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Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.

205 Formules complètes de


base

I.205‐5

I.205‐5 ‐ Réglementation applicable

Lorsque l'usage convenu est exclusivement professionnel, le bail concernant de tels locaux est seulement soumis à l'article 57 A de la loi no 86‐1290 du 23
décembre 1986 qui prévoit que le contrat, obligatoirement passé par écrit (sous seing privé ou par acte authentique), est conclu pour une durée au moins
égale à six ans. L'application de la loi no 89‐462 du 6 juillet 1989 restera en revanche acquise pour tous les baux à usage mixte d'habitation et professionnel
; il a d'ailleurs été jugé à cet égard que le fait que le locataire ait, par la suite, abandonné l'usage d'habitation pour ne conserver qu'un usage
professionnel, est sans incidence dès lors que le bailleur n'avait pas lui‐même autorisé la modification de la destination du bail (CA Paris, 17 févr. 2009, no
RG : 08/03438).
La notion d'usage professionnel correspond, en pratique, à l'exercice d'une activité libérale. Cela peut être une activité juridique (avocat, huissier,
notaire, expert judiciaire…), médicale ou paramédicale (médecin, dentiste, kinésithérapeute…), d'ingénierie (bureau d'étude, technicien de recherche ou
de contrôle) ou encore, d'enseignement (ainsi en va‐t‐il d'un professeur à domicile qui n'exploite pas un véritable établissement). L'application du micro‐
statut des baux professionnels vaut même pour les entraîneurs de chevaux et centres équestres, dans la mesure où ils n'organiseraient pas de randonnées
avec hébergement et pension complète.

Pour le reste, le bail à usage professionnel relève du droit commun et, par conséquent, des règles supplétives du Code civil (voir no F1.510‐5).

Depuis la loi no 2008‐776 du 4 août 2008, les professionnels n'ayant pas le statut de commerçants peuvent désormais bénéficier du statut des baux
commerciaux (C. com., art. L. 145‐1 et L. 145‐2). Il faut néanmoins que cela ait été expressément prévu par leur contrat de bail. On sait que les locataires
professionnels libéraux aspiraient à cette extension du statut en leur faveur. De fait, la durée de neuf années des baux commerciaux peut apparaître
sensiblement plus attractive que les six ans accordés par les baux professionnels traditionnels. Et l'indemnité d'éviction due en cas de non‐renouvellement
d'un bail commercial est assurément chose enviable. Néanmoins, certains locataires souhaitent parfois ne pas être tenu si longuement, et les baux
professionnels leur fournissent alors un droit de résolution à tout moment. Certes, la jurisprudence avait depuis longtemps consenti à réserver le statut
des baux commerciaux lorsque les deux parties au contrat en exprimaient le souhait (extension conventionnelle des baux commerciaux), mais avec des
réserves touchant aux mesures d'ordre public du bail professionnel. Cela se traduisait parfois par des dispositions à double vitesse, où les mesures plus
favorables au locataire étaient conservées.
Désormais, on va dans un sens de simplification : c'est en principe le bail commercial en son intégralité qui doit s'appliquer, si les parties en ont fait
expressément le choix. Cela n'interdira pas une application volontairement distributive.
Remarques sur les informations que le bailleur doit fournir au locataire relativement au bien loué :
Il ne faut cependant pas oublier que le bailleur, dans tous les cas et même si le bail est à usage exclusivement professionnel, a l'obligation de fournir
certaines informations au locataire lors de la conclusion du contrat, spécialement au regard de l'existence de risques naturels ou technologiques et à celle
d'un sinistre antérieur, lié à la survenance d'une catastrophe naturelle ou technologique, qui aurait antérieurement été indemnisé. S'il s'agit d'un bail à
usage mixte professionnel et d'habitation, ou d'un bail unique regroupant des locaux identifiés comme professionnels et d'autres identifiés comme à usage
d'habitation, le régime de l'obligation d'information est différent et plus étendu. Il faut cependant distinguer deux hypothèses. Si le bail mixte relève du
champ d'application de la loi no 89‐642 du 6 juillet 1989, l'obligation d'information est celle des baux à usage d'habitation (voir no 1.104‐25, no F1.104‐5 et
no F1.104‐10). Si le bail mixte relève d'un autre régime juridique (L. no 48‐2009, 31 déc. 1948, par exemple), il convient de transposer les règles applicables
aux baux commerciaux portant accessoirement sur un local d'habitation (voir no 1.305‐75, no F1.305‐5 et no F1.305‐10).
Quoi qu'il en soit, d'autres informations relatives au bien trouvent aujourd'hui droit de cité dans les contrats de location à usage professionnel. Ainsi en
va‐t‐il notamment du diagnostic de performance énergétique, que l'article L. 134‐3‐1 du Code de la construction et de l'habitation a rendu obligatoire à
compter du 1er juillet 2007. Il en est de même, mais à titre facultatif cette fois, pour les informations relatives à la présence de plomb ou d'amiante dans
l'immeuble concerné.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.205 Formules complètes de
base ‐ Formules

FI.205‐5 ‐ Bail développé – Usage exclusivement professionnel

Par‐devant Me , notaire à
Ont comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

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,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si les bailleurs sont des époux comparant ensemble :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le ,à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Marié(e)s sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Marié(e)s sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
,
D'une part,
Et

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si le preneur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si les preneurs sont des époux comparant ensemble :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le ,à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Marié(e)s sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Marié(e)s sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
,
D'autre part.

Renseignements concernant les parties contractantes

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I. Le bailleur
, demeurant à

Ci‐après dénommé « le bailleur » dans le cours du présent acte.

II. Le locataire
, demeurant à

Ci‐après dénommé « le locataire » dans le cours du présente acte.

Présence ou représentation

Toutes les parties susnommées sont présentes.

En cas de représentation
Sont présents :
‐+

Sont représentés de la manière suivante :


‐+

Conventions préliminaires
Il est ici convenu :

​ qu'en cas de pluralité de bailleurs comme de locataires, il y aura solidarité soit entre bailleurs soit entre locataires dans les droits et obligations
résultant respectivement à leur profit ou à leur encontre des stipulations du présente acte ;
​ que les dénominations « le bailleur », « le locataire », s'appliqueront pareillement qu'il s'agisse de personnes physiques (hommes ou femmes)
ou de personnes morales, de même qu'en cas de représentation totale ou partielle de ces personnes par mandataires, sans que, en cas de
pluralité dans les parties, cette dénomination, au singulier, puisse nuire au caractère solidaire des obligations qui leur incombent, leur
solidarité étant expressément stipulée et acceptée ;
​ que les termes « immeuble(s) » ou « bien(s) », utilisés au cours du présent acte, s'appliquent à l'ensemble des biens compris dans la
désignation qui va suivre, qu'il s'agisse d'un immeuble bâti ou non bâti ou de plusieurs immeubles ou de lots de copropriété ;
​ que le bail qui va suivre, en dehors des stipulations du présent contrat et compte tenu de la destination prévue plus loin, est régi :

– par l'article 57 A de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986 inséré par l'article 36 de la loi no 89‐462 du 6 juillet 1989, quant à sa
durée, son renouvellement et ses modalités de résiliation,
– par le titre huitième du Livre III du Code civil.

I. Objet du contrat
Bail
Le bailleur loue les locaux et équipements ci‐après désignés à usage exclusivement professionnel au locataire.
Identification du bien
Les locaux loués dépendent d'un immeuble en copropriété situé à .

Formant les lots nos consistant en :


‐+

Conformément à l'article 57 B de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986, telle que modifiée par la loi no 2014‐626 du 18 juin 2014 :

Choisissez l'un des paragraphes suivants :


Un état des lieux a été établi le contradictoirement entre les parties.

Un état des lieux a été établi le par Monsieur , demeurant à , que les parties ont
amiablement mandaté(e) à cette fin.

Un état des lieux a été établi le par acte de Me , huissier de justice à , les parties n'ayant
pu se mettre d'accord pour l'établir contradictoirement ou désigner un tiers à cette fin.
Un exemplaire de cet état des lieux se trouve annexé au présent contrat.

Équipements

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Les biens loués comportent les équipements suivants :
‐+

En outre, le locataire aura l'utilisation et la jouissance, dans le cadre du règlement intérieur de l'immeuble, des équipements et accessoires suivants qui
font l'objet d'un usage commun à plusieurs occupants dont le locataire :

Le locataire devra utiliser les équipements et accessoires communs ci‐dessus énumérés en respectant le droit d'usage concurrent des autres occupants,
de telle façon que le bailleur ne soit jamais inquiété à cet égard pour quelque cause que ce soit.

Si le local est un immeuble en copropriété :


Règlement de copropriété
L'immeuble dont dépendent les biens et droits immobiliers ci‐dessus désignés a fait l'objet d'un règlement de copropriété avec état descriptif de division
et de modification résultant de l'acte ci‐après énoncé .

Le locataire reconnaît avoir eu communication des extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l'immeuble, la jouissance et l'usage
des parties privatives et communes et précisant la quote‐part afférente au lot loué dans chacune des catégories de charges.

Destination des lieux loués


Les lieux ci‐dessus désignés sont loués pour l'exercice de l'activité professionnelle suivante : , à l'exclusion de toute utilisation,
même temporaire, à un autre usage, et il ne pourra y être exercé aucune activité commerciale, industrielle ou artisanale, de même que se trouve exclue
toute affectation à l'habitation.

