Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana

RÉPUBLIQUE DE MADAGASCAR

PRIMATURE Plan d’Action pour le Développement Rural –––– Equipe Permanente de Pilotage ––––

Système d’Information Rurale et de Sécurité Alimentaire

ATLAS DES DONNEES STRUCTURELLES CONCERNANT LA SECURITE ALIMENTAIRE DANS LES PROVINCES DE FIANARANTSOA ET TOLIARA MADAGASCAR

MARS 2006

Ce document a été réalisé avec l’assistance financière de l’Union Européenne. Les points de vue qui y sont exposés reflètent l’opinion du Projet SIRSA et de ce fait ne représentent en aucun cas le point de vue officiel de la Commission.

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

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PREFACE

L’article 11 de la Constitution de la République de Madagascar stipule que « Tout individu a droit à l’information, que l’information sous toutes ses formes n’est soumise à aucune contrainte préalable ». L’importance de l’information pour la prise de décision, la planification, la coordination du développement d’une localité, d’une commune, d’une région ou du pays avec l’adhésion de toutes les parties prenantes n’est plus à démontrer. La gouvernance va au-delà des aspects instrumentaux dans la mesure où, derrière la transformation des manières de faire, se profile la question des exercices de pouvoir, de la légitimité de ceux qui sont associés au processus de décision, de l'émergence ou de la disparition d'acteurs politiques c'est-à-dire de niveaux significatifs de l'organisation sociale et politique. Même si Madagascar dispose globalement des ressources suffisantes pour nourrir sa population, une partie des ménages ruraux continuent de souffrir d’insécurité alimentaire de type chronique ou temporaire. Pour y faire face, une des priorités du Gouvernement est de promouvoir une politique d’information et de suivi d’impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Cette priorité apparaît en bonne place dans le Programme National de Développement Rural (PNDR), qui vise le décloisonnement des sous-secteurs du développement rural, l’implication des acteurs, la prise en compte des besoins émanant des régions et la mise en cohérence de toutes les actions. Dans cette optique, la Primature, à travers l’Equipe Permanente de Pilotage du Plan d’Action pour le Développement Rural, entend notamment renforcer l’accès à l’information par la mise en œuvre d’un dispositif consolidé d’information rurale et de sécurité alimentaire sur l’ensemble du pays. Après un peu plus d’un an d’existence, le projet SIRSA regroupe dans ce document les données de base essentielles à la connaissance des modes de vie des ménages ruraux du Sud de Madagascar. Il s’agit là d’un travail exigeant, fruit de la collaboration de nombreux intervenants au niveau communal, régional et national. Je tiens à remercier toute l’équipe du projet pour son apport méthodologique sur les systèmes d’information et espère que ce document apportera une contribution déterminante à nos différents partenaires pour le pilotage des opérations de développement rural et de sécurité alimentaire.

J.C. Rakotoary Président de l’Equipe Permanente de Pilotage du PADR

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PREFACE

La coopération de la Commission Européenne avec Madagascar s’inscrit dans le cadre de la stratégie de réduction de la pauvreté défini par le Gouvernement de Madagascar. Soucieux d’atteindre les groupes les plus défavorisés, nous avons choisi le développement rural comme un des secteurs de concentration de notre aide dans le cadre du 9ème Fonds Européen de Développement (FED), dont les interventions ciblent géographiquement les provinces de Tuléar et Fianarantsoa. Dans ces deux provinces pauvres, la sécurité alimentaire constitue un élément essentiel du développement dans le monde rural. Les interventions financées par la ligne ‘Sécurité Alimentaire’ du budget de la Commission Européenne y complètent logiquement celles du FED. En ligne avec le DSRP, et bientôt le « Madagascar Action Plan », la Commission Européenne accompagne Madagascar dans sa politique de développement rural et de sécurité alimentaire. Elle veut soutenir l’émergence d’une économie agricole et rurale plus dynamique et l’instauration d’un environnement incitatif pour le développement économique et social. Faciliter l’accès des acteurs à l’information et renforcer leurs capacités sont des actions primordiales pour d’une part, s’assurer de l’appropriation des actions de développement par les acteurs concernés et d’autre part, disposer d’un outil d’aide à la décision permettant une meilleure planification du développement rural. Aussi, le Système d’Information Rural et de Sécurité Alimentaire (SIRSA) vise–t-il à renforcer les capacités en matière de collecte, d’analyse et de diffusion de l’information, de l’Equipe Permanente de Pilotage (EPP) et des Groupes de Travail de Développement Régional (GTDR), structures instituées par le Plan d’Action pour le Développement Rural (PADR). C’est le résultat de ces efforts que je vous invite à apprécier grâce à cet atlas des données structurelles sur la sécurité alimentaire dans les provinces de Fianarantsoa et Tuléar. Les administrations récemment décentralisées, ainsi que les autres acteurs du développement local, y trouveront sans doute des informations pertinentes pour la réalisation de leurs tâches.

Jean Claude Boidin Ambassadeur Chef de Délégation de la Commission européenne à Madagascar

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OBJECTIF DE L’ATLAS DES DONNEES STRUCTURELLES
L’insécurité alimentaire à Madagascar se caractérise par des situations contrastées, avec des types et des niveaux de risques différents. Il est estimé que 8 % de la population souffre d’insécurité alimentaire chronique, alors qu’un ménage sur deux connaît une insécurité alimentaire temporaire ou saisonnière, qui se manifeste durant quelques mois au moment de la période de soudure1. Les risques d’insécurité alimentaire peuvent être liés à la fréquence des aléas de type agro-climatiques (sécheresses récurrentes dans le sud ou invasion d’acridiens ; cyclones sur la côte est…). C’est un risque « global » qui touche l’ensemble de la population des zones frappées, même si les couches les plus pauvres ont encore moins de moyens de faire face aux situations de crise que les autres. D’autres zones ne rencontrent pas globalement de déficit alimentaire, mais des inégalités à l’accès aux ressources. Il s’agit de « populations à risques » (paysans sans terre ou avec trop peu de terres, femmes seules, jeunes exploitants …). Enfin, certaines zones, où les produits d’exportation peuvent parfois représenter plus de 60% des revenus monétaires, sont très dépendantes de la conjoncture économique. Le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP), finalisé en mai 2003, attribue un rôle primordial au développement rural et à l’augmentation des revenus agricoles. Il énonce pour ce faire, la nécessité de susciter l’adhésion et la mobilisation de tous les acteurs, gage de l’appropriation des actions et de leurs résultats par la population en vue de promouvoir une croissance économique à base sociale élargie. Cette vision converge avec le Plan d’Action pour le Développement Rural (PADR), qui s’appuie, au niveau régional, sur les Groupes de Travail de Développement Rural (GTDR) et qui vise le décloisonnement des sous-secteurs du développement rural, l’implication des acteurs, la prise en compte des besoins émanant des régions et la mise en cohérence de toutes les actions. Les conditions du succès durable dépendent notamment de la politique d’information et de suivi d’impact. Dans ce contexte, le projet SIRSA, avec l’appui de la Commission européenne, vise à renforcer l’Equipe Permanente de Pilotage du PADR (EPP/PADR) pour la mise en place d’un système d’information dans les 9 régions des provinces de Fianarantsoa et de Tuléar. Ce système d’information vise à rassembler, élargir et intégrer les différentes sources de données socio-économiques existantes,
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tout en améliorant leur qualité. Le projet SIRSA doit donc permettre d’une part d’augmenter l’accessibilité et la transparence de l’information, et d’autre part, de renforcer les capacités d’analyse ex-ante et d’évaluation d’impact, en appui aux autorités locales, régionales et nationales, ainsi qu’aux instances consultatives pour le pilotage des opérations de développement rural et de sécurité alimentaire. L’analyse et le suivi de la vulnérabilité des zones rurales nécessitent une compréhension préalable des éléments suivants : Les modèles d’accès aux aliments et de consommation propres aux ménages : la production, la constitution de revenus monétaires, l’achat, les mécanismes sociaux de redistribution ; L’environnement physique et socio-économique caractérisant chaque commune ; Les facteurs de risque qui peuvent mettre en péril la situation alimentaire, leur nature et le niveau d’exposition de la population ; Les stratégies d’adaptation mises en œuvre par les familles pour faire face aux difficultés et leur capacité d’affronter les périodes de soudure.

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La compilation de ces données de base relève d’un travail minutieux et exigent. A cet effet, le projet SIRSA a réalisé dans le courant de l’année 2005 une enquête structurelle dans les 304 communes suivies au sein de sa zone d’intervention. Les informations recueillies concernent les secteurs aussi variés que : le milieu naturel et humain, l’accès et l’enclavement, la sécurité des biens et des personnes, la gestion du terroir et le foncier, les potentialités agricoles, l’élevage et la pêche, les activités génératrices de revenus, les comportements alimentaires, les infrastructures et les services sociaux.

L’objectif spécifique de cette publication est de rendre ces informations de base accessibles aux différents partenaires impliqués dans la sécurité alimentaire et le développement rural, au niveau central, régional et communal, et d’en faire un instrument clé pour une meilleure planification des politiques et interventions en faveur de la population malgache.

FAO, Plan d’action national pour la sécurité alimentaire, version provisoire, juillet 2005 Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 5

TABLE DES MATIERES

1. Méthodologie et sources d’information 2. Limitations 3. Données additionnelles Découpage administratif Milieu naturel et humain 4. Climat et pluviométrie 5. Densité de population Accès, enclavement et sécurité 6. Durée du trajet vers le chef-lieu de district 7. Coût des déplacements vers le chef-lieu de district 8. Période d’inaccessibilité 9. Conditions de sécurité dans la commune Gestion du terroir et foncier 10. Possession de terres titrées 11. Taille des exploitations agricoles 12. Accessibilité aux sols de rizières Riziculture 13. Types de riziculture 14. Productivité rizicole 15. Potentiel riz 16. Commercialisation du paddy 17. Utilisation des rizières en contre-saison 18. Fertilité des rizières 19. Fertilisation des rizières 20. Contraintes pour la riziculture Production agricole et potentiel alimentaire 21. Principales cultures vivrières 22. Principales cultures de rente 23. Contraintes pour les cultures de rente pérennes 24. Potentiel maïs 25. Potentiel manioc 26. Potentiel patate douce 27. Potentiel des cultures vivrières (autres que le riz) 28. Potentiel alimentaire Elevage et pêche 29. Pratique de l’élevage 30. Taille des cheptels 31. Contraintes pour l’élevage 32. Pratique de la pêche 80 83 84 86 66 69 70 72 72 75 75 76 48 51 52 55 56 59 60 62 40 43 44 30 33 34 37 24 27

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Revenus et potentiel monétaire 33. Principale activité génératrice de revenus 34. Contribution de l'agriculture aux revenus monétaires 35. Contribution de l'élevage aux revenus monétaires 36. Contribution de la pêche aux revenus monétaires 37. Contribution des activités non-agricoles aux revenus monétaires 38. Importance du salariat agricole 39. Emigration saisonnière 40. Potentiel monétaire Régime alimentaire 41. Comportements alimentaires 42. Durée de la période de soudure 43. Stratégies d’adaptation Infrastructures et services sociaux 44. Accès au crédit 45. Existence de Greniers Communautaires Villageois 46. Infrastructures d’éducation 47. Taux de scolarisation 48. Infrastructures de santé 49. Accès à l’eau 50. Implication des femmes dans le conseil municipal 51. Interventions dans les communes Bien-être et vulnérabilité 52. Niveaux de risque 53. Capacités d'adaptation 54. Vulnérabilité structurelle 55. Les priorités de développement Annexes Annexe 1 : Population et surfaces agricoles Annexe 2 : Principaux aliments de cueillette et de disette Lexique Contacts 144 148 152 155 134 137 138 141 116 119 120 123 124 127 128 131 108 111 112 90 93 94 97 98 101 102 105

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1. METHODOLOGIE ET SOURCES D’INFORMATION
Le SIRSA couvre les 9 régions des provinces autonomes de Tuléar et de Fianarantsoa (Amoron’I Mania, Androy, Anosy, Atsimo Andrefana, Atsimo Atsinanana, Haute Matsiatra, Ihorombe, Menabe et Vatovavy Fitovinany). Considérées comme les provinces économiquement les moins avancées, elles sont ciblées par le DSRP comme zones de concentration pour les interventions communautaires à Madagascar. Pour être relevant, le projet doit s’intéresser aux unités de base homogènes les plus fines possible. A ce niveau de construction du SIRSA, l’unité de base considérée suffisamment homogène, en termes agroécologiques et socio-économiques, est la commune. Le réseau d’information a donc été dimensionné sur un échantillon de 304 communes représentatives (parmi les 675 communes que compte la zone d’intervention). Afin de représenter une population la plus large possible, le nombre de communes à retenir par région a été déterminé en fonction du poids démographique de chacune des régions. Les communes ont été sélectionnées sur base de critères concernant essentiellement leurs caractéristiques agroécologiques, l’indice de richesse, leur accessibilité et leur niveau d’insécurité alimentaire. La liste des 304 communes retenues a été arrêtée suite à un processus de concertation avec l'ensemble des partenaires du niveau central et des régions. Il s’agit des 104 communes suivies en permanence par le Système d’Alerte Précoce (SAP) dans l’extrême Sud de Madagascar, plus une sélection de 200 communes "hors zone SAP". Etant donné que la méthodologie de suivi de la vulnérabilité est conçue pour les zones rurales, les communes urbaines ne sont pas considérées dans ce document. La principale source d’information utilisée pour ce travail est une enquête structurelle menée sur la zone d’intervention entre juillet et novembre 2005. Elle a été conduite à l’aide d’un questionnaire spécifique auprès d’un panel d’informateurs clés (focus group) organisé dans chaque commune. Ce panel est constitué de représentants des autorités communales et/ou traditionnelles, des services techniques (agriculture, élevage) s’ils sont présents, de cadres d’ONG de développement, et de représentants des paysans issus des différents fokontany de la commune. Une attention particulière a été portée afin d’intégrer plusieurs femmes dans le panel. La participation moyenne à ces panels a été de 12 à 15 personnes. Les discussions avec les panels ont été animées par les Responsables Régionaux SIRSA, avec l’aide de l’observateur SIRSA résidant dans la commune, afin d’assurer une homogénéité dans la collecte des informations. Les données recueillies sur le terrain ont été consolidées avec les données structurelles compilées par le SAP depuis 1996. Les sources d’information secondaires incluent l’enquête ILO menée par l’Université de Cornell, le FOFIFA et l’INSTAT en 2001, ainsi que des données pluviométriques fournies par la Direction Générale de la Météorologie. La plupart des données, notamment celles relatives aux productions, aux revenus et aux consommations alimentaires, visent à caractériser une situation de référence définie par un état « normal » des variables exogènes : une situation pluviométrique marquée par des pluies suffisantes et bien réparties dans le temps et dans l’espace avec un cumul pluviométrique égal ou proche de la moyenne ; des déprédateurs n’occasionnant que des dégâts légers dans les cultures, considérés comme habituels ; les conditions d’exercices des activités génératrices de revenus monétaires se caractérisant par un niveau habituel en ce qui concerne l’intensité de la pratique et les prix des biens ou services produits.

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Seules 2 communes SIRSA n’ont pas pu faire l’objet de l’enquête structurelle, suite aux difficultés rencontrées pour réunir le panel d’informateurs. Il s’agit des communes de : Montifeno, district de Betioky Atsimo, région Atsimo Andrefana ; Manarena, district de Betroka, région Anosy.

Toutes les données ont été confrontées entre elles, discutées et soumises à une validation minutieuse de la part de l’équipe technique du SIRSA et des techniciens de terrain. Ce travail de validation a été achevé en février 2006.

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2. LIMITATIONS
Cette publication est une monographie succincte des conditions de vie des ménages dans la zone d’intervention SIRSA. Il s'agit d’une présentation synthétique d’un choix d’indicateurs les plus pertinents pour la méthodologie SIRSA, qui se veut un système d'information et d'appui aux décisions dans le domaine de la sécurité alimentaire et du développement rural. Beaucoup d’autres données recueillies ne sont pas présentées dans ce document par souci de concision. Elles seront disponibles dans différentes publications du SIRSA signalées cidessous (Chapitre 3. Données additionnelles). Le lecteur pourra utilement consulter d’autres sources qui lui permettront de compléter sa documentation sur les thèmes abordés ici. À ce sujet, il faut mentionner les publications du Réseau des Observatoires Ruraux (ROR), le rapport ILO 2001, les monographies régionales publiées par le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, ainsi que les Plans Régionaux de Développement (PRD). Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a d’autre part conduit en 2005 une étude intitulée « Comprehensive Food Security and Vulnerability Assessment ». Cette étude, planifiée notamment après concertation avec le projet SIRSA, représentera un outil complémentaire à cet atlas dans la mesure où : il s’agit d’une enquête ménages, permettant d’appréhender la variabilité intra-communale ; l’analyse a été conduite sur base de profils distincts des ménages en fonction de leurs modes de consommation alimentaire. D’autre part il est important de rappeler l’extrême pauvreté en information formelle et surtout fiable dans les communes rurales, et ce y compris en ce qui concerne des données les plus fondamentales comme par exemple celles qui concernent la population, les superficies et l’usage des terres. Le choix méthodologique de réaliser des enquêtes en panel nous a permis d’obtenir les informations les plus fiables possibles a partir, d’une part, du peu de données formelles disponibles (par exemple dans les services administratifs) et d’autre part de débats auxquels ont participé des personnes sélectionnées parmi les mieux informées dans la commune. Ces discussions ont fait appel au « bon sens » et à l’esprit critique, à la fois des participants et des animateurs du SIRSA (les responsables Régionaux et les observateurs communaux). Nous avons veillé à ce que les responsables régionaux du SIRSA réalisent les enquêtes sur l’ensemble des communes sélectionnées dans leur régions, de sorte a assurer la meilleure homogénéité possible de critère de collecte entre les communes de chaque région. Tout ceci explique un autre choix méthodologique important au niveau de la collecte et de la présentation des données : elles sont souvent présentées sous une forme qualitative ou semiquantitative. En effet, ce mode d’expression tient mieux compte du degré d’imprécision inhérent à ce type d’enquête. Il serait en effet peu rigoureux, voire intellectuellement malhonnête de proposer des valeurs uniques et précises pour des informations que nous savons entachées d’imprécisions. Ce document permet donc d’illustrer de manière assez précise les conditions de vie des ménages ruraux, mais n’a pas la prétention de fournir des informations dotées de représentativité statistique. Il ne doit par ailleurs pas être considéré comme définitif, car il fera l’objet d’actualisations périodiques. Elles s’appuieront sur l’analyse des données collectées en routine par le SIRSA et sur de nouvelles enquêtes structurelles. Dans cette optique, les commentaires et informations complémentaires fournis par nos lecteurs seront appréciés.

Cet atlas est le fruit d’un important travail de rassemblement et de synthèse d’informations au niveau de chaque commune. La majorité des données présentées illustre au moyen d’une valeur unique la situation la plus représentative rencontrée dans la commune. Or il est clair que même dans une commune qui est circonscrite dans une zone agro-écologique relativement « homogène », il existe d’importantes hétérogénéités au niveau du territoire ou entre ses ménages.

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3. DONNEES ADDITIONNELLES
Cet atlas des données structurelles fait partie d’un ensemble de publications relatives aux données de base recueillies par le SIRSA. Ces publications comprennent, outre ce document national : les atlas régionaux présentant les données propres à chacune des 9 régions du projet, ainsi que l’ensemble des monographies communales des communes concernées ; les monographies communales proprement dites individualisées (4 pages A4 chacune) dans les 2 langues nationales ; un CD interactif reprenant l’ensemble des documents, ainsi qu’une série de cartes et de tableaux de synthèse plus complets ; un bulletin national présentant la situation de l’année 2004-2005 en relation avec les données structurelles.

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Ces documents, ainsi que les données structurelles brutes sont disponibles sur simple requête auprès de l’EPP/PADR ou du projet SIRSA.

Liste des principaux sigles
AEDES Ar. CHD CISCO CSB DSRP EPP/PADR FAO FOFIFA FTM GCV GTDR INSTAT ONG ORSTOM PAM PCD PHBM PRD PSDR RGPH ROR SAP SIDA SIRSA SNAP TBS VSF ZAP Agence Européenne pour le Développement et la Santé Ariary Centre Hospitalier de District Circonscription Scolaire Centre de Santé de Base Document de Stratégies pour la Réduction de la Pauvreté Equipe Permanente de Pilotage du Plan d’Action pour le Développement Rural Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture Foibe Fikarohana momba ny Fampandrosoana ny eny Ambanivohitra Foibe Taosaritanin’i Madagasikara Grenier Communautaire Villageois Groupe de Travail pour le Développement Rural Institut National de la Statistique Organisation Non Gouvernementale Organisme de Recherches Scientifiques dans les Territoires d’Outre Mer (actuellement IRD) Programme Alimentaire Mondial Plan Communal de Développement Projet de mise en valeur du Haut Bassin de la Mandrare Plan Régional de Développement Projet de Soutien au Développement Rural Recensement Général de la Population et de l’Habitat Réseau des Observatoires Ruraux de Madagascar Système d’Alerte Précoce Syndrome Immuno - Déficitaire Acquis Système d’Information Rurale et de Sécurité Alimentaire Système National d’Alerte Précoce Taux Brut de Scolarité Vétérinaire Sans Frontière Zone d’Activités Pédagogiques

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DECOUPAGE ADMINISTRATIF

La zone SIRSA s’étend sur les 2 provinces de Fianarantsoa et Tuléar, et couvre une superficie de plus ou moins 264.565 km², représentant approximativement 45 % de la superficie totale de Madagascar (590.657 km²). Elle se divise administrativement en 9 régions, 44 districts (fivondronana) et 675 communes. Selon les projections du RGPH 93 (actualisation 2004 réalisée par l’INSTAT), la population de la zone s’élève à un peu moins de 6 millions de personnes. L'unité d'analyse retenue par le SIRSA est la

commune. Le projet suit ainsi de façon permanente 304 communes sélectionnées suite à un processus de concertation avec l'ensemble des partenaires au niveau central et régional. Les cartes de cette section présentent la zone SIRSA et les différentes régions qui la constituent. Elles sont données à titre illustratif, afin de pouvoir localiser les communes suivies par le projet. Etant donné l’absence de cartes officielles actualisées sur les communes récemment créées, certaines frontières administratives peuvent être approximatives.

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Dist. Ambatofinandrahana
1 2 3 4 5 Ambatofinandrahana Itremo Fenoarivo Soavina Ambondromisotra 6 7 8 9 Ambatomifanongoa Amborompotsy Mandrosonoro Mangataboahangy

Dist. Manadriana
46 47 48 49 50 Ambovombe Afovoany Ambohimahazo Anjoma Nandihizana Ambohimilanja Ambohipo 51 Anjoman'Ankona 52 Andakatanikely 53 Talata Vohimena 54 Ambatomarina 55 Andakatany

Dist. Ambositra
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 Ambositra Ambositra II Ankazoambo Ivony Miaramiasa Andina Firaisana Imerina Imady Ivato Tsarasaotra Marosoa Fahizay Ambatolahimasina Alakamisy Ambohijato Kianjandrakefina Ambalamanakana Ilaka Afovoany Ihadilalana Ambohina Ambatofitorahana Antoetra Mahazina Ambohipiere Sahatsiho Ambohimanj Ambohimitombo I Ambohimitombo II Ambinanindrano Vohidahy Fandriana Milamaina Sahamadio Fisakana Fiadanana Tsarazaza Tatamalaza Ankarinoro Sandrandahy Mahazoarivo Miarinavaratra Betsimisotra Alakamisy Ambohimaha Imito

Dist. Fandriana

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Dist. Fianarantsoa II
45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 Andrainjato Centre Andrainjato Est Ambalakely Soaindrana Ivoamba Ialanindro Taindambo Mahatsinjony Sahambavy Talata Ampano Ankarinarivo Maniris Iavonomby Vohibola Nasandratrony Ambalamahasoa Maneva Alakamisy Ambohimaha Andoharanomaitso Mahasoabe Andranomiditra Ihazoara Andranovorivato Androy Alatsinainy Ialamari Isorana Alakamisy Itenina Ivohibato Ouest Ambondrona Fandrandava Vohimarina Anjoma Itsara Soatanana Vohitrafeno Fanjakana Mahaditra Ankoromalaza Mifanas Vinanitelo Ambalamidera II Mahazoarivo

Dist. Ambalavao
2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 Ambalavao Manamisoa Iarintsena Ambohimandroso Andrainjato Anjoma Kirano Soamifana Sendrisoa Besoa Mahazony Ambinanindovoka Ankaramena Ambinaniroa Ambohimahamasi Miarinarivo Vohitsaoka Fenoarivo

Dist. Ikalamavony
37 38 39 40 Ikalamavony Mangidy Solila Ambatomainty 41 42 43 44 Fitampito Sakay Tanamarina Tsitondroina Tanamarina Bekisopa

Dist. Ambohimahasoa
19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 Ambohimahasoa Ampitana Ankerana Manandroy Ambalakindresy Ankafina Sahave Morafeno Kalalao Vohiposa Ambatosoa Isaka Vohitrarivo Ambohinamboarina Tamboharivo Sahatona Camp Robin Befeta Fiadanana

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Dist. Manakara
61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 Manakara Tanam Tataho Marofarihy Anosiala Ambila Sorombo Mizilo Gara Ambohitsara M Sahasinaka Sahanambohitra Amboanjo Ifaho Anorombato Vohimasy Lokomby Vatana Ambahive Ambalaroka Vohimanitra Mitanty Analavory Bekatra Vinanitelo Ampasimanjeva Nihaonana Ambotaka Mavorano Vohimasina Sud Vohimasina Nord Betampona Vohilava Ex-Sah Fenomby Ambalavero Amborondra Mahabako Ionilahy Mahamaibe Ampasimpotsy Anteza Saharefo Ampasimboraka Ambandrika Kianjanomby Mangatsiotra Sakoana Ambahatrazo

Dist. Ifanadiana
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Ifanadiana Antaretra Tsaratanana Ranomafana Kelilalina Androrangavo Marotoko Ambohimiera Antsindra Ambohimanga Analampasina Fasintsara Maroharatra

Dist. Mananjary
32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 Mananjary Tsaravary Ankatafana Mahatsara Atsimo Tsiatosika Mahatsara Iefaka Marokarima Morafeno Antsenavolo Marosangy Ambohimiarina II Andranambolava Vohilava Mahela Ambohitsara Est Mahavoky Avaratra Andonabe Ambohinihaonana Marofototra Andranomavo Vatohandrina Ambalahosy Avaratr Ambodinonoka Antaretra Kianjavato Sandrohy Anosimparihy Manakana Avaratra Namorona

Dist. Vohipeno
121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 Vohipeno Vohitrindry Vohindava Ivato Savana Mahabo Ankarimbary Lanivo Nato Mahasoabe Onjatsy Vohilany Andemaka Ifatsy Antanambo Ilakatra Sahalava Mahazoarivo Anolaka

Dist.Nosy Varika 14 Nosy Varika 15 Ambahy 16 Andara 17 Fiadanana 18 Ambodirian'Isah 19 Sahavato 20 Vohilava 21 Vohitrandriana 22 Vohidroa 23 Soavina 24 Ambodilafa 25 Androrangavola 26 Antanambao 27 Ampasinambo 28 Angodogondona 29 Befody 30 Ambodiara 31 Ambakobe

Dist. Ikongo
106 Ikongo 107 Ambolomadinika 108 Ambatofotsy 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 Belemoka Maromandia Manampatrana Ambinanitromby Ifanirea Sahalanonana Tanakambana Tolongoina Ambohimisafy Ankarimbelo Antodinga Kalafotsy

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Dist. Farafangana
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 Farafangana Vohimasy Anosivelo Anosy Vohitromby Ivandrika Manambotra Atsimo Mahavelo Mahafasa Afovoany Amporoforo Iabohazo Tangainony Beretra Bevoay Ambohigogo Maheriraty Mahabo Mananivo Ambohimandroso Ankarana Miraihina Evato Etrotroka Ambalavato Efatsy Anandroza Tovona Ambalatany Namohora Iaborano Sahamadio Fenoarivo Antseranambe Ihorombe

Dist. Vondrozo
68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 Vondrozo Manambidala Anandravy Mahatsinjo Mahazoarivo Iamontana Vohimary Antokonala Ambohimana Karianga Manantona Ivato Mahavelo Andakana Moroteza Vohiboreka

Dist. Vangaindrano
33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 Vangaindrano Ampasimalemy Bekaraoky Tsianofana Tsiately Soamanova Lopary Bema Vohitrambo Anilobe Lohafary Ampataka Matanga Masianaka Vohipaho Ranomena Ambongo Ambatolava Iara Bevata Karimbary Manambondro Fenoambany Isahara Amparihy Atsinanana Sandravinany Marokibo Vatanato Vohimalaza

30 Antevato 31 Vohilengo 32 Marovandrika

Dist. Midongy
62 63 64 65 Midongy Atsimo Ankazovelo Andranolalina Maliorano

66 Ivondro Ex-Lavaraty 67 Soakibany Ex-Lavarat

Dist. Befotaka
84 Befotaka 85 Antondabe 86 Marovitsika 87 Antaninarenina 88 Ranotsara Atsimo 89 Bekofafa Sud 90 Beharena

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Dist. Ivohibe
20 21 22 23 Ivohibe Antambohobe Maropaika Ivongo

Dist. Ihosy
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 Ihosy Ankily Tolohomady Ambia Irina Sahambano Analaliry Mahasoa Ambatolahy Soamatasy Zazafotsy Antsoha Sakalalina Satrokala Andiolava Analavoka Ranohira Ilakaka Menamaty Iloto

Dist. Iakora
24 Iakora 25 Ranotsara Avaratra 26 Begogo

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Dist. Ampanihy
51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 73 74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96 97 98 99 100 101 102 103 104 105 Ampanihy Andrefana Anosa (Ankiliabo) Amborompotsy Ankilizato Maniry Antaly Ankilimivory Ejeda Belafike Ambony Beahitse Gogogogo Androka Vohitany Beroy Atsimo Fotadrevo Itampolo Sakaraha Miary teheza Miary Lamatihy Mahaboboka Amboronabo Bereketa Andamasiny Vineta Mihavatse Andranolava Ambinany Mikoboka Mitsinjo Mitsinjo Betanimena Belalanda Betsinjaka Miary Behompy Maromiandra Ambohimahavelona Andranohinaly Ianantsony (Saint Au Anakao Soalara Ambolofoty Ankilimalinike Antanimena Manorofify Marofoty Tsianisiha Manombo Atsimo Andranovory Ankoraobato Milenaky Ankililoaka Analamisampy Beheloke Benenitra Ambalavato Ehara Ianapera

Dist. Morombe
10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 Morombe I Morombe II (Befande Ambahikily Antongo Vaovao Nosy Ambositra Befandriana Atsimo Antanimieva Basibasy Ankazoabo Atsimo Fotivolo Tandrano Andranomafana Berenty Ilemby Betioky Atsimo Sakamasay Ambahitrimitsinjo Ankazomanga Ouest Ankazombalala Maroarivo Ankazoma Beantake Masiaboay Antohabato Tameantsoa Tongobory Vatolatsaka Besely Bezaha Manalobe Andranomangatsiaka Ankilivalo Soamanonga Fenoandala Soaserana Marosavoa Salobe Tanambao Ambony Belamoty Montifeno Antsavoa Lazarivo

Dist. Sakaraha

Dist. Ankazoabo

Dist. Betioky

Dist. Toliary II

Dist. Toliary I
1 TOLIARY C.U

Dist. Beroroha
2 3 4 5 6 7 8 9 Beroroha Bemavo Fanjakana Behisatsy Marerano Mandronarivo Sakena Tanamary

Dist. Benenitra

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Dist. Mahabo
12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 Mahabo Ankilivalo Tanandava II Analami Befotaka Ampanihy Ankilizato Ambia Mandabe Malaimbandy Beronono Tsimazava Belon'i Tsiribihina Bemarivo-ankirondro Andimaky Manambolo Tsimafana Beroboka Nord Tsaraotana Serinam = Masoarivo Amboalimena Ankalalobe Ambiky Berevo Antsoha Soaserana = Belinta Ankororoky Miandrivazo Dabolava Bemahatazana Ampanihy Anosimena Manandaza Ankotrofotsy Isalo Ambatolahy Manambina Itondy Ankavandra Soaloka Betsipolitra Ankondromena

Dist. Manja
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Manja Beharona Anontsibe Sakalava Soaserana Ankiliabo Andranopasy Morondava Bemanonga Analaiva Befasy Belo Mariny Ranomasi

Dist. Morondava

Dist. Belo Tsiribihina

Dist. Miandrivazo

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Dist. Taolagnaro
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 Taolagnaro Ampasy Nahampoana Mandromodromotra Soanierana Ifarantsa Isaka-ivondro Mandiso Manambaro Sarisambo Ankaramena Ranopiso Analampatsy Andranobory Ankariera Ambatoabo Mahatalaky Iaboakoho-Riandava Enaniliha Fenoevo Enakara Ranomafana Emagnombo Bevoay Ampasimena Manantenina Soavary Analamary

Dist. Betroka
28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 Betroka Tsaraitso Naninora Ambalasoa Ivahona Analamary Ianabinda Benato Toby Mahabo Beapombo I Jangany Mahasoa Atsinanana Bekorobo Iaborotra Isoanala Beampombo II Ianakafy Andriandampy Ambatomivary Manarena Sakamahily

Dist. Amboasary Atsimo
49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 59 60 61 62 63 64 Amboasary Atsimo Behara Tanandava Atsimo Sampona Ifotaka Tranomaro Maromby Elonty Esira Mahaly Manevy Tsivory Marotsiraka Tomboarivo Ebelo Ranobe

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Dist. Ambovombe
14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 51 Ambovombe Tsimananada Anjeke-Ankilikira Erada Ambanisarika Analamary Ambohimalaza Ambonaivo Maroalopoty Maroalimainte Ambondro Ambazoa Sihanamaro Marovato-Befeno Antanimora Atsimo Andalatanosy Ampamata Jafaro Imanombo Morefeno Bekily Ankaranabo Avaratra Besakoa Anja Avaratra Antsakoamaro Ambatosola Tsirandrany Tsikolaky Manakompy Ambahita Maroviro Belindo Mahasoa Beteza Tanandava Bekitro Beraketa Vohimanga Bevitiky Anivorano Mitsinjo

Dist. Beloha
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Beloha Tranovaho Kopoky Marolinta Tranoroa Beabobo Tsihombe Nikoly Betanty (Faux cap) Anjapaly Marovato Antaritarika Imongy

Dist. Tsihombe

Dist. Bekily

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MILIEU NATUREL ET HUMAIN

Les modes de vie des populations rurales (productions, revenus, consommations…) sont adaptés à l’environnement naturel et humain dans lequel celles-ci évoluent. Ce chapitre se limitera à présenter deux indicateurs principaux. D’une part les conditions climatiques et pluviométriques des communes qui déterminent le

choix des spéculations, les cycles et calendriers culturaux, mais dont la variabilité annuelle conditionne en grande partie les niveaux de production. D’autre part, les données estimatives sur la densité de population, la pression démographique étant généralement perçue comme l’un des déterminants de l’insécurité alimentaire, notamment par son influence sur l’accessibilité à la terre.

