Vous êtes sur la page 1sur 74

REPUBLIQUE TUNISIENNE

Ministre de l’Enseignement Supérieur


et de la Recherche Scientifique

Université de Gabes

‫المعهد العالي للعلوم التطبيقية والتكنولوجيا بقابس‬


Institut Supérieur des Sciences Appliquées et de Technologie
de Gabès
RAPPORT DE PROJET DE FIN D’ETUDES
Présenté à
L’Institut Supérieur des Sciences
Appliquées et de Technologie de Gabés
En vue de l’obtention de

Mastère Professionnel en Génie Electromécanique


Préparé par : Ahmed Salem BEGHAH

ETUDE ET CONCEPTION D’UN SYSTEME DE


PRODUCTION ÉOLIENNE À GÉNÉRATRICE
SYNCHRONE À AIMANTS PERMANENTS

Encadré par : Dr. Marwa BEN SAID-ROMDHANE

Soutenu le : 07/07/2021, devant le jury :


Mr. Ramzi BELHASSEN Président
Mr. Mabrouk JOUILI Rapporteur
Mme. Marwa BEN SAID-ROMDHANE Encadreur

Page │ 1
Année Universitaire 2020-2021

Dédicace
Après avoir rendu grâce à DIEU qui m’a permis d’accomplir

ce mémoire sanctionnant deux années d’enseignement

passées à ISSAT Gabes, Je dédie ce travail :

À ma Mère,

Tu m’as donné la vie, la tendresse et le courage pour réussir.

Tout ce que je peux t’offrir ne pourra exprimer l’amour et la

reconnaissance que je te porte. En témoignage je t’offre ce

modeste travail pour te remercier pour tes sacrifices et pour

l’affection dont tu m’as toujours entourée.

À mon Père,

L’épaule solide, l’œil attentif compréhensif et la personne la

plus digne de mon estime et de mon respect. Aucune dédicace

ne saurait exprimer mes sentiments, que Dieu te préserve et

te procure santé et longue vie.

À mes sœurs,

À tous ceux qui me sont chèr(es)...


Remerciements
« Avant tout, je remercie ALLAH la source de toute connaissance. »

Je tiens à remercier dans un premier temps, toute l’équipe pédagogique de


l’ISSAT et les intervenants professionnels responsables de la formation du génie
électromécanique pour avoir assuré la partie théorique de celle-ci.

Je remercie également la directrice de ce mémoire, Madame Marwa BEN


SAID ROMDHANE, pour sa patience, sa disponibilité et surtout ses judicieux
conseils, qui ont contribué à alimenter ma réflexion.

Enfin, je remercie ceux, des bricoleurs aux professeurs, qui m’ont fait
partager la passion de génie électromécanique bien conçue, et des remises en
question aussi rares qu’indispensables.

Merci à tous

Résumé
Dans ce travail, nous présentons une chaîne de conversion d’énergie éolienne basée sur une
génératrice synchrone à aimants permanents connecté à des charges résidentielles qui peuvent
être modélisée par l’association des éléments passifs (résistance(R), inductance(L), et
capacité(C)). Après avoir étudiée et modélisée mathématiquement cette chaîne éolienne on a
passé à la modélisation et la simulation de cette chaîne sous l’environnement logiciel de
Matlab/Simulink. Les résultats de simulation ont montré la validité de ce travail et ont permis
par la suite d’analyser le comportement de cette chaîne éolienne.

Mots-Clés : Eolienne, Matlab, Simulink, génératrice synchrone, aimants permanents

‫ملخص‬
‫ نقدم منظومة لتحويل طاقة الرياح مربوطة بمولد متزامن بمغناطيس دائم متصل ب ِحمل سكني يمكن نمذجته‬،‫في هذا العمل‬
‫ انتقلنا إلى‬،ً‫المحث والمكثف) بعد دراسة هذه المنظومة ونمذجتها رياضيا‬
ِ ،‫من خالل ربط العناصر الغير فعالة (المقاومة‬
‫ وبالتالي‬،‫حيث أظهرت نتائج المحاكاة صحة هذا العمل‬Matlab/Simulink ‫نمذجة ومحاكاة هذه السلسلة باستخدام برنامج‬
.‫أتاحت تحليل هذه المنظومة الكهربائية‬

‫ مولد متزامن بمغناطيس دائم‬،‫ المكثف‬،‫المحث‬


ِ ،‫ المقاومة‬،‫ المحاكاة‬،‫ طاقة الرياح‬:‫الكلمات الرئيسية‬

Abstract
In this work, we present a wind energy conversion chain based on permanent magnet
synchronous generator connected to residential loads that can be modeled by the association of
passive elements (resistance (R), inductance (L), and capacity (C)). After studying and
mathematically modeling this wind chain, we moved on to modeling and simulation of the chain
under the Matlab/Simulink software. The simulation results showed the validity of this work
and subsequently enabled the behavior of this wind chain to be analyzed.

Key-words: wind chain, modeling, Matlab/Simulink, synchronous generator, permanent


magnet

Nomenclature

Abréviations et Acronymes
AIE Agence Internationale d’Energie

GWEC Global Wind Energy Council

EnR Energies Renouvelables

GIC Graphe Informationnel Causal

MS Machine Synchrone

MAS Machine Asynchrone

GSAP Génératrice Synchrone à Aimants Permanents

MPPT Maximum Point Power Tracking

MADA Machine Asynchrone à Double Alimentation

IGBT Insulated Gate Bipolar Transistor

MLI Modulation par Largeur d’Impulsion

MWh Mégawattheure

Liste des symboles


𝐶𝑝 Coefficient de puissance

S Surface balayée par l’hélice

𝜌 Masse volumique de l’air

Vvent Vitesse du vent

𝑃𝑉 Puissance incidente

𝑃𝑡 Puissance théorique
Ec Eenérgie cinetique

𝜆 Ratio de vitesse

𝛽 Angle d’orientation des pales

𝛺𝑡 Vitesse de rotation de la turbine

Ω𝑚 Vitesse de rotation du générateur

𝐶𝑔 Couple issue du multiplicateur

Cem Couple électromagnétique


Cm Couple issue de la turbine
Cvis Couple des frottements visqueux

𝐽𝑡 Moment d'inertie de la turbine

𝐽𝑚 Moment d'inertie du générateur

𝑓𝑣 Coefficient des frottements visqueux du générateur

J Moment d’inertie de toutes les parties tournantes

f Coefficient de frottement visqueux

Kls Coefficient de frottements sur l’arbre lent

Kr Coefficient de frottements externes du rotor

Bls Coefficient de torsion sur l’arbre lent

Rs Résistance statorique

Rpal Rayon des pales


dq Repère de référence

E La valeur efficace de la f.é.m de l’induite

V Tension aux bornes du générateur

I Courant alternatif du stator du générateur

Rs Résistance du bobinage de stator du générateur

Ls Inductance de fuite du bobinage de stator du générateur.

Ψds, qs Flux magnétique reportés sur les axes (dq)

P Nombre de paires de pôles de la machine


Liste des Figures


Figure I-1 La première éolienne, fabriquée en 1887..............................................................4
Figure I-2 Moulin à Vent........................................................................................................4
Figure I-3 Production d'énergie électrique par source, Monde 1990-2018............................5
Figure I-4 Emission de Co2 par source d’énergie, Monde 1990-2018…………..…………6
Figure I-5 Production d'énergie renouvelable, Monde 1990-2018………………..………..6
Figure I-6 Production d’énergie éolienne Mondial 1990-2018………...………..…………7
Figure I-7 Types d’éoliennes à axe vertical…………………………………….....………10
Figure I-8 Principe de fonctionnement du rotor Savonius…………………………..…….11
Figure I-9 Principe de fonctionnement du rotor de Darrieus………………………..…….12
Figure I-10 Types d’éoliennes à axe horizontal…………………………………………….13
Figure I-11 Classification des différents types d’éoliennes selon Cp……………….…..….14
Figure I-12 Illustration de la relation entre (S et Pt)………………………………………...15
Figure I-13 Diagramme réalisé sur base de 62 fiches techniques d’éolienne récentes..........15
Figure I-14 Description des systèmes de conversion d’énergie éolienne……………..........17
Figure I-15 Entrainement direct (Enercon)…………………………………………………18
Figure I-16 Avec multiplicateur mécanique (Nordex)……………………………………...18
Figure I-17 Zones de fonctionnement de l’éolienne…………………………………..…….19
Figure I-18 Contrôle à calage variable de pale (Pitch control)…………………...…………20
Figure I-19 Exemples d’actionneurs (Pitch control)……………….………………….....….21
Figure I-20 Chaîne de conversion basée sur la MAS à cage connectée au réseau……....….22
Figure I-21 Chaîne de conversion basée sur MAS à double stator……………….………....23
Figure I-22 Chaîne de conversion basée sur MAS en mode autonome……………..……....23
Figure I-23 Caractéristiques de la puissance éolienne en f=(v)……………………….. ..….24
Figure I-24 Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI……………………….………25
Figure II-1 Chaîne de production d’énergie éolienne.......................................................….26
Figure II-2 Partie mécanique…….……………………………………………………..…...27
Figure II-3 Colonne d’aire animée d’une vitesse v……………………………………….…28
Figure II-4 Tube de courant d’aire autour d’une éolienne............................................….....29
Figure II-5 La vitesse spécifique du rotor ......................................................................…...31
Figure II-6 Graphe informationnel causal de la turbine................................................…….33
Figure II-7 Schéma bloc du modèle de la turbine…………………………………………..34

Figure II-8 Schéma du dispositif d’entraînement à deux masses………………………….34
Figure II-9 Classifications des machines synchrones……………………………………...36
Figure II-10 Symboles de la machines synchrone…..……………………………………….37
Figure II-11 Génératrice synchrone à aimants permanents d’éolienne..................................37
Figure II-12 Différents structures du rotor à aimants permanents………………………….38
Figure II-13 Rotor à aimants permanents d’une éolienne…………………………………..39
Figure II-14 Structure interne du stator éolienne……………………………………………39
Figure II-15 Circuit simplifié d’une phase du stator du GSAP……………………………..40
Figure II-16 Génératrice synchrone à aimants permanents couplés en étoile………………40
Figure II-17 Représentation de la GSAP dans le repère (d, q) de Park……………………..42
Figure II-18 Passage de Repère naturel du stator au repère (d, q) de Park…………………42
Figure II.19 Modèle de Park pour la GSAP…………………………………………………43
Figure Ⅲ-1 Modèle Simulink du coefficient de puissance Cp……………………………..46
Figure Ⅲ-2 Coefficient de puissance Cp=f (𝜆, 𝛽)………………………………………….46
Figure Ⅲ-3 Coefficient de puissance Cp……………………………………………………47
Figure Ⅲ-4 Allure de Cp=f(𝜆) pour différentes valeurs de 𝛽………………………………47
Figure Ⅲ-5 Modèle Simulink de la turbine éolienne………………………………………48
Figure Ⅲ-6 Courbe de couple mécanique……………………………………………….....48
Figure Ⅲ-7 Puissance de la turbine pour différentes valeurs de vitesse……………………49
Figure Ⅲ-8 Système Pitch control………………….……………………………………....50
Figure Ⅲ-9 Profile d’angle d’orientation des pales (𝛽 = 0)……………………………….50
Figure Ⅲ-10 Dispositif d’entraînement modèle à deux masses……………………………..51
Figure Ⅲ-11 Modèle Simulink de la GSAP…………………………………………………53
Figure Ⅲ-12 Bloc de transformation de Park………………………………………………..54
Figure Ⅲ-13 Bloc des équations électrique………………………………………………….54
Figure Ⅲ-14 Bloc des équations mécanique…………………………………………………55
Figure Ⅲ-15 Résultats de simulation………………………………………………………..56
Figure Ⅲ-16 Schéma global de la chaîne éolienne………………………………………….57
Figure Ⅲ-17 Schéma bloc simplifié de la chaîne éolienne………………………………….58