Information du locataire relativement à l'immeuble


1) État des risques naturels et technologiques

L'immeuble loué n'étant pas actuellement situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques ni par un plan de
prévention des risques naturels prévisibles, ni dans une zone de sismicité, ce dossier de diagnostic technique ne comprend pas l'état des risques naturels
et technologiques prévu par l'article L. 125‐5 du Code de l'environnement.
Si une telle zone incluant le logement loué est créée avant la date de renouvellement du présent bail, le bailleur aura l'obligation de fournir au locataire
l'état des risques naturels et technologiques lors de ce renouvellement.

L'immeuble loué étant situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques ou par un plan de prévention des risques
naturels prévisibles, ou dans une zone de sismicité, ce dossier de diagnostic technique comprend un état des risques naturels et technologiques établi
conformément à l'article L. 125‐5 ainsi qu'aux articles R. 125‐23 et suivants du Code de l'environnement.
2) Sinistre antérieur lié à une catastrophe naturelle ou technologique (C. env., art. L. 125‐5)
Le bailleur précise que l'immeuble loué :

​ n'a pas, à sa connaissance, subi un sinistre ayant donné lieu au versement d'une indemnité par une compagnie d'assurance au titre d'une
catastrophe naturelle ou technologique, par application des articles L. 125‐2 ou L. 128‐2 du Code des assurances.

​ a subi un sinistre ayant donné lieu au versement d'une indemnité par une compagnie d'assurance au titre d'une catastrophe naturelle ou
technologique, par application des articles L. 125‐2 ou L. 128‐2 du Code des assurances.

3) Diagnostic de performance énergétique


Un diagnostic de performance énergétique de l'immeuble loué est annexé au présent contrat. Il est établi conformément à l'article L. 134‐1 du Code de la
construction et de l'habitation. Toutefois, le locataire est informé qu'il ne peut se prévaloir à l'encontre du bailleur des informations qu'il contient, ce
diagnostic de performance énergétique n'ayant qu'une valeur informative.

) Plomb

Le bailleur informe le locataire qu'à sa connaissance, le logement ainsi que ses dépendances ne comporte pas de traces de plomb. Une copie du diagnostic
en attestant l'absence est jointe en annexe des présentes.

Le bailleur informe le locataire de la présence dans l'immeuble loué de matériaux ou de produits de la construction contenant du plomb. Une copie du
diagnostic visant lesdits matériaux et produits ainsi que leur emplacement est jointe en annexe.
) Amiante

Le bailleur informe le locataire qu'à sa connaissance, le logement ainsi que ses dépendances ne comporte pas de traces d'amiante. Une copie du diagnostic
en attestant l'absence est jointe en annexe des présentes.

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Le bailleur informe le locataire de la présence dans l'immeuble loué de matériaux ou de produits de la construction contenant de l'amiante. Une copie du
diagnostic visant lesdits matériaux et produits ainsi que leur emplacement est jointe en annexe.
II. Durée du contrat
Durée convenue

Le présent bail est consenti et accepté conformément à l'article 57 A, alinéa 1er, de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986, modifiée par la loi no 89‐462 du
6 juillet 1989, pour une durée de années, à compter du .

Résiliation
Le contrat pourra être résilié par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par acte d'huissier de justice :

​ par le locataire à tout moment, en respectant un préavis de six mois ;


​ par le bailleur à l'expiration du contrat en prévenant le locataire six mois à l'avance.

Tacite reconduction
À défaut de congé dans les conditions prévues ci‐dessus, le contrat est reconduit tacitement pour la même durée que celle initialement convenue, soit
années.

III. Dépôt de garantie, loyer et charges

Dépôt de garantie
Le locataire, pour sûreté et garantie de l'exécution des obligations de toute nature résultant à sa charge du présent bail, a versé au bailleur ce jour même,
à titre de dépôt de garantie, la somme de euros, représentant six mois de loyer en principal et charges ; de laquelle somme, le
bailleur donne au locataire quittance définitive.
Dont quittance.
Le dépôt de garantie ne pourra en aucun cas dispenser le locataire du paiement des derniers loyers lorsque le bail se terminera, ceux‐ci, ainsi que les
charges, devant toujours être acquittés régulièrement aux échéances fixées par les présentes.
Ce dépôt de garantie sera conservé par le bailleur pendant toute la durée du bail et sera remboursé au locataire en fin de jouissance, après
déménagement et remise des clés, déduction faite, le cas échéant, de toutes les sommes dont le locataire pourrait être débiteur envers le bailleur au
titre des loyers, charges et indemnités de toute nature à l'expiration du bail et, dont le bailleur pourrait être rendu responsable pour le locataire.
Le dépôt de garantie ne sera productif d'aucun intérêt.
En cas de résiliation du présent bail pour inexécution de ses conditions ou pour une cause quelconque imputable au locataire, le dépôt de garantie
restera acquis au bail à titre de dommages‐intérêts, sans préjudice de tous autres recours et actions.
En cas de variation du loyer, la somme versée à titre de dépôt de garantie devra être augmentée ou diminuée dans la même proportion pour être mise en
harmonie avec le nouveau loyer, de manière que le dépôt de garantie soit toujours d'un montant égal à six mois de loyers et charges. Par suite, en cas
d'augmentation du loyer, le locataire devra verser, lors du paiement du premier terme augmenté, la somme nécessaire pour compléter le dépôt et, en cas
de diminution du loyer, le bailleur devra restituer au locataire la somme en excédent.
Loyer
Le loyer annuel est fixé à euros.
Il sera susceptible de variation ainsi qu'il sera indiqué ci‐après.
Le loyer est payable et d'avance au domicile du bailleur.
Toute somme non réglée par le locataire à sa date d'exigibilité portera intérêt de plein droit au taux légal après commandement de payer resté sans effet
jusqu'au jour du paiement effectif.

Révision du loyer (bail à usage exclusivement professionnel)

Si le bailleur veut se prémunir contre une baisse du loyer :


Ce loyer sera révisé automatiquement, mais uniquement à la hausse, au terme de chaque année du contrat, en fonction de la variation de la moyenne sur
quatre trimestres de l'indice trimestriel national des loyers des activités tertiaires publié par l'Institut national de la statistique et des études
économiques ou de tout autre indice qui viendrait à lui être substitué par voie législative ou réglementaire.
À défaut de publication ou de remplacement de cet indice et à défaut d'accord entre les parties, le nouvel indice sera fixé par un arbitre désigné, soit
d'un commun accord, soit par ordonnance du président de la juridiction compétente et sur requête de la partie la plus diligente.
Il est précisé que le montant du loyer de base ci‐dessus fixé correspond à l'indice du trimestre de l'année qui a été de :

Dans le cas de retard dans la parution des indices de référence, le terme de loyer serait provisoirement payé sur la base du loyer antérieur à la révision et
le réajustement s'opérerait à la première échéance suivant la publication de l'indice.

Ce loyer sera révisé automatiquement au terme de chaque année du contrat, en fonction de la variation de la moyenne sur quatre trimestres de l'indice
trimestriel national des loyers des activités tertiaires publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques ou de tout autre indice qui
viendrait à lui être substitué par voie législative ou réglementaire.
À défaut de publication ou de remplacement de cet indice et à défaut d'accord entre les parties, le nouvel indice sera fixé par un arbitre désigné, soit

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d'un commun accord, soit par ordonnance du président de la juridiction compétente et sur requête de la partie la plus diligente.
Il est précisé que le montant du loyer de base ci‐dessus fixé correspond à l'indice du trimestre de l'année qui a été de :
.
Dans le cas de retard dans la parution des indices de référence, le terme de loyer serait provisoirement payé sur la base du loyer antérieur à la révision et
le réajustement s'opérerait à la première échéance suivant la publication de l'indice.

Charges
En plus du loyer principal ci‐dessus stipulé, le locataire devra rembourser au bailleur les prestations et fournitures individuelles dont il bénéficie, ainsi que
sa quote‐part des charges et dépenses générales et des impositions, tel que le tout est déterminé comme récupérable par décret.
Les charges récupérables, sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles en contrepartie :

​ des services rendus liés à l'usage des différents éléments de la chose louée ;
​ des dépenses d'entretien courant et des menues réparations sur les éléments d'usage commun de la chose louée ;
​ du droit de bail et des impositions qui correspondent à des services dont le locataire profite directement.

Le paiement de ces charges récupérables s'effectuera par provisions, dont le montant pourra être modifié au cours de la location ; ces provisions, en
s'ajoutant à chaque terme de loyer, seront exigibles avec ce terme.
Pour la première année, ces provisions seront de euros.
Ces provisions seront réajustées annuellement en fonction de l'évolution réelle du coût de ces charges.
La régularisation s'effectuera chaque année sur présentation d'un décompte par nature des charges, ainsi que du mode de répartition entre les locataires
et occupants de l'immeuble que le bailleur devra adresser au locataire un mois avant la date fixée pour le paiement qui serait occasionné par cette
régularisation.
Clause de résiliation de plein droit
À défaut de paiement à son échéance d'un seul terme de loyer ou du montant des charges récupérables, le présent bail sera résilié de plein droit un mois
après un simple commandement de payer demeuré infructueux, énonçant la volonté du bailleur de se prévaloir de la présente clause.
De même, le contrat sera résilié de plein droit en cas d'infraction du locataire à l'une des clauses du présent bail ; cette résiliation de plein droit sera
toutefois subordonnée à une mise en demeure adressée au locataire et lui enjoignant de respecter ses obligations dans le mois suivant réception de
cette mise en demeure.
Dans ces différents cas, la résiliation s'opérera de plein droit sans qu'il soit besoin de formalité judiciaire, nonobstant toutes consignations ou offres
réelles postérieures au délai d'un mois ci‐dessus fixé.
Il suffira d'une simple ordonnance de référé exécutoire par provision, nonobstant appel, pour obtenir l'expulsion des lieux loués.
En cas de paiement par chèque ou par prélèvement sur compte bancaire ou postal, le montant du loyer et de ses accessoires ne pourra être considéré
comme réglé qu'après encaissement effectif, et ce malgré la remise de toute quittance, la clause de résiliation de plein droit pouvant être acquise au
bailleur dans le cas où le chèque ou le prélèvement reviendrait impayé.

