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Table des matières

Préface

Où commence l’espace ?

Fait-il chaud ou froid dans l’espace ?

Pourquoi flotte-t-on dans l’espace ?

C’est quoi une mission spatiale ?

Pourquoi envoyer des hommes dans l’espace ?

Jusqu’où les hommes sont-ils allés ?

Qu’est-ce qu’un astronaute ?

Comment se préparer à une mission spatiale ?

Comment se prépare-t-on physiquement ?

Comment va-t-on dans l’espace ?

Est-il dangereux d’aller dans l’espace ?

C’est quoi la Station spatiale internationale ?

Que fait-on dans la Station spatiale internationale ?

Quelle heure est-il à bord ?

Comment communique-t-on avec la Terre ?

Comment respirer dans l’espace ?


Peut-on sentir des odeurs dans l’espace ?

Faut-il toujours porter un scaphandre ?

Pourquoi sortir de la Station ?

Comment mange-t-on dans l’espace ?

Comment prépare-t-on à manger ?

Comment prend-on sa douche dans l’espace ?

Comment fait-on pipi dans l’espace ?

Comment dort-on dans l’espace ?

Les astronautes ont-ils du temps libre ?

Les astronautes changent-ils pendant leur vol ?

Retournera-t-on sur la Lune ?

Va-t-on marcher sur Mars ?

Tout le monde pourra-t-il aller sur Mars ?

Copyright

Dans la même collection


Préface

Un métier qui fait rêver… et interroge !


Le métier d’astronaute reste rare. Chaque année, nous
sommes une douzaine d’hommes et de femmes à réaliser
des missions de longue durée à bord de la Station spatiale
internationale. Terriens “extraterrestres”, nous sommes Américains,
Canadiens, Européens, Japonais, Russes… Nous nous sommes
entraînés durement durant de longues années avant de pouvoir
réaliser notre rêve. Parfois, nous sommes rejoints par des
astronautes qui effectuent des séjours plus courts pour relever une
partie de l’équipage. Une quinzaine d’êtres humains dans l’espace
chaque année… pour 7 milliards d’individus sur Terre !
Explorateurs des temps modernes, nous apprenons à vivre et
travailler dans un milieu hostile et préparons les prochaines missions
à travers le système solaire. Nous répondons à l’appel de nouveaux
espaces qui a toujours animé l’homme et participons à l’avancée de
ses connaissances, améliorant ainsi la vie sur Terre.
Notre métier comporte aussi un aspect médiatique  : ambassadeurs
des activités spatiales, nous partageons régulièrement cette
expérience extraordinaire avec nos concitoyens lors de conférences,
d’interventions dans des écoles, d’événements divers. Ces rencontres
nous permettent de mesurer à quel point l’espace fascine et intrigue
toujours les jeunes et les adultes.
Ce livre répond aux questions qui reviennent le plus fréquemment.
Avec en tête la sempiternelle interrogation : « Comment fait-on pipi
dans l’espace ? ». Bonne lecture ! 
 
Jean-François Clervoy, astronaute français de l’Agence spatiale
européenne, sélectionné en 1985
Où commence l’espace ?

Le mot «  espace  » désigne tout ce qui commence au-delà


de l’atmosphère, cette fine couche de gaz qui entoure et
protège notre planète. Mais l’atmosphère n’est pas
uniforme  : l’air est plus dense près du sol et, plus on monte en
altitude, plus la pression diminue. Il devient donc difficile de respirer
au-delà de 3 000 m et les avions ne peuvent pas voler au-delà de 10
000  m. L’air se dilue peu à peu dans le vide et a presque disparu à
50  km, où le ciel est noir. Même s’il reste des traces d’air jusqu’à
500 km, voire 1 500 km, on est ensuite dans le vide. Il n’y a plus de
son, plus d’odeur : pas de vie. L’espace est composé essentiellement
de vide mais on croise parfois, entre les étoiles et les planètes, des
gaz, des poussières, des rayonnements…
C’est
C’est
C’est le
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le Russe
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RusseIouri
Russe Iouri Gagarine
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1h48.
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1h48.
1h48.

Et l’Univers ?
L’Univers englobe tout ce qui existe  : l’espace, bien sûr, mais aussi
les galaxies, les étoiles et les planètes, dont la Terre... et même les
êtres vivants. On a l’habitude de dire qu’il est infini car on ne peut
mesurer sa taille. On dit aussi qu’il est en expansion parce qu’il
grandit depuis sa création. Les astronomes considèrent que l’Univers
est né il y a 14 milliards d’années, lors du « Big Bang ».

À qui appartient l’espace ?


Au-delà de 100  km d’altitude, l’espace appartient à tout le monde.
Cette règle internationale a été fixée en 1966 par les Nations Unies
dans un Traité sur l’espace extra-atmosphérique. Personne n’a le
droit de s’approprier un endroit ou un corps dans l’espace, ni sur la
Lune ni ailleurs. 

INFO +
Depuis 1979, la Lune et ses ressources naturelles
constituent le patrimoine commun de l’humanité. Aucun pays
ne peut se les approprier et leur exploitation devra être
internationale.
Fait-il chaud ou froid dans l’espace ?
Dans le vide de l’espace,
impossible de mesurer de
température s’il n’y a pas de
matière pour emmagasiner de la
chaleur. Mais si tu y exposais un objet
un certain temps, sa température
varierait en fonction du rayonnement
qu’il reçoit (la lumière principalement).
Le plus froid serait atteint dans les endroits les plus éloignés de toute
étoile et les plus vides de matière : - 270 °C. Au contraire, près d’une
source de chaleur (par exemple dans le gaz autour des amas de
galaxies), la température grimperait jusqu’à plusieurs milliers de
degrés ! Autour de la Terre, c’est pareil : suivant l’exposition de l’objet
aux rayons du Soleil, la température peut atteindre 135  °C en plein
Soleil et descendre jusqu’à - 160 °C quand il se trouve dans l’ombre…

Un vaisseau spatial ou une station orbitale, mais aussi la combinaison


qui permet à un astronaute de travailler dans le vide, doivent donc
résister à ces variations de température importantes et rapides. Ils
® ®
sont isolés à l’aide de matériaux synthétiques (Dacron ou Mylar ),
sont pressurisés, et disposent d’un système de climatisation. À
bord de la Station spatiale internationale, la température est ainsi
maintenue entre 22,2 et 25,5  °C, ce qui permet à l’équipage de
porter des vêtements légers. Mais pas de thermostat pour adapter la
température à leur confort : les astronautes utilisent des ordinateurs
de contrôle ou des tablettes tactiles, comme pour l’ensemble des
commandes à bord (il n’y a aucun interrupteur).
Y a-t-il du bruit dans l’espace ?
Non... le bruit n’existe pas dans le vide spatial. Mais, à bord d’un
vaisseau spatial pressurisé, les sons se déplacent dans l’air. Les
systèmes de ventilation et les appareils qui fonctionnent en
permanence provoquent un bruit assez élevé, jusqu’à 69 décibels  :
plus qu’une salle de classe un peu bruyante et presque autant qu’un
aspirateur !

INFO +
Le système de climatisation de la Station spatiale
fonctionne un peu comme un réfrigérateur : de l’ammoniaque
(un liquide qui gèle à très basse température) circule dans des
tuyaux et « récupère » la chaleur produite par les différents
équipements, avant de l’évacuer à l’extérieur grâce à des
radiateurs orientables. Il est composé de deux circuits, au cas
où une panne endommagerait l’un d’entre eux. 
Pourquoi flotte-t-on dans l’espace ?
Petit rappel… Sur Terre, si tu
tiens un objet dans la main et
que tu le lâches, il tombe vers
le sol  : il est attiré par la force de
gravitation de notre planète, tout
comme toi qui restes plaqué au sol.
Cette force est extrêmement forte  !
Impossible de s’en extraire, sauf si on
s’éloigne de la Terre à de très grandes
distances et en accélérant beaucoup…
et que l’on se trouve happé par la force
d’attraction d’un autre objet massif (étoile, planète).

L’impesanteur est la disparition de la sensation de


poids. Mais mieux vaut parler de micropesanteur car
l’impesanteur n’est jamais totalement parfaite. À ne
pas confondre avec microgravité, qui est une
traduction maladroite du terme anglais
«  microgravity  » et qui désigne en français une notion
très différente.

À quelques centaines de kilomètres d’altitude, un objet est donc


toujours soumis à la force de gravitation de la Terre : il « tombe » vers
le sol à la vitesse verticale de 5  m/seconde. Mais si cet objet se
déplace à la vitesse de 8  km/seconde, il ne croise plus la surface
terrestre, car celle-ci est courbe et s’incurve de 5  m sous l’horizon
tous les 8  km. L’objet, et tout ce qu’il contient, est donc en
permanence en chute libre mais toujours à une altitude
constante  : on dit qu’il est «  satellisé  ». La sensation de poids
disparaît alors et on est en état d’impesanteur.
Un astronaute sur une orbite autour de la Terre est donc en
impesanteur  : il suit la même trajectoire que le vaisseau ou la
station qu’il occupe, tombe en permanence vers la Terre sans jamais
la croiser, et flotte dans l’habitacle s’il ne s’appuie pas fermement sur
une paroi. Tous les objets qui ne sont pas attachés flottent aussi et
les liquides se mettent spontanément en boule.

