité
structurelle

3
Systèmes d’Information pour la Sécurité Alimentaire,
l’expérience AEDES en Afrique. Ed. L’Harmattan, 2004

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 138


La vulnérabilité structurelle peut donc se concevoir significativement les niveaux de production.
comme une graduation sur une échelle de probabilité - Dans les parties reculées des régions de Atsimo
de connaître des difficultés alimentaires sévères. Andrefana et Menabe. Malgré des potentiels
L’échelle utilisée par le SIRSA varie, par ordre agricoles relativement importants, une grande
croissant de probabilité, de la classe « Très faible » partie de la production est rapidement
lorsque des difficultés alimentaires n’interviennent commercialisée à des prix faibles, ce qui place
qu’en année exceptionnelle, à « Très importante », les populations, qui ont par ailleurs des capacités
lorsque les risques de situation d’insécurité sont d’adaptation limitées, en situation très instable.
récurrents et pratiquement annuels. La commune de Marofoty (district de Tuléar II)
y est la seule commune classée en vulnérabilité
Cet indicateur synthétique (carte 49) combine « Très importante ».
plusieurs facteurs décrits précédemment. - Dans l’extrême Sud (région Androy et district
de Amboasary en région Anosy), avec notamment
8 des 11 communes à vulnérabilité « Très
54.3. COMMENTAIRES importante ». Les potentiels alimentaires et
monétaires y sont faibles, et les communes sont
Etant donné leurs potentiels alimentaires et très dépendantes du niveau des précipitations.
monétaires, leur niveau de risque et leurs capacités Ces appréciations corroborent parfaitement les
d’adaptation, les 302 communes enquêtées ont été données recueillies depuis près de 10 ans par le
classées pour leur vulnérabilité structurelle. SAP dans cette zone.

Un total de 54 communes, en majorité dans la moitié


Classe de Communes Population
Est des régions de Haute Matsiatra et Amoron’I
Mania (Hautes Terres) ont été classées en
vulnérabilité
Nbre % Nbre %
vulnérabilité « Très faible ». A celles-ci s’ajoutent
Très faible 54 18 777 000 18
77 communes classées en vulnérabilité « Faible »,
représentant une proportion totale de 43 % de la Faible 77 25 1 099 000 25
population rurale enquêtée. Moyenne 104 34 1 601 000 37
Importante 56 19 701 000 16
Un total de 104 communes réparties dans les 9
régions de la zone sont considérées comme Très importante 11 4 168 000 4
« moyennement » vulnérables. 56 communes, Total 302 100 4 346 000 100
représentant 16 % de la population rurale enquêtée,
présentent une vulnérabilité « Importante » et 11
communes (4 % de la population) une vulnérabilité 54.4. LIMITATIONS
« Très importante ».
Ces appréciations concernent la majorité des
Les zones les plus vulnérables se rencontrent : ménages d’une commune mais peuvent cacher des
disparités importantes au sein des différentes
- Sur la côte est, avec 2 communes à vulnérabilité
classes sociales. Il est évident que les couches les
« Très importante » (Ambalaroka – district de
plus pauvres de la population n’ont pas les mêmes
Manakara, et Ambohigogo – district de
potentiels que les ménages moyens, et que des chocs
Farafangana). Les causes sont principalement un
légers peuvent mettre en difficulté une partie de la
potentiel monétaire réduit par les difficultés
population même dans les communes à vulnérabilité
d’enclavement et l’exposition fréquente aux
« Très faible ».
aléas climatiques qui peuvent réduire

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 139


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 140
55. LES PRIORITES DE DEVELOPPEMENT

55.1. DEFINITION A l’instar des endroits d’accès difficile, il apparaît


logique que les travaux d’infrastructures routières
Les priorités de développement identifient les soient les principales priorités pour le
secteurs qui, selon l’avis du focus group, méritent développement de la plupart des communes des
une attention particulière en vue du développement districts de Vangaindrano, Iakora, Ivohibe,
de la commune. Pour les besoins de l’analyse, les Ikalamavony, Beroroha, Manja, Sakaraha, Benenitra,
secteurs d’intervention ont été regroupés comme Ambositra et 5 des 6 districts de la région Vatovavy
suit : Fitovinany (45 % des communes).

- Appui à la mairie (construction de bâtiments Le secteur de la santé fait partie des 3 priorités de
publics, assainissement, culture / loisirs, développement citées pour 34 % des communes, et
télécommunication, électrification…) représente la principale dans 7 %. Ces communes
- Infrastructures routières sont cependant disséminées un peu partout dans les
- Infrastructures hydrauliques (eau potable, régions, si bien que ce secteur n’apparaît pas à
irrigation…) l’échelle districtale.
- Santé
- Education et formation professionnelle Dans plusieurs zones, spécialement à vocation
- Encadrement / vulgarisation agricole « élevage pastoral », la lutte contre l’insécurité
- Commercialisation et transport / marché publique est une préoccupation majeure (citée par
- Epargne et crédit 18 % des communes). C’est plus spécialement le cas
- Sécurité publique de la partie nord-est de la région Menabe et du
- Environnement district de Betroka (région Anosy).

L’encadrement et/ou la vulgarisation agricole


55.2. PRESENTATION DES DONNEES revient comme principale priorité dans les districts
de Morombe, Morondava et Belon’I Tsiribihina,
Les 3 principales priorités de développement ont été tandis que les secteurs prioritaires des districts
recueillies, par ordre d’importance, lors des d’Ambalavao (appui à la mairie) et de Ihosy
entretiens au niveau des focus group. La carte 50 (commercialisation, transport, marché) sont plus
présente le secteur d’intervention le plus spécifiques.
fréquemment mentionné au niveau d’un district.
Signalons encore que les problèmes d’environnement
ne reviennent dans les 3 premières priorités que
55.3. COMMENTAIRES pour 13 communes (4 %), et l’accès à l’épargne /
crédit que pour 2 communes.
Le résultat des enquêtes relève de grandes
disparités entre et au sein des régions.
55.4. LIMITATIONS
L’éducation et la formation professionnelle sont
reprises dans les 3 principaux secteurs Les priorités de développement sont très
d’intervention prioritaires pour 58 % des communes. diversifiées en fonction des caractéristiques
Ce secteur peut être considéré comme la première propres et de la perception des communes. La carte
priorité de développement pour 11 districts, 50 est présentée à l’échelle districtale dans un souci
notamment dans l’extrême sud du pays. de regrouper ces priorités, mais elle masque les
diversités à l’échelle communale.
La réhabilitation des infrastructures hydrauliques
et l’accès à l’eau arrivent en seconde position, avec Il faut noter que la perception des focus group ne
48 % des communes considérant cet axe dans leurs correspond pas nécessairement aux directives des
3 principales priorités. Au niveau des districts, ce autorités communales. C’est ainsi que certaines
secteur est la première priorité pour 8 d’entre eux, divergences avec les Plans Communaux de
particulièrement dans les zones où il y a une Développement peuvent apparaître.
possibilité d’extension des surfaces rizicoles
irriguées.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 141


Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 142
ANNEXES

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 143


ANNEXE 1 : Population et surfaces agricoles

Surface agr.
Densité de Nombre de
District Code Commune Nombre d'habitants Surface (km²) moyenne / ménage
population (hab/km²) fokontany
(ha)