Clauses pénales
À titre de clause pénale, en application des articles 1226 et suivants du Code civil, en cas de non‐paiement de toute somme due à son échéance et dès le
premier acte d'huissier de justice, le locataire devra payer en sus, outre les frais de recouvrement y compris la totalité du droit proportionnel dû à
l'huissier de justice, % de la somme due pour couvrir le bailleur de ses peines et tracas, sans préjudice de l'application judiciaire de
l'article 700 du Code de procédure civile.
Il est également stipulé à titre de clause pénale, afin de garantir au bailleur la récupération effective et immédiate des lieux loués, que le locataire, dans
le cas où il se maintiendrait indûment dans les lieux à la cessation de la location, devra verser au bailleur une indemnité d'occupation calculée, jour par
jour, en fonction du montant du dernier loyer majoré de %.

IV. Obligations des parties


Obligations du locataire
Le présent bail est soumis aux conditions ci‐après que le locataire s'oblige à exécuter et accomplir et ce, à peine de toute action en dommages‐intérêts
et en résiliation du bail.
Le locataire devra payer le loyer et les charges de la manière définie dans le corps du présent acte ; il en supportera seul les frais, comme expliqué infra à
cette rubrique. Il sera tenu en outre des obligations suivantes :

a) User paisiblement des locaux et équipements loués suivant la destination prévue au contrat.
b) Répondre des dégradations et pertes survenues pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance, à moins qu'il ne prouve
qu'elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur ou par le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans les lieux loués.
c) Prendre à sa charge exclusive l'entretien courant des lieux loués et des équipements mentionnés au contrat, les menues réparations et
l'ensemble des réparations locatives définies par le décret no 87‐712 du 26 août 1987, sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon,
vices de constructions, cas fortuit ou force majeure.
d) Faire ramoner, s'il y a lieu, les cheminées et conduits de fumée à ses frais, par un fumiste qualifié, aussi souvent qu'il sera nécessaire ou
prescrit par les règles administratives et également en fin de jouissance.
e) Informer immédiatement le bailleur de tout sinistre et des dégradations se produisant dans les lieux loués, même s'il n'en résulte aucun
dommage apparent.
f) Laisser exécuter, dans les lieux loués, les travaux d'amélioration des parties communes ou des parties privatives du même immeuble, ainsi
que les travaux nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal des locaux loués, les dispositions des 2e et 3e alinéas de l'article 1724 du
Code civil étant applicables à ces travaux.
g) Ne pas transformer, sans l'accord écrit du bailleur, les locaux loués et leurs équipements ; le bailleur pourra, si le locataire a méconnu cette

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obligation, exiger la remise en état des locaux et des équipements tels qu'ils étaient au départ ou conserver les transformations effectuées,
sans que le locataire puisse réclamer une indemnité pour les frais engagés ; le bailleur aura toutefois la faculté d'exiger, en cours de bail, aux
frais du locataire, la remise immédiate des lieux en l'état si les transformations mettent en péril le bon fonctionnement des équipements ou la
sécurité des locaux loués.
h) Respecter le règlement intérieur de l'immeuble affiché dans les parties communes des immeubles collectifs ; se conformer à toutes
demandes ou instructions pouvant être formulées par le bailleur, en vertu des décisions d'assemblées générales de copropriétaires ou du
règlement intérieur de l'immeuble et en exécuter strictement toutes les dispositions.
i) L'apposition des plaques professionnelles devra être effectuée en conformité des habitudes concernant l'immeuble.
j) Acquitter les impôts, contributions et taxes à sa charge, ainsi que toutes prestations diverses.
k) S'assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire : explosions, incendie, dégâts des eaux, risques locatifs, recours
des voisins, etc., et en justifier lors de la remise des clés, puis chaque année, à la demande du bailleur, ou de son représentant, par la remise à
celui‐ci d'une attestation de l'assurance.
l) Laisser visiter les lieux loués :

​ pour la surveillance et la vérification de leur entretien, ainsi que de toutes installations communes ou privées, une fois par an et
chaque fois que la nécessité s'en imposera mais seulement pendant les jours ouvrables, sauf cas d'urgence ;
​ en vue de la vente ou de la location, deux heures par jour, par accord entre les parties et à défaut d'accord entre
et heures, sauf les dimanches et jours fériés.

m) Ne pas céder le contrat de location sans l'accord du bailleur, étant au surplus précisé que le cessionnaire devra avoir toutes les qualités
professionnelles et autorisations administratives nécessaires.
Toute sous‐location est interdite.
n) Garnir suffisamment les lieux loués, afin qu'à défaut de respect de ses obligations, le bailleur puisse user du privilège qu'il tient de l'article
2332 du Code civil.

Obligations du bailleur
Le bailleur est tenu des obligations principales suivantes :

a) Délivrer au locataire les locaux loués en bon état d'usage et de réparation, ainsi que les équipements mentionnés au contrat en bon état de
fonctionnement.
b) Entretenir les locaux en état de servir à l'usage prévu et y faire toutes les réparations nécessaires autres que locatives.
c) Assurer au locataire la jouissance paisible des locaux loués et, sans préjudice des dispositions de l'article 1721 du Code civil, le garantir des
vices ou défauts de nature à y faire obstacle.

Exonération de responsabilité
Le bailleur décline toute responsabilité à raison des vols qui pourraient être commis dans les lieux loués au locataire, le locataire déclarant expressément
accepter cette dérogation à toute jurisprudence contraire qui pourrait prévaloir.
Le bailleur est exonéré de toute responsabilité, même sous forme de réduction de loyer, dans le cas où, par fait de force majeure, il y aurait interruption
de fourniture de gaz, d'eau, d'électricité, etc.

Conditions particulières
Par dérogation à l'article 1722 du Code civil, au cas de destruction par suite d'incendie ou tout autre événement de la majeure partie des lieux loués, le
locataire renonce expressément à user de la faculté de maintenir le bail moyennant une diminution de loyer ; en conséquence, le bail sera résilié de plein
droit, sauf accord formel du bailleur pour le maintenir.

S'il existe d'autres conditions particulières :

Tolérances
Il est formellement convenu entre les parties que toutes les tolérances de la part du bailleur relatives aux clauses et conditions du présent bail, quelles
qu'en aient pu être la fréquence et la durée, ne pourront jamais et dans aucune circonstance être considérées comme entraînant une modification ou
suppression de ces clauses et conditions ni comme engendrant un droit quelconque pouvant être revendiqué par le locataire. Le bailleur pourra toujours y
mettre fin par tous moyens.
Solidarité et indivisibilité
Les obligations résultant du présent bail pour le locataire constitueront, pour tous ses ayants‐cause et ayants‐droit – notamment pour ses héritiers, en cas
de décès – et pour toutes personnes tenues au paiement des loyers et à l'exécution des conditions du bail, une charge solidaire et indivisible.
Dans le cas où les significations prescrites par l'article 877 du Code civil deviendraient nécessaires, le coût en serait supporté par ceux à qui elles seraient
faites.

Frais
Tous les frais, droits et émoluments des présentes et tous ceux qui en seront la suite ou la conséquence sans aucune exception ni réserve, y compris le
coût de la copie exécutoire à remettre au bailleur, seront supportés par le locataire qui s'y oblige.

V. Formalités
Élection de domicile
Pour l'exécution des présentes et notamment pour la signification de tous actes de poursuites, les parties font élection de domicile, savoir : le bailleur en
sa demeure et le locataire dans les lieux loués.

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Fiscalité

Le présent acte est dispensé de la formalité de l'enregistrement en application de l'article 10‐1, a, de la loi no 69‐1168 du 26 décembre 1969 (CGI, art. 637,
Annexe III, art. 245 et Annexe IV, art. 60).
Mais le bailleur sera tenu de souscrire annuellement une déclaration à la recette des impôts de la situation des locaux loués en vue du paiement du droit
afférent au présent bail qui ne sera toutefois pas perçu dans le cas où la présente location entrerait dans le champ d'application de la taxe sur la valeur
ajoutée qui sera alors déclarée et acquittée par le bailleur au service des impôts intéressé.
Dont acte.
Fait à , le

Fait à , le

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.210 Parties au contrat

I.210‐5 ‐ Présentation

Au regard des parties, le bail professionnel requiert les clauses ordinaires (identification, capacité, pouvoir). Il peut cependant être utile d'y ajouter
toutes indications relatives à la profession ou aux professions que peut y exercer le locataire.
Cela peut être une activité juridique (avocat, huissier, notaire, expert judiciaire…), médicale ou paramédicale (médecin, dentiste, kinésithérapeute…),
d'ingénierie (bureau d'étude, technicien de recherche ou de contrôle) ou encore, d'enseignement (ainsi en va‐t‐il d'un professeur à domicile qui n'exploite
pas un véritable établissement). L'application du micro‐statut des baux professionnels vaut même pour les entraîneurs de chevaux et centres équestres,
dans la mesure où ils n'organiseraient pas de randonnées avec hébergement et pension complète.
Sont en revanche exclus du bénéfice des dispositions relatives au bail professionnel, notamment, les artistes cotisant à la maison des artistes et reconnus
auteurs d'œuvres graphiques (C. com., art. L. 145‐2‐1‐2), les établissements publics exerçant une mission de service public, ou encore les associations
n'exerçant pas une activité lucrative de manière habituelle (v., pour l'application du statut à une association d'art dramatique dont les revenus
provenaient essentiellement des spectacles qu'elle organisait dans les lieux loués, CA Paris, 11 mai 2006, Rev. loyers 2006/870, comm. 175).

