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CHAPITRE V

SECOND PRINCIPE OU PRINCIPE DE CARNOT


APPLICATION AUX MACHINES THERMIQUES

I-INTRODUCTION
Le premier principe permet d'établir une relation mathématique
entre deux états d'équilibre A et B, mais il ne permet pas de prévoir le
sens de l'évolution du système. Le deuxième principe nous renseigne sur
le sens de cette évolution.
D'après le premier principe, pour une transformation quelconque :

W+Q = ΔU

Dans le cas où cette transformation forme un cycle,

W+Q = 0

On peut donc distinguer deux possibilités :


a) W > 0 et Q < 0, ce cas est toujours possible (spontané)
b) W < 0 et Q > 0, ce dernier n’est pas toujours possible (non
spontané)

*Exemples d'obtention du travail : énergie mécanique

On ne peut obtenir du travail que si on a différents niveaux


d'énergie potentielle, c.à.d une variation de niveaux d'énergie potentielle.

L'énergie hydraulique est un bon exemple: en effet la chute de l'eau


actionne des turbines qui produisent du courant électrique.(Voir animation
au chapitre II).

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Hauteur, h

h2

Ep = W = Mg. h
h = h2 – h1

h1

Par analogie avec l’énergie potentille, on peut également obtenir du travail


si on dispose de deux au mois de deux niveaux d'énergie thermique ou
plus précisément deux sources de chaleur.

Température, T

T1 Niveau thermique, T1

T = T1 – T2

T2 Niveau thermique, T2

Rappel : définition d’une source de chaleur :


C'est un corps ou un ensemble de corps dont la température T est
bien définie.
Considérons deux sources de chaleur, avec T1 > T2 .
Dans ce cas, l'énergie thermique de la source T1 est supérieure à celle de
la source T2.
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Schéma usuel:
Source de chaleur
à T1

Source de chaleur
à T2
On a une variation d'énergie thermique, on peut donc obtenir du travail.

II- ENONCES à la base du 2ème principe.


1) Enoncé de CLAUSIUS:
Le passage de la chaleur d'un corps froid à un corps chaud n'a
jamais lieu sans intervention du milieu extérieur.

2) Enoncé de KELVIN:
Un cycle monotherme ne peut pas fournir du travail.
Autre formulation de l'énoncé de KELVIN.
Au cours d'un cycle, lorsqu'un système échange de la chaleur avec
une seule source de chaleur, il a nécessairement reçu du travail et donné
de la chaleur.

3) Conséquence de l'énoncé de KELVIN

D'après le 1er principe : ΔU = W+Q = 0 → W = -Q

Mathématiquement deux cas sont possibles:

a) W ≥ 0 et Q ≤ 0

b) W ≤ 0 et Q ≥ 0

Le cas, b) est exclu par l'énoncé de KELVIN, seul le cas a) c.à.d. W≥ 0


et Q ≤ 0 est permis.
Conclusion : Avec une seule source de chaleur, on ne peut transformer de
la chaleur en travail. Pour cette raison on qualifie le travail W d’énergie
noble et Q d’énergie dégradable.

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4) Transformation monotherme
a) La source de chaleur est caractérisée par une température bien
définie, T1 = cste par exemple, alors que la température du système peut
être égale à T1, comme elle peut être différente de T1.

Rq : Si la transformation est irréversible, la température T du système


n'est pas définie, mais tout ce qu'on peut dire c'est que:
à l’état initial : T=T1 , (état d’équilibre)
à l’état final : T=T1 , (état d’équilibre)

b) Cycle monotherme réversible

D'après l'énoncé de KELVIN, W ≥ 0 et Q ≤ 0, or ce cycle étant


réversible, peut être décrit en sens inverse avec l'énergie (-W) et la
quantité de chaleur (-Q) telle que : (-W) ≤ 0 et (-Q) ≥ 0.
Ceci veut dire que le cycle peut fournir du travail, or d'après
l'énoncé de KELVIN, ce n'est pas possible d'où la seule solution est :

W = 0 et Q = 0

Conclusion : Au cours d'un cycle monotherme réversible :

W = Q = 0

c) cycle monotherme irréversible


D’après l'énoncé de KELVIN, W ≥ 0 et Q ≤ 0, comme le cycle n'est
pas réversible: W = 0 et Q = 0 n'est pas possible. Donc, ce cycle va
consommer du travail (W > 0) et dégager de la chaleur (Q < 0) .On dit que
ce cycle dégrade de l'énergie.

d) Transformation monotherme réversible,


Considérons les chemins (1) et (2) qui représentent deux transformations
monothermes réversibles associés à une transformation AB.
(1)

