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méthode quotidienne

Le Persan
Collection Sans Peine

par

Dominique HALBOUT
Docteur ès-Lettres en Études Orientales (Sorbonne)
Chargée de cours à l'INALCO (Art de l'Islam)
et
Mohammad-Hossein KARIMI
Docteur ès-Lettres de l'Université de Nanterre
Ancien Doyen de la Faculté des Lettres

Illustrations de J.-L. Gousse

B.P. 25
94431 Chennevières-sur-Marne cedex
FRANCE
' ASSIMIL 2003 ISBN 2-7005-0220-5
Sommaire
Méthodes *— » *• i k k i y
Volumes reliés, abondamment illustrés Carte d'Iran
et enregistrés sur cassettes ou compact dises IX
Introduction
XI
"Sans Peine" Introduction au thaï Mode d'emploi
XVI
Le nouvel allemand sans peine Le turc sans peine
L'américain sans peine Le vietnamien sans peine
Leçons 1 à 86
L'anglais "Perfectionnement" 1 L'homme
L'arabe sans peine (tomel) Perfectionnement allemand 1
L'arabe sans peine (tome2) 2 Au bazar
Perfectionnement anglais 7
L'arménien sans peine Perfectionnement espagnol 3
Le brésilien sans peine Le garçon 13
Perfectionnement italien 4
Le bulgare sans peine La pratique du néerlandais Le pain chaud 19
Le chinois sans peine (tomel) 5
Le chinois sans peine (tome2) Dans la boutique 25
"Langues régionales" 6
L'écriture chinoise L'alsacien sans peine La mère et le fils 31
Le coréen sans peine Le basque unifié (initiation) 7 Révision 37
Le danois sans peine Le corse sans peine
Le nouvel espagnol sans peine Le créole sans peine Hassan 51
L'espéranto sans peine L'initiation au breton sans peine 9 Eau et fleurs 57
Le finnois sans peine Le breton sans peine (tomel) 10
y Quel est ton nom ? 63
Le nouveau grec sans peine
L'hébreu sans peine (tomel)
L'hébreu sans peine (tome2)
Le breton sans peine (tome2)
L'occitan sans peine 11
12
r Connais-tu le persan ? 69
"Affaires" Le chat 75
Le hindi sans peine 13
Le hongrois sans peine Le nouvel anglais des affaires Bonjour ! 83
L'indonésien sans peine L'espagnol des affaires 14 Révision 89
Le nouvel italien sans peine 15
"Civilisations" La langue persane 97
Le japonais sans peine (tomel)
Apprenez l'Amérique ! (Langue et 16
Le japonais sans peine (tome2) Mademoiselle Pari 105
civilisation)
Le japonais : l'écriture kanji 17 En chemin 111
Le latin sans peine Assimil "Plus" 18 Ol^Àrfjl À Ispahan
Le nouveau néerlandais sans peine L'anglais par l'humour 119
Le norvégien sans peine 19 :1M L'heure 125
Le persan "Bilingues" (1 livre + cassettes)
Le polonais sans peine
Le nouveau portugais sans peine
Pour mieux connaître l'arabe
20
21
-ur. Où est la poste ?
Révision
133
141
Le roumain sans peine "Loisirs" 22 Jiâls-I
Le nouveau russe sans peine La guitare sans peine (cours en 2 cas- Au revoir ! 151
settes et 24 fiches) 23
Le serbo-croate sans peine Le professeur 157
Le suédois sans peine (tomel) Le solfège sans peine (cours en 3 24 À table 163
Le suédois sans peine (tome2) cassettes et un livret)
25 Cette maison
Le swahili sans peine 171
Le tamoul sans peine "Expressions idiomatiques" 26
Plus anglais que ça... La lettre de Hassan 177
Le tchèque sans peine
Plus espagnol que ça...
56 Révision 397
Demain 183 57 J^~ ist ^ - ^ J L'arrivée imprévue 409
27 p* . ^ ^ ^
Révision 191 58 L'étonnement de 415
28
29 L'année prochaine 203 " Tante Narcisse
Que faites-vous ? 209 59 yjy. 3 y* ' <Sy 3 £*& Conversation d'Amir et 421
30
Attends (patiente) ! 215 •" de Parviz
31
À l'hôtel 221 60 3 J T 5 j * * yf* j\j~" Chiraz, la ville de la poésie ,429
32
Le cinéma Goléstan 227 des roses et des rossignol;
33 J ' f.& La demande [en mariage] 437
J Un petit restaurant 233 61 /CjLx^**j ' $>-
34 ^ / jy^j
Révision 239 62 Lowo 1 aA Jï Dans l'avion 445
35
La voix du muezzin 249 63 Révision 453
36
Le petit déjeuner 255 64 °^. 0* y* ^ ' o~^ Monsieur Hasan le distrait 465
37
•^->y- Les achats 261 65 u*y.y* ^ Dans l'autobus 473
38 3
À la recherche de la clé 267 66, J"$j cTJ J^Ôij*i\^ Marchandage chez le 479
39
•/^\j*a> lU.il x* Le crayon de Mollah 275 marchand de tapis
40
Nasreddin 67 o J&J Ju -AJ>- tjLo-jjL) 1 Le nouvel appartement 487
^ ^ j ! A* Après la classe 281 •*• de Zohré
41
42 Révision 287 68 jU,Jjl> La Banque Nationale 497
Conversation entre deux 301 69 dj a^_) _Aj^l j O L'employé modèle 507
43 u L * 4 _j^ ^Sy 3 C~aSi
voisines 70 " Révision 515
L'agent de la circulation 307 71 ! 4 J ^ LP- jj JJU* Un voyage plein de 527
44
Rencontre de deux amies 315 " péripéties
45
La porte sans clé 325 72 ( < u b l ) 4jil>- y yu* Un voyage plein de 535
46
La famille Mahmoudi 331 " péripéties (suite)
47
73
48 >
La maison neuve 339 J%*À ^S- Programme culturel 545
Révision 345 74 (<ubl) Zfix&jB kfi'6jj Programme culturel (suite) 553
49
Sur le chemin de la gare 359 75 J>y.^j J^ Les infomations à (de) 561
50 ôlj J-
routière •*" la radio
Chez le marchand de 365 76 (<uW) ^J>ys\j jl^-l Les informations à la 573
51
légumes " radio (suite)
Au restaurant 371 77 Révision 581
52
Les quatre saisons de 377 78 O u J 3 'jJS*^ J u j J 2j^ Bienfait et nocivité de 595
53
l'année " la parole et de la langue
Dispute entre frère et sœur385 79 O u j J '-^t^> O u j J ^a*^ Bienfait et nocivité de la 603
54
La décision de Mollah 391 "(ulil) parole et de la langue (suite)
55
Nasreddin VII

VI
Un aperçu de la plus 609
belle ville d'Iran, Ispahan Carte d'Iran
Ispahan (suite) 617
81
Bravo à vous ! 627
82
Le passé de l'Iran 635
83
Révision 645
84
Cadeau de Nouvel An 657
85
Un ghazal de Hâféz 665
86
La saison des roses 667

Ce livre est dédié


aux horizons bleutés des hauts plateaux,
aux haies de peupliers graciles,
aux canaux d'eau vive,
à l'art de vivre des Iraniens,
à leur amour des jardins
et de la poésie.

VIII IX
Introduction
Remerciements
Perse et persan sont deux mots familiers au lettré français. De-
puis le XVIIe siècle, la Perse a fait rêver l'Occident et attiré de nom-
Une méthode de langue chez Assimil est le plus souvent le fruit d'un
breux voyageurs, qui ont distillé à travers leurs écrits un parfum
travail d'équipe - il ne faut pas l'oublier -, et nous tenons à remer-
d'Orient, splendide et voluptueux, mêlé de roses et d'épices. Ce n'est
cier tous ceux qui ont participé, avec beaucoup de peine parfois, à qu'au XXe siècle que la Perse mythique s'est transformée en état
l'élaboration du Persan sans peine. moderne en apparaissant sur la scène internationale, désignée de
Un grand merci également à Elisabeth Karimi, ainsi qu'aux locu- nouveau sous le très ancien nom d'Iran, qui n'avait jamais cessé
teurs qui ont donné vie aux textes des leçons : Atarod et Pouyâ d'être le sien !
Rézâpour, Mehnouch Solouki, Iraj Bazrgari (avec la participation Sa langue, le persan ou fârsi, est né au Fârs, province qui abrite
d'Hossein Karimi). Chiraz et Persépolis et qui fut le berceau de la dynastie achéménide.
Dérivant du pahlavi parlé à l'époque pré-islamique, le persan
Les auteurs appartient au groupe des langues iraniennes, elles-mêmes rattachées
aux langues indo-européennes, et son lointain ancêtre est le sanscrit.
Des mots comme pédar (père), mâdar (mère), ast (il est), témoi-
gnent de la parenté lointaine du persan et des langues européennes.
Que soit également rendu hommage ici à mes maîtres, Gilbert Lazard
et Charles-Henri de Fouchécour, tant pour leur enseignement que Dès les premiers siècles de l'ère islamique, le persan a été le
pour leurs ouvrages sur la grammaire du persan, qui nous ont été vecteur d'une très brillante culture dont le rayonnement s'étendait
d'un précieux concours dans l'élaboration de cette méthode. bien au-delà des frontières de l'Iran actuel. Sous les Samanides, au
Xe siècle, une forme de résistance à l'arabisation et d'exaltation de
l'identité iranienne s'était réfugiée et développée au Khorassan, ainsi
Dominique HALBOUT qu'en Transoxiane (l'actuel Ouzbékistan), avec Boukhara pour ca-
pitale. Dès lors, l'influence de la culture persane, qui avait déjà mar-
qué le monde islamique après l'avènement des Abbassides (750), ne
cessera d'agir dans une vaste aire turco-iranienne. Même des dy-
nasties d'origine turque s'efforceront de promouvoir la langue et la
culture persanes, comme c'est le cas des Ghaznévides, sous le règne
desquels sera rédigé le chef-d'œuvre de la littérature persane, le Li-
vre des Rois (Châhnâmé) de Firdoussi. Et ce phénomène se répé-
tera au cours des siècles sous les dynasties suivantes, Seldjoukides,
Mongols, Timourides et Séfévides.
De ce fait, aujourd'hui, le persan déborde largement les frontiè-
res de l'Iran, parlé plus particulièrement en Afghanistan et au Tadji-
kistan (également au nord de l'Inde et jusqu'à Bombay où se sont
réfugiés les Parsis, zoroastiens persécutés après la conquête musul-
mane). Il s'agit respectivement du dâri, persan un peu archaïsant,
employé surtout dans le nord de l'Afghanistan, à côté de la seconde
XI
langue officielle, le pachto (langue également iranienne) et du tadjik, règle scientifique. Notre but a été de vous rendre cet apprentissage
une variante du persan. On peut estimer les persanophones à envi- le plus clair et simple possible.
ron 120 millions.
En parcourant l'Iran, on remarquera que, si le persan est la lan- Prononciation
gue officielle de l'Iran, ce n'est pas la langue maternelle de tous les Du fait de l'absence de notation des voyelles, il y a parfois un
Iraniens, car il existe, à côté du fârsi, de nombreux dialectes, entre certain flottement ou des variations dans la prononciation des mots,
autres ceux des tribus nomades dominantes comme le bakhtyari, le et ceci suivant les régions. Les voyelles a sont souvent prononcées é
baloutch, le lore, et puis ceux du nord, comme le gilaki, le semnâni, dans la région de Téhéran : l'œil se dira tchachm ou tchéchm ; on
etc. On parle également le turc azéri, le turkmène, le kurde (langue dira aussi chémâl ou chômai (nord). Il peut également exister une
iranienne) et l'arabe . double écriture pour certains mots, comme nâhâr ou nahâr.
Pour les mots très courants, nous avons noté les deux pronon-
ciations, mais pour les autres, l'apprenant, dûment averti, ne doit
pas se laisser déconcerter par ce phénomène. La prononciation des
Caractéristiques du persan textes enregistrés correspond en principe très exactement à la trans-
cription phonétique, mais on pourra sans doute y noter quelques ra-
Ecriture et lecture
res variations, qui permettront à l'auditeur d'appréhender de ma-
Le persan est une langue qui ne présente guère de difficulté de
nière concrète la réalité de ce phénomène.
prononciation ni de syntaxe. Le seul obstacle à surmonter en est
l'écriture, mais nous nous sommes efforcés dans cet ouvrage de vous De même, en ce qui concerne l'écriture des verbes, des noms
accompagner pas à pas dans la découverte de l'alphabet persan, tout composés ou de certaines particules, les mots peuvent être liés ou
en apprenant les rudiments de la langue. non et l'on peut trouver dans un même texte les deux types d'écri-
11 s'agit de l'alphabet arabe avec quatre caractères supplémen- ture : mi ravam ou miravam (je vais) goft-o gou ou goftogou, chab
taires. Cet alphabet, qui est intrinsèquement lié à la structure de râ ou chabrâ (la nuit, mot suivi de la particule râ indiquant le com-
l'arabe, langue sémitique, a été adopté après la conquête islamique plément d'objet direct), ce qui ne gêne nullement un familier du
pour écrire le persan, mais il est très mal adapté à la transcription persan mais peut dérouter le débutant, car la graphie change quel-
d'une langue indo-européenne qui possède de nombreuses voyelles. que peu d'aspect.

Ceci posera quelques petites difficultés de lecture, car en per- Autre point déconcertant : le mot "et" - s'écrivant avec un seul
san, mis à part le â long, i et ou (ou la diphtongue ow), les voyelles caractère en persan - se dit tantôt va, tantôt o selon le contexte ;
ne sont pas notées, et rien ne distingue non plus une consonne qui ne parfois, on peut dire l'un ou l'autre, mais d'autres fois, une seule de
porte pas de voyelle d'une consonne qui en porte une. C'est-à-dire ces deux prononciations convient. C'est pourquoi nous avons main-
qu'un Iranien ne peut pas lire correctement un mot qu'il ne connaît tenu la transcription phonétique jusqu'au bout de la méthode.
pas ! La transcription en caractères arabes d'un mot persan est com-
posée essentiellement de consonnes et il faut savoir quelle voyelle Langage parlé et langue écrite
lire avec chacune d'entre elles. Il faudra donc au début mémoriser à Il faut signaler un autre point important. On a coutume de distin-
la fois visuellement et auditivement les mots. La transcription et guer le persan parlé et le persan écrit ou d'un niveau plus soutenu.
l'enregistrement sont là pour aider très efficacement l'apprenant. Dans le langage quotidien, la prononciation est en effet modifiée de
Sachez que notre choix d'une transcription phonétique et d'une manière assez importante, les phénomènes les plus caractéristiques
translittération (correspondance entre caractères persans et caractè- étant le â prononcé oun : nân, le pain, se prononce noun ; ast, il est,
res latins) pour l'apprentissage de l'écriture ne s'appuie sur aucune devient é et les verbes sont abrégés comme béravim, allons !, qui se

XII XIII
prononce bérim. Ce type de persan peut s'écrire, ou se transcrire,
par exemple dans les romans lorsqu'on rapporte une conversation l'arabe, certains mots pourront présenter quelques difficultés de lec-
familière. Mais cette écriture change complètement la physionomie ture et il devra apprendre les pluriels arabes, dits internes, qui modi-
des mots, ce qui est très déconcertant pour un débutant en persan. fient la structure du mot.
C'est pourquoi, nous avons pris le parti d'utiliser un persan correct Mis à part tous ces points délicats, mais vraiment pas insurmon-
dans les petits dialogues du quotidien, accompagné toutefois de l'in- tables si on les aborde progressivement comme le fait cette méthode,
dication entre parenthèses de la prononciation familière pour les mots le persan est une langue simple, d'un maniement aisé. Il n'y a pas de
et expressions les plus courants. Ceci conduira parfois à un persan genre, pas d'accords compliqués et le système verbal est fondé uni-
qui pourra paraître quelque peu artificiel, mais nous estimons qu'il quement sur deux bases ou radicaux. Deux éléments propres à cette
est beaucoup plus aisé de passer du persan correct au persan parlé langue, en constituent à la fois la souplesse et l'originalité : l'ézâfé ,
que d'effectuer la démarche en sens inverse. Il faut savoir qu'après une liaison -é ou -yé, suivant le cas, qui permet de relier des grou-
un séjour de quelques semaines en Iran ou un contact un peu assidu pes de mots - nom-adjectif, nom-nom, etc. - sans avoir à recourir à
avec des Iraniens, on adopte très rapidement la prononciation du lan- l'emploi de prépositions ; et la particule râ, qui se place après un
gage courant et que l'on passe sans difficulté aucune de l'une à l'autre. complément d'objet ou parfois d'attribution.
Il y a donc un certain flottement dans la prononciation du per-
En ce qui concerne l'ézâfé, il faut savoir qu'il n'est générale-
san, qui peut aussi varier d'une région à l'autre, ainsi que dans l'écri-
ment pas noté en persan. Vous ne le trouverez que dans les manuels
ture des mots et dans le choix de certaines tournures. Mais cela ne
scolaires destinés à l'apprentissage de l'écriture par les jeunes en-
constitue pas un handicap important. Il sera surmonté rapidement
fants. Néanmoins, nous avons choisi de vous le matérialiser jusqu'au
dès qu'on aura commencé à se familiariser avec le persan.
bout de la méthode par souci de clarté et pour que vous en preniez
bien l'habitude car, s'il n'est pas écrit, il est, en revanche, toujours
Le vocabulaire arabe prononcé.
En même temps que l'adoption de l'alphabet arabe, de très nom- La syntaxe ne présente aucune difficulté et l'ordre des mots, mis
breux mots arabes ont été introduits en persan. Malgré les efforts à part le verbe placé en fin de phrase, est très proche de celui du
des premiers auteurs persans pour conserver une langue épurée — français. Vous pourrez donc très rapidement construire de petites
tel Firdoussi au Xe siècle —, le vocabulaire arabe a pénétré en masse phrases et vous exprimer dans les différentes démarches de la vie
dans la langue persane, surtout dans le domaine des sciences, de la quotidienne.
théologie et de la philosophie, mais aussi, bien souvent, dans le lan-
gage de la vie quotidienne. En revanche, pour atteindre un niveau de langage plus soutenu,
il conviendra de faire appel aux nombreuses tournures et expres-
Les vocables arabes ont le mérite d'avoir en général conservé sions qui ornent la langue persane.
leur écriture d'origine, avec parfois quelques modifications finales
ou l'absence de notation de certains signes (sokoun, hamzé, tachdid, Cet ouvrage se propose de vous munir en premier lieu des élé-
qui marquent respectivement l'absence de voyelle au-dessus d'une ments d'expression de base, ensuite de vous donner un large échan-
consonne, un support de voyelle sans consonne et le redoublement tillonnage de textes de différents genres - dialogue, récit, conte, lan-
d'une consonne) et ils sont souvent reconnaissables à la présence de gue de presse et même poésie. Il a la prétention enfin de vous con-
lettres emphatiques de l'alphabet arabe, que n'utilisent pratiquement duire au seuil d'un niveau de persan fluide et élégant en vous don-
pas les mots d'origine purement persane. L'apprenant qui a des no- nant les moyens d'aborder par vous-même un approfondissement
tions d'arabe sera nettement privilégié pour reconnaître les mots de de cette langue. Nous vous souhaitons une découverte passionnée et
même famille ou en deviner le sens. Pour le débutant, non initié à passionnante du persan !

XIV
XV
Mode d'emploi de la méthode de Persan La deuxième vague ou "phase active" de la méthode

La première vague À partir de la cinquantième leçon, lorsque vous aurez bien assimilé
les bases et serez en mesure de construire vos propres phrases -
Elle constitue la partie dite "passive" de l'acquisition de la langue : la même simples, au début -, vous passerez à l'étude dite "active" de
meilleure façon de suivre l'enseignement est, bien sûr, de le faire avec votre apprentissage. Il s'agira alors de reprendre, à la suite d'une
les enregistrements. Vous commencerez donc par écouter une première nouvelle leçon, la première que vous aviez apprise au début de votre
fois le texte de la leçon puis phrase par phrase en les répétant à chaque étude et ainsi de suite jusqu'à la fin, mais cette fois-ci, sans vous
fois ; nous avons laissé suffisamment de "blanc" à cet effet. Jusqu'à la aider du français. Vous traduirez ainsi chaque phrase du dialogue et
leçon 13, les phrases des dialogues et exercices sont dites deux fois : des exercices, du persan au français. Cette "deuxième vague", dont
une fois lentement, avec suffisamment de "blanc" entre chaque phrase nous reparlerons le moment venu, est un élément-clé de la méthode
pour vous laisser le temps de répéter, et une deuxième fois en totalité. Assimil : elle vous permettra de constater tous les progrès que vous
Ensuite, les phrases des exercices comportent également un "blanc de avez faits tout en vous aidant à les consolider.
répétition" jusqu'à la leçon 43. Ce temps de pause sera diminué à par-
tir de la leçon 44 car les phrases deviennent plus longues mais nous N'oubliez pas d'apprendre les chiffres, qui vous sont donnés au dé-
vous laisserons néanmoins quelques secondes pour vous permettre de but de chaque leçon (pour les ordinaux) et au bas de chaque page
mettre votre appareil en pause afin de répéter la phrase. Pour ceux qui (pour les cardinaux)
ne possèdent pas les enregistrements, tous les textes sont transcrits
phonétiquement. Comparez cette transcription - page de gauche de Voilà, vous avez en mains toutes les clés pour réussir votre étude :
votre manuel - avec le texte en écriture persane - à droite. Sous la une progression graduelle, des textes variés et une petite note humo-
transcription phonétique, vous trouverez le "mot-à-mot" correspon- ristique donnée par les dessins qui accompagnent chaque leçon.
dant en français afin de vous permettre de comprendre la structure du Consacrez environ une demi-heure chaque jour à votre apprentis-
persan, et en troisième ligne, une traduction en français courant. sage. L'assiduité et la régularité sont les garants de la réussite.
N'oubliez pas de consulter les notes explicatives qui sont là pour vous
éclairer sur des éléments lexicaux, grammaticaux ou une structure par-
ticulière de la langue. Vous aborderez ensuite l'étude de l'écriture, Signalons que cette méthode peut être utilisée de deux façons : elle
expliquée point à point. Enfin, passez aux exercices ; ils constituent est bien entendu conçue essentiellement pour vous apprendre simul-
une application directe de ce que vous venez d'apprendre. tanément l'écriture arabe du persan et les rudiments de cette langue,
et ce de manière très progressive. Mais le débutant qui ne souhaite-
Toutes les sept leçons, nous vous proposons pour faire le point de rait pas apprendre l'écriture immédiatement peut déjà, grâce à la
vos acquis une leçon de révision reprenant tous les points de gram- transcription, acquérir les bases du persan et atteindre un niveau de
maire abordés pendant les 6 leçons précédentes. Ces leçons font partie langage quotidien satisfaisant. Il pourra ainsi n'aborder le persan
intégrante de la méthode. Consacrez-leur autant de temps qu'à une écrit qu'une fois déjà familiarisé avec le vocabulaire et la syntaxe,
leçon nouvelle car elles sont conçues pour synthétiser toutes les par- par exemple avec la deuxième vague (leçon 50). Dans ce cas, nous
ticularités de la langue et rappeler toutes les informations introdui- lui conseillons toutefois d'écouter au moins une fois chaque leçon
tes dans les notes explicatives de chaque leçon. Un dialogue de révi- en regardant le texte persan. Insensiblement, il s'habituera à faire le
sion en fin de leçon - ou parfois un exercice spécifique des notions lien entre texte dit et écrit et il s'apercevra qu'il est déjà quelque peu
abordées dans le groupe de leçons concernées - constituera une pe- familiarisé avec les caractères arabes !
tite "récréation" à ces leçons de révision.

XVI XVII
Première leçon (dars-é avval) J3l o - ^ ^

Les premières leçons comportent des textes qui pourront vous V


paraître simplistes et sembler ne vous apporter que des bribes
de phrase du langage courant, mais ils ont été choisis pour
vous initier en douceur à l'alphabet persan, en commençant
par des lettres faciles à reconnaître et à prononcer. Dès la
deuxième série de leçons, nous aborderons des petits dialogues
de la vie quotidienne en continuant à vous faire découvrir à
la fois l'alphabet et la structure, très simple, du persan. Au
bout de la quatrième série de leçons, c 'est-à-dire à la leçon
vingt-huit, vous connaîtrez l'alphabet en entier ainsi qu 'un
certain nombre d'éléments de base du persan.

Mard
homme

L'homme ^ b y ! iy>
Notes
Mard âmad. ®@
® Le verbe contient en lui-même le pronom de la troisième personne
homme il-vint du singulier, qu'il soit masculin ou féminin : âmad Xa I, employé
L'homme est venu. seul, signifie il vint ou elle vint ou encore il est venu ou elle est
venue, car ce passé en persan correspond soit au passé simple,
Mard âb dâd. ®©@ soit au passé composé du français. Mêmes remarques pour dâd
homme eau il-donna ita. Ces pronoms seront indiqués entre crochets dans les mots
L'homme a donné de l'eau. • nouveaux.
Dans la transcription littérale, nous relierons avec des traits
d'union le pronom et la forme verbale : il-vint ou il-a-donné.
) Vous remarquez qu'il n'y a pas d'article, ni de partitif (du, de
Remarque concernant la prononciation la) : de Veau (c'est-à-dire "une certaine quantité d'eau") se dira
Faites bien la distinction entre le a et le â, surtout dans le mot âmad en persan eau tout court.
qui comporte les deux types de voyelles, brève et longue. Le â en
persan se prononce de manière très emphatique, c'est-à-dire très © En persan, le verbe se place en règle générale à la fin de la phrase.
proche du o. Aidez-vous de l'exercice enregistré à cet effet.
do V 2
1 \ yék
Les mots à apprendre Translittération
mard ïy> homme Cette translittération n'a aucune prétention scientifique, mais a
seulement pour but de vous aider à reconnaître les lettres du persan
âb i ;I eau et de vous habituer à lire dans le sens contraire de notre alphabet latin
des consonnes qui portent des voyelles le plus souvent non écrites.
âmad Jbal [il/elle] vint A chaque caractère du persan correspondra une consonne (écrite en
[il/elle] est venu(e) majuscule) de notre alphabet accompagnée de sa voyelle (écrite en
minuscule). Nous insistons sur le fait que seules les lettres écrites en
dâd ^IJ [il/elle] donna / a donné majuscules correspondent à un caractère en persan. C'est pourquoi
le a long en début de mot ou à l'intérieur d'un mot sera représenté
Nous allons commencer l'apprentissage de l'écriture du persan avec par A, ce qui signale la présence d'un aléf de l'alphabet persan.
ces deux courtes phrases qui comportent en tout 5 lettres. Pour vous aider à faire la correspondance entre le caractère persan et
la lettre (ou syllabe) latine, nous avons alterné la couleur : ainsi, le
Les premières lettres caractère persan noir correspondra à la lettre (ou syllabe) latine noire
qui se trouve à la ligne en dessous, et le caractère persan bleu
 aléf sert à marquer l'allongement de la voyelle a à correspondra à la lettre (ou syllabe) latine bleue.
l'intérieur d'un mot et correspond à â. Notez qu'aléf
s'écrit de haut en bas quand il est isolé et de bas en
haut quand il est lié : l> bâ. (sens de l'écriture)

 aléf bâ kolâh, soit "aléf avec chapeau", parce qu'il J


y
est surmonté d'une barre. Il indique un a long (â) en D RMa
début de mot, comme dans le mot âb k_> I, eau. mard
L_J B bé
Xa T
J R ré
DMa  D RMa
i D dâl âmad mard
M mini
> 1 a T a
V JA
• Entraînez-vous à écrire ces lettres suivant le schéma indiqué dans D Â D B Â D RMa
la présentation de l'alphabet dans le fascicule joint. dâd âb mard

• Les mots s'écrivent de droite à gauche et par rapport à une ligne Nous continuerons à faire pendant tout 1 apprentissage de 'alphabet
d'écriture imaginaire. Certaines lettres se lient à la suivante, d'autres et même au-delà cette translittération.
non. C'est le cas de aléf, ré et dâl I j i . Les caractères persans peuvent prendre une forme légèrement
différente suivant la position qu'ils occupent dans le mot, mais ceci
Voyons ensemble la translittération des mots de la leçon : est vite appris. Dans chaque leçon, les diverses formes des nouvelles
lettres seront indiquées dans un tableau.

3 r tchahâr f 4
• Dans le mot mard iy la lettre mim « M est en position initiale.
Elle perd de ce fait la partie descendante de son tracé pour s'accrocher • La lettre bé en position isolée s'écrit V 1 . Elle a sa forme isolée
au ré j R. La voyelle a n'est pas indiquée, car les voyelles brèves ne soit dans la liste de l'alphabet, soit lorsque dans un mot elle vient
sont jamais notées. Pour lire ce mot, il faut donc le connaître et le après un caractère qui ne se he pas au suivant, ce qui est le cas de
reconnaître dans son contexte. Ailleurs, il pourrait aussi se lire mord, aléf. Exemple du mot âb i > I .
par exemple.
Le fait que les voyelles brèves ne soient pas notées par un caractère Nous donnons ci-dessous les différentes formes de aléf, ré, dâl, bé
spécifique dans l'écriture arabe constitue une difficulté de lecture. et mim en positions isolée, initiale, médiane et finale - ceci à titre
Mais nous vous conseillons, une fois que vous avez reconnu chacune indicatif, mais vous apprendrez à les reconnaître au fur et à mesure
des lettres qui constitue un mot, de l'apprendre à la fois visuellement qu'elles apparaîtront dans les prochaines leçons. Pour le moment,
et auditivement, seul puis replacé dans son contexte. Au début, les entraînez-vous seulement à tracer les lettres isolées et, ensuite, telles
qu'elles apparaissent dans cette leçon (formes encadrées dans le
mêmes mots reviendront souvent dans les leçons. Ainsi, vous
tableau ci-dessous).
apprendrez aisément à les reconnaître.
finale médiane initiale isolée, non liée
• Le ré j R est lié au mim /> M, mais ne se lie pas au caractère
suivant. Ici, il ne porte pas de voyelle. En position médiane il a donc l l 1ou ' 1 aléf
une petite attache qui le relie à la lettre précédente. Ce caractère ne
se modifie guère. Il n'a donc que deux formes, en positions isolée /
initiale et médiane / finale.
J H J

• La lettre dâl i D, comme le ré, ne se lie pas au caractère suivant.


X
A H I] dâl

Elle a donc deux formes, isolée / initiale ou encore isolée /finale


comme dans le mot dâd, et est liée au caractère précédent comme
"-r - > «—-' bé

dans le mot âmad :


.} .} 15 dâd Xo
,.
Xo I âmad r H
• Aléf I , la première lettre de l'alphabet persan, est un caractère
particulier qui ne correspond pas à une consonne de l'alphabet latin.
Elle a deux fonctions :

1. Aléf sert de support de voyelle en initiale. Dans cette première


leçon, il supporte la voyelle a (mais cela peut être é, o... nous en
verrons des exemples plus loin). Quand aléf porte "son chapeau", il
représente^uniquement un a long au début d'un mot, comme dans
âmad XA I . Pour cette première leçon, entraînez-vous à écrire chaque lettre
2. Quand aléf, sans chapeau, est placé à l'intérieur d'un mot, attaché isolée, puis chaque mot et enfin les deux petites phrases. Écoutez-
ou non au caractère précédent, il indique que la consonne précédente les en regardant le texte et répétez-les plusieurs fois. Vous pouvez
aussi récrire les syllabes et les mots de l'exercice portant sur la
porte un a long, comme dans le mot dâd i IJ .
prononciation du a bref et du a long.
S ~ pandj
chéch 9 6
da S dâ b dâd :>b
Exercice de prononciation : Tékrâr konid Juo j \j>3
(Répétez) [Da] [ÂD] [il] donna [DÂD]
Lisez et répétez en faisant bien la distinction entre le a bref et le a A mard àyo ma U
long, ce dernier étant prononcé très proche d'un o ouvert (âmad :
[Ma] homme [DRMa] nous [ÂM]
"omad"). :
Le a bref peut s'indiquer par un trait oblique au-dessus de la consonne, âmad JUI âmad
quand il y a risque de confusion avec un autre mot. Nous le mettons [D Ma Â] [il/elle] vint
ici au-dessus de la consonne à titre exceptionnel :
Au bout de cette première leçon, vous avez déjà commencé à pénétrer
ba > bâ bâbâ II le mystère de l'alphabet persan, qui peu à peu va se dévoiler,
[Ba] avec [ÂB] papa [ÂBÂB] *- caractère après caractère, sans grande difficulté. Il vous suffit d'un
peu de patience. Et peut-être allez-vous vous découvrir une âme de
ra j râ calligraphe !
[Ra] [ÂR] -

2 Deuxième leçon (dars-é dovvom) fJ* o"-?

Dar bâzâr jljljj


dans bazar
Au bazar _L^ 4J
V
Mard bé bâzâr âmad ®© r
homme à bazar il-vint
L'homme est venu au bazar.
Mard dar bâzâr ast ®©
homme dans bazar il-est
L'homme est au bazar. D
Notes
® Vous remarquez que le verbe est à la fin de la phrase, comme
nous l'avons déjà signalé dans la première leçon. Et c'est le cas
aussi pour le verbe être : ast c~-< I il est.
Remarque concernant la prononciation ® Dans ces deux phrases vous constatez qu'il n'y a pas d'article
Après a, apparaît la deuxième voyelle brève dans le mot bé 4j, défini, ce qui simplifie bien les choses.
toujours prononcée é.
hacht A 8
7 V haft
Les mots nouveaux
Lisez le tableau ci-dessus et ne retenez pour le moment que les formes
bâzâr J'j\-> marché encadrées : c'est-à-dire celle de chaque lettre isolée, ainsi que les
deux autres qui apparaissent dans la leçon, sin en position initiale et
ast O-w I [il/elle] est té en finale.

bé <U à (direction, attribution)

dar J- dans
Translittération
Les lettres nouvelles
O té -

j zé Z j 1j b J a
R A Z AB R Da
*u sin S bâzâr dar
Remarques concernant l'écriture
Attention : un certain nombre de lettres, vous allez le voir, ont la
même forme et se distinguent uniquement par un, deux ou trois points.
XA T J ' J li <u ^r
Comme, par exemple, les deux suivantes : DMa A R A Z AB HBé D RMa
âmad bâzâr bé mard
• té O T s'écrit comme bé > > B, mais avec deux points au-dessus
de la lettre.
c~-- 1 J 1 J l{ J> "y
• zé j Z s'écrit comme ré j R, sauf qu'elle est surmontée d'un point.
Ne les confondez pas. Attention, ces deux lettres s'écrivent en dessous TS A R A Z AB R Da D RMa
de la ligne : j j
ast bâzâr dar mard
• sin _o S se prononce toujours "ss" et s'écrit un peu comme un "w"
manuscrit, en positions initiale et médiane.

Apprenez pour l'instant telle quelle la préposition bé <b , composée


finale médiane initiale isolée/non liée d'un B et d'un H qui ne se prononce pas ici. Vous voyez dans ce mot
le bé (ici, nom de la lettre) employé en initiale. Le mot transcrit bé
té en caractères latins représente donc d'une part le nom de la lettre qui
correspond à notre B et d'autre part la préposition du persan qui
J J J J signifie à.

u"
9 \ noh
dah \ • 10
2 Exercice 1 : JUJO <t*>-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1
(Traduisez) O L'homme est venu au bazar. » L'homme a donné de l'eau.

O Jua I j l j U <u ^y> Mard bé bâzâr âmad.

© j b o l -iy Mardâb dâd.

Exercice 2 : JL^T J ~ « ^ J Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants _
O - bé 4j - âmad Xa I 0 Mard i ~« - ast C**» 1 O — âb « ^ I — dâd
O L'homme est venu au bazar.
Mard . . bâzâr
© L'homme est au (dans) bazar. Texte de l'exercice 2
. . . . dar bâzâr . . . .
© L'homme a donné de l'eau. Xfi j l j l j 4J i y O
Mard

iy ©

Bâzâr désigne le marché de plein air comme le marché couvert,


mais c 'est ce dernier qu 'évoque le bazar oriental dans la langue
française. Il se situe toujours dans le centre-ville, au cœur de la
vieille ville. C'est un lieu animé où l'on trouve de tout, depuis les
épices et autres denrées jusqu 'aux cassettes et appareils électriques
en passant par les tissus, les tapis et les bijoux.
Le bazar comporte en général des mosquées, des fontaines et des
dépôts de marchandises.
Par ailleurs, le bazar est souvent le reflet de la vie économique,
religieuse et politique de la ville. Quand ilferme ses échoppes et ses
portes, mieux vaut rentrer chez soi. Quelque chose se prépare !
jljb ^ :>y

11 \ \ yâzdah davâzdah NY 12
3 Troisième leçon (dars-é sévvom) f V u"J* *

Pésar CD
garçon \
Le garçon
Y
Pésar bé bâzâr raft. ©
garçon à bazar il-alla r
Le garçon est allé au bazar.
Pésar bâ mard âmad.
garçon avec homme il-vint
Le garçon est venu avec l'homme.
é- f

Mard bé pésar âb dâd. ©


homme à garçon eau il-donna Les mots nouveaux
L'homme a donné de l'eau au garçon.
Âb kam ast. pesar s~î garçon, jus
eau peu elle-est raft cJj [il/elle] alla
Il y a peu d'eau. • [il/elle] est allé(e)

Remarque concernant la prononciation


bâ l> avec
Relisez très lentement le texte en faisant bien la distinction entre le a
bref et le a long.
kam
f peu

Notes Les nouvelles lettres


© Notez bien que pésar ,~o a les deux sens de garçon etfils. Vous <--> pé P
le trouverez à plusieurs reprises avec ces deux acceptions dans
les textes et les exercices de cette première série de leçons. tJ fé F
© Dans cette leçon, nous voyons les deux emplois de bé A> , comme
ceux de la préposition "à" en français : destination (il va au bazar)
et attribution (il donne au garçon).
S kâf K

tcharhârdah \ f 14
13 \ y si/dali
3 Remarques concernant l'écriture XA \ i y> u J~~!. 2 3
• Pé est comme bé, mais avec trois points au lieu d'un :
D Ma  D R Ma  B R Sa Pé
u P u B .
âmad mard bâ pésar
• Fé en médiane devient une simple boucle : k .
• Kâf conserve en grande partie la même forme en positions initiale
et médiane. 4J
*J*

Tableau des différentes formes des trois nouvelles lettres : seules R Sa Pé H Bé D RMa
celles qui sont encadrées sont à retenir pour l'instant, outre les formes pésar bé mard
isolées, bien entendu.

finale médiane initiale isolée,


D A D B A
J <s pe dâd âb

^3
Ul è fé
s
S. £ r S kâf
T SA M Ka B A
ast kam âb
Notez que la lettre en position médiane ou finale peut s'écrire comme
en position initiale ou isolée, quand elle suit une lettre qui ne se lie
pas à la suivante, par exemple dans raft C-J j le fé est au milieu du
mot, mais s'écrit comme en initiale i_9 , parce que ré j ne se lie pas
à la lettre suivante. De même dâl ï s'écrit comme sous sa forme
isolée quand elle est placée à lafindu mot mard Syi , après ré qui
ne se lie pas.

Translittération

RSaPé
pésar

T F Ra
raft
R Â Z ÂB
bâzâr
H Bé

R Sa Pé
pésar f'
15 \ ù pânzdah
chânzdah \9 16
Exercice 1 : JLJJ < u ^ j Tardjomé ko nid Corrigé de l'exercice 1
(Traduisez) O Le garçon est venu au bazar. 0 L'homme est parti avec le garçon.
© Le garçon est au (dans) bazar. O Le garçon a donné de l'eau à
Pésar bé bâzâr âmad. l'homme.

Mard bâ pésar raft.

O C^wI J ' J ^ J-1 r~~> Pésar dar bâzâr ast.

Pésar bé mard âb dâd.

Exercice 2 : . u o J ^ * ^ J Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants


O - dar jï - ast C~_~x I 0 - bâ l> - bâzâr j I Jl_> - O Pesar J - ~ J -
O L'homme est au (dans le) bazar. âmad JU I © - kam S - dâd ata
Mard . . . bâzâr . . . .
Texte de l'exercice 2
0 L'homme est allé au bazar avec le garçon (homme avec
garçon à bazar il-est-allé).
Mard . . pésar bé raft. c—*l jljL) J.î $JA o

© Le garçon est venu au bazar.


bé bâzâr
O Le garçon a donné peu d'eau (peu eau il-a-donné).
Pésar . . . âb . . . . :>b i ^ l tSj~~>, O

Cette /eço« a été w« pew />/î« longue que les précédentes, mais elle
reprend pratiquement tous les mots déjà vus en en introduisant
quelques-uns déplus. Vous connaissez déjà douze mots de persan !
Nous vous suggérons de commencer dès maintenant un répertoire
français-persan où vous indiquerez le mot persan en transcription
latine et en caractères arabes. Et pourquoi ne pas le feuilleter dans
les trajets de bus ou métro ou lors d'une attente à un guichet ? Vous
vous envolerez en quelques secondes vers une contrée des Mille et
Une Nuits !

17 W héfdah hédjdah \ A 18
4 Quatrième leçon (dars-é tchahârom)

Nân-é garm ©
pain* chaud
Le pain chaud

1 Pédar bé pesar nân dâd. ©


père à garçon pain il-donna
Le père a donné du pain au garçon.
2 Nân garni ast. ©
pain chaud il-est
Le pain est chaud. Notes
© Nân-é garm fj-> j U , pain chaud. Le nom et l'adjectif qui le
précède ou le suit immédiatement en français - épithète -, sont
reliés en persan par un é non écrit qui s'appelle ézâfé. Ce mot
d'origine arabe signifie "addition". Il peut aussi dans certains
cas être indiqué par un signe, nous le verrons plus tard.
Remarquez donc bien la différence entre l'adjectif attribut (qui
est mis en rapport avec le nom par l'intermédiaire du verbe être
Remarques concernant la prononciation ou d'un verbe similaire comme sembler, paraître, devenir) et
• N'oubliez pas que le r est légèrement roulé et que le s entre deux l'adjectif épithète (c'est-à-dire qui précède ou suit immédiatement
voyelles n'est jamais prononcé z, mais toujours ss. Nous ne le nom) dans les phrases 2 et 3. Pour noter dans la transcription
transcrivons pas pesar avec deux s, car nous réservons cette graphie ce é, prononcé et non écrit, nous mettrons un astérisque. En
pour le cas où la lettre est redoublée en persan. persan, il est possible aussi de mettre un petit trait oblique sous
la dernière lettre du nom. Pour faciliter la compréhension et la
• Pé i i, té O , kâf ^S , gâf Js sont attaquées plus fortement que lecture, nous l'indiquerons chaque fois : nân-é garm » S ùl> .
les autres lettres.
Toutefois, il faut savoir que cela ne se fait pas dans l'écriture
• En ce qui concerne l'accentuation, sachez qu'il n'y a pas de règles
courante, mais seulement dans les livres d'enfant ou lorsqu'il
précises, mais qu'en général les mots sont accentués sur la dernière
peut y avoir un doute et un risque d'équivoque.
syllabe.
D'autre part, la phrase persane a une intonation particulière : en 0 pédar et ast : remarquez que ces deux mots - comme bien
général les premiers mots semblent atones et c'est l'avant-dernier d'autres, vous le constaterez-, sont très proches du françaispèn?
qui porte tout le poids de la déclaration . et est et qu'ils trahissent leur lointaine origine commune (cf.
Exemple : Pésar / nân-é garm / doust dârad. introduction).

19 \ \ nouzdah bist Y • 20
Pésar nân-é garm doust dârad. ®
garçon pain *chaud ami il-a = il-aime
r
Le garçon aime le pain chaud. f
Pédar raft.
père il-est-parti
D Notes
Le père est parti.
Doust dârad J j b C- -"ji : doust signifie ami et dârad i7 a.
Ces deux mots forment un verbe composé - comme il en existe
un grand nombre en persan -, verbe qui signifie aimer.

Remarques sur l'écriture


• Noun s'écrit en initiale et médiane comme bé ou pé, mais avec un
point au-dessus :
bé > pé J noun j

• Gâf s'écrit comme kâf avec un petit trait supplémentaire sur le


i j ' i o~~»j.s />S ùU J~J haut de la lettre :
kâf ^S gâf ^S
Les mots nouveaux • Vâv représente à la fois la consonne V et la voyelle longue
prononcée ou. Cette dernière sera indiquée dans la translittération
pédar père
par OU, suivant notre système qui consiste à indiquer en majuscules
tout caractère de l'alphabet et en minuscules ce qui est seulement
nân ÙU pain
prononcé, mais non écrit ; ou est la deuxième voyelle longue
rencontrée, après â.
garm >j> chaud

[il/elle] ami a = [il/elle] aime Dans le mot doust C~-»j ï , vâv a une valeur de voyelle,
doust dârad ^j'^ 0-**_j.i
finale médiane initiale isolée, non liée
Les lettres nouvelles
O
j noun
O noun N

<S gâf G S £ f J gâf

3 vâv v/ou
bist-o do V V 22
21 Y \ bist-oyék
4 Translittération uu j~i
(•>
A RGa *NAN RSaPé
/ OU garm nan-e pesar
M R Ga *N A N
garni nân-é > j \ > C^j a
DRaÂD TSOUD
dârad doust
ISaPé HBé R DaPé
pésar bé pédar O J j J-V.
T F Ra R Da Pé
; ! i jU raft pédar
DÂD N AN
dâd nân

ou Nân : En Iran, le pain se présente sous forme de longues galettes


d'aspects et d'épaisseurs divers. Le plus courant est sans doute le
TS A M RGa N AN
nân-é lavâch, très mince, et que l'on trouve le plus souvent dans les
ast garni nân corbeilles des restaurants. Le nân-ésangak (sangak = petite pierre),
plus épais, est un peu boursouflé car y est imprimée la trace des
galets sur lesquels il est cuit. Mangé chaud, il est délicieux au petit
déjeuner par exemple. Attention toutefois qu 'il n 'y reste pas incrusté
Exercice 1: xJi <^y Tardjomé konid un petit caillou ! Il existe d'autres sortes de pain dont nous aurons
(Traduisez) l'occasion de parler plus loin. Avant le déjeuner, on voit devant les
boulangeries de longues files de personnes qui attendent que sortent
c^l^OU© du four les longues galettes que l'on plie en deux pour les rapporter
à la maison.
Nân kam ast.

j\i O—<j-> ?J> OU lyQ nân-é lavâch il^J OU nân-é sangak i^_>-Sw^ ( j u
U"
Mard nân-é garni doust dârad pain* lavâch pain* galet

Pésar bâ mard bé bâzâr raft.

Corrigé de l'exercice 1
Âb garni ast. O II y a peu de pain (pain peu est). O L'homme aime le pain chaud.
© Le garçon est allé au bazar avec l'homme (garçon avec homme au
ijbc^j^y y / - j
o bazar il-est-allé). O L'eau est chaude. © Le garçon aime l'eau chaude
Pésar âb-é garni doust dârad. (garçon eau* chaude ami il-a).

23 Y V bist-osé bist-o tchahâr V f 24


5 Exercice 2 : Xjjf J^-»-£> Takmil konid (Complétez) Texte de l'exercice 2
.s ta ^ j l j j_L> 4J 5y> O
O L'homme a donné du pain chaud au père (homme à père pain
chaud il-a-donné).
Mard . . pédar . . .- dâd.
O L'homme est allé au bazar avec le père (avec père à bazar il-
est-ailé).
Mard bé bâzâr
Il peut vous sembler encore bien malaisé de déchiffrer et de tracer
© Le père est au (dans) bazar. les lettres, mais ne vous découragez pas. Avec l'aide constante de la
Pédar . .. bâzâr . . . . translittération, vous allez petit à petit les reconnaître plus facilement.
Quand vous écrivez en persan, si vous avez du mal à retrouver
Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants directement le caractère arabe, écrivez d'abord en transcription
O - b é <KJ -nân-é garni p^TjLi - O - bâ pédar j Jb b - r a f t O J j latine et puis cherchez dans la leçon - ou dans votre répertoire -, le
O - dar j i - ast C~* I. mot persan. Vous serez bientôt étonné de vos progrès !

5 Cinquième leçon (dars-é pandjom) f?H<j*j*


Dar dokkân
dans boutique jlî:
Dans la boutique

1 Dar dokkân yék zan boud. ©


dans boutique une femme elle-était
Dans la boutique, il y avait une femme. clairement en persan, car la prononciation s'en est affaiblie.
Couramment, ce mot est prononcé "dokân" et le tachdid est omis
Remarques concernant la prononciation dans l'écriture. Comparez par exemple avec le mot français intelligent
• La^ troisième et dernière voyelle brève : o, dans le mot dokkân dont le double 1 est peu entendu, mais prononcé très clairement par
jL_S ^ . Le o du persan est toujours très fermé, comme en français certains. Nous préférerons toujours vous indiquer la prononciation
dans le mot pot. et l'écriture les plus correctes. Vous pourrez ensuite apprendre sur
Bien entendu, la difficulté consiste à savoir quelle voyelle brève place la prononciation la plus courante.
placer sur le dâl. Il faut donc visualiser et mémoriser ce mot tel quel.
Vous verrez que pour les mots les plus courants, cela ne sera pas très Notes
difficile.
• Les lettres redoublées des mots d'origine arabe - comme c'est le ® Yék <_>J , un, sert comme en français d'article indéfini et signifie
cas pour le mot dokkân OL_Ti -, ne sont pas toujours prononcées un / une.

25 Y ù bist-o pandj bist-o chéch V 9 26


Zan bé pésar chéch ta sib dâd. ©
femme à garçon six unités pomme elle-donna
:b Y
La femme a donné au garçon six pommes.
r
Pésar sib dârad. ©
garçon pomme il-a
Le garçon a des pommes.
t
Pésar sib doust dârad. ©
garçon pomme ami il-a = il-aime Les lettres nouvelles
Le garçon aime les pommes. •
chin CH

Notes yé Y ou I
© Après un nombre, le nom ne se met pas au pluriel. Il a une valeur
de collectif. Mais on ajoute le mot ta U , unité, entre le nombre
et le nom, quand ce dernier représente des choses et parfois aussi
Remarques concernant l'écriture
des personnes. Dans les phrases 3 et 4, le mot sib i_™~-,pomme,
• Un nouveau signe : tachdid -L> XU
a également valeur de collectif et ne se met pas au pluriel : le
garçon a "de la pomme", une ou plusieurs, et il aime "les
Le tachdid ("renforcement" en arabe) est placé au-dessus de la
pommes" ou "la pomme en général".
consonne dont il indique le redoublement, car cette lettre n'est pas
écrite deux fois.
Ce signe qui ressemble à un "w" manuscrit, apparaît dans le mot
dokkân OO i , boutique. Il est souvent omis dans le persan courant.
Les mots nouveaux
boutique • Deux nouvelles voyelles :
dokkân jlTi
yék >_>o un /une - o, non écrite comme dans Oo ^ dokkân.
Le dâl porte la voyelle brève o.
zan Oj femme Il faut donc connaître la prononciation du mot pour le lire
correctement.
boud ày [il/elle] était
[il/elle] fut Les voyelles brèves sont au nombre de trois a, é, o -, et peuvent
être éventuellement indiquées par des signes placés au-dessus ou
chéch ta 13 u~^ six (unités de) au-dessous de la lettre : J peut se lire pa, pé ou po.
Si on veut préciser la voyelle , on écrira :
sib pomme pa J pé J po J

27 Y V bist-ohaft bist-ohacht V A 28
- i, voyelle longue, est écrite avec un yé, placé en médiane dans le Translittération
mot sib <-_~-~" pomme :
iT
• Yé (_£ peut aussi être une consonne, comme en français dans yé-yé, NÂKKDo R Da
yeux, yaourt, yoga. La prononciation de yék, un / une, ne présente dokkân Dar
donc aucune difficulté.
Yé sera translittéré Y en tant que consonne ou I comme voyelle. iT
Notez que yé s'écrit en initiale et médiane comme bé J , pé i , té ï
KYé NÂKKDo R Da
et noun J . Ce sont les points qui différencient les lettres.
yék dokkân dar
• Chin JS s'écrit comme sin y, surmonté de trois points.
ôj
1
Dans le mot chéch (A-* . six, chin apparaît sous deux formes, initiale D OUB N Za
et finale. boud zan

finale médiane initial î isolée ^J


RSaPé HBé N Za
**< chin
o~ cT pésar bé zan

L5
Ai J ci yé
O ^
D Â D B IS Â T CH CHé
Exercice 1 : - L J J < W > - y Tardjomé konid dâd sib ta chéch
(Traduisez)

D Ra  D BI S R Sa Pé
Zan chéch ta sib dârad. dârad sib pésar

^ 3 i
Pésar dar dokkân boud. D Ra À D S OU D RSaPé
BI S
dârad doust sib pésar
Zan nân-é garm doust dârad. V -

-La I j l T i 4j ^~~> L) .SyJ O Corrigé de l'exercice 1


Mard bâ pésar bé dokkân âmad O La femme a six (unités de) pommes. O Le garçon était dans la
boutique. O La femme aime le pain chaud. O L'homme est venu à la
^ j b j U <_>o j~~> © boutique avec le garçon (homme avec garçon à boutique il-est venu).
Pésar yék nân dârad. © Le garçon a un pain.

29 Y \ bist-onoh 30
Exercice 2 : JOJJT L«^o Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O - chéch ta L> l i - dârad i j 13 © Zan Oj - doust C~-_j ï
O Le garçon a six (unités de) pains.
O - dokkân boud ïy j l i :> O - bé 4j - yék sib i_~~- ^_XJ -.
Pésar nân
© La femme aime les pommes. Texte de l'exercice 2
. . . sib dârad.
V i ÙU U wfc"^*»*' kAvJ

© La femme était dans la boutique.


.Sjb o — j . i ^_~^ J j ©
Zan dar
O L'homme a donné une pomme à la femme (homme à femme
une pomme il-a-donné). i b *^~^" t_X) ôj <b 3y> ©
Mard . . zan dâd.
6 Sixième leçon (dars-é chéchom) pJ- ^JÏ

Mâdar va pésar (mâdar-o pésar) ®


mère et fils j~i 3 j^
La mère et le fils
ïJJ (JJ-^0 Jï J*~J i
Pésar (dar) manzél boud. © Notes
garçon/fils dans maison il-était
Le garçon était à la maison. © Le vâv placé entre deux mots signifie et. Il se prononce va ou
encore o , mais à ce moment-là il se rattache au mot précédent.
Dans le langage courant, on opte généralement pour le o (et
toujours en poésie classique).
mâdar va pésar ou mâdar-o pésar _^~o j jjU
la mère et le fils (ma-da-ro)
âmad va goft ou âmad-o goft IOJSS _J Jo» I
Remarques concernant la prononciation
• manzél Jj-^° : prononcez bien distinctement le a et n, et non en- elle est venue et elle a dit (â-ma-do)
semble comme dans le son an du français : "man(e)zél(e)'\ D II existe en persan un autre mot signifiant maison, plus courant,
• mâdar va pésar, mâdar-o pésar ,—j j _pU> : si vous adoptez la qui va bientôt apparaître. Notez que devant le mot manzél, on a
seconde manière de prononcer le vâv de liaison (voir note 1), lisez tendance à omettre dar dans le sens de "être à la maison" : man
bien "mâ-da-ro pésar". manzél boudam »Sy Jj^» /y j'étais (à) la maison.

31 V \ si-o yék sl-o do VY 32


Mâdar âmad va goft (âmad-o goft) : ©
mère vint et elle-dit
La mère est venue et a dit :
To kodjâ boudi ? @©
toi où tu-étais
Toi, où étais-tu?
Man dar bâzâr boudam. ©©
moi dans bazar j'étais
Moi, j'étais au bazar. D

Remarques concernant la prononciation (suite)


• To kodjâ boudi ? V <_PJJ U>0 y ( phrase 3) : accentuez bien le mot
interrogatif kodjâ, surtout sur la seconde syllabe, en élevant le ton.

Notes 3 J ^
® Dans cette leçon, apparaissent trois formes du verbe être : Les mots nouveaux
boud sy il était boudam fiy j'étais
manzél jj^>
boudi ( j p y tu étais
Nous constatons qu'au passé la troisième personne du singulier mâdar j^U mère
sert de radical et qu'en lui ajoutant respectivement -am (soit
mim *) et -i (soit yé (_£ ) on obtient les première et deuxième goft O-iT [il/elle] dit / a dit
personnes du singulier. Ce passé du verbe être prend suivant le
contexte une valeur d'imparfait - comme c'est le cas dans cette
kodjâ uT où ?
leçon -, ou de passé simple ou passé composé : to
boud iy = [il/elle] était ou [il/elle] fut ou [il/elle] a été. y toi
man
® Les pronoms man \ & et to j ï signifient moi et toi, mais à* moi
s'emploient aussi couramment pour renforcer le verbe qui
va / o 3 et
contient déjà en lui-même les pronoms sujetsy'e et tu. Mais ceci
sans emphase obligatoirement. C'est pourquoi on pourra
traduire en français soit par moi je / toi, tu soit tout simplement Les lettres nouvelles
pary'e / tu, suivant le contexte :
Man bé bâzâr raftam. - 3 j jljU AJ
Moi, je suis allé au bazar.
-y
J lâm L

Je suis allé au bazar. djim DJ


£
33 TV si-o se si-o tchahâr X f 34
Remarques concernant l'écriture Translittération
• La voyelle o est apparue dans le mot dokkân à la leçon précédente.
Comme toute voyelle brève, elle n'est pas écrite, sauf dans un certain J il.
nombre de cas où elle est représentée par un vâv, comme dans les
mots : R Sa Pé Va RDaÂM
to y toi et do _j^ deux. pésar va mâdar
(mâdar-o pésar)
Dans ce cas, vâv sera représenté en translittération par un O.
Vâv peut donc correspondre à V, OU et O. 'y. J r* J

DOUB L Zé N Ma R Da RSaPé
• La voyelle longue i est écrite en finale <_£ , dans le mot boudi
boud manzél dar pésar
(_gjy tu étais. Dans la leçon précédente, elle apparaissait en médiane
^ dans le mot sib k_-™» pomme. Jl* T
3 jiL«
finale médiane initiale isolée T F Go Va C» Ma  R Da  M
goft va âmad mâdar
J J lâm

>• djim iSs.jt ur >J'


£ I DOUB Â DJ Ko OT
boudi kodjâ to

ç*y. j l j l . J ^ à*
Exercice 1 : X*sS <u>-J Tardjomé konid M Da OU B R À Z ÂB R Da N Ma
(Traduisez) boudam bâzâr dar man

t£ïy Jj^> ji y O
To dar manzél boudi.

. (_£.}y L?ti y '. L _ - J D 'yAAjj


Mâdar bé man goft : to kodjâ boudi
îoudi ?
Corrigé de l'exercice 1
O Tu étais à la maison (toi dans maison tu-étais). 0 La mère m'a dit:
To bé pésar âb-é garni dâdi. où étais-tu ? (mère à moi elle-a-dit : toi, où tu-étais). O Tu as donné
de l'eau chaude au garçon (toi, eau chaude à garçon tu-as-donné).
^^ :> y> <u y> O J'ai donné deux (do _ji ) pommes à l'homme (moi à homme deux
Man bé mard do ta sib dâdam. unité pomme j'ai-donné).

35 Vu si-o pandj si-o ehéch r ? 36


Exercice 2 : X^S~ \y&> Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O Mâdar _pLa - manzél Jj-^» - va goft C^Jsù j - kodjâ L>o -
O La mère est venue à la maison et a dit : où étais-tu ?
0 Man va - manzél boudam PïJJ J ^ 0 ~ t 0 y ~ boudi ( j p y O -
bé âmad : to boudi ?
bé AJ - nân-é O L - dâd J b — .
© Moi, j'étais à la maison et toi, tu étais au bazar.
. . . (dar) va . . dar bâzâr
0 La mère a donné du pain chaud à l'homme. Texte de l'exercice 2
Mâdar .. mard . . .-. garm . . . .
Les phrases des exercices, comme celles des textes, peuvent vous
paraître assez artificielles. Mais vos moyens d'expression en persan
sont encore très réduits. Par exemple, vous ne connaissez pas le CPJH j'j^î J* y 3 ç^y. J > * CP) <y °
possessif, d'où la phrase peu naturelle "La mère m'a dit... "(correcte
par ailleurs dans un contexte où il s'agirait de la mère d'une autre ita Pj5 j l i aj* AJ jj>U ©
personne que le narrateur). Soyez patient, bientôt nous pourrons
passer à des phrases plus réalistes, à des dialogues plus vivants.

Septième leçon (dars-é haftom)


Vous connaissez maintenant un certain nombre de lettres. Vous en djim s- DJ + aléf •djâ U-
reconnaissez d'autres en vous aidant de la transcription. Certains
mots vous sont devenus familiers. Si vous avez résolu d'apprendre dâl a D + aléf dâ b
l'écriture, ilfaut bien entendu vous efforcer de reproduire les phrases,
mais déjà en les lisant et en les écoutant prononcer vous aurez fait
ré, zé jj R Z + aléf • râ \j zâ Ij
un grand progrès.
Faisons le bilan des connaissances acquises : 1
sin, chin ^ ji S CH + aléf sa Lw châ L i
1 L'alphabet fé ^3 F + aléf •fâ {$
Vous connaissez 18 des 32 lettres de l'alphabet du persan : nous les
kâf, gâf J ' J ' K G + aléf • kâ i T gâ l T
indiquons dans l'ordre alphabétique (mais avec des manques, bien
entendu). lâm J L + aléf • (sera vu plus tard)
aléf, aléf bâ kolâh À médiane / finale,
mim f M + aléf ma La
 initiale
bé, pé, té <_j <^ O B P T + aléf bâ O pâ O ta o noun (J N + aléf nâ L

37 VV si-ohaft si-ohacht VA 38
V/OU/O -» va I j Mais on n'écrit pas la lettre deux fois. Le tachdid est souvent omis
vav _j
dans l'écriture courante, mais il est correct de le noter :
yé (S Y/I -» yâ b
NÂKKDo
hé finale A. H (.prononcée é, comme dans bé 4j ) dokkân boutique (leçon 5)

- Remarques concernant l'écriture • Le sokoun ° est un signe qui indique qu'une consonne ne porte pas
de voyelle. C'est un emprunt à l'écriture arabe. Il n'est jamais écrit,
Nous avons choisi de vous montrer chacune de ces lettres additionnée sauf en cas de risque de fausse lecture :
de aléf, parce que le a long (â) a été la dominante de ces premières
leçons. Naturellement, on peut aussi ajouter à toutes ces lettres la ^ >
marque des deux autres voyelles longues. D RMa
mard homme Ici, le sokoun est sur le râ.
Ces lettres se lient entre elles, sauf aléf I dâl i , ré Ji , zé J'j et vâv
3 • b) Les voyelles

Nous vous avons indiqué dans les leçons les modifications (légères, Le persan a trois voyelles brèves et trois voyelles longues.
en général) que subissent les différents caractères étudiés, suivant Les voyelles brèves a, é, o ne sont pas écrites, ce qui constitue la
qu'ils occupent une position, initiale, médiane, finale ou isolée. majeure difficulté de la lecture du persan.
Lorsque toutes les lettres auront été étudiées, un tableau regroupera En effet, on ne peut pas savoir quelle voyelle brève (a, é, o) porte
tous les caractères de l'alphabet du persan, avec leurs différentes chaque lettre et même si elle n'en porte pas - comme dans le mot
formes (leçon 28). mard, vu ci-avant. En voyant MRD on pourrait lire théoriquement
toutes sortes de choses, marad, morad, mord, mérad, etc. Donc, il
a) Les consonnes faut au début visualiser les mots et les apprendre globalement avec
leur prononciation.
Tous ces caractères représentent des consonnes (sauf aléf), qui portent Quand, dans un texte persan, il y a risque de confusion entre deux
le plus souvent des voyelles brèves non écrites. Quand la voyelle est mots, on peut ajouter un petit signe au-dessus de la lettre pour indiquer
longue, elle est représentée par un caractère : la voyelle qu'elle porte. Ces signes - très rarement employés -, sont :
• vâv j V, représente aussi la voyelle longue OU (et plus rarement la
voyelle brève O). • fathé pour a

• yé ,j; Y, sert aussi à transcrire la voyelle longue I. • kasré pour é

• aléf est un caractère à part, qui n'est ni consonne, ni voyelle, mais • /animé pour o
support de voyelle et qui sert à porter des voyelles en début de mot
ou à allonger le a à l'intérieur d'un mot.
R Sa Pé N Â K.K Do
• Le tachdid ("renforcement") est un signe [ " ] qui se place sur une pésar, garçon dokkân, boutique.
consonne pour indiquer qu'elle est redoublée dans la prononciation.

39 X"\ si-o noh tchéhél f • 40


On remarque que la dernière consonne d'un mot ne porte pas de - Lecture
voyelle brève : mard, pésar. En revanche elle peut porter une voyelle
longue. La translittération qui accompagne tous les textes persans doit vous
aider à passer tout doucement du déchiffrage de l'alphabet à une
• La voyelle brève o peut parfois être écrite. Elle est alors représentée, appréhension directe du caractère arabe. Au bout d'un mois environ,
comme la voyelle longue ou, par un vâv. Ceci concerne un certain vous aurez surmonté ce premier obstacle et véritablement pénétré
nombre de mots, dont les plus courants sont do et to : l'alphabet. Deux mois encore et vous serez à l'aise devant un texte
persan.
do j3 deux to y toi
La difficulté, nous l'avons évoquée plus haut, c'est de lire directement
• Les voyelles longues â, i, ou, sont représentées par un caractère : en persan un mot nouveau, du fait que les voyelles brèves ne sont
pas indiquées. Rassurez-vous, même un Iranien, confronté à un mot
â par aléf ou en début de mot par aléf bâ kolâh I inconnu, ne sait pas le lire ! Donc, pour lire un mot persan, il faut le
3 ou parvav connaître, de même que pour lire les ézâfé non écrits, il faut
Cî i par ye comprendre la phrase !
C'est un handicap certes, mais ne vous en faites pas une montagne.
JiU C^-Ji ^_~^ En apprenant régulièrement le vocabulaire d'après la transcription,
R Da A M T S OU D B 1S en écoutant et en répétant les mots, puis en les écrivant, vous allez
mâdar, mère doust, ami sib, pomme rapidement vous constituer un stock de vocabulaire courant. Quand
vous verrez le mot en caractères arabes, vous le reconnaîtrez aisément.
La consonne finale ne porte pas de voyelle brève - nous venons de Récapitulons maintenant les mots déjà appris.
le voir -, mais elle peut porter une voyelle longue, â, i, ou :
2 Vocabulaire
 DJ Ko 1 D OU B OU B Dans les six premières leçons, 28 mots nouveaux sont utilisés, dont
kodjâ, où boudi, tu-étais bou, odeur nous faisons ici la recension. Les numéros des leçons où ils
(bou, mot qui apparaîtra dans une prochaine leçon) apparaissent pour la première fois sont indiqués entre parenthèses.