Liste des tableaux


Tableau I.1 : Tableau récapitulatif des propriétés des éoliennes à axe horizontal en fonction
du nombre de pales……………………………………………………………….…………...14

Tableau I.2 : Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur associé…....16

Tableau I-3: Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et vitesse variable………….…26

Tableau Ⅲ-1 : Caractéristique de la turbine éolienne……………………………………….45

Tableau Ⅲ-2 : Caractéristiques électrique de la GSAP……………………………………..52

Tableau Ⅲ-3 : Grandeurs électrique de la GSAP…………………………………………...55


Table des matières
Dédicace………………………………………………………………….……………….......Ⅰ
Remerciements………………………………………………………………….…….……..Ⅱ
Résumé………………………………………………………...............................................Ⅲ
Nomenclature………………………………….……….………………….….…………….Ⅳ
Liste des Figures …………………………………………….………..…………………...Ⅶ
Liste des Tableaux………………………………………….………….….……….…..…Ⅷ
INTRODUCTION GENERALE ................................................................................................ 1
Chapitre I : Etat de l’art sur l’énergie éolienne .......................................................................... 3
1 Introduction ......................................................................................................................... 4
2 Contexte historique ............................................................................................................. 5
3 Energie éolienne, bilan et perspectives ............................................................................... 6
4 Comparaison entre l'énergie éolienne et les autres sources d'énergie ................................. 9
5 Différent types d’éoliennes ............................................................................................... 11
5.1 Eolienne à axe vertical .................................................................................................. 11
5.1.1 Eolienne à rotor de Savonius .............................................................................. 12
5.1.2 Eoliennes à rotor de Darrieus ............................................................................. 13
5.2 Eolienne à axe horizontal .............................................................................................. 14
6 Comparaison entre les différents types d’éoliennes .......................................................... 15
6.1 Classification selon le coefficient de puissance Cp ....................................................... 15
6.2 Classification selon la taille........................................................................................... 16
7 Principaux éléments d’une éolienne à axe horizontal ....................................................... 18
7.1 Le mât ............................................................................................................................ 18
7.2 La nacelle ...................................................................................................................... 18
7.3 Le rotor .......................................................................................................................... 18
8 Quelques structures de conversion .................................................................................... 19
8.1 Entrainement direct ...................................................................................................... 19
8.2 Entrainement avec multiplicateur mécanique ............................................................... 19
9 Zones de fonctionnement de l’éolienne ............................................................................ 20
10 Techniques de contrôle de la puissance de l'éolienne ................................................... 21
10.1 Mode de fonctionnement de Pitch control .................................................................... 21
10.2 Autres méthodes de contrôle de la puissance ................................................................ 22
11 Classification des systèmes éoliens par rapport à la vitesse .......................................... 23
11.1 Structure à vitesse fixe .................................................................................................. 23
11.1.1 En mode réseau ................................................................................................. 23
11.1.2 En mode autonome ............................................................................................. 24
11.2 Structures à vitesse variable .......................................................................................... 25
11.2.1 En mode réseau .................................................................................................. 26
12 Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et vitesse variable ............................... 27
13 Conclusion ..................................................................................................................... 27
Chapitre II : Modélisation de la chaîne de conversion éolienne ............................................. 28
1 Introduction ....................................................................................................................... 29
2 Partie mécanique ............................................................................................................... 30
2.1 Modélisation de la turbine éolienne .............................................................................. 30
2.1.1 Description du vent ............................................................................................ 30
2.1.2 Etude théorique .................................................................................................. 31
2.2 Modélisation du multiplicateur ..................................................................................... 34
2.2.1 Equation dynamique de l’arbre .......................................................................... 34
2.2.2 Graphe informationnel causal de la turbine ....................................................... 35
2.2.3 Modèle à deux masses ........................................................................................ 36
3 Partie électrique................................................................................................................. 37
3.1 Génératrice synchrone à aimants permanents ............................................................... 37
3.1.1 Principe de fonctionnement ................................................................................ 38
3.1.2 Constitution ........................................................................................................ 39
3.2 Modélisation de la Génératrice synchrone à aimants permanents ................................ 41
3.2.1 Equations électriques .......................................................................................... 42
3.2.2 Passage au repéré de Park .................................................................................. 43
Chapitre Ⅲ :Modélisation et simulation de la chaîne de conversion éolienne sous
Matlab/Simulink ....................................................................................................................... 45
1 Introduction ....................................................................................................................... 46
2 Paramètres de la turbine éolienne ..................................................................................... 46
3 Caractéristique de la turbine éolienne ............................................................................... 47
4 Modèle Simulink de la chaîne de conversion éolienne ..................................................... 48
4.1 Etape1 : Modélisation du technique de contrôle (Pitch control) ................................... 48
4.1.1 Résultats de simulation....................................................................................... 48
4.2 Etape2 : Modèle Simulink de coefficient de puissance Cp ........................................... 49
4.2.1 Résultats de simulation de Cp ............................................................................ 49
4.3 Etape 3: Modèle Simulink de la turbine éolienne ......................................................... 51
4.3.1 Résultats de simulations de la turbine ................................................................ 51
4.4 Etape4 : Dispositif d’entraînement modèle à deux masses ........................................... 53
4.5 Etape5 : Simulation de la génératrice (GSAP) .............................................................. 54
4.5.1 Caractéristique électrique de la GSAP ............................................................... 54
4.5.2 Modèle Simulink de la GSAP ............................................................................ 54
4.5.3 Modèles des équations électrique ....................................................................... 55
4.5.1 Modèle des équations mécanique ....................................................................... 56
4.5.2 Résultats de simulation....................................................................................... 56
4.5.3 Schéma global du modèle de simulation sous Matlab/Simulink........................ 58
4.5.4 Modèle Simulink simplifié de la chaîne éolienne .............................................. 59
CONCLUSION GENERALE .................................................................................................. 60
Perspectives .............................................................................................................................. 60
Références bibliographiques .................................................................................................... 61
INTRODUCTION GENERALE
Actuellement, l’infrastructure du secteur énergétique a subi un grand changement au niveau de
la production de l’énergie. Ceci résulte, d’une part, de la croissance des besoins énergétiques
dans le monde et, d’autre part, de la diminution des ressources primaires d’énergie d’origine
fossile à savoir le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Face à la situation actuelle, l’insertion
d’un système de production d’énergie centralisée classique sera freinée d’une part par
l’augmentation du coût de l’énergie primaire et d’autre part du dégagement massif de gaz
polluant. Pour garantir les besoins énergétiques mondiales, la tendance converge vers
l’utilisation de nouvelles ressources décentralisées renouvelables tel que l’éolienne, l’énergie
solaire, l’hydraulique, la géothermie et la biomasse. Toutes ces énergies renouvelables n’ont
d’ailleurs en définitive que deux sources : le soleil (puisque celui-ci est à l’origine du vent, du
cycle de l’eau, des marées, de la croissance des végétaux) et la terre (qui dégage de la chaleur).

En 2019, la production d'électricité renouvelable a augmenté de 6% [1], les technologies


éoliennes et solaires PV représentant ensemble 64% de cette augmentation. Bien que la part des
énergies renouvelables dans la production mondiale d'électricité ait atteint près de 27% en 2020,
l'énergie renouvelable dans son ensemble doit encore se développer de manière significative
pour répondre au besoin de près de la moitié de la production d'ici 2030. Cela nécessite une
accélération du rythme des ajouts annuels de capacité.

En fait, ce n’est pas seulement le risque d’épuisement des combustibles fossiles, ni le souci de
la sécurité de l’approvisionnement, mais d’autres raisons, plus « environnementales », qui
pousseront à l’essor des énergies renouvelables au cours du 21éme siècle telles que :

- la lutte toujours plus poussée contre la pollution atmosphérique favorisera les énergies
peu ou pas polluants pour l’air que sont par exemple le soleil, le vent.
- les combustibles fossiles contribuent massivement au réchauffement progressif de la
terre « effet de serre » à cause du gaz carbonique que leur combustion rejette dans
l’atmosphère.

Page │ 1
La motivation de ce travail, c'est qu'on a d'un côté les sources d'énergie renouvelables et d'un
autre côté les charges résidentielles. La problématique c'est comment assurer l'énergie adéquate
pour ces charges à partir de ces sources renouvelables. Dans l'objectif de résoudre ce problème,
on a besoin de toute une chaîne de puissance composée d’une turbine éolienne qui entraîne une
génératrice synchrone à aimants permanents. L'objectif de ce travail étant de réaliser cette
chaîne éolienne pour assurer la demande d’énergie de ces charges résidentielles.

Ce rapport est organisé comme suit :

Le premier chapitre est consacré à présenter l’état de l’art sur la conversion de l’énergie
éolienne. Pour ce faire, nous allons parler en détail de l’aérogénérateur à axe horizontal qui est
l'objet de notre étude, de la technologie de son fonctionnement, ainsi que les différents
composants constituant l’aérogénérateur. Ensuite, nous décrivons les différents types
d’aérogénérateurs couramment utilisés pour la conversion d’énergie éolienne.

Le deuxième chapitre est réservé à la modélisation d’une chaîne de production d’énergie


éolienne à base d’une génératrice synchrone à aimants permanents. Ce chapitre est diviser en
deux parties la partie mécanique (Turbine) et la partie électrique (GSAP).

En troisième chapitre, on présente étape par étape la conception du modèle de la chaîne étudié
sous le logiciel Matlab/Simulink, et la validation par simulation ainsi que la vérification du bon
fonctionnement et l’interprétation des résultats de la simulation obtenus.

Enfin, nous terminerons par une conclusion générale et des perspectives.

Page | 2
Chapitre I :
Etat de l’art sur
l’énergie éolienne

Page | 3
1 Introduction
Aujourd’hui, l’évolution de l’énergie éolienne est en plein croissance partout dans le monde.
Ceci revient à ce que ce type d’énergie est plus compétitif et les chercheurs maitrisent bien ce
secteur énergétique. L’énergie éolienne constitue une solution propre et renouvelable pour
convertir le vent en électricité. La compétitivité de ce type d’énergie et son coût de plus en plus
concurrentiel avec les systèmes de production centralisés contribuent à l’évolution de
l’implantation de l’énergie éolienne. En plus le progrès technologique des aérogénérateurs et
de l’électronique de puissance a un grand intérêt sur la croissance de cette filière EnR. Malgré
la fluctuation de la vitesse du vent qui influe sur la qualité de la production, l’énergie éolienne
est un vecteur énergétique important dans l’actualité et pour l’avenir.

