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Technologie Des Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques L2 MDA

- Identifier les composants d’un circuit de transport de liquide.


- Donner les constitutions et les caractéristiques d’une pompe centrifuge.
- Dimensionner une pompe centrifuge pour une application donnée.
Objectifs - Connaître les étapes et les instructions de mise en service d’une pompe
centrifuge.
- Préciser la maintenance à prévoir sur ce type de matériel.

z
I- Description générale :
z3Max
3 z3
2
Citerne

H refo
Vanne de réglage
Fig 1

2 z2

H aspi
1 Pompe Clapet de retenu
Crépine + Clapet de pied z1
Puits

- Un circuit de transport de liquide se compose essentiellement :


• D’un réservoir source de liquide (puits).
• D’une pompe.
• D’un réservoir de stockage (citerne).
• D’une tuyauterie qui relie les différents constituants.
- Un circuit de transport de liquide peut comprendre aussi :
• Une vanne de réglage de débit placé sur la conduite de refoulement.
• Une crépine + un clapet de pied placés à l’extrémité basse da la conduite
d’aspiration.
• Un clapet de retenu placé à la sortie de la pompe pour empêcher le retour du liquide.

II- Les pompes (Centrifuges) :


II.1. Mise en situation :
∆ppompe : Pression différentielle

104
Pompes hydrodynamiques
Pompes volumétriques (ou non volumétriques)
qv : Débit volumique [m3 / h]

10

Fig 2
1 10 105

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II.2. Constitution :
- Une pompe centrifuge est constituée de :
➢ Une roue à aubes tournante autour de son axe, appelée impulseur.
➢ Un distributeur dans l'axe de la roue.
➢ Un collecteur de section croissante, en forme de spirale appelée volute.

Fig 3 Fig 4

II.3. Principe de fonctionnement :


- Le liquide arrive dans l'axe de l'appareil par le distributeur et la force centrifuge le projette
vers l'extérieur de la turbine. Il acquiert une grande énergie cinétique qui se transforme en
énergie de pression dans le collecteur où la section est croissante.

II.4. Caractéristique :
- Une caractéristique dépend uniquement de la construction de la pompe. Elle est donnée en
fonction du débit (souvent en [m3/h])
II.4.1. La hauteur manométrique totale Hmt :
- La hauteur manométrique permette de choisir la pompe pour une courbe de réseau imposée.
a. La hauteur géométrique : (HG)
- La hauteur géométrique HG est la somme verticale de la hauteur de refoulement et la hauteur
d’aspiration.
HG = H refoulement + H aspiration

b. La pression utile : (pu)


- Elle dépend du type d’utilisation au point de puisage. pu
Hu =
On défini alors la hauteur utile Hu exprimée en [mCE] avec : g
pu : pression utile exprimée en [Pa].

c. La pression de charge : (pc)


- Lorsqu’une réserve de fluide fournit une pression de
charge, elle correspond tout simplement à la hauteur du
niveau de ce fluide dans le réservoir source et le point
d’aspiration.
Hc = 6 m

pc
Hc = pc = 0.6 bar
g
Fig 5

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d. Expression de la hauteur manométrique totale Hmt :


- La pompe doit vaincre dans le circuit :
• La variation de hauteur HG = z 3 – z1.
• La pression utile pu au point de puisage.
• Les pertes de charge dans la tuyauterie ΔH.
- Les deux premiers facteurs sont généralement constants.
- On définit la Hauteur manométrique totale Hmt par :
Pompe en aspiration ou pompe immergée Pompe en charge

pu

HG

HC
HG

Pompe en aspiration pC

Pompe immergée
Fig 6 Fig 7

H mt = HG + Hu + H H mt = HG + Hu + H − HC
Hmt : en mCE (mètres colonne d’eau)

➔ ➔ ∆ppompe : la pression différentielle de la pompe.


ppompe
Remarque : Hmt = Hpompe = En pratique, pour mesurer HMT, il suffit de fermer une vanne sur la
 g canalisation de refoulement et de mesurer la pression entre l’entrée et la
sortie de la pompe.

