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RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland


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DÉPARTEMENTD’URBANISME DEPARTMENT OF TOWN PLANNING

MOBILITEDANS
DANSLA
LAVILLE
VILLEDE
DEYAOUNDE.NUISANCE
YAOUNDE.NUISANCE
MOBILITE
SONORESDANS
DANSLES
LESVILLES
VILLESCAMEROUNAISES
CAMEROUNAISES
SONORES

Presented by/Présenté par:

Supervised by/Supervisé
par:

MASSOB DEZO Sandra, 15TP20980 Dr.


MACTHEUBOU

année d’étude:

Meng IV urbanisme
Academic year: 2019/2020

SOMMAIRE

 INTRODUCTION …………………………………………………………………………………………

 CHAPITRE 1 :DEFINITIONS ET INDICATEURS…………………………………………………

 CHAPITRE2: CADRE LEGISLATIF ET R2GLEMENTAIRE ……………………………………

 CHAPITRE 3 : IDENTIFIER LES SOURCES DE POLLUTION SONORE ….………………

 CHAPITRE 4 : LES EFFETS DU BRUIT SUR L’ORGANISME ………………….……………

 CHAPITRE 5 : ETUDE COMPARATIVE : CAS DE LA FRANCE ET DU


CAMEROUN……………………………………………………………………………………………………

 RECOMMANDATION………………………………………………………………………………………

 CONCLUSION………………………………………………………………………………………………….

 BIBLIOGRAPHIE…………………………………………………………………………………………………
INTRODUCTION

Qu’il s’agisse d’aboiement de chien, de nuisances causés par le voisinage, par la circulation, ou
phénomène plus récent de “voiture boum boum” la population camerounaise se trouve un jour
confronté aux nuisances sonores. Or ces derniers, si elles persistent, agressent, indisposent et
portent atteinte à la qualité de vie, voir à la santé. Cette étude vise à souligner les nuisances
sonores subies par cette population ainsi que leur répercussion, notamment la gêne sociale
évidente et la mise en place d’une politique équilibrée. Pour mener à bien cette étude nous
vous présenterons premièrement ce que c’est qu’une nuisance sonore, deuxièmement la
législation et de la règlementation, troisièmement les effets du bruit sur le système nerveux et
enfin une étude comparative avec la France et quelques recommandations.
CHAPITRE 1 : Définitions et indicateurs

I. Définitions :

Le petit Larousse définit le bruit comme L’ensemble des sons produits par une vibration,
perceptibles par l’ouïe ou encore comme un ensemble de sons sans harmonies. Pour l’OMS il
s’agit : « un phénomène acoustique présentant une sensation auditive désagréable ».

Le bruit : un son est une perception auditive engendrée par une vibration acoustique. Le bruit
est majoritairement une sensation subjective, c’est un phénomène acoustique produisant une
sensation auditive considérée comme gênante ou désagréable. D’après la Commission
Electrotechnique Internationale (CEI), le bruit est « un son ayant généralement un caractère
aléatoire qui n’a pas de composante bien définie »

Ainsi, « la vibration acoustique est le mouvement des particules d’un milieu élastique de part et
d’autre d’une position d’équilibre. Il en ressort que l’étude du bruit n’inclut pas les infrasons,
les ultrasons et les vibrations mécaniques. Toutefois, il est normal d’étudier ce phénomène
d’ensemble puisqu’ils ont en commun le mouvement d’un objet par rapport à une position
d’équilibre ».

Les sons sont donc des vibrations engendrées par des pressions acoustiques exprimées en Nm-
2, équivalent au Pascal (Pa), unité légale de pression. Dans le monde de l’agriculture comme
dans bon nombre de corps de métier, la pression acoustique peut s’étendre de 2.10-5 à plus de
100 Pascals, ce qui rend compliqué l’utilisation de cette échelle de pression. Ainsi, il est
préférable d’utiliser le « niveau de pression acoustique » noté SPL (Sound Pression Level) qui
correspond à 20 fois le logarithme décimal du rapport de la pression acoustique efficace peff
sur une pression acoustique efficace p0 de référence, correspondant à 2.10e5 Pa, tel que :

LSPL = 20lg (Peff /P0)


II. CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES DU BRUIT :

1) BRUITS CONTINUS :

Dans cet exercice, nous considérons qu’un bruit est continu lorsque le niveau dépression
acoustique ne varie pas de plus de 3 dB pendant une certaine durée d’observation notée T.
Pour expliquer ce qu’est un bruit continu, nous prendrons le cas le plus simple, celui d’un son
pur. Il correspond à une vibration acoustique sinusoïdale et donc à une seule fréquence.

