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Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.

510 Bail relevant du Code civil

I.510‐5

I.510‐5 ‐ Présentation

Aux termes de l'article 1709 du Code civil, le bail « est un contrat par lequel l'une des parties s'oblige à faire jouir l'autre d'une chose pendant un certain
temps, et moyennant un certain prix que celle‐ci s'oblige de lui payer ».
Le bail est un contrat consensuel synallagmatique, à titre onéreux et à exécution successive. Il est en principe un acte d'administration s'il n'excède pas la
durée habituelle (neuf ans aux termes de l'annexe 1 du décret no 2008‐1484 du 22 décembre 2008) et s'il ne comporte pas de clauses anormales.

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I.510‐7 ‐ Destination du bien

Il est particulièrement important de bien cerner et déterminer à quelle destination le bien loué peut être affecté. C'est qu'en effet, de très nombreux
baux sont soumis à des dispositions d'ordre public ou à des statuts impératifs. A quelques exceptions près, tous les baux ayant pour objet un immeuble
d'habitation (voir no I.104), commercial (voir no I.305), agricole (voir no I.405), professionnel (voir no I.205), ou à usage mixte, doivent satisfaire à des
dispositions plus ou moins nombreuses et imposées.
Le domaine des baux relevant du Code civil est donc devenu une exception. Du point de vue méthodique, il faut donc commencer par se demander si le
bail envisagé peut, en totalité ou en partie, être concerné par l'une des législations spéciales existantes. Et c'est seulement dans le cas d'une réponse
globalement négative que le régime allégé du Code civil peut alors être envisagé.
Cette vigilance doit s'exercer dans le détail. Ainsi, par exemple, le bail d'un emplacement de parking loué accessoirement au bail d'un local d'habitation est
soumis à la loi no 89‐462 du 6 juillet 1989. Une location saisonnière d'un bien à usage d'habitation (voir no I.162) n'est pas soumise à la loi du 6 juillet 1989
précitée, mais doit toutefois en respecter l'article 3‐1, relatif au dossier de diagnostic technique (L. no 89‐462, 6 juill. 1989, art. 3‐1).

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I.510‐10 ‐ Capacité et pouvoir des parties

Au regard de la capacité et du pouvoir de donner à bail, il faut que le bailleur ait la jouissance ou l'administration de la chose louée.
Pour prendre à bail, il suffit d'avoir la capacité de s'obliger. Outre les règles issues du droit des régimes matrimoniaux et du droit des incapacités, il faut
avoir égard à deux situations particulières.
La première a trait à l'usufruit. Les conditions dans lesquelles l'usufruitier peut donner à bail les choses soumises à son usufruit sont déterminées par
l'article 595 du Code civil.
La seconde provient de l'indivision. Dans le cas d'une indivision ordinaire, l'article 815‐3 du Code civil, depuis la réforme du droit des successions et des
libéralités opérée par la loi du 23 juin 2006 (L. no 2006‐728, 23 juin 2006), impose que le ou les indivisaire(s) titulaire(s) d'au moins deux tiers des droits
indivis autorise(nt) la conclusion et le renouvellement de tous les baux autres que ceux portant sur un immeuble à usage agricole, commercial ou artisanal.
La conclusion d'un contrat de bail relevant du Code civil (tout comme l'action en résolution du bail pour non‐paiement des loyers, le même article visant
de manière plus générale les actes d'administration relatifs aux biens indivis) nécessite donc le consentement d'une majorité qualifiée des indivisaires.
L'article 815‐3 précise en outre que, au cas où un indivisaire prend en main la gestion des biens indivis, au su des autres et sans opposition de leur part, il
ne saurait pour autant être fait exception à cette règle.
Dans le cas d'une indivision organisée, les pouvoirs qui appartiennent au gérant (C. civ., art. 1873‐6) sont définis par référence à ceux attribués à chaque
époux sur les biens communs.

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I.510‐15 ‐ Durée

Le contrat de bail est un contrat à exécution successive et les parties sont tenues de se mettre d'accord sur sa durée qui, si elle peut être indéterminée
(chaque partie dispose alors d'une faculté unilatérale de résiliation), ne peut être perpétuelle, conformément au principe général formulé à l'article 1210
nouveau du Code civil. Cette interdiction des baux perpétuels est d'ordre public et sa sanction est la nullité.
Il ne faut cependant pas confondre le bail à vie, licite, avec un bail perpétuel, illicite.
La validité du bail à vie est certaine car le louage d'une chose pour la durée de la vie ne constitue pas un bail perpétuel qui serait frappé de nullité mais

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simplement un bail à durée indéterminée (Cass. 3e civ., 30 nov. 1983, no 82‐13.223, Bull. civ. III, no 249, RTD civ. 1984, p. 522, obs. Rémy Ph.).

Le bail à vie d'immeuble doit être publié au service chargé de la publicité foncière de la situation des immeubles, en vertu de l'article 28 du décret no 55‐
22 du 4 janvier 1955. Par conséquent, l'acte devra répondre aux prescriptions de ce décret concernant notamment la forme des actes et l'identification
des personnes et des biens (D. no 55‐22, 4 janv. 1955, art. 4 à 7, art. 34).
Les parties peuvent prévoir deux types de clauses afin d'aménager la durée du bail : la clause de reconduction qui prolonge pour un nouveau délai le bail,
sauf opposition de l'une des parties et la clause de renouvellement. En cas d'insertion d'une clause de renouvellement, le rédacteur doit veiller à faire
simplement référence au principe du renouvellement, laissant les parties libres de débattre des conditions.

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I.510‐20 ‐ Loyer

Le bail est un contrat à titre onéreux. Le loyer en est donc un élément essentiel. En ce qui concerne la fixation du prix du bail, le principe est celui de la
liberté contractuelle.
Si le loyer est légalement garanti par les meubles garnissant le local donné à bail (C. civ., art. 1752), les parties peuvent en outre prévoir le versement d'un
dépôt de garantie ou qu'un tiers se porte caution du locataire.
Par ailleurs, les parties ont la possibilité d'indexer le loyer. Toutefois, conformément aux dispositions de droit commun, l'indice choisi par les parties doit
être en rapport avec l'objet du contrat ou l'activité de l'une des parties. A cet égard, l'indice du coût de la construction publié par l'INSEE est présumé être
toujours en relation directe avec les conventions portant sur un immeuble bâti.

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I.510‐25 ‐ Forme du contrat

Le contrat de bail relevant du droit commun n'est soumis à aucune forme particulière à laquelle sa validité serait subordonnée : il peut donc être conclu
par écrit (acte authentique ou sous signature privée) ou verbalement.
Cependant, le principe du consensualisme, qui prévaut en droit commun, est infléchi par l'application des règles relatives à la publicité foncière : selon
l'article 28 du décret no 55‐22 du 4 janvier 1955, les baux conclus pour une durée supérieure à douze ans doivent être publiés au service de publicité
foncière de la situation des immeubles. Par conséquent, ces contrats doivent être conclus par acte authentique ou par acte sous signature privée déposé
au rang des minutes d'un notaire.

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I.510‐30 ‐ Preuve

En ce qui concerne la preuve du bail fait par écrit, l'acte fait pleine foi de la convention qu'il renferme, les règles contenues aux nouveaux articles 1353 et
suivants du Code civil s'appliquant par ailleurs.
Lorsque le bail est verbal, les articles 1715 et 1716 du Code civil édictent des règles spéciales. Si le bail n'a reçu aucune exécution et que l'une des parties
le nie, la preuve ne peut être reçue par témoins, quelque « modique qu'en soit le prix » et même si on allègue que des arrhes ont été versées. Le serment
peut seulement être déféré à celui qui nie le bail. Mais, a contrario, si le contrat a reçu un commencement d'exécution, la preuve en est libre. Lorsqu'il y
a contestation sur le prix du bail verbal dont l'exécution a commencé et qu'il n'existe pas de quittance, le propriétaire est cru sur son serment, mais le
locataire peut demander la fixation du prix par expert. Dans ce dernier cas, les frais de l'expertise sont à la charge du locataire si l'estimation excède le
prix qu'il a déclaré.

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FI.510‐5 ‐ Bail relevant du Code civil

Par‐devant Me , notaire à ,
Ont comparu :

D'une part,

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Et :

D'autre part.
Lesquels ont convenu, vu les articles 1713 et suivants du Code civil, ce qui suit :
I. Renseignements concernant les parties contractantes
I. ​ Le bailleur
, demeurant à
Ci‐après dénommé « le bailleur » dans le cours du présent acte.
II. ​ Le locataire
demeurant à
Ci‐après dénommé « le locataire » dans le cours du présent acte.

II. Présence ou représentation

Toutes les parties susnommées sont présentes.

En cas de représentation :
Sont présents :
‐+

Sont représentés de la manière suivante :


‐+

III. Conventions préliminaires


Il est ici convenu :

​ qu'en cas de pluralité de bailleurs comme de locataires, il y aura solidarité soit entre bailleurs soit entre locataires dans les droits et obligations
résultant respectivement à leur profit ou à leur encontre des stipulations du présente acte ;
​ que les dénominations « le bailleur », « le locataire », s'appliqueront pareillement qu'il s'agisse de personnes physiques (hommes ou femmes)
ou de personnes morales, de même qu'en cas de représentation totale ou partielle de ces personnes par mandataires, sans que, en cas de
pluralité dans les parties, cette dénomination, au singulier, puisse nuire au caractère solidaire des obligations qui leur incombent, leur
solidarité étant expressément stipulée et acceptée ;
​ que les termes « immeuble(s) » ou « bien(s) », utilisés au cours du présent acte, s'appliquent à l'ensemble des biens compris dans la
désignation qui va suivre ;
​ que le bail qui va suivre, en dehors des stipulations du présent contrat et compte tenu de la destination prévue plus loin, est régi par le titre
huitième du Livre III du Code civil, mais seulement dans la mesure où il n'y déroge pas.

Le bailleur loue le bien ci‐après désigné pour l'usage exclusif du locataire.

IV. Identification du bien


‐+

Le bien loué comporte en outre les équipements suivants :


‐+

V. Destination des lieux loués


Le bien ci‐dessus désigné est loué pour la destination suivante : à l'exclusion de toute utilisation, même temporaire, à un autre
usage, et il ne pourra y être exercé aucune activité commerciale, industrielle ou artisanale, de même que se trouve exclue toute affectation, même
partielle, à l'habitation.

VI. Durée convenue


Le présent bail est consenti et accepté pour une durée de années , à compter du .

VII. Résiliation
Le contrat pourra être résilié par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou par acte d'huissier de justice :

​ par le locataire à tout moment, en respectant un préavis de mois ;


​ par le bailleur à l'expiration du contrat en prévenant le locataire mois à l'avance et, si des grosses réparations, au sens de

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l'article 606 du Code civil, deviennent nécessaires, à tout moment en prévenant le locataire mois à l'avance.

VIII. Tacite reconduction


À défaut de congé dans les conditions prévues ci‐dessus, le contrat est reconduit tacitement pour la même durée que celle initialement convenue, soit
années .

IX. Dépôt de garantie


Le locataire, pour sûreté et garantie de l'exécution des obligations de toute nature résultant à sa charge du présent bail, a versé au bailleur ce jour même,
à titre de dépôt de garantie, la somme de euros, représentant mois de loyer en principal et charges ; de
laquelle somme, le bailleur donne au locataire quittance définitive.
Dont quittance.
Le dépôt de garantie ne pourra en aucun cas dispenser le locataire du paiement des derniers loyers lorsque le bail se terminera, ceux‐ci, ainsi que les
charges, devant toujours être acquittés régulièrement aux échéances fixées par les présentes.
Ce dépôt de garantie sera conservé par le bailleur pendant toute la durée du bail et sera remboursé au locataire en fin de jouissance, déduction faite, le
cas échéant, de toutes les sommes dont le locataire pourrait être débiteur envers le bailleur au titre des loyers, charges et indemnités de toute nature à
l'expiration du bail et, dont le bailleur pourrait être rendu responsable pour le locataire.
Le dépôt de garantie ne sera productif d'aucun intérêt.
En cas de résiliation du présent bail pour inexécution de ses conditions ou pour une cause quelconque imputable au locataire, le dépôt de garantie
restera acquis au bailleur à titre de dommages‐intérêts, sans préjudice de tous autres recours et actions.
X. Loyer
Le loyer annuel est fixé à euros.
Il sera susceptible de variation ainsi qu'il sera indiqué ci‐après.
Le loyer est payable et d'avance au domicile du bailleur.
Toute somme non réglée par le locataire à sa date d'exigibilité portera intérêt de plein droit au taux légal après commandement de payer resté sans effet
jusqu'au jour du paiement effectif.

XI. Révision du loyer


Ce loyer sera révisé automatiquement au terme de chaque année du contrat, en fonction de la variation de la moyenne sur quatre trimestres de l'indice
ou de tout autre indice qui viendrait à lui être substitué par voie législative ou réglementaire.
À défaut de publication ou de remplacement de cet indice et à défaut d'accord entre les parties, le nouvel indice sera fixé par un arbitre désigné, soit
d'un commun accord, soit par ordonnance du président de la juridiction compétente et sur requête de la partie la plus diligente.
Il est précisé que le montant du loyer de base ci‐dessus fixé correspond à l'indice du trimestre de l'année qui a été de :
.
Dans le cas de retard dans la parution des indices de référence, le terme du loyer serait provisoirement payé sur la base du loyer antérieur à la révision et
le réajustement s'opérerait à la première échéance suivant la publication de l'indice.
XII. Charges
En plus du loyer principal ci‐dessus stipulé, le locataire devra rembourser au bailleur le droit de bail, les impositions qui correspondent à des services dont
le locataire profite directement, ainsi que les charges suivantes :

Le paiement de ces charges s'effectuera par provisions, dont le montant pourra être modifié au cours de la location ; ces provisions, en s'ajoutant à
chaque terme de loyer, seront exigibles avec ce terme.
Pour la première année, ces provisions seront de euros.
La régularisation s'effectuera chaque année sur justification fournie par le bailleur,

XIII. Clause de résiliation de plein droit


À défaut de paiement à son échéance d'un seul terme de loyer ou du montant des charges récupérables, le présent bail sera résilié de plein droit un mois
après un simple commandement de payer demeuré infructueux, énonçant la volonté du bailleur de se prévaloir de la présente clause.
De même, le contrat sera résilié de plein droit en cas d'infraction du locataire à l'une des clauses du présent bail ; cette résiliation de plein droit sera
toutefois subordonnée à une mise en demeure adressée au locataire et lui enjoignant de respecter ses obligations dans le mois suivant réception de
cette mise en demeure.
Dans ces différents cas, la résiliation s'opérera de plein droit sans qu'il soit besoin de formalité judiciaire, nonobstant toutes consignations ou offres
réelles postérieures au délai d'un mois ci‐dessus fixé.
Il suffira d'une simple ordonnance de référé exécutoire par provision, nonobstant appel, pour obtenir l'expulsion des lieux loués.

XIV. Clauses pénales


À titre de clause pénale, en application des articles 1226 et suivants du Code civil, en cas de non‐paiement de toute somme due à son échéance et dès le
premier acte d'huissier de justice, le locataire devra payer en sus, outre les frais de recouvrement y compris la totalité du droit proportionnel dû à
l'huissier de justice, % de la somme due pour couvrir le bailleur de ses peines et tracas, sans préjudice de l'application judiciaire de
l'article 700 du Nouveau code de procédure civile.

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Il est également stipulé à titre de clause pénale, afin de garantir au bailleur la récupération effective et immédiate du bien loué, que le locataire, dans le
cas où il se maintiendrait indûment dans le bien à la cessation de la location, devra verser au bailleur une indemnité d'occupation calculée, jour par jour,
en fonction du montant du dernier loyer majoré de %.

XV. Obligations du locataire


Le présent bail est soumis aux conditions ci‐après que le locataire s'oblige à exécuter et accomplir et ce, à peine de toute action en dommages‐intérêts
et en résiliation du bail.
Le locataire devra payer le loyer et les charges de la manière définie dans le corps du présent acte ; il en supportera seul les frais.
Il sera tenu en outre des obligations suivantes :

​ user paisiblement et raisonnablement du bien et des équipements loués, suivant la destination prévue au contrat.
​ répondre des dégradations et pertes survenues pendant la durée du contrat, à moins qu'il ne prouve qu'elles ont eu lieu par cas de force
majeure.
​ prendre à sa charge exclusive l'entretien du bien loué et toutes les réparations qui devraient y être faites, à la seule exception des grosses
réparations au sens de l'article 606 du Code civil.
​ acquitter les impôts, contributions et taxes à sa charge, ainsi que toutes prestations diverses.
​ s'assurer contre tous les risques dont il doit répondre en sa qualité de locataire.
​ ne pas céder le contrat de location ni sous‐louer le bien sans l'accord écrit du bailleur,

XVI. Obligations du bailleur


Par dérogation aux dispositions des articles 1719 et 1721 du Code civil, le bailleur est seulement tenu des obligations suivantes :
Le bailleur est tenu de délivrer au locataire le bien loué en état de servir à son usage.
À cet égard, le locataire admet bien connaître le bien loué et accepte de le prendre dans l'état dans lequel il se trouve, reconnaissant qu'il est
effectivement propre à son usage.
Le bailleur conserve à sa charge les grosses réparations, au sens de l'article 606 du Code civil. Si de telles réparations deviennent nécessaires, il pourra, à
son choix, soit les effectuer, soit mettre fin au bail comme il est dit à la clause « Résiliation ».

XVII. Tolérances
Il est formellement convenu entre les parties que toutes les tolérances de la part du bailleur relatives aux clauses et conditions du présent bail, quelles
qu'en aient pu être la fréquence et la durée, ne pourront jamais et dans aucune circonstance être considérées comme entraînant une modification ou
suppression de ces clauses et conditions ni comme engendrant un droit quelconque pouvant être revendiqué par le locataire. Le bailleur pourra toujours y
mettre fin par tous moyens.
XVIII. Solidarité et indivisibilité
Les obligations résultant du présent bail pour le locataire constitueront, pour tous ses ayants‐cause et ayants‐droit ​ notamment pour ses héritiers, en cas
de décès ​ et pour toutes personnes tenues au paiement des loyers et à l'exécution des conditions du bail, une charge solidaire et indivisible.
Dans le cas où les significations prescrites par l'article 877 du Code civil deviendraient nécessaires, le coût en serait supporté par ceux à qui elles seraient
faites.

XIX. Frais
Tous les frais, droits et émoluments des présentes et tous ceux qui en seront la suite ou la conséquence sans aucune exception ni réserve, y compris le
coût de la copie exécutoire à remettre au bailleur, seront supportés par le locataire qui s'y oblige.
XX. Élection de domicile
Pour l'exécution des présentes et notamment pour la signification de tous actes de poursuites, les parties font élection de domicile en leurs demeures.
Fait à , le

Fait à , le

En exemplaires originaux, dont un pour chacune des parties.

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FI.510‐10 ‐ Bail d'un garage formant un lot de copropriété

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À compléter avec no F1.510‐5, en tant que de besoin.

I. Identification du bien
Le garage loué dépend d'un immeuble en copropriété situé à .
Cadastré :
,

Formant le lot no consistant en :


‐+

​ .

II. Équipements
Le bien loué comporte les équipements suivants :
‐+

​ .

En outre, le locataire aura l'utilisation et la jouissance, dans le cadre du règlement intérieur de l'immeuble, des équipements et accessoires suivants qui
font l'objet d'un usage commun à plusieurs occupants dont le locataire :
‐+

​ .

Le locataire devra utiliser les équipements et accessoires communs ci‐dessus énumérés en respectant le droit d'usage concurrent des autres occupants,
de telle façon que le bailleur ne soit jamais inquiété à cet égard pour quelque cause que ce soit.
III. Règlement de copropriété

L'immeuble dont dépend le bien ci‐dessus désigné a fait l'objet d'un règlement de copropriété avec état descriptif de division et de modification
résultant de l'acte ci‐après énoncé .

Le locataire reconnaît avoir eu communication des extraits du règlement de copropriété concernant la destination de l'immeuble, la jouissance et l'usage
des parties privatives et communes et précisant la quote‐part afférente au lot loué dans chacune des catégories de charges.

IV. Destination des lieux loués


Les lieux ci‐dessus désignés sont loués à usage exclusif de garage, à l'exclusion de tout autre usage.

V. Obligations du locataire

​ Respecter le règlement intérieur de l'immeuble affiché dans les parties communes des immeubles collectifs ;
​ se conformer à toutes demandes ou instructions pouvant être formulées par le bailleur, en vertu des décisions d'assemblées générales de
copropriétaires ou du règlement intérieur de l'immeuble et en exécuter strictement toutes les dispositions.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.550 Crédit‐bail immobilier

I.550‐5 ‐ Introduction

La technique du crédit‐bail immobilier a été élaborée pour répondre aux besoins d'investissements immobiliers des entreprises industrielles et
commerciales, puis développée au profit des structures relevant des bénéfices non commerciaux : les investisseurs, les professions libérales et
associations.
D'origine prétorienne, ce contrat, qualifié de financier, comble un vide économique prévalant sur la réponse à un besoin juridique.
L'environnement économique impose de le présenter comme une réponse ciblée à un besoin de financement d'un actif immobilier à usage professionnel.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.550 Crédit‐bail immobilier

I.550‐10 ‐ Définition et régime

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Le crédit‐bail immobilier est une technique contractuelle par laquelle une entreprise dite de crédit‐bail acquiert, sur la demande d'un client, la propriété
d'immeubles à usage professionnel en vue de les donner en location à ce client pour une durée déterminée en contrepartie de loyers (Instr. DGI, 7 janv.
2005).
Le contrat de crédit‐bail immobilier confère à son titulaire, pour la durée du contrat, le droit à la jouissance de l'immeuble loué et il contient aussi une
promesse unilatérale de vente de cet immeuble.
Le crédit‐bail immobilier est une opération financière par laquelle le crédit‐bailleur, qui est le plus souvent un établissement financier, achète ou fait
construire pour son compte le bien immobilier à financer afin de le louer à un client (utilisateur ou investisseur) dénommé crédit‐preneur.
Au terme de la période de location fixée conventionnellement, ou par anticipation, le crédit‐preneur peut :

​ soit mettre fin au contrat de location et restituer la jouissance de l'immeuble au crédit‐bailleur (absence de levée de l'option d'achat) ;
​ soit acquérir l'immeuble pour un prix (valeur résiduelle) qui tient compte, au moins en partie des versements effectués à titre de loyer ou
redevance de crédit‐bail en levant l'option d'achat.

Les opérations de crédit‐bail immobilier sont définies par les textes comme "« les opérations par lesquelles une entreprise donne en location des biens
immobiliers à usage professionnel achetés par elle ou construits pour son compte, lorsque ces opérations, quelle que soit leur qualification, permettent
au locataire de devenir propriétaire de tout ou partie des biens loués, au plus tard à l'expiration du bail, soit par cession en exécution d'une promesse
unilatérale de vente, soit par acquisition directe ou indirecte du droit de propriété du terrain sur lequel ont été édifiés le ou les immeubles loués, soit par
transfert de plein droit de la propriété des constructions édifiées sur le terrain appartenant audit locataire »"(C. mon. et fin., art. L. 313‐7, 2).

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.550 Crédit‐bail immobilier ‐ Formules

FI.550‐5 ‐ Crédit‐bail immobilier – Immeuble à édifier

Précision concernant l’application de la législation sur les clauses abusivesLa formule qui suit distinguant les conditions particulières des
conditions générales du contrat, il conviendra de se méfier de l’application combinée des nouveaux articles 1110 et 1171 du Code civil, tels
qu’issus de la réforme du droit des obligations opérée par l’ordonnance no 2016‐131 du 10 février 2016. En effet, le premier des ces textes se
contente de désigner le contrat d’adhésion comme « celui dont les conditions générales, soustraites à la négociation, sont déterminées à
l’avance par l’une des parties » ; cette définition ne reprend ainsi pas l’exigence relative au fait qu’il s’agisse également d’un contrat de
masse (tel qu’un contrat d’assurance), comme l’appréciait généralement la jurisprudence pour qualifier de telle une convention quelconque.
Dès lors, il suffirait désormais que les conditions générales d’un contrat aient été prédéfinies par l’une des parties et imposées à l’autre
(qu’elle agisse d’ailleurs en qualité de professionnel ou non) pour que tout éventuel déséquilibre significatif entre leurs droits et obligations
ne conduise à réputer non écrite les clauses qui en sont à l’origine. Par prudence, il conviendrait donc d’intégrer au contrat une déclaration
suivant laquelle les parties attestent que leurs négociations ont porté sur l’intégralité de celui‐ci, ou bien que la négociation des conditions
particulières leur a donné l’occasion de veiller à écarter toute clause qui aurait pu être qualifiée d’abusive au sens de l’article 1171 du Code
civil.

Objet : L'an deux mille

Le

Me , notaire à a reçu en la forme authentique le présent acte de crédit‐bail immobilier à la requête des
personnes ci‐après dénommées.

I.‐ Identification des parties


La Société dénommée ,

Représentée par ,
Aux présentes, sont annexés après mention :

​ un extrait certifié conforme du procès‐verbal de la délibération de l'assemblée générale en date du ;


​ un extrait de l'immatriculation de la société au registre du commerce et des sociétés, délivré par le Greffier du Tribunal de commerce de
.

Ladite société ci‐après dénommée « le crédit‐bailleur »


D'une part,
Et
La Société dénommée ,

Représentée par ,
Aux présentes, sont annexés après mention :

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​ un extrait certifié conforme du procès‐verbal de la délibération de l'assemblée générale en date du ;
​ un extrait de l'immatriculation de la société au registre du commerce et des sociétés, délivré par le Greffier du Tribunal de commerce de

Ladite société ci‐après dénommée « le crédit‐preneur »


D'autre part,
Préalablement au contrat de crédit‐bail, le crédit‐bailleur et le crédit‐preneur ont exposé ce qui suit :
Exposé
Le crédit‐preneur désirant disposer d'un immeuble pour les besoins de son activité a demandé au crédit‐bailleur de financer le montant de cet
investissement. Le crédit‐bailleur a donné suite à cette demande suivant accord en date du dont les modalités sont reprises aux
conditions particulières ci‐après.
Le présent contrat de crédit‐bail est établi dans le cadre des dispositions de la loi du 2 juillet 1966 modifiée par la loi du 4 février 1995 et codifiée sous
l'article L. 313‐7 du Code monétaire et financier.
Il détermine les obligations réciproques des parties :

​ au cours de la période de construction ;


​ pendant la période de location et notamment :

– les conditions de la location de l'immeuble ;


– la promesse de vente de l'immeuble consentie par le crédit‐bailleur au crédit‐preneur qui accepte cette promesse en tant que
promesse se réservant d'acquérir ou non selon ce qui lui conviendra.

Le présent contrat est divisé en deux parties : les conditions particulières (première partie) et les conditions générales (deuxième partie). Les conditions
générales sont applicables à la présente opération dans la mesure où il n'y est pas dérogé expressément dans les conditions particulières.

