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Tixier Bastien

Vidal Vincent

Année 2009-2010

TP1 Ecoulement autour d’un cylindre

L’objectif de ce TP est d’étudier l’écoulement de l’air autour d’un cylindre. On étudiera l’influence de trois géométries de maillages différents pour deux nombres de Reynolds différents : Re = 40 d’une part (cas stationnaire) et Re = 200 d’autre part (cas instationnaire).

I. Etude du problème

L’étude s’effectue en deux dimensions. Un cylindre circulaire de diamètre D = 1m est placé à l’intérieur d’une cavité en forme de demi-cercle de rayon 25m. Trois maillages de plus en plus évolués seront utilisés :

Maillage grossier

Maillage moyen

Maillage raffiné

Maillage grossier Maillage moyen Maillage raffiné Ce maillage comprend 16172 polygones de plus en Malgré ses
Maillage grossier Maillage moyen Maillage raffiné Ce maillage comprend 16172 polygones de plus en Malgré ses
Maillage grossier Maillage moyen Maillage raffiné Ce maillage comprend 16172 polygones de plus en Malgré ses
Maillage grossier Maillage moyen Maillage raffiné Ce maillage comprend 16172 polygones de plus en Malgré ses
Maillage grossier Maillage moyen Maillage raffiné Ce maillage comprend 16172 polygones de plus en Malgré ses
Maillage grossier Maillage moyen Maillage raffiné Ce maillage comprend 16172 polygones de plus en Malgré ses

Ce maillage comprend 16172 polygones de plus en

Malgré ses 15236 polygones, ce maillage sera plus précis que le maillage grossier car la densité de triangles à proximité du cylindre est plus importante.

Le maillage compte 25862 polygones. Il reprend le maillage moyen avec davantage de mailles dans la zone de sillage.

plus

petits autour du

cylindre.

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II. Etude du problème

a. Simulation d’un écoulement pour Re = 40

du problème a. Simulation d’un écoulement pour Re = 40 Figure 1 : Lignes d'émission (stream
du problème a. Simulation d’un écoulement pour Re = 40 Figure 1 : Lignes d'émission (stream

Figure 1 : Lignes d'émission (stream function) et visualisation du décollement de la couche limite pour Re = 40

On se place dans le cas adimensionné. Le nombre de Reynolds est alors contrôlé par l’unique paramètre ‘Velocity Inlet’ à l’entrée de la cavité Ux = 40 m.s -1 . Pour chaque maillage, on s’intéresse à l’évolution de la longueur de recirculation que l’on comparera avec la figure 2.

de recirculation que l’on comparera avec la figure 2. Figure 2 : Variation avec le nombre

Figure 2 : Variation avec le nombre de Reynolds de la longueur relative du sillage tourbillonnaire

Pour calculer la longueur de recirculation, on trace l’évolution de la composante horizontale de la vitesse sur l’axe des abscisses. Du fait de la recirculation, cette vitesse est négative juste derrière le cylindre et repasse positive quelques centimètres plus loin. La longueur de recirculation correspond donc à l’abscisse du point dont la vitesse est nulle.

Tixier Bastien

Vidal Vincent

Année 2009-2010

Tixier Bastien Vidal Vincent Année 2009-2010 Figure 3 : Evolution de la vitesse horizontale Vx à

Figure 3 : Evolution de la vitesse horizontale Vx à l'arrière du cylindre

Pour les trois maillages, on obtient une longueur de recirculation très proche :

Type de maillage

Grossier

Moyen

Raffiné

Longueur de recirculation

2.68 cm

2.60 cm

2.75 cm

D’après la figure 2, la longueur de recirculation derrière un cylindre pour un nombre de Reynolds Re = 40 est d’environ L = 2.50 cm. On remarque tout d’abord que les différentes longueurs de recirculation trouvées en fonction du maillage n’ont pas d’ordre logique : la longueur qui se rapproche le plus de 2.50 cm est obtenue avec le maillage moyen. Cela étant, quelque soit le maillage utilisée, la longueur de recirculation trouvée est proche de la valeur théorique à 10% près.

b. Simulation d’un écoulement pour Re = 200

10% près. b. Simulation d’un écoulement pour Re = 200 Figure 4 : Lignes d'émission (stream