A+ +B
(2)

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(1) et (2) sont deux chemins différents faisant passer le système de
l'état d'équi1ibre A à l'état d'équilibre B. Puisque le chemin (2) est
réversible, il peut être décrit en sens inverse. On fait donc apparaitre un
cycle monotherme réversible A(1)B(2)A. Or pour un tel cycle on a:

D’une part W = O, et comme W = WA(1)B + WB(2)A = O → WB(2)A = -WA(1)B

Comme le chemin (2) est réversible on a: WA(2)B = -WB(2}A

Ce qui entraîne que : WA(1)B = WA(2)B

Conclusion : Dans ce cas particulier, le travail est indépendant du chemin


suivi. Il ne dépend que de l’état final et de l’état initial.
On peut écrire mathématiquement : WAB = F(B) -F(A)
Où F est une fonction d’état.

* Conséquence sur la quantité de chaleur QAB.


D’après le 1er principe, ΔU = U(B) -U(A)

Soit, U(B) -U(A) = WAB + QAB = F(B) –F(A) + QAB

 QAB = [U(B) - F(B)] – [U(A)- F(A)]


Ou:
QAB = (B) - (A)

Où  (Ksi) est une fonction d’état


Conclusion: QAB est également indépendante du chemin suivi dans ce cas
particulier.
e) Transformation monotherme irréversible
Soient (i) un chemin irréversible et (r) un chemin réversible associés à
une transformation AB.
(i)
(r)

A+ +B

(r)

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(i) et (r) sont deux chemins différents faisant passer le système de
l'état d'équi1ibre A à l'état d'équilibre B. Puisque le chemin (r) est
réversible, il peut être décrit en sens inverse.

On réalise ainsi un cycle monotherme irréversible A(i)B(r)A et d'après


l’énoncé de KELVIN : W>0

Or, W = WA(i)B + WB(r)A > 0  WA(i)B > WA(r)B

Conclusion: Une transformation monotherme irréversible va


consommer plus d’énergie (W) qu’une transformation réversible entre les
mêmes états d’équilibre A et B.

* Conséquence sur la quantité de chaleur QArB,


Comme ΔU = U(B) – U(A) = WAiB + QAiB
= WArB + QArB

et comme WAiB > WArB alors QAiB < QArB.

III- CYCLE DE CARNOT


1) Transformation ditherme – Définition.
Une transformation est dite ditherme si le système échange de la
chaleur avec deux sources de chaleur uniquement:
- Une source chaude à la température T1 = cste
- Une source froide à la température T2 = cste
Avec évidement, T1 > T2

2) Cycle ditherme réversible ou Cycle de CARNOT

Définition : Pour que les échanges de chaleur avec chacune des sources
soient réversibles, le système doit être à la température de la source
pendant toute la durée de l'échange. On doit donc avoir deux
transformations isothermes, l'une à la température T1, et l'autre à la
température T2.

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Lorsque le système passe d'une température à l'autre, il ne doit pas
échanger de chaleur avec l'extérieur. On doit donc avoir deux
transformations adiabatiques.
* Représentation du cycle dans le diagramme de CLAPEYRON (P, V)

Q1
B

D
Q2 C

Avec : QAB = Q1 la quantité de chaleur échangée avec la source chaude.


QCD = Q2 la quantité de chaleur échangée avec la source froide.
QBC = QDA = O : transformations adiabatiques.

Soit, W le travail total échangé au cours du cycle entre le système et le


milieu extérieur.
D'après le 1er principe : ΔU = 0 → Q1 + Q2 + W = 0 (1)

Et d'après le résultat du paragraphe VI du chapitre III la variation de la


fonction entropie S est nulle.
ΔS = 0
Q
Or, S   dS  
T
B
Q C
Q D
Q A
Q
Soit: S     
T
A BT C T D T
Q Q2
S  1  0 (2)
T1 T2

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3) Machines thermiques
Définition : les machines thermiques sont des systèmes fonctionnant
selon un cycle de CARNOT. Parmi ces systèmes on distingue deux
catégories :

a) Systèmes qui transforment la chaleur Q en travail W.

*la machine dite moteur : Dans un « moteur » La chaleur résultant


d'une réaction chimique (Combustion) est cédée à un fluide qui met en
mouvement des pièces mécaniques (mouvement d’un piston dans un
cylindre par exemple).

*Machine à vapeur : L’exemple historique est le train à vapeur.


Pour ce système, c'est la chaudière qui constitue la source chaude, et
c'est le condenseur qui constitue la source froide.
Le fluide utilisé est l'eau. Ici c'est la vapeur d'eau qui met en mouvement
les pièces mécaniques.