Déclarations préalables
1 Concernant le caractère financier du présent contrat
Les parties déclarent que, dans leur commune intention, cette opération constitue un tout indivisible, et tiennent à souligner le caractère
essentiellement financier de l'intervention du crédit‐bailleur. Bien que celui‐ci soit juridiquement propriétaire de l'immeuble, son rôle consiste à assurer le
financement de l'investissement décidé et défini par le crédit‐preneur. Dès lors, le crédit‐preneur assumera les risques qui découlent de sa situation
juridique, mais également toutes les obligations et toutes les conséquences juridiques ou fiscales quelles qu'elles soient, même résultant de cas de force
majeure, qui incombent au constructeur et au propriétaire de l'immeuble.
En conséquence de son caractère essentiellement financier, le présent contrat se trouve exclu du champ d'application du statut des baux commerciaux.
2 Concernant la législation relative aux clauses abusives

Les parties déclarent également que les conditions particulières des présentes ont été négociées entre elles, et qu'elles ont pris en
considération les obligations réciproques souscrites dans l'ensemble de la convention de crédit‐bail. Elles ont à ce titre veillé à écarter tout déséquilibre
significatif tel que mentionné à l'article 1171 du Code civil.
Les présentes déclarations constituent un élément essentiel du contrat de crédit‐bail auquel il conviendra de se référer.

I.‐ Conditions particulières


1 Désignation de l'immeuble

2 Modalités d'acquisition du terrain

3 Montant de l'investissement
Le montant maximum de l'investissement est fixé à euros.
Se décomposant comme suit :

​ prix d'acquisition du terrain : euros ;


​ frais et honoraires de la vente évalués à euros ;
​ coût de la construction : euros.

4 Financement de l'opération

5 Réalisation des constructions


Les constructions seront réalisées conformément aux plans établis par , architecte à .
5.1‐ Autorisations administratives
Un permis de construire a été délivré le sous le numéro .

Ce permis de construire a fait l'objet d'une publicité sur le terrain ainsi qu'il est justifié par un constat d'huissier en date du et en
mairie ainsi qu'il résulte du certificat délivré par le Maire le .

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Un certificat de non recours a été délivré par la Mairie de le .
5.2‐ Installations classées

5.3‐ Autorisation d'exploitation

5.4‐ Date d'achèvement de l'immeuble


Les constructions devront être achevées au plus tard le .

6 Frais préalable
6.1‐ Frais de dossier
Le crédit‐preneur a acquitté, dès avant ce jour, les frais de dossier d'un montant de euros HT.
6.2‐ Frais de rédaction et d'enregistrement du présent contrat
Le crédit‐preneur est redevable des frais de rédaction et d'enregistrement du présent contrat fixés à la somme forfaitaire de euros
HT.
Ces frais sont payables ce jour.
7 Charges financières pendant la période de construction
7.1‐ Commission d'engagement
Une commission d'engagement, égale à % du montant de l'investissement , sera due à compter de la date de
l'accord du crédit‐bailleur, soit à compter du et jusqu'au

Cette commission sera payable .


7.2‐ Préloyers sur règlements HT et sur TVA
Les préloyers seront calculés au taux TMM (Taux moyen mensuel du Marché Monétaire au jour le jour entre banques) majoré de %.
Ils seront facturés au terme de chaque trimestre civil.

8 Durée
Le présent contrat est consenti pour une durée de trimestres à compter de la prise d'effet de la période de location.

9 Affectation des locaux


Les locaux seront affectés à une activité de .

10 Loyers
.

11 Résiliation à la demande du crédit‐preneur


Le crédit‐preneur pourra demander la résiliation du crédit‐bail après une période de location de années pleines et entières.

12 Prix de cession à l'expiration du crédit‐bail


Si le crédit‐preneur demande la réalisation de la vente à l'expiration du crédit‐bail, la vente se fera moyennant un prix de euros.

13 Levée par anticipation de l'option d'achat


Le crédit‐preneur pourra demander la réalisation de la promesse de vente après une période de location de années pleines et
entières

14 Dérogation aux conditions générales


Pour simplifier la lecture du contrat et le traitement en gestion, toutes les modifications même mineures devront être répertoriées dans cet article.
II.‐ Conditions générales
Titre 1 Période de construction
15 Définition de la période de construction
La période de construction commence, de convention entre les parties, au jour de la signature de l'acte d'acquisition du terrain, et s'achève le jour de la
prise d'effet de la période de location.
16 Acquisition du terrain

Si le crédit‐bailleur a déjà acquis le terrain


Aux termes d'un acte reçu le par Maître , notaire à , le crédit‐bailleur a acquis de
, domicilié , un terrain situé à , cadastré , et d'une superficie de
.

Cette acquisition a eu lieu moyennant le prix de hors taxes, payé comptant et quittancé dans l'acte.

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Une copie authentique de cet acte a été publiée au fichier immobilier de .

Le crédit‐preneur ayant lui‐même choisi le terrain dont s'agit, compte tenu de sa situation et de ses caractéristiques, son acquisition par le crédit‐bailleur
ne saurait entraîner pour ce dernier d'avoir à assumer les risques pouvant résulter des vices du sol et du sous‐sol et de leur pollution éventuelle, comme
de toutes servitudes ou empêchements de nature légale ou conventionnelle même postérieurement à cette acquisition.
Le crédit‐bailleur subroge le crédit‐preneur dans tous les droits qu'il détient en tant que propriétaire du terrain et spécialement de ceux résultant de son
acquisition qu'il détient à l'égard du vendeur dudit terrain en application des articles 1603 et suivants du Code civil au titre des obligations de délivrance
et de garantie de celui‐ci.
Le crédit‐preneur pourra agir en justice pour la mise en œuvre des droits qui lui sont ainsi transférés, sous sa responsabilité et à ses frais exclusifs, en
application de ce qui est convenu et consenti aux présentes par le crédit‐bailleur. En tant que de besoin, le crédit‐bailleur s'oblige à intervenir et à
poursuivre l'action dans la mesure où cette intervention serait nécessaire et l'action utile pour la mise en œuvre des droits transférés au crédit‐preneur et
où toutes les conséquences de la décision de justice et tous les frais de l'action et de ses suites seront assumés par le crédit‐preneur.
Toute action qui aurait pour objet ou pour effet la résolution de l'acquisition du terrain ne pourra être engagée que de l'accord commun du crédit‐bailleur
et du crédit‐preneur qui arrêteront préalablement les conséquences juridiques et financières de la résolution, si elle est prononcée, sur le présent
contrat.

Si le crédit‐bailleur n'a pas encore acquis le terrain


La signature de l'acte d'acquisition du terrain ne pourra intervenir que si le permis de construire et les agréments administratifs
éventuellement nécessaires pour la construction et l'utilisation de l'immeuble par le crédit‐preneur ont été régulièrement délivrés et n'ont pas fait l'objet
de recours à la date prévue pour l'acquisition.
Le crédit‐preneur interviendra à l'acte d'acquisition pour prendre l'engagement de respecter les conditions de la vente, qu'il s'agisse tant des prescriptions
administratives ou particulières que des obligations résultant des cahiers des charges généraux ou spéciaux.
Le crédit‐bailleur n'effectuera aucun règlement avant d'être devenu propriétaire du terrain.
Condition résolutoire
Le présent contrat est conclu sous la condition résolutoire de la non‐acquisition du terrain aux conditions précisées ci‐dessus ainsi qu'aux conditions
particulières dans le délai de 2 mois à compter de ce jour.
Dans l'hypothèse où le terrain ne pourrait être acquis par le crédit‐bailleur avant cette date, le crédit‐bailleur indiquera au crédit‐preneur, par lettre
recommandée avec accusé de réception, les raisons qui empêchent la signature de l'acte dans le délai prévu. La résolution sera acquise au crédit‐bailleur
de plein droit à compter de l'envoi de cette lettre.
Néanmoins, la condition résolutoire étant stipulée en faveur du crédit‐bailleur, celui‐ci se réserve la faculté d'y renoncer temporairement en reportant le
délai ci‐dessus convenu et même définitivement.
En cas de résolution du présent contrat, la totalité des commissions, préloyers ou autres charges financières échues à la date de résolution effectivement
payés ou non par le crédit‐preneur demeureront définitivement acquis au crédit‐bailleur.
17 Édification des constructions
17.1‐ Constructions à édifier
Les constructions à édifier sont définies par les plans et devis descriptifs établis à l'initiative du crédit‐preneur et transmis au crédit‐bailleur.
Conformément aux principes énoncés ci‐dessus dans la déclaration préalable, le crédit‐preneur sera seul responsable de la préparation, l'exécution, la
direction et la réception des travaux. Le crédit‐preneur s'engage dès lors à supporter toutes les conséquences, quelles qu'elles soient, tant à son égard
qu'à l'égard des tiers, de tout sinistre, de toutes malfaçons ou désordres qui apparaîtraient dans les constructions, ainsi que tout dommage pouvant
survenir à des tiers. Le crédit‐preneur ne pourra en aucun cas exercer un recours contre le crédit‐bailleur notamment pour erreur ou insuffisance dans les
formalités administratives, retards, malfaçons, dépassements de prix, contestations à l'encontre du maître d'œuvre ou des entre crédit‐preneurs,
incidents ou accidents de chantier. En outre, le crédit‐preneur devra indemniser totalement le crédit‐bailleur des conséquences de tout recours ou
actions qui seraient engagés directement contre le crédit‐bailleur par des tiers.
Le crédit‐bailleur donne mandat au crédit‐preneur, qui accepte, de mener à bonne fin l'édification de l'ouvrage en lui déléguant la maîtrise d'ouvrage. Le
crédit‐bailleur confère tous pouvoirs au crédit‐preneur, qui ne pourra se substituer un tiers dans l'exécution de ce mandat, pour effectuer toutes
formalités et démarches, signer tous contrats en vue de la construction de l'immeuble.
Le crédit‐bailleur informera par écrit chaque entreprise ou intervenant à la construction des dispositions du mandat qu'il consent, en indiquant,
notamment, la somme qui lui est allouée dans la limite du budget fixé aux conditions particulières.
Le crédit‐preneur ne pourra engager des travaux concernant la présente opération au‐delà du budget fixé aux conditions particulières. Tout dépassement
n'engagerait que le crédit‐preneur, seul.
Le crédit‐preneur devra souscrire, auprès d'un bureau de contrôle technique agréé par les compagnies d'assurances, un contrat de contrôle technique de
type L et, le cas échéant, de type S. Le montant des honoraires correspondants sera intégré dans le budget de l'opération.
Le crédit‐preneur devra également veiller au respect de la loi Sécurité‐Santé du 31 décembre 1993. À cet effet, il désignera un Coordonnateur
Sécurité/Santé et lui assurera les moyens nécessaires à sa mission. Il transmettra au crédit‐bailleur une copie du Plan Général ainsi que du Dossier
d'intervention établis par le Coordonnateur.
17.2‐ Date d'ouverture du chantier
Les travaux devront être engagés au plus tard dans les trois mois de la date d'acquisition du terrain par le crédit‐bailleur.
17.3‐ Réception des travaux
Le crédit‐preneur devra prévenir le crédit‐bailleur au moins quinze jours à l'avance par lettre recommandée avec accusé de réception de la date et de
l'heure de la réception des travaux. Le crédit‐bailleur pourra y assister.
17.4‐ Date limite d'achèvement des travaux
Les travaux devront être terminés et réceptionnés au plus tard à la date fixée aux conditions particulières.

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17.5‐ Déclaration d'achèvement des travaux
Le crédit‐preneur devra souscrire, dans les délais et formes prescrites par la réglementation en vigueur, la déclaration d'achèvement des constructions et
transmettre une copie de cette déclaration au crédit‐bailleur dans les quinze jours de la transmission à l'administration.
17.6‐ Déclaration au Centre des Impôts
Dans les 45 jours de l'achèvement de l'immeuble, le crédit‐preneur établira sous sa responsabilité la déclaration exigée pour toute construction nouvelle et
l'adressera au crédit‐bailleur pour signature et transmission à l'administration compétente.
Le crédit‐preneur supportera intégralement les conséquences pouvant résulter du défaut d'accomplissement de cette formalité ou d'une déclaration
inexacte, et notamment la perte de l'exonération temporaire de taxe foncière.
17.7‐ Certificat de conformité
Le crédit‐preneur devra obtenir le certificat de conformité dans un délai maximum de 6 mois à compter de la date de réception des travaux et en
transmettre une copie au crédit‐bailleur dans les quinze jours de son obtention.
À cet effet, le crédit‐preneur exécutera, sous son entière responsabilité et à ses frais, tous travaux qui seraient exigés pour la délivrance de ce certificat.
18 Assurance pendant la construction
Le crédit‐bailleur agissant tant pour son compte que pour celui du crédit‐preneur souscrira auprès de ses assureurs :

​ une police « Dommages‐ouvrage » pour son compte en qualité de propriétaire et de maître d'ouvrage et celui des propriétaires successifs de
l'immeuble, garantissant le paiement sans franchise des travaux de réparations des dommages pouvant survenir à l'immeuble du fait des travaux
de construction. Cette police intégrera, outre la garantie légale, les garanties de bon fonctionnement des éléments d'équipement et celle des
dommages immatériels après réception ;
​ une police « Constructeurs non réalisateurs » garantissant avec franchise la responsabilité décennale du crédit‐bailleur et du crédit‐preneur en
sa qualité de mandataire du crédit‐bailleur ;
​ une police « Tous risques Chantiers » garantissant avec franchise les dommages accidentels pouvant survenir pendant la durée des travaux et
pendant une période de maintenance de douze mois après la réception.

Au surplus, le crédit‐bailleur souscrira toutes assurances complémentaires qui pourraient s'avérer nécessaires pour parfaire les garanties susmentionnées.
Le montant des primes sera acquitté directement par le crédit‐bailleur et intégré dans le budget de l'opération.
19 Financement des travaux
Le crédit‐bailleur accepte de financer l'investissement (terrain et constructions) à concurrence d'une somme fixée aux Conditions particulières.
Tout dépassement de coût serait refacturé au crédit‐preneur. La fraction de construction financée par lui deviendrait par accession propriété du crédit‐
bailleur sans qu'aucune indemnité puisse être réclamée au crédit‐bailleur, soit lors de la résiliation du contrat, soit à l'expiration normale du contrat si le
crédit‐preneur ne lève pas l'option d'achat.
Les demandes de paiement établies au nom du crédit‐bailleur lui seront présentées revêtues du visa de l'architecte et du « bon à payer » du crédit‐
preneur. Les paiements seront effectués comptant par chèque à l'exclusion de tout autre mode de règlement.
20 Charges financières pendant la période de construction
20.1‐ Commissions
Le crédit‐preneur sera redevable de commissions dont la nature, le montant et les modalités de règlement sont fixés aux conditions particulières.
20.2‐ Préloyers sur règlements hors TVA
À compter du premier règlement et jusqu'au jour de la prise d'effet de la période de location, le crédit‐preneur sera redevable envers le crédit‐bailleur de
préloyers calculés prorata temporis sur les sommes effectivement décaissées par le crédit‐bailleur au taux fixé aux conditions particulières.
Ces préloyers seront facturés à la fin de chaque trimestre civil.
20.3‐ Préloyers sur la TVA
Les taxes effectivement décaissées par le crédit‐bailleur porteront intérêts à un taux fixé aux conditions particulières et pour une période forfaitaire de
120 jours à compter de chaque décaissement.
Ces préloyers seront facturés à la fin de chaque trimestre civil.
21 Résiliation pendant la période de construction
Il est expressément convenu que :

​ au cas où le démarrage des travaux n'interviendrait pas dans le délai prévu à l'article B3 ;
​ à défaut de paiement à son échéance, d'une somme quelconque due par le crédit‐preneur en vertu des dispositions qui précèdent ;
​ à défaut d'exécution de l'une des obligations mises à la charge du crédit‐preneur pendant la période de construction,

Le présent contrat se trouvera résilié de plein droit sans aucune formalité judiciaire, un mois après la notification par le crédit‐bailleur de son intention
d'user du bénéfice de la présente clause par lettre recommandée avec accusé de réception.
Le crédit‐preneur sera alors redevable d'une indemnité égale à la somme des éléments suivants :

​ la totalité du financement décaissé au jour de la résolution et toutes les facturations encore dues pour des travaux effectués ;
​ toutes indemnités dues éventuellement pour la résiliation des contrats en cours, notamment avec les architectes, entre crédit‐preneurs ou
fournisseurs ;
​ le tout majoré de 10 %.

Toutefois, dans le cas prévu précédemment au 1o , le crédit‐preneur aura la possibilité d'acquérir le terrain pour un prix égal à la somme de tous les
décaissements effectués par le crédit‐bailleur et des indemnités pouvant être dues aux intervenants.

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La demande d'acquisition devra être formulée par lettre recommandée avec accusé de réception avant l'expiration du délai d'un mois.
Les préloyers resteront dus jusqu'à la date de résiliation du crédit bail ou de la signature de l'acte notarié.
Titre 2 Période de location
22 Prise d'effet – Durée
Le début de la période de location dépendra de la date d'achèvement des travaux.
D'un commun accord entre le crédit‐bailleur et le crédit‐preneur, la période de location prendra effet le 15 du mois suivant la réception des travaux.
La durée du crédit‐bail est fixée aux conditions particulières.
Sous‐titre 1 Conditions de location
23 Prise de possession des lieux
Le crédit‐preneur prendra les lieux loués dans l'état où ils se trouveront au moment de l'entrée en jouissance sans pouvoir exiger du crédit‐bailleur aucune
réparation ou modification quelle qu'elle soit.
De convention expresse entre les parties, il ne sera pas établi d'état des lieux lors de l'entrée en jouissance.
Le crédit‐preneur, qui a conçu le programme immobilier, renonce expressément à tout recours pour vices apparents ou cachés, défauts ou malfaçons
contre le crédit‐bailleur, et s'interdit toute demande de réduction de loyers ou d'indemnisation de ce chef.
Le crédit‐preneur s'oblige à informer le crédit‐bailleur, dans le mois de leur constatation, de tous défauts, vices ou malfaçons affectant les constructions.
Le crédit‐bailleur donne dès à présent tous pouvoirs au crédit‐preneur pour contester, auprès de toute personne ayant participé à l'édification des
constructions, la qualité des travaux réalisés.
Si cette contestation ne pouvait aboutir à un règlement amiable, le crédit‐preneur pourrait exercer à ses frais exclusifs toute action judiciaire sous
réserve de prévenir ou d'appeler le crédit‐bailleur à l'instance.
24 Destination des lieux – Jouissance
24.1‐ Affectation
Le crédit‐preneur devra conserver aux locaux la destination indiquée aux conditions particulières pendant toute la durée du crédit bail.
24.2‐ Jouissance
Préalablement à toute exploitation, le crédit‐preneur devra obtenir les autorisations administratives nécessaires à l'exercice de son activité.
Le crédit‐preneur s'oblige à user des locaux en bon administrateur, en se conformant aux obligations et règlements administratifs en vigueur concernant
notamment l'hygiène, la salubrité, la sécurité des personnes et des biens. Il exécutera à ses frais, et sans recours contre le crédit‐bailleur, tous travaux qui
pourraient être exigés à cet égard et supportera seul toutes les conséquences dommageables, quelles qu'elles soient, résultant de l'exploitation des
locaux.
Au cas où l'immeuble dépendrait d'une copropriété ou d'une zone réglementée, le crédit‐preneur s'oblige à respecter les dispositions du règlement de
copropriété, du cahier des charges, du règlement intérieur ou du règlement de zone.
24.3‐ Activité réglementée – Installations classées
Si une activité spécifique pouvant entraîner des risques de pollution, notamment dans le sol, est exercée dans les locaux, il est convenu ce qui suit :

​ le crédit‐preneur assumera, dans le strict respect de la législation actuelle et future, la charge de l'élimination des déchets et de la
récupération des matériaux de façon à éviter tout effet nocif et afin que le crédit‐bailleur ne puisse jamais être recherché en raison de
dommages causés à autrui ;
​ le crédit‐preneur sera considéré comme détenteur de ces déchets s'ils existent, et renonce à tous recours contre le crédit‐bailleur à cet égard
;
​ le crédit‐preneur s'engage à mettre le crédit‐bailleur hors de cause de tous litiges, notamment en cas de vente ultérieure de l'immeuble ;
​ en cas de résiliation du contrat de crédit‐bail pour quelque cause que ce soit, il sera procédé à un audit de façon à connaître l'état du sol et
ce aux frais exclusifs du crédit‐preneur ;
​ toutes les dépenses nécessaires pour l'application de toutes lois, tous règlements actuels ou futurs, et plus largement pour toutes
conséquences de l'activité du crédit‐preneur seront à la charge exclusive du crédit‐preneur ou de ses ayants‐droit ;
​ lors de la levée d'option, les déclarations précédentes seront réitérées par l'Acquéreur vis‐à‐vis du crédit‐bailleur devenu vendeur.

25 Travaux, réparations et améliorations


25.1‐ Entretien et réparations
Le crédit‐preneur s'oblige à maintenir les lieux loués en bon état d'entretien et de réparations locatives ou autres.
Toutes les réparations seront, de convention expresse entre les parties, à la charge exclusive du crédit‐preneur, même celles mentionnées par l'article 606
du Code civil, qu'il s'agisse de grosses réparations incombant habituellement au propriétaire, de réparations locatives ou de menus entretiens.
Il en sera ainsi, notamment, sans que cette énumération puisse être considérée comme limitative, de la toiture, des gros murs, des plafonds, des
planchers, du ravalement des façades, de toutes les réparations occasionnées même par la vétusté ou la force majeure, ou de tous travaux qui seraient
nécessaires à la bonne conservation de l'ensemble immobilier.
À l'expiration du contrat, s'il n'a pas demandé la réalisation de la vente à son profit, ou dans le cas de résiliation anticipée, le crédit‐preneur devra justifier
du bon état d'entretien et de réparation des locaux par un état des lieux contradictoirement établi aux frais du crédit‐preneur. À défaut, le crédit‐
preneur devra rembourser le coût des travaux de remise en état nécessaires.
25.2.‐ Travaux d'amélioration
Le crédit‐preneur pourra effectuer à ses frais tous travaux d'équipement, d'installation ou d'amélioration qui lui apparaîtront nécessaires.
De convention expresse, le crédit‐preneur ne pourra exécuter de travaux entraînant soit une démolition, soit un percement de murs porteurs, ou de
planchers, sans l'accord exprès et préalable du crédit‐bailleur.

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25.3‐ Agrandissement – Extension
Le crédit‐preneur pourra, sous réserve de l'accord préalable exprès et par écrit du crédit‐bailleur, réaliser tous agrandissements, extensions et
surélévations qui lui paraîtront nécessaires dans le respect des règles d'urbanisme.
25.4‐ Travaux imposés par la réglementation
Le crédit‐preneur devra exécuter tous travaux, quel qu'en soit le montant, imposés soit par des dispositions législatives ou réglementaires, soit par des
injonctions administratives notamment en matière d'hygiène, de sécurité et d'environnement.
25.5‐ Exécution et sort des travaux – Responsabilité du crédit‐preneur
Tous les travaux visés au présent article seront réalisés par le crédit‐preneur, à ses frais exclusifs et sous sa seule responsabilité, sans recours contre le
crédit‐bailleur.
Le crédit‐preneur devra souscrire toutes polices d'assurances nécessaires auprès des assureurs du crédit‐bailleur et supporter le coût des primes.
Pendant l'exécution des travaux, le crédit‐preneur ne pourra demander aucune réduction de loyers ou indemnité, ni la résiliation du contrat de crédit‐
bail, quelle que soit l'importance des travaux. Il renonce expressément à invoquer les dispositions de l'article 1724, alinéa 2, du Code civil.
Tous les travaux, améliorations et constructions qui auraient été réalisés par le crédit‐preneur seront réputés propriété du crédit‐preneur pendant le
crédit‐bail mais deviendront de plein droit, et sans indemnité, par accession, la propriété du crédit‐bailleur à l'expiration normale du contrat si le crédit‐
preneur ne lève pas l'option qui lui est consentie, ou en cas de résiliation anticipée du contrat. Le crédit‐preneur ne pourra ni les enlever ni les démolir
sans l'accord exprès du crédit‐bailleur, qui pourra exiger le rétablissement des locaux dans leur état antérieur aux frais et risque du crédit‐preneur.
En cas de carence du crédit‐preneur dans l'exécution des travaux et notamment ceux imposés par une nouvelle réglementation, le crédit‐bailleur pourra,
après mise en demeure restée infructueuse pendant un délai d'un mois, se substituer au crédit‐preneur et faire réaliser les travaux par une entreprise de
son choix. Le crédit‐preneur devra en rembourser le montant, majoré de 10 %, au crédit‐bailleur à première demande de ce dernier, et restera seul
responsable des conséquences éventuelles du retard de réalisation des travaux visés.
26 Enseigne
Le crédit‐preneur pourra apposer sur les lieux loués toutes les enseignes, plaques ou indications quelconques nécessaires à son activité, à condition de se
conformer aux lois et règlements notamment municipaux en vigueur en la matière.
Tous les frais, droits, taxes et impositions qui en résulteront seront à la charge du crédit‐preneur.
27 Droit de visite
Durant tout le crédit‐bail, le crédit‐preneur devra laisser le crédit‐bailleur ainsi que tous représentants de celui‐ci, visiter les lieux loués, à charge pour
ces derniers de prévenir au moins deux jours à l'avance de ces visites.
Le crédit‐preneur devra également faire le nécessaire pour que les experts immobiliers, missionnés par le crédit‐bailleur pour réaliser l'évaluation de
l'immeuble, puissent avoir librement accès à tout l'immeuble.
28 Contributions – Impôts – Charges
28.1‐ Contributions
Le crédit‐preneur acquittera ses contributions personnelles mobilières, taxes professionnelles ou autres, satisfera à toutes les charges de ville et de
police auxquelles les locataires sont ordinairement tenus, de telle manière qu'aucun recours à ce sujet ne puisse être exercé à l'encontre du crédit‐
bailleur.
28.2‐ Impôts
Le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur, à titre de complément de loyer, tous impôts, taxes, contributions foncières existants ou futurs auxquels
les locaux donnés en crédit‐bail ou le crédit‐bail lui‐même pourraient être assujettis.
Le crédit‐preneur, débiteur final des impôts, aura la faculté de contester au nom du crédit‐bailleur, le montant ou le principe de toute imposition dont il
devra supporter indirectement la charge, mais uniquement auprès des administrations ou collectivités intéressées. Toutes réclamations auprès du crédit‐
bailleur seront considérées comme inopérantes, le crédit‐bailleur n'entendant pas prendre lui‐même la charge de contestations éventuelles auprès des
administrations ou organismes intéressés.
Le crédit‐bailleur lui délègue tous pouvoirs à cet effet.
En cas de contestation, le crédit‐preneur devra néanmoins régler au crédit‐bailleur le montant total des impôts contestés. Tout remboursement d'impôts
comme tout dégrèvement qui pourraient être obtenus bénéficieront exclusivement au crédit‐preneur.
28.3‐ Charges
Le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur, à titre de complément de loyer, la totalité des charges qui pourraient être dues à toute personne ou
organisme compétent au cas où les locaux dépendraient d'une copropriété ou d'une zone réglementée.
Plus généralement, le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur tous impôts et charges quelconques de quelque nature qu'elles soient, qui pourraient
être mis à sa charge au titre de la présente opération, de manière que le loyer perçu par le crédit‐bailleur soit net de toutes charges réelles quelconques.
Tous les impôts et charges seront facturés au crédit‐preneur majorés de la TVA au taux en vigueur.
29 Assurances
Le crédit‐preneur s'engage à respecter toutes les règles de sécurité, prendre toutes mesures de prévention et de protection utiles à la préservation de
l'immeuble, en particulier celles qui pourraient être préconisées par les assureurs. Il s'engage en outre à ne pas apporter d'aggravation aux risques sans
assurance correspondante, ni en avoir avisé auparavant le crédit‐bailleur et ses assureurs.
29.1‐ Assurances souscrites par le crédit‐bailleur
Dès l'achèvement des constructions, le crédit‐bailleur souscrira, tant pour son compte que pour le compte du crédit‐preneur, les polices d'assurances ci‐
après :

1) une police garantissant la responsabilité civile du crédit‐bailleur, propriétaire de l'immeuble, et celle du crédit‐preneur, gardien utilisateur de

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l'immeuble, pour les dommages causés du fait de l'immeuble à l'égard de tous tiers ;
2) une police garantissant les biens faisant l'objet du crédit‐bail et tous aménagements et installations dont l'immeuble est doté, y compris
ceux pris en charge par le crédit‐preneur de type « Tous Risques Sauf » garantissant notamment les événements suivants :

​ incendie, explosion, foudre et dommages électriques,


​ tempête, ouragan, grêle, cyclone, neige sur les toitures,
​ fumées,
​ chute d'appareils de navigation aérienne,
​ choc de véhicules terrestres,
​ dégât des eaux, gel des canalisations, fuites de sprinklers,
​ actes de vandalisme, émeutes, mouvements populaires, actes de terrorisme ou de sabotage,
​ attentats (loi du 9 septembre 1986),
​ vol et détériorations immobilières consécutives à un vol,
​ les inondations et glissements de terrains (non classés catastrophes naturelles) avec un plafond de 1 525 000 euros par sinistre,
​ bris de glaces,
​ catastrophes naturelles,
​ autres dommages non désignés ayant un caractère accidentel pour un montant égal à 1 525 000 euros.

