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L’Arménie et Byzance - Médecine et médecins ... https://books.openedition.

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Éditions
de la
Sorbonne
L’Arménie et Byzance

Médecine et
médecins
arméniens
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e
entre le XI et
e
le XV siècle
Paul Bellier
p. 31-36

Texto completo
Après la chute de l’empire romain
d’Occident, Constantinople devint le
principal centre d’enseignement, de
documentation et de culture médicale,
dont elle assura la continuité, tout en
complétant de manière heureuse le savoir
antérieur, donnant ainsi à l’art médical
une orientation nouvelle. En outre, sous
l’influence de la morale chrétienne, on vit
apparaître les premières institutions
« d’aide sociale » et les premiers hôpitaux.
On retrouve une évolution analogue en
Arménie où, pendant la période du XIe au
XVe siècle, naquirent une médecine
originale et de haut niveau et une
législation médico-sociale de grande
valeur. Dans notre propos, il ne saurait
être question de présenter tous les

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médecins qui, à cette époque, ont illustré


la science arménienne. Nous avons donc
été amené à nous limiter à ceux que la
commune renommée a particulièrement
distingués   : Grégoire Magistros, Mexitar
Herac’i, Krikoris et Amirdovlat Amasiac’i.
Nous complèterons cette présentation par
un bref tableau de l’art médical, des
œuvres hospitalières et de la législation
médico-sociale de l’Arménie à ce moment
de l’histoire humaine.
***
L’une des plus fortes personnalités qui ait
marqué l’aube du XIe siècle est
certainement Grégoire Magistros, grand
seigneur arménien et général byzantin,
encyclopédiste dans les deux langues. Né
vers 990, il appartenait à l’illustre famille
arménienne des Pahlavuni   ; en 1021, il
succéda à son père, Vasak le Martyr,
comme seigneur du domaine familial
(situé dans la province d’Ararat). Mais à la
suite de diverses intrigues de cour, il fut
privé de ses charges et contraint à venir
s’installer dans le canton de Daron, au
cœur de ses domaines. Pour adoucir les
rigueurs de l’exil, il se livra aux saines joies
de l’étude, apprenant tout à la fois

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l’histoire sainte et profane, la mythologie,


la grammaire, la philosophie, les
mathématiques, la médecine et l’histoire
naturelle. Dans le même temps, il fondait
des académies et donnait des cours
d’anatomie à l’École de Sanahin.
Malheureusement pour lui, à la suite de
nouvelles intrigues, il fut obligé de quitter
son pays. Il prit alors la route de
Constantinople où, en 1044, il fut accueilli
avec faveur car sa réputation d’homme de
guerre, de diplomate et de savant
philosophe l’y avait précédé. Il se trouva
ainsi rapidement en contact avec les plus
hautes personnalités de la cour impériale,
jusqu’à l’empereur Constantin IX
Monomaque lui-même. Ce dernier, séduit
par la forte personnalité de Grégoire - et
peut-être aussi par les accords secrets
conclus en vue du rattachement de
l’Arménie à l’empire - lui accorda la
dignité de Magistros, puis, plus tard, lui
ayant confié le gouvernement général des
provinces sud-orientales d’Arménie, il lui
conféra le titre de duc de Mésopotamie. La
longue carrière de Grégoire s’acheva en
1058   ; il fut inhumé au couvent de la
Vierge, près de Karin (Erzeroum). L’œuvre

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de Grégoire Magistros comprend quelques


poèmes, des traductions de Platon et
d’Euclide et surtout une volumineuse
correspondance (89 lettres environ) dans
laquelle il aborde les sujets les plus divers :
en ce qui nous concerne, une quinzaine de
lettres traitent de biologie, d’histoire
naturelle ou de médecine. Grégoire n’était
très probablement pas un médecin, au
sens où nous l’entendons d’ordinaire, mais
il montre dans ses lettres une grande
érudition en matière médicale, comme le
prouve sa polémique avec le physiologue
grec Kyriakos au sujet de la digestion qui,
à juste titre, est restée célèbre.
Si Grégoire Magistros est sans doute l’une
des plus hautes figures de la première
moitié du XIe siècle, Mexitar Herac’i peut,
quant à lui, être considéré comme le chef
de file de l’école médicale arménienne du
XIIe siècle. Né à Her (aujourd’hui Khoy, en
Iran) vers 1110-1118, il apprit très jeune le
grec, le persan et l’arabe et, selon toute
vraisemblance étudia la médecine en
Perse   ; pour des raisons inconnues, il se
fixa ensuite en Arménie-Cilicie, où il
s’établit dans la capitale (Sis) : il y pratiqua
son art et enseigna la médecine à l’hôpital

