Vous êtes sur la page 1sur 2

ULP - IPST - Lycée Couffignal

Licence QM2E
25 février 2008

Bases scientifique
Contrôle continu
Correction
Enseignant : E. Laroche
Durée : 2 heures
Documents interdits ; calculatrices autorisées

1 Charge triphasée équilibrée


Avertissement : l’amplitude de la courbe de tension donnée dans l’énoncé est erronée.
On prendra bien comme amplitude Vm = 320 V.
1. La tension est sinusoı̈dale, le rapport
√ entre l’amplitude et la valeur efficace est donc
de racine de deux, soit : V = Vm / 2 = 226 V. Attention, cette formule n’est valable
que pour une forme d’onde sinusoı̈dale.
2. La valeur efficace du courantp
se calcule comme étant la racine de la moyenne du carré
du courant. On obtient I = 2/3Im = 0, 817 A.
3. La puissance apparente est S = 3V I = 554 VA (V est la tension simple dans le cas
présent).
4. Le courant est impair, donc sa décomposition ne contient que des sinus et les coeffi-
cients peuvent se calculer sur [0 ; T /2]. De plus, le courant est symétrique par rapport
à l’axe vertical d’équation t = T4 . Les termes de rang pairs sont donc nuls et les termes
impairs peuvent se calculer sur l’intervalle [0 ; T /4] par la formule :
Z T
8 4
bk = i(t) sin(kωt)dt (1)
T 0
Z T
8 4
= Im sin(kωt)dt (2)
T T
12
 T
8Im − cos(kωt) 4
= (3)
T kω T
12
 
8Im ωT ωT
= − cos(k ) + cos(k ) (4)
kωT 4 12
4Im  π π 
= − cos(k ) + cos(k ) (5)
kπ 2 6
4Im π
= cos(k ) (6)
kπ 6
(7)

1
On observe que b3 = 0. Concernant les rangs √de 1 à 4, seul le fondamental (k = 1)
est non

nul. Son amplitude est égal à b1 = 2 π 3 Im = 1, 10 A. Sa valeur efficace est
I1 = π6 Im = 0, 780 A
5. La puissance moyenne absorbée par un phase est égale à la moyenne de la puissance
instantanée. En régime sinusoı̈dal de tension et en présence d’harmoniques de courant,
la puissance, pour la phase a est Pa = V I1 cos φ1. Dans le cas présent, le déphasage
φ1 entre la tension et le fondamental du courant est nul, d’où Pa = V I1 = 176 W. La
puissance totale est la somme des puissances des trois phases, soit en régime équilibré
P = 3 Pa = 529 W.
6. Fp = P/S = 3V I1
3V I
= II1 = π3 = 0, 955.
7. Puisqu’il n’y a pas de déphasage entre le fondamental du courant et la tension on a
Q = 0.
8. En régime sinusoı̈dal de tension et en présence d’harmoniques de pcourant, on peut
utiliser la formule S 2 = P 2 + r Q2 + D2 , ce qui donne D = S 2 − P 2 − Q2 =
 2 
S − Fp2 S 2 = 3V I 1 − Fp2 = 6 1 − π3
p 2 p
V I = 165 VA.
9. Le courant de neutre iN (t) est nul. En effet, si on considère que le courant pourcourant
le phase b est de même forme que celui de la phase b mais déphasé de T /3 et que
le courant de la phase c est également déphasé d’un tiers de période supplémentaire,
puis que l’on fait la somme des courants, on obtient à chaque instant t : iN (t) =
ia (t) + ib (t) + ic (t) = 0. On peut arriver à la même conclusion en constatant que les
harmoniques de courant de rangs multiples de trois sont toutes nulles.
10. La charge est un pont redresseur à six diodes.

2 Charge inductive en régime forcé


1. Pour t > 0, on a Ri(t) + L di(t)
dt
= E cos(ωt).

2. Le régime permanent est sinusoı̈dal, on cherche donc i(t) = I 2 cos(ωt + φ). On
peut alors utiliser les notations complexes qui donnent RI + jLωI = E avec E = E
et I = I exp(jφ). On obtient donc I = R+jLω E
, ce qui donne I = √ 2 E 2 et
R +(Lω)
φ = − arctan( Lω R
).
Attention, la résolution du problème ne peut être faite comme dans le cas d’une
tension constante. Dans le cas présent, le régime permanent est périodique ; il faut
donc chercher une solution particulière sinusoı̈dale.
3. Le régime transitoire peut être obtenu par la résolution de l’équation différentielle.
Une solution particulière a été obtenue à la question précédente. Notons la i∞ (t)
puisqu’il s’agit du régime permanent. La solution à l’équation sans second membre
s’écrit sous la forme i0 (t) = λ exp(− τt ) avec τ = R
L
. La solution générale de l’équation
est alors donnée sous la forme de la somme de la solution particulière √et de la solution
de l’équation sans second membre, soit i(t) = i∞ (t) + i0 (t) = I 2 cos(ωt + φ) +
λ exp(−t/τ ). Il reste encore à identifier
√ la constante à partir de la condition initiale
qui s’écrit ici i(0) = 0, soit λ = −I 2 cos(φ). On obtient alors :

i(t) = I 2 (cos(ωt + φ) − cos(φ) exp(−t/τ )) (8)