L’éolien est une filière de production d’électricité renouvelable dont le MWh est très faiblement
carbonée. En effet, l’analyse du cycle de vie, des premières études des projets jusqu’au
démantèlement des installations de production, en passant par la construction et l’exploitation,
est très favorable et continuera à s’améliorer mécaniquement grâce à la décarbonation de la
production mondiale d’énergie, notamment électrique. De sorte que la filière éolienne (terrestre
ou offshore) est peu émettrice de carbone et figure parmi les filières les plus vertueuses au
regard des émissions de CO2.

Page | 4
2 Contexte historique
Capter le vent est l’une des plus anciennes méthodes de production d’énergie. Depuis les temps
anciens, l’homme a utilisé l’énergie éolienne pour moudre du grain ou pour pomper de l’eau.
Avec la découverte de l’électricité à la fin du 19éme siècle, la première éolienne a été construire
en 1887, alimentant une génératrice de 12kW illustré dans la figure I-1. La technologie de ces
éoliennes a été calquée sur les moulins à vent comme montré par la figureI-2. Depuis, l'éolien
est devenue une source d'énergie à part entière.

La crise pétrolière des années 1970, puis le mouvement anti-nucléaire des années 1980 ont fait
grandir l’intérêt pour des énergies alternatives et la recherche de sources d’énergie écologiques
et économiquement viables. Les éoliennes conçues à cette époque étaient essentiellement pour
la recherche, et coûtaient extrêmement cher. Avec l’aide des gouvernements finançant la
recherche internationale et participant à la création d’organismes de recherche dans les années
1980, des nouvelles méthodes de production d’énergie renouvelable ont continué à être
explorées et développées.

Figure I-1 : La première éolienne, fabriquée en Figure I-2 : Moulin à Vent


1887, alimentant une génératrice de 12kW.

Page | 5
3 Energie éolienne, bilan et perspectives
Face au réchauffement climatique, à l’épuisement des ressources naturelles et à la dégradation
de l’environnement, les sociétés humaines cherchent de plus en plus à modifier leurs modes de
production et de consommation de façon à être plus écologiques. En effet l’énergie que nous
produisons au quotidien pour soutenir nos modes de vie pose de nombreux problèmes
environnementaux : 33 milliards de tonnes de CO₂ ont été émises en 2018 à cause de la
production d’énergie selon l’agence internationale d’énergie [1].

D’après la figureI-3 la part de l’énergie fossile (Combustibles fossiles et nucléaire) dépasse


80% de la consommation d’énergie dans le monde. La source d’énergie la plus utilisée est le
charbon(Coal). C’est pourquoi partout dans le monde se développe l’idée de la transition
énergétique.

Solar

Figure I-3 : Production d'énergie électrique par source, Monde 1990-2018


(Source : Agence Internationale de l’Énergie)

Page | 6
Selon la figure I-4 le charbon(Coal) est le plus émetteur de CO2 suivie par le pétrole.
Donc La production totale d’électricité est responsable de 42,5 % des émissions mondiales de
CO2 dont 73 % de ces émissions proviennent des centrales à charbon [1].

Figure I-4 : Emission de Co2 par source d’énergie, Monde 1990-2018


(Source : Agence international d’énergie)

Figure I-6 : Production d’énergie éolienne Mondial 1990-2018


(Source ; Agence international d’énergie)

Figure I-5 : Production d'énergie renouvelable, Monde 1990-2018


(Source : Agence Internationale de l’Énergie)

Page | 7
Comme illustré sur la figureI-5 l’hydroélectricité est la première source d’électricité
renouvelable avec une capacité de (4 325 TWh) et la deuxième source de production électrique
dans le monde suivie par l’énergie éolienne avec une capacité de (1 273 TWh).

Figure I-6 : Production d'énergie éolienne, Monde 1990-2018


(Source : Agence Internationale de l’Énergie)

D’après la FigureI-6, l’année 2018 a été une année de croissance pour l’éolien au niveau
mondial, avec l’installation de nouvelles éoliennes totalisant 60,4 GW de capacité près de 6%
de la consommation d’électricité mondiale. La décroissance des coûts de production de
l’énergie éolienne, ainsi que les problém atiques de stockage de l’énergie, sont des
enjeux centraux pour la filière. D’après le GWEC, l’éolien, en raison de la baisse
des coûts de production, pourrait connaître une croissance soutenue dans les années
à venir (entre 10% et 12% de capacités supplém entaires installées chaque année
dans le monde).

Page | 8
4 Comparaison entre l'énergie éolienne et les autres sources
d'énergie
Cette comparaison d’énergie éolienne avec les autres sources d’énergie commence par
énumérer ces dernières. On distingue deux grandes sources d’énergie : celles dites fossiles et
celles dites EnR. Ainsi, on classe le Pétrole, le charbon, le gaz et l’énergie nucléaire dans les
premières, tandis que l’énergie éolienne, solaire, la biomasse, l’hydraulique, la géothermie sont
dans la deuxième catégorie.

 Les énergies non renouvelables


- Pétrole
- Gaz naturel
- Charbon
- Nucléaire
 Les énergies renouvelables
- Vent
- Soleil
- Houille blanche (l’énergie hydraulique)
- Biomasse (l’énergie des végétaux)
- Géothermie (l’énergie de la Terre)

La comparaison se limitera au niveau de la production de l'électricité. Concernant les énergies


non renouvelables, leur principal avantage est le faible coût de production. Mais, d'un autre
côté, ce sont des sources trop polluantes et surtout, elles disposent d'une durée limitée
d'exploitation : des prévisions estiment l'épuisement du gaz naturel et du pétrole durant le 21e
siècle [1]. Concernant l'énergie nucléaire, ses déchets présentent un problème majeur dans leur
retraitement et leur stockage, ainsi que les risques de radioactivité en cas d'accident.
Par opposition, les EnR n’ont d’ailleurs en définitive que deux sources : le soleil (puisque celui-
ci est à l’origine du vent, du cycle de l’eau, des marées, de la croissance des végétaux) et la
terre (qui dégage de la chaleur).

Les EnR ont également leurs petits défauts. On notera en priorité un coût relativement
important à l’achat des installations dont la rentabilité peut se faire attendre des années.
En effet, des journées sans vent ou sans grande luminosité peuvent contrarier fortement
la production de l’éolien et du solaire.

Page | 9
Nous détaillons, en ce que suit les sources EnR les plus utilisées :

L'énergie hydraulique présente une importante source renouvelable d’électricité :


les centrales au fil de l'eau doivent se satisfaire du débit des cours d'eau, et les barrages
permettent de stocker l'énergie et d’en fournir dans les moments de fortes demandes.

L'énergie solaire présente un rendement faible quand le rayonnement solaire est faible. De
plus, son coût de production est élevé. Cette énergie est surtout utilisée pour alimenter des sites
isolés.

L’énergie éolienne est l’énergie propre par excellence. Sans rejet ni déchet d’aucune sorte, elle
permet avec un bon coefficient de performance d’assurer une bonne indépendance énergétique.
Sur terre ou off-shore, les éoliennes démontrent d’excellentes capacités de production et sont
une alternative viable pour les territoires les plus reculés dont l’accès à l’électricité est difficile
- L'énergie éolienne est modulable et peut être parfaitement adaptée au capital disponible
ainsi qu'aux besoins en énergie. Il n'y a donc pas d'investissements superflus. Cette
modularité permet aussi de maintenir en fonctionnement la plus grande partie de
l'installation lorsqu'une pièce est défectueuse.
- Les frais de fonctionnement sont assez limités étant donné le haut niveau de fiabilité et
la relative simplicité des technologies mises en œuvre.
Néanmoins, on reconnaît à cette énergie certains inconvénients, notamment au niveau de leurs
impacts :
- les effets sur le paysage
- le bruit
- la perturbation de l'écologie locale des sites
- les interférences électromagnétiques
En conclusion, même si, actuellement, l'énergie éolienne ne présente pas la première source de
production de l'électricité dans le monde, elle présente un avenir prometteur, un coût de
production de plus en plus compétitif et un thème de recherche en pleine expansion.

Page | 10
5 Différent types d’éoliennes
Dans la technologie de conversion du vent en électricité, il existe deux grandes catégories
d’éoliennes selon la disposition géométrique de l’arbre sur laquelle est montée l’hélice :
la turbine éolienne à axe vertical et la turbine éolienne à axe horizontal.

5.1 Eolienne à axe vertical


L’éolienne à axe vertical a été la première catégorie d’éolienne développée pour produire de
l’énergie électrique. Cette catégorie est facilement accessible puisque l’implantation de ce type
de générateur se fait au niveau du sol. Ces éoliennes produisent une très faible quantité de
puissance (faible rendement) et se classifient en deux grandes familles : les éoliennes à rotor de
Savonius montré par la figI-7.a et les éoliennes à rotor de Darrieus présentés par lesFigI-7.b et
I-7.c.

a) Savonius b) Darrieus classique c) Darrieus hélicoïdale

Figure I-7 : Types d’éoliennes à axe vertical

Page | 11
5.1.1 Eolienne à rotor de Savonius

Comme c’est illustré sur la figureI-8 ci-dessous, le fonctionnement du rotor de Savonius est
basé sur la notion de la trainé différentielle. Ce concept montre que la différence d’intensité des
efforts exercés par le vent sur deux faces opposés d’un corps creux généré un couple qui
entraine la rotation de l’ensemble du dispositif. Cette structure offre plusieurs avantages. En
effet, elle est totalement indépendante de la direction du vent et présente une simplicité
d’intégration dans les constructions vue son faible encombrement, son esthétique et son faible
bruit de fonctionnement. Un autre point fort est celui du démarrage de la turbine à faible vitesses
de vent et la génération d’un couple important. Toutefois, quelques inconvénients tel que
l’effort mécanique important exercé sur le mat de la turbine, lui imposent une taille réduite ce
qui se traduit par son utilisation limitée pour la production de faible puissance.

Figure I-8 : Principe de fonctionnement du rotor Savonius

Page | 12
5.1.2 Eoliennes à rotor de Darrieus

Selon la figureI-9 illustré ci-dessous, le fonctionnement du rotor de Darrieus se base sur le


principe de la portance et de la variation cyclique de l’angle d’incidence. En effet, l’écoulement
d’air sur un profil donné selon différents angles impose des forces de directions et d’intensités
variables. Il en résulte une force qui génère un couple moteur se traduisant par la rotation de la
turbine. Ce type d’éoliennes peut développer une puissance plus grande que celle des éoliennes
à rotor de Savonius mais il est sophistiqué et complexe. Leur inconvénient majeur c’est qu’elles
ne peuvent pas démarrer sans intervention extérieur et présente une structure fragile surtout au
pied du mat. C’est pour cette raison qu’elles sont peu répandues et dans la plupart du temps
utilisées pour des moyennes puissances qui dépassant très rarement les 500 kW.