Est-ce agréable de flotter


dans l’espace ?
L’état d’impesanteur nécessite un
temps d’adaptation, qui varie d’un
humain à l’autre. Au départ, il provoque
quelques nausées. Quand les
astronautes sont bien acclimatés, ils
trouvent très agréable de pouvoir
«  flotter  » à l’intérieur de la Station, de
ne plus rien peser et de pouvoir
déplacer sans effort des objets
habituellement très lourds. Un sentiment de légèreté et de liberté
totale… Attention, cette sensation n’a rien à voir avec le vide car le
vaisseau est rempli d’air, comme une maison. 
C’est quoi une mission spatiale ?

C’est l’envoi d’un engin au-delà de l’atmosphère à l’aide


d’une fusée. Cet engin, appelé charge utile, est un appareil
automatique ou un vaisseau habité. Quand la charge utile
est lancée par fusée-sonde et retombe sur Terre au bout de
quelques minutes après avoir décrit un « saut de puce » de quelques
centaines de kilomètres, c’est un vol suborbital. On parle de vol
orbital lorsque l’engin est placé sur orbite autour de la Terre et qu’il
se met à tourner autour  ; il devient alors un satellite artificiel de
notre planète. Et pour les missions vers d’autres corps du système
solaire, on parle de sondes et de vols interplanétaires.

À quoi ça sert ?
Les satellites rendent de nombreux services. On Depuis
Depuis
Depuislele
le
distingue les satellites de télécommunications, les premier
premier
premier satellite
premiersatellite
satellite
satellite
plus nombreux (75 %), et les satellites Spoutnik
Spoutnik
Spoutniken
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en 1957,
en1957,
1957,
1957,
d’observation. Grâce aux satellites de plus
plus
plusde
de
de7 000
7 000
7 000
télécommunications, tu peux téléphoner à travers satellites
satellites
satellites
satellites
le monde, avoir la télévision en direct, te connecter
artificiels
artificiels
artificiels ont
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ontété
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été
à Internet et échanger des informations, connaître lancés.
lancés.
lancés. Environ
lancés.Environ
Environ
Environ
la position d’un objet au sol, en mer ou dans les 1 300
1 300 sont
1 300sont
1 300 sont
sont
airs... Les satellites d’observation aident à la
encore
encore
encoreen
en
enservice
service
service
prévision météo, permettent la surveillance
aujourd’hui.
aujourd’hui.
aujourd’hui.
aujourd’hui.
militaire, renforcent nos connaissances de la
planète et contribuent à détecter de nouvelles
ressources.
Plus rapides, plus efficaces et plus économiques, les satellites
apportent des solutions à une multitude de problèmes terrestres et
créent de nouvelles activités et de nouveaux revenus. Ils sauvent des
milliers de personnes chaque année.
Les sondes interplanétaires permettent d’explorer d’autres corps
du système solaire. Leurs découvertes nous renseignent sur les
conditions d’apparition de la vie et son évolution, et donc de mieux
comprendre nos propres origines. 
Combien de temps fonctionne
un satellite ?
La durée de vie d’un satellite varie
en fonction de son altitude : un
satellite placé à 200 km (sur orbite
basse) « retombera » dans
l’atmosphère au bout de quelques
mois, tandis qu’un satellite situé à
36 000 km (sur orbite
géostationnaire) pourra rester à
poste indéfiniment. La plupart sont
prévus pour fonctionner une
quinzaine d’années. Avant d’épuiser
totalement leurs réserves de
carburant et pour libèrer
l’emplacement, les satellites
géostationnaires sont envoyés sur
des orbites « de garage », plus
lointaines.

Sans
Sans
Sanst’en
t’en
t’enrendre
rendre
rendrecompte,
compte,
compte,tutu
tuutilises
utilises
utilisesles
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les
services
services
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Ce serait
Ceserait
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serait une catastrophe
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catastrophe s’ils
s’ils
venaient
venaientàà
venaient
venaient tous
ààtous tomber
toustomber
tous en panne !
tomberen panne !
tomber en panne !
en panne !
Pourquoi envoyer des hommes
dans l’espace ?
Quand les Russes et les
Américains ont envoyé les
premiers hommes dans
l’espace dans les années 1960, c’était
d’abord pour des raisons politiques  :
chacun voulait prouver qu’il était plus
fort que l’autre et capable de relever ce
nouveau défi technique. La course s’est
terminée avec l’arrivée des Américains
sur la Lune en 1969. Depuis sont
apparues les stations orbitales, des laboratoires habitables placés
autour de la Terre. À bord, les équipages profitent de l’impesanteur
pour mener de nombreuses expériences scientifiques et techniques.
Ils apprennent aussi à vivre en permanence dans l’espace, pour
préparer des voyages interplanétaires de longue durée, comme le
voyage vers Mars.

«Il
«Il
«Ilfaut
faut
fautcroire
croire
croireàààl’exploration
l’exploration
l’explorationspatiale.
spatiale.
spatiale.
Ses
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Ses bienfaits
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multiples,
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laisser
laisser rêver !»
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rêver !»Thomas
rêver !» Pesquet,
ThomasPesquet,
Thomas Pesquet,
Pesquet,
astronaute
astronaute français
astronautefrançais
astronaute français
français

Combien ça coûte ?
Il est très difficile de calculer le prix d’un vol spatial. Il faudrait
totaliser les coûts du matériel complexe et cher (la fusée et son
carburant, le vaisseau spatial, les scaphandres…), les installations de
lancement, l’entraînement des astronautes, la construction et
l’entretien de la Station spatiale internationale, sans oublier le salaire
des nombreux scientifiques, ingénieurs et techniciens. Les quelques
« touristes » qui ont pu séjourner dans la Station entre 2001 et 2009
ont déboursé entre 20 et 35 millions de dollars pour une semaine à
bord !
Pour l’Agence spatiale européenne, qui participe à la construction de
la Station et y envoie régulièrement des astronautes, la dépense est
d’environ 370  millions d’euros par an. Si on la divise par le nombre
d’habitants européens, cette somme n’est pas énorme  : 1,60  € par
personne et par an... à peine le prix de deux baguettes de pain ou
d’un ticket de métro parisien !

INFO +
Ne vaut-il pas mieux envoyer des robots ?
L’utilisation de robots est moins dangereuse et moins
coûteuse que l’envoi d’êtres humains. Mais les robots sont
limités par leur programmation et n’ont pas les capacités
d’adaptation des hommes face à l’inconnu. Arrivé sur Mars en
2012, le robot Curiosity devait explorer 20 km en deux ans ; en
comparaison, en 1972, les derniers hommes sur la Lune ont
effectué 36 km en trois jours… 
Jusqu’où les hommes
sont-ils allés ?
Le premier à sortir de l’atmosphère est le
Russe Iouri Gagarine avec son vaisseau Vostok,
le 12 avril 1961. Lors de sa révolution autour de
la Terre qui a duré 1h48, il s’est éloigné jusqu’à 327 km.
Mais les hommes qui se sont le plus éloignés de la Terre
sont les passagers de la mission Apollo 13 (Jim Lovell,
Fred Haise et Jack Swigert). Le 15  avril  1970, ils se sont
trouvés à une distance de 40  171  km tandis qu’ils
survolaient la face cachée de la Lune. Au total, près de
550  hommes et femmes ont séjourné dans l’espace,
pour la plupart pour des missions orbitales à environ
400  km d’altitude. Parmi eux, vingt-quatre Américains
sont allés jusqu’à la Lune et la moitié d’entre eux a
marché dessus.

Hors
Hors
Hors vols
Horsvols
vols lunaires,
volslunaires,
lunaires,le
lunaires, le record
lerecord
le record
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d’altitude
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parti
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un étage
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de fusée
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la fusée
fusée
Agena
Agenaàà
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Agena 1 371 km
àà1 371 km d’altitude.
1 371 kmd’altitude.
1 371 km d’altitude.
d’altitude.
Voit-on mieux les étoiles
de l’espace ?
À bord de la Station, les astronautes
ne distinguent pas mieux les étoiles
que depuis le sol. Ils sont gênés par
la Terre, beaucoup plus lumineuse
que les étoiles en arrière-plan.

Et les sondes ?
Si les astronautes restent encore dans la
La
La sonde
Lasonde
La sonde
sonde
«  banlieue  » de la Terre, des dizaines de sondes Rosetta,
Rosetta, qui
quiaa
Rosetta,qui
Rosetta, qui aa
interplanétaires ont été lancées depuis la fin des pour
pour
pour mission
pourmission
mission
mission
années 1950. La Lune, les planètes du système l’étude
l’étude
l’étude d’une
l’étuded’une
d’une
d’une
solaire, le Soleil, des comètes et des astéroïdes ont
comète,
comète,
comète,atteint
atteint
atteint
reçu leur visite. Malgré leurs vitesses vertigineuses,
18 km
18 km par
18 kmpar
18 km par
par
ces sondes mettent plusieurs mois, voire plusieurs
seconde !
seconde !
seconde !
seconde !
années, pour atteindre leur objectif et ne
reviennent généralement pas sur Terre. La sonde
Voyager 1, lancée par la NASA en 1977, a voyagé dix-neuf mois avant
de survoler Jupiter. Trente-six ans plus tard, en 2013, après
18  milliards de kilomètres, elle est devenue le premier engin
construit par l’homme à sortir du système solaire ! 
Qu’est-ce qu’un astronaute ?
Un astronaute est un membre
d’équipage d’un vaisseau lancé
dans l’espace, c’est-à-dire au-
delà de 100  km selon les règles de la
Fédération aéronautique internationale.
Il doit être en bonne condition
physique pour supporter les
accélérations des différentes phases de
vol et l’état de micropesanteur. Il doit
aussi faire preuve d’un bon équilibre
mental pour travailler en équipe
pendant de longues périodes dans en
milieu confiné, et pour gérer les
situations de stress. Enfin, il doit être
capable de réaliser de multiples taches complexes (dans une langue
étrangère, s’il n’est ni Américain ni Russe)  : pilotage du vaisseau,
entretien et réparations de la Station, expériences scientifiques et
techniques...

