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LE “CHAUD” SUJET

DE L’ENFER

Qui sera sauvé ?


Claude PAYAN

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Copyright 2012 par : CJP
claudepayan8@orange.fr

1ère édition française 2012

ISBN : 2-9519528-8-0

Tous droits réservés pour tous pays

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I NTRODUCTION

Le message de l'Evangile regroupe un ensemble de vérités que nous sommes suppo-


sés, en tant que chrétiens, annoncer au monde. Pour cela, il est important de bien les
connaître nous-mêmes. Une de ces vérités concerne l'éternité.
Le sens de la venue de Jésus est de nous permettre de nous définir par rapport à l'é-
ternité, là où nous passerons l'éternité.
La Bible dit en effet que ceux qui n'espèrent que dans cette vie sont “les plus mal-
heureux de tous les hommes” (1 Corinthiens 15 : 19).
C'est une attitude misérable que de ne bâtir que pour cette vie et de ne pas préparer
la suite de sa vie dans l'éternité.
Selon la Bible deux choix se présentent : l'un est celui de passer l'éternité “au ciel”
(terme très nuancé qui fait l’objet d’un autre enseignement), l'autre “en enfer”.
Dans la société dans laquelle nous vivons, prononcer ces deux mots fait sourire beau-
coup de personnes qui ne croient à l'existence ni de l'un ni de l'autre. D'autres, qui y
croient, ont mêlé à ces notions certains concepts très personnels.
Ce qui revient souvent, c'est que l'enfer “ne peut pas être aussi terrible que ça”, ou
que c'est un lieu temporaire, ou encore qu'il équivaut simplement à être séparé de Dieu.
Le sujet est flou chez de nombreux chrétiens également !
Jésus revient bientôt, le jugement est à la porte, l'enfer aussi donc !
Il y a 162 références faites à l'enfer dans l'Ecriture. Et 70 le sont par Jésus Lui-même.
Le sujet est donc difficilement contournable !
Il faut régler une bonne fois dans notre esprit si nous croyons à l'existence de l'enfer
ou pas, et surtout s'assurer qu'il ne soit pas le lieu de notre destination future (pour cer-
tains : tout “chrétiens” que nous sommes).
Je ressens l'urgence d'appuyer ce sujet, surtout après avoir pris connaissance de
nouveaux témoignages de personnes à qui Jésus a fait voir l'enfer, et qu'Il a chargées de
mettre en garde les hommes de notre génération sur la réalité de ce lieu et de son horreur.

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Pourquoi se “mouiller”, voire “se griller” vis à vis de plusieurs, au point d’écrire un
livre sur ce sujet ?
Parce que si tout ce que nous dit l'Ecriture et les témoins qui ont vu l'enfer est
vrai (ce que je crois !), c'est ne pas insister sur le sujet qui serait anormal.
Si l’on voit des gens aller se baigner là où l'on sait qu'ils vont se noyer, c'est non
assistance à personne en danger que de ne pas les prévenir de manière très claire.
Nous avons appris à craindre le diable et pas assez Dieu. Sous prétexte que Dieu est
bon (et combien Il l'est !), il y a tout un déséquilibre à ne retenir que Sa bonté, Sa grâce
et à en oublier les autres facettes de Sa personnalité : Sa justice, Sa colère et la sainte
crainte que nous Lui devons.

“Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui ne peuvent tuer l'âme ; craignez plutôt
celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne.” (Matthieu 10 : 28)

Ce livre se compose de deux parties qui doivent s’équilibrer l’une et l’autre.


La première, et la plus longue, aborde le sujet de l’enfer avec gravité, la seconde
répond à la question si importante : Qui sera sauvé ? en abordant un ensemble de nuan-
ces et réflexions nécessaires à prendre en considération pour ne pas y répondre de maniè-
re primaire.
“Le chaud sujet de l’enfer” veut nous rendre conscient d’une réalité souvent pas
assez prise au sérieux, tant par les croyants que les non croyants : l’enfer existe et il s’a-
git d’éviter qu’il soit notre destination future !
“Qui sera sauvé ?” nous amène à nous pencher sur plusieurs points à prendre en
considération, afin de ne pas faire partie non plus de ces chrétiens qui envoient un peu
tous ceux qui ne pensent pas comme eux en enfer, sans plus réfléchir.
“Qui sera sauvé ?” C’est une question à laquelle, comme vous allez le voir, on ne
peut pas répondre, aussi simplement que par : “Ceux qui ont accepté Jésus comme sau-
veur !”, point barre (même si l’affirmation est juste en soi), sans entrer dans plus de
détails et donner plus de précisions.
C’est pour ces deux raisons que le sujet est... “chaud”.

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1ère Partie

LE “CHAUD” SUJET
DE L’ENFER

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Chapitre 1

L A REALITE DE L’ENFER

Plusieurs personnes, certaines connaissant ce que dit la Bible sur le sujet, d'autres
pas, ont vécu une expérience qui les a menées aux portes de l'enfer qu’elles ont vu et
décrit. Elle ont réalisé que l’enfer est bien réel.
C’est la constatation qu’a faite une femme qui fut sortie de son corps et à qui Jésus
a montré l’enfer.
Elle raconte : “Nous sommes descendus sous terre par un tunnel et alors que nous
approchions d'un certain endroit, je sentis une odeur insupportable. Je dis au Seigneur :
“Je ne veux pas y aller…” Ce lieu était sombre… J'entendis des gens pleurer et crier en
train de souffrir…. Alors j'ai réalisé que l'enfer était réel !”
A 13 ans Kenneth Hagin était paralysé sur un lit, à deux doigts de la mort, son esprit
a quitté alors son corps une première fois, il décrit ce qui s’est passé en ces termes :
“Je descendis, bas, bas, jusqu'à ce que la lumière de la terre disparaisse complète-
ment... plus je descendais plus ça devenait sombre, jusqu'à être tout noir. Je n'aurais
même pas pu voir ma main si elle s'était trouvée à deux centimètres devant mes yeux, plus
je descendais, plus ça devenait chaud et étouffant...
Une flamme blanche, géante m'attira à elle comme un aimant. Je ne voulais pas y
aller ! Je ne marchais pas mais, comme un bout de fer attiré par un aimant, mon esprit
était attiré vers cet endroit...
J'arrivai à l'entrée de l'enfer... Je m'arrêtai alors, je ne voulais pas y aller. Je sentais
qu'un pas de plus, un mètre de plus et je serais pour toujours dans cet horrible endroit
sans pouvoir en sortir. Sur le point d'aller au fond de cet abîme, je fus soudain conscient
que quelque être spirituel se trouvait à mes côtés... cette créature me prit le bras par la
main pour m'escorter à l'intérieur.”

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Témoignage de Bill Wiese

Bill Wiese est un chrétien affermi, agent immobilier, pas du tout mystique, la tête sur
les épaules. Un soir comme n'importe quel autre soir, sa femme et lui sont allés se cou-
cher. Vers 3 h du matin, il a vécu une expérience qu'il ne s'attendait nullement à vivre :
il fut sorti de son corps par Le Seigneur et emmené en enfer.
Lorsqu'il a vécu cette expérience, s'est effacé momentanément dans sa mémoire le
souvenir qu'il était sauvé. Le Seigneur lui a expliqué, par la suite, qu'Il voulait qu'il expé-
rimente ce que vit une âme perdue lorsqu'elle meurt.
Il raconte qu'il s'est soudain retrouvé dans une cellule de prison, dont les murs étaient
faits d'énormes pierres rugueuses, avec des barreaux sur la porte. Sur le coup, il ignorait
où il se trouvait.
Il constata cependant que cet endroit était terriblement chaud, ténébreux et à l'odeur
immonde. La chaleur était si insoutenable qu'il avait de la peine à croire qu'il puisse la
supporter tout en restant en vie.
Il précise qu'il n'avait pas l'impression d'être dans un rêve, mais qu'au contraire ses
sens étaient encore plus développés qu'ici-bas et qu'il était des plus lucides. Il dit qu’...
“En enfer, nos sens sont aiguisés, en alerte et conscients au-delà de ce que nos corps
physiques sont capables.”
Il s'est rendu compte, ensuite, que dans cette cellule sombre se trouvaient également
quatre autres créatures. Il raconte : “… soudainement, elles ont tourné leur attention vers
moi et j'ai immédiatement ressenti qu'elles avaient à mon égard la même haine qu'elles
éprouvaient pour Dieu.
Ces démons me détestaient profondément et je savais qu'ils étaient assignés à me tor-
turer. A l'extérieur de la cellule, il y avait des fosses remplies de feu dans lesquelles des
personnes se trouvaient. Elles hurlaient et essayaient de sortir de ces fosses.”
De tous côtés il entendait des pleurs et des cris. Il y avait des millions de personnes
dans ce lieu.
Il précise qu'une fois sorti de son corps, des choses que nous avons du mal à com-
prendre ici deviennent une évidence : “Je savais certaines choses,… sans même savoir
pourquoi je les savais.”
La notion d'éternité que nous avons tant de mal à concevoir ici-bas était pour lui,
dans ces instants, une évidence. Et, il savait que celui qui va en enfer s'y trouve pour l'é-
ternité, ce qui ajoute au désespoir qui peut régner là-bas.
Il décrit beaucoup d'autres choses terribles dans son témoignage.
Puis Jésus le ramena dans son corps et lui expliqua pourquoi Il lui avait fait faire
cette expérience traumatisante : afin qu'il témoigne de la réalité de ce lieu et mette en
garde les gens. Son témoignage est corroboré par celui de nombreuses autres personnes.

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D’autres témoignages

Le docteur Richard E. Eby, en train de visiter à Jérusalem ce que l'on présente


comme ayant été la tombe de Lazare, s'est retrouvé soudain, dans une vision, face à face
avec Jésus qui lui a montré l'enfer pour qu'il réalise combien c'est horrible, et mette les
hommes en garde contre ce lieu : “... soudain je fus en enfer... la terreur était instanta-
née et indescriptible... des ténèbres... la présence de démons qui souffrent eux-mêmes et
tourmentent les hommes...”
Willie Sounderson ne voulait pas accepter Christ comme Sauveur, disant qu'il vou-
lait tirer le meilleur de la vie. Un jour, sur son lieu de travail se produisit une fuite de gaz,
puis une explosion et il fut transformé en torche vivante.
Brûlé très grièvement, pendant qu'on le transportait à l'hôpital il quitta son corps et
se retrouva soudain dans un lieu de ténèbres.
Puis il vit un livre ouvert et sut que rien dans ce livre ne pourrait l’empêcher d’al-
ler en enfer, car il avait déjà eu l'occasion d'accepter Jésus et l'avait refusé. Il entendit
des cris d'hommes et de femmes qui étaient dans les ténèbres.
Il survécut néanmoins, se convertit et Dieu lui dit de partager cette expérience.
On ne peut parler de ce sujet de l’enfer sans citer le témoignage de Marie Baxter. Elle
raconte que Jésus lui a fait visiter l'enfer et qu’elle en a vu “les portes” :
“Nous nous élevâmes de plus en plus haut dans le ciel. Je pouvais maintenant voir
la terre au-dessous de nous. Des sortes d'entonnoirs répartis à différents endroits de la
terre jaillissaient en tournoyant autour d'un point central, puis se rétractaient. Ils tour-
naient très haut au-dessus de la terre, ressemblant à des silhouettes ondulantes, énormes
et sales, comme provocantes, qui se mouvaient continuellement.
Ils sortaient de partout sur la terre. Qu'est-ce que c'est que cela ? demandais-je à
JESUS. Il me répondit : “ce sont les entrées de l'enfer.”
La Bible, faisant allusion à l'autorité de l'Eglise, parle en effet des “portes de l'en-
fer” :

“…les portes du séjour des morts (l'enfer) ne prévaudront point contre elle.”
(Matthieu 16 : 18 )

Jésus lui dit :


“Nous allons emprunter l'un de ces passages pour pénétrer à l'intérieur. C'est ce que
nous fîmes immédiatement. On aurait dit un tunnel qui tournait sur lui-même dans les
deux sens, comme une toupie.
D'épaisses ténèbres descendirent sur nous et avec ces ténèbres nous parvint une
odeur si horrible que je dus retenir ma respiration…Des créatures sombres, de couleur
grise, remuaient et criaient après nous tandis que nous passions devant elles… Je ques-

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tionnais Le Seigneur pour savoir qu'est-ce que c'était. Il me répondit : " ce sont des
esprits mauvais qui sont prêts à être vomis sur la terre lorsque Satan l'ordonne...”
Marie Baxter a déclaré elle aussi :
“J'avais tous mes sens en éveil, je pouvais entendre, sentir, voir et même ressentir le
mal. L'odeur et la saleté me rendirent presque malade... Des hurlements emplissaient
l'atmosphère alors que nous approchions du fond. Des cris perçants montaient à notre
rencontre dans le noir du tunnel.
Des bruits de toutes sortes emplissaient ce lieu. Je pouvais ressentir la crainte, la
mort et le péché. La pire des odeurs que j'avais jamais sentie était partout…
Jamais sur terre je n'avais ressenti autant de mauvaises choses, ni entendu autant de
cris de désespoir… L'enfer était rempli de gémissements.”
Témoignage de l'expérience que Bessie Haskell a vécue, alors qu'elle s'est retrouvée
dans un coma entre la mort et la vie :
“L'Esprit me prit par le bras et m'amena vers le coin de la pièce. Rapidement, nous
nous sommes retrouvés à l'extérieur de la maison et puis au tréfonds de la terre, dans une
caverne monstrueuse, vraiment monstrueuse. Il y avait des milliers et des milliers de per-
sonnes là-dedans.
Ça descendait et ça descendait, il n'y avait pas de marches, la gravité m'emportait.
Plus nous descendions, plus je hurlais: "Oh, mon Dieu, je ne veux jamais revenir
ici…Comment me suis-je rendue ici ? Pourquoi suis-je dans cet endroit horrible ?”

Faut-il être chrétien pour croire à l’enfer ?

L’enfer n’est pas un concept lié à une religion, particulière, si on croit à telle religion
on croit en l’enfer et si l’on n’y crois pas on n’a pas à s’en soucier.
Il est une réalité que les gens doivent affronter un jour quelle que soit leur reli-
gion, leur rang dans la société, etc.
Il est intéressant de savoir que des incroyants, des personnes ayant souvent vécu ce
que l'on appelle une “mort clinique”, témoignent des mêmes réalités décrites dans les
exemples cités plus haut.
Une femme, quand elle revint à elle après une telle expérience, déclara : “ J'ai cru
que j'étais morte et que j'étais en enfer”. Ses yeux étaient exorbités par la peur : ”J'ai cru
que j'étais en enfer” répétait-elle.
Combien qui disent, sortant d'un coma ou d'un évanouissement : “J'ai fait un drôle
de rêve, je me croyais en enfer” ! Essayant de se convaincre que ce n'était qu'un rêve...
Il y a plusieurs années, un présentateur de télévision se mourant du cancer était
tombé dans le coma, il revint quelques secondes à lui, avant de partir définitivement,
pour dire : “Je suis en enfer”.

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Au moment de la mort, il y a un temps où vous êtes encore à moitié ici et à moitié
dans l'au-delà, et vous voyez dans le monde invisible, voire vous goûtez déjà partielle-
ment à votre demeure future.
Vous voyez des anges ou des démons venir vous chercher. Plusieurs personnes, en
mourant, voient des “messagers de la mort” venir les chercher.
Certaines meurent en criant et suppliant qu’on les aide à ne pas partir avec eux.
David Hume, homme d'Etat, s'écria en mourant : “Je suis dans les flammes” ;
Talleyrand : “Je subis la torture des damnés” ; et Sir Thomas Scott, ancien Président de
la Chambre-Haute Anglaise : “Jusqu'à présent je ne croyais ni en Dieu, ni au diable.
Maintenant je sais, et je sens, qu'il existe les deux et que le jugement équitable du Tout-
Puissant me damnera pour l'éternité”.
Il est important de savoir que des non chrétiens qui ont analysé le sujet, déclarent
avoir constaté que les personnes qui ont une foi vivante et basée sur Christ voient des
anges, des amis venir les chercher, partent avec confiance.
Par contre, des athées ou des personnes attachées aux fausses sectes et religions,
voient souvent des démons, des “dieux” de leur religion venir les chercher. Ils résistent
et ne veulent pas partir dans de nombreux cas, et s’en vont finalement au milieu de l’an-
goisse et des cris de terreur.

En accord avec l'Ecriture

Différentes personnes ont vu et décrit, bien qu'elles ne se connaissaient pas et ayant


vécu à différentes périodes, les mêmes choses.
Bill Weise, lorsqu'il a pris connaissance du témoignage détaillé de Kenneth Hagin,
s'est rendu compte qu'il a vu exactement la même sorte de démon que lui.
L'explication n'est nulle part ailleurs que dans le fait qu'ils ont fait la même
expérience et ont vu le même lieu.
La plupart des témoins sont partis vers un abîme de ténèbres, il y ont vu et entendu
des millions de personnes qui souffraient, tourmentées dans des lieux différents et par
différentes sortes de démons.
Ils ont sentis l'odeur de pourri qui règne en enfer, la chaleur intenable, ils parlent de
prisons, de ténèbres, de cratères et de lac de feu.
Ce qu'ils ont expérimenté les a choqués et traumatisés. Ce qu’ils racontent est même
si horrible que notre premier réflexe serait de ne pouvoir le croire et l'accepter.
Leur témoignage n'a, bien sûr, de valeur que s'il peut être appuyé par la Parole de
Dieu. A commencer par ce que Jésus Lui-même a dit de l'enfer.

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Chapitre 2

COMPRENDRE L’ENFER
Le mot “enfer” vient d'un mot latin qui signifie “lieux inférieurs”.
Dans Ephésiens 4 : 9, il est dit que Christ, après Sa crucifixion, est descendu dans
“les régions inférieures”.
Selon les versions, le mot qui s'y réfère est traduit par “séjour des morts”, ou “enfer”.
Il y avait plusieurs lieux dans le séjour des morts qui formaient ces régions inférieu-
res. Un de ces lieux était, avant que Jésus n’en ouvre les portes : “le Sein d'Abraham” ou
“Paradis” où allaient provisoirement les âmes de ceux qui mouraient dans la foi au vrai
Dieu.
Ce n’était pas un lieu de tourment, mais un lieu d’attente agréable pour les justes.
Beaucoup d’autres de ces lieux formaient, à proprement parler, “l'enfer”, des lieux de
tourments pour les âmes damnées.
Jésus a appelé aussi l'enfer : “la Géhène” (Matthieu 5 : 29 ; 10 : 28 ; 18 : 9 ; 22 : 30).
“La Géhène” est la transcription du nom hébraïque “Gé-hinom” qui signifie “la val-
lée de Hinnom”.
En ce lieu les fils d Hinnom puis les Israélites après eux avaient, dans le passé, brûlé
leurs enfants en l'honneur de Moloch (2 Rois 23 : 10).
A l'époque de Jésus, dans ce lieu situé à l'extérieur de Jérusalem, on brûlait les
immondices ainsi que les cadavres des brigants. Le feu y brulait du soir au matin et on
pouvait en voir la fumée qui s’élevait continuellement.
En d'autres termes, c'était à la fois une décharge publique et un lieu synonyme d’a-
bomination et de malédiction. L'enfer est l’équivalent de “la décharge publique du monde
d'aujourd'hui”.

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Enfer et “tourments”

Jésus n'a pas parlé d'un enfer qui serait juste un lieu où l'on est séparé de Dieu, un
lieu provisoire, mais d'un endroit où l’on est tourmenté. Dans “le séjour des morts”,
lorsque le riche Lazare leva les yeux, Jésus nous dit qu’...

“…il était en proie aux tourments.” (Luc 16:23, 28)

- Il veut que l'on prévienne les siens pour, précise t-il :

“…qu'ils ne viennent pas aussi dans ce lieu de tourments."

L'enfer est donc un lieu de “tourments” ! Que signifie ce terme de “tourments” ? A


quel point, quel degré est-on tourmenté en enfer ?
Car on peut être tourmenté seulement par sa conscience. On emploie d'ailleurs sou-
vent cette expression, “être tourmenté”, dans ce sens.
Ces tourments sont liés… premièrement au feu. Le riche Lazare précise encore :

“ ...je souffre cruellement dans cette flamme.” (Luc 16 : 24)

Jésus a parlé de “fournaise” et de “feu” :

“… à la fin du monde. Les anges viendront séparer les méchants d'avec les justes, et
ils et les jetteront dans la fournaise de feu...” (Matthieu 13 : 50)

Ce feu a cette particularité : “ il ne s'éteint point”. C'est le feu d'un autre monde où
l'on ne meurt pas et en même temps on souffre à cause d'un feu qui ne s'éteint pas.

“…leur ver ne meurt point, et où le feu ne s'éteint point.” (Marc 9 : 48)

Il est question aussi dans le verset cité ci-dessus d'un autre tourment : celui causé par
des vers. Cette lecture semble incompréhensible au premier abord. Il est question de
“leurs” vers, de vers liés à des personnes.
Les témoignages de ceux qui ont vu l'enfer font état de vers qui recouvraient des per-
sonnes, mangeaient leur chair et incrustaient leurs os. Cela semble “fou”, mais Jésus Lui-
même a mentionné cela. De même le prophète Esaïe, au sujet du sort des méchants :

“Leur ver ne mourra point, et leur feu ne s'éteindra point ; et ils seront pour toute
chair un sujet d'horreur.” (Esaïe 66 : 24)

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Le mot tourment, dans la Bible de Jérusalem, est rendu par “tortures”. Les passages
parlant du riche Lazare y sont donc rendus par :

“Dans l'Hadès, en proie à des tortures…”, “…ce lieu de la torture.”