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et à l’université. Lorsqu’il mourut, en


1200, à Hṙomkla sur l’Euphrate, il s’était
acquis une brillante réputation en
médecine comme en chirurgie, et, dans ces
deux disciplines, était considéré comme un
maître éminent. Mexitar a laissé près
d’une dizaine d’ouvrages de sciences
naturelles et d’anatomie. Cependant,
malgré la qualité de ces textes, son œuvre
majeure reste «   La consolation des
fièvres   », écrite en 1184 et rédigée en
langue populaire, afin d’être à la portée
d’un large public. Mexitar explique lui-
même le titre de son traité en disant « qu’il
console le médecin en augmentant ses
connaissances, ainsi que le malade en le
guérissant, avec l’aide de Dieu ». Établi à
partir de textes grecs, arabes et persans,
l’ouvrage est complété par le fruit des
observations personnelles de l’auteur, qui
vont souvent à l’encontre des opinions
généralement admises à l’époque   : par
exemple, il déconseille l’usage
systématique de la saignée, invite le
médecin à poser un diagnostic précis avant
d’instituer un traitement, met en relief le
rôle du facteur moral dans l’évolution de la
maladie, etc. Mais surtout, son mérite

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principal est d’avoir attribué l’origine de


certaines des fièvres qu’il avait étudiées à
un agent extérieur à l’individu, qu’il
nomme une «   moisissure   », ce qui
constitue une remarquable approche des
phénomènes infectieux. Toutefois, de là à
considérer Mexitar comme « le père de la
bactériologie   », il y a un grand pas que,
pour notre part, nous n’estimons pas
pouvoir franchir, quels qu’aient été, par
ailleurs, les mérites de ce très éminent
médecin.
Quant à la période des XIIIe-XVe siècles, elle
est dominée par le médecin Krikoris - qui a
d’ailleurs été découvert récemment, grâce
à la publication, à Erévan en 1962, de son
manuscrit intitulé «   l’Observation de la
nature de l’homme et de ses maux ». Nous
ne possédons malheureusement que des
renseignements décousus sur la
biographie de Krikoris : même les lieux et
les dates de sa naissance et de sa mort
nous sont encore inconnus   ; on peut
cependant estimer avec quelque
vraisemblance qu’il serait né vers la fin du
XIIIe siècle. L’unique ouvrage que nous
connaissons actuellement de lui débute
par une série de « recettes » (330) contre

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diverses maladies. La seconde partie - la


plus importante - est consacrée à la
pathologie ; Krikoris y défend notamment
la théorie de l’unité, de la cohésion de
l’organisme   : l’atteinte par la maladie de
n’importe quel appareil (respiratoire,
digestif, nerveux) se répercute sur tous les
autres. Il estime aussi que l’organe qui
régit tout le corps est le cerveau, qu’il
considère comme «   le roi de l’organisme
humain   ». D’une manière générale,
Krikoris fait montre dans son ouvrage de
connaissances - avancées pour l’époque -
sur l’anatomie, la neurologie, la
pneumologie ainsi que sur l’approche de
ces lésions tumorales que nous appelons
aujourd’hui des cancers. Il est cependant
fort regrettable que ce grand médecin nous
soit si peu et si mal connu.
Le XVe siècle, enfin, est marqué par la
haute figure d’Amirdovlat Amasiac’i. Il
était né vers 1415 à Amasia (Haute
Arménie) et aurait fait des études
médicales en Perse, puis à Bagdad. Il a
ensuite beaucoup voyagé, parcourant
successivement la Macédoine, les îles de la
Mer Egée et la Perse, avant de revenir en
Macédoine et de s’installer, vers 1459, à

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Philippopolis où il resta une dizaine


d’années. Puis, vers 1471, il vint s’établir
définitivement à Constantinople   ; il y
devint très rapidement le médecin le plus
considéré de la ville. Sa réputation ne
tarda pas à lui ouvrir les portes du Palais
du Sultan, où il eut la bonne fortune de
mettre fin à la stérilité de l’une des épouses
préférées de Mehemmed II. D’autres
guérisons de malades illustres lui valurent
une glorieuse renommée, assortie de
l’attribution de titres prestigieux, tels que
«   chirurgien en chef   », «   médecin
consultant du Sultan » et « gardien chef de
la santé ». Après avoir soigné Mehemmed
II pendant dix ans, il devint, après la mort
de son patient (1481), le médecin attitré de
son successeur Bāyazīd II ; il conserva ce
poste pendant quinze ans, jusqu’à son
propre décès, survenu à Brousse en
décembre 1496. L’œuvre d’Amirdovlat est
immense   : parmi la dizaine d’ouvrages
qu’il a écrits, nous retiendrons ses trois
œuvres magistrales :