Figure 4 : Lignes d'émission (stream function) et visualisation du décollement de la couche limite pour Re = 200

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On se place maintenant dans le cas instationnaire pour Re = 200. On cherche à évaluer le nombre de Strouhal de l’écoulement en fonction du maillage choisi. Pour cela on s’intéresse à la période des oscillations de la force de trainée. En effet, on a :

des oscillations de la force de trainée. En effet, on a : Or on a D

Or on a D = 1 et Ux = 200, il nous reste donc à calculer Tl qui est la fréquence des oscillations de la force de trainée. A l’aide de l’outil « plot x/y » de Fluent, on écrit les valeurs dans un fichier que l’on importe sous Excel, on obtient les résultats suivants :

5 Tl
5 Tl

Figure 5 : Evolution de la trainée et de la portance avec le maillage grossier

5 Tl
5 Tl

Figure 6 : Evolution de la trainée et de la portance avec le maillage moyen

15Tl
15Tl

Figure 7 : Evolution de la trainée et de la portance avec le maillage raffiné

Pour chaque maillage, on prend plusieurs périodes afin de minimiser l’erreur lors du calcul. On trouve en se reportant sur la feuille de valeurs d’Excel les résultats suivants:

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Type de maillage

Grossier

Moyen

Raffiné

Période de la portance (sec)

Tl = 0.026

Tl = 0.02533

Tl = 0.02507

Nombre de Strouhal St

St = 0.192

St = 0.197

St = 0.199

1/St = 5.20 1/St = 5.07 1/St = 5.01

1/St = 5.20

1/St = 5.07

1/St = 5.01

On observe que plus la finesse du maillage derrière le cylindre augmente, plus le nombre de Strouhal semble converger vers 0.2. Si l’on compare nos résultats à la figure 8, on constate qu’ils sont du bon ordre de grandeur car à la lecture de l’échelle logarithmique il est difficile de positionner Re = 200.

logarithmique il est difficile de positionner Re = 200. Figure 8 : Variation de C x

Figure 8 : Variation de C x et de 1/St avec le Reynolds Re pour un cylindre d'allongement infini

Intéressons-nous maintenant à l’étude de différents contours dans le cas du maillage raffiné (les contours obtenus avec les autres maillages sont similaires mais moins précis). Le champ de vorticité Figure 9 nous permet de visualiser la formation des tourbillons à l’arrière du cylindre puis leur translation emportés par l’écoulement. On observe ainsi que les tourbillons apparaissent alternativement en haut et en bas du cylindre.

les tourbillons apparaissent alternativement en haut et en bas du cylindre. Figure 9 : Champ de

Figure 9 : Champ de vorticité, Re = 200

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Les champs de vitesse horizontal et vertical permettent de mettre en évidence le caractère alterné du sens de rotation des tourbillons. En effet sur la Figure 10, les tourbillons qui se suivent ont des vitesses de signe opposé. On peut également faire cette même observation sur la Figure 11, mais comme la vitesse horizontale est positive à partir de la longueur de recirculation, ce résultat est moins évident.

longueur de recirculation, ce résultat est moins évident. Figure 10 : Champ de vitesse vertical (U

Figure 10 : Champ de vitesse vertical (U y ), Re = 200

Figure 10 : Champ de vitesse vertical (U y ), Re = 200 Figure 11 :

Figure 11 : Champ de vitesse horizontal (U x ), Re = 200

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Nous avons donc vu au cours de ce TP l’influence que pouvait avoir le maillage sous Gambit. En effet, pour une même modélisation d’écoulement sous Fluent (Re constant), la précision des résultats varie selon le choix de ce dernier. Dans un second temps, nous avons pu observer deux types d’écoulements : laminaire (Re = 40) et turbulent (Re = 200). La simulation sous Fluent nous a permis de trouver la longueur de recirculation dans le cas laminaire, et, dans le cas turbulent le nombre de Strouhal ainsi que des informations concernant le détachement et la formation de l’allée tourbillonnaire de Bénard-von Kàrmàn.

de l’allée tourbillonnaire de Bénard-von Kàrmàn. Figure 12 : Champs de vitesse vertical (U y ),

Figure 12 : Champs de vitesse vertical (U y ), Re = 40