L'enfer est donc bien un lieu de torture, on y est torturé. Mas par qui ? Par des
démons ! Nous verrons par la suite pourquoi...

On a affaire aux démons en enfer

Une jeune fille de 15 ans, Jennifer Perez, s'est retrouvée un soir avec plusieurs gar-
çons qui lui ont fait boire un breuvage destiné à l'endormir afin de la violer. Elle a perdu
connaissance et a failli mourir. Elle s'est retrouvée soudainement dans l'au-delà. Elle
raconte qu'elle a vu Dieu et s'est sentie honteuse car, bien qu'elle soit chrétienn, sa vie ne
portait pas de fruits.
Le Seigneur lui a montré toute sa vie et lui dit que, vu son mauvais témoignage de
chrétienne, sa destinée était l'enfer. Avant que Le Seigneur lui donne une seconde chan-
ce, elle s'est d'abord retrouvée amenée par un ange en enfer.
Elle raconte :
“C'était sombre tout autour et nous avons commencé à descendre à toute allure.
Comme nous descendions ça devenait de plus en plus chaud, j'ai fermé mes yeux. Quand
nous nous sommes arrêtés j'ai ouvert les yeux et je me trouvais sur une grande route et
je ne savais où elle menait. La première chose que j'ai ressentie était la soif. J'avais vrai-
ment soif… Il y avait une odeur de soufre… j'essayais de boucher mon nez, mais c'était
pire. Tous mes sens étaient très sensibles. Lorsque j'ai regardé autour de moi, j'ai vu des
gens qui étaient tourmentés par des démons…”
J'ai toujours trouvé exagérées certaines peintures moyenâgeuses dans lesquelles on
voyait des démons tourmenter des hommes en enfer. Aujourd'hui je crois que les peint-
res de l'époque ont tout simplement représenté des choses, soit qu'ils ont vraiment vues,
soit que des personnes les ayant vues leur ont relatées vis-à-vis de l'enfer.
Une de ces peintures représentait des hommes dans des chaudrons et torturés par des
démons. Cela me semblait vraiment exagéré, voire de mauvais goût. Or, parmi les par-
ties de témoignages de personnes qui ont vu l'enfer que j'ai pu lire dernièrement, une m'a
frappé : celle d'un jeune homme qui raconte qu'il lui fut donné de voir en enfer “une val-
lée des chaudrons”. Dans ces chaudrons remplis de feu se trouvaient des âmes qui souf-
fraient.
Tous ceux qui ont vu l'enfer parlent des démons qui sont partout en train de tourmen-
ter les hommes. L'enfer est leur domaine d’autorité… pour l'instant.

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Je sais qu'à la lecture de ces lignes plusieurs vont penser : “Claude Payan avait-il
besoin de parler de ces choses. Il va trop loin, c'est exagéré. Comment peut-il prendre au
sérieux de tels témoignages ?”
Je tiens à le répéter : car ils sont en accord avec l'Ecriture, avec ce que Jésus Lui-
même a dit de l'enfer ! C'est une responsabilité importante que de ne pas passer sous
couvert ce sujet pour un enseignant.
Je tiens à expliquer ici le point qui pousse tant de personnes à ne pas prendre au
sérieux ce sujet : pourquoi l'enfer est si horrible !

L'enfer est-il si horrible ?

Alors que j'interrogeais Le Seigneur à ce sujet : “Comment l'enfer peut il être un lieu
si horrible ?”, mon attention a été ramenée à ce verset qui exprime une vérité spirituel-
le :

“Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout
ce que nous demandons ou pensons.” (Ephésiens 3 : 20)

Dans le bon, l'œuvre de l'Esprit de Dieu a pour but de faire au-delà de ce que l'on est
capable d'imaginer. Le bon que Dieu veut manifester dans notre vie dépasse les possibi-
lités de notre imagination, c'est du “plus que bon” !
Cela dépasse ce que notre esprit peut concevoir.
On a du mal a bien comprendre le ciel tellement le bien, le bon et le beau qui le carac-
térisent sont merveilleux. LE PRINCIPE MARCHE DANS L'AUTRE SENS : le mal que
le diable est capable de manifester est tellement mauvais, que cela dépasse ce que notre
esprit peut concevoir.
L'enfer est un lieu de telles souffrances que c'est au-delà de ce qu'un esprit “normal”
peut imaginer. L'imagination de ceux qui aiment ou créent les films d'horreur est com-
plètement dépassée en enfer.
C'est au-delà de ce que certains cinéastes s’efforcent d’imaginer pour effrayer leurs
contemporains et l'appel à la repentance les concerne en priorité !
Ce que confirme M. Baxer : “L'enfer m'a paru infiniment plus horrible que ce que
quiconque pourrait imaginer”
Un autre témoin de l'enfer a déclaré : “L'enfer que Le Seigneur m'a montré est bien
pire que la description des hommes.”
Il fut dit au Dr Roger Mills, lors de sa visite d'une portion particulière de l'enfer que
Jésus lui a fait faire, que le diable faisait tout pour cacher aux hommes plusieurs des
choses qui lui étaient montrées. Cela, afin qu'ils s'appuient sur de fausses assurances et
qu'ils ne les découvrent qu'une fois qu'ils seront en enfer.

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Comment peut-on souffrir “mille morts” sans re-mourir ou être détruit ? La question
se pose.
Il faut comprendre que de même que nous revêtons un corps glorieux quand nous
mourons, si nous sommes “sauvés”, nous revêtons un corps spécial de mort (indestruc-
tible) quand nous mourons “perdus” (un de ceux qui ont vu l'enfer en témoignent). Ce
corps ne meurt plus, tout en gardant la nature dégénérée du corps terrestre.
Néanmoins il connaît la souffrance physique et émotionnelle.
Ce qui se tient tout à fait ! Ceux qui se sont retrouvés provisoirement en enfer ont vu
des personnes vivre mille morts sans jamais mourir.

Pourquoi Dieu permet-il que ce soit si horrible ?

Il est évident que Dieu ne prend pas un malsain plaisir à voir ou savoir que des gens
sont tourmentés pour l'éternité. Marie Baxter, Bill Weise et plusieurs autres mentionnent
la tristesse de Jésus face aux personnes qu'Il leur a montré en train de souffrir en enfer.
Dr Roger Mills mentionne à plusieurs reprises, dans son livre “While out of my body
I saw God, Hell and the living dead”, qu'alors qu'Il lui montrait les âmes en tourment,
Jésus pleurait.
Jésus ne pourrait être attristé pour une situation qu'Il aurait Lui-même voulue.
D'ailleurs, dans le plan original de Dieu, l'enfer n'a pas été créé pour les hommes
mais pour le diable et ses anges :

“Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : retirez-vous de moi, maudits ; allez
dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges.”
(Matthieu 25 : 41)

L'enfer ne fut pas créé pour l'homme. Pourquoi l'homme s'y retrouve-t-il, et surtout
en si mauvaise compagnie ? Pourquoi Dieu permet-il cela ?
Ce sont des questions que l'on se pose tant que l'on ne comprend pas que l'univers
est régi par des lois et des droits.
A partir du moment où des personnes refusent Jésus comme Sauveur, pratiquent l'in-
justice sans se repentir, font les oeuvres du diable, elles donnent un droit légal à ce der-
nier sur elles. Ce droit est de les prendre avec lui en enfer, quand elles meurent ; de
même que ceux qui meurent en Christ vont “auprès du Seigneur” d’après Philippiens 1 :
23.
Ces âmes sont à lui ! Il a le droit d'en faire ce qu'il veut à leur mort. Elles n'appar-
tiennent pas ou plus à Dieu. Cela signifie aussi que légalement : Dieu n'a plus de pouvoir
sur elles !

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Janet Baldera Canela, lors de sa visite en enfer, demanda au Seigneur pourquoi il ne
libérait pas malgré tout des âmes qui souffraient, Il lui répondit : “…ces âmes ne m'ap-
partiennent plus !”
C’est une loi spirituelle : on appartient à celui dont on a choisi de faire les oeu-
vres, à Dieu ou au diable.
Celui à qui l’on appartient à pouvoir sur nous, pour nous faire du bien ou nous faire
du mal, selon la personne.
D’après la Bible, nous donnons droit et paternité sur notre vie à celui dont nous
pratiquons les œuvres. C'est un principe spirituel !
Les Pharisiens pensaient être enfants d'Abraham, Jésus leur dit que leur père c'était
le diable car ils pratiquaient les œuvres de ce dernier :

“Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père”
(Jean 8 : 44)

Certain concepts peuvent nous dépasser, mais nous devons essayer de comprendre
les lois spirituelles, plutôt que de nous bercer par des raisonnements humains faux, du
genre que Dieu peut tout dans toutes les circonstances et va sauver tout le monde.
Si c'est vrai pour une personne qui crie à Lui ici-bas, lorsque la saison de la grâce est
passée, il n'y a plus de possibilité de grâce. C'est comme ça ! On ne revient pas en arriè-
re ! Ce n'est pas possible !
On peut même dire que Jésus n'envoie directement personne en enfer. C'est le choix
que font les gens qui donnent droit à Satan de les damner. En choisissant les œuvres de
l'enfer ici bas, ils lient leur destinée à l'enfer dans l'au-delà.
Le diable a des droits, le droit de garder les âmes qui l'ont suivi sur cette terre. Dieu
les lui laisse.
Dieu ne torture pas les hommes en enfer, c'est le diable.
Jésus a dit a dit à M. Baxter au sujet d'un homme : “Il est tourmenté ainsi jour et
nuit. Il a été placé ici par Satan et c'est Satan qui le torture.”
Et encore : “Satan se nourrit du mal, me dit JESUS. Il savoure la douleur et la souf-
france. Il en retire plus de puissance.”
De même que Dieu se réjouit et est béni par les louanges, le diable se nourrit des
souffrances des autres. Ce qui rappelle certaines pratiques de tribus indiennes ou autres
où l'on torturait les gens jusqu’à la mort “pour prendre leur force”.
Les démons que les gens ont suivis sur terre sont ceux qu'ils retrouvent en enfer.
La différence est que sur terre, selon les cas, ils semblaient être servis par eux et
qu'en enfer ils sont persécutés par eux.
Ces démons ont passé une vie à séduire des personnes pour pouvoir les envoyer en
enfer et les tourmenter dans l'au-delà.
Puissiez-vous, en lisant ces lignes, ne plus rien vouloir avoir affaire avec eux.
17
Les degrés de tourments

Il y a des degrés de tourments en enfer. Plus une personne a fait du mal, plus elle a
égaré les autres, plus elle a été en position de les tromper ici-bas, plus elle souffre en
enfer.
Ceux qui reçoivent des pouvoirs de la part de Satan pour détruire leur prochain par
la sorcellerie, l'occultisme font partie de ceux qui sont le plus tourmentés en enfer !
Les gens qui servent Satan imaginent recevoir un royaume en enfer, mais c'est un
châtiment plus grand qui les attend.
Car les droits que Satan a sur une personne correspondent au mal qu'elle a fait sur
terre, au nombre de personnes qu'elle a influencées, voire amenées à la perdition.
Les satanistes et ceux qui ont gagné des âmes à Satan par leur enchantements, séduc-
tion, sont condamnés en fonction de la gravité de leurs péchés et du nombre de person-
nes qu'elles ont fait chuter.
Etant donné que Satan hait tous les hommes, il n'a pas l'intention de rémunérer ceux
qui l'ont bien servi ici bas. Il va plutôt utiliser le droit qu'il a de leur faire plus de mal.
Jésus a dit au sujet de Judas :

“Mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux vaudrait pour
cet homme qu'il ne soit pas né.” (Matthieu 26 : 24)

Vu la gravité du péché de Judas, car il avait l'avantage d'être au contact direct du


Seigneur et d'être son ami, son sort était plus dramatique dans l'au-delà que pour un autre.
Jésus a dit aussi au Sujet de Capharnaüm :

“Et toi, Capharnaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel ? Tu seras abaissée jusqu'au séjour
des morts ; car si les miracles qui ont été faits chez toi avaient été faits à Sodome, elle
demeurerait encore aujourd'hui ! C'est pourquoi je vous le dis : au jour du jugement,
le pays de Sodome sera traité moins rigoureusement que toi” (Matthieu 11 : 23, 24)

Ceux qui ont connu l'Evangile et l'ont abandonné sont en plus mauvaise posture que
ceux qui ne l'ont jamais reçu :

“Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de l'avoir
connue et de se détourner du saint commandement qui leur avait été donné.”
(2 Pierre 2 : 21)

Ceux qui disent servir Christ et font le contraire de Sa volonté sont en mauvaise pos-
ture :

18
“Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n'a rien préparé et n'a pas agi
selon sa volonté, sera battu d'un grand nombre de coups.” (Luc 12 : 47)

Ces “coups”, dont il est question dans ce verset, c'est dans l'au-delà que le serviteur
indigne les reçoit. Marie Baxter a vu en enfer plusieurs serviteurs de Dieu, qui avaient
servi Le Seigneur avec grande efficacité à une époque pour se détourner ensuite de Lui,
voler l’église, vivre dans l'adultère et enseigner de fausses doctrines.
Après avoir refusé de répondre aux injonctions répétées du Saint-Esprit (bien
sur !) pour les ramener à Lui, à leur mort, ils sont partis directement en enfer, et dans un
des lieux où sont administrés les plus grands tourments.
Le diable les fait souffrir plus que les autres aussi parce qu'à l'époque où ils servaient
Dieu, ils ont causé des ravages dans son royaume. Le verset qui suit fait allusion à cela :

“Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il


ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente TERRIBLE du jugement
ET L’ARDEUR D’UN FEU qui dévorera les rebelles.” (Hébreux 10 : 26 à 31)

Différents lieux

Parmi les témoignages de personnes qui ont vu l'enfer, si plusieurs décrivent exacte-
ment les mêmes choses, d'autres décrivent des choses différentes pour la bonne raison
qu'ils ont visité des parties différentes de l'enfer.
L'enfer ce n'est pas juste le feu ou des prisons, c'est beaucoup plus vaste.
Les “lieux inférieurs” ont plusieurs demeures :

“Sa maison, c'est le chemin du séjour des morts ; il descend vers LES demeures de la
mort.” (Proverbes 7 : 27)

L'enfer représente plusieurs extrêmes en fonction du lieu et des tourments. Certains


témoignent du bruit qui est omniprésent en enfer là où d'autres parlent d'un silence de
mort, d'un isolement et d'une solitude oppressante.
Si l'enfer se caractérise par la chaleur et le feu qui y brule, l'autre extrême y
existe aussi : la glace et le froid.
Roger Mills a visité un lieu qu'il appelle “le côté froid de l'enfer” où, au lieu du feu,
c'est la glace qui est là. Il a aussi vu une partie de l'enfer appelé “les ténèbres du dehors”
qui ne se trouve pas sous terre mais dans le “deuxième ciel”.
Certains ont vu un lac de feu, des cellules de prisons, d’autres pas, une catégorie de
démons là où d’autres en ont vue une autre sorte. Certains ont vu un grand abîme dans
lequel se trouvaient les esprits enchaînés dans les ténèbres dont il est question dans Jude

19
1 : 6, d'autres ont vu de véritables vallées où errent les âmes, etc. Ce que chacun a vu
varie en fonction de son expérience propre et de ce que Jésus a voulu lui montrer.
Les différents témoignages, loin d’être contradictoitres, nous font réaliser que l'enfer
est bien vaste. Il concerne des millions de personnes et de démons qui ne sont pas confi-
nés dans un espace unique et restreint.

Les deux “saisons” de l'enfer

D’après Apocalypse 14 : 11 les hommes impies seront tourmentés jour et nuit :

“Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n'ont de repos ni
jour ni nuit, ceux qui adorent la bête et son image, et quiconque reçoit la marque de
son nom.”

Maintenant, il ne semble pas logique que les hommes qui sont en enfer soient tour-
mentés éternellement par des démons qui eux-mêmes doivent être condamnés.
Ces mêmes démons qui les tourmentent devront être tourmentés à leur tour aux côtés
de leur maître : Satan ! Ce temps doit venir, les démons le savent. Ils l’ont dit à Jésus :

“Qu'y a-t-il entre nous et toi, Fils de Dieu ? Es-tu venu ici pour nous tourmenter avant
le temps ?” (Matthieu 8 : 29)

Satan aussi sait que son temps est limité :

“Malheur à la terre et à la mer ! Car le diable est descendu vers vous, animé d'une
grande colère, sachant qu'il a peu de temps.” (Apocalypse 12 : 12)

Il y aura d'ailleurs, avant ce temps, une première période où Satan sera provisoire-
ment réduit à l'impuissance, qui correspond à ce qu’on appelle communément “le millé-
nium”.

“Il le jeta dans l'abîme, ferma et scella l'entrée au-dessus de lui, afin qu'il ne séduise
plus les nations, jusqu'à ce que les mille ans soient accomplis. Après cela, il faut qu'il
soit délié pour un peu de temps.” (Apocalypse 20 : 3)

Et ensuite, d'après Apocalypse 20 : 10, le tour du diable et de ses démons viendra :

“Et le diable, qui les séduisait, fut jeté dans l'étang de feu et de soufre, où sont la bête
et le faux prophète. Ils seront tourmentés jour et nuit, aux siècles des siècles.”

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On voit là que le fait d'être tourmentés ne concerne plus seulement les hommes qui
ont adoré la bête, mais aussi Satan et ses “sbires”. Le diable ne sera plus en position de
persécuter quiconque, étant lui-même tourmenté.
Il est dit que l'enfer, le lieu où il règne partiellement actuellement, sera jeté dans le
lac de feu.
Les tourments ne seront plus alors causés par les démons, mais par le feu de l'étang
de feu. Nous n'avons pas assez de détails entre les mains à ce jour au niveau des témoi-
gnages. C'est difficile à comprendre d'ailleurs pour nos esprits !
Ce lac, plus que l'enfer lui-même, est qualifié de “seconde mort” :

“Mais pour les lâches, les incrédules, les abominables, les meurtriers, les débauchés,
les magiciens, les idolâtres, et tous les menteurs, leur part sera dans l'étang ardent de
feu et de soufre, ce qui est la seconde mort.” (Apocalypse 21 : 8)

Bernada Fernandez a vu ce lac de feu : “Puis nous sommes allés à un endroit où il y


avait un lac de feu… Le Seigneur me dit : " Ce que tu vois est un lac de feu, qui est prêt
pour le diable, le faux prophète, et l'antéchrist … tous ceux qui ne m'ont pas accepté
comme Sauveur et ceux qui ne vivent pas en conformité à ma Parole iront là.”
Bessie Haskell également : “L'Esprit m'amena à mi-chemin, puis me laissa m'arrê-
ter et regarder. En face de moi, vers la gauche, se trouvait un lac de feu… Et pas un petit
lac - plutôt de l'étendue du lac Michigan… on entendait des cris affreux.”
Le jugement de Dieu s'exerce sous deux formes :
- La première en livrant les méchants au bon plaisir de leurs ennemis qu'ils ont choi-
si de servir ici- bas :

“…je t'ai livrée à la volonté de tes ennemis, les filles des Philistins, qui ont rougi de ta
conduite criminelle.” (Ezéchiel 16 : 27)

Ce qui équivaut à nous laisser récolter ce que l’on a semé. Comme déjà mentionné,
chacun est livré entre les mains des démons avec lesquels il s'est ligué sur terre.
On peut dire que la première saison de l'enfer, qui se déroule en ce moment, est le
jugement de Dieu dans l'expression d'être livré à ses ennemis : les démons de l'enfer.
- La seconde saison est Sa colère qui se transforme en feu dans l'au-delà :

“Il convertit Sa colère en un brasier, et Ses menaces en flammes de feu. C'est par le
feu que l'Eternel exerce ses jugements…” (Esaïe 66 : 16)

C’est le jugement de Dieu par le feu éternel du lac de feu où seront jetés Satan, ses
démons et les hommes impies après le jugement dernier.

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Il y aura, d'après Apocalypse, un jour de jugement où les morts ressortiront même de
l'enfer pour être jugés définitivement :

“La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les
morts qui étaient en eux ; et chacun fut jugé selon ses oeuvres.” (Apocalypse 20 : 13)

C'est le même fonctionnement que dans notre société où un homme qui vient de
commettre un délit est d'abord jeté en prison, où il y attend son jugement. Au moment du
jugement seulement, il prend connaissance de sa peine définitve.
Après le jugement, hommes impies et démons, tourmentés et tourmenteurs, seront
alors jetés dans le lac de feu !

On ne part pas en enfer “comme ça” !