II.4.2. La puissance consommée par le moteur [kW] :


- La puissance consommée pour un débit donné permet de connaître le coût de
fonctionnement de la pompe.
Phyd
Pm = Cm  wm = Tel que Phyd = E  qv =   g  Hmt  qv
p
Avec E =  . g. Hmt : énergie fournie au fluide par unité de volume.

II.4.3. Le rendement :
P   g  H mt  qv
 p = hyd D’où p =
Pm Pm

II.4.4. Le N.P.S.H. : Net Positive Succion Head ; (hauteur de charge nette d’aspiration) :
- Le N.P.S.H.est une notion qui permet de contrôler par le calcul, la pression à l’entrée d’une
pompe et de vérifier qu’elle est suffisante en tenant compte de la chute de pression
complémentaire entre la bride d’aspiration et la pompe.

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a. Hauteur maximale d’aspiration : ha max


- Appliquons le théorème de Bernoulli entre (1) et (2) (voir Fig. 1) pour déterminer la hauteur
maximale d’aspiration : z2 − z1 = ha
v1 ² p v ² p v1 = 0
z1 + + 1 = z2 + 2 + 2 + H1, 2 Avec :
2 g  .g 2 g  .g p1 = patm
patm  p2 v2  H1, 2 = H asp
2
 ha = −  + + H asp 
 .g   .g 2 g 
 p v
2
 patm
- La hauteur d’aspiration est maximale lorsque  2 + 2 + H asp  → 0  ha max =
  .g 2 g   .g
➔ Exemple : Pour l’eau on a :
ρ = 1000 kg/m3 et on a g = 9.81 m/s² et patm = 1.013 bar = 1.013 x 105 Pa
 ha max  10.33 m

- Donc l'aspiration de l'eau par une pompe ne sera possible à 20°C qu'à une profondeur
maximale de 10.33 m. Il s'agit d'une limite physique qui ne dépend absolument pas de la
qualité de la pompe.
Remarque : La pression atmosphérique diminue de 1.16 mm (ou 0.016 m) par mètre
d’élévation.
➔ Exemple : Si une installation se trouve à 1500 m d’altitude, le calcul de la hauteur
d’aspiration ne se fera pas sur une base de 10.33 m, mais sur :
10.33 – (1500 x 0.0016) = 8.59 m de pression atmosphérique
- Pratiquement, lorsque la pression d’aspiration se rapproche de la pression du vide
absolu ( p2   g → 0) , il se produit un phénomène appelé CAVITATION.

b. Phénomène de cavitation :
- Le phénomène de cavitation correspond à une vaporisation du liquide qui se traduit par
l'apparition de bulles de gaz au sein du liquide ou contre les parois. La cavitation apparaîtra
donc dans les zones où la pression est minimale. Ces zones se situent à l'entrée de la roue au
voisinage du bord d'attaque des aubes.
➔ Effets : - Une baisse des performances de la pompe.
- Une érosion des pièces métalliques.
- Fortes vibrations très préjudiciables à la longévité de la pompe.

c. Condition de non cavitation :


- La cavitation est caractérisée par le N.P.S.H. On distingue :
pour un débit, une vitesse de rotation et une pompe données ➔ il est spécifié par
N.P.S.HRequis le constructeur.
qui, pour le même débit, résulte de l'installation ➔ il est obtenu en calculant la
N.P.S.HDisponible pression à l'entrée de la pompe.

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- La condition de non-cavitation entraîne : H [m] : élévation (signe +) ou charge (signe –) depuis le niveau
du liquide dans le réservoir d’alimentation jusqu’à
N.P.S.HDisponible > N.P.S.HRequis . l’orifice d’aspiration de la pompe,
pr [Pa] : pression effective régnant à la surface libre du réservoir
Avec : d’alimentation ouvert ou fermé, dans lequel la pompe
aspire, (pr + patm = pression absolu).
pV [Pa] : pression de vapeur saturante du liquide pompé mesurée
par rapport au vide absolu.
ΔΗasp [m] : pertes de charge à l’aspiration entre le niveau libre
pr + patm p dans le bassin ou le réservoir d’alimentation et la bride
N .P.S .H disp =  H + − v − H asp d’entrée de la pompe,
 .g  .g
d. Elévation maximale de la pompe : Hmax
Auteur maximale d’ aspiration ha
NPSH