REGION : HAUTE MATSIATRA


21205050 Iarintsena 36 564 600 61 14 0,5
21205071 Ambohimandroso 15 134 80 189 7 1,5
21205072 Andrainjato 9 604 62 155 5 0,8
21205090 Anjoma 17 115 520 33 12 0,2
Ambalavao 21205211 Ankaramena 8 239 420 20 11 0,6
21205212 Ambinaniroa 19 616 500 39 10 3
21205230 Ambohimahamasina 21 243 540 39 13 1
21205250 Miarinarivo 10 350 117 88 5 5
21205270 Vohitsaoka 13 252 558 24 8 3
21208030 Ampitana 11 143 144 77 8 1,25
21208072 Ambalakindresy 14 059 158 89 10 1
21208090 Ankafina 17 355 115 151 7 1
21208212 Vohitrarivo 10 506 280 38 7 1
Ambohimahasoa
21208230 Ambohinamboarina 11 880 70 170 8 0,8
21208252 Camp Robin 12 150 50 243 7 1,3
21208270 Befeta 15 500 138 112 8 2
21208290 Fiadanana 17 229 185 93 14 1
21219010 Ikalamavony 20 875 1 225 17 8 2
21219050 Solila 20 000 1 152 17 9 1
Ikalamavony
21219090 Fitampito 8 351 2 202 4 7 1,5
21219130 Tsitondroina 11 200 1 306 9 7
21220012 Andrainjato Est 3 993 33 121 5 1,25
21220090 Taindambo 10 150 75 135 6 0,5
21220112 Sahambavy 15 354 100 154 10 0,6
21220130 Talata Ampano 20 103 192 105 13 0,4
21220150 Ankarinarivo Maniris 10 662 54 197 8 0,5
21220170 Iavonomby Vohibola 10 700 52 206 7 0,75
21220250 Alakamisy Ambohimaha 23 637 162 146 12 0,8
21220270 Andoharanomaitso 21 232 882 24 23 0,75
Fianarantsoa II 21220291 Mahasoabe 20 931 400 52 20 0,6
21220293 Ihazoara 10 120 50 202 10 0,75
21220310 Andranovorivato 19 041 308 62 16 0,8
21220330 Androy 10 686 257 42 10 0,75
21220450 Vohimarina 20 750 500 42 14 0,75
21220530 Fanjakana 13 721 463 30 10 1,2
21220551 Mahaditra 29 117 390 75 12 0,75
21220552 Ankoromalaza Mifanas 9 240 220 42 5 1
21220590 Ambalamidera II 8 742 53 165 5 0,75
REGION : AMORON'I MANIA
22202010 Ambatofinandrahana 34 591 660 52 20 0,4
Ambatofinandrahana 22202090 Ambondromisotra 22 744 170 134 13 0,7
22202130 Amborompotsy 15 750 1 966 8 10 3
22203050 Ankazoambo 5 134 53 97 5 0,8
22203090 Andina Firaisana 14 751 179 82 15 1
22203130 Ivato 20 640 204 101 18 0,5
22203190 Fahizay Ambatolahima 5 645 19 297 7 0,2
22203230 Kianjandrakefina 11 435 160 71 16 1,5
Ambositra
22203390 Ambatofitorahana 7 997 125 64 7 1
22203410 Antoetra 14 137 532 27 17 1
22203430 Mahazina Ambohipiere 4 554 643 7 7 3,2
22203491 Ambohimitombo I 8 525 260 33 14 1
22203551 Ambinanindrano 15 004 400 38 14 0,5
22204010 Fandriana 32 812 570 58 43 1,5
22204050 Sahamadio Fisakana 17 335 170 102 27 0,4
22204130 Ankarinoro 7 691 242 32 8 1
Fandriana
22204150 Sandrandahy 20 948 228 92 38 1,5
22204192 Betsimisotra 15 915 661 24 11 2
22204230 Imito 15 552 124 125 22 1
22223010 Ambovombe Afovoany 20 428 208 98 17 3
22223030 Ambohimahazo 11 486 103 112 15 1
22223110 Anjoman'Ankona 7 025 104 68 11 1
Manandriana
22223150 Talata Vohimena 15 690 166 95 9 3
22223171 Ambatomarina 18 855 120 157 15 1
22223172 Andakatany 5 120 85 60 5 1
REGION : IHOROMBE
24216031 Ankily 10 121 40 253 7 0,1
24216110 Mahasoa 14 792 2 006 7 14 0,5
24216132 Soamatasy 7 156 1 100 7 5
Ihosy
24216231 Ranohira 29 867 2 356 13 12 1
24216232 Ilakaka 18 290 2 356 8 10 1
24216250 Menamaty Iloto 7 485 1 361 5 9
24218030 Antambohobe 12 113 1 100 11 11 1,5
Ivohibe
24218050 Maropaika 12 333 1 200 10 12 2,5
24221030 Ranotsara Avaratra 17 667 1 750 10 12 1
Iakora
24221050 Begogo 12 322 1 639 8 11 2,3

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 144


Surface agr.
Densité de Nombre de
District Code Commune Nombre d'habitants Surface (km²) moyenne / ménage
population (hab/km²) fokontany
(ha)

REGION : VATOVAVY FITOVINANY


23206012 Antaretra 12 569 470 27 10 1
23206030 Tsaratanana 23 326 684 34 23 1,5
Ifanadiana 23206071 Androrangavola 27 691 746 37 15 2
23206150 Analampasina 9 338 320 29 9 3
23206170 Fasintsara 16 554 400 41 24 0,3
23207010 Nosy Varika 72 148 624 116 26 1,5
23207031 Ambahy 13 853 270 51 11 1
Nosy Varika
23207070 Sahavato 28 010 450 62 28 0,5
23207151 Ambodilafa 16 090 402 40 16 1
23209031 Tsaravary 9 648 42 230 6 0,5
23209090 Mahatsara Iefaka 8 796 60 147 6 1
23209110 Marokarima 15 010 257 58 8 2
23209170 Marosangy 10 410 142 73 6 1,5
Mananjary 23209252 Ambohitsara Est 7 445 110 68 6 0,5
23209290 Andonabe 15 008 183 82 11 1
23209370 Ambalahosy Avaratra 4 996 90 56 5 1,2
23209391 Ambodinonoka 10 554 219 48 11 3
23209490 Namorona 19 425 400 49 11 3
23210070 Ambila 20 923 158 132 11 3
23210090 Sorombo 11 590 207 56 16 3
23210110 Mizilo Gara 11 153 110 101 5 4
23210152 Sahanambohitra 11 162 150 74 4 0,5
23210190 Vohimasy 6 783 64 106 10 1,5
23210232 Ambalaroka 22 843 128 178 9 3
Manakara Atsimo
23210271 Mitanty 10 083 68 148 5 2
23210292 Vinanitelo 10 980 198 55 7 5
23210351 Vohimasina Sud 21 598 240 90 6 1,6
23210390 Fenomby 7 613 48 159 9 0,5
23210410 Ambalavero 13 135 180 73 10 2
23210430 Amborondra 14 418 49 293 5 2,5
23211011 Ikongo 28 575 618 46 34 2
23211012 Ambolomadinika 18 834 382 49 12 1
Ikongo 23211031 Ambatofotsy 25 845 406 64 11 4
23211032 Belemoka 17 255 357 48 10 1
23211071 Ifanirea 20 925 300 70 11 2
23212010 Vohipeno 18 545 70 265 9 0,5
23212031 Vohitrindry 13 443 81 166 8 2,5
23212051 Ivato 2 728 60 45 3 0,5
Vohipeno 23212171 Onjatsy 1 324 18 74 3 0,75
23212172 Vohilany 1 300 37 35 3 0,5
23212211 Ifatsy 9 714 80 121 7 2
23212230 Ilakatra 17 612 221 80 20 1
REGION : ATSIMO ATSINANANA
25213030 Vohimasy 5 269 84 63 6 1,5
25213050 Anosivelo 16 850 82 205 16 0,5
25213110 Ivandrika 10 181 80 127 5 2
25213130 Manambotra Atsimo 7 499 180 42 5 2,8
25213190 Amporoforo 14 225 181 79 10 2,2
Farafangana
25213230 Tangainony 19 976 270 74 11 1,1
25213270 Ambohigogo 14 250 100 143 12 2
25213390 Etrotroka 19 024 448 42 16 7,8
25213490 Sahamadio 14 421 144 100 10 2,4
25213570 Vohilengo 30 166 165 183 13 1,8
25214032 Bekaraoky 3 300 101 33 3 1,2
25214091 Lopary 23 184 266 87 15 0,5
25214112 Anilobe 12 483 144 87 7 2
25214190 Ranomena 21 421 380 56 8 4
25214212 Ambatolava 14 800 800 19 5 1
Vangaindrano
25214251 Bevata 16 402 675 24 6
25214252 Karimbary 7 526 192 39 5 0,4
25214290 Fenoambany 10 805 500 22 7 5
25214332 Sandravinany 11 235 380 30 6 4,8
25214390 Vohimalaza 10 180 543 19 7 3,4
25215012 Ankazovelo 9 025 251 36 8 2,2
Midongy Atsimo
25215031 Andranolalina 9 168 450 20 7 7,5
25217030 Mahatsinjo 21 008 251 84 13 3,5
25217071 Vohimary 8 070 491 16 4 5
Vondrozo
25217111 Karianga 18 315 187 98 8 2,8
25217191 Moroteza 16 082 289 56 5 6,5
25222012 Antondabe 5 815 370 16 7 4,7
Befotaka
25222031 Marovotsika 7 674 1 080 7 7 2,8