Il est important de comprendre, vu la gravité du sujet, que l'on ne se retrouve pas


enfer “comme ça”.
L'Esprit de Dieu est au travail chaque jour sur cette terre pour appeler les hom-
mes à se repentir et se tourner vers Christ.
- Les hommes se retrouvent en enfer pour avoir rejeté LES APPELS REPETES de
l'Esprit de Dieu.
M. Baxter dit que : “Tous ceux qui occupent les cellules de l'enfer, me dit JESUS, ont
entendu la vérité de la Parole de Dieu tandis qu'ils vivaient encore sur terre. Plusieurs
fois mon salut leur a été offert. Plusieurs fois mon Esprit les a attirés. Mais ils n'ont pas
voulu prêter l'oreille et s'approcher de moi pour être sauvés.”

- Les hommes vont en enfer pour s'être complus dans le mal et n'avoir pas cher-
ché la solution pour en sortir.
Jésus a dit à M. Baxter au sujet de certaines personnes qui se trouvaient en enfer :
“Faire mal était leur passion, ils y ont consacré leur vie.”

“Abraham répondit : mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie,
et que Lazare a eu les maux pendant la sienne ; maintenant il est ici consolé, et toi, tu
souffres.” (Luc 16 : 25)

- Quant aux chrétiens et serviteurs de Dieu qui vont en enfer, c'est soit parce qu'ils
ont été pleinement repris par le monde après avoir connu la vérité, soit parce qu'ils ont
fait le contraire de ce qu'ils ont professé à l'église ou dans leur ministère et parce qu'ils
ont égaré les autres au lieu de les éclairer.

22
Il fut dit à un jeune Colombien qui a vu l'enfer à ce sujet : “Ces âmes sont ici parce
qu'elles prêchaient, jeûnaient, chantaient, levaient les mains à l'église, mais dans la rue
et à la maison elles vivaient dans l'adultère, la fornication, mentaient et volaient.”
L'apôtre Paul MET EN GARDE DES CHRETIENS en ces termes :

“Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous y
trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les
homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les
ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu.” (1 Corinthiens 6 : 9,10)

23
Chapitre 3

QUE VALENT NOS TITRES


EN ENFER ?

Dans ce monde nous sommes tentés de vivre pour les apparences, pour se hausser
au-dessus des autres, prouver quelque chose, devenir “quelqu'un”. La Bible nous mont-
re que c'est ce que nous sommes aux yeux de Dieu qui compte et qui définira notre futur
éternel.
On doit choisir entre la gloire des hommes et celle qui vient de Dieu (Jean 12 : 42) !
Il n'y rien de mal à être élevé aux yeux du monde, lorsque c'est en conséquence d'un
comportement honnête et de la recherche de faire bien, mais beaucoup de ceux qui sont
en vue ici-bas font partie de ceux qui seront le plus abaissés dans l'au-delà.

“Jésus leur dit : Vous, vous cherchez à paraître justes devant les hommes, mais Dieu
connaît vos coeurs ; car ce qui est élevé parmi les hommes est une abomination devant
Dieu.” (Luc 16 : 15)

Par “abaissés” dans l'éternité nous voulons dire : en enfer.

“Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel ? Non. Tu seras abaissée jusqu'au
séjour des morts” (Matthieu 11 : 23)

Et il faut le considérer avant qu'il ne soit trop tard ! Jésus l'a expliqué ainsi à Ses dis-
ciples :

“Il leur dit une parabole : la terre d'un homme riche avait beaucoup rapporté. Il rai-
sonnait, se disant : Que vais-je faire ? Car je n'ai pas assez de place pour recueillir mes
récoltes. Voici, dit-il, ce que je vais faire : je vais démolir mes granges, j'en construirai

24
de plus grandes, j'y recueillerai tout mon blé et mes biens, et alors je pourrai me dire :
“Tu as beaucoup de biens en réserve, pour de nombreuses années ; repose-toi, mange,
bois et fais la fête. Mais Dieu lui dit : Homme déraisonnable, cette nuit même ta vie te
sera redemandée ! Et ce que tu as préparé, à qui cela ira-t-il ?”
(Luc 12 : 15 à 20)

Qu'arrive-t-il à cet homme une fois que son âme lui est redemandée ? Disparaît-il
dans le néant ? Comme s'il n'avait jamais existé ? S'endort-il ?
La réponse, Jésus l'a donnée en racontant l'histoire de l’homme riche qui, lorsqu'il
mourut, ne disparut pas dans le néant, mais se retrouva dans un lieu : l'enfer ou “le séjour
des morts”.
Dans ce lieu il n'était ni en sommeil, ni dans un état comateux mais bien conscient et
en proie à la souffrance :

“Le riche mourut aussi, et il fut enseveli. Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et,
tandis qu'il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son
sein. Il s'écria : Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu'il trempe le
bout de son doigt dans l'eau et me rafraîchisse la langue ; car je souffre cruellement
dans cette flamme.” (Lu 16 : 22 à 24)

Ses sens étaient toujours là : il voyait, entendait, parlait… et souffrait ! Et ce parce


qu'il n'avait pas, comme le riche de l'histoire précédente, préparé son éternité pendant sa
vie (Luc 16 : 25).
A quoi bon vivre une vie de plaisirs illicites ici-bas si cela nous prépare à une
éternité de souffrances ?
Nous vivons dans des temps où tout va de plus en plus vite. Cet enseignement sur
l'éternité n’est donc pas superflu. Chaque jour des hommes et des femmes partent en
enfer.
La Bible dit que l'enfer n'est jamais rassasié :

“Le séjour des morts, la femme stérile, la terre, qui n'est pas rassasiée d'eau, et le feu,
qui ne dit jamais : Assez !” (Proverbes 30 : 16)

Il y a un désir profond du diable d'amener le plus de monde possible et le plus rapi-


dement possible dans ce lieu.

“C'est pourquoi le séjour des morts ouvre sa bouche, élargit sa gueule outre mesure ;
alors descendent la magnificence et la richesse de Sion, et sa foule bruyante et joyeu-
se.” (Esaïe 5 : 14)

25
D'après ce verset, ceux qui sont “magnifiques”, les riches “insouciants” qui vivent
selon les fausses joies de ce monde finissent par descendre en enfer !

Le contraste entre ici-bas et l'enfer

Que devient notre réputation, notre place dans la société, notre autorité, notre argent
lorsque l'on meurt ?
Il n'y a plus rien de tout ça dans le séjour des morts. Tout est perdu !

“Tout ce que ta main trouve à faire avec ta force, fais-le ; car il n'y a ni oeuvre, ni pen-
sée, ni science, ni sagesse, dans le séjour des morts, où tu vas.” (Ecclésiaste 9 : 10)

Ici-bas vous êtes peut-être méticuleux dans votre petit monde égoïste? vous ne vous
mêlez pas avec n'importe qui... Là-bas vous passez à l'autre extrême :

“Ils ne vivront pas toujours, ils n'éviteront pas la vue de la fosse. Car ils la verront, les
sages meurent, l'insensé et le stupide périssent également, et ils laissent à d'autres
leurs biens. Ils s'imaginent que leurs maisons seront éternelles, que leurs demeures
subsisteront d'âge en âge, eux dont les noms sont honorés sur la terre.
Mais l'homme qui est en honneur n'a point de durée, il est semblable aux bêtes que
l'on égorge. Telle est leur voie, leur folie, et ceux qui les suivent se plaisent à leurs dis-
cours. Comme un troupeau, ils sont mis dans le séjour des morts, la mort en fait sa
pâture ; et bientôt les hommes droits les foulent aux pieds, leur beauté s'évanouit, le
séjour des morts est leur demeure.” (Psaumes 49 : 14)

Non seulement vous perdez tout, mais la pourriture devient votre partage :

“Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts, avec le son de tes luths ; sous
toi est une couche de vers, et les vers sont ta couverture.” (Esaïe 14 : 11)

Le désespoir !

“Car ce n'est pas le séjour des morts qui te célébrera, ce n'est pas la mort qui te loue-
ra ; ceux qui descendent dans le gouffre n'espèrent plus rien de ta loyauté.”
(Esaïe 38 : 18)

Ainsi que la souffrance : “… je souffre cruellement dans cette flamme”, dit le riche
dont parle Jésus qui s'est retrouvé en enfer (Luc 16 : 24).

26
Les “grands” de ce monde sont flétris en enfer

Avant la mort de Marylin Monroe, ressentant une urgence, l'évangéliste Billy


Graham lui avait téléphoné et avait pris un rendez-vous avec elle pour lui parler du salut
de son âme. Elle n'a pas fait de ce rendez-vous sa priorité et l'a repoussé de plusieurs
jours. Entretemps elle est morte !
Aujourd'hui, sur terre, son image continue d'être adulée, mais en enfer elle rend
compte pour sa vie de femme égocentrique, pour tous les adultères qu'elle a commis et
les familles qu'elle a brisées.
Les femmes et les hommes séducteurs sur terre n'ont plus de gloire en enfer :

“L'Eternel dit, parce que les filles de Sion sont orgueilleuses, et qu'elles marchent le
cou tendu et les regards effrontés, parce qu'elles vont à petits pas, et qu'elles font
résonner les boucles de leurs pieds, le Seigneur rendra chauve le sommet de la tête des
filles de Sion, l'Eternel découvrira leur nudité… Au lieu de parfum, il y aura de l'in-
fection ; au lieu de ceinture, une corde ; au lieu de cheveux bouclés, une tête chauve…
une marque flétrissante, au lieu de beauté.” (Esaïe 3 : 16 à 24)

Un jeune homme qui a vu l'enfer raconte que Le Seigneur permit qu'il voit de plus
près un des hommes qui étaient en train de souffrir. Cet homme était “une rock star” qui
avait chanté, de son vivant, que ni Dieu ni l’enfer n’existaient. Cet homme est aujourd’-
hui en enfer !
Et avec lui, tant d'hommes célèbres sur la terre qui ont blasphémé le nom de Dieu de
leur vivant. C'est là que vont ceux qui Le blasphèment aujourd'hui et qui ne se repentent
pas, quel que soit leur rang dans la société.

“Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts, avec le son de tes luths…”
(Esaïe 14 : 11)

Non mes amis, contrairement à ce qu’a chanté le groupe AC DC, l’enfer n’est pas un
lieu où il fera bon se trouver. Certains personnes vont jusqu’à déclarer : “On ne veut pas
aller au ciel car on va s’ennuyer. On veut aller en enfer car on va s’y amuser !” Quelle
folie !
Qu'en est-il de tous ceux qui ont vécu outrageusement au lieu de chercher la face de
Dieu de leur vivant ? Paul déclare :

“Ne vous y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les effé-
minés, ni les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outra-
geux, ni les ravisseurs, n'hériteront le royaume de Dieu.” (1 Corinthiens 6 : 9,10)

27
Beaucoup pensent, comme le chante Michel Polnareff, que “nous irons tous au para-
dis”. La musique du morceau est agréable, mais cette affirmation est fausse et conforte
ceux qui la croient dans une fausse sécurité.
La Bible nous dit clairement que nous décidons ici bas d'où nous passerons l'éterni-
té.
Beaucoup néanmoins, que ce soit des chanteurs, des acteurs ou autres personnalités,
etc., ont pu faire la paix avec Dieu avant de quitter cette terre. Il semble que ce fut le cas
d’Elvis Presley. Cet homme, né dans une famille chrétienne, qui, au lieu de servir le Roi
des rois a cherché sa propre gloire pour être, lui, “le king”, serait, semble-t-il, revenu à
Jésus à la fin de sa vie.
Alice Cooper également s’est converti de manière radicale et a adressé une lettre
publique d’excuse pour avoir participé à pervertir la jeunesse américaine.
Et beaucoup d’autres sont passés des ténèbres les plus complètes à la lumière de
Christ !
La notoriété et les richesses, une vie de débauche ou même une vie ratée, ne sont pas
des obstacles assez forts pour nous séparer de Dieu si nous voulons crier à Lui avec
un coeur sincère.
Si ce livre peut vous y pousser, combien je m’en réjouirai !

28
Chapitre 4

QUI “DESCEND” ENFER ?


Osons aller plus loin et traitons ce sujet en montrant que ne vont pas en enfer seule-
ment ceux qui ont tué des milliers de personnes ou qui ont abusé d’enfants.
Qui va, qui descend enfer ?

Les méchants descendent en enfer

Il faut réaliser qu'…

“…il n'y a pas d'avenir pour le mauvais ; la lampe des méchants s'éteint.”
(Proverbes 24 : 20)

Tous ceux qui prennent plaisir à la méchanceté doivent le savoir. Les méchants des-
cendent en enfer à leur mort. David demandait à Dieu de le préserver de ce sort :

“SEIGNEUR, c'est toi que j'invoque ! Mon Rocher, ne garde pas le silence envers
moi ! Si tu te tais, je serai semblable à ceux qui descendent dans le gouffre.”
(Psaumes 28 : 1)

De nombreux versets nous parlent de ceux qui DESCENDENT dans LE GOUFFRE.


L'enfer signifie “lieux inférieur”, comme on monte au ciel, on descend en enfer.
Dans les témoignages cités précédemment nous avons vu que les gens descendent en
enfer souvent à toute allure.

29
Rappel du témoignage de Bessie Haskell : “Ça descendait et ça descendait, il n'y
avait pas de marches, la gravité m'emportait.”
Rappel du témoignage de Jennifer Perez :
“…nous avons commencé à descendre à toute allure. Comme nous descendions ça
devenait de plus en plus chaud.”
L'enfer est donc bien un lieu précis situé en partie sous la terre, “en bas”, en contras-
te avec le ciel qui est “en haut”.
Il est question, dans Ezéchiel, de DESCENDRE dans “le séjour des morts”, “la
fosse”, “les profondeurs de la terre” (Ezéchiel 28 : 8 ; 31 : 14 à 18 ; 32 : 18 à 30).
Il y a, selon la Bible, une descente vers un gouffre, une fosse qui suit la mort des
impies.

“Mais tu as été précipité dans le séjour des morts, dans les profondeurs de la fosse.”
(Esaïe 14 : 15)

“Dans les profondeurs”, les lieux inférieurs, c'est sous terre que ça se passe !
Comment est-ce possible ? C'est sous la terre dans une autre “dimension”.

“Car tous sont livrés à la mort, aux profondeurs de la terre, parmi les humains, avec
ceux qui descendent dans le gouffre.” (Ezékiel 31 : 14)

Koré fut englouti par la terre avec ceux qui le suivirent. Il est même dit “qu’ils des-
cendirent vivants” dans l’enfer :

“La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de
Koré et tous leurs biens. Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout
ce qui leur appartenait ; la terre les recouvrit, et ils disparurent du milieu de l'assem-
blée.” (Nombres 16 : 32, 33)

Cela signifie qu’ils passèrent directement d’un monde à l’autre, d’une dimension à
une autre. Sinon l’expression “vivants”, employée ici, n’aurait pas de sens.
Ce gouffre, comme vu dans les chapitres précédents, est synonyme de souffrance, de
feu, de ruine pour les méchants et les rebelles comme Koré:

“Mais la ruine atteindra tous les rebelles et les pécheurs, et ceux qui abandonnent
l'Eternel périront… L'homme fort sera comme de l'étoupe, et son oeuvre comme une
étincelle ; ils brûleront l'un et l'autre ensemble, et il n'y aura personne pour éteindre”
(Esaïe 1 : 28 -31)

30
Il y a un parallèle entre la lave physique qui existe dans la terre, et le feu qui brûle
“en bas” en enfer, dans le monde spirituel.

Parenthèse au sujet de Christ

Quand Christ est mort, Il est descendu dans ce lieu qu’est l’enfer :

“Or, que signifie : Il est monté, sinon qu'il est aussi descendu dans les régions infé-
rieures de la terre ?” (Ephésiens 4 : 9)

“Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand pois-
son, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.”
(Matthieu 12 : 40)

Il y est descendu pour plusieurs raisons :

- Parce qu’il s’est identifié à nous jusqu’au bout, Il a subi le châtiment des damnés :
partir en enfer ! Son Esprit s'exprime à ce sujet par la bouche de David :

“On me compte parmi ceux qui descendent dans le gouffre, je suis comme un homme
qui n'a plus de force.” (Psaumes 88 : 4)

Je ne sais pas combien de temps cela a duré, mais au bout de quelque temps ni la
mort ni l’enfer n’ont pu Le retenir :

“...car tu ne m’abandonneras pas au séjour des morts, tu ne laisseras pas ton Saint voir
la décomposition.” (Actes 2 : 27, 31)

C’est devant Lui que l’enfer a tremblé. Il a vaincu l’enfer et la mort (des entités réel-
les d’ailleurs). “L’enfer et “la mort” sont des lieux, mais également des esprits démo-
niaques qui règnaient sur ces lieux (voir Apocalypse 6 : 8).

- Pour amener à la nouvelle naissance ceux qui, morts dans la foi au Dieu d'Israël,
qui demeuraient dans le sein d'Abraham (ou “Paradis”) où ils attendaient la possibilité
d'entrer au ciel.
Ce qui n’était pas possible tant que le voile qui séparait la terre du ciel (symbolisé
par le voile du temple) n’était pas déchiré à travers le sacrifice de Christ.
Jésus a dit au brigand sur la croix : “Aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis”.
Dans l'histoire du riche qui va en enfer, il est dit qu'un abîme séparait le lieu où il se
trouvait et celui où était Abraham :
31
“D'ailleurs, il y a entre nous et vous un grand abîme, afin que ceux qui voudraient pas-
ser d'ici vers vous, ou de là vers nous, ne puissent le faire.” (Luc 16 : 26)

- Pour prêcher aux habitants de l’enfer qu’Il est le Christ. Et, d’après Pierre, parti-
culièrement à une catégorie de personnes qui avaient vécu avant le déluge (nous y revien-
drons) :

“…Il a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l'Esprit, dans lequel
aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules,
lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé...” (1 Pierre 3 : 18 à 20)

A sa résurrection Jésus est REMONTE “d'en bas”:

“Tu m'as fait remonter du séjour des morts, tu m'as fait revivre loin de ceux qui des-
cendent dans le gouffre.” (Psaumes 30 : 3)

Mes amis, Christ est descendu jusqu'en enfer pour que vous n'ayez pas à y aller.
Pour cela il va falloir, pour beaucoup, choisir entre une position élevée sur terre pour
être ensuite abaissé pour l'éternité, ou une position abaissée (dans le sens d'humilité) sur
terre pour une position élevée pour l'éternité.

Les gens dits “normaux” vont aussi en enfer !

Un autre témoignage qui m'a frappé, est celui d'un jeune homme qui a vu un lieu en
enfer où des gens s’y trouvaient pour avoir été… “normaux”, selon les critères de ce
monde.
Il raconte : “Nous sommes arrivés à un endroit qui m'a vraiment impressionné… un
jeune homme se trouvait là… il avait sur son ventre une plaque… sur laquelle était mar-
qué : “Je suis là pour avoir été normal”… Je demandais à Jésus : “Seigneur comment
se fait-il qu'une personne se retrouve en enfer pour cette raison ?
Le jeune homme déclara : “Quand j'étais sur terre je pensais que le péché c'était
juste tuer et voler, et c'est pourquoi je n'ai pas jugé nécessaire de se rapprocher de
Dieu.”
Ce jeune homme avait eu l'occasion d'accepter Jésus mais il n'avait pas voulu se
sentir concerné et c'est pourquoi il se retrouvait là.
La Bible dit que :

“Telle voie paraît droite à un homme, mais son issue, c'est la voie de la mort.”
(Proverbes 14 : 12)

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Beaucoup de personnes estiment ne pas trop faire de mal, vivent une petite vie égoïs-
te sans estimer qu'ils ont besoin de changer ou de faire plus et de chercher Dieu.
Sur cette base, ils partent même du principe que si l'enfer existe, ils y échappe-
ront certainement.
Mais pour Dieu cette attitude “normale” est des plus anormales. Ce normal là est un
péché grave, c'est un mélange d'égoïsme, de lâcheté, d'indifférence à l'égard du Créateur.
Il conduit… en enfer !
Lorsque l'on fit remarquer à Jésus que certaines personnes étaient mortes d'une
manière violente et qui semblait injuste...

“Il leur répondit : Pensez–vous que ces Galiléens aient été de plus grands pécheurs
que tous les autres Galiléens, parce qu’ils ont souffert de la sorte ? Non, je vous le dis.
Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous de même. Ou enco-
re, ces dix-huit sur qui est tombée la tour de Siloam et qu’elle a tués, pensez-vous qu’ils
aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Non, je vous le
dis. Mais si vous ne changez pas radicalement, vous disparaîtrez tous pareillement.”
(Luc 13 : 1 à 5)

Ceux qui sont “comme tout le monde” périssent comme tout le monde, d'une maniè-
re ou d'une autre, que ce soit logique ou pas, juste ou pas ! Ce n'est pas normal d'être
“normal” selon la conception de ce monde !
Il n'est pas normal de passer toute une vie ici-bas sans chercher à connaître son
Créateur, sans se soucier de ce qu'il advient de nous quand on meurt, en se contentant de
manger, dormir, travailler et s'amuser. Ce n'est pas normal d'être satisfait par une telle
vie, c'est même anormal !

Des leaders religieux vont en enfer !