- Moteur à combustion interne, ou à explosion Diesel. La combustion


se fait à l'intérieur du cylindre. Ici le fluide est constitué par les gaz
dégagés lors de la combustion.

b) Systèmes qui transforment le travail W en chaleur Q (autre que par


les frottements).

La machine consomme de l'énergie et va permettre le transfert de la


chaleur de la source froide vers la source chaude.

Exemples :
- Machines frigorifiques ou ce qu'on' appelle réfrigérateur. La
source froide de cette machine est son intérieur. La source chaude est
l'extérieur de cette machine, c.à.d le milieu extérieur. Avec cette
machine le but est de refroidir la source froide!

- Pompe à chaleur: cette machine sert au chauffage d'appartement.


Avec cette machine le but est de chauffer la source chaude. La source
chaude c'est l'intérieur de l'appartement, la source froide étant
l'extérieur de l'appartement.

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c)Schémas des deux types de systèmes

- Système qui transforme Q en W, ou système moteur.

Mo  Moteur ; Le travail produit par ce moteur est tel que :


|W| = |Q1| - |Q2|
Source chaude
T1

Q1 > 0
Système Mo W< 0

Q2 < 0

Source froide
T2

- Système qui transforme W en Q, ou système Machine.

Ma Machine ; le travail consommé par cette Machine est tel que :


|W| = |Q1| - |Q2|
Source chaude
T1

Q1 < 0
Système
Ma W> 0

Q2 > 0

Source froide
T2

d) Coefficient de performance d’un système thermodynamique


On caractérise la performance des systèmes thermodynamiques par
un coefficient de performance défini par le rapport de ce qui est produit
sur ce qui est consommé. Ce coefficient est toujours positif par
convention.

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e) Rendement d’un système moteur
On caractérise la performance des systèmes moteurs par leurs
rendements R. Ce rendement est défini comme le rapport du travail
produit sur la quantité de chaleur consommée, soit :
R  - W
Q1

*Ces systèmes fonctionnent selon un cycle de CARNOT, d'où


W + Q1 + Q 2 = 0 et Q1

Q2
0
T1 T2

Le rendement R s'écrit alors :

Q1  Q 2
R T1 - T 2
Q2 T1
Remarques :
- R = R(T)
- le rendement est toujours <1
- R est proportionnel à (T1-T2), R augmente si (TI-T2) augmente

f) Efficacité d'une machine


Définition: On caractérise la performance des systèmes machines
par leur efficacité « e»
Dans ce deuxième type de système on distingue la production du
froid (réfrigération) et la production de chauffage.

* Production du froid :(Réfrigérateur-Climatiseur)


Dans ce cas l'efficacité est définie par :
Q2 T2
e  
W T1 - T 2

Remarques:
- e = e (T),
- « e » est généralement > 1
*Production de la chaleur :
Dans ce cas l'efficacité est définie par :
- Q1 T1
e (T) = 
W T 1 - T2

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Remarque :

- Ici e (T) est toujours > 1

- W = -Q1 - Q2 > 0 → -Q1 > Q2


La quantité de chaleur donnée à la source chaude est supérieure à celle
prise à la source froide.
-R et e ne dépendent que de T1 et T2.

4) Théorème de CARNOT
a) Les rendements de deux moteurs réversibles fonctionnant entre
les mêmes températures sont égaux quelque soit la nature des moteurs.
Ils sont supérieurs aux rendements de tout moteur irréversible
fonctionnant entre les mêmes températures.

Soit, Rr > Ri

r  réversible et i  irréversible

Remarques: Les moteurs réels sont irréversibles! Le rendement du cycle


de CARNOT (cycle réversible) constitue donc une limite théorique
supérieure du rendement d’un moteur réel.

b) Relations de CLAUSIUS
La remarque précédente (§4.a) nous permet d'écrire que: Ri ≤ Rr ,
Or,
Q2
Ri  - W  1  ( b.1 )
Q1 Q1
et
Rr  1 - T 2 ( b.2 )
T1

Q2 Q 2 Q1
d’ où : 1  Q 1  1- T2 
T1
 0 ( b.3 )
T 2 T1

* L’inégalité (b.3) constitue une formulation mathématique du


deuxième principe de la thermodynamique.