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.210 Parties au contrat ‐
Formules

FI.210‐5 ‐ Clauses complètes de base

Pour le cas où l’une des parties serait une personne pacsée agissant seule ou un couple pacsé agissant ensemble, se reporter à FI.108‐10.

Par‐devant Me , notaire à
Ont comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à

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, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si les bailleurs sont des époux comparant ensemble :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Marié(e)s sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Marié(e)s sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
,
D'une part,
Et

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si le preneur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si les preneurs sont des époux comparant ensemble :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née (ou né) le ,à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Marié(e)s sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Marié(e) s sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de

D'autre part.
Lesquels ont convenu ce qui suit :
Renseignements concernant les parties contractantes
I. Le bailleur
, demeurant à

Ci‐après dénommé « le bailleur » dans le cours du présent acte.

II. Le(s) locataire(s)


‐+

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​ , demeurant à

Ci‐après dénommé « le locataire » dans le cours du présent acte.

Présence ou représentation

Toutes les parties susnommées sont présentes.

En cas de représentation
Sont présents :
‐+

Sont représentés de la manière suivante :


‐+

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.215 Objet du contrat

I.215‐5 ‐ Compatibilité profession/nature des locaux

Il importe de bien vérifier que la profession exercée par le locataire est bien compatible avec la nature des locaux, avec leur configuration ou leur état. À
défaut, il importe de prévoir la charge des travaux de mise en état ou aux normes.
S'il s'agit d'un immeuble en copropriété, en lotissement, ou dont l'utilisation est partagée, il convient de bien vérifier la compatibilité de l'exercice
professionnel avec le règlement de copropriété, le cahier des charges, le règlement intérieur de l'immeuble ou toute autre charte comportant des
prescriptions relatives à l'utilisation.
À ce titre, la clause d'habitation bourgeoise dite « absolue », plutôt rare, est susceptible d'interdire l'exercice de toute activité libérale au sein de
l'immeuble. Plus souvent, les règlements de copropriété procèdent par énumération, en listant les activités qui sont admises. Cet inventaire doit
toutefois être considéré comme étant non limitatif, une profession qui n'y est pas visée pouvant tout de même être exercée dans l'immeuble tant qu'elle
n'est a priori pas de nature à troubler la copropriété.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.215 Objet du contrat ‐
Formules

FI.215‐5 ‐ Clauses complètes de base

Objet du contrat
Bail
Le bailleur loue les locaux et équipements ci‐après désignés à usage exclusivement professionnel au locataire.
Identification du bien
Les locaux loués dépendent d'un immeuble en copropriété situé à ,

Formant les lots nos consistant en :

Conformément à l'article 57 B de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986, telle que modifiée par la loi no 2014‐626 du 18 juin 2014 :

Choisissez l'un des paragraphes suivants :


Un état des lieux a été établi le contradictoirement entre les parties.

Un état des lieux a été établi le par Monsieur , demeurant à , que les parties ont
amiablement mandaté(e) à cette fin.

Un état des lieux a été établi le par acte de Me , huissier de justice à , les parties n'ayant
pu se mettre d'accord pour l'établir contradictoirement ou désigner un tiers à cette fin.

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Un exemplaire de cet état des lieux se trouve annexé au présent contrat.

Équipements
Les biens loués comportent les équipements suivants :
‐+

En outre, le locataire aura l'utilisation et la jouissance, dans le cadre du règlement intérieur de l'immeuble, des équipements et accessoires suivants qui
font l'objet d'un usage commun à plusieurs occupants dont le locataire :
‐+

Le locataire devra utiliser les équipements et accessoires communs ci‐dessus énumérés en respectant le droit d'usage concurrent des autres occupants,
de telle façon que le bailleur ne soit jamais inquiété à cet égard pour quelque cause que ce soit.

S'il s'agit d'un immeuble en copropriété :

Règlement de copropriété
L'immeuble dont dépendent les biens et droits immobiliers ci‐dessus désignés a fait l'objet d'un règlement de copropriété avec état descriptif de division
et de modification résultant de l'acte ci‐après énoncé .

Le locataire reconnaît avoir eu communication des extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l'immeuble, la jouissance et l'usage
des parties privatives et communes et précisant la quote‐part afférente au lot loué dans chacune des catégories de charges.

Destination des lieux loués


Les lieux ci‐dessus désignés sont loués pour l'exercice de l'activité professionnelle suivante : , à l'exclusion de toute utilisation,
même temporaire, à un autre usage, et il ne pourra y être exercé aucune activité commerciale, industrielle ou artisanale, de même que se trouve exclue
toute affectation à l'habitation.

Information du locataire relativement à l'immeuble


1) État des risques naturels et technologiques

Le logement loué n'étant pas actuellement situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques ni par un plan de
prévention des risques naturels prévisibles, ni dans une zone de sismicité, ce dossier de diagnostic technique ne comprend pas l'état des risques naturels
et technologiques prévu par l'article L. 125‐5 du Code de l'environnement.
Si une telle zone incluant le logement loué est créée avant la date de renouvellement du présent bail, le bailleur aura l'obligation de fournir au locataire
l'état des risques naturels et technologiques lors de ce renouvellement.

Le logement loué étant situé dans une zone couverte par un plan de prévention des risques technologiques ou par un plan de prévention des risques
naturels prévisibles, ou dans une zone de sismicité, ce dossier de diagnostic technique comprend un état des risques naturels et technologiques établi
conformément à l'article L. 125‐5 ainsi qu'aux articles R. 125‐23 et suivants du Code de l'environnement.
2) Sinistre antérieur lié à une catastrophe naturelle ou technologique (C. env., art. L. 125‐5)
Le « bailleur » précise que le logement :

​ n'a pas, à sa connaissance, subi un sinistre ayant donné lieu au versement d'une indemnité par une compagnie d'assurance au titre d'une
catastrophe naturelle ou technologique, par application des articles L. 125‐2 ou L. 128‐2 du Code des assurances.

​ a subi un sinistre ayant donné lieu au versement d'une indemnité par une compagnie d'assurance au titre d'une catastrophe naturelle ou
technologique, par application des articles L. 125‐2 ou L. 128‐2 du Code des assurances.

3) Diagnostic de performance énergétique


Un diagnostic de performance énergétique de l'immeuble loué est annexé au présent contrat. Il est établi conformément à l'article L. 134‐1 du Code de la
construction et de l'habitation. Toutefois, le locataire est informé qu'il ne peut se prévaloir à l'encontre du bailleur des informations qu'il contient, ce
diagnostic de performance énergétique n'ayant qu'une valeur informative.

4) Plomb

Le bailleur informe le locataire qu'à sa connaissance, le logement ainsi que ses dépendances ne comportent pas de traces de plomb. Une copie du
diagnostic en attestant l'absence est jointe en annexe des présentes.

Le bailleur informe le locataire de la présence dans l'immeuble loué de matériaux ou de produits de la construction contenant du plomb. Une copie du
diagnostic visant lesdits matériaux et produits ainsi que leur emplacement est jointe en annexe.

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5) Amiante

Le bailleur informe le locataire qu'à sa connaissance, le logement ainsi que ses dépendances ne comportent pas de traces d'amiante. Une copie du
diagnostic en attestant l'absence est jointe en annexe des présentes.

Le bailleur informe le locataire de la présence dans l'immeuble loué de matériaux ou de produits de la construction contenant de l'amiante. Une copie du
diagnostic visant lesdits matériaux et produits ainsi que leur emplacement est jointe en annexe.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.220 Durée du contrat : L. nº
86‐1290 du 23 décembre 1986, article 57 A

I.220‐5 ‐ Durée minimale

La loi impose une durée minimale (six ans) pour le bail, ainsi que certaines modalités de reconduction et de résiliation. C'est ainsi que le bailleur peut
empêcher la reconduction du bail en adressant un congé avec un préavis de six mois. Avec ce même préavis, le locataire peut rompre le contrat à tout
moment et pareillement empêcher la reconduction à l'échéance.
Il est toujours possible pour les parties de convenir d'une durée contractuelle plus longue, en s'alignant par exemple sur les neuf années qu'impose le
statut des baux commerciaux. En revanche, la durée du contrat peut n'être que de trois ans si le bail est à usage mixte d'habitation et professionnel ;
mais alors, le locataire sera protégé par le droit au renouvellement que lui confère la loi du 6 juillet 1989, ce qui lui permettra, en définitive, d'assurer une
plus grande pérennité à son activité dans les lieux loués.
Les clauses qui suivent concernent spécialement le bail à usage exclusivement professionnel.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.220 Durée du contrat : L. nº
86‐1290 du 23 décembre 1986, article 57 A ‐ Formules

FI.220‐5 ‐ Clauses complètes de base imposées

Durée du contrat
Durée convenue
Le présent bail est consenti et accepté conformément à l'article 57 A, alinéa 1er, de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986, modifiée par la loi no 89‐462 du
6 juillet 1989, pour une durée de années, à compter du .