L'immeuble sera assuré pour sa valeur de reconstruction à neuf, indexée sur l'indice du prix de la construction établi par la Fédération Nationale du
Bâtiment et des activités annexes ou sur l'indice des risques industriels.
Le contrat comportera une garantie globale des frais et pertes suivants, à concurrence d'un capital au moins égal à 40 % de la valeur du bâtiment avec un
minimum de 305 000 euros :

​ pertes de loyer dans la limite de deux années à compter du sinistre ;


​ remboursement des primes d'assurance‐construction (DO, RCCNR, TRC) ;
​ honoraires d'experts ;
​ frais de déblais et de démolition ;
​ frais d'enlèvement et de transport des décombres ;
​ frais de sauvetage, frais résultant des mesures conservatoires imposées par décision administrative, frais de mise en état des lieux en
conformité avec la législation ;
​ frais de nettoyage des établissements et des alentours, frais de décontamination, d'incinération ;
​ pertes indirectes forfaitaires à 10 %.

Il comportera en outre les extensions suivantes :

​ recours des voisins et des tiers : dommages matériels et immatériels à concurrence d'une somme égale à 1 525 000 euros.

Ces polices comporteront une clause de renonciation à recours contre le crédit‐preneur et ses assureurs.
Le crédit‐bailleur pourra à tout moment souscrire toutes autres assurances qui pourraient être nécessaires pour compléter ou parfaire les garanties
mentionnées ci‐dessus.
29.2‐ Assurances souscrites par le crédit‐preneur
Le crédit‐preneur assurera tous les risques propres à son exploitation, en particulier, les risques d'incendie et d'explosion.
Les polices souscrites par le crédit‐preneur comporteront obligatoirement une clause de renonciation à recours contre le crédit‐bailleur et ses assureurs.
Le crédit‐preneur s'engage à fournir annuellement une copie de son contrat et de la clause renonciation à recours envers le crédit‐bailleur ou une
attestation de sa compagnie précisant l'existence de cette renonciation
Le crédit‐preneur pourra souscrire toutes polices qu'il jugera nécessaires pour parfaire les garanties mentionnées au paragraphe « assurances souscrites
par le crédit‐bailleur » s'il les jugeait insuffisantes.
29.3‐ Obligations du crédit‐preneur au titre des sous‐locations
Le crédit‐preneur s'oblige à exiger de tout locataire ou sous‐locataire qu'il s'assure et maintienne assurés pendant toute la durée du bail, auprès d'une
compagnie notoirement solvable le mobilier, le matériel et les marchandises garnissant les lieux sous‐loués ainsi que les agencements et aménagements
ayant conservé leur nature mobilière contre notamment les dommages causés par :

​ l'incendie, explosion, foudre et dommages électriques ;


​ tempête, ouragan, grêle, cyclone, neige sur les toitures ;
​ fumées ;
​ chute d'appareils de navigation aérienne ;
​ choc de véhicules terrestres ;
​ dégât des eaux, gel des canalisations, fuites de sprinklers ;
​ actes de vandalisme et attentats ;
​ bris de glace ;
​ vol et détériorations immobilières consécutives à un vol ;
​ catastrophes naturelles ;
​ et les risques de toute nature concernant les personnes ou les biens, liés à l'exercice de l'activité du sous‐locataire ainsi que les risques qui en
sont la conséquence.

Le crédit‐bailleur et le crédit‐preneur renoncent expressément à tous recours contre les sous‐locataires et leurs assureurs. Le crédit‐preneur s'oblige à
exiger de tout sous‐locataire et des assureurs de celui‐ci qu'ils renoncent à tous recours contre le crédit‐preneur, le crédit‐bailleur et leurs assureurs.
Le crédit‐preneur devra en justifier à première demande du crédit‐bailleur.
29.4‐ Paiement des primes

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Les primes afférentes aux contrats souscrits par le crédit‐bailleur seront réglées directement par lui à la compagnie d'assurances et refacturées au crédit‐
preneur majorées de la TVA au taux en vigueur, à titre de complément de loyer.
Le crédit‐preneur réglera directement à la compagnie d'assurances les primes afférentes aux contrats souscrits par lui. Il devra justifier de ce paiement à
toute demande du crédit‐bailleur.
30 Règlement des sinistres
Le crédit‐preneur usera, en cas de sinistre, de tous les moyens en son pouvoir pour arrêter les progrès du sinistre, sauver les biens assurés et veiller
ensuite à leur conservation.
Il devra :

​ informer dans les 48 heures qui suivent la découverte du sinistre le crédit‐bailleur et la compagnie d'assurance garantissant les bâtiments, du
sinistre subi ou provoqué par les biens loués ;
​ confirmer cette information par une décision circonstanciée adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception à la
compagnie d'assurance garantissant les bâtiments.

30.1‐ Principe
Par dérogation aux dispositions de l'article 1722 du Code civil, il est expressément convenu entre les parties que le présent contrat ne sera ni résilié de
plein droit, ni suspendu, en cas de destruction de l'immeuble, et ceci que la destruction soit totale ou partielle.
Le crédit‐preneur ne pourra prétendre au paiement par le crédit‐bailleur d'une quelconque indemnité du fait de la destruction de l'immeuble ni à une
diminution des loyers.
En cas de sinistre, le crédit‐preneur devra effectuer la reconstruction à l'identique.
À cet effet, le crédit‐bailleur lui délègue d'ores et déjà la maîtrise de l'ouvrage dans les conditions définies à l'article 3.
30.2‐ Fixation des indemnités
La fixation du montant des indemnités pouvant être dues par les compagnies d'assurances, ou toute autre personne, sera convenue par le crédit‐bailleur
en présence du crédit‐preneur.
L'offre faite par les compagnies d'assurances ne pourra être acceptée par le crédit‐bailleur qu'avec l'accord du crédit‐preneur. Cet accord devra être donné
dans le délai maximum d'un mois à partir de la notification qui lui sera faite par le crédit‐bailleur.
En cas de désaccord du crédit‐preneur, le crédit‐bailleur autorise celui‐ci à contester à ses risques et périls le montant des indemnités et à introduire
toutes actions qu'il jugera utiles, à charge pour lui d'appeler le crédit‐bailleur en intervention dans la procédure.
Pendant la procédure, le crédit‐preneur continuera à payer les loyers ; il supportera et acquittera directement les frais et honoraires dus à l'occasion de la
procédure.
30.3‐ Reconstruction de l'immeuble
Le crédit‐preneur sera tenu de remettre les lieux en l'état après avoir obtenu toutes les autorisations administratives nécessaires. Ces autorisations
devront être obtenues dans le délai maximum de douze mois à compter de la survenance du sinistre.
Les indemnités versées par les compagnies d'assurances, après déduction de tous frais, charges, impôts et taxes supportés par le crédit‐bailleur, seront
affectées à cette reconstruction. Dans l'hypothèse où ces indemnités seraient inférieures au coût réel de la reconstruction, le crédit‐preneur supportera
la différence sans recours contre le crédit‐bailleur. Dans l'hypothèse inverse, la différence profitera exclusivement au crédit‐preneur.
Pendant les délais nécessaires à l'obtention des autorisations administratives et à la reconstruction, le crédit‐preneur continuera à payer la totalité des
loyers et charges de crédit‐bail.
Les indemnités ne couvrant pas la TVA due au titre de la reconstruction, le crédit‐preneur sera redevable, pendant toute la période de reconstruction, de
compléments de loyers calculés sur la TVA décaissée, aux conditions des préloyers sur TVA.
30.4‐ Non‐reconstruction de l'immeuble
En cas de sinistre ne pouvant donner lieu à reconstruction, soit pour défaut d'obtention des autorisations administratives dans le délai de douze mois,
soit pour toutes autres raisons, il sera fait application des dispositions suivantes :
30.4.1‐ Sinistre partiel
Le présent contrat de crédit‐bail se poursuivra sur la partie utilisable des locaux. L'indemnité versée par les compagnies d'assurances sera affectée, après
déduction de tous frais, charges, impôts et taxes dus par le crédit‐bailleur, à l'amortissement partiel de la valeur résiduelle financière.
Cet amortissement partiel sera déterminé en considérant que l'indemnité d'assurance nette de tous frais, charges, impôts et taxes dus par le crédit‐
bailleur, sera le résultat du calcul de la méthode mentionnée à l'article "Levée de l'option par anticipation".
La réduction de loyers n'interviendra qu'à partir du jour où le crédit‐bailleur aura effectivement perçu l'indemnité.
30.4.2‐ Sinistre total
Le crédit‐preneur aura le choix entre :

​ demander la résiliation du crédit‐bail ;


​ lever par anticipation l'option d'achat.

Dans les deux cas, l'indemnité versée par les compagnies d'assurance, nette de tous frais, charges, impôts et taxes supportées par le crédit‐bailleur,
viendra en diminution, soit du prix de vente, soit de l'indemnité de résiliation. L'indemnité de résiliation étant, dans ce cas, déterminée selon la même
méthode que le prix d'acquisition soit conformément à l'article « Levée de l'option par anticipation ».
Le crédit‐preneur continuera à régler les loyers et charges du crédit‐bail jusqu'à la date de la vente ou de la résiliation du crédit‐bail.
Dans l'hypothèse où l'indemnité serait inférieure à la somme calculée conformément à l'article « Levée de l'option par anticipation », le crédit‐preneur
supportera la différence sans recours contre le crédit‐bailleur. Dans le cas contraire, la différence profitera exclusivement au crédit‐preneur.

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Faute par le crédit‐preneur d'avoir fait connaître sa décision dans le délai de deux mois à compter du rejet de la demande de permis de construire, il sera
réputé avoir opté pour la résiliation du contrat de crédit‐bail.
30.5‐ Sinistres non couverts
Dans l'hypothèse où le sinistre ne serait pas couvert par les assurances, ou dans le cas où les compagnies refuseraient de payer l'indemnité, les frais de
reconstruction seront supportés par le crédit‐preneur.
Le montant des loyers ou le prix de vente de l'immeuble en cas de levée par anticipation de l'option d'achat ne seront en aucun cas modifiés.
31 Nantissement
Le crédit‐preneur informera par écrit le crédit‐bailleur de tout nantissement du fonds de commerce exploité dans les locaux donnés en crédit‐bail.
Le crédit‐preneur s'interdit de donner en nantissement les droits qu'il détient en vertu du présent contrat. Dans le cas où un nantissement serait
consenti au mépris de la présente clause, le crédit‐bailleur pourra demander soit la nullité du nantissement, soit la résolution du contrat de crédit‐bail.
32 Sous‐location
32.1‐ Procédure préalable à la sous‐location
Le crédit‐preneur ne pourra sous‐louer tout ou partie des locaux donnés en crédit‐bail sans le consentement exprès du crédit‐bailleur.
À cet effet, le crédit‐preneur devra notifier au crédit‐bailleur les nom et qualité du sous‐locataire ainsi que le projet de bail aux fins d'examen.
En cas de sous‐location, le crédit‐preneur restera seul tenu des obligations du contrat de crédit‐bail. Tous les travaux d'aménagement ou de remise en
état consécutifs aux sous‐locations seront à sa charge exclusive ; il en sera de même de toute indemnité auxquelles le sous‐locataire pourrait prétendre à
quelque titre que ce soit.
Le contrat de crédit‐bail n'étant pas soumis aux dispositions des articles L. 141‐5 et suivants du Code de Commerce sur les baux commerciaux, la sous‐
location ne saurait conférer au sous‐locataire un droit à renouvellement ou au maintien dans les lieux opposable au crédit‐bailleur.
En outre, la durée de la sous‐location ne pourra excéder celle du contrat de crédit‐bail. La résiliation du contrat de crédit‐bail mettra fin à la sous‐location
et le sous‐locataire sera tenu de libérer les lieux.
Enfin, le sous‐locataire devra accepter les termes de la délégation des loyers de sous‐location ci‐dessous consentie par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur
; il devra s'engager, à première demande du crédit‐bailleur, à lui verser directement à chaque terme prévu la totalité des loyers délégués.
32.2‐ Délégation des loyers sous condition suspensive
Pour assurer au crédit‐bailleur l'exécution du contrat de crédit‐bail et notamment le paiement des loyers et charges, le crédit‐preneur délègue dès à
présent au crédit‐bailleur le montant des loyers dus par le ou les sous‐locataires de l'immeuble objet du crédit‐bail, mais seulement sous la condition
suspensive du défaut de paiement des loyers et charges dus en vertu du présent contrat.
Par suite de cette délégation, et seulement à défaut de paiement partiel ou total d'un loyer ou d'une charge, le crédit‐bailleur pourra demander le
paiement entre ses mains du loyer dû par le sous‐locataire.
33 Cession du contrat de crédit‐bail – Apport
Le crédit‐preneur ne pourra céder son droit au crédit‐bail qu'après avoir reçu l'agrément écrit du crédit‐bailleur sur la personne du cessionnaire et sur les
conditions de la cession.
Les locaux, objet du crédit‐bail, formant un tout indivisible, seule sera autorisée la cession totale à l'exclusion de toute cession partielle.
Le cédant devra transférer au cessionnaire, par un seul et même acte, le bail et la promesse unilatérale de vente qui, en raison de la nature même du
crédit‐bail, forment un tout indivisible et constituent le droit au crédit‐bail.
Le cédant restera solidairement tenu avec son cessionnaire de l'exécution de toutes les obligations mises à sa charge aux termes du présent contrat. En
conséquence, tous les locataires successifs, même ceux qui, ayant cédé leurs droit au crédit‐bail, n'occuperaient plus les lieux loués, seront tenus
solidairement entre eux à l'égard du crédit‐bailleur de toutes les obligations du présent contrat.
En outre, la cession ne dégagera pas les cautions éventuelles de leurs obligations à l'égard du crédit‐bailleur.
Les stipulations qui précèdent s'appliquent à tous les cas de cession sous quelque forme que ce soit, qu'il s'agisse d'une cession de fonds de commerce ou
d'un apport du droit au crédit‐bail à toute société nouvelle ou préexistante.
La cession devra être constatée par acte authentique ou sous seing privé en présence du crédit‐bailleur qui interviendra à l'acte. Une copie exécutoire ou
un original de l'acte sera remis au crédit‐bailleur
En cas de redressement ou liquidation judiciaire, la cession du droit au crédit‐bail décidée par le Tribunal ne pourra être effectuée que sous les conditions
précisées au présent article, la garantie du cédant étant alors remplacée par la garantie d'un établissement bancaire ou toute garantie de valeur
équivalente fournie par le cessionnaire.
34 Loyers
À compter de la date de prise d'effet de la période de location, le crédit‐preneur sera redevable de loyers. Il est précisé que le mot « loyer » est utilisé
pour la commodité du langage et qu'il doit être assimilé à une redevance financière couvrant l'amortissement et la rémunération des capitaux investis.
Les loyers seront calculés sur le montant définitif de l'investissement. Le crédit‐preneur fournira au crédit‐bailleur les éléments nécessaires à l'arrêté
définitif des comptes dans les six mois de la prise d'effet de la période de location.
Tant qu'il n'aura pas fourni ces éléments, le crédit‐preneur sera redevable de loyers calculés sur le montant de l'investissement figurant aux conditions
particulières.
Passé le délai de six mois à compter de la date de prise d'effet de la période de location, aucune diminution de loyer ne pourra être réclamée.
Le tableau définitif, ainsi que le tableau et l'état récapitulatif prévus par l'instruction du 12 décembre 1995 relative au régime fiscal des opérations de
crédit‐bail, seront adressés au crédit‐preneur par lettre recommandée avec accusé de réception, cette lettre valant avenant au présent contrat, dans les
six mois de la clôture définitive du compte de la construction.
35 Complément temporaire de loyers

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Toute TVA décaissée par le crédit‐bailleur avant la date de prise d'effet de la période de location, donnera lieu à un complément temporaire de loyer
calculé sur les sommes correspondantes et pour la période allant de la prise d'effet de la période de location à la fin des 120 jours.
De même, toute TVA décaissée postérieurement à la date de prise d'effet de la période de location donnera lieu à un complément temporaire de loyers
pendant une période forfaitaire de 120 jours.
Le taux de ces compléments temporaires de loyer est identique à celui des préloyers.
Ces compléments de loyers seront facturés trimestriellement à terme échu. Ils seront majorés de la TVA au taux en vigueur.
36 Charges diverses
Le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur, à titre de complément de loyer et dix jours avant leur date d'exigibilité, tous les impôts, charges qui
incombent normalement au propriétaire et notamment, les taxes foncières et primes d'assurances.
Ces charges seront majorées de la TVA au taux en vigueur.
Dans tous les cas où le crédit‐bail prendrait fin pour quelque cause que ce soit avant la date prévue, les charges seraient dues par le crédit‐preneur
proportionnellement au temps couru depuis la dernière échéance, à l'exception de la taxe foncière due en totalité pour l'année.
37 Résiliation à la demande du crédit‐preneur
Le crédit‐bail pourra être résilié avant le terme prévu, à la demande ou du fait du crédit‐preneur :

​ soit à tout moment, par accord amiable entre les parties et aux conditions qui seront alors convenues entre elles ;
​ soit à la seule initiative du crédit‐preneur aux conditions suivantes : cette résiliation ne pourra intervenir qu'après une période irrévocable de
location fixée aux conditions particulières et à la fin d'une année pleine et entière de location.

Le crédit‐preneur préviendra le crédit‐bailleur six mois à l'avance par lettre recommandée avec accusé de réception.
Le crédit‐preneur devra avoir rempli l'ensemble des obligations résultant du présent contrat, notamment en ce qui concerne le paiement des loyers et
charges.
Le crédit‐preneur évacuera les lieux au plus tard à la date d'effet de la résiliation.
Le crédit‐bailleur fera établir, aux frais du crédit‐preneur, un état des lieux, faisant apparaître que l'immeuble est en parfait état d'entretien et de
réparation. En outre, dans l'hypothèse où l'activité exercée dans les locaux relèverait de la réglementation sur les installations classées, le crédit‐bailleur
fera réaliser aux frais du crédit‐preneur un audit destiné à s'assurer que toutes normes relatives à l'environnement, la pollution, etc. ont bien été
respectées par le crédit‐preneur. À défaut, le crédit‐preneur sera redevable d'une indemnité complémentaire égale au coût de remise en état du site.
Cette indemnité s'ajoutera à celle fixée à l'article 25 ci‐après.
Le crédit‐preneur versera au crédit‐bailleur, à titre d'indemnité forfaitairement convenue, les sommes précisées à l'article 25.
Les dispositions ci‐dessus, à l'exception des conditions a), b) et c) seront applicables en cas de procédure de redressement ou de liquidation judiciaire
prononcée à l'encontre du crédit‐preneur.
Si l'une ou l'autre des conditions précitées n'était pas réalisée dix jours au moins avant la date de prise d'effet de la résiliation, le crédit‐bailleur pourra
considérer la demande du crédit‐preneur comme nulle et non avenue, à charge pour lui d'en aviser le crédit‐preneur par lettre recommandée avec accusé
de réception lui précisant la ou les conditions non réalisées.
38 Clause résolutoire
En cas d'inexécution par le crédit‐preneur de l'une quelconque des obligations mises à sa charge au titre du présent contrat, et notamment le paiement
des loyers et charges, le crédit‐bailleur pourra résilier le crédit‐bail.
Cette résiliation sera acquise de plein droit et sans qu'il soit nécessaire de la faire prononcer par un tribunal, un mois après une mise en demeure
d'exécuter ou un commandement de payer contenant déclaration par le crédit‐bailleur de son intention d'user de la présente clause resté sans effet.
Le crédit‐preneur devra alors régler à titre de dommages‐intérêts une somme fixée à l'article 25.
39 Indemnité de résiliation
La résiliation du crédit‐bail, qu'elle soit faite à la demande du crédit‐preneur ou à celle du crédit‐bailleur, entraînera le paiement par le crédit‐preneur
d'une indemnité égale à 80 % de la valeur résiduelle financière qui figurera sur le tableau définitif des loyers.
Liée au caractère spécifique du crédit‐bail immobilier, cette indemnité aura le caractère de dommages‐intérêts forfaitaires destinés à compenser le
préjudice subi par le crédit‐bailleur du fait de la résiliation du crédit‐bail. Il est rappelé que la présente opération a été réalisée à la demande du crédit‐
preneur et en fonction de ses besoins spécifiques.
L'indemnité sera majorée de la TVA au taux en vigueur.
40 Expropriation
40.1‐ Expropriation totale
Si l'immeuble est exproprié dans sa totalité, le crédit‐bail se trouvera résilié de plein droit à compter de l'ordonnance emportant transfert de propriété.
Toutefois à compter de l'ordonnance et jusqu'au paiement effectif de l'indemnité d'expropriation au crédit‐bailleur, le crédit‐preneur sera redevable d'une
indemnité égale aux loyers et charges exigibles au cours de cette période.
Au cas où l'indemnité d'expropriation versée au crédit‐bailleur, après déduction de tous frais, charges, impôts et taxes dus ou payés en raison de
l'expropriation, serait inférieure à la somme calculée conformément à l'article « Levée de l'option par anticipation », le crédit‐preneur en reversera la
différence au crédit‐bailleur.
Dans le cas contraire, le crédit‐bailleur versera la différence au crédit‐preneur.
40.2‐ Expropriation partielle
Si la partie de l'immeuble non expropriée est suffisante pour permettre l'exploitation, le crédit‐bail se poursuivra sur la partie de l'immeuble restant
disponible.
Le crédit‐bailleur décidera :

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​ soit de reverser l'indemnité nette de tous frais, charges, impôts et taxes supportés par lui au crédit‐preneur ;
​ soit d'affecter l'indemnité nette de tous frais, charges, impôts et taxes à l'amortissement partiel de la valeur résiduelle financière. Cet
amortissement partiel sera déterminé en considérant que l'indemnité d'assurance nette de tous frais, charges, impôts et taxes dus par le
crédit‐bailleur, sera le résultat du calcul de la méthode mentionnée à l'article « Levée de l'option par anticipation ».

Si la partie de l'immeuble est insuffisante pour permettre au crédit‐preneur d'exercer normalement son activité, le crédit‐preneur pourra :

​ soit demander la résiliation du crédit‐bail ;


​ soit lever par anticipation l'option d'achat.

Dans ces deux hypothèses, l'indemnité d'expropriation nette de tous frais, charges, impôts et taxes supportés par le crédit‐bailleur en raison de
l'expropriation, viendra en diminution, soit du prix de vente, soit de l'indemnité de résiliation. L'indemnité de résiliation étant, dans ce cas, déterminée
selon la même méthode que le prix d'acquisition, soit conformément à l'article « Levée de l'option par anticipation ».
Au cas où l'indemnité nette serait inférieure à la somme calculée conformément à l'article « Levée de l'option par anticipation », le crédit‐preneur versera
la différence au crédit‐bailleur. Dans le cas contraire, le crédit‐bailleur en reversera la différence au crédit‐preneur.
Faute d'avoir fait connaître sa décision dans le délai de deux mois à compter de l'ordonnance d'expropriation, le crédit‐preneur sera réputé avoir opté
pour la résiliation du crédit‐bail.
40.3‐ Cession gratuite de terrain
Dans le cas où une partie de l'immeuble, et notamment des parcelles de terrain, devrait être cédée gratuitement à une collectivité publique, les
conditions du bail ne seraient pas modifiées malgré le changement de consistance de l'immeuble.
41 Réquisition
En cas de réquisition ou d'occupation temporaire, totale ou partielle par toute autorité ou organisme compétent, les loyers et charges continueront à
être exigibles sans aucune diminution.
Toutefois l'indemnité de réquisition ou d'occupation qui sera perçue par le crédit‐bailleur reviendra en totalité au crédit‐preneur.