N.B. Tous les termes utilisés, tels que kasré, sokoun. etc., sont donnés • Les noms
à titre indicatif. Ils ne vous sont pas d'une absolue nécessité. Mais il
ne faut pas oublier que le persan a emprunté à l'arabe son alphabet, imard homme (1)
ainsi que de nombreux mots, et que de ce fait ces deux langues sont V
intimement liées. Ces rappels peuvent intéresser ceux qui ont des âb T eau (1)
^
notions d'arabe ou d'une autre langue écrite en caractères arabes. Il
faut en tout cas retenir le tachdid et surtout l'ézâfé. bâzâr ,ljL bazar (2)
Tous les signes d'aide à la lecture ne sont qu'exceptionnellement
notés en cas de doute (dans les livres d'enfant, en poésie ou dans un pésar garçon, fils (3)
texte ancien). Nous avons choisi de noter - au moins dans un premier s~i
temps -, le tachdid et le signe de l'ézâfé (voir § 6). pédar père (4)
J-H
41 f \ tchéhél-o yék tchéhél-o do f Y 42
nan pain (4) Nous vous conseillons d'essayer d'apprendre oralement les nombres
jusqu'à dix en regardant la numérotation des pages des premières
doust am/ (4) leçons.
Votre connaissance actuelle de l'alphabet persan vous permet d'en
dokkân obo boutique (5) écrire trois autres d'entre eux :

zan femme (5) <u* trois

sib >-— pomme (5) pandj cinq


&
manzél J>* maison (6) nota 4J neuf

• Un adjectif Répétons maintenant les nombres de un à dix :


1 yék 2 do 3 se 4 tchahâr 5 pandj
garm chaud (4)
f/ 6 chéch 7 haft 8 hacht 9 noh 10 dah
et dans l'exercice final
sard V" /ro^(7) Les h de tchahâr, haft, hacht, noh et dah sont légèrement expirés.

• Un adverbe • Les pronoms personnels


man \A moi /je (6)
kam pew (3)
ff to y toi / tu (6)
• Les prépositions
• Un adverbe interrogatif
bé 4j à (2)
kodjâ bo où (6)
dar JJ aa«.s' (2)*
• Une conjonction de coordination
bâ b avec (3)
va/o 3 et (6)
* Notez que dar _p signifie aussi porte
• Les verbes
' Les nombres
au passé
yék w« (5) âmad XA\ [il/elle] est venu(e) (1)
^ i
do jP «feltt (6 N) dâd ib [il/elle] a donné (1)
chéch ^li i/x (5) raft C^j [il/elle] est allé(e) (3)
43 T T tchéhél-o se tchéhél-o tchahâr f f 44
goft C~fl> /ïï/e/fe/ a «W (6) Dans le langage familier, ta peut aussi être employé pour les
personnes :
au présent do ta pésar dârad ij\J ~*o 13
ast /li/e/Zc/ es< (2) [il/elle] a deux fils

dârad /fl/e/fe/ a (4) Dans la phrase ci-dessous, on remarque que sib a une valeur de
collectif (voir leçon 5, phrases 2 et 4) :
doust dârad -JJ [il/elle] aime (4) pésar sib doust dârad ijbc^j^uw« H
garçon pomme ami il-a
Nous vous conseillons de nouveau, comme à la leçon 3, de vous le garçon aime les pommes
constituer un répertoire de vocabulaire français-persan. Le mot persan
sera classé d'après la transcription en caractères latins, qui sera suivie 6 L'ézâfé
du mot en caractères arabes. Si à chaque leçon, en découvrant un
nouveau mot, vous procédez de cette façon, vous ferez de rapides L'ézâfé est une particularité du persan. Il s'agit d'un é ajouté au mot
progrès ! dans la prononciation pour montrer qu'il est lié au suivant. Dans la
leçon 4, il est employé pour exprimer la relation entre un nom et
3 Le genre des mots l'adjectif qui le suit (épithète), mais il servira à relier bien d'autres
mots encore.
Les noms, les pronoms et les adjectifs n'ont pas de genre. C'est un système très pratique dont vous découvrirez peu à peu toute
la richesse. Sachez donc que l'ézâfé, très utilisé en persan, va faire
âb / nân garm ast O^- ! P^3 j U / t_i I
partie désormais de votre quotidien !
/ 'eau / le pain est chaud(e)
Nous représentons cette sorte de suffixe, prononcé mais non écrit
4 Les articles (mais il pourra l'être aussi, nous le verrons plus loin), par :
• -é dans la transcription ;
- Il n'y a pas d'article défini :
• un astérisque, dans la traduction littérale et dans la translittération ;
mâdar goft C^J6 j ^ U la mère a dit. • un petit trait oblique (kasré) sous la dernière lettre du mot qui va
être lié au suivant ; ceci, dans le texte en caractères arabes.
- L'article indéfini un /une est yék (leçon 5) :
yék nân j l i i_>o un pain nan-e garni ç/ô\j
yék zan O j i_>o une femme pain *chaud
du pain chaud / le pain chaud
5 L'emploi des nombres
7 Le verbe être
Ils sont suivis d'un nom singulier, celui-ci ayant valeur de collectif,
et précédés pour les choses du mot ta u (unité). - Au présent :
Nous connaissons seulement pour l'instant la troisième personne du
chéch ta sib 13 U~" singulier
six (unités de) pomme[s] (leçon 5) ast [il/elle] est
45 f ù tchéhél-o pandj tchéhél-o chéch f 9 46
• Au passé : autres, les désinences représentées par les lettres mim et yé sont
Il a pour radical la troisième personne du singulier à laquelle on attachées au radical puisque le té se lie à la lettre suivante.
ajoute des désinences pour indiquer les autres personnes :
boud + am / i • Le présent

Vous connaisssez déjà trois formes : Nous n'avons pas encore étudié ce temps, mais vous connaissez deux
formes, à retenir telles quelles pour le moment :
boudant ?Sj> fi']étais/ fi']ai été
ast "I [il/elle] est (vu plus haut)
boudi iS^y. [tu] étais / [tu] as été
dârad .ijta • doust dârad i j l j C~~»_j.i
boud .SJJ [il/elle] était / [il/elle] a été [il/elle] a [il/elle] aime

Il faut noter que boud peut avoir la valeur d'un imparfait ou d'un Les verbes composés
passé composé ou d'un passé simple : il était ou il a été ou il fut
(voir leçon 6). Signalons que vous avez déjà rencontré un verbe composé au présent
et que vous allez découvrir bien vite toutes les possibilités et la facilité
qu'offre cette combinaison d'un nom suivi d'un verbe courant et à
8 Le passé et le présent des verbes sens très large, comme c'est le cas pour dârad ij\i il a et pour
kard ïjS il a fait (nous le verrons plus loin) :
• Le passé
-jp + j "3*
Sur le modèle de boud, boudam, boudi, mais avec une unique valeur r
doust ami + dârad il a doust dârad /'/ aime
de passé (simple ou composé), vous pouvez conjuguer de même les
autres verbes dont vous avez rencontré la troisième personne du
singulier.
9 La ponctuation
dâd d b -* dâd-am / O b dâd-i i_pb
La ponctuation en persan est la même qu'en français, mis à part la
il a donné _ -» j'ai donné ' ^ tu as donné -
virgule et le point d'interrogation qui sont écrits à l'envers i ; . Il
âmad _ul -» âmad-am />Jw I âmad-i (_£-^ '
faut noter toutefois en persan une tendance à utiliser beaucoup moins
il est venu -» je suis venu \ tu es venu la virgule qu'en français où celle-ci peut pratiquement changer le
sens de la phrase. La phrase persane, quant à elle, laisse clairement
raft û J ; -» raft-am raft-i ^3j
apparaître son articulation et n'a pas besoin de signes de ponctuation
il est allé -» je suis allé tu es allé ^
qui autrefois n'existaient pas dans les manuscrits, sauf le point parfois.
goft
il a dit
£*Jù -*

goft-am
j'ai dit
~jù
I
goft-i
tu /te idit
tu as J*
To kodjâ boudi ? <~>>y. UT y
Où étais-tu, toi ? (leçon 6)
Dans les deux premiers cas, la désinence de personne est séparée du
radical du fait de la présence de dâl i en finale ; dans les deux

47 TV tchéhél-o haft tchéhél-o hacht T A 48


Exercice de révision
f*J JlJH <•> or"®
Tardjomé konid J>^S <w>-y (Traduisez) - "Man bé bazar raftam."
Le texte proposé ci-dessous reprend pratiquement tous les mots et
les tournures qui ont été étudiés dans cette première série de leçons.
Lisez-le une fois en essayant de le comprendre sans l'aide de la
traduction. Puis, vérifiez que vous avez correctement compris et
traduit. Et enfin, à partir du français, retrouvez le texte persan en Traduction
transcription. Si vous vous en sentez le courage, essayez enfin de O La mère a dit au garçon / au fils : O "Il y a peu de pain à la
l'écrire en persan ! maison." O Le garçon (le fils) est allé au bazar. O Dans la boutique,
il y avait un homme. © Il a donné un pain chaud (pain*chaud) au
garçon. O Le garçon a six pains. O II aime le pain chaud. O II est
Mâdar bé pésar goft : arrivé à la maison avec le pain. O Le père [lui] a donné de l'eau
fraîche (froide : sard 2 y^ ) et a dit. © Où es-tu allé ? © Je suis allé
au bazar.
"Dar manzél nân kam ast."

Pésar bé bâzâr raft.


Voici un petit tour d'horizon des connaissances déjà acquises : vous
êtes déjà en possession de quelques éléments de grammaire et vous
Dar dokkân yék mard boud. vous êtes familiarisé avec un certain nombre de lettres et de mots du
j b *y OU I » > J \ j - ^ ^ ® persan.
L'acquisition de la lecture et de l'écriture ne peut se faire que
Bé pésar yék nân-é garm dâd progressivement et très lentement. Ne vous découragez pas. Ecoutez,
lisez les textes, essayez de les récrire aidé du livre. Vous verrez que
petit à petit vous commencerez à tracer de vous-même des mots et
Pésar chéch ta nân dârad. même de petites phrases. Laissez agir les bienfaits de la répétition
ainsi que la musique du persan !
Et tout se fera étape par étape...
Nân-é garm doust dârad.

Bâ nân bé manzél âmad.


: c^j£j -ib Sj*» c-^l J-*J ®
Pédar âb-é sard dâd va goft : Manzél bé manzél
maison / étape à maison / étape
Etape par étape...
"To kodjâ rafti ?"
pândjâh ù ' 50
49 f \ tchéhél-o noh
8 Huitième leçon (dars-é hachtom) ^JUb ^jS A

Hasan
Hassan Cr~^
Hassan
- \
1- Salâm Hasan ! ®
salut Hassan Y
Bonjour, Hassan !
2 Az kodjâ âmadi ? ©
-r
de où tu-es-venu
D'où es-tu venu ?
- f
3- Az Chirâz âmadam. © - û
de Chirâz je-suis-venu
Je viens (je suis venu) de Chirâz.
4- Bâ ki âmadi ? ©
avec qui tu-es-venu
Avec qui es-tu venu ?
5- Bâ yék doust.
avec un ami Notes
Avec un ami. •
© Salâm |o">Lo -littéralement "salut"-, est une salutation polie et
pas du tout désinvolte comme l'est notre "salut!" adressé à un
Remarques concernant la prononciation camarade.
• Comme dans la leçon 6 où est apparue pour la première fois une
© À partir de âmad Jm I , il est venu, on _peut former les deux
phrase interrogative, nous vous recommandons de bien accentuer
autres personnes du singulier âmad-i (_£-U I, tu es venu et âmad-
les mots interrogatifs : kodjâ L o et ki O .
am ?>Xa I je suis venu, comme nous l'avons vu à la leçon 7
Suivez le schéma qui vous indique l'intonation :
(paragraphe 8). Attention, ce verbe signifie à la fois venir et
ki arriver. Donc, suivant le contexte, on peut traduire âmad-am
*<P\
kod- par/e suis venu ouje suis arrivé. De plus, ici, le français emploiera
Az ' ma-di ? Bâ ma-di ?
de préférence un présent pour traduire ce passé : je suis venu I
Az kodjâ âmadi ? (phrase 2) Bâ kj âmadi ? (phrase 4) arrivé de Chirâz ou je viens /j'arrive de Chirâz.

51 û \ pândjâh-oyék pândjâh-o do û Y 52
Les mots nouveaux Translittération
salâm f%M salut, bonjour
Hasan ^ Hassan
Chirâz $j~* Chiraz
N Sa Ha
az jl de Hasan
ki?
J qui [?]
r!%„
N Sa Ha M Â L Sa
Une lettre nouvelle
Hasan salâm

c hé djimi H dans le mot Hasan


UT jl
On l'appelle hé parce que c'est un H et djimi parce qu'il présente la I D Ma   DJ Ko Z A
même forme que djim, mais cette lettre ne porte pas de point : âniadi kodjâ az
hé djimi H djim DJ
C C jl
Ce hé correspond à un h légèrement expiré. Il faut le distinguer M Da Ma  Z À R I CH Z A
graphiquement de l'autre hé que vous avez vu jusqu'à présent âmadam Chirâz az
uniquement en position finale et non prononcé A . Nous y reviendrons.
Vous le verrez plus loin, la prononciation de ces deux h sera la même,
mais pour différencier ces deux caractères, nous translittérons hé J l
djimi par un H (souligné). 1 D Ma  I K  B
âmadi ki bâ
finale médiane initiale isolée

hé djimi u
T S OU D K Yé Â B
- Dans cette leçon apparaît également une nouvelle façon d'écrire doust yék bâ
aléf :

' lâm additionné de aléf : M = I + J


Après ce groupe lâm-aléf, il n'y a donc plus la possibilité de lier à la
lettre suivante, ici le mim » :
salâm ^k^ salut

53 ÙV pândjâh-o se
pândjâh-o tchahâr û f 54
Exercice 1 : Xjjf <UJ>-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1
O Avec qui l'homme est-il venu ? (l'homme, avec qui il-est-venu)
(Traduisez) © D'où est venu le garçon (le garçon, d'où il-est-venu). © Le père
est arrivé de Chiraz. © Le garçon est venu du bazar avec deux amis
(garçon avec deux unité ami de bazar il-est-venu). © La mère est
Mard bâ ki âmad ? arrivée à la maison avec le garçon (mère avec garçon à maison elle-
est-arrivée).
Pésar az kodjâ âmad?
J_a I j ',—*»' il j - L ) O
Pédar az Chirâz âmad. _
Jba I j l j U j l C~-<j.5 u j i u wwo O

Pésar bâ do ta doust az bâzâr âmad.

Mâdar bâ pésar bé manzél âmad.

Exercice 2 : JOJJ X^S^ Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
© - az j I - raft C J j © - ki ( j f - âmadi <_£ JL» I © - bâ yék ^JNJ l>
O La femme est partie de la boutique. âmad -La I © Hasan , •1^j>- - Chirâz JI ^ - Salâm f *>L« - .
Zan . . dokkân
Texte de l'exercice 2
0 Avec qui es-tu venu de Chiraz ?
Bâ . . az Chiraz ?
C J i jiT.
J O] o
© Le garçon est venu avec un ami.
Pésar doust
O Hassan est arrivé/venu de Chiraz. - Bonjour, Hassan !
az âmad. - , Hasan !

Le prénom Hassan, courant dans le monde islamique, rappelle plus voir les tombeaux de Sa 'di (XIIIe siècle) et de Hâfez (XIVe). Le premier
est célèbre par son Golestân, "le Jardindes Roses", qui a connu une
particulièrement aux musulmans chiites l'un de ses martyrs les plus
grande vogue en Occident chez les écrivains orientalistes. Les œuvres
vénérés,filsaîné de Ali, gendre du Prophète etpremier imam des Chiites.
du second sont réunies dans un recueil appelé divan, qui aujourd 'hui
sert à prédire l'avenir. Sur son tombeau, on ouvre au hasard le recueil
Chiraz est la capitale de la région appelée Fârs et d'où est issu le
de poésies, puis on lit et on interprète le poème qui apparaît. C'est la
fârsi ou persan. C 'est une ville méridionale, belle et enjouée, qui
pratique dufûl, la divination (fâl JLs , augure, présage).
était réputée pour son vin, son art de vivre et ses poètes. On peut y
pândjâh-o chéch ù 9 56
55 û ù pândjâh-o pandj
9 Neuvième leçon (dars-é nohom) ^ WJ* \

Âb-o gol
eau et fleur f 3
Eau et fleurs
V &£ te- y - s
1 - To tché kardi ? ©
toi quoi tu-as-fait • iS*jf <sj^ v ' ^ y Y
Qu'as-tu fait, toi ?
2 To bâ âb bâzi kardi ! ©
-r
toi avec eau jeu tu-as-fait ! A.>b C-jl LT àj •y» f
Toi, tu as joué avec l'eau !
3- Na, bâ âb bâzi nakardam. © û
non , avec eau jeu ne-pas-j'ai fait
Non, je n'ai pas joué avec l'eau !
4 Man bé gol âb dâdam ! ®
moi à fleur eauj 'ai-donné
Moi, j'ai donné de l'eau aux fleurs !
5 Man gol doust dâram. • Ce verbe est très fréquemment employé en composition avec un
moi fleur ami j'ai nom, ce qui permet de former des verbes dits composés, de sens
Moi, j'aime les fleurs. D très divers. Ici, dans la phrase 2, bâzi kard-i iS^y iSJ^ 0 e u
tu-as-fais) signifie tu as joué.
© Na 4J signifie «on et lorsque cette particule s'accroche au verbe
Notes - en perdant le hé final -, elle donne un sens négatif au verbe :
© Kard, ïjï il a fait, est un nouveau verbe au passé, auquel vous ne... pas.
pouvez ajouter les terminaisons -am et -i pour former les deux Kard-am ?sjS -* nakardam p-\^>o
autres personnes du singulier : [j ']ai-fait [je] n 'ai pas fait.
kard ïj> [il] a fait na 4J non na j ne... pas
kard-am p-^P [jj ai fait © Rappelez-vous que les mots singuliers peuvent avoir une valeur
kard-i <£*y [tu] as fait de collectif : gol y> , fleur, se traduit ici par un pluriel.

pândjâh-o hacht ÛA 58
57 ÙV pândjâh-o haft
Les mots nouveaux Translittération

tché Az- que, quoi

kardi (kard-i) &f [tu] as fait


L Go
3
O B A
gol o âb
bâzi 6J^. jeu

bâzi kardi (bâzi kard-i) ^/LSJ^. [tu] as joué y


I DRKa H TCHé O T
nakardam (na-kard-am) çSJ& [je] n'ai pas fait kardi tché to

gol ,f fleur i y
B Â Â B O T
àj âb bâ to

R e m a r q u e s concernant la prononciation <S * J> <S j ^.


• Prononcez bien o toujours fermé, même s'il est suivi d'une consonne I D R Ka I Z Â B
ne portant pas de voyelle. Dans le mot gol, le o est prononcé comme kardi bâzi
dans pot et non comme dans bol. Exactement comme le mot anglais
goal, passé en français.
• le H (hé) final de tché 4s- et de na AJ ne se prononce pas, comme B A À B H Na
c'était le cas pour la préposition bé AJ . âb bâ na

* iS J k
M Da R K a N a I Z Â B
nakardam bâzi
Une lettre nouvelle
4j
tché TCH
£ L Go
gol
H Bé

N Ma
man
Elle s'écrit comme djim r- DJ, mais avec trois points au lieu d'un,

finale médiane initiale isolée


L Da  D
dâdani
B A
>t >• 7" tché âb
£ (L
C~ 3 > f
L Ra  D T S OU D L Go N Ma
dâram doust gol man
59 û *\ pândjâh-o noh chast 9 60
/

Exercice 1 : X J 5 " < u > - y Tardjomé konid (Traduisez) Corrigé de l'exercice 1


O Qu'as-tu donné aux fleurs (à fleur quoi tu-as- donné) ? 0 Tu n'as
pas donné de pommes au garçon (à garçon pomme ne-pas-tu-as-
Bé gol tché dâdi ? donné). O La mère n'était pas à la maison (boud précédé de la
négation). O Qu'as-tu dit ? © Je ne suis pas allé au bazar avec Hassan
(moi avec Hassan à bazar ne-pas-je-suis-allé).
Bé pésar sib nadâdi.

Mâdar dar manzél naboud.

Tché gofti ?

^ 5 y jiju
Man bâ Hasan bé bâzâr naraftam.

Exercice 2 : J U J ^ J t r ^ Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants


O - bé 4J - tchégoftC~-i> <b^ © Z a n ô j - pédar jXi nadad.il JJ
© Qu 'a dit l'homme au garçon (homme à garçon quoi il-a-dit) ? © Kodjâ \s>£- Hasan \—P- - kardi ^ïy O - dar j J - tché A^-
Mard . . pésar ?
0 La femme n 'a pas donné d'eau au père.
. . . bé âb Texte de l'exercice 2

© Où as-tu joué avec Hassan (où avec Hassan tu-as-joué) ? N.B. Pour traduire, suivez l'ordre des mots qui est indiqué entre
bâ bâzi ? parenthèses. Nous reviendrons sur cette question plus avant.

© Hassan, qu 'as-tu fait à la maison (Hassan toi dans maison


quoi tu-as-fait) ?
Hasan to . . . manzél . . . . kardi ?
© Qui est arrivé ?
V (_Pjj <SJ^. J-~^ ^ L=>> ©
. . âmad ?

xoT^r©
61 9 \ chast-o yék chast-o do 9 Y 62
10 Dixième leçon (dars-é dahom)
Ésm-é to tchist?
nom* toi quel-il-est
Quel est ton nom ?

1- Ésm-é to tchist? 0 ©
nom* toi quel-est-il
Comment t'appelles-tu (quel est ton nom) ?
2- Ésm-é man Ahmad ast.
nom* moi Ahmad il-est
Je m'appelle Ahmad (mon nom est Ahmad).
3- Manzél-é to kodjâst ? ©©
maison* toi où-elle-est Notes
Où habites-tu (où est ta maison) ? © Nous avons déjà vu que l'ézâfé servait à relier un nom et l'adjectif
qui le suit, mais il peut relier également un nom et un pronom ou
4- Dar markaz-é chahr. ©
encore deux noms (un nom et son complément). L'ézâfé est le
dans centre* ville
moyen en persan de montrer la relation étroite qui existe entre
Dans le centre-ville. • deux mots ; il correspond bien souvent au de du français :
nân-é garm, ?jï OU pain chaud (leçon 4) ;
Remarques concernant la prononciation
* ésm, nom, prénom : ici le aléf supporte un é. Jusqu'à présent, vous ésm-é to, y (,**• I le nom de toi = ton nom ;
avez rencontré aléf en initiale supportant la voyelle a brève (ou encore manzél-é to, y J U* la maison de toi = ta maison ;
longue â, mais qui dans ce dernier cas est représentée par aléf bâ
kolâh). markaz-é chahr, j ^ J> y* le centre de la ville.

Comparez dans cette leçon les mots Ahmad et ésm : les deux voyelles ® Nous remarquons l'écriture des mots interrogatifs tchist et
brèves sont représentées de la même façon, par un aléf. Il faut donc kodjâst. Tchist est en fait une sorte de contraction de tché et de
savoir qu'il s'agit d'un a, puis d'un é, et bientôt vous rencontrerez ast et dans le mot kodjâst, le aléf final de kodjâ et celui initial
des mots commençant par aléf supportant un o. Il faut donc apprendre de ast sont confondus :
globalement le mot, le répéter, l'écrire.
tché + ast -» tchist ? C. o»
1
(t-*" qu 'est-ce que c 'est ? quel est-il / quelle est-elle ?
D Ma H A M S E kodjâ + ast -» kodjâst ? C ~ ^ U o
Ahmad ésm où est[-il/elle] ?
63 9 V chast-o se chast-o tchahâr 9 f 64
Les mots nouveaux Translittération 10
ésm
r1 nom

Ahmad -L«_>-l Ahmad


r
markaz £j* centre T S I TCH oT *M S E
tchist to ésm-é
chahr A^ ville
(f]
kodjâst
c^ur où [il/elle] est ?
T S I TCH 0 T *M S E
tchist < ^ ^ qu 'est-ce que c 'est ? tchist to ésm-é
quel est-il / quelle est-elle ?
-W?- l <y (T-" '
*=-"'
T S A D Ma H A N Ma *M S É
ast Ahmad m an ésm-é
Lettres
y J jr
Une forme nouvelle de hé H, en médiane.
Cette lettre peut prendre des formes assez différentes. Nous l'avons T S Â DJ Ko O T L Zé N Ma
déjà rencontrée en finale dans la préposition bé *j, à, composée kodjâst to manzél-é
d'un B et d'un H , dans le mot tché *s- TCHé H, quoi, et dans
l'adverbe de négation na 4J Na H, non. Dans ces trois mots, cette J a
lettre ne se prononce pas.
Dans le mot chahr j-g-* ville, elle se trouve en position médiane et R H CHa * Z Ka R Ma R Da
ressemble à un 8 placé à mi-corps sur la ligne d'écriture. chahr markaz-é dar
Ici, le hé se prononce, légèrement expirée comme le hé djimi dans
le mot Ahmad. Il n'y a pas de différence de prononciation entre ces
deux h. La seule chose qui les distingue est que parfois le hé final
n'est pas prononcé, comme nous l'avons vu plus haut : en fait, parce
qu'il s'agit de mots très courants et que le h final a fini par ne plus
s'entendre.

65 9 û chast-o pandj chast-o chéch 9 9 66


10 Exercice 1 : JLJJ <U_>^J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 10
(Traduisez) © Comment s'appelle le garçon (le nom du garçon quel est-il) ?
' j*~l. (*•*" 0 Le garçon s'appelle Hassan (le nom du garçon est Hassan). © Où
Ésm-é pésar tchist ? est le bazar ? © Le bazar est au centre de la ville. © L'homme habite
dans la ville de Chiraz (la maison de l'homme est dans...).
v ~ 0 rt-**' I
Ésm-é pésar Hasan ast.

v^uOji©
Bâzâr kodjâst ?

J ^* y>y* j$ j ' J u O
Bâzâr dar markaz-é chahr ast.

Manzél-é mard dar chahr-é Chirâz ast

Exercice 2 : J_JO J-r*-^' Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O Ésm-é n-^t I - tchist C ™ ~ o - © - markaz-é jSj-A - naraftam
O Comment s'appelle l'homme (le nom de l'homme quel est-il) ?
^3 j © - kodj âst C~^ U o - bâzâr j IJ l> © tché <fc> - Goft C - J W -
. . . -. mard ?
salâmp'^ .
Je ne suis pas allé au centre-ville.
Man bé - . chahr . ,
© Où est le garçon ? Au bazar (il-est) ?
Pésar ? Dar (ast) ?
Texte de l'exercice 2
© Qu 'a dit la mère ? Elle a dit : "Bonjour, Ahmad ! "
Mâdar . . . . goft ? : . . . Ahmad !

f
67 9 S chast-ohaft chast-ohacht ?A 68
11 Onzième leçon (dars-é yazdahom) •
Fârsi baladi ?
persan sachant-tu-es
Connais-tu le persan ?
1- Fârsi baladi ? 0 ©
persan sachant-tu-es
Connais-tu le persan ?
2- Balé, fârsi khéyli khoub baladam. ©
oui persan très bien sachant-je-suis
Oui, je connais (sais) très bien le persan.
3- Fârsi âsân ast ? ©
persan facile est
Le persan est-il facile ?
4- Na, fârsi âsân nist. ©
non persan facile il-n 'est-pas • balad-am PJLL je suis sachant = je sais
Non, le persan n'est pas facile.
balad-i (S-^ tu es sachant = tu sais
5 Yék kami sakht ast. © balad ast C~~>• I jJu il/elle est sachant = il/elle sait
un peu difficile il-est
® Les phrases 1 et 3 sont interrogatives. Comme nous l'avons
C'est un peu difficile. •
signalé plus haut dans les remarques concernant la prononciation,
nous insistons sur le fait qu'il n'y a pas d'inversion du sujet dans
Notes les phrases interrogatives en persan. Seule l'intonation distingue
® balad-i I_J-UJ , tu sais, signifie littéralement tu es sachant. Il une phrase interrogative de l'affirmative (quand il n'y a pas de
s'agit donc d'un adjectif auquel on peut ajouter les particules du mot interrogatif).
verbe être : -am,je-suis, et -i, tu-es. Vous les connaissez déjà, ® Nist C~~J est la forme négative de ast (dérivée de la contraction
car ce sont aussi les désinences du verbe au passé : âmad-am, je de na + ast c * I + <*j ).
suis venu ; âmad-i, tu es venu.
® Yék kam-i ^ O ^JNJ : un peu, Vous connaissez déjà les deux
Seule différence, à la troisième personne du passé des verbes, il mots yék et kam, qui composent cet adverbe de quantité que
n'y a pas de terminaison, mais en ce qui concerne les adjectifs, vous retiendrez tel quel pour l'instant. Nous expliquerons plus
on les fait suivre de ast, que vous connaissez également : y tard la présence du suffixe -i. On peut dire aussi kami.

69 ? \ chast-o noh haftâd V« 70


11 Les mots nouveaux Une lettre nouvelle 11
fârsi

balad
<S"J*
jJb
persan

sachant
c khé KH

dans les mots

khoub i»->j>* bien, bon


T KH Sa lLYKHé B OU KH
khéyli J^ très, beaucoup sakht (difficile) khéyli (très) khoub (bon, bien)

âsân oui facile Elle se prononce comme la jota espagnole ou le ch de l'allemand,


une sorte de r rauque, raclé dans le fond de la gorge.
Silkllt c^- difficile Elle a la même forme que djim DJ, tché TCH, hé djimi £L mais elle
est surmontée d'un point. Entraînez-vous à les écrire et à bien les
yék kami un peu différencier :
LS^*-*i
balé 4L oui djim r- DJ tché r TCH hé djimi »- H khé r- KH

nist c. J [il / elle] n 'est pas finale médiane initiale isolée

Remarques concernant la prononciation C c khé

• balé, oui, est souvent prononcé en allongeant le a pour insister sur


l'affirmation, ce qui est le cas dans la phrase 2 ("baalé !"). De même
pour le na à la phrase 4 ("naa !"). Cet allongement n'est pas
obligatoire, mais il est fréquent dans la conversation courante.
• khéyli iXy>- , très ; dans ce mot, la voyelle é suivie d'un y constitue ur^^-
une diphtongue. Nous y reviendrons. Séparez bien khé-y-li en
allongeant la première syllabe.
• L'interrogation en persan, dans une phrase qui ne comporte pas de
mot interrogatif, est marquée uniquement par l'intonation. Ceci,
comme en français familier où l'inversion du sujet ne se fait pas et
où seul le ton marque la différence entre une phrase affirmative et
interrogative :
Tu viens aujourd 'hui. et Tu viens aujourd 'hui ?
Mais en persan, dans la phrase interrogative, l'intonation est plus
forte et plus haute sur l'avant-dernière syllabe :
Fâr-si ba-la-di ? (à l'affirmative : Fâr-sj ba-la-dj.)
Fâr-si â-sâ-nast ? ( : Fâr-si â-sâ-nast.)

71 V\ haftâd-oyék haftâd-odo VV 72
11 Translittération 11
j l~< LT" J Li
T S A NASA I S RÂF
O jJo 3
\f •> ast âsân fârsi
I DLaBa ISRAF
J 3
baladi fârsi L T " ->

TSIN NASA I S R ÂF HNa


<s -^ B
nist âsân fârsi na
I DLaBa I S RAF
baladi fârsi t^oS »_5s->

LS^ uT" J ^ <u> TSA T KH Sa IMKa K Yé


ast sakht kami yék
LYKHé I S R ÂF HLéBa * k k
khéyli fârsi balé
Le persan ou fârsi vient du mot Pars ou Fârs qui désigne la région
de Chiraz, berceau de la langue qui a été ensuite adoptée dans
f -^ i i ^p- l'ensemble du pays appelé, par extension, Perse. Le terme d'Iran,
adopté en 1935 pour désigner le pays que tous les voyageurs et
M DaLaBa BOUKH orientalistes nommaient jusque-là Perse, est également très ancien
baladam khoub et apparaît déjà au X" siècle dans le grand Livre des Rois de Ferdowsi
•k k k (ou Firdoussi) s'opposant au Touran, pays des Turcs (d'Asie
centrale).
Exercice 1 : X*S <us>-y Tardjomé konid (Traduisez) Vous devez maintenant commencer à vous habituer à manier la
? .-
ur"J l i O phrase interrogative, qu 'elle comporte ou non un mot interrogatif
Fârsi sakht ast ? (kodjâ, où, az kodjâ, d'où, ki, qui, tchist, quel est...). Ecoutez bien
les dialogues de ces dernières leçons et répétez-les en veillant à
li 4J 0 marquer les différentes intonations selon que la phrase est affirmative
Na, fârsi sakht nist. ou interrogative. N'hésitez pas à écouter et réécouter les leçons.
Vous verrez que lorsque vous lirez vous-même les textes, vous
adopterez spontanément l'intonation persane et que peu à peu vous
saurez d'instinct quels sont les mots ou syllabes à accentuer dans
Fârsi khoub baladi ? toute nouvelle phrase. -k * -k
p ,•• Corrigé de l'exercice 1
Ésm-é to Ahmad nist ? O Le persan est-il difficile ? O Non, le persan n'est pas difficile.
© Connais-tu (sachant-tu-es) bien le persan ? O Ton nom n'est-il
pas Ahmad (nom* toi Ahmad il-n'est-pas) ? O Je connais un peu le
Man fârsi yék kami balada:m. persan (moi persan un peu sachant-je-suis).
73 Vf haftâd-osé haftâd-o tchahâr V f 74
12 Exercice 2 : -Uo ,U-»>J' Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 12
O - yék kami ^ * J ^_XJ - ast O--* I © Balé <i_L - khéyli âsân
O Le persan est-il un peu difficile ? j L * I icL^- - © Fârsi - - ; l i - baladi ^ JJu © Ahmad JL»J>-I -
Fârsi sakht . . . ? khéyli khoub i_j_p- lX~>- -
0 Oui, le persan est très facile.
Texte de l'exercice 2
. . . . , fârsi ast.
© Connais-tu bien le persan (persan bien sachant-tu-es) ?
L ^ ^ . er"J li O
khoub ?
O Ahmad connaît très bien le persan.
fârsi balad ast.

12 Douzième leçon (dars-é davâzdahom)

Gorbé ©
chat
Le chat ? t_£-LO 4J>-
1 - Hasan tché didi ? © L O <*J 4J b^j: - Y
p J- o
Hassan quoi tu-as-vu
Hassan, q u ' a s - t u vu ?

2- D a r k h â n é yék gorbé d i d a m . ©
dans maison un chatj 'ai-vu
J ' a i vu u n chat dans la maison.

Notes
® Gorbé AJJT , chat, s'écrit avec un hé final qui ne se prononce • ® Did-i (_g Ju i et did-am P JLO sont formés de did, il a vu, et des
pas comme dans la préposition bé 4j ou autres mots déjà vus terminaisons verbales -i et -am, ce qui donne les première et
(voir leçon 9). Gorbé se traduit par le chat en raison du contexte deuxième personnes du singulier du passé tu as vu si j'ai vu
(soit "le chat" dont va traiter l'histoire). I (phrases 1 et 2).

75 Vu haftâd-o pandj haftâd-o chéch S.9 76


12 3- Kodjâboud? 12
où il-était
Où était-il ?
4- Zir-é takht boud. ©
sous-* lit il-était
Il était sous le lit.
5- Tchékardi?
quoi tu-as-fait
Qu'as-tu fait ?
6- Man gorbé râ biroun kardam. ©© Notes
moi chat RA dehors] 'ai-fait
© La préposition zir, sous, s'accompagne de l'ézâfé devant le nom
J'ai mis le chat dehors. • qu'elle introduit : zir-é takht, C-i*j' yj sous le lit. Nous le
verrons, bon nombre de prépositions ont cette particularité.
© La particule râ \j suit le mot gorbé parce que ce nom est
complément d'objet direct (COD en jargon scolaire) du verbe
biroun kardam et qu'il est déterminé. C'est-à-dire qu'il s'agit
Les mots nouveaux
d'un chat bien précis dont on vient de parler (celui qui s'est
didi / didam (did-i/am) /» X> .5 /<_£ J J i [tu] as vu / [j '] ai vu introduit dans la maison et s'est caché sous le lit) et non pas
d'un chat quelconque comme dans la phrase 2, au début de
gorbé 4J^J chat l'histoire.
Tout complément d'objet direct déterminé - qu'il représente des
khâné 4J \~>- maison
choses ou des personnes - doit être suivi de la particule râ.
L'emploi de cette particule étant très fréquent, vous allez
takht C~>ô ftï
rapidement vous y habituer. Nous représenterons cette particule
zir-e dans la transcription par RÂ, tout simplement.
sous
Attention, le COD peut être, bien entendu, au singulier ou au
biroun OjjsJ dehors pluriel, mais nous vous rappelons que vous n'avez pas encore
vu le pluriel. Vous n'avez rencontré jusqu'à présent qu'un
J
biroun kard-am fV -^i #'/ a/ mis dehors singulier avec valeur de collectif.
N.B. : Les mots khâné 4J U- et manzél Jj^a signifient tous les © Biroun kardam p*S Oj*~> ,j'ai mis dehors, littéralement
deux maison, avec de légères nuances que vous apprendrez peu à "j'ai fait dehors" : il s'agit de l'un de ces très nombreux verbes
peu à distinguer. composés que l'on forme avec le verbe kard }J> (il-a-fait).

77 VV haftâd-ohaft haftâd-o hacht VA 78


12 Les lettres 12
Il n'y a pas de nouvelles lettres, mais les quatre caractères très
semblables que nous avions confrontés dans la leçon précédente DOUB Â DJ Ko
apparaissent dans cinq mots du texte. Une bonne occasion de chercher boud kodjâ
à bien les distinguer !
ji J
djirn
c DJ dans kodjâ ur DOUB T KH Ta *RI Z
hé djimi
c H Hasan Hassan boud takht zir-é
tché TCH tché quoi 4^-
Ê
khé
c KH takht lit I D RKa
kardi
H TCHé
tché
k h âné ;U-
dj ^j
lj Ô*
Translittération
4R H B é RGo NMa
ra gorbé man

(>s
4j
/
^ 3 j£
H Bé R Go
Gorbé M Da RKa NOURIB
kardam biroun
iSX>2 *>• Cr~
I DI D H TCHé N Sa Ha
didi tché hasan

4j jS ^ 4J [>• J> •

H B é R Go K Yé HNéÂKH RDa
gorbé yék khâné dar

/» -L) i

* M Dal C
didam

79 V \ haftâd-ono hachtâd A• 80
12 Exercice 1 : JujiT 4-oS^jJ Tardj orné konid (Traduisez) Corrigé de l'exercice 1 12
O J'ai vu le garçon. © Où est le chat ? © Le chat n'est pas sous le
lit. © Tu n'as pas mis l'homme dehors (homme COD dehors ne-
Man pésar râ didam. pas-tu-as-fait). © La mère a donné le chat au garçon. © Mon fils a
vu un chat (fïls*moi un chat il-a-vu ; un chat indéterminé).
Gorbé kodjâst ?

Gorbé zir-é takht nist. Voici un dicton bien connu concernant nos amis les chats :
Mard râ biroun nakardi.
Chab gorbé samour ast (mi némâyad).
Mâdar gorbé râ bé pésar dâd.
nuit chat zibeline est (apparaît)
Pésar-é man yék gorbé did. La nuit tous les chats sont gris.

Exercice 2 : JOJJ J ^ * ^ Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O Sib-é i _ ~ ^ - kodjâst O—< U o - Zir-é .-> J - ast 0-~-1 0 -
© Où est la pomme du garçon ? Elle est sous le lit ? pésar ,_™> - boud i u - Dar j i — naboud SjZJ © Ki S - râ \j -
. . . -. pésar ? . . . - . takht . . . . takht C-J*J - Doust-é C~"j i - © - tché AS- - Gorbé râ \j AJJ> -
0 Où était la mère du garçon ? Elle n 'était pas à la maison kard :>j5 © - gorbé AJJ> - nadarad i j I J j .
(dans maison ne-pas-elle-était).
Mâdar-é kodjâ . . . . ? . . . khâné Texte de l'exercice 2

0 Qui a vu le chat sous le lit ? L'ami du garçon. jiJ


. . gorbé . . zir-é did ? - . pésar. .5yj 4J L>- ?
^
© Qu 'a fait le garçon ? Il a mis le chat dehors. "Jl ? JLO
Pésar . . . . kard ? biroun
© La femme n 'aime pas les chats (le chat en général).
Zan doust

81 A^ hachtâd-o yék hachtâd-o do A Y 82


13 Treizième leçon (dars-é sizdahom) f * - ^ u^J
Salâm ! ! ^
salut
Bonjour ! ! P*>LO _ u ^ l - \
1- Ahmad salâm ! ©
Ahmad salut
r
Bonjour, Ahmad ! -r
2 Hâl-é chôma tchétowr ast ?
état* vous comment est f
Comment allez-vous (état de vous comment est-
il)? - û
'J U J
3- Bad nistam, mérsi. (D®
mal je-ne-suis-pas merci
Pas mal, merci.
^ :
3S. u^.. - ?
4 To tchétowri ? • ® Nist-am *Z*—J , je ne suis pas : cette forme est composée de
toi comment-tu-es nist, il n 'estpas - rencontré à la leçon 11 - et de -amje suis. De
Comment vas-tu ? même, on dira nist-i, tu n 'es pas.
nist i_^-~J -» nist-am «^~~J nist-i, -~~J
5- Khoubam, mérsi. Kkeyli kâr dâram ! ©
bien-je-suis, merci, beaucoup affaire j 'ai ® Mérsi ic^j* e s t u n m o t emprunté au français, assez couramment
employé à côté d'un autre mot, d'origine arabe, que nous verrons
Je vais bien, merci. J'ai beaucoup à faire ! plus loin.
6- Pas boro ! Bé salâmat ! ©© ® Boro !, j ^ j signifie va-t-en ! deuxième personne du singulier de
alors va-t-en à santé l'impératif du verbe aller, dont vous connaissiez raft, C~9j il
Alors va-t-en ! Au revoir ! Porte-toi bien ! D est allé. Nous vous demandons de retenir telle quelle cette forme
pour l'instant.
© Bé salâmat est une de ces nombreuses expressions qui font partie
de la vie quotidienne iranienne. D'origine arabe, elle signifie
Notes dans cette langue avec santé et elle s'emploie en persan avec le
® On dit Salâm Ahmad ou Ahmad, salâm, cette dernière forme sens de Au revoir, porte-toi bien ! Salâm, salut, bonjour et
étant sans doute plus courante. ^ salâmat, santé sont deux mots de la même famille.

hachtâd-o tchahâr A t 84
83 A V hachtâd-o se
13 Remarques concernant la prononciation Translitération
• Mérsi : se prononce en allongeant fortement la première syllabe, à 13
croire que lorsqu'on a emprunté ce mot au français on l'a cueilli sur
la bouche d'une belle dame un peu maniérée ! ("meerrsi")
• Bé salâmat ! : on accentue fortement la dernière syllabe, après un
léger arrêt sur le â. M ÂLSa
• Tchétowr j ^ > - comment : dans ce mot, le vâv indique une salâm
diphtongue ow, ce'qui signifie que le o est légèrement prolongé en
ou (o-ou).

Les mots nouveaux M ÂL Sa DMaH A


salâm Ahmad
hâl JU- état
chôma L>Ji >jla>-
vous
tchétowr(-i) V(J>/ J y^>- comment(-tu-es) T SA R OW 1 TCHé Â MCHo 'LÂH
ast tchétowr chôma hâl-é
bad X> mauvais, méchant, mal
mérsi ^• y merci
kâr jlS affaire, travail I S RMé M Ta S I N DBa
mersi nistam bad
pas y*~-> alors, eh bien
boro ! J J va-t-en !
bé salâmat ! C^j^k^> <U Au revoir ! Porte-toi bien ! (à santé) IROWITCHé OT
tchétowri to
Les lettres
• Une nouvelle lettre )o ta I fi3>
RÂK ILYKHé I S R Mé M Ba OU KH
En arabe, cette lettre est dite emphatique et a une prononciation plus
kâr khéyli mersi khoubam
accentuée que celle de té O T. Mais en persan, les deux t se
prononcent exactement de la même façon. Seulement, quand un mot
persan comprend une lettre emphatique (nous en rencontrerons
d'autres), on sait qu'il est d'origine arabe. MRaÂD
• Entraînez-vous à bien distinguer les trois lettres sœurs du djim dâram
dans les mots de la leçon :
4j
hé djimi H Ahmad 5 S. U~i
C état T Ma  L Sa H Bé ORBo SPa
hâl
salâmat bé boro pas
tché TCH tchétowr j^r. comment
khé KH khoub i >y>- bien, bon
C
85 Au hachtâd-o pandj hachtâd-o chéch A ? 86
13 Exercice 1 : JOJO «u*>-J Tardjomé konid (Traduisez) Corrigé de l'exercice 1 13
© Comment va Hasan ? Il ne va pas bien (il n'est pas bien).
O-vwJ ^y- '. C~^l j ^ ^ : jV-**- JL>- ® © Comment est l'eau ? Elle est très chaude. © Comment est la
maison de Ahmad ? Elle est froide. © Comment va le fils d'Ahmad
Hâl-é Hasan tchétowr ast ? Khoub nist.
(fils* Ahmad comment il-est) ? Il ne va pas mal (mal il n'est pas).
\" ,- © L'homme ne va pas très bien (l'état de l'homme très bon n'est
)^r: pas).
Âb tchétowr ast ? Khéyli 'garni ast

(jpbjirj-^
Manzél-é Ahmad tchétowr ast ? Sard ast.

Pésar-é Ahmad tchétowr ast ? Bad nist.

~0 L_->4>" ©
- L5^ V ^
Hâl-é mard khéyli khoub nist.

Exercice 2 : -LJO J^-«^> Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O Hal-é JL>- - tchétowr j n !?•>• - nistam .fJL~~J - mérsi ^*jj>
1
© Comment allez-vous ? Pas mal (mal je ne suis pas), merci. Fârsi j là - Sakht O ^ M * - 0 kâr j \S - boro>3S.
9 ^ - salâmat
LS""-» 1
. . . -. chôma ast ? Bad , C - ^ * ^ © Gorbé râ \j AJJ>- © Gorbé 4j^j> - nadâram /»jl-A->

© Comment est le persan ? C'est difficile ? Texte de l'exercice 2


tchétowr ast ? ast ?
V*
© J'ai beaucoup à faire ! -Alors, va-t-en ! Au revoir ! Ju JJ±2J>- Lo_^ù <Jl>-
Khéyli . . . dâram ! - Pas . . . . ! Bé ! v- ••
~#I j^s>~ i^jLà ©
© Aimes-tu le chat (en question) ?
doust dari ? ! c^»"%* dj ! 3^) ^ p j - ! P J L j\S ^JLS- ©
?
© Je n 'aime pas les chats.
doust

87 A V hachtâd-o haft hachtâd-o hacht A A 88


14 Quatorzième leçon (dars-é f ^ J 1 - ^ ^J* ^*
tchahârdahom)
Eh bien, récapitulons nos acquis de ces deux semaines tché + ast -» C~~~>- tchist qu'est-ce que c'est ? ( 10)
d'apprentissage du persan ! Tout d'abord en ce qui concerne les kodjâ + ast -» C~-<U>o kodjâst où est ? / où il est ? (10)
lettres, puis le vocabulaire et enfin les éléments grammaticaux.
Vous allez constater que non seulement vous êtes capable déformer • Diphtongues
de petites phrases, mais encore que vous arrivez à les lire, voire les À côté des six voyelles du persan, il existe deux diphtongues : ow et
écrire, sans trop de difficulté. éy, marqués par la présence de vâv et de yé (qui n'indiquent pas
dans ce cas les voyelles longues ou et i).
1 Les lettres
ow (o-ou) comme dans tchétowr j Js^- comment.
En premier lieu, nous avons essayé de réutiliser au maximum les
éy (é-i) comme dans khéyli J^J- très, beaucoup.
lettres déjà vues et vous avez pu constater que les 18 lettres étudiées
dans la première série de leçons, vous ont permis de lire de nombreux
mots nouveaux dans la suivante.
2 Affirmation et négation
Même si vous n'êtes pas toujours en mesure de reconnaître très
exactement toutes les lettres, elles vous sont devenues familières. Et • Les mots balé 4L et na <u signifient respectivement oui et non.
puis, dans cette deuxième série de leçons, sont apparues quatre lettres Ces deux mots se terminent par un hé 4. H qui ne se prononce pas.
nouvelles et deux autres déjà connues, sous des formes différentes. • La particule na se place avant le verbe et se soude à lui (en perdant
le hé final) pour le rendre négatif :
Les lettres nouvelles :
didamI pX>sj'ai
JOJ vu nadidam AX> JJ je n 'ai pas vu
• Trois nouveaux caractères qui ont la même forme que djim DJ,
déjà connu. Ces quatre lettres se différencient par la présence ou kardi, tu as fait nakardi (jp^XJ tu n'as pas fait
non de points et par leur nombre : boud Sy_ il était naboud ïyj il n 'était pas
djim *- DJ hé djimi ^ H tché r TCH khé *• KH dârad ïj I i il a nadârad ïj\X> il n'a pas
(voir exercice de la leçon 13).
• La quatrième nouvelle lettre est ta \? T, qui a le même son que
té O T. 3 Le verbe "être"
Des formes nouvelles de lettres ou d'écriture :
Le verbe être se forme au moyen d'une désinence - la même que
• La forme médiane de hé £ H, comme dans chahr j^Z* ville. celle du verbe au passé - que l'on ajoute à l'adjectif, sauf à la troisième
• L'écriture du lâm + aléf : 2 , comme dans salâm /»*}L* bonjour. personne du singulier où l'on fait suivre le mot de ast :
balad -Ou sachant (leçon 11)
• Des formes contractées
balad-am p AL je suis sachant =je sais
na + ast -» C~~J nist il n'est pas (leçon 11)
balad-i 1_£JUJ tu es sachant = tu sais

navad \ • 90
A "\ hactâd-o noh
khéyli très, beaucoup (9) 14
14 balad ast AL il est sachant = il sait iM
Nous parlerons des désinences (terminaisons) des autres personnes • verbes
ultérieurement.

À la forme négative, le verbe "être" (ast), additionné de na, se


kard >s il a fait (9)

contracte et devient did _b:> il a vu (12)

nist C J il n 'est pas (leçon 11 ) bâzi kard il a joué (9)


*/ <£&
nist-am J^^j je ne suis pas
biroun kard ij> Ojj~t il a mis dehors (12)
nist-i <f-~--> tu n 'es pas
• particules
4 Les mots nouveaux
na-+ verbe i négation verbale (9}
• pronoms et adverbes interrogatifs
\j marque du COD déterminé
ki J qui ? (8) (complément d'objet direct) (12)

tché *?• que, quoi ? (9) • adjectifs

tchétowr jyz&- comment ? (13) âsân jL-l facile (11)

tchist C~~~>- qu 'est-ce que c 'est ? ( 10) sakht Z^J**^ difficile (11)

• pronoms personnels balad jjj sachant (11)

chôma L_^ vous (13) khoub u»> bon, bien (11)


(adjectif/ adverbe)
• prépositions
bad X> mauvais, mal (13) (id.)
az JI de (provenance) (8)

zir yj sous (12)

• adverbes
salâm f**» salut (8)

salâmat c^-o*>L* 5a«té(13)


biroun b$j~> dehors (12)
bâzi ^ . jeu (9)
yék kami ou kami ^S O J un peu (11)
navad-o do ^ Y 92
91 *\ \ navad-o yék
14 goi /Ze»r(9) 5 L'ézâfé 14

r1 nom, prénom (10) • L'ézâfé s'emploie pour relier non seulement un nom et l'adjectif
qui le suit (épithète), mais aussi pour le relier à un pronom ou encore
mark a/ centre (10) à un autre nom. Rappelez-vous qu'il est prononcé -é, mais non écrit,
du moins dans les exemplesrencontrésjusqu'à présent. Nous verrons
chahr vi«e(10) plus loin d'autres cas où il s'écrit.
Il est toutefois noté facultativement par un trait oblique sous la
gorbé c/w*(12) dernière lettre du mot pour faciliter la lecture et la compréhension
du texte. Nous l'indiquerons toujours dans le texte persan.
takht /«(12)
n-é garm »J> j l j pain chaud (leçon 4)
fârsi ^•J \i persan (11)
ésm-é man \* ~» ' mon nom
(leçonlO)
hâl étof(13)
markaz-é chahr •g-^ P y* le centre de la ville (leçon 10)
khâné 4 j \s>- maison (12)
• D'autre part, certaines prépositions sont suivies d'un ézafé qui les
relient ainsi au mot qu'elles introduisent :
• noms propres
zir-é takht C-J*J yj sous le lit (12)
Hasan Hassan (8)
6 La particule râ
Ahmad JUs-l 4Ama<*(10)
Tout à fait originale et propre au persan, elle se place après un nom
Chirâz Chiraz (8) qui a une fonction de complément d'objet dans la phrase (comme
l'accusatif du latin, par exemple). Seul un nom déterminé est suivi
• expressions de la particule râ.
Comparons :
mérsi merc; (13)
yék gorbé didam <>JLo <i>^5 t_X>y 'ai vu un chat (12)
salâni bonjour (8, 13)
gorbé râ didam «JLo \J <U S j'ai vu le chat
bé salâmat au revoir (13)
Dans le premier cas, il s'agit d'un chat quelconque et dans le second,
boro ! va-t-en ! (13) d'un chat bien précis qu'on connaît ou dont on a déjà parlé, comme :

• nombres gorbé râ biroun kard $J> Ojj^ \j **>y il a mis le chat dehors

tchahâr quatre (maintenant vous êtes en Il s'agit du chat qui était caché sous le lit, dans la leçon 12.
mesure de l'écrire)
93 \ V navad-o se navad-o tchahâr \f 94
Y"
14 7 L'ordre des mots dans la phrase
- Ahmad, hâl-é to tchétowr ast ?
Dès les premières leçons, nous avions noté que le verbe en persan
est pratiquement toujours en fin de phrase et vous devez y être habitué - Bad nistam, mersi.
maintenant. <?
En ce qui concerne la phrase interrogative, le sujet est généralement - Markaz-é chahr râ didi ?
placé avant le pronom ou adverbe interrogatif (comme on pourrait
le dire en français en langage familier): - Na, chahr râ nadidam.
v"
To kodjâ boudi ? &J>. UT y - Hasan, pésar-é to kodjâst ?
Où étais-tu, toi ?
J u » > (Jrr^ .C~^l Jj^» j.S ©
(toi, où tu-étais ?)(leçon 6) ;yli knoub
- Dar manzél ast. Khéyl nist.
Manzél-é to kodjâst ? ? c— Uo y Jy~» ^U
Où est ta maison ? Mâdar-é man bé pésar
(maison* toi, où-est-elle ?)(\eçor\ 10) ..sta <u
yék gorbé dâd.
Hasan, bâ ki âmad ?
Avec qui Hassan est-il venu ?
JL*
J± Man bé khâné âmadam
oXo I dj l>- 4j -y> ©

(Hassan, avec qui il-est-venu ?j(leçon !


va gorbé râ biroun kardam.
Exercice de révision C^a*>Lo 4j . P j b j O -©
Tardjomé konid XJO < U ^ J (Traduisez) - Kâr dâram. Bé salâmat !

Yék mard Hasan râ did va goft :


Traduction
- Salâm, Hasan ! O Un homme a vu Hassan et a dit : 0 - Bonjour, Hassan ! © Avec
qui es-tu venu de Chiraz ? O - Je suis venu avec un ami.
Bâ ki az Chirâz âmadi? © - Comment s'appelle ton ami (nom* ami* toi quel-est-il) ? © -
Ahmad. Ahmad n'habite pas en Iran (maison* Ahmad dans Iran il-
- Bâ yék doust âmadam. n'est-pas). © - Il sait bien le persan ? © - Oui. Le persan n'est pas
difficile. © - Ahmad, comment vas-tu (état* toi comment il-est) ?
- Ésm-é doust-é to tchist ? © - Pas mal (mal je-ne-suis-pas), merci. © - As-tu vu le centre de la
ville ? © - Non, je n'ai pas vu la ville. © - Hassan, où est ton fils
0-~~J Oi p i j - i J-*^-l J j - ^ .X«J>-I
(enfant* toi où-il-est) ? © - Il est à la maison. Il ne va pas très bien
- Ahmad. Manzél-é Ahmad dar Iran nist (il-n'est pas très bon). ©© Ma mère a donné un chat à l'enfant
- Fârsi khoub balad ast ? (garçon). ©© Je suis arrivé à la maison et j'ai mis le chat dehors.
0 ~ _ J C~>w (c-^j^i <*L - O © - J'ai à faire (affaire). Au revoir (à santé) !
- Balé. Fârsi sakht nist.
95 "\ û navad-o pandj navad-o chéch A 9 96
15 Vous pouvez dire maintenant un certain nombre de choses. Bien sûr, Sachez que le secret d'un apprentissage aisé réside dans la régularité 15
il vous manque encore bien des éléments de base pour pouvoir et l'assiduité. N'oubliez pas d'ouvrir chaque jour votre livre !
exprimer le strict nécessaire. Et puis, vous n'êtes encore qu'à mi-
chemin de la découverte de l'alphabet. Mais ce qui est important,
c 'est de constater que peu à peu des structures se mettent en place,
que des mots ou des éléments de phrase vous deviennent familiers, Rouz bé rouz béhtar fârsi harf mizani !
que vous commencez à vous pénétrer de la musicalité de la phrase jour à jour mieux persan tu-parles (parole tu-frappes)
persane. De jour en jour, tu parles mieux le persan !

15 Quinzième leçon (dars-é pânzdahom) ^sk u"J> \b


Zabân-é fârsi
L T " J li j >.J
l
langue* persan
La langue persane 'jbjtac*-*$* I j ^ - j l â j U j -\
1 - Zabân-é fârsi râ doust dârid ? ©©
langue* persan RA ami vous-avez
A i m e z - v o u s la langue persane ?

Notes
© La particule râ \j se met après tout complément d'objet direct
qui représente quelque chose de bien déterminé, que ce soit un
objet, un élément abstrait comme ici (la langue persane), un Lr.Jli jbj
animal - comme dans la leçon 12 - ou encore une personne,
nous le verrons bientôt.
doust dâr-am "3> j aime
® [Chôma] doust dârid Jbjta C~"_j2 L - i , vous aimez.
doust dâr-i LSJ^- tu aimes
Vous avez déjà rencontré ce verbe composé aux leçons 4, 5 et 9,
et vous savez qu'au présent, les terminaisons de personne sont doust dâr-ad il/elle aime
les mêmes qu'au passé, sauf pour la troisième personne du doust dâr-id vous aimez
singulier (voir leçon 9, note 4). Vous ne les connaissez d'ailleurs -id, la terminaison de la deuxième personne du pluriel, est
pas toutes encore. utilisable aussi bien pour le présent que pour le passé et vous
Vous pouvez conjuguer en partie ce verbe, dont le radical du pouvez aussi dire, par exemple, chôma kard-id Jb sj> U_i
présent est dâr- j t a vous avez fait.

97 ' W navad-ohaft navad-o hacht \ A 98


15 2 - B a l é , khéyli doust d â r a m . © © 15
oui, beaucoup amij 'ai. - Y
Oui, je [1'] aime beaucoup. -r
3- Chôma kétâb-é fârsi dârid ? - f
vous livre* persan vous-avez
Avez-vous des livres en persan ? - û

4- Balé, tchand ta dâram. © • ® Dans la phrase 2, le pronom complément n'est pas exprimé en
oui quelques unités j'ai
persan, il est sous-entendu :j 'aime, doust dâram - j i
Oui, j ' e n ai quelques-uns. î:
dit le persan pourje /'aime. On pourrait, si on le voulait, traduire
ce pronom pour exprimer une insistance - nous verrons comment
5- Tché k h o u b k h â n o m ! © plus tard -, mais ce n'est absolument pas utile dans le langage
que bien madame courant. Ceci est donc une caractéristique du persan à retenir.
Très bien, M a d a m e . D
® Tchand ta u -U>- a le sens de quelques I quelques-uns dans
une phrase affirmative et de combien de à la forme interrogative :
Les mots nouveaux Tchand ta kétâb dârid ? Ju ;\sf\5
Combien de livres avez-vous ?
zabân 01 langue Tchand ta kétâb dâram. •j
kétâb livre J'ai quelques livres.
tchand Tchand ta dâram. j»\3
quelques, combien de ?
J'en ai quelques-uns. r
tchand ta quelques-uns
Ta \j , comme nous l'avons vu à la leçon 5, signifie unité(s) et
khânom
r u.
madame, mademoiselle se place devant un nom singulier représentant des choses qui se
comptent. Il peut même parfois être employé devant des noms
de personnes dans le langage familier : do ta doust c—» j .s L> j J
Notes
deux [unités] amis (exercice 1 n°4 de la leçon 8).
® Khéyli XS- signifie très, beaucoup, comme vous l'avez vu © Le vouvoiement de politesse est très employé, car les Iraniens
dans les leçons 11 et 13. On peut aussi l'employer dans le sens parlent avec une grande déférence aux personnes qui ne sont pas
de beaucoup de : Khéyli kétâb dâram
f- ^ J^
signifiera j'ai beaucoup de livres. Vous notez qu'on n'emploie
leurs familiers ou leurs égaux. Vous découvrirez peu à peu tous
les raffinements de la politesse iranienne. Notez qu'en persan il
pas de pluriel, ni après tchand ta, ni après un nombre, ni après n'y a qu'un mot pour traduire madame et mademoiselle : khânom
khéyli. •
r;u-.
99 \ S navad-o noh •-v«\ sad ^ 100
Trii)9.;V>:.: '
15 Les lettres 15
Dans cette leçon, il n'y a pas de nouvelles lettres, mais nous avons
J* J~ AL

IRaÂD TSOUD I L Y K H é H Lé Ba
voulu insister sur le khé et le tché qu'il faut bien distinguer et
dâram doust khéyli balé
s'entraîner à prononcer correctement, en particulier dans les nouveaux
mots de la leçon :
^ J ^ ^UT Lo-^
khânom ~j L>- tchand JJJ>- ISRÂF *BÂTKé ÂMCHo
madame, mademoiselle quelques, combien (de) fârsi kétâb-é chôma

D'autre part, presque toutes les lettres étudiées jusqu'à présent (sauf
Jb J
deux) se trouvent employées dans cette leçon. C'est un moyen pour
vous de faire le point sur votre connaissance actuelle de l'alphabet
DIRAD
persan.
dârid

13
MRaAD AT D N TCHa HLéBa
Translittération dâram ta tchand balé

\s j Lj r u~ i > y-
LS*" ->
M No A KH BOUKH HTCHé
ISRAF *N Â B Za tché
khânom khoub
fârsi zabân-é

^ J là j Uj
TSOUD AR ISRAF * N Â B Za
doust râ fârsi zabân-é

Ju j h

DIRÂD
dârid

101 \ * ^ sad-oyék sad-o do > • Y 102


15 Exercice 1 : X~S <uj>-y' Tardjomé konid (Traduisez) Corrigé de l'exercice 1 15
O Vous aimez le chat (un chat bien précis). © Combien de livres
avez-vous ? © Je n'ai pas beaucoup de livres. © Qu'avez-vous fait
[Chôma] gorbé râ doust dârid ? à la maison ? © Vous m'avez donné le livre (bien précis).

Attention : Nous répétons que l'emploi du pronom sujet n'est


qu'affaire de goût ou parfois d'insistance. Dans chacune de ces cinq
[Chôma] tchand ta kétâb dârid ' phrases, il est tout à fait correct d'employer ou de ne pas employer
le pronom. C'est pourquoi, nous l'avons mis entre crochets.
IJJ
[Man] khéyli kétab nadâram.
e- U» ©

? j j : > ^ p * > • A J l > j ^ U - i o

[Chôma] dar khâné tché kardid '


-Lob Ij t JUO 'y) 4j L«_^
[Chôma] bé man kétâb râ dâdid.

Exercice 2 : -Ujf J~»£> Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
© Zabân-é j b j - âsân 0L* I - © khéyli ^J~J- - nist C~~J ©
O La langue persane est-elle facile ?
kétâb-é ^ L L T - râ \j - dârid A - j j b O Na a j - khéyli ^j-L—-
-. fârsi . . . . ast ?
nadâram
© Oui. Elle n 'est pas très difficile.
r- IJJ

Balé, sakht Texte de l'exercice 2


Y"
jL-1 ^ç-jls jl>j ©
© Aimez-vous le livre de persan (bien précis) ?
Chôma -. fârsi . . doust ?
© Non, je ne [l '] aime pas beaucoup. JUjb "3* b ^ J
ils ^Jc^ L_i ©
. ., man doust
lAi
loj -ji
<J^ ù* °

103 \ • Y sad-o se sad-o tchahâr \ ' f 104


16 Seizième leçon (dars-é chanzdahom) j Li
WJ*
^

Pari khânom
Pari Mademoiselle r
Mademoiselle Pari - \

1- Pari khânom salâm ! ® v


Pari mademoiselle / madame salut
Bonjour, Mademoiselle Pari ! *^~~> ^-->y~ LS^ JA/* ~
2 Hâl-é chôma tchétowr ast ?
état* vous comment il-est
Comment allez-vous ?
3- Émrouz khéyli khoub nistam. ©
aujourd'hui très bien je-ne-suis-pas
Aujourd'hui, je ne vais pas très bien.

4 Tab d â r a m .
fièvre j'ai • Pari khânom ^ L>- (Cy Mademoiselle Pari.
J'ai de la fièvre. Nous verrons plus tard que l'on peut aussi employer le nom de
famille, mais avec une construction un peu différente.
5 Dirouz havâ sard boud. ©@
hier air / temps froid il-était ® Émrouz J_j y I , aujourd 'hui, et dirouz j j y ï , hier, sont dérivés
du mot rouz jjj , jour (déjà apparu dans la phrase qui clôture
Hier il faisait froid.
la leçon 14).
6 Bimâr chodam. © ® Havâ \j& signifie littéralement air, mais désigne également le
malade je-suis-devenu(e) temps qu'il fait : havâ khoub ast / nist veut dire ilfait /il ne fait
Je suis tombée malade. • pas beau (le temps est / n'est pas bon) :
c~~J / c—» 11 >y- LA.
Notes
® Le verbe chodam pJLâ, qui signifie littéralement je suis
® Pari (_£^J est un prénom courant en persan, mais aussi un nom devenu(e), peut être traduit de manières assez différentes en
commun qui signifie^ëe. Si l'on s'adresse à une femme que l'on français suivant le contexte. Vous allez le rencontrer très souvent,
vouvoie, on emploie le prénom suivi du mot khânom J> U- , car il est employé dans de nombreuses expressions. Le radical
signifiant mademoiselle ou madame (comme on l'a vu à la leçon est chod -Li , il / elle est devenu(e), auquel on ajoute les
précédente): • désinences de personnes.