Résiliation
Le contrat pourra être résilié par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par acte d'huissier de justice :

​ par le locataire à tout moment, en respectant un préavis de six mois ;


​ par le bailleur à l'expiration du contrat en prévenant le locataire six mois à l'avance.

Tacite reconduction
À défaut de congé dans les conditions prévues ci‐dessus, le contrat est reconduit tacitement pour la même durée que celle initialement convenue, soit
années.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.225 Dépôt de garantie, loyer
et charges

I.225‐5 ‐ Liberté contractuelle

Les clauses financières relèvent de la liberté contractuelle. Il appartient donc aux parties de prévoir les clauses relatives à la nature et au montant des
sommes dues, à leur révision, aux sanctions, etc.
S'agissant de la révision du loyer en particulier, les parties sont libres du choix de l'indice en fonction duquel ledit loyer sera appelé à évoluer. On notera
cependant la création, en 2011, d'un indice des loyers des activités tertiaires (ILAT), naturellement adapté à la plupart des baux à usage exclusivement
professionnel (v. D. no 2011‐2028, 29 déc. 2011, JO 30 déc., p. 22740).

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.225 Dépôt de garantie, loyer
et charges ‐ Formules

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FI.225‐5 ‐ Clauses complètes de base

Dépôt de garantie, loyer et charges

Dépôt de garantie
Le locataire, pour sûreté et garantie de l'exécution des obligations de toute nature résultant à sa charge du présent bail, a versé au bailleur ce jour même,
à titre de dépôt de garantie, la somme de euros, représentant six mois de loyer en principal et charges ; de laquelle somme, le
bailleur donne au locataire quittance définitive.
Dont quittance.
Le dépôt de garantie ne pourra en aucun cas dispenser le locataire du paiement des derniers loyers lorsque le bail se terminera, ceux‐ci, ainsi que les
charges, devant toujours être acquittés régulièrement aux échéances fixées par les présentes.
Ce dépôt de garantie sera conservé par le bailleur pendant toute la durée du bail et sera remboursé au locataire en fin de jouissance, après
déménagement et remise des clés, déduction faite, le cas échéant, de toutes les sommes dont le locataire pourrait être débiteur envers le bailleur au
titre des loyers, charges et indemnités de toute nature à l'expiration du bail et, dont le bailleur pourrait être rendu responsable pour le locataire.
Le dépôt de garantie ne sera productif d'aucun intérêt.
En cas de résiliation du présent bail pour inexécution de ses conditions ou pour une cause quelconque imputable au locataire, le dépôt de garantie
restera acquis au bail à titre de dommages‐intérêts, sans préjudice de tous autres recours et actions.
En cas de variation du loyer, la somme versée à titre de dépôt de garantie devra être augmentée ou diminuée dans la même proportion pour être mise en
harmonie avec le nouveau loyer, de manière que le dépôt de garantie soit toujours d'un montant égal à six mois de loyers et charges. Par suite, en cas
d'augmentation du loyer, le locataire devra verser, lors du paiement du premier terme augmenté, la somme nécessaire pour compléter le dépôt et, en cas
de diminution du loyer, le bailleur devra restituer au locataire la somme en excédent.

Loyer
Le loyer annuel est fixé à euros.
Il sera susceptible de variation ainsi qu'il sera indiqué ci‐après.
Le loyer est payable et d'avance au domicile du bailleur.
Toute somme non réglée par le locataire à sa date d'exigibilité portera intérêt de plein droit au taux légal après commandement de payer resté sans effet
jusqu'au jour du paiement effectif.
Révision du loyer (bail à usage exclusivement professionnel)

Si le bailleur veut se prémunir contre une baisse du loyer :


Ce loyer sera révisé automatiquement, mais uniquement à la hausse, au terme de chaque année du contrat, en fonction de la variation de la moyenne sur
quatre trimestres de l'indice trimestriel national des loyers des activités tertiaires publié par l'Institut National de la Statistique et des Études
Économiques ou de tout autre indice qui viendrait à lui être substitué par voie législative ou réglementaire.
À défaut de publication ou de remplacement de cet indice et à défaut d'accord entre les parties, le nouvel indice sera fixé par un arbitre désigné, soit
d'un commun accord, soit par ordonnance du président de la juridiction compétente et sur requête de la partie la plus diligente.
Il est précisé que le montant du loyer de base ci‐dessus fixé correspond à l'indice du trimestre de l'année qui a été de :

Dans le cas de retard dans la parution des indices de référence, le terme de loyer serait provisoirement payé sur la base du loyer antérieur à la révision et
le réajustement s'opérerait à la première échéance suivant la publication de l'indice.

Ce loyer sera révisé automatiquement au terme de chaque année du contrat, en fonction de la variation de la moyenne sur quatre trimestres de l'indice
trimestriel national des loyers des activités tertiaires publié par l'Institut National de la Statistique et des Études Économiques ou de tout autre indice qui
viendrait à lui être substitué par voie législative ou réglementaire.
À défaut de publication ou de remplacement de cet indice et à défaut d'accord entre les parties, le nouvel indice sera fixé par un arbitre désigné, soit
d'un commun accord, soit par ordonnance du président de la juridiction compétente et sur requête de la partie la plus diligente.
Il est précisé que le montant du loyer de base ci‐dessus fixé correspond à l'indice du trimestre de l'année qui a été de :

Dans le cas de retard dans la parution des indices de référence, le terme de loyer serait provisoirement payé sur la base du loyer antérieur à la révision et
le réajustement s'opérerait à la première échéance suivant la publication de l'indice.

Charges
En plus du loyer principal ci‐dessus stipulé, le locataire devra rembourser au bailleur les prestations et fournitures individuelles dont il bénéficie, ainsi que
sa quote‐part des charges et dépenses générales et des impositions, tel que le tout est déterminé comme récupérable par décret.
Les charges récupérables, sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles en contrepartie :

​ des services rendus liés à l'usage des différents éléments de la chose louée ;
​ des dépenses d'entretien courant et des menues réparations sur les éléments d'usage commun de la chose louée ;
​ du droit de bail et des impositions qui correspondent à des services dont le locataire profite directement.

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Le paiement de ces charges récupérables s'effectuera par provisions, dont le montant pourra être modifié au cours de la location ; ces provisions, en
s'ajoutant à chaque terme de loyer, seront exigibles avec ce terme.
Pour la première année, ces provisions seront de euros.
Ces provisions seront réajustées annuellement en fonction de l'évolution réelle du coût de ces charges.
La régularisation s'effectuera chaque année sur présentation d'un décompte par nature des charges, ainsi que du mode de répartition entre les locataires
et occupants de l'immeuble que le bailleur devra adresser au locataire un mois avant la date fixée pour le paiement qui serait occasionné par cette
régularisation.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.225 Dépôt de garantie, loyer
et charges ‐ Formules

FI.225‐10 ‐ Variante : révision du loyer limitée à la hausse (bail à usage exclusivement professionnel)

Dépôt de garantie, loyer et charges

Dépôt de garantie
Le locataire, pour sûreté et garantie de l'exécution des obligations de toute nature résultant à sa charge du présent bail, a versé au bailleur ce jour même,
à titre de dépôt de garantie, la somme de euros, représentant six mois de loyer en principal et charges ; de laquelle somme, le
bailleur donne au locataire quittance définitive.
Dont quittance.
Le dépôt de garantie ne pourra en aucun cas dispenser le locataire du paiement des derniers loyers lorsque le bail se terminera, ceux‐ci, ainsi que les
charges, devant toujours être acquittés régulièrement aux échéances fixées par les présentes.
Ce dépôt de garantie sera conservé par le bailleur pendant toute la durée du bail et sera remboursé au locataire en fin de jouissance, après
déménagement et remise des clés, déduction faite, le cas échéant, de toutes les sommes dont le locataire pourrait être débiteur envers le bailleur au
titre des loyers, charges et indemnités de toute nature à l'expiration du bail et, dont le bailleur pourrait être rendu responsable pour le locataire.
Le dépôt de garantie ne sera productif d'aucun intérêt.
En cas de résiliation du présent bail pour inexécution de ses conditions ou pour une cause quelconque imputable au locataire, le dépôt de garantie
restera acquis au bail à titre de dommages‐intérêts, sans préjudice de tous autres recours et actions.
En cas de variation du loyer, la somme versée à titre de dépôt de garantie devra être augmentée ou diminuée dans la même proportion pour être mise en
harmonie avec le nouveau loyer, de manière que le dépôt de garantie soit toujours d'un montant égal à six mois de loyers et charges. Par suite, en cas
d'augmentation du loyer, le locataire devra verser, lors du paiement du premier terme augmenté, la somme nécessaire pour compléter le dépôt et, en cas
de diminution du loyer, le bailleur devra restituer au locataire la somme en excédent.