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 145


Surface agr.
Densité de Nombre de
District Code Commune Nombre d'habitants Surface (km²) moyenne / ménage
population (hab/km²) fokontany
(ha)

REGION : ATSIMO ANDREFANA


51503050 Behisatsy 9 813 1 870 5 10 0,5
Beroroha 51503070 Marerano 14 832 3 488 4 12 2
51503091 Mandronarivo 6 921 1 871 4 5 0,4
51504030 Morombe II (Befandef 13 198 412 32 10 0,5
51504050 Ambahikily 43 889 442 99 13 0,3
Morombe
51504090 Nosy Ambositra 20 819 1 850 11 7
51504130 Antanimieva 26 213 952 28 9 1,8
51505011 Ankazoabo Atsimo 36 442 1 900 19 33 0,7
Ankazoabo Atsimo
51505050 Andranomafana 7 243 1 287 6 8 0,5
51506011 Betioky Atsimo 13 380 312 43 26 0,5
51506012 Sakamasay 4 692 405 12 14 1,5
51506013 Ambahitrimitsinjo 3 008 96 31 10 2
51506014 Ankazomanga Ouest 3 847 1 647 2 10 2,5
51506015 Ankazombalala 19 906 560 36 17 3,3
51506016 Maroarivo Ankazomang 9 079 1 658 5 15 1,5
51506030 Beantake 9 618 320 30 12 4
51506050 Masiaboay 13 351 485 28 21 6,5
51506070 Antohabato 10 557 257 41 10 3,5
Betioky Atsimo 51506090 Tameantsoa 8 618 395 22 13 1,5
51506111 Tongobory 13 645 981 14 18 0,1
51506191 Andranomangatsiaka 10 200 380 27 15 0,5
51506210 Soamanonga 13 734 248 55 29 0,5
51506251 Soaserana 2 014 215 9 9 0,5
51506252 Marosavoa 3 042 750 4 11 0,5
51506290 Tanambao Ambony 6 623 41 162 11 0,25
51506311 Belamoty 18 645 215 87 14 2
51506312 Montifeno
51506330 Lazarivo 17 304 247 70 40 0,5
51507010 Ampanihy Andrefana 24 310 1 397 17 25 0,5
51507030 Anosa (Ankiliabo) 11 346 1 134 10 11 1
51507050 Amborompotsy 13 965 591 24 23 1
51507070 Ankilizato 7 139 364 20 9 0,5
51507090 Maniry 8 671 212 41 14 0,7
51507110 Antaly 12 592 374 34 16 0,7
51507130 Ankilimivory 7 527 224 34 13 0,7
51507150 Ejeda 47 804 1 830 26 49 1
Ampanihy
51507170 Belafike Ambony 16 850 308 55 14 0,5
51507190 Beahitse 20 627 1 349 15 26 0,5
51507210 Gogogogo 13 673 347 39 22 0,5
51507230 Androka 25 795 1 608 16 24 0,7
51507250 Vohitany 10 668 273 39 17 0,75
51507270 Beroy Atsimo 15 333 243 63 17 0,75
51507290 Fotadrevo 34 420 998 34 51 0,75
51507310 Itampolo 41 753 2 417 17 40 0,5
51512012 Miary teheza 3 235 803 4 6 4
51512070 Amboronabo 7 296 909 8 11 3
Sakaraha
51512130 Andranolava 7 442 788 9 12 2
51512171 Mikoboka 3 348 810 4 5 0,5
51520071 Miary 12 650 140 90 11 0,5
51520131 Ianantsony (Saint Au 15 223 156 98 13 0,25
51520192 Manorofify 8 246 1 800 5 5 0,5
51520210 Marofoty 12 622 315 40 8 2
Toliary II
51520250 Manombo Atsimo 25 675 500 51 14 0,5
51520270 Andranovory 30 623 860 36 26 0,5
51520310 Ankililoaka 25 204 852 30 24 0,5
51520358 Beheloke 13 729 2 890 5 13 0,5
Benenitra 51521070 Ianapera 13 403 2 140 6 30 0,5
REGION : ANOSY
53515031 Ampasy Nahampoana 7 200 91 79 3 1,5
53515051 Ifarantsa 10 250 148 69 9 3
53515090 Ankaramena 12 823 110 117 12 4,5
53515111 Ranopiso 10 153 379 27 15 1
53515112 Analampatsy 11 726 56 209 9 1
53515113 Andranobory 8 455 210 40 11 0,5
Tolanaro
53515114 Ankariera 4 109 15 270 4 1,5
53515115 Ambatoabo 8 329 60 139 8 2,8
53515131 Mahatalaky 24 718 592 42 16 1,5
53515191 Ranomafana 11 024 216 51 10 5
53515230 Ampasimena 19 595 584 34 11
53515251 Manantenina 10 985 361 30 9 2,5
53517030 Tsaraitso 8 386 1 050 8 6 2,5
53517070 Ambalasoa 4 670 452 10 8 4,5
53517170 Mahabo 12 234 1 501 8 15
Betroka 53517270 Iaborotra 5 010 274 18 6 4
53517291 Isoanala 19 200 781 25 13 1,5
53517330 Andriandampy 9 110 944 10 4 0,8
53517370 Manarena
53519010 Amboasary Atsimo 28 965 429 68 24 0,25
53519030 Behara 19 716 1 036 19 25 0,5
53519050 Tanandava Atsimo 11 259 318 35 23 1
53519070 Sampona 12 999 104 125 20 0,5
53519090 Ifotaka 17 825 909 20 18
53519110 Tranomaro 11 126 1 600 7 22 0,5
53519130 Maromby 12 139 861 14 11 0,25
53519150 Elonty 10 200 842 12 11
Amboasary Atsimo
53519170 Esira 12 600 853 15 15 1,5
53519190 Mahaly 19 765 1 417 14 12 0,5
53519210 Manevy 9 600 420 23 10 0,25
53519230 Tsivory 12 794 1 279 10 13 1
53519259 Marotsiraka 11 358 650 17 17 0,5
53519270 Tomboarivo 2 606 500 5 7 0,25
53519291 Ebelo 9 639 537 18 9
53519292 Ranobe 5 115 373 14 8 0,25

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 146


Surface agr.
Densité de Nombre de
District Code Commune Nombre d'habitants Surface (km²) moyenne / ménage
population (hab/km²) fokontany
(ha)