105 \ ' ù sad-o pandj sad-o chéch \ • 9 106


16 Les mots nouveaux
»K)>
16
J
Pari <Sji Pari (fée)
R OW 1 TCHé Â MCHo *L Â H
tab fièvre tchétowr chôma hâl-é
émrouz J3j*\ aujourd 'hui
dirouz hyj hier
havâ lys air, temps T S A
bimâr jU^o malade ast

chodam pJJ* je suis devenu(e)


1
J j /
La lettre nouvelle
B OU KH I L Y KHé Z OU R M É
à hé b forme initiale khoub khéyli émrouz

1 j_is
ÂVHa
havâ
M Ta S I N
Dans ce mot apparaît une autre forme du hé, que nous avions d'abord nistam
rencontré en finale dans certains mots comme bé 4J , à, tché AS- ,
que / quoi, et en médiane comme dans le terme chahr ^ i , ville
(leçon 10). Nous compléterons dans la leçon suivante les divers fJ
aspects, assez différents, que peut prendre cette lettre. Et rassurez- M Ra A D B Ta
vous, c'est le seul cas dans l'alphabet persan. dâram tab
Translittération

y. y & J 3 ji

r \± tSsi OU B D R Sa A V Ha Z OU R I D
M No AKH I R Pa boud sard havâ dirouz
khânom Pari
P -XJJt j ^y
/>%- ^ M Da CHo RÂM1B
iSsî
chodam bimâr
M ÂLSa M No  KH I R Pa
sala m khânom Pari

107 \ • V sad-o ha ft sad-o hacht \ • A 108


16 Exercice 1 : J u o <w>-^j Tardjomé konid (Traduisez) Corrigé de l'exercice 1 16
O Mademoiselle Pari a de la fièvre. © Vous n'allez pas très bien
(votre état n'est pas très bon). © Vous n'êtes pas très gentil (bon -
Pari khânom tab dârad. nist + terminaison de personne). © Hier, il ne faisait pas froid (le
temps n'était pas froid). © Avez-vous de la fièvre aujourd'hui
Hâl-é chôma khoub nist. (aujourd'hui vous fièvre vous-avez) ? © Hier, n'êtes-vous pas tombé
•~~^-> i ^ y - {Xy>- Lo_^ © (devenu) malade ?
Chôma khéyli khoub nistid.
JSa^J J - J I a& j_J j j O
Dirouz havâ sard naboud.
- b j b i o L^< J j yil O Le mot havâ associé à âb signifie climat : âb-o havâ (eau et air). Le
climat en Iran, qui est un vaste pays trois fois comme la France,
Émrouz chôma tab dârid ? varie bien entendu suivant les régions, mais dans son ensemble est
J3ji- plutôt très chaud et sec. Les grandes villes comme Ispahan, Chiraz,
Dirouz bimâr nachodid ? Kerman sont des oasis au milieu de régions désertiques. Elles étaient
autrefois entourées de jardins d'où émergeaient les coupoles bleues
qui ontfait rêver les voyageurs occidentaux arrivant au rythme lent
des caravanes. Aujourd 'hui, c 'est surtout d'avion que l'on aura une
&JJJ> j U * - o )
vision globale de ces villes-oasis.

Exercice 2 : «UO ,U<>-^> Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
© - havâ IjJb - nist i ©-khânom ^ L>-- hâl-é JL?--
O Aujourd'hui, il ne fait pas beau. tchétowr j^>- - © Dirouz j_j^j i - naboud ij^> © Khânom «j [>•
Émrouz . . . . khoub - khéyli ^X^-- dârid -l_>jb ©-khéyli bimâr jU-o <J^~ •
© Comment allez-vous, mademoiselle Pari ?
Texte de l'exercice 2
Pari , . . . - . chôma ast ?
Hier, il ne faisait pas beau.
havâ khoub .
© Madame, avez-vous beaucoup de livres ? .ij^-i <—J$>- I a& j j w)^ ®
, chôma kétâb ?
© Vous n 'êtes pas très malade (nist + terminaison de personne). ? J u j b *_>lo LX^~ ^*-^ ' ( f > ^ ®
Chôma nistid.
109 \ *\ sad-onoh
sad-odah U • 110
17 Dix-septième leçon(dars-é hefdahom) çtAXaà ^ j ï W

Dar râh
dans chemin
En chemin \

1- Tchérâ (bé) indjâ âmadid ? r


pourquoi (à) ici vous-êtes-venu
Pourquoi êtes-vous venu ici ? r
2- Barâ-yé didan-é chôma. ©© f
pour* voir* vous
Pour vous voir.
3- Âyâ tanhâ âmadid ? ®
est-ce-que seul vous-êtes-venu
Est-ce que vous êtes venu seul ?
4- Na, bâ in doust âmadam.
non avec cet ami je-suis-venu
Non, je suis venu avec cet ami. J_> XA
* ( D Didan j J J i est l'infinitif du verbe voir dont le radical au passé
est did- -L> J il a vu. Vous pouvez trouver l'infinitif de tous les
verbes rencontrés au passé en ajoutant -an à la troisième personne
Notes du singulier :
® Barâ-yé iS^y. i pour '• ' e yé final, qui d'habitude se lit i, est kard zjf il a fait -» kard-an O^y faire ;
prononcé ici yé. Il s'agit, en fait, d'une des formes écrites de
goft C~i> il a dit -» goft-an tyJù dire.
l'ézâfé que nous verrons plus loin. Cette préposition est à retenir
L'infinitif peut se comporter comme un nom et de ce fait recevoir
telle quelle pour l'instant, mais dans la traduction littérale, nous
un ézafé qui le liera au mot suivant : didân-é chôma U_i OJL> •>
avons indiqué l'astérisque qui marque un ézâfé.
signifie littéralement le-fait-de-voir*vous.
Vous pouvez utiliser cette préposition avec tout type de mot :
© Âyâ L> I signifie est-ce que et. s'emploie assez couramment.
barâ-yé pésar j—> tS^S. Pour Ie garçon Toutefois, il faut bien noter qu'en persan, l'intonation suffit à
barâ-yé chôma U ^ iS'jt P°ur vous indiquer si une phrase est interrogative ou non, lorsqu'elle n'est
pas introduite par un pronom ou adverbe interrogatif.
barâ-yé didan OXiï ïS^J. pour voir. •

111 \ \ ^ sad-o yâzdah sad-o davâzdah \ \ \ 112


17 Dar râh ou râ didam. © 17
/»-A_0 \j _jl o l j jï
dans chemin lui RA j'ai-vu
Je l'ai vu en chemin. •

Notes Remarques concernant la prononciation


© Ou j I est le pronom de la troisième personne qui sert à la fois • râh : le hé final doit s'entendre légèrement. C'est un mot un peu
pour le masculin et le féminin, et qui est utilisé pour exprimer délicat à prononcer, car il faut rouler le r, bien marquer le â et terminer
sur un h légèrement expiré.
toutes les fonctions : sujet, complément d'objet direct et indirect. • tanhâ : prononcez aussi, bien nettement, le h expiré de tanhâ.
Quand il est complément d'objet direct, comme dans la phrase
5, il est suivi de râ^Ce mot peut donc se traduire par il, elle La lettre nouvelle
sujets : ou âmad XA I j I il/elle est venu(e) ; ou bien par le/la :
ou râ didam e>Xj .î lj j I , je le / la vis. ou je l'ai vu(e). Nous Dans le mot râh o \j apparaît la forme isolée de la lettre hé a H, et
rencontrerons plus loin des exemples d'emplois de ce pronom nous allons ainsi pouvoir récapituler les divers aspects que prend
avec une autre fonction. cette lettre :

finale médiane initiale isolée


A, Ô hé

Les mots nouveaux Remarque concernant l'écriture et la prononciation


Notez qu'en début de mot, aléf suivi de yé se prononce i, comme le
tchérâ \p- pourquoi yé en position médiane : indjâ l ^ o I , ici.
Ce i initial sera translittéré I /.
indjâ L>=JJ I ici
La lettre aléf sert en début de mot à introduire une voyelle qui n'est
in y I ce/cet/cette/ces pas portée par une consonne :
- soit des voyelles courtes comme
barâ-yé (_£l y pour
Ahmad X«^l Ahmad
âyâ \j I est-ee que
ésm ~*i I nom
didan OXii voir
- soit des voyelles longues comme
tanhâ l^ij' seul âb u ' eau A

râh a\j chemin, route ce, cette, ces 1/

ou _31 il / elle ; le / la ; lui il il / elle / lui / le / la OU/


113 \\T sad-o sizdah sad-o tchahârdah \\f 114
17 Translittération J-j -La 1 u 3 17
D I D Ma   H N Ta ÂYÂ
J * âmadid tanhâ âyâ
H AR R Da
râh dar ^ ^ Jd l 4J

T S OU D N 1/ A B H Na
doust bâ na
ÂDJNI; H Bé A R TCHé
indjâ bé tchérâ P Jua I

M Da MaÂ
Jo '-U I âmadam
D I D Ma Â
âmadid 1
J
 R OU/ H AR R Da
J Xj ;> râ ou râh dar
 M CHo *N Da I D Yé* A R Ba
chôma didan-é barâ-yé
(agi » Q B ëtQS £?£ M Da I D
didam
Exercice 1 : -LJ^T <uj>-y Tardjomé konid (Traduisez)
laJ* JJA* '>^®
Tchérâ dirouz chôma râ nadidam ?
PX»I y JJLO i ^ l j j ©
Barâ-yé didan-é to âmadam.
j»W W^' j j y ' ù*@
Man émrouz tanhâ nistam.
Corrigé de l'exercice 1
Dar râh ou râ nadidam. O Pourquoi ne vous ai-je pas vu hier ? 0 Je suis venu pour te voir.
© Aujourd'hui, je ne suis pas seul. © Je ne l'ai pas vu en chemin.
Bâ ki âmadid ? - Bâ doust-é'chomâ. © Avec qui êtes-vous venu ? - Avec votre ami.

115 \\ù sad-o pânzdah sad-o chânzdah \\9 116


17 Exercice 2 : X J J J-r*^> Takmil konid(Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 17
O Tchérâ \j^- - yék <JL_> ~ indjâ U*_i_> I - O - émrouz tanhâ
O Pourquoi est-il venu ici avec un ami ? '-S-^' J3y I - © - râh I j - chôma râ \j L*Jï - O - to râ I j y -
bâ . . . doust (bé) âmad ? nadidam PJU J j

0 Es-tu venu seul aujourd 'hui (est-ce que aujourd 'hui seul tu-es-
venu) ? Texte de l'exercice 2
Âyâ âmadi ?
O J'ai vu en chemin votre ami (dans chemin ami*vous-COD
j'ai-vu). '. (_£ J_a ! LgjJ jjjA I L) I 0
Dar . . . doust-é didam.
O Pourquoi ne t'ai-je pas vu en ville ? r JLO L<>_^ "3^ ûl
J j*
Tchérâ . . . . dar chahr ? f-^.-^ J&1 J* 0 y 'j^r 0

Maintenant vous commencez à manier deux des éléments les plus J/"-* «P ^.y
caractéristiques du persan, à savoir l'ézâfé et la particule râ. Ne Gorbé dar manzél ast. Gorbé râ didam.
vous inquiétez pas si l'utilisation ne vous en semble pas encore très Le chat est dans la maison. J'ai vu le chat.
spontanée. Laissez-vous guider et bientôt vous penserez tout
naturellement à les employer.
En ce qui concerné râ, un conseil : à chaquefois que vous rencontrez
un mot suivi de cette particule, pensez à quelque chose de précis que Lj?.y~ y
vous ciblez, sur lequel vous exercez une action si vous êtes le sujet. To khoubi. To râ doust dâram.
Répétez alors deux types de phrases, avec et sans râ, en faisant Tu es bon. Je t'aime.
mentalement bien la différence, comme :

117 \ \ V sad-o héfdah sad-o hédjdah \ \ A 118


18 Dix-huitième leçon (dars-é
hédjdahom) r* -L>eA
u-J* U

Dar Ésfahân
dans Ispahan
À Ispahan

1 - Salâm Kâvé ! Kodjâ boudi ?


salut Kâve où tu-étais
Bonjour Kâvé ! Où étais-tu ?

2- Man (dar) Ésfahân boudam. ©


moi (dans) Ispahan j'étais
J'étais à Ispahan.

3- To châns dâri ! ©
toi chance tu-as
Tu en as de la chance !

É s f a h â n khéyli zibâst. ©
Ispahan très beau-il-est
Ispahan est très beau.

Ésfahân nésf-é djahân !


Notes
Ispahan moitié*monde
Ispahan, moitié du monde ! D ® Comme dans le cas de (dar) manzél boudam, on a tendance à
supprimer aussi la préposition devant un nom de ville :
man (dar) Esfahân boudam JO^J il)LgÀv»l ( j - 0 /y,j'étais
à Ispahan.
Remarques concernant la prononciation ® châns - J Li chance, est un emprunt au français. Nous avons
Le hé final de Kâvé ne se prononce pas. déjà rencontré le mot mersi LS~*y, merci, et nous en trouverons
d'autres.
Prononcez bien le fameux dicton concernant Ispahan, en insistant
sur les deux -an finaux qui forment une rime intérieure. Vous aurez (D zibâst ti—VL-JJ est la contraction de zibâ, 6ea« / belle, et de
un franc succès sur place ! ast, il/elle est, comme c'est le cas pour kodjâst (kodjâ + ast) à
Ésfahân nésf-é djahân ! iL)lg>- ^JUA> <JlgjL=>! la leçon 10, phrase 3.
119 N \ "\ sad-o nouzdah
sad-o bist \ Y • 120
18 Les mots nouveaux Translittération 18
«—
Kâvé 0^\f ^ôvé (prénom masculin) j l$JW5 1 J ^
NÂHFaS É RDa
Ésfahân iJLgjL/?' Ispahan Ésfahân dar
châns ^-JU chance \sS o3\f ç %-
zibâst C-Ly il est beau / elle est belle  DJ Ko HVéÂK M ÂL Sa
kodjâ Kâvé salâm
zibâ Irfj beau / belle

nésf I_A~A> moitié


I D OU B
JL^ boudi
djahân monde
j IgÀv? J * Ù*
NÂHFaS É R Da N Ma
Ésfahân dar man

La lettre nouvelle f *y
M Da OU B
u? sâd S boudant

dans Esfahân oLg-àvl et I_à~A> nésf L$jl ï orJ u y


finale médiane initiale isolée 1 R Â D S N Â CH OT
dâri châns to
*A sâd
O* u*
l
Cette lettre, comme le ta 1? T, est une lettre dite emphatique. Nous
vous le rappelons (voir leçon 13), un mot comportant ce type de
=— W. J J~ 0 Lg-i»/3 1
T S Â B I Z 1 L YKHé N Â H Fa S É
lettre est en principe toujours un mot d'origine arabe. zibâst khéyli Ésfahân
D'autre part, en arabe, il y a une différence de prononciation entre le
té O T et le ta i? T ; entre le sin „o S et le sâd -,s S, mais pas en
^^Pr l_A^2J ù IgjL/» 1
persan. Il faut seulement savoir lequel employer pour écrire
correctement le mot. Donc, nous vous conseillons de récrire plusieurs N Â H DJa *F S Né N Â H Fa S É
fois les mots nouveaux afin de visualiser leur orthographe. djahân nésf-é Ésfahân

121 \ Y \ sad-o bist-o yék sad-o bist-o do \ Y Y 122


18 Exercice 1 : XJû 4*J>-J Tardjomé konid (Traduisez) Corrigé de l'exercice 1 18
O La ville d'Ispahan est très belle. 0 Etes-vous allé(s) hier à
Ispahan ? © Il faisait très beau à Ispahan. (dans Ispahan temps très
bon il-était) 0 N'êtes-vous pas tombé (devenu) malade en chemin ?
Chahr-é Ésfahân khéyli zibâst. 0 Je suis venu ici pour voir Ispahan (moi pour* voir* Ispahan à ici
je-suis-venu).
Dirouz bé Ésfahân raftid ?

Dar Ésfahân havâ khéyli khoub boud.

Chôma dar râh bimâr nachodid ?

Man barâyé didan-é Ésfahân bé indjâ âmadam.

Exercice 2 : JUO J-^-£> Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O - khéyli ,JL=>- - dârid X> j ta © Ésfahân j LgÀya I - zibâ L> j -
O Vous avez beaucoup de chance ! 0 - goft C^JsS - nésf-é djahân 0L§^>- i_Ju<aJ - O Tanhâ Lg_o -
Chôma châns ! âmadid J_> J_a I - Balé <dj © In \_> I - tchétowr j j i a j - - © - râh
© Ispahan n 'est-elle pas très belle ? (est-ce-que Ispahan chahr-é ^ i o \j - râ I j
beaucoup belle n 'est-pas)
Âyâ khéyli . . . . nist ?
© Chah Abbâs a dit : "Ispahan, c 'est la moitié du monde ! "
Chah 'Abbâs ° : "Ésfahân . . . . - ast !" Texte de l'exercice 2
O Etes-vous venu seul à Ispahan (seul à Ispahan vous-êtes-
XJJ\ï ~*JUi c ™ - ta»-~i ©
venu) ? — Oui.
bé Ésfahân ?- V c—J Loj L^J- J l g i ^ l UT©
© Comment est arrivé cet ami à vous (cet ami à vous, comment
il-est-venu) ? « !c~»"l <Jl#>- <_Àv2J Q l f r à ^ l ) ) : O-ài i r " ^ o L i ©
. . doust-é chôma âmad ? —
<Ju J J j Xa I j LgJlv3 I <u l^ii' O
© Avez-vous vu la ville d'Ispahan en chemin ?
Dar - . Ésfahân . . didid ? '. Xo I j j j a ? - LaJ^ CU-X3 J \ J I ©
0
Le nom de ce célèbre souverain comporte une lettre encore inconnue
pour vous, mais que vous découvrirez dans la leçon suivante.

123 \ Y V sad-o bist-o se sad-o bist-o tchahâr \ Y f 124


19 Ispahan est sans doute la plus belle ville d'Iran. Plusieurs fois enjambé par ses célèbres ponts-promenades. Ispahan est une création 19
capitale du pays et principalement à l'époque séfévide (XVIe - début du grand roi séfévide Chah Abbâs.
du XVIIIe siècle), elle possède de nombreux monuments religieux et Esfahân nesf-é djahân ôlfr>- t_i^> ù{fr&v7 ' "Ispahan, moitié
princiers, dont les principaux s'ordonnent autour d'une immense du monde " est un dicton très connu qui célèbre la beauté et la fierté
place bordée d'une rue-bazar couverte. Contrastant avec la brique d'une ville au très riche passé. Remarquez la rime intérieure en -an
chaude beige ocré, les différents tons de turquoise et vert des sur laquelle on insiste particulièrement dans la prononciation. On a
revêtements de céramique des façades et des coupoles symbolisent coutume d'attribuer cette parole à Chah Abbâs.
le paradis et s'harmonisent avec la verdure partout présente : le Kâvé est un héros de l'histoire légendaire des premiers souverains
long des avenues bordées d'arbres au feuillage épais, dans les d'Iran, racontée dans le Châhnâmé ou Livre des Rois du grand
nombreux parcs etjardins où l'on vient s'abriter de la grosse chaleur poète Ferdowsi au Xe siècle.
et sur les rives du fleuve, le Zayendé-Rud (le fleuve qui donne vie)

19 Dix-neuvième leçon (dars-é *, O


ç**jy U*J u
nouzdahom)
Sâ'at
heure
L'heure

1- 'Amou Djavâd kéy âmad ? 0 ©


oncle Djavâd quand il-est-arrivé
Quand est arrivé l'oncle Djavâd ?

Notes
® 'Amou y>s- désigne uniquement l'oncle paternel. En persan,
comme en arabe et dans d'autres langues de pays islamiques, il
y a des termes distincts pour les membres de la famille du côté
paternel et pour ceux du côté maternel.
y Vous avez déj à rencontré cette construction dans diverses phrases
© Kéy (J> signifie quand interrogatif. Rappelez-vous que dans
des leçons précédentes, par exemple :
une phrase interrogative, si le sujet est exprimé, on le place de
préférence en premier, puis vient le mot interrogatif, et enfin le To tché kardi ? V (_py As- y Toi, qu'as-tu fait ? (leçon 9,
verbe : phrase 2) et
'Amou Djavâd kéy âmad ? ? Juo I ^S ^y? y*- Manzél-é to kodjâst ? ? C ~ ^ U 5 y J j - ^ Ta maison, où est-
L'oncle Djavâd, quand est-il arrivé ? I elle ? (leçon 10, phrase 3).

125 \ Y ù sad-o bist-o pandj sad-o bist-o chéch \ \ ? 126


19 2- Dichab sâ'at-é dah-o nim. @® 19
j^J j «iC - Y
hier-nuit heure* dix et demi
Hier soir à dix heures et demie. -r
3- Hanouz ou râ nadidam (nadidé'am). © f
encore lui RA ne-pas-j 'ai-vu
Je ne l'ai pas encore vu. A^ - û
£J 3
4 Lotfan, hâlâ sâ'at-é tchand ast ? ©
s'il-te-plaît maintenant heure* combien elle-est
S'il te plaît, quelle heure est-il maintenant ?

5- Sâ'at-é sé-o r o b ' . ©


heure* trois et quart Notes
Trois heures et quart. •
® Dichab ^-Ju> i est formé du mot ancien di, <_£i hier, et de chab
i _ ~ i rwif : il signifie hier soir ou la nuit dernière. Nous
connaissons également di-rouz J J ^ - O qui veut dire hier [dans
Les mots nouveaux la journée] déjà rencontré à la leçon 16.
/ Di (_£.} ne s'emploie pas seul dans le langage courant, mais il est
kéy jj quand
utilisé en poésie.
'amou y*s- oncle ® En persan, il n'est pas très1 difficile d'apprendre à dire l'heure. Il
faut surtout ne pas oublier l'ézâfé entre sâ'at et le chiffre :
Djavàd i \j3- Djavâd

dichab _~-io J> hier soir sâ'at-é dah-o nim sâ'at-é sé-o rob' (ast)
à dix heures et demie [il est] trois heures et quart
sâ'at UPL»> heure, montre (phrase 2) (phrase 4)

nim ^ demi Vous remarquez que dans le premier cas la préposition à ne se


traduit pas en persan.
rob' *J j quart Dans l'expression de l'heure, le vâv se prononce toujours o (et
non pas va).
lotfan UkJ s'il te/vous plaît
© Dans le langage familier, le passé simple nadidam /»-*-> Ai est
hâlâ l\>- maintenant surtout employé, parce que plus bref, à la place du passe composé.
Ici, nadidam est mis pour nadidé'am pi a J_> J J , forme que nous
hanouz jy& encore verrons un peu plus tard (leçon 29).

127 ^ YV sad-o bist-o haft sad-o bist-o hacht \ Y A 128


19 R e m a r q u e concernant la prononciation • Lotfan l.akl s'il te/vous plaît : un mot terminé par un aléf surmonté 19
• Kéy ^ quand : en le prononçant, il faut faire entendre nettement de deux petits traits obliques est un adverbe emprunté à l'arabe. Le a
un i ("ké-i-y(e)") ; éy est l'une des deux diphtongues du persan, n'est pas long (transcrit nA). Nous y reviendrons.
comme on l'a vu dans le mot khéyli ^Xy* (leçon 11).

L a lettre nouvelle
Translittération
Ç- éyn symbolisée par '

finale médiane initiale isolée


T 'A Â S

<L t eyn
Xo I
J
sâ'at

ï I y-
Remarques concernant l'écriture et la prononciation D Ma  Y Ké D  V DJa OU M 'A
• éyn : alors qu'en arabe cette lettre a un son guttural, elle ne se âmad kéy Djavâd 'amou
prononce pas en persan ; seule s'entend la voyelle qu'elle porte,
comme c'est le cas pour aléf en début de mot. Toutefois, pour 6 i
distinguer a sur aléf et a porté par éyn, nous représenterons cette
consonne par une apostrophe dans la transcription comme dans la MIN O H Da *T'AÂS B ChaID
translittération. À lafind'un mot, éyn ne s'entend pas non plus. En nim o dah sâ'at-é dichab
revanche, à l'intérieur du mot, la présence d'un éyn est marquée par
un léger arrêt et l'apostrophe permet de le rappeler. 1 il j y&
J
Comparez : M Da I D Na  R OU/ Z OU N Ha
D Ma H A OU M 'A T 'A Â S nadidam râ ou hanouz
Ahmad Ahmad amou oncle sâ'at heure
(a sur aléf) (a sur éyn) (éyn médian) U uy
*T ' A Â S ALA H nA F I Lo
' B Ro sâ'at-é hâlâ lotfan
rob' quart
(éyn final)

• Ne confondez pas kéy, quand, et ki, qui, deux mots différents par T S A D N TCHa
leur prononciation et leur signification, mais qui s'écrivent de la même ast tchand
façon : ^
S'il y a ambiguïté, on peut mettre un fathé au-dessus du kâf : ^S 3
• Hâlâ^Ls- maintenant : remarquez l'écriture du lâm + aléf, comme B Ro O H Se *T ' A Â S
dans le mot salâm p*>Lv , bonjour, déjà vu aux leçons 8 et 13. rob' 0 se sâ'at-é

129 \ Y \ sad-o bist-o noh sad-o si ^ T 130


19 Exercice 1: -CJO <U*-J Tardjomé konid (Traduisez) Corrigé de l'exercice 1 19
O Quelle heure est-il ? - Cinq heures et demie. 0 Quand l'oncle
Djavâd est-il arrivé de la ville de Chiraz ? © Je n'ai pas encore vu
Djavâd. © Hier soir, mon père est arrivé à dix heures et demie.
Sâ'at-é tchand ast ? - Sâ'at-é pandj-o nim.
0 Vous êtes arrivé à la maison [à] minuit (moitié* nuit).
1 Xa I J I ^ J i ^ £ ^ J I ^ J .i l^>- y*S- 0
'Amou Djavâd kéy az chahr-é Chirâz âmad ?

(pi aX>X>) |0_L)AJ jy& M .iio-0


Djavâd râ hanouz nadidam (nadidé'am).

-LoO
Dichab sâ'at-é dah-o nim pédar-é man âmad.

Chôma nésf-é chab bé manzél âmadid.

Exercice 2: JLIi Uo-XJ Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O - sâ'at-é tchand - U ^ - C ^ L - © - sâ'at-é C—PL— - o rob
O Quelle heure est-il, Madame ? - © -- tcnanû
tchand -UJ-
X~>-- - cnoma
chômararâ\j U - i - O Dichab c_JL> i -
Khânom, - ast? bimâr j U_o - © hanouz naraftam *^j jy&
Vous êtes parti à neuf heures et quart.
Chôma, . . . . . . noh- raftid. Texte de l'exercice 2

A quelle heure ai-je vu votre ami ?


Sâ'at-é doust-é . . . . didam ? L» i Lo-^i ©
XC3 J £J i ^
O Ahmad est tombé (devenu) malade hier soir.
Ahmad chod. r-JLO
_cijLo_o -C«js-I i_^Xoi ©
© Je ne suis pas encore allé à Ispahan.
Bé Ésfahân

131 \ V \ sad-o si-o yék sad-o si-o do ^VY 132


20 Vingtième leçon (dars-é bistom) f-~~^ ^J* r

Postkhâné kodjâst ? ©
poste où-elle-est
Où est la poste ?

1- Aqâ, âyâ postkhâné nazdik ast ?


monsieur est-ce-que poste proche elle-est
Monsieur, est-ce que la poste est proche [d'ici] ?
2- Balé, dour nist.
oui loin n 'est-pas
Oui, [ce] n'est pas loin.
3 Bâyad raft dast-é tchap, ©
il-faut aller main*gauche
Il faut aller à gauche,
4 ba'd az an dast-é râst. @® • aller raft-an /f3j
après de cela main*droite -» raft- -* bâyad raft C J j -VJ l> il faut aller
puis à droite. faire kard-an ôïjS
-» kard- -» bâyad kard sj> X> l> il faut faire.
5 Pandj daqiqé râh ast. ©
cinq minute chemin il-est ® Ba'd az j l JL«J est une préposition composée du mot arabe
Il faut cinq minutes à pied. ba'd signifiant après et du mot persan az, de. Elle s'emploie
toujours sous cette forme composée.
® an OI signifie cela et in \ J ! ceci. Si ces mots sont suivis d'un
Notes nom, ils signifient respectivement ce ... -ci et ce ... -là :
© Postkhâné 4J UKX~J est composé du mot français poste et de in kétâb ^ h S ' -y I ce livre-ci ; an kétâb ^JcS j I ce livre-là.
khâné 4J [>-, maison. Ce dernier entre souvent en composition © Le mot daqiqé <uLâ i, minute, vous permettra de compléter
avec d'autres termes pour désigner le lieu où l'on trouve ou l'expression de l'heure :
fabrique tel produit, comme kétâbkhâné, 4J Uo ^bibliothèque. Sâ'at-é sé-o dah daqiqé 4JL9i s i j A J C t C
® Bâyad Jjl> est une forme verbale signifiant il faut. Elle est Trois heures dix /A trois heurs dix.
suivie de la troisième personne du singulier du passé, qui est en Sâ'at-é haft bist daqiqé kam ast
fait une forme abrégée de l'infinitif amputé du suffixe -an j . C~->l S <*JÏ~3-5 C—~J C - i â C t L -
On appelle cette forme radical II du verbe. I // est sept heures moins vingt.

133 \ YT sad-o si-o se sad-o si-o tchahâr Wf 134


20
20 6 Tâksi lâzém nist. ©
taxi nécessaire il-n 'est-pas
fi^Xi
Il n'est pas nécessaire [de prendre un] taxi. •
Notes
© Tâksi lâzém nist O-~-> /»J 2 ^ S \j, // n'est pas nécessaire
[de prendre un] taxi ou pas besoin de taxi.
À la forme affirmative, lâzém ast peut se traduire par il faut +
nom : Remarques concernant la prononciation
Pandj daqiqé vaqt lâzém ast C—>l /»J 2 C~9j *JL~3ï TÇJ • ba'd XXJ : N'oubliez pas de marquer un léger arrêt pour noter la
Il faut cinq minutes (de temps). présence du éyn. Prononcez ba-'d az.
De même, lâzém dâchtan /pJ>\i fj^ signifiera avoir besoin :
In khâné yékdar-é bozorg lâzém dârad
ti'S JS. / 1 i_Ssj 4J L>-ùi]
CetteTmaison a besoin d'une grande porte La lettre nouvelle
(3 qâf Q
Les mots nouveaux dans âqâ lj I monsieur et daqiqé 4JL9 i minute

monsieur finale médiane initiale isolée


la poste A 9 J qâf
près, proche
O
loin
il faut
Remarques sur l'écriture et la prononciation
à (main) droite • qâf : cette lettre ressemble au fé, mais plus creuse et avec un point
de plus : qâf Jj fé i_9
à (main) gauche Sa prononciation est sans doute pour un francophone la plus délicate
après (litt. "après de") de l'alphabet persan : il s'agit d'une sorte de r grasseyé dans le fond
de la gorge et qui va se rapprochant du son que. C'est pourquoi on a
cela, celui-là, celle-là coutume de représenter cette lettre par le q de notre alphabet.
minute Si vous avez le sentiment de ne pas arriver à la prononcer, surtout ne
vous désespérez pas : prononcez-la comme un r français et puis c'est
nécessaire tout ! Cela viendra tout doucement en écoutant et en répétant les
mots les plus courants de la conversation.
taxi
135 1 Vu sad-o si-o pandj sad-o si-o chéch \T? 136
20 Translittération 3 20
ur i > L>^ > P TCHa
tchap
*T S Da
dast-é
T F Ra
raft
D Ya  B
bâyad
TSADJKo HNéÂKHTSPo
kodjâst postkhâné

U ! *T S Da N A ZA D ' Ba
4j L>c^—»
H Né A KH T S Po
u dast-é an az ba'd
 Y ÂQÂ
postkhâné âyâ âqâ
T S Â R
râst
T SA K 1 D ZNa
ast nazdik

4, T SA H Â R H Qé I Q Da DJ N Pa
J3 * daqiqé pandj
ast râh
T S 1N R OU D H Lé Ba
nist dour balé S\3
TSIN MZéÂL ISK T
nist lâzém tâksi
Exercice 1 : X ^ . w ^ T a r d j o m é k o n i d (Traduisez)

Postkhâné az indjâ dour nist.


O C~9j -bL
Bâyad raft dast-é râst.

Bâyad bé indjâ âmad.


CJN-OJJ jljL) L I l i I ©
Aqâ, âyâ bâzâr nazdik ast ?

Khânom lotfan, sâ'at-é tchand ast ? Corrigé de l'exercice 1


© La poste n'est pas loin d'ici. © Il faut prendre (aller) à droite.
© Il faut venir ici (à ici). © Monsieur, est-ce que le bazar est près
Bâyad bé markaz-é chahr raft. [d'ici ] ? © Madame, s'il vous plaît, quelle heure est-il ? © Il faut
O aller au centre-ville. © Pour voir la ville, il n'est pas nécessaire [de
Barâ-yé didan-é chahr taksi lâzém nist. prendre un] taxi.
137 \Ï"V sad-o si-o haft sad-o si-o hacht \TA 138
20 Exercice 2 : -Lui ,)•«.••»•& Takmil konid (Complétez) Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 20
O Bâyad Ju l> - dast-é C~* J - ba'd az JI XJO - tchap »_~>- © -
O II faut aller à droite, puis (après de cela) à gauche.
didan-é O Ju .s - daqiqé <t_iL-9.5 - lâzém » J 2 - © - lotfan LiJaJ -
raft . . . . . . râst, an dast-é
kodjâst Cvrf U o © - khéyli nazdik I_XJ i j j ,JL~>- - © - ba'd XXJ
© Il faut dix minutes pour voir cette ville (pour voir* cette ville - an dokkân j o j O I - .
dix minute temps nécessaire il-est).
Barâ-yé - . in chahr dah vaqt . . . .
ast. Texte de l'exercice 2
O Monsieur, s'il vous plaît, où est la poste
j o i j JuL) ©
Aqâ , postkhâné ? C-*»l f j 2 C - 3 J "-i^-i o-i j ^ - 1
( V l <JJLo (_^I^J ©
O La poste n 'est pas très près [d'ici].
Postkhâné nist.
© La poste est après cette boutique-là.
Postkhâné . . . . az ast. C~-l J O J j l j l Joo 4jU=J~o ©

K>î« l'avez remarqué, des mots français sont passés en persan et ils
sont en fait assez nombreux. Vous les découvrirez peu à peu : après
mérsi (merci), post (poste) ou postkhâné, châns (chance), modem
(moderne), vous allez rencontrer dans les prochaines leçons, ajâns
(agence), tourist (touriste, tourisme), etc. Veillez bien à les prononcer
à l'iranienne d'une part et aussi faites attention aux légères
différences d'emploi ou glissements de sens qui surviennent parfois.
Ce vocabulaire est la trace d'une présence française dans les
domaines technique et culturel dans la première moitié du XXe siècle.

139 W\ sad-o si-o noh sad-o tchéhél \f ' 140


21 Vingt et unième leçon (dars-é bist-o 3 U"J* n
yékom) &
Voilà maintenant trois semaines que vous côtoyez le persan et si • qâf ,_3 Q, à mi-chemin entre le r grasseyé et le q prononcé dans le
vous rencontrez un Iranien, vous serez tout surpris de pouvoir déjà fond la gorge : âqâ li I monsieur, daqiqé 4^u3i minute.
échanger avec lui quelques phrases simples ! Le persan est d'un
abordfacile et l'on en apprend bien vite les rudiments. • hé a H, lettre dont nous avons vu successivement les aspects assez
Reste l'apprentissage de l'alphabet. La lecture et l'écriture sont encore différents qu'elle peut prendre suivant sa position :
un peu laborieuses et c 'est tout à fait normal. Ilfaut un certain temps postkhâné «u UkX > poste, tanhâ lgx>' seul, havâ IjA temps et râh
pour s'y habituer et ne plus passer mentalement par la transcription olj chemin.
des lettres. Mais ne reconnaissez-vous pas déjà un grand nombre de
mots, ne lisez-vous pas sans difficulté certaines petites phrases maintes Tableau récapitulatif de ces 4 lettres :
fois répétées ? Encore un peu de patience et vous plongerez
directement dans le texte persan. Un seul conseil, n 'hésitez pas à finale médiane initiale isolée
relire et à écouter le plus souvent possible les leçons déjà vues.
4. à 0 hé
Voyons quels sont les acquis de ces dernières leçons. 4
sâd
1 Les lettres nouvelles a* V2 V
O^
P éyn
Dans cette série de leçons ne sont apparues que trois nouvelles lettres
Jt

& 3
L qâf
ainsi que d'autres aspects d'un quatrième caractère déjà vu dans les L9
premières leçons. • tanvin : on appelle tanvin deux petites barres obliques placées sur
• sâd ^ S, lettre qui a le même son que sin ^ S, mais une un aléf en fin de mot. Ce signe qui vient de l'arabe ne se prononce pas
forme différente. â mais -an(e).s,C'est la marque de certains adverbes en persan,
comme lotfan, likJ qui signifie littéralement avec bonté et veut dire
- à la leçon 18, phrase 5 : s'il vous plaît. Le tanvin (prononcez "tannvine") sera translittéré "nA".
Esfahân nesf-é djahân Ùlg>- i_A-A> ljlgJL^'1
Ispahan, moitié du monde ! 2 La conjugaison

• éyn ç- symbolisé par '. Une nouvelle terminaison a été apprise, celle de la 2e personne du
pluriel, -b -id qui correspond aussi au vouvoiement de politesse.
- Cette lettre ne se prononce pas en début de mot, comme dans "amou Elle peut être utilisée au présent et au passé des verbes, ainsi que
y>s- oncle (leçons 19 et 20). On ne prononce que la voyelle qu'elle pour traduire le verbe être à cette même personne :
porte.
kard ïjï -» kard-id ^ y
- En fin de mot, nous l'avons rencontré à la leçon 19 dans rob' k> j . il a fait vous avez fait
Elle ne se prononce que lorsqu'elle est suivie d'un ézâfé.
dârad Jjli -* dâr-id Ajjli
- A l'intérieur d'un mot, on marque un arrêt, comme dans sâ'at il a vous avez
L- heure et ba'd -b<j après.

141 ^ *M sad-o tchéhél-o yék sad-o tchéhél-o do N f V 142


21 khoub ast C -* khoub-id -Lo y~ 21
<• >y- dah daqiqé vaqt lâzém ast C~~" I >ji O J j 4JLs^ ai
il est bon vous êtes bon(s) Il faut dix minutes (dix minutes temps sont nécessaires) (leçon 20,
bad nist C~~~> -b -» bad nist-id -U^~_J X> ex. 2, phrase 2).
il n 'est pas mauvais vous n 'êtes pas mauvais
5 La particule râ
Rappelez-vous que pour l'instant vous ne connaissez que deux verbes
Elle se place non seulement après un nom - ou un groupe de mots
au présent :
formé par un nom et un adjectif ou encore par deux noms -, mais
- être, sous forme de désinences qui se placent après le mot, qui est
aussi après un pronom seul ou un nom relié à un pronom par l'ézâfé :
le plus souvent, un nom, un adjectif ou un pronom ;
- avoir, qui en persan est un peu à part.
Nous verrons le présent des autres verbes un peu plus tard. ? jbjta "3> 0 i^j^ ÛUj
Zabân-é fârsi râ doust dârid ?
3 L'infinitif Aimez-vous la langue persane ? (leçon 15, phrase 1)

Il se forme en ajoutant le suffixe -an à la troisième personne du P_L)i \j j l a\j jj>

singulier du passé : Dar râh ou râ didam.


kard + an -» kardan OïJ> faire Je l'ai vu en chemin (leçon 17, phrase 5).
raft + an raftan aller
Û=»J
Tchérâ dirouz chôma râ nadidam ?
L'infinitif peut se comporter comme un nom et, de ce fait, recevoir Pourquoine vous ai-jepas vu hier ? (leçon 17, exercice 1, phrase 1)
l'ézâfé :
Lj-^
barâyé didan-é chôma L*J> OX>_i (S'j*.
pour vous voir (leçon 17, phrase 2). Doust-é chôma râ didam.
J'ai vu votre ami (leçon 17, exercice 2, phrase 3).
4 Bâyad + radical II = il faut + infinitif
L'usage de cette particule doit commencer à vous être familier. Nous
La troisième personne du singulier du passé du verbe est aussi dite en découvrirons encore d'autres possibilités d'emploi.
radical II : c'est à partir de cette base que l'on forme les autres
personnes en lui adjoignant des terminaisons. 6 Pronoms
Elle sert de base également au participe passé que nous verrons
bientôt. C'est en fait une sorte d'infinitif apocope (amputé de sa ou j I il/elle / lui, auquel on peut ajouter râ Ij :
terminaison -an) qui s'emploie dans diverses tournures, comme c'est ou râ didam, P-LO \J 31 je l'ai vu (leçon 17, phrase 6).
le cas après bâyad :
Bâyad raft dast-é tchap i_^>- C~vO O-Sj J J U
7 Interrogatifs
Il faut aller à gauche, (leçon 20, 3)

- lâzém ast peut aussi traduire il faut suivi d'un nom : • kéy ^S quand ? (19) à distinguer de ki, qui ? : Attention, ces deux

143 \ f V sad-o tchéhél-o se sad-o tchéhél-o tchahâr \ f f 144


21 mots s'écrivent de la même manière, mais n'ont pas la même 10 Adverbes et locutions adverbiales 21
prononciation.
- de quantité
• tchérâ I J>-pourquoi ? (17) khéyli fX?*- très, beaucoup [de] (11)

• tchand J-~>- combien ? (19) - de lieu


indjâ l^jl ici (17)
Sâ'at-é tchand ast ? V C~-il JU>- C ~ P L -
Quelle heure est-il ? (heure* combien est) (leçon 19, phrase 4). dast-é râst ; C~* 2 à (main) droite (20)
1 dast-é tchap
tchand ta u combien de ? suivi d'un mot au singulier » C~-0 à (main) gauche (20)

Tchand ta kétâb dârid ? J b j b > >\sS IJ - de temps


Combien de livres avez-vous ? (leçon 15, note 4). émrouz J j yi I aujourd 'hui ( 16)

tchand ta signifie aussi quelques-uns dans une phrase affirmative : dirouz J_3 J J hier (\6)
Tchand ta dâram. b Ij' Ju>-
J'[en] ai quelques-uns (leçon 15, phrase 4). dichab t_~iu .s fc'er so/r (19)

8 Démonstratifs nésf-é chab i_À~aJ ffl) minuit (18, Ex.)

l ce/cet/cette/ces... -ci an ij I ce/cet/cette/ces... -là hâlâ 2fl>- maintenant (19)


ùi' celui/celle/ceux-là
celui/celle/ceux-ci
hanouz... na- . J iXsfc ne pas... encore (19)
in kétâb i ;Lo v ' ce livre-ci ; an kétâb ^JcS O I ce livre-là ;
Hanouz ou râ nadidam (nadidé'am)
bâ in doust C -j.s \-> I L> avec cet ami (leçon 17, phrase 4).
Je ne l'ai pas encore vu (leçon 19, phrase 3).
bâ'd az an j I j \ JJU après cela (leçon 19, phrase 4).
- interrogatif
• indjâ U^o I ici est composé de in \J I ce et de djâ U- endroit.
âyâ est-ce que... ? (7, 20)

9 Prépositions 11 Les nombres

• barâ-yé (_£l y />owr (17) Vous connaissiez déjà les nombres de 1 à 10. Mais vous n'étiez pas
encore en mesure d'écrire en persan 7, 8 et 10. Les voici :
• ba'd az j l -1*J a/>rà? (19)
7 haft c i * 8 hacht C—Ut, 10 dah oi

145 \ f û sad-o tchéhél-o pandj sad-o tchéhél-o chéch \f 9 146


21 Ajoutons 11, 12 et 20: les mêmes formules, sans ast. Voyez la phrase 2 de la leçon 19, où le 21
verbe âmad il-est-arrivé est sous-entendu :
11 yâzdah o-ijb 12 davâzdah <ojl_j.i 20 bisti
yXa IJ j^J j ai C ~ P L * t_^JLo
Ce qui vous permettra d'exprimer l'heure. Dichab sâ'at-é dah-o nim [âmad].
[Il est arrivé] hier soir à dix heures et demie.
12 L'heure
13 Expression de la politesse
L'heure : sâ'at C~f-L"

Exprimer l'heure est assez aisé en persan. Reportez-vous à la leçon lotfan likJ s'il vous plaît ( 19)
19. âqâ Là I monsieur (20)

Demander l'heure : khânom nj L>- madame, mademoiselle (15) (16)


Sâ'at-é tchand ast ?? c PLAJ Quelle heure est-il ?
Si l'on s'adresse à une personne qu'on vouvoie, on peut employer
Indiquer l'heure : Il est... son prénom suivi de âqâ, monsieur ou de khânom, madame, made-
moiselle :
Sâ'at-é dah dix heures
ai C~fU"
>*>L- -J [>• ^jj
Pari khânom salâm !
Sâ'at-é dah-o rob' dix heures et quart
Bonjour, Mademoiselle Pari ! (leçon 16, phrase 1)
JUJ _j ai C^U- ast
Sâ'at-é dah-o nim dix heures et demie \ Exercice de révision
Tardjomé konid X J J <U>-J> (Traduisez)
Sâ'at-é dah rob' kam dix heures moins le quart
(quart [en] moins)
r% ai
- Pari khânom salâm.
• On remarquera que, dans l'expression de l'heure, le vâv de liaison
se prononce toujours o (et non va).
Tchérâ bé Ésfahân âmadid ?
• Pour indiquer les minutes, il faut en persan utiliser ce mot, vu à la
leçon 20 (phrase 5) :
Sâ'at-é pandj-o dah daqiqé ast / pandj dah daqiqé kam ast. Barâ-yé didan-é 'amou Ahmad.
Cl~^l S AsuSi aJ> Tcij / C~*-"l AJuBi ai _j yyj O-tL^
// est cinq heures dix / moins dix (heure* cinq et dix minutes I
p j b c — j i j ^ 0 J1
heure*cinq dix minutes moins il-est). Ou râ khéyli doust dâram
• Pour indiquer l'heure à laquelle a lieu quelque chose, on emploiera

147 \fy sad-o tchéhél-o haft sad-o tchéhél-o hacht \ f A 148


21 Traduction 21
Jo-Lo \j j\ jjy\ G
O - Bonjour, Mademoiselle Pari ! 0 Pourquoi êtes-vous venue à
Émrouz ou râ didid ? Ispahan ? © - Pour voir l'oncle Ahmad. O Je l'aime beaucoup.
© - Vous l'avez vu aujourd'hui ? © - Non, je ne l'ai pas encore vu.
LAJ -I
© Il est tombé malade hier. © Aujourd'hui, il ne va pas bien. Il a de
- Na, hanouz ou ra nadidam (nadidé'am). la fièvre. © - Cet homme est très bon. © Il m'a donné quelques
livres de persan. © - Oui, il connaît très bien la langue persane.
e © S'il vous plaît, quelle heure est-il ? © - Il est cinq heures et demie.
Dirouz bimâr chod. © - Très bien. La poste est-elle près [d'ici] ? © - Non, elle est un
peu loin. © Il faut aller à (main) droite, puis à (main) gauche. © Il
e faut dix minutes à pied (chemin), vous n'avez pas besoin de taxi
Émrouz hâl-é ou khoub nist, tab dârad. ' (taxi nécessaire il-n'est-pas).

£~"' V ^ " L 5 ^ ^ O^ 1

- In mard khéyli khoub ast.


Voilà fait notre tour d'horizon des nouvelles acquisitions de cette
troisième semaine d'apprentissage du persan. Quand une notion vous
Bé man tchand ta kétâb-é fârsi dâd. semble un peu difficile, n 'hésitez pas à vous reporter à la leçon
indiquée pour replacer dans son contexte l'emploi du mot ou de la
tournure en question.
- Balé, zabân-é fârsi râ khéyli khoub balad ast. © S'il vous semble ne pas pouvoir retenir tous les mots nouveaux et les
nouvelles tournures, ne vous inquiétez pas, ils vont réapparaître
encore de nombreuses fois dans les leçons suivantes et vous les
Lotfan, sa'at-é tchand ast ? retiendrez bientôt sans effort. Par exemple, ne vous semble-t-il pas
maintenant tout à fait normal de trouver le verbe enfin de phrase ou
de voir des mots reliés par l'ézâfé, même si vous n 'en connaissez
- Sâ'at-é pandj-o nim (ast). © pas encore toutes les utilisations ? Alors, patience, les choses vont
se mettre en place tout doucement.
- Khéyli khoub. Âyâ postkhâné nazdik ast ?

C-^J j j ^ ic*^ ^ V J '^


- Na, yék kami dour ast.

Bâyad raft dast-é râst, ba'd az an dast-é tchap.


Kâr-é nikou kardan az por kardan ast.
travail bon faire de plein faire est
Dah daqiqé râh ast, tâksi lâzém nist. On n'obtient du bon travail qu'à force de travail.

149 N T °v sad-o tchéhél-o noh sad-o pândjâh \ û * 150


22 Vingt-deuxième leçon (dars-é bist-o
dovvom)
Khodâ hâféz ! ©
Dieu gardant
Au revoir !

1- Salâm ! Chôma kodjâ boudid ?


salut où vous-étiez
Bonjour ! Où étiez-vous ?
2- Ma dar chahr-é Téhrân boudini. ©
nous dans ville* Téhéran nous-étions
Nous étions à Téhéran.
3 Ândjâ kâr dâchtim. ©@©
là-bas travail nous-avions
N o u s avions affaire là-bas.
• ® Andjâ L*J I se compose de an j I et de djâ Ls- et signifie cet
4 B é b a k h c h i d , 'adjâlé dârim. © ©
endroit-là ou là-bas, s'opposant à indjâ ULL) I , cet endroit-ci
excusez, hâte nous-avons
ou ici.
E x c u s e z - n o u s , n o u s s o m m e s pressés.
© Dâcht-im ~fJ*\ï , est le passé du verbe dâcht-an, avoir. Cette
forme est utilisée pour traduire à la fois l'imparfait et le passé
Notes simple ou le passé composé : dâchtim | ^ I j signifiera soit
nous avions, soit nous eûmes / nous avons eu.
© Khodâ hâféz \z3 L>- I JL>- signifie littéralement Dieu gardant
[qu 'il soit], c'est-à-dire Dieu vous garde ! En persan, c'est la Seuls les verbes dâcht-an, -SJ* b avoir et boudan àïy , être,
formule que l'on emploie couramment pour dire Au revoir ! On ont la particularité de ne présenter qu'une même forme pour
peut dire aussi Khodâ hâféz-é chôma L - i Jiâls- \-iS-. l'imparfait et le passé. Pour tous les autres, il y a une forme
spécifique de l'imparfait.
® Ma La est le pronom de la première personne du pluriel, nous.
À cette personne correspond la terminaison -im utilisée au © Bébakhchid XJii-^i excusez I pardonnez, est une forme qui
présent comme au passé : est à retenir telle quelle pour l'instant. C'est un mot un peu long
et difficile, mais il fait partie des termes les plus usuels de la
dâcht-im s nous avions conversation. C'est pourquoi nous vous conseillons de l'écrire
boud-im nous étions et de le répéter à plusieurs reprises sans chercher à l'analyser.
dâr-im Vous pouvez toutefois y distinguer la terminaison -id X> .
J nous avons

151 \ û \ sad-o pândjâh-o yék sad-o pândjâh-o do \ ÙIX 152


22 5 Ma raftini. Khodâ hâféz ! ©@® 22
îiiil^la^- . 3 u û
nous sommes-partis Dieu gardant r-
Nous partons. Au revoir ! •

Notes
Translitération
® Ma raftim ^ 3 j L° signifie nous sommes partis, mais se traduit
par un présent en français ; comme dans la leçon 8 az kodjâ
âmadi ? s (_£Ju I \s>£ il d'où arrives-tu ? (es-tu arrivé). IJb-
ZFéÀH  D KHo
hâféz khodâ
Les mots nouveaux
Lo^x »*>U
ma nous D 1 D OU B  DJ Ko  M CHo M ÂL Sa
boudid kodjâ chôma salâni
Téhrân Téhéran
ândjâ là-bas J J u
dâchtim nous avions /avons eu /eûmes N  R H Té *R'H CHa R Da  M
Téhrân chahr-é dar ma
bébakhchid excusez [-moi / nous], pardon
'adjalé hâte
'adjalé dâchtan \X^b <d^c- être pressé M 1 D OU B
khodâ hâféz Jia U- I JS- boudim
au revoir
UJT
Les lettres nouvelles M I T CH Â D R Â K Â DJ N Â
dâchtim kâr ândjâ
zâ x? Z, comme dans hâféz Jài U- gardant
4J01P
finale médiane initiale isolée MIRÂD H Lé DJa 'A D I CH KH Ba Bé
dârim 'adjalé bébakhchid
là là là J? zA
Cette lettre est en arabe emphatique comme le ta \P dont elle a la
iJb» U
forme (et surmontée d'un point), mais elle se prononce en persan ZFéÂH  D KHo M I T F Ra ÂM
simplement "z", comme le zé j . Notez bien sa translittération : Z . hâféz khodâ raftim ma
153 \ ÙT sad-o pândjâh-o se sad-o pândjâh-o tchahâr \ ùf 154
22 Exercice 1 : X J J «W>-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1
O Nous avons affaire à Téhéran. © Hier, nous étions pressés (hâte
nous-avions). © Excusez[-moi] Monsieur, où est la poste ? © Vous
avez affaire en ville à onze heures et demie. © Maintenant, il faut y
Ma dar Téhrân kâr dârim.
(à là-bas) aller. © Combien de minutes faut-il pour voir la ville (pour
voir* ville, combien de minute temps nécessaire il-est) ?
Ma dirouz 'adjalé dâchtim.

Bébakhchid âqâ, postkhâné kodjâst '


Jujb j ir i-g-^ jj> (»-o j o^jL) C ^ P U I L«Ji ©

Chôma sâ'at-é yâzdah-o nim dar chahr kâr dârid.

Hâlâ bé ândjâ bâyad raft.

Barâyé didan-é chahr tchand daqiqé vaqt lâzém ast ?

Exercice 2 : -Lui L».xJ Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
© Ma U - chahr-é j ^ i - boudim -j\}j> © Bébakhchid XJ~S*~J -
O A^o«5 étions dans la ville d'Ispahan. sâ'at-é tchand J J ^ > - ' 0 - £ - L - © - Téhrân O \j£ -dâchtid J L ^ i b
. . dar - . Ésfahân . . .
© - 'adjalé AL^P - Khodâ hâféz Jai \s- I Ju>- © Ma U - ândjâ L-*J I -,
Excusez-moi Madame, quelle heure est-il ?
Texte de l'exercice 2
khânom, - ast ?
*j^y_ <JLgjL^>l j^> j - i La
Vous aviez affaire à Téhéran.
Chôma dar kâr

© Excusez-nous, nous sommes pressés. Au revoir ! -L~~ib jO Jlj-gJ' j i U-i ©


Bébakhchid, dârim !

© Nous sommes partis là-bas.


. . bé raftim. » ~ 3 j L-xJ I AJ L» ©

155 \ ô û sad-o pândjâh-o pandj sad-o pândjâh-o chéch \Ù9 156


23 Téhéran est une ville tentaculaire sans grands attraits, mais n 'allez Mais cette ville n 'offre aucun lieu de flânerie ou promenade, aucune 23
surtout pas dire cela à un téhrâni J \J^J (téhéranais) ! Il ne voudrait perspective architecturale urbaine. Son seul attrait réside dans les
jamais vivre ailleurs ! La ville basse, installée sur les vestiges de grandes avenues bordées de platanes et de petits canaux qui irriguent
l'ancienne capitale seldjoukide (XI-XIF s.) Rey, est la plus déshéritée, la ville et lui apportent fraîcheur et charme en été. Le petit canal de
alors qu 'au nord les beaux quartiers résidentiels prennent d'assaut la rue, djouy, que l'on traverse sur de minuscules ponts ou que l'on
les contreforts du Damâvand qui procurent quelque fraîcheur en enjambe, fait partie du paysage urbain de Téhéran et en général de
été. Entre les deux, le cœur de la cité, animé et populeux, se concentre la ville iranienne.
autour de quelques monuments intéressants, bazars, palais et musées.

23 Vingt-troisième leçon (dars-é bist-o f>" 3 U*J> rr


sevvom)
Mo'allém
professeur
Le professeur

1- Âqâ, ésm-é chôma tchist ? ©


monsieur, nom* vous quel-est-il
Monsieur, comment vous appelez-vous (quel
est votre nom) ?
2- Ésm-é man Hasan-é Nazari.
nom* moi Hassan* Nazari
Notes
Je m'appelle Hassan Nazari.
© Ésm-é / choghl-é chôma tchist ?
3- Choghl-é chôma tchist ? ©
S>- U»-^ Là-^/ f»^ '
profession* vous quelle-est-elle
Quelle est votre profession ? Quel est votre nom / quelle est votre profession ? Reportez-
vous à la leçon 10 où ce type de question est déjà apparu. La
4- Man mo'allém-am. @ même tournure est employée pour demander quelle est la
moi professeur je-suis profession d'une personne. Notez qu'on met un ézâfé entre le
Je suis professeur. prénom et le nom de famille.

Mahall-é kâr-é chôma kodjâst ? © ® Mahall-é kâr-é chôma l*-£ fS \s>-a votre lieu de travail ;
lieu* travail* vous où-est-il littéralement, lieu de travail de vous. Il y a ici, pour la première
O ù est votre lieu de travail ? fois, deux ezâfés successifs. Sachez qu'il peut y en avoir trois,
quatre et plus parfois, mais nous nous contenterons pour l'instant
d'en utiliser un ou deux.

157 \ ùV sad-o pândjâh-o haft sad-o pândjâh-o hacht \ÙA 158


23 6- Nazdik-é meydân-é bozorg. © 23
près* place * grand S jy. JI-U/> S,
iâ>
Près de la grand-place. •

Notes Les lettres nouvelles


® Nazdik, c ^ o i j j proche signifie aussi près de et se construit
alors avec l'ézâfé, comme c'est le cas pour un certain nombre Ç- ghéyn GH
de prépositions : nazdik-é méydân j I -U/> ^>^J>y ,près de la
place. dans le mot choghl Jj«-i profession

finale médiane initiale isolée

t i ghéyn

Remarques sur l'écriture et la prononciation


• Le ghéyn s'écrit comme le éyn, surmonté d'un point. Il faut bien
les distinguer, car leur prononciation est très différente.
La prononciation du ghéyn est pratiquement la même que celle du
qâf Jj : un r français "grasseyé", prononcé dans le fond de la gorge
Les mots nouveaux et proche du son "que". Pour l'instant, contentez-vous d'une
prononciation approximative. Il est rare qu'un francophone arrive
Nazari (Cjàj Nazari immédiatement à reproduire ce son. En répétant les mots usuels du
Jjt^i profession, métier persan qui comportent ces lettres, vous les prononcerez bientôt sans
choghl
effort.
mo'allém Juta enseignant, professeur La transcription de cette lettre par GH, ainsi que celle du qâf par Q,
sont tout à fait conventionnelles, mais vous permettent de différencier
mahall \>u> lieu
deux caractères distincts qui correspondent à peu près au même son
méydân O ! X~a place et aussi d'orthographier correctement les mots.
Rappelez-vous que c'est en écoutant et en répétant que vous
bozorg O j b grand (e) apprendrez la prononciation des mots, mais que c'est en les écrivant
à plusieurs reprises que vous les retiendrez visuellement et en
Remarques sur la prononciation apprendrez donc l'orthographe.
• choghl : se dit à peu près "chorl" avec un r non roulé, prononcé
dans le fond de la gorge.
• mo'allém : le éyn se traduit dans la prononciation par une nette • Le tachdid : dans cette leçon apparaissent deux mots dont le 1 est
coupure entre les deux voyelles o et a. Vous devez aussi bien faire redoublé. N'oubliez pas pour l'instant de noter le tachdid au-dessus
entendre le double 1, indiqué par le tachdid. du 1, mais sachez que les Iraniens l'omettent volontiers, ce que vous
• mahall : le hé djimi est expiré et le double 1 nettement prononcé. pourrez aussi vous permettre de faire, mais plus tard.

159 \ ù\ sad-o pândjâh-o noh sad-o chast \ 9 160


23 Translittération 23
jt-O-W1

M Ma LLé 'A Mo N Ma
mo'allém-am man
M LLé 'A Mo
mo'allém
,ir
J1-

T S I TCH Â M CHo
r
*M S É
lil
 QÂ
 M CHo
chôma
*R Â K
kâr-é
*LL Ha Ma
mahall-é
tchist chôma ésm-é âqâ
1
I RZaNa *N Sa Ha
à*
N Ma
r
*M S É
T S Â DJ Ko
kodjâst
Nazari Hasan man
esm-é t_N->.

G R Zo Bo *N Â D Y Mé *K I D Z Na
bozorg méydân-é nazdik-é
T S I TCH Â M CHo *L GH CHo
tchist chôma choghl-é

Exercice 1 : -Uo <u*>-J Tardjomé konid


o j j j O\JUJ» O S J ^ J J L« jLS L>c^ o
Mo'allém kodjâst ? Mahall-é kâr-é ma nazdik-é méydân-é bozorg ast.
Choghl-é Hasan tchist ?

Chôma kodjâ'id ?
^ AXA ^J© Corrigé de l'exercice 1
Ésm-é mo'allém Hasan ast. O Où est le professeur ? © Quelle est la profession de Hassan ? (la
*-^b profession de Hassan quelle est-elle) © Où êtes-vous ? © Le
Dichab 'adjalé dâchtim. professeur s'appelle Hassan (le nom du professeur est Hassan).
© Hier soir nous étions pressés (nous avions de la hâte). © Hier
nous avions affaire sur la grand-Place (dans place* grand). O Notre
Dirouz ma dar méydân-é bozorg kâr dâchtim. lieu de travail est proche de la Grand-Place.

161 \ 9 \ sad-o chast-o yék sad-o chast-o do \ 9 Y 162


24 Exercice 2 : s^b X^Sz Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 24
©-khânom mo'allém J J W -jL>--© Ma U - va j - i m ^ © -
O Mademoiselle Pari est le professeur d'Ahmad.
Ésfahân olgjàv I - id JL> © Choghl-é [jJ^ - Nazari tchist (_£^làJ
Pari -é Ahmad ast.
0~~->• © - kâr-é j O - nazdik-é ^>-> Sjj - bozorg <S jy -.
© Nous sommes Hassan et Ahmad.
. . Hasan . . Ahmad-. . . Texte de l'exercice 2
© Etes-vous professeur à Ispahan ? C^» I X^>-1 *1JV> *J ^" iSji. ®
Chôma dar mo'allém-. . ?
© Quelle est la profession de Hassan Nazari ?
- . Hasan-é ?
© Le lieu de travail de Pari est proche de la grand-place.
Mahall-é . . . - . Pari - . méydân-é .
ast. Si VOUS voulez apprendre à compter rapidement, ne manquez pas de
lire et relire à haute voix la transcription des numéros de pages.

24 Vingt-quatrième leçon (dars-é bist-o


tchahârom)
Sar-é miz 0
tête* table
À table O J -~o u0 j iJU
- o _9J ji-SL» î

1 Mâdar-o pédar bâ pésar-o dokhtar


mère et père avec fils et fille
La mère et le père, avec le fils et la fille,
signifier à côté de, près de, au bord de, à. Cette préposition
s'accompagne de l'ézafé, comme c'est fréquemment le cas.
Notes Attention, suivant le contexte, sar-é miz y~* j ^ pourra se
traduire soit par à table, soit par l'extrémité de là table. Il peut
© Sar-é miz y^ y* , à table.
donc s'agir soit de la préposition sar-é, soit d'un nom et de son
Sar, tête, bout, extrémité, peut aussi tenir lieu de préposition et • complément (la tête / le bout de....).

163 ^ ? f sad-o chast-o se sad-o chast-o tchahâr \9\ 164


24 2 sar-é miz hastand. ©@ 24
tête* table ils-sont r
sont à table. O—*l ciU I yy (jïjj \xi- r
3 Ghazâ rou-yé miz âmâdé ast. ®
^jy ^ L ^ " t—'Lo jis* iÇ,y_ f
repas sur* table prêt il-est
Le repas est prêt sur la table. Jujb
4 Bou-yé tchélowkabâb khéyli khoub ast. ®
odeur* tchélokabàb très bonne elle-est
L'odeur du tchélokabàb est très bonne.
5 Hamé bou-yé tchélowkabâb râ doust
dârand. ©
tous odeur tchélokabàb RA ils-aiment
Ils aiment tous l'odeur du tchélokabàb. •
Notes
© Hast-and JUJ;—& , ils / elles sont. Hast, hast-am, hast-i, etc.
est la seconde forme du verbe être, non enclitique, c'est-à-dite
non attachée au nom ou à l'adjectif. Elle signifie exister, être là,
se trouver. Parfois, on l'emploie pour indiquer une insistance.
Man mo'allém-am H-»1â» 'y Je suis professeur et Man
Les mots nouveaux
mo'allém hastam ,^~~A JL«^ -yt [Mais] moi, je suis professeur.
-and est la terminaison verbale de la 3e personne du pluriel et s'uti- sar-é miz SZ* J^ à table (tête/bout* table)
lise au présent comme au passé. Comme toutes les autres désinen- fille, fille [de]
ces, elle peut se placer après un nom ou un adjectif pour traduire le
dokhtar J^>
verbe être : khoub-and -Uj_p- ils /elles sont bons /bonnes. hastand JjJU~& [ils/elles] sont
Hast peut aussi traduire il y a : Dar khâne nân hast ? ghazâ IJLP repas, nourriture
'. C—oà OU 4J L>- Jï Y a-t-il du pain à la maison ? rou-yé sur
<S3J>
Balé, hast. 0~~A AL Oui, il y [en] a.
âmâdé eiU 1 préparé, prêt
© Rou-yé (_Jj j , sur, est une autre préposition constituée d'un nom
(rou, face) suivi de l'ézâfé. Mais nous voyons qu'ici il est bou y. odeur
représenté par un caractère, un yé (_£. C'est le cas après un mot tchélowkabâb i ->LS aL>- tchélokabàb
terminé par vâv _j. Vous en avez un autre exemple à la phrase 4 :
bou-yé tchélowkabâb, i_)lo^L>- (_£jj l'odeur du tchélokabàb. hamé rt_ojfc tous

165 \ r ù sad-o chast-o pandj sad-o chast-o chéch \9 9 166


24 La lettre nouvelle S? S" 2 24

.5 zâl que nous translittérons ZH D N Ta S Ha Z I M *R Sa


hastand miz sar-é
dans le mot ghazâ I -U- repas
L£ 3 j I xi
finale médiane initiale isolée
'AU Yé* OU R AZHGHa
XX i> i zâi miz rou-yé ghazâ

C'est le troisième z de l'alphabet persan. Il se prononce comme les 0 i La 1


autres, mais il faut apprendre à l'écrire et à l'utiliser pour
orthographier correctement les mots. Distinguez bien les trois z : TSA H Dé Â M Â
ast âmâdé
J £ i
z

z

ZH
zâl
^A <s y.
A B K a O W L TCHé Yé-OU B
tchélowkabâb bou-yé
Translittération
<-;$>•
J~.
TSA B OU KH 1 L Y KHé
Z 1 M * R Sa ast khoub khéyli
miz sar-é

il/ ^ sh <sy. 4-oJb

AB RDaPé 0 RDaAM B A B K a O W L TCHé Yé OU B H Mé Ha


bâ pédar 0 niûdar tchélowkabâb bou-yé hamé

>>o 3 J~i JU j \ ï ^ - ^

R Ta KH Do 0 RSaPé D N Ra  D TSOUD A R
dokhtar 0 pésar dârand doust râ

167 \ ? \ sad-o chast-o haft sad-o chast-o hacht \?A 168


24 Exercice 1 : JOJJ 4_«_?-^> Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 24
© Le repas est (se trouve) sur la table. 0 Notre fils et notre fille (fils
etfillede nous) sont à table. © Aimez-vous l'odeur du tchélokabâb ?
Ghazâ rou-yé miz hast. © Le repas est prêt. Il faut aller à la maison. © Nous aimons beaucoup
ce repas. © Le livre est sur la table de la maison. © Sur la table, il y
-Aj*X~~&
J ^ J ^ u &.* 5 j-^,. a des livres.
Pésar-o dokhtar-é ma sar-é miz hastand.

