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SOMMAIRE

•La combustion
•Du feu à l’incendie
•Les techniques d’extinction
•La construction
•Le désenfumage
•La détection
•L’évacuation
•Analyse du risque incendie

La combustion

1
La combustion

La combustion est le résultat, sous l’effet d’une énergie d’activation, de la


combinaison d’un corps combustible avec un corps comburant.

La combustion est une réaction chimique d’oxydo-réduction qui dégage


de la chaleur : réaction exothermique

La combustion

2
Le combustible

C’est une substance qui a la propriété de brûler.


Certains sont inflammables c’est-à-dire qu’ils brûlent avec une flamme
D’autres sont ininflammables, c’est-à-dire qu’ils se décomposent sans
flamme sous l’effet de la chaleur.

Le Comburant

Il s'agit d'un corps simple qui, mis en présence d'un combustible, permet puis
entretien la combustion. Le comburant le plus répandu est l'oxygène.

Certains corps peuvent dégager de l’oxygène. On les appelle les oxydants : acide
nitrique – peroxyde... Les combustibles réagissent dans ce cas en retirant au
comburant son oxygène et le mélange s’auto-alimente en oxygène.

Les métaux alcalins, comme le sodium par exemple, décomposent l’eau (H2O), et
produisent ainsi l’oxygène qui leur permet de brûler dans l’eau.

Mais, dans la plus grande partie des cas l’oxygène qui alimente la combustion se
trouve dans l’air (21%).

L’air à moins de 15% d’oxygène est incomburant et ne permet plus d’alimenter


une combustion.

3
L’énergie d’activation

Il s'agit de la quantité de chaleur nécessaire (chocs, étincelles, point chaud,


flamme) pour démarrer la combustion.
Les sources d'énergie peuvent être d'origine chimiques, mécaniques, électriques,
rayonnantes.

L'Énergie d'activation

Une élévation de température a une double action :

• elle augmente l’énergie des molécules, donc le


nombre de molécules possédant une énergie suffisante
pour réagir. Les chocs se produisant entre molécules ne
possédant pas suffisamment d’énergie ne sont pas
suivis de réaction.

• elle augmente la vitesse des molécules donc le


nombre de chocs, mais cet effet est peu sensible. Pour
une augmentation de température de 10°, le nombre de
chocs croît seulement de 2%.

4
L'Énergie d'activation

L ’énergie d ’activation correspond à l ’énergie cinétique nécessaire pour


vaincre la répulsion des couches électroniques externes lorsque les
molécules des réactifs se rapprochent.

Entretien de la combustion

L’énergie d’activation est l’énergie nécessaire en permanence au combustible


pour qu’il puisse brûler en présence de son comburant. Cette quantité d’énergie à
apporter est variable, suivant les conditions de température, état de division,
pression…

Si on suppose que le premier gramme de matière a reçu cette énergie nécessaire


à son entrée en combustion et ce, d’une source d’allumage quelconque, il va être
activé et va donc pouvoir brûler. En brûlant, il va libérer la quantité de chaleur
correspondant à la fois à l’énergie d’activation et à l’énergie calorifique de la
combustion

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Entretien de la combustion

Énergie du système

État de transition

Énergie d’activation

État initial
Énergie de réaction

État final

L'Énergie d'activation - Entretien de la


combustion

Combustible Comburant Produits de Énergie


+ combustion
+ calorifique

Source Énergie
d ’allumage d ’activation

Évacuation

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Les types de combustibles

- la combustion des gaz : le mélange gaz combustible avec l’oxygène de


l’air est inflammable à deux conditions
- que l’énergie d’activation soit suffisamment élevée,
- que la concentration du mélange soit comprise entre certaines limites
- La combustion des liquides : ce sont les vapeurs dégagées par les liquides
qui brûlent,
- La combustion des solides : trois sortes de combustion diffèrent selon
leur vitesse
- la combustion vive (émission de flamme),
- la combustion lente (absence de flamme) telle que la rouille,
- la combustion spontanée.

Combustion des liquides et des gaz

volatilisation

A température constante et
volume constant, le liquide Vapeur
émet des vapeurs de manière
à atteindre un équilibre
caractérisé par la pression de
la phase gazeuse. Cette
pression est dite pression de Liquide
vapeur saturante Ps.

7
Combustion des liquides et des gaz

Ce qui influence l ’évaporation :


- La température
- Le volume pour les espaces confinés
- La pression
- La surface de contact avec l ’air
...

Combustion des liquides et des gaz

Point éclair

Le point éclair est la température minimale à laquelle un liquide inflammable commence


à émettre des vapeurs susceptibles de former avec l’air un mélange dont l’inflammation
se produit au contact d’une petite flamme utilisée comme amorce.

Le liquide est dit :


• extrêmement inflammable si le point éclair < 0° C
• inflammable 1ere catégorie si le point éclair est compris 0° C et 55°C.
• inflammable 2éme catégorie si le point éclair est compris 55° C et
100°C.

8
Combustion des liquides et des gaz

Point éclair

Liquide point éclair


Ether éthylique -45°c
Essence auto -43°c
Acétone -20°c
Alcool à 90° 15°c
Gazole 50°c
Huile d'olive 225°c
Huile moteur 232°c

Combustion des liquides et des gaz

Autres définitions
Point d ’inflammation : c’est à dire la température à partir de laquelle il faut
porter les liquides pour que les vapeurs soient émises en quantité suffisante
pour former avec l’air un mélange inflammable et que la combustion puisse
continuer d’elle même au moins pendant 5 secondes.

le point d’auto-inflammation : température à laquelle un combustible en


présence de comburant s’enflamme spontanément sans apport extérieur de
chaleur, Liquide point d'aut oinflammation
Kérosène 240°c
Et her 160°c
Acét one 465°c
Acét ylène 305°c
Acide acét ique 465°c
Méthane 540°c
Et hane 515°c
Propane 450°c
But ane 405°c
Héxane 225°c
Ammoniac 651°c
Hydrogène 400°c

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Combustion des liquides et des gaz

la limites d’inflammabilité

la limite inférieure d’inflammabilité (ou d’explosivité) notée L.I.I. (ou L.I.E.) :


c’est la concentration minimale en volume (exprimée en %) du combustible dans le
mélange au-dessus de laquelle celui-ci peut-être enflammé,

la limite supérieure d’inflammabilité (ou d’explosivité) notée L.S.I (ou L.S.E) :


c’est la concentration maximale en volume (exprimée en %) du combustible dans le
mélange au-dessous de laquelle celui-ci peut être enflammé.

Combustion des liquides et des gaz

la limites d’inflammabilité

MI : Mélange Idéal, il correspond à la concentration stoechiométrique

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Combustion des liquides et des gaz

Variation des limites en fonction de la température

Combustion des liquides et des gaz

Variation des limites en fonction de la pression

Les expériences d’inflammabilité ont montré que dans un mélange donné,


lorsque la pression décroît, les deux limites se rapprochent en se confondent
pour une pression donnée. Au dessous de cette pression, les mélanges ne
permettent plus la propagation d’une flamme quelle que soit leur composition.

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Combustion des matériaux solides

1- La combustion par la pyrolyse

Sous l’effet de la chaleur, le combustible émet des vapeurs c’est La


pyrolyse

Combustion des matériaux solides

1 - La combustion par la pyrolyse

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Combustion des matériaux solides

2 - La combustion type braise

combustion pratiquement sans flammes mais avec émission de


rayonnement

Feux des métaux

L'oxydation des métaux est en général lente. La chaleur dégagée est donc faible
et est lentement dissipée dans l'environnement ; c'est le domaine de la corrosion
(par exemple la rouille du fer et de l'acier).

Cependant, dans certains cas, l'oxydation est violente et constitue donc une
combustion. :

•combustion dans l'air des métaux alcalins et alcalino-terreux exemple : le


magnésium brûle facilement, en émettant une lumière très vive et blanche ; il était
utilisé auparavant pour les flashs photographiques ;

•Action de l’eau sur les métaux alcalins (sodium, potassium) : exemple combustion
du sodium dans l'eau dans ce cas ce n'est pas à proprement parler le sodium qui
brûle ; le sodium réagit violemment avec l'eau et provoque un dégagement de
dihydrogènes, et avec la chaleur produite par la réaction, le dihydrogène
s'enflamme dans l'air.

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Feux des métaux

• action du CO2 sur le calcium : Le dioxyde de carbone sur le calcium dégage


du monoxyde de carbone qui est très toxique et explosif.
Ca + CO2 CaO + CO

• lorsque le métal est chauffé très fort et que l'on envoie du dioxygène pur, la
réaction est suffisamment rapide pour s'auto-entretenir ; ce phénomène est
utilisé par exemple pour l'oxycoupage au chalumeau,

• combustion d'un métal sous forme de poudre ou de paille : la réaction


chimique se fait au contact entre le métal et l'air, cette surface de contact (la
surface spécifique) étant grande, la réaction est donc rapide et la chaleur
dégagée importante ; c'est un phénomène comparable au coup de poussière.

Feux des métaux

L'oxycoupage

L'oxycoupage est un procédé de coupage des métaux, par


oxydation localisée mais continue, à l'aide d'un jet d'oxygène pur.

Il est nécessaire, pour cela, de porter à une température


d'environ 1 300 °C, dite température d'amorçage (ou d'ignition), le
point de la pièce où l'on va commencer la coupe.

Ce procédé nécessite un jet de coupe central d'oxygène pur,


venant en milieu de buse, qui permet la combustion sur toute
l'épaisseur à couper.

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Combustion des matériaux
thermoplastiques

• Polyéthylène
• PVC
• Polypropylènes
• Polystyrènes

les matériaux thermoplastiques brûlent généralement à la manière des liquides.

Types de combustion en fonction de la vitesse

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Facteurs affectant la vitesse de combustion

- La nature du combustible
- l’état physique du combustible
- la quantité de combustible, et la chaleur dégagée par unité de masse
- l’état de division de la matière: pour une même masse, la vitesse de
combustion est fonction du rapport surface/volume. Par exemple, un tas de
copeaux brûle plus vite qu’une bûche.

Facteurs affectant la vitesse de combustion

- la disposition de la matière : (horizontale, verticale,..) sont déterminants


pour la vitesse de combustion (exemple la feuille de papier que l’on tient…)
- la teneur en oxygène : la ventilation des locaux, l’évacuation des gaz,…
les produits de décomposition: certains matériaux lors de leur
décomposions engendrent la production de gaz combustible qui vont activer la
combustion.
- la température,
- l’humidité de l’air,
-

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La combustion spontanée

La combustion spontanée

•Charbon de bois
•Huile de foie de morue
•Huile de poisson
•Farine de poisson
•Déchets de poisson
•Huile de lin
•Vêtements, soie, tissus et chiffons imprégnés d'huile
•Nourriture pour animaux à base de semoule de maïs
•Aliments pour animaux
•Caoutchouc mousse
•Certaines poudres métalliques
•Charbon bitumineux
•Chaux vive
•Fertilisants
•Foin
•Écorce de noix de coco
•Fumier

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Types de combustion avec flammes

Les types de flammes

La flamme de diffusion

Elle est appelée ainsi car, les réactifs étant séparés, ils doivent venir au contact
l'un de l'autre, par le phénomène de diffusion. Les cas typiques sont :

• la combustion des solides (bois, bougie, papier, …)


• la combustion des liquides (essence, gazole, pétrole, …), sous forme « massive »
(flaque, réservoir) ou de brouillard (moteur diesel)
• la combustion des gaz non mélangés à l'air, par exemple un gaz sortant
directement d'une bouteille ne contenant pas d'air, une fuite sur une canalisation qui
s'enflamme tout de suite

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La flamme de prémélange

Dans le cas de la flamme de prémélange, le combustible est parfaitement


mélangé au comburant. On parle aussi de flamme aérée.

Voici quelques exemples

• le brûleur de la cuisinière : ce dispositif présente une entrée d'air permettant aux gaz
de se mélanger avant de sortir ;
• le chalumeau : il est alimenté en gaz combustible et en dioxygène pur, le mélange
se faisant avant la buse ;
• le moteur à allumage commandé (moteur essence), l'allumage des gaz prémélangés
étant réalisé par une bougie

combustion complète

en fonction de l’alimentation en air du foyer :

• complète : si l’air arrive en quantité suffisante, les flammes sont bleues, peu
éclairantes et les produits de combustion, pour des combustibles
hydrocarbonés, sont principalement formés de dioxyde de carbone (CO2) et
d’eau (H2O),

• incomplète : si le renouvellement d’air est insuffisant, les flammes sont


oranges, très éclairantes, et les produits de combustion sont incomplètement
brûlés. Le panache de fumées est souvent noir pour les combustibles
renfermant du carbone, signe évident de la présence de carbone non brûlé dans
les produits de combustion. En outre, le panache renferme d’autres produits
incomplètement oxydés tels que le monoxyde de carbone (CO).

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Du feu à l’incendie

Du feu à l’incendie

Les caractéristiques principales de l’incendie

1.La température, qui dépend de :


• la nature du combustible
• la vitesse de combustion
Cette température induit une quantité de chaleur qui se propagera selon trois
modes : rayonnement, conduction et convection.

2.Le déplacement des gaz de combustion et des vapeurs inflammables,


généralement contenus dans les fumées.
la combustion est souvent incomplète et limitée à l’apport d’air frais. Il subsiste
donc des nappes de gaz dont la combustion est étroitement liée à l’apport du
comburant. La combustion de ces nappes peut se poursuivre sur une distance
notable avec parfois rupture de flammes donc extinction, puis réinflammation à
une distance variable par nouvel apport d’air frais.

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Du feu à l’incendie

Les caractéristiques principales de l’incendie


L’étude du développement d’un incendie revient à analyser :

1. L’intensité de dégagement de la chaleur

2. La propagation des gaz de combustion et des vapeurs combustibles


contenues dans la fumée.