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4. CLIMAT ET PLUVIOMETRIE
4.1. DEFINITION La production agricole à Madagascar est fortement influencée par les conditions climatiques et pluviométriques. En considérant les données historiques, des variations extrêmes des moyennes annuelles des précipitations sont observées entre les différentes parties du pays et permettent de distinguer des zones climatiques caractéristiques. L'été est la saison de la mousson qui apporte du nord son lot de pluies sur une bonne partie du pays. Les variations de précipitations sont énormes en fonction des zones concernées. Ainsi, le Sud reçoit moins de 500 mm d'eau dans l'année tandis que la côte Est enregistre des moyennes pouvant être supérieures à 3 m. L'été est aussi la saison cyclonique pendant laquelle de violentes dépressions tropicales viennent heurter les côtes. Suivants les caractéristiques du relief et du climat, on distingue à Madagascar 4 grandes zones climatiques : Climat tropical d'altitude sur les HautesTerres : les saisons y sont bien contrastées et l'altitude tempère les excès du climat. En hiver, il n'est pas rare de trouver du givre et de la grêle. En été, la chaleur est importante et les orages fréquents en fin de journée. Régions Amoron’I Mania, Haute Matsiatra. Climat tropical humide à l'Est : chaud et humide, avec une saison sèche marquée vers septembre – octobre. la pluie y est omniprésente, bien qu’irrégulière selon le site ou l’année. Régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et zone côtière de l’Anosy. Climat tropical sec à l'Ouest : les températures y sont plus élevées que dans l'Est et le temps généralement moins pluvieux, de décembre à mars (4 mois). Il s'agit d'un climat de mousson avec une saison sèche très marquée. Régions Menabe et Atsimo Andrefana. Climat semi-aride au Sud: la saison sèche peut durer jusqu'à 9 mois. Les nuits d'hiver sont relativement fraîches. La pluviométrie annuelle est fréquemment inférieure à 600 mm, particulièrement dans le sud du district d’Ambovombe (moyennes historiques inférieures à 400 mm). Région Androy, sud de Atsimo Andrefana et ouest de Anosy.

4.2. PRESENTATION DES DONNEES Les sources d’information utilisées pour établir la carte des précipitations moyennes incluent : les moyennes annuelles des précipitations 19611990 obtenues auprès de la Direction Générale de la Météorologie ; la carte climatique élaborée et éditée par FTM (janvier 2002) ; la carte des isohyètes inter-annuelles parue dans « Fleuves et rivières de Madagascar », ORSTOM éditions, 1993.

-

-

Les valeurs des précipitations moyennes ont été estimées à partir de données historiques sur une période d’au moins 30 ans. Sont considérés comme saison des pluies, les mois pour lesquels la moyenne des précipitations est supérieure à 60 mm.

-

4.3. COMMENTAIRES Bien que Madagascar s’étende entre les parallèles 12°S et 25°S, la latitude n'a qu'une faible influence climatologique. C'est plutôt le relief qui partage l'île en deux dans le sens de la hauteur et l'influence des vents venus de l'océan qui déterminent les différentes zones climatiques du pays. La plupart des régions sont affectées par un rythme saisonnier : d'une part une saison chaude et humide correspondant à l'été d'octobre à avril, d'autre part un hiver plus frais et plus sec de mai à septembre. En hiver, l'anticyclone des Mascareignes s'avance sur Madagascar et l'alizé souffle violemment, provoquant même un effet de fœhn qui assèche le Sud du pays. En juillet-août, les températures peuvent descendre très bas sur les Hautes-Terres centrales pendant la nuit mais les régions côtières conservent une température moyenne plus élevée. -

La région Ihorombe et le nord de l’Anosy constituent une zone de transition entre climat chaud et semiaride, et celui tropical d’altitude des Hauts-Plateaux.

4.4. LIMITATIONS Les données utilisées pour caractériser une commune proviennent généralement du chef lieu de la commune et ne reflètent pas les variations possibles entre les différents fokontany.

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5. DENSITE DE POPULATION
5.1. DEFINITION La densité de population est exprimée en nombre d'habitants par km². Parmi les communes SIRSA, la commune rurale la plus densément peuplée est Fahizay Ambatolahimasina (district d’Ambositra, région Amoron’I Mania), avec 297 hab./km². La moins densément peuplée est Dabolava (district de Miandrivazo, région Menabe), avec 1,3 hab./km².

5.2. PRESENTATION DES DONNEES La densité a été calculée pour chaque commune au départ des chiffres de population et de superficie que l'on peut retrouver en annexe. Ces chiffres ont été collectés auprès de la commune durant l’enquête. 5.4. LIMITATIONS Différentes estimations de l’effectif de la population existent à Madagascar et sont parfois très divergentes entre elles. A titre d’exemple, l’effectif de la population de la région de Menabe oscille entre 356.000 (projection actualisée en 2004 du RGPH 1993) et 617.000 (enquête ILO), alors que les responsables de la région l’évaluent entre 400.000 à 450.000. Les chiffres recueillis auprès des communes, bien qu'inexacts et non officiels, ont été préférés à ceux du dernier recensement RGPH 93. Ils sont en effet plus récents et disponibles pour chaque commune, unité d'analyse du SIRSA. Les chiffres du dernier recensement sont eux donnés par firaisana, unité administrative similaire à la commune mais dont les limites ont parfois été modifiées pour constituer les communes. Malgré leur imprécision, ces chiffres sont jugés suffisamment représentatifs pour permettre une analyse de la densité de population.

5.3. COMMENTAIRES Les provinces de Fianarantsoa et Tuléar couvrent une superficie de plus ou moins 264.565 km², pour une population estimée à un peu moins de 6 millions de personnes (projections actualisées du RGPH 93), ce qui représente une densité moyenne de près de 23 hab /km². Il existe cependant une variabilité importante entre les districts. La densité moyenne de la province de Fianarantsoa est de 35 hab /km², alors que celle de la province de Tuléar n’est que de 15 hab /km². Les districts de la partie Est des régions Haute Matsiatra et Amoron’I Mania, ceux des régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana, et le district de Tolanaro (région Anosy) sont les plus peuplés.

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ACCES, ENCLAVEMENT ET SECURITE

Plusieurs études ont montré qu’il existait une corrélation négative très marquée entre le degré d’enclavement et le niveau de vulnérabilité. Les conditions d’enclavement sont déterminantes pour l’accès aux marchés du travail, des produits de consommation, pour l’écoulement des productions et l’accès aux intrants et au crédit. L’enquête ILO 2001 a notamment montré que le rendement agricole des principales cultures vivrières – riz, maïs et manioc – diminue à mesure qu’on s’éloigne des centres urbains et des marchés. Le problème d’insécurité publique dans le monde rural a également un impact non négligeable sur la situation alimentaire. Dans certaines régions, les producteurs n’osent plus mettre en culture des parcelles éloignées de leur habitation, soit par crainte d’attaques sur le trajet, soit par crainte de

vols des récoltes sur pied. Les vols de bétail restent fréquents en zone d’élevage et peuvent générer des pertes économiques importantes. Par ailleurs, l’insécurité nuit au développement des régions reculées car elle ne motive ni les fonctionnaires pour y travailler, ni le secteur privé pour y investir. La connaissance des conditions d’enclavement et d’insécurité est donc primordiale pour une meilleure priorisation des interventions de développement. Dans ce travail, l’enclavement est analysé au travers de la durée des trajets et des coûts de déplacement vers le chef-lieu de district, et de la durée de la période d’inaccessibilité des communes. Les conditions de sécurité sont appréciées par les focus group et discutées en rapport avec la présence d’agents de sécurité sur le territoire des communes.

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6. DUREE DU TRAJET VERS LE CHEF-LIEU DE DISTRICT
6.1. DEFINITION La durée du trajet vers le chef-lieu de district représente le nombre d’heures moyen que met une personne pour se rendre du chef-lieu de la commune vers le chef-lieu de district en considérant le ou les moyens de transport les plus fréquemment utilisés par la majorité de la population. situées en province de Tuléar. Les communes des régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana ont des temps d’accès variables lorsqu’on considère le chef-lieu de district, mais ces derniers s’allongent fortement si on considère les trajets vers le centre urbain le plus proche (Antananarivo, Fianarantsoa, Fort Dauphin ou Tamatave) : 19 % des communes mettent entre 4 et 12 heures et les autres (81 %, dont toutes celles de la région Atsimo Atsinanana) mettent plus de 12 heures. La durée moyenne du trajet vers le centre urbain le plus proche atteint près de 42 heures dans la région Atsimo Atsinanana. La région Menabe présente le taux d’enclavement le plus élevé. Les communes situées dans la partie Nord du district de Miandrivazo mettent notamment plusieurs jours pour rejoindre leur chef-lieu de district. Les temps d’accès vers le chef-lieu de district sont en moyenne réduits de 8 % en saison sèche.

6.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies lors de l’enquête structurelle concernent l’accès au chef-lieu de district et permettent de faire la distinction entre les durées de trajet en saison sèche et en saison des pluies. La carte 3 présente les temps de trajet en saison des pluies, généralement (mais pas toujours) plus élevés qu’en saison sèche. Les données concernant les temps d’accès vers le centre urbain le plus proche sont issues de la base de données de l’enquête ILO (2001).

Durée moyenne (heures)
6.3. COMMENTAIRES La distance moyenne vers le chef-lieu de district est de 39 km dans la province de Fianarantsoa et de 59 km dans la province de Tuléar. La combinaison de plusieurs moyens de transport est bien souvent nécessaire pour atteindre le chef-lieu du district. La marche à pied reste le moyen le plus fréquent, et est pratiquée sur au moins une partie du trajet dans 68 % des communes. L’utilisation du taxi-brousse vient en seconde position, avec 52 % des communes qui y ont recours. Notons que 8 % des communes doivent avoir recours à la pirogue ou au bateau sur une partie significative du trajet. Les temps moyens de trajet vers les chefs-lieux de districts sont de 6 heures dans la province de Fianarantsoa et de 10 heures dans la province de Tuléar. Les communes des régions Haute Matsiatra et Amoron’I Mania disposent globalement d’infrastructures routières mieux développées, et sont de ce fait moins enclavées que les autres. Les communes situées à proximité de la Nationale 7 reliant Antananarivo – Fianarantsoa et Tuléar présentent notamment des durées de trajet sensiblement plus courtes. Près du quart des communes de la zone SIRSA nécessitent 12 heures ou plus pour atteindre leur chef-lieu de district, mais 74 % d’entre elles sont

Région
Haute Matsiatra Amoron'I Mania Vatovavy Fitovinany Androy Anosy Atsimo Atsinanana Ihorombe Atsimo Andrefana Menabe Zone SIRSA

Centre Chef-lieu urbain le de district plus proche
4 5 18 22 12 42 18 31 24 20 4 4 6 7 8 9 9 11 18 8

6.4. LIMITATIONS Les temps de trajet sont comparés quel que soit le moyen de transport utilisé. Les ménages vivant dans des communes proches des chefs-lieux de district préfèrent généralement effectuer le trajet à pied, même si cela leur demande plus de temps que de prendre le taxi brousse. D’autre part, l’accès au chef-lieu de district n’est pas toujours suffisant pour un écoulement satisfaisant des productions, ou une garantie de trouver des marchés bien approvisionnés. Cet indicateur permet néanmoins d’illustrer la notion d’enclavement.

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7. COÛTS DES DEPLACEMENTS VERS LE CHEF-LIEU DE DISTRICT
7.1. DEFINITION Le coût du déplacement vers le chef-lieu de district représente le montant que dépense une personne pour se rendre du chef-lieu de la commune vers le chef-lieu de district en considérant le ou les moyens de transport les plus fréquemment utilisés par la majorité de la population. La région Menabe présente la moyenne régionale la plus élevée (7.400 Ar.). Les coûts de déplacement les plus élevés pour une personne sont recensés dans les communes de Beheloke (district de Toliary II) et de Tsimazava (district de Mahabo dans la région Menabe), avec des dépenses moyennes de 20.000 Ar. Le coût moyen pour le transport d’un sac de 50 kg vers le chef-lieu de district est de 3.200 Ar. dans la province de Fianarantsoa, mais il est moins élevé dans la province de Tuléar (2.800 Ar.) malgré des distances et des temps de transport plus importants. Les coûts de transport vers le chef-lieu de district sont en moyenne réduits de 5 % en saison sèche pour 1 personne et de 7 % pour un sac de 50 kg.

7.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies lors de l’enquête structurelle concernent l’accès au chef-lieu de district et permettent de faire la distinction entre les coûts du trajet en saison sèche et en saison des pluies. La carte 4 présente les coûts du trajet en saison des pluies, généralement (mais pas toujours) plus élevés qu’en saison sèche.

7.3. COMMENTAIRES Les coûts de déplacements peuvent avoir un impact direct sur les dépenses des ménages : frais de transport déboursés et niveau des prix de vente des produits de consommation importés sur les marchés. Mais ils se répercutent aussi sur les revenus monétaires des familles en influençant les prix d’achat des productions pratiqués dans la commune. Le coût moyen du déplacement vers le chef-lieu de district est de 3.100 Ar. dans la province de Fianarantsoa et de 5.300 Ar. dans la province de Tuléar. Ces coûts sont proportionnels à la distance et au temps de déplacement. Les communes des régions Haute Matsiatra et Amoron’I Mania, disposant globalement d’infrastructures routières mieux développées, présentent de ce fait des coûts moyens moins élevés que les autres. Les familles de près de 46 % des communes de la zone SIRSA dépensent en moyenne 5.000 Ar. Ou plus pour atteindre leur chef-lieu de district, mais 89 % d’entre elles sont situées en province de Tuléar.

Coûts vers le CL de district (Ar.) Région
Haute Matsiatra Amoron'I Mania Vatovavy Fitovinany Androy Atsimo Atsinanana Ihorombe Anosy Atsimo Andrefana Menabe Zone SIRSA

1 pers.
2 000 2 600 3 200 3 700 4 400 5 000 5 100 5 800 7 400 4 200

Sac 50 kg
2 000 2 600 3 800 2 300 4 600 2 800 2 500 2 900 4 800 3 000

7.4. LIMITATIONS Les coûts de trajet sont comparés quel que soit le moyen de transport utilisé. Les ménages vivant dans des communes proches des chefs-lieux de district et qui effectuent le trajet à pied n’ont pas de dépenses directes, mais cela leur demande un investissement en temps qui ne peut être comptabilisé.

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8. PERIODE D’INACCESSIBILITE
8.1. DEFINITION La période d’inaccessibilité de la commune est définie comme la période durant laquelle la voie principale reliant le chef-lieu de district le plus proche est impraticable aux véhicules motorisés. Les 4 communes les plus touchées l’inaccessibilité temporaire (6 mois) sont : par

Onjatsy, district de Vohipeno (Vatovavy Fitovinany) ; Maropaika, district de Ivohibe (Ihorombe) ; Bevata, district de Vangaindrano et Karianga, district de Vondrozo (Atsimo Atsinanana).

8.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 5 présente la durée (en mois) de la période d’inaccessibilité des communes, au cours d’une année normale. Il a également été demandé aux focus group de classer les fokontany de la commune en 3 catégories, en fonction de leurs conditions d’accès depuis le chef-lieu de la commune en saison sèche et en saison des pluies : accès facile, moyen ou difficile.

Parmi les 4.088 fokontany que comptent les communes SIRSA, 53 sont classés en « accès difficile » en saison sèche et 150 (dont 111 en province de Tuléar) en saison des pluies. Ici encore, la région Menabe est la plus défavorisée au niveau des communications, avec 20 % des fokontany en « accès difficile » en saison des pluies.

Conditions d’accès des fokontany 8.3. COMMENTAIRES Une centaine de communes (33 %) signalent l’existence d’une période de coupure entre la commune et le chef-lieu de district le plus proche en année normale. 53 d’entre elles se situent en province de Fianarantsoa et 47 en province de Tuléar. La durée moyenne de la période d’inaccessibilité est la même dans les 2 provinces : 3,1 mois. Celle-ci se situe au cours de la saison des pluies, principalement entre les mois de décembre et avril. Le pic apparaît en février pour la province de Fianarantsoa, avec 36 % de communes inaccessibles, alors que le pic est observé en janvier pour la province de Tuléar, avec 28 % des communes inaccessibles.

50 45 40 35 30 25 20 15 10 5 0

%

% de communes en situation d'inaccessibilité
Fianarantsoa Tuléar

8.4. LIMITATIONS Ces données ne concernent que l’accessibilité en année normale. Des périodes de coupure temporaires de quelques jours peuvent être occasionnées par différents facteurs (crues, éboulements, ruptures de ponts…) dans toutes les communes.

J

F

M

A

M

J

Mois

J

A

S

O

N

D

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9. CONDITIONS DE SECURITE DANS LA COMMUNE
9.1. DEFINITION Les conditions de sécurité considérées dans ce travail ont trait aussi bien aux vols de bétail, aux vols de cultures sur pied, aux vols de produits et biens, qu’aux agressions physiques contre des personnes. présentent notamment des conditions sensiblement meilleures. Il semble évident que 2 facteurs contribuent à la détérioration des niveaux de sécurité en zone rurale : d’une part la faible densité de population, et d’autre part l’enclavement. Il faut également noter que la concentration des communes classée « Mauvaises » à « Très mauvaises » est plus importante sur les zones à forte dominance élevage, en relation bien entendu avec les vols de zébus. Le tableau ci-dessous présente le nombre moyen de km² que doit couvrir un agent de sécurité (gendarmes ou militaires) par région. Beaucoup de focus group ont déploré le fait qu’il n’y ait pas de forces de l’ordre présentes en permanence dans leur commune. Une analyse plus approfondie des données, commune par commune, permet néanmoins de confirmer l’effort de concentration des agents de sécurité dans les zones à forte insécurité.

9.2. PRESENTATION DES DONNEES Les conditions de sécurité sont classées sur une échelle à 5 graduations, allant de « Très mauvaises » à « Très bonnes » (carte 6), en fonction de l’appréciation qui en est faite par le focus group. Les données concernant la présence des agents de sécurité dans les communes ont également été fournies par les focus group, et ne proviennent pas des chiffres officiels de la gendarmerie.

Région
9.3. COMMENTAIRES Sur l’ensemble de la zone, près d’un tiers des communes (32 %) estiment que leurs conditions de sécurité sont « Mauvaises » à « Très mauvaises ». La même proportion estime que les conditions sont « Moyennes », et 36 % des communes s’estiment en « Bonnes », voire « Très bonnes » conditions de sécurité. La distribution de communes par province est donnée ci-dessous. Amoron'I Mania Haute Matsiatra Anosy Atsimo Andrefana Menabe Ihorombe Atsimo Atsinanana Androy Vatovavy Fitovinany Zone SIRSA

Nombre moyen de km² couverts par agent
50 60 80 100 120 190 220 230 260 110

52 % des communes estiment que leurs conditions de sécurité se sont améliorées au cours des 5 dernières années, alors que 17 % estiment qu’elles se sont légèrement dégradées et 15 % qu’elles se sont fortement dégradées. Les proportions les plus élevées de communes déplorant une dégradation de la sécurité rurale se rencontrent dans les régions de Ihorombe, Atsimo Atsinanana et Anosy.

9.4. LIMITATIONS Les informations présentées dans ce chapitre reflètent la perception des habitants de la commune sur leur niveau de sécurité. Elles ne sont pas nécessairement en concordance exacte avec la classification de la gendarmerie (zone rouge, bleue ou blanche) établie en fonction du nombre d’interventions effectuées dans chaque commune.

Les régions Haute Matsiatra, Amoron’I Mania, Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana

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GESTION DU TERROIR ET FONCIER

La pauvreté et la vulnérabilité sont étroitement liées au problème d’accès à la terre. Les ménages les plus pauvres détiennent moins de terres agricoles, même si la possession de titres de propriété n’a qu’un impact limité sur la productivité. D’autre part, les terres cultivées par les ménages pauvres sont généralement de moindre qualité que celles détenues par les ménages plus favorisés, ce qui accroît leur vulnérabilité. Une partie de la population doit donc recourir à la location de terres agricoles, sous forme de fermage ou de métayage (suivant que le prix de location est payé avant ou après la récolte), particulièrement

pour les terres de rizières dont la disponibilité est limitée. Cette pratique restreint les superficies que les ménages les plus pauvres peuvent mettre en valeur, et génère une pression financière importante qui les oblige à vendre une part non négligeable de leur production dès la récolte, au moment où les prix sont les moins intéressants. Ce chapitre discute de la situation foncière dans la zone SIRSA. Trois indicateurs principaux ont été retenus pour illustrer la situation : la possession de terres titrées ou cadastrées, la taille moyenne des exploitations agricoles et l’accessibilité aux sols de rizières.

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10. POSSESSION DE TERRES TITREES
10.1. DEFINITION Est considéré dans ce travail comme titre foncier tout document officiel délivré par les services du Domaine après la visite des topographes et le bornage. occupation de fait de terres domaniales. Signalons cependant qu’un système de caste en vigueur dans certaines régions exclut parfois des groupes socio-économiques de l’accès à la propriété foncière. Le prix moyen des terres agricoles est très variable d’une commune à l’autre. Il est en moyenne de 1.420.000 Ar. pour 1 ha de bas-fonds (avec contrôle imparfait de l’eau) et de 850.000 Ar. pour 1 ha de tanety dans la province de Fianarantsoa. Ces prix sont près de deux fois moindres en province de Tuléar : 750.000 Ar. pour 1 ha de bas-fonds et 480.000 Ar. pour 1 ha de tanety. Les terres plus fertiles des Hauts-Plateaux sont notablement plus chères qu’ailleurs.

10.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 7 présente la proportion de ménages possédant des terres titrées ou cadastrées dans les communes. Les données sont basées sur les déclarations des focus group.

10.3. COMMENTAIRES La proportion de terres titrées ou cadastrées dans une commune représente généralement moins de 5 % de la superficie communale, comme le signalent 84 % des communes de la province de Fianarantsoa et 92 % des communes de la province de Tuléar. La proportion de ménages disposant de terres titrées est donc extrêmement faible sur l’ensemble de la zone SIRSA. Seules quelques communes, localisées majoritairement dans la partie nord-est de la zone, rapportent une proportion de ménages possédant des terres titrées supérieure à 5 %. Ankazoambo (à coté de Ambositra en région Amoron’I Mania) est l’unique commune enquêtée où cette proportion atteint 50 %. Il ressort également de l’enquête que le recours au métayage ou au fermage est pratiqué surtout dans les régions de Amoron’I Mania, Haute Matsiatra, Vatovavy Fitovinany et dans la moitié nord de la région de Atsimo Andrefana. Cette pratique est plus marquée dans les régions à vocation rizicole, où la plupart des rizières sont déjà attribuées, ou dans les zones de destination habituelle des populations migrantes. Dans les autres régions, et pour les sols de tanety en général, l’exploitation des parcelles se fait soit en vertu du droit de propriété traditionnelle, soit par

Prix moyen d'un ha (Ar.) Région
Haute Matsiatra Amoron'I Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Zone SIRSA

Bas-fonds
2 250 000 1 830 000 1 080 000 480 000 430 000 660 000 470 000 1 070 000 630 000 1 230 000

Tanety
1 480 000 1 090 000 540 000 230 000 230 000 340 000 350 000 650 000 970 000 720 000

10.4. LIMITATIONS Les données présentées ne concernent que les terres titrées, c’est à dire attribuées à un propriétaire suivant les formes de droits légaux modernes. A Madagascar, la terre peut également être attribuée à des particuliers suivant le droit coutumier, en propriété individuelle ou collective. Il existe ainsi des « terrains ancestraux » avec ou sans témoignage.

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11. TAILLE DES EXPLOITATIONS AGRICOLES
11.1. DEFINITION Parmi les ménages qui y ont accès, les surfaces irriguées représentent environs 33 ares en moyenne sur la zone SIRSA, mais varient de 14 ares dans la région Vatovavy Fitovinany à 64 ares dans la région Anosy. La disponibilité de terres irriguées n’est relevée que dans 20 % des communes de la région Androy.

La taille moyenne de l’exploitation agricole est définie par la superficie des terres qui sont mises en culture (ou en jachère) par un ménage en année normale, toutes cultures confondues.

11.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données présentées découlent des déclarations recueillies auprès des focus group, et n’ont pas fait l’objet de mesures de surface sur le terrain. Les données concernent les surfaces agricoles totales d’un ménage moyen, toutes cultures confondues (taille moyenne de l’exploitation – carte 8), ainsi que les surfaces irriguées bénéficiant d’un système moderne ou traditionnel de contrôle de l’eau (moyenne des surfaces parmi les ménages qui en cultivent).

Superficie agricole moyenne / ménage (ha) Région
Haute Matsiatra Atsimo Andrefana Ihorombe Amoron'I Mania Menabe Anosy Vatovavy Fitovinany Androy Atsimo Atsinanana Zone SIRSA

Irriguée
0,5 0,2 0,6 0,3 0,6 0,6 0,1 0,2 0,3 0,3

Totale
1,1 1,2 1,2 1,3 1,5 1,6 1,7 2,2 3,5 1,7

11.3. COMMENTAIRES La taille moyenne d’une exploitation varie de 1,1 ha dans la région Haute Matsiatra à 3,3 ha dans la région Atsimo Atsinanana. La taille médiane2 sur l’ensemble de la zone est de 1,0 ha. La situation apparaît cependant fort contrastée au sein des régions, avec la présence dans chacune d’elle de communes avec des superficies moyennes par ménages inférieures à 1 ha et d’autres avec des superficies supérieures à 3 ha (ou proches de 3 ha pour Ihorombe). En particulier, il n’y a pas de corrélation évidente entre la superficie moyenne des exploitations et la densité de population. Il est probable que la géographie particulière de chaque commune et que le niveau de fertilité des sols puissent également influencer l’étendue des terres agricoles exploitées. D’autre part, le besoin de terres pour l’agriculture est sans doute moins présent dans les zones à vocation « élevage ». La proportion des terres communales exploitées pour l’agriculture est néanmoins plus intense dans la province de Fianarantsoa (en moyenne 29 %) que dans la province de Tuléar (22 %).

11.4. LIMITATIONS La connaissance exacte de la superficie des parcelles et de l’exploitation agricole est extrêmement rare dans le milieu rural. Les producteurs se réfèrent bien souvent à des temps de travail pour certaines opérations culturales ou au niveau de production pour comparer la taille de leurs parcelles. Les valeurs ainsi obtenues sont probablement surestimées. Les informations présentées ne sont donc données qu’à titre indicatif. Pour des données plus précises, obtenues par des relevés de terrain sur base d’échantillonnages, on se réfèrera aux résultats du recensement agricole actuellement en cours.

2 La médiane est la valeur qui se trouve au centre d'un ensemble de nombres. En d'autres termes, les nombres appartenant à la première moitié de l'ensemble ont une valeur inférieure à la médiane, tandis que ceux appartenant à l'autre moitié ont une valeur supérieure à la médiane.

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12. ACCESSIBILITE AUX SOLS DE RIZIERES
12.1. DEFINITION L’analyse s’est intéressée à l’accessibilité des ménages aux sols de rizières. La notion de rizières s’applique aux sols de bas-fonds permettant la culture du riz en submersion, soit en irrigué avec un système hydraulique (moderne ou traditionnel) de contrôle de l’eau, soit sans contrôle de l’eau. Elle s’oppose aux sols de tanety qui sont les terres de collines, où les cultures sont pratiquées en pluvial. Seules 3 communes de la province de Fianarantsoa (2 %) signalent plus de la moitié des ménages sans accès aux rizières : Ankily et Soamatasy dans le district de Ihosy, et Sahavato dans le district de Nosy Varika. Ceci est en partie lié à la topographie de ces communes. Le riz de tanety constitue d’ailleurs la culture vivrière principale pour la commune de Sahavato (carte 17). Sur l’ensemble des communes de cette province, 69 % indiquent que moins de 5 % des ménages ne cultivent pas sur rizières. 19 communes, dont 8 en région Vatovavy Fitovinany, estiment que cette proportion varie entre 10 et 50 %. Dans la province de Tuléar (et en dehors de la zone semi-aride), la situation est plus contrastée. Les sols de rizières sont moins disponibles, ce qui crée plus d’inégalité en termes d’accessibilité dans certaines communes.

12.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies lors de l’enquête structurelle ont permis de répartir les ménages de la commune en fonction de la surface de rizières qu’ils cultivent. La carte 9 présente pour chaque commune la proportion des ménages sans rizières, soit parce qu’ils n’y ont pas accès, soit parce qu’ils ne pratiquent pas la culture du riz.

12.4. LIMITATIONS 12.3. COMMENTAIRES Il n’y a pratiquement pas de riziculture dans l’extrême sud correspondant à la zone semi-aride, où la pluviométrie annuelle est généralement inférieure à 600 mm. Les ménages de cette zone n’ont donc pas recours aux sols de rizières. Les données analysées s’intéressent à l’accessibilité aux rizières sans considération de la surface mise en valeur. Il est évident que des disparités existent au sein de la population : les ménages les plus pauvres disposent de parcelles de moindre superficie (et de moindre qualité) que les ménages plus riches.

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RIZICULTURE

Le riz tient une place prépondérante dans la vie économique des ménages ruraux à Madagascar. Une attention particulière a donc été accordée à la riziculture dans l’enquête structurelle. Les données recueillies ont ainsi concerné : les types de riziculture pratiqués et leur productivité ; l’utilisation des rizières en contre-saison ; les pratiques culturales adoptées ;

-

l’évolution de la fertilité des sols de rizières ; les principales variétés cultivées ; les principaux ennemis ; les problèmes d’ensablement ; les contraintes majeures pour la production rizicole.

Ce chapitre présente une synthèse des résultats pour les principaux indicateurs.