1. «   L’Utile à la médecine   », rédigé de


1466 à 1469, qui constitue un traité
très complet d’anatomie, d’hygiène,

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de sémiologie et de thérapeutique. Il
contient en outre l’étude de plus de
200 maladies, ainsi que les
prescriptions hygiéniques et
thérapeutiques s’y rapportant. Par la
suite, une version condensée de ce
livre fut réalisée   ; elle fut utilisée
comme «   vademecum   » par les
médecins arméniens jusqu’au XVIIIe
siècle.
2. «   L’Inutile aux ignorants   », ainsi
intitulé parce que «   un ignorant ne
pourra pas s’en servir   ». C’est une
énorme pharmacopée, commencée en
1478 et achevée en 1482, qui étudie
3   754 médicaments   ; pour que
l’ouvrage puisse être compris de tous
les lecteurs éclairés, chacun des
produits est décrit en cinq, parfois en
sept langues   : arménien, grec, latin,
arabe, persan, turc et franc. Notons au
passage qu’Amirdovlat préconisait
l’emploi de plantes pour faire
bénéficier les malades d’anesthésies
locales, voire générales.
3. « La Pharmacopée », rédigée de 1480
à 1481 à partir de textes arabes et
augmentée de 1   300 articles

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nouveaux, ce qui, au total, représente


3   700 monographies. On y trouve
également une sorte de dictionnaire,
présenté sous forme de tableaux,
écrits là encore en cinq langues   :
arménien, grec, persan, arabe et
franc   ; toutes les propriétés des
médicaments, leurs méthodes de
préparation et leur action sur
l’organisme y sont soigneusement
décrites.

Amirdovlat peut, à juste titre, être


considéré comme un homme exceptionnel,
dont l’œuvre constitue une sorte de trait
d’union entre l’École gréco-romaine et
l’École arménienne, en passant par l’École
irano-arabe.
***
Amirdovlat n’était pas seulement un grand
médecin, c’était aussi un homme de
devoir. Dans la préface de son livre « Utile
à la médecine », il donne à ses lecteurs les
grands principes de la déontologie
médicale   : les médecins doivent être
désintéressés, dévoués et doux envers les
malades ; ils doivent aussi se perfectionner
en lisant les œuvres des maîtres, être

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attentifs dans leurs diagnostics comme


dans leurs pronostics, bien comprendre la
pathologie et la pharmacologie et enfin
respecter scrupuleusement le secret
professionnel.
Mais, pour être bon médecin, il faut
d’abord bien connaître l’anatomie. Or, en
ce domaine, les médecins arméniens de
l’époque bénéficiaient par rapport à leurs
confrères occidentaux de la même période
d’un sérieux avantage. En effet, la pratique
des autopsies avait été longtemps
empêchée par le respect dû aux morts   ;
mais cette notion ne s’imposait plus dès
lors qu’il s’agissait d’individus condamnés
à mort et exécutés ; la dissection de leurs
cadavres fut donc autorisée en Arménie
dès le XIIIe siècle, alors qu’en Europe il
fallut attendre le XVIe siècle pour que de
telles expériences fussent tolérées.
10 L’enseignement médical théorique et
pratique (dont celui de l’anatomie) était
dispensé, en règle générale, dans des
centres spécialisés telles les Écoles de
Sanahin (où enseigna Grégoire Magistros)
et de Sébastè ou encore l’Université de
Tat’ew, où il fallait présenter une sorte de
thèse pour recevoir le titre de « Vardapet »

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(docteur en théologie). Quant à


l’enseignement de la sémiologie et de la
thérapeutique, il était donné le plus
souvent à l’hôpital voisin.
11 La thérapeutique, comme la pharmacopée,
étaient particulièrement riches ; ainsi, elles
n’hésitaient pas à faire appel à
l’organothérapie, par utilisation de
certaines parties des animaux (glandes,
foie, reins, etc.) ; toutefois la thérapeutique
la plus couramment appliquée restait celle
à base de plantes (dont l’Arménie était
abondamment pourvue) comme, par
exemple, l’aconit, l’ivraie, la rhubarbe, la
coriandre, etc. ; elles étaient utilisées sous
forme de tisanes, de décoctions, de sirops
ou de cataplasmes ; on employait aussi des
minéraux, seuls ou en association, tels que
l’antimoine, l’argent, le bitume, le fer,
l’argile, etc., présentés le plus souvent sous
forme de pommades ; enfin, le cas échéant,
et les sources étant nombreuses en
Arménie, on recourait volontiers aux cures
thermales.
12 En ce qui concerne les hôpitaux
arméniens, il semble que le premier
d’entre eux ait été une léproserie, fondée
près de Derčan entre 260 et 270, pour 35