3. Les modes de propagation de la chaleur

Dégagement de chaleur

Pouvoir calorifique inférieur d’un matériau combustible : la quantité de chaleur


dégagée par 1 kg de ce matériau lors d’une combustion complète. l’eau supposée
restée à l’état de vapeur à l’issue de la combustion.

pouvoir calorifique supérieur (PCS) : la quantité de chaleur maximal dégagée


lors de la combustion, y compris la chaleur de condensation de la vapeur d’eau
produite lors de la combustion

Les essais sont effectués :


•Dans une atmosphère d’oxygène pur
•Sous une forme pulvérulente pour les solides
•Sous une pression de 30 bar

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Dégagement de chaleur

Pouvoirs calorifiques de quelques gaz

Combustible PCI en kcal/ Nm³ PCSen kcal/ Nm³ PCI en kWh/ Nm³ PCSen kWh/ Nm³

Hydrogène 2 570,00 3 050,00 2,99 3,54


Monoxyde de carbone 3 025,00 3 025,00 3,51 3,51
Méthane 8 575,00 9 535,00 9,96 11,07
Propane 22 380,00 24 360,00 25,99 28,29
Butane 29 585,00 32 075,00 34,36 37,25
Ethylène 14 210,00 15 155,00 16,50 17,60
Propylène 20 960,00 22 400,00 24,34 26,02
Acétylène 13 505,00 13 975,00 15,69 16,23

1 kcal = 4.18 kJ 1 kWh = 3600 kJ

Le mètre cube normale (Nm³) est la quantité de gaz qui à une température
0°c et une pression 1,01325 occupe un volume de 1 mètre cube

Dégagement de chaleur

Pouvoirs calorifiques de quelques liquides

Combustible PCI en kcal/kg PCS en kcal/kg PCI en kWh/kg PCS en kWh/kg

Hexane 10 780.00 11 630.00 12.52 13.51


Octane 10 705.00 10 105.00 12.43 13.40
Benzène 9 700.00 9 535.00 11.27 11.74
Styrène 9 780.00 10 190.00 11.36 11.84
Fioul lourd 9 550.00 10 400.00 11.09 12.08

Fioul domestique 10 030.00 10 700.00 11.65 12.43

22
Dégagement de chaleur

Pouvoirs calorifiques de quelques solides

Matériau PCI (MJ/Kg)


Carbone 33
Soufre 9.3
Cuivre 2.5
Bois 17-19
Foin 17.5
Cuir 17
Graisses animales 40
Coton 17
Laine 20
Papier, carton 17
PVC rigide 18
Polyréthane 23
Polystyrène 42
Polyéthylène 44

Dégagement de chaleur

Débit calorifique
Charge calorifique : la quantité de chaleur que dégagerait par combustion l’ensemble des
matériaux situés dans un local considéré

Potentiel calorifique : la charge calorifique rapportée à l ’unité de surface.

Quelques ordres de grandeur pour le potentiel calorifique


• cuisine : 310 MJ/m2
• chambre : 570 MJ/m2
• salon - salle à manger : 310 MJ/m2
• bureau : 400 MJ/m2

Débit calorifique : la chaleur dégagée par unité de temps par unité de masse d’un combustible.

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Potentiel calorifique

Exemple Une entreprise utilise un stockage en rayonnage.


Le local de stockage mesure 1050 m², le stockage est
fait en cinq niveaux
Le stockage comprend des cartons de produits
d’habillement sur palettes, chaque palette contient 20
carton, chaque carton comprend 10 Kg de produit
d’habillement en coton, 1 kg de matière plastique en
polyéthylène et 2Kg de carton. Le poids de la palette
vide est de 3 Kg
La palette mesure 1.20 m X 1.20m, la forme du local
est la suivante :

20 m
2,5 m 2,5 m 4m

52,5 m

Dégagement de chaleur

Débit calorifique
• forme et état physique du combustible

Dans un local de 100 m², on entrepose :


• ou bien 10 tonnes de bois massif (Pv cal = 17000 KJ/kg)
• ou bien 90 m³ de mousse de polystyrène (Pvcal = 37000kJ/kg)
Les charges calorifiques au mètre carré sont :
10 000 kg X 17 000 kJ/kg)
Pour le bois : = 1 700 000 KJ/m²
100 m²

Pour la mousse de polystyrène de densité relative de 0,05 le volume de 90 m³ a


une masse de 90 X 0,05 T c à d 4,5 tonnes ou 4500 kg. La charge calorifique par
4 500 kg X 37 000 kJ/kg)
m² est : = 1 665 000 KJ/m²
100 m²
les charges calorifiques sont pratiquement les mêmes, mais dans le cas du
polystyrène les calories contenues dans ce local vont se dégager très rapidement
et l’élévation de température dans le local sera très rapide : le débit calorifique
sera très élevé.

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Dégagement de chaleur

Débit calorifique

Il dépend des paramètres suivants :

T=T0 + 345 log (8t+1)

T0 : température initiale
• potentiel calorifique T : température atteinte à l’instant t
T : temps en mn

Dégagement de chaleur

Débit calorifique

• alimentation en air

Influence des conditions de ventilation du local


sur le développement de l’incendie.
Les courbes représentent le profil de l’incendie,
en fonction du pourcentage de surface
d’ouverture de ventilation dans le local concerné.

Facteur de ventilation
Fv = A√h/At
A = surface de l’ouverture (m2)
h = hauteur de l’ouverture de ventilation (m)
At = surface totale des parois du local (m2)

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Dégagement de chaleur
Débit calorifique
• mode d’implantation et de rangement

• Dimensions du local

Propagation de la chaleur

Température
La température est liée à la vitesse des molécules du matériau

L'échelle Celsius est définie de la manière suivante :


• l'origine « 0 » correspond à la température de la fusion de la glace à la pression
atmosphérique,
• la valeur « 100 » correspond à la température de la vaporisation de l'eau à la
pression atmosphérique,

26
Propagation de la chaleur

Transmission de la chaleur

La chaleur peut passer d’un corps à un autre selon 3 modes :

- la conduction,
- la convection,
- le rayonnement.

Propagation de la chaleur

La conduction

Le transfert de chaleur par conduction est un échange de


chaleur avec contact quand il existe un gradient de
température.
Il s'agit essentiellement de transfert dans les solides

27
Propagation de la chaleur

La conduction

un tuyau métallique qui traverse


une paroi est un bon agent de
propagation de la chaleur par
conduction

Propagation de la chaleur

la convection

Transfert de chaleur qui s'accompagne de mouvement


de molécules dans un fluide (liquide ou gaz).

• Convection naturelle (ou libre) : la différence de


température génère le mouvement du fluide et permet
l’échange thermique

• Convection forcée : le mouvement du fluide est


assuré par un moyen matériel (pompe, ventilateur,..) ce
mouvement assure l’échange thermique entre le fluide
et les parois de contact

28
Propagation de la chaleur

Le rayonnement
Le transfert se fait par rayonnement électromagnétique

Propagation des fumées

Surpression dans un local en feu

Les fumées qui naissent dans le local en feu vont avoir tendance à occuper le
maximum de volume; elles suivent en effet la loi de MARIOTTE :
PV
= constante
T
P : pression du local, V : le volume du local, T : température

Si le local est hermétiquement clos, la montée de température du local va se


traduire par une montée de pression.

29
Propagation des fumées

Tirage thermique
Au phénomène précédent vient s’ajouter un phénomène vertical, le tirage
thermique, qui favorise la migration des fumées vers le haut.

Son moteur est la différence de température, donc de masse volumique, existant


entre deux atmosphères, mises en communication à des niveaux différents.

Si dans un local en feu la pression ambiante est


supérieure à celle des locaux adjacents et qu’il
existe une ouverture en partie haute, il s’établit
entre ce local et le local adjacent un passage de
gaz de combustion dont l’effet moteur est le
tirage thermique. Ce phénomène de propagation
des fumées est particulièrement sensible vers les
étages supérieurs par l’intermédiaire des
cheminements verticaux que constituent les
conduits, les gaines et les trémies.

Propagation de la chaleur

Transmission de la chaleur

30
Les cinq phases schématiques du développement
d’un incendie dans un local de petites dimensions

1. Phase préliminaire
Cette phase préliminaire qui peut avoir une longue durée, est celle au cours de
laquelle se développe le phénomène qui va donner naissance à l’incendie. Les
aspects peuvent en être très variés : feux couvants, câbles électriques surchargés,
échauffements mécaniques (frottements), etc.
En principe, au cours de cette phase préliminaire, aucun symptôme de début
d’incendie ne sera décelé, sauf si on dispose de systèmes appropriés de
surveillance ou de détection.

Les cinq phases schématiques du développement


d’un incendie dans un local de petites dimensions
2. Phase I
Cette phase se situe entre l’apparition de la flamme et l’inflammation généralisée.
Pendant cette phase, le développement du feu peut être influencé par les éléments
suivants :

Positions relatives du foyer initial et des baies

Si cette baie est une fenêtre vitrée, le développement du feu est lié au bris de la
première vitre qui va créer une entrée d’air. La possibilité d’éclatement rapide de
cette première vitre est liée au voisinage du foyer initial et de la baie vitrée.

31
Les cinq phases schématiques du développement
d’un incendie dans un local de petites dimensions
L’ouverture des baies

Il peut s’agir d’ouverture initiale (porte ou fenêtre ouverte) ou d’ouverture ultérieure


(ouverture volontaire ou accidentelle de portes, ou ruptures de vitres).

Dans le cas de bris de vitres de baies vitrées, une représentation schématique de


l’élévation de température en fonction du temps peut être considérée comme
conforme dans des grandes lignes au graphique suivant :

12-13 min
: pas de rupture de vitre
: éclatement de vitre à t1
température

Les essais ont montré que la première


vitre éclate entre 70°C et 200 °C, la
moyenne des constatations se situant
aux environs de 100°C, température
très rapidement atteinte au cours d’un
incendie
t1 t2 t3 t4
Temps t en mn

Les cinq phases schématiques du développement


d’un incendie dans un local de petites dimensions
3. Phase intermédiaire
Cette phase porte souvent son nom anglo-saxon : « flash over », immédiatement
avant cet embrasement généralisé, on observe parfois des feux follets dus à la
combustion des gaz de distillation (cas des incendies de produits cellulosiques
comme le bois). À ce moment, les températures en différents points du local
peuvent présenter d’importantes différences. Lors de l’embrasement généralisé ces
températures deviennent assez voisines les unes des autres.
La fumée augmente généralement en densité, ce qui peut ralentir momentanément
l’apport d’air frais par le tiers inférieur des baies et augmenter corrélativement la
production d’oxyde de carbone inflammable
La durée de cette phase intermédiaire est habituellement courte, de l’ordre de
quelques minutes. La combustion brutale de l’oxyde de carbone peut lui donner
l’allure d’une explosion.

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Propagation du feu

Propagation à l’intérieur d’un local


La propagation du feu à l’intérieur d’un local clos est une conséquence directe des
températures élevées dans la zone de feu qui induisent notamment un transport de
chaleur par rayonnement.
Cette énergie va élever la température des matériaux combustibles contenus dans
le local et éventuellement des revêtements muraux combustibles qui vont dégager
des vapeurs inflammables.
Ces vapeurs vont s’ajouter aux gaz issus de la combustion qui est souvent
incomplète par manque d’arrivée d’air frais.
La concentration de ces gaz est susceptible d’atteindre la limite inférieure
d’inflammabilité du mélange et sous réserve d’une concentration d’oxygène
suffisante, il y aura combustion de ces gaz avec une inflammation généralisée
dans le local.
Sous l’influence de cette nouvelle élévation de température, les éléments de
construction de ce local tels que les portes, les cloisons, risquent de se détruire.

Les cinq phases schématiques du développement


d’un incendie dans un local de petites dimensions
4. Phase II
Pendant cette phase, la température s’élève de manière excessive, c’est pendant
cette phase que la construction subit des atteintes graves allant jusqu’à la
destruction d’éléments. Les destructions de portes et de cloison, de murs,
d’éléments de couverture survenant au cours de cette phase sont généralement à
l’origine des propagations et des développements de l’incendie dans des locaux
mitoyens, voisins ou proches.

5. Phase III
Au cours de cette phase, la température baisse assez régulièrement tout en
demeurant nettement supérieure à la température ambiante. Un certain nombre de
développements de l’incendie peuvent encore se produire. C’est en particulier
pendant cette période qu’on remarque fréquemment que les flammes, sortant par
les baies, lèchent les façades en entraînant souvent le bris des châssis vitrés des
niveaux supérieurs et des développements du feu. La destruction des structures
entamé au cours de la phase II se prolonge et s’étend aux façades.

33
Température Fin de la combustion vive

Embrasement généralisé
Courbe ISO

T=T0 + 345 log (8t+1)

T0 : température initiale
T : température atteinte à l’instant t
T : temps en mn

t
Phase préliminaire

Phase intermédiaire

Phase II
Phase I

Phase III

Propagation à l’extérieur du local sinistré

Les moyens de propagation sont :

•Les ouvertures dans les parois


•Les escaliers non encloisonnés
•Les cages d’ascenseurs
•Les conduits
•Les gaines

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Propagation à l’extérieur du local sinistré

Les éléments de construction tels que portes, cloisons…détruits, la chaleur ainsi


que la fumée pourront se propager à l’intérieur du bâtiment au moyen de toute
communication verticale ou horizontale.

La propagation à l’intérieur d’un bâtiment d’un incendie d’un local ayant dépassé le
stade de l’embrasement généralisé dépend :
De la disposition des locaux
Des moyens de communication entre les différentes zones
De la nature des surfaces exposées
De la conception des parois
De l’état des portes
De la présence de cages, de gaines, etc.

Les fumées, les cendres, les suies

La fumée est l’ensemble visible des particules solides et / ou liquides en suspension


dans les gaz, résultant d'une combustion ou d'une pyrolyse. Elle se compose :

• du dioxyde de carbone (CO2),


• du monoxyde de carbone (CO),
• des suies qui sont constituées de particules sphériques à base de carbone et
d’hydrogène en quantités variables réunies en agrégats. Elles contiennent des
composés très divers, essentiellement des hydrocarbures aromatiques
polycycliques.
• des cendres qui sont des particules minérales, résidus incombustibles de la
combustion
• des produits de pyrolyse
• de la vapeur d’eau (H2O),
• de l’azote qui n’intervient pas dans la réaction de combustion
de l’oxygène qui n’a pas réagi dans la réaction de combustion
… etc.