Comment devient-on astronaute ?


Ce sont les agences spatiales qui recrutent les Pour
Pour
Pour devenir
Pourdevenir
devenir
devenir
nouveaux astronautes. En 2009, après un appel à astronaute,
astronaute,ilil
astronaute,
astronaute, ne
ililne
ne
ne
candidatures, l’Agence européenne a reçu 8 413
s’agit
s’agit
s’agitplus
plus
plusd’être
d’être
d’être
dossiers venus de toute l’Europe, dont un quart de
un
un surhomme
unsurhomme
un surhomme
surhomme
France. Après onze mois de sélection, elle a
mais
mais
mais d’être
maisd’être en
d’êtreen
d’être en
en
finalement retenu… cinq hommes et une femme !
Depuis 1960 et les sélections réservées à des pilotes
bonne
bonne
bonne forme
bonneforme
forme
forme
de chasse à la santé de fer, les critères ont évolué. générale
générale
généraleet
générale et
et de
etde
dele
de le
le
le
Désormais, ingénieurs, médecins et chercheurs rester !
rester !
rester !
peuvent postuler, à condition d’avoir un diplôme de
3e cycle (au minimum Bac+5) et une expérience professionnelle
d’au moins trois ans. Les pilotes, eux, doivent compter au moins 1
000 heures de vol. Les contraintes physiques se sont un peu
assouplies, même si vingt-et-un critères médicaux restent
éliminatoires. La véritable différence se fait donc sur le caractère
équilibré du candidat et sa capacité d’apprentissage.
L’arrivée de la navette spatiale en 1983 a permis aux femmes
d’accèder à ce métier jusqu’alors souvent réservé aux pilotes
militaires. Aujourd’hui, 10 % des astronautes dans le monde sont des
femmes. Lors des sélections, alors qu’elles ont pourtant toutes leurs
chances, elles représentent seulement 10 % des candidats ! 

Avant, on distinguait les « astronautes » américains des


«  cosmonautes  » soviétiques. Avec l’organisation de
vols mêlant différentes nationalités, il a été décidé de
ne plus faire de distinction, à part pour désigner les
astronautes chinois (les «  taïkonautes  ») et les futurs
astronautes indiens (les «  vyomanautes  »). Le terme
anglais « astronaut » s’est imposé. En réalité, il faudrait
utiliser « spationaute », qui s’applique à tout voyageur
de l’espace, quelle que soit son origine.
En
En
En Europe,
EnEurope,
Europe, un
Europe,un astronaute
unastronaute
un débutant
astronautedébutant
astronaute débutant
débutant
gagne
gagne
gagneun
gagne un
un peu
unpeu
peu plus
peuplus de
plusde
plus 5 000 €
de5 000 €
de par
5 000 €par
5 000 € par
par
mois.
mois.
mois.Son
Son
Sonsalaire
salaire
salairepeut
peut
peutatteindre
atteindre
atteindre
8 000 €
8 000 €
8 000 € après
8 000 €après son
aprèsson
après premier vol.
sonpremier vol.
son premier vol.
premier vol.
Comment se préparer à une
mission spatiale ?

Même si on va dans l’espace depuis plus de cinquante ans,


les vols spatiaux habités restent exceptionnels et
dangereux. Une longue préparation, à la fois physique et
technique, est indispensable. Avant même d’être désigné à un vol,
l’astronaute suit une formation de base, dont la durée et la
complexité varient en fonction des missions envisagées et du
nombre de vaisseaux qu’il devra contrôler. En moyenne, il faut
compter deux ans minimum avant d’être éligible pour un vol à bord
de la Station spatiale internationale (ISS). La première partie est
théorique : cours d’astronomie et de mécanique céleste, description
et fonctionnement des véhicules spatiaux, perfectionnement de la
langue (l’anglais est obligatoire et le russe fortement conseillé). La
seconde partie, pratique, se déroule dans des répliques exactes des
engins utilisés pour répéter les différentes phases du vol  :
lancement, approche et rendez-vous avec la Station, retour sur
Terre.

Les
Les
Les tâches
Lestâches
tâches spécialisées
tâchesspécialisées comme
spécialiséescomme
spécialisées commeles
comme les
les
les
sorties
sorties
sortiesdans
dans
dansl’espace
l’espace
l’espaceouou
oule
le
lepilotage
pilotage
pilotagedudu
du
bras
bras
bras télémanipulateur
brastélémanipulateur nécessitent
télémanipulateurnécessitent
télémanipulateur nécessitentdes
nécessitent des
des
des
entraînements
entraînements
entraînements complémentaires
entraînementscomplémentaires
complémentairesqui
complémentaires qui
qui
qui
ajoutent
ajoutent
ajoutentencore
encore
encoreplusieurs
plusieurs
plusieursmois
mois
moisde
de
de
préparation.
préparation.
préparation.
préparation.

Les astronautes s’entraînent aussi à


faire face à toutes les situations, même
les plus extrêmes. Ils savent donc
instantanément comment réagir en cas
de problème et se sortir d’une situation
périlleuse. Enfin, lorsque l’astronaute
est affecté à une mission précise, il suit
une préparation spécifique d’environ
18 mois supplémentaires. Il apprend en
particulier à réaliser les expériences
scientifiques qu’il mènera sur orbite et
visite les différents laboratoires qui les
ont conçues. Il faut donc compter entre
trois et quatre ans au minimum avant
un premier lancement.
Finalement, c’est quoi le plus difficile ?
Dans l’entraînement, le plus difficile est peut-être de devoir
apprendre en permanence, presque tous les jours et pendant
plusieurs années, souvent dans une langue étrangère. Il faut être
capable d’assimiler énormément. Et être très patient et opiniâtre car,
bien souvent, on attend une dizaine d’années entre le moment de sa
sélection et son premier vol ! 

« Même
« Même
« Mêmesi
« Même si c’est
sic’est
si passionnant
c’estpassionnant
c’est passionnant
passionnant
d’apprendre
d’apprendre
d’apprendre constamment
d’apprendreconstamment
constammentde
constamment de
de
de
nouvelles
nouvelles
nouvelles choses,
nouvelleschoses,
choses,la
choses, la quantité
laquantité
la quantité
quantité
d’informations
d’informations
d’informationsàààretenir
retenir
retenirpour
pour
pourêtre
être
être
opérationnel
opérationnel
opérationnelle
opérationnel le
le jour
lejour du
jourdu
jour départ
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est considérable ! »
est considérable ! »
est considérable ! »
est considérable ! »
Thomas
Thomas
ThomasPesquet,
Pesquet,
Pesquet,astronaute français
astronaute français
astronaute français
Comment se prépare-t-on
physiquement ?

Pour conserver une bonne condition physique, l’astronaute


pratique plusieurs heures de sport par semaine. En plus,
quelques exercices spectaculaires servent à habituer son
corps à certaines sensations et à éviter d’être malade durant son
voyage et son séjour. 

La centrifugeuse prépare le corps


aux accélérations du décollage et du
Des vols paraboliques en avion
retour dans l’atmosphère  :
permettent de se familiariser avec
l’astronaute est installé dans une
l’état d’impesanteur et l’absence de
cabine fixée au bout d’un long bras
poids  : lors de séquences de 20 à
métallique qui tourne de plus en
30  secondes, l’avion décrit des vols
plus vite. La plus grande est à la Cité
en cloche et se retrouve en situation
des Étoiles  : 250  tonnes avec un
de chute libre comme dans l’espace.
bras de 18 m de long !
Le tabouret tournant habitue Enfin, les répétitions de sorties en
l’astronaute aux sensations de scaphandre se déroulent en piscine
déséquilibre que provoque son avec des répliques d’éléments de la
oreille interne  : il est attaché à un Station spatiale internationale
siège qui tourne en permanence sur immergées. Le centre de Houston
lui-même (à 30 tours par minute) et abrite la plus grande : 22 millions de
il doit bouger la tête dans différents litres.
sens les yeux masqués. Seuls les
Russes pratiquent encore cet
entraînement.