NPSH T [°C]
de la pompe 100
Pertes de
ΔH

charge
Tension
Hs HV

de vapeur
Marge de Courbe d’ébullition de
sécurité
l’eau
20
H max

pv [bar]
max

0.02 Fig 9 1
Détermination de pv

HV = pV /ρ.g
Marge de sécurité Hs = 1mCE ≈ 0.1 bar au moins.
Fig 8
II.4.5. Courbes caractéristiques d’une pompe centrifuge :
- Les caractéristiques d’une pompe centrifuge sont présentées pour une vitesse de rotation
constante et en fonction du débit Q en [m3/h ou l/s] et qui sont :
Exemple : Pompe centrifuge de type VLX2-32 dont la vitesse de rotation de l’arbre moteur est : N = 2850 tr/min.

Fig 10 Hauteur manométrique Hmt en [m]

Fig 11 Rendement η en [%]

Fig 12 Puissance absorbée en [kw]

Fig 13 NPSH requis [m]

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II.5. Point de fonctionnement d’une pompe centrifuge :


II.5.1. Equation caractéristique du circuit :
- Pour un circuit donné, la hauteur manométrique est :
H mt = H G + H u + H ΔH : la somme des pertes de charge régulières et
Avec :
singulières dans le circuit (Aspiration et refoulement) :

 L v ²  L v ²  .D ²
H =  a a + k a . a +  r r + k r . r Or : Q = va .S a = vr .S r et S =
 Da  2 g  Dr  2g 4
 
Donc : H = 8   a La + k a . 1 +   r Lr + k r . 1 .Q ²
 ².g  Da  D 4  D  D 4
 a  r  r 
8  La  1  L  1 
On pose : A=  a + ka . 4 +  r r + kr . 4 
 ².g  Da  Da  Dr  Dr 

- Donc H mt = H G + Hu + A.Q ² avec A est une constante pour un circuit donné (caractéristique d’un
circuit).
- Le point de fonctionnement est l’intersection de la courbe caractéristique du circuit
H mt = H G + Hu + A.Q ² avec la courbe caractéristique de la pompe H m = f (Q ) .

II.5.2. Traçage des courbes caractéristiques :

Hmt Point de fonctionnement

Courbe caractéristique
du circuit
H*mt
ΔH

Courbe caractéristique
de la pompe
HG+ Hu

Fig 14

Q* Q

II.5.3. Interprétation :
- Si le débit souhaité est inférieur à celui qui est
- Si le débit souhaité est supérieur à celui qui est
déterminé, on peut choisir un diamètre de conduite
déterminé, on doit choisir un diamètre de conduite
plus petit ou une pompe moins puissante ou bien on
plus grand pour diminuer les pertes de charge ou une
utilise une vanne de réglage de débit (augmenter les
pompe plus puissante.
pertes de charge dans le circuit).
η Fig 15
η Fig 16

ηmax ηmax

Q Q
Débit souhaité Q* Q* Débit souhaité

- Le point de fonctionnement doit ètre au voisinage et à droite du débit souhaité. Dans ce cas
on peut améliorer le rendement en agissant sur la vanne de réglage du débit.

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II.5.4. Cas particuliers :


- Lorsque la courbe caractéristique présente des parties à pente positive, il peut y avoir deux
ou trois ou une infinité de points
Hmt
de fonctionnement possibles Hmt Hmt
Hmt Circuit (Q)
comme l’indiquent les (Fig 17 a, b Hmt Circuit (Q) Hmt Circuit ()
et c). Dans le cas de cette dernière B
A
figure, tous les points de B B
Hmt Pompe (Q)
l’intervalle AB sont en effet des A C A
Hmt Pompe (Q) Hmt Pompe (Q)
points de fonctionnement
possibles. Q Q Q
(a) (b) (c)
Fig 17
II.6. Couplage des pompes :
- Pour parvenir à obtenir certaines conditions de fonctionnement impossibles à réaliser avec
une seule pompe, les utilisateurs associent parfois deux pompes dans des montages en série
ou en parallèle.
- On considère deux pompes P1 et P2 ayant des caractéristiques identiques.
II.6.1. Couplage en série : II.6.2. Couplage en parallèle :
QV1
1P
QV QV QV QV = QV1 + QV2
1P 2P
QV2
Fig 18 2P Fig 19