35
Les fumées

Le danger des fumées résulte de : leur température, leur opacité, leur toxicité (CO,
COCl2, HCN, HCL..) et de leur corrosivité (HCL, H2SO4, HNO, HNO2..)

La fumée est un mélange:


- inflammable, voire explosif,
- toxique (CO, COCl2, HCN, HCL..)
- corrosif (HCL, H2SO4, HNO, HNO2..)
- opaque,
- rayonnant,
- envahissant.

Matière Principaux dégagements Dégagements secondaires


Bois - polystyrène CO, CO2, H2O

PVC CO, CO2, H2O HCL (acide chlorhydrique)

Laine – polyamide - CO, CO2, H2O HCN (acide cyanhydrique)


polyuréthane

Les produits de combustion

36
Les techniques d’extinction
1. Les classes de feu

2. Les agents extincteurs

Les classes de feu

Les feux de classe A : La combustion des solides

Bois, papiers, cartons, textiles naturels


ou synthétiques
Végétaux, certains plastiques.

Ces feux nécessitent une importante quantité de chaleur pour amorcer


et maintenir la combustion. Par conséquent, leur extinction consiste à
réduire l’énergie d’activation par refroidissement

37
Les classes de feu

Les feux de classe B : La combustion des liquides


ou solides liquéfiables

hydrocarbures, graisses, matières plastiques…

Ils nécessitent généralement pour


leur combustion une grande
quantité d’oxygène. Exemple : 1kg
d’essence exige pour sa
combustion 12 m³ d’air

L’extinction des feux de classe B


s’effectue plutôt en agissant sur le
comburant

Les classes de feu

Les feux de classe C

Feux des gaz

38
Les classes de feu

Les feux de classe D

Ils concernent essentiellement les métaux ci-après :


• les alcalins et les alcalino-terreux (magnésium).
• le titane et les métaux légers.
• les métaux de transition (cérium)
• les métaux dits nucléaires (uranium, plutonium, thorium, zirconium) qui
peuvent s’enflammer spontanément en présence d’humidité.
• les autres métaux (zinc, antimoine, cadmium, sodium, etc…)

la plupart de ces feux réagissent violemment à l’eau et sont toxiques par


inhalation, ingestion ou simple contact.

Les agents extincteurs

• L’eau
• L’eau pulvérisée
• L’eau avec additif
• La mousse
• La poudre
• Le dioxyde de carbone
• Le halon

39
Les agents extincteurs
ISOLEMENT ETOUFFEMENT INHIBITION REFROIDISSEMENT

PRODUITS DE
COMBUSTIBLE COMBURANT = COMBUSTION ENERGIE
A, B, C, D ou F + Oxygène Fumées, vapeurs, + CALORIFIQUE
gaz, cendres

PROPAGATION
Rayonnement
ENERGIE Conduction
Source D’ACTIVATION Convection
d’allumage Barrière d’énergie projection

Isolement : Séparation physique entre combustible (gaz de distillation) et


comburant.
Etouffement : Abaissement de la teneur en O2 (entre 15 et 8 % - fonction du
combustible).
Inhibition : Blocage de la réaction chimique
Refroidissement : Absorption de l’énergie calorifique, abaissement de la
température.

Les agents extincteurs

L’eau
C'est le produit extincteur le plus simple, le plus répandu et le moins coûteux.

Elle peut être utilisée en :


• jet plein
• jet pulvérisée

Qualités
• L'eau est un produit extincteur qui agit par refroidissement principalement. En
effet, un gramme d'eau liquide à 25 C consomme 612 calories pour se
transformer en vapeur.
• agent extincteur privilégié pour les feux de classe A
• peut être utilisée massivement en installation fixe ou installation mobile
• permet une grande portée
• permet de dissocier les éléments en combustion

40
L’eau

Inconvénients :
• l’eau est d’une part insoluble dans les hydrocarbures et plus lourde qu’eux et
d’autres part elle est soluble dans les solvants polaires comme l’alcool elle n’est
donc pas efficace pour ces types de feu.
• Utilisée en jet plein, l'eau conduit l'électricité.
• craint le gel
• peut provoquer des corrosions
• conduit l’électricité
• contient de l’oxygène : l’oxygène contenu dans la molécule entretient et
développe les feux de métaux

Jet pulvérisé

Eau naturelle en jet pulvérisé


Les caractéristiques de base de l’eau sont conservées mais de
nouvelles propriétés apparaissent :
Qualités
• la pulvérisation permet une meilleure répartition de l’eau qui peut ainsi agir sur des
surfaces plus importantes. Le rendement de son pouvoir refroidissant est
considérablement amélioré, d’autant qu’en se vaporisant, elle absorbe beaucoup
plus de calories en changeant d’état.
• une diffusion particulièrement fine permet d’utiliser l’eau sur certains feux
d’hydrocarbure
• le jet pulvérisé ne conduit pas l’électricité. Cependant les écoulements sur le sol
sont conducteurs et au-delà de 1000 v le jet pulvérisé devient conducteur.
• la pulvérisation forme un nuage derrière lequel les opérateurs peuvent se protéger
du rayonnement thermique.
Inconvénients
Diminution de la portée du jet

41
Jet pulvérisé avec additif
Goutte d’eau
Eau pulvérisé avec additif
Pour augmenter la valeur extinctrice de l'eau, on y ajoute des
produits tensioactifs mouillants (additifs). Le mouillant est un
Eau naturelle :S1
produit qui augmente les possibilités de pénétration de l'eau
(feux de classe A) et de ce fait il diminue les pertes de liquide
par ruissellement
Eau avec additif :S2
Qualités
L’eau avec additif s’étale mieux à la surface des combustibles solides, en particuliers
sur les matières plastiques et les fibres synthétiques. La production d’une fine pellicule
de mousse permet l’extinction des foyers de type B
Certains additifs particuliers appelés AFF (agent formant un film flottant) isolent de l’air
à la surface en combustion.
Il existe des additifs spéciaux pour lutter contre les feux de solvants miscibles à l’eau.
Inconvénients
La présence d’additif peut accentuer les problèmes de corrosion. Elle augmente aussi
la conductibilité électrique de l’eau

La mousse
Les émulseurs
Les émulseurs sont des produits qui, ajoutés à l’eau, permettent d’obtenir de la
mousse au moyen de lances spéciales ou de générateurs. Ce sont les agents
extincteurs privilégiés pour lutter contre les feux de nappe d’hydrocarbures ou de
produits chimiques.

Émulseur : Liquide livré par le fournisseur qui doit être mélangé à l’eau pour être
utilisé.
Solution : mélange de l’émulseur et de l’eau. Ce mélange est parfois appelé solution
moussante. Elle se caractérise par sa concentration
Concentration : Taux d’émulseur dans la solution en volume
Générateur : appareil qui permet d’obtenir de la mousse en incorporant de l’air dans
la solution.

42
La mousse

émulseur air

eau Effet Venturi

air

La mousse
PRINCIPE

Une mousse est un mélange hétérogène d'air et d'eau, obtenu à l'aide d'un agent
émulseur et d'un générateur. Cet assemblage de bulles, non toxique, non agressif vis-
à-vis des matériaux et plus léger que les liquides, est envoyé sur la surface du feu
(cuvette de rétention associée au réservoir par exemple) ou dans le volume en feu afin
d'éteindre l'incendie.

Une mousse agit principalement par étouffement, mais aussi par refroidissement.
L'étouffement par la couverture isolante de mousse qui empêche l'apport d'oxygène
vers le liquide en feu, arrête les émissions de vapeurs inflammables et isole les
flammes du combustible.

Cependant, une mousse peut être détruite par certains fluides ou par des turbulences.
Elle trouve sa principale application là où l'eau est peu ou pas efficace, comme sur
certains feux de liquides inflammables ou pour noyer de grands volumes. Son
utilisation est spécialement recommandée pour les feux de surfaces horizontales
d'hydrocarbures liquides, de produits polaires du type alcools, amines, cétones, esters,

43
La mousse
Les propriétés et les applications des mousses dépendent principalement de leur taux
de foisonnement et des émulseurs utilisés.
Taux de foisonnement
Le taux de foisonnement (TF) est le rapport du volume de mousse sur le volume de
solution moussante (eau + émulseur). On comprend donc aisément que plus TF
augmente, plus la mousse est légère et son volume important, donc plus les distances
de projection de celle-ci baissent et plus les capacités de "noyage" d'un volume
augmentent :
- Si TF < 4, on parle de mousse à très bas foisonnement. Elle forme un gel ou un
film à la surface des liquides avec les émulseurs filmogènes, ce qui contribue à
ralentir l'évaporation.
- Si 4 < TF < 20, on parle de mousse à bas foisonnement. C'est une mousse lourde
qui peut être projetée à de grandes distances. Elle est employée pour des lances
mobiles ou des canons à balayage automatique mais aussi pour des installations
fixes sur des réservoirs.
- Si 20 < TF < 200, il s'agit de mousse à moyen foisonnement. Elle est aussi
principalement utilisée avec des dispositifs de projection et parfois dans des petites
enceintes confinées, en particulier pour les feux proches du sol.
- Si 200 < TF, il s'agit de mousse à haut foisonnement. Elle permet de "noyer" de
grands volumes, mais résiste moins bien au feu que les autres mousses et peut être
dispersée

LES EMULSEURS
Protéiniques Synthétiques
-Brun foncé -Jaune clair
-Bas foisonnement -Tous foisonnement
+ tension actifs fluorés
Fluoroprotéiniques Fluorosynthétiques
Résistent à la contamination
AFFF à base protéinique AFFF à base synthétique
Excellente résistance à la contamination
Polyvalentes à base protéinique Polyvalentes à base synthétique
-Solvants polaires (très volatile) -Formation d’un gel flottant
-Solvants polaires
Durée de vie > 5 ans

44
La mousse

Il existe plusieurs variétés d'émulseurs (émulseurs protéiniques,


fluoroprotéiniques, synthétiques, AFFFs (agent formant un film flottant),
polyvalents, ... ) qui confèrent aux mousses engendrées des propriétés différentes.

Pour les feux de réservoirs d'hydrocarbures, on utilise généralement des


émulseurs protéiniques menant à des mousses bas foisonnement qui doivent être
appliquées sans violence. En effet, si cette mousse pénètre dans le liquide en feu
avant de s'étaler, elle s'imprègne de produit et devient partiellement combustible : elle
est dite contaminée.

Dans les cas difficiles (grandes surfaces en feu par exemple), on leur préfère les
fluoroprotéiniques, pouvant être utilisées en application violente. On peut aussi
utiliser les AFFFs (protéiniques et fluoroprotéiniques) qui donnent des mousses à
très faibles ou faibles TF. Les mousses engendrées agissent non seulement par
étouffement mais aussi en donnant naissance par décantation à un film aqueux flottant
qui limite l'évaporation. Elles résistent par ailleurs à la contamination.

La mousse

Pour les liquides polaires (alcools, cétones, ...), il faut utiliser d'autres types
d'émulseurs, les émulseurs polyvalents (protéiniques, fluoroprotéiniques,
synthétiques et AFFFs ). En effet les mousses classiques sont détruites par ces
liquides du fait de leur affinité avec l'eau.

Les émulseurs polyvalents d'une certaine famille (par exemple, protéinique)


possèdent non seulement des propriétés similaires aux émulseurs classiques de la
même famille vis-à-vis des hydrocarbures, mais permettent aussi de combattre les
feux de liquides polaires. L'application de ces émulseurs doit s'effectuer sans
violence pour obtenir le résultat escompté.

En résumé, pour les réservoirs contenant des hydrocarbures, on utilise des


émulseurs, polyvalents ou non, protéiniques, fluroprotéiniques ou les AFFFs
(protéiniques et fluoroprotéiniques). Par contre pour les réservoirs de liquides
polaires, seul l'usage des émulseurs polyvalents protéiniques, fluoroprotéiniques
ou les AFFFs (protéiniques et fluoroprotéiniques) est recommandé.

45
La mousse

Décantation : perte d’eau de la mousse après sa formation. Bien que les bulles
persistent, les parois s’amincissent et un peu de solution apparaît sous la mousse.
On dit que la mousse se dessèche. Après un temps variable les bulles se brisent et
la mousse se détruit.

Liquide polaire : la définition stricte d’un liquide polaire est complexe. Pour le
choix des émulseurs, un liquide polaire est un produit chimique soluble dans l’eau,
comme l’alcool, l’acétone, etc. Les liquides polaires détruisent les mousses qui ne
sont pas spécialement conçues à cet usage

Taux d’application : quantité de solution projetée sous forme de mousse par


minute et par mètre carré de surface en feu. Pour un feu d’hydrocarbure, il est de
l’ordre de 2 à 4l par m².mn. Il est nettement plus élevé pour les feux de liquide
polaire.

La poudre

La poudre est un produit chimique finement broyé qui agit principalement en étouffant
le feu et en isolant le combustible. Son mode d’action fait intervenir des phénomènes
complexes d’anti-catalyse, pour cela on classe la poudre dans les inhibiteurs de
flamme, elle n'a strictement aucun pouvoir refroidissant
qualités
• La poudre éteigne le feu très rapidement
• La poudre est le seul agent extincteur efficace sur les feux de gaz (classe C) de
grande ampleur
• Peut être utilisée à des températures négatives
• Peut être utilisée sur l’électricité même pour une tension supérieure à 1000 volts
inconvénients.
• la poudre s’insinue partout,
• mélangée à l’eau elle devient fortement corrosive (notamment pour les circuits
électriques).
• Les nuages de poudre qu'ils provoquent réduisent beaucoup la visibilité du sinistre,
• Les nuages de poudre sont très fortement irritants.
• Sur les liquides (classe B), la poudre rend la réinflammation difficile mais pas
impossible.
• La poudre est sensibles aux vibrations qui la tassent en l'empêchant de sortir
correctement.

46
La poudre
On distingue trois types de poudre :

Poudre BC
Elle est composée principalement de bicarbonate de sodium ou de bicarbonate de
potassium (85-95%) qui sous l'effet de la chaleur se décomposent en donnant
notamment du CO2. Ils ont également une action inhibitrice sur les réactions
chimiques au sein de la combustion.