Les
Les
Les équipages
Leséquipages s’entraînent
équipagess’entraînent
équipages s’entraînent
s’entraînent
essentiellement
essentiellementàà
essentiellement
essentiellement la
ààla Cité
laCité
la des
Citédes
Cité Étoiles
desÉtoiles
des Étoiles
Étoiles
près
près
prèsdede
deMoscou
Moscou
Moscou(Russie),
(Russie),
(Russie),àààHouston
Houston
Houstonauau
au
Texas
Texas (États-Unis),
(États-Unis),àà
Texas(États-Unis),
Texas (États-Unis), Cologne
ààCologne
Cologne
Cologne
(Allemagne)
(Allemagne)
(Allemagne)et
(Allemagne) et
etàà
et Tokyo
ààTokyo (Japon).
Tokyo(Japon).
Tokyo Les
(Japon).Les
(Japon). Les
Les
Chinois
Chinois
Chinoisont
ont
ontleur
leur
leurcentre
centre
centrede de
depréparation
préparation
préparation
à Pékin.
à Pékin.
à Pékin.
à Pékin.
Les astronautes connaissent-ils
la peur ?
Lors de leur entraînement, les
astronautes passent des centaines
d’heures dans des simulateurs. Ils
répètent sans cesse les procédures
de vol et doivent régler toutes
sortes de pannes. Ils sont parés à
presque toutes les éventualités et
habitués à réagir rapidement, sans
stress ni peur. Ils sont même parfois
agréablement surpris que leur
« vrai » vol se déroule
tranquillement, avec bien moins
d’anomalies que lors des
simulations ! « C’est normal d’avoir
peur devant l’inconnu. Mais nous
avons appris à toujours chercher et
trouver des solutions sans jamais
envisager l’échec. En réalité, c’est
surtout la réussite de notre mission
qui nous préoccupe, plus que la peur
de mourir », précise Jean-François
Clervoy, astronaute français.
Comment va-t-on dans l’espace ?
Pour rejoindre la Station
spatiale internationale, les
astronautes utilisent
aujourd’hui le vaisseau russe Soyouz
(l’union). Avec ses 10 mètres de hauteur
et ses 7,5  tonnes au décollage, il est
comparable à un petit autobus, mais il
n’emporte à son bord que 3  passagers.
Il est placé au sommet d’une fusée
Semiorka de 42  mètres de haut –
l’équivalent d’un immeuble de 12  étages – et de 310  tonnes au
décollage. Depuis 1967, plus de 150 équipages (russes et étrangers)
ont pris place à bord de capsules Soyouz depuis la base de Baïkonour
au Kazakhstan.
Le décollage du Soyouz est assez progressif et
plutôt «  doux  ». Il fait subir une accélération de 3 Semiorka,
Semiorka,
Semiorka, fusée
Semiorka,fuséefusée
fusée
ou 4 g à ses occupants, qui ont ainsi l’impression de mythique,
mythique,aa
mythique,
mythique, été
aaété
été
été
peser 3 ou 4  fois plus. C’est bien plus confortable
mise
mise
miseauau
aupoint
point
pointààà
qu’un avion de chasse et ses 9  g. C’est surtout
la
la
la fin
lafin des
findes
fin années
desannées
des années
années
beaucoup moins violent qu’une éjection d’urgence
de la cabine en cas de problème, qui dépasse les
1950
1950
1950et
1950 et
etaa
et aa
14 g durant 5 secondes ! Il faut moins de 9 minutes effectué
effectué
effectué depuis
effectuédepuis
depuis
depuis
pour placer Soyouz sur orbite, à une altitude 1957
1957
1957 plus
1957plus
plusde
plus de
de
de
d’environ 200  km et à une vitesse de 1 800 lancement
1 800 lancement
1 800 lancement
8  km/seconde. Pendant de nombreuses années, le
ss réussis !
ssréussis !
réussis !
réussis !
vaisseau mettait ensuite 2  jours pour rejoindre la
Station, après plusieurs changements de trajectoire
et séances de vérification.
Depuis 2013, il rejoint sa cible en 6 heures.
Le retour sur Terre dure environ 3h30. Après s’être
séparé de la Station, le vaisseau Soyouz entame son
freinage, qui le « plonge » dans l’atmosphère. Il traverse
les couches les plus denses en moins de 5  minutes,
réduisant sa vitesse de 28  000 à 800  km/h. Le
système de parachutes est déployé à 8  km d’altitude,
puis des rétrofusées sont allumées à 70  cm du sol,
freinant une dernière fois la capsule au-dessus du
désert du Kazakhstan. La vitesse de l’atterrissage varie
entre 5 et 10 km/h ! 

« C’est
« C’est
« C’esttrès
très
trèsviril »,
viril »,
viril »,dira
dira
dira
l’astronaute
l’astronaute
l’astronaute français
l’astronautefrançais Michel
françaisMichel
français Tognini
MichelTognini
Michel Tognini
Tognini

INFO +
Attention, dangers !
Les phases les plus dangereuses d’un vol spatial sont les
phases dites dynamiques : le décollage (l’équipage se trouve
au sommet d’une fusée remplie de carburant qui accélère en
permanence) ; lorsque le vaisseau doit s’amarrer à la Station à
la bonne vitesse sans la heurter ; lors du retour dans
l’atmosphère et de l’atterrissage final. Dans ces moments
critiques, les astronautes portent un scaphandre qui les
protège en cas de fuite d’air dans la cabine ou d’élévation de la
température.
Est-il dangereux d’aller
dans l’espace ?
L’espace est un milieu hostile.
Y séjourner n’est pas naturel
et le danger est permanent.
À l’extérieur d’un vaisseau ou d’une
station spatiale, sans scaphandre, toute
survie est impossible : le vide règne, les
températures sont extrêmes, les
rayons (mortels) du Soleil et des étoiles
ne sont plus filtrés par l’atmosphère,
des micrométéorites se déplacent à
des vitesses vertigineuses...
Et puis, il y a toujours des pannes et des
imprévus dans une mission  ; les astronautes savent généralement
les gérer et tous les systèmes sensibles existent en double ou triple.

Est-on en sécurité à bord


de la Station spatiale internationale ?
La Station est pressurisée (on y respire normalement) et
parfaitement isolée. Les astronautes n’ont donc pas à craindre pour
leur vie. Trois risques importants existent malgré tout  : le
déclenchement d’un incendie à cause d’un équipement électrique
défectueux, la fuite de produits toxiques et la perforation d’une paroi
par une micrométéorite ou un débris spatial (morceau de fusée ou
de satellite). La plupart des débris qui tournent autour de la Terre
sont répertoriés et surveillés mais, hélas, pas les plus petits. Presque
chaque semaine, il y a une alerte qui oblige parfois la Station à
changer la trajectoire pour éviter une collision. Pour maîtriser ce
risque, tous les modules habitables de la Station sont équipés de
boucliers anti-micrométéorites.

« De
« De
« Detemps
temps
tempsàààautre,
autre,
autre,on
on
onentend
entend
entendun un
un
“ping”
“ping”
“ping” lorsque
“ping”lorsque
lorsque de
lorsquede minuscules
deminuscules
de roches
minusculesroches
minuscules roches
roches
frappent
frappent
frappent notre
frappentnotre
notre station
notrestation [...]
station[...]
station Les
[...]Les
[...] Les
Les
panneaux
panneaux
panneauxsolaires
solaires
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sont
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pleins
pleinsdede
de
petits
petits
petits trous
petitstrous
trous percés
trouspercés par
percéspar
percés pardes
par des
des
des
micrométéorites. »
micrométéorites. »
micrométéorites. »
micrométéorites. »
Chris
Chris
Chris Hadfield,
ChrisHadfield, astronaute canadien
Hadfield,astronaute canadien
Hadfield, astronaute canadien
astronaute canadien

Que faire en cas


de problème ?
En cas d’incendie ou de fuite de
produits toxiques, des masques de
protection sont à disposition. Difficile
parfois de trouver l’origine du sinistre,
car de nombreux appareils sont
dissimulés derrière des panneaux. S’il
s’agit d’un court-circuit, il peut être
détecté par les contrôleurs au sol qui
surveillent en permanence les
équipements de la Station. En cas de
perforation d’une paroi, la procédure
est d’isoler le module touché (pour que
la Station ne se vide pas complètement de son air), puis d’essayer de
colmater la brèche par l’extérieur lors d’une sortie en scaphandre.
Dans tous les cas, si le problème semble impossible à régler sans
faire prendre de risques à l’équipage, l’évacuation de la Station est
possible, à l’aide des vaisseaux Soyouz amarrés en permanence. 
C’est quoi la Station spatiale
internationale ?

C’est un habitat pressurisé, à la fois lieu de vie et


laboratoire, qui tourne en permanence autour de la Terre,
de 320 à 450  km d’altitude. Décidée en 1993, sa
construction a nécessité une quarantaine de missions d’assemblage,
principalement entre 1998 et 2010. Constituée d’une quinzaine de
modules montés comme un Meccano géant, la Station spatiale (ISS)
est le plus gros objet jamais réalisé dans l’espace. Sa poutre centrale
de 108 m est plus longue qu’un terrain de foot et sa masse totale est
de 419 tonnes, l’équivalent de 70 éléphants d’Afrique !

Chaque élément a une utilité précise. Le module


russe Zvezda accueille le poste de contrôle, une ISS
ISS
ISS est
ISSest
est
est
salle à manger et des couchettes. Il est prolongé par
l’abréviation
l’abréviation
l’abréviationdede
de
Zarya où sont stockés différents équipements,
International
International
International
International
pièces de rechange et carburants. L’ensemble
Space
Space
Space Station,
SpaceStation, le
Station,le
Station, le
le
constitue le «  bloc de base  ». Trois modules sont
dédiés aux expérimentations scientifiques  : Destiny
nom
nom
nomen
nom en anglais
enanglais
en anglais
anglais
(américain), Columbus (européen) et Kibō de
de
de la
dela
la Station
laStation
Station
Station
(japonais). Des équipements scientifiques sont aussi
installés à l’extérieur et deux sas permettent aux spatiale
spatiale
spatiale
spatiale
astronautes de sortir en scaphandre. Enfin, deux internationale.
internationale.
internationale.
internationale.
bras robotisés fixés sur les parois externes, SSRMS
et Dextre, servent à manipuler des objets dans le
vide.
Occupée sans interruption depuis l’an  2000 (avant ta naissance  !),
l’ISS accueille six membres d’équipage depuis 2009, dont le séjour
varie entre 3 et 6  mois. Ces équipages sont internationaux
(17 nationalités ont déjà été représentées) et comportent toujours un
Américain et un Russe, en raison de leur fort investissement. Au sol,
différentes équipes réparties à travers le monde – Russie, États-Unis,
Europe et Japon – contrôlent la Station. Mais les astronautes
circulent librement d’un module à l’autre, sans avoir à montrer leur
passeport !
L’ISS doit rester en activité jusqu’en 2024. 