Caractéristique de tracage des courbes


Hmt série = Hmt1 + Hmt2 Hmt1 = Hmt2 = Hmt parallèle
QV = QV1 = QV2 QV = QV1 + QV2
- Il convient bien pour un réseau présentant des - Le couplage en parallèle permet d'augmenter le
pertes de charge importantes. débit dans le réseau : il convient lorsque le besoin
de débit plus important s’avère nécessaire.
Influence de la résistance du réseau sur l’association des pompes
Réseau résistant Réseau résistant
Hmt Hmt
Pompes en
séries
Hmt Psérie Pompes en //
Hmt P//
Hmt P1
(a) Hmt P1 (a)
Pompe P1
Réseau Pompe P1 Réseau
QV QV
QV P1 QV Psérie QV P1 QV P //

Fig 20 Fig 21
Réseau non résistant Réseau non résistant
Hmt Hmt
Pompes en séries
Pompes en //

HmtP// Hmt P//


(b) (b)
HmtP1 Hmt P1
Pompe P1 Pompe P1
Réseau Réseau
QV QV
QV P1 QV Psérie QV P1 QV P //

- Dans ce cas de figure, on constate que pour un - On constate parfois que, lorsque le réseau est très
réseau non résistant, le fait d’utiliser deux pompes en résistant, le fait de faire fonctionner une deuxième
série, peut ne pas apporter grand-chose en hauteur. pompe n’apportera pas grand-chose en débit.

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II.7. Réglage du débit :


- Trois moyens sont possibles :
➔ Variation de la vitesse de rotation de la pompe par un dispositif électronique.
Vanne de réglage

➔ Vanne de réglage située sur la canalisation de


refoulement de la pompe. P
aspiration refoulement Fig 22

refoulement
➔ Réglage en « canard » avec renvoi à l'aspiration
d'une partie du débit.
aspiration P Fig 23

II.8. Exemple de réalisation de pompe hydrodynamique :


II.8.1. Pompes centrifuges horizontales et verticale :
a. Horizontale : b. Verticale :

Fig 24
Fig 25

II.8.2. Pompes centrifuge multicellulaire :

Fig 26

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II.9. Constitution d’une pompe hydrodynamique : (centrifuge)


- Une pompe centrifuge est constituée de trois parties principales.

Zone de pompage Zone d’étanchéité Zone de guidage

Fig 27
II.9.1. Zone de pompage :

Fig 28

Pour liquide chargé, exempts de suspensions à fibres longues


(a) Roue à canaux
susceptibles de former des tresses.
Roue fermée à plusieurs Pour liquides clairs ou légèrement chargés, par exemple jus
(b) aubes sucrés, eaux résiduaires clarifiées ou dégrillées.
Roue semi-ouverte à Pour les mêmes liquides que précédemment mais également pour
(c) plusieurs aubes des liquides contenant des gaz en dissolution.
Roue à passage libre Pour liquides à forte teneur en air ou en gaz ou tous autres
(d) (tourbillon ou vortex) éléments susceptibles de former des tresses. (impuretés)
II.9.2. Zone d’étanchéité :
- L’étanchéité est assurée par :
Fig 29
a. Les Presse-étoupe ou garnitures tresses :
- Les tresses frottent sur une large surface cylindrique autour de l’arbre à
étancher.
Presse-étoupe simple Tresses
➔ Tresses.
- Montées directement sur l’arbre à étancher.
➔ Arbre.
- Doit être le plus dur possible (nitruration, chromage…).
➔ Fuite.
- Pour lubrification et refroidissement. Environ 0,6 l/h.
➔ Découpage et montage.
Fig 30