Le son se caractérise par :

• son amplitude, qui dépend de la pression acoustique,

• sa fréquence, qui correspond au nombre de période(s) par seconde exprimée en Hertz (Hz),

• sa vitesse de propagation correspondant à la célérité d’un son dans l’air, c’est-à-dire 340 ms-
1 à température ambiante et pression atmosphérique normale ;

2) BRUITS INTERMITENTS :

Le bruit intermittent est un bruit dont il est possible de percevoir la variation d’une ou plusieurs
caractéristiques physiques se répétant à des intervalles de durée variable. C’est un bruit dont le
niveau sonore varie beaucoup au cours de la période d’observation. L’ISO (Organisation
Internationale de Normalisation) définit ces bruits comme des « bruits non stables »

3) BRUITS IMPULSIONNELS :

Il est possible de rencontrer des signaux impulsionnels dont la structure temporelle est
périodique, sinusoïdale ou aléatoire. Ainsi, les sons impulsionnels peuvent avoir des formes
d’ondes aussi diverses que celles des sons stables (figure 5).

Ce sont ces sons impulsionnels que nous utiliserons durant toute notre carrière lorsque nous
réaliserons des audiométries.

Nous pouvons prendre comme exemple les « bursts » ou bouffées tonales, très utilisées pour
recueillir les otoémissions ou les « clics », impulsions rectangulaires dont le spectre est proche
de celui du bruit blanc, très utilisés dans le but de réaliser des potentiels évoqués
auditifs.’ondes aussi diverses que celles des sons stables (figure 5).
III. CARACTÉRISTIQUES PHYSIOLOGIQUES DU BRUIT :

1) LA FRÉQUENCE :

Nous rappelons que toute onde sonore est définie par sa fréquence, qui représente le nombre
de vibrations par seconde. Elle s’exprime en Hertz (Hz). D’une manière générale, on distingue
les sons graves des sons aigus correspondant respectivement aux basses fréquences et aux
hautes fréquences. Il est important de les distinguer en particulier lorsque l’on souhaite traiter
un bâtiment contre le bruit ou insonoriserune cabine de tracteur par exemple. En
effet,traitement sera fonction des bandes de fréquences nuisibles.

2) LA PRESSION ACOUSTIQUE :

Toute perturbation d’un milieu entraîne l’apparition d’un son. Cette perturbation se déplace
dans l’air sous forme d’onde et ce dans toutes les directions. Cela entraîne une variation de
pression p(t) autour de la pression atmosphérique bien souvent mesurable et parfois audible.
La membrane des microphones et de notre tympan y sont sensibles.

3) COURBE ISOSONIQUE ET PONDÉRATIONS :

Une courbe isosonique représente le niveau de pression acoustique, en fonction de la


fréquence, ayant le même niveau en phone, c’est à dire provoquant la même sensation
d’intensité sonore pour l’oreille humaine à 1kHz.

Le système auditif humain est sensible à des fréquences allant de 20 Hz à un maximum


d'environ 20 000 Hz. Mais l'étendue de fréquences audibles diminue avec l'âge du fait de la
presbyacousie. Dans cette gamme de fréquences, l'oreille humaine est la plus sensible entre 1
et 5 kHz. Cela est dû principalement à la résonance du canal auditif et à la fonction de transfert
des osselets dans l'oreille moyenne.

CHAPITRE 2 : Cadre législatif et réglementaire


Les sanctions

Comme mesures coercitives, ce texte prévoit en ce qui concerne les communes que "lorsque
les valeurs limites fixées par les normes de pollution sonores et olfactives ne sont pas
respectées, [elles] prennent des mesures telles que, la mise en demeure, la pose des scellés et
la suspension des activités de l’établissement pollueur, pour faire cesser les nuisances" (article
8).

Enfin, le Code pénal Camerounais en son article 369 précise comme autre mesure de
coercitions aux bruits, tapages ou attroupement injurieux ou nocturnes, pouvant troubler la
tranquillité, que les auteurs de ces troubles et leurs complices peuvent être punis "d’une
amende de deux mille six cent(2600) à trois mille six cent (3600) francs (...)".

I. RÉGLEMENTATION RELATIVE A LA NUISANCE SONORE :


1. CADRE LÉGISLATIF : les lois :

Loi N°96 /12 du 5 août 1996 portant loi cadre relative à la gestion de l‘environnement

SECTION IV : DES NUISANCES SONORES ET OLFACTIVES

Article 6o-(1) Sont interdits les émissions de bruits et d’odeurs susceptibles de nuire à la santé
de l’homme, de constituer une gêne excessive pour e voisinage ou de porter atteinte à
l’environnement.