INFO +
Y a-t-il l’électricité dans l’ISS ?
Depuis 2009, la Station est équipée de 8 immenses paires de
panneaux solaires orientables. Ils s’étendent sur 73 m de long
2
et 11 m de large, pour une superficie de 2 500 m . Grâce à leurs
262 400 cellules photovoltaïques, ils fournissent jusqu’à 110 kW
d’électricité, c’est-à-dire l’énergie nécessaire pour alimenter
55 maisons !
Que fait-on dans la Station spatiale
internationale ?
L’ISS est avant tout un grand
laboratoire volant qui offre en
permanence un état
d’impesanteur difficile à recréer sur
Terre. De nombreuses expériences y
sont donc menées dans des domaines
très variés  : étude du corps humain,
biologie, physique, astronomie,
technologie, science des matériaux…
Les astronautes doivent mener des
tâches nombreuses et variées, parfois
très complexes. Ce sont de véritables
hommes à tout faire  : pilotes,
ingénieurs, informaticiens,
mécaniciens, communicants, mais
aussi plombiers, dépanneurs, médecins
si besoin, et même coiffeurs  ! Pour
mener la plupart de leurs tâches, ils
disposent de modes d’emploi  : les
check-lists.
Les astronautes sont les premiers
sujets d’études. Les scientifiques observent les modifications de leur
corps, en particulier du système cardiovasculaire, des muscles, de
l’équilibre et du système nerveux. Ils cherchent des solutions pour
éviter que ces modifications soient dangereuses pour la santé. Cela
permet d’améliorer la médecine et la vie des Terriens, et aussi de
préparer de futurs vols spatiaux de longue durée vers d’autres
planètes. Le module européen Columbus est particulièrement bien
équipé pour ces recherches et ressemble à un petit hôpital.
L’état d’impesanteur permet également de mener de multiples
expériences en physique, impossibles à réaliser sur Terre. À
l’extérieur de l’ISS, des plates-formes permettent d’exposer des
matériaux ou des organismes au vide et aux rayons cosmiques pour
observer leur comportement. Enfin, l’ISS constitue un poste
d’observation unique de notre planète et de son environnement,
mais aussi de l’Univers.

Comment travailler en
impesanteur ?
À bord, les hommes vivent en
permanence dans un état
d’impesanteur où tous les objets ne
pèsent plus et flottent librement. Il faut
donc être très méthodique, bien
accrocher ses affaires pour ne pas
qu’elles s’échappent n’importe où et se
perdent. Ils portent des pantalons
munis de plusieurs poches et utilisent
®
constamment de la bande Velcro et
®
du Scotch gris. Malgré
l’encombrement apparent, tout est
parfaitement rangé (souvent sur les parois). Les contrôleurs au sol se
chargent de noter l’emplacement de chaque objet pour aider les
équipages suivants à les retrouver lorsqu’ils en ont besoin. Et un
grand nettoyage est organisé chaque semaine ! 
INFO +
Une journée de travail
Les astronautes se lèvent généralement à 6h30 (heure de la
Station) et se couchent vers 21h30. Leur journée de travail
débute à 8h et dure entre 8h30 et 10h, avec une pause pour le
déjeuner. « Cela fait des journées bien chargées, mais on ne
voit pas vraiment le temps passer. En fait, c’est beaucoup plus
long pour les familles restées au sol… » Léopold Eyharts,
astronaute français

L’ISS
L’ISS
L’ISS est
L’ISSest
est remplie
estremplie d’ordinateurs
remplied’ordinateurs
remplie d’ordinateursqui
d’ordinateurs qui
qui
qui
gèrent
gèrent
gèrentson
son
sonfonctionnement
fonctionnement
fonctionnementet et
etles
les
les
expériences
expériences
expériences scientifiques.
expériencesscientifiques.
scientifiques.Les
scientifiques. Les
Les
Les
astronautes
astronautes
astronautes travaillent
astronautestravaillent
travaillentle
travaillent le plus
leplus
le souvent
plussouvent
plus souvent
souvent
devant
devant
devantun
devant un
un écran
unécran
écranet
écran et manipulent
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et assez
manipulentassez
manipulent assez
assez
peu
peu
peu d’objets
peud’objets
d’objets pour
d’objetspour les
pourles
pour expériences
lesexpériences
les expériences
expériences
scientifiques.
scientifiques.
scientifiques.
Quelle heure est-il à bord ?

À la vitesse de 28  000  km/h, la Station


spatiale décrit un tour complet de la Terre Les
Les
Les astronautes
Lesastronautes
astronautes
astronautes
en seulement 92  minutes. La durée du
qui
qui
quirejoignent
rejoignent
rejoignentla la
la
jour n’est donc plus rythmée par le lever et le
Station
Station
Station ont
Stationont vécu
ontvécu
ont vécu
vécu
coucher du Soleil, qui apparaît et disparaît 15 fois en
quelques
quelques
quelques
quelques
24  heures  ! Les occupants de la Station, provenant
de pays aux fuseaux horaires différents, ne peuvent semaines
semaines
semainesààà
pas vivre chacun à son propre rythme. C’est donc le l’heure
l’heure
l’heure de
l’heuredede
de
fuseau horaire de référence international qui a Moscou
Moscou
Moscouet
Moscou et
et
et
été adopté : le Temps Universel Coordonné (UTC). s’adaptent
s’adaptent
s’adaptent assez
s’adaptentassez
assez
assez
Les contrôleurs au sol et les scientifiques qui rapidement
rapidementàà
rapidement
rapidement ce
ààce
ce
ce
dialoguent au quotidien avec les astronautes
nouveau
nouveau
nouveaurythme.
rythme.
rythme.
doivent se caler sur cet horaire. Mais ils se
retrouvent plus ou moins décalés  : pour suivre la
journée d’un astronaute qui dure de 6h30 à 21h30  UTC, les équipes
russes sont mobilisées de 9h30 à 0h30 heure de Moscou en Russie,
alors qu’à Houston, au Texas, le suivi démarre en pleine nuit (0h30
heure locale) et se termine à 15h30. Pour le travail à bord de
Columbus, les Européens ont la chance de n’avoir qu’une heure de
décalage avec l’ISS. 
Comment
communique-t-on avec la Terre ?
Grâce à deux réseaux de
satellites-relais (un américain
et un russe), l’ISS reste en
permanence en communication radio
avec les centres de contrôle à Moscou
et à Houston au Texas. Le suivi des
activités menées à bord du laboratoire
Columbus est effectué depuis
l’Allemagne. Des contacts sont
régulièrement établis avec des
scientifiques à travers le monde. À bord
de la Station, l’accès à Internet est
possible mais avec un débit parfois très
limité (selon la disposition des satellites). Les astronautes sont ainsi
très présents sur les réseaux sociaux, où ils partagent des photos
quasiment en direct. Ils peuvent téléphoner facilement – et
gratuitement ! – à tout moment de la journée, mais ils doivent faire
attention à ne pas réveiller leurs correspondants terriens en pleine
nuit  ! Enfin, ils disposent d’une station radioamateur pour entrer en
communication avec des clubs ou des écoles à travers le monde  :
près de 800 contacts ont ainsi été établis entre 2000 et 2012. 
INFO +
Est-ce que la Terre leur manque ?
Enfermés dans un environnement mécanique et artificiel, les
astronautes ont souvent la nostalgie de la nature, de ses
couleurs et de ses senteurs. Surtout, l’éloignement avec les
familles et les proches, le manque d’intimité et le sentiment
d’isolement pèsent sur le moral de ces marathoniens de
l’espace. Des psychologues au sol sont à leur écoute.
Comment respirer dans l’espace ?
Pour vivre, avant même de
boire ou de manger, l’homme
a besoin de respirer  : il doit
absorber du dioxygène pour faire
fonctionner ses muscles et ses organes,
puis rejeter le dioxyde de carbone qu’ils
produisent. Puisqu’il n’y a plus d’air au-
delà de l’atmosphère, les astronautes
doivent emporter avec eux leurs
réserves d’air (environ 15 m3 par jour)… À bord d’un vaisseau ou de
la Station spatiale, ils respirent le même mélange gazeux que sur
Terre, à la même pression (1  bar). Pour éviter l’accumulation
dangereuse de dioxyde de carbone autour des astronautes,
notamment durant leur sommeil, un puissant système de ventilation
brasse l’air, qui a tendance à rester immobile en impesanteur.
Pour gagner en légèreté, les scaphandres utilisés pour les sorties
dans le vide sont pressurisés à l’oxygène pur. La pression est
également moins importante à l’intérieur de la combinaison (entre
0,3 et 0,4 bar), pour lui laisser une certaine souplesse. 

Sur
Sur
Sur Terre,
SurTerre,
Terre, l’air
Terre,l’air
l’air est
l’airest composé
estcomposé
est composéde
composé de 21 %
de21 %
de de
21 %de
21 % de
de
dioxygène,
dioxygène,
dioxygène,78 %
dioxygène, 78 %
78 %de
78 % de diazote
dediazote
de et
diazoteet
diazote 1 %
et1 %
et 1 %
1 %
d’autres
d’autres
d’autresgaz
gaz
gaz(dont
(dont
(dontle
le
ledioxyde
dioxyde
dioxyde
de carbone).
de carbone).
de carbone).
de carbone).
Peut-on sentir des odeurs
dans l’espace ?