REGION : ANDROY
52513010 Beloha 26 445 1 087 24 33 3
52513030 Tranovaho 13 280 1 166 11 28 1
52513050 Kopoky 18 533 550 34 23 2
Beloha
52513070 Marolinta 12 904 1 800 7 22
52513091 Tranoroa 22 132 1 216 18 23 1,5
52513092 Beabobo 8 311 414 20 6 0,9
52514011 Tsihombe 27 992 1 353 21 43 3
52514012 Nikoly 15 102 2 712 6 26 3
52514031 Betanty (Faux cap) 11 187 469 24 14 2
Tsihombe 52514032 Anjapaly 10 014 14 1,5
52514050 Marovato 13 486 546 25 18 2
52514071 Antaritarika 14 429 524 28 25 3
52514072 Imongy 12 908 560 23 18 2
52516011 Ambovombe 65 394 679 96 58 2
52516012 Tsimananada 12 902 1 680 8 17 5
52516013 Anjeke-Ankilikira 12 314 150 82 27 3
52516014 Erada 10 600 68 156 17 1,5
52516031 Ambanisarika 11 112 359 31 12 2
52516032 Analamary 1 009 141 7 9 2
52516033 Ambohimalaza 13 421 250 54 15 1
52516050 Ambonaivo 9 001 145 62 15 1
52516071 Maroalopoty 18 949 72 263 50 3
Ambovombe Androy 52516072 Maroalimainte 32 645 265 123 32 0,5
52516091 Ambondro 18 559 152 122 23 1
52516092 Ambazoa 15 168 69 220 20
52516111 Sihanamaro 20 120 600 34 23 4
52516112 Marovato-Befeno 7 272 82 89 11 1,5
52516130 Antanimora Atsimo 24 645 1 463 17 40 3
52516151 Andalatanosy 30 910 990 31 52 4
52516152 Ampamata 10 046 127 79 25
52516170 Jafaro 24 275 1 750 14 37 1
52516190 Imanombo 20 800 1 720 12 19 1
52518010 Morefeno Bekily 11 834 93 127 16 2,5
52518031 Ankaranabo Avaratra 5 097 184 28 14 2
52518032 Besakoa 2 123 69 31 7 2,5
52518050 Anja Avaratra 3 500 115 30 6 2
52518070 Antsakoamaro 5 005 280 18 9 3
52518091 Ambatosola 8 683 131 66 10 3
52518092 Tsirandrany 2 367 97 24 6 3
52518110 Tsikolaky 3 613 112 32 8 3
52518130 Manakompy 5 089 266 19 17 2
Bekily 52518151 Ambahita 14 563 532 27 20 2
52518152 Maroviro 13 410 613 22 12 2,5
52518170 Belindo Mahasoa 10 193 567 18 27 2
52518190 Beteza 7 920 272 29 14 2
52518210 Tanandava 12 890 400 32 23 3
52518230 Bekitro 20 066 850 24 32 1,5
52518251 Beraketa 17 300 760 23 22 3
52518252 Vohimanga 6 093 191 32 9 2,5
52518270 Bevitiky 10 040 170 59 9 1,5
52518290 Anivorano Mitsinjo 3 281 246 13 10 3
REGION : MENABE
54502090 Ankiliabo 19 169 1 804 11 18 0,7
Manja
54502110 Andranopasy 11 666 2 054 6 6 1,5
54508059 Bemanonga 37 995 1 472 26 31 1
Morondava
54508159 Befasy 20 933 2 472 8 17 0,5
54509030 Ankilivalo 12 991 960 14 7 1
54509051 Tanandava II Analami 11 950 705 17 5 11
Mahabo 54509070 Ampanihy 13 131 900 15 17 0,5
54509110 Mandabe 27 400 1 156 24 10 0,5
54509170 Tsimazava 3 192 192 17 5 0,7
54510012 Bemarivo-ankirondro 10 184 200 51 6 1
54510050 Tsaraotana 8 123 500 16 10 1
Belon'i Tsiribihina
54510132 Antsoha 7 199 457 16 7 1
54510152 Ankororoky 5 775 535 11 6 0,5
54511012 Dabolava 1 242 934 1 5 2
54511033 Anosimena 7 696 850 9 5 0,5
Miandrivazo 54511091 Ambatolahy 12 038 674 18 9 1
54511130 Ankavandra 12 900 2 102 6 13 1,5
54511210 Ankondromena 7 375 1 013 7 7 0,5

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 147


ANNEXE 2 : Principaux aliments de cueillette et de disette

Aliments de cueillette Aliments de disette


District Code Commune
alim 1 alim 2 alim 3 alim 1 alim 2 alim 3
REGION : HAUTE MATSIATRA
21205050 Iarintsena Mangue Goyave Orange
21205071 Ambohimandroso Mangue Goyave Banane
21205072 Andrainjato Banane Mangue Agrumes
21205090 Anjoma Mangue Pêche Banane
Ambalavao 21205211 Ankaramena Mangue Papaye Goyave
21205212 Ambinaniroa Mangue
21205230 Ambohimahamasina Banane Autres fruits Goyave
21205250 Miarinarivo Pêche Banane Goyave
21205270 Vohitsaoka Mangue Goyave Papaye
21208030 Ampitana Pêche Brèdes Ovy ala
21208072 Ambalakindresy Pêche Brèdes Champignons
21208090 Ankafina Traka Pêche
21208212 Vohitrarivo
Ambohimahasoa
21208230 Ambohinamboarina Mangue Pêche
21208252 Camp Robin Champignons Légumes verts
21208270 Befeta Bemaintso Paiso andrahoina
21208290 Fiadanana
21219010 Ikalamavony Mangue Goyave Autres fruits Tavolo
21219050 Solila Tavolo Tavolo
Ikalamavony
21219090 Fitampito Tavolo Ovy ala Bodoa Tavolo Bodoa
21219130 Tsitondroina Mangue Banane Apaly Tavolo Sosa Veoveo
21220012 Andrainjato Est Goyave
21220090 Taindambo Goyave
21220112 Sahambavy Goyave Goavitsinahy
21220130 Talata Ampano Mangue Goyave
21220150 Ankarinarivo Maniris Goyave
21220170 Iavonomby Vohibola Goyave Rotra Zamborizana
21220250 Alakamisy Ambohimaha Pêche Voafosty Ovy ala
21220270 Andoharanomaitso Goyave Rotra
Fianarantsoa II 21220291 Mahasoabe Goyave
21220293 Ihazoara Goavitsinahy Goyave
21220310 Andranovorivato Goyave Feka Traka
21220330 Androy Goyave Goavitsinahy Goyave
21220450 Vohimarina Goyave Ravitraka Bokajaha
21220530 Fanjakana Mangue Goyave Tavolo Saonjon-drano
21220551 Mahaditra Goyave
21220552 Ankoromalaza Mifanas Goyave
21220590 Ambalamidera II Goyave
REGION : AMORON'I MANIA
22202010 Ambatofinandrahana Tapia Goyave Mangue
Ambatofinandrahana 22202090 Ambondromisotra Goyave
22202130 Amborompotsy Goyave Mangue Banane Tavolo
22203050 Ankazoambo Goyave
22203090 Andina Firaisana Goyave
22203130 Ivato Goyave
22203190 Fahizay Ambatolahima
22203230 Kianjandrakefina Goyave Goyave
Ambositra
22203390 Ambatofitorahana Grenadelle Groseilles Pêche
22203410 Antoetra Goyave Grenadelle Kivenga
22203430 Mahazina Ambohipiere Goyave
22203491 Ambohimitombo I Goyave Grenadelle
22203551 Ambinanindrano Ovy ala Ofika
22204010 Fandriana Goyave Kaki Haricot gousse
22204050 Sahamadio Fisakana Goyave Kaki Pêche Feuille de patates
22204130 Ankarinoro Goyave Brèdes Ovy ala Hafima
Fandriana
22204150 Sandrandahy Goyave
22204192 Betsimisotra Goyave Ovy ala Orana Banane
22204230 Imito Pêche Pomme Orange
22223010 Ambovombe Afovoany Goyave Tapia Tourteau arachide
22223030 Ambohimahazo Goyave
22223110 Anjoman'Ankona Goyave Rafia
Manandriana
22223150 Talata Vohimena Goyave Mangue Pêche Brèdes
22223171 Ambatomarina Goyave
22223172 Andakatany Goyave
REGION : IHOROMBE
24216031 Ankily Sosa Viha Ovy ala Veoveo
24216110 Mahasoa Goyave Mangue Tavolo Tavolo Ovy ala
24216132 Soamatasy Raketa mena Viha Autres fruits sauvages
Ihosy
24216231 Ranohira Mangue Goyave Banane
24216232 Ilakaka Mangue Viha Veoveo
24216250 Menamaty Iloto Mangue Katoky Tsinefy Ovy ala Sosa Tavolo
24218030 Antambohobe Goyave Banane Mangue Ataly Veoveo
Ivohibe
24218050 Maropaika Mangue Banane Tavolo Bodoa
24221030 Ranotsara Avaratra Viha Veoveo Tavolo Viha Tavolo Veoveo
Iakora
24221050 Begogo Mangue Goyave Autres fruits Tavolo Viha Ovy ala