Sous‐titre 2 Promesse unilatérale de vente


42 Promesse unilatérale de vente

Conformément aux dispositions de la loi no 66‐455 du 2 juillet 1966 modifiée par la loi no 95‐115 du 4 février 1995, le crédit‐bailleur promet de vendre au
crédit‐preneur l'immeuble objet du présent contrat de crédit‐bail, soit à l'expiration du crédit‐bail, soit par anticipation.
Le crédit‐preneur accepte cette promesse en tant que promesse, se réservant d'en demander la réalisation ou non.
43 Conditions
Pour demander la réalisation de la promesse unilatérale de vente qui lui est consentie, le crédit‐preneur adressera au crédit‐bailleur une lettre
recommandée avec accusé de réception manifestant son intention d'acquérir trois mois au moins à l'avance.
La vente ne pourra intervenir qu'après paiement par le crédit‐preneur de l'ensemble des loyers et charges et exécution de toutes les clauses et conditions
du crédit‐bail.
La vente interviendra aux conditions habituelles et de droit, sans aucune garantie de la part du crédit‐bailleur, ni pour le cas d'éviction, ni pour les défauts
ou vices cachés de l'immeuble vendu.
Tous les frais, droits et émoluments de la vente seront à la charge du crédit‐preneur.
44 Vente à l'expiration du crédit‐bail
La vente, si elle se réalise à l'expiration du crédit‐bail, se fera moyennant un prix dont le montant figure aux conditions particulières.
En plus du prix de vente, le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur le montant de la TVA que ce dernier sera appelé à verser au titre de la
régularisation de la TVA (CGI, art. 210, ann. II).
Le prix de vente est fixé en fonction de tous les loyers que doit effectivement percevoir le crédit‐bailleur en exécution du présent contrat. Aussi pour le
cas où, pour une raison quelconque, le crédit‐bailleur ne percevrait pas la totalité des loyers et charges dus en vertu du présent contrat, le prix sera
majoré des sommes non réglées ainsi que des intérêts de retard calculés du jour de l'échéance jusqu'au jour de la cession au taux prévu à l'article 33.
45 Levée de l'option par anticipation
Le crédit‐preneur pourra, s'il le désire, demander la réalisation de la promesse unilatérale de vente avant l'expiration du crédit‐bail aux conditions
suivantes :

​ cette demande ne pourra être faite qu'à partir d'une date fixée aux conditions particulières ;
​ la vente interviendra à une date d'échéance ;
​ le prix de vente sera déterminé différemment selon que le loyer est calculé au moment de la levée de l'option suivant un taux variable ou non :

– si le loyer est calculé suivant un taux variable, le prix de vente sera égal au capital restant dû tel qu'il figurera sur le tableau
définitif des loyers majoré du montant des intérêts financiers compris dans les loyers de l'année précédant la vente ;
– si le loyer est calculé selon un taux fixe, le prix sera alors égal à la valeur actualisée, au jour de la vente, de la totalité des loyers
restant à courir jusqu'à la date d'expiration du crédit‐bail augmentée du prix de cession à l'expiration du crédit‐bail, sans pouvoir
être inférieur au capital restant dû tel qu'il figurera sur le tableau définitif des loyers, majoré du montant des intérêts financiers
compris dans les loyers de l'année précédant la vente.

Le taux d'actualisation sera calculé de la manière suivante :

Le prix de vente ainsi déterminé sera majoré :

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​ du montant des sommes qui pourraient être réclamées par les collectivités locales ou les organismes dans l'hypothèse où l'opération de crédit‐
bail bénéficierait de subventions ;
​ du solde du prêt dans l'hypothèse où l'opération de crédit‐bail comporterait un prêt à long terme fait par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur.

Le prix sera payable comptant le jour de la signature de l'acte de vente à l'exception de la partie du prix correspondant au solde du prêt qui sera payée par
compensation.
Si l'avis de taxe foncière n'a pas été adressé, le crédit‐preneur devra verser au crédit‐bailleur une provision égale au montant de la taxe foncière payée
l'année précédent la vente majorée de 3 % et de la TVA au taux en vigueur
En plus du prix de vente, le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur le montant de la TVA que ce dernier sera appelé à verser au titre de la
régularisation de la TVA (CGI, art. 210, ann. II).

Sous‐titre 3 Dispositions diverses


46 Mode de paiement
Les préloyers, loyers et toutes les charges du crédit‐bail seront réglés à leur échéance par prélèvement automatique sur le compte bancaire du crédit‐
preneur.
À cet effet, le crédit‐preneur s'engage :

​ à consentir une autorisation de prélèvements automatiques pendant tout le crédit‐bail ;


​ à renouveler cette autorisation de prélèvements en cas de changement d'établissement bancaire.

47 Intérêts de retard – Pénalités


Toute somme due en vertu du crédit‐bail et non réglée à l'échéance portera de plein droit intérêts au taux de .
Le taux retenu sera celui du mois précédent l'échéance impayée.
Outre les intérêts de retard, le crédit‐preneur sera redevable d'une indemnité forfaitaire égale à euros HT par prélèvement rejeté
par sa banque.
Les intérêts de retard ainsi que l'indemnité seront majorés de la TVA au taux en vigueur.
48 Taux de référence
Si l'un ou l'autre des taux de référence cessait d'être publié ou si le recours à ces taux était prohibé par la réglementation future, il leur serait substitué
soit le nouveau taux officiel équivalent, soit un autre taux arrêté par les parties d'un commun accord.
49 Assujettissement à la TVA
À la demande du crédit‐preneur, le crédit‐bailleur déclare opter pour l'assujettissement du présent crédit‐bail à la TVA.
En conséquence, chaque échéance de loyer, préloyer, charge, complément de loyer, intérêt de retard, pénalités ainsi que les indemnités et plus
généralement toutes sommes qui seront dues en vertu du présent contrat, seront majorées de la TVA au taux en vigueur.
50 Régulation des taxes
Dans tous les cas où le crédit‐bailleur serait amené à effectuer des reversements de la TVA ayant grevé l'investissement, le montant de ces reversements
sera mis à la charge du crédit‐preneur.
Si le reversement est consécutif à la vente de l'immeuble, le prix sera majoré du montant des reversements de TVA. En contrepartie de cette majoration
de prix, le crédit‐bailleur délivrera à l'acquéreur, l'attestation prévue qui lui permettra de déduire le montant de la TVA y figurant dans la limite de ses
propres droits.
Si le reversement est consécutif à une expropriation, il en sera tenu compte lors de l'affectation de l'indemnité d'expropriation au règlement soit du prix
de vente, soit de l'indemnité de résiliation.
51 Information sur la situation du crédit‐preneur
Le crédit‐preneur s'engage à communiquer au crédit‐bailleur pendant tout le crédit‐bail, à première demande du crédit‐bailleur et au plus tard dans les six
mois de la clôture de l'exercice social, une copie de ses documents financiers (bilan, compte de résultat et annexes des rapports des commissaires aux
comptes) ainsi que ceux des locataires autorisés par le crédit‐bailleur.
52 Tolérances
Il est formellement convenu que toutes les tolérances de la part du crédit‐bailleur quant à l'exécution des clauses et conditions générales ou particulières
du crédit‐bail par le crédit‐preneur, quelle qu'en pût être la fréquence et la durée, ne pourront jamais constituer novation, suppression ou modification
de ces clauses et conditions, ni générer un quelconque droit.
Le crédit‐bailleur pourra toujours y mettre fin.
53 Évacuation des locaux
À défaut d'avoir demandé la réalisation de la promesse de vente, et en l'absence d'un nouveau contrat de location, comme en cas de résiliation anticipée,
le crédit‐preneur devra quitter les lieux au plus tard à la date d'expiration du crédit‐bail ou de sa résiliation.
En cas de retard dans l'évacuation des lieux, le crédit‐preneur serait redevable d'une indemnité d'occupation journalière fixée d'ores et déjà au montant
du loyer dû rapporté à une journée majoré de 10 %.
Le crédit‐preneur pourra être contraint de quitter immédiatement les lieux par ordonnance de référé qui prononcerait son expulsion.
54 Frais divers
Tous les frais, droits et émoluments relatifs au présent contrat, ainsi que ceux qui en seront la suite et la conséquence, seront à la charge exclusive du
crédit‐preneur.
Le crédit‐preneur supportera tous les frais administratifs engendrés par les demandes de modification du contrat, cession du droit au crédit‐bail, cession

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gratuite de terrain, et plus généralement par toutes les demandes excédant la gestion normale du contrat.
55 Élection de domicile
Pour l'exécution des présentes et de leur suite, les parties font élection de domicile en leurs sièges sociaux respectifs.
56 Attribution de juridiction
Toutes contestations entre les parties, portant notamment sur l'interprétation, l'exécution, la résolution ou la résiliation du présent contrat, seront
soumises aux Tribunaux compétents du siège social du crédit‐bailleur à qui attribution expresse de juridiction est consentie par les parties.
57 Déclarations
57.1‐ Déclarations par le crédit‐bailleur
Le crédit‐bailleur déclare :

​ qu'il est une société française ayant son siège social en France et qu'il se considère comme résident au sens de la réglementation des changes
actuellement en vigueur ;
​ qu'il n'est pas et n'a jamais été en état de redressement ou liquidation judiciaire, ou cessation de paiement.

57.2‐ Déclarations par le crédit‐preneur


Le crédit‐preneur déclare :

​ qu'il confirme les énonciations figurant en tête des présentes relatives à l'identité de la Société crédit‐preneur, sa nationalité, sa résidence et
les pouvoirs qu'il détient ;
​ qu'il n'est pas et n'a jamais été en état de redressement ou de liquidation judiciaire, ou cessation de paiement et qu'il ne fait l'objet d'aucune
procédure d'injonction de payer ;
​ qu'il n'a fait l'objet d'aucune demande en nullité.

58 Déclarations pour la formalité de publicité foncière


Le présent acte sera soumis, par les soins de Maître , et aux frais du crédit‐preneur, à la formalité fusionnée d'enregistrement et de
publicité foncière au fichier immobilier de .
Pour la perception de la taxe de publicité foncière sur le crédit‐bail, les parties précisent ci‐après que l'assiette de la taxe de publicité foncière s'établit
de la façon suivante :

​ ensemble des quinze années hors taxes de loyers cumulé, soit euros ;
​ déduction faite de la quote‐part des frais financiers, soit euros ;
​ Assiette de calcul de la Taxe de Publicité Foncière : euros.

Pour la perception du salaire de Monsieur le Conservateur audit bureau des hypothèques, les parties évaluent le montant cumulé des loyers, y compris les
préloyers et les charges extraordinaires, taxe sur la valeur ajoutée incluse, à la somme de euros.
Le prix résiduel moyennant lequel interviendra la vente au profit du crédit‐preneur lors du dénouement de l'opération, en cas de réalisation de la
promesse de vente ci‐dessus stipulée, s'élèvera à euros.
Les parties précisent en outre que le montant de l'investissement total prévisionnel du crédit‐bailleur pour la présente opération s'élève hors taxes à la
somme de euros, soit euros TTC.
59 Annexes
La détermination de la quote‐part de loyers non déductible et le barème des tarifications des événements figurent en tableaux annexés aux présentes
après mention.
DONT ACTE rédigé sur pages

Fait et passé
La lecture du présent acte a été donnée aux parties, es qualités, et leurs signature ont été recueillies par le notaire soussigné,

Au lieu et date indiqué en tête des présentes,

Et le notaire a lui‐même signé le .


Les parties approuvent :

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.550 Crédit‐bail immobilier ‐ Formules

FI.550‐10 ‐ Crédit‐bail immobilier – Immeuble existant

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Précision concernant l’application de la législation sur les clauses abusivesLa formule qui suit distinguant les conditions particulières des
conditions générales du contrat, il conviendra de se méfier de l’application combinée des nouveaux articles 1110 et 1171 du Code civil, tels
qu’issus de la réforme du droit des obligations opérée par l’ordonnance no 2016‐131 du 10 février 2016. En effet, le premier des ces textes se
contente de désigner le contrat d’adhésion comme « celui dont les conditions générales, soustraites à la négociation, sont déterminées à
l’avance par l’une des parties » ; cette définition ne reprend ainsi pas l’exigence relative au fait qu’il s’agisse également d’un contrat de
masse (tel qu’un contrat d’assurance), comme l’appréciait généralement la jurisprudence pour qualifier de telle une convention quelconque.
Dès lors, il suffirait désormais que les conditions générales d’un contrat aient été prédéfinies par l’une des parties et imposées à l’autre
(qu’elle agisse d’ailleurs en qualité de professionnel ou non) pour que tout éventuel déséquilibre significatif entre leurs droits et obligations
ne conduise à réputer non écrite les clauses qui en sont à l’origine. Par prudence, il conviendrait donc d’intégrer au contrat une déclaration
suivant laquelle les parties attestent que leurs négociations ont porté sur l’intégralité de celui‐ci, ou bien que la négociation des conditions
particulières leur a donné l’occasion de veiller à écarter toute clause qui aurait pu être qualifiée d’abusive au sens de l’article 1171 du Code
civil.

Objet : L'an deux mille

Le

Me , notaire à a reçu en la forme authentique le présent acte de crédit‐bail immobilier à la requête des
personnes ci‐après dénommées.

I.‐ Identification des parties


La Société dénommée ,

Représentée par
Aux présentes sont annexés après mention :

​ extrait certifié conforme du procès‐verbal de la délibération de l'assemblée générale en date du ;


​ un extrait de l'immatriculation de la Société au registre du commerce et des sociétés, délivré par le Greffier du Tribunal de commerce de
.

Ladite Société ci‐après dénommée « le crédit‐bailleur »


D'une part,
Et
La Société dénommée ,

Représentée par
Aux présentes sont annexés après mention :

​ extrait certifié conforme du procès‐verbal de la délibération de l'assemblée générale en date du ;


​ un extrait de l'immatriculation de la Société au registre du commerce et des sociétés, délivré par le Greffier du Tribunal de commerce de

Ladite Société ci‐après dénommée « le crédit‐preneur »


D'autre part,
Dans le cadre des conventions objet du présent contrat, les parties ont préalablement exposé ce qui suit :
Exposé
1. Le crédit‐preneur, pour les besoins de son activité, a demandé au crédit‐bailleur de lui financer l'acquisition de biens et droits immobiliers situés à :
.

2. Le crédit‐bailleur a donné suite à cette demande suivant accord en date du , dont les modalités figurent aux conditions
particulières ci‐après.

3. Le présent contrat de crédit‐bail est établi dans le cadre des dispositions de la loi no 66‐455 du 2 juillet 1966 et textes subséquents partiellement
codifiée sous les articles L. 313‐7 et L. 313‐10 du Code monétaire et financier, et complétée par l'article 57 de la loi no 95‐115 du 4 février 1995, et pour
l'opération ci‐dessus décrite détermine les obligations et droits réciproques des parties pendant la période d'exploitation du crédit‐bail et notamment :

​ les conditions de la location consentie par le crédit‐bailleur au crédit‐preneur, qui l'accepte, de l'immeuble ci‐après désigné ;
​ la promesse de vente dudit ensemble immobilier consentie par le crédit‐bailleur au crédit‐preneur, qui accepte la promesse en tant que
promesse, se réservant d'acquérir ou non selon ce qui lui conviendra.

Le tout aux conditions générales (première partie) et particulières (deuxième partie) ci‐après exposées.

Déclarations préalables

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1 Concernant l'économie générale du contrat
Les parties déclarent que, dans leur commune intention, la présente opération constitue un tout indivisible, et tiennent à souligner le caractère financier
de l'intervention du crédit‐bailleur. Le rôle du crédit‐bailleur consiste en effet, bien qu'il soit juridiquement propriétaire des biens, objet du contrat, à
assurer le financement d'un investissement décidé par le crédit‐preneur, qu'il s'agisse de son implantation ou des caractéristiques des constructions. Les
parties conviennent en conséquence que le crédit‐preneur, utilisateur de l'immeuble, assumera les risques qui découlent de sa situation, mais également,
en raison du caractère financier de l'intervention du crédit‐bailleur, toutes les obligations et tous les risques, quels qu'ils soient, même résultant de cas de
force majeure, qui incomberaient au propriétaire de l'ensemble immobilier.
Le crédit‐bailleur, pour ce qui le concerne, s'engage à effectuer toutes déclarations, toutes formalités et, plus généralement, tout acte qui permettront
au crédit‐preneur d'agir en son nom et pour son propre compte.
2 Concernant la législation relative aux clauses abusives

Les parties déclarent également que les conditions particulières des présentes ont été négociées entre elles, et qu'elles ont pris en
considération les obligations réciproques souscrites dans l'ensemble de la convention de crédit‐bail. Elles ont à ce titre veillé à écarter tout déséquilibre
significatif tel que mentionné à l'article 1171 du Code civil.
Les présentes déclarations constituent un élément essentiel du contrat de crédit‐bail, auquel il conviendra toujours de se référer afin de déterminer, en
cas de besoin, l'intention commune des parties.

I.‐ Conditions générales


Titre 1 Période d'exploitation du crédit‐bail
1 Financement
1.1‐ Financement des dépenses hors TVA
Le crédit‐bailleur accepte de financer la présente opération à concurrence d'un plafond déterminé aux articles 39 et 40 des Conditions Particulières.
Tout dépassement de coût sera à la charge du crédit‐preneur qui s'oblige expressément à son règlement.
1.2‐ Financement des taxes récupérables
Le crédit‐bailleur assurera sous les modalités et conditions stipulées ci‐après le financement de la TVA immobilière à laquelle est assujetti le programme
objet des présentes.
Les taxes effectivement décaissées par le crédit‐bailleur porteront intérêts au taux défini à l'article 42 du présent contrat sur une période forfaitaire de
120 jours à compter de chaque décaissement.
Ces charges seront facturées au crédit‐preneur, à la fin de chaque trimestre civil, majorées de la TVA au taux alors en vigueur et payables à réception de la
facture.
1.3‐ Charges diverses
Le crédit‐preneur s'engage à rembourser au crédit‐bailleur, majorées de la TVA au taux alors en vigueur, toutes les dépenses qui seraient mises à la charge
de celui‐ci en raison de la construction de l'immeuble.
2 Prise d'effet
D'un commun accord entre le crédit‐preneur et le crédit‐bailleur, la période d'exploitation du crédit‐bail ou période de location prendra effet le jour de
l'acquisition des biens et droits immobiliers objet des présentes.
Étant ici précisé que les constructions étant louées nues, la période de location prendra effet comme précisé ci‐dessus même si les agencements et
équipements propres à l'activité du crédit‐preneur n'étaient pas encore installés.
3 Durée
Le crédit‐bail est consenti pour une durée définie à l'article 37 du présent contrat.
4 Prise de possession des lieux
Le crédit‐preneur prendra les lieux loués, objet de la présente convention de crédit‐bail, dans l'état où ils se trouveront au moment de l'entrée en
jouissance sans pouvoir exiger du crédit‐bailleur aucune réparation ou modification quelle qu'elle soit.
Le crédit‐preneur, qui a conçu le programme immobilier objet du présent contrat, renonce expressément à tout recours pour vices apparents ou cachés,
défauts ou malfaçons des constructions, contre le crédit‐bailleur et s'interdit toute demande de réduction de loyers ou d'indemnisation de ce chef ou
pour retard dans la livraison.
Les parties pourront, si elles le désirent, faire établir un état des lieux, aux frais du crédit‐preneur.
Le crédit‐preneur s'oblige à dénoncer au crédit‐bailleur, dans le mois de leur constatation, tous défauts, vices ou malfaçons affectant les constructions.
Le crédit‐bailleur donne dès à présent tous pouvoirs au crédit‐preneur pour contester, auprès de toute personne ayant participé à l'édification des
constructions, la qualité des travaux réalisés.
Si cette contestation ne pouvait aboutir à un règlement amiable, le crédit‐bailleur pourra exercer tous recours utiles, sous réserve que les délais y
afférents ne soient pas expirés.
5 Jouissance – Garnissement
A. Affectation
Les lieux loués ne pourront, sans accord préalable et écrit du crédit‐bailleur, être affectés à un autre usage que celui fixé à l'article 37 ci‐après.
B. Jouissance
B‐1 Le crédit‐preneur s'oblige à user des lieux loués en bon père de famille, en se conformant aux obligations et règlements administratifs en vigueur
concernant notamment l'hygiène, la salubrité, la sécurité des personnes et des biens. Il exécutera, à ses frais et sans recours contre le crédit‐bailleur, tous
travaux qui pourraient être exigés à cet égard et supportera seul toutes les conséquences dommageables, quelles qu'elles soient, résultant de l'existence

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ou de l'exploitation de l'ensemble immobilier objet des présentes.
B‐2 Le crédit‐preneur fera son affaire personnelle de l'obtention de toutes autorisations administratives nécessaires à l'exploitation de son activité.
B‐3 Au cas où l'immeuble dépendrait d'une copropriété ou d'une zone réglementée, le crédit‐preneur s'oblige à respecter les dispositions du règlement de
la copropriété, du cahier des charges, du règlement intérieur ou du règlement de zone. Il s'engage à régler au crédit‐bailleur toutes charges que celui‐ci
pourrait supporter à ce titre.
B‐4 Si l'activité exercée par le crédit‐preneur dans l'ensemble immobilier objet du présent contrat est susceptible d'entraîner des risques de pollution,
notamment dans le sol, le crédit‐preneur assumera la charge, dans le cadre de la législation, tant actuelle que future, et en toutes circonstances, de
l'élimination des déchets et de la récupération éventuelle des matériaux, afin d'éviter tout risque nocif.
Le crédit‐preneur, seul responsable de l'activité exercée dans les locaux, fera son affaire, à ses frais et risques exclusifs, de toutes réparations, matérielles
ou immatérielles, résultant de l'exercice de ladite activité.
Le crédit‐preneur s'oblige à prendre toutes mesures utiles et nécessaires, pour que la responsabilité du crédit‐bailleur ne puisse en aucun cas être
recherchée à raison des risques résultant de l'activité exercée dans les locaux, et à rembourser au crédit‐bailleur, à première demande de celui‐ci, toute
somme qu'il aurait à régler, et tous dommages et préjudices subis par lui à ce titre.
C. Garnissement
Les lieux loués devront être constamment garnis de matériel en état de fonctionnement normal, ainsi que de meubles, objets mobiliers et marchandises
en quantité et de valeur suffisantes pour répondre, en tous temps, du paiement des loyers et de l'exécution des conditions et charges du crédit‐bail.
6 Travaux – Réparations – Améliorations
A. Travaux de réparation et d'entretien
Le crédit‐preneur s'oblige à maintenir les lieux loués en bon état d'entretien et de réparation locative ou autre.
Toutes les réparations seront de convention expresse entre les parties à la charge exclusive du crédit‐preneur, même celles mentionnées par l'article 606
du Code civil, qu'il s'agisse qu'il s'agisse de grosses réparations incombant habituellement au propriétaire, de réparations locatives ou de menus entretiens.
Il en sera ainsi, notamment, sans que cette énumération puisse être considérée comme limitative, de la toiture, des gros murs, des plafonds, des
planchers, du ravalement des façades, de toutes les réparations occasionnées même par la vétusté ou la force majeure, ou de tous travaux qui seraient
nécessaires à la bonne conservation de l'ensemble immobilier. Ces travaux seront exécutés après consentement exprès du crédit‐bailleur, et sous la
direction d'un bureau d'études agréé par le crédit‐bailleur, au vu de ses références professionnelles. Les honoraires seront à la charge du crédit‐preneur.
Le crédit‐preneur devra en outre procéder à la destruction de tous rongeurs, insectes ou parasites, et aviser sans délai le crédit‐bailleur de tout sinistre
causé à l'immeuble objet des présentes ou survenu du fait de celui‐ci.
À l'expiration normale du contrat, sauf réalisation de la vente à son profit, ou en cas de résiliation anticipée, le crédit‐preneur devra justifier par un état
des lieux contradictoirement établi, à ses frais, du bon état d'entretien et de réparation des locaux.
À défaut, le crédit‐preneur devra rembourser au crédit‐bailleur le coût des travaux de remise en état nécessaires.
B. Travaux d'amélioration ou d'aménagement
Ces travaux pourront être réalisés par le crédit‐preneur, s'il le désire, mais à ses frais exclusifs.
Par ailleurs, de convention expresse, le crédit‐preneur ne pourra exécuter de travaux entraînant soit une démolition, soit un changement de distribution,
soit un percement de murs porteurs, ou de planchers, sans l'accord exprès et préalable du crédit‐bailleur, qui pourra imposer la direction d'un bureau
d'études agréé par lui, au vu de ses références professionnelles, aux frais du crédit‐preneur.
C. Travaux imposés par la réglementation
Au cas où de nouvelles dispositions administratives ou réglementaires rendraient obligatoires des travaux de transformation ou d'aménagement, ou de
toute autre nature, de l'ensemble immobilier, ceux‐ci devront être exécutés par le crédit‐preneur, à ses frais, et sous sa responsabilité.
D. Conditions générales
Tous les travaux évoqués aux paragraphes A, B et C ci‐dessus seront réalisés sous la seule responsabilité du crédit‐preneur, sans recours contre le crédit‐
bailleur.
Le crédit‐preneur devra souscrire, en vue de leur réalisation, toutes polices d'assurances qui s'avèreraient légalement obligatoires ou qu'il jugerait utiles.
En cas de carence du crédit‐preneur dans l'exécution des travaux visés aux paragraphes A et C, le crédit‐bailleur pourra, après mise en demeure demeurée
infructueuse pendant un mois, se substituer au crédit‐preneur, et faire réaliser lesdits travaux par une entreprise de son choix.
Le crédit‐preneur devra en rembourser le montant, majoré de 10 %, au crédit‐bailleur à première demande de ce dernier, et restera seul responsable des
conséquences éventuelles du retard de réalisation des travaux visés.
Le crédit‐preneur ne pourra demander aucune réduction de loyers, ou indemnité, ni la résiliation du contrat de crédit‐bail, quelles que soient la durée et
l'importance des travaux, que ceux‐ci soient effectués par le crédit‐bailleur ou le crédit‐preneur lui‐même.
Tous les travaux, embellissements, améliorations et constructions qui auraient été réalisés par le crédit‐preneur seront réputés propriété du crédit‐
preneur pendant la durée du crédit‐bail, mais deviendront de plein droit, et sans indemnité, par accession, la propriété du crédit‐bailleur à l'expiration
normale du contrat si le crédit‐preneur ne levait pas l'option qui lui est consentie, ou en cas de résiliation anticipée dudit contrat pour quelque cause que
ce soit.
Le crédit‐preneur ne pourra ni les enlever ni les démolir sans l'accord exprès du crédit‐bailleur, qui pourra toujours demander le rétablissement des locaux
dans leur état antérieur, aux frais, risques et périls du crédit‐preneur.
7 Enseigne
Le crédit‐preneur pourra apposer sur les lieux loués toutes les enseignes, plaques, ou indications quelconques nécessaires à son activité, à condition de
se conformer aux lois et règlements, notamment municipaux, en vigueur en la matière.
Tous les frais, droits, taxes et impositions qui en résulteront seront à la charge du crédit‐ preneur.
8 Droit de visite