S’il est possible de respirer normalement dans un vaisseau


pressurisé, il est possible de distinguer les odeurs qui se
répandent et tournent ensuite en circuit fermé. Elles
proviennent des matériaux de construction, des appareils, des
passagers et de leur nourriture, et sont parfois désagréables. Le
problème, c’est qu’il n’est pas facile de s’en débarrasser… Pas
question d’ouvrir la fenêtre pour faire un courant d’air  ! Certains
commandants interdisent de manger du poisson, des fruits de mer,
ou même de la salade de thon dont les relents restent trop
longtemps  ! Au quotidien, les astronautes décrivent l’odeur à
l’intérieur de l’ISS comme celle d’un steak trop cuit ou du métal
brûlant. Assez rapidement, ils n’y font plus attention. 
« Nous
« Nous
« Nousne
« Nous ne
ne réalisons
neréalisons
réalisons pas
réalisonspas vraiment
pasvraiment
pas vraimentsi
vraiment si
siça
si ça
ça
ça
sent
sent
sent mauvais
mauvaisàà
sentmauvais
mauvais bord.
ààbord. Mais
bord.Mais
bord. quand
Maisquand
Mais quandles
quand les
les
les
astronautes
astronautes
astronautesrentrent
rentrent
rentrentsursur
surTerre,
Terre,
Terre,les
les
les
équipes
équipes
équipes qui
équipesqui
qui ouvrent
quiouvrent l’écoutille
ouvrentl’écoutille
ouvrent de
l’écoutillede
l’écoutille dela
de la
la
la
capsule
capsule
capsule marquent
capsulemarquent souvent
marquentsouvent
marquent souventun
souvent un
un
un
mouvement
mouvement
mouvementde de
derecul :
recul :
recul :çaça
çasent
sent
sent
l’humain,
l’humain,
l’humain, comme
l’humain,comme
commedans
comme dans
dansun
dans un vestiaire
unvestiaire
un vestiairede
vestiaire de
de
de
sportifs ! »
sportifs ! »
sportifs ! »
sportifs ! »
Jean-François
Jean-François Clervoy,
Jean-FrançoisClervoy,
Jean-François Clervoy,
Clervoy,
astronaute français
astronaute français
astronaute français
astronaute français
Faut-il toujours porter
un scaphandre ?
À l’intérieur de la Station spatiale, pas besoin
de scaphandre  : l’astronaute est protégé des
dangers extérieurs et respire normalement. Il
est donc habillé comme sur Terre. Mais quand il la
rejoint ou rentre sur Terre, il doit porter un
scaphandre par sécurité, en cas de dépressurisation de
la cabine.
Parfois, il est nécessaire de sortir de la Station pour
mener des «  activités extravéhiculaires  » (ou EVA pour
Extra Vehicular Activity). L’astronaute s’équipe alors
d’une combinaison beaucoup plus complète qui
garantit sa survie et sa sécurité  : elle fournit de
l’oxygène, élimine le dioxyde de carbone, maintient une
température confortable, fait écran à la plupart des dangers
extérieurs et permet de communiquer avec les astronautes en
sortie, la Station et les contrôleurs au sol. Un véritable vaisseau
spatial… miniature ! 

Peut-on se gratter le nez dans un scaphandre ?


INFO +
Un astronaute ne peut évidemment pas ouvrir son
casque pour se gratter le nez en cas de démangeaison ! Pour
l’empêcher de devenir fou, un dispositif en mousse situé à
l’intérieur du casque lui permet de se le pincer. Il peut aussi
boire grâce à une paille reliée à une boisson située sur son
ventre, ou respirer avec un tuba en cas de fuite d’eau dans le
casque.
Pourquoi sortir de la Station ?
Une sortie extravéhiculaire
(EVA) n’intervient que pour
une opération impossible à
piloter depuis l’intérieur de l’ISS  :
réparer un équipement extérieur,
installer des expériences, récolter un
échantillon exposé au vide… La plupart
sont programmées six mois avant le
lancement, mais des EVA d’urgence
sont décidées en cas d’avaries
majeures  : défaillance d’équipements,
fuite d’ammoniaque, fissure du revêtement... Les astronautes s’y
préparent longuement, car ces sorties sont délicates, éprouvantes et
périlleuses. Durant 5 à 8  heures, l’astronaute, qui flotte dans sa
combinaison, se cogne et se blesse contre les armatures. Il lutte en
permanence contre la rigidité du scaphandre, notamment au niveau
des doigts, et transpire énormément. Pour ne pas s’éloigner – car il
risque de ne plus pouvoir revenir –, il reste accroché aux mains
courantes avec des mousquetons. Et il se retrouve dans le noir
toutes les 45  minutes  ! Par sécurité, les astronautes évoluent
toujours par deux. Mais dans cet environnement mortel, ces
«  piétons de l’espace  » semblent bien vulnérables, seulement
protégés par quelques centimètres de couches d’isolant... 

« Un
« Un
« Un scaphandre
« Unscaphandre
scaphandre vous
scaphandrevous protège
vousprotège
vous mais
protègemais
protège mais
mais
reste
reste
reste comme
restecomme
commeune
comme une armure
unearmure
une avec
avecàà
armureavec
armure avec àà
l’intérieur
l’intérieur
l’intérieur un
l’intérieurun
un gars
ungars qui
garsqui
gars transpire
quitranspire
qui et
transpireet
transpire etaa
et aa
mal
mal
malpartout
partout
partout,,,et
et
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des
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bouts
boutsmétalliques
métalliques
métalliques
qui
qui
qui vous
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vous rentrent
vousrentrent
rentrent dans
rentrentdans les
dansles
dans chairs.
leschairs.
les En
chairs.En
chairs. En
En
même
même
même temps,
mêmetemps,
temps, une
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phases
phases
phases d’extase
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d’extase et d’admiration
etd’admiration
et de
d’admirationde
d’admiration la
dela
de la
la
Terre. »
Terre. »
Terre. »
Philippe
Philippe
Philippe Perrin,
PhilippePerrin, astronaute français
Perrin,astronaute français
Perrin, astronaute français
astronaute français
Comment mange-t-on
dans l’espace ?
Il faut manger et boire
régulièrement pour rester en
forme. Mais ces gestes simples
sur Terre sont bien plus compliqués en
impesanteur : tout doit être accroché à
la table et, si on ne fait pas attention,
les aliments et les liquides s’envolent
n’importe où !
Trois repas et une collation sont
prévus par jour par astronaute  :
540 repas au total pour un séjour de 6 mois ! Les plats sont souvent
gélatineux et compacts, avec des sauces qui collent à la cuillère, pour
ne pas se disperser dans l’habitacle. Pas de sucre en poudre à
disposition, mais du sel et du poivre… sous forme liquide  ! Les
boissons sont dans des sachets hermétiques équipés de petits
robinets qu’il faut refermer après utilisation, sinon le liquide
s’échappe entre deux gorgées  ! Comme toi, les astronautes utilisent
des couverts. Chacun arrive à bord avec son kit : couteau, fourchette,
cuillère à soupe et à café. 

Attention : miettes !
INFO +
Les aliments ne doivent pas faire de miettes, car
elles peuvent aller dans les yeux ou les voies respiratoires des
astronautes et dans les appareils de bord, la ventilation, les
recoins de la Station où de la moisissure pourrait se
développer…
« Manger
« Mangeràà
« Manger
« Manger bord
ààbord
bord de
bordde la
dela
de Station,
laStation,
la c’est
Station,c’est
Station, un
c’estun
c’est un
un
peu
peu
peu comme
peucomme
commeau
comme au camping. »
aucamping. »
au camping. »
camping. »
Léopold Eyharts,
Léopold Eyharts,
Léopold Eyharts,astronaute français
astronaute français
astronaute français
Comment prépare-t-on à manger ?

Même si la Station dispose de deux cuisines, les repas sont


préparés avant le vol dans des laboratoires stériles. Deux
tiers des plats sont déshydratés (débarrassés de l’eau et
écrasés au maximum) et lyophilisés (mis sous vide froid). Emballés
dans des pochettes souples, ils sont «  reconstitués  » en ajoutant de
l’eau chaude ou tiède. Le tiers restant est composé de plats en sauce
portés à ultra-haute température avant d’être mis en conserve, à
réchauffer au four. Quelques aliments sans ajout d’eau ni cuisson
sont à disposition  : fruits secs, biscuits, friandises… En l’absence de
frigo, les produits frais sont rares et vite consommés après l’arrivée
des vaisseaux de ravitaillement. Les boissons et les soupes sont aussi
déshydratées et livrées en sachet. L’eau ajoutée est toujours chaude,
au grand dam des Américains, grands amateurs de boissons
glacées !
Les menus, constitués en fonction des goûts de chacun avec les
conseils d’un diététicien, sont équilibrés et sains. Les Américains ont
près de 200 recettes et boissons, et les Russes environ 120. 
L’eau consommée provient en partie
des urines et de la condensation
issue de la respiration et de la
transpiration de l’équipage qui ont
été récupérées et filtrées. Les eaux
usées peuvent être recyclées 5 fois
de suite.