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 148


Aliments de cueillette Aliments de disette
District Code Commune
alim 1 alim 2 alim 3 alim 1 alim 2 alim 3
REGION : VATOVAVY FITOVINANY
23206012 Antaretra Ampalibe Viha
23206030 Tsaratanana Ovy ala Viha
Ifanadiana 23206071 Androrangavola Ampalibe Ovy ala Ofika Viha
23206150 Analampasina Ovy ala Viha
23206170 Fasintsara Ovy ala Ofika
23207010 Nosy Varika Banane Viha Fruit à pain Viha Tavolo
23207031 Ambahy Viha Fruit à pain Banane Viha Ofika Babangy
Nosy Varika
23207070 Sahavato Mangue Banane Fruit à pain Ofika Tavolo Viha
23207151 Ambodilafa Ovy ala Banane Mangue Hofika
23209031 Tsaravary Viha Ampalibe Viha Tatamo Ofika
23209090 Mahatsara Iefaka Viha Ampalibe Tavolo Tatamo Ngingiza
23209110 Marokarima Viha Ngingiza Viha
23209170 Marosangy Viha Viha Ovy ala
Mananjary 23209252 Ambohitsara Est Viha Viha
23209290 Andonabe Tavolo Fruit à pain Viha
23209370 Ambalahosy Avaratra Tavolo
23209391 Ambodinonoka Viha Afina Viha
23209490 Namorona Viha Tavolo Viha Tatamo
23210070 Ambila Ampalibe Fruit à pain Akondro
23210090 Sorombo Fruit à pain Ampalibe Voasary Tavolo Ampalibe Viha
23210110 Mizilo Gara Ampalibe Fruit à pain Tavolo Viha
23210152 Sahanambohitra Ovy ala Ampalibe Viha
23210190 Vohimasy Apaly Tavolo
23210232 Ambalaroka Ampalibe Fruit à pain Tavolo Viha Ovy ala
Manakara Atsimo
23210271 Mitanty Ampalibe Viha Tavolo
23210292 Vinanitelo Ampalibe Fruit à pain
23210351 Vohimasina Sud Viha Tavolo Ovy ala Viha Tatamo
23210390 Fenomby Ampalibe Fruit à pain Tavolo Viha Ofika
23210410 Ambalavero Fruit à pain Ampalibe Viha Tavolo
23210430 Amborondra Banane Fruit à pain Ampalibe Ovy ala Ampalibe Manioc
23211011 Ikongo Ovy ala
23211012 Ambolomadinika Ampalibe Ofika Goyave
Ikongo 23211031 Ambatofotsy Ovy ala Ofika
23211032 Belemoka Ampalibe Ofika
23211071 Ifanirea Ampalibe Ofika
23212010 Vohipeno Ampalibe Orange Mangue Tavolo
23212031 Vohitrindry Fruit à pain Mangue Ampalibe Ovy ala Viha Tavolo
23212051 Ivato Fruit à pain Banane Mandarine Viha Ovy ala Tavolo
Vohipeno 23212171 Onjatsy Fruit à pain Banane Ampalibe Viha Ovy ala
23212172 Vohilany Fruit à pain Viha
23212211 Ifatsy Fruit à pain Orange Banane Tavolo Viha Ampalibe
23212230 Ilakatra Ampalibe Fruit à pain Banane Tavolo
REGION : ATSIMO ATSINANANA
25213030 Vohimasy Tavolo Viha Ringiritra Vodim bia Ofika
25213050 Anosivelo Tavolo Viha Kandrotsy Vodim bia Ringiritra Tsojo-mity
25213110 Ivandrika Tavolo Bodoa Viha
25213130 Manambotra Atsimo Tavolo Viha Varamotsy Vodim bia Veoveo
25213190 Amporoforo Tavolo Kandrotsy Viha Viha
Farafangana
25213230 Tangainony Tavolo Viha Kandrotsy Viha Gingiza
25213270 Ambohigogo Tavolo Ampalibe Ringiritra Veoveo
25213390 Etrotroka Tavolo Viha Ofika Ringiritra
25213490 Sahamadio Tavolo Viha Kandrotsy Vodim bia Ringiritra
25213570 Vohilengo Tavolo Ampalibe Viha Ovy ala
25214032 Bekaraoky Tavolo Viha Baradeda Ofika
25214091 Lopary Tavolo Viha Ampalibe
25214112 Anilobe Tavolo Viha Ofika Ringiritra
25214190 Ranomena Baradeda Viha Viha Ofika
25214212 Ambatolava Ovitry Orange Viha Hofika Vahira
Vangaindrano
25214251 Bevata Tavolo Hofiky Vahira Veoveo Kandrotsy
25214252 Karimbary Tavolo Viha Kandrotsy Vodim bia
25214290 Fenoambany Tavolo Ampalibe Viha Viha
25214332 Sandravinany Tavolo Viha Tatamo
25214390 Vohimalaza Tavolo Voafatsy Ravinala Viha Ofika
25215012 Ankazovelo Ovy ala Ofika Kandrotsy Veoveo
Midongy Atsimo
25215031 Andranolalina Ovy ala Viha Ringiritra Ofika
25217030 Mahatsinjo Tavolo Ampalibe Ringiritra Viha
25217071 Vohimary Tavolo Ringiritra Kandrotsy
Vondrozo
25217111 Karianga Tavolo Viha Ampalibe
25217191 Moroteza Taretry Viha Ofika
25222012 Antondabe Ovy ala Bodoa Kandrotsy Vohira Ofika
Befotaka
25222031 Marovotsika Tsojorano Raketa mena Madaribo