Fig 31 Fig 32

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Lanterne
Presse-étoupe avec Lanterne
➔ Lanterne.
- Injection d’un liquide de barrage (pour produits corrosifs,
chargés ou dangereux).
- Injection d’un lubrifiant si nécessaire.
- Injection d’un fluide pour éviter les rentrées d’air.
➔ Pression d’injection.
Fig 33
- Supérieure de 0,5 à 1 bar à la pression dans le presse-étoupe
b. Les Garnitures mécaniques :

Garniture mécanique simple


(MONTAGE EN CUL-DE-SAC)

- Le film lubrifiant est assuré par le produit à étancher.


Grain tournant
➔ Propriétés du fluide à étancher.
- Faible tension de vapeur.
- Non dangereux. Grain fixe
- Ne cristallisant pas à l’atmosphère.
➔ Matériaux des faces de frottement. Fig 35
- Inox / Carbone Fig 34
- Carbure de silicium / carbure de silicium

Garniture mécanique double


(TANDEM) (DOS-A-DOS)

Garniture Garniture
Garniture Garniture
primaire secondaire
primaire secondaire

Fig 36 Fig 37

- Deux garnitures mécaniques simples sont montées - Deux garnitures mécaniques simples sont montées
l’une derrière l’autre. dos à dos.
Avantages : Avantages :
- En cas de défaillance de la garniture primaire, la - Garantit une fuite zéro du produit à étancher vers
garniture secondaire la supplée, le temps d’intervenir l’atmosphère.
sur le procès (sécurité). - Encombrement réduit en longueur.
- Limite la pollution atmosphérique. - Lubrification toujours réalisée.
- Pas de pollution du fluide à étancher par le fluide de Inconvénients :
barrage. - Pollution du fluide pompé par le fluide de barrage.
Propriétés du fluide à étancher : Propriétés du fluide à étancher :
- Contenant des particules abrasives – Très chargé. - Dangereux au contact de l’atmosphère (corrosif,
- Nécessitant la récupération des fuites. toxique, explosif, nucléaire).
- Ne tolérant pas de mélange avec un fluide extérieur. - Tension de vapeur élevée.
- Très fortement chargé.
- Peu lubrifiant.

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III. Mise en Service et Maintenance des Pompes Centrifuges


- Si nous avons déterminé notre pompe avec soin, puis que nous l’installons et la mettons en
service dans les règles de l’art, alors nous serons certains qu’elle fonctionnera dans les
meilleurs conditions.

III.1. Raccordements électriques :


- C’est obligatoirement un technicien qualifié qui doit les réaliser.

III.2. Est-elle prête à démarrer :


- Avant toute mise sous tension, toujours s’assurer que le transport ou
la manutention de la pompe n’ont pas modifié le calage de
l’hydraulique.

- Il suffit pour cela de démonter le protège-


accouplement et de faire tourner l’arbre à la
main au niveau de l’accouplement.
L’opération doit être facile, sans bruit ni
frottement sensible.
Fig 39
Fig 38

III.3. Mise en route de la pompe :


- Il faut éviter que la pompe ne refoule sur un circuit peu résistant car la
vitesse sera trop importante.
➔ Conséquences : Risque de
- Cavitation. Fig 40
- Vibration.
- Désamorçage rapide.
➔ Solution :
- Laisser presque fermée la vanne située au refoulement de la pompe
jusqu’a ce que la tuyauterie soit pleine d’eau. On peut ensuite ouvrir
normalement la vanne.

III.4. Refroidissement des moteurs ventilé :


- Pour que la ventilation se fasse dans de bonnes conditions, un
espace minimal est nécessaire autour du moteur.
- La température ambiante autour du moteur ne doit pas être
trop élevée. D’une façon générale, si elle risque de dépasser
40°C, il faut le signaler au fabricant qui conseillera peut-être
un déclassement (c’est-à-dire d’installer un moteur de taille Fig 41
supérieure).
De quelque dizaine de centimètre
à plus d’un mètre

III.5. Que se passe t-il lorsque une pompe tourne à l’envers :


- Le flux va toujours dans le même sens ! Mais le débit et la pression chutent d’environ 50%.
- La garniture mécanique des grosses pompes ne supporte qu’un seul sens de rotation, mais
c’est surtout le moment de démarrage qui risque de la détériorer.
- Les petites pompes peuvent tourner sans risque dans un sens ou dans l’autre.