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Si le cycle est décrit de façon réversible (cycle de CARNOT)

Q1 Q 2
On a :  0
T1 T 2

Animation relative au cycle de CARNOT :

Pour avoir une idée plus concrète sur le fonctionnement du cycle de


CARNOT et comment s’effectuent les échanges de chaleur entre le
système et son environnement, en particulier avec les deux sources de
chaleurs : la source chaude (T1) et la source froide (T2), nous allons
présenter l’animation suivante : C’est une animation très pédagogique,
tirée du Pôle Académique de Soutien à l'Innovation de l'Académie
d'Amiens en France concernant le fonctionnement en moteur .

Le lien suivant permettra à l’étudiant de revoir l’animation.

file:///C:/Users/BENSAMKA/Desktop/cours_thermo_Enregistrement/Cycle%20moteur%20Carnot.
htm

Rappel. Il s’agit d’un cycle ditherme réversible.


Pour que les échanges de chaleur avec chacune des sources soient
réversibles, le système doit être à la température de la source pendant
toute la durée de l'échange avec la source. On doit donc avoir deux
transformations isothermes, l'une à la température T1, et l'autre à la
température T2.
Lorsque le système passe d'une température à l'autre, c.à.d d’une source
à l’autre, il ne doit pas échanger de chaleur avec l'extérieur. On doit donc
avoir deux transformations adiabatiques.

Commentaire : du fonctionnement du cycle :

Activer le lien suivant :


file:///C:/Users/BENSAMKA/Desktop/cours_thermo_Enregistrement/Cycle%20moteur%20Carnot.
htm

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1) Le cycle de CARNOT est un modèle important pour la
compréhension des machines thermiques,

2) Le système étudié, (gaz parafait), est enfermé par un piston, dans


un cylindre (de couleur noir) à paroi adiabatique (Q = 0).

3) Le système peut être mis en contact thermique (couplage


thermique) alternativement avec une source chaude et avec une
source froide.

4) L’état d’équilibre initial du cycle est repéré sur un diagramme de


Clapyron (P,V) par le point A(PA, VA). Remarquons que le diagramme
(P,V) est garni par un réseau d’isothermes et par un réseau
d’adiabatiques réversibles du gaz étudié.

5) A partir de l’état d’équilibre initial, point A, le système est couplé


avec la source chaude, il subit une détente isotherme à (T1) et passe
à l’état B(PB, VB). Au cours de cette transformation, il a reçu la
quantité de chaleur QAB > 0 et à fourni du travail WAB < 0.

6) A l’état B, il y a découplage entre le système et la source chaude et


mise en place d’une paroi adiabatique, le système se détend de
manière adiabatique réversible et passe à l’état C(PC, VC). Au cours
de cette transformation, il à fourni du travail WBC < 0 avec QBC = 0.

7) Au point C, il y a couplage entre le système et la source froide, le


système subit une compression isotherme à T2 et passe à l’état
d’équilibre D(PD, VD). Au cours de cette transformation, il a reçu du
travail WCD > 0 et cédé la quantité de chaleur QCD < 0.

8) A l’état D, il y a découplage entre le système et la source froide et


mise en place de la paroi adiabatique, le système est comprimé
manière adiabatique réversible et passe à l’état d’équilibre initial A
et le cycle est ainsi fermé. Au cours de cette transformation, il a
reçu du travail WDA > 0 avec QDA =0.

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9) Après avoir vu à quoi correspond chaque transformation constituant
le cycle, à savoir deux isothermes et deux adiabatiques, l’animation
nous permet également de voir le cycle en dynamique c.à.d en
fonctionnement continu comme dans le cas réel.

10) Remarquons que le cycle moteur est décrit dans le sens horaire et
donc fourni un travail Wcycle < 0.

En effet : Wcycle = WAB + WBC + WCD + WDA

 Or, WAB est représenté par l’aire comprise entre la courbe


AB est l’axe des abscisses (V) : couleur marron, WAB < 0.

 WBC est représenté par l’aire comprise entre la courbe BC


est l’axe des abscisses (V) : couleur marron, WBC < 0.
 WCD est représenté par l’aire comprise entre la courbe CD
est l’axe des abscisses (V) : couleur violette, WCD > 0 car le
sens de la transformation CD est opposé à celui de AB.
 Même raisonnement pour la transformation DA  WDA > 0

N.B : l’aire violette (négative) qui correspond aux transformations


CD et DA est superposé à une aire qui lui est identique mais de
couleur marron (positive), ces deux aires se compense et leur
sommes est donc nulle.
Le travail total du cycle Wcycle correspond donc à l’aire incluse à
l’intérieur du cycle (couleur grise)

11) Pour le fonctionnement en machine frigorifique, càd,


transformation du travail W en chaleur Q, le principe de
fonctionnement est identique à celui qu’on vient de voir mais le cycle
est décrit en sens inverse.

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