Article 60-(2) les personnes à l’origine de ces émissions doivent prendre toutes les dispositions
nécessaires pour les supprimer, les prévenir ou en limiter la propagation sans nécessité ou par
manque de précaution.

Article 60(3) Lorsque l’urgence le justifie, les communes doivent prendre toutes les mesures
exécutoires destinées d’office à faire cesser le trouble. En cas de nécessité, elles peuvent
requérir le concours de la force publique.
Article 61. Un décret d’application de la présente loi pris sur rapport conjoint des
administrations compétentes détermine :

-le cas et les conditions dans lesquelles sont interdits ou réglementes les bruits causes sans
nécessaire absolue ou dus à un défaut de précaution ;

- les conditions dans lesquelles les immeubles, les établissements industriels, commerciaux,
artisanaux ou agricoles, les véhicules ou autres objets mobiliers possédés, exploites ou détenus
par toute personne physique ou morale, doivent être exploites, construits ou utilises de
manière à satisfaire aux dispositions de la présente loi et de ses textes d’application ;

-les conditions dans lesquelles toutes mesures exécutoires doivent être prises par les
communes destinées, d’office, à faire cesser le trouble, sans préjudices des condamnations
pénales éventuelles ;

- les délais dans lesquels il doit être satisfait aux dispositions de la présente loi à la date de
publication de chaque règlement pris pour son application

Loi N°2004/ 003 du 21 Avril 2004 régissant l’urbanisme au Cameroun

SECTION II

Article 9(2) « sont impropres à l’habitat des terrains exposés à un risque industriel ou à des
nuisances graves (pollutions industrielles, acoustiques Etc.) et ceux de nature à porter atteinte à
la santé publique ou aux valeurs culturelles locales »

Article 25« Les documents de planification urbaine déterminent les conditions permettant,
d'une part ..., de prévenir les risques naturels et les risques technologiques, ainsi que les
pollutions et nuisances de toute nature et, d'autre part, de prévoir suffisamment d'espaces
constructibles, pour les activités économiques et d'intérêt général... »

Le Code pénal camerounais, formule en son

Article 261 « est puni d’un emprisonnement de 15 jours à 6 mois et d’une amende de 5000 à 1
000 000 de FRANCS ou de l’une de ces 2 peines seulement celui qui, par son activité, pollue
l’atmosphère au point de la rendre nuisible à la santé publique. »

Article 369 contraventions de 3e classe « Sont puni d’une amende de deux mille six cent (2600)
à trois mille six cent (3600) francs inclusivement :

5. les auteurs ou complices de bruits, tapages ou attroupement injurieux ou nocturnes,


troublant la tranquillité des habitants. »
La Loi N° 98/015 du 14 juillet 1998 relative aux Etablissements classés dangereux, insalubres
ou incommodes

Article 25 « les frais d’inspection et de contrôle des établissements classés sont à la charge des
exploitants »

Article 26 « les entreprises classées qui importent des équipements permettant, de réduire
toutes formes de pollutions, bénéficient d’une réduction des tarifs douaniers sur ces
équipements dans les proportions et durées déterminées, en tant que de besoin, par la loi de
finances. »

2. CADRE RÉGLEMENTAIRE : Les décrets et arrêtés :

Le décret est un acte du pouvoir exécutif qui intervient dans le domaine du pouvoir législatif. Il
est signé tantôt par le Président de la République, tantôt par le premier Ministre chef du
Gouvernement.

Les décrets récence dans le cadre de notre étude sont les suivant :

Le Décret N° 90/1483 du 09 Novembre 1990 fixant les conditions et modalités d'exploitation


des débits de boisson interdit au termes de son article 14, l'ouverture ou le transfert à moins de
200 mètres à vol d'oiseau d'un hospice, d'un hôpital, d'un dispensaire, d'un établissement
d'enseignement ou d'un édifice consacré au culte.

Le Décret N° 77/220 du 01 juillet 1977 qui à son article 27 a institué la Taxe sur la publicité, est
la lutte contre les pollutions sonores par une politique de Pollueur-Payeur. Malheureusement,
les gérants des commerces de boissons ne trouvent aucun mal à s'acquitter de cette taxe et à
en obtenir le droit de faire du bruit impunément aux dames des populations riveraines.