Le tchélowkabâb est le plat de base de la cuisine iranienne. Le tchélow


Bou-yé tchélowkabâb râ doust dârid ? __
jJs>- est le riz cuit à la vapeur et s'oppose au polo Ju ou riz pilaf II
est servi en général avec un gros morceau de beurre et un jaune
Ghazâ âmâdé ast. Bâyad bé manzél raft. d'œufet s'accompagne de brochettes de viande, kabâb I^J LS . C'est
© le plat que l'on trouve couramment dans tous les restaurants sur le
IJLP
Ù*1 bord des routes ou dans les restaurants moyens des petites villes. Ll
In ghazâ râ khéyli doust dârim.
est toujours très bon, mais lorsqu 'on voyage en Lran, on finit par
s'en lasser, alors que la cuisine familiale iranienne est extrêmement
Kétâb rou-yé miz-é manzél ast. plus riche et variée. Nous aurons l'occasion d'y revenir !
L'odeur du riz cuit est particulièrement délicieuse, surtout lorsqu 'il
est de bonne qualité. Un des meilleurs est un riz indien appelé ambar
Rou-yé miz kétâb hast.
bou, y.. odeur d'ambre (ambre odeur).

Exercice 2 : X J J J^O-^J Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants


© -sar-é miz y^fl ***> - ©-dokhtar fj>-2- râj j - doust dârand
O Ils sont tous à table. - L i j b O - ^ j . } © - rou-yé tj^jj -âmâdé û ^ U I - © Hamé A-oJt> -
Hamé . . . - . . . . hastand. manzél-é J u » - hastand JCS^Jt, .
Le garçon et la fille aiment beaucoup le tchélokabâb.
Texte de l'exercice 2
Pésar-o tchélowkabâb . . khéyli .

© Le tchélokabâb est préparé sur la table (sur* table préparé il- Ju


est).
Tchélowkabâb . . . . . . miz ast.
© Lis sont tous dans la maison du professeur. Jjs^_w~A
. . . . dar - . mo'allém
169 \?\ sad-o chast-o noh sad-o haftâd \ V • 170
25 Vingt-cinquième leçon (dars-é bist-o f*^,3 ^ u-J :> Y û
pandjom)
In khâné © 4J l_>-
cette maison 0*'
Cette maison
1 - Aqâ-yé Nazari, in khâné mâl-é chomâst ? > j I -Li 4J l>- L>_^ Lia *& \A
©@©
monsieur* Nazari cette maison bien* vous-[elle]est
M o n s i e u r Nazari, cette maison est-elle à vous ?

Notes
© Vous savez que khâné <u U- et manzél J J J » , signifiant maison,
s'emploient à peu près indifféremment.
• ® Mal J U , le bien [de], suivi de l'ézâfé et d'un pronom ou d'un
Notez que dar manzél-é J J J ^ j i peut souvent se traduire par nom, sert à traduire la possession : "à moi, à toi, etc., à Untel" :
chez, manzél étant un mot d'origine arabe qui signifie "lieu où mâl-é to y J U à toi
l'on descend", c'est-à-dire où l'on s'arrête pour séjourner. On
peut aussi omettre dar. mâl-é Hasan ,>»*>• J b à Hassan

® Âqâ-yé Nazari, L$JàJ <_jli I Monsieur Nazari : le mot âqâ mâl-é mo'allém Ju«^ J U au professeur
suivi du nom de famille doit s'accompagner de l'ézâfé. Quand Par exemple :
un mot est terminé par un aléf, l'ézâfé se prononce yé et s'écrit In kétâb mâl-é mo'allém ast.
avec la lettre yé. Nous avons déjà vu ce cas - sans nous y arrêter
- dans l'emploi de la préposition barâ-yé, pour, à la leçon 17
JjtO J U ,ur Oi1
(phrase 2). Ce livre est au professeur.
C'est le même phénomène que pour les mots terminés par un Vous retrouverez mâl-é à plusieurs reprises dans les diverses
vâv, comme nous l'avons vu dans la leçon précédente (phrases phrases de cette leçon et vous pourrez ainsi vous familiariser
3 et 4) : 'amou-yé zan-é man \A j j ^j^s- l'oncle de ma avec cette tournure très courante.
femme et ici à la phrase 3. © Chomâst C~» U - i est la forme contractée de chôma et de ast,
La représentation de l'ézâfé par un -yé, dans les deux cas énoncés, comme c'est le cas pour kodjâst C~-<Uo , où est (leçons 10,
offre l'avantage pour celui qui ne connaît pas bien le persan de phrases 3 et 20, titre) et chaque fois qu'un mot terminé par aléf
savoir avec certitude qu'il est présent, ce qui n'est pas toujours est suivi de ast. Rappelez-vous également : C~* L-> J zibâst, il
évident lorsqu'il n'apparaît pas dans l'écriture. • est beau / elle est belle (leçon 18, phrase 4).

171 \ V \ sad-o haftâd-o yék sad-o haftâd-o do W Y 172


25 2- Na, mâl-é ma nist. ® 25
non, bien* nous felle-Jn 'est-pas Y
Non, elle n'est pas à nous. r
3 Mâl-é 'amou-yé zan-é man ast. ©
A J ! Xi 4J b>- Lo_^> Li/> »Jt> \j« f
bien* oncle* femme* moi elle-est
Elle appartient à l'oncle de ma femme. ù
4- Man ham, mésl-é chôma khâné nadâram.
moi aussi comme* vous maison ne-pas-j 'ai
[Et] moi aussi, comme vous, je n'ai pas de Dans cette leçon aux phrases 3 et 5, comme dans d'autres textes
précédents, on rencontre des successions d'ézâfé. Efforcez-vous d'en
maison. comprendre la signification dans la phrase, mais ne vous inquiétez
5 Man, (dar) manzél-é barâdar-é âqâ-yé pas si cela vous semble encore difficile à employer. C'est tout à fait
normal ! Vous pouvez vous contenter pour l'instant d'en employer
Ahmadi hastam. un seul, ou encore deux successifs. Bientôt, vous apprécierez l'aspect
moi dans maison* frère* monsieur*Ahmadi je-suis pratique de l ézâfé, qui constitue l'une des particularités les plus
Moi, je suis dans la maison du frère de étonnantes de la langue persane.
Monsieur Ahmadi. D

La lettre nouvelle
i" -> se translittéré S
Les mots nouveaux
dans le mot mésl-é ji/> comme
mal JU le bien / la possession [de]
finale médiane initiale isolée
ham
mésl-é
f aussi
comme se
barâdar frère
Remarques sur l'écriture et la prononciation
Ahmadi Ahmadi • Sé s'écrit comme té O T, mais porte trois points au lieu de deux.
Cette lettre se prononce en persan exactement comme sin S. Vous
n'aurez pas beaucoup de difficultés avec ce caractère, car on ne le
rencontre guère dans les mots courants.
Remarque sur la prononciation • Le yé de l'ézâfé qui vient se placer après un aléf final sera représenté
Entraînez-vous à prononcer le mot barâdar qui comporte trois dans la translittération par Yé*. Nous garderons le signe * pour
voyelles a, dont l'une est longue (soit prononcée entre a et o), ce qui rappeler qu'il s'agit de l'ézâfé et non pas d'une lettre faisant partie
do'nne le schéma suivant a â a. du mot.
173 W V sad-o haftâd-o se sad-o haftâd-o tchahâr W f 174
25 Translittération 25
» \± T S A N Ma
H Né A KH N 1/ ast man
khâné in

J U-
J^ r* u»
NMa
ai ' ÂMCHo *LSMé M Ha
man
H Né Â Kh NI/ I R Za Na Yé*Â Q Â chôma mésl-é ham
khâné in Nazari âqâ-yé
' Jù J U
M Ra A D Na HNé AKH
T S Â M CHo *LÂM nadâram khâné
chomâst mâl-é
J >^> J^
JU dj
*LZéNMa RDa NMa
T S I N N Ma *L Â M H Na manzél-é dar man
nist man mâl-é na
La
J M Ta S Ha I D Ma H A Yé*  Q  *R Da  R Ba
*NZa Yé*OU M 'A *L A M hastam Ahmadi âqâ-yé barâdar-é
zan-é 'amou-yé mâl-é

Exercice 1 : JLJO <UJ»-^J Tardjomé konid


Man ham tchélowkabâb râ khéyli doust dâram.
-Lo -L>L IJ 4J l>- O^ 1
In khâné mâl-é man nist. Mâl-é pésar-é man ast.
In khâné-râ bâyad did.

In kétâb-é fârsi mâl-é 'amou-yé man ast. Corrigé de l'exercice 1


o™J ^ y - L? L^- J U» ( ^ J (^IÂP © © Cette maison n'est pas à moi. Elle est à mon fils (bien defilsde
Ghazâ-yé Pari Khânom khéyli khoub nist. moi elle-est). © Ce livre de persan est à mon oncle (bien de oncle de
moi). © Le repas de Mademoiselle Pari n'est pas très bon. © Notre
O—«I j^> y>y OVJ.àJj La J i ^ o © maison est proche du centre-ville. © Moi aussi j'aime beaucoup le
Manzél-é ma nazdik-é markaz-é chahr ast. tchélokabâb. 0 II faut voir cette maison (cette maison COD il faut
voir ; voir, didan).
175 \ V û sad-o haftâd-o pandj sad-o haftâd-o chéch \W? 176
26 Exercice 2 : JLJJ A-r*^ Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 26
O Barâdar _p I^J - mésl-é Uu - khâné 4J \J- - © Hamé <UJîS
O Mon frère, comme vous, n 'a pas de maison. - manzél-é Aj-^-* - hastand'-LCL™A © - ham -Jk - ta Lï - dâram
-é man . . . . . . chôma nadârad. fljb O An j I - zibâst C—»L> j © In \J> I - yék ^_XJ - lâzém pj*^ -.
0 Ils sont tous chez (= dans la maison de : employez manzél)
notre frère.
. . . . dar - . barâdar-é ma Texte de l'exercice 2
© Moi aussi j'ai deux maisons ! j>jI J j «oL>- LO^ù Lia t 'jA jï\fj O
Man . . . do . . khâné !
-U™~A La j j l J ) (J U^> _p *UJîI ©
O Cette maison-là est très belle.
. . khâné khéyli f>j b 4J L>- L j j . } _ A \>> ©
© Cette ville a besoin d'une poste moderne.
. . chahr . . . post-é modem dârad. o ^ L o J ,JLw>- 4J L>- ô l ©
(Ici, nous emploierons post et non postkhâne ; vous comprendrez
pourquoi dans la leçon suivante).

26 Vingt-sixième leçon (dars-é bist-o


chéchom)
Nâmé-yé Hasan ©
lettre* Hassan
La lettre de Hassan

1- In nâmé râ ki névecht ? ©
cette lettre RA qui il-a-écrit
Qui a écrit cette lettre ? • au-dessus de cette lettre. Il se prononce -yé. On l'appelle aussi
yé dom boridé : "yé queue coupée".
2 - Doust-é ma Hasan.
ami* nous Hassan Attention, quand la même lettre hé est placée en finale sous sa
forme isolée, elle se prononce et, si le mot est suivi de l'ézâfé,
Notre ami Hassan.
ce dernier ne s'écrit pas mais est prononcé -é, comme dans le
mot râh : râh-é Téhrân j l ^ g j o'j la route de Téhéran.
Notes ® Névécht C ~ i j i est la troisième personne du singulier du passé
© Nâmé-yé Hasan {\~^>- <wl> la lettre de Hassan : après un hé du verbe névécht-an écrire. C'est aussi le radical II
u^y
terminal A. , l'ézâfé s'écrit et prend la forme d'un hamzé « placé • (voir leçon 21, § 3).

177 \ V V sad-o haftâd-o haft sad-o haftâd-o hacht W A 178


26 3 Mariz boud vali hâlâ hâl-é ou béhtar ast. 26
malade il-était mais maintenant état* lui mieux il-est
Il était malade, mais il va mieux maintenant.
4 Nâmé-yé Hasan khéyli qachang ast ©
lettre* Hassan très jolie elle-est
La lettre de Hassan est très jolie Notes
5 va tou-yé pâkat yék 'aks hast. ©® © Yék 'aks hast C~~à ^ X f C_XJ , ilyaunephoto : hastO-~A,
et dans* enveloppe une photo elle-est ici, a le sens de "être = se trouver, il y a". Dans ce cas, il faut
et dans l'enveloppe, il y a une photo. • employer de préférence cette forme du verbe être.

La lettre nouvelle
Les mots nouveaux
<uU lettre uP zâd translittéré Z
nâmé
névécht C^y il / elle a écrit dans mariz ^ y malade
mariz (= bimâr) o^.r malade
finale médiane initiale isolée
vali J^ mais

béhtar meilleur, mieux u* •v2 ^ (j*£> zâd

qachang joli(e)
Remarques sur l'écriture et la prononciation
tou-yé (Sy dans, [à] l'intérieur de Zâd est le quatrième et dernier z de l'alphabet persan ! Il s'écrit
comme un sâd tu> surmonté d'un point. Cette apparente prolifération
pâkat c3\> enveloppe, paquet
de z représente bien sûr une difficulté, mais sachez que les mots qui
'aks r~XP photographie comportent des zâ \? , zâd J> et zâl i - et qui sont des emprunts à
l'arabe -, sont moins nombreux que ceux qui s'écrivent avec zé j ,
du moins en ce qui concerne le vocabulaire du quotidien. Il faut
Remarques sur la prononciation donc, comme nous vous l'avons déjà maintes fois recommandé, vous
Qachang ^ScJl3 est un mot très courant de la langue persane. attacher à bien orthographier les nouveaux mots en les écrivant à
Entraînez-vous à le dire en prononçant le qâf comme un r français plusieurs reprises.
que vous "repousserez" au maximum dans le fond de la gorge. Ne En tout cas, une chose est sûre et simple, ces quatre z se prononcent
vous inquiétez pas, cela viendra tout seul. Et de toute façon, on vous en persan de la même façon.
comprendra ! Notez également que dans le -ang final, toutes les À lafinde la leçon suivante, où apparaîtront d'autres mots comportant
lettres se prononcent. des z, un exercice supplémentaire vous aidera à les reconnaître et à
les mémoriser. . .
179 \ V \ sad-o haftâd-o no sad-o hachtâd \A' 180
26 Tranlisttération 3 ' 26
iu U TSA R Ta H Bé OU/ *LÂH
ast béhtar ou hâl-é
N Sa Ha Yé*H Mé Â N
Hasan nâmé-yé
I L Y KHé NSaHa Yé*H Mé Â N
y j 1
J khéyli Hasan nâmé-yé
T CH Vé Né IK ÂR H Mé Â N NI/
névécht ki râ nâmé in
TSA G N CHa Qa
u ast qachang
N Sa Ha  M *T S OU D
Hasan ma doust-é
KYé T Ka  P
yék pâkat
ÂLÂH IL Va DOUB ZIRMa
hâlâ vali boud mariz
&h 0S3Q 838 Bfc

Exercice 1 :JL^T <u>-J Tardjomé konid

Nâmé-yé Hasan râ doust dâchtim.


c— I ^ U JU- j j y I J i ^JH ^ . y jj>^ •
Dirouz mariz boudim, vali émrouz hâl-é ma béhtar ast.

Khâné-yé ma khéyli qachang ast.


Corrigé de l'exercice 1
© Nous avons aimé la lettre de Hassan. © Hier nous étions malades,
Tou-yé khâné-yé ma yék hammam ast. mais aujourd'hui nous allons bien (nous sommes devenus bien).
CU~~& ^JXJJLS f ^ ^ P i_>o ' p O - taU Ô J L) <CaJ © © Notre maison est très jolie. © Dans (à l'intérieur de) notre maison,
Tou-yé pâkat-é nâmé-yé Hasan yék 'aks-é qachang hast. il y a une salle de bains 0»UJ>- hammam). © 11 y a une jolie
photographie dans l'enveloppe de la lettre de Hassan. © Il faut écrire
Bâyad nâmé névécht. des lettres /une lettre (suivant le contexte).
181 \ A\ sad-o hachtâd-o yék sad-o hachtâd-o do ^ AV 182
27 Exercice 2 : XJJ> J - ^ O ^ J Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 27
O Nâmé-yé kj> U - khânom râ \j -j \—>- - dârim ^ 1 : 9 Dirouz
O Nous aimons beaucoup la lettre de Pari khânom. j_jj_o - mariz JLJ^J> - vali ^j - hâl-é JL>- - béhtar^JLg-> -
....... Pari khéyli doust . © - mésl-é lia - mariz chodam p JLi ^J^>J» © - 'aks-é tjS^ -
Pari ;_£ y - kodj âst C~-» l>o © Khâné-yé âqâ-yé <_£ là I 4J U- -'qachang
© Hassan était malade hier, mais aujourd'hui il va mieux (état*
lui meilleur il-est).
Hasan boud, . . . . émrouz . . .-.
Texte de l'exercice 2
ou ast.
© Hier, comme vous, je suis tombé malade.
pjjta O—'j-i , ^ 1 ^ I j v U - t £ ^ <wl> U O
D i r o u z , . . . . . . chôma
© Où est cette jolie photographie de Mademoiselle Pari ? pJ-^ Jajjfi (W*« lita t j j ^ j ^ ©
In . . . - . qachang-é . . . . khânom ?
© La maison de Monsieur Ahmadi n 'est pas très jolie.
- - . . Ahmadi khéyli nist. O — J kjC^-lS ^J^»- ^ - U ^ l (_^li I k>L>- ©

27 Vingt-septième leçon (dars-é bist-o <^> 3 ° — e ^r"J :> TV


haftom)
Farda 'V
demain
Demain
1- Farda se chambé ma ©
demain trois samedi nous
Demain mardi,
2 barâ-yé didan-é chahr Notes
pour* voir* ville
0 Se chambé <u_ui <u* , désigne le mardi. À partir de chambé qui
pour visiter la ville, signifie samedi on peut égrener la semaine iranienne en ajoutant
des chiffres, c'est-à-dire, un, deux, trois, quatre et cinq jours
après samedi :
yék-chambé <UA-L>O dimanche, do chambé <u^_j J lundi, etc.

sad-o hachtâd-o tchahâr VAf 184


183 \ AV sad-o hachtâd-o se
bé âjâns-é Pars khâhim raft. © 27
27 -Olj 4j
à agence*Pars nous-irons
nous irons à l'agence Pars.
Sâ'at-é do-é ba'd az zohr,
heure*deux* après de midi
À deux heures de l'après-midi,
ânhâ montazér-é ma hastand. ®©
Notes
eux attendant* nous ils-sont
on nous attend (ils nous attendent). ® Khâh-im raft C J j ^Jn \y>-, nous irons. Le radical khâh A \y>-
additionné de la terminaison de personne et suivi du radical II
Khéyli khoub ! M an hâzéram ! d'un verbe sert à traduire le futur. Le futur est donc aisé à
très bien moi prêt-je-suis construire.
Très bien ! Je suis prêt ! Il ne faut pas oublier que la terminaison de la troisième personne
sera -ad - comme pour dâr-ad Jj ta , H a - ; car khâh est le
radical du présent d'un verbe que nous verrons bientôt plus en
détail. Par exemple, il partira se dira khâh-ad raft C-3j Jjàl_p-,
© Ânhâ LgJ I, ceux-là, celles-là, sert de pronom personnel de la
fcfr troisième personne du pluriel. Il existe le pronom ichân jLL> I,
ils, elles, eux, mais qui dans le langage courant est presque
toujours remplacé par ânhâ. Ichân est utilisé pour traduire un
"il" de politesse :
Les mots nouveaux ichân dar khâné nistand JLU™J AJ [>• Jï OUio I, il n 'estpas
à la maison, en parlant avec déférence.
demain
farda >V © Montazér hast-and JuX~A Jàx^/»ou montazér-and
se chambé à^S^^t A**M mardi X>Jà^A veut dire littéralement "ils sont attendants" et signifie
ils attendent.
âjâns orjljl agence
Montazér-é ma : ce mot se lie au moyen de l'ézâfé à un nom ou
Pars Pars ou Fârs à un pronom qui représente la chose ou la personne attendue :
LT^
«OM.s ;>o/w Montazér-é ma hastand JLJ & la Jk^js Ils nous attendent
khâhim raft OJ J p^Lp- (littéralement : ils sont attendants * nous).
zohr ^ midi C'est un participe d'origine arabe, comme il y en a un assez
grand nombre en persan. Ces mots sont en général un peu longs
ânhâ 1*1 ceux-là, ils, elles
à écrire et un peu difficiles à retenir, mais, à force de les entendre,
montazér hastand JjJ-~& JaX^o ils/elles attendent vous arriverez à retenir les plus courants d'entre eux, qui vont
j*j>\>- prêt apparaître dans les prochaines leçons.
hâzér
185 N Au sad-o hachtâd-o pandj sad-o hachtâd-o chéch \ A? 186
27 La nouvelle lettre J** j Ju i <s i ^ 2 27
_ RHCHa *N Da I D Yé*Â R Ba «-
j je J comme dans âjans r~j\'}\ , agence chahr didan-é barâ-yé
3
Le je J s'écrit comme le ré j ou le zé j , mais porte trois points.
SRÂP *S N Â J Â HBé
finale médiane initiale isolée Pars âjâns-é bé

y y J y ïé 0 3 j ^ 1y
TFRa MIHÂVKH *-
Cette lettre est très rare et se trouve soit dans quelques mots persans,
raft khâhim
soit dans des mots empruntés à une langue européenne, comme c'est
le cas ici. o^ U 4
-\_*J 3 *
\
D'Ba *OD *T 'A Â S *-
ba'd do-é sâ'at-é
Remarques sur la prononciation et l'écriture
l_p- khâ s'écrit KH V Â
C'est un groupe de lettres qui se rencontre dans un petit nombre de R H Zo Z A «-
mots persans et dont le vâv ne se prononce pas, comme dans le verbe zohr az
khâh-im raft C J j *~& l^p- , nous irons.
j.V?".'^a l«ïï 5
• Chambé <Lj~i : ce mot s'écrit chanbé mais se prononce cham-bé
en persan ("chamebé").  M *R Zé Ta N Mo  H N Â
ma montazér-é ânhâ

D N Ta S Ha *-
Translittération hastand

\>J à* <-j y>- J^ 6


ÂDRFa N Ma B OU KH I L YKHé «-
farda man khoub khéyli

La <U^i <U- 1 1 jâ 1 Çj~* ^


ÂM HBéNCHa H Se ÂDRFa «- M Ra Zé Â H «-
ma chambé se farda hâzér-am

187 \ AV sad-o hachtâd-o haft sad-o hachtâd-o hacht \ A A 188


27 Exercice 1 : -Lu5 <u^-yj Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 27
O Nous vous attendons (nous attendant*vous nous sommes).
©Aujourd'hui c'est lundi. Hier c'était dimanche. © Pour visiter
Ma montazér-é chôma hastim (hast-im). (voir) la ville, nous sommes prêts. © Demain, ils iront au centre-
. i a j 4_U_JOs_> Jjjjà . C ^ u o l 4_U-^J.} J J yO I 0
ville. © Hassan viendra à cinq heures de l'après-midi.

Émrouz do chambé ast. Dirouz yék-chambé boud.

Barâ-yé didan-é chahr hâzérim (hâzér-im).


C~3j -UàI a?- ^ ^ j ^ y> 4J Lgj I I -2» j-9 O
Farda ânhâ bé markaz-é chahr khâhand (khâh-and) raft.
-
- L a I J J b I & > • , g U J l _ L J O ( 7 t L ) O - ^ L w _ w > ? - ©

Hasan, sâ'at-é pandj-é ba'd az zohr khâhad (khâh-ad) âmad.

Exercice 2 : .Lui J-^£> Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O - bârâ-yé didan-é O 0_i i (_£ l^_> - âmadim -—J _V_^> I O — âjâns-é
© Nous sommes venus pour voir la ville. rj\j\- bâyad _U L - © Ânhâ Lgj I - âjâns-é ^3 I j I - hastand
Ma . . . . - - . chahr 1L^U-A © - émrouz j_5^° ' _ tchahâr-é jl#>- - az zohr^§]=> j I -
© Il faut aller à une agence de tourisme (touriste khâham raft C J j j»A \j>- © - indjâ yék L_XJ [>CJ I - hast C~~à .
Bé yék - . tourist raft.
© Eux, ils sont à ! 'agence Pars.
Texte de l'exercice 2
dar - . Pars *J JU I jQÏ> j X> J) <_£ I j J U O
© Aujourd 'hui, j'irai au bazar à quatre heures de l'après-midi.
Man sâ'at-é -. ba'd bé C~9j -L>L O—~->jy r ^ ' j ' *—^ ^ ®
bâzâr
.LÛL-A ^ j L ^r—> I j I j-5 Lgj I ©
© Ici, il y a une agence de tourisme (ïourist).
Dar âjâns-é tourist O J j jt^l^p- j l j L < o ^ > j l -L>u J L ^ O - P U j j y > l ©

j I (__>J 1>UJ I ji
" ^ a*° '->

189 ^A"\ sad-o hachtâd-o noh sad-o navad \ ^ * 190


28 La semaine iranienne commence par chambé <LJ^ , samedi et se Afin de vous aider à distinguer les quatre z, nous vous proposons un 28
termine par djom'é 4_>t<*_>- , vendredi, qui est le dimanche des petit texte : _
musulmans. C'est le jour où l'on va à la mosquée pour la prière
commune et pour écouter le prêche. Attention, lorsque existe la Ma dirouz montazér-é âqâ-yé Nazâri boudim.
pratique du week-end, le jeudi, ou le jeudi après-midi, peut être jour
de congé.
Ghazâ rou-yé miz hâzér boud.
chambé 4*Jw^ samedi
yek-chambé d-J**^JSJ dimanche Vali ou mariz boud.
do chambé A^J*Ji lundi
se chambé 4-v^-** A^J mardi Ba'd az zohr bé didan-é ou khâhirrf raft.
tchahâr chambé 4-J_ijl^>- mercredi
pandj-chambé <u^*^ jeudi O Hier, nous attendions Monsieur Nazari. © Le repas était prêt sur
la table. © Mais lui, il était malade. © Nous irons le voir [cet] après-
djom'é 4_x^»_>- vendredi
midi.
Récitez donc les jours de la semaine, vous retiendrez en même temps
les chiffres. Au début, vous aurez un peu de mal à trouver le nom ze J miz X* dirouz jiy.:-
d'un jour sans compter sur vos doigts, mais vous vous y ferez assez zâ h Z zohr^t montazér Jœl^
vite. Un petit conseil, repérez par exemple dimanche (yék-chambéj
et mercredi (tchahâr chambé; et vous trouverez aisément les autres zâl i ZH ghazâ IJU
jours par déduction. zâd lus Z mariz ^>jy hâzér jj* U-

28 Vingt-huitième leçon (dars-é bist-o (f^A 3 -* <TJ ^ VA


hachtom)
Vous voilà arrivé au bout de votre découverte de l'alphabetpersan. 1 L'alphabet
Vous ne voyez plus ces nouveaux caractères comme des signes
cabalistiques, mais vous les reconnaissez, même si parfois il vous Voici ci-dessous le tableau des lettres, groupées par formes. Pour le
est encore difficile de les identifier exactement. Vous écrivez aisément tableau par ordre alphabétique et avec les différentes formes de la
un certain nombre de mots, et d'autres avec quelque application... lettre, se reporter au fascicule joint.
Mais on ne manie pas avec aisance un nouvel alphabet en quelques
Translit- Transcrip-
jours ! Vous avez déjà pris un très bon départ. Votre connaissance
tération tion
de l'écriture va se consolider petit à petit. N'hésitez pas à relire les
aléf, aléf bâ kolâh A/E/O Â a/é/o â
textes des leçons précédemment apprises.
D'autre part, tout en apprenant à lire et écrire le persan, vous avez bé, pé, té, se B P T S b, p t, s
acquis des connaissances de base de la langue, ce qui vous permet
de construire et d'utiliser déjà une grande quantité de petites phrases djim, tché, DJ TCH H dj, tch, h,
simples. Faisons donc le point de vos connaissances ! hé djimi, khé
GECC
KH kh
19 \\\ sad-o navad-o yék sad-o navad-o do \ \ \ 192
28 dâl, zâl ï } D ZH d, z Vous avez maintenant une vision complète de l'alphabet, mais il 28
vous restera à voir certains détails d'écriture ou d'autres concernant
ré, zé, je Jj J R Z J r, z, j les voyelles et diphtongues.
Notez qu'en persan, vâv et hé sont inversés par rapport à l'ordre de
sin, chin
U'J' S CH s, ch
l'alphabet arabe.
sâd, zâd S Z s, z
u*a* • n + b se prononce mb : chambé (leçon 27).
ta, zâ l»Jà 1 z t, z
2 Le verbe
éyn, ghéyn ' GH \gh
Lt F Q Vous connaissez maintenant toutes les désinences de personnes :
fé, qâf <-*J f,q
présent passé
kâf, gâf
SJ K G k,g exemples dâchtan 1.5 avoir kardan OïJ> faire
Iu~r
Fjb Rad. II kard sj>
lâm
J L 1
mim
r M m
je -am
noun o N n tu
il/elle
-i
dâr -ad kard
d
vâv 3 v/ou/ow/o v/ou/ow/o nous -im -im
hé 0 H h/-é (en finale) vous -id -id
ils/elles -and -and
yé LS Y / I/ÉY y, i, éy Notez que la seule différence apparaît à la 3e pers. du sing.
hamzé f- ' -ad au présent et aucune désinence au passé.

• hamzé « . Certains le considèrent comme une lettre, d'autres non. • Le futur


Il faut remarquer que ce signe doit presque toujours être porté par
khâh- + terminaison du présent + radical II du verbe
une autre lettre, ce qui le place à part. Nous verrons au cours des
leçons à venir, quelques détails d'écriture le concernant.
C J j ,r~&ly- fj\-> ,j~> ' j ' 4J l i J L°
• khâ \y>- (Â V KH) est un groupe de lettres ne formant qu'une Ma farda bé âjâns-é Pars khâh-im raft.
seule syllabe et comportant un vâv qui ne se prononce pas. Il ne se nous demain à agence*Pârs nous-irons
rencontre que dans quelques mots, mais l'un d'entre eux est très Nous irons demain à l'agence Pars, (leçon 27, phrase 3)
courant : il s'agit de la forme verbale khâh- olp- qui sert à former
le futur et qui est le radical I d'un verbe qui signifie vouloir. Le
radical I, nous le verrons bientôt, est le radical du présent. Pour ne Chôma Téhrân-râ khâh-id did.
pas alourdir la transcription, nous ne ferons pas apparaître le vâv. vous Téhéran RÂ vous-verrez
Vous devrez retenir telle quelle l'écriture des mots courants qui Vous verrez Téhéran.
comportent ce type de syllabe. Mais rassurez-vous, ils ne sont qu'au • boudan, Oïy être
nombre de 4 ! Au présent ce verbe a deux formes, l'une enclitique - c'est-à-dire

193 \\V sad-o navad-o se sad-o navad-o tchahàr \\f 194


28 qui s'attache au mot -, l'autre isolée : 28
-am hastam va tou-yé pâkat yék 'aks hast.
f et dans l'enveloppe, il y a une photo, (leçon 26, phrase 5)
-î <S hasti
ast C—1 hast 3 Les pronoms
-im
-id
r-
Jb
hastim
hastid
Vous connaissez maintenant tous les pronoms personnels, très
pratiques puisqu'ils peuvent être à la fois sujets, compléments et
-and X> hastand -AJCU«&
même - précédés de l'ézâfé - , traduire le possessif.

man ù* je, moi


En ce qui concerne la première forme, dite enclitique, seule la
terminaison de la troisième personne du singulier ne s'attache pas to tu, toi
au mot. ou il il, elle, lui
Ichân khouband. X~>j>- ùLL>l ma U nous
Ils sont bons. chôma LJ-^> vous
Hâl-é pésar khoub ast. « i >y- <> ichân o Lijl ils, elles, eux
le garçon va bien.
ou ânhâ i*"T (voir leçon 27, note 3)
(état*garçon bon il-est).
Toutefois, lorsque le mot se termine par aléf, les deux aléf sont
confondus et l'on obtient des formes contractées : Quelques exemples :
Sujet
chôma + ast U^-i —* chomâst O—i U~^>
ma bé bâzâr raft- im — J]IJil) 4j U
f-^J
kodjâ + ast Lxj —* kodjâst C ~ - U o nous sommes allés au bazar
zibâ + ast L»iJ zibâst O ^ - L J J COD

Les deux formes peuvent être utilisées indifféremment, avec quelques


mâ-râ did-and
Os nous ont vus (nous ils-ont-vu)
X> J I O
u
nuances de sens toutefois. La forme isolée marque plus d'insistance
et peut signifier être, se trouver. Comparons les emplois de ces deux COI
formes dans les exemples ci-dessous, qui signifient tous deux bé ma goft-and X^JÙ la Aj

littéralement j e suis : ils nous ont dit (à nous ils-ont-dit)


man-am . ^ et man hast-am ,»^~~ft \A Possessif
manzél-é ma U Jj^
On pourra traduire de préférence le premier par c 'est moi et le notre maison
second pary'e suis là, c'est-à-dire - suivant le contexte, bien sûr-
"il y a moi [pour faire cela], tu peux me faire confiance", etc. 4 L'ézâfé
hast i peut traduire il y a L'ézâfé peut se manifester sous plusieurs formes :

195 \\ù sad-o navad-o pandj sad-o navad-o chéch Wr 196


28 • H se prononce -é, mais ne s'écrit pas avec un caractère. De manière bé *J, à ; dar j i , dans ; bâ l>, avec ; bi ^ , sans ; az jI, de ; ta lï, 28
courante, rien n'indique sa présence et c'est grâce à la compréhension jusqu a. (Ta sera vu à la leçon 31 et bi àTa leçon 38.)
globale immédiate de la phrase qu'on le marque dans la lecture. Pour bâ pésar bé bâzâr raftam t^j l;L
XJ L»
aider les débutants ou pour éviter toute ambiguïté, on peut indiquer la je suis allé au bazar avec le garçon
présence de l'ézâfé par un trait oblique sous la dernière lettre du mot :
- complexes
manzél-é Hasan
ba'd az -LJO après
la maison de Hassan
ba'd az an j l j l JLJO après cela
mahâll-é kâr-é chôma
votre lieu de travail (lieu* travail* vous) (leçon 23) ba'd az zohr après-midi

• Il s'écrit avec un yé et se prononce -yé après un aléf ou un vâv. - suivies de l'ézâfé


Nous vous rappelions que nous continuons à vous l'écrire en persan
pour vous faciliter la lecture, mais dans l'usage courant, il est, la zir-é sous
plupart du temps, absent : zir-é taht sous le lit
âqâ-yé Nazari •sj^ iS^ nazdik-é près de
Monsieur Nazari (leçon 25) nazdik-é post c près de la poste
bou-yé tchélowkabâb i >LS j l > - (_ca sar-é près de, à
/ 'odeur du tchélokabâb (leçon 24)
sar-é miz à table
• Il est représenté par un hanize (on l'appelle aussi yé dom boridé) mésl-é comme
placé au-dessus d'un hé final et il se prononce yé : mésl-é chôma comme vous
nâmé-yé Hasan /r-5- * ^
la lettre de Hassan (leçon 26) barâ-yé pour
barâ-yé to pour toi
L'ézâfé sert à relier toutes sortes de mots, noms et adjectifs et, entre
deux noms, il correspond le plus souvent au "de" du français (voir leçon tou-yé dans
14, § 5). Il peut y avoir une succession d'ézâfé dans une même phrase : dans l'enveloppe
tou-yé pâkat
tou-yé pâkat-é nâmé-yé Hasan L>y
dans l'enveloppe de la lettre de Hassan rou-ye <S3. sur
Ici, seul l'ézâfé du mot pâkat n'est pas indiqué par un caractère rou-yé miz J-^> ISiJ sur la table
dans l'écriture courante. djélo-yé ^Sj^T devant
djélo-yé dar j ^ ISj^T devant la porte
5 Les prépositions
l
pocht-é -~~i derrière
Il en existe de plusieurs types :
Nous avons ajouté à cette liste djélo-yé et pocht-é.
- simples

197 WW sad-o navad-o haft sad-o navad-o hacht \ \ A 198


28 6 Pour traduire la possession : mâl-é... (Certains de ces adverbes vous avaient déjà été donnés à la leçon 28
21.)
mâl-é J U , qui signifie bien de, sert à traduire la possession :
In kétâb mâl-é nian ast. ^y> JU ^bS jjl 9 Les nombres
Ce livre est à moi. (voir leçon 25)
Si vous êtes désireux de connaître les nombres, ce qui est très utile
pour la vie pratique, nous vous conseillons de relire la numérotation
7 Adjectif-participe + ézâfé
des pages. À la leçon 21, vous connaissiez de 1 à 12. Maintenant
Certains participes d'origine arabe sont suivis de l'ézâfé et se lient apprenez jusqu'à 20. Nous reprenons à partir de 11 :
au mot qui suit. Ils se traduisent par un verbe à l'actif :
11 yâzdah o-sjlj 16 chânzdah û^JJ L>>
Ichàn montazér-é ma hastand. JjJ~~J£> la j±2^ji (JUXol
eux attendant* nous ils-sont 17 hefdah
12 davâzdah e>*j\jï t>JJi&
ils nous attendent (leçon 27, phrase 5)
13 sizdah azy~^ 18 hidjdah aX>Jt>
8 Expression du temps
• les jours de la semaine 14 tchahârdah ^J^ 19 nouzdah oïjy

chatnbé samedi 15 pânzdah aïy u 20 bist < — - .


yék-chambé dimanche
À partir de 20, il suffit d'ajouter les unités en les reliant aux dizaines
do chambé lundi par o :
21 bist-o yék *_>u j 0 - ™ o
se chambé mardi
22 bist-o do _ji j ^~~^-> > etc -
tchahâr chambé mercredi
Vous avez remarqué en tête de chaque leçon que l'ordinal se forme
pandj-chambé jeudi en ajoutant le suffixe -om, soit un mim :
djom'é vendredi
4 tchahâr ;WT 4 e tchahârom PJW^
• adverbes de temps
5 pandj ?yj 5e pandjom n^~> , etc.
émrouz j3yl aujourd'hui
dirouz hier Mais les formes des trois premiers ordinaux sont irrégulières :
J3S.?
dichab hier soir 1 yék <J>L> -* 1er avval <J3 '
farda demain
2 do 31 -» 2e dovvom PJ-5
ba'd az zohr J&>. l'après-midi
3 se 4-» —» 3 e sévvom V^-»
hâlâ vu.
maintenant
199 W\ sad-o navad-o noh /•^^ÛÏ^CTD*0«W*jf> "$.«'•: ;>K •—'Wnï.ty-:^ dévist Y • • 200
28 Vous pouvez déjà commencer à apprendre les dizaines. Nous ferons 28
le point à la fin de la prochaine série de leçons.
Dar postkhâné kâr dâram. Ba'd az an bâzâr râ khâhim did.

Exercice de révision C^3 j J_Jk 'y~ (SJ >•§-""' ^ , ' / >-vj u 4^j^li 4^J 11 .s*5 ©
Tardjomé konid X^S <u^-J (Traduisez) Farda se chambé bâ'pésar-é man bé chahr-é Réy khâhid raft.

Dar manzél-é 'amou Djavâd hamé sar-é miz hastand, Ou mo'allém ast. Khéyli khoub Téhrân râ balad ast.

J j j b IL>CP ^ i I_XJ J J 0 Traduction


vali yék kami 'adjalé dârand. O Tout le monde est à table chez l'oncle Djavâd (dans maison* oncle
Djavâd tous à* table ils-sont). © mais aujourd'hui ils sont pressés
(hâte ils-ont). © À trois heures et demie de l'après-midi, ils iront à
l'agence Pars. © Cette agence appartient à Monsieur Nazari (bien*
monsieur* Nazari elle-est). Elle n'est pas très loin. © Elle est dans
Sâ'at-é sé-o nim-é ba'd az zohr bé âjâns-é Pars khâhand raft. le centre de Téhéran, près de la poste. © Ils sont arrivés là-bas et
MonsieurNazariadit : ©-Bonjour ! Comment allez-vous ?©-Très
bien, merci. © Maintenant, nous allons visiter (voir) la ville avec
In âjâns mâl-é âqâ-yé Nazari ast. Khéyli dour nist. vous. © Nous sommes venus pour voir le centre de la ville. © - Très
0 - ^ I 4j L>^~o I_5^J JIJJ tO ' vgj y> y* Jï © bien. Maintenant nous allons aller (irons) à la Grand' Place. © J'ai
Dar markaz-é Téhrân, nazdik-é postkhâné ast. affaire à la Poste. Ensuite, nous verrons le bazar. © Demain mardi
vous irez à la ville de Réy avec mon fils. ® Il est professeur. Il connaît
: O-àj e>^iiJ i ^ l i I 3 Ju JLA I L>J I 4J 0 très bien Téhéran.
Bé ândjâ âmadand va âqâ-yé Nazari goft :
Voilà, vous êtes désormais armé pour partir à l'assaut du persan
?c~-l j j ^ L - i JU- ! ^ -© qui ne demande qu'à se laisser faire ! Vous connaissez toutes les
- Salâm ! Hâl-é chôma tchétowr ast ? lettres, vous avez commencé à voir, au-delà de caractères qui vous
sont étrangers, des mots, des choses, des personnes ou des idées.
Vous êtes embarqué vers une langue, un pays qui vous séduiront.
- Ma khoubim, mersi.
C-3j ~Jl>\j>- j ^ (JXJï <b U _ i L) 21U- © Safar békhéyr*
Hâlâ bâ chôma bé didan-é chahr khâhim raft. (voyage à bien = que ce voyage soit sous le signe du Bien)
Bon voyage !
Ç ± X » \ J Ç Ï > £ J A J J j i (j\j> ©

Barâ-yé didan-é markaz-é chahr âmadim. * On peut dire aussi sur ce modèle :
C-JSj f t - ^ A l *>• * S J J J ôl-*-~^ 4J 2\y- II*_^J>- J^>- ~ ©

- Khéyli khoub. Hâlâ be méydân-é bozorg khâhim raft. Chab békhéyr / Rouz békhéyr
Bonsoir/Bonne nuit ! /Bonjour !
201 V * \ dévist-o yék dévist-o do Y • V 202
29 Vingt-neuvième leçon (dars-é bist-o f# 3 £~r£ ^ P r\
nohom)
Vous connaissez maintenant toutes les lettres de l'alphabet et vous
êtes suffisamment familiarisé avec la plupart des caractères pour
savoir les reconnaître dans les mots nouveaux. Dans cette nouvelle
série de leçons, nous ne vous donnerons donc plus la translittération
du texte entier, mais seulement celle des mots nouveaux. - Y
Sâl-é âyandé ©
année* prochaine
L'année prochaine
1- Sâl-é âyandé bé kodjâ khâhid raft ? ©
année* prochaine à où vous-irez
Où irez-vous l'année prochaine ?
2- Man dar bahâr bé Chirâz khâham raft.
moi dans printemps à Chirazj 'irai
Au printemps, j'irai à Chirâz. à un passé composé qui insiste sur le résultat d'une action et non
pas sur l'action elle-même comme l'exprime le passé simple.
3 Andjâ Takht-é Djamchid râ khâham did.
là-bas trône* Djamchid RA je-verrai Comparez dirouz ou ra didam P J_o I j j I ^ y i je l'ai vu hier
Je verrai là-bas Persépolis. et in djâ râ didé'am P I aXto \j U- JJ• I cet endroit, je l'ai vu,
c'est-à-dire "je suis l'ayant vu", "je le connais".
4 Hanouz an djâ-yé machhour râ nadidé'am. ©
Le participe passé est formé sur le radical II auquel on ajoute -é
encore cet endroit* célèbre RA ne-pas-vu-je-suis
Je n'ai pas encore vu cet endroit célèbre. A. . Vous en_avez déjà rencontré un à la leçon 24 (phrase 3) :
âmâdé ai L» I préparé, du verbe âmâdan j i U I préparer. Après
Notes le participe passé terminé en é A. ,1a désinence de personne s'écrit
aléf + mim : * I . On ajoute aléf à toutes les personnes, ast C—* I
© Âyandé e-AJo I à venir ^prochain, est le participe présent du ne changeant pas.
verbe âmadan OX* I venirx arriver. Retenez les deux Nous reviendrons sur la valeur et l'emploi de ce temps qui est
expressions : sâl-é âyandé a JUo I JL» / 'annéeprochaine et sâl- déjà apparu à la leçon 19 (phrase 3). Pour l'instant contentez-
é gozachté <cJ^X> J L * l'année dernière (gozachté étant le vous de le reconnaître dans les textes à venir.
participe passé de gozachtan / gozar j Jo / \ x i JS passer).
® Na-didé-am, que nous écrirons nadidé'am 7\ aJu-C je n'ai
Remarques concernant la prononciation
pas vu. Ce temps composé (ici précédé de la négation) est formé Prononcez bien distinctement les deux consonnes ch et h (aspiré)
du participe passé et de la désinence du verbe être. Il correspond • qui se suivent : "mach-hour".

203 V * r dévist-o se dévist-o tchahâr V • f 204


29 5 Bé tchand djâ-yé digar ham khâham raft. © 29
à quelque endroit* autre aussi j'irai ^
J'irai à quelques autres endroits aussi. . J j La - L j i l I as- J^J -X^S- IseJ ! L*^1J - ?
6- Chôma ândjâ tchand rouz khâhid mând ? © - V
vous là-bas combien jour vous-resterez
<CLaà ^ 5 C l>i JiJ ^ i-5
Combien de jours resterez-vous là-bas ?
Notes
7- Do se rouz yâ yek hafté.
deux trois jour ou une semaine ® Djâ-yé digar ^X-O (_gls- autres endroits. Djâ est au singulier
Deux ou trois jours ou bien une semaine. car il est précédé de fchand -Us-. Digar J-XJ-S signifie aufr-e. Il
se place, comme tout adjectif (mis à part quelques rares
Les mots nouveaux exceptions), après le nom et il est relié à lui par l'ézâfé.
® Cette leçon comporte surtout des phrases au futur, ce qui vous
permet de vous familiariser avec ce temps rencontré à la leçon
sâl L Â S an, année 27. Il se forme - nous vous le rappelons -, avec le radical I du
û -X~> I verbe khâstan (vouloir), khâh a \j>-, additionné des désinences
âyandé H Dé N Ya  du présent et suivi du radical II du verbe que vous voulez
prochain(e),futur(e)
employer au futur. Il suffit donc de bien retenir le seul verbe
J ^ khâstan •fi~> \j>- :
bahâr R Â H Ba printemps khâh-am ^]y- j irai
khâh-i ^ f tu iras
Takht-é D I C H M D J a *T Kh Ta Persépolis khâh-ad I O-S JJn\y>- il/elle ira
Djamchid
khâh-im / raft (*t^'.P" nous irons
J^ê—* khâh-id J^JtsI as- vous irez
machhour R OU H CH Ma célèbre
khâh-and JUâlaS- ils/elles iront
j > 0 .>
digar R Ga I D autre
j jj U Remarques concernant l'écriture
mândan N Da N Â M rester En ce qui concerne le passé "composé", n'oubliez pas de mettre un
aléf entre le hé A. du participe passé et la désinence de personne, ici
L -am (sauf pour la 3e pers. du sing. ast). Nous indiquerons la présence
>â A Y ou de l'aléf par une apostrophe (car, ici, il ne s'agit pas d'un â long) :
pi o X o pi O-LJ-Xj
<uiA didé'am nadidé'am
hafté H Té F Ha semaine j'ai vu je n 'ai pas vu
205 Y * ù dévist-o pandj dévist-o chéch Y • 9 206

_
29 Exercice 1 : XJO «UJ>-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 29
O Mon frère ira à Téhéran l'année prochaine. © Demain jeudi, tous
iront au bazar. © Je resterai aujourd'hui à l'agence de voyage. © La
Barâdar-é man sâl-é âyandé bé Téhrân khâhacfraft. semaine prochaine, nous visiterons (verrons) Ispahan. © Je n'ai pas
encore vu cette ville. © Je ne suis pas encore allé à Ispahan.
Farda pandj-chambé hamé bé bâzâr khâhand raft. _ © L'année dernière, je suis allé(e) à Chirâz.
JJ U j»A \y>- C~~> j ^ ' ^-J I j I jJ> j j y I 0
Émrouz dar âjâns-é tourist khâham mând. ' -

Hafté-yé âyandé Ésfahân ra khâhim did.


p I û _L> AJ JJ-^ 'j j ^ " V'©
In chahr râ hanouz nadidé'am.

Man bé Ésfahân hanouz narafté'am. _^

Sâl-é gozachté bé Chirâz raftam.

Exercice 2 : XJJ ( U ^ ^ Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants


O - âyandé OJLJJ I - chahr-é j - % ^ - khâhim r>-^& Ij->- - © - yék-
O L'année prochaine, nous irons à (la ville de) Téhéran. chambé pésar-é to y j—> l> - khâham ~Jt \y>- - 0 -
Sâl-é bé - . Téhrân raft. sâ'at-é C o nim fi-J 3 - khahad -Là I y - © 'adjalé AJ^EP -
0 Demain, dimanche, irai-je au bazar avec ton fils ? Ichân 01 ;LJ I - sâ'at C—c- L* - khâhand -Uuà 11> - Hâféz h-B !_>•
Farda . . . - bâ -. . . bé bâzâr © 'amou-yé (j^j-o-f- - kéy ^ - manzél-é JjJ^> - khâhad JJt \y~
raft ? © In •_> I — machhour j y ^ - nadidé'am P I o-JL> JU .
© Le repas sera prêt à une heure et demie.
Ghazâ - . yék . . . . âmâdé boud. Persépolis, ou "le Trône de Djamchid" (X~L*J>- C - A J ) , haut lieu
de l'histoire de la Perse antique, se situe dans la province du Fârs ,
© Nous sommes pressés ! Ils vont nous attendre (attendant-de
à quelque 60 km de Chirâz. Avec sa vaste terrasse, ses salles gran-
nous ils seront) une heure ! Au revoir ! dioses aux portes monumentales, ses vigoureux et hiératiques bas-
dârim ! yék montazér-é ma reliefs représentant des frises d'archers et de dignitaires, la nouvelle
boud ! Khodâ ! capitale du roi Darius, construite au VI" siècle avant notre ère, était
© Quand viendra chez nous l'oncle de Ahmad ? essentiellement destinée à accueillir les fastueuses cérémonies qui
- . . Ahmad ... bé -. ma âmad ? présidaient à la célébration du Nouvel An, Nowrouz jjjjj • L'Iran
musulman a perpétué cette tradition millénaire des Achéménides
© Je n 'ai pas encore vu cette ville célèbre. mazdééns, adorateurs du feu, et aujourd'hui encore, le premier de
. . chahr-é râ hanouz l'an, célébré le jour du printemps, est la plus grande fête nationale.
207 Y • V dévist-o haft dévist-o hacht Y • A 208
30 Texte de l'exercice 2 Jjjn \y U Jk^js O P L- ^JXJ O LLJ I ! p>j I :> dJUcP O 30

Jail^ \JJ- !.>•y.

.i aj -XA I aj>- O-iLa I f^o J I_3SJ O - p L ^ I-LP

30 Trentième leçon (dars-é si'om) f'^O^i r

Tché mi konid ? ©
^ *?
que vous-faites
Que faites-vous ?

1- Bébakhchid âqâ, tché mi konid ? ®


excusez monsieur quoi vous-faites
Excusez[-moi], monsieur. Que faites-vous ?
2- Dichab indjâ yék tchizi gom kardam. © © y ^ O OVJ un peu (leçon 11). L'emploi de ce suffixe -i apparaît
hier-soir ici une chose perdu j'ai-fait
également dans la phrase 4 de l'exercice 1 : 'éynak-é digari
Hier soir, j ' a i perdu ici quelque chose.
^jS^ji <-5^~^- d'autres lunettes. Nous y reviendrons.
© Dans cette leçon apparaissent trois verbes composés, formés avec
kardan. Le mot qui précède kardan peut être un nom, un adjectif
ou encore un adverbe : komak kardan j sjï J>~<S aider (aide
faire), gom kardan O^^f S perdre (perdu faire), péydâ kardan
Notes j i ^ S I _Lo trouver (visible, manifeste faire).
© Tché mi konid ? J ^ o J> A>- , que faites-vous? mi kon-id est Sachez qu'en ce qui concerne les verbes composés d'un adjectif,
le présent du verbe kardan ôij>, kon étant le radical sur lequel on peut les mettre au passif en remplaçant kardan (faire) par
on forme le présent de l'indicatif- ainsi que le subjonctif, nous chodan (devenir) : gom chod JLi S il a été perdu (il est devenu
le verrons plus tard. Kon est appelé "radical I" à côté de kard, perdu).
radical II. Ce radical I est souvent irrégulier. Pour l'instant, il Pour en revenir à l'emploi du passé composé, notez qu'à la place
faudra l'apprendre tel quel pour chaque verbe rencontré au pré- de cette phrase, on pourrait dire aussi : yék tchizi gom kardé'am
sent. Cette forme verbale est précédée de la particule mi y . p I o ïj> S (_>J-~^ <S-~> J'ai perdu (je suis ayant perdu) quelque
® Yék tchizi <J,y~>- <->-> une chose. Notez que le mot tchiz y~> chose. C'est-à-dire qu'on insiste sur le résultat d'une action
chose, s'additionne du suffixe -i, comme dans yék kami > antérieure.

209 Y • \ dévist-o non dévist-o dah Y \ • 210


30 Man bé chôma komak khâham kard. ®© l a ? - »_X-<0 Lo_^> 4 j 'jA ~ 1
30
moi à vous aide je-ferai
Je vais vous aider.
Na, mérsi. Péydâ kardam ! ©
'f-
non merci trouvé j'ai-fait
Non, merci. J'ai trouvé !
Zir-é pâ-yé chomâst.
sous* pied* vous-il-est
C'est sous votre pied. Notes
'Éynak-é bitchâré-yé man ! ® Komak khâham kard SjS *Jb\j^- J>~S j'aiderai (aide je-
lunettes* pauvre* moi ferai). Vous remarquez que dans les verbes composés, la marque
Mes pauvres lunettes !
du futur se place devant le verbe kardan. Et cela est vrai pour
toute autre particule faisant partie de la conjugaison. Au présent,
Les mots nouveaux on dira : komak mi konid X^S , ^> <-&-<S vous aidez.
XJJT
15*
mi konid (kardan) D I N Ko 1 M vous faites

yék tchizi I Z I T C H KYé une chose

gom kardan N Da R Ka M Go perdre


Remarque concernant le vocabulaire
...SJiS À partir de maintenant, nous indiquerons l'infinitif des nouveaux
verbes. Vous êtes désormais en mesure de retrouver immédiatement
komak kardan KMaKo aider le radical IL
En ce qui concerne le radical I, nous les découvrirons progressive-
ment.
péydâ kardan ÂDYPé trouver

pâ âP pied Remarques concernant l'écriture


En début de leçon, notez l'écriture de si'om A ^> trentième. Le
suffixe de l'ordinal est précédé d'un aléf et dans la prononciation le
'éynak KNaYE' lunettes
mot si et le suffixe -om sont bien distincts. C'est ce que nous
représentons par une apostrophe qui indique une coupure. C'est le
seul ordinal où la présence du aléf est nécessaire.
bitchâré H Ré A TCH 1 B pauvre, malheureux
211 V U dévist- 9 yâzdah dévist-o davâzdah V^V 212
30 Exercice 1 : JUO <w>-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 30
i XUJ J* AS>- Lo-^ J _j y I O O Que faites-vous aujourd'hui ? @ Je vais aider (à) l'oncle de Djavâd.
O Monsieur, qu'avez-vous perdu ici ? © Tu as perdu d'autres lunettes
Émrouz chôma tché mi konid ? (lunettes* autre-i) sur la Grand'Place? © Le pauvre homme restera
. i p *& I o>- i_3s^3 i I y>- (j£j^£ 4j y> 0 ici quelques jours ou une semaine. © Nous n'avons pas trouvé vos
lunettes chez nous (dans la maison de nous).
Man bé 'amou-yé Djavâd komak khâham kard.

Âqâ, indjâ tché gom kardid ?

Dar Méydân-é Bozorg 'éynak-é digari gom kardi ?


J j La AA I a>- L>cX> I 4joJA >_>-> u J j j X^P- OJ\J>^J 2>y O
Mard-é bitchâré tchand rouz yâ yék hafté indjâ khâhad mând.

Dar manzél-é ma 'éynak-é chôma râ péydâ nakardim.

Exercice 2 : X J J J-r*-^ Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants


O Bébakhchid -L^^ko - tchizi (_£J~^ - kardid Ju ïj> © - hanouz
O Pardon Monsieur, vous avez perdu quelque chose (une chose) ?
]yjb - to y - péydâ I X J - © ' Éynak-é y_>_^& - kodj âst C—« U o
âqâ, yék gom ?
- pâ-yé to y (_jLi O Ki ^ - komak J>lS - kard lj> - © - hafté
© Je n 'ai pas encore trouvé tes lunettes.
•ci* - manzél-é J j j ^ - khâhim ~Jt> \y- © Âyâ bé «o l> I - khânom
Man .« 'éynak-é . . râ nakardam. «iU- - mi konid J_JO J> .
O Où sont mes lunettes ? — Sous tes pieds.
- . man ? Zir-é . . - Texte de l'exercice 2
O Qui m'aidera (qui à moi aide fera) ? ? JLO
. . bé man khâhad . . . . ?
O Nous resterons chez vous une semaine. O^>J

Yék dar - . chôma mând. \* L>c3 y> I _ > - ^ P


© Aidez-vous Mademoiselle Pari ? (Est-ce que...)
Pari komak ?
J j La j^^jfc I y - L»_^> ( J J ^ 1 j . i <CJ2JïS <_XJ ©

'. X u 5 ^ > tJXxO ^ j L>- (_^^ 4j L> I ©

213 Y ^ V dévist-o sizdah dévist-o tcharhârdah X \ ¥ 214


31 Trente et unième leçon (dars-é si-o f ^ i -? L T " U T - P n
yékom)
Sabr kon ! ©
patience fais
Attends !
rtJl~s& p»>> y ' .V>".:a 'jt —Y
Salâm Ahmad ! Indjâ tché mi koni ?
bonjour Ahmad ici quoi tu-fais
Bonjour Ahmad ! Que fais-tu ici ?
Man montazér-é otobous hastam.

çf ! f V
moi attendant* autobus je-suis -û
J ' a t t e n d s l'autobus.
Vali émrouz in khatt kâr némi konad. (I
mais aujourd'hui cette ligne travail ne-pas-elle-fait
Mais aujourd'hui, cette ligne ne marche pas.
Kodjâ mi ravi ? ®
où tu-vas
Où vas-tu ?
Némi dânam ! Hitch djâ. © * © Kâr némi konad _uT ^>J j 15 il/elle nefonctionne pas. Après
5-
ne-pas-je-sais aucun endroit mi konid -X~o ^ vous faites (leçon précédente), mi koni
Je ne sais pas ! Nulle part. ^ O ^ a tu fais (phrase 1), voici mi konad \ S J> il /elle fait.
Il vous est aisé maintenant de conjuguer le présent en entier.
Pour le mettre à la forme négative, on fait précéder mi de la
particule négative na j , mais dans le langage courant, au lieu de
Notes nami, on prononce némi. Comparez nakardam f •> *>J je n 'ai
pas fait et némi konam - J J _<J je ne fais pas.
© Sabr kon ! ! •£ ^_w? , attends, est l'impératif d'un verbe
composé : sabr kardan ôsjf j~^> , attendre, signifiant D Mi ravi ^jj , y tu vas / tu pars : rav est le radical 1 de raftan
littéralement "faire patience". Le radical I est donc aussi celui
sur lequel se forme l'impératif. Normalement on lui ajoute un Notez qu'on dit couramment kodjâ miravi ? où vas-tu ? et non
préfixe - nous le verrons plus tard. Mais quand il s'agit d'un pas bé kodjâ miravi ?, ce qui ne serait pas incorrect, mais lourd.
verbe composé, comme c'est le cas ici, le radical 1 n'est pas © Némi dânam, «J ta ^ J je ne sais pas, du verbe dânestan
précédé du préfixe et correspond à la seconde personne du /j~~> ta savoir -» dân (Rad. I) : lrc personne du singulier du
singulier de l'impératif. • présent de l'indicatif à la forme négative.

215 V \ û dévist-o pânzdah dévist-o chânzdah Y \ 9 216


31 Montazér-é nâmzadam hastam. © 31
attendant* fiancée-ma je-suis .^JUvjfc *.il/»lj ya^js 7
J'attends ma fiancée.
ri.
7- Pas ta farda sobh sabr kon ! ©©
alors jusqu 'à demain matin patience fais
Alors tu peux attendre jusqu'à demain matin (alors Les mots nouveaux
attends jusqu'à demain matin) !

sabr kon (sabr kardan) N Ko R B Sa attends

3 otobous S OU B 0 T O autobus
Vvvy

v/ê \ -^
khatt TTKHa ligne
^i_J
kâr kardan NDaRKa RÂK fonctionner
Notes (marcher)
© Nâmzad-am ^y>^> ma fiancée : le mot nâmzad est suivi du
suffixe -am - écrit avec un mim - qui signifie mon /ma. C'est mi ravi IV Ra I M tu vas
la marque du possessif que l'on peut rendre aussi par l'ézâfé
suivi du pronom personnel : nâmzad-am (ma fiancée) a donc la
même valeur que nâmzâd-é man (la fiancée de moi = ma némi dânam MNaÂD IMNé je ne sais pas
fiancée).
7y&
La petite difficulté consistera à ne pas confondre le possessif de
hitch TCSlH aucun, rien
première personne avec la désinence de première personne du
verbe "être". D'une part, le sens devrait apparaître clairement
dans la phrase et d'autre part l'accentuation n'est pas la même :
hitch djâ Â DJ TCH I H nulle part
mo'allém-am «-«•1*<I> tnon professeur
mo'allém-am ff»!»-" je suis professeur.
® Ta Li, que vous aviez rencontré avec le sens de unité, a également ta AT jusqu 'à
une tout autre signification : jusqu 'à. Mais là encore, il y a peu
de risque de confusion. Il s'agit en fait de deux mots d'origines nâmzad D Za M Â N fiancé(e)
différentes qui ont fini par s'écrire et se prononcer de la même
façon. sobh H"B So matin
217 V \ V dévist-o héldah dévist-o hédjdah Y ^ A 218
31 Exercice 1 : JUxi <U>-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 31
0 Cette ligne d'autobus ne marche pas le vendredi. © Que faites-
vous chez moi ? © Je vais au centre-ville en autobus. © Qui vous
attend (qui attendant* vous il-est) ? - Je ne sais pas. © J'attends
Djom'é in khatt-é otobous kâr némi konad. mon père (moi attendant* père-monje-suis). © Mets dehors ce chat !
© Attends ! Je vais venir chez toi.
Dar manzélam tché mi konid ?
A
Man bâ otobous bé markaz-é chahr'mi ravam.
;l U
Nâmzad J>1# U, qui signifie littéralement "nom il-a frappé (signé) "
! ^ b (-»J - ? c~^U_i ^iiu» ^y o correspond à "engagé ". En Iran, comme dans la plupart des pays
Ki montazér-é chomâst ? - Némi dânam. islamiques, c 'étaient les parents qui cherchaient une fiancée digne
A U ^ PJ-^-' J^~^ ,y © de leur fils et procédaient aux pourparlers avec la famille concer-
Man montazér-é pédaram hastam. * née. Cette coutume existe toujours, mais on laisse toutefois beau-
! coup plus de liberté de décision, sinon de choix, aux jeunes gens.
^f ^3j*. U^y t^J 0 Les fiançailles, en fait, ne se font que lorsque les jeunes gens ne
In gorbé râ biroun kon ! _ peuvent pas se marier immédiatement (études à l'étranger, service
Xo I j^A lq>- oj J j ^ i 4j ! \5 K-^3 0 militaire, etc.). Sinon, une fois que les deux familles sont d'accord,
Sabr kon ! Bé manzél-é to khâham âmad.' onfixetrès vite la date du mariage.

Khatt J2>- , la ligne en tout genre, a aussi une signification très


importante dans le monde islamique. C 'est l'art de tracer les carac-
Exercice 2 : JUo J-^o-^J Takmil konid tères arabes, la calligraphie, qui s'exerce aussi bien dans les textes
des manuscrits que dans des pages séparées montrant des distiques
O Qui attends-tu ? -J'attends ma fiancée. ou encore dans les inscriptions monumentales, principalement dans
Montazér-é . . hasti ? - Montazér-é les mosquées. Le calligraphe est le khattât. Si désormais il n 'a plus
à exercer ses talents dans les livres, il continue à le faire sous forme
hastam.
de tableaux en perpétuant la tradition ou au contraire en insufflant
0 Mon fiancé attendra jusqu 'à demain matin. un style nouveau à ses compositions.
Nâmzadam . . farda . . . . sabr kard.
O Où va le professeur ? - Nulle part.
bé kodjâ mi ?- djâ.
O Que trouvez-vous dans ce bazar ? Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
Dar in tché mi ? © - ki ,S - nâmzadam pO IJ» l> - ® - ta LJ - sobh ^ ~ ^ - khâhad
© Pourquoi cette ligne d'autobus ne marche-t-ellepas aujourd 'hui ? X& l p - - © Mo'allém ,v<d-><^ - ravad i_j j - Hitch ^Jt - O - bâzâr
In -. otobous émrouz kâr ? j IJ L - péydâ I J_o - konid -LJJ © - khâtt-é Jaj>- - tchérâ L>- -
© Je n 'ai pas encore perdu mes lunettes. némi konad J '~-S ^ j © Hanouz j^j^Jb - râ \j — nakardé'am
'éynakam . . gom '. . . pi aij5\j.