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 149


Aliments de cueillette Aliments de disette
District Code Commune
alim 1 alim 2 alim 3 alim 1 alim 2 alim 3
REGION : ATSIMO ANDREFANA
51503050 Behisatsy Ovy ala Tavolo Lamoty
Beroroha 51503070 Marerano Mangue Goavitsinahy Lamoty Ovy ala Ataly Veoveo
51503091 Mandronarivo Mangue Goyave Lamoty Tavolo Ovy ala Ataly
51504030 Morombe II (Befandef Ovy ala Moky Ataly
51504050 Ambahikily Mangue Goyave
Morombe
51504090 Nosy Ambositra Baboke Ovy ala Kapaiky
51504130 Antanimieva Mangue
51505011 Ankazoabo Atsimo Mangue Ovy ala Babo Veoveo
Ankazoabo Atsimo
51505050 Andranomafana Mangue Ovy ala Sosa Tavolo
51506011 Betioky Atsimo Mangue Raketa Papaye Etrevo Mbota
51506012 Sakamasay Mangue Raketa Lamoty Mbota Sosa Ovotr'ankondro
51506013 Ambahitrimitsinjo Lamoty Goavitsinahy Raketa Papaye Bonta
51506014 Ankazomanga Ouest Baboke Sosa Ovy ala Kily + cendres Taimboae Moky
51506015 Ankazombalala Raketa Mbota Ovy ala Tsotsoke
51506016 Maroarivo Ankazomang Baboke Ovy ala Fangitse Moky Kily + cendres
51506030 Beantake Raketa Ovy ala Kily + cendres Fangitse
51506050 Masiaboay Raketa Lamoty Ovy ala Bonta
51506070 Antohabato Mangue Raketa Lamoty Papaye Etrevo Mbota
Betioky Atsimo 51506090 Tameantsoa Mangue Raketa Lamoty
51506111 Tongobory Sosa Ovy ala Fangitse
51506191 Andranomangatsiaka Goyave Lamoty Sosa Babo
51506210 Soamanonga Fangitse Gago Fosa
51506251 Soaserana Mangue Raketa Goyave Mbota Foto akondro
51506252 Marosavoa Raketa Goyave Lamoty Sosa Goago Mbota
51506290 Tanambao Ambony Mangue Goyave Lamoty Papaye Tatamo Sosa
51506311 Belamoty Mangue Goyave Lamoty Papaye Tatamo Sosa
51506312 Montifeno
51506330 Lazarivo Mangue Raketa Goyave
51507010 Ampanihy Andrefana Kily sakoa Kily + cendres Sosa Feuille de cactus
51507030 Anosa (Ankiliabo) Lamoty Sasavy Sakoa Kily + cendres Sosa Fanigtry
51507050 Amborompotsy Raketa Mangue Lamoty Kily + cendres Tubercules sauvages Feuille de cactus
51507070 Ankilizato Raketa Mangue Sakoa Moky Kily + cendres
51507090 Maniry Raketa Mangue Goyave Sakoa Tubercules sauvages Autres fruits sauvages
51507110 Antaly Raketa Mangue Goyave Sakoa Kily + cendres
51507130 Ankilimivory Raketa Mangue Goyave Kily + cendres Sakoa
51507150 Ejeda Mangue Raketa Sosa Fangitse Kily + cendres
Ampanihy
51507170 Belafike Ambony Raketa Mangue Lamoty Kily + cendres
51507190 Beahitse Raketa Mangue Lamoty Kily + cendres Ovy ala Fangitse
51507210 Gogogogo Lamoty kily Sakoa Voavandrike Filofilo Voafogne
51507230 Androka Raketa Lamoty Sasavy Sosa Feuilles de Raketa
51507250 Vohitany Mangue Lamoty Goyave Kily + cendres
51507270 Beroy Atsimo Mangue Raketa Lamoty
51507290 Fotadrevo Mangue Raketa Goavitsinahy Kily + cendres Sosa Fangitse
51507310 Itampolo Raketa Raketa mena Moky Foué
51512012 Miary teheza Goyave Lamoty Raketa Angily Sosa
51512070 Amboronabo Goyave Mangue Rotsy
Sakaraha
51512130 Andranolava Mangue Tsinefo Goyave Ovy ala Sosa Raketa mena
51512171 Mikoboka Mangue Goyave Tsoha Gasy Ataly Papaye verte
51520071 Miary Ovy ala Goyave Raketa Robokily Giseny Saritaho
51520131 Ianantsony (Saint Au Goyave Tsinefo Ovy ala
51520192 Manorofify Mangue Goyave Ovy ala Babo Fangitse
51520210 Marofoty Raketa Mangue Papaye Papaye verte Mangue verte
Toliary II
51520250 Manombo Atsimo Mangue Goyave Raketa Ovy ala Babo
51520270 Andranovory Ovy ala Sosa Babo
51520310 Ankililoaka Mangue Ovy ala Babo
51520358 Beheloke Mangue Raketa Sasavy Fangitse Kily + cendres Sakoa
Benenitra 51521070 Ianapera Sosa Raketa mena
REGION : ANOSY
53515031 Ampasy Nahampoana Goyave Viha Ovy ala
53515051 Ifarantsa Mangue Goyave Viha Papaye verte Lingirotsy
53515090 Ankaramena Mangue Goyave Viha Lingirotse Vorozy
53515111 Ranopiso Mangue Raketa Goyave Viha Raketa mena Manioc
53515112 Analampatsy Raketa Mangue Koko Valà Omboke Kobokoboke
53515113 Andranobory Raketa Lamoty Goyave Kotsokoboke Fangitse Sosa
Tolanaro
53515114 Ankariera Mangue Raketa Viha Fangitse Vorozy
53515115 Ambatoabo Vorozy Ombike Sosa Voroy
53515131 Mahatalaky Viha Papaye
53515191 Ranomafana Goyave Mangue Jacque Papaye Vorozy Viha
53515230 Ampasimena Igname Linginotse Viha Viha Papaye verte Ampalibe
53515251 Manantenina Viha Bemako Goyave Viha Ampalibe Vodravy
53517030 Tsaraitso Mangue Goyave
53517070 Ambalasoa Goyave Mangue
53517170 Mahabo Mangue Goyave Viha Ovy ala
Betroka 53517270 Iaborotra Raketa Ataly Veoveo
53517291 Isoanala Mangue Goyave
53517330 Andriandampy Mangue Raketa mena Viha Papa
53517370 Manarena
53519010 Amboasary Atsimo Raketa Kobokoboke
53519030 Behara Mangue Raketa Kily Fangitse Kobokoboke
53519050 Tanandava Atsimo Raketa Ombeke Andramaha Kobokoboke
53519070 Sampona Raketa Lamoty Harambotake Kily + cendres Anatsofy
53519090 Ifotaka Mangue Raketa Sasavy Fangitse Bangne Sasavy
53519110 Tranomaro Mangue Raketa Fangitse Bagny Sosa
53519130 Maromby Raketa Mangue
53519150 Elonty Mangue Goyave Raketa
Amboasary Atsimo
53519170 Esira Mangue Raketa Goyave Kotsokoboke
53519190 Mahaly Mangue Raketa
53519210 Manevy Mangue Raketa Goavitsinahy Vorozy Vandriky Kily + cendres
53519230 Tsivory Mangue Goyave Raketa
53519259 Marotsiraka Raketa Mangue Kobokoboke Fangitse
53519270 Tomboarivo Mangue Voanjo Goyave Taly Bemako Vorozy
53519291 Ebelo Raketa Botana Fangitse
53519292 Ranobe Raketa Mangue Lamoty Fangitse Kobokoboke Bagny

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 150


Aliments de cueillette Aliments de disette
District Code Commune
alim 1 alim 2 alim 3 alim 1 alim 2 alim 3
REGION : ANDROY
52513010 Beloha Raketa Lamoty Voakobay Raketa mena Bonta Feuille de cactus
52513030 Tranovaho Raketa Lamoty Moky Amatse
52513050 Kopoky Raketa Lamoty Sasavy Kily + cendres Tubercules sauvages Mozotse
Beloha
52513070 Marolinta Raketa Sasavy Mangue Feuille de cactus Tubercules sauvages Tubercules sauvages
52513091 Tranoroa Raketa Tubercule sauvage Lamoty Kily + cendres Tubercules sauvages
52513092 Beabobo Raketa Mangue Lamoty Kily + cendres Fangitse Konoke
52514011 Tsihombe Raketa Kobay Kily + cendres Tubercules sauvages Feuille de cactus
52514012 Nikoly Raketa Lamoty Sasavy Beagne Fangitse Kily + cendres
52514031 Betanty (Faux cap) Raketa Lamoty Beagne Sofintsofogne Fangitse
Tsihombe 52514032 Anjapaly Raketa Lamoty Kily Raketa mena Feuille de cactus
52514050 Marovato Raketa Sasavy Lamoty Feuille de cactus
52514071 Antaritarika Raketa Lamoty Sasavy Raketa mena Kily + cendres Anjeky
52514072 Imongy Raketa Lamoty Kily Raketa mena Bonta Beagne
52516011 Ambovombe Raketa Lamoty Bonta
52516012 Tsimananada Raketa
52516013 Anjeke-Ankilikira Raketa Kily + cendres
52516014 Erada Raketa Lamoty Raketa mena
52516031 Ambanisarika Raketa Fangitse Kily + cendres
52516032 Analamary Raketa
52516033 Ambohimalaza Raketa Lamoty Sasavy Kily + cendres Zagne Somangy
52516050 Ambonaivo Raketa Raketa mena
52516071 Maroalopoty Raketa
Ambovombe Androy 52516072 Maroalimainte Raketa
52516091 Ambondro raketa Bonta Feuille de cactus Raketa mena
52516092 Ambazoa Raketa Raketa mena
52516111 Sihanamaro Raketa Bontagne
52516112 Marovato-Befeno Raketa Lamoty Sasavy Raketa mena Lamoty Fandra
52516130 Antanimora Atsimo Raketa Mangue Goyave
52516151 Andalatanosy Raketa Mangue Goyave Bontagne Fangitse
52516152 Ampamata Raketa Kily Fangitse
52516170 Jafaro Raketa kily Lamoty Bontagne Fangitse Sosa
52516190 Imanombo
52518010 Morefeno Bekily Raketa Mangue Goyave
52518031 Ankaranabo Avaratra Mangue Raketa
52518032 Besakoa Mangue Raketa Mangue verte Raketa mena Autres fruits sauvages
52518050 Anja Avaratra Mangue Raketa Goyave Raketa mena Mangue verte tubercules sauvages
52518070 Antsakoamaro Mangue Raketa Goyave
52518091 Ambatosola Mangue Valala Goyave
52518092 Tsirandrany Mangue Raketa Goyave Mangue verte Raketa mena
52518110 Tsikolaky Mangue Raketa Goyave Raketa mena Mangue verte Autres fruits sauvages
52518130 Manakompy Raketa Mangue Goyave Raketa mena Mangue verte Tubercules sauvages
Bekily 52518151 Ambahita Mangue Goyave Raketa
52518152 Maroviro Mangue Goyave Raketa
52518170 Belindo Mahasoa Mangue Raketa Raketa mena Tubercules sauvages
52518190 Beteza Mangue Raketa Raketa mena Mangue verte Autres fruits sauvages
52518210 Tanandava Mangue Raketa Goyave Raketa mena Mangue verte Autres fruits sauvages
52518230 Bekitro Raketa Mangue Goyave Mangue verte Raketa mena Autres fruits sauvages
52518251 Beraketa Mangue Raketa Goyave Raketa mena Tubercules sauvages
52518252 Vohimanga Mangue Raketa Tubercules sauvages Autres fruits sauvages
52518270 Bevitiky Raketa Mangue Goyave Raketa mena Mangue verte Autres fruits sauvages
52518290 Anivorano Mitsinjo Mangue Raketa Raketa mena Mangue verte Autres fruits sauvages
REGION : MENABE
54502090 Ankiliabo Mangue Ovy ala Tavolo Trevo
Manja
54502110 Andranopasy Baobab Bavo Giseny Tavolo Voantsaky Tsanganday
54508059 Bemanonga Mangue Goyave Jujube Tavolo Ovy ala Babo
Morondava
54508159 Befasy Tavolo Ovy ala Antaly Foza katoky Kalalo Konazy
54509030 Ankilivalo Tavolo Ovy ala
54509051 Tanandava II Analami Ovy ala Tavolo
Mahabo 54509070 Ampanihy Tavolo Katoky Jujube
54509110 Mandabe Ovy ala Antaly Tavolo
54509170 Tsimazava Tavolo Antaly Ovy ala
54510012 Bemarivo-ankirondro Ovy ala Etrevo Kabija
54510050 Tsaraotana Ovy ala Kabija
Belon'i Tsiribihina
54510132 Antsoha Ovy ala Kabija Antaly
54510152 Ankororoky Ovy ala Antaly Angily
54511012 Dabolava
54511033 Anosimena Sosa Etrevo Antaly
Miandrivazo 54511091 Ambatolahy Sosa Mokonazy Ovy ala Sosa Kabija Ataly
54511130 Ankavandra Mangue Goyave Voandrofia Ovy ala Tavolo Ataly
54511210 Ankondromena Mangue Goyave Jujube Tavolo Veoveo Ataly