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Durant toute la durée du crédit‐bail, le crédit‐preneur devra laisser le crédit‐bailleur ainsi que tous représentants de celui‐ci, visiter les lieux loués, toutes
les fois que cela sera jugé utile, à charge pour ces derniers de prévenir au moins deux jours à l'avance du jour et de l'heure de ces visites, sauf en cas
d'urgence.
9 Impôts – Taxes – Charges diverses
A. Contributions
Le crédit‐preneur acquittera exactement ses contributions personnelles mobilières, taxes professionnelles ou autres, satisfera à toutes les charges de
ville ou de police dont les locataires sont ordinairement tenus, le tout de manière que le crédit‐bailleur ne soit jamais inquiété à ce sujet.
B. Impôts
Le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur en sus du loyer dans les conditions prévues à l'article 16 ci‐après, tous impôts, taxes, contributions
foncières existants ou futurs résultant pour le crédit‐bailleur de la propriété des lieux loués, et ce dix jours au moins avant leur date d'exigibilité pour le
crédit‐bailleur.
C. Charges diverses
Le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur, dans les conditions prévues à l'article 16 ci‐après, la totalité des charges qui pourraient être dues à toute
personne ou organisme compétent au cas où les locaux dépendraient d'une copropriété ou d'une zone réglementée.
D. Plus généralement, le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur tous impôts et charges quelconques, de quelque nature qu'elles soient, qui
pourraient être mis à sa charge au titre de la présente opération, de manière que le loyer perçu par le crédit‐bailleur soit net.
E. Toutes ces charges seront facturées au crédit‐preneur, majorées de la TVA au taux alors en vigueur.
10 Assurances
A. Le crédit‐bailleur assurera valeur à neuf les biens immobiliers dont il est propriétaire contre les risques d'incendie et d'explosion, et tous autres risques
qu'il jugera utiles.
Les polices d'assurances incendie‐explosions seront souscrites par le crédit‐bailleur, agissant tant pour son compte que pour le compte du crédit‐preneur
et comporteront une clause de renonciation à recours contre ce dernier et ses assureurs.
Le crédit‐bailleur exonère le crédit‐preneur de sa responsabilité locative.
Le crédit‐bailleur portera à la connaissance du crédit‐preneur les déclarations figurant dans les polices qu'il aura souscrites, ainsi que les conditions et
taux de primes desdites polices. Le crédit‐preneur s'engage à faire connaître au crédit‐bailleur toutes modifications devant être apportées à ces
déclarations. La renonciation à recours accordée par les assureurs ne bénéficiera au crédit‐preneur que pour autant qu'il se conformera aux engagements
ci‐dessus.
Le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur les primes afférentes à ces assurances dans les conditions prévues à l'article 16 ci‐après, et ce, dix jours
au moins avant leur date d'exigibilité pour le crédit‐bailleur, majorées de la TVA au taux alors en vigueur.
B. De son côté, le crédit‐preneur devra assurer tous les risques propres à son exploitation, en particulier, les risques d'incendie ou d'explosion. Les polices
souscrites par le crédit‐preneur comporteront nécessairement une clause de renonciation à recours contre le crédit‐bailleur et ses assureurs et les primes
afférentes seront à la charge exclusive du crédit‐preneur, lequel s'oblige à leur paiement. Celui‐ci devra justifier de ce paiement à toute réquisition du
crédit‐bailleur.
C. En cas de sinistre partiel ou total, et ce par dérogation à l'article 1722 du Code civil, le crédit‐bail ne sera ni résilié ni suspendu, sauf accord
conformément à l'alinéa suivant. Le montant de l'indemnité allouée par les compagnies d'assurance au crédit‐bailleur sera utilisé au règlement des
dépenses de reconstruction ou de remise en état du bâtiment nécessitées par ledit sinistre.
D. Dans l'hypothèse d'un sinistre total et pour le cas où le crédit‐preneur souhaiterait qu'il ne soit pas procédé à la reconstruction de l'immeuble, le crédit‐
preneur pourra demander l'application de la clause de résiliation prévue à l'article 17 ou l'application de la clause de cession anticipée prévue à l'article 25,
et ce quelle que soit la date de survenance du sinistre.
Le montant de l'indemnité de sinistre, nette de tous impôts et taxes, sera affectée au paiement – total ou partiel – de l'indemnité de résiliation ou du prix
de cession anticipée.
En tout état de cause, durant la période de reconstruction ou de remise en état, ou jusqu'à perception totale de l'indemnité de résiliation ou du prix de
cession anticipé, le crédit‐bailleur devra percevoir du crédit‐preneur et des compagnies d'assurance, le loyer intégral dû conformément aux dispositions
de l'article 14 ci‐après.
Une réduction de loyer prendra effet à compter du jour où l'indemnité perte de loyers due par les Compagnies d'assurance aura été versée au crédit‐
bailleur.
11 Nantissement du fonds de commerce – Location gérance
1‐ Le crédit‐preneur ou l'éventuel sous‐locataire pourra donner son fonds en nantissement, à l'exclusion expresse des droits résultant du présent contrat
de crédit‐bail immobilier, après en avoir avisé le crédit‐bailleur, et en avoir reçu son consentement écrit et préalable par lettre recommandée avec accusé
de réception.
Dans le cas d'un nantissement consenti au mépris de cette clause, le crédit‐bailleur pourra demander, soit la nullité dudit nantissement, soit la résiliation
du présent contrat, conformément à l'article 18 ci‐après, si bon lui semble.
2‐ Location‐gérance : aucune location‐gérance de son fonds de commerce ne pourra être consentie par le crédit‐preneur sans l'accord exprès du crédit‐
bailleur. Le contrat de location‐gérance devra comporter, à peine d'inopposabilité au crédit‐bailleur, une clause de délégation, à première demande de
celui‐ci, des redevances.
12 Sous‐location
Le crédit‐preneur pourra sous‐louer tout ou partie des locaux présentement donnés en crédit‐bail à des personnes physiques ou morales aux fins d'y
exercer une activité professionnelle, sous les réserves suivantes, auxquelles il ne pourra être dérogé sous peine de résiliation du contrat de crédit‐bail si
bon semble au crédit‐bailleur :

1) Toute sous‐location ne pourra être consentie qu'après que le crédit‐bailleur aura agréé, expressément et par écrit, la personne du sous‐

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locataire ainsi que le projet du contrat de sous‐bail. Ce sous‐bail devra notamment prévoir l'engagement du sous‐locataire de communiquer au
crédit‐bailleur, dans les six mois de la clôture de son exercice, une copie de ses bilans, comptes de résultats et annexes ;
2) Le ou les sous‐locataires devront s'engager à respecter toutes les dispositions du présent crédit‐bail, et en accepter expressément les
termes dans leur bail de sous‐location, dont un exemplaire devra être transmis au crédit‐bailleur dans les huit jours de sa signature ;
3) À la garantie de toutes les sommes qui seraient dues par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur, le bail de sous‐location devra comporter une
clause de délégation des sous‐loyers et charges du bail, au profit du crédit‐bailleur, à première demande de celui‐ci ;
4) La ou les sous‐locations ne devront, en aucun cas, être consenties pour une durée excédant la durée résiduelle du crédit‐bail. Il devra être
expressément stipulé, dans le ou les contrats de sous‐location, que la résiliation du contrat de crédit‐bail, pour quelque raison que ce soit,
entraînera, de plein droit, la résiliation de la ou des sous‐locations.
En aucun cas, le crédit‐bailleur ne pourra être recherché par un sous‐locataire partiel ou total, dans le cadre des dispositions des articles L.
145‐1 et suivants du Code du commerce (ancien décret no 53‐960 du 30 septembre 1953) sur la propriété commerciale qui régit exclusivement
les rapports du locataire et de son ou de ses sous‐locataires.
En conséquence, notamment si le crédit‐preneur résilie le contrat de sous‐location totale ou partielle, lui seul sera tenu aux éventuelles
indemnités d'éviction.
De même, si le crédit‐bailleur est amené, en cas de défaillance du crédit‐preneur, à résilier le crédit‐bail, ou si le crédit‐preneur ne lève pas
l'option visée à l'article 24 ci‐après, celui‐ci sera tenu de rembourser immédiatement au crédit‐bailleur les éventuelles indemnités d'éviction
dues aux sous‐locataires ;
5) Le crédit‐preneur, titulaire du contrat de crédit‐bail, demeurera tenu de toutes les obligations dudit contrat. En conséquence, tous les
travaux d'aménagement ou de remise en état résultant de la sous‐location, ainsi que les indemnités éventuelles auxquelles pourrait prétendre
le sous‐locataire seront à sa charge exclusive.

13 Cession du contrat de crédit – Bail – Apport


Le crédit‐preneur pourra, sous réserve qu'aucune disposition légale ou réglementaire ne l'interdise, céder son droit au crédit‐bail, après avoir obtenu
l'agrément écrit du crédit‐bailleur sur la personne du cessionnaire ou, à défaut, sur les garanties que celui‐ci proposerait pour assurer la bonne fin du
crédit‐bail.
Le cédant devra transférer au cessionnaire, par un seul et même acte, les droits à la jouissance des locaux et à la promesse unilatérale de vente qui
constituent le droit au crédit‐bail, ainsi que les avances ou prêts éventuels qu'il aurait consentis au crédit‐bailleur.
En tout état de cause, le cédant restera solidairement tenu avec son cessionnaire de l'exécution de toutes les obligations mises à sa charge aux termes du
présent contrat.
En outre, la cession ne dégagera pas les cautions éventuelles de leurs obligations à l'égard du crédit‐bailleur, sauf accord exprès de celui‐ci.
En conséquence, tous les locataires successifs, même ceux qui, ayant cédé leurs droits au crédit‐bail, n'occuperaient plus les lieux loués, seront tenus
solidairement entre eux à l'égard du crédit‐bailleur de toutes les obligations inexécutées du présent crédit‐bail.
Le crédit‐bailleur devra intervenir à l'acte de cession.
Les dispositions qui précèdent s'appliquent à tous les cas de cession sous quelque forme que ce soit, notamment aux cas de cession de fonds de
commerce ou d'apport en société, de fusion ou de scission si les droits et obligations résultant du présent contrat de crédit‐bail figurent parmi les
éléments cédés.
En cas de redressement ou de liquidation judiciaire du crédit‐preneur, la cession du présent crédit‐bail ne pourra être effectuée que dans les conditions
indiquées ci‐dessus.
14 Loyers
À compter de la date de prise d'effet de la période de location, il sera dû par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur des loyers dont la périodicité et le
montant de chaque échéance sont précisés à l'article 42 des conditions particulières.
Chaque terme sera majoré de la TVA au taux en vigueur au jour de son encaissement.
15 Complément temporaire de loyer
Toute TVA sur l'opération immobilière objet des présentes, décaissée par le crédit‐bailleur avant la date de prise d'effet de la période de location du
crédit‐bail, donnera lieu à un complément temporaire de loyer calculé sur les sommes correspondantes, pendant la période restant à s'écouler entre la
date de prise d'effet de la période de location du crédit‐bail et la fin de la période forfaitaire de 120 jours de leur décaissement définie à l'article 1.2.
De même, toute TVA décaissée postérieurement à la date de prise d'effet de la période de location du crédit‐bail donnera également lieu à un
complément temporaire de loyer pendant une période forfaitaire de .
Ce complément temporaire de loyer lié à la TVA sera calculé au taux défini à l'article 42 du présent contrat.
Toute subvention non encaissée par le crédit‐bailleur à la date de prise d'effet de la période de location du crédit‐bail, donnera lieu à un complément
temporaire de loyer, calculé sur les sommes correspondantes par le crédit‐bailleur, au taux défini à l'article 42 du présent contrat.
Ce complément temporaire de loyer lié aux subventions sera décompté prorata temporis jusqu'à la date à laquelle ces sommes auront été effectivement
encaissées par le crédit‐bailleur, qui ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable des retards éventuels des organismes compétents dans le
versement desdites taxes et subventions.
Ces deux compléments de loyer seront facturés, majorés de la TVA alors en vigueur, à la fin de chaque trimestre civil, et payables à réception de la facture.
16 Charges diverses
Le crédit‐preneur sera tenu de payer toutes les charges, taxes locatives, prestations et fournitures quelconques dont les locataires sont habituellement
tenus.
De plus, le crédit‐preneur remboursera au crédit‐bailleur, dix jours avant leur date d'exigibilité, le montant de tous les impôts et charges qui incombent
normalement au propriétaire, et notamment, le montant des impôts locaux, taxes foncières et primes d'assurances.
Plus généralement, tous impôts ou charges quelconques, de quelque nature qu'ils soient, qui pourraient devenir exigibles sur le crédit‐bail ou les biens

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immobiliers objet du crédit‐bail, ou même revêtant la forme d'une taxation sur le capital du crédit‐bailleur représenté par lesdits biens, seront ainsi
remboursées par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur.
Ces charges seront facturées à titre de complément de loyer et majorées de la TVA au taux en vigueur, au jour de leur encaissement.
Dans tous les cas où le crédit‐bail prendrait fin pour quelque cause que ce soit avant la date fixée pour son terme, les charges définies à l'alinéa ci‐dessus
seraient dues par le crédit‐preneur proportionnellement au temps couru depuis la dernière échéance.
Le crédit‐preneur fera son affaire personnelle de tous abonnements d'eau, de gaz, d'électricité, etc. qui seront à sa charge exclusive.
Les interruptions de fournitures ou de prestations diverses ne pourront en aucun cas justifier une demande de réduction de loyer.
17 Résiliation à la demande du crédit‐preneur
Le crédit‐bail pourra être résilié avant le terme prévu, à la demande ou du fait du crédit‐preneur :

​ soit à tout moment, par accord amiable entre les parties et aux conditions qui seront alors convenues entre elles ;
​ soit à l'initiative du crédit‐preneur aux conditions suivantes :

a) cette résiliation ne pourra intervenir qu'à partir du début de la 8e année de la prise d'effet de la période de location du crédit‐
bail et ne pourra prendre effet qu'à la fin de chaque terme de loyers,
b) le crédit‐preneur préviendra le crédit‐bailleur par lettre recommandée avec accusé de réception au moins un an à l'avance,
c) le crédit‐preneur devra avoir rempli l'ensemble des obligations résultant du présent contrat, notamment en ce qui concerne le
paiement des loyers et charges,
d) le crédit‐preneur évacuera les lieux dix jours au moins avant la date d'effet de la résiliation. En cas de non‐respect de cette
date, le crédit‐preneur devra acquitter au crédit‐bailleur une indemnité d'occupation précaire journalière égale au double du
dernier loyer, divisé par le nombre de jours de sa période de facturation. Cette indemnité ne se confond pas avec celle prévue au
f) ci‐après,
e) le crédit‐bailleur fera établir, aux frais du crédit‐preneur, un état des lieux, faisant apparaître que l'ensemble immobilier est en
parfait état d'entretien et de réparations conformément aux dispositions de l'article 6,
f) le crédit‐preneur devra avoir effectivement versé au crédit‐bailleur, dix jours avant la date de résiliation choisie par lui, une
indemnité forfaitairement convenue, égale à la somme de la valeur actuelle, au jour de la résiliation, de chaque loyer restant à
courir jusqu'à l'expiration contractuelle du crédit‐bail, et majorée d'un montant équivalent à l'encours résiduel du prêt du crédit‐
preneur au crédit‐bailleur.
Le taux retenu pour le calcul de cette valeur sera celui du dernier connu un mois avant la date effective
de versement de l'indemnité, diminué de % l'an.
Cette somme sera majorée de tous les impôts et taxes pouvant éventuellement la grever, et notamment la TVA au taux alors en
vigueur.
Liée au caractère particulier du crédit‐bail, cette indemnité sera due notamment par le locataire en situation de redressement
ou liquidation judiciaires, au cas où il aura été opté pour la résiliation du crédit‐bail.
Elle serait due également si, après option pour la continuation du crédit‐bail, celui‐ci venait en définitive à être résilié.
Le montant de cette indemnité est fixé conventionnellement entre les parties à titre de condition essentielle des présentes.
De convention expresse entre les parties, le crédit‐preneur bénéficiera, en cas de résiliation à sa demande, des dispositions de
restitution partielle de l'indemnité en cas de relocation en crédit‐bail ou de vente de l'ensemble immobilier objet du présent
contrat dans les six mois de la résiliation, selon les modalités figurant ci‐après,
g) Les dispositions ci‐dessus seront applicables, à l'exception de celles des paragraphes a et b, au cas où le crédit‐preneur étant
déclaré en situation de redressement ou liquidation judiciaires, le crédit‐preneur seul, ou assisté des organes de la procédure, ou
ceux‐ci, décideraient de ne pas poursuivre l'exécution du contrat de crédit‐bail.

Il est expressément convenu entre les parties que si l'une ou l'autre des conditions précitées ne se trouvait pas réalisée dix jours au moins avant la date
de prise d'effet de la résiliation, le crédit‐bailleur pourra considérer la demande de résiliation comme nulle et non avenue, à charge pour lui d'en aviser le
crédit‐preneur par lettre recommandée avec accusé de réception en lui précisant la condition non réalisée .

18 Résiliation à la demande du crédit‐bailleur


De convention expresse entre les parties, à défaut par le crédit‐preneur d'exécuter une seule des charges et conditions du crédit‐bail, notamment de
payer un seul terme du loyer, le crédit‐bailleur pourra résilier le crédit‐bail de plein droit, sans aucune formalité judiciaire, un mois après une simple mise
en demeure d'exécuter ou un simple commandement de payer contenant déclaration par le crédit‐bailleur, de son intention d'user du bénéfice de la
présente clause, demeuré sans effet pendant ce délai.
Le crédit‐preneur devra alors régler au crédit‐bailleur, à titre de dommages‐intérêts forfaitairement convenus, une indemnité de résiliation égale à la
somme de la valeur actuelle, au jour de la résiliation, de chaque loyer restant à courir jusqu'à l'expiration contractuelle du crédit‐bail, majorée d'un
montant équivalent à l'encours résiduel du prêt consenti par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur conformément à l'article 39 bis ci‐après.
Le taux retenu pour le calcul de cette valeur sera celui du dernier connu un mois avant la date effective de versement de
l'indemnité, diminué de % l'an.
Cette somme sera majorée du montant des reversements de taxes que le crédit‐bailleur pourrait être appelé à effectuer, et notamment de la TVA au taux
alors en vigueur.
Le crédit‐preneur accepte, dès à présent, le principe de cette indemnité, liée au caractère particulier de l'opération de crédit‐bail énoncé dans la
déclaration liminaire du présent contrat.
Les dispositions ci‐dessus seront applicables en cas de redressement ou de liquidation judiciaires du crédit‐preneur.
De convention expresse entre les parties, le crédit‐preneur bénéficiera, en cas de résiliation à sa demande, des dispositions de restitution partielle de
l'indemnité en cas de relocation en crédit‐bail ou de vente de l'ensemble immobilier objet du présent contrat dans les six mois de la résiliation, selon les

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modalités figurant ci‐après.
19 Expropriation
Le crédit‐preneur s'engage, durant toute la durée du crédit‐bail, à informer directement le crédit‐bailleur de tous renseignements, dispositions ou
mesures susceptibles d'annoncer un quelconque risque d'expropriation par lettre recommandée avec accusé de réception.
A) Expropriation totale
Si l'immeuble est exproprié dans sa totalité, le crédit‐bail se trouvera résilié de plein droit à compter de l'ordonnance emportant transfert de propriété.
Toutefois, à compter de l'ordonnance et jusqu'au paiement effectif de l'indemnité d'expropriation au crédit‐bailleur, le crédit‐preneur sera redevable au
crédit‐bailleur d'une indemnité égale aux loyers et charges exigibles, en principal et accessoires, au cours de cette période.
Au cas où l'indemnité d'expropriation versée au crédit‐bailleur serait inférieure, après déduction des frais, débours, impôts et TVA, dus ou payés du chef
de l'expropriation, à la somme qui résulterait de l'application de l'article 25 (« Levée de l'option par anticipation »), le crédit‐preneur en reversera la
différence au crédit‐bailleur.
Dans le cas contraire, le crédit‐bailleur en reversera la différence au crédit‐preneur.
B) Expropriation partielle
Si l'immeuble est exproprié seulement en partie, et au cas où un trouble notable serait apporté à l'exploitation, le crédit‐preneur pourra demander :

​ soit le maintien du crédit‐bail ;


​ soit l'application de la clause de cession anticipée prévue à l'article 25 ci‐après.

Si le crédit‐preneur opte pour le maintien du crédit‐bail, le loyer sera révisé par décision du crédit‐bailleur pour tenir compte de l'indemnité
d'expropriation perçue par le crédit‐bailleur, déduction faite de tous les frais, débours exposés du chef de l'expropriation et de tous les impôts et TVA dus
ou payés par le crédit‐bailleur, notamment au titre des plus‐values.
Si le crédit‐preneur opte pour la cession anticipée, le prix de celle‐ci sera diminué de l'indemnité d'expropriation perçue par le crédit‐bailleur, sous
déduction de tous frais et débours exposés du chef de l'expropriation et de tous impôts dus ou payés par le crédit‐bailleur notamment au titre des plus‐
values.
20 Réquisition
En cas de réquisition ou occupation temporaire, totale ou partielle par toute autorité ou organisme compétent, les loyers et charges continueront à être
exigibles sans aucune diminution.
Toutefois, l'indemnité de réquisition ou occupation qui sera perçue par le crédit‐bailleur reviendra en totalité au crédit‐preneur.

II.‐ Promesse unilatérale de vente


21 Objet
Sous réserve de la bonne exécution de la présente convention par le crédit‐preneur, le crédit‐bailleur promet unilatéralement de vendre à celui‐ci
l'ensemble immobilier désigné à l'article 35, soit à la date d'expiration conventionnelle du crédit‐bail, soit antérieurement à cette date, et dans cette
hypothèse, conformément aux dispositions de l'article 25 ci‐après.
Le crédit‐preneur accepte cette promesse en tant que promesse, se réservant d'en demander la réalisation ou non, mais toujours dans les conditions
fixées par le présent contrat.
22 Conditions
Le crédit‐preneur ne pourra valablement demander la réalisation de la promesse unilatérale de vente qui lui est consentie que par lettre recommandée
avec accusé de réception, adressée au crédit‐bailleur trois mois au moins avant la date prévue de transfert de propriété.
Ce transfert de propriété ne pourra intervenir qu'après paiement par le crédit‐preneur de l'ensemble des loyers et charges éventuellement dus au crédit‐
bailleur.
La vente interviendra aux conditions habituelles et de droit, sans aucune garantie de la part du crédit‐bailleur ni pour le cas d'éviction, ni pour les défauts
ou vices cachés de l'ensemble immobilier vendu.
Le crédit‐preneur fera son affaire du maintien ou de la résiliation de toutes polices d'assurances et de tous contrats d'abonnements de telle sorte
qu'aucun recours ne soit exercé contre le crédit‐bailleur.
Tous les frais, droits et émoluments de la vente seront à la charge du crédit‐preneur.
La régularisation éventuelle de la TVA résultant de l'article 29 du présent crédit‐bail sera versée par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur le jour de la
signature de l'acte de transfert de propriété.

23 Levée de l'option à l'expiration contractuelle du crédit‐bail


Le crédit‐bail prend fin contractuellement à la fin de la durée définie à l'article 38.
En cas de vente devant intervenir à cette date, le prix de vente sera égal à la somme figurant à l'article 42 du présent contrat.
Ce prix de cession sera majoré du montant de la TVA ou tous autres impôts et taxes dont le crédit‐bailleur pourra être redevable à l'occasion de la cession,
et payable comptant le jour de la signature de l'acte de vente.

24 Levée de l'option par anticipation


Le crédit‐preneur pourra, s'il le désire, demander la réalisation de la promesse unilatérale de vente avant la date d'expiration contractuelle du crédit‐bail
mais seulement à partir du début de la sixième année de la période de location du crédit‐bail et à une date d'échéance de loyer.
Le prix de vente de l'ensemble immobilier objet du présent contrat sera alors égal au montant défini à l'article 42 du présent contrat.
Ce prix de cession sera majoré du montant de la TVA ou tous autres impôts et taxes dont le crédit‐bailleur pourra être redevable à l'occasion de la cession,
et payable comptant le jour de la signature de l'acte de vente.

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III.‐ Dispositions diverses
25 Mode de paiement – Intérêts de retard
Les préloyers, loyers et toutes les charges du crédit‐bail seront réglés à leur échéance par prélèvement automatique sur le compte bancaire du crédit‐
preneur.
À cet effet, le crédit‐preneur s'engage :

​ à consentir au crédit‐bailleur une autorisation de prélèvements automatiques durant toute la durée du contrat de crédit‐bail ;
​ à renouveler cette autorisation de prélèvements en cas de changement d'établissement bancaire.

Tout retard dans le paiement à la date prévue, d'une somme quelconque due au crédit‐bailleur au titre des loyers, préloyers, intérêts de financement, de
TVA, complément temporaire de loyers, charges annexes aux loyers telles que définies ci‐dessus, intérêts de retard, fera courir de plein droit au profit du
crédit‐bailleur, et sans formalité préalable, des intérêts de retard calculés au taux défini à l'article 41 du présent contrat.
Ils seront payables à réception de la facture.
Au cas où le crédit‐bailleur consentirait au crédit‐preneur un délai de paiement à l'occasion d'une échéance, cette facilité ne pourrait comporter novation
au présent contrat.
26 Évacuation des locaux
Au cas où :

​ à l'expiration du crédit‐bail, et faute de levée de l'option d'achat ;


​ en application des articles 17 et 18 ci‐dessus ;

le crédit‐preneur se refusait à évacuer les lieux, il suffirait pour l'y contraindre sur‐le‐champ d'une simple ordonnance de référé rendue par le président du
Tribunal judiciaire dont dépend le lieu où est situé l'immeuble.
Dans cette hypothèse, le crédit‐preneur sera redevable au crédit‐bailleur de plein droit, à compter de la signification qui lui en sera faite par courrier
recommandé avec accusé de réception par voie d'huissier et sans aucun préavis, d'une indemnité d'occupation journalière fixée conventionnellement au
double du dernier loyer contractuel du crédit‐bail, divisé par le nombre de jours de la période concernée.

27 Assujettissement à la TVA
Les parties conviennent de demander à l'administration fiscale l'assujettissement de la présente opération à la taxe à la valeur ajoutée.

28 Régularisation éventuelle des taxes


A) TVA sur immobilisations

B) Disposition générale
De manière générale, le crédit‐preneur supportera toute taxe existante ou future à laquelle pourrait être assujetti le crédit‐bailleur pour quelque cause
que ce soit.

29 Contrôle de la situation du crédit‐preneur


Pendant toute la durée du crédit‐bail le crédit‐preneur s'engage à communiquer au crédit‐bailleur, dans les six mois suivants la clôture de son exercice
social, une copie de ses bilans et comptes de résultats et annexes.

30 Tolérance
Il est formellement convenu que toutes les tolérances de la part du crédit‐bailleur relativement aux clauses et conditions générales ou particulières du
présent crédit‐bail, quelle qu'en pût être la fréquence et la durée, ne pourront jamais, et en aucun cas, être considérées comme constituant novation ou
apportant une modification ou une suppression des clauses et conditions, ni comme génératrices d'un droit quelconque : le crédit‐bailleur pourra toujours
y mettre fin.
31 Location à l'expiration du crédit‐bail
S'il ne lève pas l'option d'achat qui lui est consentie par le crédit‐bailleur à l'article 24 ci‐dessus, le crédit‐preneur pourra demander au crédit‐bailleur de lui
consentir un bail, dans les conditions prévues à l'article L. 145‐5 du Code du commerce, dérogatoires aux dispositions régissant les baux commerciaux ; les
conditions de cette location seront librement débattues sans qu'aucun privilège ne découle pour le crédit‐preneur des conditions de son occupation
antérieure.
Toutefois, les loyers s'imputeront par priorité sur le montant du prêt à long terme consenti par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur et seront donc payés
d'abord par compensation avec le remboursement de celui‐ci.

32 Élection de domicile
Pour l'exécution des présentes et de leur suite, les parties font élection de domicile en leurs sièges sociaux respectifs.