SECTION XV : DE LA TAXE SUR LA PUBLICITE

Article 103.-1) la taxe sur la publicité locale, notamment les panneaux-réclames, calicots et
enseignes lumineuse, véhicules avec ou sans diffuseur, sonorisation des magasins, affichages et
oriflammes.

2) les taux de la taxe sur la publicité sont fixés dans les limites suivantes :
d) Sonorisation des magasins : 500 F par jour,

3) le défaut de paiement de la taxe sur la publicité entraine paiement d’une


pénalité de 100% du montant dû en principal.

Décret N°2011/2583/PM du 23 Août 2011 portant réglementation des nuisances sonores ET


olfactives

Il a été signé par le premier ministre, chef du gouvernement. Il stipule en son Article 3 que :

(1) Les dispositions du présent décret s’appliquent à tous types de bruits, y compris les activités
ou les travaux bruyants et gênant le voisinage, les établissements classés dangereux, insalubres
ou incommodes, les bruits produits à l’intérieur des mines et carrières, les chantiers de travaux
publics et privés ainsi que les sources mobiles.

(2) Les valeurs limites exprimées en décibels des émergences sont définies par I ‘organisme
chargé de la normalisation et de la qualité.

A l’Article 6, Sont interdits, les activités ou les travaux bruyants, gênant le voisinage au-delà des
valeurs d’émergence et périodes prévues par l’organisme chargé de la normalisation et de la
qualité.

L’Article 8 stipule que : Lorsque les valeurs limites fixées par les normes de pollution sonores et
olfactives ne sont pas respectées, les communes prennent des mesures telles que, la mise en
demeure, la pose des scellés et la suspension des activités de l’établissement pollueur, pour
faire cesser les nuisances

. Article 9 les installations existantes disposent d’un délai de 1an à compter de la signature du
présent décret pour se conformer à ces dispositions.

L'Arrêté N° 0001540 du Ministère des Transports du 15 Novembre 2006 relatif à la


certification acoustique et des émissions de gaz des aéronefs

Cet arrêté constitue Une réglementation sectorielle du bruit : le domaine du transport aérien,
En effet, les transports constituent une source très importante.

En outre, il soumet l'utilisation de tout aéronef sur le territoire camerounais à la détention d'un
document de limitation de nuisances. On peut lire à l'article 3 alinéa 1 que : « Pour pouvoir être
utilisé sur le territoire camerounais, tout aéronef doit être muni d'un document de limitation de
nuisances délivré ou validé par l'Etat d'immatriculation de cet aéronef attestant la conformité à
des normes de sa catégorie au moins égale à celles contenues dans la dernière édition du
Volume 1 de l'annexe 16 à la convention relative à l'aviation civile susvisée »
L'article 4 du même texte poursuit : « Le Document de limitation de nuisances délivré par
l'autorité aéronautique aux aéronefs immatriculés camerounais ou au titre de l'article 83 bis de
la Convention relative à l'aviation civile peut être un certificat de limitation de nuisance, un
certificat de limitation de nuisance spécial ou un permis de vol de limitation de nuisance. »

La validité de ces certificats pouvant être annulée ou suspendue par l'autorité aéronautique
dans certains cas comme le précise l'alinéa 1 de l'article 7 du texte susmentionné : « La validité
d'un certificat ou d'un certificat spécial peut être annulée ou suspendue par l'autorité
aéronautique notamment si :

- L'aéronef n'a pas été entretenu dans le cadre des règlements en vigueur en matière de
limitation de nuisances

- Toutes les modifications nuisances telles que définies à l'article 2 du présent arrêté et
apportées à l'aéronef n'ont pas été approuvées en vertu de la réglementation applicable ou les
modifications nuisances impératives n'ont pas été appliquées. »

II. ANALYSE DES ASPECTS DE LA NUISANCE SONORE :


1) Analyse des textes législatifs et réglementaires

La loi N°96/12 du 05 août 1996 est mise sur pieds afin de lutter contrescontre les nuisances
sonores et olfactives émises par les discothèques, les débits de boisson, les véhicules et même
celles liées au voisinage car celles-ci peuvent entraîner d’énormes dégâts sur le plan de la santé
et de l’environnement, elles peuvent entraîner des actes de vandalisme sur l’environnement.
Dès lors, en cas de non respectnon-respect de ces lois les communes possèdent des mesures
répressives telles que recourir à la force publique pour le retour à la normale.

Le décret N°2011/2583/PM du 23 Août 2011 portant réglementation des nuisances sonores et


olfactives quantolfactives quant à lui s’applique à tout type de bruits.