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III.6. Contrôle du sens de rotation d’une pompe :


III.6.1. Le moteur et son ventilateur sont visible - circuit ouvert ou fermé :
- Il suffit de démarrer le moteur et de regarder. Une flèche sur le capot du ventilateur nous
donne le bon sens de rotation. Si non chercher dans les documentations techniques.
III.6.2. Le moteur et son ventilateur ne sont pas visible - circuit fermé :
- Une mesure de l’écart de pression amont-aval dans un sens, puis dans l’autre, nous
informera : l’écart le plus important indiquera le bon sens.

pasp pref
Fig 42

III.6.3. Le moteur et son ventilateur ne sont pas visible - circuit ouvert :


➔ Pompe immergée ou pompe de surface inaccessible.
- Lorsque l’installation dispose d’un manomètre au refoulement, il suffit d’y lire la pression,
dans les deux sens de rotation. C’est bien sur la pression la plus élevée qui gagne.
- lorsque l’installation ne dispose pas de manomètre, l’observation de débit à la sortie d’une
vanne ou d’un robinet nous renseignera de façon évidente.

III.6.4. Cas particulier : la pompe d’assainissement à roue Vortex


- Ici, c’est le contraire de la logique : le bon sens de rotation est celui qui donne
le moins de débit et de pression. Justification :
- Plus de débit et plus de pression signifient une consommation électrique
accrue que ne supportera pas le moteur.
- Et surtout, dans le mauvais sens, les impuretés ont tendance à remonter vers
la roue ce qui est le contraire de l’effet recherché avec ce type de pompe.
Fig 43

III.7. Positions de montage :


- On peut monter l’électropompe dans n’importe quelle posions, mais jamais avec moteur vers
le bas.

Fig 44

(a) (d)
(b)
(c)

III.8. L’amorçage :
- Une faible quantité d’air arrivant dans le corps
d’une pompe peut la désamorcer, il faut donc
remplir d’eau toute la canalisation d’aspiration ainsi
que le corps de la pompe avant le premier
démarrage.
- Lorsque la pompe est en aspiration, un clapet anti
routeur est installé à la base de la tuyauterie et le
remplissage sera manuel. Clapet anti-routeur Fig 45

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III.9. L’alignement :
- Le moteur et la volute sont fixés sur un
socle et séparés l’un de l’autre par un
accouplement semi-rigide constitué de
deux demi-accouplements reliés par une
pièce caoutchouteuse.
Fig 46
- Il faut toujours contrôler l’alignement
de l’arbre de la pompe sur l’arbre du
moteur avant la mise en rote.

III.10. Diagnostic sur l’état de santé d’une pompe et de son moteur :


III.10.1. Les différents niveaux de puissance :

P1 La puissance électrique absorbée par le moteur


P2 La puissance mécanique fournie à l’arbre du moteur
P3 La puissance mécanique absorbée par l’arbre de la pompe
P4 La puissance hydraulique restituée par la pompe

- Lorsque le fonctionnement d’une pompe est douteux, il est intéressant de comparer la


puissance P1 calculée à partir de mesures de tension et d’intensité à la puissance P1 théorique
calculée depuis P4 et des rendements de la pompe et du moteur.

III.10.2. Procédure :
1/- S’assurer tout d’abord que la pompe est en bonne état. Pour ce la, lorsque la pompe
fonctionne, fermer complètement la vanne coté refoulement et faire une mesure de Δp.
Comparer ensuite cette mesure avec la valeur donnée dans le document constructeur.

➔ Si les deux valeurs sont très proches, on


peut considérer que la pompe est en bon état
et passer à l’étape suivante.
➔ Si la valeur réelle est inférieur aux
données du constructeur, la pompe à un
problème (bague d’étanchéité usée, roue Fig 47
mobile en mauvais état ou colmatée…).

