Vous êtes sur la page 1sur 2

Question 22 

:
Expliquez pourquoi une dépréciation permanente de la monnaie locale pourrait conduire à
terme à un resserrement de la politique monétaire et à une inversion de la courbe des taux.
Réponse :
La dépréciation permanente de la monnaie locale va inciter les banques centrales de conduire
une politique monétaire restrictive pour lutter contre le taux d'inflation trop élevé. L'objectif
est donc de stopper la dépréciation de la monnaie sur le marché des changes mais également
de restaurer la confiance des agents économique dans cette monnaie.

L’augmentation des taux d’intérêts va engendrer des taux à court terme dépassant les taux à
long terme et par conséquent une courbe des taux descendante ou inversée.

Question n° 23 :
Il se dégage de l’apport des quatre théories traditionnelles de la structure par terme des taux
d’intérêt deux positions extrêmes et une position médiane. Explicitez.

Réponse :

Les théories ont été mises en avant pour expliquer la structure par terme des taux d’intérêt :

La théorie des anticipations :

D’après cette théorie, la courbe des taux est croissante quand on anticipe une hausse future
des taux courts, plate quand on anticipe une stagnation future des taux courts, inversée quand
on anticipe une baisse future des taux courts.

La théorie des marchés segmentés :

Fait l’hypothèse que les obligations de maturités différentes ne sont pas du tout substituables.

La courbe des taux est en général croissante.

La théorie de la prime de liquidité (ou de l’habitat préféré) :

Elle fait l’hypothèse que les obligations de maturités différentes sont imparfaitement
substituables, les investisseurs préférant les obligations à court terme (leur “habitat préféré”)
car elles présentent moins de risque de taux d’intérêt.
Pour que les obligations à long terme soient détenues, il faut donc que leur rendement
comporte une prime de liquidité positive qui compense leurs inconvénients par rapport aux
obligations de court terme.

Question n° 25 :
Dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire de 2020, les banques centrales injectent de
l'argent de façon illimitée et les gouvernements multiplient les plans de relance budgétaire
sans se soucier de leurs déficits. Les banques centrales sont-elles des limites d'intervention ?

Réponse :

Les banques centrales à travers le monde ne ménagent pas leurs efforts pour contrer la menace
d'un ralentissement économique qui plane de plus en plus. 32 baisses de taux ont ainsi été
enregistrées depuis le début de l'année.

Plusieurs banques centrales sont allées plus loin, en recourant à l'ensemble des mesures non
conventionnelles qui figurent dans leurs boîte à outils.

Donc l’intervention de la banque centrale n’a pas des limites et elle devient efficace avec une
politique budgétaire et fiscale de même sens. La seule limite est que la situation du pays
s’aggrave fortement à l’instar du Venezuela et du Liban et que les banques centrales n’ont pas
assez des marges de manœuvre pour réagir et lutter contre une hyperinflation.