Cependant les normes exprimées en décibels sont définies par l’organisme chargé de la
normalisation et de la qualité. En cas d’infraction, ce sont les communes qui se chargent
d’apporter les mesures répressives.

La loi N°2004/003 du 21 avril 2004 régissant l’urbanisme au Cameroun, stipule entre autres que
les zones d’habitation doivent être à l’écart de toutes activités industrielles ou à l’écart des
nuisances graves.
CHAPITRE 3 : Sources de pollution sonores

1.

2. Les bruits de comportement :

Les bruits désinvoltes ou agressifs pouvant provenir de chaînes hi-fi, d’aboiements,


d’appareils électroménagers, de travaux de jardinage ou de bricolage, de pétards… sont
considérés comme des bruits de comportement.

 Cris d’animaux

 Appareils de diffusion du son et de la musique

 Outils de bricolage et de jardinage

 Appareils électroménagers

 Jeux bruyants pratiqués dans des lieux inadaptés

 Utilisation de locaux ayant subi des aménagements dégradant l’isolation acoustique


Pétards et feux d’artifice

 Activités occasionnelles, fêtes familiales, ou travaux de réparation

 Certains équipements fixes comme les ventilateurs, les climatiseurs, les pompes à
chaleur, les équipements de piscines familiales

3. 2- Les bruits d’activités :

Ce sont les bruits générés par des activités provenant par exemple d’ateliersartisanaux, de
commerces, d’industries non soumises à la législation sur les installations classées pour la
protection de l’environnement, d’activités du secteur tertiaire, de manifestations culturelles ou
sportives.

• Activités du secteur tertiaire

• Ateliers artisanaux

• Manifestations culturelles et de loisirs (concerts, cinémas, théâtres, expositions)

• Compétitions sportives pédestres, à vélo, à voile

• Petits commerces et ateliers artisanaux ou industriels non classés

• Sports et loisirs de plein air

Les établissements diffusant de la musique amplifiée.

Lieux musicaux - établissements ou locaux recevant du public et diffusant à titre habituel de la


musique amplifiée, à l’exclusion des salles dont l’activité est réservée à l’enseignement de la
musique et de la danse - font l’objet d’un décret fixant leurs conditions de fonctionnement
(articles R. 571-27 à R. 571-30 – Code de l’environnement). Indépendamment des niveaux
d’émergence à respecter au domicile des voisins, les niveaux sonores maximums admissibles à
l’intérieur de l’établissement sont de 105 dB(A) en tout point accessible au public (niveau
moyen sur 10 à 15 minutes) et de 120 dB en niveau crête.

4. 3- Les bruits de chantiers :


Les chantiers sont, par nature, une activité bruyante. En fonction des travaux, des contraintes
et de l’environnement du site, chaque chantier est particulier.

CHAPITRE 4 : Les effets du bruit sur l’organisme

On distingue des effets immédiats comme l’augmentation du rythme cardiaque et de la tension


artérielle, la diminution de l’attention, de la capacité de mémorisation ; l’agitation, les troubles
gastro-intestinaux. Ces effets sont passagers et réversibles.
Des effets à plus long terme peuvent également apparaitre. Ce sont la fatigue physique, et
nerveuse, l’insomnie ; la boulimie, l’hypertension artérielle chronique, l’anxiété, les
comportements dépressifs ou agressifs. Ces conséquences liées au stress sont plus durables.

1. 1) Fatigue auditive :

C'est un phénomène que nous avons tous ressenti au sortir d'un lieu très bruyant elle consiste
en une augmentation du seuil de perception. Elle est temporaire, dure souvent plusieurs
heures. Elle est régressive au début. Elle est maximale pour les sons de 4000 Hz. Elle varie selon
les individus, les niveaux sonores et les durées d'exposition.
t. Elle consiste en une augmentation du seuil de perception. Elle est temporaire, dure
souvent plusieurs heures [16]. Elle est régressive au début. Elle est maximale pour les
sons de 4000 Hz. Elle varie selon les individus, les niveaux sonores et les durées
d'exposition.

Les problèmes commencent généralement par la fatigue auditive. La fatigue auditive c'est un
déficit transitoire sur la fréquence 4000 Hz de la perception auditive lors d'une exposition à un
bruit intense. Ce déficit est récupérable dans sa quasi-totalité en quelques heures après
cessation de l'exposition au bruit lésionnel C'est le premier stade de l'atteinte auditive. La
fonction auditive normale est récupérée après une période variant de 12 à 36 heures selon les
individus et l'importance de l'exposition. A ce stade on peut parler de fatigue auditive.