Menu
Menu
Menudu
Menu du
du réveillon
duréveillon 2016
réveillon2016
réveillon 2016de
2016 de l’astronaute
del’astronaute
de l’astronaute
l’astronaute
français
français
françaisThomas
Thomas
ThomasPesquet,
Pesquet,
Pesquet,préparé
préparé
préparéparpar
par
le
le
le chef
lechef
chef Thierry
chefThierry
Thierry Marx :
ThierryMarx : langue
Marx :langue
Marx : languede
langue de veau
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de veau
veau
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au
au foie
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foie gras,
foiegras,
gras, poularde
gras,poularde
poulardeau
poularde au vin
auvin
au jaune
vinjaune
vin et
jauneet
jaune et
et
pain
pain
pain d’épices
paind’épices aux
d’épicesaux
d’épices pommes rôties.
auxpommes rôties.
aux pommes rôties.
pommes rôties.
Comment prend-on sa douche
dans l’espace ?
Il y a eu des douches par le
passé à bord de stations
orbitales. Mais leur mise au
point est complexe, car l’eau a
tendance à se répandre partout, et elles
consomment beaucoup trop. Il a donc
été décidé de s’en passer dans la
Station spatiale. Aujourd’hui, la toilette
à bord ressemble à celle d’un vacancier
au camping. L’astronaute se nettoie
avec des lingettes humides aux
propriétés désinfectantes et se lave les
cheveux au shampoing sec. Il s’essuie
avec des serviettes qu’il fait ensuite
sécher près de bouches d’aération (l’eau qui se condense est
récupérée et pourra resservir). «  On se sent propre mais pas très
frais », avoue le Français Léopold Eyharts. Pour les dents, l’astronaute
a une brosse à dents et du dentifrice. Mais il ne peut pas utiliser de
lavabo et recrache dans des petites compresses qui sont ensuite
jetées. 
Et la lessive ?
Pas de machine à laver ni de sèche-
linge dans l’ISS : nettoyer les
vêtements consommerait trop
d’eau. Les astronautes, qui se
salissent et transpirent peu, portent
leurs affaires le plus longtemps
possible : une semaine pour des
chaussettes, deux pour un T-shirt !
Ils les déposent ensuite avec leurs
poubelles.

Quand
Quandilil
Quand
Quand se
ililse
se rase
serase ou
raseou
rase se
ouse
ou coupe
secoupe
se coupeles
coupe les
les
les
cheveux,
cheveux,
cheveux,l’astronaute
l’astronaute
l’astronauteveille
veille
veilleàààce
ce
ce
qu’aucun
qu’aucun
qu’aucunpoil
qu’aucun poil
poilou
poil ou
ou cheveu
oucheveu
cheveune
cheveu ne s’envole
nes’envole
ne s’envoleet
s’envole et
et
et
aille
aille
aille se
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logerdans
loger dans un
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un appareil.Du
appareil. Du
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Du
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coup,ilil
coup,
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ililutilise
utiliseen
utilise en même
enmême
en temps
mêmetemps
même tempsun
temps un
un
un
aspirateur.
aspirateur.
aspirateur.
aspirateur.
Comment fait-on pipi dans l’espace ?

C’est l’une des questions les plus souvent


posées aux astronautes  ! Dans une petite Un
Un
Unastronaute
astronaute
astronaute
cabine sont installées des toilettes sans produit
produit plus
produitplus
produit de
plusde
plus de
de
eau, équipées d’une cuvette d’une dizaine de cm de
80 kg
80 kg
80 kgde
80 kg de
de
de
diamètre (trois fois moins larges que sur Terre !) et
matières
matières fécales
matièresfécales
matières fécales
fécales
dotées d’un système d’aspiration qui empêche les
déchets liquides ou solides de s’envoler. Les
par
par an.
paran.
par an.
an.
astronautes, qui se sont entraînés à bien viser grâce
à une petite caméra, y restent une dizaine de minutes de plus dans
l’espace que sur Terre. Pour faire pipi, l’astronaute utilise un tuyau
équipé d’un entonnoir personnel. Les urines sont collectées avec
les autres eaux usées et recyclées. Pour déféquer, il s’assoit sur la
cuvette et se tient à l’aide de poignées, de sortes d’étriers ou de
courroies. Le caca est stocké dans un réservoir et jeté avec les
vaisseaux cargos qui vont brûler dans l’atmosphère. Et si les toilettes
tombent en panne, la solution est simple  : on utilise des couches
absorbantes, comme pour les bébés. 
INFO +
Que fait-on des poubelles ?
Un équipage de trois personnes produit environ 70 litres de
déchets par jour : excréments, eaux usées, restes des repas,
vêtements usagés, produits d’hygiène… Auxquels s’ajoutent les
déchets générés par les expériences scientifiques, le matériel
devenu inutile… Les ordures ne sont pas éjectées dans l’espace
où elles gèleraient et deviendraient des débris potentiellement
dangereux, mais stockées. Elles sont ensuite chargées dans les
vaisseaux cargo qui, en entrant dans l’atmosphère, se
consument au-dessus du Pacifique Sud.
Comment dort-on dans l’espace ?

Même si le corps fatigue moins en impesanteur, les


astronautes ont besoin de repos. Ils dorment entre cinq et
huit heures par « nuit ». Les six hommes qui effectuent des
séjours de longue durée ont droit à une chambre : un compartiment
individuel vertical ou horizontal, mieux isolé du bruit que le reste de
la Station (environ 55 décibels) et parfois équipé d’un hublot. Chacun
le personnalise à son gré, avec des photos et des objets personnels.
Les astronautes pour des séjours courts n’ont pas d’espace réservé :
ils choisissent un recoin pour s’y installer tranquillement. Pour éviter
de dériver durant leur sommeil, ils se glissent généralement dans un
sac de couchage fixé le long d’une paroi. Ils disposent de masques de
sommeil pour se protéger de la lumière et de bouchons d’oreille ou
d’écouteurs pour s’isoler du bruit. Pour retrouver la sensation de
peser sur un matelas, certains démontent le siège de leur vaisseau
de retour (moulé à leur taille) et se sanglent solidement dedans ! 
Même
Même
Mêmeen
Même en
en impesanteur,
enimpesanteur,
impesanteur,les
impesanteur, les astronautes
lesastronautes
les astronautes
astronautes
rêvent
rêvent
rêvent durant
rêventdurant leur
durantleur
durant sommeil.
leursommeil.
leur sommeil.
sommeil.
L’astronaute
L’astronaute
L’astronautefrançais
français
françaisJean-François
Jean-François
Jean-François
Clervoy
Clervoy
Clervoyse
Clervoy se
se souvient :
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souvient : « Je
souvient :« Je rêvais
« Jerêvais
« Je que
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rêvais queje
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je
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flottais
flottais
flottais dans
flottaisdans
dans l’espace
dansl’espace
l’espaceou
l’espace ou
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ou je rêvais
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tâches
tâches
tâchesde
de
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ma
mamission
mission
missionàààaccomplir… »
accomplir… »
accomplir… »
Les astronautes ont-ils
du temps libre ?

Tous les soirs et une journée par semaine (généralement le


dimanche), les astronautes ont droit à des moments de
détente. Un de leurs passe-temps favoris est d’admirer la
Terre qui défile sous la Station. Ils finissent par reconnaître d’un seul
coup d’œil la région qu’ils survolent rien qu’à sa couleur ! Ils peuvent
aussi observer des phénomènes naturels (ouragans, aurores
polaires), des catastrophes naturelles (incendies, volcans) ou des
effets de la pollution. De temps en temps, les équipages s’amusent
avec l’état d’impesanteur en manipulant des bulles d’eau, en
faisant flotter des objets ou en pratiquant des activités étonnantes,
comme les fléchettes, le ping-pong ou le football  ! Ils lisent,
regardent des films sur ordinateur ou jouent de la musique. Ils ont
également accès à Internet et peuvent suivre les grands événements
en direct. Ils restent en contact avec leurs proches par mail, par
radioamateur ou par téléphone. Mais ils ne sont pas joignables
oralement depuis la Terre, sauf par les contrôleurs de vol. 

INFO +
À 370 km d’altitude de la Terre en moyenne, la vue
depuis l’ISS porte sur environ 2 000 km : au-dessus de
l’Europe, on aperçoit de la Suède à l’Espagne. Mais à
28 000 km/h, le paysage défile très vite : il faut seulement
deux minutes pour survoler la France !

« Quand
« Quand
« Quandonon
onvoit
voit
voitlala
laTerre
Terre
Terredepuis
depuis
depuis
l’espace,
l’espace,
l’espace,on
l’espace, on réalise
réaliseàà
onréalise
on réalise quel
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pointilil
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quel point est
ililest
est
est
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dela protéger.
laprotéger.
la protéger.On
protéger. On est
Onest
On est
est
choqué
choqué
choquéde
choqué de
de voir
voiràà
devoir
voir quel
ààquel point
quelpoint
quel notre
pointnotre
point notre
notre
atmosphère
atmosphère
atmosphèreest
atmosphère est
est fine
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fineet
fine nos
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et nos
nos
écosystèmes
écosystèmes
écosystèmesfragiles. »
fragiles. »
fragiles. »Alexander
Alexander
Alexander
Gerst,
Gerst,
Gerst, astronaute
Gerst,astronaute allemand
astronauteallemand
astronaute allemand
allemand
Les astronautes changent-ils
pendant leur vol ?

L’état d’impesanteur provoque de nombreux changements


sur le corps humain, plus ou moins importants selon la
durée du séjour dans l’espace. Tout d’abord, l’oreille interne
est désorientée et l’équilibre fortement perturbé, au point de
provoquer des nausées les premiers jours  : c’est le «  mal de
l’espace  », comparable au mal des transports sur Terre. Le sang est
redistribué vers le haut du corps et l’astronaute présente rapidement
un visage bouffi, un cou plus épais et des jambes amaigries (des
«  pattes de poulet  »). Le cœur, moins sollicité, perd de sa tonicité.
Enfin, la taille de la colonne vertébrale augmente de plusieurs
centimètres avec la disparition de la pression sur les disques
intervertébraux, provoquant parfois des douleurs dorsales. À son
retour, l’astronaute, qui est de nouveau soumis à la pesanteur,
retrouve sa taille normale en quelques jours.
En cas de séjour prolongé, c’est pire  ! Les muscles des membres
inférieurs s’atrophient, les os perdent du calcium, la vision est
parfois altérée à cause de l’augmentation de la pression à l’intérieur
du crâne, les rythmes biologiques sont perturbés… Les astronautes
remarquent aussi une modification de leur odorat et de leur goût.