Loyer
Le loyer annuel est fixé à euros.
Il sera susceptible de variation ainsi qu'il sera indiqué ci‐après.
Le loyer est payable et d'avance au domicile du bailleur.
Toute somme non réglée par le locataire à sa date d'exigibilité portera intérêt de plein droit au taux légal après commandement de payer resté sans effet
jusqu'au jour du paiement effectif.

Révision du loyer
Ce loyer sera révisé automatiquement, mais uniquement à la hausse, au terme de chaque année du contrat, en fonction de la variation de la moyenne sur
quatre trimestres de l'indice trimestriel national des loyers des activités tertiaires publié par l'Institut National de la Statistique et des Études
Économiques ou de tout autre indice qui viendrait à lui être substitué par voie législative ou réglementaire.
À défaut de publication ou de remplacement de cet indice et à défaut d'accord entre les parties, le nouvel indice sera fixé par un arbitre désigné, soit
d'un commun accord, soit par ordonnance du président de la juridiction compétente et sur requête de la partie la plus diligente.
Il est précisé que le montant du loyer de base ci‐dessus fixé correspond à l'indice du trimestre de l'année qui a été de :

Dans le cas de retard dans la parution des indices de référence, le terme de loyer serait provisoirement payé sur la base du loyer antérieur à la révision et
le réajustement s'opérerait à la première échéance suivant la publication de l'indice.

Charges
En plus du loyer principal ci‐dessus stipulé, le locataire devra rembourser au bailleur les prestations et fournitures individuelles dont il bénéficie, ainsi que
sa quote‐part des charges et dépenses générales et des impositions, tel que le tout est déterminé comme récupérable par décret.
Les charges récupérables, sommes accessoires au loyer principal, sont exigibles en contrepartie :

​ des services rendus liés à l'usage des différents éléments de la chose louée ;
​ des dépenses d'entretien courant et des menues réparations sur les éléments d'usage commun de la chose louée ;
​ du droit de bail et des impositions qui correspondent à des services dont le locataire profite directement.

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Le paiement de ces charges récupérables s'effectuera par provisions, dont le montant pourra être modifié au cours de la location ; ces provisions, en
s'ajoutant à chaque terme de loyer, seront exigibles avec ce terme.
Pour la première année, ces provisions seront de euros.
Ces provisions seront réajustées annuellement en fonction de l'évolution réelle du coût de ces charges.
La régularisation s'effectuera chaque année sur présentation d'un décompte par nature des charges, ainsi que du mode de répartition entre les locataires
et occupants de l'immeuble que le bailleur devra adresser au locataire un mois avant la date fixée pour le paiement qui serait occasionné par cette
régularisation.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.230 Droits et obligations des
parties

I.230‐5 ‐ Code civil

À défaut de convention différente, les droits et obligations des parties sont ceux qui résultent des dispositions supplétives du Code civil. Il est donc
permis d'y déroger, sous peu de réserves. Pour l'essentiel, le bailleur ne peut s'exonérer de son obligation de délivrance (voir no F1.510‐5).
On insistera ici sur le fait que l'application du droit commun autorise par principe le preneur à céder ou à sous‐louer le bien loué (C. civ., art. 1717), à
l'inverse de ce qui est prévu en matière de baux d'habitation (L. no 89‐462, 6 juill. 1989, art. 8). C'est donc au bailleur de s'assurer que soit insérée au
contrat une clause limitant ou interdisant, selon le cas, ce droit de cession ou de sous‐location.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.230 Droits et obligations des
parties ‐ Formules

FI.230‐5 ‐ Clauses complètes de base

Obligations des parties


Obligations du locataire
Le présent bail est soumis aux conditions ci‐après que le locataire s'oblige à exécuter et accomplir et ce, à peine de toute action en dommages‐intérêts
et en résiliation du bail.
Le locataire devra payer le loyer et les charges de la manière définie dans le corps du présent acte ; il en supportera seul les frais, comme expliqué infra à
cette rubrique. Il sera tenu en outre des obligations suivantes :

a) User paisiblement des locaux et équipements loués suivant la destination prévue au contrat.
b) Répondre des dégradations et pertes survenues pendant la durée du contrat dans les locaux dont il a la jouissance, à moins qu'il ne prouve
qu'elles ont eu lieu par cas de force majeure, par la faute du bailleur ou par le fait d'un tiers qu'il n'a pas introduit dans les lieux loués.
c) Prendre à sa charge exclusive l'entretien courant des lieux loués et des équipements mentionnés au contrat, les menues réparations et
l'ensemble des réparations locatives définies par le décret no 87‐712 du 26 août 1987, sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon,
vices de constructions, cas fortuit ou force majeure.
d) Faire ramoner, s'il y a lieu, les cheminées et conduits de fumée à ses frais, par un fumiste qualifié, aussi souvent qu'il sera nécessaire ou
prescrit par les règles administratives et également en fin de jouissance.
e) Informer immédiatement le bailleur de tout sinistre et des dégradations se produisant dans les lieux loués, même s'il n'en résulte aucun
dommage apparent.
f) Laisser exécuter, dans les lieux loués, les travaux d'amélioration des parties communes ou des parties privatives du même immeuble, ainsi
que les travaux nécessaires au maintien en état et à l'entretien normal des locaux loués, les dispositions des 2e et 3e alinéas de l'article 1724 du
Code civil étant applicables à ces travaux.
g) Ne pas transformer, sans l'accord écrit du bailleur, les locaux loués et leurs équipements ; le bailleur pourra, si le locataire a méconnu cette
obligation, exiger la remise en état des locaux et des équipements tels qu'ils étaient au départ ou conserver les transformations effectuées,
sans que le locataire puisse réclamer une indemnité pour les frais engagés ; le bailleur aura toutefois la faculté d'exiger, en cours de bail, aux
frais du locataire, la remise immédiate des lieux en l'état si les transformations mettent en péril le bon fonctionnement des équipements ou la
sécurité des locaux loués.
h) Respecter le règlement intérieur de l'immeuble affiché dans les parties communes des immeubles collectifs ; se conformer à toutes
demandes ou instructions pouvant être formulées par le bailleur, en vertu des décisions d'assemblées générales de copropriétaires ou du
règlement intérieur de l'immeuble et en exécuter strictement toutes les dispositions.
i) L'apposition des plaques professionnelles devra être effectuée en conformité des habitudes concernant l'immeuble.
j) Acquitter les impôts, contributions et taxes à sa charge, ainsi que toutes prestations diverses.
k) S'assurer contre les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire : explosions, incendie, dégâts des eaux, risques locatifs, recours
des voisins, etc., et en justifier lors de la remise des clés, puis chaque année, à la demande du bailleur, ou de son représentant, par la remise à
celui‐ci d'une attestation de l'assurance.
l) Laisser visiter les lieux loués :

​ pour la surveillance et la vérification de leur entretien, ainsi que de toutes installations communes ou privées, une fois par an et

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chaque fois que la nécessité s'en imposera mais seulement pendant les jours ouvrables, sauf cas d'urgence ;
​ en vue de la vente ou de la location, deux heures par jour, par accord entre les parties et à défaut d'accord entre
et heures, sauf les dimanches et jours fériés.

m) Ne pas céder le contrat de location sans l'accord du bailleur, étant au surplus précisé que le cessionnaire devra avoir toutes les qualités
professionnelles et autorisations administratives nécessaires.
Toute sous‐location est interdite.
n) Garnir suffisamment les lieux loués, afin qu'à défaut de respect de ses obligations, le bailleur puisse user du privilège qu'il tient de l'article
2332 du Code civil.

Obligations du bailleur
Le bailleur est tenu des obligations principales suivantes :

a) Délivrer au locataire les locaux loués en bon état d'usage et de réparation, ainsi que les équipements mentionnés au contrat en bon état de
fonctionnement.
b) Entretenir les locaux en état de servir à l'usage prévu et y faire toutes les réparations nécessaires autres que locatives.
c) Assurer au locataire la jouissance paisible des locaux loués et, sans préjudice des dispositions de l'article 1721 du Code civil, le garantir des
vices ou défauts de nature à y faire obstacle.

Exonération de responsabilité
Le bailleur décline toute responsabilité à raison des vols qui pourraient être commis dans les lieux loués au locataire, le locataire déclarant expressément
accepter cette dérogation à toute jurisprudence contraire qui pourrait prévaloir.
Le bailleur est exonéré de toute responsabilité, même sous forme de réduction de loyer, dans le cas où, par fait de force majeure, il y aurait interruption
de fourniture de gaz, d'eau, d'électricité, etc.

Conditions particulières
Par dérogation à l'article 1722 du Code civil, au cas de destruction par suite d'incendie ou tout autre événement de la majeure partie des lieux loués, le
locataire renonce expressément à user de la faculté de maintenir le bail moyennant une diminution de loyer ; en conséquence, le bail sera résilié de plein
droit, sauf accord formel du bailleur pour le maintenir.

S'il existe d'autres conditions particulières :

Tolérances
Il est formellement convenu entre les parties que toutes les tolérances de la part du bailleur relatives aux clauses et conditions du présent bail, quelles
qu'en aient pu être la fréquence et la durée, ne pourront jamais et dans aucune circonstance être considérées comme entraînant une modification ou
suppression de ces clauses et conditions ni comme engendrant un droit quelconque pouvant être revendiqué par le locataire. Le bailleur pourra toujours y
mettre fin par tous moyens.
Solidarité et indivisibilité
Les obligations résultant du présent bail pour le locataire constitueront, pour tous ses ayants‐cause et ayants‐droit – notamment pour ses héritiers, en cas
de décès – et pour toutes personnes tenues au paiement des loyers et à l'exécution des conditions du bail, une charge solidaire et indivisible.
Dans le cas où les significations prescrites par l'article 877 du Code civil deviendraient nécessaires, le coût en serait supporté par ceux à qui elles seraient
faites.