Vent Résultante

Vent du à la rotation

Figure I-9 : Principe de fonctionnement du rotor de Darrieus

Page | 13
5.2 Eolienne à axe horizontal
La deuxième famille d’éoliennes est basée sur la rotation autour d’un axe horizontal. Ces
éoliennes sont actuellement les plus exploitées. Le rotor de ces éoliennes peut être monopale,
bipale, tripale ou multipales profilées aérodynamiquement. Les constructions les plus
répandues sont les tripales puisqu’elles offrent un bon compromis entre le rendement
énergétique, le coût de fabrication et la vitesse de rotation de l’éolienne.

Il existe deux familles d’éolienne à axe horizontal. La première catégorie est l’éolienne à axe
horizontal amont (up Wind) ; dans ce cas le vent souffle face aux pales et en direction de la
nacelle. Cette configuration nécessite que le rotor soit orienté en fonction de la direction du vent
par un système mécanique. La deuxième catégorie est l’éolienne à axe horizontal aval (down
Wind) ; Dans ce cas le vent souffle sur l’arrière du rotor en partant de la nacelle. Cette solution
permet d’alléger la construction en éliminant toute sollicitation mécanique d’orientation
puisque le rotor se place systématiquement face au vent (auto-orientable). Ce type d’éoliennes
est assez rare car le passage du rotor derrière le mat entraine des vibrations importantes.

Eolienne « Amont » Eolienne « Aval »

Sens du Sens du
vent vent

Figure I-10 : Types d’éoliennes à axe horizontal

Les aérogénérateurs à axe horizontale amont sont les plus exploités à cause de leur simplicité
et offrent une meilleure efficacité énergétique surtout pour les grandes puissances.

Page | 14
6 Comparaison entre les différents types d’éoliennes
6.1 Classification selon le coefficient de puissance Cp

Figure I-11 : Classification des différents types d’éoliennes selon le coefficient de puissance [3]

D’après le graphique de la FigureI-11, l’éolienne ayant la plus grande stabilité de production


est certainement la bipale. Son défaut est sans doute de ne pouvoir démarrer que pour des
vitesses de vent élevées. Ce qui engendre une perte importante de production pour les zones ou
les vitesses de vent sont faibles. Actuellement, l’éolienne tri-pales est la plus utilisée. En effet,
elle permet d’avoir une vitesse de démarrage faible et donc un temps de fonctionnement élevé.

Nombre de pâles 1 2 3 4 5

Équilibre du rotor – – + + +

Esthétique (effet de battement visuel) – – + + +

Rendement aérodynamique – = = = +

Bruit et fatigue – – + + +

Tenue mécanique + = = – –

Tableau I-1 : Tableau récapitulatif des propriétés des éoliennes à axe horizontal
en fonction du nombre de pales.

Page | 15
6.2 Classification selon la taille
Aucune relation directe entre la hauteur et la puissance de l’éolienne [3]. D’après
la figureI-12, la puissance dépend essentiellement de la surface balayée par le rotor qui n’est
pas toujours fonction de la hauteur de l’éolienne, mais du diamètre du rotor.
Diamètre du rotor/puissance

Figure I-12 : Illustration de la relation entre le diamètre du rotor et la puissance électrique de


sortie basée sur les données techniques de 62 modèles récents d’éoliennes [3].

A partir de la figure I-13 Le rendement moyen est pris :


 à 22% pour le petit éolien (moins de 35m de diamètre) ;
 30% pour l’éolien moyen (35 à 100m de diamètre) ;
 et 35% pour le grand éolien (>100m de diamètre).
Diamètre /rendement

Figure I-13 : Diagramme réalisé sur base de 62 fiches techniques d’éolienne récentes [3]
Page | 16
Dénomination Diamètre du rotor Aire balayée Puissance
[m] [m²] [kW]

Micro 0.5-1.25 0.2-1.2 0.1-0.4

Mini 1.25-3 1.2-7.1 0.4-2

Domestique 3-10 7-79 2-30

Petite commerciale 10-20 79-314 30-120

Moyenne 20-50 314-1963 120-750


commerciale

Grande commerciale 50-100 1 963-7854 750-3 000

Géante commerciale 100-170 7 854-22 686 3 000-8 000

Tableau I.2 : Classification des éoliennes suivant la taille et ordre de grandeur associé

D’après le TableauI.2, On peut classée ces éoliennes selon les applications suivantes :

 Micro-éoliennes : en général pour couvrir des besoins très limités et sites isolés (par
exemple, des sites de pèche, des bateaux, des caravanes).
 Mini-éoliennes : essentiellement pour recharger des batteries sur des sites isolés du
réseau, les plus puissantes peuvent servir pour l’alimentation domestique hors du
réseau (maisons isolées).
 Eoliennes domestiques : elles balayent un spectre assez large allant de rotors de 3
à 10 m de diamètre. C’est typiquement le genre d’éoliennes proposées pour les
particuliers.
 Petites éoliennes commerciales : elles sont typiquement conçues pour les petites
entreprises, les fermes, mais il existe très peu de modèles produits dans cette gamme.
 Moyennes éoliennes commerciales : elles sont typiquement utilisées pour les
applications commerciales dans des fermes, des usines, des entreprises voire des
petits parcs éoliens.
 Eoliennes grands commerciales : ce sont les éoliennes que l’on trouve dans les
parcs éoliens modernes, ce sont aussi les plus efficaces.
 Eoliennes commerciales géantes : ce sont les éoliennes que l’on trouve dans les
parcs éoliens modernes et également en offshore, elles sont très efficaces et issues
des dernières générations technologiques.

Page | 17
7 Principaux éléments d’une éolienne à axe horizontal
Comme illustre la figure I-14, le fonctionnement de l’énergie éolienne est relativement simple:
le vent fait tourner des pales qui font-elles même tourner le générateur de l’éolienne.

Figure I-14 : Description de système de conversion d’énergie éolienne

7.1 Le mât
Généralement sous forme de tube. Il doit être le plus élevé possible pour éviter les perturbations
au niveau du sol. En plus, il vaut mieux allonger le mat puisque plus on monte en altitude plus
la vitesse du vent augmente.

7.2 La nacelle
C’est la chambre qui regroupe le système de conversion de l’énergie éolienne Le moyeu est
relié à l’arbre lent à travers un multiplicateur avec un système hydraulique nécessaire au
freinage. Il est aussi équipé par un frein mécanique à disque actionné suite à une défaillance ou
entretien, avec un système de refroidissement. Le vent est mesuré par un anémomètre.

7.3 Le rotor
C’est les pales regroupées sur le moyeu rotor. Selon la technologie de fabrication, les pales
peuvent être fixes ou orientables. Le nombre de pales dans l’éoliennes est soit un, deux ou trois
mais pour les turbines unipale et bipale, les fluctuations mécaniques sont importantes ce qui
conduit à un rendement énergétique moyen.

Page | 18
8 Quelques structures de conversion
8.1 Entrainement direct

Figure I-15 : Entrainement direct

Comme illustré dans la figure I-15, l’entrainement direct utilise la génératrice synchrone à rotor
bobiné ou celle à aiment permanent qui comprend un grand nombre de pôles permettant
d’obtenir un fort couple massique. Ces aérogénérateurs nécessitent un système d’électronique
de puissance afin d’adapter la fréquence à celle du réseau de distribution en cas de
fonctionnement raccordé.

8.2 Entrainement avec multiplicateur mécanique

Figure I-16 : Avec multiplicateur mécanique

Comme indiqué dans la figure I-16, Cette technologie utilise la génératrice asynchrone à cage
ou à rotor bobiné. Ces types de machines sont largement adoptés dans les chaines de production
d’énergie de grande puissance. Dans cette structure, la vitesse du générateur éolien est adaptée
à celle de la turbine éolienne à travers un multiplicateur.

Page | 19
9 Zones de fonctionnement de l’éolienne
La vitesse du vent est considérée comme étant le facteur essentiel qui va imposer la puissance
générée par l’éolienne (𝑃𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 ). Selon la figureI-17 illustré ci-dessous, Il existe quatre zones
de fonctionnement de l’éolienne en fonction des plages de variation de la vitesse du vent.

(A) (B) (C) (D)

Démarrage Limitation de vitesse et Arrêt


MPPT
de la puissance

Plage de production
Figure I-17 : Zones de fonctionnement de l’éolienne

Dans la première zone (partie A) pour laquelle la vitesse du vent est inférieur à celle du
démarrage (VD), aucune puissance n’est générée. Au-delà de cette vitesse, la zone de
fonctionnement normal (partie B) débute. Cette zone correspond généralement à l’extraction
du maximum de puissance (MPPT) et son évolution dépend du cube de la vitesse du vent. La
zone (C) correspond à la limitation de la puissance à la valeur nominal Pn. Quand le vent atteint
une certaine vitesse (Vm) correspondante à la zone (D), l’éolienne doit être arrêtée pour des
raisons de sécurité.

Page | 20
10 Techniques de contrôle de la puissance de l'éolienne
Les éoliennes sont en général construites de manière à atteindre leur performance maximale à
environ 16 m/s. En cas de vitesses de vent supérieures à 16 m/s, il est nécessaire de perdre une
partie de l'énergie supplémentaire contenue dans le vent afin d'éviter tout endommagement de
l'éolienne. C’est le rôle de la régulation pitch qui fonctionne uniquement en (zone C). Dans
cette zone, les vitesses de rotation de la turbine et de la génératrice doivent être maintenues
constantes, sachant qu’une petite variation du pitch peut faire varier la puissance de sortie
considérablement.

10.1 Mode de fonctionnement de Pitch control


En cas de puissance de sortie trop élevée, le contrôleur électronique de l'éolienne envoie une
commande au dispositif de calage illustré par la figureI-18 (système hydraulique ou électrique)
qui pivote immédiatement les pales légèrement sur le côté, hors du vent. Inversement, les pales
seront pivotées de manière à pouvoir mieux capter de nouveau l'énergie du vent, dès que le vent
aura baissé d'intensité.

Figure I-18 : Contrôle à calage variable de pales (Pitch control)

Page | 21
La figureI-19 ci-dessous présente deux exemples d’actionneurs de Pitch contrôle électrique et
hydraulique.

Actionneur électrique Actionneur hydraulique

Figure I-19 : Exemples d’actionneurs (Pitch control)

10.2 Autres méthodes de contrôle de la puissance


- Régulation par décrochage aérodynamique (Stall control) : dans ce cas les pales sont
fixées au moyeu de façon rigide. Cependant, la géométrie de la pale a été conçue de
façon à mettre à profit.

- Sur certaines éoliennes anciennes, des ailerons (volets) sont utilisés pour contrôler la
puissance du rotor, de la même façon que les avions utilisent des volets pour changer la
géométrie des ailes et obtenir une meilleure portance au moment du décollage.