219 Y \ \ dévist-o nouzdah dévist-o bist Y V • 220


32 Texte de l'exercice 2 x ^ S , ^ I J L O O - j l j L \ j l J ï ô • ' • '
L5*
? x £ ^ jS J3J»\ LrTo-.J^'^'ûi'

U ^ " • ^3J ^ UO 4j

32 Trente-deuxième leçon (dars-é si-o Ç3> 3 ^ tfj* rr


dovvom)
Dar mosâférkhâné 4J b>- jB L~a j ^
dans hôtel
À l'hôtel
? Jbjb JU- jli»! ! l i ï ^ U - >
pj'-i P J ^ àJLb j ^ L i j ^ 4 AL - V
1- Salâm âqâ ! Otâq-é khâli dârid ?
bonjour monsieur chambre* vide vous-avez
Bonjour monsieur ! Avez-vous des chambres libres ?
2- Balé, do ta dar tabaqé-yé dovvom dâram.
oui deux unité dans étage* deuxième j'ai
Oui, j'en ai deux au deuxième étage. Notes
3- Yék otâq-é bâ hammam mi khâham. ®@ © Yék otâq-é bâ hammam ?\^s>- L> JjLL>l ^->~> , w e chambre
une chambre* avec hammam je-veux avec salle de bains : remarquez ici'la souplesse d'emploi de
Je voudrais (veux) une chambre avec salle de bains. l'ézâfé. Il peut relier un nom et son complément, ce dernier
4- Béfarmâ'id in kélid-é chôma. ® étant introduit par une préposition : bâ hammam qualifie la
ordonnez celle-ci clé* vous chambre, comme le ferait un adjectif.
Je vous en prie, voici votre clé. ® Mi khâh-am -& \y>- _a , je veux : khâh o \y>- , radical I de
khâstan qui sert à former le futur des verbes, se construit
régulièrement avec mi pour exprimer le présent du verbe vouloir.
® Béfarmâ'id JLo U^JI> signifie ordonnez. Nous analyserons plus
tard cette forme et vous demandons de retenir telle quelle pour
Remarques concernant la prononciation l'instant cette expression qui émaille la conversation
• Otâq : prononcez bien le â (presque o) suivi d'une espèce de r quotidienne. Elle a le sens de "je vous en prie", "faites donc",
dans le fond de la gorge qui se termine en q. Même chose pour "je vous écoute","voilà...", "entrez /asseyez-vous / prenez /
tabaqé. Vous allez vous y habituer peu à peu. Ne désespérez surtout servez-vous..., je vous en prie". Elle est incontournable !
pas !

221 \ \ \ dévist-o bist-o yék dévist-o bist-o do V V V 222


32 5- Kérâyé-yé otâq rouzi tchand ast ? © û
32
location* chambre quotidien combien il-est : <SJ3J < 3 ^ ' ^ L r ~
Combien coûte la chambre par jour ? '.-• ; .<•:-» - 9
6- Tchizi nist ! ©
! >»JL~o-QAJ i XZJù
^ ào- - V
une-chose il-n 'est-pas
Ce n'est rien. [Ne vous en faites pas pour cela !]
7- Tché goftid ? Nafahmidam.
quoi vous-avez-dit ? ne-pas-j 'ai-compris
Qu'avez-vous dit ? Je n'ai pas compris.
8- Mohémm nist. Khodâ négahdâr !
important il-n 'est-pas ; Dieu gardien
C'est sans importance. À bientôt ! •
khâli I L A KH vide, libre

Notes
tabaqé H Qé Ba Ta étage
® Rouz-i (_gj_9 j , littéralement un jour, prend ici un sens adverbial
et signifie par jour : une fois de plus le suffixe -i est employé. L5*
Vous l'avez déjà rencontré dans yék kani-i ^ » ) t_>o , un peu mi khâham M Ha  V KH IM je veux
(leçon 11) et yék tchizi t_j^>-i_>o une chose (leçon 30). Ce
suffixe - mis à part la terminaison de personne que vous JLÛ La 1A)
connaissez bien - a plusieurs fonctions. Apprenez globalement béfarmâ'id D F Â M R Fa Bé je vous en prie
la signification de chaque expression rencontrée. Peu à peu, nous
distinguerons les différents sens de ce suffixe. Même chose pour
fahmidan N Da I M H Fa comprendre
tchizi nist O o U?jir~ > 1ui signifie littéralement "une chose
n'est pas". Tchiz-i ou yék tchiz ou yék tchiz-i, une chose.
mohémm M M Hé Mo important

Les mots nouveaux


kélid DILKé clef
4J L>- w9 1 A
mosâférkhâné H Né A KH R Fé A S Mo hôtel (maison kérâyé H Yé Â R Ké location
de voyageurs)

khodâ négahdâr ! R Â D H Ga Né Â D KHo Au revoir !


otaq Q Â TO chambre (Dieu gardant)
223 Y W dévist-o bist-o se dévist-o bist-o tchahâr Y Y Y 224
32 Remarque concernant l'écriture 32
Notez dans le mot béfarmâ'id JLJ \j>yu la présence d'un hamzé
écrit sur un yé sans points. C'est un des détails d'écriture que nous
allons découvrir peu à peu et dont nous ferons plus tard la recension.
Contentez-vous pour l'instant d'écrire à plusieurs reprises ce mot et
efforcez-vous d'en visualiser l'orthographe, car vous aurez à
l'employer très souvent.

Exercice 1 : XJO <UJ>-y Tardjomé konid

V j b j b ^J\S- J l b l U -u^o
Tchand ta otâq-é khâli dârid ?
Y C~-*> LJ JJL>- J L>- (jUa ! P J ^ ^dJuW j ^ 0
Dar tabaqé-yé dovvom otâq-é khâli tchand ta hast 7

Béfarmâ'id, in otâq-é chôma.

In otâq do ta kélid dârad. Corrigé de l'exercice 1


0 Combien de chambres libres avez-vous ? © Combien y a-t-il de
chambres libres au deuxième étage ? © Voici votre chambre
In kélid-é qachang mâl-é otâq-'é chomâst.
(ordonnez, celle-ci chambre* vous). © Cette chambre a deux clefs.
© Cette belle clef est celle de votre chambre (bien de chambre*vous-
(Dar) hitch djâ kélid-é to râ nadidam. elle-est). © Je n'ai vu nulle part ta clef.

Mosâférkhâné, AJ l*->3 (-„» "/a maison des voyageurs ", correspond et à en découvrir de nouveaux. Ne craignez pas de les confondre.
un peu à ce qu 'était autrefois chez nous l'auberge ou maintenant le Laissez-vous guider. Dans un premier temps, reconnaissez-les dans
petit hôtel. De même type est le mehmânkhâné AJ LkJ U^> "maison les textes, comprenez leur valeur et leur signification. Ensuite, vous
des hôtes ". Certains sont destinés aux autochtones et d'autres plus apprendrez à les utiliser.
précisément aux touristes, mais ces deux types restent plus
authentiquement iraniens. À côté de cela, il y a l'hôtel - hôtel pis C~J OUj o j j j 1-^-
- de toutes catégories (1 à 4 étoiles et de luxe : mehmânsarâ Khodâ rouzi rasân (résân) ast.
lj~~J Lo-g-A palace). Plus le nombre d'étoiles est grand, plus Dieu subsistance-quotidienne faisant-parvenir il-est
l'établissement s'occidentalise et s'internationalise... Notez que Dieu nous procure notre subsistance quotidienne.
hammam » UL>- désigne à la fois la salle de bains dans une maison
et les bains publics ou hammam. Ici rouzi a valeur de substantif et signifie la ration (= nourriture) du
Vous commencez à connaître un certain nombre de suffixes persans jour. Résân se dit, mais rasân est plus correct.

225 Y Y ù dévist-o bist-o pandj dévist-obist-o chéch Y Y 9 226


33 Exercice 2 : X J J A-r*-^ Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 33
0 Kérâyé-yé k> \p - tchand -U^- - 0 - mosâférkhâné AJ L>-^i 1—a
© Combien coûte la location de cette maison ?
- ta otâq JjUa I l> - © - tchizi iSjrT. ~ Kkxiâ | x>- - © Mo'allém-é
- . . in khâné ast ?
Juta - kodjâst C—•> L > J - Ou _j I - mosâférkhâné 4J \->-j$ l~~« -
© Combien cet hôtel a-t-il de chambres ?
9 Béfarmâ'id X^X-aJu - chomâst 0_~^ L ^ © - tchélowkabâb
In tchand dârad ?
i_)Li Jc>- - khoub ^ y - - Béfarmâ'id X J U ^ J U .
© Cen 'est rien [du tout] ! Ne vous en faites pas (Dieu gardant) !
nist ! négahdâr ! Texte de l'exercice 2
© Où est votre professeur ? - Il est à l'hôtel.
chôma ? - . . dar <u•^ Je. 4j I/o
ast.
© [Entrez,] je vous en prie, voici votre hôtel (ordonnez celui-ci
hôtel* vous-il-est).
, in mosâférkhâné-yé
© Ce tchélokabâb est très bon. [Servez-vous,] je vous en prie.
In khéyli ast

33 Trente-troisième leçon (dars-é si-o fr" i LT" UT--^ rr


sevvom)
Sinémâ-yé Goléstân ©
cinéma* Goléstân
Le cinéma Golestan

1- Pas farda dar sinémâ-yé Goléstân ©


après demain dans cinéma* Golestan
Après-demain, au cinéma Golestan

Notes
© Gol-éstân Ob_Jo veut dire lieu planté de roses. Le suffixe
-éstân peut signifier également pays de, comme Afghânéstân
ù L u J Ui I, le pays des Afghans (Afghanistan) ou Kordéstân
jLu-ijS, Kurdistan. Sinémâ se dit également sinamâ

227 Y W dévist-o bist-o haft dévist-o bist-o hacht TVA 228


33 2 yék film-é khoubi néchân mi dahand. ©@ Y
33
un film* bon ils-montrent
on donne un bon film. r
3 Agar âzâdi bâ ham béravim. 0 © f
si libre-tu-es avec aussi (= ensemble) allons
Si tu es libre, allons-y ensemble.
4- Na, khéyli mamnounam.
non très reconnaissant-je-suis > / ( * * J> , l & S,3 J \j& pJLi
Non, merci beaucoup.
5 Barnâmé-yé télévizyon râ bichtar doust dâram.
programme* télévision RA plus amij 'ai Les mots nouveaux
Je préfère le programme de la télévision.
6 Film-é Hézâr-o yék chab râ negâh khâham kard. A M Né I S cinéma
sinémâ, sinamâ
film* mille et une nuits RA regard je-ferai
Je regarderai le film des "Mille et Une Nuits". •
goléstân _N AT S Lé Go roseraie
1
Notes Vtrî
pas farda ÂDRFa SPa après-demain
® Yék film-é khoub-i ^y>- J ^ <->~> un bon film. En persan,
on peut dire yék film-é khoub puisque un est exprimé par yék.
Mais on aime renforcer yék par le suffixe -i qui a le même sens néchân dâdan NDaÂD NÂCHNé montrer
(voir leçon précédente, note 4). Cette tournure "renforcée" étant
très courante, elle commence à apparaître dans les textes. Mais
asar RGaA si
vous avez le choix entre les deux.
® Néchân mi dah-and JjJt,^ JI j L i J , ils montrent : le radical I
de dâdan d ) i o , donner, est dah oi . âzâd DÂZÂ libre
® Agar âzâd-i i_£.ilj I J>\ si tu es libre : l'adjectif âzâd est suivi
de la désinence du verbe être. Ne la confondez pas avec le -i qui béravim M IV Ra Bé allons(-y) !
signifie un.
© Béravim *J J y est un mot courant qui signifie allons ! et que film M' L" I F film
vous retiendrez tel quel pour l'instant, même s'il vous semble
déjà aisé à décomposer ! Dans la langue parlée, béravim se
prononce berim. hézâr R A Z Hé mille

229 V Y "\ dévist-o bist-o noh dévist-o si Y V • 230


33 33
bâ hani M Ha  B ensemble bichtar R Ta CH I B plus

barnâmé H Mé Â N R Ba programme mamnoun-am M Na OU N MaM merci


(reconnaissant-suis)
télévizyon NOYZIVLéTé télévision

Exercice 1 : X~£ <u^r>> tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1


O Après-demain, nous irons ensemble au cinéma Bahâr. 0 Tu veux ?
c-jj ^ 1 ^ - ^ U ^Lgj ^ U ^ / AJ b^i ^ o - Non, je ne veux pas. © Si vous êtes libre demain, viendrez-vous
Pas farda bé sinémâ-yé Bahâr bâ ham khâhim raft. chez moi ? O Ce film restera deux semaines au (dans) cinéma
Golestan. © Je n'ai pas encore vu le film des Mille et Une Nuits.
<u L5*'^L5* 0 © Si cette chambre est libre, je resterai ici. © Moi je préfère (j'aime
Mi khâhi ? - Na, némi khâham. plus) ce professeur de persan.

\x*\ -Ufcl^p. J j ^ <u b^i j L o l j ï ^ f l e Notez que hézâr ta signifierait "mille exactement", alors que hézâr
Agar âzâdid farda bé manzélam khâhid âmad ? film a le sens de beaucoup, comme mille en français dans ce cas.
Parmi les nombreux noms de pays construits avec le suffixe
-éstân, nous pouvons évoquer des noms qui sont passés en français
Dar sinamâ-yé Goléstân in film do hafté khâhad mând. comme le Pakistan, "le pays des Purs", l'Ouzbékistan, le pays des
Ouzbeks, le Turkménistan, celui de$ Turkmènes. Mais sachons éga-
ç\ o-UJj \j t ^ i ^ j JIJA. lj J^A© lement que le Farengéstân O ls^Sjj3 désignait le pays des Farang
Hanouz film-é Hézâr-o yék chab râ nadidé'am. ou Francs, c 'est-à-dire l'Europe et souvent plus précisément la
France. Par ailleurs, le Kâféréstân ôl^jS O était le pays des kâfér,
-»JU ^ly. Ui,,| j* o^| j ^ ^ | ^ | J)e les impies ou mécréants. Il désignait pour les musulmans les pays
chrétiens ou parfois une région habitée par des musulmans d'une
Agar in otâq khâli ast, man indjâ khâham mând. autre secte. Au sud-est de l'Afghanistan, une région porte ce nom.

Les contes arabes des Mille et Une Nuits ou Hézâr-o Yék Chab
<-~ï> I_XJ J jljà . ont pour cadre la fabuleuse Bagdad des
Man in mo'allém-é fârsi râ bichtar doust dâram.'
Abbassides, mais aussi d'autres pays du monde musulman et alen-
tour, et le souverain qui se laisse prendre aux talents de conteur de
Schérazade (Chahrzâd J Ij»^ native-de-la-ville) est un roi de Perse
imaginaire appelé Chahriyâr j i>j-^ ami-de-la-ville ou roi.
231 V r 1 dévist-o si-o yék
dévist-o si-o do W Y 232
34 Exercice 2 : JUO U-o-^J Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 34
O - barâdar-é jï Iy - khânom ^> L>- - mi ravi ^_j j ^ « 6 - barnâmé-
O Vas-tu au cinéma avec le frère de Mademoiselle Pari ? yé 4j> l i y - kheyli JL~>- - nist C- J © Ânhâ Igi I - sinémâ UJ—V
Bâ - . Pari bé sinémâ ? - bichtar ^_J_^_wi - dârand JLJ j ta O Dar ji — tchiz-é qachangi
0 Aujourd'hui, le programme de télévision n 'est pas très bon. ^_£j_^L9 J r r " ~ kardam p^jS © Dar j i - rouzi t_£jj j - ta L> -
Emrouz - . . télévizyon khoub néchân mi dahand J_L_&^ i-a OL-LJ © - hézâr j lj_A - didé ast
O Eux, ils préfèrent ce cinéma. C~*l oJLo.
in râ doust
O J'ai trouvé une jolie chose au bazar.
Texte de l'exercice 2
. . . bâzâr yék - péydâ • LS3J ^ ^ ~ r " *>. &>^>- iSy... j^y. ^ °
© Combien donne-t-on (ils montrent) defilmsparjour à la télévision ?
. . . télévizyon tchand . . film
? Ju
© Hasan a vu mille films !
(° I J L O • V _ X J j l j L ) J J > O
Hasan film !

! C—»l ûJLO J l i jlyfc J - v ^

34 Trente-quatrième leçon (dars-é si-o


tchahârom)
Réstorân-é koutchéki
restaurant* petit
Un petit restaurant

1- Djavâd khoch âmadi! ®


Djavâd agréable tu-es-venu Notes
Bienvenue, Djavâd ! © Le terme khoch ±y>- signifie agréable et entre en composi-
2 Man az didan-é to khéyli khochhâlam. ® tion dans un certain nombre de mots ou d'expressions. Il y en a
moi de voir* toi très agréable-état-}'ensuis deux exemples dans cette leçon : le mot khochhâl J l ^ ^ _ p -
Je suis très heureux de te voir. (agréable-état) qui signifie content, heureux, et khoch âmadi
^Xa I Siy- (agréable tu-es-venu), qui correspond à bienvenue
à toi. Remarquez que être content de se traduit par az... khochhâl
boudan.
dévist-o si-o tchahâr Y Vf 234
233 Y W" dévist-o si-o se
34 3 Agar mi khâhi, bâ ham bé réstorân khâhim raft. 34
si tu-veux avec aussi à restaurant nous-irons
Si tu veux, nous irons ensemble au restaurant.
4 Dar in khiyâbân yék réstorân-é koutchék-o
khoubi hast. ®
dans cette rue un restaurant* petit et bon il-est
Dans cette rue, il y a un bon petit restaurant.
5- Na, émrouz ghazâ-yé irâni délam némi khâhad. ©I
non aujourd'hui repas* iranien cœur-mon ne-pas-il veut
Aujourd'hui, je n'ai pas envie d'un repas iranien.
6- Khob, pas bé djâ-yé digari béravim !
bon eh bien à endroit* autre allons
Bon, eh bien allons ailleurs ! Les mots nouveaux

o-^1 J^y~ bienvenue à toi


khoch âmadi I D Ma  CH O KH
Remarque concernant la prononciation
Le mot khoub ^JJ>- , bon, bien, lorsqu'il est employé comme
interjection, se prononce "khob", avec un o très ouvert. khochhâl L Â H CH O KH heureux, content

réstorân N Â R 0 T S Ré restaurant
Notes
® Yék réstoran-é koutchék-o khoubi khiyâbân N Â B Â Y KHi rue, avenue
^i j>- j 0\^~iS û\jÇ^j <_>J un bon petit restaurant (un
restaurant petit et bon) : notez le suffixe -i qui a le sens de un et
koutchék K TCHé OU K petit(e)
renforce yék. Lorsque deux adjectifs se suivent, seul le deuxième
porte le suffixe -i.
© Irâni ^ Ijj I, iranien, est un adjectif formé avec le suffixe -i, irâni I N Â R 1/ iranien
sur le mot Iran o\ji>), Iran.
© Délam mi khâhad AA l_p- ^ > J j est une de ces jolies et nom- L Dé cœur
dél
breuses expressions du persan qui émaillent la conversation et
qui, très imagées, vous seront certainement aisées à retenir, du
moins en ce qui concerne les plus courantes : elle signifie mon délam mi D Ha  V KH 1 M M La Dé j'ai envie
cœur veut, c'est-à-dire j'ai envie. khâhad

235 Y Vu dévist-o si-o pandj dévist-o si-o chéch XT"r 236

-
34 Exercice 1 : ±*p <L*^vJ Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 34
O J'étais très heureux de voir Persépolis. 0 Dans ce restaurant, ce
n'est pas de la nourriture iranienne. © En ce moment (maintenant),
Man az didan-é Takht-é Djamchid khéyli khochhâl boudam. je n'ai pas envie de télévision. O [Cet] après-midi, allons ensemble
au cinéma Golestan. © Nous irons dans quelques autres endroits.
© Il y a un grand restaurant dans cette rue.
Dar in réstorân ghazâ-yé irâni nist.

Hâlâ télévizyon délam nénji khâhad.


Réstorân désigne en Iran toutes sortes de restaurants, depuis le plus
modeste jusqu 'au plus luxueux, mais il se distingue du restaurant de
Ba'd az zohr bâ ham bé sinamâ-yé Golésjân béravim. base qui est le tchélowkabâbi où l'on mange comme son nom l'indique
essentiellement du tchélowkabâb, nourriture bonne mais peu variée.
Ma bé tchand djâ-yé digar khâhim raft. Celle-ci s'accompagne traditionnellement de dough, i-j J yaourt salé
allongé d'eau, boisson nourrissante et rafraîchissante, qui tend
'JJ~"J maintenant à être remplacée par le soda et autres boissons gazeuses.
Yék réstorân-é bozorg dar in khiyâbân hast.

Exercice 2 : J_jjf J^-«-£>" Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
© Âqâ-yé ^ U I - khoch ^y>- - 0 - az gom *J> j I - 'éynakam
O Bienvenue, Monsieur Nazari !
...... Nazari âmadid ! - khochhâl J L > ^ i j J - - © Émrouz jj,y I - délam J ^

O Je ne suis pas très heureux d'avoir perdu mes lunettes ! I_J_> © - didan-é 0 JLJ i - khochhâlam r ''y
Man kardan-é khéyli © Béfarmâ'id JLo U^JU - restorân-é 0 \jy-^j az j I - ânhâ
nistam ! Lgj I - khochhâl J L s ^ ^ p - -.
© Aujourd'hui, je n 'aipas envie de tchélokabâb. Texte de l'exercice 2
tchélowkabâb némi
O Je suis très heureux de vous voir.
Man az - . chôma khéyli p ^ J Jl>^_p- i^ir* «>~?- Osji J> j ' /y> ©
© Entrez, je vous prie, voici le restaurant Golestan.
, in - . Goléstân.
© Aujourd'hui, je ne suis pas très content de les voir (de voir* eux).
Émrouz . . didan-é khéyli nistam.

237 V W dévist-o si-o haft dévist-o si-o hacht VTA 238


35 Trente-cinquième leçon (dars-é si-o
pandjom) f^i J LT" O»^ ra
Vous en êtes conscient, vous avez commencé à manipuler un certain mi kon + am / i / ad / im / id / and je fais / tu fais / etc.
nombre d'éléments du persan, ce qui vous permet de comprendre
déjà bon nombre de choses. Certes, vous ne pouvez pas tout dire -
par exemple, l'expression de pouvoir et vouloirfaire -, car vous ne
disposez pas encore de toutes les bases grammaticales. Mais vous Autres verbes :
sentez que vous progressez très nettement dans le défrichement de raftan •J3 j -» rav j j mi rav + am PJ J JI je vais
la langue persane !
dâdan j j b - • dah <o mi dah + am J i : J je donne
Recensons donc les nouveautés de cette cinquième série de leçons :
khâstan ij^> \j>- ~* khâh a \y- -* mi khâh + am -A \y>- ^> je
I Les temps du verbe veux

Attention, ne confondez pas khâh + désinence, suivi du radical II


• Le futur
pour exprimer le futur et le présent de khâstan :
Ce temps, déjà apparu à la leçon 27, est repris dans toutes ces der-
khâham raft C-J ) „&\ $>• j'irai
nières leçons et spécialement à la leçon 29. Formation :
rai khâham ^A'y- ,y> je veux
radical I de khâstan + désinence de personne du présent + radical
II du verbe La particule mi ^ > du présent peut s'écrire isolée ou attachée au
khâh + am / i / ad / im / id / and + raft j'irai / tu iras / etc. verbe. Nous l'écrirons toujours isolée dans les premiers temps pour
que vous reconnaissiez le présent plus aisément. On peut donc écrire
...cJjjtAly- = C - i j + [ a j / X>/*>J >/,j/ç] + Alj> soit pijj Ly>, soit n->Jj^f pour mi ravim nous allons.
khâh + am / i / ad / im / id / and + did je verrai / tu verras I Pour trouver le radical I d'autres verbes, référez-vous à la leçon 42,
etc. au lexique ou aux annexes.
... _LO «Jt>\j^ =JLo +[-)J I Xi< / «JI > I<sl ç] + aly-
• Impératif
• Le présent La deuxième personne de l'impératif des verbes composés se réduit
au radical I :
Enfin vous pouvez parler au présent ! Mais le radical I sur lequel se
forme le présent est très souvent irrégulier pour les verbes les plus
courants et il faut donc l'apprendre par cœur. Pour les autres verbes, sabr kon attends (patience fais) (leçon 31) ;
nous verrons que l'on peut trouver le radical I à partir de l'infinitif,
mais c'est moins facile que pour le radical II (voir Annexes). Il est gorbé râ biroun kon
donc recommandé de bien retenir le radical I des verbes chaque fois mets le chat dehors (chat RÂ dehors fais)
que vous en rencontrez. Nous insistons bien sur le fait que cette règle vaut uniquement pour
les verbes composés. Pour les autres, à l'impératif, le radical I doit
Formation : être précédé d'une particule. Nous le verrons bientôt.
mi j + radical I + désinence de personne du présent
Vous avez aussi appris telles quelles des formes qui sont en fait des
kardan O^^S faire : radical I kon •£ impératifs. Nous les analyserons plus tard !
239 Y V \ dévist-o si-o noh dévist-o tchéhél V f • 240
35 béfarmâ'id - L o LaJ*>. ordonnez =je vous en prie (leçon 32) péydâ kardan OlS l-Lo trouver (leçon 30) 35
bébakhchid pardonnez[-moi] (déjà vu à la leçon 22) komak kardan O.Sy> <->-<S aider (leçon 30)
béravim f..$S. allons ! (leçons 33 et 34)
kâr kardan OïjS j\5 fonctionner (leçon 31)
• Passé composé sabr kardan OïjS j~~p attendre, patienter (leçon 31)
Il est formé du participe passé et de la désinence du verbe être. Après
le hé terminal du participe passé, la désinence du verbe être s'écrit 3 Possessif
avec un aléf (que nous représentons par une apostrophe) :
didé + 'am / 'i / ast / 'im / 'id / 'and j'ai vu / tu as vu / etc. Dans ces leçons est apparu le possessif de première personne : -am P
[ j U l / j U l / ^ l / c — l / i s l / J ] +C-LO nâmzad-am f-'y 1 ^ ma fiancée (leçon 31)

Ce temps insiste sur le résultat de l'action, contrairement au passé Il y a donc deux façons d'exprimer le possessif, l'une avec un suffixe,
simple qui traduit l'action elle-même : didam P-LO je vis : maintenant l'autre avec le pronom personnel relié au nom par l'ézâfé :
l'action de voir est terminée. mon père pédar-am pjX>
Comparons Ésfahân râ didam
et Ésfahân râ didé'am pédar-é man \A J JL>
Ces deux phrases peuvent se traduire en français par "J'ai vu Notez que ces deux formes de possessif s'emploient pratiquement
Ispahan", mais elles prennent un sens différent suivant le contexte et l'une pour l'autre, sauf dans un cas précis (voir leçon 42, note 2).
il faudra en persan choisir l'un des deux temps.
Vous allez rencontrer au fil des prochaines leçons les autres suffixes
J'ai vu Ispahan (= je vis Ispahan [l'année dernière]) du possessif.
J'ai vu Ispahan (= je la vis à telle époque et maintenant je la connais :
littéralement "je suis l'ayant vu"). 4 Mots négatifs
Le participe passé, qui a un sens passif, prend donc un sens actif
dans ce temps composé. hitch aucun
hitch djâ l>. nulle part
Ne vous inquiétez pas pour l'emploi de ce temps. Contentez-vous
de le reconnaître et d'en saisir la nuance. Peu à peu, vous saurez hitch tchiz rien
lequel des deux passés choisir. Pour l'instant, si vous employez l'un
pour l'autre - comme c'est parfois aussi le cas en persan dans le hitch est suivi d'un verbe négatif :
langage familier -, vous vous ferez tout de même comprendre !

2 Les verbes composés


Hitch tchiz nadidam.
Je n 'ai rien vu. r
-L? Jo

Hitch tchiz nist / tchizi nist. t.


Vous en avez rencontré toute une série formée avec le verbe kardan : tfJs^V
Ce n 'est rien.
gom kardan àïy S perdre (leçon 30)

241 Y f \ dévist-o tchéhél-o yék dévist-o tchéhél-o do V f Y 242


35 5 Adverbes et indéfinis La tournure renforcée est lourde et à éviter. 35
De toute évidence, cet éventail de choix représente pour le débutant
pas y-J derrière, après ; eh bien, donc (déjà vu à la une petite difficulté. Aussi, nous vous conseillons pour commencer
d'utiliser le plus souvent yék suivi du nom (la première solution).
leçon 13)
Seulement, l'usage du suffixe -i étant constant dans la langue persane
bâ ham ~& l> ensemble (leçon 33) - et nous en découvrirons certaines règles -, nous vous invitons à
digar ,-So i autre (leçon 29) vous familiariser avec celui-ci dès maintenant.
tchiz[-i] [ i£ \)~>; [une] chose (leçon 30)
• Il est aussi la marque d'un substantif, c'est-à-dire qu'il sert à former
bichtar j~~-ï. Plus (leçon 33) des substantifs à partir d'un premier mot :
6 Suffixe -i Par exemple, rouzi peut aussi avoir le sens de "ration journalière,
subsistance", dans le dicton donné à la fin de la leçon 32 :
En persan, ce suffixe a plusieurs valeurs. Là aussi, nous vous les
ferons découvrir petit à petit :
C~*l j U j <SJ3j '-*-="
Khodâ rouzi rasân ast.
Dieu pourvoit à notre subsistance [quotidienne]
• Il signifie un / une
(Dieu ration-du-jour faisant-parvenir Il-est).
une
tchiz-i \Sj^" chose rouz-i (_£j_jj un jour
7 Condition
Rouzi peut prendre un sens adverbial et signifier "par jour" :
Vous pouvez exprimer une condition en l'introduisant par agar suivi
ÎC~-I - ^ LSJU 3^] ^]/
du présent de l'indicatif. Il s'agit dans ce cas de quelque chose de
Kérâ-yé otâq rouzi tchand ast ?
possible, réalisable, ce qu'on appelle le potentiel :
Combien coûte la chambre par jour ?
(location* chambre un-jour combien elle-est ; leçon 32).
Agar âzâdi, bâ ham bé sinémâ béravim.
Le suffixe -i peut remplacer yék, mais il peut aussi le renforcer : Si tu es libre (et tu es libre, n 'est-cepas ?), allons ensemble au cinéma
(leçon 33).
Yék restorân-é koutchék-o khoubi. Xa I XJti \y>- nij^" *J I ï>2 -*—& I j>- ç" y '
Un bon petit restaurant (un restaurant petit et un-bon ; leçon 34). Agar mi khâhid, farda bé manzélam khâhid âmad.
Si vous voulez, vous viendrez chez moi demain (leçon 33, exercice 1).
Vous notez que le suffixe se place après le nom ou bien, s'il est suivi
d'un ou de plusieurs adjectifs, après ces derniers. 8 Expressions
Donc, il y a en fait trois solutions pour traduire un /'une :
- de temps
Yék restorân J jy^j S, sâl-é âyandé o-LL) I J L ^ / 'annéeprochaine (leçon 29)
Restorân-i = un restaurant
sâl-é gozachté <CUi _0 J L - / 'année dernière (leçon 29,
Yék restorân-i Notes)
243 V f V dévist-o tchéhél-o se dévist-o tchéhél-o tchahâr Y f f 244
35 dar bahâr au printemps (leçon 29) Pour les centaines, voyez le tableau en annexe. 35
On met o j entre milliers, centaines, dizaines et unités.
ta farda jusqu 'à demain (leçon 31),
A demain ! 2 346 do hézâr-o sisad-o tchéhél-o chéch
pas farda \ijS (J~J
après-demain (leçon 33) J^ 3 J«?r 3 J -— 3 JIH6 3*
- de politesse et autres hézâr-o yék chab <. I_3VJ _j j \ 1A
Mille et une nuits (leçon 33)
béfarmâ'id A J byi) je vous en prie
(litt. ordonnez) (leçon 32) Vous disposez maintenant d'un grand nombre de mots-outils ainsi
que de constructions grammaticales suffisantes pour exprimer des
khoeh âmadi / / <_£Xa I ^y>- bienvenue (à toi /à vous) tas de petites choses de la vie courante.
âmadid -*-> -L* I (leçon 34)
Exercice de révision
Khodâ négahdâr J
j^SJ Dieu vous garde ! A bientôt !
(= ne vous en faites pas !) Tardjomé konid X J J <UJ>-^J' (Traduisez)
(leçon 32) —
-Lo Lojju . 19 I X> JOa I )£•>• O
delam mi khâhad Jjt\y>- ^ J J j ' a i envie - Khoch âmadid âqâ. Béfarmâ'id.
delam némi J_&l_p-(_<J J i je n 'ai pas envie (leçon 34)
khâhad
- Man yék otâq-é bozorgi mi khâham.
khob *_^_p- bon, bien (interjection)
JJ* Jjà \y>- J L>- j y?- ,JLK> I ^_SSJ j A h J I -AJO — ©
(leçon 34)
- Ba'd az zohr yék otâq-é khoubi khâli khâhad chod.
béravim (prononcé ! *>jj> allons /(leçon 33)

couramment bérim)
- Mérsi. Hâlâ bé réstorân mi ravam.
9 Les nombres C~™& J LO ys>- I_5^J La <U L>- J L~a <^_>o ^ J J — O
- Nazdik-é mosâférkhâné-yé ma yék tchélowkabâbi hast.
Voici maintenant les dizaines :
10 dah «o 70 haftâd >bift
20 bist 80 hachtâd .il^iA - Khéyli khoub, valf yék kami montazér-é doustam khâham
navad mând.
30 si 90 iy
tchéhél sad *_>-> il j b
°. jb^. J>31 o
40 100
50 pandjâh 000 hézâr j\y\ Ou dar bâzâr yék tchizi gom kardé ast.
60 chast
0 séfr - Pas, dar télévizyon film-é khoubi hast.

245 Y f ù dévist-o tchéhél-o pandj dévist-o tchéhél-o chéch Y f 9 246


35 >L> k_5s->i PJï\J-> 4_> Pjl-L) C^_^J^> J u 4J - 0 // estposssible que vous ressentiez une vague inquiétude devant un 35
certain nombre de règles grammaticales qui vous paraissent un peu
floues.
- Na, télévizyon doust nadâram. Bé barâdaram yék nâmé En effet, que choisir ?
khâham névecht.
'et-* va prononcé va ou o ?
C ^ 9 j ~&\ y - yj^y1 4j „oy y I U 7t~^ J^ i T 0
® • être -» ast ou hast ?
Pas farda sobh bâ otobous bé Chirâz khâham raft. • un / une -» yék + nom ou nom + i ou yék + nom + i ?
•possessif-* nom + suffixe ou nom + ézâfé+pronom personnel ?
J j U »&\y>- <CJI& <_>-> f>jï\y Oy^ jï ®
• passé composé -» kardam ou kardé'am ?
Dar manzél-é barâdaram yék hafté khâham mand.
C~-l ^jyçJi* yf» jlyJ'-t
C'est vrai, apparemment le persan n 'a pas des règles de grammaire
- Chirâz chahr-é machhouri ast. très rigoureuses. Mais ce légerflottement, ces différentes possibilités
»\ o-Lo \j j>^>i iS^ - ^ T 3 \r~^s>' t^-J^> /f ® permettent d'exprimer toute une palette de nuances. Pour l'instant,
adoptez une solution, celle qui vous convient le mieux et dans quelque
Man Takht-é Djamchid va tchand djâ-yé digar râ didé'am.
temps, vous découvrirez que vous aussi vous préférez telle solution
! j^J J _) LS y\=>- 4_> _*o ! -U> I A^J -s - ® dans tel cas ! Vous aurez pénétré l'esprit de la langue persane.
- Doustam âmad ! Pas bé tchélowkabâbi béravim !

Traduction
O Bienvenue, Monsieur. Que puis-je pour vous (ordonnez) ? 0 Je
voudrais (veux) une grande chambre. © Cet après-midi, une belle Khâstan tavânéstan ast.
(bonne) chambre sera (deviendra) libre. O Merci. Maintenant, je Vouloir, c'est pouvoir.
vais aller au restaurant. © Près de notre hôtel, il y a un tchélowkabâbi.
© Très bien. Mais je vais attendre un peu mon ami (attendant* ami-
mon je-resterai). © Il a perdu quelque chose au bazar. © Alors, il y a
un bon film à la télévision. © Non, je n'aime pas la télévision. Je
vais écrire une lettre à mon frère. © Après-demain matin, j'irai à
Chirâz en autobus. CD Je resterai une semaine chez mon frère.
© Chirâz est une ville célèbre. © Moi, j'ai vu (= je connais) Persépolis
et quelques autres lieux. © Mon ami est arrivé ! Eh bien, allons au
tchélowkabâbi !

247 Y t V dévist-o tchéhél-o haft dévist-o tchéhél-o hacht Y f A 248


36 Trente-sixième leçon (dars-é si-o
chéchom)
Vous commencez à avoir une bonne base de vocabulaire courant.
Pour l'enrichir, sans toutefois surcharger les textes, nous vous indi-
querons parfois un mot accompagné de son contraire ou d'un autre
terme de la même famille. Si vous tenez à jour un carnet de vocabu-
laire, il ne faudra pas omettre de les y inscrire. X J J J!_LO \jfi ïjj 7t~*P l i i i Y

Sédâ-yé mo'azzén
voix* muezzin
La voix du m u e z z i n
! JUiL» j l ^ i C - f

• © Farda sobh-é zoud ^ j j ^ v \ïjB demain matin tôt : vous notez


1- Âqâ khâhéch mi konam, ®
la présence de l'ézâfé entre sobh et zoud, qui marque une relation
monsieur prière je-fais
étroite entre les deux notions de temps. Un conseil, retenez
Monsieur, je vous prie,
globalement l'expression, pour ne pas risquer d'oublier l'ézâfé.
2 farda sobh-é zoud marâ bidâr konid. ©@© Le contraire de zoud est d i r ^ o tard. Dir chod J_i yï il est
demain matin*tôt moi-RA réveil faites tard / trop tard.
réveillez-moi demain matin de bonne heure.
© Marâ \y> est composé de man \A et râ \j {moi COD). C'est la
3 Man dar foroudgâh qarâr dâram. seule forme irrégulière d'un pronom personnel suivi de râ.
moi dans aéroport rendez-vous j'ai
© Bidâr konid X^fS j\J_o réveillez ! Vous aviez déjà rencontré
J'ai rendez-vous à l'aéroport.
l'impératif de seconde personne du singulier dans le verbe sabr
4- Négarân nabâchid ! © kon j 5 j~j3 attends ! (leçon 31). Pour former la seconde
inquiet ne-pas-soyez personne du pluriel, il suffit d'ajouter la terminaison -id :
Ne vous inquiétez pas ! sabr kon + id -» sabr konid JujJ ^ attendez !
Rappelez-vous que kon est à la fois le radical I du verbe kardan
Notes et l'impératif de seconde personne du singulier, ceci toutefois
lorsque kardan sert à former un verbe composé.
© Khâhéch mi konam ~£ y J^A\^~ signifie littéralement
prière je fais et correspond à notre expression je vous prie ou je Vous êtes maintenant en mesure de mieux comprendre la
vous en prie /s "d-vous-plaît. Cette formule est employée à tout construction des formes tardjomé konid XJS <UJ>-J>° traduisez
propos et elle va vous devenir bien vite familière : elle sert soit à (traduction faites) et takmil konid _UO J-^*£> complétez.
accompagner une demande comme dans le texte de la leçon (s'il © Négarân nabâchid Ju-i lo j I^Jo ne soyez pas inquiet / ne
vous plaît, je vous [en] prie), soit pour répondre à des vous inquiétez pas ! Bach est le radical I (Présent) irrégulier de
remerciements ou à des compliments (je vous en prie, ce n 'est boudan OïJJ être. Pour rendre négatif un impératif, on lui
rien/vous êtes trop aimable...). • adjoint la particule na-, comme au passé.

249 Y Y \ dévist-o tchéhél-o noh dévist-o pândjâh V ù • 250


36 5 Mo'azzén-é masdjéd-é hamsâyé-yé ma La 4 j LvwoJb J_>c-v^> O i t - a 0 36
muezzin* mosquée* voisine* nous
Le muezzin de la mosquée voisine (de nous)
6 in kâr râ khâhad kard !
ce travail RA il-fera
s'en chargera (fera ce travail) !

Les mots nouveaux qarar j I jB rendez-vous

sédâ voix, cri, bruit négarân O Li\j inquiet

mo'azzén muezzin hamsâyé AJ \ »A voisin (e)

khâhéch mi konam ty$ ^a -ÙA l_p- je vous (en) prie masdjéd mosquée
s'il vous plaît
zoud * dir A** >3J tôt * tard
bidâr kardan 01 <s. IJU réveiller Remarque sur l'écriture
• mo'azzén j i y i : notez que le hamzé » peut s'écrire aussi sur un
foroudgâh aéroport vâv_j .

Exercice 1 : J_jjf <u>-y Tardjomé konid

x^S ^ Lç«S >->o -JJ j^o ^jijfc \y li ! o


Âqâ, khâhéch mi konam, yék kami sabr konid.
j O - ^ r ! • i J J £ r " hj~i Je.' 0
In pésar râ sobh-é zoud bidâr kon. -
\y j JUJ 11 LoJi ! x - ^ LJ O I Jx> o
Négarân nabâchid ! Chôma râ bidâr khâham kard. -
: j l y j y > - j_gI-L/3 La <uLw«jb JJ>C-^I O i t » 0 Corrigé de l'exercice 1
Mo'azzén-é masdjéd-é hamsâyé-yé ma sédâ^yé khoubi dârad. O Monsieur, je vous prie, patientez un peu ! © Réveille ce garçon le
matin de bonne heure (tôt). © Ne vous inquiétez pas ! Je vous
réveillerai. © Le muezzin de la mosquée voisine (de nous) a une
Ma farda dar foroudgâh qarâr nadârim.^ belle (bonne) voix. © Nous n'avons pas rendez-vous demain à
IjS j l - L o \y> ^JX^~J> \->l O Ï J » i_jj 7^P J5S.?* l'aéroport. © Le muezzin de cette mosquée m'a réveillé hier matin
de bonne heure.
Dirouz sobh-é zoud mo'azzén-é in masdjéd marâ bidâr kard.
251 Y M dévist-o pândjâh-o yék dévist-o pândjâh-o do Y û Y 252
36 Exercice 2 : -Lui» J - ^ x J Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 36
O - hamsâyé-yé 4_> L—-ajfc - foroudgâh o O sjjB - dârad i j b © -
O Notre voisin a affaire à l'aéroport aujourd'hui. I y - nakonid XJJXJ - némi khâhad -W> y . 0 Khâhéch
Émrouz -. . ma dar kâr fi-A IjJ- - konam ~J£ - man \_a - konid -X^JS O Ta LJ - sobh
O Demain ne me réveillez pas. Je n 'en ai pas envie (mon cœur ne nâmzad-é i j j i l j - bâchid - U - i b © Agar^Tl - mi ravid
veut pas). j_jj. j> - r â \j -nakonid JUJxJ © Montazér-é Ji^ji -nabâchid
X>9
Farda . . . . bidâr Délam -L*i LJ - nakhâhand _UA Iy>i> - .
0 Je vous en prie, aidez-moi.
mi Bé . . . komak Texte de l'exercice 2
O Attendez la fiancée d'Ahmad jusqu 'à demain matin.
. . farda . . . . montazér-é - . Ahmad

O Si vous allez maintenant au marché, ne perdez pas mes lunettes


[que je viens de vous prêter] !
JL~i b X » > I i y » U JkCSJi TtwJ I $j> ti' ©
. . . . hâlâ bé bâzâr , 'éynakam . .
('éynak-é marâ) gom !
O Ne les attendez pas. Ils ne viendront pas ce soir (aujourd 'hui soir).
- . ânhâ Émchab
âmad. Jm I JjJt> y>zj '^a\ . X ^ L j LgJ I Jàl^Xa ©

Trois fois par jour la voix du muezzin s'élève de chaque mosquée et N'hésitez pas à revenir aux textes et aux notes des leçons précédentes
forme une rumeur qui va croissant et emplit l'air de l'appel à la pour vous assurer que vous avez bien compris l'emploi d'un mot ou
prière. C 'est particulièrement beau lorsqu 'il s'agit de la voix des d'une forme. C'est ainsi que, petit à petit, vos connaissances du
muezzins perchés sur le balcon des minarets et, hélas, un peu nasillard persan se consolideront.
quand les hauts parleurs remplacent ces personnages. La mosquée
(masdjéd J_?c~^> ) est le lieu de culte des musulmans où ils se rendent
une ou plusieurs fois par jour. La prière peut se faire soit à la
mosquée, soit chez soi ou sur son lieu de travail. Mais le vendredi,
la présence à la mosquée est obligatoire pour les croyants pieux qui Bâng-é mo'azzén marâ |mi] kéchad bé masdjéd,
se réunissent alors pour la prière commune et pour écouter le prêche. Naghmé-yé mowzoun-é târ agar bégozârad.
(cri* muezzin moi-RÂ il attire à mosquée
Soyez patient si certains points vous semblent encore délicats. Vous chant*harmonieux*guitare si il-laisse)
découvrez à chaque leçon de nouvelles tournures, mais dans les textes La clameur (le cri / l'appel) du muezzin m'attire vers la mosquée.
et les exercices vous retrouvez aussi celles déjà vues précédemment. Si le chant harmonieux du târ m'en laisse le loisir !

253 Y ÙT dévist-o pândjâh-o se dévist-o pândjâh-o tchahâr Y ù f 254


37 Trente-septième leçon (dars-é si-o
haftom)
Sobhâné
petit-déjeuner
Le petit déjeuner - \
1- Batché-hâ ! Sobhâné hâzér ast. © Y
enfant-pl. petit-déjeuner prêt il-est
Les enfants ! Le petit déjeuner est prêt. çJ3 ' U T " (** •*•** 3 J ^ '<-£^ ^ ^
r
2 Nân-o panir-o karé rou-yé miz âmâdé ast. © sJL> /y> <u jS^s cj»^" ^'j~ *—^ ^°™ j2i\i\ï - f
pain et fromage et beurre sur* table préparé il-est
Le pain, le fromage et le beurre sont préparés sur la
table. > © Mi âvaram P J J I ^aj 'apporte est le présent du verbe âvardan,
3 Hâlâ tchây, chir va qand ham mi âvarani. © apporter (radical I âvar) et mi khori i_£j^p- . y tu bois (phrase
maintenant thé lait et sucre aussi j'apporte 5), celui de khordan, qui a le sens de boire et de manger (en fait
J'apporte maintenant le thé, le lait et le sucre (aussi). ingurgiter).

4- Dâdâch, lotfan yék livân tchay-é digar bé man © Yék livân tchây {j\>- <JIjJ <_>o «« verre rfe rté : livân est
bédéh. © © considéré comme une mesure, une quantité, et s'emploie sans
grand-frère s'il-te-plaît un verre thé* autre à moi donne ézâfé. Verre à thé se dira livân-é tchây khori tj,jy>- iS^*" *J y ~ •
Grand frère, s'il te plaît, donne-moi un autre verre de © Bédéh ! ! oJU donne ! est l'impératif de seconde personne du
thé. singulier de dâdan (radical I dah o^ ). Le radical I dah - dont la
Notes prononciation, exceptionnellement pour ce verbe, se change en
déh à l'impératif-, est précédé de la particule bé- qui sert à
® Batché-hâ là A^J , enfants : -hâ est le suffixe du pluriel. Ce mot former toutes les personnes de l'impératif. Même chose pour
désigne plutôt les jeunes enfants. Étant donné qu'il n'y a pas d'ar- békhor ! ! jy>^ mange ! (phrase 7), du verbe khordan ûïJJ>-
ticles en persan, le nom pluriel, suivant le contexte, sera précédé en manger (radical I khor j^>- ) ; prononcé aussi bokhor.
français de l'article indéfini ou défini, des enfants ou les enfants. Nous ferons le point sur la formation de l'impératif à la leçon 42.
Le mot batché porte théoriquement un tachdid et devrait être trans- Attention, dès maintenant la formation de l'impératif doit devenir
crit batchtché, ce qui est très lourd. L'écriture sans tachdid existe plus claire et il faut retenir les points suivants :
également en persan, comme pour le mot dokkân j l j .s \ 015 J bé- ne s'emploie pas lorsque le verbe est composé avec le verbe
boutique, par exemple. Nous adopterons donc, dans la transcrip- kardan, ni lorsqu'il est à la forme négative :
tion, la première version et sachez que dans la prononciation, le békhor j j i * j mange
redoublement du tché est plus ou moins accentué. nakhor jy*J ne mange pas
® Rappelez-vous qu'un pluriel de choses est en général suivi d'un bidâr kon •£ j I -Lo réveille
verbe au singulier. • bidâr nakon \>J j l X o ne réveille pas.
255 Y û û dévist-o pândjâh-o pandj dévist-o pândjâh-o chéch Y û 9 256
37 5- To khéyli ziyâd tchây mi khori ! Khoub nist. ©©
- û 37
toi très beaucoup thé tu-bois bon il-n 'est-pas <r>y \<Sjy~ LJ» <S^r ^ J J^- y
Toi, tu bois beaucoup trop de thé ! Ce n'est pas bon. - ?
6- Tchérâ ! Bar 'aks marâ bâ houch mi konad. © - V
! j_^_ yJ~> L 5 U - or o_
pourquoi sur contraire moi-RA avec esprit il-fait
Mais non ! Au contraire, cela me rend intelligent.
7- Pas khéyli bichtar békhor ! ©
alors très plus bois
Alors bois[-en] beaucoup plus !

Notes Les mots nouveaux


© Ziyâd o b j est un mot qui signifie beaucoup, mais qui, à la
batché enfant
différence du français, peut s'accompagner de khéyli <X?>-,
très, beaucoup. Dans ce cas, en général, il prend le sens de trop, sobhâné àj U>e^v3 petit déjeuner
car - comme dans un certain nombre de langues -, il n'y a pas panir fromage
J~î
de mot spécifique pour exprimer cette notion d'excès ou bien il
faut employer une autre tournure, plus complexe.
© Tchérâ \j>- qui signifie pourquoi ? peut aussi s'employer de
karé
qand
>s
JUS
beurre
sucre
manière exclamative. Il prend alors le sens de : "Mais si !, Mais tchây thé
pas du tout !" ^
livân jl^J verre
âvardan / âvar jf\ / j ^ T apporter
dâdâch j\>\> grand frère
chir x^ lait ; lion ; robinet

bédéh ! !oJu donne !


ziyâd ^J beaucoup, trop
bar 'aks u~^ y. au contraire
khordan / khor JJ>- \ o*jy- manger / boire
bâ houch U^J* k intelligent (avec esprit)
békhor (bokhor) jy~. bois / mange !

257 YÛV dévist-o pândjâh-o haft dévist-o pândjâh-o hacht V û A 258


37 Exercice 1 : X^S < U ^ J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 37
O S'il te plaît, donne-moi du pain et du fromage. © Je t'en prie, ne
oX> J^~J 3 OU \fl 4j l.àkl 0 mange pas ce fromage. © Je ne t'apporte pas de thé (moi pour toi
Lotfan, bé man nân-o panir bédéh. thé je n'apporte pas). Je ne veux pas. © Donne-moi beaucoup plus
de thé (beaucoup plus thé à moi donne). © Les enfants jouent à la
maison. © Les enfants prennent (mangent) [leur] petit déjeuner.
Khâhéch mi konam, in panir râ nakhor.
O Dans cette ville, les filles sont très jolies (il y a de très jolies filles).

Man barâ-yé to tchây némi âvaram. Némi khâham. '


Le petit déjeuner en Iran (sobhâne aj L*L~^>) se compose tradition-
Khéyli bichtar tchây bé man bédéh. nellement de fromage blanc de brebis ou de vache (du genre fêta) et
de rondelles de concombre (khiyâr jLJ-) non assaisonnées. Le tout
Batché-hâ dar manzél bâzi mi konand. accompagné de pain frais (voir la note sur le pain à la fin de la leçon
4) et de multiples verres de thé. Le thé (tchây ^L^jest la boisson la
XJ J J > JI 4J L>c_w3 là d^»=j @ plus courante, qui se prend et s'offre à toute heure de la journée.
Batché-hâ sobhâné mi khorand.

Dar in chahr dokhtarhâ khéyli zibâ hastand. Corrigé de l'exercice 2


O - sar-é miz J_w<i j ^ - © - batché-hâ là 4_>e_> - ânhâ Lg-i !- mi
Exercice 2 : X J J J - r ^ - 1 Takmil konid âvarad 3J_J I ^ © '- râ \j - houch ^ i j A - konad xS © - nân-o
panir j^o j oli -khâhand J_iâ>l_p- © -bichtar jXLg -békhor
O Les enfants sont à table. jy>u © - p a n i r ^ j - khoub ast C~v I i _ ^ p - - d i g a r ^ J C o - bédéh
Batché-hâ . . . - . . . . hastand. oJu © - nabâchid -L~i LJ - chôma L~^ - âvard i j j I
0 La mère des enfants leur (pour eux) apporte du fromage.
Mâdar-é - . . barâ-yé panir
© Le thé nous rend intelligents. Texte de l'exercice 2
Tchây ma . . bâ mi J_CLwjti \^Ji y* l à &S*L> O
O Les enfants veulent encore du pain et du fromage.
Batché-hâ bâz ham mi
© Bois beaucoup plus de thé ! Jujf j i ^jà L> \j La (_£l>- ©
Khéyli tchây
.UA \y>- -a wJJ j O U p& j l> lA dj>cj ©
© Ce fromage est délicieux. Donne-m 'en encore un peu (autre) !
In khéyli Yék kami bé man
!
sX \ja 4j J&Jï ^<S O y .O^*1 <sy- içL^- J~J JJ I ©
© Ne vous inquiétez pas ! Je vais vous apporter du thé.
Négarân ! Barâ-yé tchây khâham
259 Y ù S dévist-o pândjâh-o noh dévist-o chast Y 9 * 260
38 Trente-huitième leçon (dars-é si-o TA
hachtom) (*""* $ LT" ( J - * ^
Kharid
achat
Les achats <£jj LS* ^ ^ôtr^ f**" \
1- Salâm Chirin, kodjâ mi ravi ?
salut Chirin où tu-vas
Bonjour, Chirin, où vas-tu ?
2- Man bé pârtché forouchi mi ravam. ® . U ^ W J î S j l > l ~ > - ^ y ? * ~ & j s v > ^ < ^ ^ ^ •* ~ ^

moi à tissu à-vendre je-vais


Je vais chez le marchand de tissu.
3 Yék tchador barâ-yé 'arousi lâzém dâram.
un tchador pour* mariage besoin j'ai
J'ai besoin d'un tchador pour un mariage. • 'éynak forouchi ^}j> <-£^ • Forouch J*$j$ est en fait
4- Dokkânhâ-yé khoub dar hamin khiyâbân le radical I du verbe foroukhtan \^-^jB vendre.
hastand. © ® Dokkânhâ-yé khoub *_^p-(_£lgJ lT^ les bonnes boutiques :
boutique-pi* bonne dans cette-même rue elles-sont vous remarquez qu'après la'marque du pluriel -hâ, on peut
Les bonnes boutiques sont dans cette rue. employer l'ézâfé. Même chose pour tchizhâ-yé gérân
5- Balé, agar vaqt dâri, bâ ham béravim, ( j l ^ T j j U y ^ , les choses chères, à la phrase 7.
oui si temps tu-as avec aussi allons ® Le radical II du verbe kharidan O A J ^ - e s t kharid A J ^ - q u i
Oui, si tu as le temps, allons[-y] ensemble, est aussi un nom signifiant achat. Sur le radical I, khar y>-, on
6 va yék pârtché-yé qachangi békharim. ® formera le présent mi kharam »j>- ^y j'achète (phrase 7), et
et un tissu* beau-un achetons l'impératif békharim n->y>=J, achetons !
et achetons un beau tissu. L'impératif de première personne du pluriel se forme avec la
particule bé- suivie du radical I et de la désinence de personne.
Notes Même construction pour béravim ~>jy allons .', formule que
® Pârtché forouchi ^3J> A^~J L> magasin de tissu : le mot vous aviez auparavant retenue globalement (leçon 33).
forouch signifie vente et, additionné du suffixe -i - dont nous bé + khar + im ^ J*J achetons !
découvrirons peu à peu les diverses valeurs - , il a le sens de bé + rav + im r^jy allons !
"destiné à la vente", d'où magasin. Avec ce même mot vous La forme négative se construit avec na, sans bé :
pourrez fabriquer un grand nombre de noms de magasins, comme békharim -» nakharim frty** n'achetons pas
librairie : kétâb forouchi ^3jS « JLXS", marchand de lunettes, y béravim -* naravim {*i.3y n'allons pas.
261 Y 9 \ dévist-o chast-o yék dévist-o chast-o do V 9 Y 262
38 7 Man hamiché tchizhâ-yé gérân vali khoub mi 38
kharam. © ® v
moi toujours chose-pl. * chère mais bonne j'achète A
Moi j'achète toujours des choses chères mais [de]
bonne [qualité]. Notes
8- To, poul dâri ! © ® Le mot poul J ^ i argent vient du mot grec obolos, sou. L'unité
toi argent tu-as monétaire iranienne est le riyâl JL> j . Le toman, toutnân OU y ,
[oui, mais] toi, tu as de l'argent ! vaut 100 riyâls.

Les mots nouveaux


Désormais, nous ne mettrons plus que !'infinitif du verbe suivi du riyâl (JUj riyâl
radical I (Prés.) entre parenthèses.
toumân j U u toman
kharid •X>y- achat(s), courses
Chirin Chirin
pârtché tissu Remarques sur la prononciation :
• Kodjâ mi ravi ? '. (_g_jj LS» U o où vas-tu ?, se prononce dans la
pârtché forouchi marchand de tissu conversation courante kodjâ miri ([hé] kodjâ mi r[av]i). De même
foroukhtan/ A^r 3 / 'r^~$J^ vendre que béravim * J J ^ J allons, se prononce bérim (bér[av]im) - nous
forouch vous l'avons déjà signalé à la leçon 33.
Nous allons commencer à vous donner quelques éléments de
tchador J .iL>- tente, voile, tchador prononciation quotidienne pour les formules les plus courantes. Si
'arousi cela vous pertube, ne vous y arrêtez pas. Nous ferons le point sur
mariage, noce cette question plus tard et si vous parlez très correctement, on vous
hamin / hamân ÔUxJÎi / tj~»& ce/cette/ces -même(s)-ci comprendra et vous ne serez pas ridicule. C'est plutôt pour vous
ce/cette/ces -même(s)-là habituer à comprendre les Iraniens que nous vous indiquons ce type
de prononciation.
kharidan / khar acheter
hamiché toujours
Remarques concernant l'écriture
gérân cher
• dokkânhâ-yé j_gLgJ o i : notez que le hé o du suffixe -hâ U> passe
arzân J JJ 1 bon marché (dans le de la forme initiale à la forme médiane, lorsqu'il est lié au mot. Le
dicton final et dans les hâ n'est pas lié au mot lorsqu'il vient après un mot terminé par hé *
exercices) batché-hâ là 4^=J ou une lettre qui ne se lie pas à la suivante tchâdor-
hâ IAJJU»- . Il est possible aussi de l'écrire après toute lettre, séparé
poul Jy argent du mot.

263 Y 9 X" dévist-o chast-o se dévist-o chast-o tchahâr Y ?f 264


38 Exercice 1 : Xjjf < u ^ J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 38
0 Les bons tissus sont dans cette boutique (même). 0 Si tu as le
L temps, allons dans les boutiques de cette rue. © Donnons à Chirin
Pârtchéhâ-yé khoub dar hamin dokkan hast. ces beaux tissus. O Ma fille a besoin d'un tchador pour [un] mariage.
0 Dans cette boutique, ils vendent de mauvais tchadors. © Achetons
pour eux ces jolies photos. 0 Faisons toujours cela (ce travail). C'est
Agar vaqt dâri, bé dokkânhâ-yé in khiyâbân béravim.
très bien.

In pârtchéhâ-yé qachang râ bé Chirin bédahim.


i j b >»j^ j.sl>- ^_XJ ^ 3 ^ <j}y. (V-^° '
Dokhtaram barâ-yc arousi yék tchador lâzém dârad,

Dar in dokkân tchâdorhâ-yé,bad mi forouchand. _


çij*'. h <->^~~z c ^ U ™ ^ Cri) ^ ' LSLH '
Barâ-yé ânha in 'aks-hâ-yé qachang râ békharim.

Hamiché
Exercicein 2kâr: X^S
râ békonim.
X^S^Khéyli khoub konid
Takmil ast.
Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O Chirin, je t'en prie, allons dans un magasin de tissus. O - khâhéch {JL& \y>- - pârtché forouchi ( _ s -i^ji <^j L> - 0 -
Chirin mi konam, bé yék pârtché-yé i ^ - j L - mi khâham ^-& \jS- ^A © Bé <u - mi ravim
béravim. pjjj A - forouchi • y - i j j i © - tchâdor-é 'arousi ^}J- >>*>• -
0 Je voudrais (veux) un bon tissu. némi ^_*J - © Bé <*_> - naravim *->jy - nistand J_^—~_1J © -
Man yék - . . khoubi dokkânhâ l$j \Si - arzân b\jj\- vali ^J*, - nistand -U^~J
© Où allons-nous ? — Au magasin de tissu.
. : kodjâ ? - Bé pârtché Texte de l'exercice 2
O J'ai acheté un tchador de noce. Tu nf'enj veux pas ?
Yék - kharidam. To . . . . khâhi ?
@
^ y U T * ^ y ^ k •• > y
O N'allons pas dans ces boutiques-ci ; elles ne sont pas bien
(bonnes).
. . in dokkânhâ ! Khoub
O Ces boutiques ont des tissus bon marché, mais ils ne sont pas bons.
In pârtchéhâ-yé dârand, khoub

265 Y 9 ù dévist-o chast-o panelj dévist-o chast-o chéch Y 9 9 266


39 Chirin /rij^ est un prénom féminin qui signifie doux et sucré et qui Le tchador le plus strict est noir, les autres sont en tissu imprimé et 39
évoque une belle princesse appartenant au paysage littéraire iranien. ceux destinés auxfêtes de mariage (tchâdor-é 'arousi ^~~j^c- jlb>- )
La princesse Chirin \J~J» et le roi Khosrow Js~>- sont les sont de couleur claire avec dejolis motifs floraux et coupés dans des
amoureux légendaires d'une histoire qui a été contée par maints tissus plus coûteux que d'ordinaire.
poètes iraniens, entre autres par Firdoussi (Xe s.) et surtout par Si vous voulez en confectionner un, il faut acheter 4,50 m de tissu.
Nizâmi (XIIe). Les plus célèbres épisodes de leurs amours ont donné Très souvent, vous pouvez trouver des coupons au métrage voulu.
lieu à de nombreuses illustrations dans les manuscrits persans. Voici la découpe du tchador :

Le tchador jJ>L>- - mot qui signifie aussi tente -, est un voile qui
couvre entièrement la femme musulmane pieuse excepté le visage,
mais elle peut aussi s'en voiler habilement la face en ne laissant Il faut placer sur la tête le milieu du côté rectiligne, le bord arrondi
apparaître qu 'un œil ! Le tchador est parfois bien pratique pour retombant autour du corps au ras du sol.
préserver l'anonymat. Les voyageurs occidentaux le signalaient déjà
dans les siècles passés.
Le tchador ou le voile est millénaire. Les femmes de haute condition
le portaient pour se protéger de la poussière de la route et aussi des
regards indiscrets et appuyés des hommes du peuple. L'Islam l'a Har gérâni bi sabab nist*
imposé à toutes. Rezâ Chah l'a interdit en 1936, sans succès auprès Va har arzâni bi 'éllat nist*
du peuple. La révolution des mollahs l'a remis à l'honneur. Mais, Toute [chose] chère n'est pas sans raison
comme il est peu pratique pour lesfemmes actives dans la vie sociale, Et toute [chose] bon marché n'est pas sans cause.
celles-ci ont été autorisées à y substituer un long manteau et un
foulard cachant bien les cheveux. • bi sabab / bi éllat sans raison / cause

39 Trente-neuvième leçon (dars-é si-o


nohom)
Dombâl-é kélid © julT J L o
derrière* clé
À la recherche de la clé ^ ' u r ^ ^ s » * * • ^ W " i S y ? J * y ~ ^

1- To dar djou-yé khiyâbân tché mi koni ?


toi dans ruisseau* rue quoi tufais • dombâl-é kélid xAS JU ï à la recherche de la clé
Qu'est-ce que tu fais, toi, dans le ruisseau de la rue ?
dombâlach J j Li 3 à sa recherche (voir note 3).
Notes L'expression dombâl-é ... gardidan veut dire littéralement
® Le mot dombâl J L j .5 signifie derrière, à la suite de, d'où à la "tourner derrière quelque chose" et signifie chercher, avec le
recherche de. Il s'emploie avec l'ézâfé ou un possessif : > même sens que djost-o djou kardan OïJ> j>- 3 C ~ ^ .