Poudre ABC
Elle est composée principalement (jusqu'à 95%) de phosphate ou sulfate
d'ammonium, de phosphate monoamonique ou de carbamate ou bicarbonate de
sodium. Les sels d'ammonium, outre de dégager du CO2 et d'être de meilleurs
inhibiteurs que ceux de sodium/potassium, ont la propriété de fondre sous l'effet de
la chaleur et de former à la surface des solides une croûte les isolant de l'air.
C'est ce qui rend cette poudre utilisable aussi bien sur les feux de classe A, B ou C.

Poudre D
Elle est principalement composée (80-90%) de carbonate ou chlorure de sodium et
de phosphate de calcium. la poudre D sert principalemet à isoler le feu sous une
croûte afin d'éviter sa propagation et dans le meilleur cas de l'étouffer. La
composition de la poudre va ainsi dépendre du métal particulier à éteindre.

BC (blanche = bicarbonate de sodium ou de potassium)

-Très efficace sur flammes -Inefficace sur braises


-Non conducteur -Dégâts sur matériel
-Non toxique
-Ne craint pas le gel

ABC (bleu = phosphate mono-amoniaque)

-Efficace sur flammes -Dégâts sur matériel


-Efficace sur braises -Légèrement irritant
-Non conducteur

47
Le dioxyde de carbone

Le dioxyde de carbone (CO2) agit principalement par étouffement, en diminuant


fortement la concentration d'oxygène alimentant le feu. Dans une très moindre
mesure, il agit par refroidissement au vu de sa température de sortie de -78°C ; sur
de petits feux il peut également souffler la flamme (séparer le combustible du feu).
stockage
Le gaz est stocké sous forme liquide à une pression permanente de 70 à 80 bar
avec une valve de sécurité se déclenchant à 200 bar ; la pression dans un
extincteur varie de la façon suivante :

Température (°C) Pression (105 pascals)


0 33
20 56
40 112
60 176

densité
Le CO2 est un gaz plus lourd que l'air. Il se mélange à l’air et descend en bas et
peut fuir sous la porte et sous le faux plancher.

Le dioxyde de carbone

Qualités
• Ne salit pas les locaux ou les appareils sur lesquels il est projeté
• ne conduit pas l’électricité
• ne craint pas le gel
• il n’est pas corrosif

inconvénients
• l’abaissement de la teneur en oxygène rend l’atmosphère non compatible
avec la vie dans les locaux.
• diminue la température de l’ambiance
• nécessite de lourds conteneurs avec des parois épaisses pour résister à la
pression
• non efficace sur les métaux

48
Autres agents extinceurs

Halon
Il existait auparavant une cinquième catégorie : le halon ; il est en voie de
disparition. En effet ces gaz sont visés par le Protocole de Montréal qui est un
accord international visant à réduire et à terme éliminer complètement les
substances qui appauvrissent la couche d'ozone. Il a été signé actuellement par
191 pays. Ce gaz était plus efficace que le CO2.

Autres gaz
Des alternatives aux halons existent sur le marché :
•Argonite : 50% d'argon et 50% de diazote
•Inergen : 52% de diazote, 40% d'argon et 8% de CO2
•HFC-125
•Novec 1230
•FM-200

Agent extincteur Action sur le feu Conduction Toxicité


électrique
Basse tension
Eau – jet plein • Refroidissement conducteur nulle
• étouffement par noyage
• isolement par dispersion
• effet de choc
Eau – jet pulvérisé • Refroidissement conducteur nulle
• étouffement par noyage et
vapeur

Mousse physique (BF) • isolation non nulle


• effet secondaire de
refroidissement (bas
foisonnement uniquement)
Poudre B-C • inhibition classes B et C non Non toxique
• n’éteint pas les braises

Poudre ABC • inhibition classes B et C non Non toxique


• isolation des braises

Dioxyde de carbone • étouffement non asphyxie


CO2 • n’éteint pas les braises
• effet secondaire de
refroidissement

49
Classes de feux exemples Produits extincteurs
Classe A •Bois Eau – jet plein
Feux de solides •Cartons Eau – jet diffusé ou pulvérisé
Eau + mouillants
Mousse
Poudre A-B-C
Classe B •Hydrocarbures Poudre BC ou A-B-C
Feux de liquides ou de •Alcool Dioxyde de carbone
solides liquéfiables Mousse
Classe C •Gaz Poudres BC et ABC
Feux de gaz

Classe D •Sodium Poudre spéciale


Feux de métaux •Magnésium

Feux électriques Armoire électrique Dioxyde de carbone

Les moyens de lutte contre


l’incendie

50
Les extincteurs mobiles

Les extincteurs mobiles

On distingue quatre types d'extincteurs différents :

1. Les extincteurs à eau pulvérisée :


on les utilise pour les feux de classe A. Leur contenance peut être de 6 ou 9 litres.
Leur distance d'attaque varie de 2 à 3 mètres.
L'eau agit par refroidissement. Il ne faut pas les utiliser sur une installation électrique
supérieure à la moyenne tension ( 1000 Volts ).

2. Les extincteurs à eau pulvérisée avec additif :


on les utilise pour les feux de classe A et B ( suivant l'additif ). Leur contenance peut
être de 6 ou 9 litres ( plus additif ). Leur distance d'attaque varie de 2 à 3 mètres. Ils
agissent par refroidissement sur les feux de classe A et par étouffement sur les feux
de classe B. Il ne faut pas les utiliser sur les feux de liquides polaires ( alcool... ). Il
ne faut pas les utiliser sur une installation électrique > 1000 Volts.

51
Les extincteurs mobiles

3. Les extincteurs à poudre :


on trouve deux types de poudre.
La poudre BC est utilisée pour les feux de liquides inflammables et les feux de gaz.
La poudre ABC est utilisée pour les feux de solides, de liquides et de gaz.
Leur contenance peut être de 6 ou 9 kg de poudre. Leur distance d'attaque varie de
4 à 5 mètres. La poudre BC agit par inhibition alors que la poudre ABC agit par
inhibition et étouffement.

4. Les extincteurs à CO2 :


on les utilise pour les feux de liquides inflammables B et pour les feux d'origine
électrique. Leur contenance peut être de 2 ou 5 kg de CO2. Leur distance d'attaque
atteint 0,5 à 1 mètre maximum.
Le CO2 agit par étouffement et/ou par refroidissement.
Il est recommandé de ventiler le local après l'extinction du feu avec ce type
d'appareil. Il ne faut surtout pas toucher ni le tromblon ni la base de l'extincteur car la
température descend à -78° C.

Extincteur à Pression Permanente


eau poudre

L’appareil est toujours sous pression.


L’agent extincteur est en permanence poussé dans le tube plongeur par le gaz
sous pression.

52
Extincteur à Pression Permanente
eau poudre

Principe de fonctionnement 4

6 5

1
1 : Gaz sous pression

Fonctionnement : 2 : Agent extincteur


Dégoupillez, 3 : Tube plongeur
2
Essayez l’appareil,
4 : Contrôle du débit
Contrôlez le débit.
5 : Flexible
3
6 : Manomètre de
pression du gaz

Extincteur à CO2 (à pression permanente)

53
Extincteur à CO2

Principe de fonctionnement

5 3

Utilisation :
Dégoupillez,
Essayez l’appareil, 1 : Tube plongeur
1
Contrôlez le débit. 2 : Contrôle du débit

3 : Tromblon

4 : CO2 liquide
4 5 : CO2 gazeux (50 b)

Les extincteurs à pression auxiliaire

L’agent extincteur est sous pression lorsque l’on percute le


sparklet. Le gaz propulseur (CO2) pousse l’agent extincteur dans le tube
plongeur.

54
Les extincteurs à pression auxiliaire

Utilisation

Les extincteurs à pression auxiliaire

Principe de fonctionnement

4
5

1 : Sparklet
Utilisation : 1
2 : Agent extincteur
Dégoupillez,
Percutez, 3 : Tube plongeur

Essayez l’appareil, 4 : Procédé à percuteur


2
Contrôlez le débit. 5 : Contrôle du débit
3

55
Les sprinklers
Principe de Fonctionnement

Une installation de sprinklage permet de protéger des personnes et des biens


contre le risque incendie. Son caractère automatique la rend opérante jour et nuit.

Les trois fonctions de base d'une installation sont de :

• Détecter un incendie naissant


• Alarmer
• Contenir un incendie naissant (voire l'éteindre)

Le sprinklage consiste à libérer dans les plus brefs délais une quantité d'eau
adaptée au sinistre redouté sur une zone où un début d'incendie est détecté.
L'arrosage est maintenu pour contenir le feu jusqu'à intervention des secours et
fermeture manuelle des vannes.

L'efficacité du système repose sur une adéquation parfaite entre, d'une part, le
débit des têtes, leur densité d'implantation et les ressources en eau
disponibles, d'autre part, la nature des biens protégés (potentiel calorifique et
débit calorifique, vitesse de propagation, solide, liquide ou gazeux...) et leur
mode d'entreposage.

Les sprinklers

Principe de Fonctionnement

Les statistiques montrent que 80% des incendies sont maîtrisés ou éteints avec
moins de 5 sprinkleurs; 95% des départs de feux sont maîtrisés par l'installation
sprinkleur et les 5 % d'échecs restant sont dus à des cas de malveillance ou de
dépassement des capacités de stockage prévues à la conception

56
Les sprinklers

Les différents types d’installations SPRINKLEURS (R1 APSAD)

• Les installations sous eau


• Les installations sous air
• Les installations alternatives
• Les installations à préaction

Les sprinklers

Les installations sous eau

Une installation sous eau est une installation de sprinkleurs dont les canalisations
du réseau de protection sont remplies en permanence d’eau sous pression.

Les installations sous air

Une installation sous air est une installation dont les canalisations du réseau de
protection sont maintenues sous air comprimé en permanence

Les installations alternatives

Une installation alternative est une installation de sprinkleurs dont les


canalisations du réseau de protection sont remplies :
- d’air comprimé pendant les périodes ou le gel est à craindre
- d’eau pendant les autres périodes

57
Les sprinklers

Les installations à préaction

Une installation à préaction fonctionne en deux temps :


1er temps : envahissement par l’eau du réseau de protection
2ème temps : fonctionnement identique à celui d’une installation sous eau les
installations à préaction sont généralement mises en place dans les locaux où les
produits et les matériels entreposés, fabriqués ou utilisés sont facilement
endommageables par l’eau.

Les installations déluge

Une installation déluge est une installation dont le réseau de protection est équipé
de sprinkleurs ouverts. L’envahissement des canalisations du réseau de
protection par l’eau est commandé soit par un système de détection agréé, soit
par un réseau pilote de sprinkleurs conventionnels.

Les sprinklers

ELEMENTS CONSTITUTIFS D'UNE INSTALLATION DE SPRINKLERS

1 - Les têtes sprinklers


2 - Les canalisations
3 - Les sources d'eau

58
Les sprinklers

Les sprinklers
- Les têtes sprinklers

Lorsqu'un incendie éclot, la chaleur dégagée s'élève et atteint une des têtes
de sprinkleur réparties sur le plafond. Sous l'effet de la chaleur, l'ampoule ou
le fusible qui maintient la tête fermée se rompt.

Ou déflecteur

59
Les sprinklers
- Les têtes sprinklers

les types de têtes utilisées sont les suivantes :


• conventionnel ou standard
• spray
• pulvérisateur à moyenne ou grande vitesse
• décoration
• muraux
• antigel
• Installations de type déluge et installations de type « rideaux d’eau »
• ESFR

Les sprinklers

conventionnel ou standard
Ces sprinkleurs sont conçus pour produire une projection
d’eau dans toutes les directions, une partie de l’eau étant
projetée au plafond. Ils sont généralement équipés de
diffuseurs de type universel qui permettent de les utiliser
aussi bien dans la position « debout » que dans la position «
pendant ».

Sprinkleurs spray
Spray signifie pulvérisation en fines gouttelettes. Ils
permettent de protéger les stations de production
d’énergie, transformateurs, turboalternateurs…
Les sprinkleurs spray sont conçus pour produire une
projection d’eau vers le bas, la quantité d’eau projetée
au dessus pour mouiller le plafond étant faible ou nulle.
Ces sprinkleurs sont fabriqués selon deux types : l’un
destiné à fonctionner en position « debout », l’autre en
position « pendant ».

60
Les sprinklers

décoration
Ces sprinkleurs sont conçus pour des
raisons d’esthétique : entrée d’hôtels,
salles de réunions, musées…)

side-wall ou muraux

cette tête peut être placé prés des murs, en effet le déflecteur permet d’orienter
le jet dans une direction préférentielle.
antigel
Utilisées sur les installation sous air, ils sont montés debout pour permettre une
vidange par simple gravité.

Les sprinklers
Installations de type déluge et installations de type « rideaux d’eau »
Une installation « déluge » est une installation de type sprinkleurs dont le réseau
de protection est équipé de têtes sprinkleurs ouvertes (sans thermofusible).
L’arrosage se fait sur l’ensemble de la zone concernée. Il est commandé :
- manuellement,
- par un système de détection (type préaction),
- par un réseau pilote de sprinkleurs.
Ce type d’installation est généralement mise en place pour la protection de risques
spéciaux, quand des incendies à développement rapide et intense sont à craindre.
Une installation « rideau d’eau » est une installation de type déluge qui est
destinée à la protection d’une cible donnée (mur, cuve de stockage, etc…) contre
l’exposition à un incendie.

61
Les sprinklers
Les ESFR
La dernière génération de sprinklers, les sprinklers ESFR (Early Suppression Fast
Response) sont quant à eux prévus pour éteindre le feu. L’innovation est un
temps de réponse extrêmement rapide, le but étant de déverser un maximum
d’eau en un minimum de temps au foyer de l’incendie.
Pour ce faire, les installations ESFR sont obligatoirement des installations sous
eau. De plus, la technologie de la tête ESFR est sensiblement différente des
autres têtes :
- fusible à faible inertie thermique,
- orifice plus large,
- déflecteur particulier,
- pressions et débits plus importants, pouvant atteindre 460 l/min.
Ces installations sont adaptés aux feux à développement rapide et à sévérité
élevée, comme les incendies d’entrepôts .