2. 2) Adaptativité auditive :

Ce paramètre est important. En effet, l'entrée dans un laboratoire déclenchent des sensations
auditives gênantes, un état d'instabilité léger mais après quelques heures passées dans cet
environnement, ces sensations s'atténuent progressivement et une fatigue auditive s'installeq.
Au cours de la pratique le bruit est toléré, et fait place à l'habitude, en effet le bruit de la vie
professionnelle devient récurrent et il s'oublie peu à peu, à long terme une gêne sociale hors
contexte professionnelle s'installe.

Quand un son de forte intensité arrive à la cochlée, les muscles de l'oreille moyenne : le réflexe
stapédien tend la chaîne ossiculaire, l'empêchant ainsi de suivre des oscillations de grande
amplitudes. Du fait de l'habitude de l'exposition aux bruits forts, le réflexe stapédien s'inhibe, et
donc ne joue plus son rôle de protection de l'oreille moyenne.

Il se trouve que si l'on prolonge une exposition à un bruit fort, un sujet continue d'éprouver la
même sensation. Néanmoins si ce bruit intense n'est présent que dans une seule oreille
pendant un certain temps, le sujet estime le même son présenté à l'oreille contro-latérale
beaucoup plus fort que celui présenté depuis un certain moment à la première oreille.
On a donc ainsi mis en évidence l'adaptativité auditive au bruit.

3. 3) Effet de masque :

Deux sons proches en fréquence vont se masquer l'un l'autre : comme parler dans un
brouhaha.Le son fort masque facilement un son de faible niveau.Le son masque facilement
ceux dont la fréquence est supérieure.

On peut distinguer :

➢ Les bruits blancs : qui sont des bruits à large spectre, très gênants pour cet effet de masque :
mer, pluie, vent.

➢ Les fréquences graves : Si un camion passe, pour être audible, il faut parler plus fort et plus
haut, donc amplifier les fréquences aiguës. Sur certains appareils existent des filtres pour
atténuer certaines zones graves : filtres coupe-bas ou passe-haut des enregistreurs ou des
consoles de mixage etc...

4. ) Développement de la surdité :

Cette évolution se fait en plusieurs phases :

• La première, dite phase d'accoutumance :L'audiogramme : L’audiogramme pratiqué en fin de


journée de travail montre un léger scotumscrotum réversible sur le 6000 Hz ne dépassant pas
30 dB avec quelques acouphènes aigus, chez un sujet avec une audition « parfaite ».
L'audiogramme au lendemain se révèle normal, car retiré du milieu bruyant.

• La deuxième, dite phase de latence :Le scotumscrotum est étendu aux fréquences voisines de
part et d'autre de la fréquence concernée, ce scotumscrotum bilatéral irréversible, passe la
plupart du temps inaperçu.

• La troisième, dite phase de surdité débutante :Le : Le scotumscrotum crée un déficit


important dans la compréhension, marqué par une hypoacousie et des acouphènes aigus
intermittents. Présence d'une gêne auditive
Étude comparative avec la France

CHAPITRE 5 : Etude comparative : Cas du Cameroun et de la France

Au Cameroun, il est difficile de donner une liste des différentes associations qui sont investies
dans la protection de l'environnement en général. Le décret présidentiel N°90/53 du 19
décembre 1990, modifiée par la loi N°99-011 du 20 juillet 1999 est venu libéraliser les
associations au Cameroun. Depuis lors, les associations sont créescréés à but diverse.
Cependant, il convient de noter que les associations au Cameroun ne sont pas spécialisées dans
le domaine des nuisances sonores. Le bruit dans le contexte camerounais est loin d'être une
préoccupation majeure même s'il a des conséquences néfastes sur la santé, encore faudrait-il
que les populations le sachent.

Ainsi, les associations de protection de l'environnement pourront être impliquées dans la lutte
contre le bruit une fois que celui- ci sera considéré comme un véritable problème au bien être
et à la santé des populations.

En France par contre, le bruit étant devenu l'objet de nombreuses plaintes quotidiennes de la
part des populations urbaines et des riverains des endroits bruyants, de nombreuses
associations spécialisées ou non dans la lutte contre le bruit sont présentes sur la scène sociale.
On peut citer l'ACENAS - Association contre l'Extension et les Nuisances de LYON Saint Exupéry
Présidente ; ADCBA - Association de Défense contre le Bruit des Avions de Villecresnes ; L'ADE -
Association de défense de l'environnement de Melun Sénart ; l'ADEC - Association de défense
de l'environnement de Champrosay. Certaines associations défendent les intérêts des riverains
comme l'ADRA et l'ADRUT respectivement Association de défense de riverains de l'aéroport de
Bale-Mulehouse et Association de défense des riverains et des usagers des transports.