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13. TYPES DE RIZICULTURE
13.1. DEFINITION Deux grands types de riziculture se distinguent à Madagascar. Le premier concerne le riz de bas-fonds (et par extension de terrasses), dont l’alimentation en eau s’effectue par une nappe phréatique située au niveau ou au-dessus du système racinaire. La riziculture de bas-fonds peut être irriguée (le riz est submergé durant toute la saison, apport continu d’eau avec contrôle de la hauteur de la lame et possibilité de drainage) ou submergée sans contrôle de l’eau (le riz est submergé durant la plupart du temps de culture, pas ou peu de contrôle de l’apport d’eau provenant des pluies et rivières, hauteur d’eau variable mais généralement faible). Les systèmes d’irrigation peuvent être modernes (avec barrage et prises d’eau en dur) ou traditionnels (barrage en terre). Le riz de tanety, par opposition au riz de bas-fonds, désigne à Madagascar le riz qui est pratiqué en pluvial (alimentation en eau des plantes assurée par les pluies), sur les terres de colline, pour lequel la nappe phréatique se situe en dessous de la zone racinaire. Une forte proportion de rizières avec contrôle de l’eau se rencontre dans les régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, autrefois à vocation rizicole prononcée. Les grands périmètres irrigués et leurs alentours ressortent également : le périmètre de Dabara, (district de Morondava, région de Menabe), le périmètre de Bas Mangoky (district de Morombe, région de Atsimo Andrefana). D’autres zones bénéficient de l’appui de projets/programmes intervenant dans l’aménagement hydro-agricole : projet Haut Bassin Mandrare II (district d’Amboasary sud, région d’Anosy), projet Périmètre Sud-Est (district de Manakara, région Vatovavy Fitovinany et district de Farafangana, région Atsimo Atsinanana). Dans toutes ces zones, les rizières avec contrôle de l’eau occupent plus de 75 % de terres cultivées en riz. Cependant, une variabilité importante apparaît dans certaines régions, particulièrement Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana, Atsimo Andrefana et Androy. Parmi les communes de ces régions, la proportion de rizières avec contrôle de l’eau varie de plus de 75 % à pratiquement 0 %., traduisant pour ces dernières communes la prédominance du riz de tanety ou de la riziculture submergée sans contrôle de l’eau.

13.2. PRESENTATION DES DONNEES La répartition des surfaces cultivées en riz en fonction du mode de conduite de l’eau (tanety, basfonds sans contrôle de l’eau, bas-fonds avec contrôle traditionnel et bas-fonds avec contrôle moderne de l’eau) a été estimée par les focus group durant l’enquête. La carte 10 présente la proportion des rizières de bas-fonds cultivées en irrigué, avec un système moderne ou traditionnel de contrôle de l’eau.

13.4. LIMITATIONS L’appréciation des proportions de rizières avec contrôle de l’eau a suscité parfois des débats au sein du focus group sur le niveau de fonctionnement de certains réseaux hydro-agricoles modernes. Certains peuvent avoir plusieurs années et ne fonctionner que de façon très imparfaite. La perception des paysans riziculteurs est donc parfois en contradiction avec celle des autorités locales de la commune. Malgré leur imprécision, les chiffres fournis par les paysans semblent plus proches de la réalité, par le fait qu’ils sont les premiers utilisateurs de ces rizières.

13.3. COMMENTAIRES 57 communes (19 %) enquêtées, essentiellement localisées dans l’extrême sud correspondant à la zone semi-aride, ne pratiquent pas la riziculture et ont été exclues de l’analyse.

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14. PRODUCTIVITE RIZICOLE
14.1. DEFINITION La productivité rizicole a été appréciée par le rendement des cultures en année normale, exprimé en tonnes de paddy produit par hectare. Plusieurs cycles culturaux (généralement 2, voire même parfois 3 dans certaines régions) sont pratiqués dans l’ensemble de cette moitié sud de l’île. Dans ce travail, le terme « riz de 1ère saison » définit le riz dont la plus grande partie du cycle cultural se déroule durant la saison des pluies, de décembre à juin. Ce type de riz se retrouve sous différentes appellations locales, telles que vary tsipala dans les régions sud et ouest (Atsimo Andrefana, Androy, Menabe et Anosy), vary taombe ou vary afara sur les Hautes-Terres (Amoron’I Mania, Haute Matsiatra et Ihorombe), vary vatomandry dans la partie est (Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana). Au niveau national, la période pluvieuse constitue la principale saison rizicole et fournit près de 70 % de la production annuelle nationale. Les cultures dont la plus grande partie du cycle cultural du riz se déroule durant la saison sèche, de juin à décembre, sont regroupées sous la dénomination de « riz de 2ème saison ». 14.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données présentées découlent des déclarations recueillies auprès des focus group, et n’ont pas fait l’objet de mesures de rendement sur le terrain. Dans le cas où la commune dispose d’un technicien agricole, une confrontation avec les chiffres de ce dernier a permis d’estimer la moyenne communale. Les données présentées sur la concernent que le riz de 1ère saison. 14.3. COMMENTAIRES A Madagascar, la productivité du riz reste encore faible par rapport à celle d’autres pays producteurs de riz. Les moyennes sur les communes SIRSA sont de 2,1 t/ha pour le riz de 1ère saison, 1,7 t/ha pour le riz de 2ème saison et de 1,1 t/ha pour le riz de tanety. Ces chiffres concordent avec les résultats de l’enquête ILO (2001), qui estiment que le niveau de productivité médiane pour la riziculture aquatique tourne autour des 2 t/ha. De fortes variabilités existent cependant entre les régions, en fonction notamment des conditions naturelles de production et des technologies adoptées. En général, les meilleurs rendements se rencontrent
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dans les zones où une grande partie des rizières est sous contrôle de l’eau, même si ce n’est pas le seul facteur conditionnant le rendement. Ainsi, 55 % des communes ont un rendement compris entre 2 à 3 t/ha, majoritairement dans la province de Fianarantsoa. 30% des communes, réparties assez équitablement entre les deux provinces, annoncent des rendements entre 1 à 2 t/ha. Quelques communes (10 %) parviennent à franchir la barre de 3 t/ha. Ce sont généralement les communes disposant de périmètres irrigués aménagés : périmètre de Dabara (région Menabe), périmètres de Bas Mangoky et de Bezaha Taheza (région Atsimo Andrefana), grappe de périmètres de Tsivory et de Betroka (région Anosy) et quelques petits périmètres irrigués sur les Hautes-Terres. Les rendements sont globalement meilleurs sur les zones des Hauts-Plateaux que sur les côtes. Les conditions naturelles de production y sont plus favorables (précipitations élevées et régulières), et les techniques culturales plus avancées (pratique du repiquage, préparation du sol à la charrue ou à l’angady). Sur les zones côtières, la pratique de la double culture de riz sans engrais, la préparation de sol par piétinage et l’irrégularité des pluies expliquent en grande partie la tendance de faibles rendements.

Rendement moyen (t/ha) Région
Haute Matsiatra Amoron'I Mania Vatovavy Fitovinany Ihorombe Atsimo Atsinanana Atsimo Andrefana Androy Anosy Menabe Zone SIRSA

1ère s. 2ème s.
2,3 2,0 1,7 2,1 2,1 2,6 1,9 2,4 2,6 2,1 2,0 1,9 1,2 1,5 1,8 2,0 1,3 1,4 2,8 1,7

tanety
1,3 1,9 1,0 --1,0 1,4 0,8 0,5 0,8 1,1

carte

11

ne

14.4. LIMITATIONS L’appréciation des rendements en t/ha est très difficile en milieu rural, où les producteurs parlent plus volontiers de sacs de paddy par parcelle. Pour des données plus précises, obtenues par des relevés de terrain sur base d’échantillonnages, on se réfèrera aux résultats du recensement agricole actuellement en cours.

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15. POTENTIEL RIZ
15.1. DEFINITION Le potentiel riz représente la production rizicole à laquelle la population s'attend en année normale. Il est exprimé en mois de consommation que représenterait cette production si elle était consommée dans sa totalité (indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée). de 5-6 mois de consommation pour les communes qui pratiquent la riziculture. Le riz de 1ère saison constitue l’essentiel de ce potentiel (62 %), suivi par le riz de 2ème saison (31 %) et le riz de tanety (8 %). Parmi les communes qui pratiquent ce type de riziculture, le riz de 1ère saison fournit en moyenne 4,1 mois de consommation, le riz de 2ème saison 2,6 mois et le riz de tanety 2,1 mois dans la province de Fianarantsoa, alors que ces potentiels sont de 3,7 ; 2,8 et 1,3 mois respectivement dans la province de Tuléar. 94 communes (38 % des communes productrices de riz) ont un potentiel de 7-9 mois et 13 (5 %, dont 12 en province de Fianarantsoa) un potentiel de 10-12 mois, en majorité réparties sur la zone des HautsPlateaux. En province de Fianarantsoa, toutes les communes disposent toujours d’au moins 3 mois de consommation, alors qu’en province de Tuléar, où le riz n’est pas nécessairement la culture principale pour beaucoup de communes, le potentiel riz est parfois inférieur à 2 mois de consommation.

15.2. PRESENTATION DES DONNEES La classification utilisée comprend 5 catégories, variant de 1-2 mois à 10-12 mois, qui correspondent aux mois de consommation couverts par la production propre des ménages. Le potentiel riz cumule les productions des différentes cultures : 1ère et 2ème saisons et riz de tanety.

15.3. COMMENTAIRES Le potentiel riz dépend de la combinaison de l’importance de la pratique de la riziculture dans la commune et du niveau de rendement des cultures. 57 communes (19 %) enquêtées, toutes situées en province de Tuléar dans la zone semi-aride, ne pratiquent pas la riziculture et ont donc un potentiel riz nul. Dans l’ensemble de la zone, ce potentiel varie largement entre les communes. La valeur médiane est

15.4. LIMITATIONS Le potentiel riz englobe la part de la production qui sera éventuellement commercialisée, et ne considère pas les pertes qui pourraient être encourues durant le stockage.

Contribution des types de riz au potentiel 100% 80% 60% 40% 20% 0% A. M ania
Riz 1 Riz 2

Hte M
Tanety

Ihor.

Vat F

A. Ats

Anosy

Androy

A. And

M en

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16. COMMERCIALISATION DU PADDY
16.1. DEFINITION Généralement, une partie de la production de paddy est commercialisée par les ménages, sous forme de paddy aux collecteurs, ou parfois sous forme de riz blanc sur les marchés lorsqu’il y a des décortiqueries. La vente ne s’effectue pas obligatoirement au moment de la récolte, surtout dans les zones disposant de greniers communautaires. C’est cependant généralement le cas (la plus grande part des ventes se réalisent entre juin et août) car les producteurs ont des crédits de production à rembourser, ou des dépenses non-agricoles en attente. La commercialisation ne concerne pas que le surplus de production : la plupart des riziculteurs (entre 80 et 90 % selon les données des Observatoires Ruraux) seront ainsi contraints à racheter du riz plus tard dans l’année. permettent plutôt d’atténuer la soudure d’améliorer la trésorerie des ménages. que

Les quatre régions de la province de Tuléar présentent une part de commercialisation élevée, en moyenne entre 50 à 75 %, malgré parfois des niveaux de production relativement bas. Dans cette province, le riz vient en concurrence avec d’autres produits, tels que le maïs, le manioc ou la patate douce comme aliment de base. Il est plutôt destiné à la vente qu’à la consommation. A Fianarantsoa, où le riz constitue par contre le principal aliment de base de la population, les moyennes régionales de la part commercialisée sont plus faibles qu’à Tuléar. Elles varient entre 25 à 50% de la production. Amoron’I Mania est la région la moins exportatrice de riz, avec une moyenne régionale inférieure à 25%. Au sein d’une région, le niveau d’enclavement des communes conditionne également les quantités de riz commercialisées, ainsi que les prix au producteur. Il n’est pas possible avec nos données d’estimer la part de la production qui est revendue dans la commune de celle qui en sort. Selon l’enquête ILO (2001), un peu plus de 40 % des communes, à l’échelle nationale, possèdent au moins une décortiquerie, mais cette proportion descendrait même à 5 % dans la région Anosy.

16.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 13 présente la part moyenne de la production de riz (tous types de riz confondus) vendue par commune, sous forme de paddy ou de riz blanc. Les données proviennent des déclarations des focus group et non des enregistrements communaux qui ne considèrent que les produits sortant de la commune.

16.3. COMMENTAIRES 16.4. LIMITATIONS D’une manière générale, la part de riz commercialisée n’est pas directement proportionnelle au potentiel riz. D’autres facteurs entrent en jeu, comme la place du riz dans les habitudes alimentaires et l’importance des autres activités génératrices de revenu dans la commune. L’essentiel de la part commercialisée provient du riz de 1ère saison. D’une part, le riz de 1ère saison constitue l’essentiel de la production, et d’autre part les récoltes de 2ème saison et de riz de tanety La part de riz commercialisée est donnée en classes de pourcentage car il s’agit d’une estimation basée sur les ventes effectuées par les ménages, généralement non enregistrées par la commune. Des fluctuations importantes des niveaux de commercialisation peuvent intervenir d’une année à l’autre, en fonction notamment de la conjoncture économique qui dicte les prix proposés aux producteurs.

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17. UTILISATION DES RIZIERES EN CONTRE-SAISON
17.1. DEFINITION La contre-saison est la saison de culture qui se situe entre deux saisons principales successives. Pour Madagascar, la saison principale considérée est celle qui correspond au riz de 1ère saison (saison des pluies de décembre à juin). La contre-saison se situe donc entre juin et décembre et est relativement sèche et froide. région est celle de Atsimo Andrefana, principalement dans sa partie nord, où les grands périmètres irrigués sont mis en valeur à plus de 90%, essentiellement en riz de 2ème saison. Les 3 régions Androy, Menabe et Anosy ont en moyenne moins de 20 % de leurs rizières cultivées en contre-saison. Le climat semble ici le premier facteur limitant, avec un déficit de précipitations plus accentué pendant cette période. Les régions restantes (Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et Ihorombe) se trouvent en situation intermédiaire, avec 20% à 50% des rizières mises en culture pendant la contre-saison. La culture dominante en contre-saison dans les rizières est partout le riz de 2ème saison, particulièrement dans les régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana, où ce riz porte le nom de vary hosy, et à Anosy, où ce riz est appelé vary aloha. Le haricot, la tomate ou la pomme de terre sont les autres cultures prédominantes dans les régions Amoron’I Mania, Haute Matsiatra et Menabe. Dans les districts de Betioky Atsimo et Ampanihy (région Atsimo Andrefana), il s’agit plutôt de cultures telles que le pois du cap, l’oignon ou la courge.

17.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies lors des entretiens avec les focus group précisent l’utilisation des rizières en contre-saison, en termes de pourcentages des superficies consacrées au riz de 2ème saison, à une autre culture que le riz ou laissées en jachère. La carte 14 présente ainsi la proportion de rizières cultivées en contre-saison, quelle que soit la culture.

17.3. COMMENTAIRES La mise en valeur des rizières pendant la contresaison dépend de plusieurs facteurs, dont les conditions naturelles de production (précipitations, températures), l’importance du riz de 1ère saison, le niveau de fertilité des sols et l’importance des autres activités génératrices de revenu. Environ 18 % des communes possédant des rizières, essentiellement situées dans les régions Anosy et Androy, ne les cultivent pas en contre-saison. Trois régions disposent en moyenne de plus de 50% de rizières cultivées en contre-saison. Il s’agit d’Amoron’I Mania et de la Haute Matsiatra, où plusieurs petits périmètres irrigués sont cultivés en riz de 2ème saison ou autres cultures. La troisième

17.4. LIMITATIONS La connaissance exacte de la superficie des parcelles est extrêmement rare dans le milieu rural et les informations présentées ne sont donc données qu’à titre indicatif. Pour des données plus précises, obtenues par des relevés de terrain sur base d’échantillonnages, on se réfèrera aux résultats du recensement agricole actuellement en cours.

Utilisation des rizières en contre-saison 100% 80% 60% 40% 20% 0% A. M ania
Riz 2

Hte M

Ihor.
Non cultivé

Vat F

A. Ats

Anosy

Androy

A. And

M en

Autres cultures

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18. FERTILITE DES RIZIERES
18.1. DEFINITION La fertilité d’un sol représente son aptitude à satisfaire les besoins minéraux et organiques des plantes pendant leur cycle de développement. Dans la conception des paysans malgaches, le niveau de fertilité des rizières s’apprécie à l’œil et est directement lié au rendement en riz. Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et la partie est de l’Anosy). Les rizières de cette zone sont en grande partie constituées par des anciens marais, déjà moins fertiles par nature, et la dégradation de leur fertilité est accélérée par une pratique importante de la double culture de riz sans apport d’engrais (carte 16). Les régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra pratiquent également une exploitation permanente des rizières. Cependant, les cultures de contresaison sont plutôt des légumineuses ou la pomme de terre et l’utilisation des fertilisants est assez répandue, ce qui explique que la dégradation de la fertilité des rizières y est moins accentuée. Quelques districts de la partie occidentale de l’île sont également moins affectés par la dégradation de la fertilité des rizières. L’utilisation de fertilisants y est très marginale (moins de 25 % des ménages), mais les rizières n’y sont pas exploitées de façon aussi intensive (peu ou pas de cultures de contresaison). Il faut cependant noter que ces explications ne constituent pas une règle générale. La situation géographique particulière des rizières peut par exemple moduler ces diagnostics. Les rizières bénéficiant d’apports alluvionnaux des grands fleuves ou rivières maintiennent plus facilement leur niveau de fertilité, même si elles sont exploitées de façon permanente (cas de la partie nord de la région Atsimo Andrefana par exemple, grâce à la présence du fleuve Mangoky).

18.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 15 présente par district la proportion des communes enquêtées qui signalent que le niveau de fertilité des sols de leurs rizières s’est dégradé au cours des 10 dernières années. Cette dégradation peut être légère (les rizières deviennent moins fertiles) ou avancée (les sols sont très dégradés). Les données traduisent l’appréciation du focus group, et ne concernent pas les districts non producteurs de riz.

18.3. COMMENTAIRES Le problème de fertilité des sols devient de plus en plus préoccupant à Madagascar. Le principal facteur de dégradation des rizières est leur utilisation intensive et permanente (double culture annuelle de riz), sans apport extérieur d’engrais (minéraux ou organiques) pour compenser les éléments absorbés par le riz à chaque cycle. Sur l’ensemble de la zone, 77 % des communes considèrent que la fertilité de leurs sols de rizière a diminué au cours des 10 dernières années. 19 % estiment même qu’ils se sont très dégradés. Seuls 2 districts (Manja et Beroroha dans la région Menabe) n’ont pas de communes enquêtées signalant une dégradation de la fertilité des sols de leurs rizières. La dégradation de la fertilité est signalée par 100 % des communes dans 12 districts qui se concentrent surtout dans la partie sud-est de l’île (régions

18.4. LIMITATIONS Ces considérations ne sont pas basées sur des relevés pédologiques, mais bien sur l’appréciation du niveau de fertilité donnée par les producteurs. Ces appréciations sont bien souvent basées sur les niveaux de rendements obtenus, alors que ceux-ci sont conditionnés par la combinaison de plusieurs facteurs.

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19. FERTILISATION DES RIZIERES
19.1. DEFINITION L’amélioration de la productivité agricole est un axe stratégique essentiel de la Stratégie de Lutte contre la Pauvreté et du Programme National de Développement Rural. De nombreuses données ont été recueillies durant l’enquête structurelle sur l’adoption des techniques améliorées, telles que le mode de préparation des sols ou de repiquage, ou l’accès aux intrants. Le maintien, voire l’amélioration de la fertilité des sols, est entre autre une des priorités pour parvenir à augmenter la production rizicole. Ce chapitre s’intéresse à l’utilisation des engrais, minéraux ou organiques, dans la conduite de la riziculture. présente étude, même si elle ne distingue pas le type de fertilisants, l’influence de ces facteurs est en partie confirmée. Le taux d’adoption des fertilisants est clairement plus élevé dans les régions de Haute Matsiatra et Amoron’I Mania, où se retrouvent 34 des 45 communes avec plus de 25 % de ménages y ayant recours. Cette forte utilisation des fertilisants par rapport aux autres régions se justifie dans le contexte d’exploitation plus intensive des rizières, avec la pratique de cultures de contre-saison telles que le haricot, la pomme de terre, l’orge… Les districts les plus enclavés présentent d’autre part les taux d’adoption les plus faibles. C’est le cas par exemple de Befotaka et Midongy Atsimo (région Atsimo Atsinanana), Iakora (région Ihorombe), Manja et Belon’i Tsiribihina (région Menabe), Beroroha (Sud-Ouest) où aucune commune ne rapporte la moindre utilisation de fertilisants. D’une part, la difficulté d’accessibilité de ces districts limite la présence de revendeurs et donc la disponibilité d’engrais chimiques. D’autre part, le faible niveau de commercialisation du riz (essentiellement en interne dans les communes avec des prix au producteur très bas) réduit la rentabilité économique de la fertilisation.

19.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 16 illustre la proportion des ménages utilisant des fertilisants (minéraux ou organiques) en riziculture, d’après les entretiens menés avec les focus group.

19.3. COMMENTAIRES Le taux d’adoption des fertilisants reste très faible à Madagascar, même si les opérations d’approvisionnement en engrais à crédit, suivant le système voucher ou sur financement PSDR, semblent avoir porté des fruits. Sur la zone SIRSA étudiée, 37 % des communes productrices de riz ont indiqué qu’aucun ménage n’utilise des fertilisants sur les rizières, et un peu moins du quart (23 %) estiment que plus de 25 % des ménages y ont recours. D’après les résultats de l’enquête ILO (2001), trois facteurs influencent fortement d’une manière positive la probabilité d’adoption des engrais (minéraux) : la maîtrise de l’eau, le prix du riz et la pratique de la culture de contre-saison. Dans la

19.4. LIMITATIONS Il existe peu de données précises permettant de quantifier l’utilisation des engrais. L’appréciation de la proportion de ménages ayant recours aux fertilisants reste difficile pour le focus group, même en ne recherchant que des données sous forme semiquantitative. En outre, l’analyse ne reflète que le niveau d’adoption de ces fertilisants, mais ne fournit pas d’indications sur l’étendue des rizières fertilisées.

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20. CONTRAINTES POUR LA RIZICULTURE
20.1. DEFINITION Toute situation, quelle que soit sa nature, pouvant freiner le développement de la riziculture est considérée comme une contrainte. Pour les besoins de l’analyse, elles ont été regroupées dans les catégories suivantes : Problèmes phytosanitaires Problèmes variétaux Problèmes fonciers Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Climat Ensablement Encadrement technique Equipement agricole Crédit Manque de main d'œuvre Niveau des prix Enclavement Sécurité rurale de la nappe et un manque d’infrastructures hydroagricoles performantes. Elle est moins problématique dans la région Androy, où la contrainte principale est plutôt la sécheresse, et dans la région Atsimo Andrefana où il s’agit surtout du manque d’équipement agricole. Le manque d’équipement agricole est d’ailleurs la seconde contrainte la plus fréquente, mentionnée par 39 % des communes, suivie par le climat (38 %), les problèmes phytosanitaires (29 %), le manque d’encadrement technique (25 %) et les problèmes liés à la fertilisation et aux intrants (20 %). Les difficultés liées à la sécurité rurale ont été mentionnées dans 35 communes (14 %). Elles sont plus particulièrement importantes dans les districts de Manandriana (région Amoron’I Mania), Iakora (région Ihorombe), Vondrozo (région Atsimo Atsinanana) et Sakaraha (région Atsimo Andrefana). Les contraintes de main d’œuvre ne sont apparues parmi les 3 principales que dans une seule commune (Vohitrarivo, district de Ambohimahasoa, région Haute Matsiatra). Les paysans accordent donc plus d’importance aux contraintes rencontrées au niveau de la production proprement dite (conditions et moyens de production) qu’au niveau de la commercialisation. Les contraintes liées à cette dernière (enclavement, niveaux des prix) ne leur sont pas primordiales.

20.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données sur les principales contraintes pour la riziculture ont été obtenues lors des entretiens au niveau des focus group. Les 3 principales contraintes sont présentées par ordre d’importance pour chaque district. Ces contraintes concernent tous types de rizicultures confondus.

20.3. COMMENTAIRES La maîtrise de l’eau reste la principale contrainte dans l’ensemble de la zone. Cette contrainte a été mentionnée par 67 % des communes productrices de riz, et est la principale dans 36 % d’entre elles. Elle se rencontre même dans les districts qui annoncent une proportion élevée de rizières avec contrôle de l’eau, traduisant ainsi le coté imparfait du contrôle

20.4. LIMITATIONS Le tableau 1 donne une vision synthétique, au niveau du district, des contraintes les plus fréquemment citées par les communes. Pour plus de précisions sur les 3 principales contraintes par commune, on se référera aux monographies communales.

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Tableau 1 : Principales contraintes à la riziculture
Code district District Contraintes Principale Secondaire Tertiaire

Province : Fianarantsoa
Région : Haute Matsiatra 21205 Ambalavao 21208 21219 21220 Ambohimahasoa Ikalamavony Fianarantsoa II Climat Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Problèmes fonciers Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Sécurité rurale Problèmes fonciers Maîtrise de l'eau Climat Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Sécurité rurale Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Sécurité rurale Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Climat Climat Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Maîtrise de l'eau Problèmes phytosanitaires Problèmes phytosanitaires Equipement agricole Maîtrise de l'eau Equipement agricole Problèmes fonciers Equipement agricole Problèmes phytosanitaires Enclavement Enclavement Equipement agricole Fertilisation / intrants Enclavement Problèmes phytosanitaires Climat Encadrement technique Problèmes phytosanitaires Ensablement Fertilisation / intrants Fertilisation / intrants Sécurité rurale Problèmes phytosanitaires Maîtrise de l'eau Encadrement technique Fertilisation / intrants Problèmes fonciers Crédit Crédit Climat Sécurité rurale Fertilisation / intrants Crédit Fertilisation / intrants Equipement agricole Problèmes phytosanitaires Problèmes variétaux Equipement agricole

Région : Amoron'I Mania 22202 Ambatofinandrahana 22203 22204 22223 Ambositra Fandriana Manandriana

Région : Vatovavy Fitovinany 23206 Ifanadiana 23207 23209 23210 23211 23212 Nosy Varika Mananjary Manakara Atsimo Ikongo Vohipeno

Région : Ihorombe 24216 Ihosy 24218 24221 Ivohibe Iakora

Région : Atsimo Atsinanana 25213 Farafangana 25214 25215 25217 25222 Vangaindrano Midongy Atsimo Vondrozo Befotaka

Province : Toliary
Région : Atsimo Andrefana 51503 Beroroha 51504 51505 51506 51507 51512 51520 51521 Morombe Ankazoabo Atsimo Betioky Atsimo Ampanihy Sakaraha Toliary II Benenitra Equipement agricole Equipement agricole Equipement agricole Problèmes phytosanitaires Climat Sécurité rurale Problèmes variétaux Climat Problèmes phytosanitaires Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Equipement agricole Climat Maîtrise de l'eau Problèmes phytosanitaires Pas de riziculture Pas de riziculture Climat Climat Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Climat Equipement agricole Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Equipement agricole Equipement agricole Climat Equipement agricole Maîtrise de l'eau Crédit Equipement agricole Fertilisation / intrants Equipement agricole Equipement agricole Maîtrise de l'eau Maîtrise de l'eau Equipement agricole Fertilisation / intrants Encadrement technique Problèmes phytosanitaires Enclavement Sécurité rurale Encadrement technique Encadrement technique Maîtrise de l'eau Sécurité rurale Problèmes fonciers Ensablement Fertilisation / intrants Equipement agricole Ensablement Encadrement technique

Région : Androy 52513 Beloha 52514 52516 52518 Tsihombe Ambovombe Androy Bekily

Région : Anosy 53515 Tolanaro 53517 53519 Betroka Amboasary Atsimo

Région : Menabe 54502 Manja 54508 54509 54510 54511 Morondava Mahabo Belon'i Tsiribihina Miandrivazo

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PRODUCTION AGRICOLE ET POTENTIEL ALIMENTAIRE

Le « potentiel alimentaire » est une notion importante dans la méthodologie SIRSA. Il représente la production des aliments à laquelle la population s'attend en année normale, en intégrant les potentiels agricole, laitier, pêche et de cueillette. Une année « normale » n’est pas nécessairement une bonne année, et ne signifie pas automatiquement un accès adéquat à la nourriture pour tous. L’expertise consiste donc à estimer les données

conjoncturelles prévalant pour l’année en cours, et à analyser leur impact sur les mécanismes d’accès aux aliments. Ce chapitre vise à dresser le profil des communes en termes de production agricole : quelles sont les principales spéculations pratiquées, et de quelle manière contribuent-elles à la constitution des réserves alimentaires des ménages ?

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21. PRINCIPALES CULTURES VIVRIERES
21.1. DEFINITION Les cultures vivrières sont celles cultivées pour leur production alimentaire, et qui constituent la base de l’alimentation de la population. A Madagascar, les principales cultures vivrières sont le riz, le manioc, le maïs, la patate douce, le taro et le sorgho. riz. Parmi les communes à prédominance riz, 14 % consacrent une superficie plus importante au riz de 2ème saison et 5 % au riz de tanety, plutôt qu’au riz de 1ère saison. Le riz de tanety n’apparaît en première place que dans quelques communes de l’intérieur des régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana. Si l’on exclut le riz de l’analyse (carte 18), le manioc s’impose comme spéculation dominante dans 80 % des communes. Le maïs vient en seconde position, dans 13 % des communes, celles-ci étant localisées à quelques exceptions près dans la région Menabe et l’extrême pointe sud de l’île. La patate douce surpasse ces 2 cultures dans la partie Est (HautsPlateaux) des régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, dans quelques communes côtières de la région Androy, ainsi qu’à Ianantsony (Saint-Augustin) près de Tuléar. Notons que le sorgho n’apparaît dans la liste des cultures vivrières pratiquées que dans quelques communes des districts de Tsihombe et Beloha (région Androy), mais uniquement en 4ème position dans l’ordre d’importance. Il en est de même pour le taro, uniquement à Imito (région Amoron’I Mania) et à Ambodinonoka (région Vatovavy Fitovinany).

21.2. PRESENTATION DES DONNEES Les discussions avec les focus group ont permis d’identifier pour chaque commune les cultures vivrières pratiquées et leur ordre d’importance en termes de superficie occupée. Une distinction a été faite pour le riz de 1ère saison, de 2ème saison (sur bas-fonds) ou de tanety.

21.3. COMMENTAIRES Les itinéraires culturaux répondent aux conditions locales, spécialement au climat qui influence le plus le choix des spéculations. Cependant, le profil topographique des zones de culture, les opportunités de commercialisation ou la « valeur sociale » d’une culture peuvent également entrer en ligne de compte. Ces choix culturaux déterminent à leur tour les habitudes alimentaires des populations. Parmi les communes enquêtées, le riz représente la principale culture vivrière pour 64 % d’entre elles. Vient ensuite le manioc (25 % des communes), le maïs (8 %) et la patate douce (3 %). La zone SIRSA se divise en deux parties bien distinctes : la frange semi-aride à l’extrême sud / sud-ouest (en province de Tuléar) à prédominance manioc, et le reste de la zone à forte prédominance

21.4. LIMITATIONS Le critère « superficie occupée » a été préféré pour les besoins de l’analyse. Ceci ne signifie pas nécessairement que la culture principale fournit le plus de production en termes de couverture des besoins alimentaires.

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22. PRINCIPALES CULTURES DE RENTE
22.1. DEFINITION En théorie, une culture est dite « de rente » lorsqu’elle est cultivée pour être commercialisée sur les marchés ou par des filières spécifiques. Elle peut être annuelle, si elle doit être resemée chaque année (arachide, haricot, pois du Cap, oignon, …), ou pérenne si elle survit au moins 3 ans (café, girofle, vanille, letchi…). Dans la pratique, la distinction entre cultures vivrières et cultures de rente n’est pas aussi évidente, car toutes les cultures à Madagascar entrent en général dans un circuit de commercialisation. On parlera donc de cultures de rente pour les cultures autres que celles qui constituent la base de l‘alimentation (autres que le riz, le manioc, le maïs, la patate douce, le taro et le sorgho). annuelle pour 29 % des communes. Le haricot est principalement pratiqué sur les Hautes-Terres (régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra), surtout en contre-saison sur rizières (principale culture pour 18 % des communes). La banane (16 % des communes) et la canne à sucre (10 %) se cultivent plutôt dans la zone Est (régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et la partie Est de l’Anosy), qui sont plutôt des régions à forte pluviométrie. Le niébé arrive en tant que première culture de rente annuelle dans l’extrême sud / sud-ouest de la zone, plus aride, dans 10 % des communes. Le reste des communes (17 %) se répartissent entre lentille, pois du Cap, voandzou, pois chiche, coton, tabac, pomme de terre, tomate, oignons et autres fruits. Les cultures de rente pérennes sont absentes dans 57 % des communes, et considérées d’importance mineure dans 14 %. Seule la côte est / sud-est, présentant un climat tropical chaud et humide, convient à ce type de culture. Le café y domine très largement, suivi par le letchi, la girofle et la vanille. Quelques communes des régions Haute Matsiatra et Amoron’I Mania (dans leur partie Est) pratiquent la culture de fruits tels que l’orange, la pêche ou la vigne.

22.2. PRESENTATION DES DONNEES Les discussions avec les focus group ont permis d’identifier pour chaque commune les cultures de rente pratiquées et leur ordre d’importance en termes de superficie occupée. Une distinction a été faite pour les cultures annuelles et les cultures pérennes.