Sprinklers à ampoules de verre Sprinklers à fusible

Température Température
Code couleur du Code couleur de
nominale de nominale de
liquide l’étrier
déclenchement °C déclenchement °C

57 Orange 57 à 77 Incolore
68 Rouge 80 à 107 Blanc
79 Jaune 121 à 149 Bleu
93 Vert 163 à 191 Rouge
141 Bleu 204 à 246 Vert
182 Mauve 260 à 302 Orange
227 Noir 320 à 343 Orange
260 Noir
343 Noir

62
Les sprinklers

2 - Le réseau SPRINKLEURS

Les canalisations

Ce sont des tuyauteries qui relient le poste de contrôle aux têtes sprinklers. Elles
sont le plus souvent remplies d'eau (réseau sous eau), ou quelquefois d'air
(réseau sous air) lorsqu'elles risquent d'être soumises au gel.
Les diamètres nominaux des tuyaux vont en diminuant des canalisations
principales jusqu’aux rangées (de 200 à 25 mm). Ils dépendent des facteurs
suivants :
• quantité d’eau à déverser
• espacement des sprinkleurs
• Diamètre des orifices des sprinkleurs
• pertes des charges

Le poste de contrôle
Le poste de contrôle a pour but de faire fonctionner le signal d'alarme. La pièce
essentielle en est un clapet battant qui sépare les sources d'eau (en amont), de
l'installation de protection (en aval). Lorsque la pression dans le réseau de protection
devient inférieure à la pression des sources d'eau, le clapet se soulève et dégage une
arrivée d'eau sur turbine qui actionne la cloche d'alarme.

63
Les sprinklers

3 - L’alimentation en eau
Le dimensionnement du réseau se fait à partir de l'analyse du risque à protéger, est
classifié de la façon suivante par la règle R1 de l'APSAD
Risque à faible potentiel calorifique (RFPC) : activités n'ayant un caractère ni
industriel, ni commercial
Risques Courants (RC) : ils comprennent les activités industrielles et
commerciales qui ne sont pas susceptibles de donner lieu, dans la phase initiale
d'un incendie, à un feu de développement rapide et intense
Risques Très Dangereux (RTD) : activités de fabrication ou de stockage
susceptibles de donner lieu, dans la phase initiale d'un incendie, à des feux de
développement rapide et intense en raison de leur nature ou de leurs conditions de
stockage. Exemples : industrie automobile, papeteries, logistique, etc.
Risques Spéciaux (RS). Ils comprennent les risques pour lesquels une protection
spécifique doit être mise en place, et pour lesquels le CNPP doit être consulté.
Exemple : stockage de gaz, parfumeries.

A partir de la catégorie du risque que l'on considère, on définit les éléments de


dimensionnement suivants :

Les sprinklers

La surface impliquée : c'est la taille de la surface maximale considérée pour un


début d'incendie, qui doit être contenu par les sprinkleurs se trouvant dans la zone.
Pour les risques RTD, cette surface est de 260 m2 à 300 m2

Densité d’eau :
C’est la quantité d’eau déversée par le sprinkler le plus défavorisé, elle dépend du
risque, de la hauteur de stockage (de 2,25 à 30 litres/m²/mn).

Les sources d’eau


Le nombre et le type de sources d’eau admis par l’APSAD sont définis dans la règle
R1; les sources sont classées en deux types :

64
Les sprinklers
Les sources A, dites « limitées »
Elles sont conçues pour alimenter 5 sprinkleurs en moyenne pendant 30 minutes.
Les principales sources de type A sont :
• Les réservoirs sous pression
• Les réserves d’eau à charge gravitaire : réservoirs élevés, réserves hautes
• Les pompes électriques à démarrage automatique puisant dans leurs propres
réserves
• Le réseau de ville surpressé ou non

Local Technique

Les sprinklers
Les sources B, dites « inépuisables »
Elles sont conçues pour alimenter l’installation dans les conditions prévues par les
règles, c’est-à-dire assurer la densité d’eau fixé par les règles (quantité exprimée en
l x m ² x mn ) sur la totalité de la surface impliquée pendant une durée également
fixée par les règles, à savoir 60 mn pour une installation «risques courants », 90 mn
pour une installation «risques très dangereux » .
Les principales sources de type B sont :
•Les réserves d’eau à charge gravitaire.
•Le réseau d’eau public qui respecte certaines exigences.
•Les pompes à démarrage automatique en aspiration dans un réservoir

65
Les installations fixes d’extinction à gaz

Utilisées principalement lorsque


• les risques sont importants (opérations dangereuses de laboratoire,
ateliers de stockage de liquide inflammable..),
• le matériel à protéger a une grande valeur (matériel informatique)
• L’eau ne peut être utilisée (archives papier)

Ces procédés fonctionnent généralement par noyage total et permettent


d’éteindre un foyer d’incendie grâce à une intervention précoce et rapide

66
Les installations fixes d’extinction à gaz

Mécanisme d’extinction
On distingue, parmi les agents extincteurs gazeux, deux familles dont les principes
d’extinction sont différents :

• Les gaz inertes, dits à action physique : dioxyde de carbone (CO2), Azote (N2),
argon (Ar), ils sont utilisés purs ou en mélange (Inergen, Argonite, Argo55, …)
L’extinction avec ces agents est obtenue par diminution de la teneur en oxygène
dans l’atmosphère (de 21% à 12% environ) et étouffement du feu

• les hydrocarbures halogénés sont obtenus par remplacement des atomes


d’hydrogène de l’hydrocarbure par des atomes d’halogènes (chlore, brome, fluor,
iode). Ils sont commercialisés sous les noms de FM200, CEA410, FE13. bien que les
mécanismes d’extinction des hydrocarbures halogénés ne soient pas parfaitement
connus, il est généralement admis qu’ils agissent pour une large part par inhibition
des réactions en chaîne apparaissant dans la combustion .

Au taux habituel de mise en œuvre, la teneur en oxygène du local protégé passe de


21% à 17-19% environ, concentration à laquelle il n’y a pas de conséquence pour la
santé, dans la mesure ou le gaz n’est pas lui-même dangereux à froid.

Les installations fixes d’extinction à gaz

67
Les installations fixes d’extinction à gaz

Une installation fixe à gaz comprend généralement :


• la réserve d’agent extincteur
• son réseau de distribution
• les diffuseurs
• le système de détection (pour les
installations automatiques)
• les dispositifs d’alarme (alarme
d’évacuation et alarme d’émission de gaz)
• Les commandes manuelles
• Le dispositif de mise en œuvre
• le système de temporisation

Les installations fixes d’extinction peuvent


être :
• Modulaires, avec l’avantage d’une
adaptation facile aux extensions des locaux
• Centralisée avec l’avantage d’un stock d’agent extincteur hors du local protégé, ce
qui facilite le travail de maintenance

Les installations fixes d’extinction à gaz

Détection avec confirmation


(2 boucles différentes)

Alarme au tableau de signalisation Déclenchement


(Localisation des boucles) manuel

Mise en fonctionnement Coffret de relayage Alarme visuelle et sonore


des dispositifs annexes d’évacuation
Temporisation
Coupure électrique. 30 sec. maxi
Fermeture climatisation Déclenchement manuel
et ventilation.
Fermetures portes et
clapets coupe feu. Ouverture des vannes Alarme visuelle et sonore
d’émission d’émission

Émission du
gaz

68
Les installations fixes d’extinction à gaz

Elles doivent être conçues pour émettre la concentration appropriée d’agent


extincteur, au débit convenable (calcul des tuyauteries), au moment optimal
(système de détection pertinent) pendant un temps d’application choisi en fonction
de la classe de feu et de l’état de développement du foyer, dans des conditions
assurant la sécurité des personnes. l’étanchéité des locaux est un élément
primordial de l’installation, afin de l’assurer pleinement, les ouvertures doivent être
automatiquement fermés dès que l’installation entre en action, comme doivent
s’arrêter automatiquement les installations de ventilation, de climatisation…

Installations fixes d'extinction par poudre

Ce procédé s'applique spécialement aux réservoirs d'hydrocarbures et aux locaux


où une explosion est à craindre. La poudre a l'avantage d'être efficace à l'air libre
et de ne présenter aucun danger sur les personnes.

Principe de l'installation
Composition :
- des réservoirs contenant la poudre,
- des bouteilles de C02 ou d'azote comprimé nécessaire à l'expulsion de la
poudre,
- des canalisations,
- des diffuseurs,
- un système de déclenchement manuel ou manuel et automatique (le
déclenchement automatique est obtenu par système de détection),
- des dispositifs permettant de donner l'alarme, de commander diverses actions
mécaniques (fermeture d'orifices d'aération, de ventilation, etc.).

69
Installations fixes d'extinction par mousse

Principe de l'installation
Composition:
- une source d'eau à forte pression (entre 5 et 10 bars),
- des réservoirs de produit émulseur,
- des canalisations aussi courtes que possible et d'un diamètre largement calculé,
- un injecteur (principe de la trompe de Venturi),
- des appareils générateurs de mousse et un brasseur de mélange,
- des déversoirs.
- un système de déclenchement manuel ou manuel et automatique (le
déclenchement automatique est obtenu par système de détection),

70
Colonnes sèches et colonnes humides
Réglementation française

Les colonnes sèches


Les colonnes sèches doivent être installées dans les établissements dès lors que
des locaux à risques importants sont aménagés dans les étages dont le plancher
bas est à plus de 18 mètres du niveau de la voie accessible aux engins de secours.
Elles sont mises en charge au moment de l'emploi par raccordement aux engins
pompes des sapeurs-pompiers à l'aide de tuyaux simples.

Les colonnes humides


Les colonnes humides peuvent être imposées dans certains établissements
importants tels que les I.G.H..
Une colonne humide est une colonne remplie d'eau sous pression en permanence.
Elle est alimentée à partir de réserve d'eau par les surpresseurs.
Le dispositif d'alimentation doit permettre d'assurer en permanence à l'un
quelconque des niveaux, pendant le temps requis pour la stabilité au feu du
bâtiment avec un minimum de 1 heure, un débit de 60 m3 / heure.

Colonne sèche Colonne humide

71
incendie - Construction

72
incendie - Construction

Le comportement au feu des matériaux de construction

L'évolution d'un feu qui a pris naissance dans un local est tributaire d'un
ensemble de phénomènes complexes. Le comportement au feu des
matériaux est apprécié d'après deux critères:

LA REACTION AU FEU
LA RESISTANCE AU FEU

incendie - Construction

Le comportement au feu des matériaux de construction


LA REACTION AU FEU

La réaction au feu est la détermination de la manière dont les matériaux brûlent.

Cette détermination a lieu en laboratoire et donne lieu à une catégorisation des


matériaux testés.

73
LA REACTION AU FEU

La réaction au feu des matériaux de construction et d’aménagement correspond à


l’aptitude d’un combustible à contribuer au développement du feu.
La réglementation considère plusieurs aspects:
- La quantité de chaleur dégagée au cours de la combustion;
- La présence ou l’absence de gaz inflammable;
- La production de fumée;
- La production de gouttes ou débris enflammés.

Réaction au feu – classification européenne

les produits de construction sont séparés en deux grandes familles :


• Revêtements de sol
• Autres produits
Cette distinction s’explique par le fait que les scénarios d’exposition au feu et le
comportement des matériaux diffèrent dans les deux cas.

les Euroclasses , au nombre de sept, définies dans la EN 13501‐1:2002 [105], se


déclinent comme suit :
- A1Fl , A2Fl , BFl , CFl , DFl , EFl , et FFl pour les revêtements de sol (Fl pour floor )
- A1, A2, B, C, D, E, et F pour les autres produits de construction.
Les classes A1 et A2 (respectivement A1Fl , A2Fl ) sont attribuées aux produits à
faible ou très faible fraction organique qui sont, de ce fait, très peu ou peu
combustibles.
Les classes B à E (respectivement BFl , EFl ) sont attribuées aux produits
combustibles qui contribuent de manière importante à l’embrasement, tant pour les
revêtements de sol que pour les autres produits. La classe F s’applique à des
produits non classés ou ayant échoué au test le moins sévère.

74
Réaction au feu – classification européenne

A côté de la réaction proprement dite, certains produits de construction reçoivent


deux qualifications supplémentaires :
− s1, s2 ou s3 pour la production de fumée (s = .smoke. = fumée : Plus le chiffre
est élevé, plus l’émission de fumée est importante) :

− d0, d1 ou d2 pour le comportement face aux retombées de gouttelettes et


particules enflammées : (d = .drop. =goutte : Plus le chiffre est élevé, plus la
production de gouttes est importante) :

Essai SBI

Réaction au feu - Essais


• Essai à la petite flamme(classes F et E). Il est décrit dans la norme NF EN ISO
11925-2 et représente une attaque ponctuelle par une petite flamme de type
briquet, allumette… Cette attaque se fait sur la face du produit susceptible
d’être exposée en conditions d’usage.

• Essai au four de non combustibilité. Il est décrit dans la norme NF EN ISO


1182.

• Essai de mesure de pouvoir calorifique supérieur PCS (Bombe calorimétrique).


Il est décrit dans la norme NF EN ISO 1716.

• Essai au panneau radiant (classes BFL, CFL, DFL) . Il concerne les


revêtements de sols et est décrit dans la norme NF EN ISO 9239-1.

75
Réaction au feu - Essais

• Essai SBI (Single Burning Item) (classes B, C, D). Ce nouvel essai est décrit
dans la norme NF EN 13823 et concerne les matériaux autres que les
revêtements de sol.