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 151


LEXIQUE

Activité génératrice de revenus : toute activité professionnelle procurant un revenu : agriculture, élevage,
pêche, activités non-agricoles.

Activité non-agricole génératrice de revenus : toute activité professionnelle autre que l’agriculture, l’élevage et
la pêche, procurant un revenu. Dans la zone SIRSA, sont considérées comme activités non-agricoles
génératrices de revenus : le salariat agricole, le salariat dans le secteur industriel et manufacturier, l’artisanat,
le commerce, la préparation ou transformation d’aliments, l'exploitation minière, l’exploitation forestière, le
transport, le tourisme et la fabrication de briques.

Aliment de cueillette : plants comestibles qui poussent et se multiplient partout d’une manière sauvage, ne sont
pas plantés par la population et n’ont reçu aucun entretien, et qui sont consommés en année normale par les
populations.

Aliment de disette : aliments cueillis ou ramassés par les ménages, et qui ne sont consommés qu’en année
difficile : feuille de raketa, raketa mena, tamarin (kily), tubercules et racines sauvages…

Année normale : année de référence caractérisée par un état « normal » des variables exogènes :
- une situation pluviométrique marquée par des pluies suffisantes et bien réparties dans le temps et dans
l’espace avec un cumul pluviométrique égal ou proche de la moyenne ;
- des déprédateurs n’occasionnant que des dégâts légers dans les cultures, considérés comme habituels ;
- les conditions d’exercices des activités génératrices de revenus monétaires se caractérisant par un niveau
habituel en ce qui concerne l’intensité de la pratique et les prix des biens ou services produits.

Besoins énergétiques : quantité d'énergie alimentaire requise pour un individu afin de pouvoir entretenir les
fonctions vitales, avoir une activité normale et être en bonne santé. Ils dépendent de l’âge et la corpulence de
l’individu, de la température extérieure, et de l’activité fournie. Pour un adulte ayant une activité normale, les
besoins énergétiques minimaux sont de 1.900 Kcal /jour (normes FAO).

Capacité d’adaptation : indicateur qualitatif qui traduit l’aptitude d’une population à prévenir des difficultés
alimentaires inhabituelles que pourraient causer des facteurs exogènes. Elle est fonction du profil socio-
économique de la commune, notamment de la diversité des sources de revenus, de la possibilité d’intensifier
certaines activités génératrices de revenus en conjoncture défavorable, des ressources naturelles exploitables
(pêche, cueillette…) et du type de stratégies d’adaptation dont les ménages disposent.

Culture de rente : culture dont la majorité de la production est commercialisée sur les marchés ou par des
filières spécifiques. Elle peut être annuelle, si elle doit être resemée chaque année (arachide, haricot, pois du
Cap, oignon, …), ou pérenne si elle survit au moins 3 ans (café, girofle, vanille, letchi…).

Culture vivrière : plante cultivée pour sa production alimentaire, et qui constitue la base de l’alimentation de la
population. Dans la zone SIRSA, les principales cultures vivrières sont le riz, le maïs, le manioc et la patate
douce.

Densité de population : nombre d’habitants par km².

Déprédateur : élément externe s'attaquant aux cultures et influençant d'une manière néfaste la production
agricole. Dans la zone SIRSA, sont considérés comme déprédateurs : les criquets, les rongeurs, les insectes, les
oiseaux et les maladies phytosanitaires.

Données conjoncturelles : ensemble des indicateurs variant, au cours d'une année, en fonction de l'évolution de
la campagne agricole et des conditions socio-économiques prévalant dans la zone. Dans la méthodologie SIRSA,
ces données sont récoltées mensuellement, validées, analysées et comparées aux données structurelles.

Données structurelles : ensemble des indicateurs de base de la méthodologie SIRSA, décrivant, en année
normale, les principales caractéristiques des populations, des productions de l'agriculture et de l'élevage, des
activités génératrices de revenus, des marchés et des stratégies d'adaptation.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 152


Focus group : ensemble des informateurs clés ayant répondu à l’enquête structurelle. Il est constitué de
représentants des autorités communales et/ou traditionnelles, des services techniques (agriculture, élevage)
s’ils sont présents, de cadres d’ONG de développement, et de représentants paysans issus des différents
fokontany de la commune.

Fokontany : subdivision administrative d’une commune, correspondant à un village.

Niveau de risque : indicateur qualitatif qui traduit la probabilité d’apparition d’un aléa climatique (cyclone,
inondation, sécheresse, grêle, criquets) ou économique ayant un impact sérieux sur la sécurité alimentaire de la
majorité des ménages d’une commune.

Période de soudure : période durant laquelle la plupart de la population a des difficultés d’accès à une
nourriture pouvant satisfaire les besoins d’une vie active en bonne santé. Elle se situe généralement entre
l'épuisement des stocks alimentaires issus de la production propre et les prochaines récoltes (septembre à
mars). Dans la conception malgache toutefois, et à l’exception des zones où le riz ne constitue pas l’aliment de
base, la période de soudure est étroitement liée avec la disponibilité d’une ration suffisante en riz.

Période d’inaccessibilité : période durant laquelle la voie principale reliant la commune au chef-lieu de district le
plus proche est impraticable aux véhicules motorisés.

Potentiel agricole : production de l'agriculture à laquelle la population s'attend en année normale. Il peut être
estimé pour chaque culture et est exprimé en mois de consommation, indépendamment de la part qui pourrait
être commercialisée.