Page | 22
11 Classification des systèmes éoliens par rapport à la vitesse
La technologie des éoliennes a largement évolué et s’est diversifiée d’une manière remarquable.
Ces différents types d’éoliennes, peuvent être classifiés principalement selon deux
technologue : les éoliennes à vitesse fixe et celles à vitesse variable.

11.1 Structure à vitesse fixe


Le fonctionnement d’aérogénérateur à vitesse fixe possède une grande simplicité et un faible
coût d’installations et de maintenance, en plus d’une bonne fiabilité. Généralement, ce type de
fonctionnement est exploité dans la production d’électricité de moyenne puissance, car les
structures d’éoliennes à vitesses fixe, elles n’exploitent pas la totalité de la puissance disponible
pour les différentes vitesses de vent.

11.1.1 En mode réseau

Figure I-20 : chaîne de conversion basée sur la MAS à cage connectée au réseau

Lorsque l’éolienne est liée au réseau, la vitesse de rotation de la génératrice doit rester
pratiquement constante et doit conserver une vitesse proche du synchronisme. C’est le principal
critère pour assurer un fonctionnement stable de l’éolienne puisque la vitesse de rotation de la
génératrice est aussi imposée par la fréquence du réseau.

La génératrice asynchrone à cage d’écureuil est préférable pour le fonctionnement à vitesse


fixe. Ceci consiste l’intervention d’un multiplicateur de vitesse pour adapter avec le réseau, le
couplage se fait directement à travers le stator de la génératrice asynchrone à cage d’écureuil.
Cette configuration est par ailleurs consommatrice d’énergie réactive qui est nécessaire à la
magnétisation du rotor de la génératrice ce qui conduit à la détérioration du facteur de puissance
global au niveau du réseau. Cependant, l’amélioration de ce facteur de puissance est possible
par l’adjonction de capacités.

Page | 23
La structure illustrée par la figureI-20 d’éolienne à vitesse fixe possède le même point de
fonctionnement pour deux vitesses de rotation différentes. En effet, le stator de la génératrice
est équipé d’un double bobinage ce qui donne la possibilité de faire varier le nombre de paires
de pôles, et permet par la suite des plages de vitesse différentes. On peut donc imposer deux
vitesses de synchronisme par un simple changement du nombre de pôles. D’une première part,
on a un stator à grand nombre de paires de pôles pour les faibles puissances et les petites vitesses
de vent. D’une autre part, on a un stator à faible nombre de paires de pôles pour les fortes
puissances correspondantes à des vitesses de vent élevées.

Figure I-21 : Chaîne de conversion basée sur MAS à double stator

11.1.2 En mode autonome


Les éoliennes fonctionnant en mode autonome sont utilisées pour alimenter des sites isolés avec
une éventuelle source auxiliaire en appui tel que les groupes électrogènes ou/et un système de
stockage d’énergie. Le recours aux systèmes des stockages présente un intérêt significatif pour
cette configuration, mais dans ce cas une étude de dimensionnement du site est nécessaire pour
le stockage à long terme et à court terme pour assurer une alimentation permanente du site.

Figure I-22 : Chaîne de conversion basée sur MAS en mode autonome

Page | 24
11.2 Structures à vitesse variable
Dans le cas des structures à vitesse variable, l’amplitude de la tension ainsi que la fréquence, à
la sortie de la génératrice, sont variables. Dans le but d’assurer et de satisfaire les conditions du
réseau, c’est-à-dire avoir une amplitude de tension et une fréquence fixées à celles du réseau,
on ajoute un étage d’électronique de puissance, à base de convertisseurs, intercalés entre la
génératrice et le réseau.

Généralement, Ce dispositif règle la fréquence et la tension à travers une transformation


alternative/continue (Redresseur) et une autre transformation continue/alternative (Onduleur)
et ensuite il filtre les tensions pour les ramener à l’allure sinusoïdale et à la fréquence du réseau.

L’éolienne à vitesse variable permet ainsi un fonctionnement sur une large gamme de vents et
donc, l’extraction du maximum de puissance. Pour satisfaire ces conditions, le système est
régulé de façon à ce que l’éolienne fonctionne à puissance maximal pour chaque vitesse de
vent, donc aux points d’MPPT.

Figure I-23 : Caractéristiques de la puissance éolienne en fonction de la vitesse de rotation [3]

Page | 25
11.2.1 En mode réseau

Figure I-24 : Structure de Scherbius avec convertisseurs MLI

Dans cette configuration illustré par la figureI-24, toutefois les interrupteurs utilisés sont
(transistors IGBT) peuvent être commandés à l'ouverture et à la fermeture. L'utilisation de ce
type de convertisseur permet d'obtenir des allures de signaux de sortie en Modulation de
Largeur d'Impulsions dont la modularité permet de limiter les perturbations en modifiant le
spectre fréquentiel du signal.

La bi-directionalité du convertisseur rotorique autorise les fonctionnements hyper et


hyposynchrone et le contrôle du facteur de puissance côté réseau. Si le glissement reste inférieur
à ± 30 % autour du synchronisme, le convertisseur est alors dimensionné pour un tiers de la
puissance nominale de la machine et ses pertes représentent moins de 1% de cette puissance.
De plus, le fonctionnement hypersynchrone permet de produire de l'énergie du stator vers le
réseau mais également du rotor vers le réseau. La puissance totale ainsi produite peut alors
dépasser la puissance nominale de la machine et le facteur de puissance de l'ensemble peut être
maintenu unitaire.

Page | 26
12 Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et vitesse variable

Mode de Avantages Inconvénients


fonctionnement
Vitesse fixe  Fiable, Simple et Robuste  Rendement de conversion
 Faible cout de construction d’énergie faible
et de maintenance  Fluctuation importante de
la puissance
Vitesse  Fort rendement de  Contrôle du système plus
variable conversion d’énergie complique
 Puissance électrique de  Cout et perte supplémentaire à
bonne qualité cause des convertisseurs
 Stress mécanique réduit

Tableau I-3: Comparaison entre les éoliennes à vitesse fixe et vitesse variable

13 Conclusion
Un état d’art du système de conversion de l’énergie éolienne a été présenté dans ce chapitre.
Les principes généraux de fonctionnement, les types, classifications avec quelque structure de
conversion d’énergie éolienne ont été énoncé. Les chaines les plus fréquents et leurs topologies
respectives ont été présenté, à savoir machine asynchrone à cage et MADA. Dans la suite nous
introduirons plus particulièrement la modélisation d’une chaine éolienne basée sur une GSAP.

Page | 27
Chapitre II :
Modélisation de la chaîne
de conversion éolienne

Page | 28
1 Introduction
Le système éolien est constitué d’une turbine éolienne qui convertit la force du vent en
électricité. Cette conversion se fait en deux parties :
- Partie mécanique : La turbine convertit l’énergie cinétique du vent en énergie
mécanique.
- Partie électrique : La génératrice qui reçoit cette énergie mécanique et la convertit en
électricité.

Charges
résidentielles

FigureII-1 : Chaîne de production d’énergie éolienne

La chaine illustrée par la figureII-1, c’est la chaîne qu’on va traiter dans le cadre de notre étude.
Elle est constituée d’une turbine éolienne à vitesse variable basée sur une génératrice synchrone
à aimants permanents connecté à des charges résidentielles qui peuvent être modélisé par
l’association des éléments passifs (résistance(R), inductance(L), et capacité(C)).

Page | 29
2 Partie mécanique
2.1 Modélisation de la turbine éolienne
La partie mécanique illustrée par la figureII-2, C'est la partie de l'éolienne qui capte l'énergie
cinétique du vent avec les pales et la transforme en énergie mécanique de rotation, suivie par
un multiplicateur qui adapte la vitesse lente de la turbine à la vitesse rapide de la génératrice.

Figure II-2 : La partie mécanique

2.1.1 Description du vent


Le vent est en fait une énergie d’origine solaire. En effet, le rayonnement solaire réchauffe
inégalement la surface de la Terre, créant ainsi des zones de températures, de densités et de
pressions différentes. Les vents sont des déplacements d’air entre ces différentes zones.
La première étape nécessaire pour un projet de production éolienne est le choix géographique
du site. Les propriétés du vent sont intéressantes pour l’étude de l’ensemble du système de
conversion d’énergie éolienne, puisque sa puissance, dans les conditions idéales, est
proportionnelle au cube de la vitesse du vent. Pour connaître les caractéristiques d'un site, il est
indispensable d’avoir des mesures de la vitesse du vent et de sa direction, sur une grande période
du temps. Les vents dépassent en moyenne 5 m/s sont considérés comme de bons sites éoliens.

L’énergie cinétique d’une colonne d’aire de longueur dx, de section S, de masse volumique𝜌,
animée d’une vitesse V, illustré par la Figure II-3 ci-dessous :

1
𝑑𝐸𝑐 = 2 𝜌𝑆𝑑𝑥𝑣 2 (2.1)

Figure II-3 : colonne d’aire animée d’une vitesse v


Page | 30
La puissance 𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 extraire du volume d’aire en mouvement est la dérivée de l’énergie cinétique
par rapport au temps. En supposant dx=vdt, on déduit l’expression suivante :

𝑑𝐸𝑐 1
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = = 2 𝜌𝑆𝑉 2 (2.2)
𝑑𝑡

2.1.2 Etude théorique


2.1.2.1 Limite de Betz

C'est en 1919 que le physicien allemand Albert Betz (1885 - 1968) publia cette étude sur les
éoliennes. La limite de Betz détermine qu'une éolienne ne pourra jamais convertir en énergie
16
mécanique plus de 27 (ou 59%) de l'énergie cinétique contenue dans le vent.