Principe. Le principe de l’essai est l’application d’une flamme produite par un


brûleur de 30 kW sur deux panneaux (formant un angle droit) du produit testé.
Mesures. Les effluents de combustion sont extraits mécaniquement et sont
l’objet des mesures en continu suivantes :
- température
- concentration en O2 et CO2 (pour calcul du débit calorifique) ;
- atténuation lumineuse (pour évaluation de la production de fumée) ;
- chute des gouttes ou débris enflammés ;
- propagation latérale du front de la flamme

76
Réaction au feu – ancienne
classification française

M0:
M0 matériaux incombustibles. (PCS < 2.5 MJ/kg)
M1:
M1 matériaux combustibles qui se consument sans flamme (PCS > 2.5
MJ/kg)
M2: matériaux inflammables dont la combustion cesse dès la suppression
de la source de chaleur
M3: matériaux inflammables dont combustion se poursuit après
suppression de la source de chaleur, puis cesse
M4: matériaux inflammables dont la combustion se poursuit jusqu'à
destruction totale
NC: matériaux n'ayant pas subi d'essais en laboratoire ou n'entrant pas
dans les catégories précédentes

Réaction au feu – tableau de


correspondance

77
Amélioration du classement
par l’ignifugation

On peut, dans certains cas, améliorer la réaction au feu d’un matériau combustible
par l’ignifugation. L’ignifugation peut être partielle (en surface) ou totale (dans la
masse), plus ou moins durable suivant le procédé utilisé et les conditions de
service. L’ignifugation permet de diminuer ou de retarder l’inflammabilité du
matériau traité et peut diminuer la vitesse de propagation de la flamme, mais, en
aucun cas, elle ne peut diminuer le pouvoir calorifique propre au matériau. Ainsi,
des matériaux classés initialement M4 ou M3 peuvent obtenir après traitement le
classement M2 ou M1, mais jamais M0.

Les traitements d’ignifugation concernent essentiellement : les tissus (textiles


naturels ou synthétiques), le bois et ses dérivés (panneaux de particules,
contreplaqués), les matières plastiques.

Les procédés d’ignifugation couramment employés sont de deux types :


• incorporation dans la masse au moment de la fabrication (matières plastiques,
par addition à la molécule initiale de produits extincteurs ou retardateurs de la

Amélioration du classement
par l’ignifugation

combustion) ou trempage du matériau dans une solution ignifugeante


(imprégnation des bois ou des textiles) ;

• revêtement de surface formant une pellicule capable de retenir un certain


temps les gaz de distillation et de pyrogénation (application de peintures, vernis
ou enduits à base de silicates, d’oxyde d’antimoine, de borates ou application
de solutions salines).

La principale question liée à l’ignifugation est celle de sa permanence dans le


temps. Les essais initiaux de réaction au feu doivent être complétés par des
essais de vieillissement

Pour les matériaux textiles, il peut être adjoint aux épreuves de vieillissement
des épreuves de nettoyage à sec ou de trempage à l’eau.

78
Le comportement au feu des
matériaux de construction

LA RESISTANCE AU FEU

La résistance au feu, est le temps pendant lequel les matériaux de


construction tiennent au feu.

On détermine également la résistance au feu des matériaux en laboratoire.

• Elle comportent deux critères:

• QUANTITATIF
• QUALITATIF

Le comportement au feu des


matériaux de construction

LA RESISTANCE AU FEU

Les degrés de résistance s'exprime en:

1/4 heures
1/2 heures
3/4 heures
1 heures
1 heures 1/2
2 heures
3 heures
4 heures
6 heures

79
Le comportement au feu des
matériaux de construction

LA RESISTANCE AU FEU
• 659° 10 minutes
• 718° 15 minutes
• 827° 30 minutes
Les essais permettent
d'effectuer les classement • 925° 1 heures
des éléments en se basant
sur un programme
• 986° 1 heures 30
thermique normalisé: • 1030° 2 heures
• 1090° 3 heures
• 1123° 4 heures
• 1194° 6 heures

Le comportement au feu des


matériaux de construction

LA RESISTANCE AU FEU

les matériaux sont essayés en grandeur véritable chaque fois que cela est
possible :

les essais sont définis par 4 critères:


• la résistance mécanique
• l'isolation thermique
• l'étanchéité aux flammes
• l'absence d'émission de gaz inflammables

80
LA RESISTANCE AU FEU

Stable au feu

Les charges appliquées pour les essais sont


calculées de telle sorte que l'échantillon subisse les
mêmes contraintes auxquelles l'élément réelle serait
soumis au maximum.

Résistance dévolue 4 tonnes

Résistance
mécanique

LA RESISTANCE AU FEU

PARE FLAMME

On place une nappe de coton à 2 ou 3 cm


en arrières des fentes ou orifices de
l'échantillons
L'élément est réputé non étanche aux
flammes, dés que la nappe de coton
s'enflamme

SF+ étanchéité
aux flammes

81
LA RESISTANCE AU FEU

PARE FLAMME

Les gaz émis hors de la face exposée de l'élément sont réputés


inflammables dès qu'ils prennent feu à l'approche d'une flamme quelconque
et continuent à brûler spontanément pendant au moins 20 secondes après
éloignement de la flamme d'amorçage.

20 secondes

LA RESISTANCE AU FEU

COUPE FEU

Qualité que possède un élément quant à la résistance qu'il


oppose au passage de la chaleur sur sa face non exposée
au feu.

L'isolation thermique sera considérée satisfaisante si :

T° moyenne en tous point ne dépasse pas : 140°


140°
OU
T° ne dépasse pas en seul point : 180°
180°

PF+ isolation
thermique

82
LA RESISTANCE AU FEU

Les éléments sont classés:

STABLE AU FEU Résistance mécanique

PARE-FLAMMES Résistance mécanique


étanchéité aux flammes
absence d'émission de gaz inflammables

COUPE-FEU Résistance mécanique


étanchéité aux flammes
absence d'émission de gaz inflammables
isolation thermique

LA RESISTANCE AU FEU

Dans chaque catégorie, le classement s'exprime en « DEGRES » en


fonction des temps pendant lesquels les éléments ont satisfait aux essais.

1/4 heures
1/2 heures
3/4 heures
Le degré
degrés retenu est égale ou imméimmédiatement
1 heures infé
inférieur aux duré
durées pendant lesquelles l'é
l'élément a
1 heures 1/2 satisfait aux conditions requises.
2 heures
3 heures
4 heures
6 heures

83
LA RESISTANCE AU FEU

Soit un mur dont les résultats aux essais sont les suivants:

Résistance mécanique : 1h58mn


isolation thermique: 42mn
étanchéité aux flammes:1h25mn
absence d'émission de gaz: 1h45mn

Ce mur pourra être classé:

STABLE AU FEU de degré


degrés 1h30
PARE-
PARE-FLAMME de degré
degrés 1 heure
COUPE-
COUPE-FEU de degré
degrés 30 minutes

Classification européenne

R Résistance mécanique (stabilité et faculté à supporter les charges)


Etancheité flamme et gaz (non émission de gaz chauds sur la face non
E
exposée durant 20 ‘’ avec une flamme pilote)
Isolation thermique (T < 140 °c et 180°c sur la face non exposée en un
I
seul point)

Critères
R E I Exemples
Classement
SF R Poutres, poteaux
RE Murs
PF
E Portes, cloisons, conduits
REI Planchers, murs
CF
EI Portes, conduits, gaines

84
incendie - Construction

Termes en construction

Semelle (fondations)
Élément de transmission d'efforts destiné à augmenter l'aire de la
surface de répartition des charges : semelle de fondation notamment.

Poteau
Pièce de charpente dressée verticalement et servant à supporter ou à
maintenir des câbles, une structure, etc.
Le poteau peut être en bois, en métal, en béton armé en ciment...

incendie - Construction

Termes en construction

Poutre
Pièce de forme allongée en bois, en métal, en
béton armé, etc., servant de support de
plancher, d'élément de charpente.

Ossature
Ensemble des éléments de structure de
structure qui ont une fonction de portance.

Charpente de toiture
éléments horizontaux de l ’ossature qui
supportent la couverture

Plancher
Élément de construction horizontal entre deux
étages d'un bâtiment

85
incendie - Construction

Termes en construction

Couverture
Disposée sur la charpente de toiture elle assure le couvert du bâtiment. Elle peut être
constituée par des plaques simples , de panneaux composites...

incendie - Construction

Termes en construction

Béton armé

Parpaing

86
Tenue au feu des éléments du bâtiments

objectif
La résistance au feu du bâtiment doit permettre d’assurer :
• l’évacuation totale ou partielle et la protection des personnes
• l’accessibilité et la protection des secours
• la protection des biens
• l’évacuation des biens
• la sauvegarde du bâtiment

Stabilité au feu des matériaux

• Les matériaux d’origine minérale:


– En général les pierres sont incombustibles, cependant les
différences de T° provoquent fissures ou éclatement.
– Le béton armé est un matériau ayant un bon
comportement au feu et actuellement le plus employé, il
peut être détérioré, plus ou moins détruit, et s’affaisser si
l’enrobage des fers n’est pas suffisant du côté attaqué par
le feu

• Les matériaux cuits:


– Les matériaux à base d’argile offrent une résistance à la
chaleur d’autant plus grande qu’ils ont été cuits à haute
T°.

87
Stabilité au feu des matériaux

• Le fer et l’acier:
– L’acier se dilate sous l’action du feu et offre une mauvaise résistance
et stabilité au feu.

 A 500 C° la résistance du
fer diminue de moitié
 A 700 C° elle est réduite
au tiers
 A 800 C° elle est nulle, le
fer plie sous son propre
poids

Le fer et l’acier

Les pièces d’acier se déforment et cèdent sous l’action de la chaleur


provoquant l’effondrement.

88
Le fer et l’acier

Amélioration de la résistance au feu


L’acier protégé par des matériaux isolant comme le plâtre offre une bien
meilleure résistance, un revêtement de 5 cm permet de laisser la face
protégée à une température inférieure à 100°C lorsque l’autre face est
exposée pendant 3 h à une température de 1000°C.

89
Les dispositions constructives
Limitation de la propagation du feu

La mise en place de certains dispositifs techniques permet


de limiter la propagation et réduit ainsi les dommages de
l’incendie. On parle ainsi de :
• Isolation des bâtiments
• Compartiment à l’épreuve du feu
• Compartimentage

Les dispositions constructives

Limitation de la propagation du feu

• Mur séparatif ordinaire


• Mur séparatif coupe feu

90
établissements recevant du public (ERP)
Les établissements recevant du public (ERP) sont des bâtiments, locaux et enceintes dans
lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennant une rétribution ou une
participation quelconque, ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes a tout venant ou
sur invitation, payantes ou non. Sont considérées comme faisant partie du public toutes les
personnes admises dans l’établissement a quelque titre que ce soit, en plus du personnel.
Dont le plancher du dernier niveau accessible n’est pas a plus de 28 m du niveau du sol
extérieur. Le seuil de 28 mètres a été fixé en fonction des possibilités offertes par les échelles
aériennes en usage chez les sapeurs pompiers. Ainsi au delà de 28 m un ERP sera classe
immeuble de grande hauteur (IGH).

J Structures d'accueil pour personnes âgées et personnes handicapées


L Salles d'audition, de conférences, de réunions, de spectacles ou a usages multiples
M Magasins de vente, centres commerciaux
N Restaurants et débits de boissons
O Hôtels et pensions de famille
P Salles de danse et salles de jeux
R Etablissements d'éveil, d'enseignement, de formation, centres de loisirs sans hébergement
S Bibliothèques, centres de documentation
T Salles d'expositions ;
U Etablissements sanitaires
V Etablissements de culte
W Administration, banques, bureaux
X Etablissements sportifs couverts
Y Musées

LES IMMEUBLES DE GRANDE HAUTEUR ( IGH)

Constitue un immeuble de grande hauteur tout corps de bâtiment dont le plancher


bas du dernier niveau est situe, par rapport au niveau (PBDN) du sol le plus haut
utilisable pour les engins de secours:
- a plus de 50 m pour les immeubles a usage d’habitation;
- a plus de 28 m pour les autres immeubles.

91
L’accessibilité des bâtiments

Voie engin
IMMEUBLE

IMMEUBLE

VOIE

8 m à 12 m

Trottoir Trottoir

Largeur utilisable

LES BANDES DE STATIONNEMENT SONT EXCLUES DE LA V.E.


3 m ou 6 m

CHAUSSEE = VOIE ENGINS


3 m ou 6 m

92
Voie échelle

L’accessibilité des bâtiments


VOIE-ENGINS VOIE-ECHELLES ESPACE LIBRE

LARGEUR DE LA VOIE ≥ 8 m (comportant une chaussée)


•LARG. UTILISABLE qq soit
le sens de circulation : •LONG. MINI : 10 m •+ PETITE DIMENSION.
3 m SI VOIE < 12 m •LARG. UTILISABLE : • = larg. SORTIES ( > 8 m )
6 m SI VOIE ≥ 12 m 4m •MISE EN OEUVRE
•SI EN IMPASSE :
•CHAUSSEE ( POSS.) LARG. VOIE : 10 m MAT. DE SAUVETAGE
LARG. UTIL : 7 m MAT. D ’EXTINCTION
LARG. 3m sur L <20 m
•FORCE PORTANTE : 160 KN
•RAYON INTERIEUR R ≥ 11m •ISSUES SUR ESPACE LIBRE
•RAYON INTERRIEUR ECHELLE R ≥ 14m •D < 60 m VOIE ENGINS
•SI R < 50 m : S = 15 / R •LARG. VOIE D ’ACCES h
•HAUTEUR LIBRE ≥ 3,50m = hauteur du plancher bas du
•PENTE < 10 % dernier niveau accessible au
•PENTE < 15 % •POINCONNEMENT public

100 KN ( Ø 20 cm ) 1,80 m SI h≤8m


3,00 m SI h>8m

93
L’accessibilité des bâtiments
La V.E. permet aux engins d ’accéder depuis la voie publique sous conditions :

Surlargeur
L
S

R
Rayon intérieur R R

Surcharge : 160 kn L
•L≥3m
L
• R ≥ 11 m SAPEURS POMPIERS DE
PARIS

18

S = 15/R si R <1550m A

E
S

U
R
S
-
P

• H ≥ 3,50 m
O
M
P
I
E

90 kn 70 kn
• P ≤ 15 % 3,50m

L’accessibilité des bâtiments


2 baies seulement
accessibles à la
grande échelle

L 1 = largeur totale des


sorties et ≥ 8 m L1
≥8m
> 8m

D < 60m
Esp. Libre.