33 Attribution de juridiction
Toutes contestations entre les parties, portant notamment sur l'interprétation, l'exécution, la résolution ou la résiliation du présent crédit‐bail, seront
soumises aux tribunaux compétents du siège social du crédit‐bailleur à qui attribution expresse de juridiction ou de compétence est consentie par les
parties.
II.‐ Conditions particulières
34 Désignation des biens et droits immobiliers
Le programme immobilier, objet du présent contrat de crédit‐bail est situé à .

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La consistance des biens, objet du crédit‐bail, est la suivante :
‐+

Le tout figurant au cadastre de la Ville de .


Effet relatif
Les biens et droits immobiliers ci‐dessus désigné appartiennent à la Société , par suite de l'acquisition qu'elle en a faite de
, aux termes d'un acte reçu ce jour par Maître avec la participation de Maître , notaire à
, moyennant le prix principal hors taxes de euros.

Une copie authentique de cet acte a été publiée au bureau des hypothèques de .

35 Permis de construire – Police dommages ouvrage


L'ensemble immobilier a fait l'objet d'un permis de construire délivré par le maire de , le .

déclare que ce permis de construire a été régulièrement affiché tant en mairie que sur le terrain ainsi qu'il a été constaté suivant
procès‐verbal établi par Maître , en date du , et n'a fait l'objet d'aucun recours, tant gracieux que contentieux,
ainsi qu'il est constaté par une attestation délivrée par la mairie de .

Le vendeur a souscrit une assurance dommages‐ouvrage auprès de la Compagnie , ainsi qu'il résulte d'une attestation en date du
, contrat no .

36 Affectation de l'ensemble immobilier


L'ensemble immobilier décrit ci‐dessus sera affecté à usage de .

37 Durée du contrat de crédit‐bail


Le contrat de crédit‐bail est consenti pour une durée de années à compter de la date de prise d'effet, soit le jour de l'acquisition
des biens et droits immobiliers.

38 Montant de l'investissement hors taxes


Le montant total maximum de l'investissement est fixé à euros hors taxes, se décomposant comme suit :

​ Prix d'acquisition euros ;


(dont valeur terrain : euros) ;
​ Provision sur frais d'acquisition euros ;
​ Montant total de l'investissement euros.

Tout dépassement de coût sera, de convention expresse, à la charge du crédit‐preneur.

39 Financement du programme
Le programme immobilier, tel qu'il est décrit à l'article 39 ci‐dessus, sera financé au moyen :
‐+

​ d'un financement par , d'un montant de euros ;

​ Montant total du financement : euros.

Ce montant constitue le plafond du financement hors taxes du crédit‐bailleur.


40 Préloyers – Intérêts de financement – Loyers – Compléments temporaires de loyers – Intérêt de retard
A. Préloyers – Intérêts de financement – Compléments temporaires de loyers
Les préloyers, intérêts de financement de TVA et compléments temporaires de loyers seront facturés selon les dispositions des articles 1 et 15 du présent
crédit‐bail, au taux moyen mensuel du marché monétaire (taux MM) majoré de points.
B. Loyers de base hors taxes
Les loyers de base hors taxes seront facturés selon les modalités suivantes :

​ loyers trimestriels, de base, variables, payables d'avance, d'un montant hors taxes chacun de euros

Ils ont été établis en fonction des financements sus‐visés, sur ressources EURIBOR 3 mois, d'une durée de ans, sans différé et
révisable selon la clause figurant ci‐après.
Ces loyers de base ne seront pas indexés.
Calcul des loyers
Le financement de pour les besoins de l'investissement objet du présent contrat de crédit‐bail, a pour origine des ressources dont
le taux d'intérêt est indexé sur le taux « EURIBOR 3 MOIS ».
Définition du taux « EURIBOR 3 MOIS » : « EUROS INTERBANK OFFERED RATE » o u « EURIBOR », Taux Interbancaire Offert en EUROS diffusé

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quotidiennement par la Fédération Bancaire de l'Union Européenne, pour une échéance à trois mois.
Chaque loyer résultera de l'addition des éléments suivants, hors TVA :
A‐ Un amortissement de capital appliqué au montant des financements sus‐visés, calculé à échéances constantes sur le taux de base ;
B‐ Un montant variable représentant les intérêts calculés en appliquant au capital restant dû desdits financements, avant amortissement de chaque
période trimestrielle considérée, un coefficient égal à :
(M EURIBOR 3 MOIS % ) × Nombre de jours de la période/360
où M EURIBOR exprime la moyenne arithmétique des trois derniers EURIBOR 3 MOIS moyens des mois M–4, M–3, M–2, M étant le mois du début de période
de facturation. Pour les jours où l'EURIBOR 3 mois n'est pas calculé, le taux retenu dans la détermination de la moyenne est le dernier EURIBOR 3 mois
publié.
C‐ Une commission de gestion d'un montant fixe de euros par trimestre ;

À titre indicatif, sur la base de l'EURIBOR 3 mois moyen du seul mois de , soit , et d'un trimestre de 90 jours, le
loyer trimestriel total serait Hors TVA, celui figurant ci‐dessus.
Intérêts de retard
Toute somme due au titre du présent contrat, conformément à l'article 26 ci‐avant, portera intérêts au taux moyen du marché monétaire à la date de son
échéance, majoré de cinq points, avec pour minimum le taux moyen des emprunts contractés par le crédit‐bailleur pour le financement de l'opération,
majoré de trois points. Tout intérêt de retard non réglé portera lui‐même intérêts annuels au taux moyen des emprunts contractés par le crédit‐bailleur,
majoré de cinq points.

41 Conditions de cession de l'ensemble immobilier


A – A la date d'expiration du crédit‐bail
L'ensemble immobilier, objet du présent crédit‐bail, pourra, si le crédit‐preneur lève l'option d'achat qui lui est consentie à l'article 24 qui précède, lui être
vendu à la date d'expiration contractuelle du crédit‐bail pour le prix de 1 euro, hors frais et droits à la charge du crédit‐preneur.
B – Par anticipation
L'ensemble immobilier objet du présent crédit‐bail pourra, si le crédit‐preneur lève l'option d'achat par anticipation, dans les conditions précisées à
l'article 25 ci‐avant, lui être vendu pour un prix égal au montant de l'encours en capital des financements contractés par le crédit‐bailleur, à la date de
paiement effectif dudit prix au crédit‐bailleur majoré d'une indemnité de 3 % du capital remboursé par anticipation.

42 Conditions particulières à l'intervention du crédit‐bailleur


Il est ici précisé les conditions et garanties posées à l'intervention du crédit‐bailleur
1. Conditions
Versement par le crédit‐preneur à d'une somme hors taxes de euros, soit euros TTC,
correspondant au montant des frais d'étude et de montage.
Justification de l'obtention du permis de construire purgé de tout recours des tiers, le délai de recours commençant à courir à compter de la constatation
par exploit d'huissier de l'affichage sur site et en mairie.
Justification préalable des autorisations administratives éventuellement nécessaires à l'activité prévue.
Obtention du récépissé de déclaration ou autorisation relative aux installations classées délivré par la Préfecture.
Une attestation d'assurabilité de l'ensemble immobilier devra être délivrée, au préalable, à par son assureur.
Production d'audits concernant la pollution réalisés par des organismes qualifiés, de façon à connaître l'état du sol et du sous‐sol. Ces audits devront
attester que les lieux sont exempts de termites et autres insectes xylophages (dans les zones délimitées par le préfet), ainsi que de matières étrangères
et de tous produits et substances toxiques.
Justification de la souscription de l'assurance dommages ouvrage.
Justification de l'obtention auprès d'un organisme agréé du DIUO.
2. Garanties

Il est expressément convenu que le respect de ces conditions constitue pour le crédit‐bailleur un élément essentiel et déterminant sans lequel il n'aurait
point contracté ; en conséquence, au cas où l'une d'entre elles viendrait à manquer, le crédit‐bailleur pourra, si bon lui semble, faire application de l'article
18, dans les conditions prévues à cet article.
Réalisation des conditions

43 Garanties

44 Nantissement du contrat de crédit‐bail


À la garantie du paiement des préloyers, loyers et de toutes les sommes dues par le crédit‐preneur, au titre du présent contrat, en principal, intérêts,
frais et accessoires, et plus généralement de l'exécution de toutes les obligations à la charge du crédit‐preneur, ce dernier remet en gage et nantissement
au crédit‐bailleur ce qui est accepté par ce dernier, les éléments incorporels résultant au profit du crédit‐preneur du présent contrat de crédit‐bail,
ensemble le droit au crédit‐bail et le bénéfice de la promesse de vente sans exception ni réserve.
Au moyen de ce nantissement, le crédit‐bailleur aura et exercera sur les différents éléments du contrat de crédit‐bail tous les droits, actions et privilèges

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conférés par la loi aux créanciers nantis.
45 Domiciliation bancaire
Conformément à l'article 26 des conditions générales, les sommes dues par le crédit‐preneur au crédit‐bailleur seront prélevées sur le compte du crédit‐
preneur ouvert sous le numéro , au , agence de .
Ce prélèvement est d'ores et déjà autorisé par une domiciliation requise par le crédit‐preneur.

46 Frais
Tous les frais et honoraires des présentes et de leurs suites seront supportés par le crédit‐preneur.

47 Déclaration
1‐ Par le crédit‐bailleur
Le crédit‐bailleur déclare :

​ qu'il est une société française ayant son siège social en France et qu'il se considère comme résident au sens de la réglementation des changes
actuellement en vigueur ;
​ qu'il n'est pas et n'a jamais été en état de redressement ou liquidation judiciaires, ou cessation de paiement.

2‐ Par le crédit‐preneur
Le crédit‐preneur déclare :

​ qu'il confirme les énonciations figurant en tête des présentes relatives à l'identité de la Société crédit‐preneur, sa nationalité, sa résidence et
les pouvoirs qu'il détient ;
​ qu'il n'est pas et n'a jamais été en état de redressement ou de liquidation judiciaires, ou cessation de paiement et qu'il ne fait l'objet d'aucune
procédure d'injonction de payer ;
​ qu'il n'a fait l'objet d'aucune demande en nullité.

48 Déclarations pour la formalité de publicité foncière

Le présent contrat de crédit‐bail ne conférant pas un droit de jouissance pour une durée supérieure à douze années, il ne sera pas publié au service de
publicité foncière.

Le présent contrat de crédit‐bail conférant un droit de jouissance pour une durée supérieure à douze années, il sera publié au service de publicité
foncière de .
L'enregistrement dudit acte est requis.
Les parties précisent en outre que le montant de l'investissement total prévisionnel du crédit‐bailleur pour le présent contrat de crédit‐bail s'élève hors
taxes à la somme de : euros.

Annexes
La détermination de la quote‐part de loyers non déductible et le barème des tarifications des événements figurent en tableaux annexés aux présentes
après mention.
DONT ACTE rédigé sur pages

Fait et passé
La lecture du présent acte a été donnée aux parties, es qualités, et leurs signature ont été recueillies par le notaire soussigné,

Au lieu et date indiqués en tête des présentes,

Et le notaire a lui‐même signé le .


Les parties approuvent :

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.550 Crédit‐bail immobilier ‐ Formules

FI.550‐15 ‐ Garanties diverses fournies par le crédit‐preneur

1.‐ Cautionnement solidaire par la société

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Est à l'instant intervenu aux présentes :
, agissant ici au nom et en sa qualité de président de la société dénommée

, ayant tous pouvoirs à l'effet des présentes en vertu d'une délibération du conseil d'administration de ladite société en date du
, dont la copie certifiée conforme est demeurée jointe et annexée aux présentes après mention.
Lequel, es qualités, ayant pris connaissance de tout ce qui précède et constitue le présent crédit bail, tant par lui‐même que par la lecture que lui en a
fait le notaire soussigné, déclare :

​ porter et constituer la société caution solidaire de la société à l'égard du crédit‐bailleur en


renonçant expressément au bénéfice de discussion et de division pour :

– le paiement de toutes les sommes qui seraient dues au crédit‐bailleur par la société , en particulier, les
préloyers, les loyers, intérêts, charges, impôts, primes d'assurance, indemnités, frais et accessoires,
– l'exécution de toutes les obligations et conditions du présent crédit bail.

Toutefois, le cautionnement solidaire de la société est limité à un montant de euros, pendant toute la durée
du contrat de crédit bail immobilier.
En conséquence, la caution s'oblige solidairement au remboursement de ladite somme.
La caution déclare en outre :

​ que le cautionnement ci‐dessus est sans concours avec le crédit‐bailleur et que la caution ci‐dessus désignée ne pourra requérir aucune
subrogation au sujet des paiements qu'elle serait tenue de faire avant que le crédit‐bailleur ne soit remboursé de l'intégralité de sa créance ;
​ renoncer à se prévaloir du défaut d'avis par le crédit‐bailleur en cas de non‐paiement d'une des sommes ci‐dessus ;
​ accepter, sans réserve, toutes prorogations de délais que le crédit‐bailleur pourrait consentir à la société , lesquelles ne
constitueront, en aucun cas, novation du présent engagement.

De convention expresse, l'engagement de la caution ne s'éteindra pas en cas de cession du crédit bail immobilier. En conséquence, la caution demeurera
tenue solidairement avec le crédit‐preneur, au paiement de toutes les sommes qui pourraient être dues au crédit‐bailleur par le crédit‐preneur en sa
qualité de cédant tenu solidairement avec son cessionnaire de l'exécution de toutes les obligations du crédit bail.

2.‐ Assurance de
a contracté une assurance‐décès, au profit du crédit‐bailleur, pendant toute la durée du contrat de crédit bail immobilier pour
toutes les sommes pouvant être dues au crédit‐bailleur, au titre de ce contrat, mais limitées à un montant de TTC. La demande
d'adhésion a été acceptée par la compagnie , le .

3.‐ Cession des loyers versés à la société


À la garantie de toutes sommes en principal, intérêts et tous accessoires que le crédit‐preneur pourra devoir au crédit‐bailleur en vertu des présentes
conventions, à quelque titre que ce soit, le crédit‐preneur cède à titre de garantie au crédit‐bailleur, conformément aux dispositions des articles L. 313‐23
à L. 313‐34 du Code monétaire et financier, ses créances à naître sur le sous‐locataire, au titre des loyers de sous‐location.
Cette cession est formalisée par la remise au crédit‐bailleur d'un bordereau de cession de créances à titre de garantie signé par le crédit‐preneur.
Le crédit‐bailleur donne, cependant, par les présentes mandat au crédit‐preneur, qui l'accepte, d'encaisser pour son compte le montant des loyers de
sous‐location ci‐dessus visés qui seront réglés par la société .
Il est en conséquence de la présente cession expressément convenu :

1) que toutes les sommes qui pourraient être encaissées par le crédit‐preneur au titre des loyers à provenir de la sous‐location, le seront pour
le compte du crédit‐bailleur ;
2) qu'aucune modification quelconque aux clauses et conditions de la convention de sous‐location ne pourra être valablement convenue sans
l'accord exprès et écrit ou le concours du crédit‐bailleur. À défaut, de telles modifications ne seront pas opposables au crédit‐bailleur ;
3) que toute résiliation conventionnelle de la sous‐location ne sera opposable au crédit‐bailleur que dans la mesure où elle aura été autorisée
par écrit ou que le crédit‐bailleur y aura effectivement concouru. Il est précisé à cet égard que le sous‐locataire, s'il entend mettre fin au bail,
soit en application des dispositions de l'article L. 145‐4 du Code de commerce, soit à la date d'expiration de son contrat, devra dénoncer au
crédit‐bailleur, dans les huit jours de sa date, le congé qu'il aura signifié au crédit‐preneur ;
4) que le crédit‐preneur s'interdit d'user de la clause résolutoire prévue dans la convention de sous‐location, comme aussi de refuser le
renouvellement du sous‐bail sans l'accord préalable exprès et écrit du crédit‐bailleur.

4.‐ Délégation des loyers de sous‐location sous condition suspensive


En garantie du paiement régulier des loyers, charges, indemnités et plus généralement de toutes les sommes qui pourraient être dues en vertu du présent
contrat, le crédit‐preneur délègue au crédit‐bailleur qui l'accepte, les loyers à percevoir de la société

En vertu d'une convention conclue ce jour pour une durée de trimestres fermes, à compter de la prise d'effet du bail moyennant un
loyer trimestriel hors taxes de euros indexé sur l'indice INSEE du coût de la construction, payable par terme trimestriel civil
d'avance.
Mais sous la condition suspensive du défaut de paiement partiel ou total d'un loyer.
Au moyen de cette délégation, le crédit‐bailleur pourra, mais seulement en cas de défaut de paiement partiel ou total des loyers et charges dus en vertu
du présent contrat de crédit‐bail, percevoir directement et sur sa seule quittance, les loyers dus en vertu du bail ci‐dessus énoncé au fur et à mesure de
leur échéance.
Le défaut de paiement partiel ou total des loyers et charges sera constitué dès lors qu'une facture de loyer ou charge sera demeurée impayée un mois

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après son échéance sans qu'aucune offre de règlement sérieuse n'ait été faite ou un moratoire accepté par le crédit‐bailleur.
Dès lors que la condition suspensive aura été réalisée, la délégation des loyers sera définitive, le crédit‐preneur ne pourra plus percevoir directement les
loyers délégués.
Les sommes ainsi perçues par le crédit‐bailleur seront affectées au règlement des loyers et charges impayées, puis aux intérêts de retard et pénalités et
ensuite aux loyers et charges dus pour la période en cours. Le surplus éventuel sera restitué par le crédit‐bailleur au crédit‐preneur.
Malgré la présente délégation, le crédit‐bailleur se réserve expressément tous ses droits et actions contre le crédit‐preneur, pour obtenir le paiement des
loyers et charges dus en vertu du contrat de crédit‐bail et notamment de résilier le contrat de crédit‐bail.
Intervient maintenant :

Agissant en qualité de de la société , sous‐locataire ci‐dessus agréé,

Spécialement habilité à l'effet des présentes, en vertu d'une délibération du en date du .


Des copies certifiées conformes de ces deux délibérations demeureront ci‐joint et annexées aux présentes après mention.
Lequel déclare accepter la délégation ci‐dessus et s'engager à verser au crédit‐bailleur les sommes qu'il devra en vertu de la convention de sous‐location à
première demande du crédit‐bailleur en cas de défaut de paiement des loyers dus en vertu du présent contrat.

5.‐ Cautionnement simplement gagiste de


Est à l'instant intervenu aux présentes :
, susnommé, Président de société ,

Né à , le
De nationalité française,

Agissant ici en son nom personnel,


intervenant en simple qualité de caution gagiste,
Lequel ayant pris connaissance de tout ce qui précède, déclare :

​ se constituer caution simplement gagiste de la société à l'égard du crédit‐bailleur qui accepte, pour :

– le paiement de toutes les sommes qui seraient dues au crédit‐bailleur par la société, en particulier, les préloyers, les loyers,
intérêts, charges, impôts, primes d'assurance, indemnités, frais et accessoires,
– l'exécution de toutes les obligations et conditions du présent crédit bail.

Toutefois, le cautionnement gagiste de est limité à un montant de euros pendant toute la durée
du contrat de crédit bail immobilier.
En conséquence, la caution gagiste s'oblige solidairement, en renonçant au bénéfice de discussion, au remboursement des sommes sus‐
indiquées, mais dans la limite de euros, incluant le principal, les intérêts, les frais et accessoires ;
​ que le cautionnement gagiste ci‐dessus est sans concours avec le crédit‐bailleur et que la caution gagiste ci‐dessus désignée ne pourra
requérir aucune subrogation au sujet des paiements qu'elle serait tenue de faire avant que le crédit‐bailleur ne soit remboursé de l'intégralité
de sa créance.
​ renoncer à se prévaloir du défaut d'avis par le crédit‐bailleur en cas de non‐paiement d'une des sommes ci‐dessus ;
​ accepter, sans réserve, toutes prorogations de délais que le crédit‐bailleur pourrait consentir à la société, lesquelles ne constitueront, en
aucun cas, novation du présent engagement.

De convention expresse, l'engagement de la caution ne s'éteindra pas en cas de cession du crédit bail immobilier. En conséquence, la caution gagiste
demeurera tenue solidairement avec le crédit‐preneur au paiement de toutes les sommes qui pourraient être dues au crédit‐bailleur par le crédit‐preneur
en sa qualité de cédant tenu solidairement avec son cessionnaire de l'exécution de toutes les obligations du crédit bail.
stipule que, dans le cas où il viendrait à décéder avant l'exécution de la promesse de vente consentie par le crédit‐bailleur à la
société , ses héritiers et représentants seront tenus solidairement et divisément à l'exécution des engagements qui précèdent.

Si le cautionnement est donné par acte sous seing privé, la mention manuscrite ci‐dessous est nécessaire :
Par suite du caractère solidaire de son engagement, et conformément à l'article L. 331‐2 du Code de la consommation, reporte ci‐
dessous la mention manuscrite visée à cet article et ci‐dessous rappelée :
« En renonçant au bénéfice de discussion défini à l'article 2021 du Code civil et en m'obligeant solidairement avec la société , je
m'engage à rembourser le créancier sans pouvoir exiger qu'il poursuive préalablement la société »

« En me portant caution de la société , dans la limite de la somme de euros couvrant le paiement du principal,
des intérêts et, le cas échéant des pénalités ou intérêts de retard et pour la durée de , je m'engage à rembourser au prêteur les
sommes dues sur mes revenus et mes biens si la société n'y satisfait pas elle‐même ».

Par ailleurs, et conformément à l'article L. 332‐1 du Code de la consommation, déclare que l'engagement de caution ci‐dessus n'est
pas, à ce jour, manifestement disproportionné à ses biens et revenus.
Le notaire soussigné rappelle en outre le dispositif de l'article L. 333‐2 du Code de la consommation, savoir : "« Le créancier professionnel est tenu de faire

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connaître à la caution personne physique, au plus tard avant le 31 mars de chaque année, le montant du principal et des intérêts, commissions, frais et
accessoires restant à courir au 31 décembre de l'année précédente au titre de l'obligation garantie, ainsi que le terme de cet engagement. Si l'engagement
est à durée indéterminée, il rappelle la faculté de révocation à tout moment et les conditions dans lesquelles celle‐ci est exercée. À défaut, la caution ne
saurait être tenue au paiement des pénalités ou intérêts de retard échus depuis la précédente information jusqu'à la date de communication de la
nouvelle information »."

Si la caution est mariée :


Intervention de

Est à l'instant intervenu aux présentes :

Laquelle , en application de l'article 1415 du Code civil donne son consentement au cautionnement de envers le crédit‐bailleur
de manière à ce que les biens de la communauté existant entre Monsieur et Madame soient engagés par ce cautionnement à
l'exclusion des biens propres de et sans que pour autant celle‐ci prenne la qualité de caution.

L'engagement des biens de communauté sera cependant limité à la garantie de la somme de euros, incluant le principal, les intérêts,
les frais et accessoires.

6.‐ Nantissement de parts sociales


déclare affecter à titre de gage et nantissement au profit du crédit‐bailleur, ce qui est accepté par Madame es
qualités, parts sociales numérotées de à , de euros chacune lui
appartenant dans la société .
Le crédit‐crédit‐bailleur exercera, sur ladite part sociale, les droits et privilèges résultant de la loi, jusqu'à concurrence du montant de sa créance.
Agrément
La société ayant donné son consentement au projet de nantissement objet des présentes, aux termes d'une délibération de
l'assemblée générale ordinaire en date du , l'adjudicataire, en cas de réalisation des parts sociales, par application des dispositions
de l'article 2078 du Code civil sera réputé agréé de plein droit par la société , à moins que celle‐ci ne préfère après la cession
racheter sans délai les parts en vue de réduire son capital.

Opposabilité à la société
, intervenant aux présentes au nom de la société , après avoir pris connaissance de la convention ci‐dessus,
déclare accepter et tenir le nantissement des parts sociales pour valablement signifié à la société.
Opposabilité aux tiers
Le présent acte de nantissement sera publié à la diligence du créancier nanti, par dépôts, en annexe au registre du commerce et des sociétés, au Greffe
du Tribunal de commerce de d'un exemplaire original du présent acte, ainsi que de deux exemplaires de l'avis de nantissement
prescrits par les articles 53 et 54 du décret no 74‐704 du 3 juillet 1978.
Toutes ces pièces seront visées par le Greffier, qui portera sur chacune d'elles mention de la date à laquelle il effectue leur classement dans le dossier
ouvert au nom de la société .
Cette date constituera celle du dépôt et déterminera en conséquence le rang des créanciers nantis, sauf toutefois pour ceux à venir en concurrence s'ils
viennent à effectuer le dépôt le même jour.
Le privilège du créancier gagiste subsiste sur les parts sociales nanties, par le seul fait de la publication effectuée dans les conditions ci‐dessus.

Déclaration
n'a fait l'objet d'aucune décision ou mesure quelconque portant atteinte à sa pleine capacité et ses parts sociales ci‐dessus remises
en gage n'ont fait à ce jour l'objet d'aucune autre convention de nantissement.

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.550 Crédit‐bail immobilier ‐ Formules

FI.550‐20 ‐ Sous‐location

Objet : L'an deux mille

Le

Me , notaire à , a reçu en la forme authentique le présent acte de bail de sous‐location à la requête des
personnes ci‐après dénommées.
Le crédit‐preneur
La société dénommée , au capital de euros, ayant son siège social à

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, identifiée au répertoire SIREN sous le numéro et immatriculée au Registre du Commerce et des sociétés de

Ladite société représentée par :

Une copie certifiée conforme de la délibération en date du est demeurée annexée aux présentes après mention.
Désignée ci‐après sous le vocable « le crédit‐preneur »
D'une part,

Le sous‐locataire
La société dénommée , au capital de euros, ayant son siège social à
, identifiée au répertoire SIREN sous le numéro et immatriculée au Registre du Commerce et des sociétés de

Ladite société représentée par :

Une copie certifiée conforme de la délibération en date du est demeurée annexée aux présentes après mention.
Désignée ci‐après sous le vocable « le sous‐locataire »,
D'autre part,

1 Bail
Le crédit‐preneur donne à loyer à la société , qui accepte, les locaux ci‐après désignés.
Le sous‐locataire déclare parfaitement connaître les lieux pour les avoir vus et visités aux fins des présentes.
Tous renseignements lui ont, par ailleurs, été donnés par communication des plans et documents techniques ci‐dessus énumérés.
Il est ici précisé que le crédit‐preneur n'est pas propriétaire des locaux et qu'il est bénéficiaire d'un contrat de crédit‐bail.
À cet égard, les parties reconnaissent que le bail est, mais uniquement dans les rapports entre le crédit‐preneur et le sous‐locataire, soumis au dispositif
des articles L. 145‐1 et suivants du Code de commerce sur les baux commerciaux, et aux dispositions non abrogées du décret du 30 septembre 1953.
En revanche, le dispositif desdits articles ne sera pas opposable au crédit‐bailleur. Par suite, le droit au renouvellement et plus généralement les
dispositions des articles L. 145‐1 et suivants du Code de commerce ne s'appliqueront pas à l'égard de la société .