Selon certaines conceptions de ce monde, toutes les religions seraient bonnes et


mèneraient à Dieu, spécialement celles qui sont liées à des doctrines encourageant un
comportement pacifiste, tel que le bouddhisme.
Mais, selon l'Ecriture il n'y a qu'un seul chemin pour aller à Dieu et ce chemin
est Jésus, car seul Son sacrifice nous lave de nos péchés et nous réconcilie avec Dieu.
Le témoignage d'un moine bouddhiste qui mourut et revint à la vie, est des plus inté-
ressants. Ayant vu l'enfer, il raconte que dans le bouddhisme ils n'ont pas la notion d'un
endroit comme celui-ci. Au départ il ne savait même pas que c'était l'enfer.
Il y a vu des moines bouddhistes, comme lui, avec leurs robes safran. Il affirme
même avoir reconnu un moine célèbre qui était mort dans un accident de voiture en 1983.
Il raconte même qu’il a vu une personne, avec de très longs cheveux et qui portait aussi

33
une robe, qui n’était autre que Gautama (le Bouddha). Ce qui, dit-il, l’a beaucoup pertur-
bé.
Voilà un homme qui a vu des choses qu’il n’était pas conditionné à voir. Ce qui ne
peut que donner plus de crédit à son témoignage.
A ce sujet, la Bible, contrairement à une manière de raisonner assez répandue :“Cet
homme est si merveilleux car il fait ceci et cela”, déclare que des gens peuvent passer
leur vie dans l’ascèse, prétendre servir Dieu et, pourtant, faire cela motivés par la satis-
faction orgueilleuse de leur chair :“Je veux qu’on voit combien je suis spirituel” :

“Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu’ils indiquent un culte volon-
taire, de l‘humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contri-
buent à la satisfaction de la chair.” (Colossiens 2 : 23)

Elle va jusqu’à dire qu’on peut sembler se donner pour les autres, aller même jus-
qu’à donner son corps en sacrifice et ne pas avoir pour autant l’amour de Dieu en soi, car
nos motivations ne correspondant pas à ce qu’elles paraissent être :

“Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je
livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert à
rien.” (1 Corinthiens 13 : 3)

De là, à déclarer que tous ceux qui appartiennent à une fausse religion finiront,
sans distinction, en enfer, ce n’est pas ce que je veux faire comprendre ici. Nous abor-
derons ce sujet, ô combien délicat, dans la seconde partie de ce livre.

Les faux dieux entraînent en enfer !

Un homme, aujourd’hui prophète bien connu aux Etats-Unis, a eu un jour un acci-


dent de voiture et, sous le choc, il s'est retrouvé dans l'au-delà. Il y a vu des gens qui par-
taient en enfer.
Il a vu que chacun était accompagné par ce qui avait été son dieu sur cette terre,
si c'était l'argent il était enveloppé dans des billets de banque, si c'était l'alcool il était
comme attaché à sa bouteille, il a même vu un homme lié à sa pelouse qu'il préférait
tailler tous les dimanches matin au lieu d'aller à l'église (Dieu lui a donné de voir les cho-
ses sous cette forme pour qu’il comprenne bien le message).

“Leur fin sera la perdition ; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans
ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu’aux choses de la terre.” (Philippiens 3 : 19)

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Toute personne qui ne se tourne pas vers Dieu sert un autre dieu sur cette terre, même
les athées (2 Pierre 2 : 19).
La Bible qualifie, par exemple, la cupidité d'idolâtrie :

“Faites donc mourir ce qui, dans vos membres, est terrestre… et la cupidité, qui est
une idolâtrie.” (Colossiens 3 : 5)

Ce faux dieu qui occupe leur vie, leur coeur et leurs pensées, est à la fois ce qui les
amène et les accompagne en enfer.
Ce qui est louable ici-bas est souvent méprisable en enfer.
Ce qui semble être votre ami, passion, ici-bas est votre ennemi en enfer.
Ce qui vous donne du plaisir ici-bas est ce qui vous torture en enfer.
Derrière toutes les choses qui nous lient se trouve un démon et c'est ce démon qui
nous damne et nous fait descendre en enfer.
Nos passions destructrices d’ici-bas nous persécutent dans l’au-delà par le biais des
démons qui nous les ont inspirées.
Marie Baxter a vu une sorcière qui arrivant en enfer, s'étonnait de ce que les démons
qu'elle dirigeait sur terre ne lui obéissaient plus. Et que le royaume que Satan lui avait
promis ne lui était pas donné.
Elle s'est retrouvée, au contraire, dans le lieu où règnent les plus forts tourments,
pour rendre compte pour toutes les âmes à qui elle a fait du mal et qu'elle a égarées.
Les plus tourmentés en enfer sont en effet ceux qui ont jeté des sorts aux autres et
qui ont servi volontairement Satan, les sorciers et sorcières.
Ceux qui prennent plaisir à faire peur aux autres à travers des films d'horreur sont
condamnés à avoir eux-mêmes peur pour l'éternité.
Ceux qui pervertissent les autres deviendront eux-mêmes des objets pour assouvir la
perversion de démons.
Ceux dont la vraie motivation pour tout ce qu'ils font est de paraître et satisfaire leur
orgueil feront partie des plus humiliés et ridiculisés en enfer.
Ceux qui disent aux autres ce qu'il faut faire et ne le font pas eux-mêmes se prépa-
rent un jugement :

“Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais,
que tu échapperas au jugement de Dieu ?... Mais, par ton endurcissement et par ton
coeur impénitent, tu t'amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la
manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres...”
(Romains 2 : 2 à 8)

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Les athées vont en enfer !

Avant de devenir un chrétien engagé, John Bunyan (“Le voyage du pèlerin”) croyait
en Dieu, mais voilà qu'un jour il rencontra un athée endurci qui par ses paroles installa
le doute en lui. Ce doute se transforma en une véritable dépression.
Un jour il se rendit dans un lieu avec le désir de s'ôter la vie. A cet instant il entendit
en lui une voix qui lui dit de ne pas mettre son projet à exécution car c'est l'enfer qui
l'attendrait. Il s'ouvrit à cette voix de Dieu, reprit courage et foi. Puis se retrouva
transporté dans une vision du ciel et une de l'enfer.
Il vit en enfer les âmes tourmentées pour l'éternité et plusieurs choses qu'il est inté-
ressant de partager ici. Il constata que les personnes athées sont souvent des gens qui
désirent, au départ, qu'il n'y ait pas de Dieu pour les punir ou les empêcher de vivre
comme ils le veulent. Et que, partant de ce désir, ces personnes se persuadent ensuite
(pour se rassurer) qu'il n'y a pas de Dieu, de diable, de ciel et d'enfer. Il vit plusieurs d'en-
tre elles en enfer.
Une de ces personnes lui dit :
“Au début, j'ai cru qu'il y avait un Dieu, mais plus tard, tombant dans le péché et la
mauvaise conduite qui m'exposaient à Sa colère, j'eus quelque espoir secret que Dieu
n'existât pas. Car il est impossible de concevoir qu'il y ait un Dieu sans penser en même
temps qu'Il est juste et droit, et, en conséquence, qu'Il est obligé de punir ceux qui trans-
gressent Sa loi. Ceci étant, j'avais conscience d'être moi-même exposé à Sa justice, ce qui
me fit Le haïr et désirer qu'Il n'existât pas.”
“Mais, continuant de me conduire mal, et trouvant que la justice ne m'atteignait
point, je commençai d'espérer qu'il n'y ait vraiment pas de Dieu ; cet espoir me condui-
sit à forger dans ma conscience des idées conformes à ce que je souhaitais.
Et ainsi, ayant organisé dans ma propre pensée un nouveau système de l'origine du
monde excluant dès lors l'existence d'une divinité, je me trouvais si fier de ces notions
nouvelles qu'elles s'accréditèrent dans mon esprit qui s'efforça alors de les imposer à
l'esprit des autres.”
Avant d'atteindre un tel degré, je dois avouer que je trouvai plusieurs objections dans
ma propre conscience à ce que je faisais et, de temps en temps, j'étais troublé par des
pensées, comme si je trouvais en fin de compte que tout n'était pas bien ; pensées dont je
m'efforçais de me débarrasser dans la mesure de mes moyens...
Je dois avouer que l'amour du péché endurcit mon coeur contre mon Créateur et me
Le fit haïr... Maintenant en pensant à cela j'éprouve les plus grands tourments...”
Bunyan décrit aussi “un lac sulfureux de feu liquide”, parle de “ténèbres” de “puan-
teur”, de “hurlements”, de grincements de dents...
Il précise que ceux qui sont sur terre compagnons de péché sont en enfer compa-
gnons de châtiment, avec les démons qui les ont fait pécher.

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Ceux qui pervertissent la vérité vont en enfer !
J’écoutais l’autre jour une invitée d’une émission de télévision, une personne ayant
l’air extérieurement des plus respectables, qui expliquait en toute fierté qu’elle était ver-
sée dans le sado-masochisme, qu’elle écrivait des romans sur le sujet et organisait des
soirées spéciales dans ce sens.
Elle poursuivit en disant qu’elle était venue avec une personne de même sexe qui
avait signé un contrat à vie avec elle, ce qui signifiait que cette personne n’avait plus de
droit sur sa propre vie. Elle a donné des détails sur le fait que les souffrances qu’elle infli-
geait à ceux qui désiraient “ses services” pouvaient aller très loin. Personne dans l’audi-
toire, pas plus que la présentatrice n’a dit “c’est anormal”, “c’est laid” ou “ça va pas
la tête ?”
Non ! elle était présentée comme la représentante d’une autre forme de sexualité.
C’est en tant que telle qu’elle avait été invitée. Il y a quelques années, cette personne
serait repartie encadrée de deux gendarmes ! Aujourd’hui elle est une représentante offi-
cielle d’une “minorité”, invitée dans des talk show...

“Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres
en lumière, et la lumière en ténèbres, qui changent l’amertume en douceur, et la dou-
ceur en amertume !” (Esaïe 5 : 20)

Le lendemain, c’était une émission sur la bisexualité, où aussi bien célibataires que
personnes mariées racontaient leurs aventures adultères avec des personnes des deux
sexes. Lorsque quelqu’un a juste dit qu’il préférait avoir des relations “normales”, il lui
fut vite répliqué qu’il n’y a pas de normes, justes des choix et des sexualités différentes.
Ce à quoi la majorité des participants a acquiessé.
Tout est fait aujourd’hui pour qu’il y ait de moins en moins de normes.

“...eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créa-
ture au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen ! C’est pourquoi Dieu les a
livrés à des passions infâmes....” (Romains 1 : 25)

On dit souvent que c’est par désir de vivre sans hypocrisie et libres que l’on veut
vivre sans tabous ni règles. En fait, on veut faire de ces comportements des qualités.

“Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens
réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injusti-
ce...” (Romains 1 : 28)

Lorsqu’une personne ne cherche pas Dieu, elle est vite happée dans une spirale de
déséquilibres divers. Au bout d’un moment, pour justifier ces déséquilibres elle s’effor-
37
ce de leur donner des “lettres de noblesse”, en présentant un défaut comme étant
une qualité, un esclavage comme l’expression d’une nouvelle liberté, bref en appe-
lant le mal bien !

“Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes de mort ceux qui
commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils approuvent ceux qui
les font.” (Romains 1 : 31)

Les moqueurs vont en enfer !

De plus en plus de personnes ont fait de la moquerie leur métier et en sont devenues
célèbres. Chaque soir plusieurs émissions télévisées sont bâties sur la moqueries de ceux
qui nous gouvernent, et d’un peu tout le monde, y compris de Dieu.
On invite des équipes de moqueurs qui sont applaudis tout au long de l’émission pour
leur vivacité d’esprit exprimée à travers leurs “vannes” qui rabaissent les autres. Le
président de la république et un peu toutes les autorités sont humiliées. Quand on sait le
respect que Dieu nous demande d’avoir pour les autorités dans la Bible...
Des chrétiens s’y sont même habitués et rient avec les moqueurs. Dieu ne le voit pas
sous cet angle. La Bible dit que...

“Les châtiments sont prêts pour les moqueurs, et les coups pour le dos des insensés.”
(Proverbes 19:29)

Sâchez que tout ce que je dis là n’est pas pour vous condamner, mais vous aider à
réaliser que les standards de ce monde ne correspondent pas aux standards de justice de
Dieu. Nous bâtissons de plus en plus notre société sur des valeurs contraires à celles
de Dieu. Et, vous qui lisez ce livre, sachez qu’il y a un prix à payer pour cela pour celui
qui ne se repent pas !
Je sais que ça passe de moins en moins bien de faire la morale, mais seule la repen-
tance peut tout changer. Notre endurcissement ne peut nous mener qu’à la destruction. Si
ce n’est ici-bas, ce sera certainement dans l’au-delà où nous ne pouvons rien apporter ni
de nos titres, ni de l’influence que nous avons sur les autres dans ce monde.
Ne nous appuyons pas sur nos titres ou nos fausses assurances ici-bas, préférons tout
perdre s'il le faut pour tout gagner dans l'éternité...

“Celui qui veut garder sa vie la perdra. Celui qui perdra sa vie à cause de moi la retro-
uvera.” (Matthieu 10 : 39)

Je ne peux qu'appeler tous ceux qui lisent ce livre à se détourner de leurs mauvai-
ses voies qui les mènent à la perdition.
38
Chapitre 5

LA REALITE DE LA COLERE
DE DIEU

Certains enseignants disent que la notion d’enfer ne case pas avec la notion d’un
Dieu bon. Je lisais dernièrement ce qu'affirmait l'un d'entre eux : “Quel Dieu bon serait
capable d'avoir créé un tel lieu ?”
Or, si la Bible parle de la bonté et patience de Dieu qui surpassent beaucoup de cho-
ses, elle parle également de Sa colère et de Sa justice dans des termes qui nous mettent
immédiatement “au diapason”:

“La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes
qui retiennent injustement la vérité captive…” (Romains 1 : 18)

Dieu est bon, plein de compassion et de miséricorde ! J'insiste toujours sur cela, et
continuerai à le faire dans mes enseignements, mais le connaître seulement sous cet
angle crée un déséquilibre.
Ne parler que de cet aspect, ce serait faire du tort aux gens. C'est lorsque nous avons
la connaissance ET LE RESPECT des diverses facettes du Seigneur que nous commen-
çons vraiment à Le connaître.
Dieu n'est pas un Dieu “mou” qui va sauver tout le monde, quoi que l'on fasse, qui
“laisse tout passer”. Il n'a rien à voir avec “le bon Dieu” de certaines personnes.
La Bible nous révèle combien Dieu est patient et veut sauver l'humanité, d'un autre
côté, elle nous enseigne que CETTE PATIENCE A DES LIMITES.
Lorsque ces limites sont dépassées (lorsqu'on a réussi à pousser Dieu au-delà de Ses
limites), elle déclare clairement que :

“C'est une chose terrible de tomber entre les mains du Dieu vivant.” (Hébreux 10 : 31)

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Dieu peut être aussi, d’après ce dernier verset : “TERRIBLE” !
Sa colère est légitime, elle est causée par le mépris et l'irrespect de l'homme lorsqu'il
refuse, ou foule aux pieds après l'avoir accepté, le don précieux du fils unique de Dieu :

“Mais, par ton endurcissement et par ton coeur impénitent, tu t’amasses un trésor de
colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui
rendra à chacun selon ses oeuvres; réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persé-
vérance à bien faire, cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité mais l’irritation et
la colère à ceux qui, par esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’in-
justice..” (Romains 2 : 5 à 9)

J’ai regardé une émission sur les milliers de femmes qui sont violées, battues et muti-
lées au Gongo actuellement par des milices de “rebelles”. Je peux vous dire que j’ai res-
senti la colère monter en moi... ainsi que celle de Dieu !
Le méchant doit être arrêté et puni s’il ne se repent pas. Il doit savoir qu’il n’y a pas
d’avenir pour lui s’il continue dans sa voie.
L’Evangile ne nous parle pas d’un Dieu mielleux qui ne réagit pas à l’injustice. Dieu
ne nous encourage pas à désirer que les méchants soient impunis s’ils ne se repentent pas,
bien au contraire :

“Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !”
(Matthieu 5 : 6)

Si nous ne devons pas parler de la colère de Dieu en priorité ou de manière dispro-


portionnée par rapport à Son Amour, ne pas la mentionner c’est déséquilibrer le messa-
ge biblique. Si nous ne sommes pas supposés menacer les gens de l’enfer, il faut que ce
sujet fasse pleinement partie de notre témoignage.
Jésus a clairement mis en garde vis-à-vis de l'enfer.

“…il dira à ceux qui seront à sa gauche : “Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le
feu éternel préparé pour le diable et pour ses anges.” (Matthieu 25 : 41)

Colère de Dieu et enfer vont souvent de pair :

“Si quelqu'un se prosterne devant la bête et son image et reçoit une marque sur le front
ou sur la main, il boira, lui aussi, du vin de la fureur de Dieu, versé sans mélange dans
la coupe de sa colère, et il sera tourmenté dans le feu et le soufre, devant les saints
anges et devant l'agneau !” (Apocalypse 4 : 9)

40
Ce n’est pas moi qui ai inventé ces versets. Ils sont dans la Bible.
Le diable veut que vous en sachiez le minimum sur l’enfer.
Il veut vous empêcher de vous repentir. Beaucoup de gens fameux souffrent malgré
leur notoriété, leur argent, combien font de la dépression, mais sans pour autant se
détourner de leurs mauvaises voies :

“Je voudrais les sauver, mais ils disent contre moi des paroles mensongères. Ils ne
crient pas vers moi dans leur coeur, mais ils se lamentent sur leur couche…”
(Osée 7 : 13)

La crainte de Dieu

Le Seigneur est plein de bonté mais aussi plein de majesté.


Il doit être aimé mais aussi craint. La Bible parle de la crainte de Dieu comme d’une
vertu.

“Le commencement de la sagesse, c’est la crainte du Seigneur.” (Psaume 111 : 10)

Beaucoup trop de gens craignent le diable, mais c'est bien plus terrible de tomber
entre les mains de Dieu lorsqu'Il est en colère. Jésus nous l’a dit clairement :

“Je vous dis, à vous qui êtes mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps et qui,
après cela, ne peuvent rien faire de plus. Je vous montrerai qui vous devez craindre.
Craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter dans la géhenne ; oui, je vous
dis, c'est lui que vous devez craindre.” (Luc 12 :4, 5)

Qui a enseigné que Dieu était tellement bon qu'Il pardonnera à tout le monde ? C'est
totalement contraire à la notion de justice. La définition de la justice c'est RENDRE A
CHACUN SELON SES OEUVRES (Psaume 62 : 12).
Cette notion de justice ne concerne pas seulement l'Ancien Testament, mais est enco-
re plus applicable aux jours de Christ.

“Car le fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges ; et alors
il rendra à chacun selon ses oeuvres.” (Matthieu 16 : 27)

La justice est un fondement du trône de Dieu, elle ne peut, en aucun cas, être
annulée au détriment de Sa bonté.
La grâce ne veut pas dire que la justice ait disparu, mais que justement la justice a
été satisfaite à travers le don de la vie de Christ pour l'humanité.

41
La justice de Dieu

Ceux qui se moquent de Dieu, vivent dans le péché, rejettent et méprisent le messa-
ge de l'Evangile, servent Satan, ne savent pas ce qu'ils font. Dieu leur donne du temps,
mais Il “les attend aussi au tournant'”, car Il est aussi le Dieu de la vengeance.
Les chrétiens imaginent, parfois, que le fait que Dieu nous dise de tendre l'autre joue
et de ne pas rendre le mal pour le mal signifie qu'il n'y a pas de notion de vengeance dans
le royaume de Dieu.
Ce qui est totalement faux !
La vengeance est tout autant une notion biblique que la grâce. Lorsque la grâce n'est
pas saisie, ELLE EST SUIVIE DE LA VENGEANCE.
Il nous est dit dans la Parole de ne pas nous venger nous-mêmes, mais il n’est pa dit
qu'il ne doit pas y avoir de vengeance.

“Ne vous vengez point vous-même, bien-aimés, mais laissez agir la colère ; car il est
écrit : A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur.” (Romains 12 : 19)

La notion de vengeance existe aussi vis-à-vis des rapports injustes des chrétiens entre
eux.

“...que personne n'use envers son frère de fraude et de cupidité dans les affaires, parce
que le Seigneur tire vengeance de toutes ces choses, comme nous vous l'avons déjà dit
et attesté.” (1Thessaloniciens 4 : 6)

Les chrétiens doivent faire attention dans leurs rapports mutuels, car il y a une rétri-
bution pour le comportement mauvais des chrétiens entre eux.