Au Cameroun, bien que le Droit à un environnement sain soit proclamé au préambule de la


Constitution, on observe un dispositif législatif et réglementaire très embryonnaire pour la
prévention contre le bruit et la protection de l'environnement. Quelques textes épars tiennent
lieu de fondement juridique à la lutte contre les nuisances sonores, encore que les dispositions
y attenantes ne le sont que d'une manière bien indirecte. La question des nuisances sonores est
alors comme un accouchement douloureux pour le législateur camerounais qui n'en traite que
de façon sous-jacente. Cette situation est bien déplorable pour un Etat qui se veut être
moderne. Les acteurs de la lutte contre le bruit au Cameroun sont presqu'inexistants et la lutte
aussi. Cependant des organismes sont créescréés dans l'objectif de protection de
l'environnement, on ne pourrait alors qu'espérer qu'elles soient opérationnelles le plutôt
possible.

En France par contre, l'arsenal juridique est constitué ainsi que de nombreuses autres mesures
notamment institutionnelles pour la prévention, la protection et la répression du bruit. La Loi
de 1992 et ses décrets d'application offrent un cadre juridique complet au système français et
les directives communautaires viennent renforcer le dispositif ainsi mis en place. Toutefois, il ne
serait pas complètement juste de dire qu'en France la protection juridique contre le bruit a
atteint son paroxysme. Si l'on avait à Comparer le dispositif mis en place pour les autres sources
de pollution telles que l'eau l'air et les déchets, on pourrait alors comprendre que la prise en
compte est lente de la problématique du bruit en France. Mais au moins la France a le mérite
d'avoir un véritable système de protection, on ne dirait pas de même du Cameroun.

On constate comme élément de ressemblance dans les deux systèmes : le rôle prépondérant
du Maire dans la lutte contre le bruit. En effet, ce dernier tant au Cameroun qu'en France est
investi de nombreux pouvoirs tant de police générale que de police spéciale pour lutter contre
le bruit. Les règles régissant l'activité des communes lui octroient des pouvoirs pour garantir la
sécurité et la tranquillité de ses concitoyens. En tant qu'autorité administrative proche des
populations, c'est en général vers lui que ces dernières se retourneront en cas de problème.
D'autres textes divers lui donnent également compétence pour garantir la jouissance par les
populations d'un environnement sain, non pollué par le bruit. Il en est ainsi de la législation
relative à l'urbanisme, aux débits de boisson etc...

Les deux systèmes se rapprochent également au niveau des autres intervenants dans cette lutte
qui dans les deux cas sont entre autres les Ministères en charge des questions relatives à
l'environnement, Ministère des transports, de l'urbanisme et de l'habitat... et aussi des
organismes étatiques crées dans un objectif de protection de l'environnement de manière
générale au Cameroun et de protection contre le bruit spécifiquement en France.
En France contrairement au Cameroun, le bruit au travail est réglementé. Au Cameroun, il
n'existe même pas encore des bribes d'une éventuelle protection du travailleur contre le bruit
qu'il subit quotidiennement dans son lieu de service. Pire encore, à L'ASECNA par exemple, les
employés étant dans un environnement bruyant - zone aéroportuaire- l'employeur fait passer
un test auditif annuellement à ses employés pour se rassurer que leur ouïe est encore en bon
état. Ce n'est pas dans un objectif humanitaire, loin de là mais pour vérifier l'aptitude des
employés à poursuivre au mieux les taches qui leur sont octroyées dans le dessein de
préservation des intérêts de L'ASECNA. Tout porte à croire que les défaillants à ces testces tests
seront immédiatement renvoyés moyennant une modeste indemnité ou pire sans aucun
dédommagement. Ceci nous laisse entrevoir le profond fossé qu'il ya entre le Cameroun et la
France en matière de nuisances sonores.

Comme autres différences, il faut noter l'absence des centres de recherche ou de


documentation sur le bruit au Cameroun. De même, sur le plan communautaire africain il
n'existe pas d'instruments qui organisent la protection contre le bruit. Pourtant, une réponse
africaine avait été donnée à la Convention de bale, la Convention de Bamako en matière de
pollution par les déchets. Ceci démontre encore le caractère nouveau de la préoccupation bruit
dans l'environnement camerounais et aussi africain.