Frais
Tous les frais, droits et émoluments des présentes et tous ceux qui en seront la suite ou la conséquence sans aucune exception ni réserve, y compris le
coût de la copie exécutoire à remettre au bailleur, seront supportés par le locataire qui s'y oblige.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.230 Droits et obligations des
parties ‐ Formules

FI.230‐15 ‐ Clause résolutoire

Clause de résiliation de plein droit


À défaut de paiement à son échéance d'un seul terme de loyer ou du montant des charges récupérables, le présent bail sera résilié de plein droit un mois
après un simple commandement de payer demeuré infructueux, énonçant la volonté du bailleur de se prévaloir de la présente clause.
De même, le contrat sera résilié de plein droit en cas d'infraction du locataire à l'une des clauses du présent bail ; cette résiliation de plein droit sera
toutefois subordonnée à une mise en demeure adressée au locataire et lui enjoignant de respecter ses obligations dans le mois suivant réception de
cette mise en demeure.
Dans ces différents cas, la résiliation s'opérera de plein droit sans qu'il soit besoin de formalité judiciaire, nonobstant toutes consignations ou offres
réelles postérieures au délai d'un mois ci‐dessus fixé.
Il suffira d'une simple ordonnance de référé exécutoire par provision, nonobstant appel, pour obtenir l'expulsion des lieux loués.

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En cas de paiement par chèque ou par prélèvement sur compte bancaire ou postal, le montant du loyer et de ses accessoires ne pourra être considéré
comme réglé qu'après encaissement effectif, et ce malgré la remise de toute quittance, la clause de résiliation de plein droit pouvant être acquise au
bailleur dans le cas où le chèque ou le prélèvement reviendrait impayé.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.230 Droits et obligations des
parties ‐ Formules

FI.230‐20 ‐ Clause pénale

Clauses pénales
À titre de clause pénale, en application des articles 1226 et suivants du Code civil, en cas de non‐paiement de toute somme due à son échéance et dès le
premier acte d'huissier de justice, le locataire devra payer en sus, outre les frais de recouvrement y compris la totalité du droit proportionnel dû à
l'huissier de justice, % de la somme due pour couvrir le bailleur de ses peines et tracas, sans préjudice de l'application judiciaire de
l'article 700 du Code de procédure civile.
Il est également stipulé à titre de clause pénale, afin de garantir au bailleur la récupération effective et immédiate des lieux loués, que le locataire, dans
le cas où il se maintiendrait indûment dans les lieux à la cessation de la location, devra verser au bailleur une indemnité d'occupation calculée, jour par
jour, en fonction du montant du dernier loyer majoré de %.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.230 Droits et obligations des
parties ‐ Formules

FI.230‐30 ‐ Droit d'acquisition pour le locataire (promesse de vente)

Si l'acte est destiné à être publié, la forme notariée est obligatoire. S’il est conclu sous seing privé, il restera soumis à la formalité de
l’enregistrement, dans les dix jours de son acceptation à peine de nullité (C. civ., art. 1589‐2).

Par‐devant Me , notaire à
Ont comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si les bailleurs sont des époux :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le ,à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

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Marié(e)s sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de
Marié(e)s sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
,

Ci‐après dénommé le « bailleur »,

Et :

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si le preneur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de
,

Si les preneurs sont des époux :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le ,à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Marié(e)s sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Marié(e)s sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
,

Ci‐après dénommé le « preneur »,

Lesquels ont convenu ce qui suit :


Bail
Le bailleur donne à bail par le présent acte, pour la durée, le prix et les conditions ci‐après indiqués, au preneur qui accepte, l'immeuble dont la
désignation suit :

Désignation

Durée du bail – Charges et conditions – Prix du loyer

Promesse de vente
Par ces mêmes présentes et comme condition du bail qui précède, le preneur se réserve la faculté d'acquérir et le bailleur promet de lui vendre l'immeuble
ci‐dessus désigné, avec toutes ses dépendances.

Le preneur pourra demander la réalisation de cette promesse d'ici le . Ce délai passé, sans que la vente ait été réalisée, la promesse
qui précède sera considérée comme caduque et de nul effet.

Le preneur pourra demander la réalisation de cette promesse, soit pendant le cours du présent bail, soit à l'expiration de ce bail mais alors dans un délai
de ; ce délai passé, sans que la vente ait été réalisée, la promesse qui précède sera considérée comme caduque et de nul effet.

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Cette vente, si elle est demandée, aura lieu moyennant le prix principal de euros qui sera payable le .
Elle sera faite, en outre, sous les charges et conditions suivantes :

La réalisation de la promesse de vente ne pourra être demandée que par le preneur . Le droit résultant de la promesse qui précède lui
est strictement personnel et ne passera pas à ses héritiers ou ayants cause.

En outre, elle pourra avoir lieu, soit au profit du preneur, soit au profit de toute personne qu'il se substituera ; mais dans ce dernier cas, il restera obligé
comme caution solidaire de son cessionnaire au paiement du prix et à l'exécution des conditions de la vente.

La réalisation de la présente promesse de vente devra être constatée par acte authentique reçu par Me , aux frais des acquéreurs.
Le transfert de propriété et l'entrée en jouissance auront lieu le jour de la passation de l'acte authentique dont il vient d'être question, le bail qui
précède devant prendre fin le même jour.
Enfin, il est convenu que, dans le cas où le bail ci‐dessus serait résolu pour quelque motif que ce soit, cette résiliation emporterait de plein droit la
résolution de la promesse de vente, qui serait alors considérée comme nulle et non avenue.

Déclarations d'état‐civil et autres


, déclare

Que l'immeuble objet de la promesse de vente appartient à .

Publicité foncière
Les parties conviennent de faire publier la présente promesse de vente au bureau des hypothèques de et requièrent le notaire
soussigné d'accomplir cette formalité dans le plus bref délai possible aux frais du preneur.

Enregistrement – Avertissement au bailleur

Frais
Les frais des présentes et de leurs suites, y compris les frais de réalisation, s'il y a lieu, seront supportés par le preneur qui s'y oblige.
Domicile
Pour l'exécution des présentes, les parties font élection de domicile à .
Dont acte.
Fait à , le

Fait à , le

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Baux soumis à un régime adapté à l'usage professionnel ‐ I.235 Clauses complémentaires

I.235‐5 ‐ Renvoi

Voir nos1.128‐5 et s. et nosF1.128‐15 et s. (Baux exclusivement professionnels).

Voir éventuellement, pour les baux à usage mixte d'habitation et professionnel, no F1.128‐5 et no F1.128‐10.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Gestion du bail ‐ I.240 Gestion des loyers et charges

I.240‐5 ‐ Droit commun

À défaut de précision apportée à cet égard par les articles 57 ;A et 57 B de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986, c'est le droit commun qui s'applique. En
particulier, la rédaction des quittances de loyers est assez souple et libre.

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Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Gestion du bail ‐ I.240 Gestion des loyers et charges ‐ Formules

FI.240‐5 ‐ Quittance de loyer

Les quittances sont dispensées de tout droit de timbre (L. no 82‐1126, 29 déc. 1982, art. 8 abrogeant CGI, art. 922 à 924).

Je soussigné , , propriétaire du logement sis à et donné en location à , déclare avoir


reçu de ce dernier la somme de euros à titre de loyers et charges pour la période du au ,
selon détail figurant ci‐dessous et en donne ici quittance.
Détail des sommes encaissées :

​ loyer : euros ;

​ droit de bail : euros ;

​ autres charges : euros.

Fait le ,à

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Gestion du bail ‐ I.240 Gestion des loyers et charges ‐ Formules

FI.240‐10 ‐ Commandement de payer visant la clause résolutoire

L'an

Au nom de

Ayant pour avocat :

J'ai

Fait commandement à

D'avoir à payer sous vingt‐quatre heures pour tout délai au requérant ou à moi‐même, la somme de euros selon le compte en
annexe (I),
Et, en outre, le coût du présent commandement, les intérêts de retard dus conformément aux dispositions de l'article 1155 du Code civil, les termes à
échoir et tous autres dus, droits, intérêts et frais de mise à exécution.
Ces sommes sont dues dans le cadre de l'exécution du bail qui vous a été consenti par acte sous seing privé du .
Vous précisant que faute par vous de ce faire, le requérant entend en poursuivre le recouvrement par toutes voies et moyens de droit, notamment la
saisie de vos biens et objets mobiliers.
Vous précisant que faute par vous de vous exécuter, le requérant entend se prévaloir de la clause résolutoire incluse dans le bail, dont copie en annexe
(II), à l'expiration du délai de deux mois à compter du présent acte.

Si le bail est à usage mixte d'habitation et professionnel

En application de la loi no 89‐462 du 6 juillet 1989, reproduction est ici faite de l'article 24 de cette loi, puis des trois premiers alinéas de l'article 6 de la loi
no 89‐462 du 31 mai 1990, relatifs à la possibilité de saisir le fonds de solidarité pour le logement.