22.3. COMMENTAIRES Comme pour les cultures vivrières, les conditions du milieu sont déterminantes, mais la valeur économique de la production et les opportunités de commercialisation jouent ici un rôle plus important sur le choix des spéculations. Seules 4 communes n’ont pas fourni d’informations sur la pratique des cultures de rente. L’arachide domine sur les plateaux de Horombe, de Mahafaly et le haut bassin de Mandrare (région Ihorombe, une partie des régions Anosy, Androy et Atsimo Andrefana), où les sols sont plutôt pauvres en matière organique et la pluviométrie moyenne à faible. Elle constitue la principale culture de rente

22.4. LIMITATIONS Le critère « superficie occupée » a été préféré pour les besoins de l’analyse. Ceci ne signifie pas nécessairement que la culture principale est la plus importante en termes de rendement monétaire. L’importance de certaines cultures de rente exploitées d’une manière industrielle peut également être sous-estimée, particulièrement si elles n’ont pas un impact économique direct sur les ménages. C’est le cas lorsque la culture est fortement mécanisée ou confiée à une main d’œuvre qualifiée provenant d’autres régions et lorsque les productions sont transformées et directement exportées en dehors de la commune.

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23. CONTRAINTES POUR LES CULTURES DE RENTE PERENNES
23.1. DEFINITION Toute situation, quelle que soit sa nature, pouvant freiner le développement des cultures de rentes pérennes est considérée comme une contrainte. Pour les besoins de l’analyse, elles ont été regroupées dans les catégories suivantes : Problèmes phytosanitaires Problèmes variétaux Problèmes fonciers Maîtrise de l'eau Fertilisation / intrants Climat Vieillissement des plantations Encadrement technique Crédit Manque de main d'œuvre Niveau des prix Enclavement Sécurité rurale Structures de commercialisation Qualité des productions soit les structures de commercialisation, soit le niveau des prix aux producteurs. C’est le cas notamment pour les communes pratiquant la caféiculture, en liaison avec la baisse des cours sur le marché mondial. L’enclavement, en relation avec les circuits commerciaux, est également cité dans quelques districts des régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana. Le vieillissement des plantations vient en seconde position. En particulier, le vieillissement des plantations de café est jugé comme très important par 89 % des communes pratiquant cette culture, et important par 8 %. La plupart des plantations à Madagascar datent des années 50. Dans les districts où les cultures de rente pérennes sont pratiquées par des industries (cas de l’exploitation de sisal dans le district d’Ambosary Atsimo, ou de l’exploitation de tabac à Miandrivazo), les contraintes principales sont plus spécifiques et plutôt liées aux conditions locales : le climat pour le sisal, les conditions d’irrigations pour le tabac. D’autres districts qui pratiquent des cultures de rente pérennes autres que le café et non industrielles ont avancé des contraintes principales très particulières. Dans ces districts, ces cultures sont pratiquées par des paysans d’une manière relativement moderne (utilisation des fertilisants, entretien régulier, traitement des maladies…). Pour le cas du district d’Ambositra par exemple, où l’orange constitue une culture de rente importante, la principale contrainte est liée aux problèmes phytosanitaires.

23.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données sur les principales contraintes pour les cultures de rente pérennes ont été obtenues lors des entretiens au niveau des focus group. Les 3 principales contraintes sont présentées par ordre d’importance pour chaque district. Ces contraintes concernent tous types de cultures confondus.

23.3. COMMENTAIRES Dans l’ensemble, les contraintes les plus fréquemment mentionnées par les producteurs sont liées aux conditions de vente. Viennent ensuite le vieillissement des plantations, les problèmes phytosanitaires, l’enclavement, le climat et l’encadrement technique. Pour 52 % des districts pratiquant les cultures de rente pérennes, la principale contrainte concerne

23.4. LIMITATIONS Le tableau 2 donne une vision synthétique, au niveau du district, des contraintes les plus fréquemment citées par les communes. Pour plus de précisions sur les 3 principales contraintes par commune, on se référera aux monographies communales.

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Tableau 2 : Principales contraintes aux cultures de rente pérennes
Code district Contraintes Principale Secondaire Tertiaire

District

Province : Fianarantsoa
Région : Haute Matsiatra 21205 Ambalavao 21208 21219 21220 Ambohimahasoa Ikalamavony Fianarantsoa II Vieillissement des plantations Structures de commercialisation Qualité des productions Vieillissement des plantations Structures de commercialisation Problèmes phytosanitaires Problèmes fonciers Problèmes phytosanitaires Vieillissement des plantations Niveau des prix Niveau des prix Niveau des prix Niveau des prix Niveau des prix Climat Vieillissement des plantations Problèmes variétaux Problèmes phytosanitaires Problèmes phytosanitaires Vieillissement des plantations Structures de commercialisation Encadrement technique Niveau des prix Structures de commercialisation Vieillissement des plantations Structures de commercialisation Vieillissement des plantations Structures de commercialisation Pas d'information ou pas de cultures de rente Pas d'information ou pas de cultures de rente Pas d'information ou pas de cultures de rente Niveau des prix Niveau des prix Niveau des prix Niveau des prix Niveau des prix Sécurité rurale Vieillissement des plantations Enclavement Structures de commercialisation Climat Vieillissement des plantations Enclavement Vieillissement des plantations Sécurité rurale Vieillissement des plantations Crédit Sécurité rurale Fertilisation / intrants Autre Fertilisation / intrants Enclavement Enclavement Structures de commercialisation Enclavement Structures de commercialisation Problèmes phytosanitaires Encadrement technique Niveau des prix

Région : Amoron'I Mania 22202 Ambatofinandrahana 22203 22204 22223 Ambositra Fandriana Manandriana

Région : Vatovavy Fitovinany 23206 Ifanadiana 23207 23209 23210 23211 23212 Nosy Varika Mananjary Manakara Atsimo Ikongo Vohipeno

Région : Ihorombe 24216 Ihosy 24218 24221 Ivohibe Iakora

Région : Atsimo Atsinanana 25213 Farafangana 25214 25215 25217 25222 Vangaindrano Midongy Atsimo Vondrozo Befotaka

Province : Toliary
Région : Atsimo Andrefana 51503 Beroroha 51504 51505 51506 51507 51512 51520 51521 Morombe Ankazoabo Atsimo Betioky Atsimo Ampanihy Sakaraha Toliary II Benenitra Climat Vieillissement des plantations Climat Pas d'information ou pas de cultures de rente Pas d'information ou pas de cultures de rente Pas d'information ou pas de cultures de rente Structures de commercialisation Pas d'information ou pas de cultures de rente Enclavement Encadrement technique Pas d'information ou pas de cultures de rente Pas d'information ou pas de cultures de rente Pas d'information ou pas de cultures de rente Vieillissement des plantations Climat Structures de commercialisation Pas d'information ou pas de cultures de rente Niveau des prix Niveau des prix Problèmes variétaux Climat Encadrement technique Structures de commercialisation Maîtrise de l'eau Niveau des prix

Région : Androy 52513 Beloha 52514 52516 52518 Tsihombe Ambovombe Androy Bekily

Région : Anosy 53515 Tolanaro 53517 53519 Betroka Amboasary Atsimo

Structures de commercialisation Structures de commercialisation Climat

Région : Menabe 54502 Manja 54508 54509 54510 54511 Morondava Mahabo Belon'i Tsiribihina Miandrivazo Encadrement technique

Pas d'information ou pas de cultures de rente Vieillissement des plantations Structures de commercialisation Structures de commercialisation Encadrement technique Vieillissement des plantations Pas d'information ou pas de cultures de rente Maîtrise de l'eau

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24. POTENTIEL MAÏS
24.1. DEFINITION Le potentiel maïs représente la production de maïs à laquelle la population s'attend en année normale. Il est exprimé en mois de consommation que représenterait cette production si elle était consommée dans sa totalité (indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée). principales cultures vivrières. Seule la côte Est (régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et une partie de l’Anosy) n’en produisent pas. Le maïs fournit en moyenne 2,4 mois de consommation dans les communes de la province de Fianarantsoa qui pratiquent cette spéculation, et 2,6 mois dans celles de la province de Tuléar. Aucune commune ne dispose d’un potentiel maïs de plus de 6 mois de consommation. 104 communes (34 %) ont un potentiel de 3-4 mois et 21 (7 %) un potentiel de 5-6 mois (dont 6 dans le seul district d’Ampanihy, région Atsimo Andrefana).

24.2. PRESENTATION DES DONNEES La classification utilisée comprend 4 catégories, variant de moins de 1 mois à 5-6 mois, qui correspondent aux mois de consommation couverts par la production propre des ménages.

24.4. LIMITATIONS Le potentiel maïs englobe la part de la production qui sera éventuellement commercialisée, et ne considère pas les pertes qui pourraient être encourues durant le stockage.

24.3. COMMENTAIRES Le maïs est principalement cultivé dans la région Menabe et l’extrême pointe sud de l’île. 76 % des communes considèrent le maïs parmi leurs 5

25. POTENTIEL MANIOC
25.1. DEFINITION Le potentiel manioc représente la production de manioc à laquelle la population s'attend en année normale. Il est exprimé en mois de consommation que représenterait cette production si elle était consommée dans sa totalité (indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée). 4,4 mois dans la province de Tuléar. Au total, 68 communes (23 %), principalement concentrées dans les régions de Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et Amoron’I Mania, ont un potentiel supérieur à 6 mois de consommation. Ce dernier atteint même 10 mois pour 25 d’entre elles. Parmi les districts les moins productifs, on notera particulièrement ceux de la partie Ouest et Nord de la région Menabe (Manja, Morondava, Belon’I Tsiribihina et Miandrivazo), ainsi que celui d’Amboasary Atsimo (région Anosy). Seules 4 communes rapportent un potentiel manioc inférieur à 1 mois de consommation.

25.2. PRESENTATION DES DONNEES La classification utilisée comprend 6 catégories, variant de moins de 1 mois à 10-12 mois, qui correspondent aux mois de consommation couverts par la production propre des ménages.

25.4. LIMITATIONS 25.3. COMMENTAIRES Le manioc est cultivé dans l’ensemble de la zone SIRSA, où il constitue la deuxième culture en termes de contribution au potentiel alimentaire, après le riz. Il fournit en moyenne 6,6 mois de consommation dans la province de Fianarantsoa, et Le potentiel manioc englobe la part de la production qui sera éventuellement commercialisée, et ne considère pas les pertes qui pourraient être encourues durant le stockage. Son appréciation est rendue plus difficile pour le focus group, du fait que les récoltes peuvent s’étaler tout au long de l’année.

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26. POTENTIEL PATATE DOUCE
26.1. DEFINITION Le potentiel patate douce représente la production de patate douce à laquelle la population s'attend en année normale. Il est exprimé en mois de consommation que représenterait cette production si elle était consommée dans sa totalité (indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée). 26.2. PRESENTATION DES DONNEES La classification utilisée comprend 5 catégories, variant de moins de 1 mois à 7-9 mois, qui correspondent aux mois de consommation couverts par la production propre des ménages. 26.3. COMMENTAIRES La patate douce est cultivée dans 90 % des communes enquêtées, réparties dans les 9 régions de la zone SIRSA. Elle se pratique sur tanety dans les Hautes-Terres, généralement pendant la saison de pluie (entre octobre et juin). Elle est par contre plutôt cultivée en contre-saison comme culture de décrue (entre mars et décembre) dans la province de Tuléar, et presque pendant toute l’année sur la côte Est. La patate douce fournit en moyenne 3,3 mois de consommation dans les communes de la province de Fianarantsoa qui pratiquent cette spéculation, et 2,2 mois dans celles de la province de Tuléar. Aucune commune ne dispose d’un potentiel patate douce de plus de 9 mois de consommation. Au total, 43 communes (14 %), principalement concentrées sur les Hauts-Plateaux des régions Haute Matsiatra et Amoron’I Mania, et sur la frange côtière de la région Androy, ont un potentiel supérieur à 4 mois de consommation. Ce dernier atteint même plus de 6 mois pour 8 d’entre elles, toutes localisées en région Amoron’I Mania. 26.4. LIMITATIONS Le potentiel patate douce englobe la part de la production qui sera éventuellement commercialisée, et ne considère pas les pertes qui pourraient être encourues durant le stockage.

27. POTENTIEL DES CULTURES VIVRIERES (autres que le riz)
27.1. DEFINITION Ce potentiel représente la production des cultures vivrières autres que le riz à laquelle la population s'attend en année normale. Il correspond donc à la somme des potentiels manioc, maïs et patate douce, et est exprimé en mois de consommation que représenterait cette production si elle était consommée dans sa totalité (indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée). 27.2. PRESENTATION DES DONNEES La classification utilisée comprend 7 catégories, variant de 1-2 mois à plus de 15 mois, qui correspondent aux 100% mois de consommation couverts par la production propre des 80% ménages. 27.3. COMMENTAIRES Sur l’ensemble de la zone, la valeur médiane du potentiel des cultures vivrières est de 7-9
60% 40% 20% 0% A. M ania
Manioc

mois de consommation. Ce potentiel est cependant sensiblement plus important en province de Fianarantsoa (notamment sur les Hautes-terres) où près de 2 tiers des communes ont un potentiel supérieur à 9 mois de consommation, alors que 2 tiers des communes ont un potentiel équivalent ou inférieur à 9 mois dans la province de Tuléar. 27.4. LIMITATIONS Le potentiel des cultures vivrières englobe la part de la production qui sera éventuellement commercialisée, et ne considère pas les pertes qui pourraient être encourues durant le stockage.
Contribution au potentiel des cultures vivrières

Hte M

Ihor.
Maïs

Vat F

A. Ats

Anosy

Androy

A. And

M en

Patate douce

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28. POTENTIEL ALIMENTAIRE
28.1. DEFINITION Le potentiel alimentaire représente la production des aliments à laquelle la population s'attend en année normale. Il intègre les potentiels agricole, laitier, pêche et de cueillette, et est exprimé en mois de consommation que représenterait cette production si elle était consommée dans sa totalité (indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée). de Fianarantsoa sont les plus productives, avec pour chacune d’elles plus de 70 % de leurs communes en situation d’auto-suffisance théorique (95 % Haute Matsiatra, 89 % Atsimo Atsinanana, 84 % Amoron’I Mania, 80 % Ihorombe et 74 % Vatovavy Fitovinany). Par contre, les 4 régions de la province de Tuléar présentent toutes moins de 70 % de leurs communes avec un potentiel alimentaire qui dépasse 12 mois : 69 % Androy, 64 % Atsimo Andrefana, 53 % Anosy et uniquement 39 % Menabe. La zone des Hauts-Plateaux, avec des sols plus fertiles et des cultures vivrières très diversifiées, dispose des meilleurs potentiels. Celui de la commune de Ambondromisotra (district de Ambatofinandrahana, région Amoron’I Mania) atteint même plus de 24 mois de consommation. L’essentiel du potentiel alimentaire est constitué par les productions agricoles, notamment celles de riz (sauf dans la zone semi-aride) et manioc (voir contribution des cultures vivrières au verso de la carte 25). La contribution des produits laitiers reste faible, même dans les zones d’élevage. D’une part, l’élevage à vocation laitière n’est que peu pratiqué, et d’autre part, le lait y est surtout destiné à la vente. Les aliments de cueillette ne contribuent également que faiblement au potentiel alimentaire (en général moins de 1 mois de consommation), mais cette contribution peut néanmoins s’avérer déterminante pour certaines communes.

28.2. PRESENTATION DES DONNEES La classification utilisée comprend 6 catégories, variant de 7-9 mois à plus de 24 mois, qui correspondent aux mois de consommation couverts par la production propre des ménages (production agricole et/ou de l’élevage, complétée par les produits halieutiques ou de cueillette habituels). Le calcul de cet indicateur fait intervenir les potentiels riz, manioc, maïs et patate douce calculés précédemment, mais intègre également certaines données recueillies auprès des focus group sur la possession de bovins, la pratique de la pêche et l’importance des aliments de cueillette dans le régime alimentaire.

28.3. COMMENTAIRES Sur l’ensemble de la zone, la valeur médiane du potentiel alimentaire est de 13-15 mois de consommation. Un total de 217 communes (72 %) ont un potentiel alimentaire supérieur à 12 mois de consommation, signifiant qu’elles sont en théorie en situation d’auto-suffisance alimentaire au cours d’une année normale. Ce potentiel est cependant nettement plus important pour la province de Fianarantsoa que pour celle de Tuléar. 85 % des communes suivies en province de Fianarantsoa ont un potentiel alimentaire supérieur à une année de consommation, alors que cette proportion n’est que de 60 % à Tuléar. En termes de régions, les 5 régions de la province

28.4. LIMITATIONS Le potentiel alimentaire englobe la part de la production qui sera éventuellement commercialisée, et ne considère pas les pertes qui pourraient être encourues durant le stockage. La notion d’auto-suffisance alimentaire en cas de potentiel supérieur à 12 mois de consommation est donc théorique, dans la mesure où cette production est bien souvent la principale source de revenus des ménages (voir chapitre « Revenus et potentiel monétaire ») et qu’elle sera en partie commercialisée pour couvrir également les besoins non alimentaires.

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Contribution relative des cultures vivrières au potentiel alimentaire
100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0%

A. Mania
Maïs

Hte M

Ihor.

Vat F

A. Ats

Anosy

Androy

A. And

Men

Patate douce Riz tanety Riz 2 ème saison Riz 1ère saison Manioc

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ELEVAGE ET PÊCHE

A coté des cultures vivrières, l’élevage extensif et la pêche sont les bases de l’activité nationale à Madagascar. L’élevage est étroitement associé à l’agriculture, dans le sens où il est rarement pratiqué comme activité unique. Il représente néanmoins une source importante de revenus pour une bonne partie de la population rurale, particulièrement dans la partie Ouest du pays. Une partie de la population de la zone SIRSA peut donc être considérée comme agropastorale. L'élevage reste le fondement de leur existence. Le zébu, et en particulier le bœuf marchand « vositra », constitue le capital financier et conditionne un mode de vie et d'expression sociale. Les Antandroy et les Mahafaly par exemple n'ont pas l'habitude de faire des économies en argent : le troupeau représente

pour eux l'unique capital qu'il faut essayer d'augmenter le plus possible. C'est en même temps l'élément essentiel de la position sociale : la différence entre le riche et le pauvre n'est pas dans la terre possédée, ni dans l'aspect de la case, elle est dans l'importance du troupeau. La pêche maritime traditionnelle constitue d’autre part la principale activité économique de certaines communautés (populations Vezo par exemple). La pêche continentale et la pisciculture, bien que pratiquées à petite échelle, peuvent en outre servir de source de revenus d’appoint. L’importance de ces activités, en proportion des ménages qui s’y adonne, dans cette partie, ainsi que quelques sur la taille des cheptels et les principales pour l’élevage. termes de est discutée informations contraintes

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29. PRATIQUE DE L’ELEVAGE
29.1. DEFINITION L’élevage occupe une place importante dans le monde rural malgache. Il est associé à l’agriculture et constitue une source de revenus importante. Ce chapitre s’intéresse à la pratique de l’élevage en termes de proportion des ménages qui possèdent des animaux. en outre inférieure à 50 % dans quelques communes littorales de la région Androy et dans quelques communes voisinant la chaîne montagneuse de l’Isalo où règne l’insécurité. Dans la moitié Sud de l’île, l’élevage bovin est en majorité de type contemplatif. L’utilisation de zébus en tant que moyens de production, notamment pour le piétinement des rizières, existe sur l’ensemble de la zone, mais s’observe davantage dans la province de Fianarantsoa. L’élevage à vocation laitière n’est pratiqué qu’à très petite échelle, autour de centres urbains tels que Fianarantsoa ou Ambositra. L’élevage des petits ruminants (ovin et caprin) est principalement pratiqué dans la région Androy, une partie de la région Anosy (district Amboasary Atsimo), et le district d’Ampanihy dans la région Atsimo Andrefana. Les régions Haute Matsiatra et Amoron’I Mania le pratiquent également, mais à plus petite échelle. L’élevage porcin est très présent sur les HautesTerres et sur la côte Est (régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et une partie de l’Anosy). Dans cette zone, il concerne une proportion importante des ménages (estimation moyenne de 35 %) possédant un petit nombre d’animaux.

29.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies auprès des focus group concernent la possession de bovins, caprins, ovins et porcins. La carte 26 présente plus spécialement la proportion estimée de ménages possédant au moins un bovin.

29.3. COMMENTAIRES L’élevage bovin, à part son rôle d’activité génératrice de revenus, représente à la fois une source d’énergie pour le travail du sol et le transport, et constitue une forme d’épargne pour les ménages ruraux. Le bœuf est un indicateur de richesse et possède une valeur sociale et coutumière importante dans les zones sud de Madagascar. L’élevage bovin est répandu dans toute la zone, avec une moyenne de 56 % de ménages possédant au moins 1 animal. Il est cependant beaucoup moins pratiqué dans la région de Vatovavy Fitovinany et dans la partie Est des régions Amoron’i Mania et Haute Matsiatra. La proportion de ménages possédant des bovins est

29.4. LIMITATIONS Ces données concernent la proportion de ménages « éleveurs », indépendamment du nombre d’animaux possédés. Le chapitre suivant sera consacré à la taille des cheptels.

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30. TAILLE DES CHEPTELS
30.1. DEFINITION L’analyse s’est également intéressée aux effectifs des différents types d’animaux dans les régions. En l’absence de statistiques actualisées, le nombre moyens d’animaux, toutes tailles confondues, détenu par la majorité des ménages a été considéré. d’effectifs. Cette tendance se confirme également pour l’élevage des petits ruminants (ovin et caprin). Il est surtout pratiqué dans la partie Sud de la province de Tuléar, où les caprins semblent dominer sur les ovins. Pour la province de Fianarantsoa, il s’agit plutôt d’animaux d’appoint possédés par quelques familles, principalement l’un ou l’autre ovin, sans qu’on puisse parler réellement d’élevage à grande échelle. On note que l’élevage caprin est interdit dans l’ethnie Bara. L’élevage porcin est également essentiellement pratiqué comme source de revenus d’appoint. Une plus grande proportion de ménages est concernée dans la province de Fianarantsoa, mais avec généralement un nombre moyen d’effectifs moindre que les quelques ménages qui en possèdent dans la province de Tuléar. Cette filière est en train de se re-dynamiser après le passage de l’épidémie de peste porcine africaine, même si cette spéculation est aussi sujette à certains tabous.

30.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies auprès des focus group concernent la possession de bovins, caprins, ovins et porcins. La carte 27 présente plus spécialement la moyenne des effectifs bovins par ménage, parmi ceux qui en possèdent. 30.3. COMMENTAIRES Il existe une grande disparité entre les 2 provinces en termes d’effectifs bovins par ménage. Dans la province de Fianarantsoa, la moyenne globale des effectifs bovins est inférieure à 5 têtes par ménage. Seules les communes de Ikalamavony et Solila dans la région Haute Matsiatra et la commune de Marovitsika dans la région Atsimo Atsinanana indiquent une moyenne entre 11 et 20 têtes de zébus par ménage « éleveur ». Dans la province de Tuléar par contre, la moyenne globale des effectifs bovins par ménage est légèrement supérieure à 10 têtes. Cette moyenne est surtout relevée par les grands troupeaux qu’on retrouve dans la vallée du fleuve Mangoky et sur le plateau Mahafaly (district d’Ampanihy). Il se confirme donc que l’élevage bovin est plus important dans cette province, non seulement en termes de ménages qui le pratiquent, mais également en termes

30.4. LIMITATIONS L’obtention de chiffres exacts sur la taille des cheptels et sur les effectifs de bétail dans les communes est extrêmement délicate, d’autant plus qu’on touche ici au « capital social » des familles. L’utilisation de classes d’effectifs semi-quantitatives permet cependant de dégager les grandes orientations dans ce domaine. Pour des données plus précises, obtenues par des relevés de terrain sur base d’échantillonnages, on se réfèrera aux résultats du recensement agricole actuellement en cours.

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31. CONTRAINTES POUR L’ELEVAGE
31.1. DEFINITION Toute situation, quelle que soit sa nature, pouvant freiner le développement de l’élevage est considérée comme une contrainte. Pour les besoins de l’analyse, elles ont été regroupées dans les catégories suivantes : Manque de pâturages Manque de points d’abreuvement Problèmes sanitaires Equipements Crédit Sécurité rurale Autres les plus fréquentes sont : le charbon symptomatique ou « besoroka » et la distomatose pour les bœufs, la peste porcine africaine pour l’élevage porcin, et la peste aviaire ou « barika » pour les volailles. L’insuffisance des infrastructures et des services sanitaires reste un frein important au développement de la filière élevage. Le manque de pâturages est une autre contrainte majeure à laquelle doivent faire face les éleveurs (contrainte principale dans 17 % des communes). Les districts de Bekily, Ambovombe, Midongy Atsimo et Vohipeno semblent plus spécialement affectés, ce qui explique l’existence d’une période de transhumance de plus de 4 mois pour la majorité des communes dans ces districts. Cette pratique, qui touche plus l’élevage bovin, est nécessaire pour la survie des troupeaux. Pour les autres zones, les éleveurs se contentent des résidus des cultures comme l’arachide, les tiges de maïs ou les pailles de riz pour alimenter leurs bêtes durant la période sèche. Le problématique liée à l’approvisionnement des troupeaux en eau semble moins importante, sauf dans le district de Betioky Atsimo (où elle constitue la première contrainte) et la région Androy. La recherche de points d’eau en saison sèche motive également une transhumance saisonnière dans ces régions. Il est intéressant de noter que le poids des traditions culturelles a parfois été cité comme contrainte (par exemple dans le district de Ampanihy - région Atsimo Andrefana), même s’il n’était pas repris dans la liste proposée aux focus group. Les sacrifices d’animaux, spécialement de bovidés, lors des cérémonies coutumières (mariage, circoncision, funérailles…) peuvent concerner une fraction importante du troupeau qu’il sera difficile de reconstituer.

31.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données sur les principales contraintes pour l’élevage ont été obtenues lors des entretiens au niveau des focus group. Les 3 principales contraintes sont présentées par ordre d’importance pour chaque district. Ces contraintes concernent tous types d’élevage confondus. 31.3. COMMENTAIRES Trois contraintes émergent nettement du lot : la sécurité rurale, la santé animale et le manque de pâturages. Sur l’ensemble de la zone, la sécurité en zone rurale a été mentionnée dans un peu plus de la moitié des communes comme une contrainte majeure, et reste la plus importante pour 37 % des communes. C’est le cas particulièrement dans les régions Menabe et Ihorombe, où près de 90 % des communes enquêtées l’ont classée comme principale contrainte. Cette insécurité se traduit par des vols organisés de bétail, souvent à main armée et accompagnés d’agressions sur les personnes physiques. Seules les régions de Vatovavy Fitovinany et Androy semblent peu sujettes à cette contrainte. La santé animale a été citée dans 83 % des communes, mais n’est considérée comme contrainte principale que dans 32 % d’entre elles. Dans la région Vatovavy Fitovinany, les problèmes liés à la santé animale représentent la principale contrainte pour plus de 80 % des communes enquêtées. Les maladies

31.4. LIMITATIONS Le tableau 3 donne une vision synthétique, au niveau du district, des contraintes les plus fréquemment citées par les communes. Pour plus de précisions sur les 3 principales contraintes par commune, on se référera aux monographies communales.

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Tableau 3 : Principales contraintes à l'élevage
Code district District Contraintes Principale Secondaire Tertiaire

Province : Fianarantsoa
Région : Haute Matsiatra 21205 Ambalavao 21208 21219 21220 Ambohimahasoa Ikalamavony Fianarantsoa II Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Problèmes sanitaires Sécurité rurale Sécurité rurale Problèmes sanitaires Sécurité rurale Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Manque de pâturages Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Manque de pâturages Sécurité rurale Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Sécurité rurale Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Manque de pâturages Problèmes sanitaires Crédit Sécurité rurale Manque de pâturages Manque de pâturages Manque de pâturages Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Crédit Manque de pâturages Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Sécurité rurale Manque de pâturages Manque de points d'abreuvement Manque de pâturages Crédit Manque de pâturages Crédit Crédit Equipements Manque de pâturages Manque de pâturages Crédit Crédit Crédit Manque de points d'abreuvement Manque de pâturages Manque de pâturages Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Crédit Manque de points d'abreuvement Manque de pâturages Manque de pâturages

Région : Amoron'I Mania 22202 Ambatofinandrahana 22203 22204 22223 Ambositra Fandriana Manandriana

Région : Vatovavy Fitovinany 23206 Ifanadiana 23207 23209 23210 23211 23212 Nosy Varika Mananjary Manakara Atsimo Ikongo Vohipeno

Région : Ihorombe 24216 Ihosy 24218 24221 Ivohibe Iakora

Région : Atsimo Atsinanana 25213 Farafangana 25214 25215 25217 25222 Vangaindrano Midongy Atsimo Vondrozo Befotaka

Province : Toliary
Région : Atsimo Andrefana 51503 Beroroha 51504 51505 51506 51507 51512 51520 51521 Morombe Ankazoabo Atsimo Betioky Atsimo Ampanihy Sakaraha Toliary II Benenitra Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Manque de points d'abreuvement Problèmes sanitaires Sécurité rurale Sécurité rurale Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Manque de pâturages Manque de pâturages Problèmes sanitaires Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Sécurité rurale Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Sécurité rurale Equipements Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Equipements Manque de points d'abreuvement Manque de pâturages Manque de points d'abreuvement Problèmes sanitaires Manque de pâturages Manque de pâturages Manque de pâturages Crédit Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Equipements Manque de points d'abreuvement Crédit Problèmes sanitaires Manque de pâturages Manque de pâturages Manque de pâturages Manque de pâturages Manque de pâturages Manque de points d'abreuvement Problèmes sanitaires Sécurité rurale Sécurité rurale Problèmes sanitaires Problèmes sanitaires Manque de pâturages Manque de pâturages

Région : Androy 52513 Beloha 52514 52516 52518 Tsihombe Ambovombe Androy Bekily

Région : Anosy 53515 Tolanaro 53517 53519 Betroka Amboasary Atsimo

Région : Menabe 54502 Manja 54508 54509 54510 54511 Morondava Mahabo Belon'i Tsiribihina Miandrivazo

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32. PRATIQUE DE LA PÊCHE
32.1. DEFINITION Avec plus de 5.000 kilomètres de côtes, Madagascar offre une grande richesse en produits halieutiques qu’elle entend développer. Environ 90 % des produits d’exportation du secteur proviennent de la pêche et aquaculture industrielle de crevettes, qui est une source de recettes importante pour le pays. Le reliquat constitue la production de la pêche traditionnelle maritime, qui représente également une source de revenus non négligeable pour certaines communautés. La pêche continentale (en bordure des fleuves et rivières) et la pisciculture, pratiquées à moindre échelle, sont néanmoins considérées dans l’analyse. développement de ce secteur. L’alternative consiste à sécher ou fumer le poisson, mais le marché local est relativement étroit pour ce genre de produits. La première se développe dans les communes littorales, la seconde dans les communes en bordures des fleuves et ou rivières et la troisième est beaucoup plus développée dans les régions de Amoron’I Mania, de Haute Matsiatra. Souvent on y assiste à une rizi-pisciculture. La pêche continentale est pratiquée à petite échelle dans les communes traversées par les grandes rivières, comme activité complémentaire. Les variétés les plus exploitées sont les carpes et les tilapias, dans une moindre mesure les écrevisses ou les anguilles. La majorité de la production est destinée à la consommation locale (à l’intérieur de la commune, ou dans le district). La pisciculture est beaucoup plus développée dans les régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, souvent en association avec la riziculture. L’épuisement des ressources, le niveau technique des pêcheurs et les structures de commercialisation sont les contraintes majeures pour la pêche. Le projet FAO/pêche est intervenu dans les communes littorales de la région Atsimo Andrefana, pour l’organisation des pêcheurs, la formation technique et les capacités de transformation des produits. Actuellement, le PSDR finance aussi des sousprojets dans ce secteur.

32.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données présentées dans ce chapitre s’intéressent à la proportion des ménages qui travaillent dans le secteur de la pêche, au sens large du terme. Elles n’indiquent pas nécessairement que la pêche est leur activité principale.

32.3. COMMENTAIRES La pêche maritime est pratiquée dans la grande majorité des communes littorales de la zone SIRSA. Ses produits sont relativement diversifiés, et sont destinés à l’exportation (langoustes, crevettes, requins, poulpes, crabes, algues, concombres de mer) ou pour la consommation locale (diverses variétés de poissons). Elle est cependant davantage pratiquée sur la côte Ouest, à cause de conditions d’accès à la mer plus favorables. L’accessibilité des communes, et donc la présence de collecteurs, de façon régulière et en nombre suffisant, qui conditionne l’écoulement des produits, peut représenter une entrave sérieuse au

32.4. LIMITATIONS Ces données concernent la proportion de ménages travaillant dans le secteur de la pêche. La contribution de la pêche en tant que source de revenus est discutée dans la partie « revenus et potentiel monétaire ».