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malades. Puis, au IVe siècle, le katholikos


Nersēs le Grand (353-373 ?) posa les bases
de la «   bienfaisance charitable   » en
ordonnant de construire dans chaque
district des léproseries et des asiles, pris en
charge par les fermes et les villages
voisins. Enfin au VIIe siècle, le concile de
645 fit obligation aux évêques de visiter
régulièrement les hôpitaux et, par ailleurs,
interdit de lever des impôts sur les
personnes hébergées dans les asiles. Parmi
les hôpitaux célèbres, citons ceux de
Sébastè et de Césarée (IVe siècle), d’Ani (Xe
siècle), de Sanahin (XIe siècle) et surtout
celui de Sis, en Cilicie, construit en 1241
par la reine Zabel. En règle générale, ces
établissements étaient situés hors des
villes, sur une colline ou au bord d’une
rivière, ou parfois à proximité d’une source
thermale   ; quant aux léproseries, elles
étaient complètement isolées, par crainte
de la contagion.
13 On peut enfin dire que la «   législation
sociale » arménienne fut instaurée au XIIe
siècle par Mexitar Goš (1130-1213), auteur
du premier code de législation, où l’on
peut relever d’intéressantes dispositions à
caractère médicosocial, telles que celles

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relatives à l’interdiction du mariage


prononcée à l’encontre des lépreux, des
paraplégiques et des femmes aveugles ou
muettes, ainsi que la possibilité de
divorcer en cas de stérilité de l’un ou
l’autre des époux. D’autre part, des peines
sévères étaient prévues à l’égard de ceux
qui viendraient à maltraiter les
hospitalisés ; il était aussi interdit de faire
payer des impôts aux hôpitaux et aux
asiles. De leur côté, les médecins avaient
l’obligation de se déplacer, sous peine de
sanctions, pour répondre à l’appel des
malades. En outre, si un patient venait à
mourir par suite de l’ignorance, de la
nonchalance ou de l’incompétence de son
médecin, ce dernier encourait la peine
capitale. Toutefois, si la faute avait été
involontaire, le médecin était puni d’une
amende ou de prison « afin que cela soit
une leçon de prudence pour les autres ».
14 La plupart des dispositions arrêtées par
Mexitar Goš furent reprises au siècle
suivant par Smbat le Connétable, qui les
transcrivit en langue populaire. Ajoutons
qu’une partie de ces mesures furent, par la
suite, intégrées à la législation russe et
restèrent en vigueur jusqu’à la fin du XIXe

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siècle.
***
15 En conclusion, nous pouvons dire que les
médecins et la médecine arménienne du
XIe au XVe siècle ont, pour leur part,
largement contribué à assurer la
transmission et la continuité du savoir
antique. En outre - et surtout - ils l’ont
enrichi et perfectionné grâce à leur esprit
critique, leur expérience et leurs
enseignements, aussi bien dans le domaine
purement médical que dans celui des
œuvres hospitalières et de la législation
sanitaire et sociale.
16 En définitive, c’est sans nul doute par le
labeur patient et éclairé de ceux qui, en
Orient, s’étaient consacrés à l’art de guérir
et l’avaient enrichi de nombreux apports
originaux que la médecine occidentale a pu
connaître ce rajeunissement, ce réveil que
l’on appelle, à juste titre, la Renaissance.

Bibliografía

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Rome, septembre 1930, Pise 1931.

Autor

Paul Bellier
© Éditions de la Sorbonne, 1996

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Referencia electrónica del capítulo


BELLIER, Paul. Médecine et médecins arméniens
entre le XIe et le XVe siècle In: L’Arménie et
Byzance: Histoire et culture [en línea]. Paris:

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Éditions de la Sorbonne, 1996 (generado el 03


janvier 2021). Disponible en Internet:
<http://books.openedition.org/psorbonne/1786>.
ISBN: 9782859448240. DOI: https://doi.org
/10.4000/books.psorbonne.1786.

Referencia electrónica del libro


. L’Arménie et Byzance: Histoire et culture. Nueva
edición [en línea]. Paris: Éditions de la Sorbonne,
1996 (generado el 03 janvier 2021). Disponible en
Internet: <http://books.openedition.org
/psorbonne/1773>. ISBN: 9782859448240. DOI:
https://doi.org/10.4000/books.psorbonne.1773.
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