267 Y 9 V dévist-o chast-o haft dévist-o chast-o hacht Y 9 A 268


39 2- Kélid-é mâchinam râ djost-o djou mi konam. © 39
clé* voiture-ma RA recherche et recherche je-fais ^>J^3 < * ^ *i l . JJÏ -Y
Je cherche la clé de ma voiture.
3- Tchérâ dar in âb-é kasif dombâlach mi gardi ? ®@
pourquoi dans cette eau* sale derrière-son tu-tournes
Pourquoi la cherches-tu dans cette eau sale ?
4 Dar piyâdé-row âsântar ast. ©
dans trottoir facile-plus il-est
C'est plus facile sur le trottoir.
5- Magar nagoftam ké kélidam dar djou oftâdé
ast?©
est-ce-que ne-pas-j 'ai-dit que clé-ma dans ruisseau • Attention, le mot djou peut avoir deux sens qui apparaissent
tombée elle-est justement dans cette leçon : recherche et ruisseau. Mais le
N'ai-je [donc] pas dit que ma clé est tombée dans le premier ne s'emploie qu'en association avec djost.
ruisseau ?
® Vous connaissez bien maintenant le possessif de première
6- Khoub, vali dar in sourat, personne -am, comme dans mâchinam . . u - i U ma voiture
bon mais dans ce cas (phrase 2), kélidam ^ J_JL> ma clé (phrase 5). Vous découvrez le
Bon, mais dans ce cas,
possessif de troisième personne du singulier dans le mot
7 mésl-é Mollâ Nasreddin bâyad kard... dombâlach ^ Li .5 à sa recherche (derrière-son). On pourrait
comme* Mollah Nasreddin il-fautfaire (II) dire aussi kélidach JÏ-Uii sa clé. Il vous est presque toujours
il faut faire comme Mollah Nasreddin...* possible de dire dombal-é ou ou bien kélid-é ou, mais l'emploi
du possessif est très fréquent et bien souvent préféré à celui du
* Vous découvrirez le personnage de Mollah Nasreddin à la leçon pronom.
suivante.
© Âsântar(âsân-tar) ast C~* I ^ L« I il est /c'est plus facile :1e
suffixe -tar est la marque du comparatif. Le suffixe tar y peut
s'écrire lié ou non au mot. Dans un premier temps, nous l'écrirons
séparé pour ne_pas changer l'aspect de l'adjectif auquel il
s'ajoute : ^ o L- I ou bien^J' OU- I.
Notes © Magar J d signifie est-ce que par hasard et, avec la négation,
® Djost-o djou mi konam ^S ^A y>- _j c—>• je cherche la traduction française peut être complétée par donc : "ne t'ai-je
(recherche et recherche je fais) : ce verbe composé est constitué donc pas dit que ma clé est tombée dans le ruisseau ?" En persan
d'un doublet suivi de kardan. Les doublets, c'est-à-dire deux courant, on omet ast à la troisième personne du singulier, mais il
mots de signification identique reliés par o, sont très nombreux s'agit bien du passé composé : oftâdé ast C~^>l oï'cs I il/elle
en persan. • est tombé(e).

269 Y ? \ dévist-o chast-o noh dévist-o haftâd Y V • 270


39 Les mots nouveaux piyâdé-row trottoir 39
dombâl-é JLo à la suite de, derrière, magar est-ce-quepar hasard ?
à la recherche de
ké que
djou ruisseau
oftâdan / oft tomber
machin machine, voiture
sourat face, image
djost-o djou chercher
kardan dar in sourat dans ce cas
gachtan / gard tourner
Remarque sur la prononciation
(ou gardidan)
dombal s'écrit J L J i avec n et b, qui se prononcent mb. Voir
dombâl-é... ù-*-0 J> . . . JU-O chercher chambé 4^jji à la leçon 27.
gardidan / gard
Remarque sur l'écriture
kasif * tamiz j*~o-> sale * propre piyâde-rowjj o^Lo trottoir est composé de piyâdé o-iLj àpiedet
row (rav jj radical I de raftan, prononcé row ici).

Exercice 1 : _LJJ «u^i" Tardjomé konid


Mard dombâl-é kélidach mi gardad. '
C ~ * I j£ L* I L)sy y>- j 0 - ~ s - t^p- /f»\ jiQ • p^y , S U » J J I \j P J J O o ~JÙ>J jJCa O
Dar in djou, djost-o djou kardan âsântar ast. Magar nagoftam ké kélidam râ indjâ gom kardam ?

Man dirouz mésl-é to kélidam râ gom kardam.'

Corrigé de l'exercice 1
Dar in sourat, nabâyad kélid râ dar piyâdé-row djost-o djou kard. O II est plus facile de chercher dans ce ruisseau (dans ce ruisseau
chercher plus facile est). © Moi, hier, j'ai perdu comme toi ma clé
Az piyâdé-row bâyad raft. Az piyâdé-row béravim ! (comme toi ma clé j'ai perdu). © Dans ce cas, il ne faut pas chercher
la clé sur le trottoir (sur le trottoir la clé chercher). © Il faut marcher
.ibil as» - - ^ A o - V o—-UtS", f l ^ i U x i T e sur (aller par) le trottoir. Marchons sur le trottoir ! © Où est la clé de
Kélid-é mâchinach kpdjâst ? - Dar hamin djou oftâd. ' sa voiture ? - Elle est tombée dans ce (même) ruisseau. © Comme
Mollah Nasreddin, il faut chercher dans un autre endroit. O L'homme
est à la recherche de sa clé. 0 Est-ce que je n'ai pas dit que j'ai
Mésl-é Mollah Nasreddin dar yék djâ-yé digar bâyad djost-o djou kard. perdu ma clé ici ?

271 TVA dévist-o haftâd-o yék dévist-o haftâd-o do W V 272


39 Exercice 2 : JUO J ^ £ o Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 39
O - dombâl-é J L J i - mi gardi (_PjJ ^ y © Mâchin-é / - _ £ U -
O Que cherches-tu, toi (à la recherche de quoi tournes-tu) ? kodjâst C~~• U o - dombâlach il L> .s - © - nagofti ké <2f JÙiC
To - . tché ? - kélidhâ râ \j Lfc J_wlS© - piyâdé-row j j o^Lo - djost-o djou
O Où est votre voiture ? Pourquoi la cherchez-vous (pourquoi à ^ > J C ™ J > - © H â l â ^ L > - - mâchinach _i_L~i La - djost-o
sa recherche tournez-vous) ? _jO—=- -kon^yf © - âb-é djou-yé LSJ^ <—'I -kasif o u i S ' -
- . chôma ? Tchérâ mi
0 Indjâ L>^J I - kasif-tar y, i_À-p - © Xgar vaqt C^Jj £\ -
gardi ? mâchinach ^ f l ^ i U -khâhim kard :>^p ~&\y>- .
O N'as-tu pas dit que tu perds toujours les clés ?
To hamiché gom mi koni ? Texte de l'exercice 2
O Que cherchez-vous sur (dans) le trottoir ?
Chôma dar - . . . tché - mi
konid ?
Maintenant, cherche sa clé de voiture !
. :. . kélid-é râ . . . djou !
O Pourquoi l'eau du ruisseau de la rue est-elle sale ?
. X^S ^A y- j 0 ™ > - *>• Jj ûJsLo jJ> L_i> ©
Tchérâ . . - - . . khiyâbân ast ?
O Ici, l'eau du ruisseau est plus sale.
âb-é djou - . . . ast.
O Si nous avons le temps, nous chercherons sa voiture.
V c—< I i_À^> j b L^>- <_£^=>- *—-> I I >>• ©
dârim, râ djost-o djou ..
y
l_p.^-j

Djou j—s-, te ruisseau, la rigole, est un des éléments familiers du


paysage de nombreuses villes d'Iran et entre autres de Téhéran, que
nous avons évoquée à la leçon 22. Il s'agit d'un canal d'environ
40 cm de large, qui court le long des rues entre trottoir et chaussée
et permet d'irriguer les platanes qui bordent ces rues et d'apporter
de la fraîcheur. Pour lesfranchir, le piéton doit les enjamber ou bien
emprunter une sorte de mini-pont.

273 VVV dévist-o haftâd-o se dévist-o haftâd-o tchahâr Y V f 21A


40 Quarantième leçon (dars-é ^ ^
tchéhélom) f^cr^
Médâd-é Mollâ Nasreddin
crayon* Mollah Nasreddin
Le crayon de Mollah Nasreddin
2jS J> ï\XA >_>O ZJ \^a ( j " 3 ' J* Y
1 Yék rouz Mollâ Nasreddin
un jour Mollah Nasreddin
Un jour, Mollah Nasreddin
r
i_r°J f
2 dar otâq-é manzélach yék médâd gom kard, ©
dans chambre* maison-sa un crayon perdu il-a-fait ~,U> - ù
perdit un crayon dans la chambre de sa maison,
3 vali dar hayât chorou' bé djost-o djou kard. 2
mais dans cour commencement à recherche et recherche
il-a-fait
mais il commença à chercher dans la cour.
4 Zanach goft :
femme-sa elle-a-dit
Sa femme [lui] dit :
5- To médâdat râ dar otâq gom kardé'i ; ©
toi crayon-ton RA dans chambre perdu ayant-fait-tu-es
Tu as perdu ton crayon dans la chambre ;
6 tchérâ ândjâ dombâl-é médâdat mi gardi ?
pourquoi là-bas derrière* crayon-ton tu-tournes
pourquoi cherches-tu là-bas ton crayon ?
d'un verbe. Vous remarquerez que les deux éléments du verbe
composé (chorou' et kard) sont séparés par bé et son complé-
Notes ment (djost-o djou).
') Manzélach (manzél-ach) jXlj^a sa maison {maison-sa). Vous Médâdat (médâd-at) Oil-U>, ton crayon : le suffixe
avez découvert ce possessif à la leçon précédente. -at O [ IJ est la marque du possessif de seconde personne du
© Chorou' bé djost-o djou kard i ^ j > j C—«s- <*J fij^ Ha singulier. Vous pouvez donc dire maintenant médâd-é to ou
commencé à chercher (à recherche). Chourou' kardan signifie médâdat pour traduire ton crayon, la seconde forme étant plus
commencer à et s'emploie avec bé <u suivi soit d'un nom, soit \ courante dans le langage quotidien.

275 Y V ù dévist-o haftâd-o pandj dévist-o haftâd-o chéch Y V ? 276


40 7- Tchoun hayât az otâq rowchan-tar ast. © y ly"3j JjU»' Jl 1?U>- ôy>- ~ V 40
parce-que cour de chambre clair-plus elle-est
Parce que la cour est plus claire que la chambre. C—'I y ÛUÏUCJ'I A
8 Indjâ âsân-tar ast.
ici facile-plus il-est Les mots nouveaux
Ici, c'est plus facile.
Mollâ Nasreddin
<J* X! \j^ù LU Mollah Nasreddin
Notes médâd iljU crayon
© Hayât az otâq rowchan-tar astçz~»\ y /yjj <jLbl j l -^^r* hayât J?L^ cour
la cour est plus claire que la chambre : le comparatif est formé
chorou' kardan j:> commencer
avec le suffixe -tar - comme vous l'avez vu à la leçon précédente t/fjj*
(note 4). S'il a un complément, celui-ci est introduit par la tchoun parce que, puisque,
(->*>•
préposition az JI de (qui a, ici, le sens de "que"). Pensez bien à comme
rejeter l'adjectif au comparatif, ainsi que le verbe être, à lafinde
rowchan CT'3J clair
la phrase : la cour / de (= que) la chambre / plus claire est.
farânsé (Ex.) 4~J 1 J France, français (langue)
Remarque concernant la prononciation
farânsavi (Ex.) (Sj~~> l ^ français (nationalité)
• chorou' s'écrit avec un éyn qui ne s'entend pas.

Remarques concernant l'écriture Dans ce texte, il y a peu de mots nouveaux. Ceux de la leçon
• Nasreddin y"^i I j^aj : l'écriture de ce mot est un peu particulière. précédente, qui étaient assez nombreux, sont repris ici puisqu'il s'agit
Il s'agit d'un nom arabe (composé de deux mots) qui signifie "victoire du même thème, et ceci vous permettra de les retenir plus aisément,
de la religion". Ce nom est à visualiser et à retenir globalement. surtout en ce qui concerne les expressions et les verbes composés.

Exercice 1 : xJï <us>-y Tardjomé konid C^>\ y j l »


Fârsi az farânsé (français) âsân-tarast.
ïy lU-^ J^ r~°J U 'f.. r*^ ^° j3j I«-5^-> 0 tu I j^2J LU o
Yék rouz Mollâ Nasreddin bâ zanach dar manzél boud Mollâ Nasreddin médâd-e bozorgi lâzém dârad.
? ^ y S ' j O^IXa \s>£ y : C^JV ^jïJjQ
Zanach goft : " To kodjâ médâdat râ gom kardi ?" Corrigé de l'exercice 1
Hy ^9 JiilJt» JLJ.} 1?L>- j-> ^y"jS\j^aJ LU 0 O Un jour Mollah Nasreddin était à la maison avec sa femme. © Sa
Mollah Nasdreddin dar hayât dombal-é médâdach mi gardad. femme dit : "Où as-tu perdu ton crayon ?" O Mollah Nasreddin
_ jl Jj© cherche son crayon dans la cour. O La femme a commencé à marcher
Zan az piyâdé-row chorou' bé raftan kard. sur (aller par) le trottoir. 6 Est-ce que tu n'as pas perdu ton crayon
^ Ijoo ^ S U © dans la chambre ? © Le persan est plus facile que le français
(farânsé). O Mollah Nasreddin a besoin d'un grand crayon.
Magar médâdat râ dar otâq gom nakardé'i ?
277 W V dévist-o haftâd-o haft dévist-o haftâd-o hacht Y VA 278
40 Exercice 2 : -UiT J>^«-£> Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 40
© Magar jJ>L-a - Nasreddin j->1xJ \J-A> - bâ houch ^j-b L> -
O Mollah Nasreddin n 'était -ilpas très intelligent ? (est-ce que...) ô Hamsâyé-yé ki 1—»A - az JI - houch-tar^j' ^i_y*> © forouchi
Mollâ khéyli naboud ? bichtar^JLo ^J^S - farânsavi <_£j~J \j3-Q- sourat Cjjye
© Le voisin de Mollah Nasreddin est beaucoup plus intelligent - âsân-tar^j' j L * I - 0 Hayât az j I i>to- - rowchan-tar J -J*} j
que lui.
© - sobh-é 7w> - dombalach JLi 1_J :> - gardid Ju ^yO - 'éynakat
- . . Mollâ Nasreddin . . ou khéyli bâ râ I j C-So-st - nakardi (jp Jxj .
- . . . ast.
O Dans cette librairie, il y a plus de livres français (farânsavi). Texte de l'exercice 2
Dar in kétâb kétab-é
hast. '. . i j j !ji>j& L> ,JLo>- j V -U Ij-^ai LU ^-X/o o
O Dans ce cas, c 'est plus facile ici. O ^ I jj ^jà L) ^y>- 31 j I J J jJ Ij^aJ (L> kj L^jfc 0
Dar in indjâ . . . . . . . . ast.
O La cour est plus claire que la chambre. C~~*> (_£j~J \jè <_JCù J^2~J 15^3j^ *~>Lo / V I j* O
otâq - . . . ast.
© Demain matin de bonne heure (tôt) je le/la chercherai (à sa
suite je tournerai). C—«1 jj /f£>jj JjLL I j I JsLo- ©
F a r d a . . . . . . zoud, khâham
O Tu n 'as pas encore trouvé tes lunettes.
Hanouz péydâ

Mollâ Nasreddin \J âJlj^zJ lia est un personnage légendaire qui Afetez çu 'en français le mollâ s'écrit habituellement mollah, defaçon
fait partie de la vie quotidienne des Iraniens et de npmbreux peuples erronée, sans doute sous l'influence du mot Allah.
du monde islamique oriental. Un mollah (mollâ \L>) est un religieux Le premier sens de ce mot d'origine arabe est "clerc, instruit", terme
qui, autrefois dans son village, jouait à peu près le même rôle que appliqué à toute personne, puis plus particulièrement aux religieux,
notre curé de campagne. Mais déplus, sur le personnage de Mollah instruits dans la connaissance théologique. Il s'opposait alors au
Nasreddin s'est cristallisé l'humour populaire et, à travers les mirzâ 'jj^», signifiant aussi instruit, mais sans connotation
multiples bonnes histoires qu 'on lui attribue, on voit vivre tout le religieuse. Mirzâ désignait le secrétaire d'un personnage important
petit peuple avec ses coutumes et son esprit matois. Les histoires de à l'époque impériale. Dans ce cas, ce titre se plaçait avant le prénom ;
Mollah Nasreddin sont toujours racontées avec plaisir, provoquant mais quand il se place après, il désigne un prince du sang.
toujours le rire, et les bons mots du héros sont souvent employés
comme dictons. Vous commencez à rencontrer déplus en plus de verbes composés -

279 VV^ dévist-o haftâd-o no dévist-o hachtâd VA* 280


41 avec parfois des doublets -, ainsi que des expressions dont la déjà lajaçon de traduire 'j'ai envie ". Vous vous surprendrez bientôt 41
construction est un peu différente de celle du français. Vous avez à employer la jolie formule délam mikhâhad X&\j>- ^° Jl mon
constaté que la grammaire du persan est simple. Ce qui fait la cœur veut. Nous vous conseillons donc la patience... Écoutez la
richesse de cette langue, mais aussi parfois sa complexité, ce sont sagesse populaire persane :
les très nombreuses tournures, expressions diverses et formules de
politesse. Ne soyez pas inquiet. Les tournures qui vous semblent
encore un peu difficiles reviendront régulièrement, et si vous avez le
sentiment de ne pas pouvoir les retenir tout de suite, eh bien contentez- Péllé pelle raft bâyad sou-yé bâm
vous de les lire, de les comprendre. Lorsqu 'elles vous deviendront (marche marche aller il-faut vers* toit)
directement accessibles, presque familières, c'est à ce moment-là Il faut aller, marche par marche, vers le toit*.
que vous vous risquerez à les employer.
Un exemple : pour dire j'ai envie, vous pouvez tout simplement * Rappelez-vous qu 'en Iran, le toit des maisons traditionnelles est
employerje veux, mi khâham -A Ij^tc" • même si vous connaissez en terrasse et qu 'on y accède par un escalier.

41 Quarante et unième leçon (dars-é


tchéhél-o yékom) (^v. s J#r ^^ f ^
Ba'd az kélâs yfj\ -Lxj
O"
après de classe
Après la classe
- V
Pésaraki bé khâné âmad va bé pédarach goft : Q
garçon-petit-un à maison il-est-arrivé et à père-son il-a-dit
Notes
Un petit garçon rentre à la maison et dit à son père :
© Pésar-ak-i O ^_~J un petit garçon : le suffixe -ak est un
2- Mo'allém bé ma hamiché mi gouyad : ©
diminutif ; -i est la marque du singulier,
maître à nous toujours il-dit
Le maître nous dit toujours : ® Mi gouyad X>ji ^y> il dit : le radical I de goftan s'écrit S"
mais se prononce gou et non gav : on ajoute donc un yé avant la
désinence de personne commençant par un a -* gou-y-am / -ad
/ -and ; pour les désinences commençant par un i, on écrit un
hamzé sur un yé sans points.
m
mi gouyam (<-iy te* > gou'im
migou'i i^y is" migou'id
m
mi gouyad -^..y ig" i gouyand
Comme nous l'avons déjà conseillé, retenez bien avec chaque
nouveau verbe la première personne du présent.
281 YA^ dévist-o hachtâd-o yék dévist-o hachtâd-o do Y A Y 282
41 3 "Harf nazanid !Bé man gouch bédéhid ! ©© 41
parole ne-pas-frappez; à moi oreille-donnez
! J^Jt> J j Si ùS y 4J ! -Lu
r
Ne parlez pas ! Écoutez-moi ! : ! XJJXJ oju l j 4 ^ J J X O (_£vA *^9-i
f
4 Daftarhâ-yé madrasé râ paré nakonid !" ©
cahier-pl* école RA déchiré ne-pas-faites ù
Ne déchirez pas les cahiers de l'école ! 9
5 Man khéyli khasté mi chavam. © ! JjJ O J LU I 4j (_£ I <C~^- Oy>- V
moi très fatigué je-deviens
Moi, cela me fatigue beaucoup. ! t > \y*D çxO \ S u I x*p A
6- Pédarach goft : Khoub pésaram !
père-son il-a-dit : bien fils-mon
Son père a dit : Bien, mon fils ! Remarques concernant l'écriture
7 Tchoun khasté'i, bé otâqat boro ! ® • khasté'i (_jl <C~^>- fa es fatigué, -i est la marque du verbe être,
puisque fatigué-tu-es à chambre-ta va deuxième personne du singulier.
Puisque tu es fatigué, va dans ta chambre ! Souvenez-vous que le suffixe -i a de nombreuses fonctions en persan.
Dans khâné'i <_£ I <b [>•, il s ' écrit de la même façon mais il correspond
8 Sédâ nakon, kami békhâb ! © au -i d'indétermination = une maison (voir leçon 35, §6).
bruit / voix ne-pas-fais peu-un dors
• Khâb i_^l_p- et khâbidan O-Ui \y>- ont la même particularité que
Ne fais pas de bruit, dors un peu !
le verbe khâstan 0-~"'J^- vouloir : \y À V KH. Il vous en reste
encore deux à découvrir (leçon 54)

Notes
® Harf nazanid -LJjJ <^y- ne parlez pas : rappelez-vous que • ® Khasté mi chavam py^ ^ A^~J~ je suis (deviens) fatigué. Le
l'impératif de forme négative se forme avec na- suivi du radical I verbe chodan O JLi devenir, déjà rencontré à la leçon 16, a pour
+ désinence de personne. Le préfixe bé- n'apparaît pas. Mais à radical I chav j ^ i . C'est un verbe très courant, que vous allez
la forme affirmative, bé- est employé : bé man gouch bédéhid avoir l'occasion d'employer constamment.
XJtsXi S,j5 \A AJ écoutez-moi (à moi) (voir leçon 38, note 3). © Boro _jjj est l'impératif de seconde personne du singulier de raftan
® Gouch dâdan 0 3 ta ^ y écouter (oreille donner) ; harf zadan •ZSj {aller,partir) :pars ! /va ! /va-t 'en ! Vous avez déjà rencontré
j j j ^-5y- parler (parole frapper). De même, paré kardan cette forme à la leçon 13, mais nous vous avions demandé de la
ô^jS ojL) déchirer (déchiré faire). Avec ces trois verbes, et retenir telle quelle. Le radical I du verbe est rav j j - au présent,
d'autres déjà rencontrés, vous commencez à comprendre cela donne donc mi ravam PJ j ^ je vais -, mais la prononciation
comment fonctionnent les verbes composés. Ils sont formés d'un de cet impératif est particulière : boro (au lieu de bérav).
nom ou d'un adjectif suivi d'un verbe très courant, comme En revanche, phrase 8, l'impératif de même personne du verbe
kardan ijïy faire, chodan OXZ> devenir, dâdan Oitadonner khâbidan j X o \y- dormir, est régulier : bé + khâb (radical I) -»
ou zadan Oij frapper. i békhâb t > \y>^> dors.

283 Y AT dévist-o hachtâd-o se dévist-o hachtâd-o tchahâr V A f 284


41 Les mots nouveaux Madrasé <\^-JXA signifie en arabe "lieu où l'on apprend" d'où école. 41
kélâs
1 / ar classe
Ce mot a deux significations : tout d'abord "école religieuse "(parce
que c'est là que fut donnée en premier l'instruction), ce que nous
traduisons par madrassè (médréssé ou médersa), et par extension
pésarak
S petit garçon
toute école. La madrassè apparut au XI" siècle en Iran oriental, pour
gouch dâdan / dah o i /à>b
/ J^b .i^T écouter instaurer le sunnisme dans un pays en grande partie adonné au
(déh) (oreille donner) chiisme. Avec ce type de monument, qui est une création seldjoukide,
harf zadan / zan i j j lO^j i S^- est introduit dans l'architecture iranienne, et islamique en général,
parler
le plan à quatre iwâns, qui se perpétuera jusqu 'à nos jours.
{parole frapper)
L iwân, qui est un élément important de l'architecture islamique, a
harf lettre, mot, parole été emprunté aux palais sassanides, celui de Ctésiphon étant le modèle
par excellence (IIIe siècle: près de Bagdad). L iwân est une salle en
daftar cahier longueur, voûtée en berceau et ouverte sur l'un des petits côtés.
madrasé école
khasté fatigué
Plan à quatre iwân :
paré kardan j^TejL» déchirer
sédâ kardan ij.i>3 \X~é> crier, faire du bruit Mosquée du Vendredi à
(voix/cri/bruit) Ispahan
khâbidan / khâb I as- / iJ-A-o I i>- dormir
khâb i J I as» sommeil

Exercice 1 : JUi> < U ^ J Tardjomé konid


Magar nagofti ké khasté naboudi ?
X J I as- ^Jt> I as- 2 LP- *JM <C™s- O a>- ©
Ba'd az sobhâné, zoud bé madrasé boro !
Tchoun khasté 'im, hâlâ khâhim khâbid.

Bé man gouch bédéh ! Harf nazan !


! -Lo J j l__3y>" ^ -Ajj ai J l 4_JX^»A Lo 4j 0 Corrigé de l'exercice 1
0 Après le petit déjeuner, va vite (tôt) à l'école ! 0 Écoute-moi (à
Bé ma hamiché mi gouyand : "Hgrf nazanid !"
moi oreille donne) ! Ne parle pas ! © Ils nous disent toujours : "Ne
31.} ^jS \_> J J \J^OJ IL» 4j _u b o j w ^ y I j-> o parlez pas !" O Dans ce cas, il faut écouter Mollah Nasreddin. © Si
Dar in sourat, bâyad bé Mollâ Nasreddin gouch dâd. vous avez le temps, cherchez-le (à sa suite tournez). © Est-ce que tu
n'as pas dit que tu n'étais pas fatigué ? © Puisque nous sommes
Agar vaqt darid, dombalach bégardid ! > fatigués, maintenant nous allons dormir.

285 Y A ù dévist-o hachtâd-o pandj dévist-o hachtâd-o chéch V A 9 286


42 Exercice 2 : Xu5 L«JXJ Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 42
ODarji-nabâyad JbLi - z a d i j O - madrasé béravid -*->_?^J <L^J-U
O En classe, il ne faut pas parler. © Mo'allém jL*-a - bé <u - hamiché 4_JL~o_& - bédéhid J_Jî> JL>
. . . kélâs harf . © Dirouz jiyj> - khasté <C—•>• - © Batchéhâ-yé (jjlà ASXLI - kélâs
0 Allez vite à l'école. J$S-mi chavand X>y^ ^» © - b é ânhâ LgJ I <o -nadéhid XJb JJ
Zoud bé © - mi khâhi ^A \j>- ^> - sédâ kon •S I X^P .
O Le maître a dit : " Écoutez-moi toujours ! " (à moi oreille donnez)
goft : " . . man gouch !" Texte de l'exercice 2
>J', <3j=~ J J L J Ji£J i ©
O Hier je me suis beaucoup fatigué (très fatigué je suis devenu).
khéyli chodam.
© Les pauvres enfants se fatiguent beaucoup (très fatigués
deviennent) en classe.
- . . bitchâré dar khéyli khasté
çjjï 4Ï~S- J ^ jjyj ©
© Ne les écoutez pas ! (vous à eux oreille ne donnez pas). j
Chôma gouch ! >- l y
© Si tu veux, fais du bruit (crie) dans la cour ! ! xjt Ju Sijj LgJ I <J U_i ©
Agar , dar hayât ! ! rf l-W? J?L>- ji ^Jt> \y- y / \ o

42 Quarante-deuxième leçon (dars-é


tchéhél-o dovvom)
Maintenant, vous avez beaucoup d'atouts pour mener une - -hâ ne se lie pas au mot après un -hé terminal, mais il en fait
conversation constituée de phrases simples et courtes. C'est déjà partie :
bien ! Vous pouvez utiliser le passé, le présent, lefutur et l'impératif, batchéhâ là 4J*J [les / des] enfants
c 'est-à-dire de quoi vous débrouiller dans le pays et vous faire
comprendre, même s'il vous manque encore quelques notions
essentielles - comme l'emploi de vouloir et pouvoir + infinitif- que - le mot pluriel peut être suivi d'un ézâfé, écrit yé et prononcé yé,
vous allez enfin aborder dans la série suivante ! comme après tout mot terminé par un â long :
Repassons ensemble les acquis de cette dernière série : dokkânhâ-yé khoub
les bonnes boutiques (leçon 38, phrase 4)
1 Le pluriel tchizhâ-yé gérân
La marque du pluriel est le suffixe -ha là : des choses chères (leçon 38, phrase 7)
—hâ peut se lier au mot après toute consonne. Il peut aussi s'écrire daftarhâ-yé madrasé
séparé du nom : les cahiers de l'école (leçon 41, phrase 4)
dokkânhâ là j l T i / I g i l i i [les / des] boutiques
287 YAV dévist-o hachtâd-o haft dévist-o hachtâd-o hacht VAA 288
42 Le suffixe -hâ peut s'employer pratiquement pour tous les mots dans mais on pourra seulement dire : 42
le langage familier, mais sachez que dans la langue littéraire, il ne 1
(To) manzélat râ foroukhti. •S^ij 'J ^y~» \y 1
s'emploie en principe que pour les objets et les animaux. Il existe un
autre suffixe pour les personnes. (Toi) tu as vendu ta maison.
Donc, pour l'instant, nous vous donnons les emplois les plus courants,
tout en conservant un langage suffisamment correct. 3 Pronom personnel : man \» je

2 Possessif Il se produit une contraction de ce pronom, lorsqu'il est suivi de râ


et c'est l'unique cas en ce qui concerne les pronoms personnels :
Vous connaissez maintenant les suffixes du possessif aux trois man + râ -» marâ +
J ^
personnes du singulier :
mari' bidâr konid réveillez-moi
-am t>[\ mon /ma /mes déjà vu dans les y-
r leçons 29 à 35
(leçon 36, phrase 2)

-at O l IJ ton / ta / tes leçon 40, note 3 4 Le comparatif


-ach ril'J son /sa /ses leçons 39 (note 3) et 40 - Pour former le comparatif, on ajoute à l'adjectif le suffixe
-tar y :
Ces suffixes s'ajoutent aux noms : asan + tar asan-tar y OUI plus facile
médâdat O-s IJu ton crayon (leçon 40, phrase 5) (leçon 39, note 4)

manzélach Jjjj^ sa maison (leçon 40, phrase 2) Ce suffixe peut se lier ou non au mot : âsântar Sj L-1.

Mais ils peuvent aussi s'ajouter à une préposition - et aussi à d'autres Le complément du comparatif est introduit par az j I de, préposition
mots, nous le verrons plus loin - et dans ce cas ils se traduisent par traduite en français par que :
les pronoms personnels moi, toi, lui et elle ou encore par le possessif
si la tournure française s'y prête : Hâyat az otâq rowchan-tar ast.
La cour est plus claire que la chambre.
dombâlach -2j Lj ï derrière lui, à sa suite (cour de chambre plus claire est) (leçon 40, phrase 7)
à sa recherche (leçon 39)
- On peut également ajouter ce suffixe à des adjectifs formés d'une
Attention, vous pouvez employer soit le nom suivi du possessif, soit préposition et d'un nom, comme c'est le cas pour bâ houch (avec
le nom suivi de l'ézâfé et du pronom : manzél-at C J J J ^ ou manzél-é intelligence) intelligent :
to y Jyji , ta maison ; mais on ne peut pas employer la seconde
tournure lorsque le sujet de la phrase et le possesseur sont la même bâ h o u c h ^Z>j& L> -» bâ houch-tar J s,yb L>
personne : intelligent plus intelligent (leçon 40, ex. 2/2)
Manzélat râ nadidam »X>X> \j cJyj> - Vous avez déjà remarqué le suffixe -tar dans le mot
ou Manzél-é to râ nadidam P J J J J \J y S'r* bichtar fJl*> plus.
Je n 'ai pas vu ta maison.

289 VA^ dévist-o hachtâd-o noh dévist-o navad V \ ' 290


42 5 Un diminutif : -ak ^S gardidan O J L O J gardid -i_o S gard 42
pésarak (pésar-ak) ^-3 wwJ péri; garçon
ou gachtan gacht O-io gard Yg
tourner
pésaraki (pésar + ak + i) un petit garçon âvardan O^jl âvard ijj\ âvar jj1
(leçon 41) apporter
dâdan ùib dâd ib dah (deh)* ci
6 Le présent donner
dâchtan jiib dâcht C ^ b dâr jb
De nouveaux verbes sont apparus - à côté de kardan et raftan - avoir
employés au présent : dânestan /JUvj !.} dânest i - J b dân 0b
savoir
mi âvaram mi kharam mi foroucham fahmidan UJ-^gS fahmid V ^ fahm ^
comprendre
j'apporte (37) j'achète (38) y'e ve«rf.ç (38, ex.) didan OX>ï did JLO bin ,VJ
voir (radical I irrégulier, pas encore vu)
mi ravi mi gardi mi khori
Vous pouvez remarquer dès à présent que pour trouver le radical I
des verbes terminés par -idan, on supprime -id au radical II :
tu vas (38) ?« tournes (39, 40) to èow (37) fahmidan (fahm-id-an) -» Rad. II fahmid -» Rad. I fahm
mi gouyad mi konad * Le radical de dâdan est dah, mais est souvent prononcé déh
lorsqu'il est précédé de la particule bé (à l'impératif et au subjonctif).
il / elle dit (41) il fait (37)
7 L'impératif
Sachez que mi JJ peut être lié au verbe et devient alors ~A : on
peut écrire mi ravam PJJ J> OU miravam /»_j^> • L'impératif se forme sur le radical I du verbe auquel on ajoute le
préfixe bé- (sauf pour le verbe boudan (J^>y être) :
Vous connaissez donc le radical I de ces verbes, radical que vous
retenez pour l'instant tel quel, qu'il soit régulier ou irrégulier (voir • À la forme affirmative (l'ordre) :
tableau des verbes et de leurs radicaux I et II, ci-dessous). Nous - 2e personne du singulier : bé- + Rad. I
apprendrons plus tard à déterminer ce radical I à partir du radical II, békhor (bokhor) ! jy*j bois / mange ! (leçon 37)
ceci du moins pour bon nombre de verbes (voir Annexes).
békhâb ! j \y*j dors ! (leçon 41 )
Rad. II Rad. I
bédéh ! aX> donne ! (leçon 37)
boudan ^•'V. boud bâch U* Trois irrégularités dans la prononciation :
être
khordan ôijy>- khord khor boro ! J^J va / va [-t-en] / pars ! (leçon 41 )
boire/manger
kharid khar bokon ! •p^i fais !
kharidan <JX>j>-
acheter bogou ! ^>o dis !
291 Y \ \ dévist-o navad-o yék dévist-o navad-o do V \ Y 292
42 Ces trois impératifs se forment régulièrement et s'écrivent donc
leçon 36), mais à la forme affirmative, ce sera bâchid (soyez /), sans 42
bé-, car le verbe boudan est irrégulier (bâch Jib, bâchim *J* \j,
comme on s'y attend, c'est-à-dire avec la particule bé- + Rad. I,
mais, dans le langage courant, le préfixe (sous l'influence du o de la bâchid X~* l> sois, soyons, soyez).
syllabe suivante) se prononce bo-. De plus, le radical I de raftan,
rav, se prononce à l'impératif ro. En ce qui concerne les trois formes à prononciation irrégulière :
boro ! "* naro ! 3S
- lre personne du pluriel : bé + Rad. I + -im iy.

béravim pli S. Morts /partons ! (leçon 38)


bokon !
bogou !
A
aSo
-

nakon !
nagou !
Ji
aSo

- 2e personne du pluriel : bé + Rad. I + -id


8 Les verbes composés
béfarmà'id XJUJH ordonnez ! =
veuillez, je vous prie Vous avez rencontré toute une série de verbes composés. Les verbes
bébakhchid J_-XJt~) excusez [-moi] ! auxiliaires sont kardan, dâdan et zadan, le premier étant nettement
gouch bédéhid ! XJt,X> ^ y écoutez ! (donnez l'oreille)' le plus fréquent :
(leçon 41)
bidâr kardan <Ji J Juo réveiller (leçon 36)
En ce qui concerne les verbes composés, le préfixe bé- n'est pas
obligatoire. Il faut donc savoir pour chaque verbe quelle est la djost-o djou kardan jj chercher (leçon 39)
y:3
préférence dans le langage courant. Dans la pratique et pour le chorou' kardan commencer
moment, considérez qu'on ne l'emploie pas devant le verbe kardan (leçon 40)
uniquement :
paré kardan 0*J déchirer (leçon 41)
sabr kon ! J attends ! (leçon 31)
sédâ kardan faire du bruit, crier
marâ bidâr konid _LJ*J ) 1 - L 0 I yfl réveillez-moi (leçon 36) (leçon 41)

À la forme négative (la défense) : gouch dâdan ^aj écouter (leçon 41)
a".
La particule bé- est remplacée par la particule négative harf zadan Olj i_5^- parler (leçon 41)
na- j :
Deux remarques :
békhor! jy~. nakhor jy~
bois! ne bois pas ! - chorou' kardan OlJ> 9}j^ commencer, peut s'employer avec
békharim nakharim (*ij^ la préposition bé lorsqu'irsignifie commencer à ; il peut être suivi
achetons
pi/^ n 'achetons pas d'un infinitif ou d'un nom

bédéhid -LsA -Aj nadéhid JUAJu


Chorou' bé khordan kard.
donnez ne donnez pas
// a commencé à manger.
Attention : vous avez rencontré nabâchid X-^Li (ne soyez pas I
293 Y \ Y" dévist-o navad-o se dévist-o navad-o tchahâr Y \ f 294

_
42 ^ ^ hamin \~ojk ce / cette / ces même(s) 42
Dar hayât chorou' bé djost-o djou kard.
£-V'" l ? l o - ji
(leçon 38)
(dans cour commencement à recherche et recherche il-a-fait)
// a commencé à chercher dans la cour, (leçon 40, phrase 3) 11 Les expressions et formules diverses
Le verbe djost-o djou kardan est l'un de ces nombreux verbes en • dombâl-é... (ou dombâl + possessif) gardidan
persan qui sont composés non pas d'un seul mot suivi de l'auxiliaire, chercher (à la recherche de... tourner) OX>s S ... J L j i
comme c'est également fréquent, mais de deux noms reliés par o.
Ce sont des doublets.
Tchéra indjâ dombâlach mi gardi ?
9 Les conjonctions Pourquoi le cherches-tu ici (à sa recherche tournes-tu) ?
(leçon 40, phrase 5)
• tchoun Ô*> parce que /puisque
dombâl-é kélid
à la recherche de la clé (leçon 39)
Tchoun hayât az otâq rowchantar ast.
Parce que la cour est plus claire que la chambre. • tchizi lâzém dâchtan
(leçon 40, phrase 7) avoir besoin de quelque chose

! JjJ C~9 I L I 4j (_£ I <£~S- j a> n.


f J1-5 ÇJ * ^sy- l$U ^ ^
Tchoun khasté'i, bé otâqat boro ! Yék tchador barâ-yé 'arousi lâzém dârani.
Puisque tu es fatigué, va dans (à) ta chambre, (leçon 41, phrase 7) J'ai besoin [d'Jun tchador pour un mariage, (leçon 38, phrase 3)

• magar J>-J> est-ce que par hasard... ? • vaqt dâchtan •pj*\à C~9_j avoir le temps

Magar na goftam ké kélidam dar djou oftâdé (ast) ? Agar vaqt dâri, bâ ham béravim !
Est-ce queje ne [t '] ai pas dit que ma clé est tombée dans le ruisseau ? Si tu as le temps, allons[-y] ensemble ! (leçon 38, phrase 5)
ou encore Ne t'ai-je donc pas dit que... (leçon 39, phrase 5)
• khâhéch mi konam ~S y ^ \jp-
10 Adverbes, locutions adverbiales et démonstratifs jet' I vous [en] prie ; s'il te / vous plaît (leçon 3 6, phrase 1 )

zoud i_5 J tôt, vite (leçon 36) • négarân nabâchid ! -U-i Lo 01 3*j
Ne vous inquiétez pas ! (leçon 36, phrase 4)
ziyâd iuj beaucoup (leçon 37)
hamiché àJi^^jt, toujours (leçon 38) 12 Prononciation du persan familier
bar 'aks --Ss^jj au contraire (leçon 37) Afin que vous ne soyez pas désorienté si vous avez l'occasion
dar in sourat jjy& /•> I jï dans ce cas (leçon 39) d'entendre parler des Iraniens, nous vous indiquons quelques

295 Wb, dévist-o navad-o pandj dévist-o navad-o chéch Y \ 9 296


42 déformations caractéristiques - et les plus courantes pour commencer Comme vous le constatez, la prononciation du langage familier peut 42
- de la prononciation du persan familier : s'écrire, mais nous vous conseillons de n'en retenir pour l'instant
que la forme orale. Et puis, nous le répétons, nous ne vous donnons
le verbe boudan être : ast devient é ces différences de prononciation qu'à titre indicatif. Elles peuvent
être, pour l'instant, une source de difficultés pour vous. Dans ce cas,
K h o i i b ast <1~*> khoub-é 4J
->**• >.y~ ne vous y arrêtez pas ! Plus tard, nous reviendrons sur ce sujet et
C'est bien /bon.
même nous vous donnerons des exemples de lecture, avec leur
enregistrement, de conversation familière. Toutefois, chaque fois que
Il se produit également une déformation aux autres personnes, mais
nous rencontrerons une expression très courante de la vie quotidienne,
celle de la troisième personne du singulier s'entend le plus. nous continuerons à vous en indiquer la prononciation familière,
comme nous l'avions déjà fait pour béravim (bérim) ! par exemple
• digar j$L> i -* digé o C i (leçon 13).
Y^k tchiz-é digar yék tchiz-é digé
Exercice de révision
une autre chose (une chose* autre)
Tardjomé konid x^S <u>y (Traduisez)
• Le â long se prononce ou : Quelques mots nouveaux dans cet exercice :
khâné 4J L>- -» khouné AJJ>- maison •tâzé ojlj' nouveau, récent, frais
• nânvâ'i J Ijj U boulangerie
• Les verbes raftan, goftan et chodan au présent et à l'impératif:
Y*
mi ravain çj^ / fJ <2
je vais - Pésaram, dombâl-é tché mi gardi ?

béravim ! bérim ! A\ aïj> S Q\j*y ^_>J y» — ©


allons ! ris. - Man yék toumân gom kardé'am.
A j b /»j*^ J j J j U OXj)J>- (^I^J ©
mi gou'i ligi ^A / J u*
tu dis
Barâ-yé kharidan-é nân poul lâzém dâram.
bégou'id ! bégid XSJ
dites !
Dar khâné sobhâné hâzér ast va montazér-é man hastand.
mi chavad miche <L**^tf / 4»^
L/
il devient
- Khob, mâdarat tché khâhad goft ?
nachavim ! nachim !
ne devenons pas ! - Khéyli khochâl nakhâhad chod,

297 V *\ V dévist-o navad-o haft dévist-o navad-o hacht Y \ A 298


42 I J_> aj ^> 4^U_«_& J j > 0
Traduction 42
O - Mon garçon, qu'es-tu en train de chercher (que cherches-tu) ?
tchoun hamiché mi gouyad : O - J'ai perdu un toman. 0 J'ai besoin d'argent pour acheter du
pain. O À la maison, le petit déjeuner est prêt et on m'attend (ils
u- • m'attendent). © - Bon, que va dire ta mère ? 0 - Elle ne va pas être
" Man khasté'am. To boro nân békhar !
très contente, O parce qu'elle [me] dit toujours : 0 " Je suis fatiguée.
Va chercher du pain (va pain achète). 0 Ne perds pas cet argent, ne
In poul râ gom nakon, bâ batchéhâ-yé digar harf nazan parle pas avec les autres enfants © et reviens vite à la maison !"
9 - Mon garçon, dans ma boutique j'ai du pain sangak frais.
© C'est plus près que la boulangerie. © Je vais te donner (à toi je
va zoud bé khâné bar gard ! donne) du pain. © - Merci beaucoup, Monsieur !

- Pésaram, dar dokkânam nân-é sangak-é tâzé dâram.

Az nânvâ'i nazdiktar ast. Gar sabr koni zé ghouré halva sâzi. (forme poétique)

Bé to nân mi daham. Agar sabr koni az ghouré halva mi sâzi*.


Si tu es patient, tu feras du halva (sucrerie) avec du raisin vert.
Âqâ, khéyli mamnounam
* sâz jL*> : Rad. I de sâkhtan /Jo>-L*, fabriquer, construire.

299 V "\ \ dévist-o navai sisad V • 300


\1H 'm
J
:
'feHfï>X::i-à-'
43 Quarante-troisième leçon (dars-é tr
tchéhél-o sévvom) f> 3 J^yJ^
Les leçons commencent à être plus longues, plus substantielles, parce
que vous avez les moyens maintenant d'aborder des textes plus
complexes. Ils comportent plus de vocabulaire et d'expressions.
Toutefois, si cela vous semble difficile à mémoriser, ne vous inquiétez
pas. Retenez avant tout les nouvelles tournures. Le vocabulaire, vous
pouvez toujours le retrouver dans notre lexique ou dans votre
répertoire.

Goft-o gou-yé do hamsâyé ©


dit et dis*deux voisin
Conversation entre deux voisines
1- Emrouz havâ khéyli garm ast.
aujourd'hui temps (air) très chaud il-est
Aujourd'hui, il fait très chaud. * ® Ma mi khâhim bé park béravim *>jj> <Sj ^ ^ **& \y ^ y ^
no«5 voulons aller au parc : le verbe vouloir en persan est suivi,
2 Ma mi khâhim ba'd az zohr bé pârk béravim. ©
non pas de l'infinitif comme en français, mais d'un subjonctif.
nous nous-voulons après de midi à parc que-nous-allions
Celui-ci se forme sur le radical I (du présent) et il est précédé de
Nous, cet après-midi, nous voulons aller au parc.
la particule bé- <u . En fait, vous le connaissez déjà, puisque les
3 Andjâ havâ az indjâ khonaktar ast. © formes de l'impératif sont empruntées au subjonctif, à l'exception
là-bas air de ici frais-plus il-est de la seconde personne du singulier. Béravim *->jjj veut donc
Là-bas, l'air est plus frais qu'ici. dire littéralement "que nous allions" et peut aussi signifier
"allons !", comme vous le savez déjà.
Notes
Attention : si le verbe (à l'infinitif en français) a un complément,
© Goft-o gou j 3 3 C~i3 , conversation, est l'un des nombreux celui-ci se place entre le verbe vouloir et le second verbe :
noms persans formés en fait de deux mots de signification quasi mi khâhim béravim *±$j_ «^ l_p- , y nous voulons aller
identique, reliés par o, et que nous appelons "doublets" (voir
mi khâhim bé pârk béravim *>jy. ^S j b «*J «*& \y <y (nous
leçon 39, note 2). Ce nom est formé en fait des deux radicaux du
voulons à parc que nous allions) nous voulons aller au parc.
verbe goftan J^Jù, dire : goft, radical II et gou, radical I. C'était
le cas pour djost-o djou _ j > j ô - > , recherche, doublet com- ® Dans cette phrase apparaît de nouveau le comparatif, déjà
posé des deux radicaux du verbe djostan . \ l ~ s - , qui signifie à rencontré dans les leçons 39 et 40. Son emploi est simple.
la fois chercher et trouver, mais qui est moins couramment em- Rappelez-vous toutefois qu'on utilise az I j (de) pour traduire le
ployé que djost-o djou kardan (chercher) et peydâ kardan que du français introduisant le complément du comparatif. Notez
(trouver). y bien aussi l'ordre des mots.

301 r*\ T'Y 302


43 Agar mi tavâni, to ham bâ ma biyâ. ©
Lo U b ~A y i^J IJJ .-fl jS I T
43
si tu-peux toi aussi avec nous viens
Si tu peux, toi aussi viens avec nous. ! (til>- \jj) ^ _ p - j!>3 4?» ! - L i L - û
Bâchad ! Tché fékr-é khoubi Sorayâ Khânom ! ©©
que-ce-soit ! quelle idée* bonne-une Soraya Madame
D'accord ! Quelle bonne idée, Madame Soraya !
Hatman, mi âyam. ©
-Xj j j Lo J_J Lw^ _j ç~> {+& Lo—" A
sûrement je-viens
C'est sûr, je viens.
Man, mivé-o âdjil khâham âvard,
moi fruit et fruits-secs j'apporterai
Moi, j'apporterai des fruits [frais] et des fruits secs,
chôma ham patou-o samâvar biyâvarid. ©
vous aussi couverture et samovar apportez Notes
et vous, apportez une couverture et le samovar. D © Biyâ Lo ,viens ! est l'impératif du verbe âmadan OXo I , dont
vous retiendrez globalement l'écriture. Le radical I de ce verbe
est ây ^ J I , sur lequel on forme les présents de l'indicatif et du
subjonctif, ainsi que l'impératif:
mi âyam -o I ^ » je viens (phrase 6)
biyâ'im *J> Lo que nous venions / venons !
dj L™x>jà _j.} (_£jS j C^JV Notez qu'ici, au subjonctif et à l'impératif, bé- est prononcé bi.
Cette prononciation particulière, ainsi que l'écriture du début du
mot bé, yé, aléf, Lo , apparaissent dans tous les verbes com-
Remarque concernant l'écriture mençant par â. C'est donc le cas aussi pour le verbe
• biyâ Lo mi âyam ~j I -a biyâvarid -u J_J Lo. L'écriture des verbes âvardan O o j j I , apporter : biyâvarid J o j j L o apportez !
commençant par a présente quelques particularités. Nous vous (phrase 8).
conseillons, avant d'en tirer des règles générales, d'apprendre à écrire
les formes que vous rencontrez dans les textes. Petit à petit, des règles © Bâchad ! ! J_i L veut dire littéralement "que ce soit" et signifie
s'en dégageront et bientôt nous ferons le point sur ce sujet. Soit !, D'accord !, Entendu ! Cette expression est généralement
• biyâ'im ~J Lo : après aléf le i s'écrit avec un hamzé sur un yé prononcée "bâché".
sans points^suivi d'un yé (de même pour biyâ'i, biyâ'id). , © Tché fékr-é khoubi ! LS{j=>- j ^ A^~ Quelle bonne idée ! Sur
• Hatman L>~o>- est un adverbe d'origine arabe, comme lotfan likl le modèle de cette phrase, vous pourrez construire d'autres
s'il te/vous plaît (leçon 19). Leur terminaison -an s'écrit avec un phrases exclamatives en n'oubliant pas d'ajouter à l'adjectif le
aléf surmonté d'un tanwin (voir leçon 21 §1). suffixe -i (quelle [une] bonne idée ! = quelle idée* bonne-une).

303 r-r T»f 304


43 Les mots nouveaux Les Iraniens aiment beaucoup goûter la fraîcheur des parcs et s'y 43
installer pour prendre le thé ou pique-niquer. Ilfaut se rappeler que
goft-o gou y 3 C~àT conversation, dialogue hormis dans les jardins ou les terres cultivées, il n 'y a pratiquement
parc pas de verdure en Iran (sauf dans le nord du pays). Le soir, on voit
pârk ^J^.
souvent des familles citadines étendre une couverture sur une
khonak ^ frais (froid) banquette de gazon longeant une avenue et déguster thé (tchây <_£ L>- )
pouvoir et fruits (mivé ay-*), fruits secs (âdjil L>- \) ou autres mets, à deux
tavânestan / tavân J \y / ^—> \y
pas de la circulation automobile. Les parcs publics (pârkhâ-yé
biyâ ! viens ! 'omoumi ^J^O-P (jjlgS Jv>), encore plus appréciés, sont très animés
bâchad ! ("bâché") d'accord, entendu ! Soit ! à toute heure du jour.
Les samovars, chauffés autrefois au charbon de bois, fonctionnent
fékr  idée, pensée
aujourd 'hui au pétrole et sont pratiques à emporter à l'extérieur.
Sorayâ Soraya Dans les boutiques ou les bureaux, ils sont souvent électriques. Et
dans les maisons, on prépare généralement le thé de la manière tra-
hatman sûrement
ditionnelle en Orient : on verse un peu d'eau bouillante sur le thé en
mivé fruit feuilles placé au fond de la théière, puis on pose celle-ci sur la
bouilloire. Ensuite on rajoute encore un peu d'eau, puis on la rem-
âdjil fruits secs
plit et on laisse infuser pendant vingt à trente minutes. Quand le thé
patou couverture est prêt, on remplit de thé le verre ou la tasse au quart ou au tiers
(selon le goût de chacun) et on ajoute de l'eau bouillante. Le thé
samâvar samovar
s'additionne de sucre en poudre, chakar J>J* ou de sucre en mor-
ceaux, qand JJJ . La manière la plus fréquente de le prendre -
m' surtout en l'absence de cuillères qâchoq L2J> b - est de mettre dans
Exercice 1 : JLji' <u^-y fardjomé konid sa bouche un morceau de sucre et de boire le thé qui se sucre ainsi au
? _LJ L> SJL». <L> Lob .UA !>>- ^ b^io passage. On le boit également avec du sucre candi, nabât O L J .

Chôma némi khâhid bâ ma bé pârk biyâ'id ?

Ma mjkhâhim bé^choma patou bédahim.

Sorayâ bâ ma némi khâhad biyâya'd. Ou hatman nakhahad âmad


Corrigé de l'exercice 1
In pârk az pârk-é chahr-é Chirâ/khonak-tar ast. 0 Ne voulez-vous pas venir avec nous au parc ? © Nous voulons
vous donner [une] couverture. © Sorayâ ne veut pas venir avec nous.
Elle ne viendra sûrement pas (elle sûrement ne-pas-viendra). © Ce
Ma mi khâhim dombâlach bégardim. ^
parc est plus frais que le parc de la ville de Chiraz (ce parc de parc de
JujjU ^ J J jjU— ^ ^ ly ^y y ' • la ville de Chiraz plus frais est). © Nous voulons le / la chercher (à
sa suite que-nous-tournions). © Si vous pouvez, apportez un grand
Agar mi tavânid, yék samâvar-é bozorgi biyâvarid. samovar. © Nous voulons vous (pour vous) apporter des fruits.
T*9 306
Barâ-yé chôma mikhâhim mivé biyâvarim.
305 r • ù
44 Exercice 2 : X^S \^S^> Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 44
O Agar jS I - tavânid -LJ I aï - ham -A - béravid Jb j y 0 Bâchad
O Si vous pouvez, vous aussi allez au parc ! JLi L - mi âyam -J>\ ^ © Tché «^ - qachangi JC^ii © - goft <L*Jù
. . . . mi , chôma . . . bé pârk ! - gou-yé (_J_j-> - hamsâyé 4_> L~_«-A © - khânom Jj \jS— pârk
O Entendu, moi aussi je viens ! O j L> - âyad -b I © Dirouz J_j y i — az j I - khonaktar y I_>SJJ>- -
, man ham ! © - ham -& - samâvarat O j j U—» - biyâ L> .
O Quelle jolie maison !
. . . . manzél-é . . ! Texte de l'exercice 2
O Cette leçon est une conversation entre (de) deux voisins.
In dars . . . .-o . . . . . . do ast. ! J_i J y k_3 j l ) 4J *A L»WÔJ t - L J I a j _« .J I ©
O Mademoiselle Soraya ne vient pas au parc.
Sorayâ bé . . . . némi
0 Hier, le temps était plus frais qu 'aujourd'hui (hier temps de ! ^ J b l 9 J ^ a <l>- ©
aujourd'hui plus frais était).
havâ . . émrouz boud.
O Toi aussi, viens au parc avec ton samovar !
To . . . bâ bé pârk . . . . ! .} aj -J c->JJ>- J_J w« I j I I a& J J vJ .i ©

! L u ^_S j b 4J C^J_J Lo_^ L> j^sb OJ ©

44 Quarante-quatrième leçon (dars-é


tchéhél-o tchahârom) fJ^-i J ^ y r ^ ^
Polis-é râhnémâ'i ®
L5^ ^ ^ '-> 0 ~ ^ -
police* conduite
L'agent de la circulation J O J - I p^K^ \
• le substantif qui dérive du mot râhnémâ qui signifie "montrant
1- Salâm sarkâr, khéyli bébakhchid. © le chemin", guide.
salut agent beaucoup excusez
Bonjour, monsieur l'agent. Excusez-moi. D Sarkâr j&j~» est un terme de politesse employé vis-à-vis de
tout agent des forces de l'ordre, police ou armée. Ce mot signifie
Notes littéralement "au travail", c'est-à-dire "en fonction" et peut se
traduire de manière générale par "monsieur l'agent". Lorsqu'il
© Polis-é râhnémâ'i ^> U^A \j ir-^ se traduira par agent de s'agit d'un militaire, sarkâr est suivi du grade, relié par l'ézâfé :
police, ou agent de la circulation. Polis a donc les deux sens de sarkâr-é setvân (sotvân), o\y^ j ^ ^ r " lieutenant. Au-delà
police et policier ou agent de police. Quant à râhnémâ'i, c'est > de ce grade, on emploie d'autres qualificatifs.
307 r • v r-A 308
44 2 Man mi khâham bé in néchâni béravam. 44
moije-veux à cette adresse que-j 'aille ^ 1 ^ ôi] *i ( ^ ' J ^ L ^ ù* Y .
ÇJS. jL Lio
Je voudrais (veux) aller à cette adresse. 'pji r
3 Az kodâm koutché bâyad béravam ? ® t
de/par quelle rue il-faut que-j 'aille
Quelle rue dois-je prendre (par quelle rue faut-il que
j'aille) ?
4 - Machin dârid ?
voiture vous-avez {3s. a^f>lo
]
y LS* ù* ••>-> Ju V
Vous avez une voiture ? Xi^y J J U O u L > °i—»A ,_>- I Li çyjC^j* p i —
A
5- Na, piyâdé hastam.
non à-pied je-suis
Non, je suis à pied.
Notes
6- Khéyli dour ast.
très loin il-est © Bâyad béravam »$y X> t> , il faut quej 'aille ou je dois aller.
C'est très loin. L'obligation personnelle se traduit par bâyad suivi d'un verbe
7- 'Éyb nadârad. Man mi tavânam piyâdé béravam. © au subjonctif, comme en français, mais il faut bien noter que
difficulté ne-pas-il-a moi je-peux à-pied que-j 'aille cette tournure sert aussi à traduire le verbe devoir suivi de
Cela n'a pas d'importance. Je peux [y] aller à pied. l'infinitif II n'y a donc qu'une seule tournure possible en persan.
8- Pas mostaqim ta âkhar-é hamin khiyâbân bâyad Jusqu'à présent, vous ne connaissiez que la forme impersonnelle
il faut + infinitif traduite en persan par bâyad + Rad. II :
béravid ©
alors tout-droit jusqu 'à bout* cette-même avenue il-faut bâyad raftC-Jj -bl> il faut aller.
que-vous-alliez © Mi tavânam piyâdé béravam »^y colo J> \y ,y> Jepeux [y]
Alors, vous devez aller tout droit jusqu'au bout de aller à pied /je peux marcher. Le verbe tavânestan ,\X~J I y
cette avenue pouvoir est suivi, comme khâstan •£+* \y- vouloir (leçon 43,
9 va ândjâ do bâré râhétân râ az yék pâsebân note 2, et phrase 2 de cette leçon), d'un verbe au subjonctif.
béporsid. © D Râhétân (râh-étân) râ béporsid-U~^o \j jbjfclj demandez
et là-bas deux fois chemin-votre RA de un agent-de-police votre chemin : le suffixe -étân jli' est le possessif de seconde
demandez personne du pluriel. Rappelez-vous que dans cette phrase, vous ne
et là-bas vous demanderez de nouveau votre chemin pouvez employer que le possessif, parce que le possesseur et le
à un agent. sujet de la phrase sont une seule et même personne. Vous ne pouvez
10 - Khéyli motachakkéram. Khodâ hâféz. pas employer ici chôma relié par l'ézâfé (voir leçon 42, n° 2).
beaucoup remerciant-je-suis. Dieu gardant Notez que demander à quelqu 'un se dit az [kasi] porsidan (de
Merci beaucoup. Au revoir. [quelqu'un] demander) OXyy l^~S jl.

309 r - \ Y\ • 310
44 Les mots nouveaux âkhér > l fin, bout 44
do bâré OjLlJi de nouveau, encore
polis «~JL> police, agent de police
(deuxfois)
polis-é râhnémâ'i J UsJJfc 11 r^-y-* agent de la circulation
^ az... porsidan / / 0-U-"jj ... Jl demander à
(indication, conduite)
pors
sarkâr monsieur l'agent
tfj- motachakkéram -3^> merci (remerciant-je-suis)
néchâni > L^J adresse
<J pâsebân 6L-«IJ gardien de la paix,
kodâm PIJO quel(le), lequel, laquelle agent de la circulation
koutché io-y> rue

piyâdé o i Lo à pied, piéton


Remarques concernant l'écriture
'éyb nadârad I Ju i_~* cela ne fait rien, • polis-é râhnémâ'i J L>_^à \j ^ ~ J u agent de la circulation
il n'y a pas de mal Notez qu'après un aléf le -i s'écrit sur un yé initial sans points suivi
mostaqim tout droit d'un yé final (sauf s'il s'agit d'un suffixe du verbe être).

Exercice 1 : JUiT <u^> Tardjomé konid


\ »jjjj -bU 4o-& *\J& j l <jbJy\j> 4J /f^j iS'y. '
Ma mi khâhim do bâré bé in néchâni béravim. Barâ-yé raftan-é bé manzélétân, az kodâm koutché 6âyad béravim
[JL>- ù ^ > - - b j ^ O^UJ [ ^ L ^ J ^ ' ^ -*~o '>> ^ '-***' ®
'" " ' "" " ^—è J^
Chôma mi tavânid bé in néchâni piyâdé béravid, tchoun khéyli dour njst. Corrigé de l'exercice 1
O Nous voulons aller de nouveau à cette adresse. © Vous pouvez
Âyâ némi tavânid bâ mâchinétân bé markaz-é chahr biyâ'id ? aller à pied à cette adresse (vous pouvez à cette adresse à pied que-
vous-alliez), parce que ce n'est pas très loin. © Est-ce que vous ne
pouvez pas venir avec votre voiture au centre-ville (ne-pas vous-
pouvez pas avec votre voiture au centre-ville que-vous-veniez) ?
Man némi tavânam bé chôma komak konam. Khéyli bébakhchid.
O Moi je ne peux pas vous aider (à vous aide faire). Excusez-moi
- 'Éyb nadârad. (beaucoup). - Cela ne fait rien. © Je ne veux pas aller en voiture là-
UJ H O ^ Ub bas (avec voiture à là-bas je ne veux pas que-j'aille). © Pour aller
Bâ machin bé ândjâ némi khâham béravam au centre-ville, quelle avenue faut-il prendre (pour aller* à centre*
? O i j Jbb J\JIJ- ç\^f j \ yy J>y> <u J ^ J ^ I ^ J O ville, par quelle avenue il faut aller) ? © Pour aller chez vous, quelle
rue devons-nous prendre (par quelle rue il faut que nous allions) ?
Barâ-yé raftan-é bé markaz-é chahr, az kodâm khiyâbân bâyad raft ?
311 T\ \ r\\ 312
44 Exercice 2 : XJO J~^>O Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 44
0 Mardi <_Pj» - râhnémâ'i ^ U_xA \j - sarkâr j Oj^ - bébakhchid
O Un homme dit à un agent de police : " Bonjour, Monsieur l'agent, polis-é r—Ju - porsand _U_~<y - néchâni ^ j LtJ -
excusez-moi (beaucoup). " tavânim ^j \y béravim
^ ^ ^ ^ ^- J^J ^J^ ©
^ ^- ^mostaqim
^ «_oiU~d - âkhér-é
bé polis-é goft : Salâm , 1
Râhétân O
à-1 - khiyâbân j l> Lo- - O Râhétân j b& i jbjt> I j - az j I - bâyad béporsid
khéyli 'X^SJ^J _L> L) © - az j ! - mahall-é J->^ - douri (_£J_J J - âyim
0 Ils demandent à l'agent de police : " Pouvons-nous aller à pied (â'im) (-_J I) *-J I © Némi ^ « j - bé 4J - konim ~sS - nadârad
à cette adresse ?
}j\ AJ © Bâ ham - i l i - piyâdé colo - fékr-é khoubi ^y>-j>3 .
Az -. râhnémâ'i mi : "Bé in
mi piyâdé ?"
Texte de l'exercice 2
O 11 faut aller tout droit jusqu 'au bout de cette avenue.
Bâyad ta - . an raft.
O II faut que vous demandiez votre chemin à un agent de police.
râ . . yék polis-é râhnémâ'i
j » . J L i o /ji I 4J : Jj_^<j i ji ^ U J A \j ^-~^-> j i ©

0 Nous venons d'un endroit très éloigné (loin-un).


Ma . . yék - . khéyli mi
O Nous ne pouvons pas vous indiquer le chemin, (râhnémâ'i d—3 j i j u Lo>- û ' ,>• I O -^j£L™-a -A_> L) e
kardan) - Cela ne fait rien. JuU J LoJ^fc I j *~^~L> cJN-j j ^j\ \j j b j f c l j ©
. . . . tavânim . . chôma râhnémâ'i - 'Éyb LJ*

(f^O ^} ^ <SJ3:> <J^>- J ^ ^ ^ j' ^


O Allons à pied ensemble à cette adresse ! Quelle bonne idée !
ijljb L<^*«i
bé in néchâni béravim ! - Tché
i ^-^io
L ? ^
4 j - ! (tij>i ô^Lo
a.iL> J Ltj * J I 4j

La circulation automobile (tarâfik J \ J Ij ou raft-o âmad


_U / j C-J^> ) est dense et difficile à Téhéran, beaucoup plus aisée
dans les autres villes. Pour le piéton non averti et novice, la capitale
est une véritable jungle. Il existe bien entendu des passages pour
piétons avec feux rouges, mais de nombreux carrefours n'en sont
pas dotés et, après maintes hésitations et supputations, il faut se
lancer au milieu des voitures, de préférence en petits groupes et
J U»-XA \j _«wJj surtout en compagnie de son ange gardien...