Potentiel alimentaire : production des aliments à laquelle la population s'attend en année normale. Il correspond
à la somme des potentiels agricole, laitier, pêche et de cueillette, et est exprimé en mois de consommation,
indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée.

Potentiel monétaire : indicateur qualitatif qui apprécie - pour une année normale – la capacité des ménages à
compenser le déficit de production pour satisfaire à leurs besoins alimentaires et non-alimentaires, en ayant
notamment recours aux marchés. Il est fonction du rendement des activités génératrices de revenus, et du
niveau des prix pratiqués dans la commune.

Riz de 1ère saison : est considéré dans cet ouvrage comme riz de 1ère saison, le riz dont la plus grande partie du
cycle cultural se déroule durant la saison des pluies, de décembre à juin.

Riz de 2ème saison : est considéré dans cet ouvrage comme riz de 2ème saison, le riz dont la plus grande partie du
cycle cultural se déroule durant la saison sèche, de juin à décembre.

Riz de bas-fonds : désigne le riz dont l’alimentation en eau s’effectue par une nappe phréatique située au niveau
ou au-dessus du système racinaire. Deux types de riziculture de bas-fonds sont pratiqués : la riziculture
irriguée (le riz est submergé durant toute la saison, apport continu d’eau avec contrôle de la hauteur de la lame
et possibilité de drainage) et la riziculture submergée sans contrôle de l’eau (le riz est submergé durant la
plupart du temps de culture, pas ou peu de contrôle de l’apport d’eau provenant des pluies et rivières, hauteur
d’eau variable mais généralement faible).

Riz de tanety : désigne à Madagascar le riz qui est pratiqué en pluvial (alimentation en eau des plantes assurée
par les pluies), sur les terres de colline, pour lequel la nappe phréatique se situe en dessous de la zone racinaire,
par opposition à la riziculture de bas-fonds.

Stratégie d'adaptation : mécanismes mis en œuvre par les populations qui se sentent menacées par l'insécurité
alimentaire lorsqu'elles subissent une chute de leurs productions ou de leurs revenus. Dans la zone SIRSA, sont
considérées comme stratégies d'adaptation : l’intensification des activités génératrices de revenus,
l’intensification des ventes de bétail, de matériel agricole, de bijoux, d’ustensiles de cuisine, de semences ou de
terres agricoles, la migration des familles, le changement des habitudes alimentaires et l'endettement.

Taux brut de scolarisation : rapport entre le nombre de personnes fréquentant l’école primaire (quel que soit
l’âge) et la population âgée de 6 à 10 ans.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 153


Titre foncier : est considéré dans cet ouvrage comme titre foncier tout document officiel délivré par les
services du Domaine après la visite des topographes et le bornage.

Vulnérabilité : situation d’insécurité menaçant l’accès, pour tous et à tout moment, à une nourriture suffisante
et adéquate.

Vulnérabilité structurelle : dans la méthodologie SIRSA, la vulnérabilité structurelle peut se concevoir comme
une graduation sur une échelle de probabilité de connaître des difficultés alimentaires sévères. Elle découle de
la mise en relation des facteurs suivants :
- La disponibilité en année normale de production pour l’auto-consommation (potentiel alimentaire, déduction
faite de la part de la production commercialisée) ;
- Le pouvoir d’achat des ménages engendrés par la vente des productions et les autres activités génératrices
de revenus (potentiel monétaire) ;
- L’importance et la fréquence des facteurs de risque (niveau de risque) ;
- L’aptitude à prévenir des difficultés alimentaires inhabituelles que pourraient causer des facteurs
exogènes (capacités d’adaptation).

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 154


CONTACTS

EQUIPE PERMANENTE DE PILOTAGE DU PLAN D’ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT RURAL

EPP/PADR, 1er étage, Bâtiment ex-MicroHydraulique


Nanisana, 101 Antananarivo
Tél : 020 22 406 57
Mobile : 032 04 175 48

EQUIPE SIRSA – Unité de Coordination du Projet

Jean François DETRY, chef de projet Heritiana ANDRIANANTENAINA, administrateur


Raphael RATOVOARINONY, agro-économiste Rivoholiarijao IARIVONIJAONA, comptable
Rija RAKOTOSON, agro-économiste itinérant Voahirana RATOBISON, secrétaire
Tsibara MANOVA, agro-économiste itinérant Harison ANDRIANIRINA, chauffeur
Philibert RABEFALY, informaticien Lalao RAZAFIARITSOA, chauffeur
Josiane RARIVOARIVELOMANANA, statisticienne

SIRSA, 1er étage, Bâtiment ex-MicroHydraulique


Nanisana, 101 Antananarivo
Tél : 020 22 590 30
Mobile : 032 40 381 58
e-mail : sirsa@wanadoo.mg

EQUIPE SIRSA – Responsables Régionaux

Harimisa RAKOTOVAOMITA, Jeannot RANDRIANOMENJANAHARY,


Bureau du GTDR - Vatovavy Fitovinany Bureau du GTDR – Haute Matsiatra
Mobile : 032 04 897 87 Mobile : 033 14 698 28
e-mail : sirsa_v7v@yahoo.fr e-mail : sirsa_hma@yahoo.fr

Zafiarivelo MANDINIMANANA, Renge ALLEGNE,


Bureau du GTDR – Atsimo Atsinanana Bureau du GTDR – Menabe
Mobile : 032 02 923 03 Mobile : 032 40 784 12
e-mail : sirsa_ats@yahoo.fr e-mail : sirsa_men@yahoo.fr

Orlando RANAIVOSON, Romule RATOVELO,


Bureau du GTDR – Amoron’I Mania Bureau du GTDR – Atsimo Andrefana
Mobile : 032 02 573 11 Mobile : 032 40 875 73
e-mail : sirsa_aim@yahoo.fr e-mail : sirsa_sou@yahoo.fr

Andriambololona RABIALAHY, Lucien RAZAFIMANDIMBY,


Bureau du GTDR – Ihorombe Bureau du GTDR – Anosy
Mobile : 032 02 791 11 Mobile : 033 11 435 61
e-mail : sirsa_iho@yahoo.fr e-mail : sirsa_ftu@yahoo.fr

Foiavo MAMENOVALA,
Bureau du GTDR – Androy
Mobile : 032 02 495 16
e-mail : sirsa_roy@yahoo.fr

Assistants d’enquête : Pierre RABIALAHY


Yves RAZANAKOLONA
Serge MORASATA ALIMANA

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 155


EQUIPE SAP

Jean de Dieu M’BOLA, coordinateur Christian RANDRIANJATOVO, informaticien


Zo RAOBIJAONA, responsable technique adjoint Dolin RAVAHOAVY, opérateur de saisie
Tohandray TAVILAHY, responsable Amboasary Eugène RAMAMPIANDRA, administrateur
MONJA, responsable Ambovombe Anastasie HOAZOE, assistante administrative
Eric RATOVOSON, responsable Ampanihy Manoelisoa SOANDRY, logisticen
Martin RANANDROLAHY, responsable Betioky Eliezera RAZAFIMANDIMBY, chauffeur
Joseph TOVONDRAINY, responsable Beloha – Tsihombe

Système d’Alerte Précoce,


BP 34, Ambovombe - ANdroy
Tél : 020 92 701 08
Mobile : 032 07 951 13
e-mail : sapmada@fornet.net

ASSISTANCE TECHNIQUE : AEDES

Agence Européenne pour le Développement et la Santé


34, rue Joseph II
B-1000 Bruxelles – Belgique
Tél : +32 2 219 03 06
Fax : +32 2 219 09 38
e-mail : aedes@aedes.be
Web : www.aedes.be

FINANCEMENT : Union Européenne

Délégation de la Commission Européenne,


Tour Zital, Ankorondrano
101 Antananarivo
Tél : 020 22 242 16
e-mail : delegation-madagascar@cec.eu.int
Web : www.delmdg.cec.eu.int

TIRAGE : 500 exemplaires – distribution gratuite

PUBLICATION : Mars 2006

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 156