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REVENUS ET POTENTIEL MONETAIRE

En plus de l’agriculture, l’élevage et la pêche, la plupart des ménages malgaches pratiquent, à différents niveaux, d’autres activités génératrices de revenus, telles que le petit commerce, les travaux salariés ou l’artisanat par exemple. En cas de production agricole ne couvrant pas les besoins alimentaires, ou en cas de conditions adverses pour l’agriculture, conduisant à une réduction de la disponibilité en produits vivriers, ces revenus monétaires doivent apporter le complément nécessaire, y compris pour couvrir les besoins nonalimentaires. L’importance relative de chaque ressource dans la

constitution du potentiel monétaire dépend de la population considérée. Certaines familles reposent plus sur la commercialisation des produits agricoles que d’autres. Certaines communautés ont une économie plus diversifiée, avec des réserves plus importantes, qui les rend moins dépendantes de la campagne agricole et leur confère des capacités d’adaptation aux conditions adverses plus grandes. Cette section présente les principales activités génératrices de revenus et tente d’évaluer leur contribution respective aux ressources financières des ménages.

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33. PRINCIPALE ACTIVITE GENERATRICE DE REVENUS
33.1. DEFINITION Les activités génératrices de revenus sont les activités professionnelles des ménages qui leur procurent une source de revenus. Pour les besoins de l’analyse, elles ont été regroupées en activités agricoles (au sens large : vente des productions de l’agriculture, élevage et pêche), et en activités nonagricoles. Dans la zone SIRSA, sont considérées comme activités non-agricoles génératrices de revenus : le salariat agricole, le salariat dans le secteur industriel et manufacturier, l’artisanat, le commerce, la préparation ou transformation d’aliments, l'exploitation minière, l’exploitation forestière, le transport, le tourisme et la fabrication de briques. en termes de revenus monétaires. La pêche, bien que pratiquée dans beaucoup de communes littorales, n‘est la principale source de revenus que pour 5 communes de la région Atsimo Andrefana et pour une seule commune en province de Fianarantsoa : Manambotra Atsimo (région Atsimo Atsinanana). Les activités non agricoles sont pratiquées dans toutes les communes, mais généralement comme activité complémentaire à celles directement liées à l’agriculture, l’élevage ou la pêche. Seules 11 communes (4 %) estiment que des activités non agricoles leur rapportent plus que les activités agricoles. Il s’agit du salariat agricole pour les communes de Solila (région Haute Matsiatra), Fandriana (Amoron’I Mania), Bemarivo-Ankirondro et Ambatolahy (Menabe), l’artisannat pour Betsimisotra et Imito (Amoron’I Mania), le petit commerce pour Ankafina (Haute Matsiatra), Ambovombe Afovoany (Amoron’I Mania), et Marovato-Befeno (Androy), la transformation d’aliments (alcool local) pour Ankarinoro (Amoron’I Mania). Finalement, la commune d’Amboasary Atsimo (région Anosy), avec ses grandes plantations de sisal, tire l’essentiel de ses revenus du secteur industriel. Le salariat agricole, pratiqué essentiellement dans les grandes zones rizicoles, est une activité régulière dans 64 % des communes, alors que le salariat industriel ou manufacturier intéresse une partie de la population dans 17 % des communes.

33.2. PRESENTATION DES DONNEES Les discussions avec les focus group ont permis d’identifier pour chaque commune les activités pratiquées et leur ordre d’importance en termes de contribution au potentiel monétaire des ménages.

33.3. COMMENTAIRES La commercialisation des productions agricoles est la principale source de revenus monétaires des ménages pour 75 % des communes SIRSA. Ces revenus sont générés par la vente d’une partie des productions vivrières et celle des productions de rente. Les revenus de l’élevage surpassent cependant ceux de l’agriculture dans l’extrême sud de l’île : la zone semi-aride ainsi que dans la partie Nord du district d’Amboasary (région Anosy). C’est également le cas dans quelques communes dans ou autour du district d’Ambositra (région Amoron’I Mania) et dans la commune de Ranotsara Avaratra (district de Iakora – région Ihorombe). Au total, 62 communes (21 %) considèrent l’élevage comme leur principale activité

33.4. LIMITATIONS Le critère « contribution au potentiel monétaire » a été retenu pour les besoins de l’analyse, indépendamment de la proportion des ménages qui est occupée dans les différents secteurs.

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34. CONTRIBUTION DE L’AGRICULTURE AUX REVENUS MONETAIRES
34.1. DEFINITION La contribution de l’agriculture aux revenus monétaires est définie comme la part moyenne de l’ensemble des revenus des ménages d’une commune générée par la vente des productions agricoles, cultures vivrières et cultures de rente confondues. – région Menabe) estime d’autre part que la vente des productions agricoles fournit moins de 5 % des revenus des ménages. Dans cette commune, la majorité des revenus proviennent du salariat agricole dans les plantations de tabac. Outre le niveau de production des cultures, l’enclavement et la complexité des circuits de commercialisation sont les principaux facteurs qui conditionnent l’importance des revenus générés par la vente des produits agricoles.

34.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données ont été obtenues auprès des focus group à l’aide d’une échelle semi-quantitative.

34.3. COMMENTAIRES L’agriculture est de loin l’activité génératrice de revenus la plus pratiquée dans la zone SIRSA, avec plus de 75 % des ménages travaillant dans ce secteur, quelle que soit la région. La vente des productions agricoles constitue plus de la moitié des revenus monétaires pour 62 % des communes de la province de Fianarantsoa et pour 51 % des communes de la province de Tuléar. La région Amoron’I Mania présente une plus grande diversité des activités génératrices de revenus, de sorte que l’agriculture ne représente que 10 à 25 % des revenus monétaires (valeur médiane) des populations. Dans l’extrême sud, les revenus de la commercialisation des produits agricoles représentent également moins de 50 % du potentiel monétaire. Pour ces communes, le faible niveau des productions vivrières n’autorise la vente que d’une partie limitée de la récolte, et les cultures de rente y sont peu pratiquées. Cette zone est également à vocation élevage plus prononcée. Pour les communes littorales de la région Atsimo Andrefana, la pêche représente la principale source de revenus. La commune de Ambatolahy (district de Miandrivazo

Classification des communes
Part des revenus générés par l’agriculture <5% 5 à 10 % 10 à 25 % 25 à 50 % 50 à 75 % > 75 % Total Fianarantsoa Nbre 3 6 12 33 72 17 143 % 2 4 8 23 50 12 100 Tuléar Nbre 1 8 23 46 51 30 159 % 1 5 14 29 32 19 100

34.4. LIMITATIONS Les difficultés méthodologiques sont nombreuses lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise l’importance des revenus monétaires en milieu rural. Les ménages sont souvent réticents à fournir ce genre d’information. D’autre part, certaines transactions sont réalisées sous forme de troc ou d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur appréciation difficile. Les données présentées ne découlent donc d’aucune analyse économique, mais elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur pour pouvoir illustrer de façon représentative la contribution des différentes activités aux revenus des ménages ruraux.

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35. CONTRIBUTION DE L’ELEVAGE AUX REVENUS MONETAIRES
35.1. DEFINITION La contribution de l’élevage aux revenus monétaires est définie comme la part moyenne de l’ensemble des revenus des ménages d’une commune générée par la vente d’animaux et/ou de produits animaux, tous types d’élevage confondus. Dans la région Ihorombe, où la pratique de l’élevage est importante, elle ne génère que peu de revenus pour les ménages. La vente d’animaux dans ces communes est en effet très ponctuelle : soit lors de périodes de soudures inhabituelles, soit lors d’évènements coutumiers. Dans l’extrême sud, 18 communes estiment même que l’élevage constitue la source de plus de 75 % de leurs revenus. Ces communes sont situées principalement dans le Nord des districts de Amboasary Atsimo (région Anosy) et Beloha et Tsihombe (région Androy). L’élevage est également plus diversifié dans cette partie de l’île (bovins, caprins, ovins).

35.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données ont été obtenues auprès des focus group à l’aide d’une échelle semi-quantitative.

35.3. COMMENTAIRES L’élevage est la seconde activité génératrice de revenus dans la zone SIRSA, en termes de ménages qui la pratiquent et de revenus qu’elle génère. En cas de conjoncture difficile, le bétail représente également un capital épargne qui peut être mobilisé. Dans ces conditions, les petits ruminants sont revendus en premier lieu, et les bovins en dernier recours. L’élevage des volailles peut aussi représenter une source de revenus considérable pour certains ménages. Les volailles sont plutôt vendues en fonction des besoins spécifiques quotidiens, mais dans la plupart des cas, les ressources générées ne sont pas comptabilisées par les ménages. La vente des animaux et des produits de l’élevage constituent plus de la moitié des revenus monétaires pour 33 % des communes de la province de Tuléar, mais uniquement pour 6 % des communes de la province de Fianarantsoa, localisées essentiellement près du district d’Ambositra (région Amoron’I Mania). Les communes appartenant aux districts de la côte Est ne tirent que rarement plus de 10 % de leurs revenus de l’élevage. Il a été montré précédemment (chapitres 29 et 30) que cette activité n’y est pratiquée qu’à petite échelle, c’est-à-dire par une faible proportion des ménages, et avec des effectifs très limités.

Classification des communes
Part des revenus générés par l’élevage <5% 5 à 10 % 10 à 25 % 25 à 50 % 50 à 75 % > 75 % Total Fianarantsoa Nbre 28 36 46 24 9 0 143 % 20 25 32 17 6 0 100 Tuléar Nbre 15 18 20 53 35 18 159 % 9 11 13 33 22 11 100

35.4. LIMITATIONS Les difficultés méthodologiques sont nombreuses lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise l’importance des revenus monétaires en milieu rural. Les ménages sont souvent réticents à fournir ce genre d’information. D’autre part, certaines transactions sont réalisées sous forme de troc ou d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur appréciation difficile. Les données présentées ne découlent donc d’aucune analyse économique, mais elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur pour pouvoir illustrer de façon représentative la contribution des différentes activités aux revenus des ménages ruraux.

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36. CONTRIBUTION DE LA PÊCHE AUX REVENUS MONETAIRES
36.1. DEFINITION La contribution de la pêche aux revenus monétaires est définie comme la part moyenne de l’ensemble des revenus des ménages d’une commune générée par la vente des produits de la pêche traditionnelle maritime, continentale et/ou de la pisciculture. et une (Morombe II) considère même qu’il s’agit de plus de 75 %.

Classification des communes
Part des revenus Fianarantsoa Nbre 0% <5% 5 à 10 % 10 à 25 % 25 à 50 % 50 à 75 % > 75 % Total 59 40 24 15 3 0 0 141 % 42 28 17 11 2 0 0 100 Tuléar Nbre 117 11 10 6 8 4 1 157 % 75 7 6 4 5 3 1 100

36.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données ont été obtenues auprès des focus group à l’aide d’une échelle semi-quantitative.

36.3. COMMENTAIRES La pêche ne représente aucune source de revenus pour 59 % des communes suivies par le projet. Lorsque la pêche continentale ou la pisciculture existent, leur apport au potentiel monétaire des ménages ne dépasse que très rarement 10 %. Seule Ankazoambo (district de Ambositra) rapporte que la pêche continentale constitue entre 25 et 50 % des revenus des ménages. La pêche maritime se pratique toute l’année, sauf pour quelques produits réglementés comme les crevettes et les langoustes. Quinze communes littorales en tirent plus de 25 % de leurs revenus. Parmi celles-ci, deux (Sandravinany et Manambotra Atsimo) sont situées dans la région Atsimo Atsinanana). Dans la région Atsimo Andrefana, 4 communes (Ianantsony, Manombo Atsimo, Itampolo et Androka) estiment que 50 à 75 % de leurs revenus proviennent de cette activité

36.4. LIMITATIONS Les difficultés méthodologiques sont nombreuses lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise l’importance des revenus monétaires en milieu rural. Les ménages sont souvent réticents à fournir ce genre d’information. D’autre part, certaines transactions sont réalisées sous forme de troc ou d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur appréciation difficile. Les données présentées ne découlent donc d’aucune analyse économique, mais elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur pour pouvoir illustrer de façon représentative la contribution des différentes activités aux revenus des ménages ruraux.

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37. CONTRIBUTION MONETAIRES
37.1. DEFINITION

DES

ACTIVITES

NON

AGRICOLES

AUX

REVENUS

La contribution des activités non-agricoles aux revenus monétaires est définie comme la part moyenne de l’ensemble des revenus des ménages d’une commune générée par les activités autres que vente des productions de l’agriculture, l’élevage et la pêche. Il s’agit principalement : du salariat agricole, du salariat dans le secteur industriel et manufacturier, de l’artisanat, du commerce, de la préparation ou la transformation d’aliments, de l'exploitation minière, de l’exploitation forestière, du transport, du tourisme et de la fabrication de briques. 37.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données ont été obtenues auprès des focus group à l’aide d’une échelle semi-quantitative.

Dans la province de Tuléar, les activités nonagricoles se raréfient. La région Menabe tire profit du salariat agricole, notamment dans les plantations de canne à sucre et de tabac. Certaines populations aux alentours de Amboasary (plantation de sisal) et d’autres aux alentours de Fort-Dauphin (exploitation de l’ilménite) perçoivent des revenus du salariat industriel.

Classification des communes
Part des revenus générés par les activités non-agricoles 0% <5% 5 à 10 % 10 à 25 % 25 à 50 % 50 à 75 % > 75 % Total Fianarantsoa Tuléar

Nbre 1 3 32 52 42 8 2 140

% 1 2 23 37 30 6 1 100

Nbre 30 39 43 31 12 4 0 159

% 19 25 27 19 8 3 0 100

37.3. COMMENTAIRES Les activités non-agricoles peuvent constituer une source de revenus non négligeables pour les populations. Même si l’appréciation de leur contribution au potentiel monétaire est extrêmement délicate, il apparaît qu’elles sont plus importantes en province de Fianarantsoa, où elles représentent plus du quart des revenus dans 37 % des communes, alors que ce chiffre n’est que de 11 % dans la province de Tuléar. Dans la province de Fianarantsoa, les activités nonagricoles sont plus diversifiées. Le salariat agricole est certainement la plus rentable, mais le petit commerce, l’artisanat (sculptures, broderies, tissage), la fabrication de rhum local, se développent dans la région Amoron’I Mania, et l’artisanat (tissage et vannerie) dans les régions Vatovavy Fitovinany et Atsimo Atsinanana. La commune de Ilakaka (district de Ihosy) bénéficie de revenus de l’exploitation minière.

37.4. LIMITATIONS Les difficultés méthodologiques sont nombreuses lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise l’importance des revenus monétaires en milieu rural. Les ménages sont souvent réticents à fournir ce genre d’information. D’autre part, certaines transactions sont réalisées sous forme de troc ou d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur appréciation difficile. Les données présentées ne découlent donc d’aucune analyse économique, mais elles ont été obtenues avec suffisamment de rigueur pour pouvoir illustrer de façon représentative la contribution des différentes activités aux revenus des ménages ruraux.

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38. IMPORTANCE DU SALARIAT AGRICOLE
38.1. DEFINITION Le salariat agricole regroupe l’ensemble des activités liées aux travaux agricoles prestées pour le compte d’un tiers. Les travaux qui demandent le plus de mains d’œuvre sont la préparation des sols, le repiquage de riz, le semis du coton, les opérations de sarclage, et les récoltes. Le salariat agricole peut être rémunéré par tâche ou par jour de travail effectué, sous forme d’argent liquide et/ou de produits agricoles. Pour la province de Fianarantsoa, le salariat agricole est une activité plus fréquente, notamment dans les régions Vatovavy Fitovinany, Atsimo Atsinanana et Amoron’I Mania. Dans ces régions, l’existence de grandes concessions de cultures de rente pérennes (café, poivre, letchis) nécessite une main d’œuvre importante pour l’entretien des plantations, les récoltes, le triage et le conditionnement des produits. Il s’agit cependant d’une activité saisonnière, pratiquée par l’un ou l’autre membre de la famille en complément des autres activités génératrices de revenus, de sorte que la contribution du salariat agricole au potentiel monétaire ne dépasse que rarement 25 %. Le montant d’un salaire journalier varie assez fortement d’une région à l’autre, et en fonction des opérations culturales effectuées. Le salaire moyen avoisine 2.000 Ar. par jour pour un homme. Il est généralement moindre pour une femme.

38.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 34 présente la proportion estimée de ménages dont au moins un membre travaille comme salarié agricole au cours d’une année normale, de façon saisonnière ou permanente.

38.3. COMMENTAIRES En raison d’une pratique moins intensive de la riziculture et de l’absence de cultures de rente à grande échelle, les régions Atsimo Andrefana, Androy et Anosy n’ont pratiquement pas recours au salariat agricole (moins de 5 % des ménages dans 92 % de ces communes). En province de Tuléar, le salariat agricole se pratique principalement dans les grands bassins agricoles comme le Bas Mangoky dans le district de Morombe (région Atsimo Andrefana) et dans la région Menabe.

38.4. LIMITATIONS Les difficultés méthodologiques sont nombreuses lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise l’importance des revenus monétaires en milieu rural. Le salariat agricole en particulier est parfois rémunéré sous forme de produits agricoles, ce qui rend son appréciation difficile. Les données présentées ont été obtenues avec suffisamment de rigueur pour pouvoir illustrer de façon représentative l’importance de cette activité dans le monde rural.

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39. EMIGRATION SAISONNIERE
39.1. DEFINITION L’émigration saisonnière consiste à envoyer, de façon non permanente, un ou plusieurs membres du ménage en dehors de la commune de résidence. Elle représente un mécanisme de gestion des risques important dans les sociétés traditionnelles. A ce titre, elle peut être pratiquée de façon habituelle, pour la pratique d’activités génératrices de revenus complémentaires comme source de stabilisation de la consommation. Il arrive cependant qu’elle ne soit sollicitée qu’en année difficile, pour combler les baisses de productions ou de revenus occasionnelles. Sous sa forme extrême, des familles entières peuvent être amenées à émigrer, à la recherche de travail ou de nourriture. l’appartenance ethnique. Elle est surtout pratiquée par les Betsileo sur les Hautes-Terres, les Antemoro dans la région Vatovavy Fitovinany et les Antandroy de la région Androy. Les populations Betsileo et Antemoro ont recours à l’émigration pour travailler comme main d’œuvre agricole dans les plantations ou les rizières, alors que les Antandroy se déplacent plus facilement vers les centres urbains, notamment Tuléar, pour y effectuer des travaux de gardiennage ou comme tireurs de pousse-pousse. Ces migrations s’effectuent généralement sur des longues distances, en dehors des régions d’origine. La période la plus intense d’émigration s’observe entre juin et novembre, une fois la campagne agricole principale terminée. Sa durée moyenne est de 4,0 mois dans la province de Fianarantsoa et de 5,3 mois dans la province de Tuléar, pour les ménages qui y ont recours.

39.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 35 présente l’importance de l’émigration temporaire « habituelle », en termes de proportion estimée de ménages dont au moins un membre en année normale quitte de façon temporaire la commune pour la pratique d’une activité génératrice de revenu complémentaire.

39.4. LIMITATIONS Un système de « passeport » est utilisé pour le déplacement interne de la population rurale, mais il ne permet pas l’obtention de statistiques fiables concernant l’émigration. Les données présentées sont donc basées sur les appréciations des focus group.

39.3. COMMENTAIRES L’émigration saisonnière est un phénomène lié à

100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0

%

Période d'émigration (% de communes)
Fianarantsoa Tuléar

J

F

M

A

M

J

Mois

J

A

S

O

N

D

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40. POTENTIEL MONETAIRE
40.1. DEFINITION Le potentiel monétaire est un indicateur qualitatif qui apprécie - pour une année normale – la capacité des ménages à compenser le déficit de production pour satisfaire à leurs besoins alimentaires et nonalimentaires, en ayant notamment recours aux marchés. Il est fonction du rendement des activités génératrices de revenus, et du niveau des prix pratiqués dans la commune. présente en moyenne les potentiels monétaires les plus élevés. Ainsi, les communes de Andina Firaisana, Kianjandrakefina, Fandriana (région Amoron’I Mania) et Ilakaka (région Ihorombe) ont un potentiel monétaire « très important ». Par contre, toutes les communes enquêtées des districts d’Iakora (région Ihorombe), Midongy Atsimo et Befotaka (région Atsimo Atsinanana), dans le sud de la province, ont des potentiels « faibles ». En province de Tuléar, la proportion de communes avec un potentiel monétaire « faible » est un peu plus élevée : 28 % (44 communes). Ambazoa dans la région Androy est la seule commune classée avec un potentiel monétaire « très faible », généré essentiellement par la vente de quelques produits agricoles et un peu d’élevage. Aucune commune n’est classée en potentiel « très important ».

40.2. PRESENTATION DES DONNEES Le calcul de cet indicateur fait intervenir la part de la production agricole commercialisée, le niveau de pratique et la diversité des différentes activités génératrices de revenus (agriculture, élevage, pêche, salariat agricole, recours à l’émigration temporaire…) et leurs contributions relatives aux revenus monétaires des ménages. Il intègre également certaines données recueillies auprès des focus group sur le fonctionnement des marchés. Le potentiel monétaire a été classé sur une échelle qualitative allant de « très faible » à « très important », indiquant que les ménages n’ont pratiquement aucune source de revenus, ou au contraire que les revenus en année normale permettent de subvenir à leurs besoins alimentaires et non-alimentaires, ainsi que la constitution d’une épargne significative.

Classification des communes
Fianarantsoa Nbre Très faible Faible Moyen Important Très important Total 0 33 67 39 4 143 % 0 23 47 27 3 100 Tuléar Nbre 1 44 81 33 0 159 % 1 28 51 21 0 100

40.3. COMMENTAIRES Sur l’ensemble de la zone, 49 % des communes ont été classées avec un potentiel monétaire « moyen ». Pour les autres communes, 30 % ont un potentiel monétaire jugé « important » à « très important », et 23 % un potentiel jugé « faible » dans la province de Fianarantsoa. Aucune commune n’a été classée avec un potentiel « très faible » dans cette province. Comme indiqué précédemment, ce potentiel monétaire est principalement constitué par les ventes des productions agricoles (vivrières et de rente), ainsi que par le salariat agricole. Avec une plus grande diversification des activités génératrices de revenus, et un fonctionnement des marchés facilité par le bon état général des infrastructures routières, la zone des Hautes-terres 40.4. LIMITATIONS Les difficultés méthodologiques sont nombreuses lorsqu’il s’agit de quantifier de façon précise l’importance des revenus monétaires en milieu rural. Les ménages sont souvent réticents à fournir ce genre d’information. D’autre part, certaines transactions sont réalisées sous forme de troc ou d’échanges de produits ou services, ce qui rend leur appréciation difficile. Cette catégorisation est une appréciation qualitative utilisée par la méthodologie SIRSA pour prévoir l’impact de conditions adverses dans les communes, et ne découle pas d’un modèle mathématique rigoureux.

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REGIME ALIMENTAIRE

Le régime alimentaire d’une population est en relation directe avec ses modes de production agricole. Le riz constitue ainsi l’aliment principal pour la majorité de la population malgache. Mais les niveaux de production rizicole et la fluctuation saisonnière des prix influencent la disponibilité du riz au cours de l’année, engendrant de cette manière des « périodes de soudure » durant

lesquelles cet aliment se voit rationné et substitué par d’autres. Cette section analyse les principaux aliments consommés en période normale et en période de soudure, leur origine, ainsi que les principales stratégies d’adaptation mises en œuvre par les populations lorsqu’elles se sentent menacées par l’insécurité alimentaire.

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41. COMPORTEMENTS ALIMENTAIRES
41.1. DEFINITION Le comportement alimentaire d’une reflète les aliments qui composent habituellement consommée, leur origine, fréquence des repas. A Madagascar, relation directe avec les modes de agricole. population la ration ainsi que la il est en production Le manioc, et dans une moindre mesure le maïs, constituent l’aliment secondaire, tandis que la patate douce, le maïs ou la banane (44 communes) complètent la ration en tant que troisième aliment pour la majorité des communes. Ce régime est fortement modifié en période de soudure. Le riz, qui ne représente plus l’aliment principal que dans 20 communes (7 %), est substitué principalement par le manioc (81 % des communes). Les aliments complémentaires en deuxième et troisième positions sont assez diversifiés en fonction des régions, et peuvent inclure des aliments de cueillette (36 % des communes). Dans l’extrême Sud, les fruits de raketa (figue de Barbarie – Opuntia ficus-indica) constituent une part importante de la ration habituelle en soudure. Si l’aliment principal provient essentiellement de la production propre des ménages en période normale (99 % des communes), cette proportion n’atteint plus que 60 % en période de soudure. Pour le reste des communes, l’aliment de base est acheté sur les marchés durant cette période. La fréquence des repas est habituellement de 3 repas par jour. Cette fréquence est généralement maintenue en période de soudure, sauf dans certaines communes ou en cas de difficultés alimentaires, même si les rations ingérées au cours de ces repas sont réduites. Les rations sont donc constituées essentiellement de céréales et de tubercules. Même si elles couvrent généralement les besoins énergétiques minimaux, elles indiquent de graves déséquilibres nutritionnels. Les produits d’origine animale, les corps gras, les légumes et les fruits sont rarement consommés en milieu rural, induisant des déficiences parfois importantes en lipides, protides et micronutriments (vitamines, fer, fluor…).

Les besoins énergétiques sont définis comme étant la quantité d'énergie alimentaire requise pour un individu afin de pouvoir entretenir les fonctions vitales, avoir une activité normale et être en bonne santé. Ces besoins énergétiques dépendent des quatre facteurs suivants : âge, corpulence, température extérieure, activité. Pour un agriculteur pratiquant l’agriculture de subsistance en région tropicale, les besoins énergétiques moyens sont de 2.780 Kcal /jour (normes OMS).

41.2. PRESENTATION DES DONNEES Les cartes 37 et 38 présentent l’aliment de base, c’est à dire celui qui constitue la majeure partie de la ration et la source principale des apports caloriques, en période normale et en période de soudure (voir définition de la période de soudure au chapitre 42). Les informations proviennent de l’enquête auprès des focus group.

41.3. COMMENTAIRES Il est bien connu que le riz constitue l’aliment principal des malgaches en période normale, sauf dans le sud du pays. Ceci se confirme dans la province de Fianarantsoa (99 % des communes enquêtées). Seules les communes côtières de Ambahy (district de Nosy Varika) et de Manambotra Atsimo (district de Farafangana) indiquent le manioc comme aliment principal. Dans la province de Tuléar, le riz est l’aliment principal en période normale pour 78 communes (49 %), le manioc pour 47 communes (30 %), le maïs pour 31 communes (19 %) principalement dans la région Androy et district de Amboasary, et la patate douce pour 3 communes.

41.4. LIMITATIONS Ces données concernent la majorité des ménages d’une commune mais peuvent cacher des disparités importantes au sein des différentes classes sociales.

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42. DUREE DE LA PERIODE DE SOUDURE
42.1. DEFINITION La période de soudure est la période pendant laquelle la plupart de la population a des difficultés d’accès à une nourriture pouvant satisfaire les besoins d’une vie active en bonne santé. Elle se situe généralement entre l'épuisement des stocks alimentaires issus de la production propre et les premières récoltes, durant laquelle les propres réserves alimentaires des populations ne subviennent plus à leurs besoins nutritionnels. Elles sont alors obligées de recourir aux marchés et aux différentes stratégies d'adaptation. Dans la conception malgache toutefois, et à l’exception des zones où le riz ne constitue pas l’aliment de base, la période de soudure est étroitement liée avec la disponibilité d’une ration suffisante en riz. Cette conception ne signifie pas nécessairement que les besoins énergétiques minimaux ne sont plus couverts. L’association « période de soudure » - « période d’insécurité alimentaire temporaire » n’est donc pas aussi évidente. populations. Ceci illustre la différence d’interprétation de la notion de soudure entre les différentes régions du pays. Toutes les communes enquêtées éprouvent au moins un mois de soudure au cours de l’année normale. 90 communes (30 %) rapportent connaître 2 périodes de soudure distincte. La période de soudure principale débute généralement à partir des mois de août – septembre, avec l’épuisement des réserves alimentaires issues de la campagne agricole de 1ère saison, et atteint son apogée au cours du mois de novembre (voir graphique). Une légère atténuation s’observe entre décembre et janvier, avec les récoltes de 2ème saison. Un second pic est enregistré au cours des mois de février et mars dans la province de Fianarantsoa. A partir de ce moment, la période de soudure prend progressivement fin avec l’arrivée des premières récoltes de la campagne agricole principale. Ce rythme cyclique peut être légèrement décalé d’une région à l’autre en fonction du calendrier agricole.

42.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 39 présente la durée de la période de soudure en nombre de mois, en année normale. Dans le cas où deux périodes de soudure existent habituellement, la durée considérée cumule les 2 périodes. Les données ont été recueillies auprès des focus group et illustrent la « conception malgache » de la période de soudure.

42.4. LIMITATIONS Une fois encore, il serait très périlleux d’associer ces périodes de soudure avec des périodes d’insécurité alimentaire, en termes de disponibilité ou d’accès à une nourriture suffisante. L’absence de données sur la composition, et donc la valeur énergétique des rations au cours de l’année, ne nous permet pas d’affirmer que les besoins énergétiques minimaux ne sont plus couverts, du moins sur l’ensemble de la période de soudure.

42.3. COMMENTAIRES La durée moyenne de la période de soudure pour l’ensemble de la zone SIRSA est de 4,6 mois. Toutes communes enquêtées confondues, cela représente près de 38 % du temps de l’année. La période de soudure est cependant plus marquée dans la province de Fianarantsoa (en moyenne 5,3 mois), particulièrement sur la côte Est, que dans la province de Tuléar (en moyenne 3,8 mois). Elle est notoirement moins marquée dans la partie sud du pays, où le riz ne représente pas l’aliment de base des
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%

% de communes s'estimant en période de soudure
Fianarantsoa Tuléar

J

F

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A

M

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Mois

J

A

S

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N

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43. STRATEGIES D’ADAPTATION
43.1. DEFINITION Les stratégies d'adaptation sont les mécanismes mis en œuvre par les populations qui se sentent menacées par l'insécurité alimentaire lorsqu'elles subissent une chute de leurs productions ou de leurs revenus. Ces stratégies sont variées. Certaines d'entre elles ont un caractère préventif et visent à augmenter les revenus monétaires qui permettent l'achat des aliments nécessaires à la ration quotidienne. Elles correspondent dans un premier temps à la diversification ou l'intensification des activités génératrices de revenus, ou le recours à l’emprunt lorsque les revenus de ces activités se révèlent insuffisants. D'autres stratégies se situent en aval des difficultés et font appel aux mécanismes de solidarité, à la réduction des rations alimentaires, le recours aux aliments de cueillette, voire de disette, la migration, les ventes inhabituelles (bétail, terres, biens…). Les aliments de cueillette sont définis comme des plants comestibles qui poussent et se multiplient partout d’une manière sauvage, ne sont donc pas plantés par la population et n’ont reçu aucun entretien, et qui sont consommés en année normale par les populations. Les aliments de disette sont des aliments cueillis ou ramassés par les ménages, et qui ne sont consommés qu’en année difficile : feuille de raketa, raketa mena, tamarin (kily), tubercules et racines sauvages… Il faut noter que certains aliments peuvent être de cueillette dans certaines régions, et de disette dans d’autres (ex : le viha). retenues ont été regroupées dans les catégories suivantes : Réduction du nombre de repas Consommation de plantes de cueillette Emigration Intensification du salariat agricole Intensification d’une autre activité génératrice de revenu Décapitalisation de bétail Vente de matériel agricole Vente de bijoux Vente d’ustensiles de cuisine Vente de semences Vente de terres agricoles Emprunt

43.3. COMMENTAIRES La modification des habitudes alimentaires (réduction du nombre de repas et/ou consommation de plantes de cueillette) est la stratégie la plus fréquemment mentionnée, et la plupart du temps la première qui est mise en œuvre par les populations en cas de difficultés. L’intensification du salariat agricole n’est pas toujours possible et n’apparaît dans les 3 principales stratégies que pour 106 communes (35 %). La vente forcée de bétail est dans les zones d’élevage, première position que dans 3 Atsimo, Sakaraha et Toliary région Atsimo Andrefana. également fréquente mais n’apparaît en districts (Ankazoabo II), tous situés en

La liste des aliments de cueillette et de disette les plus fréquemment consommés est donnée en annexe. 43.4. LIMITATIONS Ces données concernent la majorité des ménages d’une commune mais peuvent cacher des disparités importantes au sein des différentes classes sociales.