313 X-W r u 3H
45 Qu ar ante-cin q u ièl ne l eçon(d ar s.é |
tchéhél-o pandjom)
Molâqât-é do doust ©
rencontre* deux ami
Rencontre de deux amies

1- Salâm khânom, hâl-é chôma tchétowr ast ?


salut madame état* vous comment il-est ! JLOJJ
Bonjour Madame, comment allez-vous ?
2- Man khoubam, az chôma bâyad porsid ké mariz
boudid ! © !dJ JUJ*JI
moi bien-je-suis de vous il-faut demander qui malade
^^p-
vous-étiez
Moi, je vais bien, [mais] c'est à vous, qui étiez Dans cette leçon il prend le sens de qui - vous qui... - et se tra-
malade, qu'il faut demander cela ! duira même par dont à la phrase 7 : littéralement vous que votre
3- Khodâ râ chokr, khéyli behtaram. ® dos (= dont le dos) était souffrant Construction que l'on entend
Dieu RA merci très mieux-je-suis parfois en français dans la bouche de ceux qui ne savent pas
Dieu merci ! Je vais beaucoup mieux. manier les relatives. Cette tournure est donc simple. Si toutefois
vous ne vous sentez pas encore en mesure de l'utiliser, c'est nor-
4- Khoub, alhamdolléllâh ! ®
bien la-louange-de-Dieu mal. Contentez-vous pour l'instant d'en noter le mécanisme.
Ah bien ! Dieu soit loué ! ® La conversation persane est émaillée d'expressions qui
reviennent sans cesse et que vous aurez vite fait d'apprendre sur
place. Vous commencez à en connaître un certain nombre. En
voici trois autres :
Notes Khodâ râ chokr ! J>j» \j I JJ>- Dieu merci (Dieu RÂ merci =
à Dieu merci) / Il faut noter que râ peut parfois prendre le sens
® Molâqât-é do doust C — ^ j ^ j ^ o l i ^ se traduit d'après le de à (attribution). Nous aurons l'occasion d'y revenir.
contexte par rencontre de deux amies : mais rien en persan ne
précise le sexe des personnes. Alhamdollâh ! <dJ Ju>_>J I Dieu soit loué ! (phrase 4) C'est une
expression arabe, qu'on entend en général sous cette forme
® Ké o est un mot très utile et d'emploi facile. Vous l'avez déjà contractée, mais qui correctement doit se prononcer
rencontré avec le sens de que à la leçon 39 (phrase 5) :
alhamdoléllâh (la louange à Dieu [soit]).
Magar nagoftam ké kélidam dar djou oftâdé [ast] ?
Qorbân-é chôma L - i jl>jS (phrase 10) ouqorbân-é to oVijB
?[c~J]^l3 yrj- >l<>J_Ju 4J ^ J L S O JX/O y Merci infiniment (litt. sacrifice* vous/toi = je vous/te suis
N'ai-je pas dit que ma clé était tombée dans le canal/ruisseau ? I sacrifié, entièrement dévoué).
315 r\ù T\? 316
45 5- Vali hanouz pâhâyam dard mi konand. © 45
-U^S -a ïjï * J I * I J JJ-** , J J — û
mais encore jambe-pl. -mes mal elles-font
Mais je souffre encore des jambes.
Ç3S. *hf\y ^- ?
6 Némi tavânam râh béravam. ©
ne-pas je-peux chemin que-j 'aille
Je ne peux pas marcher.
7- Tchétowr ? Chôma ké kamarétân nârâhat boud ? ©
comment ? vous qui dos-votre souffrant il-était
Comment ? Vous qui souffriez du dos ? . . . aj -A_o La ySU ! -Lo l i >
8- Balé, vali dar piri dardémân yéki do ta nist. ©
oui, mais dans vieillesse douleur-notre une deux unité elle-
n 'est-pas
Oui, mais quand on est vieux, on a plein de douleurs.
9- In harf dorost ast, ammâ chôma ké hanouz Remarques concernant l'écriture
djavânid ! Béfarmâ'id tou... • pâhâyam *J IAL> mes pieds/jambes : quand un mot est terminé par
cette parole juste elle-est mais vous que encore jeune- un aléf, on place un yé devant le suffixe du possessif pâ-hâ-y-am /
vous-êtes ! je-vous-prie à-l 'intérieur pâ-y-am, mes pieds/jambes / mon pied/jambe.
C'est juste, mais vous êtes encore jeune ! Entrez [un
moment], je vous prie.
Notes
10 - Na, qorbân-é chôma. Khodâ hâféz. ©
non sacrifice* vous ; au revoir ® Pâhâyam (pâ-hâ-y-am)-j U> b mes jambes /pieds. Lorsque le
Non, merci infiniment ([je suis] votre sacrifié). Au nom se termine par aléf- qu'il soit au singulier ou additionné de
revoir ! • la marque du pluriel - un yé relie le possessif au mot. On dira
aussi : pâyam ^{j ma jambe/mon pied : pâyétân i3Lol> votre
jambe / votre pied.
D Némi tavânam râh béravam PJ^J olj J> \ y ' ^ Je ne peux
pas marcher (route/chemin aller). Vous retrouvez l'emploi du
subjonctif après le verbe tavânestan /_f-~J \y pouvoir, comme
à la leçon précédente (phrase 7).
© Dardémân (dard-émân) oVaïjï notre douleur (douleur-notre).
Après le suffixe du possessif-étan j u votre (dans la leçon
précédente), voici celui de la première personne du pluriel :
-émânOU. notre. On dira pâhâyémân OUJI&LJ nos jambes
/nospieds, suivant la règle énoncée à la note 4.

317 n v X\K 318


45 Les mots nouveaux nârâhat C-^-ljl> malade, souffrant 45
pir / piri ISJ^, / j ^ vieux ; vieillesse
molâqât OIJ^J» rencontre
dorost iZ~Mjl juste, correct
Khodâ râ chokr ! y>J^ \j \ JL>- Dieu merci !
Grâce à Dieu qorbân-é chôma L>_^ OU 3 merci infiniment
alhamdo(lé)llâh ! <JJ JU>J>J I Dieu soit loué ! kasi quelqu 'un (exer. 2)
dard kardan OïS iji faire mal kasi na- (+ verbe) personne ne...
râh raftan \X9j a\j aller, marcher badan ÔX> corps (exer. 2)
kamar ys£ reins, dos

E x e r c i c e 1 : _Lu5 n * > y T a r d j o m é k o n i d ! IJU


Chôma némi tavânid nân biyâvarid ? 'Éyb nadârad !
_LJ LOJ I ; I y>- 0 - » J iS3j " ^ ^ XJ~Jt> 0^>-1 j u Oy^ 0
Tchoun nârâhat hastid, bâyad rou-yé takht-é khâb bémânid. Tché havâ-yé khoubi !

Chôma béhtarid ? / Chôma béhtar hastid ?


.ijy a\j Xi \y çOJ pjj^s- J^>-ï ©
Dokhtar-é 'amouyam (amou-y-am) némi tavânad râh béravad.
j » V> •>• Lo_^ u ^ " J 3 J-* ' •X>^y O o > - ! j u J3J±Z \-O-^ © Corrigé de l'exercice 1
0 Puisque vous êtes souffrant, il faut que vous restiez au lit (sur le
Chôma dirouz nârâhat boudid. Emrouz hâl-é chôma tchetowr ast ? lit de sommeil). © Vous allez mieux (vous mieux êtes) ? © Ma
J_J \y -oJ J LiJ ( j I 4J t JJO ç» i j ^ o u o I A L > Ô J ^ - © cousine (la fille de mon oncle) ne peut pas marcher (chemin aller).
0 Vous étiez souffrant hier. Comment allez-vous aujourd'hui ?
Tchoun pâhâyétân (pâ-hâ-y-étân) dard mi konad, bé an néchâni némi 0 Puisque vous avez mal aux jambes (vos jambes font mal), vous
ne pouvez pas aller à pied à cette adresse (à cette adresse vous ne
tavânid piyâdé béravid.
pouvez pas à pied aller). © Toi qui as mal au dos (que ton dos
<S3j>. ^ ~ 9 l b I <b J u b O—< I C-o~ I j U 0 ^ - < 0 àS y © souffrant est), il faut que tu ailles dans ta chambre. © Vous ne pouvez
To ké kamarat nârâhat ast bâyad bé otâqat béravi. pas apporter de pain ? Cela ne fait rien ! © Quel beau temps !

319 T\\ r Y • 320


45 Exercice 2 : JLJS' J-^SJ Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 45
0 - molâqât O li *>U - tchizi nagott C~a£j <^~>- 0 Hanouz jyjt,
© Dans cette rencontre, personne n 'a rien dit (quelqu 'un une
- chôma LJJ - naporsidam P J ^ ^ © - tou y - qorbân-é j C ^ Ï
chose n 'a pas dit).
Dar in kasi - O - Batchéhâyam ~J; IA A^J - béhtarand
' " a n d JJJ
j ^j^>
X ^ - -h hastand
a s t a n d J IsS^jt
\ •• .
- harfhâyach Jo LgJ J>- - nist > Aqâ-yé <_£li I - dirouz
0 Je ne vous ai encore rien demandé (encore de vous une chose
je n'ai pas demandé). i5j->J - badanam *>XJ- dard ija - O - râ \j - Hitch p-^Jn -
az tchizi badanam -3 -b - némi konad xS ^> © Az j I - bâyad JuL - ké
<o - boudi iS^y, •
© Entrez, je vous prie (ordonnez dans). - Non, merci beaucoup
(votre sacrifié).
Béfarmâ'id . . . ! - N a , - . chôma.
© Dieu soit loué (louange à Dieu) ! Mes enfants (enfant-pl.-y-
mes) vont beaucoup mieux (mieux-ils sont).
Alhamdollâh ! khéyli /
béhtar
Texte de l'exercice 2
© Les paroles qu 'il a dites (ces paroles-y-ses) ne sont pas (n 'est
C
pas) justes. - J ^ <Sj~r, L S "^' oli*>U> \j\ ji o
In dorost
© (Monsieur le) Docteur, depuis hier, tout le (mon) corps (liadan,)
méfait très mal.
...... doktor, az hamé-yé khéyli
. . . . mi konad.
© Dieu merci ! Je n 'ai mal nulle part (aucun endroit de mon
corps mal ne fait).
Khodâ . . chokr ! djâ-yé dard . . . . U
!
© C 'est à toi qui étais malade qu 'il faut demander [cela] (de toi o
ilfaut demander qui malade étais).
. . to porsid . . mariz cPjH crA'.y1 O _Lw>»> , j
'Ji
_L> u
Oy j\

321 m rrv 322


45 Exercice supplémentaire 2 Bâyad raft. Bayad béravi. Boro ! 45
Dans le langage quotidien, on a constamment besoin d'exprimer les Nabâyad raft. Nabâyad béravid. Naravid !
notions de volonté, de possibilité ou encore d'obligation. En français, 3 Bâyad dâd. Bâyad bédahi. Bédéh !
vouloir, pouvoir, devoir et ilfaut sont suivis de l'infinitif : c'est facile Nabâyad dâd. Nabâyad bédahid. Nadahid !
à employer. Seule la tournure il faut que est suivie du subjonctif. En 4 Bâyad goft. Bâyad bégou'i. Bogou !
persan, on utilise dans chacun de ces cas le subjonctif. D'autre part Nabâyad goft. Nabâyad bégou'id. Nagou'id !
l'impératif, mis à part la 2e personne du singulier, est emprunté au 5 Bâyad âmad. Bâyad biyâyi. Biyâ !
subjonctif. Pour vous aider à manier aisément ces tournures, nous Nabâyad âmad. Nabâyad biyâ'id. Nayâ'id !
vous proposons un exercice supplémentaire :
a) Faites des phrases sur le modèle suivant : &tyn I p^i I f-~-H (** '>*• ^y (a
mi khâham béravam (raftan/rav) -* mi khâhim béravim
en remplaçant le verbe raftan successivement par les verbes didan p-ï.j-^. ' r ^ ~ ^ / (*~^ (*?•* '>*• ^
/ bin voir, kardan / kon faire, goftan / gou-y dire .
<SJ 3 ^ / <^>. ' y ^ / iSj^. <J ^y is* (b
b) Puis sur le modèle suivant : -b j j Lo / J_o I û^>O / - b J>TL> - b j I aj ji
mi tâvâni béravi -» mi tavânid béravid
avec les verbes kharidan / khar acheter, khâbidan / khâb dormir, CTJTf. II ^J?. _blL> I X - » y -bL> 1 (c
âvardan / âvar apporter.
c) Passez de la forme impersonnelle à la forme d'obligation
personnelle puis à l'impératif, et ensuite à la forme négative en
changeant de personne, sur le modèle suivant : ! -b_jjJ / -b jji j j LJ / C J j x> LJ
Bâyad zad. Bâyad bézani. Bézan !
Il faut frapper. Il faut que tu frappes. Frappe ! !o-b / ^ - b JuL> / i b j u b 3
Nabâyad zad. Nabâyad bézanid. Nazanid ! ! JUAJJ / -Uï>_b J b U / a b JbL»
// ne faut pas frapper. Il ne faut pas que vous frappiez. Ne frappez pas !
avec 1 porsidan / pors demander, 2 raftan / rav aller, 3 dâdan / !^>ô /^JsjSo JbL / c i S ' j o L ) 4
déh donner, 4 goftan / gou-y dire, 5 âmadan / ây venir.
! \ -b_>^Sj ) X J a5o / Juo oSvj j_> LJ / <z^si Ju L J
Corrigé \L> / , c > L o JbL; / x a T j b U 5

a) Mi khâham bébinam. - Mi khâhim bébinim.


Mi khâham békonam. - > Mi khâhim békonim.
Mi khâham bégouyam. -» Mi khâhim bégou'im (bégouyim). ! J^J LJ / -bo LJ JoLJ / -b) I JbLJ
b) Mi tavâni békhari. Mi tavânid békharid.
Mi tavâni békhâbi. • Mi tavânid békhâbid.
Mi tavâni biyâvari. • Mi tavânid biyâvarid.
Piri ast-o hézâr 'ellat.*
c) 1 Bâyad porsid. Bâyad béporsi. Bépors !
vieillesse est et mille infirmités
Nabâyad porsid. Nabâyad béporsid. Naporsid !
C'est la vieillesse et ses mille infirmités.
323 * 'ellat a deux sens différents : cause (déjà vu) et infirmité.
r Y t 324
46 Quarante-sixième leçon (dars-é : f9
tchéhél-o chéchom) f-^ 3 J ^ ^
Dar-é bi kélid ©
porte* sans clé
-or u î J J

L a porte sans clé

1- In d a r râ némi tavânam bâz konam. •jA àj 1 àlal Y


cette porte RA ne-pas je-peux ouvert que-je fasse
Je ne peux pas ouvrir cette porte. j-j^. ^y ^ - ^ L ^

2 Lotfan bé m a n komak kon.


5 'il-te-plaît à moi aide fais
S'il-te-plaît, aide-moi.
t
3- In d a r qofl ast. Bi kélid némi tavânim bâzach û
konim. © 9
cette porte verroufilléej elle-est ; sans clé ne-pas nous-
pouvons ouvert-sa que-nous-fassions
Cette porte est fermée à clé (verrouillée). Sans clé,
' ® Némi tavânim bâzach konim ^S s>j
; i u* *~jj | .\y ^ j nous ne
nous ne pouvons pas l'ouvrir.
pouvons pas l'ouvrir : notez que le possessif sert aussi à traduire
4 Kélid r â bé man bédéh ! le pronom qui représente la porte, la . On pourrait aussi dire némi
clé RA à moi donne tavânim in râ bâz konim (rr JJ jl> \j \j I ~j \y ^ J , mais dans
Donne-moi la clé ! le langage courant on préfère de beaucoup la tournure avec le
5- M a r d - é hésâbi, az komakat khéyli possessif, parce que plus courte.
motachakkéram ! © Le possessif peut se suffixer au premier terme d'un verbe com-
homme* raisonnable de aide-ta très remerciant-je-suis posé, comme ici, ou à l'infinitif, comme à la phrase 8 - barâ-yé
Gros malin, je te remercie de ton aide ! bâz kardanach -£J ïjï JU j_çly pour l'ouvrir - et même à
un verbe conjugué : nadidamâch JLJ» JL> X> je ne l'ai pas vu.
6 M a n k h o d a m in k â r râ mi tavânam békonam. ©
moi moi-même ce travail RA je-peux que-je-fasse ® Mard-é hésâbi ^ L~>- ïy* peut signifier suivant le contexte
Je peux faire cela (ce travail) moi-même. homme équitable, intelligent, raisonnable ou bien, en qualificatif
moqueur, "gros malin !"
Notes © Khodam pïy>- moi-même . On peut employer cette forme à
toutes les personnes en ajoutant à khod Sy>- soi-même, le
® Dar-é bi kélid JLJD ^> ji la porte sans clé : rappelez-vous
possessif voulu : khodat Cj$y>- toi-même, khodach ^ i - ^ p -
que l'ézâfé peut relier un nom et un qualificatif introduit par une
lui-même, khodémân OLo^p- nous-mêmes, khodétân J o J »>•
préposition, ici bi ^> sans. y
vous-même(s), khodéchân ijuioy>- eux-mêmes.
325 r v û r\9 326
46 7 Vali kélid tou-yé khâné mandé ast ! © !c~-»l ûAJU 4jl^- (_£^; JUD Jj V 46
mais clé intérieur* maison restée elle-est
Mais la clé est restée dans la maison !
'J
8- Pas barâ-yé bâz kardanach kélidhâ-yé digari râ
émtéhân bâyad kard. (îXD
alors pour* ouvert faire-sa clé-pl* autre-une RA essai il-
faut faire
Eh bien, pour l'ouvrir il faut essayer d'autres clés. Q

Notes ci après un nom pluriel, ce qui paraît étonnant, puisque jusqu'ici


on le traduisait par un/une. Ce suffixe, tout à fait spécifique du
® Mandé ast C~~" I a Ju U elle est restée. Mandé est le participe
persan, peut donc s'employer après un nom singulier ou pluriel
passé de mandan / mân <jL» /o-Li U rester (leçon 29).
et correspond à l'article indéfini du français, singulier (un/une)
® Kélidhâ-yé digari (kélid-hâ-y-é digar-i) ( j ^ S - O i j ; ^ jJù ou pluriel (des).
d'autres clés (des clés autres) : le suffixe -i se trouve'cette fois- •

Les mots nouveaux Remarques concernant l'écriture et la lecture


Notez bien bâzach konim '_' et bâz kardanach
dar porte (J"~>
-Lo^p JU (voir note 2). Vous avez certainement retenu les mots
qofl verrou, serrure visuellement, de façon globale pour un grand nombre d'entre eux.
Pensez bien qu'ils peuvent changer d'aspect en raison des suffixes
qofl boudan ji^j Lis être verrouillé
qui peuvent s'y ajouter - en principe pas plus de deux. Pour l'instant,
bâz kardan ouvrir vous connaissez les combinaisons suivantes :
bâz * basté <CLwj ?* j u ouvert * fermé a) nom + pluriel + i
hésâb calcul, compte, addition tchizhâ'i (tchiz-hâ-i) ^J> ^*/~>- des choses
pârkhâ'i ^ J L § J J I J des parcs
hésâbi raisonnable, intelligent,
L*!'
équitable b) nom + pluriel + possessif
mard-é hésâbi ! ^J L~>- sy* gros malin ! batchéhâyach (batché-hâ-y-ach) -£j IA &S*J ses enfants
manzélhâyétân (manzel-hâ-y-étân) ù U o LgJ \X» vos maisons
khodam f^LP" moi-même
Notez que dans les premiers exemples de chaque groupe, le mot ne
émtéhân kardan Osy jL»cXal essayer
change pas parce que l'un se termine par une lettre qui ne lie pas et
émtéhân OL>CXAI essai, examen l'autre par hé «. , mais les mots des seconds exemples changent de
physionomie quand on leur adjoint des suffixes.
séfîd .UJLA. blanc, blanche (Ex. 2)

327 r r v TVA 328


46 Exercice 1 : X*p <u>>> Tardjomé konid • j £ J ^ 0 J ^ o n 1
. 1
J > ! > > ' ^ j j h r « ^ ^ V
© 46

Mard-é hésâbi, tchétowr mi tavâni in dar râ bâz koni ?

Némi tavânam in dar râ bâz konam. Goftam ké némi tavanam bâzach Man kélidha-yé koutchéki rou-yé miz péydâ kardam.
konam. (*~JXJ 'J J^ Cf.) p? ' y (V ^>bo^- ^ ' ^ - ^ - ^ l ©
Alhamdolléllâh ! Ma khodémân mi tavânim in kâr râ békonim !
Barâ-yé bâz kardan-é in dar yék kélid lâzém ast. Corrigé de l'exercice 1
0 Je ne peux pas ouvrir cette porte. J'ai dit que je ne peux pas l'ouvrir
(je ne peux pas ouvrir-elle). © Pour ouvrir cette porte, il faut une clé
Man in dar ra mi khâham bâz konam. Mi khâham bâzach konam.
(une clé est nécessaire). © Je veux ouvrir cette porte. Je veux l'ouvrir.
O Cette porte n'est-elle pas fermée à clé ? Qui peut l'ouvrir ? © Gros
malin, comment peux-tu ouvrir cette porte ? © J'ai trouvé des petites
Magar in dar qofl nist ? Ki in râ mi tavânad bâz konad ? clés sur la table. © Dieu soit loué ! Nous pouvons faire nous-même
ce travail ! = = = = = =

Exercice 2 : -LJJ \^& Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants
O Barâ-yé ^\jj - kardanach ^j }J> - sabr j^> - © - kélidam râ
O Pour l'ouvrir (ouvrir-elle), il faut que tu sois patient (que / kélid-é mârâ \y X-AJ> / \j *\JlS - koni ^ S © Pas , r-> -
patience tu fasses).
komakétân 0 b^S - motachakkéram © - khodat O^^p-
....... bâz bâyad . . . . koni. - kâr j l> - békon \>o © - mâl-é J U - nist © Samâvarétân
0 II faut que tu essaies ma clé (toi il faut ma clé COD essai que oLijjU—•> - manzélémân oLJj-^> Biyâ L J - séfid -A_oL* -
tu fasses - deux traductions pour "ma clé " COD).
biyâvar jj Lo.
To bâyad / - émtéhân
Texte de l'exercice 2
© Eh bien, je vous remercie beaucoup de votre aide (de votre
aide très remerciant je suis). ^jS j^p -bb J^>ïy j b (S'f, •
. . . az khéyli
O Fais toi-même ce travail ! (Fais-le toi-même !)
To in . . . râ !
O Est-ce que ce n 'estpas à toi (bien* toi n 'estpas) ?
Magar . . . - . to . . . . ?
© Votre samovar est resté chez nous (dans notre maison).
? c~~J y JU ^>lo ©
dar mandé ast. ûJuU j b j Ua j ^ j b j j U - ^ ©
O Viens ! Apporte la clé blanche (séfïd) /
. . . . ! Kélid-é râ !
329 rx\ ' r r - 330
47 Beaucoup d'expressions de la vie quotidienne incluent le nom d'Allah, également très utilisé, comme dans Khodâ hâféz h3 l>- I X^-au revoir 47
de même qu 'en français nombre de formules font référence à Dieu. (Dieu vous garde) ou encore Khodâ Négahdâr j I J_g>j I JLsi-, et
Les expressions empruntées telles quelles à l'arabe - qui a exercé Khodâ râ chokr - S ^ \j I Xj- Dieu merci !
une grande influence sur le persan depuis la conquête isjamique de Pour terminer cette leçon, voici un dicton dans lequel intervient Dieu :
l'Iran - sont également nombreuses, comme inchâllâh <JJ I * LU I (si
Dieu veut) mâçhâllah 4JJI cLi U (bravo :"ce que Dieu veut"), C^J , CJ ,
alhamdollâh Ai Xosti I (Dieu soit loué) - l'expression correcte en Az to harakat az Khodâ barakat.
arabe est alhamdoléllâh, mais en persan on l'a un peu simplifiée. A de toi le mouvement, de Dieu la bénédiction / la grâce
côté du mot arabe Allah 4JJI, le terme persan Khodâ I XP- (Dieu) est Aide-toi, le ciel t'aidera

47 Quarante-septième leçon (dars-é


tchéhél-o haftom) ^ 3 J#r u*>
Maintenant que les phrases des textes commencent à être plus
longues, la traduction littérale sera toujours sous chaque membre
^J>y*S>*Ji c O l j J l^
de phrase, mais la traduction globale en français correct ne lui
correspondra pas toujours exactement, l'ordre des mots n 'étantpas
forcément le même dans les deux langues. XJ I 0.}J> Cj$£-à (Oui (_£ly r
-L-» .îJ Xs>- XJ u r
Khânévâdé-yé Mahmoudi
famille* Mahmoudi
Notes
La famille Mahmoudi ) Hodoud 3 j X>- signifie limites (et, suivi de l'ézâfé, aux environs
de, environ, vers : hodoud-é sâ'at-é hacht C~l& C~P L- i j Jb» :
Khânom va âqâ-yé Mahmoudi khânévâdé-yé vers huit heures. Sar-é sâ'at-é hacht C~l& C~P L- j*» signifie,
Nazari râ au contraire, à huit heures précises (sur/à heure huit), alors que
madame et monsieur* Mahmoudi famille* Nazari RA à huit heures se dit simplement sâ'at-é hacht C~l& C ^ P L * .
Madame et Monsieur Mahmoudi ont invité Vous avez déjà rencontré la préposition sar-é dans sar-é miz
barâ-yé châm da'vat kardé'and. y~/> j ^ à table (leçon 24). Elle peut donc se traduire par à, mais
pour* dîner invitation [ayantj-fait ils-sont avec des sens très différents, comme c'est le cas de la préposition
à dîner la famille Nazari. à en français.
Bâyad hodoud-é sâ'at-é hacht-é chab bé ) Vous avez vu le suffixe du possessif dans le mot khodétân qui
manzéléchân béravand. O ® signifie vous-même(s) à la note 4 de la leçon précédente et ici, à
il-faut environ* heure* huit* soir à maison-leur qu 'ils-aillent la phrase 9. Le suffixe de la troisième personne du pluriel apparaît
Il faut qu'ils aillent chez eux aux environs de huit dans les mots manzéléchân (manzél-échân) j U J j ^ a leur
heures du soir. maison, et mizbânéchân (mizbân-échân) OLlJ l> J^> leur hôte.
Vous connaissez maintenant tous les suffixes du possessif.
331 m TTY 332
47 4 Sar-é sâ'at-é hacht zang-é khâné-yé mizbânéchân 47
iJLtJuy*j* k> L>- ^ _ > J J >L
râ zadand. ®© s"
à* heure* huit sonnette* maison* hôte-leur RÂ ils-ont-frappé Jioj
À huit heures précises, ils ont sonné chez leur hôte
(ils ont sonné la sonnette de la maison de leur hôte).
5 Âqâ-yé Mahmoudi dar râ bé rou-yé méhmânhâyach
monsieur* Mahmoudi porte RAface* (à sur) invité-pi- ses
Monsieur Mahmoudi a ouvert la porte à ses invités V
6 bâz kard va pas az salâm va 'alayk ©
ouvert il-a-fait et après de salut et salamalec
et après échange de salutations,
7 khânomach pich âmad va goft : ©
dame-sa devant elle-est-venue et elle-a-dit :
son épouse est apparue et a dit :
8- Béfarmâ'id lotfan, ta'ârof nakonid.
veuillez s'il-vous-plaît manières ne-pas-faites
[Entrez] je vous prie, ne faites pas de manières.
9 Indjâ manzél-é khodétân ast ! © £n persan les salutations ainsi que les formules de politesse,
ici maison*vous-mêmes elle-est nombreuses et subtiles, relèvent d'un véritable art qui ne s'acquiert
Cette maison est la vôtre / Faites comme chez vous. • qu 'avec une longue pratique. Toutefois, on ne peut prétendre
Notes apprendre le persan sans s'initier aux formules de politesse les plus
courantes. On vous pardonnerait certes votre manque de savoir-
© Sâlam va 'alayk v-X~U 3 /»*>U signifie littéralement salut et sur vivre parce que vous êtes étranger, mais si vous faites un minimum
toi [le salut] : 'alayk est le début de la réponse à la salutation arabe d'efforts dans ce sens, on vous en saura gré.
as-salâmou 'alayka - 'alaykoum as-salâmou ! (sur toi / sur vous le Un exemple : avant d'entrer quelque part, vous devez vous effacer
salut). De cette expression découle le mot français salamalec. Le salut devant la personne qui vous accompagne et dire à celle-ci béfarmâ 'id
arabe est employé fréquemment par les musulmans de tous pays. à plusieurs reprises pour l'inviter à passer en premier et puis qorbân-é
chôma UJ> ôbyï ([je suis] votre dévoué serviteur) après chacun
© Khânomach pich âmad -La I rL^ ^i-«J l>- son épouse est de ses refus. Enfin vous devrez accepter à regret defranchir la porte,
apparue. Ce verbe composé signifie littéralement "elle est venue car vous n 'aurezpas le dernier mot en tant qu 'étranger, les Iraniens
devant [eux]". Pich ^ ~ J est une préposition qui a deux sens ayant le sens de l'hospitalité poussé au plus haut degré !
principaux, auprès, devant et auparavant. Pich-é man signifiera C'est tout l'art du ta'ârof ^JJUJ', mot qui désigne les manières,
auprès de moi ou chez moi. En revanche, on dira : pich az châm les cérémonies qui se pratiquent dans les relations humaines entre
^ Li JI ji-o avant le dîner et tchand sâl-é pich fi^o JL* _U> gens qui se respectent. C 'est pourquoi vous entendrez souvent, pour
abréger les choses : ta'ârof nakonid ! -L?^ t—3jl*S "ne faites
quelques années auparavant, ou encore az tchand sâl-é pich
pas de manières ! " ou "sans façons, je vous prie ! "
.U-o J L * _L^>- Jl depuis quelques années.
333 rrr YTÏ 334
47 Les mots nouveaux méhmân ô Lo-g» invité 47
Mahmoudi ^}J^S*J* Mahmoudi mizbân OliU" hôte (qui reçoit)
khânévâdé col_aiL>- famille pas az jI —j après (comme ba'd az)
châm Li soir, dîner bé rou-yé <S3 J "-* -/^ ce <* 0' tt - "à face-de")
châm khordan Oïjy- />Li rffner (verbe) salâm va 'alayk <_S^ls-j f^k** salutations [d'usage]
da'vat kardan O-ip O i P i inviter (invitation faire) pich âmadan OX» I j t i - j arriver, avancer
hodoud-é i j JL>- awx environs de, vers pich <j~-> auprès, devant, auparavant
zang zadan Oïj^SJj sonner (sonnette frapper) ta'ârof kardan OiS i_SjLu faire des manières

Exercice 1 : -LJJ <u^>jj' Tardjomé konid


jjwU>A J «>• <-L~>- (_$ I A >-vo i j Li_> Lis 4^>SJ o
Pas az châm khordan, bâyad bé pârk béravim. Batchéhâyéchân pésarhâ-yé khéyli khoubi hastand.
o ^ L o j ^J^- <~)j>; PJ<^ c ^ " j - i l j iJLiJj-^ © ! .LUSVJ JJJ I ai' _« ù L i o as- l j jL> •_> I ! . S o l j I JJ>-©
Manzéléchân râ doust dâram, tchoun khéyli zibâst. Khodâ râ chokr ! In kâr râ khodéchân mi tavânand békonand.
-Lo Lu . i j j La ULo -Li u Uk>^ 0
Chôma bâyad pich-é ma zoud biyâ'id.
Lo ^ < o
Sar-é sâ'at-é chéch-o nim zang-é daréchân râ mi zadand.
Corrigé de l'exercice 1
J _ J ^ J L-3J uô 1 alaJ . j^^S JJ o *P i f L i (_j I y I j LaJ* 0 0 Après le dîner (après dîner manger), il faut que nous allions au
parc. O Nous aimons leur maison, parce qu'elle est très belle. © Il
Chôma râ barâ-yé châm da'vat mi konam. Lotfan ta'ârof nakonid. faut que vous veniez vite chez moi. O À six heures et demie pile ils
ont sonné à leur porte (sonnette de leur porte ils ont frappé). © Je
Montazér-é chôma hastam.
vous invite à (pour le) dîner. S'il vous plaît, ne faites pas de façons.
l à i U - j l j U / 9 j ^ _L)b j$\p j\ XXJ J S C^-pL" :>_«. JU>- U© Je vous attends (attendant* vous je suis). © Nous devons être vers
deux heures de l'après-midi sur la place Hafïz (nous vers... il faut
Ma houdoud-é sâ'at-é do-é ba'd az zohr bâyad dar méydân-é Hâféz sur la place Hafiz que nous soyons). O Leurs enfants sont de très
bâchim. bons garçons. © Dieu merci ! Ils peuvent faire ce travail eux-mêmes.

335 YTÛ rr? 336


47 Exercice 2 : X~p \^S^> Takmil konid Corrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 47
O Khânom-é *>!-=>-- châm /» Li - kardé oïjS - © hodoud-é iy X>-
O Madame Mahmoudi est invitée à (pour le) dîner. - yâzdah ai j l> - manzélécnân O LxJJXA - © mizbân-hâ IA ô L> U«
-. Mahmoudi barâ-yé . . . . da'vat ast. - va 'alayk ^_XJIP _J - © Khânévâdé-yé co Iy U>- - sar-é y*> - noh
O II faut quej 'aille chez eux (à leur maison) vers onze heures. «J - © - pich az JI fi-j - râ I j - bâré OJ\J - konid J_Jj © Pas
Bâyad - . sâ'at-é bé ^j - salâm f"}L* - méhmânhâ LgJ L-g^ - hayât tou-yé (_CaJ' i?Lp-
béravam. - © - pich amad -J « I r~-^-> - khoch âmadid X-> X-# I A?-5"
O Les invités et (avec) leurs (les) hôtes ont fait [un échange de] © Tchand -U»- - pich lr™> - âmadé'am p I oX" I .
salutations.
Méhmânhâ bâ - . . salâm kardand.
O La famille Nazari est arrivée ([ils] sont arrivés) à neuf heures pile.
Texte de l'exercice 2
- . . Nazari . . . - . sâ'at-é . . . âmadand. o ^ l &ïy> C-jy-z p l i tS*S. (JPj-o^-' 1 ( t J ^ ©
O S'il vous plaît, refermez à clé cette porte avant le dîner (avant
de dîner cette porte de nouveau verrou[illée] faites).
Lotfan, châm in dar . . do . . . . qofl

© Après les salutations [d'usage], les invités sont passés (allés) -Lj _Lo I dj Cl^p L*» , ^ LCJ °~' _¥ ^~
de la cour à (dans) la maison. likJ e
. . . az va 'alayk, az -
4J b«- (CaJ
. . khâne raftand.
O Madame Nazari est arrivée et a dit : "Bonjour, bienvenue !"
Khânom-é Nazari -o goft : "Salâm,
! Xi Xa I f i * ? " i P
!" »<X^ f
© Je suis venue ici il y a quelques années.
Ô-L^ I L>cJJ I 4 j -U-O ( J L ^
sâl-é . . . . bé indjâ f

Et pour terminer cette leçon, voici un proverbe qui vous rappellera


un des sens de pich :

-U S,
Tchoun ké sad âiiiad navad ham pich-é mâst.
Puisque cent est arrivé, quatre-vingt-dix est aussi chez nous.
Qui peut le plus peut le moins.

337 rrv VTA 338


48 Quarante-huitième leçon (dars-é
tchéhél-o hachtom) p~~* i J-^T u"J* ^ A
Khâné-yé now
maison* neuve
La maison neuve

1- Chénidam ké asbâbkachi kardé'id. ©


j'ai-entendu que déménagement vous-avez-fait
J'ai entendu dire que vous aviez déménagé.
1
2 Âyâ mi tavânam khâné-yé djadidétân râ J ^ iS3S.3j<^.\ J* fj?\ LC^\S>-j^jt f
bébinam ? ©
est-ce-que je-peux maison* nouvelle-vôtre RA que-je voie
Est-ce que je peux voir votre nouvelle maison ?
3- Albatté, khéyli khoch âmadid ! Manzél-é
khodétân ast.
bien-sûr très agréable vous-êtes-venus maison* vous-
même elie-est • quand on est en présence d'un groupe nom + adjectif épithète :
Bien sûr, bienvenue ! Vous êtes comme chez vous maison* nouvelle-vôtre. Notez également que le suffixe du
(c'est votre propre maison). possessif placé après un mot terminé par -hé se réduit à -tân :
khânétân OU <o U«- votre maison (à la phrase 8). Il en est de
4 Hamin djâst, in dar-é âbi rou bé rou-yé baqqâli.
même pour les autres suffixes du pluriel (khânémân 0U> 4J \J-
ce-même endroit-est cette porte* bleueface à face* épicerie
Elle est juste là : la porte bleue en face de l'épicerie. notre maison, khânéchân OLi 4j \J- leur maison). Quant à ceux
du singulier, ils s'écrivent séparés du mot, et se prononcent
5- Tché hayât-é qachangi ! Bâ howz-o bâghtché-o distinctement en persan correct : khâné'am i>\ 4J [>•, khâné'at
gol-o dérakht. (D® Oi *J IJ>- , khâné'ach Jil 4J l_>- (ma / ta /sa maison).
quelle cour* belle-une avec bassin-etjardinet-etfleur-et arbre
Quelle jolie cour, avec un bassin, des parterres de © Tché hayât-é qachangi ! ! ( J o _ L s 1>L>- o - Quelle belle cour !
fleurs et des arbres ! et à la phrase 8 Tché farchhâ-yé zibâ'i ! J L-> J <_jLg-i J 4>-
gue/s 6eawx ?a;rà / Dans ces deux phrases exclamatives,
Notes n'oubliez pas que le suffixe -i est indispensable à la fin de
l'adjectif, que celui-ci se rapporte à un nom singulier ou pluriel
© Asbâbkachi ^ l x > L~< I est composé de asbâb ^ > L ^ I affaires
(hayat, farch-hâ). Vous avez déjà rencontré ce type de phrase à
et de kach (+ i) ^JSqui tire (de kachidan j XJiS , kach jS
la leçon 43 (phrase 5).
tirer) et signifie déménagement.
D Bâghtché (bâgh-tché) 4J>J; b signifie petit jardin, jardinet,
® Khâné-yé djadidétân iS\JX>X>- 4J L>- votre nouvelle maison :
vous remarquez ici que le possessif doit se suffixer à l'adjectif • parterre. C'est le diminutif de bâgh é-L jardin.

339 rr\ Tt* 340


48 6- Âré, zécht nist vali koutchék ast.
oui laide elle-n 'est-pas mais petite elle-est
48
Oui, elle n'est pas laide, mais petite.
7- Otâq-é pazirâ'i-étân khéyli rowchan ast ! © l
salle*réception-votre très claire elle-est -^J^iJ iS^J4 ^ A
Votre salon est très clair !
!
L5* Lo
4 i jJ OUU-XJ>- - \
JL~O
8 Tché farchhâyé zibâ'i ! ©
quel tapis-pl. * beau-i
Quels beaux tapis ! Les mots nouveaux
9- Tchachmétân zibâ mi binad ! © chénidan / chénav 0^-*** / O-^-O-M^ entendre [dire]
œil-votre beau il-voit asbâbkachi kardan O sjs ±^L> L-* 1 déménager
[Trop aimable à vous]. Ils ne sont pas si beaux que ça !
• asbâb 1 JU^u 1 affaires (effets)
ayâ
Notes
u est-ce que
now nouveau, neuf
y
© Tchachmétân zibâ mi binad ! -U~> ^ Lo j ùL-»-i*>- signifie djadid \j> Jj>- nouveau, récent
"C 'est votre œil qui les voit beaux !" Cette phrase est une formule
de politesse courante qui tend à montrer la modestie du mi binad (didan/bin) il voit (voir)
-*~rf L ^
propriétaire dont on vante la qualité des biens. albatté éj\ bien sûr
Il est une autre formule qui dit : Qâbél nist. Taqdim mikonam.
f^S ^ o -j JLflj . C~~J L \j Ce n 'est rien (méritant, digne n 'est baqqâl, baqqâli épicier, épicerie
pas) Je vous l'offre. Naturellement, lorsque vous entendez cette
phrase, vous ne devez pas vous emparer de l'objet et l'emporter
âbi
J bleu(e)
howz bassin
sous le bras, mais dire : o^-p-
Sâhabach qâbél ast. Mobârak-é khodétân bâchad ! bâgh, bâghtché 4j>tpb ( i l ) jardin ; jardinet,
! JLil> Ou'Jb- ^ T J L « .C~"l Lis fi^jîsLvS L'important, parterre (defleu
c 'est vous. Que cela vous porte bonheur ! (son propriétaire est dérakht ^ j > arbre
méritant ; porte-bonheur de vous-même que ce soit).
âré = âri (comme balé) l&J = "J oui
zécht C^j laid(e)
Remarque concernant la prononciation pazirâ'i réception
Pensez à bien faire entendre la diphtongue ow dans les mots howz {J^jiH
farch tapis
rowchan ù^3 J let now y. Prononcez "ho-ouz", "ro-ouchan" J>>
et "no-ou". tchachm ft-~^" œil
341 m m 342
48 Exercice 1 : X*£ <uj»-y Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 1 48
0 Nous voulons voir sa nouvelle maison (maison* nouvelle-sa que-
nous-voyions). © J'ai entendu [dire] que votre maison est très belle.
N'est-ce pas vrai ? © Sonne à cette porte bleue (sonnette de cette
Mi khâhim khâné-yé dj adidach râ bébinim.
porte bleue COD frappe) ! O Leur maison est en face (face à face
de) de l'épicerie. © Notre maison a une grande cour avec [un] bassin
Chénidam ké manzélétân khéyli zibâst. Dorostnist ? , et des fleurs. © Dans votre jardin, je vois beaucoup de grands arbres
(des arbres nombreux et grands). © Dans leurs maisons, la cour est
Zang-é in dar-é âbi râ bézan ! ^ très laide.

Manzéléchân rou bé rou-yé baqqâji hast.


^ b J r j ^ ^ b jjy. > L ^ ^ _ ou ^ ©
Khânémân yék hayât-é bozqjgi bâ howz-o gol dârad.

Dar bâghétân dérakht-é ziyâd va bozorgi mi binam.


o—I o - i j JLS- 1?L^ jUoLgJ^» j^>©
Dar manzélhâyéchân hayât khéyli zécht ast.

La maison traditionnelle iranienne se cache derrière de hauts murs


afin de protéger la famille — et surtout les femmes - des regards
indiscrets (afin de préserver l'intimité familiale). On pénètre dans
une cour qui s'orne souvent d'un bassin, dont les usages peuvent
être multiples. Il y a en général quelques arbres et fleurs et parfois
un vrai jardin. La maison comporte toujours une grande pièce de
réception oùpourronts 'échanger mille politesses accompagnées de
sorbets et de gâteaux. Les soirs d'été, les Iraniens recherchent la
fraîcheur sur le toit en terrasse et, souvent, ils y dorment sur un
matelas posé au milieu d'un tapis. Ilfaut noter qu 'en persan "faire
le lit" se dit "étendre la literie"(rakht-é khâb andâkhtan
•IJJI^JI
y îùU. 'J3"- litt. literie* sommeil jeter), car autrefois
et maintenant encore dans les campagnes -, on dormait sur des
matelas qu 'on dépliait, puis qu 'on roulait une fois levé.

343 r f r Tff 344


49 Exercice 2 : -LLJ J-r*1-^-' Takmil konid Corrrigé de l'exercice 2 - Les mots manquants 49
O Otâq-é (jL-b I - étan ijl—i - mâl-é J L » - rowchantar \ _ - i j j -
O Votre salon est beaucoup plus clair que le nôtre (bien* nous). ©Tché « i ^ - z i b â ' i ^ L j j O - b a q q â l i â b i ^ I (JUL - s é f i d - L ^
...... p a z i r â ' i . . . . az . . . - . ma khéyli - O Albatté <CJ I - tavânid -LJ Iy - bébinid - L J ~ J - âmadid -L -La I
ast. © Tchachmhâyam -_> Lg_«_^>- - tchizhâ-yé (_jl_A j - ^ - bébinand
O Quelles belles chambres /pièces ! -*JJ~O © - pazirâ'i-yé ^ J I -J -L - o rowchani J ^ j j j - Bébinid
. . . . otâqhâ-yé ! -LJ~O O - asbâbkachi [^-^ L— I - sâl-é pich ^ i JL» .
O La porte de l'épicerie n 'est pas bleue, elle est blanche.
Dar-é nist, ast.
O Bien sûr [que] vous pouvez voir ma maison ! Soyez les
bienvenus ! Texte de l'exercice 2
, mi manzélam râ ! Khoch
!
© Mes yeux ne peuvent pas voir les choses laides ! Î ^ L o j <_jU (jLUI <L>- ©
némi tavânand - . . zécht râ C-v--»' X*j>^> t ô - ~ J | j I iJ^&> J^ ®

Quel salon grand et clair ! Voyez ! wj \j J ]Xa -Lo I aj -a 4 i J I ©


Tché otâq-é - . . bozorg

JL) , alUI
Quand as-tu déménagé (déménagementfait) ? -Ily a
quelques années (quelques années auparavant).
J"
Kéy kardi ? - Tchand . . . -. . ? rLo J L - jjj>- ? tS^y L S ™ ^ W-"' <y ®

49 Quarante-neuvième leçon (dars-é


tchéhél-o nohom)
Vous avez réellementfranchi une étape importante, la deuxième après aborder une nouvelle. Cela ne vous sera que plus bénéfique.
l'apprentissage de l'alphabet (leçon 28). Désormais, vous avez à Faisons le point en ce qui concerne vos connaissances à ce jour !
votre disposition tous les moyens d'expression de la phrase simple
du langage quotidien. 1 Écriture
Vous en êtes conscient, vous commencez à vous sentir à l'aise devant
un petit texte persan fait de mots que vous connaissez bien. Certaines • Après un aléf, le possessif est précédé d'un yé (voir paragraphe 4 : les
tournures ou expressions vous viennent spontanément à l'esprit, possessifs) : pâhâyam (pâ-hâ-y-am) «J l& L> mes jambes/mes pieds.
même si parfois vous avez encore quelque doute quant à leur écriture.
Soyez patient en ce qui concerne lecture et écriture. N'hésitez pas, si • Après un aléf, le suffixe -i (un/une/des) s'écrit sur un yé initial sans
vous diposez de temps, à relire les leçons précédentes avant d'en points, suivi d'un yé final (toujours sans points) :

345 r f û Vf? 346


49 djâ'i ^ J L>- un endroit 3 La phrase exclamative 49
râhnamâ'i ^ J L>JJ!s I j fait de montrer le chemin Elle est introduite par tché 4>- que/ quoi/quel et le nom ou l'adjectif
(leçon 44, note 1) sur lequel porte l'exclamation reçoit le suffixe -i :
Ici, le suffixe -i est la marque du substantif (râhnémâ signifie "qui Tché manzéli ! Tché manzélhâ'i ! \J>\^y^ 4^ ! J ^ <L>-
montre le chemin, guide" : + -i =fait de ). Quelle maison! Quelles maisons !
Tché fékr-é khoubi ! ^J^JÇJ* 4^
2 La marque d'indétermination : le suffixe -i Quelle bonne idée ! (leçon 43, phrase 5)
Tché hayât-é qachangi ! \S^Jl3 J3L9- 43-
Vous connaissiez déjà la valeur du suffixe -i ajouté à un mot singulier Quelle belle cour ! (leçon 48, phrase 5)
et signifiant un/une (voir leçon 35). Ce qui fait qu'en persan, pour Tché farchâ-yé qachangi !
exprimer un nom précédé de l'article indéfini singulier, on a trois Quels beaux tapis ! (leçon 48, phrase 8)
solutions - nous vous les rappelons :
4 Les possessifs et les pronoms personnels complément
• Nom singulier
yék mard Vous connaissez tous les suffixes du possessif (ceux des trois
mardi un homme premières personnes du singulier avaient été vus dans la série
précédente) :
yék mardi
-am f(l) mon/ma/mes
Ces trois formes ont quasiment la même valeur, encore que dans -at ton/ta/tes
certains cas, on pourra préférer l'une ou l'autre d'entre elles. Notez
O(l)
-ach son/sa/ses
que la troisième est familière. o*<0
-émân oU notre/nos
• Nom + adjectif -étân OU' votre/vos
Lorsque le nom est suivi d'un adjectif et relié à lui par un ézâfé, le -échân jli leur/leurs
suffixe -i est reporté après l'adjectif : w
1
(yék) mard-é khoubi ^ o-iy (oo) un homme bon Le suffixe du possessif peut se placer après le nom et aussi après
(homme* bon-un) .'adjectif épithète :
khâné-yé djadidétân (djadîd-étân) O lï XJ JS>- 4J b>-
• Nom pluriel votre nouvelle maison (leçon 48, phrase 2)
Le suffixe -i peut aussi s'ajouter à un nom pluriel et correspondre
plus ou moins à l'article indéfini pluriel du français, des :
• Après un mot terminé par aléf, on intercale un yé (y en transcription)
entre le mot et le suffixe du possessif, donc chaque fois qu'un nom
est terminé par aléf ou chaque fois que tout nom est additionné du
Kélidhâ-yé digar-i râ émtéhân bâyad kard. suffixe du pluriel -hâ [& :
Ilfaut essayer d'autres clés (clé-pl. * autres-des RA essai il-fautfaire)
(leçon 46, phrase 8, note 6). pâ-y-am L> ma jambe / mon pied
(*
347 r r v TfA 348
49 djâ-y-at > U- ta pla
Mâchinétân râ park kardid.
Vous avez garé votre voiture (sujet et possesseur : même personne).
Pâhâyam (pâ-hâ-y-am) dard mi konand.
Mes jambes me font mal /J'ai mal aux jambes, (leçon 45, phrase 5) • Le possessif sert aussi de pronom personnel complément et peut
dans ce cas se suffixer à un verbe conjugué, à un infinitif ou au mot
qui forme une composante d'un verbe :
Âqâ-yé Mahmoudi dar râ bé rou-yé mehmânhâyach (mehmân- Nadidamach (na-didam-ach) ,L» Jb -XJ
hâ-y-ach) bâz kard. Je ne l'ai pas vu (leçon 46, note 2).
Monsieur Mahmoudi a ouvert la porte à ses invités.
(leçon 47, phrase 6) Pas barâ-yé bâz kardanach (kardan-ach)...
Eh bien, pour l'ouvrir... (pour ouvrir-elle) (leçon 46, phrase 8).
• Quand il s'agit de mots terminés par -hé 4. , on ajoute les trois
premiers suffixes, -am, -at, ach, écrits avec un aléf, et les trois du Bi kélid némi tavânam bazach konam.
pluriel perdent leur é initial - confondus avec le é final du nom -, et Sans clé, je ne peux pas l'ouvrir (la porte) (leçon 46, phrase 3).
s'écrivent de la même manière :
khâné'am pi <u L>- ma maison • Notez qu'à la première personne du singulier, si vous employez la
khâné'at o l <o U>- ta maison formule e'zâfe'+ pronom additionnée de RA, vous obtiendrez la forme
marâ (comme man + RÂ -» marâ = moi COD : marâ did il m'a vu).
khâné'ach U"" ;U- sa maison ^ j i ' o U ^ I lj f-UliV \y JLJT JuL> y
khâné-mân notre maison To bâyad kélid-é marâ / kélidam râ émtéhân koni.
hkâné-tân votre maison Il faut que tu essaies ma clé (leçon 46, exercice 2, phrase 2).
khâné-chân leur maison
• Une dernière remarque : à la troisième personne, le suffixe -ach
• Après un mot terminé en -i, le possessif s'écrit de préférence séparé peut servir de pronom complément pour les choses comme pour les
•, i •• M
! ;> / / ( "i« y>i' j ! Ju; ,'iUsl
..M
personnes. Mais si on emploie ou râ (le/la COD), il ne peut se référer
Otâq-é pazirâ'i-am / pazirâ'i-étân qu'à une personne. Pour les choses, on dira in râ ou bien an râ
mon / votre salon (leçon 48)
(celui-ci/celle-ci ; celui-là/celle-là COD). Au pluriel inhâ l^o I ceux
• Rappelez-vous leur règle d'emploi : pour exprimer la possession, /celles-ci ou bien ânhâ IgJ I ceux/celles-là.
on peut, en principe, utiliser indifféremment le suffixe du possessif
ou l'ézâfé suivi du pronom, sauf lorsque le sujet de la phrase et le 5 Expression de vouloir, pouvoir, devoir, il faut que :
possesseur sont la même personne. Dans ce cas, on doit absolument khâstan, tavânestan, bâyad + subjonctif
utiliser le possessif. D'autre part, quand on a le choix, là encore, il y
a des préférences voulues par l'usage, mais pour l'instant, tenez- • vouloir, pouvoir
vous-en aux règles énoncées.
khâstan / khâh \y- / AI— \y- subj. = vouloir + infinitif
Mâchinétân râ / mâchin-é chôma râ didam. tavânestan / tavân ô \y / .\I~~J \y + subj. = pouvoir + infinitif
J'ai vu votre voiture (sujet et possesseur différents).
349 r f \ ?&' 350
49 kasi - 3 * kasi na j Ç 49
quelqu 'un personne
Ma mi khâhim bé pârk béravim.
Nous voulons aller au parc (nous voulons... que-nous-allions) (leçon
43, phrase 2). Tchizi nagoft. C^àx» {Sfr?r. H n 'a rien d'L
Kasi naporsid. -b—-^J _ J Personne n 'a demandé.
Au lieu de khâstan, on peut aussi employer délam mikhahad suivi
du subjonctif, j'ai envie de : Kasi tchizi nagoft. OJLXJ iS}~^ .-—S Personne n 'a rien dit.

Pour le mot tchiz j ^ , voir leçon 35, n° 4.


Délam mikhahad bé pârk bérava'm.
J'ai envie d'aller au parc (mon cœur veut au parc que-j'aille). Kasi ~S est apparu dans les exercices de la leçon 45.
Har kasi ^^S Jb signifie chaque personne.
ps. « ^ f^y IJ? j*
Man mi tavânam piyâdé béravam. 7 Ké «O qui/que
Je peux aller à pied (moi je peux à pied que-j 'aille)
(leçon 44, phrase 7). Ce mot (vu dans la leçon 39, puis 45) va vous servir constamment,
en raison de son double sens de qui et que. Sa grande souplesse
• devoir, il faut que d'emploi vous permettra bientôt de construire toutes sortes de phrases
(relatives, complétives, et conjonctives).
Il n'y a pas de verbe devoir en persan. On utilise la troisième personne
du singulier du verbe défectif bâyestan rf.—; l> , falloir :
il faut que, bâyad - b u + subjonctif -que

PJ y Jb U Az~ip p I -b j I Magar nagoftam ké kélidam dar djou oftadé ast ?


Az kodâm koutché bâyad béravam ? Est-ce que je n 'ai pas dit que ma clé est tombée dans le ruisseau ?
Par quelle rue dois-je passer (aller)/faut-il que je passe (quej 'aille) (leçon 39, phrase 5)
(leçon 44, phrase 3).
-qui
Rappelez-vous que l'obligation impersonnelle - il faut + infinitif-, - b ^ ûj Ù2J yf* 4J - b ^ * .J - b L) b»»—» 1 I
se traduit par bâyad Ju u + Radical II : Az chôma bâyad porsid ké mari/ boudid.
»b^»jj ~b u U ^ j \ [C'est] à vous qui étiez malade [qu '] il faut demander (leçon 45,
Az chôma bâyad porsid. phrase 2).
C'est à vous qu 'il faut demander [cela] (leçon 45, phrase 2).
- que = dont
6 Indéfinis et mots négatifs ioJ O J > - I J U ô b ,-»5 4J L«w*
Chôma ké kamrétân nârâhat boud.
tchizi <J,y~^ tchizi na <£s?r. Vous qui souffriez du dos (vous que votre dos souffrant était = vous
quelque chose hitch tchiz na... dont le dos était souffrant) (leçon 45, phrase 7).

351 Yù\ TûV 352


49 Cette phrase vous donne un petit aperçu de la façon dont on pourra 10 Le diminutif 49
utiliser ké <0 pour traduire différents types de relatives. Nous y
reviendrons dans les prochains textes. Le suffixe -tché AS>-~ sert à former toutes sortes de mots, comme :
bâghtché Otpl» jardinet,petit jardin,parterre (de/leurs), vu leçon
8 Les prépositions, locutions prépositives, adverbes 47, et composé de bâgh ç-l> jardin + -tché <s- _ .
et expressions Sur ce même modèle :
daryâ u j i mer -» daryâtché o - l > j i lac,
béfarmâ'id tou y JJU^_I> entrez, je vous prie (leçon 45)
qâli J li fa/>« -» qâlitché <e*J li petà tapis,
pas az (= ba'd az) jI ,_-> après, à la suite de (47)
bil UJ pe//e -» biltché AS*\~S pelle à poussière, etc.
pich lX^> devant, avant, auprès (47)
11 Les couleurs : ranghâ l # & j
pich az JI , r ^ J avant (de) (47, note 4)
tchand sâl-é pich l r ~ o JL^> -*-^>- quelques années auparavant Blanc et Wew sont apparus dans les leçons 46 et 48. Nous vous
(47, note 4 et exercices) ' indiquons également les autres couleurs :

az tchand sâl-é pich ^Lo J L ^ _U>- Jl depuis quelques années séfid J^J2-< blanc(he) (leçon 46)
(47, note 4) âbi ^> I bleu(e) (leçon 48)
djélow / djélo-yé çSj^T / j - b - devant (49, Ex. révision) zard ij'j jaune
qermez y>3 rouge
bé rou-yé <_£j j i> /àce à (leçon 47)
sabz y~^ vert(e)
rou bé rou-yé tS3P3j en face de (leçon 48) siyâh oL^ noir(e)
do bâré ojLiji de nouveau, encore (44) goli Jo rose
hatman L>~>- sûrement (43)
12 Expressions de la vie quotidienne
albatté <cLI I We« .siîr (48)
Tché fékr-é khoubi ! \^J^J^3 ^
sar-é sâ'at-é... O - P L - ,-» à x heures précises (47) Quelle bonne idée ! (leçon 43, phrase 5)
houdoud-é sâ'at-é O-t- L* J j -^- vers x heures (47) Bâchad ! (prononcé bâché !) ! xiL
Soit, d'accord ! (43)
9 Doublets
'Éyb nadârad. (prononcé nadâré)
Vous en avez rencontré deux : Ce n'est rien. (44)

goft-o gou (goftan) jS _} C^Jù conversation (43) Khodâ râ chokr !


raft-o âmad Xo I j ô J j allées et venues Dieu merci ! (45)
(raftan ; âmadan) aller retour Alhamdo(lé)llâh ! <JJ-UJJI
circulation (44 Civil.) Dieu soit loué ! (45)
353 rùr fût 354
49 Inchâllâh JÛUUl 49
Inchallah (46) Ai I osS C->J£-ï \j b> <_£jhj ôiljJ L>- ©
- Khânévâdé-yé Nazari ma râ da'vat kardé'and.
Mâchâllâh (ma châ'Allah) JÛUili
Bravo (46, civil.) O—"Lo j çl~*- Ù t i * i U>- ! J a?- KJ>- 4>- ©
Béfarmâ'id tou... - Tché khabar-é khoubi ! Khânéchân khéyli zibâst.
Entrez, je vous prie. (45)
i -^J _j jj AJ b b>J I 4j S O
Qorbân-é chôma. Kéy bé ândjâ bâyad béravim ?
Merci beaucoup. (45)
~J _j C-V-1A OVPLA» S$\>- p L i e^'^j '-ij-9 <*»-> ©
In harf dorost ast.
C'est juste. (45) -Pas farda barâ-yé criâm, houdoud-é sâ'at-é hacht-o nim.

Ta'ârof nakonid ! j L i 4J [p- j ^ (_£ JL>- AJ L> *J j j C^-iA C^-P b* ~*» <^JJP- ©
Sans façons ! (47)
Manzél-é khodétân ast. - Khob, sar-é sâ'at-é hacht-o rob' bâyad djélo-yé dar-é khânéchân
Vous êtes chez vous. (47, 48) bâchim.
.j\j \ x> àjj>zs. V \js~ o
-Tchérâ ? 'Adjalé nadârim.
jyj* b j±2^ja O U J J J ^ <_£ jl>- *A IJP- (j-«J ©
Némi khâham djélo-yé manzéléchân montazér bâcham.

Exercice de révision ?ip JUA !^>- ^ X 5 4j- ;Oy> ©


Tardjomé konid X^ù <w>-J (Traduisez) Mardom tché fékr khâhand kard ?

Quelques mots nouveaux : L* J I J ^ j 4jt^3 ,i A^?- A J b *LX^_QJ& . .i 1 I A> i ©

khabar nouvelle, annonce Jiaj y^>\>- y*jï jï OaP.>


mardom /> ij^o /as ge«5 (+ verbe au pluriel) - 'Éyb nadârad. Hamiché bâyad tchand daqiqé pich az sâ'at-é da'vat
qâyéq .Jjj li barque dar mahall hâzér boud.
pj\j* ^a • f ^ U jl \A ! A-ib ©
cr~^iU-l. - Bâchad ! Man dar machin mi mânam.

Âqâ-yé mahmoudi ké setvân-é (sotvân-é) polis ast, bâ khânomach


- Nakhéyr ! Bâ mâchinémân nakhâham raft.
goft-o gou mi konad :

355 r û û TÙ9 356


49 Et pour conclure cette série de leçons : 49
>T

ΗJÛ \ïjS j>3 ïy» \ïj3 j^-


Andjâ némi tavânim pârk konim, tchoun dar khiyâbânéchân'djouhâ-
yé bozorgi hast. Tcho (tchoun) farda [mi] chavad, fékr-é farda
[bé] konim !
(comme demain devient, pensée* demain faisons)
- Pas béhtar nist (ké) bâ qâyéq béravim ? Quand demain arrivera, nous penserons à demain.
= A chaque jour suffit sa peine
Traduction
O Monsieur Mahmoudi , qui est lieutenant de police, converse
avec son épouse. [Elle] :
0 - La famille Nazari nous a (ont) invités.
O- Quelle bonne nouvelle ! Leur maison est très belle.
O Quand devons-nous y (à là-bas) aller ?
©- Après-demain pour dîner, vers huit heures et demie.
O- Bien, à huit heures et quart précises nous devons être à la porte Félicitations, vous voici arrivé à un stade de connaissance du persan
de leur maison. où vous serez en mesure d'aborder la phase active de notre méthode :
O- Pourquoi ? Nous ne sommes pas pressés. ainsi, dès demain, en même temps que vous attaquerez votre
O Je ne veux pas attendre devant leur porte. cinquantième leçon - comme d'habitude -, vous reprendrez la
O Que vont penser les gens (quelle idée ils-auront) ? première et traduirez les dialogues français en persan .faites-le à
©- Cela ne fait rien. Il faut toujours être (présent) sur place quelques haute voix, et comme vous êtes un bon élève, écrivez chaque phrase
minutes avant l'heure de l'invitation ! en persan ! Vous ferez de même avec les exercices, tout cela en
®- D'accord. Moi, je resterai (reste) dans la voiture. cachant le texte persan (écriture et transcription phonétique, bien
©- Non ! Nous n'irons pas en voiture. sûr !). Vous allez être surpris des progrès que vous avez faits jusque
© Nous ne pouvons pas garer la voiture là-bas, parce que dans là et vous aurez des raisons d'être content de vous ! Le lendemain,
leur rue il y a de très grands canaux. avec la leçon 51, vous reprendrez la leçon 2 de la même manière et
©- Alors ne serait-il pas mieux d'y aller (que nous y allions) en ainsi de suite jusqu 'à la fin de l'ouvrage.
barque ? Alors, prêt pour la nouvelle vague ? Pas, ta farda \ïj3 Li _ J

357 VûV TUA 358


50 Cinquantième leçon (dars-é iL>eJo o û
pandjâhom)
Dorénavant, nous ne donnerons plus systématiquement la traduction
mot à mot, mais nous l'indiquerons entre parenthèses, lorsque la
construction de la phrase persane l'exigera.
.J> \y J^>\y- liïp">U i^r-^' - ^
D a r râh-é terminal
Sur le c h e m i n de la gare routière

1- Tâksi ! Salâm âqâ, khâhech mi konam


Taxi ! Bonjour, Monsieur, je vous en prie,
2 marâ har tché zoudtar bé terminâl-é otobous
bébarid. ©
emmenez-moi (moi + RA) le plus vite (tôt = sans
tarder) possible à la gare routière.
3 Barâ-yé sâ'at-é tchahâr-é ba'd az zohr bélit
gérefté boudam ©
J'avais pris un billet pour quatre heures de l'après-
midi,
"77
4 vali, halâ, bâyad zoudtar râh biyoftam
mais maintenant, je dois partir (chemin que-je-
tombe) plus tôt
5 va bâyad bélit râ 'avaz konam.
et je dois changer mon (le) billet
Notes
6- Bâ kodam chérkat safar mi konid ?
Avec quelle compagnie voyagez-vous ? Har tché zoudtar yïjj A?>- j& le plus vite [possible], auplus
tôt. Le schéma de cette tournure est : har tché adjectif/ adverbe
7- Bâ Irântour mi khâham béravam. + -tar.
Je veux partir (aller) avec Irântour.
Géréfté boudam p i u <£3jS j'avais pris, du verbe géréftan /
prendre. Le plus-que-parfait se construit avec
le participe passé suivi de boudan au passé. Distinguez bien ce
nouveau temps du passé composé (participe passé + boudan au
présent : gérefté'am *l <C3j>j'ai pris.

359 rù\ V9 • 360


50 8 Gérântarin khatt-é otobous vali behtarin-é
A 50
ânhâst (ânhâ ast) ©
C'est la ligne d'autocars la plus chère mais c'est la
meilleure [d'elles].
- <\
9 Haqq bâ chomâst.
Vous avez raison (droit / raison avec vous-est). > •
10 Az mosâférin béhtarin pazirâ'i râ mi konand va
télévizyon ham dârad. @©©
Ils offrent le meilleur accueil aux voyageurs (de ! J)jX**J* [_M ."OUI J | - > ^
voyageurs meilleur accueil COD ils font) et il y a
aussi la télévision. U
11- Az lotféchân mamnounam !
Merci beaucoup (de leur-bonté reconnaissant[-je
suis]) !
12 Ammâ fïlmhâyéchân djâléb nist.
Mais leurs films ne sont pas intéressants.

• Mosâférin (mosâfér-in) \>J$ L^a est le pluriel arabe de mosâfér


^i L~a voyageur, mot que vous avez déjà rencontré dans le terme
de mosâférkhâné 4J L>-^i 1—« Ziôïe/, auberge, à la leçon 32. Le
Notes
persan utilise pour certains noms empruntés à l'arabe leur pluriel
® Gérântarin khatt-é otobous -*yy\ W
hj- jjji 0\J> la-plus- dans cette langue, qui peut prendre des formes variées. Nous
chère ligne* autobus ou la ligne la plus chère d'autocars. Le vous les signalerons au fur et à mesure de leur apparition dans
superlatif se forme en ajoutant le suffixe -tarin (-tar + in) à les textes. Vous n'aurez qu'à les retenir tels quels, mais si vous
l'adjectif, qui précède toujours le nom (contrairement au souhaitez approfondir cette question, vous pourrez vous reporter
français). Attention, il n'y a pas d'ézafé dans ce cas (c'est le à la leçon 84 (§1).
superlatif absolu). Mais si le superlatif a un complément (ce sera Mosâférat 0_^3 L^o (Ex. 2) signifie [un] voyage etsafar JL^
alors un superlatif relatif),_pn mettra l'ézftfé. Comparez avec le voyage en général.
béhtarin-é ânhâst C~v Lgj I ,V^4> c'est la meilleure de celles-
là (= de toutes). Le mot pazirâ'i ^J> Iyi Ju , réception, accueil, est suivi ici de râ,
On pourrait dire aussi Irântour jgérântarin-é khatthâ-yé la marque du COD, parce qu'il est déterminé par béhtarin. Dans
ce cas, il se dissocie de kardan pour prendre son autonomie, et
OtoboUS ast C—^ ' _uj->_j-J I (_gl ^ W>- \ J j J o \jS jy> 0\ji\
il doit être distingué du verbe composé, pazirâ'i kardan,
Irântour est la ligne d'autocars la plus chère.
recevoir, accueillir, qui forme un tout.
Béhtarin /jjj^-fr (phrase 10), le meilleur, est le superlatif formé
Ceci est valable pour nombre de verbes composés.
sur béhtar Z^>, meilleur. )

361 T9\ m 362


50 Pour ne pas alourdir la liste de vocabulaire, nous n 'indiquons plus 'avaz kardan Oi/\j>yt changer (changement faire) 50
le nom ou l'adjectif, puis le verbe composé qu 'il peut former avec
kardan, chodan, dâdan, etc., mais seulement le verbe : 'avazkardan, chérkat C-O y*> compagnie
changer (changementfaire). Nous vous conseillons, bien sûr, de noter chérkat-é compagnie d'autocars (Ex.)
soigneusement dans votre carnet les deux termes. Kardan étant le J, \j^yy \ (d'autocar-conduisant)
otobousrâni
verbe auxiliaire le plusfréquent, parfois nous l'indiquerons seulement
par k. (comme dans le lexique) : safar k., voyager. safar kardan Oïy JUM voyager (voyage faire)
béhtarin le/la/les meilleur(es)
Les mots nouveaux i>Lr#
az... pazirâ'i k. recevoir, accueillir
terminal gare d'autocars
0 ^
bordan / bar y / diy porter, emmener
haqq droit, raison
bélit billet
Cr
mosâfér-in \J^3L^J voyageurs
géréftan / gir jj> /-SSy prendre
lotf L _j t y bonté, grâce
râh oftâdan / oft se mettre en route
(chemin / route tomber) djâléb ,_JI^ attirant, intéressant

À partir de cette leçon, vous démarrez donc la phase active de la N U - (^Lg^JLs *>• ©
méthode, ce qui va vous permettre, non seulement de penser la phrase Tché filmhâ-yé djâlébi !
en persan mais également d'écrire, sans passer par la "béquille" de J-^oLo o \j y ïjj -b u i X> j I X> iiJu y I ©
la transcription phonétique. Ce travail supplémentaire remplacera
par conséquent l'exercice 2 que nous supprimons à partir d'ici. Agar bélit nadârid, bâyad zoudtar râh biyoftid.