Comment rester en bonne santé ?


Pour que son organisme ne soit pas trop modifié ou qu’il « oublie » la
pesanteur terrestre, un astronaute qui séjourne plus de deux
semaines dans l’ISS doit impérativement pratiquer des exercices
physiques, deux heures par jour en moyenne. Il fait travailler ses
jambes et son cœur lors de séances de vélo ergométrique (sans
roue) ou de tapis roulant équipé de harnais. Un appareil à résistance
élastique muni d’une barre ou d’un
câble fait travailler les muscles des
bras, des mains, du torse, du dos et des
cuisses, comme un haltérophile sur
Terre. Malgré tout, lors d’un séjour de
plusieurs mois, l’astronaute perd
environ 10  % de sa masse osseuse et
20  % de sa masse musculaire. À son
retour sur Terre, une fois réadapté à la
pesanteur (qui provoque des vertiges
durant plusieurs heures), il doit encore
pratiquer du sport régulièrement. Il lui
faudra entre 6 et 8  semaines pour
retrouver sa forme initiale… 

INFO +
Comment fait-on quand on est malade ?
Les astronautes disposent d’une armoire à pharmacie très
complète et au moins deux membres d’équipage ont suivi une
formation médicale d’urgence. Ils sont capables de faire des
piqûres, des points de suture ou de poser un plombage
dentaire. En cas de maladies plus graves, ils peuvent rentrer
sur Terre en quelques heures grâce au vaisseau Soyouz.
Retournera-t-on sur la Lune ?
L’homme n’a plus foulé le sol de la Lune La
La
La Lune
LaLune se
Lunese
Lune situe
sesitue
se situe
situe
depuis la fin de l’année 1972. Pourtant, les
en
en moyenne
moyenneàà
enmoyenne
en moyenne àà
projets ne manquent pas  : différentes
agences spatiales travaillent depuis plusieurs
384 400 km
384 400 km
384 400 kmdede
dela
la
la
années sur le retour d’astronautes sur notre
Terre.
Terre.
Terre.
Terre.
satellite naturel, mais pour une installation
permanente cette fois. Certains ingénieurs imaginent installer une
base sur sa face cachée et de puissants radiotélescopes qui ne
seraient pas gênés par les émissions terrestres. D’autres envisagent
d’extraire de l’hélium 3, un gaz incroyablement énergétique très rare
sur Terre. L’Agence spatiale européenne a proposé un concept de
village lunaire international, en partie construit en impression 3D,
où travailleraient ensemble astronautes et robots. Pour le moment,
aucun pays ne se lance concrètement dans cette coûteuse aventure
– probablement plus de 100  milliards d’euros  ! À part peut-être la
Chine, qui développe son programme de vols spatiaux habités en
franchissant régulièrement de nouvelles étapes depuis 2003... sans
précipitation ! 

INFO +
Dans les années 1970, pour marcher sur la Lune où
règnent les mêmes conditions que dans l’espace, on utilisait
d’épais scaphandres de 72 kg. Heureusement, ils étaient 6 fois
moins lourds sur la Lune !
Va-t-on marcher sur Mars ?
Rien n’a encore été décidé… La
planète rouge intéresse depuis
longtemps les scientifiques,
qui espèrent trouver des traces de vie à
sa surface. Jusqu’à présent, les sondes
envoyées autour de Mars ou les rovers
qui s’y sont posés n’ont pas décelé de
telles traces. La présence d’hommes sur place permettrait très
certainement d’effectuer des recherches beaucoup plus rapides et
efficaces. Mais un voyage à 78  millions de  km de la Terre, qui dure
aujourd’hui entre 6 et 9  mois, pose de nombreuses interrogations.
Comment faire vivre un équipage dans un vaisseau si longtemps  ?
Comment l’occuper, communiquer avec lui à mesure qu’il s’éloigne
de la Terre (un message radio met une vingtaine de minutes à
atteindre Mars) ? Comment le protéger des éruptions solaires et des
rayonnements cosmiques  ? Que faire si un astronaute tombe
gravement malade  ?... Rien n’est véritablement insurmontable  : il
s’agit d’abord d’une question de coût et donc de volonté politique.

Un
Un
Un débarquement
Undébarquement d’hommes
débarquementd’hommes
débarquement d’hommessur
d’hommes sur
sur
sur
Mars
Marsàà
Mars
Mars l’horizon
ààl’horizon 2030
l’horizon2030
l’horizon coûte
2030coûte
2030 environ
coûteenviron
coûte environ
environ
150 milliards
150 milliards
150 milliardsd’euros :
d’euros :
d’euros :c’est
c’est
c’estle
le
le
montant
montant
montantdu
montant du
du rachat
durachat
rachatdu
rachat du fabricant
dufabricant
du d’un
fabricantd’un
fabricant d’un
d’un
célèbre
célèbre
célèbre traitement
célèbretraitement
traitement antirides
traitementantirides ou
antiridesou
antirides oudu
ou du
du
du
Mondial
Mondial
Mondialde de
defootball
football
footballau
au
auQatar
Qatar
Qatarenen
en
2022 !
2022 !
2022 !
2022 !

De l’avis de l’astronaute français Thomas Pesquet, «  les premiers


explorateurs de Mars seront des astronautes. Puis, comme pour tout
nouveau territoire, ils seront suivis de pionniers puis de bâtisseurs et
enfin du grand public.  » En attendant, des équipes se succèdent
depuis plusieurs années dans des simulateurs de bases martiennes
pour préparer la vie quotidienne des futurs « marsonautes ». 
Tout le monde pourra-t-il
aller sur Mars ?

L’espace pour tous, pour l’instant, ce n’est pas gagné  ! À ce


jour, seuls les Russes, les Américains et les Chinois (par
ordre chronologique) ont été capables d’envoyer des
hommes dans l’espace avec leurs propres fusées. Les autres sont
invités à bord de vaisseaux russes ou américains. Et depuis l’arrêt de
leur navette spatiale en 2011, même les États-Unis font appel à la
Russie pour emmener leurs astronautes jusqu’à la Station spatiale
internationale.
Dans les années à venir, le tourisme spatial se développera sans
doute avec les vols «  suborbitaux  » effectués à bord d’avions-
fusées  : les amateurs de sensations fortes pourront réaliser des
«  sauts de puce  » jusqu’à la frontière de l’espace, à une centaine de
kilomètres d’altitude. Ils se retrouveront en état d’impesanteur
durant quelques minutes avant de redescendre sur Terre au terme
d’un vol d’environ vingt minutes. La préparation ne durera qu’un ou
deux jours et le coût du billet sera «  relativement  » abordable  :
quelques centaines de milliers d’euros… Actuellement, plusieurs
sociétés privées essaient de mettre au point des moteurs pour
assurer de tels lancements, mais elles se heurtent à de nombreuses
difficultés techniques.
Depuis
Depuis
Depuisla
Depuis la
la démonstration
ladémonstration réussie
démonstrationréussie
démonstration réussiedu
réussie du
du
du
vaisseau
vaisseau
vaisseau Space
vaisseauSpace
Space Ship
SpaceShip One
ShipOne
Ship Onede
One de Virgin
deVirgin
de Virgin
Virgin
Galactic
Galactic
Galacticenen
en2003,
2003,
2003,lele
lepremier
premier
premiervolvol
vol
touristique
touristique
touristique est
touristiqueest régulièrement
estrégulièrement
est régulièrement
régulièrement
repoussé.
repoussé. Pourtant
repoussé.Pourtant
repoussé. 600 billets
600 billetsàà
Pourtant600 billets
Pourtant 600 billets àà
250 000
250 000
250 000dollars
dollars
dollarsont
ont
ontété
été
étévendus...
vendus...
vendus...
sans
sans
sans avoir
sansavoir
avoir de
avoirde date
dedate
de datede
date de départ !
dedépart !
de départ !
départ !

Et les enfants ?
Le record du plus jeune astronaute est détenu par le Russe
Gherman Titov qui a séjourné une journée complète dans l’espace
en 1961  : il avait presque 26  ans. Aujourd’hui, les candidats
astronautes doivent avoir des diplômes supérieurs et une expérience
professionnelle significative. Du coup, ils effectuent souvent leur
premier vol à l’approche de la quarantaine… Ce n’est donc pas
demain qu’on verra un enfant dans l’espace ! 

INFO +
Les vacances de Monsieur Tito
En 2001, le milliardaire américain Dennis Tito s’est offert une
semaine à bord de l’ISS. Depuis, d’autres touristes américains
et étrangers y ont séjourné. Tous ont subi une série de tests
physiques, psychologiques et médicaux, avant de suivre un
entraînement de plusieurs mois. Surtout, ils ont payé leur
ticket entre 20 et 35 millions de dollars : entre 2,5 et
2,9 millions par jour !
Page de copyright
Textes : Pierre-François Mouriaux
Illustrations : Halfbob

Direction éditoriale : Guillaume Pô


Édition : Danielle Védrinelle
Direction artistique : Armelle Riva
Réalisation numérique : andaollenn, Gwenael Dage

© Fleurus Éditions, Paris, 2016


Site : www.fleuruseditions.com
ISBN numérique : 9782215159759
ISBN papier : 978-2-2151-5632-1
Dépôt légal : avril 2016
Tous droits réservés pour tous pays.
« Loi n° 49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. »
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