“Car nous connaissons celui qui a dit : A moi la vengeance, à moi la rétribution ! Et
encore : le Seigneur jugera son peuple.” (Hébreux 10 : 30)

Ananias et Saphira, membres en vue de l’église de Jérusalem, ont expérimenté à


leurs dépends le jugement de Dieu (Actes 5 : 5).
Il est question dans la Bible d’un “jour de vengeance”. De même qu'il y a un jour
pour le salut et un temps pour la grâce (Esaïe 49 : 8), il y a un jour pour la vengeance de
Dieu :

“Car un jour de vengeance était dans mon coeur, et l'année de mes rachetés est
venue.” (Esaïe 63 : 4)

42
L'un des aspects du message de l’Evangile est aussi d'annoncer des temps de ven-
geance pour ceux qui refusent de réformer leurs vois et de saisir le salut qui leur est pro-
posé :

“Pour publier une année de grâce de l'Eternel, et un jour de vengeance de notre Dieu
Pour consoler tous les affligés.” (Esaïe 61 : 2)

Ce serait amputer l'Evangile que d'omettre d'annoncer cet angle des choses. Oui,
Dieu tire vengeance de ceux qui oppriment les autres, même s'il semble que cette ven-
geance n'intervienne pas tout de suite :

“Parce qu'une sentence contre les mauvaises actions ne s'exécute pas promptement, le
coeur des fils de l'homme se remplit en eux du désir de faire le mal.” (Ecclésiaste 8:11)

Elle n'intervient pas tout de suite, pour la bonne raison que Dieu laisse du temps aux
hommes pour se repentir, même aux plus gros pécheurs.
Quand vous ne voyez pas de châtiment arriver à l'horizon, rendez gloire à Dieu pour
Sa patience à votre égard, au lieu de vous endurcir et de penser que vous aller pouvoir
continuer impunément dans cette voie.
Utilisez ce temps pour venir ou revenir à Lui !!!
Oui, Dieu est ému de compassion pour l'humanité, mais Il EST AUSSI en colère.
Contre qui Dieu est-Il en colère ?
- Contre ceux qui rejettent le Salut en Christ :

“Celui qui croit au fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au fils ne verra point la
vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.” (Jean 3 : 36)

Dieu a donné Son fils unique pour sauver l'humanité. Cette démarche Lui a coûté la
souffrance d'un père qui voit son fils crucifié, a coûté à Christ tant de souffrances phy-
siques, morales. Le plus gros affront qu'un être humain puisse faire à Dieu est de mépri-
ser ce don ineffable.
- Contre ceux qui se comportent injustement à l'égard des autres, ceux qui égarent les
autres au point de les empêcher de voir et d'entendre le message de l'Evangile.

“La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes
qui retiennent injustement la vérité captive.” (Romains 1 : 18)

Beaucoup de gens sont ainsi, ils se perdent et, non contents de cela, ils essayent d'a-
mener le plus grand nombre dans leurs délires.

43
Plus une personne a la capacité d’influencer négativement les autres, plus elle fait de
ravage et plus la colère de Dieu lui est réservée.
Avis aux groupes et chanteurs de rock, qui pervertissent la jeunesse : le sang de ces
jeunes témoignera contre vous !
- Contre ceux qui vivent selon les principes immoraux de ce monde.
Dans Ephésiens 5 : 6 et Colossiens 3 : 6 Paul cite plusieurs choses dont il faut se
détourner, car, dit-il...

“C'est à cause de ces choses que la colère de Dieu vient sur les fils de la rébellion.”

Ces choses, qu’il cite, sont : la débauche, l'impureté, la cupidité, les paroles grossiè-
res, les propos insensés, la colère humaine, la rébellion, le mensonge, l'animosité, la
méchanceté, la calomnie. Elles se développent de plus en plus dans le monde et vont
attirer la venue d'une grande colère.

“Et j'entendis une voix forte qui venait du temple, et qui disait aux sept anges : Allez,
et versez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu.” (Apocalypse 16 : 1)

Face à tout ce mal qui se développe, le coeur de beaucoup gémit et soupire.

“... fais une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent à cause de
toutes les abominations qui s'y commettent.” (Ezéchiel 9 : 4)

Face à toutes ces injustices qui nous entourent : magouilles politiciennes, influence
mafieuses, drogue qui détruit la jeunesse sous le couvert de hautes autorités, l’abus d'en-
fants, une justice laxiste, la destruction de la cellule familiale, etc., ne vous arrive-t-il pas
de gémir et soupirer en vous-même : “Combien de temps encore, Seigneur ?”
Voulons-nous le mal des être humains ? Non, nous désirons, comme c'est la volonté
du Seigneur, que tous parviennent à la connaissance de la vérité, mais les choses ne peu-
vent continuent longtemps selon le train actuel de ce monde.
Au ciel on gémit aussi, en ces termes:

“Ils crièrent d'une voix forte, en disant : jusqu'à quand, Maître saint et véritable, tar-
deras-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?”
(Apocalypse 6:10)

De nombreux gémissements sortent de nos coeurs :


“Combien de temps encore l'homme oppressera-t-il son prochain ? Combien de
temps encore y aura-t-il des hommes qui battent leur femme, leurs enfants, font vivre l'en-

44
fer à ceux qui les entourent, trompent, volent, mentent et semblent s'en sortir sans que
personne ne dise ou ne fasse rien ?
Combien de temps encore les guerres vont-elles détruire les innocents ? C'est eux qui
se prennent les bombes sur la tête, c'est eux qui meurent de faim et non les grands qui
décident les guerres, etc.”
Et Dieu répond :

“Dites à ceux qui ont le coeur troublé : Prenez courage, ne craignez point ; voici votre
Dieu, la vengeance viendra, la rétribution de Dieu; il viendra lui-même, et vous sau-
vera. Non, le méchant ne demeurera pas toujours !” (Esaïe 35: 4)

Le langage du Nouveau Testament n'a rien à envier à celui de l'Ancien, en ce qui


concerne le fait de mettre “les points sur les i” dans ce domaine :

“A vous maintenant, riches ! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront
sur vous. Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes.
Votre or et argent sont rouillés; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous, et
dévorera vos chairs comme un feu.” (Jacques 5 : 1 à 6)

Jean-Baptiste prêchait la repentance en encourageant les gens à fuir... la colère à


venir (Luc 3 : 7) ! Il est important d'amener le pécheur à se laisser toucher par l'Amour
de Dieu, mais aussi à fuir la colère à venir.
Pour cela, il faut l’aider à prendre conscience du sort final des méchants :

“Car voici, le jour vient, Ardent comme une fournaise Tous les hautains et tous les
méchants seront comme du chaume ; Le jour qui vient les embrasera, dit l'Eternel des
armées, il ne leur laissera ni racine ni rameau.” (Malachie 4 : 1)

Dieu, ne fait point de favoritisme, cela ne change rien que vous soyez star de ciné-
ma, chanteur de rock, président de la république, roi, dictateur, milliardaire, j'ajouterai
prêtre, pasteur ou autre, aussi longtemps que vous aurez refusé d'accepter authentique-
ment Christ comme Sauveur ET SEIGNEUR.
La colère de Dieu finira par vous atteindre un jour. Votre succès ne vous protègera
pas, votre rang ne vous protègera pas, votre argent ne vous protégera pas, votre air reli-
gieux ne pourra rien pour vous.
Il y a un jour pour l'accomplissement de cette parole :

“Voici, le Seigneur est venu avec ses saintes myriades, pour exercer un jugement cont-
re tous, et pour faire rendre compte à tous les impies parmi eux de tous les actes d'im-

45
piété qu'ils ont commis et de toutes les paroles injurieuses qu'ont proférées contre lui
des pécheurs impies.” (Jude 1 : 14, 15)

Il y a un temps pour rendre compte !

“Ils rendront compte à celui qui est prêt à juger les vivants et es morts.”
(1 Pierre 4 : 5)

Jésus, Lui-même, a déclaré que les hommes (non repentis) rendront même compte
de toutes leurs paroles vaines :

“Je vous le dis : au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole
vaine qu'ils auront proférée.” (Matthieu 12 : 36)

Les hommes devront rendre compte de ce qu'ils ont fait de la terre qui leur était
confiée, de la femme qui leur a été confiée, des enfants qui leur ont été confiés, etc.
Certains rendront compte pour la place d'autorité qui leur a été confiée dans ce monde.
L'ont-ils utilisée pour alléger le fardeau des peuples ou pour l'augmenter ?
L'homme, qui se réjouit dans l'injustice, profitant et abusant des autres, doit savoir
que cela ne durera pas toujours.
Cet éphémère faux bonheur laissera demain la place au malheur éternel, selon les
paroles mêmes de Jésus:

“Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez
maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes !” (Luc 6 : 25)

46
Chapitre 6

LES CHRETIENS AUSSI DOIVENT


CRAINDRE L’ENFER

Ce chapitre est motivé par le désir de prêcher toute la vérité de la Parole de Dieu, et
pas seulement celle qui nous est agréable.
Il n’a pas pour but de nous choquer ni de nous culpabiliser, mais ce thème demande
à être abordé clairement, à une époque où une partie de l’Eglise est devenue si tiède et
où le péché semble avoir repris tant de place en son sein.
Evangéliser est important, bien sûr ! Ce qui vient après la conversion l’est tout
autant, car une personne sauvée peut retourner au monde et se retrouver dans une situa-
tion pire que celle à laquelle elle a échappé.
La Bible dit que MIEUX VAUT ALORS QU’ELLE N’AIT PAS PRIS CONNAIS-
SANCE DU SALUT. Jésus a dit de Judas :

“Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne soit pas né.” (Marc 14 : 21)

Pierre déclare au sujet de ceux qui rejettent Christ après l’avoir connu :

“En effet, si après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du
Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur
dernière condition est pire que la première.” (2 Pierre 2 : 20)

Jésus reprochait aux Pharisiens de faire des convertis au judaïsme et ensuite de les
rendre pires qu’eux.

47
“Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous courez la mer et la
terre pour faire un prosélyte ; et, quand il l’est devenu, vous en faites un fils de la
géhenne deux fois plus que vous.” (Matthieu 23 : 15)

Il leur dit qu’ils en font un fils de “LA GEHENNE”, c'est-à-dire de l’enfer. Après
avoir amené des personnes à la connaissance du Dieu d’Abraham, les Pharisiens es ensei-
gnaient de telle manière, qu’elles devenaient comme eux, religieuses, pleines de juge-
ment, et même pires qu’eux !
Si bien qu’elles REDEVENAIENT des candidat à l’enfer, bien qu’elles aient connu
le Dieu d’Israël. Cela me fait penser à tous ces chrétiens qui sont devenus plus méchants,
médisants, voire plus bêtes que ce qu’ils l’étaient avant de se convertir.
Ne pensons pas que le fait d’être sauvé va nous garder naturellement. Si nous lais-
sons revenir l’adversité, elle va se réinstaller sept fois plus fort (Matthieu 12 : 45).
Du chemin du ciel je peux donc me retrouver à nouveau sur celui de l’enfer.

“Sainte crainte”

Nous savons, qu’en tant que chrétiens, nous ne sommes pas supposés marcher dans
la crainte du diable, du monde et des hommes mais… tout en marchant quand même dans
une “sainte crainte” qui, elle, est due à Dieu.
Une “sainte crainte” est un facteur d’équilibre pour le peuple de Dieu. Elle permet
de développer respect et révérence à son égard. Elle nous aide à persévérer à marcher
dans la sanctification. Cette crainte-là est une œuvre de l’Esprit. Elle caractérisait la pre-
mière église et semble même être liée au fait qu’il s’y passait des miracles puissants :

“La crainte s’emparait de chacun, et il se faisait beaucoup de prodiges et de miracles


par les apôtres.” (Actes 2 : 43)

En ce qui concerne notre marche dans la foi, la Bible emploie même l’expression
“avec crainte et tremblements” :

“…mettez en oeuvre votre salut avec crainte et tremblement.” (Philippiens 2 : 12)

Qu’est-ce qui peut nous arriver de si terrible, une fois convertis, qui puisse nous faire
trembler ? La réponse est : d’aller quand même en enfer ! La sainte crainte est liée à la
prise de conscience de ce que l’on encourt si l’on transgresse et ne se repent pas, si l’on
persévère dans l’iniquité.

“…la crainte suppose un châtiment…” (1 Jean 4 : 18)

48
En attendant d’en arriver à un stade de croissance “d’amour parfait” qui finit par
bannir même la crainte, cette crainte de Dieu est supposée nous aider, pas nous nuire,
nous garder, pas nous perdre.
Ce n’est pas la crainte du diable dont nous parlons, c’est celle du jugement de Dieu
vis-à-vis de ceux qui pratiquent ou retournent à la pratique de l’iniquité. Déjà cite :

“...craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne.”
(Matthieu 10 : 28)

Savez-vous pourquoi toute une catégorie de chrétiens ne se soucient pas trop de faire
ou pas la volonté de Dieu, d’évoluer ou pas, d’être engagés ou pas, etc.?
Car ils imaginent que, maintenant qu’ils sont sauvés, ils iront quand même au ciel
quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas.
Croyez-vous que beaucoup de chrétiens continueraient à être si nonchalants, tièdes,
s’ils réalisaient qu’ils risquent d’aller en enfer lorsqu’ils mouront, tout enfant de Dieu
qu’ils sont ?
Nous passons facilement aux deux extrêmes : si certains ont besoins d’avoir une
assurance plus claire de leur salut et de ne pas laisser Satan la remettre en question
chaque semaine, d’autres… auraient besoin de l’avoir moins !
Je crois à l’importance d’avoir une assurance ferme de son salut, ne vous méprenez
pas sur ce que je veux dire, mais cette assurance ne doit pas être aux dépend de la sanc-
tification, c'est-à-dire de mener une vie droite.
Plusieurs ont été influencés par certains enseignements qui disent même qu’une fois
sauvé on ne peut plus perdre son salut.

Un chrétien peut-il perdre son salut ?

L’apôtre Paul exhorte les chrétiens à GARDER, à NE PAS SE LAISSE RAVIR, A


DEMEURER dans la foi, à ENTRETENIR ce qui leur a été donné en Jésus-Christ.
On peut donc PERDRE son salut !
Le verset suivant est on ne peut plus clair sur le sujet :

“Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans
lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les
termes où je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain.”
(1 Corinthiens 15 : 1)

Il est question ici de persévérer dans l’Evangile que l’on a reçu un jour, d’être sauvé
A CONDITION de le retenir.

49
Il est précisé que si ce n’était pas le cas NOUS AURIONS CRU EN VAIN. Il exhor-
te à ne pas se TROMPER SOI-MEME par de faux raisonnements (Jacques 1 : 22).
En effet, combien qui s’attendent à entrer naturellement au ciel, quoi que soit leur
vie. Ils se trompent par de faux raisonnements.
Cet enseignement peut les aider.
Que ce soit CLAIR : BIBLIQUEMENT, un chrétien, et même un serviteur de Dieu,
peut se retrouver en enfer.

Un chrétien ou un serviteur de Dieu peut se retrouver en enfer pour trois raisons :

- Parce qu’il a abandonné la foi après l’avoir embrassée !


Il est bien question dans l’Ecriture de ceux qui se détournent des voies de Dieu après
les avoir embrassées et qui, en conséquence, seront condamnés.

“Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de l’avoir
connue et de se détourner du saint commandement qui leur avait été donné.”
(2 Pierre 2 : 21)

“Mieux valait pour eux n’avoir pas connu” ! Le salut doit donc se saisir, se garder,
être confirmé, en quelque sorte !
A ceux qui rejettent Christ après L’avoir accepté, et après que le Saint-Esprit ait tout
fait pour les ramener à la foi, l’Ecriture déclare :

“Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou
de trois témoins, de quel pire châtiment pensez-vous que sera jugé digne celui qui aura
foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour profane le sang de l’alliance, par
lequel il a été sanctifié, et qui aura outragé l’Esprit de la grâce ?”
(Hébreux 10 : 28 à 31)

C’est bien un “châtiment” qui attend ces chrétiens qui vont jusqu’à outrager le Saint-
Esprit (démarche qui consiste en tout un processus, et non pas dans le simple fait d’avoir
manqué de respect au Saint-Esprit un jour, nous sommes d’accord !).
Ce châtiment… c’est l’enfer, comme le montre la suite du verset d’Hébreux déjà
cité. C’est au fait de se détourner de Dieu et de ne pas s’en repentir que fait allusion le
passage suivant :

“Car, si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il


ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais une attente terrible du jugement et l’ar-
deur d’un feu qui dévorera les rebelles.” (Hébreux 10 : 26)

50
- Parce qu’il vit de manière contraire à ce qu’il professe ! En d’autres termes,
parce qu’il ne marche pas dans la sanctification.

“Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le


Seigneur.” (Hébreux 12 : 14)

Ce n’est pas l’idée de marcher dans la perfection qui est sous-entendue ici. La sanc-
tification est synonyme de marcher dans l’amour vis-à-vis de son prochain, de se détour-
ner du péché, et de s’en repentir lorsqu’il nous arrive d’y tomber.
Accepter Christ nous purifie de nos péchés, marcher dans Ses voies nous tient à l’é-
cart de leur pouvoir. Si un chrétien ne vit pas comme un chrétien, il ne peut avoir droit à
l’avenir éternel destiné aux chrétiens.
Bien plus, il devient plus responsable que quelqu’un qui n’a jamais connu le salut :

“Le serviteur qui, ayant connu la volonté de son maître, n’a rien préparé et n’a pas agi
selon sa volonté, sera battu d’un grand nombre de coups.” (Luc 12 : 47)

Le salut comporte une responsabilité ! En aucun cas le fait que nous soyons sauvés
par la foi sans les œuvres ne peut signifier que notre salut va demeurer si, une fois sau-
vés, notre foi ne produit pas des œuvres.

“Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile ?”
(Jacques 2 : 20)

L’apôtre Paul met en garde des chrétiens, toujours, en ces termes :

“Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu ? Ne vous
y trompez pas : ni les débauchés, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni
les homosexuels, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les
ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu.” (1 Corinthiens 6 : 9,10)

Le contexte de l’épître aux Corinthiens, d’où est tiré ce verset, est que des membres
de l’église de Corinthe se sont livrés à l’impudicité et à d’autres dérèglements. Paul leur
fait clairement savoir qu’il ne faut pas qu’ils s’imaginent que, s’ils ne se repentent pas,
l’accès au royaume de Dieu leur restera néanmoins ouvert.
Ceux qui se comportent en injustes (et qui persévèrent dans ce comportement, je pré-
cise bien !), nés de nouveau ou pas, n’hériteront pas le royaume de Dieu.
S’ils n’héritent pas le royaume de Dieu, ils héritent d’autre chose : de “la colère”
(déjà vu !), c'est-à-dire de l’enfer.

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Quand on parle de comportements injustes, cela fait, entre autres, allusion au fait de
mal se comporter à l’égard de ses frères et sœurs, de les mépriser, les haïr. Jésus a dit :

“Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère est passible de
jugement ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ;
et que celui qui lui dira : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.”
(Matthieu 5 : 22 )

- La troisième cause est : de ne pas porter de fruits !


La vie chrétienne ce n’est pas être sauvé puis tomber dans une vie passive et infruc-
tueuse dans l’attente d’aller au ciel.
Jésus a dit :

“Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! N’entreront pas tous dans le royaume des
cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.”
(Matthieu 7 : 21)

Faire la volonté de Dieu entraîne automatiquement de porter du fruit. Jésus a claire-


ment mentionné qu’il nous a établis pour porter du fruit :

“…c’est moi qui vous ai choisis et institués pour que, vous, vous alliez, que vous por-
tiez du fruit et que votre fruit demeure.” (Jean 15 : 16)

Il est important de réaliser que chercher à accomplir sa destinée, c'est-à-dire le plan


de Dieu prévu à l’avance pour notre vie, n’est pas une option. Combien de chrétiens ne
se soucient pas de savoir ce qu’il est prévu qu’ils fassent, qui il est prévu qu’ils épousent,
dans quelle église exactement ils doivent se trouver selon le plan de Dieu.
Je ne dis pas que tous ceux qui ratent leur destinée perdent leur salut (loin de là). On
peut rater une bonne partie de sa destinée tout en portant quelques fruits, car, dans Sa
grâce, Dieu nous aide à « rattraper le coup » tant bien que mal, si je puis dire.
Maintenant, quelqu’un qui ne se soucie nullement du plan de Dieu pour sa vie, et qui,
de ce fait, ne porte pas de fruits, me semble en mauvaise posture.
Ces fruits, sont “le fruit de l’Esprit” dont il est question dans Galates 5 : 22 :

“Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bien-
veillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.”

Tant de chrétiens empirent au lieu de devenir meilleurs : la méchanceté, la dépres-


sion, le manque de patience, l’incrédulité, la colère, l’intempérance caractérisent leur vie.

52
La parabole des serviteurs qui doivent rendre des comptes de ce qu’ils ont fait avec
ce qui leur avait été confié, nous montre que celui qui cache son talent ne s’en sort pas
“comme cela”. Lorsqu’il dit à son maître :

“Seigneur, voici ta mine, que j’ai gardée dans un linge.” (Luc 19 : 20)

le maître réagit en disant :

“Otez-lui la mine, et donnez-la à celui qui a les dix mines.”

C’est un principe : si l’on ne fait pas fructifier, un minimum, ce que l’on a, on perd
même ce que l’on a. Jésus a mentionné, sans ménagement, ce qui arrive à celui qui ne
porte pas de fruit :

“Déjà même la cognée est mise à la racine des arbres : tout arbre donc qui ne produit
pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu.” (Luc 3 : 9)

Là aussi il est question du “feu”. Quel feu ? Celui de l’enfer ! C’est encore plus pré-
cis dans le verset suivant :

“Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et
des grincements de dents.” (Matthieu 25 : 30)

Il est question de “serviteur” dans plusieurs de ces versets… ce qui nous amène à
parler maintenant des serviteurs de Dieu.