S'agissant d'un bail de sous‐location suite à crédit‐bail, il est également possible de préciser que le droit au renouvellement ne sera pas non plus opposable
au crédit‐preneur. Dans ce cas, il n'y aurait pas d'indemnité attribuée au sous‐locataire en cas de défaillance du crédit‐preneur. En revanche, en cas de levée
d'option, le bail peut recouvrir tous les avantages d'un bail commercial « classique »

Observation étant ici faite que les représentants de la société crédit‐bailleresse ont autorisé le crédit‐preneur à sous‐louer l'ensemble immobilier objet
des présentes à la société sous‐locataire sus‐nommée, au terme d'un contrat de crédit‐bail en date de ce jour.
La durée de la sous‐location consentie ne pourra être supérieure à celle restant à courir au crédit‐bail.
La résiliation ou la résolution du crédit‐bail, pour quelque cause que ce soit, mettra fin immédiatement et de plein droit à toute sous‐location.
En conséquence, la sous‐location ne sera pas opposable au crédit‐bailleur qui ne pourra être tenu au renouvellement de toute sous‐location à l'expiration
du crédit‐bail, y compris en cas de résiliation anticipée ou de résolution, la sous‐location ne pouvant créer de lien qu'entre le crédit‐preneur et son sous‐
locataire.
Les stipulations de la présente clause d'indivisibilité devront obligatoirement être remises textuellement par le crédit‐preneur dans tout éventuel contrat
de sous‐location qui, de surplus, devra comporter la renonciation expresse par le sous‐locataire à toute action, droit ou réclamation à l'encontre du
crédit‐bailleur.
Le crédit‐preneur fera son affaire personnelle de toute réclamation éventuelle du sous‐locataire et du paiement de toute indemnité qui pourrait lui être
due, de manière que le crédit‐bailleur ne soit jamais recherché à ce sujet.

2 Désignation

Ainsi que lesdits lieux se poursuivent et comportent, sans aucune exception ni réserve de la part du sous‐locataire et dont il n'est pas fait ici une plus
ample désignation à la requête de ce dernier, qui déclare les parfaitement connaître pour les avoir vus et visités préalablement aux présentes.

3 Durée
Le présent bail est consenti et accepté pour une durée de années entières et consécutives qui commenceront à courir à compter
du , pour se terminer ans plus tard.
Le sous‐locataire aura la faculté de donner congé à l'expiration de chaque période triennale en respectant un préavis de six mois.
Toutefois, le sous‐locataire renonce dès à présent à la faculté de résiliation au terme de la première période triennale.
4 Destination et usage
Les biens immobiliers objet du présent bail sont loués à usage de : .

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Le sous‐locataire fera siens des problèmes relatifs à cet usage, il fera notamment son affaire personnelle des autorisations éventuellement nécessaires
pour l'exercice de ses activités et prendra en charge tous frais, impôts et taxes qui en résulteraient.
Le sous‐locataire fera son affaire personnelle, de façon que le crédit‐preneur ne puisse jamais être inquiété ni recherché à ce sujet, de toutes
réclamations ou contestations qui pourraient survenir du fait de son activité dans les lieux loués.
Il devra exercer ses activités conformément aux prescriptions législatives, réglementaires et administratives qui les concernent.
Pour les biens présentement loués, le sous‐locataire s'engage à respecter les règles de sécurité, l'utilisation des parties d'usage commun, l'apposition des
plaques et enseignes signalant sa présence et sa situation.

5 Charges et conditions
Le présent bail est consenti et accepté sous les charges et conditions ordinaires et de droit et particulièrement sous celles suivantes que le crédit‐
preneur et le sous‐locataire s'obligent es qualité à exécuter et à accomplir.
La modification dudit bail ne pourra résulter que d'un résultat écrit du sous‐locataire et du crédit‐preneur. En conséquence, toute tolérance ou attitude
passive du crédit‐preneur ne pourra jamais créer un droit quelconque en faveur du sous‐locataire, même avec le temps, le crédit‐preneur pouvant
toujours y mettre fin.

Travaux et aménagements – Réparation – Entretien


5.1 Le sous‐locataire prendra les lieux loués dans l'état où ils se trouveront lors de l'entrée en jouissance, sans pouvoir élever de réclamations ou
prétendre à une indemnité ou réduction de loyer pour cause de mauvais état, insalubrité. En cas de vice caché ou vice de construction, le crédit‐preneur
prendra à sa charge les travaux de remise en état du bâtiment.
5.2 Le sous‐locataire aménagera à ses frais et sous sa propre responsabilité les locaux loués de la façon la plus conforme à l'exercice de son activité, sous
réserve de ne pas nuire à la solidité des constructions. En particulier, il ne pourra faire supporter au plancher une charge supérieure à sa résistance, sous
peine d'être responsable de tous désordres et accidents.
Le crédit‐preneur accepte les travaux réalisés par le sous‐locataire pour l'exercice de son activité.
Par ailleurs, le sous‐locataire ne pourra faire aucun percement de murs, cloisons, plancher, plafonds, ni aucune construction et démolition sans le
consentement exprès, préalable et écrit du crédit‐preneur, sauf ceux nécessaires à l'exercice de son activité. Plans et descriptifs techniques seront
présentés au crédit‐preneur.
Les travaux d'aménagement et les améliorations apportées par le sous‐locataire au cours du bail ne pourront être pris en considération pour la révision du
loyer ou la fixation du prix du bail à renouveler.
Tous aménagements, constructions, installations, améliorations et travaux quelconques effectués par le sous‐locataire resteront sa propriété jusqu'à la
sortie des lieux, date à laquelle ils seront acquis au crédit‐preneur sans indemnité.
Toutefois, si des travaux ont été exécutés sans autorisation, le crédit‐preneur aura la faculté d'exiger la remise des lieux dans leur état primitif aux frais
du sous‐locataire.
5.3 Le sous‐locataire entretiendra les lieux loués et les rendra en fin de jouissance en bon état de propreté, réparations locatives ou menu entretien,
sous réserve de la vétusté inhérente à la durée du bail et à l'utilisation des locaux.
À cet effet, il sera notamment tenu d'effectuer le nettoyage en général, ainsi que toutes réfections, remplacements nécessaires.
Le sous‐locataire supportera définitivement toutes réparations qui deviendraient nécessaires par suite de l'inexécution des réparations locatives ou de
menu entretien ou du fait de ses clients et employés.
Le sous‐locataire devra maintenir les vitres, fermetures, volets, rideaux de fermeture en bon état de propreté, d'entretien et de fonctionnement.
5.4 En outre, le sous‐locataire aura entièrement à sa charge, sans recours contre le crédit‐preneur, toutes autres réparations d'entretien.
En revanche, la société conservera à sa charge les grosses réparations visées à l'article 606 du Code civil.
5.5 Le sous‐locataire souffrira l'exécution de tous les travaux de réparation dans les lieux loués sans pouvoir réclamer une indemnité ou réduction de loyer.
Si les travaux de réparation durent plus de quarante jours, le prix du présent bail sera déterminé en proportion du temps et de la partie de la chose louée
dont il aura été privé, conformément à l'article 1724 du Code civil.
6 Occupation
6.1 Le crédit‐preneur garantit au sous‐locataire la jouissance paisible des locaux.
Le sous‐locataire n'exercera aucun recours contre le crédit‐preneur pour tout trouble de jouissance provenant de tiers et fera son affaire personnelle des
recours contre l'auteur du dommage, le crédit‐preneur se subrogeant dans ses droits à cet effet.
En cas d'expropriation pour cause d'utilité publique, le sous‐locataire ne pourra élever aucune réclamation à l'encontre du crédit‐preneur, tous ses droits
étant réservés contre la partie expropriatrice.
Le sous‐locataire devra jouir en bon père de famille des lieux loués. Il fera son affaire personnelle de toutes réclamations ou contestations susceptibles de
s'élever à l'encontre ou du fait de son activité dans les même lieux.
Il ne devra rien faire, ni laisser faire, qui puisse troubler la tranquillité ou apporter un trouble de jouissance aux autres occupants.
Spécialement, il devra prendre en temps utile toutes mesures pour éviter tous bruits et odeurs, ainsi que toutes inondations et s'abstiendra de laisser
passer ou séjourner tous animaux nuisibles.
Le sous‐locataire devra faire ramoner à sa charge les cheminées toutes les fois qu'il sera nécessaire et au moins une fois l'an.
6.2 Le sous‐locataire devra se conformer aux prescriptions de tous règlements, arrêtés de police, règlements sanitaires notamment d'hygiène et salubrité,
etc.
Il assurera l'exercice de son activité en conformité rigoureuse avec les prescriptions légales et réglementaires pouvant s'y rapporter.
6.3 Le sous‐locataire subira, sans recours contre le crédit‐preneur, toutes interruptions qui pourraient se produire dans le bon fonctionnement de la
distribution d'eau, gaz ou électricité, soit pour réparation, soit pour insuffisance de pression ou toute autre cause indépendante de la volonté du crédit‐

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preneur.
Il ne pourra exercer aucun recours contre le crédit‐preneur pour les dégâts qui pourraient être occasionnés par les eaux, l'électricité ou le gaz desservant
l'immeuble, non plus qu'au sujet des infiltrations dont les sous‐sols pourraient avoir à souffrir, le sous‐locataire devant être assuré contre les dégâts de cet
ordre.
6.4 Le sous‐locataire ne pourra rien faire ou laisser faire qui puisse détériorer les lieux loués et devra prévenir le crédit‐preneur sans aucun retard et par
écrit, sous peine d'en être personnellement responsable, de toute atteinte portée aux locaux loués et de toutes dégradations et détériorations qui
viendraient à s'y produire et qui rendraient nécessaires des travaux incombant au crédit‐preneur.
6.5. Le sous‐locataire devra garnir et tenir constamment garnis les lieux loués d'objets mobiliers, matériels et marchandises, en qualité et de valeur
suffisantes pour répondre en tout temps du paiement du loyer et de l'exécution des conditions du bail.

7 Enseignes
7.1 L'emplacement, la forme, les dimensions, la nature des enseignes, ainsi que les mentions susceptibles d'y être portées ne devront pas constituer une
gêne anormale pour les autres occupants et le crédit‐preneur s'assurera à ce qu'elles ne nuisent pas au bon aspect de l'immeuble.
7.2. Le sous‐locataire sera seul responsable des enseignes indiquant son nom et son activité, conformément aux règles d'usage, qu'il pourra faire placer sur
l'immeuble. Il veillera à ce que ces enseignes soient posées avec soin et solidement maintenues et il sera seul responsable des accidents que la pose et
l'existence de ces enseignes pourraient occasionner.
Par ailleurs, le sous‐locataire fera son affaire personnelle de toutes taxes qui pourraient être dues au titre de son enseigne.

8 Droit de visite
Le sous‐locataire devra laisser visiter les lieux loués par le crédit‐preneur ou toute personne par lui désignée, chaque fois que celui‐ci le jugera utile,
pendant les heures d'ouverture de son commerce, pour permettre la vérification de l'état des lieux et de l'exécution des conditions de travail.
Ce droit ne pourra cependant s'exercer qu'autant que le sous‐locataire aura été prévenu, par tous moyens à disposition du crédit‐bailleur, au moins 48
heures à l'avance, les visites ne pouvant intervenir le samedi.

9 Contributions, charges, taxes et abonnements


9.1 Le sous‐locataire satisfera en outre à toutes les charges municipales, telles que celles de balayage, de déversement à l'égout et autres charges, taxes
de ville et de police, auxquelles un locataire est ordinairement tenu, de manière que le crédit‐preneur ne soit jamais recherché à ce sujet.
9.2 Il acquittera à leur échéance toutes ses contributions personnelles et mobilières, taxes locatives, taxe professionnelle et tous autres impôts, dont les
locataires sont responsables à un titre quelconque et justifiera de leur acquit à toute réquisition du crédit‐preneur.
D'autre part, il remboursera au crédit‐preneur la taxe foncière des immeubles bâtis et non bâtis afférents à l'ensemble immobilier loué.
9.3 Le sous‐locataire s'engage à faire, et exclusivement à ses frais, ses branchements à l'électricité et au téléphone et, de ce fait, payer directement ses
consommations et redevances. Il en sera de même pour les abonnements et branchements de gaz et eau, et d'une manière générale, de tous les fluides et
énergies nécessaires à son activité.

10 Assurances
10.1 Le crédit‐preneur, directement, fera garantir les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile qu'il peut encourir en qualité de crédit‐preneur
de la société .
Le crédit‐preneur assurera la totalité de l'immeuble, par une police « tous risques sauf », en valeur de construction à neuf, et notamment contre les
risques d'incendie, d'explosion, tempête, ouragan, cyclone, dégâts des eaux, chutes d'appareils de navigation aérienne, grèves, émeutes et mouvements
populaires, à une ou plusieurs compagnies notoirement solvables et maintiendra cette assurance pendant toute la durée du bail.
Le sous‐locataire fera assurer, auprès d'une compagnie notoirement solvable pour des sommes suffisantes, les agencements et embellissements, même
immeubles par destinations, son mobilier, son matériel et ses marchandises contre les risques d'incendie, explosion, foudre, ouragan, tempêtes et
extensions, y compris émeutes et dégâts des eaux, vol et bris de glace, y compris détériorations à la suite de vol ainsi que le recours des voisins et des
tiers.
Le sous‐locataire souscrira une police responsabilité civile couvrant pour un montant d'au moins euros, les dommages corporels et
garantissant les conséquences pécuniaires de ladite responsabilité qu'il peut encourir en raison des dommages corporels matériels et immatériels causés
aux tiers.
Le sous‐locataire souscrira également une police « Pertes d'exploitation » couvrant une année de marge brute.
Des attestations de polices d'assurance devront être remises au crédit‐preneur, soit par le sous‐locataire lui‐même, soit par son courtier, et justification
devra être faite du paiement de primes, sur demande du crédit‐preneur.
Le sous‐locataire, le crédit‐preneur et leurs assureurs respectifs déclarent renoncer à tout recours en responsabilités contre le crédit‐preneur et
réciproquement.
10.2 Le sous‐locataire s'engage à faire connaître au crédit‐preneur tout élément ou tout événement de nature à aggraver ses risques et à modifier le taux
de prime applicable aux lieux loués. Au cas où l'activité du sous‐locataire aurait une incidence sur les conditions d'assurances des locaux voisins, le sous‐
locataire supporterait les surprimes afférentes aux parties desdits locaux ou des immeubles.
Les polices d'assurances du sous‐locataire devront prévoir que leur résiliation ne pourra produire effet que 15 jours après la notification par ces assurances
au crédit‐preneur.
Le sous‐locataire sera tenu de laisser libre accès des lieux aux assureurs du crédit‐preneur afin de leur permettre une bonne appréciation des risques à
couvrir.
Le sous‐locataire s'engage à faire contrôler régulièrement le bon fonctionnement et la conformité aux normes réglementaires des installations et
équipements des locaux loués et notamment des moyens de secours (extincteurs...).
Ce contrôle sera effectué aux frais du sous‐locataire par un organisme agréé par l'Assemblée plénière des sociétés d'Assurance contre l'incendie.
Le sous‐locataire devra justifier de ses contrats à la demande du crédit‐preneur, respecter les suggestions contenues dans le rapport du bureau de

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contrôle et effectuer les travaux de mise en conformité éventuellement nécessaires.
11 Sous‐location – Cession
1. Le sous‐locataire ne pourra sous‐louer en tout ou en partie les lieux loués, et domicilier le siège social d'une autre société, sauf accord écrit du crédit‐
preneur et du crédit‐bailleur. Le sous‐locataire est cependant autorisé à céder, sous‐louer ou apporter le présent bail à toute société du groupe
au sens de l'article 145 du Code général des impôts, la présente autorisation n'excluant cependant pas l'accord préalable et
nécessaire du crédit‐bailleur. Cependant, le sous‐locataire a la faculté de sous‐louer une partie ou la totalité de son local en accord avec le seul accord du
crédit‐bailleur.
La cession du bail seul, en totalité ou en partie, est interdite, sauf accord écrit du crédit‐bailleur, le crédit‐preneur n'étant pas propriétaire des locaux et
il bénéficie d'un contrat de crédit‐bail.
Le sous‐locataire devra en conséquence notifier au crédit‐preneur et crédit‐bailleur, par lettre recommandée avec accusé de réception, le projet d'acte
de cession.
À compter de la date de réception de cette notification, le crédit‐preneur et le crédit‐bailleur disposeront d'un délai d'un mois pour accepter la cession
envisagée.
En cas de cession, le cédant restera responsable solidairement avec le cessionnaire du paiement des loyers et des charges et accessoires et de l'exécution
des clauses et conditions du présent bail de sous‐location. En conséquence, il s'engage à faire prendre par le cessionnaire dans l'acte de cession un
engagement solidaire envers le crédit‐preneur. Cette solidarité sera toutefois limitée, pour chacun des cessionnaires, à la période du bail en cours à la
date de la cession et à la durée de son renouvellement.
2. Dans le cas où le sous‐locataire ferait l'apport du droit au bail à toute société nouvelle ou à une société préexistante, ce dernier resterait garant
solidaire de son successeur pour le paiement du loyer et l'exécution du bail pendant la période triennale en cours.
Aucun apport ou cession ne pourra être fait s'il est dû des loyers, accessoires, impôts ou taxes quelconques par le sous‐locataire qui devra, préalablement
à tout apport ou cession, justifier de l'entier paiement de tous impôts et taxes dus par lui au titre de son exploit

12 Destruction, vente, relocation – Restitution des lieux loués


12.1 Le présent bail sera résilié de plein droit sans indemnité du crédit‐preneur au sous‐locataire en cas de démolition ou destruction totale des locaux
loués par événement fortuit, force majeure ou toute autre cause, comme en cas de déclaration d'insalubrité desdits locaux.
12.2 Si les locaux viennent à être détruits en partie seulement, pour quelque cause que ce soit, il est convenu que :

​ au cas où le sous‐locataire subirait des troubles trop sérieux dans son exploitation et que les travaux de réparation, restauration,
reconstitution ou remplacement des parties endommagées, dégradées ou détruites devraient avoir une durée supérieure à 180 jours selon
l'architecte du crédit‐preneur, le sous‐locataire pourra résilier le présent bail, par simple envoi d'une lettre recommandée avec accusé de
réception, sans indemnité ni de part ni d'autre, et ce, dans les 30 jours de la notification de l'avis de l'architecte du crédit‐preneur ;
​ au cas où inversement, la destruction partielle des locaux n'entraînerait pas un trouble sérieux dans l'exploitation du sous‐locataire, et que la
durée des travaux de réparation, reconstruction, restauration ou remplacement devrait être inférieure, aux dires de l'architecte du crédit‐
preneur, à 180 jours, comme au cas où le sous‐locataire n'a pas demandé la résiliation du présent bail, le crédit‐preneur entreprendra les
travaux de réparation, de reconstruction ou remplacement des parties endommagées, dégradées ou détruites, en conservant seul le droit au
remboursement de ces réparations, reconstructions ou remplacements, tant auprès de compagnies d'assurance que, le cas échéant, auprès de
la compagnie d'assurance du sous‐locataire, sauf en ce qui concerne les biens appartenant au sous‐locataire et toute indemnité en rapport
avec l'exploitation ;
​ en raison de la privation de jouissance résultant de la destruction partielle des locaux et des travaux susvisés, le sous‐locataire aura droit à
une réduction de loyer, calculée par rapport à la durée de la privation de jouissance et la proportion de cette privation par rapport aux locaux
loués.

La réduction de loyer ci‐dessus sera calculée aux dires des mandataires communs choisis par les parties ou, à défaut, désignés par le président du Tribunal
judiciaire statuant en matière de référé.
12.3 Le sous‐locataire devra laisser placer des écriteaux, pancartes et affiches et laisser visiter les lieux loués en cas de mise en vente ou en vue de
relocation pendant les six mois qui précéderont sa sortie.
12.4 Avant de déménager, le sous‐locataire devra informer le crédit‐preneur de sa nouvelle adresse, et, préalablement à tout enlèvement, même partiel,
des mobiliers et matériels, avoir acquitté la totalité des termes de loyer et accessoires et justifier, par présentation des acquits, du paiement des
contributions à sa charge tant pour les années écoulées que pour la période d'année en cours.
Le sous‐locataire devra, le jour de son déménagement et au plus tard le jour de l'expiration du bail, rendre les lieux loués dans l'état prévu précédemment
et remettre les clés au crédit‐preneur. L'acceptation des clés ne vaut pas décharge au profit du sous‐locataire.

13 Loyer
13.1 Le présent bail est consenti et accepté moyennant un loyer annuel hors taxes de euros ( euros HT).
Ce loyer est assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée ou toute autre taxe complémentaire et/ou de substitution.
Le crédit‐preneur devra adresser au sous‐locataire une facture dans le moi précédent l'échéance.

13.2 Le sous‐locataire s'engage à payer son loyer au crédit‐preneur en son siège le premier jour de chaque trimestre civil d'avance, soit les 1er février, 1er
mai, 1er août et le 1er novembre, et pour la première fois le jour de la signature des présentes.
13.3 Le non paiement à son échéance d'une quittance de loyer et accessoires (taxes, impôts divers, etc.) entraînera, de plein droit et sans mise en
demeure préalable, un intérêt calculé au taux du marché monétaire au jour le jour, publié par la Banque de France, plus quatre points (T4M + 4 points).
Chaque mois commencé étant considéré comme mois entier, cet intérêt sera assujetti à la taxe à la valeur ajoutée.
Dans le cas où, pour arriver au recouvrement du loyer ou de ses accessoires, le crédit‐preneur se trouverait obligé d'exercer des poursuites ou de produire
un ordre, le montant de la quittance sera en outre majoré de plein droit et sans formalités de tous frais de procédure et honoraires, répétibles, tous
droits et taxes en sus étant à la charge du sous‐locataire qui s'y oblige.

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14 Révision du prix du loyer – Clause d'échelle mobile
Le loyer variera automatiquement et de plein droit, sans qu'il soit besoin d'une quelconque demande de l'une ou l'autre des parties, chaque année au 1er
janvier et ce à compter du 1er janvier en hausse ou en baisse, proportionnellement aux variations de l'indice INSEE du coût de la
construction.

L'indice de base départ retenu sera le dernier publié au jour de la signature du bail et l'indice réactualisé sera celui connu au 1er janvier de chaque année.
L'application de cette clause d'indexation se fera à l'initiative du crédit‐preneur dès la publication des indices.
Au cas où, pour une cause quelconque, un loyer ne pourrait être indexé à une date d'échéance en raison d'allongement ou de retard dans la publication
des indices, le sous‐locataire paiera alors au crédit‐preneur, pour cette échéance, un loyer calculé sur la base du dernier indice publié qui revêtira alors un
caractère provisoire. Le redressement et, par la suite, le règlement de toute différence devra intervenir dès qui auront pu être fixés les montants des
termes à indexer.
Tout paiement de loyer ou de charges et taxes effectué sans tenir compte de l'indexation, ne pourra être considéré que comme un acompte sur le loyer
réel.
En cas de modification ou de remplacement de l'indice choisi, le nouvel indice sera de plein droit substitué à l'ancien dans les conditions et selon le
coefficient de raccordement publiés.
En cas de suppression pure et simple de l'indice ci‐dessus retenu, il sera remplacé par un nouvel indice déterminé d'un commun accord entre les parties
ou, à défaut, par un expert choisi par les parties sur la liste des experts des baux commerciaux. Si les parties ne s'entendent pas sur le choix de l'expert,
celui‐ci sera désigné en justice à la demande la plus diligente.

15 Clause résolutoire
Il est expressément stipulé qu'à défaut de paiement d'un seul terme de loyer à son échéance ou des provisions sur charges, taxes et prestations, comme
en cas d'inexécution d'une quelconque des clauses des présentes et un mois après un simple commandement ou une simple mise en demeure non suivi
d'effet, la présente location sera résiliée de plein droit, si bon semble au crédit‐preneur, nonobstant tous paiements ou offres de consignations
ultérieures et l'expulsion du sous‐locataire aura lieu immédiatement après le mois, sans formalité judiciaire sur simple ordonnance de référé du président
du Tribunal judiciaire de la situation de l'immeuble qui l'y contraindra sans délai. L'ordonnance sera rendue sur minute et ne sera pas susceptible d'appel.

16 Résiliation
16.1 À défaut de paiement à son échéance d'un seul terme de loyer ou de l'exécution de l'une quelconque des clauses du présent contrat et après un
simple commandement de payer ou mise en demeure adressé par acte extrajudiciaire resté sans effet pendant 30 jours et exprimant la volonté du crédit‐
preneur de se prévaloir de la présente clause, le bail sera immédiatement résilié et de plein droit, sans qu'il soit besoin de remplir aucune formalité
judiciaire et nonobstant toutes offres en consignations ultérieures, le sous‐locataire se trouvant dans l'obligation de libérer les lieux sous 48 heures, passé
ce délai.
16.2 Il en sera de même à défaut d'exécution de l'une quelconque des clauses du bail un mois après une mise en demeure d'exécuter la clause en
souffrance et restée sans effet.
16.3 Si, au mépris de cette clause, le sous‐locataire refusait de quitter immédiatement les lieux, il y serait contraint par tout moyen approprié au choix du
crédit‐preneur et notamment en exécution d'une simple ordonnance de référé rendue par la juridiction compétente exécutoire par provision et sous
caution, nonobstant opposition ou appel.
Tous les frais et honoraires de procédure d'avocat, d'huissier, etc. de poursuite ou de mesure conservatoire resteront à la charge du sous‐locataire et
seront considérés comme suppléments et accessoires du loyer, sous réserve d'une décision judiciaire contraire.
16.4 Cette disposition constitue une condition essentielle et déterminante du présent bail sans laquelle il n'aurait pas été consenti.

17 Dépôt de garantie
Le sous‐locataire a remis ce jour à titre de garantie une somme correspondant à trois mois de loyer (hors TVA).
Ce dépôt de garantie, non productif d'intérêts, est destiné à assurer au crédit‐preneur la bonne exécution de l'ensemble des obligations imposées au
sous‐locataire par le présent bail, et le paiement des créances de toute nature qui pourraient résulter d'une non‐exécution ou d'une inexécution partielle
ou défectueuse de ces obligations. Il garantit en outre le paiement des loyers, charges et accessoires et plus généralement le paiement de toute somme
qui pourrait être due en vertu du présent bail, notamment après exécution des travaux de remise en état, ou mise à la charge du sous‐locataire par des
textes légaux ou réglementaires.
Dans le cas de résiliation du bail pour inexécution de ses conditions ou pour une cause quelconque imputable au sous‐locataire, ce dépôt de garantie
restera acquis au crédit‐preneur à titre de dommages‐intérêts, sans préjudice de tous autres.

18 État des lieux


Un état des lieux sera établi en présence du crédit‐preneur et du sous‐locataire lors de la prise de possession du local par le sous‐locataire.
19 Solidarité et indivisibilité
Les obligations résultant du présent bail pour le sous‐locataire constitueront, pour tous les ayants droit et ayants causes et pour toutes personnes tenues
au paiement et à l'exécution, une charge solidaire et indivisible. Dans le cas où les significations prescrites à l'article 877 du Code civil deviendraient
nécessaires, le coût en serait supporté par ceux à qui elles seraient faites.