43.2. PRESENTATION DES DONNEES Les 3 principales stratégies d'adaptation utilisées par chaque district sont présentées dans l'ordre chronologique de mise en œuvre (tableau 4). Pour des raisons méthodologiques, les stratégies d'adaptation

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Tableau 4 : Principales stratégies d'adaptation en cas de difficultés alimentaires
Code district District Stratégies Principale Secondaire Tertiaire

Province : Fianarantsoa
Région : Haute Matsiatra 21205 Ambalavao 21208 21219 21220 Ambohimahasoa Ikalamavony Fianarantsoa II Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Emprunt Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Cons. de plantes de cueillette Vente de terres agricoles Intensification du sal. agricole Emprunt Intensification du sal. agricole Cons. de plantes de cueillette Cons. de plantes de cueillette Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Intensification du sal. agricole Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail Intensification du sal. agricole Intensification du sal. agricole Intensification du sal. agricole Décapitalisation de bétail Intensification du sal. agricole Décapitalisation de bétail Emprunt Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Emprunt Intensification du sal. agricole Emprunt Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Intensification du sal. agricole Vente de terres agricoles Cons. de plantes de cueillette Intensification du sal. agricole Vente d'ustensiles de cuisine Intensification des AGR Emprunt Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Intensification du sal. agricole Vente de semences Emprunt Décapitalisation de bétail Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail Cons. de plantes de cueillette Vente de terres agricoles Vente de terres agricoles Intensification des AGR Intensification du sal. agricole Vente de terres agricoles Cons. de plantes de cueillette Vente de terres agricoles Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Emprunt Décapitalisation de bétail

Région : Amoron'I Mania 22202 Ambatofinandrahana 22203 22204 22223 Ambositra Fandriana Manandriana

Région : Vatovavy Fitovinany 23206 Ifanadiana 23207 23209 23210 23211 23212 Nosy Varika Mananjary Manakara Atsimo Ikongo Vohipeno

Région : Ihorombe 24216 Ihosy 24218 24221 Ivohibe Iakora

Région : Atsimo Atsinanana 25213 Farafangana 25214 25215 25217 25222 Vangaindrano Midongy Atsimo Vondrozo Befotaka

Province : Toliary
Région : Atsimo Andrefana 51503 Beroroha 51504 51505 51506 51507 51512 51520 51521 Morombe Ankazoabo Atsimo Betioky Atsimo Ampanihy Sakaraha Toliary II Benenitra Intensification du sal. agricole Emprunt Décapitalisation de bétail Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Intensification du sal. agricole Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Intensification du sal. agricole Réduction du nombre de repas Réduction du nombre de repas Cons. de plantes de cueillette Emprunt Cons. de plantes de cueillette Intensification du sal. agricole Vente de terres agricoles Cons. de plantes de cueillette Réduction du nombre de repas Emprunt Vente de bijoux Emprunt Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Cons. de plantes de cueillette Cons. de plantes de cueillette Décapitalisation de bétail Cons. de plantes de cueillette Emprunt Intensification du sal. agricole Cons. de plantes de cueillette Emigration temporaire Décapitalisation de bétail Intensification des AGR Cons. de plantes de cueillette Vente de bijoux Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Cons. de plantes de cueillette Réduction du nombre de repas Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Emigration temporaire Vente d'ustensiles de cuisine Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Vente de terres agricoles Décapitalisation de bétail Vente de bijoux Vente de bijoux Décapitalisation de bétail Décapitalisation de bétail Réduction du nombre de repas

Région : Androy 52513 Beloha 52514 52516 52518 Tsihombe Ambovombe Androy Bekily

Région : Anosy 53515 Tolanaro 53517 53519 Betroka Amboasary Atsimo

Région : Menabe 54502 Manja 54508 54509 54510 54511 Morondava Mahabo Belon'i Tsiribihina Miandrivazo

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INFRASTRUCTURES ET SERVICES SOCIAUX

Les infrastructures et services socio-économiques disponibles dans chaque commune, s’ils ne sont pas toujours directement liés à la sécurité alimentaire, sont néanmoins révélateurs du niveau de développement des zones rurales. L’enquête structurelle a représenté une opportunité d’établir un inventaire succinct de ces services et de leur niveau de fonctionnalité.

Il n’est pas possible de présenter dans ce document toutes les données recueillies. Seuls quelques indicateurs représentatifs de chaque secteur sont discutés dans cette section. Des données plus détaillées sont disponibles au niveau du projet SIRSA. cependant

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44. ACCES AU CREDIT
44.1. DEFINITION L’accès au crédit permet aux paysans de faire face aux besoins de fonds de roulement et/ou d’investissement pour les activités agricoles. Souvent, ces besoins se présentent durant la période de soudure pendant laquelle l’éventuelle épargne sert à l’achat de nourriture. Un moyen d’affronter cette situation est le contrat d’emprunt. Le financement du monde rural est réalisé sous deux formes principales, à savoir le crédit formel obtenu auprès des institutions financières (banques ou mutuelles d’épargne et de crédit) et les emprunts informels contractés auprès des usuriers. Les institutions financières adoptent des politiques de crédits de proximité, en éparpillant leurs agences dans les communes rurales, afin de faciliter l’intégration des producteurs dans un système formel de crédit. semblent relativement activités rizicoles. liées à l’intensité des

Pour la province de Tuléar, Cecam est présent dans 4 des 18 communes enquêtées de la région Menabe. Dans les autres régions de cette province, l’accès au crédit s’améliore grâce à l’implantation ces dernières années de projets d’appui en la matière. Vola Mahasoa est ainsi présent dans la moitié des districts de Atsimo Andrefana. Fivoy et Objectif Sud ont également ouverts des agences dans quelques communes autour d’Ambovombe dans la région Androy et dans le district de Amboasary Atsimo (région Anosy). On note cependant l’absence totale d’institution de crédit dans les communes enquêtées de 22 des 42 districts. C’est particulièrement le cas dans les districts de Ihorombe (0 commune) et Atsimo Atsinanana (seule la commune de Lopary dispose d’une agence Tiavo). Un des problèmes soulevés par les focus group est de satisfaire à l’exigence d’une garantie par les institutions formelles, ce qui inciterait plutôt les paysans à se tourner vers le crédit informel, malgré que les taux d’usure soient très élevés.

44.2. PRESENTATION DES DONNEES Le tableau 5 présente la proportion de communes avec présence d’au moins une institution financière ou bancaire sur son territoire. Le crédit informel n’est pas considéré dans ce chapitre.

44.4. LIMITATIONS 44.3. COMMENTAIRES Sur l’ensemble de la zone SIRSA, 58 communes enquêtées (19 %) signalent la présence d’une institution financière ou bancaire sur son territoire. Dans la province de Fianarantsoa, ces institutions sont concentrées presque exclusivement dans les régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, et Les informations fournies par le focus group ne permettent pas d’estimer la proportion des habitants ayant recours aux mécanismes de crédit formel. Il n’a par ailleurs pas été possible de collecter auprès de ces institutions des chiffres sur le volume de crédits alloués dans les communes.

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Tableau 5 : Présence des institutions financières ou bancaires
Code district Nombre de communes District enquêtées 143
38 9 8 4 17 25 3 10 6 6 42 5 4 9 12 5 7 10 6 2 2 28 10 10 2 4 2

Institution % 22
37 11 50 25 47 52 67 20 83 67 10 0 0 0 17 0 29 0 0 0 0 4 0 10 0 0 0 Tiavo Tiavo Tiavo FMA Tiavo Tiavo Tiavo Tiavo Cecam Cecam Cecam Cecam Cecam Cecam

avec institution 32
14 1 4 1 8 13 2 2 5 4 4 0 0 0 2 0 2 0 0 0 0 1 0 1 0 0 0

Principale

Secondaire

Province : Fianarantsoa
Région : Haute Matsiatra 21205 Ambalavao 21208 21219 21220 Ambohimahasoa Ikalamavony Fianarantsoa II

Région : Amoron'I Mania 22202 Ambatofinandrahana 22203 22204 22223 Ambositra Fandriana Manandriana

Région : Vatovavy Fitovinany 23206 Ifanadiana 23207 23209 23210 23211 23212 Nosy Varika Mananjary Manakara Atsimo Ikongo Vohipeno

Région : Ihorombe 24216 Ihosy 24218 24221 Ivohibe Iakora

Région : Atsimo Atsinanana 25213 Farafangana 25214 25215 25217 25222 Vangaindrano Midongy Atsimo Vondrozo Befotaka

Province : Toliary
Région : Atsimo Andrefana 51503 Beroroha 51504 51505 51506 51507 51512 51520 51521 Morombe Ankazoabo Atsimo Betioky Atsimo Ampanihy Sakaraha Toliary II Benenitra

159
56 3 4 2 18 16 4 8 1 51 6 7 19 19 34 12 6 16 18 2 2 5 4 5

26
11 0 2 1 6 0 0 2 0 2 0 0 2 0 9 0 0 9 4 0 1 2 1 0

16
20 0 50 50 33 0 0 25 0 4 0 0 11 0 26 0 0 56 22 0 50 40 25 0 Cecam Cecam Cecam Fivoy Objectif Sud Fivoy Objectif Sud Vola Mahasoa Vola Mahasoa Vola Mahasoa Vola Mahasoa PSDR CIDR Bas Mangoky

Région : Androy 52513 Beloha 52514 52516 52518 Tsihombe Ambovombe Androy Bekily

Région : Anosy 53515 Tolanaro 53517 53519 Betroka Amboasary Atsimo

Région : Menabe 54502 Manja 54508 54509 54510 54511 Morondava Mahabo Belon'i Tsiribihina Miandrivazo

Zone SIRSA

302

58

19
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45. EXISTENCE DE GRENIERS COMMUNAUTAIRES VILLAGEOIS
45.1. DEFINITION L’adhésion des ménages aux organisations ou groupements permet de mesurer l’intégration de la population dans la vie sociale et économique. C’est également une condition souvent exigée par les partenaires du monde rural pour bénéficier d’interventions. Les Greniers Communautaires Villageois (GCV) permettent aux producteurs de regrouper les ventes de leurs productions, afin d’assurer une meilleure force de négociation face aux acheteurs. Ils ont aussi pour objectif d’étaler dans le temps les ventes pour contrer les fluctuations saisonnières des prix, tout en accordant des crédits aux producteurs pour leur besoins immédiats au moment des récoltes. Haute Matsiatra (21 communes – 55 %), en raison du lien étroit existant entre la mise en place de GCV et la présence d’institutions financières d’épargne et de crédit. De la même façon, quelques communes rurales de la zone d’activités du Projet de mise en valeur du Haut Bassin de la Mandrare (district d’Amboasary-Sud) bénéficient également de GCV fonctionnels. Pour les autres régions, on notera la présence de GCV fonctionnels dans 7 communes (17 %) de Vatovavy Fitovinany, 2 communes (7 %) de Atsimo Atsinanana, 1 commune (10 %) de Ihorombe, 3 communes (5 %) de Atsimo Andrefana, 6 communes (33 %) de Menabe, et absence de GCV dans la région Androy. L’existence de groupements féminins d’intérêt socioéconomique est un peu plus marquée. 51 % des communes SIRSA en recensent, la proportion la plus élevée étant enregistrée dans la région Menabe (78 % des communes). Les taux d’adhésion restent cependant relativement faibles (en majorité, moins d’une femme sur dix en est membre). Parmi les taux d’adhésion les plus importants, signalons le cas de Morombe-Befandefa et Manombo Atsimo (région Atsimo Andrefana), pour les groupements de femmes de pêcheurs, et Ambila (région Vatovavy Fitovinany), pour les groupements féminins cherchant à valoriser les produits de l’artisanat qui font la réputation de cette commune.

45.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies durant l’enquête structurelle se sont intéressées à la présence de différents types d’organisations (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs, artisans, usagers de l’eau, usagers des pistes, groupements féminins, GCV…) dans les communes, à leurs taux d’adhésion et à l’appréciation de leur niveau de fonctionnement par le focus group. La carte 40 recense les communes disposant de GCV jugés fonctionnels par les focus group.

45.3. COMMENTAIRES Seules 57 communes SIRSA (19 %) disposent de GCV fonctionnels. Celles-ci se retrouvent en majorité dans les régions Amoron’I Mania (12 communes – 48 %) et

45.4. LIMITATIONS Les résultats ne concernent que les groupements jugés fonctionnels par les focus group.

Proportion de communes disposant d'un groupement féminin (%) 100

80

60

40

20

0 M en Hte M Anosy A. M ania Ihor. Vat F A. And A. Ats Androy

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46. INFRASTRUCTURES D’EDUCATION
46.1. DEFINITION L’amélioration de la qualité et de l'efficacité de l'Education Fondamentale est une priorité du gouvernement pour répondre aux besoins socioéconomiques du pays. Les interventions récentes de l’Etat dans ce domaine, telles que la construction de bâtiments d’enseignement, le recrutement de personnel ou les actions de distribution de kits scolaires, ont entraîné une augmentation sensible des taux de scolarisation. La situation de l’éducation est observée dans ce chapitre à travers l’existence des infrastructures d’éducation (écoles et lycées). d’écoles primaires éparpillées dans les fokontany. Le nombre moyen d’écoles primaires par commune est de 11 sur l’ensemble des communes enquêtées. 52 % d’entre elles disposent en outre d’au moins une école secondaire. Le nombre moyen d’enseignants pour 1.000 habitants est de 3. La province de Fianarantsoa est cependant globalement mieux lotie que celle de Tuléar en termes d’infrastructures d’éducation (14,0 écoles primaires en moyenne par commune à Fianarantsoa, contre 9,2 à Tuléar) et de personnel enseignant (3,8 enseignants pour 1.000 habitants à Fianarantsoa, contre 2,3 à Tuléar). Une fois encore, les régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, se distinguent par l’importance des infrastructures d’enseignement. L’extrême Sud, notamment le district d’Ampanihy (région Atsimo Andrefana), apparaît en revanche particulièrement défavorisé. Il semble également que la disponibilité de nouveaux bâtiments scolaires ait considérablement augmenté au cours des dernières années. Un total de 99 communes (33 %) ont signalé la construction d’au moins un bâtiment au cours des 12 mois ayant précédé l’enquête. 177 écoles primaires et 24 écoles secondaires auraient ainsi été créées entre juillet / octobre 2004 et juillet / octobre 2005. 46.4. LIMITATIONS Les données sur l’existence d’écoles dans les communes ne permettent pas de juger de leur état de fonctionnement, de leur capacité à accueillir des élèves, ni de leur niveau d’équipement.

46.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies durant l’enquête structurelle se sont intéressées à la présence d’écoles primaires, secondaires et éventuellement de lycées, leur nombre, ainsi qu’au nombre d’enseignants dans les communes. La carte 41 présente le nombre d’enseignants pour 1.000 habitants. Sont considérés comme enseignants, les instituteurs (écoles primaires) et leurs suppléants. Les données ont été fournies par le Chef ZAP (Zone d’Activité Pédagogique) ou le responsable CISCO (Circonscription Scolaire).

46.3. COMMENTAIRES Toutes les communes rurales enquêtées disposent

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47. TAUX DE SCOLARISATION
47.1. DEFINITION Le taux brut de scolarisation dans le primaire (TBS) exprime le rapport entre le nombre de personnes fréquentant l’école primaire (quel que soit l’âge) et la population âgée de 6 à 10 ans. Ce taux reflète, à travers le degré de fréquentation des écoles, l’intérêt qu’accordent les parents à l’éducation et permet de juger le niveau de développement humain et social dans le monde rural. les TBS sont inférieurs à 50 % (notamment toutes les communes du district d’Ampanihy - région Atsimo Andrefana). Malgré des taux qui restent relativement bas dans beaucoup de communes, il semble que l’effort du gouvernement en matière d’éducation (notamment par des opérations de distribution de kits scolaires) ait contribué à rehausser le niveau de fréquentation des écoles au cours des dernières années. Les données récoltées en 2004 par la Cornell University dans le cadre de l’actualisation de l’enquête ILO concluent en outre que les taux de réussite dans le primaire sont passés de 53 % en 2002-2003 à 67 % en 2003-2004 dans la province de Fianarantsoa, et de 60 % en 2002-2003 à 68 % en 2003-2004 dans la province de Tuléar. Les principales raisons évoquées sont l’augmentation du nombre d’enseignants et la meilleure disponibilité des équipements scolaires. Bien que les données sur la répartition garçons – filles dans les écoles soient fragmentaires, il semble néanmoins évident que la scolarisation des garçons reste privilégiée dans les communes rurales. Toutefois, 22 communes sur 88 (25 %) en province de Fianarantsoa et 45 sur 64 (70 %) en province de Tuléar renseignent une proportion plus élevée de filles dans les établissements primaires. Ceci semble plus spécialement le cas dans les districts de Beloha (région Androy) et Amboasary-Sud (région Anosy).

47.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données ont été fournies par le Chef ZAP (Zone d’Activités Pédagogiques) ou le responsable CISCO (Circonscription Scolaire).

47.3. COMMENTAIRES Le niveau d’accès à ce type d’information est très variable d’une région à l’autre. Il a été particulièrement faible pour la région Menabe, où seules 3 communes sur 18 ont pu fournir des données exploitables. Globalement, le taux de scolarisation dans le primaire est relativement bien corrélé avec l’importance des infrastructures et du personnel d’enseignement. Il se confirme que les taux TBS les plus élevés sont observés dans les régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra, (en majorité plus de 75 %). La région Atsimo Atsinanana présente également des taux satisfaisants. Il faut noter que des TBS supérieurs à 100 % ont été enregistrés dans 15 communes de ces 2 dernières régions. Cette situation peut s’obtenir lorsqu’une proportion importante d’enfants de plus de 10 ans sont scolarisés dans le primaire. Par contre, ces taux sont plus faibles dans l’extrême Sud, avec une proportion importante de communes où

47.4. LIMITATIONS Alors que ces données sont primordiales, les taux de scolarisation par sexe ne sont que rarement disponibles au niveau des Chefs ZAP ou des responsables CISCO. Pour la présente enquête, seules 152 communes (50 %) ont pu fournir des données ayant permis de calculer la proportion de filles parmi les enfants scolarisés. Ces dernières données sont cependant à considérer avec beaucoup de réserve.

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48. INFRASTRUCTURES DE SANTE
48.1. DEFINITION La santé est également un secteur qui a été marqué par des changements politiques importants au cours des dernières années, avec pour résultat une amélioration significative de l’accès aux soins. L’enquête ILO 2001 avait déjà mis en évidence que 72 % des communes interrogées estimaient que la situation de la santé s’était améliorée pendant les 5 dernières années. Les données recueillies durant l’enquête structurelle concernent : la présence de Centre de Santé de Base (CSB) et de Centre Hospitalier de District (CHD), et leur nombre ; le temps d’accès au CHD le plus proche ; les services et équipements disponibles dans la commune ; quelques informations concernant la santé materno-infantile. 48.3. COMMENTAIRES Bien que le taux de couverture en matière d’infrastructures de santé de base soit censé être total, 17 communes (6 %), dont 13 en province de Tuléar, ont indiqué ne disposer ni de CSB1 ni de CSB2 fonctionnel. Cette situation peut se rencontrer dans le cas de communes récemment créées, ou éventuellement dans le cas de CSB détruits ou désertés par le personnel pour raison d’insécurité publique. Parmi les communes disposant d’un CSB, 92 % signalent au moins un CSB de niveau 2. En dépit de la forte présence des CSB dans les communes des deux provinces, le recours à leurs services pour les accouchements reste très limité. Dans la province de Fianarantsoa, le taux d’accouchements assistés au CSB ne dépasse pas 40 % pour 80 % des communes ayant fourni l’information. Ce chiffre est sensiblement identique en province de Tuléar : 83 % des communes. Les taux les plus élevés sont en général recensés dans les communes des parties Est des régions Amoron’I Mania et Haute Matsiatra. Les distances à parcourir, l’absence de personnel qualifié et les tarifs élevés des consultations sont parmi les raisons qui incitent encore les ménages ruraux à avoir plutôt recours aux soins traditionnels (matrones, guérisseurs et automédication).

-

Un CSB de niveau 1 (CSB1) est une formation sanitaire de base tenue par des paramédicaux, alors qu’un CSB de niveau 2 (CSB2) est sous la responsabilité d’un médecin diplômé d’Etat. Les CHD sont également classés en CHD1 ou CHD2 en fonction de la disponibilité ou non de structures d’interventions chirurgicales courantes.

48.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte choisie pour illustrer ce chapitre (carte 42) présente les taux d’accouchements assistés dans les communes (nombre d’accouchements accomplis au CSB par rapport au nombre total de naissances). Toutes les données concernant le secteur de la santé ont été recueillies auprès des responsables sanitaires présents dans les communes. 48.4. LIMITATIONS Les données sur l’existence d’infrastructures de santé dans les communes ne permettent pas de juger de leur état de fonctionnement, de leur niveau de fréquentation, ni de la présence effective du personnel. A ce sujet, il faut noter que l’absence du responsable est une entrave régulière dans la collecte des données dans ce secteur.

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49. ACCES A L’EAU
49.1. DEFINITION L'accès à l’eau est une donnée importante permettant de comprendre les conditions de vie régnant dans chaque commune, mais également les potentialités agricoles, comme par exemple la possibilité de pratiquer la riziculture ou l'agriculture maraîchère nécessitant quotidiennement de grandes quantités d'eau. Dans certaines zones, l’insuffisance des ressources hydriques oblige les populations à consacrer une part importante de leur temps et parfois de leurs revenus à l’approvisionnement en eau, au dépens d’autres activités. Les difficultés d’accès à l’eau peuvent donc être directement liées à la situation de vulnérabilité des communes. Le temps d’accès à l’eau représente le temps moyen consacré par les familles pour se rendre au point d’eau habituel le plus proche, y prélever l’eau et en revenir. Le point d’eau habituel peut être un puits, une mare, un cours d’eau… Dans la province de Fianarantsoa, seules deux communes nécessitent plus de 2 heures pour collecter l’eau en saison sèche : Soamatasy (région Ihorombe) et Ranomena (région Atsimo Atsinanana). Avec l’appui des projets de développement, l’aménagement de puits et la construction de pompes publiques ont permis de faciliter l’accès à l’eau, particulièrement dans la province de Tuléar. Certaines communes doivent par ailleurs être

49.2. PRESENTATION DES DONNEES Les données recueillies lors de l’enquête structurelle concernent l’accès à l’eau en saison sèche et en saison des pluies, sous forme semi-quantitative. Quatre classes de durée ont ainsi été proposées à l’appréciation du focus group : moins de 15 minutes ; ½ heure à 2 heures ; environ ½ journée ; 1 jour ou plus.

La carte 44 présente les temps d’accès en saison sèche, généralement plus problématiques qu’en saison des pluies.

ravitaillée par camions citernes en saison sèche. Néanmoins, les mares et cours d’eau sont encore très largement les principales sources d’approvisionnement en eau pour beaucoup de ménages, avec tout ce que cela suppose comme impact sur la qualité de l’eau, et donc l’hygiène et la santé. Les efforts en matière d’adduction d’eau doivent donc rester une priorité.

49.3. COMMENTAIRES Pour la majorité des districts des deux provinces, l’accès à l’eau est rapide (moins de 2 heures), même en saison sèche. Les difficultés d’accès à l’eau se situent essentiellement dans la zone aride, à l’extrême sud de l’île. Les districts les plus touchés sont Tolanaro et Amboasary Atsimo (région Anosy), et Ambovombe, Tsihombe et Beloha (région Androy), où 13 communes indiquent même que plus d’un jour est nécessaire pour s’approvisionner en eau.

Origine principale de l’eau utilisée par la majorité des ménages (% de communes)

49.4. LIMITATIONS Les temps d’accès à l’eau présentés sont censés refléter la situation de la majorité des ménages d’une commune. Il est évident que la situation peut être très variable d’un fokontany à l’autre en fonction de la répartition spatiale des points d’eau.

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50. IMPLICATION DES FEMMES DANS LE CONSEIL MUNICIPAL
50.1. DEFINITION Le pouvoir exécutif d’une commune est exercé par le maire, ses adjoints, les présidents de fokontany et les employés communaux. Ce sont ces membres de l’exécutif qui assurent la réalisation des activités de développement. L’exécutif propose un budget qui sera voté au niveau du conseil communal. Ce conseil a un pouvoir législatif et de contrôle des activités de l’exécutif. L’implication des femmes dans le conseil communal est un moyen de les responsabiliser dans la vie politique et socioéconomique de la commune. La contribution des femmes aux activités politiques de la commune a cependant tendance à s’accentuer, même si on ne dénombre encore que 16 communes (5 %) parmi les 302 communes SIRSA dans lesquelles le maire ou son adjoint est une femme. Dans la province de Fianarantsoa, 40 % des communes comptent au moins une femme dans le conseil municipal. Ce chiffre tombe à 22 % dans la province de Tuléar. Les hommes restent néanmoins majoritaires dans toutes les communes, et la proportion de femmes dans le conseil municipal ne dépasse pas 25 %. La reconnaissance des femmes en matière de bonne gouvernance est généralement bien perçue par les partenaires au développement, et le fait que la commune soit dirigée par une femme permet parfois de faciliter l’octroi d’appuis techniques et financiers. Il faut rappeler qu’une attention particulière a été portée lors de l’enquête structurelle afin d’intégrer les femmes dans le focus group.

50.2. PRESENTATION DES DONNEES Plusieurs données ont été collectées sur le thème du fonctionnement des institutions communales lors de l’enquête structurelle. La carte 45 présente la proportion de femmes dans le conseil communal (nombre de femmes dans le conseil rapporté au nombre total des membres).

50.3. COMMENTAIRES Dans certaines sociétés rurales malgaches, la reconnaissance de la femme est loin d’être acquise, et il est encore parfois difficile pour les femmes de pénétrer les cercles de réflexion de type politique ou coutumier.

50.4. LIMITATIONS La présence d’une femme dans le conseil communal n’est pas une garantie absolue de la prise en considération des aspects genre dans les choix décisionnels.

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51. INTERVENTIONS DANS LES COMMUNES
51.1. DEFINITION Les interventions dans la commune considèrent les projets et programmes actifs au moment de l’enquête sur le territoire de la commune. Ces interventions sont mises en œuvre avec l’appui de partenaires techniques et financiers externes à la commune et peuvent concerner un ou plusieurs secteurs d’activité. projets / programmes par commune. Menabe, Haute Matsiatra et Amoron’I Mania suivent avec un peu plus de 3 projets / programmes en moyenne. La région la moins couverte est Atsimo Atsinanana (1,3). D’une manière générale, l’enclavement ou l’accessibilité des communes peut être considéré comme la principale difficulté qui retarde l’implantation des partenaires au développement dans les communes les plus éloignées. Celles situées à proximité des chefs-lieux de région sont globalement mieux desservies en projets / programmes. L’encadrement / vulgarisation agricole est le secteur qui bénéficie du plus grand nombre d’interventions dans les deux provinces. La santé, la construction de bâtiments publics et la construction d’infrastructures hydrauliques sont les autres domaines les mieux couverts.

51.2. PRESENTATION DES DONNEES La carte 46 présente le nombre d’intervenants actifs sur le territoire de la commune au moment de l’enquête, quels que soient leurs domaines d’intervention (le projet SIRSA étant exclus de la liste). Pour chaque intervenant, les 3 principaux secteurs d’activité considérés dans la commune ont été renseignés.

51.3. COMMENTAIRES Le nombre de projets / programmes actifs est en moyenne de 2,8 par commune, et ce aussi bien dans la province de Fianarantsoa que dans celle de Tuléar. On recense cependant 28 communes (9 %) dans lesquelles le focus group n’a pas connaissance d’interventions. Parmi celles-ci, 9 sont situées en province de Fianarantsoa et 19 en province de Tuléar. Il existe par contre une grande diversité de ciblage des interventions entre les régions et entre les communes. Paradoxalement, Ihorombe semble la région la mieux couverte, avec en moyenne 4,1

51.4. LIMITATIONS Les interventions dans une commune ne ciblent bien souvent qu’une catégorie de la population ou une délimitation géographique restreinte de la commune. Elles peuvent en outre avoir un impact direct ou indirect sur la population. Il est de ce fait extrêmement délicat d’apprécier le nombre de bénéficiaires de ces interventions dans une commune. Le focus group a néanmoins été invité à se prononcer sur l’utilité de ces interventions et sur leurs impacts en termes d’amélioration des conditions de vie de la population.

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BIEN-ÊTRE ET VULNERABILITE

Pour la majeure partie de la population rurale, la sécurité alimentaire est fortement liée au calendrier agricole. Les récoltes des principales cultures vivrières, principalement entre avril et juillet, fournissent aux ménages non seulement un stock de produits alimentaires pour leur consommation, mais également des revenus monétaires pour satisfaire les dépenses non-alimentaires. Les cultures de rente, annuelles ou pérennes, représentent également une contribution non négligeable pour la sécurité alimentaire. Pour beaucoup de familles cependant, les réserves alimentaires provenant de la production propre s’épuisent avant les récoltes suivantes. Les ménages deviennent alors dépendants des activités génératrices de revenus et du fonctionnement des marchés pour maintenir une diète adéquate. En cas

de conjoncture difficile, en fonction des aléas climatiques et/ou économiques, la situation alimentaire dépendra des capacités d’adaptation des populations : intensifications des activités monétaires, recours au capital épargne et recours aux stratégies d’adaptation. Ce chapitre propose une évaluation des niveaux de risques encourus par chaque commune, des capacités d’adaptation des populations et une appréciation de l’état de vulnérabilité des communes en année normale (vulnérabilité structurelle). Finalement, il a semblé indispensable de présenter les priorités de développement telles qu’elles sont perçues par les premiers bénéficiaires potentiels d’interventions.

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52. NIVEAUX DE RISQUE
52.1. DEFINITION L’occurrence périodique d’aléas climatiques est bien renseignée à Madagascar, et le passage de cyclones est sans conteste la calamité la plus fréquente. Ces derniers s’observent principalement entre les mois de janvier et avril, et peuvent occasionnés des dégâts importants aux cultures, aux infrastructures et aux biens des populations. En fonction de la répartition des pluies, des inondations plus ou moins localisées peuvent également être enregistrées. L’excès de pluies n’est cependant pas le seul facteur de risque important. Des périodes d’interruption prolongée des précipitations peuvent également affecter la réussite d’une campagne agricole. Dans l’extrême Sud, ces périodes d’interruption peuvent se transformer en véritables situations de sécheresse, avec une récurrence cyclique de 10 à 11 ans. La grêle constitue un autre facteur de risque lié aux conditions climatiques. Les invasions acridiennes (criquet migrateur – catégories qui combinent les niveaux de risques climatiques (cyclones, inondations, sécheresse, grêle, criquets) et économiques : Très faible : occurrence très exceptionnelle de facteurs climatiques ou économiques défavorables Faible : occurrence rare de facteurs climatiques ou économiques défavorables Moyenne : occurrence espacée de facteurs climatiques ou économiques défavorables Elevée : occurrence régulière de facteurs climatiques défavorables Elevée (climatique et économique) : occurrence régulière de facteurs climatiques défavorables et dépendance importante vis-à-vis de la conjoncture économique

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52.3. COMMENTAIRES La côte Est est historiquement plus affectée par les cyclones, et la province de Tuléar constitue la majeure partie de l’aire grégarigène des criquets. Quatre zones se distinguent cependant sur la carte 47 : La partie côtière nord de la région Vatovavy Fitovinany fréquemment affectée par les cyclones ; Les districts côtiers de la région Atsimo Atsinanana fréquemment affectés par les cyclones, avec certaines communes dépendantes de la conjoncture économique ; L’extrême Sud (région Androy et une partie de la région Anosy) exposé aux risques de sécheresse et parfois d’invasions acridiennes ; Le district de Belon'i Tsiribihina (région Menabe), porte de sortie fréquente des cyclones.

Locusta migratoria, et criquet nomade – Nomadacris septemfasciata) ont également constitué par le

passé, notamment vers la fin des années 90, un obstacle important à la production agricole à Madagascar, particulièrement dans la province de Tuléar. La conjoncture économique, et notamment la fluctuation des prix pour certains produits de rente ou d’exportation, peut également être considérée comme un facteur de risque important pour certaines communes. Ces aléas ont un impact à court terme sur la situation de sécurité alimentaire, mais également un impact direct sur les mouvements de population, les infrastructures de communication et la situation sanitaire. Etant donné que certaines zones sont historiquement plus affectées que d’autres, les communes peuvent être classées en fonction de ces facteurs de risque.

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Au total, 104 communes (34 %) sont classées en « risques moyens » et 48 communes (16 %) en « risques élevés ». 52.4. LIMITATIONS Cette classification est basée les enregistrements des types de risque intervenus au cours des dernières années. Beaucoup d’autres facteurs influencent la variabilité climatique régionale, et des pluies abondantes peuvent résulter en inondation temporaire de surfaces agricoles dans toute la zone.