Article 24 de la loi no 89‐462 du 6 juillet 1989, modifié par la loi no 2015‐990 du 6 août 2015 :
« I. ‐ Toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou
pour non‐versement du dépôt de garantie ne produit effet que deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux.

Le commandement de payer reproduit, à peine de nullité, les dispositions du présent article et des trois premiers alinéas de l'article 6 de la loi no 90‐449
du 31 mai 1990 visant la mise en œuvre du droit au logement, en mentionnant la faculté pour le locataire de saisir le fonds de solidarité pour le logement,
dont l'adresse de saisine est précisée.
Lorsque les obligations résultant d'un contrat de location conclu en application du présent titre sont garanties par un cautionnement, le commandement

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de payer est signifié à la caution dans un délai de quinze jours à compter de sa signification au locataire. À défaut, la caution ne peut être tenue au
paiement des pénalités ou des intérêts de retard.
Le représentant de l'État dans le département fixe, par arrêté, le montant et l'ancienneté de la dette au‐delà desquels les commandements de payer,
délivrés à compter du 1er janvier 2015 pour le compte d'un bailleur personne physique ou société civile constituée exclusivement entre parents et alliés
jusqu'au quatrième degré inclus, sont signalés par l'huissier de justice à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives
prévue à l'article 7‐2 de la loi no 90‐449 du 31 mai 1990 précitée. Ce signalement est fait dès lors que l'un des deux seuils est atteint, par simple lettre
reprenant les éléments essentiels du commandement. Il peut s'effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret.
L'arrêté mentionné à l'avant‐dernier alinéa du présent I est pris après avis du comité responsable du plan local d'action pour le logement et l'hébergement
des personnes défavorisées ainsi que de la chambre départementale des huissiers de justice. Les modalités de détermination du montant et de
l'ancienneté de la dette au‐delà desquels les commandements sont signalés sont fixées par décret en Conseil d'État.

II. ‐ À compter du 1er janvier 2015, les bailleurs personnes morales autres qu'une société civile constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au
quatrième degré inclus ne peuvent faire délivrer, sous peine d'irrecevabilité de la demande, une assignation aux fins de constat de résiliation du bail avant
l'expiration d'un délai de deux mois suivant la saisine de la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives prévue à
l'article 7‐2 de la loi no 90‐449 du 31 mai 1990 précitée. Cette saisine est réputée constituée lorsque persiste une situation d'impayés, préalablement
signalée dans les conditions réglementaires aux organismes payeurs des aides au logement en vue d'assurer le maintien du versement des aides
mentionnées à l'article L. 351‐2 du Code de la construction et de l'habitation et aux articles L. 542‐1 et L. 831‐1 du Code de la sécurité sociale. Cette
saisine peut s'effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret.
III. ‐ À peine d'irrecevabilité de la demande, l'assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence de l'huissier de justice au
représentant de l'État dans le département, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, au moins deux mois avant l'audience, afin qu'il
saisisse l'organisme compétent désigné par le plan local d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées, suivant la répartition de
l'offre globale de services d'accompagnement vers et dans le logement prévue à l'article 4 de la loi no 90‐449 du 31 mai 1990 précitée. Cette saisine peut
s'effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret. L'organisme saisi réalise un diagnostic social et financier au cours duquel le
locataire et le bailleur sont mis en mesure de présenter leurs observations, et le transmet au juge avant l'audience, ainsi qu'à la commission de
coordination des actions de prévention des expulsions locatives ; le cas échéant, les observations écrites des intéressés sont jointes au diagnostic.
IV. ‐ Les II et III sont applicables aux assignations tendant au prononcé de la résiliation du bail lorsqu'elle est motivée par l'existence d'une dette locative
du preneur. Ils sont également applicables aux demandes additionnelles et reconventionnelles aux fins de constat ou de prononcé de la résiliation
motivées par l'existence d'une dette locative, la notification au représentant de l'État dans le département incombant au bailleur.
V. ‐ Le juge peut, même d'office, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, par dérogation au délai prévu au premier alinéa de
l'article 1244‐1 du Code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative. L'article 1244‐2 du même code s'applique lorsque la décision du juge est
prise sur le fondement du présent alinéa. Le juge peut d'office vérifier tout élément constitutif de la dette locative et le respect de l'obligation prévue au
premier alinéa de l'article 6 de la présente loi.
Pendant le cours des délais ainsi accordés, les effets de la clause de résiliation de plein droit sont suspendus ; ces délais et les modalités de paiement
accordés ne peuvent affecter l'exécution du contrat de location et notamment suspendre le paiement du loyer et des charges.
Si le locataire se libère dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué ; dans le
cas contraire, elle reprend son plein effet.
VI. ‐ La notification de la décision de justice prononçant l'expulsion indique les modalités de saisine et l'adresse de la commission de médiation prévue à
l'article L. 441‐2‐3 du Code de la construction et de l'habitation ».

Article 6, alinéas 1er, 2 et 3, de la loi no 90‐449 du 31 mai 1990, modifiés par la loi no 2014‐366 du 24 mars 2014 :
« Il est créé dans chaque département un fonds de solidarité pour le logement.
Le fonds de solidarité accorde, dans les conditions définies par son règlement intérieur, des aides financières sous forme de cautionnements, prêts ou
avances remboursables, garanties ou subventions à des personnes remplissant les conditions de l'article 1er et qui entrent dans un logement locatif ou
qui, étant locataires, sous‐locataires ou résidents de logements‐foyers, se trouvent dans l'impossibilité d'assumer leurs obligations relatives au paiement
du loyer, des charges et des frais d'assurance locative, ou qui, occupant régulièrement leur logement, se trouvent dans l'impossibilité d'assumer leurs
obligations relatives au paiement des fournitures d'eau, d'énergie et de services téléphoniques.
Le fonds de solidarité pour le logement, dans les conditions définies par son règlement intérieur, accorde des aides au titre des dettes de loyer et de
factures d'énergie, d'eau et de téléphone, y compris dans le cadre de l'accès à un nouveau logement. Le fonds de solidarité pour le logement fait
connaître son rapport annuel d'activité au ministre chargé du logement. Ce rapport annuel d'activité fait l'objet d'une présentation et d'un débat au
comité régional de l'habitat et de l'hébergement, insistant notamment sur ses bonnes pratiques transposables à d'autres territoires ».
Vous indiquant que pour saisir le fonds de solidarité pour le logement, vous devez vous adresser au :
Sous toutes réserves.
Fait le ,à

Annexes :

​ annexe I : décompte ;
​ annexe II : clause résolutoire.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Gestion du bail ‐ I.245 Congés

I.245‐5 ‐ Conditions

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Si les lettres de congé peuvent être rédigées assez librement dans leur contenu, les congés eux‐mêmes sont soumis à des conditions de forme et de fond
posées par l'article 57‐A de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986.
Ainsi, ils doivent respecter un préavis de six mois et être faits par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par exploit d'huissier.

À noter toutefois que la loi du 4 août 2008 de modernisation de l'économie (L. no 2008‐776, 4 août 2008) a autorisé, par exception, aux bailleurs et
locataires de bureaux dédiés à un usage professionnel de se soumettre plutôt aux règles du bail commercial, le contrat étant conclu alors pour une durée
de neuf ans (voir C. com., art. L. 154‐2, I, 7º). Dans cette hypothèse, les formes prescrites à l'article 57 A de la loi du 23 décembre 1986 sont logiquement
écartées.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Gestion du bail ‐ I.245 Congés ‐ Formules

FI.245‐5 ‐ Congé donné par le locataire

Par exploit d'huissier

L'an

À la demande de

Ayant pour avocat :

J'ai

Dit et déclaré à

Que le demandeur est locataire de locaux sis à , aux termes d'un bail qui lui a été consenti par acte sous seing privé du
par .

Le demandeur entend mettre fin au bail, conformément aux dispositions de l'article 57 A, alinéa 4, de la loi no 86‐1290 du 23 décembre 1986 et compte
tenu des dispositions dudit article, congé vous est donné pour le .
Sous toutes réserves.
Fait à , le

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Gestion du bail ‐ I.245 Congés ‐ Formules

FI.245‐10 ‐ Congé donné par le propriétaire

Par exploit d'huissier

L'an

À la demande de

Ayant pour avocat :

J'ai

Dit et déclaré à

Qu'il est locataire de locaux sis à , aux termes d'un bail qui lui a été consenti par acte sous seing privé du par
.

Le demandeur n'entend pas renouveler le contrat ci‐dessus et met fin au bail, en application des dispositions de l'article 57 A, alinéa 4, de la loi no 86‐1290
du 23 décembre 1986 et, compte tenu des dispositions dudit article, congé vous est donné pour le .
En conséquence, à cette date, vous devrez libérer les lieux de votre personne, de tous occupants de votre chef, rendre les locaux libres de toute
occupation personnelle ou mobilière, rendre les clefs après avoir satisfait à vos obligations locatives et, notamment, après avoir réalisé les réparations

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locatives.
Sous toutes réserves.
Fait à , le

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 2 Usage professionnel ‐ Gestion du bail ‐ I.250 Sanctions et garanties

I.250‐5 ‐ Renvoi

Pour les baux à usage exclusivement professionnel, on se reportera spécialement aux formules relatives à la clause résolutoire (voir no F1.230‐15 et no
F1.240‐10) et à la clause pénale (voir no F1.230‐20).

Pour les baux à usage mixte d'habitation et professionnel, voir no 1.140‐5 et nos F1.140‐5 et s.

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