Figure II-4 : Tube de courant d’aire autour d’une éolienne

D’après la figure illustrée ci-dessus, supposons que la vitesse du vent traversant le rotor est
égale à la moyenne entre la vitesse du vent non perturbé à l’avant de l’éolienne V1 et la vitesse
𝐕𝟏+𝐕𝟐
du vent après passage à travers le rotor V2 soit ( ).
𝟐

Page | 31
La masse d’air en mouvement traversant ce tube en une seconde s’écrit :

𝜌𝑆(𝑉1+𝑉2)
𝑚= (2.3)
2

La puissance réelle par le rotor des pales est la différence des puissances du vent en amont et
en aval :

𝑚(𝑉12 −𝑉22 )
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = (2.4)
2

Soit en remplacent m par son expression dans (2.4)

𝜌𝑆(𝑉1+𝑉2)(𝑉12 −𝑉22 )
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡 = (2.5)
4

Donc la puissance totale théoriquement disponible sur la surface S est extraire sans
diminution de vitesse de vent en mettant V2=0 dans l’expression 2.5 :

𝜌𝑆𝑉12
𝑃𝑣𝑒𝑛𝑡𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 = (2.6)
2

La puissance incidente extraire d’une masse d’air traversant la surface circulaire occupée par
les trois pales de la turbine éolienne est proportionnelle au cube de la vitesse du vent « V1 ».
𝜌𝑆𝑉13
𝑃𝑡 = (2.7)
2

On peut donc définir le coefficient de puissance « Cp » exprimé par le ratio de la puissance


extraite du vent par la puissance totale théoriquement disponible :
𝑃𝑡
𝐶𝑝 = 𝑃 (2.8)
𝑣𝑒𝑛𝑡

𝑑𝐶𝑝
Pour obtenir un coefficient de puissance maximal, il faut que 𝑉 =0
𝑑( 2 )
𝑉1

𝑉
On pose 𝑥 = 𝑉2
1
(1 + 𝑥)(1 − 𝑥 2 ) 1 − 𝑥 2 + 𝑥 − 𝑥 3
𝐶𝑝 = =
2 2
𝑑𝐶𝑝 (−2𝑥+1−3𝑥 2 )∗2−0
= =0
𝑑𝑥 4

−3𝑥 2 − 2𝑥 + 1 = 0
∆= (−2)2 − 4 ∗ (−3) = 16

√∆=4

2−4 1 2+4
𝑥1 = = ; 𝑥2 = = −1
2 ∗ (−3) 3 2 ∗ (−3)
𝟏
Donc pour 𝒙 = 𝟑 ; 𝐶𝑝 = est maximale

Page | 32
𝑉 𝑉 1 1 4 8 32
(1 + (𝑉2 ))(1 − (𝑉2 ) 2 ) (1 + 3)(1 − (3) 2 ) ∗ 16
𝐶𝑝 = 1 1
= = 3 9 = 27 = = 0.592
2 2 2 2 27

𝟏𝟔
 Donc théoriquement « Cp » ne peut pas dépasser 𝟐𝟕 = 𝟎. 𝟓𝟗𝟐

Ce coefficient de puissance « Cp » exprime l’efficacité de la turbine éolienne lors de la


transformation de l’énergie cinétique en énergie mécanique.

A cause de cette loi de Betz, le dispositif de conversion de l’énergie ne peut extraire qu’une
partie de la puissance incidente théorique. Ceci définit la puissance aérodynamique captée par
la turbine éolienne.

1
𝑃𝑟é𝑐𝑢𝑝é𝑟𝑎𝑏𝑙𝑒 = 𝑃𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 . 𝐶𝑝 = 𝜌𝑆𝑉1 3 𝐶𝑝 (2.9)
2

La limite de Betz n’est, en réalité, jamais atteinte. Chaque type d’éolienne est défini par un
coefficient de puissance propre à lui, exprimé en fonction de la vitesse spécifique "𝜆" de l’angle
d’orientation des pales"𝛽".

2.1.2.2 La vitesse spécifique

La vitesse spécifique « 𝜆 » définit comme étant le rapport de la vitesse linéaire en bout de


pales de la turbineΩ𝑡 𝑅𝑡 sur la vitesse instantanée de vent V s’écrit :

𝑅𝑡 ×Ω𝑡
𝜆= (2.10)
𝑉

Figure II-5 : La vitesse spécifique du rotor

Page | 33
2.1.2.3 Couple mécanique de l'éolienne

Le couple mécanique de l'éolienne Cm obtenu à partir de la puissance mécanique est exprimé


par (2.11) :

𝑃
𝐶𝑚 = Ω 𝑡 (2.11)
𝑚

L’équation mécanique du système est exprimée par (2.12), où 𝐽𝑡 et 𝐽𝑚 présentent respectivement


les moments d'inertie de la turbine et le générateur; 𝑓𝑣 est le coefficient des frottements visqueux
du générateur; Ω𝑚 est la vitesse de rotation du générateur.

𝑑Ω𝑚
(𝐽𝑡 + 𝐽𝑚 ). 𝑓𝑣 . Ω𝑚 = 𝐶𝑚 − 𝐶𝑒𝑚 (2.12)
𝑑𝑡

2.2 Modélisation du multiplicateur


Le multiplicateur adapte la vitesse lente de la turbine à la vitesse de la génératrice
Ce multiplicateur est modélisé mathématiquement par les équations suivantes :
𝑃
𝐶𝑎𝑒𝑟 = 𝛺𝑡 (R1)
𝑡

1
𝐶𝑔 = 𝐶𝑚 (R2)
𝐺

𝛺𝑚
𝛺𝑡 = (R3)
𝐺

2.2.1 Equation dynamique de l’arbre


La masse de la turbine éolienne est reportée sur l’arbre de la turbine sous forme d’une inertie
𝑱𝒕 et comprend la masse des pales et la masse du rotor de la turbine. Le modèle mécanique
proposé considère l’inertie total 𝑱 constitué de l’inertie de la turbine reporté sur le rotor de la
génératrice et de l’inertie de la génératrice.

𝐽
𝐽 = 𝐺𝑡2 + 𝐽𝑚 (2.16)

Il est à noter que l’inertie du rotor de la génératrice est très faible par rapport à l’inertie de la
turbine reportée par cet axe.

Page | 34
𝐽
𝐽 = 𝐺𝑡2 + 𝐽𝑚 (R4)

𝐶𝑚𝑒𝑐 = 𝐶𝑔 − 𝐶𝑒𝑚 − 𝐶𝑣𝑖𝑠 (R5)

Le couple résistant dû aux frottements est modélisé par un coefficient de frottement visqueux 𝑓.
𝐶𝑣𝑖𝑠 = 𝑓. 𝛺𝑚 (R6)

2.2.2 Graphe informationnel causal de la turbine

Turbine Multiplicateur L’arbre


𝜴𝒕 𝜴𝒎
𝑅3

𝑽 𝑪𝒂𝒆𝒓 𝑪𝒈 𝑪𝒎𝒆𝒄 𝜴𝒎

𝜷 𝑅1 𝑅2 𝑅5 𝑅4
𝑪𝒆𝒎
𝑪𝒗𝒊𝒔
𝑅6

Figure II-6 : Graphe informationnel causal de la turbine

Le schéma ci-dessus illustre les principes de cause à effet des grandeurs qui interviennent au
niveau de la turbine. Cette dernière généré le couple aérodynamique (Relation R1) qui est
appliqué au multiplicateur. Les entrées de la turbine sont la vitesse du vent, l’angle d’orientation
des pales, et la vitesse de rotation de la turbine. Le modèle du multiplicateur transforme la
vitesse mécanique et le couple aérodynamique respectivement en vitesse de la turbine et en
couple de multiplicateur (Relation R3 et R4). Le modèle de l’arbre décrit la dynamique de la
vitesse mécanique, il a donc deux entrées : le couple du multiplicateur et le couple
électromagnétique.
Le GIC montre que la vitesse de la turbine peut être contrôlée par action sur deux entrées :
l’angle de la pale et le couple électromagnétique de la génératrice. La vitesse du vent est
considérée comme une entrée perturbatrice à ce système.

Page | 35
Grâce à toutes ces équations, on peut décrire le bloc turbine de la manière illustré dans la
FigureII-7:

Figure II-7 : Schéma bloc du modèle de la turbine

2.2.3 Modèle à deux masses

Dans ce modèle, la turbine est reliée au générateur par l'intermédiaire d'un arbre flexible
modélisé par un ressort et un amortisseur. La turbine est décrite par un moment d’inertie Jt et
par un amortisseur caractérisé par le coefficient de frottements visqueux Kr. Le couplage
flexible est caractérisé par des coefficients d’amortissement Kls et de torsion Cls. Le générateur
est décrit par un moment d’inertie Jm et par un amortisseur caractérisé par un coefficient de
frottements Kg. Ce modèle permet de tenir compte de la torsion mécanique entre l'arbre lent et
l'arbre rapide grâce au couplage flexible.

Figure II-8 : Schéma du dispositif d’entraînement à deux masses

Les hypothèses relatives à ce modèle sont :


- Tous les modes flexibles sont localisés dans l’élément flexible de l’arbre lent,
- L’arbre rapide est infiniment rigide,
- Les modes flexibles des pales sont supposés suffisamment élevés pour être négligés

Page | 36
3 Partie électrique
3.1 Génératrice synchrone à aimants permanents
Cette deuxième partie consiste sur la conversion d’énergie mécanique produite par la turbine
éolienne en énergie électrique grâce à une génératrice (GSAP).

La génératrice (GSAP) est une solution très agréable qui présente une efficacité supérieure avec
un haut rendement énergique, une meilleure fiabilité, comparé aux machines nécessitant une
excitation ainsi que les aimants permanents d'aujourd'hui produisent des forces
magnétomotrices très intenses comme ils n'ont besoin d'aucune source d'énergie extérieure pour
maintenir leur magnétisme. Cet avantage permet de se débarrasser du circuit d’excitation
présent sur d’autres types de génératrices et ainsi de réduire la complexité du système et son
coût.

La génératrice synchrone à aimants permanents est également caractérisée par un couple


massique élevé, une inertie très faible et de faibles inductances.

Machines synchrones

Rotor bobiné Double excitation Aimants permanents Réluctance


Variable

AP internes AP surfaciques
Saillances
Figure II-9 : Classifications des machines synchrones

La machine synchrone peut être symbolisée comme le montre la figureII-10 :

Figure II-10 : Symboles de la machines synchrone

Page | 37
3.1.1 Principe de fonctionnement

La génératrice synchrone à aimants permanents (GSAP) est constituée d’un rotor entrainé par
un arbre en rotation et dans le cas d’une machine triphasée, d’un stator composé de 3 bobinages
répartis successivement et alternativement sur sa périphérie. Le rotor porte les aimants
permanents. Lorsque le rotor est en mouvement, les aimants génèrent un champ magnétique
tournant dans le stator. Ce champ magnétique circulant à travers les 3 bobinages induit une
tension alternative dans ceux-ci. Les tensions présentes aux bornes des 3 bobinages vont
constituer un système triphasé synchrone avec la vitesse de rotation du rotor.

Figure II-11 : Génératrice synchrone à aimants permanents d’éolienne

Cette génératrice illustrée par la figureII-11, dispose un grand nombre de pôles. Voici,
l’avantage du nombre élevé de pôles :
 Réduisez la longueur de l'enroulement et la taille de la machine (horizontale) à
mesure que le nombre de pôles augmente.
 Permet de réduisez la taille de l'aimant permanent.

Page | 38
3.1.2 Constitution

La génératrice (GSAP) est constituée d’une partie mobile : Le rotor et d’une partie fixe : le
stator qui constitue dans ce cas un système triphasé. Cette structure réserve plusieurs avantages :
- Pas de pertes Joules au rotor
- Pas besoin de bobinages et de balais au rotor
- Un rotor plus léger (car aimants plus légers que les bobinages)
- Pour les faibles dimensions, inductions plus importante.

3.1.2.1 Rotor :

a) Aimants en surface b) concentration de flux c) aimants enterrés


Figure II-12 : Différents structures du rotor à aimants permanents

- Aimants en surface : Les aimants permanents sont collés sur le rotor à l’aide de résine
ou on les insère dans des encoches réalisées au rotor.
- Aimants enterrés : Les aimants permanents sont démagnétisés et enterrés dans le rotor,
puis ils sont magnétisés.
- Aimants à concentration de flux : Les aimants permanents sont disposés de telle sorte
qu’ils fournissent une concentration du flux dans l’entrefer plus grand que le flux
individuel de chaque aimant.