52.2. PRESENTATION DES DONNEES Pour évaluer le niveau de risque, les données historiques renseignées dans l’enquête ILO (2001) et les données recueillies auprès des focus group ont été exploitées. Les communes ont été classées en différentes

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53. CAPACITES D’ADAPTATION
53.1. DEFINITION La capacité d’adaptation d’une population représente son aptitude à prévenir des difficultés alimentaires inhabituelles que pourraient causer des facteurs exogènes. Elle est fonction du profil socio-économique de la commune, notamment de la diversité des sources de revenus, de la possibilité d’intensifier certaines activités génératrices de revenus en conjoncture défavorable, des ressources naturelles exploitables (pêche, cueillette…) et du type de stratégies d’adaptation dont les ménages disposent. compter l’impact négatif sur l’environnement. Les régions de Haute Matsiatra et de Amoron’I Mania disposent globalement de capacités d’adaptation plus importantes que les autres régions, à cause d’une plus grande diversité des activités génératrices de revenus et d’infrastructures routières en meilleur état. La partie centrale de la région Menabe présente également une grande diversité des sources de revenus et la possibilité d’intensifier aisément le salariat agricole. Les autres communes sont globalement classées dans les catégories « faibles » à « moyennes ». Les zones d’élevage peuvent en général solliciter le troupeauépargne pour faire face aux coups durs, mais cela ne se fait qu’avec une certaine réticence de type « culturelle » de la part des éleveurs. D’autre part, les ventes forcées s’effectuent généralement à des prix très défavorables et qui peuvent conduire à des décapitalisations importantes qui n’atténuent les difficultés qu’à très court terme.

53.2. PRESENTATION DES DONNEES Les capacités d’adaptation des communes ont été classées sur une échelle qualitative allant de « très faibles » à « très importantes », indiquant que les ménages n’ont pratiquement aucun moyen de faire face aux chocs externes, ou qu’ils peuvent au contraire adapter facilement leurs modes de constitution des revenus monétaires et de consommation pour compenser une baisse significative de production. Cet indicateur synthétique a été obtenu en analysant les données de l’enquête structurelle sur les sources de revenus, la diversité des activités génératrices de revenus, le recours à l’émigration temporaire et les stratégies d’adaptation mises en œuvre.

Classification des communes
Fianarantsoa Nbre Très faibles Faibles Moyennes Importantes Très importantes Total 1 30 60 43 9 143 % 1 21 42 30 6 100 Tuléar Nbre 4 49 94 11 1 159 % 3 31 59 7 1 100

53.3. COMMENTAIRES L’interprétation de ces données est relativement périlleuse. Pour compenser efficacement des pertes de productions, les activités doivent pouvoir être intensifiées rapidement et leurs produits trouver acquéreur. Certaines communes ont par exemple l’habitude d’intensifier l’exploitation des ressources forestières, sous forme de bois de construction ou de chauffe, en cas de difficultés. Cependant, si le pouvoir d’achat est faible et le nombre d’acheteurs peu élevé, cette exploitation intensifiée conduira à un excès de produits, entraînant ainsi une baisse des prix sans augmentation réelle des revenus, sans

53.4. LIMITATIONS On dispose en général de très peu de données quantitatives sur l’importance des mécanismes mis en œuvre en prévision de difficultés alimentaires. Cette catégorisation est une appréciation qualitative utilisée par la méthodologie SIRSA pour prévoir l’impact de conditions adverses dans les communes, et ne découle pas d’un modèle mathématique rigoureux.

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54. VULNERABILITE STRUCTURELLE
54.1. DEFINITION La sécurité alimentaire se caractérise par l’accès, pour tous et à tout moment, à une nourriture suffisante et adéquate. La vulnérabilité désigne donc une situation d’insécurité concernant la disponibilité ou l’accessibilité de la nourriture3. En ce sens, elle n’est pas synonyme de pauvreté (même si la corrélation entre les deux phénomènes est importante), notion qui se réfère à un état plus ou moins permanent d’insuffisances de ressources. Il y a plusieurs façon d’être vulnérable : soit que l’on est exposé à de très hautes probabilités de se retrouver en environnement défavorable (insécurité cyclique), soit que l’on est exposé à de très fortes pertes en cas de mauvaise conjoncture (insécurité temporaire), soit encore que l’on combine les deux. L’insécurité temporaire est caractéristique des épisodes aigus, généralement associés à la forme d’insécurité alimentaire la plus « médiatisée » : la famine.
Potentiel Riz

54.2. PRESENTATION DES DONNEES L’évaluation du niveau de vulnérabilité des communes découle de la mise en relation des facteurs suivants : La disponibilité en année normale de production pour l’auto-consommation (potentiel alimentaire, déduction faite de la part de la production commercialisée) ; Le pouvoir d’achat des ménages engendrés par la vente des productions et les autres activités génératrices de revenus (potentiel monétaire) ; L’importance et la fréquence des facteurs de risque (niveau de risque) ; L’aptitude à prévenir des difficultés alimentaires inhabituelles que pourraient causer des facteurs exogènes (capacités d’adaptation).

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Le schéma causal de la vulnérabilité structurelle est donné ci-dessous.

Part commercialisée de la production

Potentiel des cultures vivrières

Cultures de rente

Elevage

Potentiel agricole (consommé)

Pêche

Salariat

Cueillette

Autres activités génératrices de revenus

Elevage - pêche (consommé)

Potentiel alimentaire

Potentiel monétaire
Diversité des activités génératrices de revenus

Aléas climatiques Conjoncture économique

Niveau de risque

Capacités d'adaptation

Emigration

Autres risques productifs

Enclavement Sécurité publique

Stratégies d'adaptation

Vulnérabilité structurelle

Systèmes d’Information pour la Sécurité Alimentaire, l’expérience AEDES en Afrique. Ed. L’Harmattan, 2004 Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006 page 138

3

La vulnérabilité structurelle peut donc se concevoir comme une graduation sur une échelle de probabilité de connaître des difficultés alimentaires sévères. L’échelle utilisée par le SIRSA varie, par ordre croissant de probabilité, de la classe « Très faible » lorsque des difficultés alimentaires n’interviennent qu’en année exceptionnelle, à « Très importante », lorsque les risques de situation d’insécurité sont récurrents et pratiquement annuels. Cet indicateur synthétique (carte 49) combine plusieurs facteurs décrits précédemment.

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54.3. COMMENTAIRES Etant donné leurs potentiels alimentaires et monétaires, leur niveau de risque et leurs capacités d’adaptation, les 302 communes enquêtées ont été classées pour leur vulnérabilité structurelle. Un total de 54 communes, en majorité dans la moitié Est des régions de Haute Matsiatra et Amoron’I Mania (Hautes Terres) ont été classées en vulnérabilité « Très faible ». A celles-ci s’ajoutent 77 communes classées en vulnérabilité « Faible », représentant une proportion totale de 43 % de la population rurale enquêtée. Un total de 104 communes réparties dans les 9 régions de la zone sont considérées comme « moyennement » vulnérables. 56 communes, représentant 16 % de la population rurale enquêtée, présentent une vulnérabilité « Importante » et 11 communes (4 % de la population) une vulnérabilité « Très importante ». Les zones les plus vulnérables se rencontrent : Sur la côte est, avec 2 communes à vulnérabilité « Très importante » (Ambalaroka – district de Manakara, et Ambohigogo – district de Farafangana). Les causes sont principalement un potentiel monétaire réduit par les difficultés d’enclavement et l’exposition fréquente aux aléas climatiques qui peuvent réduire

significativement les niveaux de production. Dans les parties reculées des régions de Atsimo Andrefana et Menabe. Malgré des potentiels agricoles relativement importants, une grande partie de la production est rapidement commercialisée à des prix faibles, ce qui place les populations, qui ont par ailleurs des capacités d’adaptation limitées, en situation très instable. La commune de Marofoty (district de Tuléar II) y est la seule commune classée en vulnérabilité « Très importante ». Dans l’extrême Sud (région Androy et district de Amboasary en région Anosy), avec notamment 8 des 11 communes à vulnérabilité « Très importante ». Les potentiels alimentaires et monétaires y sont faibles, et les communes sont très dépendantes du niveau des précipitations. Ces appréciations corroborent parfaitement les données recueillies depuis près de 10 ans par le SAP dans cette zone. Communes Nbre 54 77 104 56 11 302 % 18 25 34 19 4 100 Population Nbre 777 000 1 099 000 1 601 000 701 000 168 000 4 346 000 % 18 25 37 16 4 100

Classe de vulnérabilité
Très faible Faible Moyenne Importante Très importante Total

54.4. LIMITATIONS Ces appréciations concernent la majorité des ménages d’une commune mais peuvent cacher des disparités importantes au sein des différentes classes sociales. Il est évident que les couches les plus pauvres de la population n’ont pas les mêmes potentiels que les ménages moyens, et que des chocs légers peuvent mettre en difficulté une partie de la population même dans les communes à vulnérabilité « Très faible ».

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55. LES PRIORITES DE DEVELOPPEMENT
55.1. DEFINITION Les priorités de développement identifient les secteurs qui, selon l’avis du focus group, méritent une attention particulière en vue du développement de la commune. Pour les besoins de l’analyse, les secteurs d’intervention ont été regroupés comme suit : Appui à la mairie (construction de bâtiments publics, assainissement, culture / loisirs, télécommunication, électrification…) Infrastructures routières Infrastructures hydrauliques (eau potable, irrigation…) Santé Education et formation professionnelle Encadrement / vulgarisation agricole Commercialisation et transport / marché Epargne et crédit Sécurité publique Environnement A l’instar des endroits d’accès difficile, il apparaît logique que les travaux d’infrastructures routières soient les principales priorités pour le développement de la plupart des communes des districts de Vangaindrano, Iakora, Ivohibe, Ikalamavony, Beroroha, Manja, Sakaraha, Benenitra, Ambositra et 5 des 6 districts de la région Vatovavy Fitovinany (45 % des communes). Le secteur de la santé fait partie des 3 priorités de développement citées pour 34 % des communes, et représente la principale dans 7 %. Ces communes sont cependant disséminées un peu partout dans les régions, si bien que ce secteur n’apparaît pas à l’échelle districtale. Dans plusieurs zones, spécialement à vocation « élevage pastoral », la lutte contre l’insécurité publique est une préoccupation majeure (citée par 18 % des communes). C’est plus spécialement le cas de la partie nord-est de la région Menabe et du district de Betroka (région Anosy). L’encadrement et/ou la vulgarisation agricole revient comme principale priorité dans les districts de Morombe, Morondava et Belon’I Tsiribihina, tandis que les secteurs prioritaires des districts d’Ambalavao (appui à la mairie) et de Ihosy (commercialisation, transport, marché) sont plus spécifiques. Signalons encore que les problèmes d’environnement ne reviennent dans les 3 premières priorités que pour 13 communes (4 %), et l’accès à l’épargne / crédit que pour 2 communes.

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55.2. PRESENTATION DES DONNEES Les 3 principales priorités de développement ont été recueillies, par ordre d’importance, lors des entretiens au niveau des focus group. La carte 50 présente le secteur d’intervention le plus fréquemment mentionné au niveau d’un district.

55.3. COMMENTAIRES Le résultat des enquêtes relève de disparités entre et au sein des régions. grandes

L’éducation et la formation professionnelle sont reprises dans les 3 principaux secteurs d’intervention prioritaires pour 58 % des communes. Ce secteur peut être considéré comme la première priorité de développement pour 11 districts, notamment dans l’extrême sud du pays. La réhabilitation des infrastructures hydrauliques et l’accès à l’eau arrivent en seconde position, avec 48 % des communes considérant cet axe dans leurs 3 principales priorités. Au niveau des districts, ce secteur est la première priorité pour 8 d’entre eux, particulièrement dans les zones où il y a une possibilité d’extension des surfaces rizicoles irriguées.

55.4. LIMITATIONS Les priorités de développement sont très diversifiées en fonction des caractéristiques propres et de la perception des communes. La carte 50 est présentée à l’échelle districtale dans un souci de regrouper ces priorités, mais elle masque les diversités à l’échelle communale. Il faut noter que la perception des focus group ne correspond pas nécessairement aux directives des autorités communales. C’est ainsi que certaines divergences avec les Plans Communaux de Développement peuvent apparaître.

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ANNEXES

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ANNEXE 1 : Population et surfaces agricoles
District Code Commune Nombre d'habitants Surface (km²) Densité de population (hab/km²) Nombre de fokontany Surface agr. moyenne / ménage (ha)

REGION : HAUTE MATSIATRA 21205050 21205071 21205072 21205090 Ambalavao 21205211 21205212 21205230 21205250 21205270 21208030 21208072 21208090 Ambohimahasoa 21208212 21208230 21208252 21208270 21208290 21219010 Ikalamavony 21219050 21219090 21219130 21220012 21220090 21220112 21220130 21220150 21220170 21220250 21220270 Fianarantsoa II 21220291 21220293 21220310 21220330 21220450 21220530 21220551 21220552 21220590 REGION : AMORON'I MANIA 22202010 Ambatofinandrahana 22202090 22202130 22203050 22203090 22203130 22203190 Ambositra 22203230 22203390 22203410 22203430 22203491 22203551 22204010 22204050 Fandriana 22204130 22204150 22204192 22204230 22223010 22223030 Manandriana 22223110 22223150 22223171 22223172 REGION : IHOROMBE 24216031 24216110 Ihosy 24216132 24216231 24216232 24216250 Ivohibe Iakora 24218030 24218050 24221030 24221050 Ankily Mahasoa Soamatasy Ranohira Ilakaka Menamaty Iloto Antambohobe Maropaika Ranotsara Avaratra Begogo 10 121 14 792 7 156 29 867 18 290 7 485 12 113 12 333 17 667 12 322 40 2 006 1 100 2 356 2 356 1 361 1 100 1 200 1 750 1 639 253 7 7 13 8 5 11 10 10 8 7 14 5 12 10 9 11 12 12 11 1,5 2,5 1 2,3 1 1 0,1 0,5 Ambatofinandrahana Ambondromisotra Amborompotsy Ankazoambo Andina Firaisana Ivato Fahizay Ambatolahima Kianjandrakefina Ambatofitorahana Antoetra Mahazina Ambohipiere Ambohimitombo I Ambinanindrano Fandriana Sahamadio Fisakana Ankarinoro Sandrandahy Betsimisotra Imito Ambovombe Afovoany Ambohimahazo Anjoman'Ankona Talata Vohimena Ambatomarina Andakatany 34 591 22 744 15 750 5 134 14 751 20 640 5 645 11 435 7 997 14 137 4 554 8 525 15 004 32 812 17 335 7 691 20 948 15 915 15 552 20 428 11 486 7 025 15 690 18 855 5 120 660 170 1 966 53 179 204 19 160 125 532 643 260 400 570 170 242 228 661 124 208 103 104 166 120 85 52 134 8 97 82 101 297 71 64 27 7 33 38 58 102 32 92 24 125 98 112 68 95 157 60 20 13 10 5 15 18 7 16 7 17 7 14 14 43 27 8 38 11 22 17 15 11 9 15 5 0,4 0,7 3 0,8 1 0,5 0,2 1,5 1 1 3,2 1 0,5 1,5 0,4 1 1,5 2 1 3 1 1 3 1 1 Iarintsena Ambohimandroso Andrainjato Anjoma Ankaramena Ambinaniroa Ambohimahamasina Miarinarivo Vohitsaoka Ampitana Ambalakindresy Ankafina Vohitrarivo Ambohinamboarina Camp Robin Befeta Fiadanana Ikalamavony Solila Fitampito Tsitondroina Andrainjato Est Taindambo Sahambavy Talata Ampano Ankarinarivo Maniris Iavonomby Vohibola Alakamisy Ambohimaha Andoharanomaitso Mahasoabe Ihazoara Andranovorivato Androy Vohimarina Fanjakana Mahaditra Ankoromalaza Mifanas Ambalamidera II 36 564 15 134 9 604 17 115 8 239 19 616 21 243 10 350 13 252 11 143 14 059 17 355 10 506 11 880 12 150 15 500 17 229 20 875 20 000 8 351 11 200 3 993 10 150 15 354 20 103 10 662 10 700 23 637 21 232 20 931 10 120 19 041 10 686 20 750 13 721 29 117 9 240 8 742 600 80 62 520 420 500 540 117 558 144 158 115 280 70 50 138 185 1 225 1 152 2 202 1 306 33 75 100 192 54 52 162 882 400 50 308 257 500 463 390 220 53 61 189 155 33 20 39 39 88 24 77 89 151 38 170 243 112 93 17 17 4 9 121 135 154 105 197 206 146 24 52 202 62 42 42 30 75 42 165 14 7 5 12 11 10 13 5 8 8 10 7 7 8 7 8 14 8 9 7 7 5 6 10 13 8 7 12 23 20 10 16 10 14 10 12 5 5 1,25 0,5 0,6 0,4 0,5 0,75 0,8 0,75 0,6 0,75 0,8 0,75 0,75 1,2 0,75 1 0,75 0,5 1,5 0,8 0,2 0,6 3 1 5 3 1,25 1 1 1 0,8 1,3 2 1 2 1 1,5

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District

Code

Commune

Nombre d'habitants

Surface (km²)

Densité de population (hab/km²)

Nombre de fokontany

Surface agr. moyenne / ménage (ha)

REGION : VATOVAVY FITOVINANY 23206012 23206030 Ifanadiana 23206071 23206150 23206170 23207010 Nosy Varika 23207031 23207070 23207151 23209031 23209090 23209110 23209170 Mananjary 23209252 23209290 23209370 23209391 23209490 23210070 23210090 23210110 23210152 23210190 Manakara Atsimo 23210232 23210271 23210292 23210351 23210390 23210410 23210430 23211011 23211012 Ikongo 23211031 23211032 23211071 23212010 23212031 23212051 Vohipeno 23212171 23212172 23212211 23212230 REGION : ATSIMO ATSINANANA 25213030 25213050 25213110 25213130 Farafangana 25213190 25213230 25213270 25213390 25213490 25213570 25214032 25214091 25214112 25214190 Vangaindrano 25214212 25214251 25214252 25214290 25214332 25214390 Midongy Atsimo 25215012 25215031 25217030 Vondrozo 25217071 25217111 25217191 Befotaka 25222012 25222031 Vohimasy Anosivelo Ivandrika Manambotra Atsimo Amporoforo Tangainony Ambohigogo Etrotroka Sahamadio Vohilengo Bekaraoky Lopary Anilobe Ranomena Ambatolava Bevata Karimbary Fenoambany Sandravinany Vohimalaza Ankazovelo Andranolalina Mahatsinjo Vohimary Karianga Moroteza Antondabe Marovotsika 5 269 16 850 10 181 7 499 14 225 19 976 14 250 19 024 14 421 30 166 3 300 23 184 12 483 21 421 14 800 16 402 7 526 10 805 11 235 10 180 9 025 9 168 21 008 8 070 18 315 16 082 5 815 7 674 84 82 80 180 181 270 100 448 144 165 101 266 144 380 800 675 192 500 380 543 251 450 251 491 187 289 370 1 080 63 205 127 42 79 74 143 42 100 183 33 87 87 56 19 24 39 22 30 19 36 20 84 16 98 56 16 7 6 16 5 5 10 11 12 16 10 13 3 15 7 8 5 6 5 7 6 7 8 7 13 4 8 5 7 7 0,4 5 4,8 3,4 2,2 7,5 3,5 5 2,8 6,5 4,7 2,8 1,5 0,5 2 2,8 2,2 1,1 2 7,8 2,4 1,8 1,2 0,5 2 4 1 Antaretra Tsaratanana Androrangavola Analampasina Fasintsara Nosy Varika Ambahy Sahavato Ambodilafa Tsaravary Mahatsara Iefaka Marokarima Marosangy Ambohitsara Est Andonabe Ambalahosy Avaratra Ambodinonoka Namorona Ambila Sorombo Mizilo Gara Sahanambohitra Vohimasy Ambalaroka Mitanty Vinanitelo Vohimasina Sud Fenomby Ambalavero Amborondra Ikongo Ambolomadinika Ambatofotsy Belemoka Ifanirea Vohipeno Vohitrindry Ivato Onjatsy Vohilany Ifatsy Ilakatra 12 569 23 326 27 691 9 338 16 554 72 148 13 853 28 010 16 090 9 648 8 796 15 010 10 410 7 445 15 008 4 996 10 554 19 425 20 923 11 590 11 153 11 162 6 783 22 843 10 083 10 980 21 598 7 613 13 135 14 418 28 575 18 834 25 845 17 255 20 925 18 545 13 443 2 728 1 324 1 300 9 714 17 612 470 684 746 320 400 624 270 450 402 42 60 257 142 110 183 90 219 400 158 207 110 150 64 128 68 198 240 48 180 49 618 382 406 357 300 70 81 60 18 37 80 221 27 34 37 29 41 116 51 62 40 230 147 58 73 68 82 56 48 49 132 56 101 74 106 178 148 55 90 159 73 293 46 49 64 48 70 265 166 45 74 35 121 80 10 23 15 9 24 26 11 28 16 6 6 8 6 6 11 5 11 11 11 16 5 4 10 9 5 7 6 9 10 5 34 12 11 10 11 9 8 3 3 3 7 20 1 1,5 2 3 0,3 1,5 1 0,5 1 0,5 1 2 1,5 0,5 1 1,2 3 3 3 3 4 0,5 1,5 3 2 5 1,6 0,5 2 2,5 2 1 4 1 2 0,5 2,5 0,5 0,75 0,5 2 1

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

page 145

District

Code

Commune

Nombre d'habitants

Surface (km²)

Densité de population (hab/km²)

Nombre de fokontany

Surface agr. moyenne / ménage (ha)

REGION : ATSIMO ANDREFANA 51503050 Beroroha 51503070 51503091 51504030 Morombe 51504050 51504090 51504130 Ankazoabo Atsimo 51505011 51505050 51506011 51506012 51506013 51506014 51506015 51506016 51506030 51506050 51506070 Betioky Atsimo 51506090 51506111 51506191 51506210 51506251 51506252 51506290 51506311 51506312 51506330 51507010 51507030 51507050 51507070 51507090 51507110 51507130 Ampanihy 51507150 51507170 51507190 51507210 51507230 51507250 51507270 51507290 51507310 51512012 Sakaraha 51512070 51512130 51512171 51520071 51520131 51520192 Toliary II 51520210 51520250 51520270 51520310 51520358 Benenitra REGION : ANOSY 53515031 53515051 53515090 53515111 53515112 Tolanaro 53515113 53515114 53515115 53515131 53515191 53515230 53515251 53517030 53517070 53517170 Betroka 53517270 53517291 53517330 53517370 53519010 53519030 53519050 53519070 53519090 53519110 53519130 Amboasary Atsimo 53519150 53519170 53519190 53519210 53519230 53519259 53519270 53519291 53519292 Ampasy Nahampoana Ifarantsa Ankaramena Ranopiso Analampatsy Andranobory Ankariera Ambatoabo Mahatalaky Ranomafana Ampasimena Manantenina Tsaraitso Ambalasoa Mahabo Iaborotra Isoanala Andriandampy Manarena Amboasary Atsimo Behara Tanandava Atsimo Sampona Ifotaka Tranomaro Maromby Elonty Esira Mahaly Manevy Tsivory Marotsiraka Tomboarivo Ebelo Ranobe 28 965 19 716 11 259 12 999 17 825 11 126 12 139 10 200 12 600 19 765 9 600 12 794 11 358 2 606 9 639 5 115 429 1 036 318 104 909 1 600 861 842 853 1 417 420 1 279 650 500 537 373 68 19 35 125 20 7 14 12 15 14 23 10 17 5 18 14 24 25 23 20 18 22 11 11 15 12 10 13 17 7 9 8 0,25 1,5 0,5 0,25 1 0,5 0,25 0,5 0,25 0,25 0,5 1 0,5 7 200 10 250 12 823 10 153 11 726 8 455 4 109 8 329 24 718 11 024 19 595 10 985 8 386 4 670 12 234 5 010 19 200 9 110 91 148 110 379 56 210 15 60 592 216 584 361 1 050 452 1 501 274 781 944 79 69 117 27 209 40 270 139 42 51 34 30 8 10 8 18 25 10 3 9 12 15 9 11 4 8 16 10 11 9 6 8 15 6 13 4 4 1,5 0,8 2,5 2,5 4,5 1,5 3 4,5 1 1 0,5 1,5 2,8 1,5 5 51521070 Behisatsy Marerano Mandronarivo Morombe II (Befandef Ambahikily Nosy Ambositra Antanimieva Ankazoabo Atsimo Andranomafana Betioky Atsimo Sakamasay Ambahitrimitsinjo Ankazomanga Ouest Ankazombalala Maroarivo Ankazomang Beantake Masiaboay Antohabato Tameantsoa Tongobory Andranomangatsiaka Soamanonga Soaserana Marosavoa Tanambao Ambony Belamoty Montifeno Lazarivo Ampanihy Andrefana Anosa (Ankiliabo) Amborompotsy Ankilizato Maniry Antaly Ankilimivory Ejeda Belafike Ambony Beahitse Gogogogo Androka Vohitany Beroy Atsimo Fotadrevo Itampolo Miary teheza Amboronabo Andranolava Mikoboka Miary Ianantsony (Saint Au Manorofify Marofoty Manombo Atsimo Andranovory Ankililoaka Beheloke Ianapera 17 304 24 310 11 346 13 965 7 139 8 671 12 592 7 527 47 804 16 850 20 627 13 673 25 795 10 668 15 333 34 420 41 753 3 235 7 296 7 442 3 348 12 650 15 223 8 246 12 622 25 675 30 623 25 204 13 729 13 403 247 1 397 1 134 591 364 212 374 224 1 830 308 1 349 347 1 608 273 243 998 2 417 803 909 788 810 140 156 1 800 315 500 860 852 2 890 2 140 70 17 10 24 20 41 34 34 26 55 15 39 16 39 63 34 17 4 8 9 4 90 98 5 40 51 36 30 5 6 40 25 11 23 9 14 16 13 49 14 26 22 24 17 17 51 40 6 11 12 5 11 13 5 8 14 26 24 13 30 0,5 0,5 1 1 0,5 0,7 0,7 0,7 1 0,5 0,5 0,5 0,7 0,75 0,75 0,75 0,5 4 3 2 0,5 0,5 0,25 0,5 2 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 9 813 14 832 6 921 13 198 43 889 20 819 26 213 36 442 7 243 13 380 4 692 3 008 3 847 19 906 9 079 9 618 13 351 10 557 8 618 13 645 10 200 13 734 2 014 3 042 6 623 18 645 1 870 3 488 1 871 412 442 1 850 952 1 900 1 287 312 405 96 1 647 560 1 658 320 485 257 395 981 380 248 215 750 41 215 5 4 4 32 99 11 28 19 6 43 12 31 2 36 5 30 28 41 22 14 27 55 9 4 162 87 10 12 5 10 13 7 9 33 8 26 14 10 10 17 15 12 21 10 13 18 15 29 9 11 11 14 1,8 0,7 0,5 0,5 1,5 2 2,5 3,3 1,5 4 6,5 3,5 1,5 0,1 0,5 0,5 0,5 0,5 0,25 2 0,5 2 0,4 0,5 0,3

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

page 146

District

Code

Commune

Nombre d'habitants

Surface (km²)

Densité de population (hab/km²)

Nombre de fokontany

Surface agr. moyenne / ménage (ha)

REGION : ANDROY 52513010 52513030 Beloha 52513050 52513070 52513091 52513092 52514011 52514012 52514031 Tsihombe 52514032 52514050 52514071 52514072 52516011 52516012 52516013 52516014 52516031 52516032 52516033 52516050 52516071 Ambovombe Androy 52516072 52516091 52516092 52516111 52516112 52516130 52516151 52516152 52516170 52516190 52518010 52518031 52518032 52518050 52518070 52518091 52518092 52518110 52518130 Bekily 52518151 52518152 52518170 52518190 52518210 52518230 52518251 52518252 52518270 52518290 REGION : MENABE Manja Morondava 54502090 54502110 54508059 54508159 54509030 54509051 Mahabo 54509070 54509110 54509170 54510012 Belon'i Tsiribihina 54510050 54510132 54510152 54511012 54511033 Miandrivazo 54511091 54511130 54511210 Ankiliabo Andranopasy Bemanonga Befasy Ankilivalo Tanandava II Analami Ampanihy Mandabe Tsimazava Bemarivo-ankirondro Tsaraotana Antsoha Ankororoky Dabolava Anosimena Ambatolahy Ankavandra Ankondromena 19 169 11 666 37 995 20 933 12 991 11 950 13 131 27 400 3 192 10 184 8 123 7 199 5 775 1 242 7 696 12 038 12 900 7 375 1 804 2 054 1 472 2 472 960 705 900 1 156 192 200 500 457 535 934 850 674 2 102 1 013 11 6 26 8 14 17 15 24 17 51 16 16 11 1 9 18 6 7 18 6 31 17 7 5 17 10 5 6 10 7 6 5 5 9 13 7 0,7 1,5 1 0,5 1 11 0,5 0,5 0,7 1 1 1 0,5 2 0,5 1 1,5 0,5 Beloha Tranovaho Kopoky Marolinta Tranoroa Beabobo Tsihombe Nikoly Betanty (Faux cap) Anjapaly Marovato Antaritarika Imongy Ambovombe Tsimananada Anjeke-Ankilikira Erada Ambanisarika Analamary Ambohimalaza Ambonaivo Maroalopoty Maroalimainte Ambondro Ambazoa Sihanamaro Marovato-Befeno Antanimora Atsimo Andalatanosy Ampamata Jafaro Imanombo Morefeno Bekily Ankaranabo Avaratra Besakoa Anja Avaratra Antsakoamaro Ambatosola Tsirandrany Tsikolaky Manakompy Ambahita Maroviro Belindo Mahasoa Beteza Tanandava Bekitro Beraketa Vohimanga Bevitiky Anivorano Mitsinjo 26 445 13 280 18 533 12 904 22 132 8 311 27 992 15 102 11 187 10 014 13 486 14 429 12 908 65 394 12 902 12 314 10 600 11 112 1 009 13 421 9 001 18 949 32 645 18 559 15 168 20 120 7 272 24 645 30 910 10 046 24 275 20 800 11 834 5 097 2 123 3 500 5 005 8 683 2 367 3 613 5 089 14 563 13 410 10 193 7 920 12 890 20 066 17 300 6 093 10 040 3 281 546 524 560 679 1 680 150 68 359 141 250 145 72 265 152 69 600 82 1 463 990 127 1 750 1 720 93 184 69 115 280 131 97 112 266 532 613 567 272 400 850 760 191 170 246 25 28 23 96 8 82 156 31 7 54 62 263 123 122 220 34 89 17 31 79 14 12 127 28 31 30 18 66 24 32 19 27 22 18 29 32 24 23 32 59 13 1 087 1 166 550 1 800 1 216 414 1 353 2 712 469 24 11 34 7 18 20 21 6 24 33 28 23 22 23 6 43 26 14 14 18 25 18 58 17 27 17 12 9 15 15 50 32 23 20 23 11 40 52 25 37 19 16 14 7 6 9 10 6 8 17 20 12 27 14 23 32 22 9 9 10 1 1 2,5 2 2,5 2 3 3 3 3 2 2 2,5 2 2 3 1,5 3 2,5 1,5 3 4 1,5 3 4 1,5 0,9 3 3 2 1,5 2 3 2 2 5 3 1,5 2 2 1 1 3 0,5 1 3 1 2