Mise en garde pour les serviteurs de Dieu

Le fait d’être un pasteur, un serviteur de Dieu qui exerce dans un des ministères don-
nés par Christ à l’Eglise, ne nous met pas à l’abri de pouvoir, malgré tout, être damné
pour l’éternité. Jésus - toujours ! - a dit :

“Plusieurs me diront en ce jour-là (du jugement) : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous


pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et
n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouver-
tement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’ini-
quité.” (Matthieu 7 : 22, 23)

Ces hommes, ces femmes qui ont été des serviteurs de Dieu, exerçant dans un des
ministères apostoliques ou autres, bien qu’ils aient connu l’onction de Dieu n’en ont pas,
53
pour autant, connu le Seigneur au point de refléter son caractère. Bien au contraire, ils
ONT “COMMIS L’INIQUITE”, ce qui fait allusion à plus qu’avoir commis des fautes
(ce que Dieu nous pardonne), mais à un comportement mauvais entretenu, voire déve-
loppé, sur des années.
En effet, le comportement de tant de serviteurs de Dieu est des plus déplorables :
mensonges, adultères, vol, perversion caractérisent la vie cachée de nombre d’entre eux.
Quand ce n’est pas la colère, la jalousie, la médisance, l’agressivité qui caractérisent leur
ministère.
Le Seigneur est obligé de juger beaucoup d’entre eux pour les rendre humbles et pou-
voir les faire entrer dans le ciel.
Mais pour ceux qui ne se repentent pas, quel qu’ait été leur grand ministère, ils
“n’hériteront pas le royaume de Dieu”.
Les prophètes intègres de l’Ancien Testament se heurtaient déjà à la double vie et à
l’injustice de beaucoup de sacrificateurs, de Lévites et faux prophètes de leur époque :

“Prophètes et sacrificateurs sont corrompus ; même dans ma maison j’ai trouvé leur
méchanceté, dit l’Eternel.”

“…dans les prophètes de Jérusalem j’ai vu des choses horribles ; Ils sont adultères,
ils marchent dans le mensonge ; Ils fortifient les mains des méchants, afin qu’aucun
ne revienne de sa méchanceté. Ils sont tous à mes yeux comme Sodome, et les habi-
tants de Jérusalem comme Gomorrhe.” (Jérémie 23 : 14)

J’ai eu droit dans ma vie à des confessions de personnes qui ont été abusées morale-
ment, matériellement, sexuellement, par des “hommes de Dieu”.
Des femmes sont battues à la maison par des pasteurs qui prêchent l’amour du haut
de l’estrade, de l’argent est détourné pour leur intérêt égoïste par des serviteurs qui
encouragent les gens à donner tout ce qu’ils ont. Certains “hommes de Dieu” ne comp-
tent plus les conquêtes féminines qu’ils ont faites dans l’église, volant en secret les fem-
mes des autres.
Quelle est, selon la Bible, la fin de tels hommes ?

“C’est pourquoi leur chemin sera glissant et ténébreux, ils seront poussés et ils tombe-
ront ; car je ferai venir sur eux le malheur.” (Jérémie 23: 11, 12)

Pire, leur jugement sera supérieur à celui des pécheurs qui meurent sans s’être
converti, ou à celui de tout chrétien qui meurt dans le péché sans occuper une place de
responsabilité semblable à la leur.
Le Dr Roger Mills, un serviteur de Dieu à qui Le Seigneur a fait faire “un tour” très

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détaillé de l’enfer (son livre, déjà cité, étant à mes yeux un des meilleurs sur le sujet, à
ce jour), a vu un lieu spécialement “réservé” à ceux qui avaient occupé un des cinq minis-
tères et avaient eu des responsabilités particulière dans l’Eglise de Christ. Ils étaient
enfermés et tourmentés dans des cachots.
Il lui fut dit que ces hommes se sont retrouvés là pour avoir exercé leur ministère
avec hypocrisie, avec des motivations impures, pour avoir volé, abusé des gens au lieu
de les servir et pour avoir entretenu des doubles vies.
Le but de ce paragraphe est d’amener à réaliser la réalité du futur de telles person-
nes. Et que ceux qui pourraient se reconnaître puissent aussi se repentir avant qu’il ne
soit trop tard. Au lieu de s’appuyer sur une fausse assurance : “J’ai chassé des démons
et prophétisé en Son nom après tout.”
Si vous êtes dans cette situation, je vous conjure de revenir à votre bon sens. L’enfer
existe, il n’est pas que pour ceux qui ont rejeté Christ, il est aussi pour ceux qui l’ont
servi tout en entretennant une double vie.

“Les fils du royaume”

Il n’est pas question dans l’Ecriture que soient seulement jetés dans la Géhenne
(autre nom pour l’enfer) les incroyants, mais aussi “LES FILS DU ROYAUME” :

“Mais les fils du royaume seront jetés dans les ténèbres du dehors, où il y aura des
pleurs et des grincements de dents.” (Matthieu 8 : 12)

“Les fils du royaume” sont soit les juifs vivant sous l’ancienne alliance, soit ceux qui
ont eu part au royaume par Jésus-Christ à travers la nouvelle naissance.
Un fils du royaume peut donc ne pas entrer dans le royaume à sa mort ! Pire, il peut
aller en enfer ! C’est ce que dit le verset cité ci-dessus.
Combien nous devons veiller pour ne pas, comme dit Paul, être considéré un jour
comme ayant reçu la grâce de Dieu en vain :

“Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce
de Dieu en vain.” (2 Corinthiens 6 : 1)

La grâce peut être reçue en vain ! C'est-à-dire que son efficacité peut être réduite à
néant par notre attitude.
Aline Baxley avait connu le Seigneur, puis L'avait laissé tomber. Elle est retournée à
la drogue et à une vie de débauche. Elle eut un jour un accident de voiture, perdit
connaissance et se retrouva soudain en train de marcher dans l'ombre de la mort.
Elle décrit, elle aussi, d’épaisses ténèbres. Elle sentit l'ange de la mort qui l'amenait
en enfer.
55
Elle criait, grinçait des dents, suppliait de ne pas rester là. Elle a vu un lac de feu, des
flammes...
Elle n'est pas morte car sa mère priait pour elle, et elle est revenue à elle. Elle a chan-
gé ses voies et témoigne maintenant, en précisant que de l'autre côté : “On est encore plus
conscient qu'ici !”.
Paul nous dit de veiller à ne pas nous détourner de Christ, nous qui nous sommes un
jour tournés vers lui, car NOUS FINIRIONS PAR AVOIR PART au châtiment auquel
nous avons échappé en venant à Lui.

“Gardez-vous de refuser d’entendre celui qui parle ; car si ceux qui refusèrent d’en-
tendre celui qui publiait des oracles sur la terre n’ont pas échappé combien moins
échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux.”
(Hébreux 12 : 25)

Voler Dieu amène en enfer

Voler Dieu amène en enfer ! Nous savons que voler est mal. Néanmoins il existe un
péché qui peut sembler moins important à priori et qui est qualifié de tromperie ou de
vol, selon les traductions, à l'égard de Dieu.
C'est le refus, pour un chrétien, de donner la dîme et les offrandes ; une fois qu’il a
pris connaissance du principe bien sûr et d’en faire un mode de vie plus précisément.

“Un homme peut-il voler Dieu ? Pourtant, vous me volez, et


puis vous demandez : “En quoi t'avons-nous donc volé ? Lorsque vous retenez vos
offrandes et vos dîmes !” (Malachie 3 : 8) (Traduction Le Semeur)

“Les voleurs n’hériteront pas le royaume de Dieu.” (1 Corinthiens 6 : 9, 10)

Un autre jeune homme qui a vu l'enfer raconte qu'il a vu des personnes qui avaient
été chrétiennes s'y retrouver parce qu'elles ne donnaient ni dîme ni offrandes de leur
vivant.
Là aussi, il a demandé au Seigneur : “Comment est-ce possible que des gens aillent
en enfer pour cette raison ?” Et le Seigneur lui a répondu : “Parce que ces personnes
considéraient que dîmes et offrandes n'étaient pas importantes alors que Ma Parole
déclare que c'est un commandement !”
Le Seigneur lui expliqua que lorsque Son peuple retient les dîmes et les offrandes,
cela freine Son oeuvre et que l'Evangile n'est pas prêché. Et c'est très grave !
Voyez-vous, un péché définit sa gravité par les conséquences qu'il entraîne. Ne pas
donner sa dîme et ses offrandes est grave car cela empêche l'Evangile d'être annoncé
et donc les âmes d'être sauvées.
56
Exhortation

Lors d’un de nos séminaires, en plein milieu d’une réunion j’entendis le Saint-Esprit
me dire : “Tant de chrétiens sont si surs que l’enfer ne peut plus les concerner qu’ils ne
se soucient plus de marcher dans la sanctification et dans une sainte crainte”.
Je demandais au Seigneur de m’expliquer ce qu’Il voulait dire, et voici l’explication
qu’Il m’a donnée :
“A une époque, le diable a tellement attaqué mes enfants en ce qui concerne l’assu-
rance de leur salut que j’ai suscité de nombreux serviteurs pour leur enseigner à avoir
l’assurance de leur salut. Aujourd’hui le diable a déséquilibré les choses dans l’autre
sens.
Grand nombre de chrétiens ne se soucient plus trop de leur comportement et de leurs
paroles. On trouve cela particulièrement dans les couples où beaucoup se traitent et se
parlent de façon inconsidérée et ne se repentent pas. Mon nom est blasphémé à cause
d’eux.
“Ils doivent savoir que l’enfer peut se réouvrir sous leurs pas à cause de cela.
Beaucoup ont même à ce jour déjà un pied en enfer, c’est-à-dire que s’ils persistent dans
leur comportement inique, il n’en faudra pas beaucoup plus pour qu’ils soient perdus.
Beaucoup pensent aller au ciel et ont pris la route de l’enfer.
Je veux que tu leur dises cela et leur enseignes que les chrétiens aussi, s’ils ne
veillent pas, peuvent partir en enfer !”
On ne peut passer sa vie de chrétien à continuellement douter, se demander si l’on
est sauvé ou pas, c’est sûr, mais on ne peut la vivre non plus habité par la fausse assuran-
ce que quoi que l’on fasse ou ne fasse pas le résultat sera le même maintenant que nous
sommes sauvés.
Nous l’avons clairement démontré en citant de nombreux versets dans un chapitre
précédent.
Je veux adresser cette exhortation à tous les rétrogrades. A tous ces chrétiens à l'hu-
meur changeante, qui marchent un jour avec Dieu, un jour avec le diable, à tous les chré-
tiens boudeurs parce que telle ou telle prière n'a pas été exaucée, à tous les chrétiens qui
parlent sur les autres, jugent, se permettent d'avoir de l'amertume dans le coeur, etc.
Le temps est venu de se déterminer, car si Dieu juge le monde, Il juge aussi Son peu-
ple avant même de juger le monde :

“Car c'est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c'est
par nous qu'il commence, qu'elle sera la fin de ceux qui n'obéissent pas à l'Evangile
de Dieu ?'” (1 Pierre 4 : 17)

57
Il est temps que beaucoup de gens arrêtent de faire n'importe quoi dans l'Eglise de
Jésus-Christ.

“Ne savez-vous pas que les injustes n'hériteront point le royaume de Dieu ?”

La crainte de Dieu doit être redécouverte dans l'Eglise des derniers temps. La crain-
te est liée au respect. Dieu veut être respecté et nous appelle à nous respecter les uns les
autres.
Certaines personnes viennent, ou reviennent à Christ en entendant un message sur Sa
compassion, d'autres sur Sa grandeur, d'autres encore sur Sa divinité, etc., d'autres (parmi
les plus têtus) n'y viendront qu'en entendant un message sur Son jugement ou Sa colère.
Pourquoi pas ?
Le verset suivant, rendu dans plusieurs traductions par :

“...sauvez-en d’autres en les arrachant du feu...” (Jude 1:23)

est rendu dans la Bible Martin par :

“...sauvez les autres par la frayeur, les arrachant comme hors du feu...”

Tout ce que nous venons de voir n’a pas par but de condamner quiconque, mais de
nous faire prendre conscience de l’importance de marcher avec Christ dans la vérité et
en se gardant des pièges de l’adversaire.
Marchons dans la vérité et dans une “sainte crainte”, et nous n'aurons PAS A
CRAINDRE la colère de Dieu qui vient sur les injustes.
S'il ne faut pas être obsédé par l'enfer, il n'en faut pas moins mettre en garde ceux que
nous connaissons contre ce lieu, et ne pas avoir peur de parler de ce sujet.

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2ème Partie

Q
UI SERA SAUVE ?

59
60
Chapitre 1

QUI SERA SAUVE ? BONNE QUESTION !


Comme nous l’avons mentionné dans l’introduction de ce livre, on ne peut répon-
dre à la question “Qui sera sauvé ?” aussi simplement que par : “Ceux qui ont
accepté Jésus comme sauveur !” (même si l’affirmation est juste en soi), sans ent-
rer dans plus de détails et de précisions.
Nous l’avons vu dans la première partie, l’enfer est une chose trop sérieuse pour
qu’on y expédie trop facilement les gens à travers des raisonnements évangéliques
primaires.
Rappel : la Bible dit que:

“Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie.”
(1 Jean 5 : 12)

Et aussi :

“Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera
condamné.” (Marc 16 : 16)

Cela signifie t-il, sans plus y réfléchir, que toute personne de tout temps et dans tout
contexte, qui n’a pas acceptée Jésus comme sauveur est perdue ?
Plusieurs questions se posent alors, du genre :
- Qu’en est-il de ceux qui ont vécu avant la venue de Jésus et qui, de ce fait, n’ont
pu l’accepter comme sauveur sur cette terre ?
- Qu’en est-il de ceux qui, après la venue de Jésus, n’ont pu en entendre parler ?

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Ces questions sont légitimes et leur apporter des réponses est nécessaire pour la com-
préhension de la justice de Dieu et la crédibilité même du message de l’Evangile.
C’est que nous allons faire dans les lignes qui suivent, sans remettre en question pour
autant, cela va de soi, la vérité incontournable suivante : Il n’y a de salut en aucun autre
qu’en Jésus le Christ !

“Il n'y a de salut en aucun autre ; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été
donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.” (Actes 4 : 12)

Lui seul peut nous faire naître de nouveau par la puissance du Saint-Esprit et nous
ouvrir les portes du ciel !!

“Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.” (Jean 3 : 3)

Que ce soit dans cette vie ou après (à définir plus loin), il n’est pas possible d’entrer
dans le royaume de Dieu sans passer par Christ.
Néanmoins, plusieurs facteurs entrent en ligne de compte.
Il nous faut discerner plusieurs catégories de personnes et plusieurs catégories de
contextes.
Nous devons d’abord considérer les personnes qui sont nées et ont vécu sur cette
terre avant que Jésus vienne.
Parmi elles il y a des personnes qui appartiennent à une (première) catégorie assez
particulière :

A) Les personnes qui ont vécu au temps de Noé


et ont péri avec le déluge

D’après 1 Pierre 3 : 19, 20, le fait qu’elles aient été jugées ainsi n’était pas obliga-
toirement pour elles une condamnation à l’enfer éternel. Pierre nous dit que Christ est
allé, dans le royaume des morts, prêcher à ces esprits en prison.

“…il a été mis à mort quant à la chair, et rendu vivant quant à l’Esprit, dans lequel
aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules,
lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction
de l’arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sau-
vées à travers l’eau.”

Nous avons vu dans la première partie de ce livre qu’il y a plusieurs endroits dans ce
que l’on qualifie de manière générale de “séjour des morts” ou “enfer”.

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Le texte ci-dessous parle des régions (au pluriel) inférieures :

“Or, que signifie : Il est monté, sinon qu’il est aussi descendu dans les régions infé-
rieures de la terre ?” (Ephésiens 4 : 9)

Christ est donc allé visiter une certaine catégorie de personnes qui se trouvaient,
depuis leur mort, dans une des régions inférieures de la terre.
Qu’est-Il allé prêcher si ce n’est la voie du salut qui se trouve dans Son sacrifice.
La Bible n’entre pas dans les détails, mais nous expose des faits. Pendant les trois
jours où le corps de Jésus était dans le tombeau Son esprit est descendu en enfer avant
de monter au ciel :
Nous ne pouvons tout comprendre du comment et pourquoi de la visitation par Christ
de cette catégorie de personnes, mais Dieu a jugé que la notion de responsabilité de ces
gens, vu le contexte de l’époque, ne permettait pas à un Dieu juste de les vouer à l’enfer
éternel... sans autre démarche.
Cet exemple a, déjà, de quoi ouvrir notre esprit plus largement sur le sujet du salut.
Il pose un fondement pour la compréhension de la suite de notre développement, qui est
que Dieu prend chaque situation, contexte, circonstance en compte dans Son jugement !
Ensuite...

B) Qu’en est-il des personnes qui ont vécu après le déluge


et avant la venue de Christ ?

Il va encore falloir parler ici de plusieurs catégories de personnes :


1) Prenons l’exemple d’Abraham qui fut choisi par Dieu pour devenir son ami et
celui qui le ferait connaître d’une manière particulière.
Qui de mieux qu’un ami peut parler de nous à d’autres ?
Abraham, bien qu’il ait accès à une relation particulière avec Dieu, n’a pas eu part
de son vivant à une chose précise : la nouvelle naissance. Celle-ci ne devenant accessi-
ble qu’une fois le sacrifice et la résurrection de Jésus accomplis, deux mille ans plus tard.
Or, Abraham fut justifié par sa foi nous dit l’Ecriture. Cela signifie entre autre qu’il
trouva l’accès au salut de manière potentielle, différée.
Et tous ceux qui mourraient dans la même foi qu’Abraham avait placé en Dieu
allaient, avant la venue de Christ, dans un lieu provisoire (déjà mentionné dans la pre-
mière partie) appelé “sein d’Abraham” ou “paradis”.

“Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mou-
rut aussi, et il fut enseveli.” (Luc 16 : 22)

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Ce lieu se trouvait dans “les régions inférieures”, “l’enfer” dans un sens large du
terme, mais dans un lieu qui n’était nullement un lieu de tourment, mais au contraire de
repos.
Jésus a parlé de cet homme riche qui, en enfer, voit un lieu distinctement séparé d’où
il se trouve, qui n’est pas un lieu de souffrance mais de repos appelé “le sein
d’Abraham” :

“Dans le séjour des morts, il leva les yeux ; et, tandis qu’il était en proie aux tourments,
il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein.” (Luc 16 : 23 à 26)

Ces hommes morts dans la foi, mais sans avoir encore accès à la nouvelle naissan-
ce, étaient sauvés par leur foi en Dieu. Ce Dieu qui leur avait aussi annoncé la venue d’un
Messie qui les justifierait concrètement lors de Sa venue.

“C’est pourquoi les héritiers le sont par la foi, pour que ce soit par grâce, afin que la
promesse soit assurée à toute la postérité, non seulement à celle qui est sous la loi, mais
aussi à celle qui a la foi d’Abraham, notre père à tous...” (Romains 4 : 16)

Lorsque Christ est allé dans le séjour des morts, il a également amené le don de la
nouvelle naissance à ces esprits qui demeuraient dans le sein d’Abraham et qui ont pu,
alors, entrer au ciel. Il a permis à ces esprits “en attente” de naître de nouveau et de pou-
voir quitter le sein d’Abraham pour entrer au ciel.

C) Les hébreux qui étaient sous la loi

La loi fut donnée à la postérité d’Abraham : les hébreux.


Cette loi était une bonne chose pour permettre la gestion d’une société, mais elle
mettait aussi en évidence le fait qu’aucun homme n’était capable de ne jamais la trans-
gresser. Elle ne pouvait donc justifier et, à plus forte raison, sauver celui qui comptait
seulement sur elle pour trouver grâce auprès de Dieu.
La descendance d’Abraham, bien qu’ayant maintenant la loi, ne pouvait compter
pouvoir acquérir son salut différemment que son père Abraham l’avait obtenu : par une
foi sincère en Dieu et en Ses promesses.
On peut donc dire que tous les hébreux qui étaient sous la loi et qui eurent également
cette foi, sont aussi allés dans le sein d’Abraham.
L’exemple, déjà vu, du pauvre Lazare est celui d’un juif qui vivait sous la loi.

“Le pauvre mourut, et il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Le riche mou-
rut aussi, et il fut enseveli.”

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Voilà un homme qui, on peut dire, est loin… d’avoir réussi sa vie puisqu’il en est
réduit à mendier, mais lorsqu’il meurt il meurt sauvé à cause de sa foi sincère dans le
Dieu d’Israël.
Quand je dis qu’il est mort “sauvé”, puisque le salut n’est devenu accessible qu’une
foi Christ venu, il est plus précis de dire qu’il est mort en tant que candidat au salut et est
allé attendre le jour de la manifestation de ce salut dans “le sein d’Abraham”.
Toutes les personnes qui sont mortes sous la loi mais qui avaient la foi d’Abraham
ont été également amenées à la nouvelle naissance, puis au ciel par Jésus-Christ lorsqu’il
est descendu les chercher dans “les lieux inférieurs”.
Jusque là, les choses sont assez claires pour tout lecteur de la Bible.
Ca commence à devenir beaucoup plus délicat lorsque l’on pose la question suivan-
te :

D) Qu’en est-il de ceux qui n’ont ni été au contact d’Abraham,


ni n’ont fait partie du peuple hébreux ?