L’inducteur de cette génératrice illustré par la figureII-13 est un aimant permanent celui qui
crée le champ magnétique. Il est entrainé par l’énergie mécanique produite par la turbine
éolienne. Ce dernier présente l’avantage d’éliminer les balais et les pertes rotorique. Le rotor
est constitué avec des aimants permanents, et ne comporte ni bagues ni balais. Le flux inducteur
est fixé par ces aimants. En conséquence, les pertes cuivre sont localisées au stator,

Page | 39
d’où la facilité de les évacuer par une ventilation extérieure. De plus, il possède une puissance
massique et un rendement supérieurs aux autres technologies.

Figure II-13 : Rotor à aimants permanents d’une éolienne

3.1.2.2 Stator :

Le stator (l’induit) est le siège de la transformation de puissance d’éolienne. Le stator est


constitué d’un bobinage triphasé parcourus par des courants alternatifs décalés de 120° dans
l’espace et dans le temps, couplé généralement en étoile, découpé en P paire de pôles. Ces
bobinages sont insérés dans des encoches au sein de culasse.

Figure II-14 : Structure interne du stator éolienne

Page | 40
3.2 Modélisation de la Génératrice synchrone à aimants permanents
Pour modéliser la génératrice synchrone AP on doit respecter certaines hypothèses essentielles
simplificatrices :

- Entrefer constant,
- L’absence de saturation dans le circuit magnétique,
- L’hystérésis est négligée avec les courants de Foucault et l’effet de peau,
- L’effet d’encochage est négligeable,
- La résistance des enroulements ne varie pas avec la température.

La structure de la génératrice synchrone à aimants permanents comporte un enroulement


triphasé au stator. L’excitation rotorique est créée par des aimants permanents au rotor. Ces
aimants sont supposés rigides et de perméabilité voisine de celle de l’air.

Figure II-15 : Circuit simplifié d’une phase du stator du GSAP

𝑬𝒂 : La valeur efficace de la f.é.m de l’induite (V) ;


𝑳𝒂 : inductance de fuite du bobinage de stator du générateur (H)
R : résistance du bobinage de stator du générateur (Ω) ;
Va : tension aux bornes du générateur en couplage étoile (V) ;

Figure II-16 : Génératrice synchrone à aimants permanents couplés en étoile

Page | 41
3.2.1 Equations électriques

Les équations électriques des machines électriques dans un repère fixe lié au stator sont décrites
par équations suivant :

𝑉𝑎 𝑖𝑎 𝛹𝑎
𝑑
[𝑉𝑏 ]= 𝑅𝑆 [𝑖𝑏 ]+𝑑𝑡 [𝛹𝑏 ] (2.14)
𝑉𝑐 𝑖𝑐 𝛹𝑐

𝑉𝑎
[𝑉𝑏 ] : 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠.
𝑉𝑐
𝑖𝑎
[𝑖𝑏 ] : 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑐𝑜𝑢𝑟𝑎𝑛𝑡 𝑑𝑒 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠.
𝑖𝑐
𝛹𝑎
[𝛹𝑏 ] : 𝑉𝑒𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑙𝑢𝑥 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑢𝑥 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑏𝑜𝑏𝑖𝑛𝑒𝑠 𝑠𝑡𝑎𝑡𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠
𝛹𝑐

𝑑𝛹𝑎
𝑉𝑎 = −𝑅𝑆 𝑖𝑎 + 𝑑𝑡
𝑑𝛹𝑏
𝑉𝑏 = −𝑅𝑆 𝑖𝑏 + (2.15)
𝑑𝑡
𝑑𝛹𝑐
{ 𝑉𝑐 = −𝑅𝑆 𝑖𝑐 + 𝑑𝑡

𝑅𝑆 : résistance des phases statoriques.

Les enroulements statoriques de la machine synchrone considérée sont connectés en étoile a


neutre isole, d’où la somme instantanée des courants statoriques est nulle, et il n’y a pas de
courant homopolaire. Par conséquent, s’il existe une composante homopolaire de tension ou
flux, elle n’intervient pas dans le couple. Le comportement de la machine est donc représenté
par deux variables indépendantes.

Page | 42
3.2.2 Passage au repéré de Park

Afin de simplifier le modèle dynamique de la machine, on applique un changement de repère.


Cette transformation mathématique, transforme les trois bobines statoriques fixes déphasées de
2π/3 en deux bobines fictives équivalentes déphasées de π/2 et situées sur le rotor illustrée par
la FigureII-17.

Figure II-17 : Représentation de la GSAP dans le repère (d, q) de Park

Les deux bobines d et q, tournent avec le rotor, produisant le même effet que les trois bobines
fixes. Les variations exprimées dans ce nouveau repère (d, q), nous permettent de passer de
repère naturel au repère de Park, et d’avoir ainsi un modèle relativement simple de la machine.

Figure II-18 : Passage de Repère naturel du stator au repère (d, q) de Park

Page | 43
En appliquant la transformation de Concordia T32 définit par (2.16) :
1 0
𝑋𝑎 −1 √3
𝑋𝑎 𝑡 𝑋
3
[ ] = 𝑇32 | 𝑏| , 𝐴𝑣𝑒𝑐: 𝑇32 =√ 2 2 (2.16)
𝑋𝑏 2
𝑋𝑐 −1 −√3
[2 2 ]

Le variable x peut être v, i ou Ψ.


On obtient :
𝑉 𝑖 𝑑 𝛹
[ 𝑎 ] = 𝑅𝑆 [ 𝑎 ]+𝑑𝑡 [ 𝑎 ] (2.17)
𝑉𝑏 𝑖𝑏 𝛹𝑏

En appliquant la transformation de Park au système d’équations (2.17), on peut exprimer tous


les vecteurs dans un repère lié au rotor. Si 𝜽 est l’angle électrique désignant la position du rotor
par rapport au stator, nous avons :

𝑉𝑑 𝑖𝑑 𝑑 𝛹𝑑 𝜋 𝛹𝑑
[ 𝑉 ] = 𝑅𝑆 [𝑖 ] + [ 𝛹 ] + 𝜃 𝑃 ( ) [ 𝛹 ] (2.18)
𝑞 𝑞 𝑑𝑡 𝑞 2 𝑞

𝑋𝑑 𝑋 𝑐𝑜𝑠𝜃 −𝑠𝑖𝑛𝜃
Où : [𝑋 ] = 𝑃(−𝜃) [ 𝑎 ] , 𝑒𝑡 𝑃(𝜃) = [ ] (2.19)
𝑞 𝑋𝑏 𝑠𝑖𝑛𝜃 𝑐𝑜𝑠𝜃

𝑽𝒅 ,𝑽𝒒 , 𝒊𝒅 et 𝒊𝒒 sont les composantes directe et en quadrature de tension et de courant. 𝛹𝑑 et 𝛹𝑞


sont les composantes directes et en quadrature du flux.

Figure II.19 : Modèle de Park pour la GSAP

Page | 44
Chapitre Ⅲ :
Modélisation et simulation de la
chaîne de conversion éolienne
sous Matlab/Simulink

Page | 45
1 Introduction
Pour valider notre étude théorique de la chaîne de conversion d'énergie éolienne, la
modélisation et la simulation du processus est nécessaire. La chaîne de conversion a été
modélisée et simulée à l’aide du logiciel Matlab/Simulink.

2 Paramètres de la turbine éolienne


Pour modéliser et simuler la turbine, nous avons besoin de connaître tous les paramètres afin
de se rapprocher de son comportement réel pour les différentes vitesses de vent.

La fonction de coefficient de puissance est représentée par l’équation suivante [7] :

𝐶2 −𝐶5
𝐶𝑝 (𝛽, 𝜆) = 𝐶1 ( − 𝐶3 × 𝛽 − 𝐶4 ) 𝑒 𝜆𝑖 + 𝐶6 × 𝜆
𝜆𝑖

Avec

1 1 0.035
= − 3
𝜆𝑖 𝜆 + 0.08𝛽 𝛽 + 1

Les paramètres du coefficient de puissance Cp sont comme suit :

C1 = 0.5176 C2 = 116 C3 = 0.40 C4 = 5 C5 = 21 C6 = 0.0068

C1 ,C2 ,C3 ,C4 ,C5 C6 sont des coefficients propres au système étudié et définis par le constructeur
de la machine[7].

Page | 46
3 Caractéristique de la turbine éolienne
La turbine éolienne choisie pour notre étude est une turbine tripale en fibre de verre. Ses
caractéristiques sont données dans le tableauⅢ-1. Celle-ci est à vitesse variable munie d’un
modèle à 2 masses. Utilisée dans cette chaîne pour fournir un couple mécanique appliqué sur
l’arbre d’une génératrice synchrone à aimants permanents.

Orientation Sous le vent

Puissance moyenne (W) 8500

Nombre de pales 3

Vitesse de rotation (rad/s) 21.85

Type d’entraînement Modèle à 2 masses

Diamètre de rotor (m) 4.5

Surface de balayage (m2) 15.88

Vitesse du vent moyenne (m/s) 12

Vitesse de vent du démarrage (m/s) 6

Vitesse de vent d’arrêt (m/s) 16

Densité de l’air (kg/m 3) 1.25

Tableau Ⅲ-1 : Caractéristique de la turbine éolienne

Page | 47
4 Modèle Simulink de la chaîne de conversion éolienne
4.1 Etape1 : Modélisation du technique de contrôle (Pitch control)
Le système illustré par la figureⅢ-1, contrôle le flux du vent autour de la pale d'éolienne,
contrôlant ainsi la couple exercé sur l'arbre de la turbine. Si la vitesse du vent est inférieure à la
vitesse nominale du vent de l'éolienne, l'angle de tangage est maintenu constant à sa valeur
optimale.

La première entrée (wr1) est la vitesse de rotation du rotor de l’éolienne en (rad/s), la seconde
entrée (V) est la vitesse nominal du vent en (m/s), La sortie (Pitch angle) est l’angle
d’orientation des pales en (degré).

Figure Ⅲ-1 : Système Pitch control

4.1.1 Résultats de simulation

Lorsque la vitesse du rotor de l'éolienne est inférieure à la vitesse nominale du rotor de


l'éolienne, le signal d'erreur est négatif et l'angle de tangage est maintenu à sa valeur optimale
comme montré dans la figureⅢ-2. Lorsque la vitesse du rotor dépasse le signal d'erreur nominal
est positif et l'angle de tangage passe à une nouvelle valeur,

Figure Ⅲ-2 : Profile d’angle d’orientation des pales (𝛽 = 0)

Page | 48
4.2 Etape2 : Modèle Simulink de coefficient de puissance Cp
Le coefficient de puissance (Cp) illustré par la figureⅢ-3 représente l'efficacité du rotor de la
turbine à capter l'énergie disponible dans le vent. Ce coefficient de puissance varie en fonction
de deux paramètres, soit la vitesse spécifique (Lamda) et l'angle de calage des pales (béta).