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

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ANNEXE 2 : Principaux aliments de cueillette et de disette
District Code Commune alim 1 REGION : HAUTE MATSIATRA 21205050 21205071 21205072 21205090 Ambalavao 21205211 21205212 21205230 21205250 21205270 21208030 21208072 21208090 Ambohimahasoa 21208212 21208230 21208252 21208270 21208290 21219010 Ikalamavony 21219050 21219090 21219130 21220012 21220090 21220112 21220130 21220150 21220170 21220250 21220270 Fianarantsoa II 21220291 21220293 21220310 21220330 21220450 21220530 21220551 21220552 21220590 REGION : AMORON'I MANIA 22202010 Ambatofinandrahana 22202090 22202130 22203050 22203090 22203130 22203190 Ambositra 22203230 22203390 22203410 22203430 22203491 22203551 22204010 22204050 Fandriana 22204130 22204150 22204192 22204230 22223010 22223030 Manandriana 22223110 22223150 22223171 22223172 REGION : IHOROMBE 24216031 24216110 Ihosy 24216132 24216231 24216232 24216250 Ivohibe Iakora 24218030 24218050 24221030 24221050 Ankily Mahasoa Soamatasy Ranohira Ilakaka Menamaty Iloto Antambohobe Maropaika Ranotsara Avaratra Begogo Mangue Mangue Mangue Goyave Mangue Viha Mangue Goyave Viha Katoky Banane Banane Veoveo Goyave Tavolo Autres fruits Banane Veoveo Tsinefy Mangue Ovy ala Ataly Tavolo Viha Tavolo Sosa Veoveo Bodoa Tavolo Viha Veoveo Ovy ala Tavolo Sosa Goyave Viha Mangue Ovy ala Tavolo Veoveo Tavolo Raketa mena Ovy ala Viha Autres fruits sauvages Ambatofinandrahana Ambondromisotra Amborompotsy Ankazoambo Andina Firaisana Ivato Fahizay Ambatolahima Kianjandrakefina Ambatofitorahana Antoetra Mahazina Ambohipiere Ambohimitombo I Ambinanindrano Fandriana Sahamadio Fisakana Ankarinoro Sandrandahy Betsimisotra Imito Ambovombe Afovoany Ambohimahazo Anjoman'Ankona Talata Vohimena Ambatomarina Andakatany Goyave Grenadelle Goyave Goyave Goyave Ovy ala Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Pêche Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Rafia Mangue Pêche Brèdes Pomme Tapia Orange Tourteau arachide Ovy ala Orana Banane Kaki Kaki Pêche Grenadelle Ofika Haricot gousse Feuille de patates Brèdes Ovy ala Hafima Goyave Groseilles Pêche Grenadelle Kivenga Tapia Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Mangue Banane Tavolo Goyave Mangue Iarintsena Ambohimandroso Andrainjato Anjoma Ankaramena Ambinaniroa Ambohimahamasina Miarinarivo Vohitsaoka Ampitana Ambalakindresy Ankafina Vohitrarivo Ambohinamboarina Camp Robin Befeta Fiadanana Ikalamavony Solila Fitampito Tsitondroina Andrainjato Est Taindambo Sahambavy Talata Ampano Ankarinarivo Maniris Iavonomby Vohibola Alakamisy Ambohimaha Andoharanomaitso Mahasoabe Ihazoara Andranovorivato Androy Vohimarina Fanjakana Mahaditra Ankoromalaza Mifanas Ambalamidera II Mangue Tavolo Tavolo Mangue Goyave Goyave Goyave Mangue Goyave Goyave Pêche Goyave Goyave Goavitsinahy Goyave Goyave Goyave Mangue Goyave Goyave Goyave Goyave Goavitsinahy Goyave Ravitraka Tavolo Bokajaha Saonjon-drano Goyave Feka Traka Rotra Voafosty Rotra Zamborizana Ovy ala Goavitsinahy Goyave Ovy ala Banane Bodoa Apaly Goyave Autres fruits Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Bodoa Sosa Veoveo Mangue Champignons Pêche Légumes verts Bemaintso Paiso andrahoina Mangue Mangue Banane Mangue Mangue Mangue Banane Pêche Mangue Pêche Pêche Traka Autres fruits Banane Goyave Brèdes Brèdes Pêche Goyave Goyave Papaye Ovy ala Champignons Goyave Goyave Mangue Pêche Papaye Orange Banane Agrumes Banane Goyave Aliments de cueillette alim 2 alim 3 alim 1 Aliments de disette alim 2 alim 3

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

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District

Code

Commune alim 1

Aliments de cueillette alim 2 alim 3 alim 1

Aliments de disette alim 2 alim 3

REGION : VATOVAVY FITOVINANY 23206012 23206030 Ifanadiana 23206071 23206150 23206170 23207010 Nosy Varika 23207031 23207070 23207151 23209031 23209090 23209110 23209170 Mananjary 23209252 23209290 23209370 23209391 23209490 23210070 23210090 23210110 23210152 23210190 Manakara Atsimo 23210232 23210271 23210292 23210351 23210390 23210410 23210430 23211011 23211012 Ikongo 23211031 23211032 23211071 23212010 23212031 23212051 Vohipeno 23212171 23212172 23212211 23212230 REGION : ATSIMO ATSINANANA 25213030 25213050 25213110 25213130 Farafangana 25213190 25213230 25213270 25213390 25213490 25213570 25214032 25214091 25214112 25214190 Vangaindrano 25214212 25214251 25214252 25214290 25214332 25214390 Midongy Atsimo 25215012 25215031 25217030 Vondrozo 25217071 25217111 25217191 Befotaka 25222012 25222031 Vohimasy Anosivelo Ivandrika Manambotra Atsimo Amporoforo Tangainony Ambohigogo Etrotroka Sahamadio Vohilengo Bekaraoky Lopary Anilobe Ranomena Ambatolava Bevata Karimbary Fenoambany Sandravinany Vohimalaza Ankazovelo Andranolalina Mahatsinjo Vohimary Karianga Moroteza Antondabe Marovotsika Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Baradeda Ovitry Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Tavolo Ovy ala Ovy ala Tavolo Tavolo Tavolo Taretry Ovy ala Bodoa Viha Viha Orange Hofiky Viha Viha Viha Viha Viha Varamotsy Viha Viha Kandrotsy Ringiritra Vodim bia Bodoa Vodim bia Kandrotsy Kandrotsy Ampalibe Viha Kandrotsy Ampalibe Viha Viha Viha Viha Hofika Vahira Kandrotsy Ampalibe Viha Voafatsy Ravinala Ofika Ringiritra Ampalibe Ringiritra Viha Viha Kandrotsy Tsojorano Vodim bia Ringiritra Viha Veoveo Viha Viha Ringiritra Ofika Vodim bia Viha Baradeda Ampalibe Ofika Ofika Vahira Veoveo Vodim bia Viha Tatamo Viha Kandrotsy Ofika Ringiritra Kandrotsy Ampalibe Ofika Vohira Raketa mena Ofika Madaribo Viha Ofika Veoveo Viha Kandrotsy Ringiritra Viha Gingiza Veoveo Ringiritra Ringiritra Ovy ala Ofika Ofika Tsojo-mity Antaretra Tsaratanana Androrangavola Analampasina Fasintsara Nosy Varika Ambahy Sahavato Ambodilafa Tsaravary Mahatsara Iefaka Marokarima Marosangy Ambohitsara Est Andonabe Ambalahosy Avaratra Ambodinonoka Namorona Ambila Sorombo Mizilo Gara Sahanambohitra Vohimasy Ambalaroka Mitanty Vinanitelo Vohimasina Sud Fenomby Ambalavero Amborondra Ikongo Ambolomadinika Ambatofotsy Belemoka Ifanirea Vohipeno Vohitrindry Ivato Onjatsy Vohilany Ifatsy Ilakatra Ampalibe Ovy ala Ampalibe Ovy ala Ovy ala Banane Viha Mangue Ovy ala Viha Viha Viha Viha Viha Tavolo Tavolo Viha Viha Ampalibe Fruit à pain Ampalibe Ovy ala Apaly Ampalibe Ampalibe Ampalibe Viha Ampalibe Fruit à pain Banane Ovy ala Ampalibe Ovy ala Ampalibe Ampalibe Ampalibe Fruit à pain Fruit à pain Fruit à pain Fruit à pain Fruit à pain Ampalibe Orange Fruit à pain Banane Banane Orange Mangue Banane Banane Mangue Ampalibe Mandarine Ampalibe Ofika Ofika Ofika Ofika Tavolo Ovy ala Viha Viha Viha Tavolo Tavolo Viha Ampalibe Viha Ovy ala Ovy ala Tavolo Tavolo Goyave Fruit à pain Viha Fruit à pain Tavolo Fruit à pain Ampalibe Fruit à pain Ampalibe Ovy ala Viha Tavolo Viha Ovy ala Tatamo Viha Tavolo Ampalibe Manioc Ofika Tavolo Fruit à pain Ampalibe Fruit à pain Akondro Voasary Tavolo Tavolo Ampalibe Tavolo Tavolo Tavolo Viha Ovy ala Ampalibe Viha Viha Viha Afina Viha Viha Tatamo Fruit à pain Ofika Viha Fruit à pain Banane Banane Ampalibe Ampalibe Tavolo Fruit à pain Banane Fruit à pain Mangue Viha Viha Ofika Hofika Viha Tatamo Ngingiza Viha Viha Viha Tatamo Ngingiza Viha Ovy ala Ofika Tavolo Ofika Tavolo Babangy Viha Ovy ala Viha Viha Ofika Viha Viha

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

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District

Code

Commune alim 1

Aliments de cueillette alim 2 Tavolo Goavitsinahy Goyave Goyave Ovy ala Ovy ala Raketa Raketa Goavitsinahy Sosa Ovy ala Ovy ala Lamoty Raketa Raketa Ovy ala Lamoty Gago Raketa Goyave Goyave Goyave Raketa sakoa Sasavy Mangue Mangue Mangue Mangue Mangue Raketa Mangue Mangue kily Lamoty Lamoty Raketa Raketa Lamoty Mangue Tsinefo Goyave Goyave Tsinefo Goyave Mangue Goyave Sosa Ovy ala Raketa Goyave Goyave Goyave Sosa Lamoty Lamoty Sakoa Sasavy Goyave Lamoty Goavitsinahy Raketa Rotsy Goyave Tsoha Gasy Raketa Ovy ala Ovy ala Papaye Raketa Babo Babo Sasavy Fangitse Raketa mena Babo Papaye verte Ovy ala Ovy ala Ataly Robokily Kily + cendres Raketa mena Angily Sakoa Lamoty Fosa Goyave Lamoty Lamoty Lamoty Goyave Kily + cendres Kily + cendres Kily + cendres Sakoa Sakoa Sakoa Kily + cendres Fangitse Kily + cendres Kily + cendres Voavandrike Sosa Kily + cendres Mbota Sosa Papaye Papaye Lamoty Lamoty Fangitse Sosa Papaye Lamoty Raketa Ovy ala Fangitse Babo Kapaiky Veoveo Ovy ala Papaye Mbota Papaye Kily + cendres Mbota Moky Kily + cendres alim 3 Lamoty Lamoty Lamoty Ovy ala Tavolo Moky alim 1

Aliments de disette alim 2 alim 3

REGION : ATSIMO ANDREFANA 51503050 Beroroha 51503070 51503091 51504030 Morombe 51504050 51504090 51504130 Ankazoabo Atsimo 51505011 51505050 51506011 51506012 51506013 51506014 51506015 51506016 51506030 51506050 51506070 Betioky Atsimo 51506090 51506111 51506191 51506210 51506251 51506252 51506290 51506311 51506312 51506330 51507010 51507030 51507050 51507070 51507090 51507110 51507130 Ampanihy 51507150 51507170 51507190 51507210 51507230 51507250 51507270 51507290 51507310 51512012 Sakaraha 51512070 51512130 51512171 51520071 51520131 51520192 Toliary II 51520210 51520250 51520270 51520310 51520358 Benenitra REGION : ANOSY 53515031 53515051 53515090 53515111 53515112 Tolanaro 53515113 53515114 53515115 53515131 53515191 53515230 53515251 53517030 53517070 53517170 Betroka 53517270 53517291 53517330 53517370 53519010 53519030 53519050 53519070 53519090 53519110 53519130 Amboasary Atsimo 53519150 53519170 53519190 53519210 53519230 53519259 53519270 53519291 53519292 Ampasy Nahampoana Ifarantsa Ankaramena Ranopiso Analampatsy Andranobory Ankariera Ambatoabo Mahatalaky Ranomafana Ampasimena Manantenina Tsaraitso Ambalasoa Mahabo Iaborotra Isoanala Andriandampy Manarena Amboasary Atsimo Behara Tanandava Atsimo Sampona Ifotaka Tranomaro Maromby Elonty Esira Mahaly Manevy Tsivory Marotsiraka Tomboarivo Ebelo Ranobe Raketa Mangue Raketa Raketa Mangue Mangue Raketa Mangue Mangue Mangue Mangue Mangue Raketa Mangue Raketa Raketa Mangue Lamoty Lamoty Raketa Raketa Mangue Goyave Raketa Raketa Raketa Goyave Mangue Voanjo Goyave Goavitsinahy Raketa Kobokoboke Taly Botana Fangitse Fangitse Bemako Fangitse Kobokoboke Bagny Vorozy Vorozy Vandriky Kily + cendres Raketa Goyave Kotsokoboke Harambotake Sasavy Raketa Kily Kobokoboke Fangitse Ombeke Kily + cendres Fangitse Fangitse Kobokoboke Andramaha Anatsofy Bangne Bagny Sasavy Sosa Kobokoboke Goyave Mangue Mangue Mangue Raketa Raketa Mangue Vorozy Viha Goyave Igname Viha Mangue Goyave Mangue Raketa Mangue Mangue Goyave Raketa mena Viha Papa Mangue Linginotse Bemako Goyave Mangue Goyave Viha Ataly Ovy ala Veoveo Jacque Viha Goyave Goyave Goyave Raketa Mangue Lamoty Raketa Ombike Sosa Goyave Koko Goyave Viha Viha Viha Viha Valà Kotsokoboke Viha Voroy Papaye Papaye Viha Viha Vorozy Papaye verte Ampalibe Viha Ampalibe Vodravy Ovy ala Papaye verte Lingirotse Raketa mena Omboke Fangitse Fangitse Lingirotsy Vorozy Manioc Kobokoboke Sosa Vorozy 51521070 Behisatsy Marerano Mandronarivo Morombe II (Befandef Ambahikily Nosy Ambositra Antanimieva Ankazoabo Atsimo Andranomafana Betioky Atsimo Sakamasay Ambahitrimitsinjo Ankazomanga Ouest Ankazombalala Maroarivo Ankazomang Beantake Masiaboay Antohabato Tameantsoa Tongobory Andranomangatsiaka Soamanonga Soaserana Marosavoa Tanambao Ambony Belamoty Montifeno Lazarivo Ampanihy Andrefana Anosa (Ankiliabo) Amborompotsy Ankilizato Maniry Antaly Ankilimivory Ejeda Belafike Ambony Beahitse Gogogogo Androka Vohitany Beroy Atsimo Fotadrevo Itampolo Miary teheza Amboronabo Andranolava Mikoboka Miary Ianantsony (Saint Au Manorofify Marofoty Manombo Atsimo Andranovory Ankililoaka Beheloke Ianapera Mangue Kily Lamoty Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Mangue Raketa Raketa Lamoty Raketa Mangue Mangue Mangue Raketa Goyave Goyave Mangue Mangue Ovy ala Goyave Mangue Raketa Mangue Ovy ala Mangue Mangue Sosa Sosa Sosa Tubercules sauvages Moky Tubercules sauvages Kily + cendres Sakoa Kily + cendres Ovy ala Filofilo Feuilles de Raketa Fangitse Voafogne Feuille de cactus Fanigtry Feuille de cactus Kily + cendres Autres fruits sauvages Ovy ala Mangue Mangue Ovy ala Mangue Baboke Mangue Mangue Mangue Mangue Mangue Lamoty Baboke Raketa Baboke Raketa Raketa Mangue Mangue Sosa Goyave Fangitse Mangue Raketa Mangue Mangue Sosa Etrevo Sosa Bonta Taimboae Ovy ala Kily + cendres Fangitse Ovy ala Etrevo Bonta Mbota Moky Tsotsoke Tavolo Mbota Ovotr'ankondro Ataly Ovy ala Ataly Veoveo Ataly

Babo Foto akondro Goago Tatamo Tatamo Mbota Sosa Sosa

Sosa Moky Sosa Sosa Papaye verte Giseny Fangitse Mangue verte Babo

Fangitse Foué

Raketa mena Saritaho

Kily + cendres

Sakoa

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

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District REGION : ANDROY

Code

Commune alim 1

Aliments de cueillette alim 2 alim 3 alim 1

Aliments de disette alim 2 alim 3

52513010 52513030 Beloha 52513050 52513070 52513091 52513092 52514011 52514012 52514031 Tsihombe 52514032 52514050 52514071 52514072 52516011 52516012 52516013 52516014 52516031 52516032 52516033 52516050 52516071 Ambovombe Androy 52516072 52516091 52516092 52516111 52516112 52516130 52516151 52516152 52516170 52516190 52518010 52518031 52518032 52518050 52518070 52518091 52518092 52518110 52518130 Bekily 52518151 52518152 52518170 52518190 52518210 52518230 52518251 52518252 52518270 52518290 REGION : MENABE Manja Morondava 54502090 54502110 54508059 54508159 54509030 54509051 Mahabo 54509070 54509110 54509170 54510012 Belon'i Tsiribihina 54510050 54510132 54510152 54511012 54511033 Miandrivazo 54511091 54511130 54511210

Beloha Tranovaho Kopoky Marolinta Tranoroa Beabobo Tsihombe Nikoly Betanty (Faux cap) Anjapaly Marovato Antaritarika Imongy Ambovombe Tsimananada Anjeke-Ankilikira Erada Ambanisarika Analamary Ambohimalaza Ambonaivo Maroalopoty Maroalimainte Ambondro Ambazoa Sihanamaro Marovato-Befeno Antanimora Atsimo Andalatanosy Ampamata Jafaro Imanombo Morefeno Bekily Ankaranabo Avaratra Besakoa Anja Avaratra Antsakoamaro Ambatosola Tsirandrany Tsikolaky Manakompy Ambahita Maroviro Belindo Mahasoa Beteza Tanandava Bekitro Beraketa Vohimanga Bevitiky Anivorano Mitsinjo

Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Raketa Mangue Mangue Mangue Mangue Mangue Mangue Mangue Raketa Mangue Mangue Mangue Mangue Mangue Raketa Mangue Mangue Raketa Mangue

Lamoty Lamoty Lamoty Sasavy Mangue Kobay Lamoty Lamoty Lamoty Sasavy Lamoty Lamoty Lamoty

Voakobay Sasavy Mangue Lamoty Sasavy Kily Lamoty Sasavy Kily

Raketa mena Moky Kily + cendres Feuille de cactus Kily + cendres Kily + cendres Kily + cendres Beagne Beagne Raketa mena Feuille de cactus Raketa mena Raketa mena Bonta Kily + cendres

Bonta Amatse Tubercules sauvages Tubercules sauvages Tubercules sauvages Fangitse Tubercules sauvages Fangitse Sofintsofogne Feuille de cactus Kily + cendres Bonta

Feuille de cactus Mozotse Tubercules sauvages Konoke Feuille de cactus Kily + cendres Fangitse

Tubercule sauvage Lamoty

Anjeky Beagne

Lamoty

Raketa mena Fangitse Kily + cendres Zagne Somangy

Lamoty

Sasavy

Kily + cendres Raketa mena

Bonta Raketa mena Bontagne Lamoty Mangue Mangue Kily kily Mangue Raketa Raketa Raketa Raketa Valala Raketa Raketa Mangue Goyave Goyave Raketa Raketa Raketa Mangue Raketa Raketa Mangue Raketa Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Goyave Raketa Raketa Raketa mena Raketa mena Raketa mena Mangue verte Raketa mena Tubercules sauvages Raketa mena Raketa mena Mangue verte Raketa mena Raketa mena Mangue verte Raketa mena Sasavy Goyave Goyave Fangitse Lamoty Goyave Bontagne Bontagne Raketa mena

Feuille de cactus

Raketa mena

Lamoty Fangitse Fangitse

Fandra

Sosa

Raketa mena Mangue verte

Autres fruits sauvages tubercules sauvages

Raketa mena Mangue verte Mangue verte Autres fruits sauvages Tubercules sauvages

Tubercules sauvages Mangue verte Mangue verte Raketa mena Tubercules sauvages Autres fruits sauvages Mangue verte Mangue verte Autres fruits sauvages Autres fruits sauvages Autres fruits sauvages Autres fruits sauvages Autres fruits sauvages

Ankiliabo Andranopasy Bemanonga Befasy Ankilivalo Tanandava II Analami Ampanihy Mandabe Tsimazava Bemarivo-ankirondro Tsaraotana Antsoha Ankororoky Dabolava Anosimena Ambatolahy Ankavandra Ankondromena

Mangue Baobab Mangue Tavolo Tavolo Ovy ala Tavolo Ovy ala Tavolo Ovy ala Ovy ala Ovy ala Ovy ala Sosa Sosa Mangue Mangue

Ovy ala Bavo Goyave Ovy ala Ovy ala Tavolo Katoky Antaly Antaly Etrevo Kabija Kabija Antaly Etrevo Mokonazy Goyave Goyave Antaly Angily Antaly Ovy ala Voandrofia Jujube Jujube Tavolo Ovy ala Kabija Giseny Jujube Antaly

Tavolo Tavolo Tavolo Foza katoky

Trevo Voantsaky Ovy ala Kalalo Tsanganday Babo Konazy

Sosa Ovy ala Tavolo

Kabija Tavolo Veoveo

Ataly Ataly Ataly

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

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LEXIQUE
Activité génératrice de revenus : toute activité professionnelle procurant un revenu : agriculture, élevage,
pêche, activités non-agricoles.

Activité non-agricole génératrice de revenus : toute activité professionnelle autre que l’agriculture, l’élevage et

la pêche, procurant un revenu. Dans la zone SIRSA, sont considérées comme activités non-agricoles génératrices de revenus : le salariat agricole, le salariat dans le secteur industriel et manufacturier, l’artisanat, le commerce, la préparation ou transformation d’aliments, l'exploitation minière, l’exploitation forestière, le transport, le tourisme et la fabrication de briques.

Aliment de cueillette : plants comestibles qui poussent et se multiplient partout d’une manière sauvage, ne sont pas plantés par la population et n’ont reçu aucun entretien, et qui sont consommés en année normale par les populations. Aliment de disette : aliments cueillis ou ramassés par les ménages, et qui ne sont consommés qu’en année difficile : feuille de raketa, raketa mena, tamarin (kily), tubercules et racines sauvages… Année normale : année de référence caractérisée par un état « normal » des variables exogènes :
-

une situation pluviométrique marquée par des pluies suffisantes et bien réparties dans le temps et dans l’espace avec un cumul pluviométrique égal ou proche de la moyenne ; des déprédateurs n’occasionnant que des dégâts légers dans les cultures, considérés comme habituels ; les conditions d’exercices des activités génératrices de revenus monétaires se caractérisant par un niveau habituel en ce qui concerne l’intensité de la pratique et les prix des biens ou services produits.

fonctions vitales, avoir une activité normale et être en bonne santé. Ils dépendent de l’âge et la corpulence de l’individu, de la température extérieure, et de l’activité fournie. Pour un adulte ayant une activité normale, les besoins énergétiques minimaux sont de 1.900 Kcal /jour (normes FAO).

Besoins énergétiques : quantité d'énergie alimentaire requise pour un individu afin de pouvoir entretenir les

Capacité d’adaptation : indicateur qualitatif qui traduit l’aptitude d’une population à prévenir des difficultés

alimentaires inhabituelles que pourraient causer des facteurs exogènes. Elle est fonction du profil socioéconomique de la commune, notamment de la diversité des sources de revenus, de la possibilité d’intensifier certaines activités génératrices de revenus en conjoncture défavorable, des ressources naturelles exploitables (pêche, cueillette…) et du type de stratégies d’adaptation dont les ménages disposent.

Culture de rente : culture dont la majorité de la production est commercialisée sur les marchés ou par des filières spécifiques. Elle peut être annuelle, si elle doit être resemée chaque année (arachide, haricot, pois du Cap, oignon, …), ou pérenne si elle survit au moins 3 ans (café, girofle, vanille, letchi…). Culture vivrière : plante cultivée pour sa production alimentaire, et qui constitue la base de l’alimentation de la

population. Dans la zone SIRSA, les principales cultures vivrières sont le riz, le maïs, le manioc et la patate douce.

Densité de population : nombre d’habitants par km². Déprédateur : élément externe s'attaquant aux cultures et influençant d'une manière néfaste la production agricole. Dans la zone SIRSA, sont considérés comme déprédateurs : les criquets, les rongeurs, les insectes, les oiseaux et les maladies phytosanitaires. Données conjoncturelles : ensemble des indicateurs variant, au cours d'une année, en fonction de l'évolution de

la campagne agricole et des conditions socio-économiques prévalant dans la zone. Dans la méthodologie SIRSA, ces données sont récoltées mensuellement, validées, analysées et comparées aux données structurelles.

normale, les principales caractéristiques des populations, des productions de l'agriculture et de l'élevage, des activités génératrices de revenus, des marchés et des stratégies d'adaptation.

Données structurelles : ensemble des indicateurs de base de la méthodologie SIRSA, décrivant, en année

Atlas des données structurelles SIRSA – Mars 2006

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Focus group : ensemble des informateurs clés ayant répondu à l’enquête structurelle. Il est constitué de

représentants des autorités communales et/ou traditionnelles, des services techniques (agriculture, élevage) s’ils sont présents, de cadres d’ONG de développement, et de représentants paysans issus des différents fokontany de la commune.

Fokontany : subdivision administrative d’une commune, correspondant à un village. Niveau de risque : indicateur qualitatif qui traduit la probabilité d’apparition d’un aléa climatique (cyclone,
inondation, sécheresse, grêle, criquets) ou économique ayant un impact sérieux sur la sécurité alimentaire de la majorité des ménages d’une commune.

Période de soudure : période durant laquelle la plupart de la population a des difficultés d’accès à une nourriture pouvant satisfaire les besoins d’une vie active en bonne santé. Elle se situe généralement entre l'épuisement des stocks alimentaires issus de la production propre et les prochaines récoltes (septembre à mars). Dans la conception malgache toutefois, et à l’exception des zones où le riz ne constitue pas l’aliment de base, la période de soudure est étroitement liée avec la disponibilité d’une ration suffisante en riz. Période d’inaccessibilité : période durant laquelle la voie principale reliant la commune au chef-lieu de district le plus proche est impraticable aux véhicules motorisés. Potentiel agricole : production de l'agriculture à laquelle la population s'attend en année normale. Il peut être estimé pour chaque culture et est exprimé en mois de consommation, indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée. Potentiel alimentaire : production des aliments à laquelle la population s'attend en année normale. Il correspond à la somme des potentiels agricole, laitier, pêche et de cueillette, et est exprimé en mois de consommation, indépendamment de la part qui pourrait être commercialisée. Potentiel monétaire : indicateur qualitatif qui apprécie - pour une année normale – la capacité des ménages à

compenser le déficit de production pour satisfaire à leurs besoins alimentaires et non-alimentaires, en ayant notamment recours aux marchés. Il est fonction du rendement des activités génératrices de revenus, et du niveau des prix pratiqués dans la commune.

cycle cultural se déroule durant la saison des pluies, de décembre à juin.

Riz de 1ère saison : est considéré dans cet ouvrage comme riz de 1ère saison, le riz dont la plus grande partie du

Riz de 2ème saison : est considéré dans cet ouvrage comme riz de 2ème saison, le riz dont la plus grande partie du
cycle cultural se déroule durant la saison sèche, de juin à décembre.

Riz de bas-fonds : désigne le riz dont l’alimentation en eau s’effectue par une nappe phréatique située au niveau ou au-dessus du système racinaire. Deux types de riziculture de bas-fonds sont pratiqués : la riziculture irriguée (le riz est submergé durant toute la saison, apport continu d’eau avec contrôle de la hauteur de la lame et possibilité de drainage) et la riziculture submergée sans contrôle de l’eau (le riz est submergé durant la plupart du temps de culture, pas ou peu de contrôle de l’apport d’eau provenant des pluies et rivières, hauteur d’eau variable mais généralement faible). Riz de tanety : désigne à Madagascar le riz qui est pratiqué en pluvial (alimentation en eau des plantes assurée

par les pluies), sur les terres de colline, pour lequel la nappe phréatique se situe en dessous de la zone racinaire, par opposition à la riziculture de bas-fonds.

Stratégie d'adaptation : mécanismes mis en œuvre par les populations qui se sentent menacées par l'insécurité

alimentaire lorsqu'elles subissent une chute de leurs productions ou de leurs revenus. Dans la zone SIRSA, sont considérées comme stratégies d'adaptation : l’intensification des activités génératrices de revenus, l’intensification des ventes de bétail, de matériel agricole, de bijoux, d’ustensiles de cuisine, de semences ou de terres agricoles, la migration des familles, le changement des habitudes alimentaires et l'endettement.

Taux brut de scolarisation : rapport entre le nombre de personnes fréquentant l’école primaire (quel que soit l’âge) et la population âgée de 6 à 10 ans.

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Titre foncier : est considéré dans cet ouvrage comme titre foncier tout document officiel délivré par les services du Domaine après la visite des topographes et le bornage. Vulnérabilité : situation d’insécurité menaçant l’accès, pour tous et à tout moment, à une nourriture suffisante

et adéquate.

Vulnérabilité structurelle : dans la méthodologie SIRSA, la vulnérabilité structurelle peut se concevoir comme

une graduation sur une échelle de probabilité de connaître des difficultés alimentaires sévères. Elle découle de la mise en relation des facteurs suivants : - La disponibilité en année normale de production pour l’auto-consommation (potentiel alimentaire, déduction faite de la part de la production commercialisée) ; - Le pouvoir d’achat des ménages engendrés par la vente des productions et les autres activités génératrices de revenus (potentiel monétaire) ; - L’importance et la fréquence des facteurs de risque (niveau de risque) ; - L’aptitude à prévenir des difficultés alimentaires inhabituelles que pourraient causer des facteurs exogènes (capacités d’adaptation).

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CONTACTS
EQUIPE PERMANENTE DE PILOTAGE DU PLAN D’ACTION POUR LE DEVELOPPEMENT RURAL EPP/PADR, 1er étage, Bâtiment ex-MicroHydraulique Nanisana, 101 Antananarivo Tél : 020 22 406 57 Mobile : 032 04 175 48

EQUIPE SIRSA – Unité de Coordination du Projet Jean François DETRY, chef de projet Raphael RATOVOARINONY, agro-économiste Rija RAKOTOSON, agro-économiste itinérant Tsibara MANOVA, agro-économiste itinérant Philibert RABEFALY, informaticien Josiane RARIVOARIVELOMANANA, statisticienne SIRSA, 1er étage, Bâtiment ex-MicroHydraulique Nanisana, 101 Antananarivo Tél : 020 22 590 30 Mobile : 032 40 381 58 e-mail : sirsa@wanadoo.mg Heritiana ANDRIANANTENAINA, administrateur Rivoholiarijao IARIVONIJAONA, comptable Voahirana RATOBISON, secrétaire Harison ANDRIANIRINA, chauffeur Lalao RAZAFIARITSOA, chauffeur

EQUIPE SIRSA – Responsables Régionaux Harimisa RAKOTOVAOMITA, Bureau du GTDR - Vatovavy Fitovinany Mobile : 032 04 897 87 e-mail : sirsa_v7v@yahoo.fr Zafiarivelo MANDINIMANANA, Bureau du GTDR – Atsimo Atsinanana Mobile : 032 02 923 03 e-mail : sirsa_ats@yahoo.fr Orlando RANAIVOSON, Bureau du GTDR – Amoron’I Mania Mobile : 032 02 573 11 e-mail : sirsa_aim@yahoo.fr Andriambololona RABIALAHY, Bureau du GTDR – Ihorombe Mobile : 032 02 791 11 e-mail : sirsa_iho@yahoo.fr Foiavo MAMENOVALA, Bureau du GTDR – Androy Mobile : 032 02 495 16 e-mail : sirsa_roy@yahoo.fr Assistants d’enquête : Pierre RABIALAHY Yves RAZANAKOLONA Serge MORASATA ALIMANA Jeannot RANDRIANOMENJANAHARY, Bureau du GTDR – Haute Matsiatra Mobile : 033 14 698 28 e-mail : sirsa_hma@yahoo.fr Renge ALLEGNE, Bureau du GTDR – Menabe Mobile : 032 40 784 12 e-mail : sirsa_men@yahoo.fr Romule RATOVELO, Bureau du GTDR – Atsimo Andrefana Mobile : 032 40 875 73 e-mail : sirsa_sou@yahoo.fr Lucien RAZAFIMANDIMBY, Bureau du GTDR – Anosy Mobile : 033 11 435 61 e-mail : sirsa_ftu@yahoo.fr

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EQUIPE SAP Jean de Dieu M’BOLA, coordinateur Zo RAOBIJAONA, responsable technique adjoint Tohandray TAVILAHY, responsable Amboasary MONJA, responsable Ambovombe Eric RATOVOSON, responsable Ampanihy Martin RANANDROLAHY, responsable Betioky Joseph TOVONDRAINY, responsable Beloha – Tsihombe Système d’Alerte Précoce, BP 34, Ambovombe - ANdroy Tél : 020 92 701 08 Mobile : 032 07 951 13 e-mail : sapmada@fornet.net Christian RANDRIANJATOVO, informaticien Dolin RAVAHOAVY, opérateur de saisie Eugène RAMAMPIANDRA, administrateur Anastasie HOAZOE, assistante administrative Manoelisoa SOANDRY, logisticen Eliezera RAZAFIMANDIMBY, chauffeur

ASSISTANCE TECHNIQUE : AEDES Agence Européenne pour le Développement et la Santé 34, rue Joseph II B-1000 Bruxelles – Belgique Tél : +32 2 219 03 06 Fax : +32 2 219 09 38 e-mail : aedes@aedes.be Web : www.aedes.be

FINANCEMENT : Union Européenne Délégation de la Commission Européenne, Tour Zital, Ankorondrano 101 Antananarivo Tél : 020 22 242 16 e-mail : delegation-madagascar@cec.eu.int Web : www.delmdg.cec.eu.int

TIRAGE : 500 exemplaires – distribution gratuite PUBLICATION : Mars 2006

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