L ≥ 3 m si
h bât. > 8m D
L ≥ 1,8 m si
h bât. ≤ 8m

94
Cloisonnement traditionnel

A = Portes PF 1/2 h
(+ ferme-porte pour
les escaliers)
B = Parois PF 1/2 h
C = Parois CF 1 h

Cloisonnement par secteur

95
Cloisonnement par compartiment

Le désenfumage

96
Le désenfumage
Les dangers des fumées

POUR LES OPACITE


PERSONNES
TOXICITE
ASPHYXIE
TEMPERATURE

TEMPERATURE

COMBUSTIBILITE

POUR LES CORROSIVITE


BIENS

Le désenfumage

PRINCIPE
le désenfumage a un double rôle :

1. Maintenir praticables les cheminements utilisés pour l’évacuation des personnes


et favoriser l’intervention des secours en :

• Diminuant la teneur des gaz toxiques


• Maintenant un taux d’oxygène suffisant
• Conservant un maximum de visibilité

2. Empêcher la propagation du feu, en évacuant vers l’extérieur chaleur, gaz et


imbrûlés.

97
Le désenfumage

Le désenfumage naturel
En raison de leur faible masse volumique, les fumées chaudes ayant
tendance à s’élever, près du sol les températures sont les plus basses
l’air est le moins toxique, et le plus riche en oxygène.

Le désenfumage

Le désenfumage naturel
Le désenfumage naturel issu du tirage thermique, est réalisé par des
amenées d’air extérieur et des évacuations de fumée en toiture appelées
exutoires de désenfumage qui communiquent directement avec l’extérieur.

exutoire

balayage

amené
e d'air

98
Le désenfumage

Le désenfumage naturel
Les volumes à désenfumer doivent rester raisonnables, la première des contraintes
est donc de créer des zones ou compartiments susceptibles de contenir les fumées
avant l’évacuation pour éviter leur propagation. Ce compartimentage est réalisé par
des écrans verticaux (ou écrans de cantonnement) situés en partie haute des locaux
directement sous la toiture ou sous plafond.

Le désenfumage
Le désenfumage naturel

niveau supérieur
de la couverture
niveau médian
de la couverture
Hauteur de référence (B)

niveau inférieur
enfumée (A)

de la couverture
Zone

limite inférieure
des retombées

face supérieure
du plancher

99
Le désenfumage

Le désenfumage artificiel

Le désenfumage

100
Détection incendie
évacuation

La détection incendie

1.Définition et principe

Une installation de détection a pour objectif de déceler et signaler, le plus tôt


possible, la naissance d'un incendie, afin de réduire le délai de mise en
oeuvre de mesures adéquates de lutte contre l'incendie. Cette installation
permet la mise en sécurité d'une zone lorsqu’on utilise les fonctions suivantes :

• le compartimentage;
• l‘évacuation des occupants ;
• le désenfumage;
• l‘extinction automatique;
• la mise en arrêt de certaines installations techniques.

101
La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

Les détecteurs sont classés selon le phénomène physique détecté et selon leur
configuration (ponctuel, linéaire ou multiponctuel) :

Phénomène physique Type de détecteur(s)


détecté
Fumée Ionique/optique

Flamme infra-rouge / ultra-violet

Chaleur thermostatique /
thermovélocimétrique

La détection incendie
2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels
Le graphique qui suit permet de savoir quel type de détecteur utiliser pour
les phénomènes physiques à détecter :

102
La détection incendie
2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

Les détecteurs de fumées


Ils réagissent aux produits de la combustion ou de la pyrolyse (particules solides
en suspension dans l’atmosphère, aérosols). On distingue les détecteurs
ioniques de fumées et les détecteurs optiques de fumées

a - Détecteurs ioniques
Ils fonctionnent sur le principe de la variation du courant électrique dans une
atmosphère ionisée.
Ils utilisent une chambre de mesure formée de deux électrodes conductrices et
d'une source radioactive émettant un rayonnement alpha, permettant ainsi
l’ionisation de l’air.
Les aérosols de combustion qui pénètrent dans cette chambre font diminuer la
conductibilité de l’air. Une électronique appropriée, alimentée par une tension
régulée et protégée contre les perturbations électromagnétiques transforme le
phénomène physique en un signal d'alarme à la centrale.
Ces détecteurs sont utilisables sur tous les risques, ils seront toutefois plus
sensibles aux foyers ouverts générant des aérosols de diamètre inférieur à 0,5
microns. Ils sont particulièrement bien adaptés à la détection des feux à évolution
lente ou rapide dégageant une fumée visible ou non visible.

La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels


a. Détecteurs ioniques

103
La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels


a. Détecteurs ioniques

Risque sanitaire et environnemental


Ces détecteurs peuvent comporter un risque sur l’homme (risque d’exposition
externe). Toutefois, ce risque est très faible.

La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels


a. Détecteurs ioniques

Réglementation applicable

- La Directive 96/29/Euratom du Conseil du 13 mai 1996


Elle fixe les normes de base relatives à la protection sanitaire de la population
et des travailleurs contre les dangers résultant des rayonnements ionisants.
Elle précise dans son article 6 que les États membres veillent à ce que toute
nouvelle catégorie ou tout nouveau type de pratique entraînant une exposition
à des rayonnements ionisants soient, avant leur première adoption ou leur
première approbation, justifiés par leurs avantages économiques, sociaux ou
autres par rapport au détriment sanitaire qu'ils sont susceptibles de provoquer.

- Ordonnance 2001-270 du 28 mars 2001 :


Cette ordonnance est relative à la transposition d'une série de directives
communautaires dans le domaine de la protection contre les rayonnements
ionisants.

104
La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels


a. Détecteurs ioniques

Réglementation française

- Le décret 2002-460 du 4 avril 2002 :


Il définit les mesures liées à la protection générale des personnes contre les
dangers des rayonnements ionisants et a retranscrit la directive 96/29/Euratom.
L’essentiel de ses exigences a été intégré dans le code du travail et le code de
la santé publique. Par exemple, les principes généraux de radioprotection
(article R.1333-2 du code de la santé publique) spécifient que: « Est interdite
toute addition intentionnelle de radionucléides artificiels et naturels, y compris
lorsqu'ils sont obtenus par activation, dans les biens de consommation et les
produits de construction »

La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels


a.Détecteurs ioniques

Réglementation française

Pour la mise en place de nouveaux systèmes de détection, les DI sont remplacés


par des détecteurs utilisant d’autres technologies (ex. détecteurs optiques), les
termes du décret sont respectés.
Pour les installations existantes, les détecteurs ioniques étant en place, la
réglementation n’impose pas leur retrait.
De fait, de nombreux producteurs de détecteurs ont abandonné la fabrication et la
mise en vente de détecteurs ioniques. La plupart des détecteurs restant sur le
marché sont ceux qui sont reconditionnés selon des normes NF avec la source
scellée d’origine.

Les constructeurs de détecteurs incendie affirment qu’il est obligatoire de retirer


les détecteurs ioniques et propose un calendrier de retrait (d’ici 2017).

105
La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

b. Détecteurs optiques de fumées


Les détecteurs sont sensibles aux fumées visibles.
Ils fonctionnent suivant les principes d'atténuation
de la lumière par les fumées (loi lambert-beer)
Ils sont constitués d'une source de lumière (led infra
rouge) et d'une cellule réceptrice qui détecte
l’opacité de l’air.

Ces détecteurs sont généralement utilisés dans les stockages de grande hauteur

La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

b. Détecteurs optiques de fumées


D’autres détecteurs optiques de fumées fonctionnent selon le principe de diffusion
de la lumière par les fumées (effet Tyndall).
Ces détecteurs sont utilisables sur tous les risques, ils seront toutefois plus
sensibles aux foyers couvant générant des aérosols de diamètre > 0,5 microns.
Ils sont particulièrement bien adapté à la détection de feu à évolution lente
dégageant une fumée visible.

106
La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

b. Détecteurs optiques de fumées

La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

c. Détecteurs optiques de flamme


Les détecteurs sont sensibles à l'énergie dégagée par les flammes. Ils réagissent
alors aux infra-rouges et aux ultra-violets.

d. Détecteurs thermiques

Les détecteurs thermostatiques


Ils réagissent lorsque la température mesurée excède un certain seuil (prédéfini
par le constructeur). Ils sont principalement destinés aux milieux où la
température ambiante est élevée (cuisine, étuves, fours).
Le seuil de déclenchement de la partie thermostatique des détecteurs de chaleur
doit être supérieure de 15 à 35°C à la température la plus élevée susceptible
d’être produite au voisinage du détecteur par des effets naturels ou dus à l’activité
exercée.

107
La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

d. Détecteurs thermiques

Les détecteurs thermovélocimétriques


Ils réagissent lorsque la vitesse d’augmentation de la température excède une
certaine valeur (prédéfini par le constructeur).

f. Déclencheurs manuels
Ils sont constitués d'un coffret de couleur rouge muni d'une vitre ou d'un élément
déformable. Le bris de vitre ou la déformation doit pouvoir s'effectuer sans outil et
provoque le changement d'état d'un dispositif constituant l'organe de commande
électrique.
L'inscription "Alarme Incendie - Brisez la glace en cas de nécessité" doit être portée
en lettres noires sur fond blanc.

La détection incendie

2. Les détecteurs et les déclencheurs manuels

g. Détecteurs multi-ponctuels

108
La détection incendie

3. Le tableau de signalisation

109
La détection incendie

3. Le tableau de signalisation

Système de sécurité incendie

• Définition:
– Ensemble des matériels servant à collecter toutes les informations ou
ordres liés à la seule sécurité incendie, à les traiter et effectuer les
opérations nécessaires à la mise en sécurité des bâtiments.

• Composition:
– Système de détection automatique (SDI);
– Système de mise en sécurité incendie (SMSI);

• Catégories:
– 5 catégories de A à E, par ordre de complexité décroissante.

110
Système de sécurité incendie

• Fonctions:
– SDI: prise d’information et affichage de celle-ci (ECS)
– SMSI: gestion des dispositifs actionnés de sécurité (D.A.S)
• Compartimentage;
• Évacuation des personnes (équipement d’alarme);
• Désenfumage;
• Extinction automatique;
• Arrêt de certaines installations techniques.

111
112
• Systèmes de sécurité incendie (S.S.I) : ensemble des matériels servant à
collecter toutes les informations ou ordres liés à la seule sécurité incendie, à les
traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité d’un bâtiment ou
d’un établissement.
Dans sa version la plus complexe, un SSI est composé de deux sous-systèmes
principaux : un système de détection incendie SDI et un système de mise en
sécurité incendie SMSI

• Systèmes de détection incendie (S.D.I) : ensemble des appareils nécessaires à


la détection automatique d’incendie comprenant obligatoirement :
• les détecteurs
• l’équipement de commande et de signalisation
• les déclencheurs manuels DM et éventuellement
• les organes intermédiaires pouvant être placés entre les détecteurs et
l’équipement de commande et de signalisation

• Système de mise en sécurité incendie (SMSI) : ensemble des équipements qui


assurent les fonctions nécessaires à la mise en sécurité d’un bâtiment ou d’un
établissement en cas d’incendie.

113
• Équipement d’Alarme (E.A) : ensembles des appareils nécessaires au
déclenchement et à l’émission des signaux sonores d’évacuation d’urgence.

• Centralisateur de mise en sécurité incendie (C.M.S.I) : dispositif qui à partir


d’informations ou d’ordres de commande manuelle, émet des ordres électriques
ou commande des matériels assurant les fonctions nécessaires à la mise en
sécurité d’un bâtiment ou d’un établissement en cas d’incendie. Le CMSI
appartient au SMSI

• Dispositif actionné de sécurité (D.A.S) : dispositif commandé qui par un


changement d’état, participe directement et localement à la mise en sécurité d’un
bâtiment ou d’un établissement.

• Unité de gestion d’alarme : sous ensemble de l’équipement d’alarme faisant


partie intégrante du CMSI ayant pour mission de collecter les informations en
provenance de déclencheurs manuels (DM) ou du système de détection incendie,
de les gérer et de déclencher le processus d’alarme.
• Unité de commande manuelle centralisée (U.C.M.C) : sous ensemble du
CMSI permettant de commander les DAS sur décision humaine depuis un point
central

• Déclencheur manuel (DM) : appareil qui à partir d’une action manuelle, émet une
information à destination d’une UGA, d’un bloc autonome d’alarme sonore BAAS
ou de l’équipement de commande et de signalisation d’un SDI

• Dispositif de commande manuelle (DCM) : appareil qui émet un ordre de


commande de mise en sécurité à destination d’un ou plusieurs DAS, à partir d’une
action manuelle appliquée à son organe de sécurité à manipuler

• Dispositifs de commandes manuelles regroupées (DCMR) : appareil


équivalente à la juxtaposition de plusieurs DCM dans un même boîtier et
regroupant toutes les commandes des DAS, du SMSI qui restent actionnables
individuellement

• Dispositifs de commande avec signalisation (DCS) : DCMR équipé d’une unité


de signalisation (US) et présentant une entrée de commande exclusivement
réservée au déclenchement d’un ou plusieurs D.A.S du SMSI par l’équipement
d’alarme.

• Dispositif adaptateur de commande (DAC) : dispositif qui reçoit un ordre de


commande de sécurité et qui se borne à le transmettre aux DAS télécommandés
sous une forme adaptée à leurs caractéristiques d’entrée.

114
• Unité de signalisation U.S : dispositif qui assure la signalisation des
informations nécessaires pour la conduite du SMSI. L’unité de signalisation fait
partie intégrante d’un CMSI ou d’un DCS

• Ligne de télécommande : ligne assurant le transport de l’ordre de


commande à destination d’un (ou plusieurs) D.A.S télécommandés

• Ligne de contrôle : ligne assurant le transport des informations d’état d’un


(ou plusieurs) D.A.S à destination d’une US

• Alimentation électrique de sécurité AES dispositif qui fournit l’énergie


électrique à tout ou partie d’un SSI ou d’un système d’éclairage d sécurité
(SES) afin de lui permettre d’assurer ses fonctions .

• Alimentation pneumatique de sécurité APS dispositif qui fournit l’énergie


pneumatique nécessaire au fonctionnement de certains dispositifs actionnés de
sécurité DAS .