2/- Ouvrir la vanne complètement pour faire fonctionner la pompe


normalement et refaire une mesure de Δp. Fig 48

3/- Chercher le débit et le rendement hydraulique correspondant dans la documentation et


calculer P2 et P3.

P4   g Q  H
P2 = P3 = =
 pompe  pompe

P2 > P3 Si la pompe est accouplée au moteur par un


système de transmission de puissance tell que :
réducteur, poulie courroie, roue et chaine,
embrayage…
Fig 49

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4/- Chercher dans la documentation le rendement du moteur et calculer P1.


P2
P1 =
moteur

- Le rendement du moteur se trouve en général dans un tableau de caractéristiques techniques.


Puissance moteur P2 Vitesse Intensité nominale [A] Rendement
Cos 
[KW] [tour/min] 3 x 230 V 3 x 400 V  [%]
3 2875 11.8 6.6 81 0.89

5/- Sans modifier le réglage de la vanne et en s’assurant que le Δp


reste identique à la mesure faite en (2/-), faite une mesure de la tension U I
U et l’intensité I. Fig 50

6/- Relever le cos  du moteur sur la plaque signalétique ou dans la documentation et


calculer P1.
Moteur monophasé P1 = U.I.cos 
Moteur triphasé P1 = U.I. 3 cos 

7/- Comparer P1 calculé en (4/-), à P1 calculé en (6/-).


➔ Si les deux valeurs sont très proches, tous va bien.
➔ Si P1 calculé en (6/-) et supérieur à P1 calculé en (4/-), cela signifie que le moteur
consomme trop de courant (chute de rendement due à un vieillissement, moteur ayant
surchauffé…). Confirmer le diagnostic avec une mesure de résistance des enroulements.
➔ Si P1 calculé en (6/-) et inférieur à P1 calculé en (4/-), nous avons fait une erreur quelque
part. Il faut revoir les étapes…

III.11. Retrouver un point de fonctionnement (Q,H) à partir d’une mesure de


tension et d’intensité :
- C’est intéressant lorsque, par exemple, l’installation ne comporte pas de manomètre.
- La procédure est la suivante :
1/- Mesurer la tension et l’intensité aux bornes du moteur, chercher le cos  et calculer P1.
2/- Rechercher le rendement du moteur et calculer P3 avec la formule :

P1 = P2 = P1 moteur

3/- Dans la documentation du constructeur, reporter le P3 (= P2) calculé sur la courbe de


puissance de la pompe et remonter jusqu’aux valeurs de débit et de pression correspondantes.

Fig 51

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III.12. Erosion :
- Elle est produite par des particules solides contenues dans l’eau, véhiculées à grande vitesse,
et qui érodent le corps de pompe, la roue mobile et la bague d’étanchéité de la pompe. Elle
peut également provoquer une fuite à la garniture mécanique.
III.12.1. Diagnostique :
- L’érosion de la roue mobile et de sa bague d’étanchéité engendre une chute des
caractéristiques de la pompe, que l’on peut diagnostiquer en faisant une mesure de pression à
débit nul. Et comparer ensuite cette mesure avec la valeur donnée dans le document
constructeur.

III.12.2. Remède :
- lorsqu’une pompe subit régulièrement de l’érosion, le remède est simple et unique : il faut
supprimer les particules.
- On peut traiter par filtration ou lorsque les particules proviennent du tartre (calcaire), un
traitement antitartre résoudra le problème.
III.13. Exemples : Maintenance préventive d’un système motopompe :
III.13.1. Dessin d’ensemble :

Fig 52

Les Circuits de Transport de Liquide 21


Technologie Des Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques L2 MDA

III.13.2. Pièces de rechange recommandées :

Fig 53

III.13.3. Surveillance de l’ensemble motopompe :

Fig 54

Les Circuits de Transport de Liquide 22


Technologie Des Systèmes Hydrauliques et Pneumatiques L2 MDA

III.13.4. Anomalie dans le fonctionnement :


Fig 55

ne

Les Circuits de Transport de Liquide 23

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