Dar otobous béhtarin djâ râ bé man dâdé boudand.


Exercice : JLJO <w>-y Tardjomé konid
Corrigé de l'exercice
Khâhech mi konam, marâ az indjâ har tché dourtar bébarid. O Je vous en prie, emmenez-moi le plus loin possible d'ici. 0 Si
vous voulez, je vais changer (changerai) votre billet. © Cette
zy «A\y- <y?y- ij Lo-^ ILJU \A i XJt,\y*^yQ y I 0 compagnie est l'une des compagnies d'autocars (conduisant) les plus
Agar mikhâhia, man bélit-é chôma râ 'avaz khâham kard. chères (une des plus chères compagnies d'autocars). O Monsieur
Mahmoudi avait fait la meilleure réception [qui soit] à ses invités
(de ses invités meilleure réception COD il avait fait). © Quels films
In chérkat yéki az gérântarin-é chérkathâ-yé otobousrâni ast.
intéressants ! © Si vous n'avez pas de billet, vous devez partir (vous
iy aïj> \j ^J> \y_ J j < j J ^ # j i i l ^ L f » j l ^.ij-.jst» (^li I 0 mettre en route : "tomber chemin") plus tôt. © Dans l'autocar, on
Âqâyé Mahmoudi az mehmânhâyach béhtarin pazirâ'i râ kardé boud. (ils) m'avait donné la meilleure place.

363 r?r T?f 364

_
51 En Iran, on voyage peu en train, mais beaucoup en avion, parce que pour permettre aux voyageurs de se délasser, de se restaurer et de 51
les distances sont longues entre les principales villes, et surtout en faire quelques achats (confiseries, souvenirs de la région, etc.). Ce
autocar. Dans chaque ville, il y a une gare routière et même plusieurs réseau routier fonctionne très bien.
dans les métropoles. On rencontre toutes les catégories de cars
jusqu 'aux cars de luxe, mais en général ils sont tous climatisés et les
compagnies rivalisent d'amabilité et d'offres de services. Les cars Deuxième vague :
s'arrêtent plusieurs fois en chemin dans de grands complexes routiers Leçon 1 J j I ~-j-> dars-é avval

51 Cinquante et unième leçon (dars-é


pandjâh-o yékom) J J ûL^sJo r^J^ M
I *
Dar sabzi forouchi ®
Chez le marchand de légumes
- >
1 Salâm Hasan âqâ !
Bonjour, Monsieur Hassan ! X>j\ï

2 Salâm khânom. Tché méyl dârid ?


Bonjour, Madame. Que désirez-vous (quel désir
avez-vous) ? C~-xl ùXJJB pj^~s -^y «—«-î>*l ^

3- Haft hacht ta bâdendjân-é khéyli khoub lâzém


dâram.
J'ai besoin de sept ou huit très belles (bonnes) aubergines.
4 Émchab tavallod-é dokhtaram Faridé ast. ? JujIJo J^çJ j U J i l j !U> I -j~9- - V
Ce soir, c'est l'anniversaire de ma fille Faridé.
5 Mi khâham khoréch-é djoudjé bâdendjân dorost Notes
konam. © © Sabzi forouch-i ^J^^JJI ^y^> [boutique du] marchand de
Je veux préparer (confectionner) un ragoût de poulet légumes, à distinguer de sabzi forouch, marchand de légumes,
aux aubergines. c'est-à dire le vendeur ou le propriétaire du magasin. À ce sujet,
6- Béfarmâ'id, éntékhâb konid. reportez-vous à la leçon 38, note 1.
Je vous en prie. Faites [votre] choix. \ Khoréch-é djoudjé bâdendjân O U=i i L> <&-j>- ^jy- ragoût
7- Hasan âqâ ! Bâdendjân-é béhtar nadârid ? de poulet aux aubergines. Ici le mot bâdendjân'est seulement
Monsieur Hassan, vous n'avez pas de meilleures juxtaposé au mot djoudjé qui ne porte pas d' ézâfé, comme c'est
aubergines ? le cas pour une série de noms de plats (en français aussi parfois).
C'est à retenir tel quel.

365 T?ù X99 366


51 8- Barâ-yé chôma tchérâ ! ®
Wj?- U _ i <_£l^) - A 51
Pour vous, si (pourquoi) !
9 Zir-é an sabad-é sib zamini râ négâh konid.
Regardez [donc] sous ce panier de pommes de terre
(le-dessous-de ce panier-de pommes de terre COD
regardez ).
10 - Bah bah ! Tché bâdendjânhâ-yé khoubi ! Âfarin !
©©
Oh là là ! Quelles belles (bonnes) aubergines !
Félicitations !
11 Agar do kilo gowdjé farangi ham bé man
bédahid, © ©
Si vous [voulez bien] me donner deux kilos de
tomates aussi,
12 khéyli mamnoun mi chavam.
je serai (deviens) très heureuse.

Notes
© Tchérâ ! ! L>- exclamatif, très employé en persan, peut signifier que jusqu'à maintenant, vous l'aviez rencontré avec un présent
si (affirmation), bien sûr, comment donc, etc. Vous l'avez déjà de l'indicatif.
rencontré avec le sens de comment cela, mais non ! à la leçon 37 L'emploi de l'un ou l'autre mode dépend de la situation et aussi
(note 7). de la nuance que veut exprimer la personne qui parle (comme en
© Tché badendjânhâ-yé khoubi ! ! ( _ I J _ ? - (_gl giL?nol_i AJ> français bien souvent dans d'autres types de construction).
Quelles belles aubergines ! Rappelez-vous'cette construction - Agar + indicatif signifie si avec le sens de étant donné que :
c'est plutôt une constatation.
avec le -i final -, apparue dans les leçons 43 et 48. Revoyez la
leçon 49, § 3 . Agar + subjonctif indique une véritable supposition : si, au cas où.

© Âfarin ! ! \jj2 I signifie Bravo ! Félicitations !, comme Mâchâllâh ! ® Do kilo gowdjé farangi ( ^ L > ^ i 4 ^ 5 jLS $s deux kilos de
tomates. Le mot kilo _JJL-^J> exprimant une quantité n'est pas
AJU I c Li U Bârakallâh ! AII I ^Sj IJ . Ces expressions sont à peu
suivi de l'ézâfé.
près équivalentes, à quelques nuances près.
© Dans cette dernière phrase, agar est employé avec un présent du
subjonctif: agar... bé man bédahid : si vous me donnez... alors y

367 r ? v X?K 368


51 Les mots nouveaux sabad -A_*^ panier 51
sih zamini 1
(jrV j V r - pomme de terre
sabzi forouch / / Ji_j J LS/T- 0 marchand de légumes
sabzi forouchi lJ^jj3 <Sj^ (vendeur / boutique) zamin <jrï"J terre, sol
méyl dâchtan •pj*\ï La désirer (désir, envie avoir) négâh kardan L)ïj> olxj regarder (regard faire)
bâdendjân ùL>tol> aubergine bah bah ! !dj 4J Oh là là !
lùiJ
tavallod
khoréch-é djoudjé *>-j>- AJ» *"
My
5
anniversaire
ragoût de poulet
âfarin !
gowdjé farangi
,
^J *=•:/
l bravo, félicitations !
tomate (prune européenne)
bâdendjân Ob*iol> aux aubergines
* Ce verbe vous sera très utile, puisqu'il peut signifier faire,
dorost kardan Oiy <L~*jï faire, confectionner* confectionner, préparer, réparer, ajuster, remanier, etc., suivant le
(droit/correct faire)
contexte.
éntékhâb kardan O^Ji ^JJ*CJ\ choisir (choix faire)

Exercice : X^S <w>-J Tardjomé konid X^S Ly?y' <j OuiaJu 4-U^J2*J ù\J Jzjj -UAIy- yi J> I O
Agar mi khâhid zoudtar râh biyoftid, bélitétân râ 'avaz konid.
pj\* çP Sjy_ J£>J ^f L>' çx>_:iy 0
Man pandj ta gowdjé farangi-é bozorg lâzém dâram. or* ' V>H ' j tJj-r*" <str-&. - ^ ^ ^y *>^>- Oi^r*1 y ' ©

Agar Chirin khânom mi khâhad béhtarin sabzi râ békharad, mi


Inhâ béhtarin bâdenjânhâ-yé Iran ast. '
tavânad éntékhâb konad.
4j i__;a>- <jl>o.slj li> jLg^" <U*-CJ \y y t làl?l ! li I /p->- 6
? JL^Ju ^
Hasan Âqâ, lotfan, mi tavânid se tchâhar ta bâdenjân-é khoub bé
Corrigé de l'exercice
man bédahid ? O J'ai besoin de cinq grosses tomates (cinq unités tomates* grosses
i -LJo O — I J ï c'y r^JJ^ - ^ - ~ * ' j ^ c - ' 1^(5 J> I 0 besoin j'ai). 0 Celles-ci sont (est) les meilleures aubergines d'Iran.
f^y ^
O Monsieur Hassan, s'il vous plaît, pouvez-vous me donner trois
Agar farda békhâhid khoréch-é khoubi dorost konid, mi tavâna'm bé ou quatre belles (bonnes) aubergines ? O Si demain vous voulez
confectionner un bon ragoût, je peux venir chez vous et vous aider.
manzél-é chôma biyâyam va bé chôma komak konam.
O Si la porte de la chambre est ouverte, le chat de Chirin va sortir
^3J LS" ^3J^ ^ ^" J y>..j^' ^ ^ r i«t^u j u / j " 3 ' j ^ .r ' ® (sort). © Si (au cas où vous vouliez) vous voulez partir (chemin
Agar dar-é otâq bâz bâchad, gorbé-yé Chirin az khâné biroun mi ravad. tomber) plus tôt, il faut changer votre billet. O Si (étant donné que)
vous voulez partir plus tôt, changez votre billet. © Si Mademoiselle
Agar békhâhid zoudtar râh biyoftid, bàyad bélitétân râ 'avaz konid. Chirin veut acheter les meilleurs légumes, elle peut [les] choisir.

369 r9\ W- 370


52 Mis à part les grandes surfaces qui se multiplient dans les villes im- 52
portantes, les commerces continuent à garder une forme plutôt tradi- Kouzégar az kouzé-yé chékasté khorad âb.
tionnelle avec une présentation et des usages propres au monde orien- (cruche-qui-fait de cruche* cassée il-boit eau)
tal : vitrines surchargées, long comptoir à l'intérieur. En ce qui con- Le potier (fabricant de cruches) boit dans une cruche cassée.
cerne l'alimentation, les magasins, même petits, lorsqu'ils ont des = Les cordonniers sont les plus mal chaussés.
présentoirs (vitrin \ISJJ) réfrigérés, sont baptisés souper yy.
Le pain (voir leçon 4) est préparé en trois fournées quotidiennes khorad = mi khorad
dans les nânvâ'i, J I oJ li (boulangerie), qui n 'est qu 'un lieu de fa-
brication et de distribution du pain tout chaud sortant du four. La
pâtisserie est vendue dans d'autres boutiques.
Par ailleurs, on trouve de tout dans le bazar où se côtoient bouti- Deuxième vague :
ques et échoppes d'artisans. Leçon 2 As yjS dars-é dovvom

52 Cinquante-deuxième leçon (dars-é Ç3> 3 ûL>CL> yJJ"> ù\


pandjâh-o dovvom)
Dar restoran
Au restaurant

1- Salant ! Tchand nafarid ?


Bonjour ! Combien de personnes êtes-vous
(personne-vous-êtes) ?
2- Tchahâr nafar va do ta batché.
Quatre [grandes] personnes et deux enfants. >\S
3- Béfarmâ'id bé qésmat-é khânévâdégi.
[Entrez], je vous prie, dans la partie [réservée aux]
familles.
4- Se dast tchélowkabâb va se ta djoudjé kabâb © yù (personne), llvân j I^J (verre), kilo jLf (vu dans la leçon
Apportez-nous (pour nous) trois portions de précédente) et aussi dast C~-o, main, qui prend ici (phrase 4) le
tchélowkabâb et trois de poulet sens de portion et sikh 7^~^, brochette (phrase 9).
Mentionnons encore botn ^Jnj bouteille (yék botri nouchâbé
Notes
<b Li ai tSj^" t-^°> une bouteille de soda).
® Rappelez-vous que certains mots qui indiquent une quantité ne N'oubliez pas que ta est théoriquement réservé pour les choses,
sont pas suivis d'un ézâfé (voir leçon 37). Il en existe un assez mais s'emploie aussi communément pour les enfants et parfois,
grand nombre en persan. Vous connaissez déjà ta lj' (unité), nafar > de manière familière, pour les personnes (leçon 7, § 5).

371 Y*V\ rVV 372

.
52 5 bâ dough-o mâst-o khiyâr barâ-yé ma biyâvarid.
52
avec du dough et du yaourt aux concombres.
6- Batché : Man nouchâbé mi khâham !
L'enfant / un des enfants : Moi, je veux du soda !
• X J ï ^ C , j y * j A j L i y J i \ : J J J U - V

7- Mâdar : Agar nouchâbé békhori dandânat


kharâb mi chavad. ©
La mère : Si tu bois un soda, tu vas te gâter les dents
(dent-ta détruite elle-devient). A

8 Dough khéyli béhtar ast. \


Le dough, c'est bien meilleur.
9 Gârson, lotfan chéch ta tokhm-é morgh va chéch
sikh gowdjé farangi ham barâ-yé ma biyâvarid. © !oUU !j»Al_p- ^ J^j j^ \ •
Garçon, s'il vous plaît, apportez-nous six œufs et
aussi six brochettes de tomates. 1
(jî^ûi
10 - Batché : Man namak mi khâham Mâmân ! \Y
L'enfant : Je veux du sel, Maman !
11 In dough bi namak hitch khochmazé nist. ©
Ce dough sans sel n'est pas bon du tout !
12 - Pédar : Bâ namak-é khodet (khodat) békhor ! ®@
Le père : Utilise ton propre sel, [si tu en as] ! (avec
sel de toi-même mange).

Notes
® Agar nouchâbé békhori, dandân-at kharâb mi chavad
• ® Hitch T^Jt, aucun, rien, peut avoir un sens adverbial et signifier
Si tu bois (au cas où tu boirais) du soda, tu vas te gâter (t'abî- aucunement,pas du tout. N'oubliez pas que hitch est suivi d'un
mer) / tu te gâteras (t'abîmeras) les dents. Dandân j I Ai i a ici verbe à la forme négative.
un sens collectif. Vous remarquez d'autre part que le présent de D Cette répartie s'entend couramment. Sachez aussi que l'adjectif
l'indicatif en persan peut prendre une valeur de futur ou de futur bâ-namak signifie qui a de l'esprit /de la grâce.
proche. Ceci est constant dans le langage quotidien. Le futur, ) Vous avez déjà rencontré à la leçon 46 khod iJ-, soi-même, mot
composé de khâstan + Rad. II, est réservé à un langage plus auquel on peut ajouter le suffixe du possessif : khod-at C-o_p-
soutenu ou bien marque une insistance. > toi-même, prononcé khodet dans le langage familier.
373 rvr W ï 374
52 Les mots nouveaux tokhm-é morgh £y ^ œuf de poule 52
(* signifie que le mot sera repris en note de civilisation.) tokhm graine, semence
nafar yi> personne sikh

TV^^i brochette
qésmat C~»—3 partie namak <_3^-<sJ sel, grâce, finesse d'esprit
khânevâdégi ^y 3 \y U- familial khochmazé > ^ bon, délicieux
dough Ç-j ^ dough : boisson au yaourt* (d'un goût agréable)
âb-é ma'dani içj-lw I >' eau minérale (ex.)
mâst-o khiyâr jL>jC->U yaourt au concombre
botri <sj^. bouteille (ex.)
nouchâbé <*J L i «J boisson, soda
dandân jl-iJi rfen/ ta ké (+ subjonctif) AS\J afin que (exercice 1, phrase 1)

kharâb chodan / / j - L i <_>!>>- êfr-e abîmé, détruit/détruire nâhâr / nahâr j l_gj / j Lô li déjeuner (déjeuner manger) (Ex.)
kardan j - i ^ T i-Aj>- (abîmé, détruit devenir / faire) khordan
garson Oy^jS garçon

Exercice : -LuS' «-o^-y Tardjomé konid


Délam mi khâhad djoudjé kabâb békhoram.
'^L^H i ©

Pésarak némi khâhad dough-é bi-namak békhorad.


Agar namak mi khâhi, bé gârson bégou ta ké barâ-yé to (ou barâ-
yat) biyâvarad.
Agar dough bichtar doust dârid, az gârson yék botri békhâhid.

Dar qésmat-é khânevâdégi khânevâdé-hâ bâ batché-hâ-yéchân nahâr Corrigé de l'exercice


yâ châm mi khorand. 0 Si tu veux du sel, dis au garçon de t'[en] apporter (afin qu'il
! x^ c ~ ^ j l o y . Ij ^ y - jA 0 apporte pour toi). © Dans la partie réservée à la famille (familiale),
In khoréch râ khodétân dorost konid ! les familles déjeunent ou dînent avec leurs enfants. © Faites vous-
même ce ragoût ! © Nous n'avions pas encore vu leur maison.
© Mon fils, si tu manges des œufs, tu deviendras (tu deviens) grand
lé boudim.
Hanouz manzéléchân râ nadidé boi plus vite. © J'ai envie de (mon cœur veut) manger du poulet (poulet
<Sy* <j> ^jy. y^ij (Sjy~. £ y ^ ^ ' '(V~i e viande). © Le petit garçon ne veut pas boire de dough non salé (sans
Pésaram, agar tokhm-é morgh békhori, zoudtaf bozorg mi chavi. sel). © Si vous préférez (plus aimez) du dough, demandez[-en]
(voulez) une bouteille au garçon.

375 r v ù TV? 376


53 En Iran, dans les restaurants, il existe le plus souvent une partie Le dough p_j i estfait de yaourt battu, additionné de sel et d'eau, et 53
réservée auxfamilles afin d'éviter aux femmes et aux enfants la pro- constitue une boisson saine et rafraîchissante qui accompagne très
miscuité d'hommes de toutes conditions. Dans les restaurants des bien les plats de riz et légumes. Il est soit présenté dans des bou-
villes ou bien des bords de route, il y a en effet une majorité d'hom- teilles capsulées, soit fait maison et servi dans de grands verres.
mes seuls ou alors des personnes qui sont en famille. On ne rencon-
tre pratiquement pas de femmes seules.
Le tchélowkabâb est servi généralement avec des brochettes, mais
certains tchélowkabâbi offrent parfois un ou deux types de ragoût
en accompagnement. La cuisine familiale, en revanche, en comporte Chékam-é gorosné imân nadârad.
une grande variété dont les plus réputés sont le khoréch-éfésendjân (ventre* affamé foi n'a-pas)
0 \>c—9 jjjy- (viande de canard à la sauce aux noix piles et au = Ventre affamé n 'a point d'oreille.
jus de grenade) et khoréch-é qormé sabzi (_£)_•—^ A_»J3 r'Ji->
(viande de mouton accompagnée d'herbes aromatiques et'de citron • chékam ventre
vert séché d'Oman). • gorosné boudan avoirfaim (être affamé)
Ilfaut distinguer tchélow aL>- et polow AJ (riz pilaf), le premier étant • * téchné boudan
du riz seul, cuit à la vapeur, et le second du riz cuit avec de la viande avoir soif (être assoiffé)
• imân foi
et des légumes. Les plus connus et appréciés sont le bâqâli polow
jJu (ou : ^\j\j) iA3 L> (avec des fèves et de l'aneth) et le sabzi
polow mâhi lJt, la J L ^ j ^ (aux légumes et au poisson), que l'on Deuxième vague :
sert traditionnellement à Nowrouz.
Leçon 3 /y LfJ* dars-é sévvom

53 Cinquante-troisième leçon (dars-é


P yjJ fl ô L>c_o -HJ .5
pandjâh-o sévvom)
Tchahâr fasl-é sâl
Les quatre saisons de l'année
JL. J ^ s j L ^
(c~«l JL*) c—IL- J-^5 JJJI jlgj
1 Bahâr avvalin fasl-é sâlast (sâl ast). ©
Le printemps est la première saison de l'année. ù\j>) js j j y l L («j-»i LSL>- ^ I g J L j j l Y
2 Az zamanhâ-yé khéyli qadim ta émrouz dar Iran
Notes
Depuis des temps très anciens (de très autrefois)
jusqu'à aujourd'hui, en Iran, Avvalin fasl La9 / L j ' la première saison. Ce mot est formé
sur avval, un, premier, qui lui se place après le nom : dars-é
avval, la leçon 1. Avvalin dars-é kétâb : la première leçon (la
première des leçons) du livre. De même âkhar et âkharin, der-
nier et le dernier. Âkhar (ou âkhér) est déjà apparu à la leçon
44, avec le sens de bout, fin.
377 r v v TVA 378
53 3 sâl-é now bâ 'éyd-é Nowrouz chorou' mi chavad. 53
la nouvelle année commence avec la fête de Nowrouz. r
4 Dar bahâr gâhi bârân mi bârad va bâgh-hâ* por f
az sabzé-o gol ast. © ®
Au printemps, parfois il pleut (la pluie pleut) et les
jardins sont pleins de verdure et de fleurs. û
5 Dar tâbéstân hamiché âftâb ast va havâ khéyli
garm mi chavad.
En été il y a (il est) toujours du soleil et il fait très
chaud (l'air/le temps devient très chaud).
6 Dar khânéhâ-yé qadimi yék zir-zamin-é khonak boud
v
Dans les maisons anciennes, il y avait un sous-sol A
[très] frais
7 ké mardom dar an zendégi mi kardand. © 0 ©
où les gens vivaient (que les gens dans celui-là vivaient).
8 Vaqti ké pâ'iz mi âyad, bâd barg-hâ-yé*
dérakhthâ râ mi rizad. © • Mardom zendégi mi kardand J_o_p ^ 0 J j J j <o y> fey
Quand vient l'automne, le vent fait tomber les ge«s vivaient. Voici un nouveau temps, l'imparfait, composé de
feuilles des arbres. mi et du radical II. Mi kardam f>sy y je faisais ; mi raftim
n^ij y nous allions, etc. Comme pour le présent, la particule
* Lorsqu 'il peut y avoir une ambiguïté concernant un mot au pluriel,
en raison de la transcription de certains caractères arabes par deux mi- peut se fixer ou non au verbe. La forme négative est némi
lettres ou bien parce que le mot se termine par h, nous mettrons un kardam pïjS (-«j je ne faisais pas, némi raftam *X3j ,j*j
tiret devant le suffixe du pluriel. nous n 'alitonspas, etc. Ne soyez pas déconcerté si dans un même
texte vous trouver la particule mi tantôt attachée au verbe, tantôt
Notes séparée.
© Remarquez que sabzé oJ-~-" verdure, de même que sabzi i£y** Nous vous rappelons que boud (le passé de boudan Oiy, être)
légumes, est formé sur sabz lyu- vert. peut traduire à la fois un passé simple ou un passé composé,
© Bâgh-hâ por az sabzé-o gol ast. . C~" I LT _j oJ-~^ j ' y Lg*L> ainsi qu'un imparfait : boudam ^y,je fus, j'ai été, j'étais.
Les jardins sont pleins de verdure et de fleurs. Rappelez-vous • Rappelez-vous que mardom pSy, gens, ne porte pas la marque du
qu'un nom pluriel de choses s'accorde en général au singulier : pluriel, mais est senti comme tel et est donc suivi d'un verbe au pluriel
astc~-l. (leçon 49, Ex.). Comme khânévâdé oi\y U-,famille (leçon 47).
© Ké dar an O I Jï <o (littéralement : que dans celui-là) est une 3 Distinguez bien vaqtiké 4_SLjJ j / o >^3 quand, conjonc-
construction qui permet de traduire une relative introduite en tion qui introduit une subordonnée de temps et kéy {S, qui est
français par où (sans mouvement). • un adverbe interrogatif, quand ?

379 r v \ VA • 380
53 Zéméstân fasl-é sarmâst (sarmâ ast) va dar kouh- 53
hâ* barf-é farâvân mi bârad.
L'hiver est la saison du froid et dans les montagnes il
neige abondamment (il tombe une neige abondante).
D

Les mots nouveaux


fasl La9 saison, chapitre

zamân jUj temps (qui passe)


qadim / qadimi ^_>Ai /(tJ-i-9 autrefois /ancien (-enne)
'éyd-é Nowrouz jjjy -^—i- fête du Nouvel An (jour)
gâhi ^ à [S parfois
bârân bâridan/bârjb/jJLijb j l j b pleuvoir (pluie pleuvoir'

sabzé ôj-w^ verdure kouh oaS montagne

tâbéstân (JU~~J U été farâvân j I j I^J abondant

âftâb ^LlsT soleil barf bâridan / bâr j b / OX>y\> <*-2j> neiger (neige pleuvoir)

zir-zamin Jl^J S.J sous-sol hargéz j> J^ jamais (Ex.)

zendégi kardan Ùi/J'xij vivre (vie faire) kouhéstân Ou_~&»S région de montagnes
(ex. 1)
vaqti ké / vaqtiké à^SSj jàS >£$ $ quand (conjonction)
* chahréstân O UUJ ng-^ agglomération urbaine,
pâ'iz 'yj 0 automne région

bâd ^ vent (À propos du suffixe -éstân, cf. leçon 33, note 1 et note de civilisation.)

barg Sy. feuille (d'arbre) Cette leçon contient plus de vocabulaire que d'habitude. Ne soyez
rikhtan / riz verser, faire tomber pas effrayé ! Vous ne retiendrez pas immédiatement tous ces mots,
jiJ / Cr*iJ bien sûr. Mais il est bon que vous les trouviez réunis autour du thème
zéméstân Ou "J hiver du climat (àb-o havû \j& 3 1 > \). Retenez au moinsfeuille, montagne,
vent et pluie, même si cette dernière est une denrée rare en Iran !
sarmâ \j>y~H [temps] froid
381 VA\ VAY 382
53 Exercice : XjjT <UJ»-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 53
0 Dans les villes des régions de montagne, parfois il tombe une
ijl ^ o\$\j Ciy ^ i f ^ l ^ - A ^ ^ l * ^ jj© neige abondante. 0 J'aime le printemps parce que c'est la meilleure
Dar chahrhâ-yé kouhéstâni, gâhi barf-é farâvân miljârad. saison de l'année. © Le printemps est une saison où les jardins d'Iran
sont pleins de verdure. O Je connais l'adresse d'une boutique où
Man bahâr râ doûst dâram tchoun béhtarin fasl-é sâl ast. nous pouvons trouver des choses intéressantes. © En été, tout le
monde faisait la sieste (tous dormaient) l'après-midi au sous-sol.
© Ce soir, nous sommes invités chez l'oncle Djavâd. Si tu veux, toi
Bahâr, fasli ké dar an bâgh-hâ-yé Iran por az sabzé ast. aussi tu peux venir avec nous. © Quand la fête de Nowrouz
commence, tous les enfants sont (deviennent) très heureux. © Hier
soir, que faisiez-vous ? - Nous regardions [un] film. © L'été, il y
avait toujours du soleil et il ne pleuvait jamais (hargéz).
Man néchâni-é dokkâni râ mi dânam ké dar an mi tavânim tchizhâ-
yé djâlébi peydâ konim.
Ju JLo I p - v y (V^J y j J-> d-<,-iî' '^./fr^ j l -*-*; iOb~jlj' j j ©
Nowrouz jjjy ,fête de la nouvelle année depuis des temps immé-
Dar tâbéstân, ba'd az zohrhâ, hamé dar zir-zamin mi khâbidand.
moriaux en Iran, est toujours considérée comme la plus importante
des fêtes de l'année. Elle est célébrée avec ferveur dans chaque fa-
mille et dure treize jours.
Émchab ma khâné-yé 'amou Djavâd mehmânim. Agar békhâhi to Pour Nowrouz on prépare dans chaque maison les HaftSin \~^ C~i&
ham mi tavâni bâ ma biyâ'i. (les 7 S : S étant le symbole de l'énergie vitale), c 'est-à-dire sabzé
o^_r-' (un plat de blé en herbe ou de lentilles germées), sib <_^—-
(pomme), sir j^> (ail), sérké o y* (vinaigre), sombol J-~~" (ja-
cinthe), samak i_x^* (mot arabe signifiant poisson dit mâhi ^W
Vaqti ké 'eyd-é No wrouz nazdik mi chavad, hamé-yé batchéhâ khéyli en persan) et l'un des suivants : sendjéd -L^eJ-^ (olive de Bohême)
khochhâl mi chavand. ou bien samanou y^* (sucrerie à base de blé germé aux noix) ou
somâq Jj L-* (sumac) et enfin sékké O w (pièce d'or, sequin). Élé-
ments qui ont chacun une valeur symbolique particulière et qui re-
Dichab tché mi kardid ? - Ma film négâh mi kardim.
présentent dans leur ensemble le renouveau et la prospérité souhai-
tée. On dispose aussi sur la table un miroir (â 'yné 4_u5 \), un Coran,
Tâbéstân, hamiché âftâb boud va hargéz bârân némi bârid. un recueil de Hâféz, des œufs durs colorés et des sucreries.
L'heure précise du passage de l'ancienne à la nouvelle année (le 21
mars, 1" farvardin •yïjj3) varie légèrement et est annoncée par
voie de presse. A ce moment-là, tout le monde se congratule autour
de la table des HaftSin, puis l'on fait un repas defête et on offre des
cadeaux. Les visites aux parents et amis continuent pendant toute
cette période, qui se termine par sizdahbédar jX> 0-5U-" .' "le trei-
zième [jour] à la porte", c'est-à-dire dehors. On jette le plat de

383 ?KX fAf 384


54 sabzé, on quitte la maison pour éloigner le mauvais sort et on part 54
faire un grand pique-nique en famille, comme les Iraniens aiment
Ferdowsi gofté ast :
d'ailleurs en faire dès qu 'ils le peuvent.
Firdoussi a dit :
Le climat, âb-o havâ (\j& y ^>\) de l'Iran est dans son ensemble plutôt
continental et chaud, mais aussi très variable suivant la situation et le Bahâr âmad-o chod djahân tchoun béhécht*.
relief : très chaud et sec dans le centre (plateau central et vastes dé- Le printemps est arrivé
serts, Dacht-éKavir y j> O—o et Dacht-é Lout O J O^oJ ; très et l'univers est devenu comme le paradis.
chaud et humide dans le sud et le sud-est (Bandar-'Abbâs ^{li-jJsj,
Ahvâz j I^A \) ; plus tempéré sur les bords de la Caspienne et avec des béhécht C~i^> paradis
hivers très froids dans les zones montagneuses (région de Tabriz).
Deuxième vague :
Leçon 4 />jl#>- - j j dars-é tchahârom

54 Cinquante-quatrième leçon (dars-é


pandjâh-o tchahârom)
Da'vâ-yé yék khâhar va barâdar ®
Dispute entre frère et sœur (d'une sœur et [d'un] frère)

1- Kâvéh nakon ! Movâzéb bâch !... Vây vây bâz


kharâbkâri kardi ! y® •c? l£
Kâvéh, ne fais [pas cela] ! Fais attention ! Ah ! tu as 4-
? Jj0 O- ? j£j* »ïj> 4^-
encore fait des dégâts (de la destruction) !
2 Tché kardam magar ? Tché chod ? ©
Qu'ai-je donc fait ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
• © Nakon [in râ] ! ! ( I j \_> ! ) \>J Nefais pas [cela], se dit beau-
coup en persan ; in râ \j \_> I, cela (COD), est sous-entendu.
D Movâzéb bâch ! ! _il> i_Jà \y Sois attentif, vigilant! d'où Fais
Notes attention ! : impératif irrégulier de seconde personne du singu-
® Khâhar JtAy- sœur, est le troisième mot courant écrit avec le lier de boudan et radical I de ce verbe. Vous avez déjà rencontré
groupe de lettres KH V A. Comme promis (voir leçon 41), nous Bâchad ! ! J_i l> Soit ! D'accord ! à la leçon 43.
vous donnons aussi le quatrième qui est le verbe khândan © Tché kardam magar ? ? ^JCo /»-i_p o - Qu 'ai-je donc fait ?
O Xj I a_>- lire, étudier, ces deux verbes pouvant se traduire plus Magar^JCa dont le sens premier est "est-ce que", "est-ce que ne
précisément par kétâb khândan OX> \j>- ^JcS et dars khândan pas ?", peut prendre d'autres valeurs suivant le contexte, comme
O-Xi I y - J*J2- ' ici où l'on peut le traduire par donc (revoir leçon 39, note 5).

385 TAÛ T\? 386


54 3- N â m é ' a m r â p a r é kardi. 54
Tu as déchiré ma lettre.
(jPjiT û J L \j *l <uli - V

4- K o d â m nâmé ?
Quelle lettre ? _
iSj^ i j^4) ^ L * JLPO (V-^JÏS û
5- H a m i n kâghazhâ'i ke d a r dastat dâri.
Ces papiers-là que tu as dans la (ta) main. o^ 1 ?4>- - ?
6- Tché ? In kâghaz-é pâré-yé kasif ? A^IJJ Oj&J <WP (_£lj) O S .iaj (_£ >u .AL - V
Quoi ? Ce [bout] de papier déchiré et sale (ce
papier* déchiré* sale) ? ç*y.
t , /i j _
7- Balé. In n â m é ' i boud ké barâ-yé 'animé Zohré <*^y*LS* -- j-^* '<+~~ '-*i^ A
névéchté b o u d a m . ©
Oui. C'était la lettre que j'avais écrite pour Tante
Zohré.
8- Némi dânestam, m a ' z a r a t mi k h â h a m . ©
Je ne savais pas, excuse-moi (excuse je veux).
9 Agar békhâhi, man bé to k o m a k mi konam
Si tu veux, je vais t'aider (moi à toi aide je fais) • Le suffixe -i est très usité en persan et a diverses valeurs. Nous
10 ké nâmé-yé digari bénévisi. © ferons le point sur ce sujet à la leçon 56.
à écrire une autre lettre ([pour] que tu écrives une © Némi dânestam -_L~^J b LS-oJ je ne savais pas : imparfait de
autre lettre). dânestan / dân o b / -p~ i b , savoir. Rappelez-vous :je ne
sais pas se dit némi dânam ^>\s ^ » j (leçon 31).
5 Agar békhâhi, man bé to komak mi konam ké nâmé-yé digari
Notes bénévisi :

® In nâmé'i boud ké barâ-yé 'ammé Zohré névéchté boudam.


Vous notez une fois de plus la construction de la relative :
nom + -i + ké —» nâmé'i ké une lettre qui. 5/ to vetoc, /e vaù f 'aWer à écrire une autre lettre. Littérale-
Entre le nom additionné de -i et ké, peut s'intercaler râ, si la ment :je vais t'aider [pour] que tu écrives une autre lettre. Pour
fonction du nom l'exige (COD), comme dans l'exercice 1, n°3 : que se dit ta in ké + subjonctif ( comme en français), mais il se
In kâghazhâ'i râ ke dar dastat dâri bé man bédéh. réduit souvent à ké suivi du subjonctif. Vous avez déjà rencontré
ta [in] ké à la leçon 52 (Ex. 1, phrase 1). Vous remarquez aussi
JÏ <C \j ,J> l*> Xf-\S j)\
que agar est suivi du subjonctif, parce qu'il s'agit vraiment d'une
Donne-moi ces papiers que tu as dans la (ta) main. \ supposition : au cas où cela t'intéresse, je peux t'aider...

387 TAV TAA 388


54 Les mots nouveaux kharâbkâri destruction, sabotage 54
da'vâ l«PJ dispute, procès kâghaz papier

khâhar Jn \y- sœur 'ammé tante paternelle

khândan / khân o\y>- / OAJ \y- lire, étudier Zohré Vénus (planète)

movâzéb bâch ! ! _il> <_Jilj^ fais attention ma'zérat excuse(z)-moi


mi khâham ç^ljp- ^ (je veux excuse)
vây vây 'LS'-J (_s'i oh [malheur] !
fowri immédiatement (Ex.)
bâz il»
barâ-vé inké parce que (Ex.)

v%k g y S grog ΧE


Exercice : ^^S «WJ-^J Tardjomé konid

Sy eïjS a j b !j (_gJ_P 15 ~o
Pésarak va khâharach da'va mi kardand barâ-yé in ké (tchoun) pésar Mi khâham béliti râ ké dirouz / parirouz kharidé boudam 'avaz konam.
kâghazi râ paré kardé boud.
pi eij> ojl> l j <ul> pi -O ? jJCo P-S__P O- ? JUi O- 0
Tché chod ? Tché kardam magar ? Kodâm namé râ paré kardé'am ?
ûJ_! JA 4j (_Jj^i <_£jb OJU-O j J O I j ( J l s t > - U l S ' ( v l 0 Corrigé de l'exercice
0 Le petit garçon et sa sœur se disputaient parce que le garçon avait
In kâghazhâ'i râ ké dar dastat dâri fowri bé man bédéh.
déchiré un papier. © Que s'est-il passé ? Qu'ai-je donc fait ? Quelle
lettre ai-je déchirée ? © Donne-moi immédiatement (fowri) ces
Némi dânestam ké barâ-yé 'animé Zohré yék nâmé névechté boudi. papiers que tu as dans la (ta) main. © Je ne savais pas que tu avais
écrit une lettre pour Tante Zohré. © Donne-moi ce livre pour que
<+> ]y~. ' J p-". *T(U) a J ij à* ^Ù4« j'étudie ma leçon. © Allons au sous-sol pour y vivre tout l'été (pour
In kétâb râ bé man bédéh (ta) ké darsam râ békhânam. que tout l'été COD dans lui nous vivions). Il y fait (c'est) beaucoup
plus frais qu'ici. © Va toi-même le plus vite possible chez Tante
Zohré et dis-lui qu'une lettre est arrivée de France. © Je veux changer
le billet que j'avais acheté hier / avant-hier.
Bé zir-zamin béravim ké hamé-yé tâbéstân râ dar an zendégi konim.
Az indjâ khéyli khonaktar ast.
Ù
4^J U i^J>o O ysj $ ^y J&J ^C^-P rU_o Cl-O a>- j j ^ J 4>- J& 0
C~^l O-La I d_j I i J
Deuxième vague :
Har tché zoudtar khodat pich-é 'ammé Zohré boro va bogou (bégou)
Leçon 5 ^y^ t^J^ dars-é panel joui
ké yék nâmé az Farânsé âmadé ast.
389 XhS W 390
55 Cinquante-cinquième-leçon (dars-é >L>tA_> yj^ ûû
pandjâh-o pandjom) f*H 3
Tasmim-é Mollâ Nasreddin \j JJ ij^zj LU -o-~^2j
La décision de M o l l a h N a s r e d d i n
X ^ S > - K - > - 4 J O - î L P
r
• - J J J I ~ * 2 J L U ( j j 1

1 Zan-é Mollâ Nasreddin 'âdat bé khabartchini


dâcht ® © <o (_£l& ^ y j^ <j L* J3j |°L*J j V
La femme de Mollah Nasreddin avait l'habitude de faire
c^Sj .y» 4JL>- j l <u 4jL>- •jjl j l V
des commérages (habitude à commérage elle avait)
2 va tamâm-é rouzhâ râ dar koutchéhâ-yé déh 9
et passait toutes ses journées (complètement* jours
•XJ ^>j^> , ,-~P ' j j 13 'ji 1 JI LA j&y* w
COD) dans les rues du village,
3 az in khâné bé an khâné mi raft © LU oLs*>U 4J Oï ( J L y i j l ( c ^ tJ3j >-3\J 9
[allant] de maison en maison (de cette maison à cette
maison-là)
4 va bâ zanhâ-yé digar por harfi mi kard. © • L'autre irrégularité de dâchtan - vous le savez -, c'est que son
et bavardait (du plein-de-paroles elle faisait) avec les présent n'est pas précédé de la particule mi. Comme il n'accepte
autres femmes. pas non plus la particule bé, on emploie pour le subjonctif présent,
une forme composée que nous étudierons plus loin, dâchté bâchad :
5 Chowharhâ az in kâr râzi naboudand. ©
Bâyad poul dâchté bâcham ~ i L <CUita J a j Jbl> ilfaut que
Les maris n'étaient pas contents de cela (de cette
j'aie de l'argent.
affaire).
6 Yék rouz yéki az mardân-é déh bé molâqât-é ® Dans cette phrase, rouzhâ est suivi de râ, bien qu'il ne s'agisse
Mollâ raft-o goft : © © pas ici d'un COD. La particule râ peut avoir d'autres valeurs et
Un jour, l'un des hommes du village alla trouver parfois elle accompagne un complément de temps, comme c'est
(alla à rencontre de) le mollah et [lui] dit : le cas ici.
© Notez yéki az mardân O t a ^ j l LS>-' l'un des hommes. Une
Notes
fois de plus, vous remarquez l'emploi du suffixe -i. Retenez yéki
© Cette leçon est un petit exercice d'entraînement pour l'emploi de az... + nom pluriel : l'un des...
l'imparfait qui est apparu pour la première fois à la leçon 53 (note
\ Mardân j I ïy> les hommes : à côté de -hâ, il existe un deuxième
4) : dâcht (voir note suivante), mi raft, mi kard, naboudand.
suffixe du pluriel, -an. Théoriquement, on emploie -hâ pour les
® Dâcht C~i b : ici il/elle avait, mais aussi il/elle eut. Dâchtan est choses et -an pour les personnes. Dans la pratique, on a ten-
un verbe un peu à part : son passé a une valeur de passé simple ou dance actuellement à employer dans tous les cas -hâ, ce qui vous
composé et aussi d'imparfait, comme c'est le cas pour boudan. • facilitera la vie.
391 r\\ VU 392
55 Bé zanat bogou in qadr bé khâné-yé in va an 55
naravad ©
>3j ù ' 3 Je. Ifcl^dj J^)XS
\j I
ai a>o >J*i - V
Dis à ta femme de ne pas aller ainsi (autant) chez l'un
et chez l'autre (à la maison de celui-ci et de celui-là)
va bé zendégi-é khodétân bérésad (bérasad).
et qu'elle s'occupe de vos propres affaires (qu'elle
arrive à la vie de vous-mêmes).
Mollâ goft : Bé tchachm, agar ou râ molâqât
békonam, ©
Le mollah dit : D'accord, si je la rencontre,
10 bé ou khâham goft !
je [le] lui dirai !

Les mots nouveaux


tasmim géréftan décider (décision prendre)
'âdat (bé) O-il* habitude (de)
Notes khabartchin / commère / commérage
© Bé zanat bogou (ké) in qadr bé khâné-yé in va an naravad khabartchini
tamâm l»l»J complètement, tout entier
Dis à ta femme de ne pas aller autant à la maison de celui-ci et
déh <o village
de celui-là.
Bogou... naravad i j ^ j . . .^JC dis-lui de ne pas aller : littéra- por harfl kardan ^/Js-Ji bavarder, papoter
lement dis-lui [qu 'Jelle n 'aille pas. Une fois encore le ké est chowhar mari
sous-entendu. Voici à retenir la traduction de la tournure fran-
J*y*
çaise dire de / de ne pas + infinitif. mard-ân 0\ijA hommes

® Bé tchachm n-^ 4J D'accord ! (littéralement : à œil, c'est-à- in qadr J-^^.' à ce point, tellement
dire "sur mes yeux"). On peut dire aussi tout simplement : rasidan / ras ^ij / OXyj arriver
Tchachm ! L'œil intervient dans de nombreuses expressions
bé tchachm *^i>- 4J d'accord
persanes. Voici l'une des plus courantes, que l'on prononce cha-
que fois qu'on a une bonne nouvelle à annoncer à quelqu'un : béyn-é ù^. entre (Ex.)
Tchachm-é to rowchan bâchad ! -Li l> \~*j j y n-^ Féli-
mouzé a
jy musée (Ex.)
citations. Réjouis-toi ! (que ton œil soit clair).

393 r\r r \ ï 394


55 Exercice : JUJO <w>-J Tardjomé konid Corrigé de l'exercice 55
0 Dis à ton fils qu'il ne revienne pas (ne vienne pas de nouveau)
<KJ 0 dans mon jardin ! 0 J'ai dit à sa femme de ne pas bavarder (qu'elle
ne bavarde pas) autant. 0 Si vous allez le trouver (à rencontre de lui
Bé pésarat bogou do bâré bé bâgh-e man nayâyad ! vous allez), dites-lui de venir (qu'il vienne) avec vous chez nous.
0 Cette Madame Mahmoudi est la plus colporteuse de commérages
Man bé zanach goftam in qadr por harfi nakonad. (la plus commère) des femmes de la ville de Tabriz. © Quand mon
voisin se disputait avec sa femme, je n'étais pas content du tout.
© Le ragoût d'aubergines que j'avais mangé dans ce restaurant était
-L>Lu La très bon. 0 Ces femmes avaient l'habitude [de faire] des commérages
Agar bé molâqât-é ou mi ravid, bé ou bégou'id bâ chôma bé manzél- et allaient dans chaque maison du village. © Cette habitude de faire
é ma biyâyad. des commérages (à commérage) n'est pas bonne. Il ne faut pas
c bavarder autant.
~ - ' ./i/r" j&- iS^J CâS ^rrj^-^j^^ f^ ùi' °
In khânom-é Mahmdudi khabarchin-tarin-é zanhâ-yé chah'r-é Tabriz ast.

Vaqti ké hamsâyé'am bâ zanach da'va mi kard, man hitch khochhâl


némi chodam.
a
iÀ~>- f^v ^jj>~ ô<jy~»j U i j ^ o j L>5jiL> r»jy ®

Khoréch-é bâdendjâni ké dar an restoran khordé boudam, khéyli


khoub boud.

In zanhâ 'âdat bé khabarchini dâchtand va bé har khâné-yé déh mi


raftand.
jXB iy>\ JbLj - ^ L T ^ " - ^ 4J k_0 U ^.!W
Por harfi ziyân âvar ast.
In 'âdat bé khabartchini khoub nist. Nabâyad in qadr por harfi kard. plein-de bavardage préjudiciable (préjudice apportant) est
Trop parler nuit.

Deuxième vague :
Leçon 6 p-~"" <j"J j dars-é chéchom

395 n û T\? 396


56 Cinquante-sixième leçon (dars-é ^ ûL>eJo fj-1 b9
pândjâh-o chéchom)
Vous avez maintenant dans votre escarcelle pratiquement tout ce qu 'il 2 Kardan et chodan : actif et passif
vous faut pour vous exprimer, de manière simple et correcte, en toutes
circonstances. Vous êtes déjà en mesure de manier la phrase com- Ces deux verbes, qui servent très fréquemment d'auxiliaires pour for-
plexe, avec propositions relatives, conditionnelles, temporelles, com- mer des verbes composés, permettent de traduire l'actif et le passif :
plétives, même si nous n 'avons pas encore fait le tour de la question.
Désormais, vous pouvez faire face à presque toutes les situations ! paré kardan déchirer
paré chodan être déchiré
I Le pluriel
kharâb kardan / /OsS ^J\j>- détruire / être détruit
II existe deux suffixes du pluriel : -hâ U> et -an 01. chodan OXZi
entékhâb kardan / /o^J> ^>\>CJ I choisir / être choisi
• -hâ pour les choses : chodan 0-*-i
kétâbhâ l_£> l o oukétâb-hâ l& i >b5 , livres
Notez que le suffixe -hâ, peut être ou non attaché au mot. Mais, bien Ils peuvent servir à traduire aussi le verbe actif et le verbe pronominal :
entendu, il est toujours séparé du mot si celui-ci se termine par un bidâr kardan / / O i / IJLO réveiller / se réveiller
hé ù ou par une lettre qui ne se lie pas à la suivante. chodan
khânéhâ là <*j l>- maisons darhâ i&jï portes
Le passif des verbes simples se forme avec le participe passé et
Pour les mots terminés par -i, il peut être lié ou non : chodan :
Ahmad dar râ bast. C_ > \j ji JL»J>-I Ahmad a fermé la porte.
kétâb forouchihâ U> J^jjè < >L5 ou L ^ i j ^ i i ^Lo , librairies
Dar basté chod. X i <C > j s La porte a été fermée = on a fermé la
porte (bastan / band J J J / /j~~~>, fermer, lier ; basté <C~~J fermé,
• -an pour les personnes :
mardân ù o y > hommes zanân jUJ_/è/ leçon 46).
(leçon 55, note 5) Notez que le passif peut traduire la tournure impersonnelle française

Ceci est théorique. Dans la pratique, on emploie plus couramment


-hâ pour tous les types de noms. C'est ce que nous vous conseillons 3 L'imparfait
de faire dans un premier temps :
batchéhâ l& o u , mardhâ \&ïjA, zanhâ tgJ j , etc. 11 se forme en plaçant la particule mi- devant le jadical II :
À côté de ces noms additionnés de suffixes du pluriel persan, il existe mi kardam P J 5 ^ je faisais, mi goftim „JJù ^ nous disions.
des pluriels arabes, qui peuvent être de divers types. Vous en avez Comme au présent, la particule mi peut être soit attachée au radical,
déjà rencontré un exemple : soit séparée. Toutefois, elle est assez couramment liée au verbe (le-
mosâfér 31 a -» mosâférin •_> 31—a çon 53).
voyageur -* voyageurs (leçon 50) La particule mi l _/° provient d'un ancien adverbe hami ,j-«-à qui
exprimait la durée.
Deux verbes irréguliers ont un imparfait formé sans la particule mi :
397 n v X\\ 398
56 dâchtan dâchtam j'avais ou y 'eus (55) Il existe aussi ziyâdtar JisVi j -» ziyâdtarin AJ Jol>J. 56
boudan - boudim nous étions ou nous kam S kamtar kamtarin Ui JLO
fûmes (53, note 5) peu moins le moins

4 Le plus-que-parfait L'adjectif au superlatif se place toujours avant le nom dont il est


épithète et s'emploie dans ce cas sans ézâfé :
Il est formé du participe passé et du passé de boudan :
soit ...é + boud (-am, -i, -, -im, -id, -and) gérân-tarin khatt-é otobous wy.y ' -^*" ùi.S à\J)
géréfté boudam »ly <C3jT j'avais pris (leçon 50) la ligne d'autobus la plus chère (leçon 50)
'avaz kardé boud iy ely ^jèy- il avait changé qachang-tarin khâné <ù [>• la plus jolie maison
Comparez avec le passé composé : ...é,+ 'am, i, ast, im, id, and béhtarin nân le meilleur pain
gérefté'am »\ <C3y j'ai pris
'avaz kardé ast C » I aï S J # J # il a changé Mais quand l'adjectif au superlatif a un complément, on lui adjoint
l'ézâfé : .
5 Le superlatif gérân-tarin-é chérkathâ L ^ T ^ i -y y j 1^5
la plus chère des compagnies
Le superlatif se forme avec le suffixe -tarin (autrement dit on ajoute
béthtarin-é ânhâst C~-" LgJ I ^yj^%>
-in au comparatif) :
c'est la meilleure de toutes (celles-là) (leçon 50)
gérânjljj -* gérân-tar y û\J> -» gérân-tarin •yy o\J>
cher plus cher le plus cher (leçon 50) -leplus... possible : har tché + adjectif + -tar
J J - J ( J l ^ ~ " y 4-> y - ^ j j "1? yk ly>
Voici quelques comparatifs et superlatifs courants : Mârâ har tché zoudtar bé terminal bébarid.
bad -» badtar / battar -» badtarin / battarin Emmenez-moi le plus vite possible à la gare routière (leçon 50).
y X> U>..SJU
mauvais pire le pire 6 Les ordinaux
Les deux formes suivantes, formé sur béh <u , meilleur, servent cou- À côté de l'ordinal formé avec le suffixe -om qui s'additionne au
ramment de comparatif et de superlatif à khoub ^~>y>-, bon, bien : nombre (yék-om »£->, dah-om -JîO, etc. : voir leçon 28), il existe
deux mots signifiant respectivement le premier et le dernier qui
[khoub] <_^p- béhtar^gj b é h t a r i n •y J ^ J

portent le suffixe -in. Ce sont en fait des formes de superlatif :


bon/bien meilleur/mieux le meilleur/le mieux
avval J j I -» avvalin yJ"^ I (leçon 53)
Mais il existe aussi khoubtary ^y>- —» khoubtarin yjj u f
premier ~* le premier
C'est le même phénomène pour : Attention, on dit dars-é awal, leçon première, mais dars-é bist-o yékom,
ziyâd / bich -» bichtar bichtarin si-o yékom, leçon vingt et unième, trente et unième, et ainsi de suite.
>UJ / , âkhar^-l âkharin Jtr~]
beaucoup plus Te plus dernier le dernier
leaucoi
400
399 ?\\ ™ïw-^8&s.
^A-ifiS .^'
56 Notez bien que avval et âkhar se placent après le nom, tandis que • dont + nom 56
avvalin et âkharin le précèdent (sans ézâfé). D'autre part, la forme Le père dont le fils est professeur.
portant le suffixe -in insiste sur le caractère unique de la chose con- jj*« S LSJ-^.
sidérée, alors que la forme simple ne donne qu'une indication de Pédar-i ké pésar-ach mo'allém ast.
rang numérique : (le père - que son fils - est professeur)
dars-é âkhar j>-\ ~^Jï la dernière leçon
• dont + verbe
(qui vient en dernier)
La femme dont je parle.
âkharin dars la dernière des leçons 1
xS^C/J^ (la dernière de toutes) Zan-i ké az ou harf mi zanam. fj cr* ^j" i J ^' Jj
(la femme - que d'elle - j e parle)
De même dovvom |»3 ^ -» dovvomin \~a3-5 ou Zan-i ké harf-ach râ mi zanam. « j j J \j jLB p- <o J J
deuxième -» le deuxième (la femme - que parole-sa COD je-frappe : construction plus délicate)

sevvom »y —* sevvomin /j^y* • pour qui, avec qui, etc.


troisième -» le troisième, etc. L'homme avec le fils duquel je vais au lycée.
b 4 ^ ,oC V
7 Les relatives Mard-i ké bâ pésar-ach bé dabirestân mi ravam.
(l'homme - que avec son fils - j e vais au lycée)
Vous pouvez déjà construire un certain nombre de relatives intro-
duites par : que, qui, dont, où . Notez que l'antécédent d'une relative peut être déterminé ou indé-
La construction des relatives en persan est en fait très simple : on terminé : / 'homme qui ou un homme qui se traduisent en persan de
l'introduit par ké, puis on s'exprime comme s'il y avait deux propo- la même façon.
sitions juxtaposées. D'autre part, si le nom auquel se rapporte la
relative (l'antécédent) est déterminé, on lui adjoint le suffixe -i, ce Nous ne prétendons pas vous avoir donné de manière exhaustive
qui donne -i ké ou -iké (forme liée). Le suffixe -i a ici une valeur de tous les types de relatives, mais seulement les plus courants. Voici
détermination et non d'indétermination. quelques autres exemples de relatives que vous avez rencontrés :

• qui : la construction est la même qu'en français «S s y (j;l 4>JLJ


La maison qui est blanche. In nâmé'i boud ké barâyé 'ammé Zohré névéchté boudam.
Khâné'i M séfld ast. JOJL- O (_£l 4J t>
C'était une lettre que j'avais écrite pour Tante Zohré (leçon 54,
(la maison - qui/que - elle est blanche) phrase 7).
• où (sans mouvement) , / j 4J 3 aj I*_>UJ>- j ^>~>
La maison où (dans laquelle) je vis.
Yék zir-zamin-é khonak boud ké dar an mardoin zendégi mi
, fx>j j T j i «S' l > ' ^ kardand.
Khâné'i ké dar an zendégi mi konam. l'y avait un sous-sol frais où les gens vivaient (leçon 53, phr. 6-7).
(la maison - que dans elle - je vis)
• où (avec mouvement)
La maison où je vais. Chôma ké kamarétân nârâhat boud.
Khâné'i ké bé an mi ravam. ojj a O I <U AJ (_gl 4J l> Vous qui aviez mal au dos (aux reins) / dont le dos était souffrant
(la maison - que à elle - je vais) (vous que votre dos souffrant était) (leçon 45).
401 f ' \ f'X 402
56 8 Les propositions conjonctives Je vais t'aider à écrire (afin que tu écrives) une autre lettre (leçon 56
54, phrase 9-10).
• agar + subjonctif
- dire de
Agar do kilo gowdjé farangi ham bé man bédahid, khéyli
mamnoun mi chavam. .ij^Lo C^i\y \<0 ) lj A ) OJ**<jl5 4j Jb\j2- J) ^XoJ J>\
Si vous me donnez aussi deux kilos de tomates, je serai très heu- Agar namak mi khâhi, bé gârson bogou ta (ké) barâyat biyâvarad.
reuse (leçon 51 ). S; tu veux du sel, dis au garçon de t'en apporter (pour qu'il t'en
apporte) (leçon 52, ex., phrase 1).
Lorsque si introduit une supposition, on emploie en persan agar
suivi du subjonctif. Mais agar, suivi de l'indicatif, introduit une cons- ^Jy O I $ V ' 4J L>- 4j i -LaJj I û3SJ O J J 4J
tatation. En résumé : Bé zanat bogou (ké) inqadr bé khâné-yé in va an naravad.
- Si = étant donné que -» agar + présent de l'indicatif Dis à ta femme de ne pas aller ainsi chez l'un chez l'autre (à la
- Si = au cas où -» agar + présent du subjonctif maison de celui-ci et de celui-là) (leçon 55, phrase 7).
X J J Ly*y- ij Ol^Ju i X^J^J a\j yïjj XJts\y ^> y\ 9 Les suffixes -i et -gi
Agar mi khâhid zoudtar râh biyoftid, bélitétân râ 'avaz konid.
Si (étant donné que) vous voulez partir plus tôt, changez votre billet.
-Lui v&y^ <J ÔuiiUj -U u t. J_~^&o a\j i-OjJ X*&\y>^s y I Il a plusieurs valeurs :
Agar békhâhid zoudtar râh biyoftid, bâyad bélitétân râ 'avaz
konid. - marque d'indétermination pour un mot singulier
Si (au cas où vous vouliez) vous voulez partir plus tôt, il faudra (il
faut) changer votre billet (leçon 51, Ex.). zan j j femme zan-i ^>j une femme
nom + adjectif + -i
• ké, ta ké, ta in ké + subjonctif nâmé-yé digar-i i_Jj->l>ï\»\j une autre lettre (54)
-jusqu 'à ce que : ta (ké)
- sert à former, à partir d'un nom, un adjectif de relation :

H amin djâ bémân ta (ké) bar gardant (bar gachtan / gard revenir). Iran -» Irân-i ^> Iy> I *- j \y I Iran —» Iranien
Reste là jusqu 'à ce que je revienne. télévizyon -» <Jy'Jr!J^ *~~ ^JijiJ^ télévision -» télévisé
télévizyon-i
- afin que : ta in ké 4>Jo ! lj' ou ta ké <*S LJ
- sert à déterminer un mot :
*~~o yj <Kfi u y\> \ y \ O s J o I ) u o -U 'yA 4j \j J_-jj>- ! _j LLJ
Néchâni-é Ahmad râ bé man bédéh ta (in-ké) barâ-yach'nâmé yék-i az jl ^>o l'un de...
bénévisam. mard-i ké / mardiké A>O j j y i / o <_£sy* l'homme qui
Donne-moi l'adresse d'Ahmad pour que je lui écrive une lettre. - sert à indiquer une boutique ou un lieu de fabrication
kétâb forouch J;_j^i <_jlo kétâb forouchi
Man bé to komak mi konam ké nâmé-yé digari bénévisi. libraire librairie
403 r*r f-f 404
56 sabzi forouch J^ij* i£j-r* ~* s a b z i forouehi iSjr" 56
marchand de légumes (vendeur -* magasin) \S*5jP Ce suffixe, comme -i, sert à former des substantifs ou parfois des
adjectifs, mais il s'ajoute à des termes terminés par -é :
Attention à l'accentuation du mot, suivant qu'il porte le -i
d'indétermination ou le -i de profession (l'écriture est la même) : zendé oJJ^ vivant zendé-gi , p J - J j vie
un
sabzi fourouch-i ^sj* <SJrr" marchand de légumes khasté •C^-fatigué khasté-gi J>C_~^- fatigue
sabzi forouçhj J*$è tSjr^ ' a boutique du marchand de légumes bendé O-UJ esclave bendé-gi S Juo esclavage
khânévâdé co \y U- famille khânévâdé-gi ^ T j l^j L>
Voici quelques noms de boutiques :
familial (leçon 52, Ex.)
baqqâl -* baqqâli JUL / JUJ épicier -» épicerie
J U^i9 / ^JC&3 boucher -» boucherie Notez que le hé 4. final disparaît devant le suffixe -gi S .
qassâb -* qassâbi
^ •. • ' , f
ou goucht forouehi 10 Khod + possessif
(goucht : viande)
gol forouch -» / f^ifi p fleuriste On peut ajouter au mot khod ïys-, soi-même, un possessif pour in-
J*$j2 p (vendeur -* magasin) diquer la personne dont il s'agit. Le possessif sert à renforcer le pro-
gol forouehi
nom où à préciser la personne, s'il pouvait y avoir quelque doute.
dârou forouch -* / y>3j% 3J\Z pharmacien^*
aj U>- j j I i pharmacie khod-am f^y- moi-même (leçon 46)
dârou khâné
j I 19 I C ~ i y papetier -» khod-at CO_j>- toi-même (leçon 52, note 5)
névécht afzâr forouch —
khod-étân jllo_p- vous-même (leçon 55, phr. 8), etc.
(nécessaire à écrire)
névécht afzâr forouehi j I 19 I C ~ £ y papeterie

labâs chou'i J_^i ^ U blanchisserie


Exercices
otou kachi y \ repassage, pressing A partir de maintenant, nous ne vous donnerons plus ici un texte de
abzâr forouehi J»$£ j \y I quincaillerie révision, mais d'autres types d'exercices, selon les besoins.

djavâhér forouch -* j,_3ji JAI«^- bijoutier ^bijouterie 1 Pour réviser les verbes :
Ecrivez et répétez à haute voix les divers temps connus de vous
djavâhér forouehi
(passé, imparfait, présents de l'indicatif et du subjonctif) des verbes
ârâyéchgâh o \SJIJ \J \ coiffeur (en général) géreftan, didan, chodan, goftan, raftan, kharidan, en changeant
salmâni J LJL< coiffeur pour hommes pour chaque verbe de personne (je, tu...).
Exemple :
'attâr -» 'attâri (_^jUat / J I L P marchand d'épices -
farch forouch -* -i_j À S>j3 marchand de tapis
r ^ 'r^L^ 'C^L?* 'f^"* (J*) ^*£
kardan (man) -» kardam, mi kardam, mi konam, békonam
farch forouehi J"3j$ j^j$ (marchand -» boutique)

405 f ' ù f-9 406


56 Corrigé Texte rétabli et traduction 56
Tardjomé konid X J J 4_«J>-^> (Traduisez)
géreftan (man) : géreftam, mi géreftam, mi giram, bégiram ;
Vous avez déchiré ce papier ? Ce n'est pas grave.
didan (to) : didi, mi didi, mi bini, bébini ; ? J L o / ùJVI \j Xs. iS'jilUî
IJU
Chôma in kâghaz râ paré kardid ? Éyb nadârad.
chodan (ou) : chocL mi chod, mi chavad, béchavad ;
0 Votre femme fait beaucoup de commérages. Faites attention !
goftan (ma) : goftim, mi goftim, mi gouyim, begouyim* ;
Zanétân khéyli ziyâd por harfi mi konad. Movâzéb bâchid !
raftan (chôma) : raftid, mi raftid, mi ravid, béravid ; © Je suis en retard (moi tard je suis arrivé). Vous m'avez beaucoup
attendu. Je vous prie de m'excuser.
JJ • t ) t -U ,^- _« t -\J -L> »>• ^a t J j J J J>- : \ L§-> I) j i i >
kharidan (ânhâ) : kharidand, mi kharidand, mi kharand, békharand.
Man dir âmadam. Chôma khéyli montazér chodid. Ma'zérat
* en langage parlé mi khâham.
2 Raccorder les deux membres de phrase qui conviennent : 0 Vous m'avez aidé. Je vous remercie beaucoup.

1 Chôma in kâghaz râ paré kardid ? Chôma bé man komak kardid. Khéyli motachakkeram.
2 Zanétân khéyli ziyâd por harfi mi konad ! 0 Tu as changé mon billet ? Je t'en suis très reconnaissant.
3 Man dir âmadam, chôma khéyli montazér chodid.
4 Chôma bé man komak kardid. fy~*-* ^J^~ -is^y u^y' ^y -h^j.
5 Bélit-é mârâ 'avaz kardi ? Bélit-é mârâ 'avaz kardi ? Khéyli mamnoun(am).
6 Bâyad zoudtar râh oftâd. © Il faut partir plus tôt. Vous avez raison.
(C~^l U-^) C~*"L~^ L> Ly>- - ^Lxâ I o\j y^jj JbL
a Khéyli motachakkeram. Bâyad zoudtar râh oftâd. Hâqq bâ chomâst.
b Hâqq bâ chom