Alarme restreinte
Signal sonore et/ou visuel ayant pour but de prévenir soit le poste de sécurité
incendie de l'établissement, soit la direction ou le gardien, soit le personnel désigné
à cet effet, de la naissance d'un feu et de sa localisation.

L'alarme restreinte est utilisée dans des établissements où des précautions


particulières doivent être prises, soit en raison de l'état physique du public (hôpitaux)
soit en raison d'effectif très important (hypermarché, etc.). Le signal doit être différent
de celui de l'alarme générale.

Alarme générale
Signal sonore ayant pour but de prévenir les occupants d'avoir à évacuer les lieux.
Ce signal peut être complété dans certains cas par un signal visuel.
Alerte
Action de demander l'intervention d'un service public de secours et de lutte contre
l'incendie.
Le message d'alerte doit contenir :
• l'identification de la personne qui appelle ;
• l'adresse exacte du sinistre et le numéro de téléphone ;
• la nature et l'ampleur du sinistre ;
• le nombre de blessés éventuellement ;
• les risques particuliers, les facteurs aggravants.

115
Systèmes d'alarme
Il existe quatre équipements d'alarme qui peuvent comprendre :
- des dispositifs à commande automatique : détecteur d'incendie,
- des dispositifs à commande manuelle : bris de glace
- un tableau de signalisation,
- une source d'alimentation de sécurité,
- des diffuseurs d'alarme générale.

Systèmes d'alerte
Les liaisons nécessaires pour pouvoir alerter immédiatement les sapeurs
pompiers doivent être assurées par :
- lignes téléphoniques reliées directement au centre de secours de sapeurs-
pompiers le plus proche,
- téléphone urbain,
- tout autre dispositif rapide et sûr.

Éclairage

DEFINITION DES DIFFERENTS ECLAIRAGES

L'éclairage normal : est celui qui est utilisé en exploitation courante.

L'éclairage de sécurité : doit permettre, lorsque l'éclairage normal est défaillant:


- l'évacuation sûre et rapide du public, vers l'extérieur
- les manoeuvres intéressant la sécurité

116
L'ECLAIRAGE DE SECURITE

Il comprend deux types : l'éclairage de Balisage et l'éclairage d'Ambiance

L'éclairage de Balisage

Il permet à toute personne d'accéder à l'extérieur à l'aide de foyers lumineux,


assurant notamment la reconnaissance des obstacles et l'indication des
changements de direction.
Il est obligatoire dans tous les locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes.
Dans les couloirs, les foyers lumineux ne doivent pas être distants de plus de 15
mètres. (Réglementation française)

L'éclairage d'Ambiance

Obligatoire, lorsque l'effectif du public peut atteindre, par local : 100 personnes en
étages et au rez-de-chaussée, ou 50 personnes en sous-sol. Il est suffisamment
uniforme sur toute la surface du local pour permettre une bonne visibilité. Le flux
est égal à 5 lumens/m2. L'ensemble des foyers lumineux ne doit pas être
éblouissant.

DEGAGEMENTS

On appelle dégagement toute partie de la construction permettant le


cheminement d'évacuation des occupants : porte, sortie, issue,
circulation horizontale, zone de circulation, couloir, rampe, etc.
Il existe les dégagements suivants :

Les dégagements non utilisés en service normal sont appelés


"dégagements de secours" et doivent répondre aux prescriptions
générales relatives aux dégagements

117
Dégagements
Dégagement normal :
Dégagement comptant dans le nombre minimal de dégagements imposés.

• Dégagement accessoire :
Dégagement imposé lorsque, exceptionnellement, les dégagements normaux
ne sont pas judicieusement répartis dans le local, l'étage, le secteur, le
compartiment ou l'établissement recevant du public. Sa largeur doit dépasser
60 cm.

• Dégagement de secours:
Dégagement qui, pour des raisons d'exploitation, n'est pas utilisé en
permanence par le public.

• Dégagement supplémentaire:
Dégagement en surnombre des dégagements définis ci-dessus.
• Circulation principale : Circulation horizontale assurant un cheminement
direct vers les escaliers, sorties ou issues
• Circulation secondaire : Circulation horizontale assurant un
cheminement des personnes vers les circulations principales

Dégagements

Dégagement Protégé :

Dégagement dans lequel le public est à l'abri des flammes et de la fumée :

• dégagement encloisonné : dégagement protégé dont toutes les parois ont un


degré minimum de résistance au feu imposé
• dégagement ou rampe à l'air libre : dégagement protégé dont la paroi donnant sur
le vide de la façade comporte en permanence sur toute sa longueur, des vides au
moins égaux à la moitié de la surface totale de cette paroi.
• porte avec ferme-porte : Porte équipée d'un dispositif destiné à la ramener
automatiquement à sa position de fermeture, dès qu'elle en a été éloignée, pour le
passage des personnes ou pour le service
• porte à fermeture automatique: Porte équipée d'un ferme-porte et d'un dispositif
qui la maintient en position ouverte en temps normal d'utilisation et la libère au
moment du sinistre.

118
Dégagements

Les culs-de-sac doivent etre evites dans tous les locaux de travail, sinon
limites a 10 metres pour les locaux nouvellement construits ou amenages.
Dans les ERP, les portes des locaux accessibles au public donnant sur des
degagements en cul-de-sac ne doivent pas etre a plus de 10 m du debouche
de ce cul-de-sac. Dans les IGH, la distance maximale entre la porte d'un local
en cul-de-sac et l'embranchement de deux circulations menant chacune a un
escalier ne doit pas exceder 10 m.

119
Conception des dégagements
La distance a parcourir pour gagner un degagement doit etre limitee :
-,a 40 m maximum en etage ou en sous-sol pour gagner un escalier dans les lieux de
travail
- a 40 m dans le cas general des ERP, a partir d'un point quelconque d'un local, pour
gagner un escalier ou une circulation horizontale proteges, 30 m si l'escalier n'est pas
protege ou si on se trouve dans une partie formant cul-de-sac sauf dispositions
aggravantes ou attenuante prevues dans le present reglement.
- a 30 m maximum pour gagner un escalier dans un IGH, sauf dispositions
particulieres prevues dans la reglementation des IGH.

Les escaliers et issues doivent etre judicieusement repartis : de maniere a desservir


facilement toutes les parties d'un ERP et d'eviter que plusieurs sorties soient soumises
en meme temps aux effets du sinistre; de maniere a permettre une evacuation rapide.
Les issues et les escaliers doivent satisfaire la distance de 5 m au minimum l’un de
l’autre pour les ERP et les locaux de travail ; et les escaliers des IGH doivent etre
d’une distance minimale de 10 m et maximale de 30 m l'un de l'autre;
- la distance a parcourir entre le debouche d'un escalier au rez-de-chaussee et une
sortie sur l'exterieur est limitee : elle doit etre inferieure a 20 m dans les locaux de
travail, les ERP et les batiments d’habitation. Dans les IGH, une sortie directe doit
correspondre a chaque escalier, sauf si ceux-ci debouchent sur un hall ouvrant
largement sur l'exterieur;
- dans les circulations principales, il est interdit de placer une ou deux marches isolees
et les differences de niveau peuvent etre reliees par des pentes egales au plus a 10 %
- dans tous les types de batiments, les escaliers desservant les etages doivent etre
continus jusqu'au niveau d'evacuation sur l’exterieur. Ils doivent etre dissocies des
escaliers desservant les sous-sols, afin d'eviter que les occupants ne s'y dirigent sans
s'en rendre compte.

120
Calcul des dégagements pour les ERP

Calcul des dégagements pour les ERT

121
Organisation de l'évacuation
C'est la mise à l'abri d'un danger imminent, du personnel et du public, en
les dirigeant vers une zone de sécurité qui sera souvent l'extérieur.
L'évacuation est l'objectif essentiel de la sécurité des personnes. Tout cela
ne s'improvise pas, cela se prépare minutieusement. C'est en fait un
ratissage complet de la zone ou des zones menacées par l'incendie.
En ce qui concerne la rapidité de l'évacuation, il ne faut pas confondre
vitesse et précipitation. La précipitation n'est pas notre alliée, l'essentiel
étant le strict respect des consignes d'évacuation. D'une manière générale,
l'efficacité en matière d'évacuation et de lutte contre l'incendie repose sur
de fréquents exercices.

l'évacuation

L'organisation générale de l'opération


Dans chaque établissement, un responsable général de l'évacuation doit être désigné.
Le plus souvent, le chargé de sécurité ou l'un de ses adjoints remplit cette mission. Il
doit être informé du bon déroulement de l'évacuation. Toute personne restée sur le
site doit lui être signalée par les guides et serre-files.

Les secteurs d'évacuation


La division d'un établissement est primordiale pour pouvoir mener à bien une
évacuation en toute sécurité. Cette forme de division porte plus communément
l'appellation de "Secteurs d'Evacuation".
Ces secteurs sont déterminés :
• par atelier
• par réserve
• par étage
• par bloc

122
l'évacuation
l'encadrement de l'évacuation
Les personnes participant à l'encadrement sont désignées par le responsable de la
sécurité, sélectionner des personnes pour remplir les fonctions de guides, et de
serre-file parmi le personnel occupant habituellement l'établissement, en prenant
en compte les éléments ci-après :

• la répartition géographique ( à chaque étage... ) ;


• les horaires de travail ;
• l'aptitude physique et psychologique des individus.
Rôle des acteurs :
les guides ont pour mission de prendre en charge les personnes ramenées par les
serre-files, et de les diriger vers le point de rassemblement en utilisant les
circulations et escaliers de secours. Chaque guide devra connaître particulièrement
bien les cheminements de sortie de secours.
les serre-files sont chargés d'inviter les occupants de l'établissement à quitter leur
poste de travail, dans le calme et en bon ordre, pour se regrouper autour du guide
d'évacuation. Ils doivent vérifier que toutes les personnes de la zone à évacuer
ont quitté les lieux: ils doivent donc très rapidement faire le tour des bureaux,
ateliers, magasins, sanitaires...Ils s'assureront que les fenêtres et portes soient bien

l'évacuation

fermées et que personne ne tente d'utiliser les ascenseurs ainsi que les
monte-charge. Pour finir, ils rendent compte au responsable de la sécurité que
l'ensemble de la zone qu'ils ont en charge a été évacuée.
Un serre files et un guide doivent être prévus pour 20 à 30 personnes.
Le point de rassemblement
Destiné à accueillir le public et le personnel évacué, le point de rassemblement est
situé dans une zone extérieure ( pas trop éloignée des bâtiments ), isolée
des risques. Il ne doit gêner ni l'accessibilité aux façades, ni l‘arrivée et
l’engagement des moyens de secours des services publics (éviter les rues à
traverser, rond point,…). Il doit être d'une capacité d'accueil suffisante.

123
l'évacuation

La décision d'évacuation
Elle revient généralement au responsable de l'établissement. Néanmoins, afin
qu'elle soit prise dans les meilleurs délais, il convient d'étudier si elle doit être
déléguée.
L'évacuation peut être générale ou partielle. Certaines situations, telles que la
perception d'une odeur ou de fumées peuvent engendrer une évacuation
spontanée.
Celle-ci sera d'autant mieux gérée que les personnels d'encadrement seront bien
formés, que la connaissance des itinéraires d'évacuation sera facilitée par une
signalisation sans ambiguïté
Dans certains établissements, la technique se substitue au décideur : suite à
l'activation d'un détecteur automatique d'incendie, la diffusion de l'alarme est soit
immédiate soit retardée de quelques minutes. Dans ce dernier cas une
temporisation permet une reconnaissance des lieux afin de confirmer ou non la
nécessité d'évacuer. L'arrêt du processus appartient au personnel de sécurité qui
fait la reconnaissance, d'où intérêt de son niveau de compétence.

l'évacuation

Le temps d'information :
Délai nécessaire à la découverte du sinistre ( détection automatique, rondes... ).

Le temps d'alerte et de reconnaissance :


Délai dû à la transmission intérieure de l'alerte vers les équipes de sécurité, à la
reconnaissance des lieux et aux premières mesures de sécurité prises.

Le temps de décision :
Délai correspondant à l'alerte du responsable et la prise de décision. Sa réduction joue
un rôle important dans la réussite de l'évacuation.

Le temps d'alarme ou de mise en mouvement :


A partir de la prise de conscience de la nécessité d'évacuer, un temps plus ou moins
long va exister avant le début effectif de l'évacuation. Ce délai pourra être réduit si
chacun sait ce qu'il doit faire.

Le temps d'évacuation proprement

Temps réellement nécessaire pour rejoindre une sortie de secours ou une zone de
refuge.

124
l'évacuation

Exercices d'évacuation
Les exercices d'évacuation doivent être préparés et non improvisés. Leurs buts
doivent être clairement définis. Ils permettent notamment :
• de sensibiliser l'ensemble des occupants sur leur sécurité ;
• de vérifier que l'alarme est audible de tous les locaux et bien interprétée de tous ;
• de leur faire connaître les cheminements d'évacuation à emprunter ;
• de relever les difficultés rencontrées ou les erreurs commises ;
• de tester la validité des consignes ;
• de réduire le temps total d'évacuation ( voir le délai d'évacuation ) ;
• d'apporter des modifications à l'organisation de la sécurité.
Les exercices peuvent être déclenchés soit inopinément soit en ayant prévenu le
personnel à l'avance, avec ou sans le concours des sapeurs-pompiers locaux.

SCHEMA DE PRINCIPE de l'ALARME,


de l'INTERVENTION et de l'EVACUATION

125
Exemple

1m 1m 1,5 m 1m

100 100 250


10 10

4,5 m 4,5 m

20 600 100 100

1m 1m 1m

Conception de l’évacuation
• Les cheminements ne doivent pas être utilisés par un nombre de salarié
dépassant le maximum fixé par la réglementation

• Les cheminements devraient être les plus sécurisés possibles

• Répartition de l’effectif sur les sorties de l’entreprise de manière à avoir


une évacuation fluide et rapide.

• Evacuer les lots de personnes par les sorties les plus proches pour
favoriser la rapidité de l’évacuation.

• un point de rassemblement ou plusieurs

• évacuation générale ou locale

126

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