Figure Ⅲ-3 : Modèle Simulink du coefficient de puissance Cp

La première entrée (Lamda) : La vitesse spécifique « 𝜆 » le rapport de la vitesse linéaire sur la


vitesse du vent, la seconde entrée (béta) : angle de l’orientation des pales en degré, la seule
sortie est la valeur de Cp=f (𝜆,𝛽).

4.2.1 Résultats de simulation de Cp


Pour la simulation du coefficient de puissance ci-dessous, la valeur moyenne de la vitesse du
vent est fixée à 12m /s et l’angle d’orientation de pales (𝛽 = 0)

Figure Ⅲ-4 : Allure du coefficient de puissance Cp

Page | 49
Selon la figureⅢ-5 l’efficacité mécanique de l’éolienne (efficacité avec laquelle l’éolienne
convertit l’énergie cinétique en électricité) est de 48%.

Figure Ⅲ-5 : Coefficient de puissance Cp=f (𝜆, 𝛽)

La figureⅢ-6 montre, l’effet de l’angle de calage de pales(𝛽) sur le coefficient de puissance.


Les résultats obtenus montrent que le rendement de l’éolienne est très affecté par l’angle de
calage de pales du rotor.

Figure Ⅲ-6 : Allure de Cp=f(𝜆) pour différentes valeurs de 𝛽

Page | 50
4.3 Etape 3: Modèle Simulink de la turbine éolienne
Ce modèle illustré par la figureⅢ-7 est obtenu en modélisant et en regroupant sous
Matlab/Simulink les équations mathématiques présentées dans le deuxième chapitre.

Le modèle Simulink de la turbine illustré ci-dessous, à comme entrées la vitesse du générateur


(𝛺𝑚 ) en rad/s, l'angle d’orientation de pales en degrés et la vitesse du vent en m/s. La seule
sortie (Cm) est le couple mécanique appliqué sur la génératrice en (N/m).

Figure Ⅲ-7 : Modèle Simulink de la turbine éolienne

4.3.1 Résultats de simulations de la turbine

Les résultats obtenus montrent que la turbine génère un couple mécanique important avec des
faibles ondulations, par rapport à la vitesse du vent disponible (12m/s).

Figure Ⅲ-8 : Courbe de couple mécanique

Page | 51
L'illustration ci-dessous montre la puissance mécanique (Puissance turbine) pour différentes
vitesses de vent et pour l'angle d'inclinaison des pales β = 0 degré. On voit donc que la
puissance est proportionnelle au cube du vent (une vitesse de 30% supérieur permettra une
puissance plus de deux fois supérieur).

La puissance est proportionnelle aussi à la surface balayée (donc au carré du diamètre des pales)
d’où l’importance de ces deux facteurs, on recueille seulement un pourcentage de cette
puissance théorique.

Figure Ⅲ-9: Puissance de la turbine pour différentes valeurs de vitesse

Page | 52
4.4 Etape4 : Dispositif d’entraînement modèle à deux masses
Ce système adapte la vitesse lente de la turbine à la vitesse de la génératrice avec un rapport
(G=7). Au niveau de (L’arbre) ce modèle mécanique considère l’inertie total 𝐽 constitué de
l’inertie de la turbine reporté sur le rotor de la génératrice et de l’inertie de la génératrice Les
équations dynamiques de la turbine décrites dans la référence de l'arbre lent sont données par
les équations (II-12) (II-13) (II-14).

Figure Ⅲ-10 : Dispositif d’entraînement modèle à deux masses

L’illustration ci-dessus a comme entrées le couple mécanique et le couple


électromagnétique, et a comme sorties le constante d’inertie (H) s’exprimé en (J[kg.m3]) et
la seconde sortie (G) rapport de multiplication.

Page | 53
4.5 Etape5 : Simulation de la génératrice (GSAP)

4.5.1 Caractéristique électrique de la GSAP

La machine choisie pour notre étude est une génératrice synchrone à aimants permanents à
pôles internes Saillances, possède 5 paires de pôles. Ses caractéristiques sont données dans le
tableauⅢ-2 ci-dessous.

Puissance moyenne (w) 6123

Nombre de pôles 10
Vitesse du rotor (rad/s) 152.89
Résistance statorique (Ω) 0.425
Inductance statorique suivant 0.0082
l’axe d (H)

Inductance statorique suivant 0.0082


l’axe q (H)
Facteur de friction (Nms/rad) 0.001189

Moment d’inertie (J[kg.m2]) 0.01197

Tableau Ⅲ-2 : Caractéristiques électrique de la GSAP

4.5.2 Modèle Simulink de la GSAP


A l’aide du logiciel de simulation Matlab-Simulink, on transforme les équations qui constituent
le modèle du processus à étudier en schémas bloc. Toutes les équations électrique et mécanique
de cette génératrice sont exprimées en détails dans le deuxième chapitre (Partie électrique).

Le modèle Simulink de cette génératrice est présenté par la figureⅢ-11 ci-dessous, apparaissent
en bleu le bloc qui regroupes les équations électriques et en vert le bloc qui regroupe les
équations mécaniques.

Le modèle de cette génératrice a comme entrées la vitesse angulaire arbre, paramètres internes
et mesures des courants, et comme Sorties force électromagnétique coule électromagnétique.

Page | 54
Figure Ⅲ-11 : Modèle Simulink de la GSAP

4.5.3 Modèles des équations électrique

Figure Ⅲ-12 : Bloc de transformation de Park


Ce sous-système illustré par la figureⅢ-12 permet de convertir les tensions Vab et Vbc
respectivement en Vd et Vq.

Figure Ⅲ-13 : Bloc des équations électrique

Page | 55
4.5.1 Modèle des équations mécanique

Après avoir le courant direct (id) et courant quadratique (iq) on a à la sortie le couple
électromagnétique (Ce).

Figure Ⅲ-13 : Bloc des équations mécanique

4.5.2 Résultats de simulation


4.5.2.1 Mesure de grandeurs électrique

Le fonctionnement de la chaîne éolienne, complet a été simulé sous l’environnement


Matlab/Simulink. Les résultats des grandeurs électrique sont donnés dans le tableauⅢ-3 :

Grandeurs électrique Valeurs

Vab (V) 550

ILine (A) 12.8


Vab efficace (V) 390

ILine efficace (A) 9


Puissance active (W) 6123
Vitesse du rotor (rad/s) 152.89
Couple électromagnétique (N/m) 40

Tableau Ⅲ-3 : Grandeurs électrique de la GSAP

D’après les résultats de simulation de la GSAP illustré par la figureⅢ-15, elle possède une
accélération vite avec des faibles ondulations de couple électromagnétique. On constate que les
deux couples (Cm et Cem) sont égales, car le modèle du multiplicateur est supposé parfait.
Tous les résultats obtenus montrent que la puissance électrique générée est très affectée par
l’angle de calage de pales de l’éolienne, les différents modèles étudiés sont conformes à la
réalité. Ce qui montre la validité de ce travail.

Page | 56
Cem

Figure Ⅲ-15 : Résultats de simulation de la GSAP

Page | 57
4.5.3 Schéma global du modèle de simulation sous Matlab/Simulink

Le modèle réalisé sous Simulink pour simuler le fonctionnement de la chaîne éolienne est illustré par la figure Ⅲ-16. Apparaissent en vert le bloc
de la turbine éolienne, en rouge le modèle du dispositif d’entrainement à deux masses, le bloc orange représente le modèle de la GSAP. Les autres
couleurs représentent des sous-systèmes créés pour modéliser les différentes équations régissant le fonctionnement de l’éolienne.

Figure Ⅲ-16 : Simulation du fonctionnement de la chaîne de conversion éolienne

Page │ 58
4.5.4 Modèle Simulink simplifié de la chaîne éolienne

Figure Ⅲ-17 : Schéma bloc simplifié de la chaîne éolienne

Page │ 59
CONCLUSION GENERALE

 Ce travail nous a permis d’appliquer ce que nous avons appris sur l’énergie éolienne en
première année mastère et d’approfondir dans le logiciel Matlab/Simulink et prendre
des bonnes pratiques dans la simulation du projet et apprendre à maitriser la
modélisation des chaînes de conversion d’énergie éolienne.

 L’énergie éolienne constitue une solution propre par excellence et renouvelable pour
convertir le vent en électricité, malgré la fluctuation de la vitesse du vent qui influe sur
la qualité de la production, l’énergie éolienne est un vecteur énergétique important dans
l’actualité et dans l’avenir.

 La vitesse du vent est considérée comme une entrée perturbatrice du système éolien. Il
est très important de bien connaitre celle-ci, car la puissance de l’éolienne est
proportionnelle au cube de la vitesse du vent. Pour une vitesse deux fois plus fort, la
puissance sera huit fois plus forte. Donc la turbine éolienne peut être contrôlée par action
sur deux paramètres, l’angle d’orientation de pales et le couple électromagnétique.

 D’après les résultats de simulation de la génératrice synchrone à aimants permanents,


est un bon choix pour la conversion éolienne elle présente un haut rendement
énergétique et un couple massique élevé avec une faible inertie.

Perspectives
Ce travail peut être poursuivi et complété par des perspectives pour améliorer la production
et la qualité de la puissance, par l’étude des points suivants :

- Les résultats de simulations ont fournis des informations importantes pouvant


être pratique à la mise en œuvre d’un système de commande.
- Etude des systèmes de production hybride tels que les systèmes (éolienne-
photovoltaïque), (éolienne photovoltaïque–diesel)…etc.
- Etudier les techniques de recherche du point de puissance maximale (MPPT)

Page │ 60
Références bibliographiques

[1] L'Agence internationale de l'énergie (AIE)/ Statistiques énergétiques.


[2] Global Wind Energy Council (GWEC)/Rapport mondial sur l’éolien, 2020
[3] Energieplus /techniques des éoliennes
[4] International Renewable Energy Agency (IRENA)/ Renewables energy
[5] B. Boukhezzar, L. Lupu, H. Siguerdidjane, M. Hand. Multivariable control strategy
forvariable speed, variable pitch wind turbines, Renewable Energy, pp. 1273-1287,
2007
[6] Dr. Siva Malla (2021). PMSG based Wind Power Generation
System (https://www.mathworks.com/matlabcentral/fileexchange/36116-pmsg-based-
wind-power-generation-system), MATLAB Central File Exchange. Retrieved June 7,
2021.
[7] Siegfried Heier, “Grid Integration of Wind Energy Conversion Systems,” John Wiley
& Sons Ltd, 1998, ISBN 0-471-97143-X

Adresse : Avenue Omar Ibn El-Khattab 6072-Zrig-Gabes. ‫ – قابس‬6072 - ‫ زريق‬- ‫ شارع عمر بن الخطاب‬:‫العنوان‬
Téléphone : 75 392 108 Fax : 75 392 390 75 239 039 :‫ الفاكس‬108 75 392 :‫الهاتف‬
www.issatgb.rnu.tn ‫موقع الواب‬:

Page | 61