20 Différends
Toutes contestations concernant l'application ou l'interprétation du présent bail seront soumises aux tribunaux compétents.

21 Frais
Tous les frais, droits et honoraires des présentes seront supportés et acquittés par le sous‐locataire qui s'y oblige.
De même, le sous‐locataire ou ses ayants droit devront rembourser au crédit‐preneur les frais d'acte extrajudiciaire et autres frais de justice motivés par
ses infractions aux clauses et conditions du présent acte, sous réserve d'une décision judiciaire contraire.

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22 Domicile
Pour l'exécution des présentes et notamment pour la signification de tous actes extrajudiciaires ou de poursuites, le sous‐locataire fait élection de
domicile en son siège social et le crédit‐preneur, également en son siège social.
En cas de litige, attribution de compétence est consentie au profit du Tribunal de
DONT ACTE rédigé sur pages

Fait et passé
La lecture du présent acte a été donnée aux parties, es qualités, et leurs signature ont été recueillies par le notaire soussigné,

Au lieu et date indiqué en tête des présentes,

Et le notaire a lui‐même signé le .


Les parties approuvent :

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I.570‐5 ‐ Régime juridique

Selon les dispositions de l'article 1713 du Code civil, "« on peut louer toutes sortes de biens meubles et immeubles »". Cet article pose clairement le
principe de validité de la conclusion d'un bail relatif à un bien meuble sans pour autant en préciser le régime juridique. En effet, les dispositions des
articles 1708 et suivants du Code rural concernent principalement la location d'immeuble et on peut s'interroger sur leur application à la location d'objet
mobilier. La jurisprudence est venue préciser que ces dispositions « "s'appliquent autant qu'elles sont compatibles avec la nature des choses" » (Cass. civ.,
16 août 1882, DP 1883, 1, p. 213, S. 1884, 1, p. 3, note Esmein).
Cependant, il ne faut pas oublier que ces dispositions sont supplétives et qu'en la matière, le principe de la liberté contractuelle s'applique, limité
cependant par la protection du consommateur ou par des dispositions particulières telles celles relatives à la location‐gérance de fonds de commerce.

On rappellera également que l'ordonnance no 2016‐131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régime général et de la preuve des
obligations doit pour l'essentiel de ses dispositions, s'appliquer aux contrats conclus à partir du 1er octobre 2016.
L'article 1112‐1 du Code civil prévoit un devoir d'information générale. Si l'une des parties connait une information (hors celle du prix) dont l'importance
est déterminante du consentement, elle doit en informer l'autre partie au contrat, si cette dernière l'ignore légitimement ou lui fait confiance. Bien qu'il
existe actuellement peu de commentaires sur l'application de ces dispositions aux locations mobilières et en particulier, au bail à cheptel ou bail
d'animaux, afin d'attester du respect de ce devoir d'information, d'ordre public, il apparait prudent de prévoir un rappel des dispositions de l'article 1112‐1
du Code civil dans le contrat. Outre la responsabilité de celui qui en était tenu, le manquement à ce devoir d'information peut entraîner l'annulation du
contrat dans les conditions prévues aux articles 1130 et suivants.
L'article 1137 du Code civil pose quant à lui les conditions pour que la qualification de dol puisse être retenue (voir sur ce point « Le devoir d'information
dans les contrats : essai de tableau général après la réforme », Fabre‐Magnan M., JCP N 2016, no 25, p. 1218).

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I.570‐10 ‐ Preuve du bail de biens meubles

La jurisprudence considère que la preuve du bail de biens meubles est régie par les dispositions de droit commun des articles 1315 et suivants du Code
civil, et non par celles spéciales de l'article 1715 du Code civil (Cass. req., 28 juin 1892, DP 1892, 1, p. 417).

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I.570‐15 ‐ Bail à cheptel simple

Le bail à cheptel simple est le contrat par lequel l'une des parties donne à l'autre un fonds de bétail pour le garder, le nourrir et le soigner, sous les
conditions convenues entre elles. En principe, le preneur profite de la moitié du croît et il supporte aussi la moitié des pertes. Ce bail est régi par les

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dispositions communes à toutes les formes de baux à cheptel, contenues dans les articles 1800 à 1803 du Code civil et, par les dispositions particulières
prévues dans les articles 1804 à 1817 du Code civil.
Le bail à cheptel simple doit être complété par un état numératif, descriptif et estimatif des animaux compris dans le bail, lequel a pour objet de servir de
base au règlement à intervenir le jour où le contrat prendra fin. Il ne transfert toutefois, pas la propriété du bétail au preneur. Il en résulte que le preneur
ne peut vendre les animaux sans le consentement du bailleur et ne peut les tondre sans en prévenir le bailleur.
Le preneur doit les soins raisonnables à la conservation du cheptel et n'est tenu du cas fortuit que s'il a commis une faute sans laquelle la perte du cheptel
ne serait pas arrivée.
Il a droit au laitage, au fumier, au travail des animaux mais ne peut prétendre qu'à la moitié du croît et des laines.
Si le cheptel périt en entier sans la faute du preneur, le bailleur doit supporter sa perte. Si le cheptel périt en partie, la perte est supportée en commun,
d'après le prix de l'estimation indiquée dans le bail et d'après le prix de l'estimation à l'expiration du cheptel.
Le bail à cheptel simple est en général fait pour une durée de trois ans, sauf s'il est l'accessoire d'un bail rural. Les parties peuvent toutefois convenir
d'une durée différente. Les conditions de résolution du contrat sont définies par les parties.
À la fin du bail ou lors de sa résolution, le preneur est tenu de restituer un fonds de bétail identique en nature à celui qu'il a reçu (nombre, race, âge,
poids et qualité des animaux). L'excédent est partagé entre le bailleur et le preneur.

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I.570‐20 ‐ Bail à cheptel à moitié

Le cheptel à moitié est régi par les articles 1818 à 1820 du Code civil.
Toutes les autres règles du cheptel simple s'appliquent d'ailleurs au cheptel à moitié (C. civ., art. 1820).
L'estimation donnée au cheptel n'en transporte pas la propriété au détenteur du cheptel ; elle n'a d'autre objet, comme dans le cheptel simple, que de
fixer la perte ou le profit qui pourra se trouver à l'expiration du contrat, mais elle est nécessaire à ce point de vue (C. civ., art. 1805).
Il est utile de préciser autant que possible la race, l'âge, le poids et la quantité des animaux pour permettre au preneur, à sa sortie, de remettre au bailleur
sa part, soit moitié, dans un même fonds de bétail que celui qu'il a reçu lors de son entrée en jouissance après prélèvement sur le fonds de bétail qui
demeure commun, de la part revenant au bailleur. Chacune des parties profite de l'excédent ou subit la perte dans la même proportion de moitié (C. civ.,
art. 1818).
Toute convention qui donnerait au bailleur plus de la moitié des laines et du croît ou dans laquelle il profiterait d'une partie des laitages, du fumier et du
travail des bêtes serait nulle, à moins que le bailleur ne soit propriétaire de la métairie dont le preneur est fermier ou métayer (C. civ., art. 1819).
On ne peut stipuler que le preneur supportera la perte totale du cheptel, quoique arrivée par cas fortuit et sans sa faute, mais il est tenu de rendre
compte des peaux des bêtes (C. civ., art. 1811) pour la part du bailleur, bien entendu, dans le cheptel à moitié.
À défaut de cette notification, le propriétaire de la ferme qu'exploite le preneur pourrait saisir et faire vendre le cheptel pour ce que lui doit son fermier
(C. civ., art. 1813).

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I.570‐25 ‐ Bail avec cheptel de fer

Le cheptel de fer est celui pour lequel le propriétaire d'une exploitation rurale la donne à ferme (ou à métayage) à charge qu'à l'expiration du bail le
fermier (ou le métayer) laissera un même fonds de bétail que celui qu'il aura reçu (C. civ., art. 1821).
Les règles du cheptel donné par le propriétaire à son fermier ou à son métayer (appelé cheptel de fer) sont celles édictées par les articles 1821 à 1830 du
Code civil.
Le bail avec cheptel de fer est l'accessoire d'un bail à ferme. Il peut être conclu dans le bail à ferme lui‐même, ou par acte séparé dans lequel on précisera
le bail à ferme dont il est l'accessoire. Les bestiaux composant ce cheptel sont attachés au fonds comme immeuble par destination (C. civ., art. 522).
Il est possible de prévoir un loyer pour le cheptel. Le montant du loyer du cheptel de fer reste libre. Il vient alors s'ajouter au montant du fermage dû par
le fermier ou à la règle du tiercement en cas de métayage.
L'état numérique, descriptif et estimatif des animaux sert de base au règlement qui doit intervenir à la sortie du preneur, il n'en transporte pas la
propriété à celui‐ci (C. civ., art. 1822) ; ce qui découle d'ailleurs du caractère d'immeuble par destination attaché au cheptel de fer.
Toute convention qui obligerait le preneur à laisser un fonds de bétail d'une valeur égale ou supérieure au prix de l'estimation de celui qui a reçu est nulle
(C. civ., art. 1826).
Tous les profits appartiennent au fermier pendant la durée du bail sauf convention contraire (C. civ., art. 1823).
Mais le fumier n'est point dans les profits du fermier dans les baux à cheptel, il appartient à la métairie et doit servir à son exploitation (C. civ., art. 1824).
Le Code civil admet quelques différences selon que le cheptel de fer est conclu au profit d'un fermier (C. civ., art. 1821 à 1826) ou d'un métayer (C. civ.,
art. 1827 à 1830). Dans ce dernier cas, ce bail était dénommé « colonat partiaire » jusqu'à ce que la loi no 2009‐526 du 12 mai 2009 supprime la référence
faite au « colon partiaire » pour la remplacer par une référence au « métayer ».
La principale différence entre les deux formes de cheptel de fer tient à ce que la perte du bétail est en principe pour le fermier (sauf convention

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contraire) dans le cheptel de fer conclu au profit d'un fermier (C. civ., art. 1825), et pour le bailleur lorsque le contrat est conclu avec un métayer (C. civ.,
art. 1827).

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I.570‐30 ‐ Bail d'animaux (chevaux)

Le bail de chevaux relève de la liberté contractuelle et, à titre supplétif, des règles générales du Code civil.
En effet, selon les dispositions de l'article 1713 du Code civil, « on peut louer toutes sortes de biens meubles et immeubles ». Cet article pose clairement
le principe de validité de la conclusion d'un bail relatif à un bien meuble – tel un cheval –, sans pour autant en préciser le régime juridique.
Parmi les règles du Code civil, les dispositions générales contenues dans les articles 1708 et suivants du Code civil s'appliquent aux baux de meubles dans la
mesure de leur compatibilité avec la nature du bien (Cass. civ., 16 août 1882, DP 1883,1, p. 213, S. 1884, 1, p. 3, note Esmein).

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.570 Locations mobilières

I.570‐35 ‐ Bail d'animaux (abeilles)

Comme le bail de chevaux, le bail d'abeilles relève de la liberté contractuelle et, à titre supplétif, des règles du Code civil relatives au louage.
Il faut toutefois tenir compte des règles particulières prévues dans le Code rural. Ces règles concernent la sécurité des personnes en régulant la distance
des ruches par rapport aux propriétés voisines, aux voies, etc. (C. rur., art. L. 211‐6 et L. 211‐7). D'autres règles concernent le sort des essaims en cas de
saisie (C. rur., art. L. 211‐8) et leur appropriation par rapport à la propriété du sol sur lequel ils se trouvent (C. rur., art. L. 211‐9).

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.570 Locations mobilières ‐ Formules

FI.570‐5 ‐ Bail à cheptel simple

Par‐devant Me , notaire à

A comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les bailleurs sont des époux ou liés par un Pacs :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,

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exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le bailleur »,

Lequel a , par le présent acte, donné à bail à cheptel simple pour années consécutives qui commenceront à courir le
pour finir le
À

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le preneur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les preneurs sont des époux ou liés par un Pacs :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le preneur »

Un fonds de bétail constituant un cheptel vif composé de :


‐+

​ estimés à raison de euros par tête, soit au total euros ;

Valeur totale du fonds de bétail : euros.

Si le bétail est décrit et estimé en un état séparé


Ledit fonds décrit et estimé à la somme de euros, en un état dressé sur feuilles au timbre de
qui est demeuré ci‐annexé après avoir été certifié véritable par les parties et revêtu de la mention d'annexes par le notaire

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soussigné.
Le tout destiné à l'élevage et en la possession du preneur qui le reconnaît.

Durée
Le présent bail est consenti et accepté pour une durée de
trois années
, à compter du pour se terminer le .

À défaut de congé délivré par l'une des parties par lettre recommandée avec accusé de réception dans un délai de mois avant la fin
du bail, le contrat se renouvellera pour une période de
trois années
.
Le présent bail prendra fin en cas de perte totale du troupeau quel que soit la cause ou en cas de décès du preneur.

Conditions de la location
1) Le preneur veillera à la conservation du cheptel et il sera tenu de nourrir, soigner et héberger les animaux de manière à les maintenir dans le meilleur
état possible ;
2) En cas de perte par cas fortuit, il sera responsable de la valeur des bêtes, s'il y a faute de sa part, et devra rendre compte seulement des peaux si cette
faute n'est pas prouvée ;
3) La perte partielle sera supportée en commun et répartie entre les contractants d'après l'estimation originaire et l'estimation à l'expiration du contrat de
cheptel ;
4) Le laitage, le fumier et le travail des animaux loués profiteront au preneur exclusivement. Les laines seront partagées par moitié et les croîts serviront
d'abord à remplacer les animaux que le fonds du cheptel aurait perdu, et le surplus, s'il y a lieu, sera partagé par moitié.
Chacune des parties pourra provoquer chaque année lorsqu'elle le jugera opportun, le partage des laines et du croît ;
5) Le locataire ne pourra disposer d'aucune bête du cheptel sans le consentement du bailleur et il en sera de même pour ce dernier ;
6) Le bailleur devra être appelé à la tonte des moutons qui aura lieu en sa présence ; le preneur sera tenu d'avertir le bailleur de son intention à cet égard
au moins dix jours à l'avance et par écrit ;
7) Les bêtes qui périront au cours du bail seront remplacées par des animaux semblables provenant du croît ;
8) Le présent bail sera notifié aux frais du preneur à propriétaire de la ferme que le preneur exploite et où le cheptel a été
transporté afin que les animaux ne soient pas soumis au privilège de celui‐ci, mais au contraire pour que les droits de , comparant,
soient conservés sur le fonds et le croît du cheptel ;
9) La location prendra fin par résolution du bail au cas où le preneur ne remplirait pas ses obligations.
Restitution
À la fin du bail, le bailleur prélèvera des animaux de chaque espèce de manière à obtenir un même fonds de bétail que celui qu'il a remis notamment quant
au nombre, à la race, à l'âge, au poids et à la qualité des bêtes ; l'excédent sera partagé en nature par moitié entre les parties.
S'il n'existe pas assez d'animaux pour reconstituer le fonds de bétail tel qu'il est ci‐dessus défini, le bailleur prendra le cheptel tel qu'il se trouvera au jour
de la restitution et le preneur lui tiendra compte de la moitié du déficit calculé d'après la valeur vénale des animaux au jour où le contrat aura pris fin.
L'estimation en cas de déficit comme en cas de partage du croît, pour quelque cause que ce soit, sera faite par deux experts choisis par les parties ou, à
défaut d'entente entre eux sur le choix, nommés d'office par le juge du tribunal judiciaire de ; ces deux experts auront la faculté de
s'adjoindre un tiers expert pour les départager en cas de désaccord.

Domicile

Dont acte.
Fait à , le

Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.570 Locations mobilières ‐ Formules

FI.570‐10 ‐ Bail à cheptel à moitié

Par‐devant Me , notaire à ,
Ont comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire

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marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les bailleurs sont des époux ou liés par un Pacs :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le bailleur »,

Et

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le preneur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les preneurs sont des époux ou liés par un Pacs :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

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Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de
Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le preneur ».

Lesquels ont arrêté entre eux les conventions suivantes de cheptel à moitié.

Cheptel à moitié
, est propriétaire des bestiaux ci‐après, savoir :
‐+

​ estimé à euros s'il y en a plusieurs : par tête, soit euros au total ;

Total des estimations qui précèdent :


Il les a remis à titre de bail à cheptel à moitié au preneur, qui le reconnaît, pour être réunis aux bestiaux ci‐après appartenant à ce dernier, savoir :
‐+

​ estimé à euros s'il y en a plusieurs : par tête, soit euros au total ;

Dont l'estimation ressort à un total égal à euros

Conditions
Le présent bail à cheptel est fait sous les charges et aux conditions suivantes :

1) Les bestiaux ci‐dessus désignés formeront un seul fonds de bétail commun aux comparants ;
2) La durée du présent bail à cheptel sera de années consécutives qui commenceront à courir à partir de ce jour et
finiront le ;
3) Le preneur demeurera seul chargé de garder, nourrir et soigner tous ces bestiaux ; il profitera seul du laitage, du fumier et du travail desdits
bestiaux ;
4) Les laines et le croît seront partagés par égales portions.
Le bailleur devra être prévenu de l'époque de la tonte, qui ne pourra être faite qu'en sa présence, ou lui dûment appelé ;
5) Aucune des parties ne pourra disposer, pendant la durée du cheptel, d'aucune des têtes de bétail, ni d'aucun des croîts, sans le
consentement par écrit de l'autre partie, à peine de tous dommages‐intérêts, et même de résiliation des présentes si bon semble à celle‐ci ;
6) Le preneur sera tenu de remplacer à ses frais les bêtes qui viendraient à se perdre ou à périr par sa faute ou sa négligence ; et dans le cas où
elles auraient péri par cas fortuits, il devra rendre compte de leurs peaux ;
7) Les primes de l'assurance contre l'incendie, contre les accidents ou contre la mortalité des bestiaux, seront supportées par moitié ; ces
assurances pourront être contractées à la diligence de l'une ou de l'autre partie ;
8) À l'expiration du temps fixé par le présent bail, il sera procédé, par des experts choisis par les parties, ou nommés d'office par le juge du
tribunal judiciaire de , pour celle qui refuserait, à l'estimation du fonds du cheptel. Chacune des parties prendra des
bêtes de chaque espèce, jusqu'à concurrence de sa mise, et du surplus, s'il en existe, il sera formé deux lots égaux qui seront tirés au sort
entre les parties.

Notification
Afin que , propriétaire de la ferme qu'exploite le preneur et dans laquelle les bestiaux doivent être conduits, ne puisse opposer son
privilège au bailleur sur le fonds de bétail donné par lui à titre de cheptel à moitié, les présentes lui seront notifiées conformément à l'article 1813 du Code
civil.

Frais
Tous les frais et émoluments des présentes, y compris le coût de la copie exécutoire à délivrer au bailleur, et le coût de la notification dont il est question
ci‐dessus, seront supportés par le preneur qui s'y oblige.
Domicile

Dont acte.
Fait à , le

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FI.570‐15 ‐ Bail avec cheptel de fer

Par‐devant Me , notaire à ,

A comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les bailleurs sont des époux ou liés par un Pacs :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le bailleur »,

Lequel a , par le présent acte, donné à bail à cheptel simple pour années consécutives qui commenceront à courir le
pour finir le
À

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le preneur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire

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mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les preneurs sont des époux ou liés par un Pacs :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le preneur »

Ici présent et qui accepte .

La ferme dont la désignation suit :

Désignation

Cheptel
Le bailleur déclare qu'un fonds de bétail, composé de est attaché à l'exploitation de la ferme présentement louée.
En conséquence, il en sera dressé un état descriptif et estimatif au moment de la remise lors de l'entrée en jouissance des preneurs qui le recevront
comme cheptel de fer et devront rendre à leur sortie des animaux de chaque espèce formant un même fonds de bétail que celui reçu, notamment quant
au nombre, à la race, à l'âge, au poids, et à la qualité des bêtes.

Durée

Charges et conditions

Cheptel
Le preneur sera tenu de nourrir à ses frais tous les bestiaux donnés à cheptel, de les garder, soigner et loger convenablement de manière à les maintenir
dans le meilleur état de conservation possible.
Il les emploiera aux travaux d'exploitation de la ferme. Il ne peut les vendre sans le consentement du bailleur.
Tous les herbages et pâturages seront employés à la nourriture des bestiaux.

Le preneur supportera la perte même totale et par cas fortuit du fonds de cheptel.

Convention contraire :

Par suite, à la fin du bail, le bailleur prélèvera sur les animaux existants un fonds de bétail semblable à celui fourni quant au nombre, à la race, à l'âge, au
poids et à la quantité des bêtes.
S'il existe un excédent, il appartiendra au preneur. Cependant, le bailleur aura droit de conserver, si bon lui semble, tout ou partie des animaux en
surnombre, en en payant au preneur la valeur d'après le cours pratiqué au jour de la sortie de ce dernier.
Si, par contre, le fonds du cheptel restitué présente en regard de celui remis un déficit, le règlement entre les parties s'effectuera sur la base de la valeur
des animaux à la sortie du preneur.
Le preneur profitera seul du laitage, des laines, du croît et des autres produits du cheptel, toutefois les fumiers devront être employés à l'amendement
des terres et prés de la ferme et ne pourront en aucun cas être vendus.
Dont acte.
Fait à , le

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Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.570 Locations mobilières ‐ Formules

FI.570‐20 ‐ Bail d'animaux (chevaux)

Par‐devant Me , notaire à ,
Ont comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les bailleurs sont des époux ou liés par un Pacs :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le bailleur »,


Et

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le preneur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,

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célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les preneurs sont des époux ou liés par un Pacs :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le preneur ».


Qui ont convenu ce qui suit :
Bail d'animaux
, ci‐après dénommé le bailleur, loue pour une durée de , à partir du , à
, ci‐après dénommé le preneur, qui accepte ,

‐+

​ , , estimé à euros,

Le preneur se servira des pour :

Conditions de la location
Le preneur nourrira et logera les de manière convenable et en prendra soin sans jamais les maltraiter.

Les charges à traîner par chacun d'eux seront limitées à kg et la distance journalière à parcourir ne devra pas dépasser
km sur les routes et km sur les chemins de traverse.
Le preneur sera responsable des accidents de toute espèce qui pourront survenir aux chevaux tant par sa faute que par cas fortuits.
En cas de maladie, il devra appeler le vétérinaire et faire soigner les chevaux à ses frais.
Si l'un des animaux vient à périr par la faute ou la négligence du preneur, celui‐ci devra en payer la valeur au bailleur d'après l'estimation sus‐indiquée.
En fin de bail, les animaux devront être restitués en bonne forme et en santé parfaite.
Loyer
Le bail est fait et accepté moyennant un loyer fixé pour toute la durée de la location à euros.

À valoir sur ce loyer, le preneur a versé au bailleur, qui lui en consent quittance, la somme de euros.

Le solde s'élevant à euros sera exigible à la fin du bail : le preneur s'oblige à verser cette dernière somme en restituant les
.

Frais
Les frais et émoluments afférents au présent acte seront acquittés et supportés comme de droit par le preneur.

Domicile
Pour l'exécution des présentes, domicile est élu à .
Dont acte.
Fait à , le

Fait à , le

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Livre I Bail et contrats équivalents ‐ Partie 5 Autres baux ‐ I.570 Locations mobilières ‐ Formules

FI.570‐25 ‐ Bail d'animaux (abeilles)

Par‐devant Me , notaire à ,
Ont comparu :

Si le bailleur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le bailleur est une femme comparant seule :


Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les bailleurs sont des époux ou liés par un Pacs :

Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à


, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le bailleur »,

Et

Si le preneur est un homme comparant seul :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
marié sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
marié sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

lié par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si le preneur est une femme comparant seule :

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Madame , de nationalité , née le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,
célibataire
mariée sous le régime de la communauté légale le à la mairie de
mariée sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à son union célébrée le à la mairie de

liée par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du ,

Si les preneurs sont des époux ou liés par un Pacs :


Monsieur , de nationalité , né le à , demeurant à
, exerçant la profession de ,

et Madame , son épouse de nationalité , née le , à ,


exerçant la profession de ,

Tous les deux domiciliés à ,

Mariés sous le régime de la communauté légale le , à la mairie de


Mariés sous le régime de aux termes d'un contrat de mariage passé devant Maître , notaire à
, le , préalable à leur union célébrée le , à la mairie de
par un Pacs enregistré au greffe du TI de , à la date du
,

Ci‐après dénommée « le preneur ».

Qui ont convenu ce qui suit :

Bail d'animaux
, ci‐après dénommé le bailleur, loue pour une durée de , à partir du , à
, ci‐après dénommé le preneur, qui accepte ,

Un rucher situé à , composé de :

​ une parcelle de terre en friche et bruyère contenant environ ares sise au lieu‐dit , commune de
, cadastrée section , no ;
​ ruches en bois peint à cadres mobiles installées sur le terrain, garnies chacune d'un essaim d'abeilles au complet et en
activité de production,

Tel que le tout existe, sans garantie de la contenance du terrain, de l'état des ruches et de l'effectif des essaims, le preneur les ayant visités et examinés.
Conditions de la location
Les ruches seront entretenues soigneusement et protégées contre les intempéries, notamment pendant la saison d'hiver.
Les colonies d'abeilles seront maintenues en bonne forme et alimentées pendant les mois de repos.
La récolte du miel sera faite en fin de saison par les moyens habituels avec les ménagements d'usage, en évitant de troubler la vie des abeilles.
Les essaims qui émigreront pendant la saison d'été seront considérés comme croît et appartiendront au preneur.
Ce dernier sera subrogé dans les droits du bailleur pour les suivre au besoin et les revendiquer chez les voisins.
Le preneur aura la faculté de clore le terrain du rucher au moyen de palissades qui resteront sa propriété et qu'il pourra emporter à sa sortie.
Au cas où le rucher resterait banal, le preneur devra se conformer aux arrêtés préfectoraux pour les distances à observer vis‐à‐vis des héritages voisins et
des chemins publics.
La destination du terrain ne pourra être modifiée sans l'agrément préalable du bailleur, non plus que le système des ruches.
En raison du caractère des biens loués, le droit au présent bail ne pourra être cédé sans l'accord exprès et écrit du bailleur.
L'exploitation apicole devra conserver un caractère d'élevage personnel et ne pourra devenir une entreprise commerciale ou industrielle, sans le même
accord.

Loyer
Le bail est fait et accepté moyennant un loyer annuel consistant en la redevance en nature de
kilogrammes de miel que le preneur s'oblige à livrer à en sa demeure au mois de soit pour la première fois le
autre loyer.

Si loyer en nature :
Pour la perception du droit d'enregistrement, cette redevance est évaluée à euros.
La formalité est requise par période de trois ans.

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Au cas où la livraison en nature ne pourrait avoir lieu, le preneur se libérerait par le versement en espèces d'un loyer calculé sur le prix de vente du miel au
cours coté lors de l'échéance.
Frais d'acte
Le preneur supportera tous les frais occasionnés par le présent acte,

Si l'acte est notarié :


y compris ceux de la copie exécutoire à délivrer au bailleur.
Dont acte.
Fait à , le

Fait à , le

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