Quoi qu'il en soit, on n'est pas encore arrivé que ce soit en France ou au Cameroun à une
protection juridique optimale contre le bruit.

RECOMMANDATION :
 En raison de la dispersion des textes relatifs à la pollution, il n’est pas rare de rencontrer des
contrariétés dans les dispositions pénales, d’où la nécessité de regrouper tous ces textes
dans un code de l’environnement pour une meilleure visibilité et une application simplifiée.

 Adopter des sanctions spécifiques aux différents types de pollutions afin de procurer aux
citoyens la jouissance d’un environnement sain. Pour sortir de cette insécurité juridique et
même judiciaire, il serait opportun pour la Législation camerounais de compléter le
dispositif législatif et réglementaire en matière d’émission des bruits en milieu urbain,
d'assurer son application et de la contrôler.
 Ainsi, il serait primordial de publier le décret d'application de la loi cadre de 1996 sur la
gestion de l'environnement, lequel doit régir les pollutions et notamment sonores. Par
ailleurs, il serait important d'adopter une Loi relative au bruit comme en France ou tout au
moins une loi relative aux pollutions et nuisances comme on peut le remarquer au Mali et
ce depuis 2001. En outre, il faudrait classer les bruits par catégorie bruits des transports,
bruits des activités industrielles, bruits de voisinage... lesquels doivent avoir un régime
juridique bien spécifique. Ceci devant aboutir à une sorte de réglementation sectorielle qui
s'impose à cause du coté transversal et multipolaire du bruit.

 De même, Les secteurs liés à ces nuisances doivent être pris en compte dans des
réglementations sectorielles. Il serait indispensable d'introduire des dispositions tendant à
la prévention des nuisances sonores dans le dispositif législatif relatif à la santé, vu que les
pollutions sonores constituent un véritable problème de santé publique. Et enfin la
législation en matière d'urbanisme aussi doit intégrer des normes anti bruit pour la
construction des bâtiments, les installations industrielles et autres aménagements. Une fois
le cadre législatif et réglementaire complété, il sera indispensable d'en contrôler
l'application stricte et surtout de sanctionner tout manquement. Sans quoi, tous les efforts
risqueraient d'être vains.

• Engager des actions d’information et de sensibilisation afin d’inciter vos concitoyens à


respecter quelques règles simples de savoir-vivre et le cas échéant à modifier leurs
comportements.

• Assurer la formation de vos agents (policiers municipaux, techniciens territoriaux).


CONCLUSION :
Au terme de notre étude ,ou il était question pour nous de présenter les indicateurs du bruits,
ses répercussion sur l’organisme ,la réglementation en matière des nuisances sonores ainsi que
son application et l’étude comparative de la France et du Cameroun, il en ressort que les
principales conséquences de l’exposition durable à une source de bruit ont une incidence sur
tous les aspects constitutifs d’un développement durable qu’ils soient environnementaux,
sociaux ou économique, mais le bruit est beaucoup plus qu’une nuisance ,c’est aussi très
souvent une véritable agression contre la santé, le bruit dans nos milieux urbains sont régis par
des textes législatifs (lois) et réglementation (décrets et arrêts).Néanmoins cet ensemble de lois
et décret ne sont pas toujours sans ambiguïté, ce qui entraine une contrariété dans
l’application de ceux-ci. En ce qui concerne la France et le Cameroun Quoi qu'il en soit, on n'est
pas encore arrivé à une protection juridique optimale contre le bruit. Cependant ne serait-il pas
nécessaire de proposer des protections auditifs ?
BIBLIOGRAPHIE :

 Buissette Hugues, Nuisances Sonores, Evaluation Des Causes De Surdités Et Recherches


De Déficiences Auditives Dans La Pratique D’odontologie, université de Lorraine, Faculté
de Pharmacie ,2011
 Nicolas Derumaux, Les Nuisances Sonores Dans Le Milieu Agricole, Faculté De
Pharmacie, Novembre 2013
 Guide Du Maire : Bruit De Voisinage
 Matchum Kouogne Christelle Fanny-Ange, La Protection Juridique De L’environnement
Au Cameroun Et En France : Le Cas Des Nuisances Sonores, Faculté De Droit Et Des
Sciences Économique De Limoges, Septembre 2009
 Sites Internet : Http://. Environnementcam.Blogspot. Com : La Règlementation Sur
L’émission Du Bruit En Milieu Urbain Au Cameroun,17 Mai 2017

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