Qu’en est-il de tous ces gens dans le monde dont la nation n’a pas été choisie pour
être “le peuple élu” ?
Dieu a-t-il choisi un peuple au hasard et…tant pis pour les autres ? Lui en qui il n’y
a aucune injustice, qui n’a pas oublié les personnes qui ont vécu du temps de Noé, n’a t-
il rien prévu pour les “justes” des nations contemporaines des hébreux ?
Si on lit la Bible sans trop réfléchir, on risque d’avoir l’impression qu’à partir du
moment où Dieu choisit Abraham et un peuple du milieu des nations, il n’a plus rien pour
les autres nations. Or, cette impression est totalement fausse !
Nous devons comprendre que les hébreux furent les dépositaires d’une révélation
PARTICULIERE et supérieure par rapport à l’ensemble des nations (dans le but de tou-
cher par la suite toutes ces nations également), mais cela ne signifie pas que, dès lors,
aucune révélation ou présence et manifestation de Dieu n’était accessible aux aut-
res nations.
La logique, l’histoire et la Bible nous montrent le contraire. Plusieurs passages de
l’Ecriture nous montrent QU’EN PARALLELE avec l’histoire d’Israël Dieu a continué
à prendre en considération les nations et à avoir une part dans leurs affaires.
Il a placé des prophètes, des oints, parmi les nations : Balaam était au départ un pro-
phète de Dieu pour les nations, même s’il a mal tourné (Nombres 22 : 5).
Cyrus, le grand roi Perse, est appelé par Dieu Son “oint” (Esaïe 45 : 1). Comme nous
l’avons vu dans un autre livre, s’il fut un instrument pour la libération des hébreux de
Babylone, il le fut aussi pour alléger le joug de toutes les nations de son empire.
Il fut un “oint” de Dieu, issu des nations pour bénir les nations.

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Ailleurs Le Seigneur déclare qu’au même point qu’il a fait sortir Israël d’Egypte
c’est Lui qui a aussi fait sortir d’autres peuples de leur esclavage.

“N'ai-je pas fait sortir Israël du pays d'Egypte, comme les Philistins de Caphtor et les
Syriens de Kir ?” (Amos 9 : 7)

Dieu a toujourscontinué à avoir une part dans les affaires des nations.
L’Ancien Testament nous parle, avant tout, de l’Alliance que Dieu a faite avec le
peuple hébreux, mais en parallèle de cette relation qu’Il a développé avec les hébreux
Dieu visitait également et différemment d’autres peuples.
Simplement, SUR LA BASE D’UNE REVELATION MOINS PUISSANTE.
De même que Dieu a fait en sorte qu’Israël ait un témoignage de qui Il était, Il a fait
en sorte que les nations en ait également un, bien qu’il soit d’intensité inférieure.

“Ce Dieu, dans les âges passés, a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies,
quoiqu'il n'ait cessé de rendre témoignage de ce qu'il est, en faisant du bien, en vous
dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec
abondance et en remplissant vos coeurs de joie.” (Actes 14 : 16, 17)

Qu’est-ce que cela signifie plus précisément ?


Que n’importe quel homme, de n’importe quelle nation, qui réfléchit sur le sens de
la vie et cherche à connaître le créateur (démarche que fit Abraham nous dit le Talmud,
avant que Dieu se révèle à lui) recevra de Lui en retour une révélation, un témoignage de
qui Il est.
Dans le livre de Don Richardson : “L’éternité dans leur cœur”, l’auteur raconte que
chez tous les peuples de la terre des personnes se sont tournées vers l’adoration d’un Dieu
unique dont leur cœur ressentais le besoin.
Plusieurs avaient leurs propres prophètes qui n’avaient rien à voir avec les sorciers
ou chamanes versés dans l’occultisme, détournant les gens de l’idolâtrie et les encoura-
geant à se comporter avec justice vis à vis de leurs semblables.
Plusieurs ont reçu des révélations dont la plus intéressante était que ce Dieu, qu’ils
adoraient sans bien le connaître, enverrait un jour Son propre fils pour les sauver, les déli-
vrer de leurs oppresseurs et leur faire connaître plus amplement qui Il est.
Si bien que plusieurs missionnaires trouvèrent maintes fois, dans des contrées des
plus reculées, un chemin tout préparé à l’avance dans les coeurs pour que l’Evangile
qu’ils annonçaient soit reçu comme quelque chose d’attendu et d’évident.
Citons un passage de ce livre : “Qu’on le croie ou non (et je n’exagère pas), des
milliers de missionnaires chrétiens ont eu, au cours de l’histoire, la surprise d’être
accueillis avec enthousiasme même par certaines des peuplades les plus lointaines. Des

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gens bien incapables de lire un journal, fut-il déposé à leur porte, savaient à l’avance
que des messagers viendraient de la part du vrai Dieu, avec autant de certitude que s’ils
venaient d’en lire la nouvelle dans leur quotidien”.
Don Richardson dit que cela se retrouve dans un peu toutes les cultures.
Certaines cultures portent même les marques évidentes, retrouvées par les archéolo-
gues, du désirs de certains souverains de passer du culte des idoles à celui d’un Dieu
unique. Ces peuples ont, dans leur langage, appelé Dieu de noms du même genre que
ceux qui Le définissent dans l’Ancien Testament : “Le Seigneur des Cieux”, “Celui qui
est Grand”, “Le vrai Dieu”, “Le grand Dieu”, etc.
D’autres ont hérigé des hautels à un Dieu dont il ressentaient la présence mais qu’ils
n’arrivaient pas à définir encore assez clairement, comme pour Lui dire : “Hey, ne nous
oublie pas”.
Paul à Athène tombe sur un tel hautel, et il s’adresse au Ahèniens à ce sujet avec le
plus grand respect et non avec mépris :

“Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même
découvert un autel avec cette inscription : A un dieu inconnu ! Ce que vous révérez
sans le connaître, c’est ce que je vous annonce.” (Actes 17 : 2

Pourquoi tout ce développement ?


Pour que nous puissions comprendre que ceux des nations qui ont eu une révélation
personnelle du vrai Dieu, ont devant Lui le même parcours et statut qu’Abraham.
Cette révélation est plus limitée que celle qu’a reçue Abraham, c’est sûr, mais
comme Dieu nous juge par rapport à la lumière que nous avons et non par rapport à celle
que nous n’avons pas, elle est suffisante pour mettre un cœur en harmonie avec son créa-
teur.
D’ailleurs, soyons logique, si ce n’était pas pour les sauver par leur foi, Dieu ne se
serait pas donné la peine de leur rendre témoignage de Lui-même.
La Bible dit qu’Il a placé en tous “la pensée de l’éternité” :

“Il fait toute chose belle en son temps ; même il a mis dans leur coeur la pensée de l'é-
ternité, bien que l'homme ne puisse pas saisir l'oeuvre que Dieu fait, du commence-
ment jusqu'à la fin.” (Ecclésiaste 3 : 11)

Bien que ces personnes n’aient pas été incluses dans la révélation d’Abraham ou
celle du Sinaï, elles n’en demeurent pas moins des justes des nations justifiées par leur
foi.
De ce fait, leur destination à leur mort ne pouvait également qu’être “le sein
d’Abraham”, où elles ont certainement été instruites plus en profondeur sur qui est Dieu

67
et où elles sont aussi allés attendre que le Sauveur DU MONDE descende dans “les lieux
inférieurs” pour les visiter. C’est comme cela que je le comprends !

“Que l'étranger qui s'attache à l'Eternel ne dise pas : L'Eternel me séparera de son
peuple !” (Esaïe 56 : 3)

Nous croyons que ce verset de l’Ecriture ne concerne pas seulement les temps mes-
sianiques, mais tous ceux qui sont morts dans une foi sincère et réelle dans “Le Dieu du
ciel” (le “Père qui est aux cieux”).
Maintenant, il nous faut aborder un autre domaine encore plus délicat :

E) Le cas des personnes qui ont vécu après que Jésus


soit ressuscité

Certaines ont pu l’accepter comme sauveur, d’autres n’ont pas eu l’occasion de le


faire, d’autres encore l’ont accepté et non pas persévéré, etc. Il y a plusieurs situations
qui posent questions.
Pour certaines les réponses sont évidentes, pour d’autres beaucoup moins.
Là aussi il nous faut discerner plusieurs catégories d’individus, de contextes, de for-
mes de démarches :
- Il y a ceux qui ont accepté Christ, ont marché ou marchent toujours avec Lui, ET
SONT BIEN SAUVES ! Ca ne fait aucun doute !
- Il y en a d’autres qui ont refusé d’accepter Christ, marchent selon les désirs de leurs
propres cœurs et de leurs chair ET SONT BIEN PERDUS ! Ca ne fait aucun doute non
plus !
Permettez-moi de souhaiter que vous fassiez partie de la première catégorie.
Ensuite…
- Il y a des personnes qui ont clairement accepté Christ, l’ont servi (même dans le
ministère) et l’ont abandonné, voire trahi. De ce nombre était Judas qui, plutôt que de se
repentir a préféré se suicider. Jésus a dit à son sujet :

“Le Fils de l'homme s'en va, selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l'homme par
qui le Fils de l'homme est livré ! Mieux vaudrait pour cet homme qu'il ne soit pas né.”
(Matthieu 26 : 24)

Qu’est-ce qui fait qu’il aurait mieux valu pour Judas de ne pas naître ? De naître
pour mourir perdu et aller en enfer ! Beaucoup de personnes qui ont accepté Christ, mais
soit l’ont abandonné soit se comportent à l’opposé des principes de vie qu’ils ont choisi
de suivre en se convertissant, vont néanmoins en enfer lorsqu’elles meurent.

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L’enseignement qui veut qu’une fois sauvés on ne peut plus perdre son salut est tota-
lement faux (nous l’avons vu clairement dans la première partie) !
Paul dit aux Corinthiens :

“Je vous rappelle, frères, l'Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans
lequel vous avez persévéré, et par lequel vous êtes sauvés, si vous le retenez dans les
termes où je vous l'ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain.”
(1 Corinthiens 15 : 2)

Il y a donc bien des gens qui sont clairement nés de nouveau un jour, mais qui ne gar-
dent pas, perdent ce salut car ils n’obéissent pas aux injonctions répétées du Saint-Esprit
(qui insiste toujours longtemps) pour les détourner des mauvais voies auxquelles ils sont
retournés.

Quelques réflexions

Il y a des gens qui périront en allant à l’église toutes les semaines et d’autres qui
seront sauvé alors qu’ils sont hors des églises.
Certains sont soi-disant “nés de nouveau”, ils ont levé la main ou se sont avancés lors
d’un appel, mais la main levée sans le cœur qui se donne à Christ en conscience de cause
n’engendre rien de réel dans le monde spirituel.
Pour d’autres, on risque de ne pas les considérer nés de nouveau parce qu’ils ne sont
pas nés à la manière évangélique classique, mais ils le sont pourtant authentiquement.
Beaucoup de gens qui ont suivi la forme classiques n’en vivent pas moins
comme des démons, là où d’autres qui ne l’ont pas suivi démontrent par leur com-
portement journalier une œuvre profonde de l’Esprit en eux.
Prenons l’exemple de Pierre : dans la barque où il se tient en compagnie de Jésus. Il
est convaincu de péché après la pêche miraculeuse, il tombe aux pieds de Jésus qui lui
dit : “Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d'hommes”.
Jésus ne lui tiens pas un discours du genre : “Avance, confesse tes péchés à voix
haute, puis répète après moi…”. Non ! Cet élan de repentance spontanée de Pierre est
suffisant pour que s’accomplisse une profonde transformation en lui.
Jésus passe alors de suite à l'étape suivante : “Allez hop, tu seras pécheur d'hommes”
(Luc 5 : 8 à 11). Dans cette situation rien ne semble être fait selon le modèle évangélique
classique.
A la vue de ce que faisais Jésus, on peut s’interroger sur beaucoup de nos habitudes
et formes. Ce qui est sur est qu’il n'y a aucune raison biblique de faire une règle absolue
de la forme de certaines démarches. Le Saint-Esprit peut nous conduire à amener les gens
au pardon, à la rémission de leurs péchés sous des formes bien variées.

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Ca peut-être autant, SELON la direction de l'Esprit de l'instant, dans un flot de
confessions publiques, ou de larmes, ou de simples déclarations du genre “allez en paix”.
L’important est la réalité du travail que l’Esprit de Dieu fait dans une personne.

Plus sur les circonstances qui amènent à naître de nouveau

Comme nous venons de le mentionner, ce n’est pas tant la forme qui compte que ce
qui se passe réellement.
Beaucoup de gens qui ne sont pas dans nos églises évangéliques charismatiques ont
fait une démarche réelle de conversion et sont sauvés. Cette démarche sincère et profon-
de peut avoir été faite dans une église traditionnelle...
Par exemple, lors de “la communion” ou “la confirmation” que pratiquent ces égli-
ses (catholique, orthodoxe, anglicane, épiscopale, etc.), si le cœur d’un jeune homme ou
d’une jeune fille est débordant du désir de rencontrer réellement Christ ou de mieux le
connaître, c’est ce qui leur sera accordé du ciel, indépendamment du contexte religieux
bien imparfait, voire bancal dans lequel ils se trouvent.
Jésus visite tous les milieux ! C’est un principe : Dieu se fait connaître à ceux qui le
cherchent sincèrement, là où ils se trouvent :

“Vous me chercherez, et vous me trouverez, si vous me cherchez de tout votre coeur.”


(Jérémie 29 : 13)

S’il y a des structures “babyloniennes”, ne pensons pas que Dieu se manifeste seule-
ment dans une église évangélique et lors des appels évangéliques classiques. Ce serait
bien restrictif pour Lui.
Un exemple : une femme eut un accident de voiture dans lequel elle faillit perdre la
vie. Dans le coma elle vit Jésus lui apparaître. Celui-ci lui a rappelé qu’elle l’avait accep-
tée comme sauveur dans sa jeunesse et que cette décision avait toujours de la valeur pour
Lui, bien que cette femme se soit éloignée du Seigneur.
Certaines graines ne sortent pas si facilement de nous, ni de nos enfants dans lesquels
nous les avons plantées. Continuons à les arroser dans la prière !
Lorsque ma mère est morte du cancer, peu avant j’avais prié avec elle et elle avait
déclaré accepter Christ, mais j’avoue qu’à l’époque je me demandais si elle était vrai-
ment sauvée. Le Saint-Esprit me dit plusieurs années après que oui ! Et à partir de là la
question ne se posa plus pour moi.
Mon frère nous avait visité un jour avec sa famille et était venu à une réunion à l’é-
glise. Très ému il s’était avancé à l’appel. Puis nous n’avons plus eu l’occasion de repar-
ler clairement de sa positon vis à vis de Dieu, mais, lorsqu’il mourut le Seigneur me dit
qu’il était sauvé grâce à ce jour où il s’était avancé avec tant de sincérité.

70
Cela ne signifie pas que l’on doit croire cela de chaque membre de notre famille qui
meurt, comme pour se rassurer. Ce déséquilibre existe aussi : beaucoup imaginent que les
pires pécheurs sont au ciel parce qu’ils faisaient partie de leur famille et n’arrivent pas à
concevoir qu’ils méritaient l’enfer.
L’idée n’est pas d’essayer de se convaincre que tous les membres de notre famille
sont sauvés, simplement parce qu’ils font partie de notre famille, ce qui serait malhonnê-
te, mais de ne pas aborder un sujet aussi grave que celui du salut d’une façon primaire,
du style : “Ils vont tous en enfer, sauf ceux qui ont fait la prière de repentance bien dans
les règles de l’art”.

A travers les souffrances

Certains font une démarche à l’égard de Christ à travers des souffrances qui les
mènent jusqu’à la mort (comme l’exemple ci-dessus de ma propre mère).
La mort, comme ces souffrances, même si elles ne correspondent pas au plan
parfait de Dieu pour leur vie, son salutaires car elles les conduisent à l’humilité, à la
repentance et à renouer avec Lui avant de mourir et de le rencontrer face à face.
Le père de Julia allait, pendant des années, à l’église traditionnelle et de manière très
traditionnelle, mais il était difficile de lui faire dire clairement qu’il croyait en Dieu. Il
eut un cancer et pendant sa maladie ma femme eut des discussions sérieuses avec lui.
Puis il est mort.
Dans son petit carnet d’adresse, juste avant sa mort il avait écrit le titre d’un de nos
chants : “Moi et ma maison nous servirons l’Eternel”.
Hasard ? Non ! Etais-ce le signe d’un départ dans la gloire ? Il y a des choses que
nous ne saurons qu’une fois arrivés là haut !
Beaucoup de gens ne parlent avec Dieu qu’en privé, d’autres que sur leur lit de dou-
leur ou de mort. Cette mort, qui est au départ une malédiction, devient alors pour eux une
bénédiction, car il ne sert de rien d’être en bonne santé et de vivre si le prix en est de per-
dre son âme. Mieux vaut entrer au ciel malade et pauvre qu’aller en enfer riche et
en bonne en santé !
La femme de notre producteur se mourait pendant plusieurs mois d’une tumeur au
cerveau. Situation des plus triste ! Ce qui m’a frappé est que lorsque il m’a annoncé sa
mort, il m’a précisé que les semaines précédant son départ il re-mixait chez lui un de nos
cd en compil et qu’elle avait donc baigné, jour après jour, dans ces chants.
Notre producteur y avait vraiment vu, et nous aussi, un signe de Dieu pour la prépa-
rer. Quand il me dit cela le Saint-Esprit en moi semblait dire : “Tu ne crois quand même
pas que c’est un hasard !”.
Tout cela c’est le travail du Saint-Esprit pour, jusqu’au bout, rattraper l’un, convain-
cre l’autre, pour en sauver le maximum.

71
Au moment de la mort…

Certains rencontrent le Seigneur lorsqu’ils meurent, entre leur départ de cette terre et
leur arrivée au ciel. C’est une réalité indiscutable !
K.Hagin a vécu cette expérience - déjà citée - lorsqu’il était jeune : il s’est vu partir
trois fois vers l’enfer. Il criait “j’appartiens à l’église”, mais rien n’y faisait. Il a alors
entendu une voix qui l’a confronté à accepter ou pas de naître de nouveau.
Il a crié à Christ et est alors “remonté” dans son corps et a trouvé la paix ; prêt à par-
tir cette fois pour le ciel. Sur son lit de mort il a ensuite appris à saisir sa guérison.
Ce qui ne doit pas nous faire penser que nous sommes tous concernés par cette
forme de visitation à notre mort. Ce serait se leurrer !
Celui qui raisonne en se disant : “Je réglerai ça à ma mort” se disqualifie d’ailleurs,
de par son raisonnement même, pour faire partie de cette catégorie.
A l’époque, K. Hagin avait 15 ans, c’est à dire qu’il était dans une tranche d’âge où
l’on passe du stade d’irresponsable à celui de responsable.
Il y a néanmoins divers autres cas que Dieu prend en considération, qui entrent dans
ce schéma lorsque les personnes meurent,.
Celui de cette roumaine de 76 ans, par exemple, nommée Juliana, qui a été successi-
vement orthodoxe puis catholique, qui dans son ignorance priait “Marie” et “St-
Thérèse” et qui désirait néanmoins réellement connaître le chemin du ciel. Un jour elle a
eu un empoisonnement et elle a entendu une voix lui dire : “Viens Juliana”.
Elle s’est retrouvée aux portes du ciel, face à un ange de Dieu. Celui-ci lui dit qu’el-
le ne pouvait rester là, que son nom n’était pas dans le livre de vie et qu’elle devait retour-
ner sur terre car elle n’avait pas pris de décision claire pour Christ.
Elle a eu le temps de voir plusieurs choses au ciel et s’est même retrouvée devant
Jésus qui Lui a dit : “Je connais tout de toi femme. Toutes tes souffrances”. Et Il a ajou-
té : “Je ne veux pas te perdre : retourne sur la terre et prend une décision avec le Père”
(sous entendu “pour m’accepter comme sauveur”).
De même que certaines personnes vont en enfer sans que rien dans leur vie ne puis-
se les en empêcher, d’autres connaissent une visitation spéciale car Dieu connaît leur
cœur et n’a pas l’intention de les laisser périr alors même qu’elles n’ont pas encore eu
l’occasion d’accepter Jésus comme sauveur.
Dieu connaît le cœur de chaque personne et en fonction de cette connaissance Il va
mettre en route des plans différents pour les amener à Lui mais, je le répète, ce serait se
méprendre de penser que tous ceux qui meurent vont vivre la même expérience que celle
de cette femme mentionnée ci dessus.
Sachons néanmoins que, dans Sa bonté et Sa justice, le Seigneur ne laisses rien au
hasard.

72
Chapitre 2

QUI SERA SAUVE ? PLUS !


Continuons à développer les différentes situations, catégories de personnes qui vont
hériter - ou se priver - du salut offert en Jésus-Christ.
Cela en s’efforçant de répondre à plusieurs questions légitimes qui se posent.

F) Qu’en est-il des juifs qui ont une foi vivante sans avoir ,
pour autant, eu l’occasion d’accepter Christ ?

Par “foi vivante” nous entendons une foi sincère émanant d’un cœur honnête (cer-
tains autres ont une foi destructrice et “religieuse”, ce n’est pas à eux que nous faisons
allusion ici).
La question peut se poser : pourquoi n’ont-ils donc pas encore accepté Jésus ?
Comprenons que dans la prescience de Dieu certaines personnes rentrent dans des
catégories particulières. Il est question qu’une partie d’Israël soit, selon un plan PARTI-
CULIER DE DIEU, momentanément tombée dans l’endurcissement, c’est-à-dire
dans l’incapacité de comprendre que Christ est le Messie.

“Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regar-
diez point comme sages : une partie d‘Israël est tombée dans l’endurcissement, jus-
qu’à ce que la totalité des païens soit entrée.” (Romains 11 : 25)

Certains de ceux qui sont endurcis n’en ont pas pour autant d’excuses, mais pour
d’autre cet endurcissement correspond à une période ET UN PLAN particulier.
Traduction Dynamique de la parole vivante de Romains 11 : 25 :

73
“J’aimerais, chers frères, vous confier UN SECRET resté caché jusqu’ici, afin que
vous ne persistiez pas dans l’erreur EN CROYANT TOUT SAVOIR. Une sorte d’en-
durcissement est tombé SUR UNE PARTIE d’Israël.”

Dieu a des secrets dans Son plan de salut, qu’il révèle progressivement. N’agissons
pas comme croyant tout savoir nous dit ce verset !
Autour du message du salut, comme autour de tous les messages de la Bible, il y a
des choses que Dieu a mises en place dans Son omniscience et par Son omnipotence qui
échappent, voire apportent de sérieuses nuances au raisonnements classique qui veut que
“Celui qui accepté Christ est sauvé et que celui qui ne l’a pas accepté est perdu”.
Il y a un plan, explique Paul, pour cette catégorie de juifs, directement lié au salut
des non juifs :

“Ils sont devenus insensibles au message de Dieu, ET LE RESTERONT jusqu’au jour


où le nombre total de tous les peuples (destinés à entrer en possession du salut) sera
complet.”

Et Paul ajoute cette parole qui nous est aussi adressée à nous qui essayons d’y voir
plus clair :

“Merveilleuse complexité des plans de Dieu... Que Ses décisions sont insondables et
Ses chemins mystérieux.” (Romains : 11 : 33)

Ce passage concerne directement ceux qui croient tout savoir et envoie un peu trop
facilement “tout le monde” en enfer.
Cet “endurcissement particulier”, je le répète, ne concerne pas tous les juifs (il y a
chez eux, comme chez les païens, ceux qui sont rebelles et ne cherchent pas Dieu dans
leur cœur), mais une certaine PARTIE.
Qu’advient-il donc d’eux à leur mort ?
Je crois que pendant que ces juifs à la foi vivante sont endurcis à dessein, ils demeu-
rent également sous le principe de salut de l’Ancien Testament ; que nous avons vu plus
haut.
Afin qu’on ne se méprenne sur mes paroles, précisons qu’en aucun cas nous ne pré-
tendons ici qu’ils seront sauvés sans passer par Christ.
Paul dit en effet que :

“Pour faire partie des enfants de Dieu, il ne suffit pas d’avoir Abraham pour ancêtre ;
ce qui importe c’est la promesse de Dieu.”

74
Et que :

“Seuls les enfants NES SELON L’ESPRIT de cette promesse sont la véritable descen-
dance d’Abraham.”

Ces juifs ne seront pas sauvés sans passer par Christ, sans “naître de l’Esprit”, pas
plus que leur ancêtres. Mais, comme eux auparavant dans le sein d’Abraham ils rencon-
treront leur Messie dans l’au-delà (ou au moment de leur mort) qui se fera connaître à
eux d’abord, pour les faire ensuite entrer au ciel.
Le sein d’Abraham ou paradis existe toujours - Paul affirme y avoir été amené -, seu-
lement il est situé maintenant aux portes du ciel (avant l’entrée). C’est ce que relatent
plusieurs des personnes à qui il a été donné de voir le ciel.
Paul dit avoir été enlevé dans le paradis (sens du mot : “jardin”) dans 2 Corinthiens
12 : 4.
C’est un avis personnel, mais je pense que c’est là que viennent d’abord ces âmes qui
appartiennent à cette catégorie dont nous parlons et qui ne sont ni prêtes à aller en enfer
ni à entrer de suite au ciel à leur mort.
Ce raisonnement peut sembler “hérétique” pour certains chrétiens évangéliques clas-
siques, mais même si tout mon développement ne leur convient pas, il faut quand même
être lucide sur le fait qu’il n’y a aucune logique, ni justice, à ce que tous ceux qui
appartiennent aux catégories que je viens de citer aillent en enfer, sans distinction.
Dieu va aussi prendre en considération que c’est malheureusement une partie (là
aussi je n’aime pas généraliser) de l’Eglise elle-même et de ses représentants, qui a été
au cours de l’histoire, à travers des persécutions et une attitude antisémite, le premier
instrument pour empêcher les juifs de voir briller la lumière de Christ.
Nous venons de parler des juifs, maintenant, concernant les non juifs, abordons la
question suivante :

G) Tous ceux qui n’ont pas accepté Jésus sont-ils perdus ?

Non, je ne le pense absolument pas à ce jour !


“Oui, mais..”, dira quelqu’un : “La Bible dit que cest celui qui croira qui sera
sauvé, et que celui qui ne croira pas sera condamné.”
Cela signifie donc que tous ceux qui ne sont pas nés de nouveau depuis deux mille
ans seraient en enfer, point barre ?!
Ce n’est pas sérieux et encore moins juste !
Faisons fonctionner notre intelligence : premièrement il faut comprendre que
l’Evangile ne s’est pas répandu du jour au lendemain à partir de l’instant où Jésus
a donné à Ses disciples la mission de l’annoncer à toute la création. Logique ?!

75
Ca leur a déjà pris quelques années, nous montre le livre des Actes, pour qu’ils en
réalisent eux-mêmes pleinement la portée. Puisqu’il a fallu la vision de Pierre, du drap
rempli d’animaux impurs, pour comprendre qu’il fallait prêcher aussi aux non juifs.
Le temps qu’ils comprennent des gens mouraient sans avoir pu accepter Christ.
Le temps que l’Evangile se répande aussi, n’est-ce pas ?!
Une fois que Jésus a commissionné Ses disciples, le monde n’a pas été atteint
dans la semaine. Et ne l’a toujours pas été totalement à ce jour d’ailleurs !
Les temps qui précèdent le retour de Jésus se caractériseront, entre autres, par le fait
que tout le monde aura entendu parler du message :

“Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de
témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.” (Matthieu 24 : 14)

Avant de dire que “Celui qui croira sera sauvé” et que “celui qui ne croira pas sera
condamné”, Jésus a dit à Ses disciples : “Allez par tout le monde prêcher la bonne
novelle.” Il sous-entend que pour pouvoir croire il faut avoir entendu !
Le “Celui qui ne croira pas sera condamné” c’est celui qui a entendu le message, qui
a donc eu l’occasion de l’accepter ou de le refuser !

“Comment donc invoqueront-ils Celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-
ils en Celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler,
s’il n’y a personne qui prêche ?” (Romains 10 : 14)

Comment peut-on condamner pour ne pas avoir cru quelqu’un qui n’a même pas
entendu ?
Tous ceux qui n’ont pas entendu le message, et qui n’ont donc pas eu la possibi-
lité de choisir Christ, ne peuvent être jugés par rapport à un choix qui n’ont pu faire ; c’est
évident !
A l’époque des disciples, et tout au long de l’histoire, les gens qui n’ont pas eu enco-
re le temps ou l’opportunité d’entendre l’Evangile - celui-ci ne pouvant être prêché au
monde entier en une semaine - continuaient à croire ce qu’ils croyaient et à mourir.
Qu’advenait-il donc d’eux ? Dans les Romains, il nous est fait comprendre que tout
homme a une loi inscrite en lui et que cette loi sert pour le juger.

“Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils
sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’oeuvre de
la loi est écrite dans leur coeur, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pen-
sées s’accusant ou se défendant tour à tour. C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon
Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les actions secrètes des hommes.”
(Romains 2 : 12)
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Si quelqu’un a l’occasion d’accepter Christ et ne le fait pas il devra rendre des comp-
tes pour ne pas l’avoir pas fait, mais s’il n’a pas eu l’occasion et que Dieu juge que sa
raison est valable (ce qui n’est pas le cas de beaucoup de gens) il sera jugé par rapport à
son cœur au moment de sa mort.
Que dit encore Paul dans le livre des Romains :

“Mais si l’incirconcis accomplit ce que la loi définit comme juste, cet incirconcis ne
sera-t-il pas considéré comme un circoncis ?” (Romains 2 : 26)

Vous me direz peut-être : “Mais on retourne au salut par les oeuvres alors”.
Ce n’est pas ce que je veux dire, ni ce que veut dire ce verset. Nul n’est justifiée par
ses oeuvres seules ! Mais lorsque une personne est visité par Dieu au point de laisser
entrer dans son coeur le profond désir de Lui plaire, cela engendre des œuvres bonnes
et agréables à Dieu.
Cette personne se retrouve plus justifiée devant Dieu que celle qui partage avec
Lui une Alliance et une loi qu’elle ne met en pratique.
Le raisonnement est bon pour des gens qui sont bien plus sincères et sérieux que tant
de nos frères et sœurs, qui sont officiellement nés de nouveau, et qui vivent pire que des
inconvertis. A réfléchir !
Le verset qui dit :

“...il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement.”
(Hébreux 9 : 27)

Ne sous-entend pas que ce jugement va toujours être la condamnation. Le juge-


ment, c’est juger du sort d’une personne en fonction de SA SITUATION et de tout un
ensemble de facteurs.
Rappel : Nous ne voulons pas dire non plus, à travers notre développement, que cer-
tains vont être sauvés sans passer par Christ. C’est impossible ! Mais ils passeront par
Christ à leur mort, comme pour les personnes, dont nous avons parlé plus haut.
Dieu étant juste, Il ne laisse aucune situation sans solution concrète et logique !
C’est pourquoi nous allons continuer à parler d’autres situations au sujet desquelles on a
souvent des idées toutes faites, comme...

H) Les suicidés

Il est communément reconnu dans plusieurs milieux chrétiens qu’une personne qui
se suicide va automatiquement en enfer.
Constatons que si des personnes inconverties se suicident tous les jours, des chrétiens
- et même des pasteurs- en sont arrivés aussi à ces extrémités.
77
Leur sort est-il alors scellés pour l’enfer ?
Pour certains c’est la conséquence de leur vie de méchanceté et d’égoïsme qui les a
poussé à cet extrême, c’est sur, mais beaucoup d’autres en arrivent à mettre fin à
leurs jours parce qu’ils sont accablés par une terrible souffrance, une grande confu-
sion et une perte de lucidité.
Peut-on s’être suicidé est se retrouver quand même sauvé ?
Là encore, je crois que oui!
Puisque nous voulons bien être biblique, et avec raison, un premier point important
à prendre en considération est qu’il est question dans l’Ecriture d’un seul “péché qui
mène à la mort spirituelle” : et ce péché... N’EST PAS le suicide !

“Si quelqu'un voit son frère commettre un péché qui ne mène point à la mort, qu'il
prie, et Dieu donnera la vie à ce frère, il la donnera à ceux qui commettent un péché
qui ne mène point à la mort. Il y a un péché qui mène à la mort ; ce n'est pas pour ce
péché-là que je dis de prier.” (1 Jean 5 : 16)

Il est question dans ce verset de “mort” spirituelle. Il y a un péché qui conduit à la


mort spirituelle, sans option de retour, qui est “le blasphème du Saint-Esprit” (qui deman-
derait à être développé aussi) et qui - au passage - ne consiste pas à avoir un jour insul-
té ou rejeté Le Saint-Esprit sans conviction, mais en connaissance de cause. Ce point est
très bien développé dans le livre de Kenneth Hagin : “Je crois aux visions”.
Soyons clair : le suicide est un péché, mais s’il n’y a qu’un seul péché qui conduit à
la mort et si le suicide n’est pas ce péché, le suicide ne conduit donc pas obligatoire-
ment à la perte du salut !
Le point n’est pas tant que l’on se soit suicidé, mais pourquoi et dans quelles cir-
constances on l’a fait. C’est ce qui change tout face au jugement de Dieu.
Dieu nous dit à mainte reprise dans l’Ecriture qu’il est un juste juge. Il veut qu’on
comprenne cette réalité ! Ce qui caractérise un juste juge c’est qu’il prend en considéra-
tion chaque cas. Paul exprime d’ailleurs, dans l’épître aux hébreux, que la fonction des
sacrificateurs établis par Dieu allait dans ce sens :

“Il peut avoir de la compréhension pour ceux qui sont dans l’ignorance et qui s’éga-
rent…”

Dieu va prendre en considération la perte de lucidité, la dépression qui a poussé plu-


sieurs personnes à se suicider et ne pas les juger selon les mêmes critères que les autres.
J’ouvre ces parenthèses parce que les raisonnements, très primaires, qui ôtent toute
espérance aux gens, sans qu’il y ait pourtant de vraie assise biblique pour le faire, ne
manquent pas.

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Comme ceux qui disent, dans certains milieux, qu’un bébé non baptisé ne peut ent-
rer au ciel.

I) Les bébés

Un bébé n’étant ni en âge de croire, ni de choisir est automatiquement sauvé. Cela


va de soi. Quel Dieu juste enverrait en enfer des bébés qui n’ont même pas eu le temps
de réaliser ce qu’ils font sur cette terre.
Jésus a d’ailleurs dit qu’il fallait redevenir comme un petit enfant pour entrer dans le
royaume des cieux. C’est significatif !
Le fait que les enfants naissent héritiers du péché n’y change rien car la justice de
Dieu est plus puissante que le pouvoir du péché !

J) Les avortons

Le fœtus est un être à part entière, contrairement à l’idée que l’on s’efforce de véhi-
culer pour justifier l’avortement.
Lorsqu’il y a une fausse couche ou un avortement, cette vie retranchée va au ciel où
elle continue de grandir, d’évoluer et où elle va accomplir une destinée quelle n’a pu
accomplir sur terre.
Un homme de Dieu qui a vu le ciel raconte qu’il lui fut montré que Dieu n’exclura
jamais un enfant, quels que puissent être les péchés qui ont entouré sa naissance et quel-
le qu’ait été la mère, quoi qu’elle ait pu faire ou subir, car il y a pour eux la rédemption.
Il a vu qu’une fois l’enfant conçu, sa vie ne peut être tuée et que les âmes de ces
enfants avortés vont directement au ciel. Alléluia !
Le dernier point que je veux développer, et qui est aussi le plus délicat, est le sui-
vant :

K) Peut-on trouver Dieu alors qu’on appartient


à une autre religion :

Il a falloir suivre mon raisonnement jusqu’au bout tellement, je le répète, le sujet est
délicat. Reprécisons d’abord :
- Nous croyons qu’il n’y a de salut en aucun autre qu’en Jésus, Le fils de Dieu venu
mourir pour nos péchés, et que “nul ne vient au Père que par Lui” !!!
- Quelle-que soit l’expérience que l’on a avec Dieu le Père il faudra, à un moment
donné ou un autre, qu’elle nous amène à accepter Jésus !
- Toutes les religions ne conduisent pas à Dieu ! Il y a un seul chemin et ce chemin
est Jésus !

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- Les “dieux” des diverses religions sont des faux dieux. C’est clair !
Mais... nous avons vu que tant que Jésus n’a pas été prêché à toutes les nations et que
chaque individu n’a pas eu l’occasion de l’accepter ou le rejeter personnellement, Dieu
visite quand même les hommes et les attire à Lui.
Après avoir été un évangélique un peu borné pendant des années, je crois aujourd’-
hui, que Dieu raisonne d’une manière bien plus SUBTILE que ce que l’on a souvent pu
concevoir. Et cela particulièrement suite à l’étude que j’ai faite de la vie du roi Cyrus, qui
sera exposée plus loin.
Dieu regarde et juge par rapport au cœur (déjà dit !). Dans Son immense amour pour
les hommes, Il va chercher les gens là où ils sont. Rien ne peux l’empêcher de toucher
d’une manière ou d’une autre un cœur sincère.
Ensuite, Dieu est expert à prendre le diable à ses propres pièges.
Un de ces pièges par excellence pour égarer les hommes sont les religions, mais je
veux soulever une question bien pertinente :
- Au même point que le diable cache des démons derrière des représentations de
Christ, de marie, des apôtres, etc., pour perdre les gens, ce dont nous ne pouvons dou-
ter... Dieu ne peut-il pas cacher des anges derrière des idoles ?
Qu’ai je dis ??? Avant de vous scandaliser de cette affirmation et de “m’excommu-
nier”, continuez à lire mon raisonnement jusqu’au bout.
On peut connaître Dieu par Son nom sans pour autant le connaître avec le cœur,
n’est-ce pas ? C’est indiscutable, des gens peuvent partir en enfer en levant chaque
dimanche les mains en chantant “Alléluia” !
A l’inverse, certains ne peuvent-ils pas connaître Dieu par le cœur sans le connaître
par Son nom ? Il y a parmi les gens que l’on rencontre des personnes dont vous ne pou-
vez douter qu’elles ont été visitées par l’Esprit de Dieu, et pourtant... on peut dire qu’el-
les sont - ce que je qualifie de - “officiellement” idolâtres (surtout parmis celles qui appa-
riennent à des églises traditionnelles).
Elles n’ont pas une bonne connaissance de Christ, et pourtant elles ont compris qui
Il est, peut-on dire, par leur attitude de cœur et par leur comportement. Là où d’autres ont
compris clairement qui Il est et Sa mission, mais ne vivent pas selon Ses voies.
Ne dira-t-il pas à la fin des temps à nombre de ceux qui professent et ont même fait
des miracles en Son nom :

“Je ne vous ai jamais connu ; retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité.”
(Matthieu 7 : 23)

De la même façon que notre Dieu rejette l’offrande de personnes qui s’adressent à
Lui en tant que Dieu Le Père et Jésus le fils, car la disposition de leur cœur Lui est en
horreur…

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“Si quelqu’un se détourne pour ne pas écouter la loi, sa prière même est en horreur
Dieu.” (Proverbes 28 : 9)

N’accepte-t-il pas POUR LUI l’offrande adressée à d’autres PAR IGNORANCE,


mais avec un cœur qui lui est agréable (ne me fusillez pas !).
De la même façon que les démons, les esprits religieux reprennent à leur compte ce
qui est adressé à Dieu avec un cœur mauvais (schéma très répandu au milieu de nous),
Dieu ne récupère-t-Il pas pour Lui ce qui est adressé PAR IGNORANCE à des idoles
avec un cœur sincère, en le cherchant Lui ?
L’exemple de Caïphe prophétisant nous montre que oui, semble-t-il : cet homme,
rempli de haine, déclare qu’il faut se débarrasser de Jésus pour que le peuple ne soit pas
détruit par les Romains à cause des troubles qu’Il suscite.
Jean dit qu’il prophétisait sans s’en rendre compte que Jésus devait mourir pour que
les hommes, eux, ne soient pas perdus.
Ce n’est pas du tout dans cet état d’esprit que Caïphe parlait en ce qui le concernait,
mais il nous est fait comprendre que Dieu a repris cette parole à son compte, pour faire
annoncer une réalité prophétique.
Si Dieu a fait cela avec Caïphe qui, dans son égarement et son zèle amer au ser-
vice - croyait-il - de Dieu, pensait mal, à plus forte raison peut-il le faire pour quel-
qu’un qui, dans son ignorance, PENSE BIEN !
On peut même adapter le principe de ce proverbe 28 : 6 :

“Mieux vaut un pauvre (en connaissance !) qui se conduit de façon intègre qu’un riche
(en connaissance !) qui suit des chemins tortueux.”

Si vous pensez que je vais trop loin, venez visiter avec moi le cas du roi Cyrus qui a
beaucoup de choses surprenantes à nous enseigner.

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Chapitre 3

LE “CAS CYRUS”
Cyrus, voilà un homme que Dieu appelle “Son oint” :

“Ainsi parle l'Eternel à Son oint, à Cyrus, qu'Il tient par la main, pour terrasser les
nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois, pour lui ouvrir les portes, afin
qu'elles ne soient plus fermées…” (Esaïe 45 : 1 à 3)

Cyrus est choisi et “oint”, c’est-à-dire qualifié et envoyé par Dieu pour accomplir
une mission.
Notre premier réflexe est de penser : s’il est oint de Dieu c’est donc qu’Il connaît
Dieu. Or, l’Ecriture nous révèle que ce n’est pas le cas et que Cyrus est oint par Dieu
alors même qu’Il ne Le connaît pas !!!

“Je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un rang d’honneur SANS QUE TU ME
CONNAISSES... Je t’ai doté de force sans que tu me connaisses…” (Esaïe 45 : 4, 5)

Or, Cyrus était croyant, il avait une foi. Foi qu’il a exprimé dès qu’il s’est devenu roi
des Perses. Dans Esdras 1 : 2 :

“Voici ce que déclare Cyrus, empereur de Perse : “L’Eternel, le Dieu du ciel, M’a
donné tous les royaumes de la terre…”

Il parle du “Dieu du ciel” ! Et notre deuxième réflexe (qui fut le mien), à la lecture
de ce passage de l’Ecriture, est de croire qu’Il parle de notre Dieu, le Dieu des hébreux.
C’est ce qu’interpréte, à juste titre, Esdras inspiré par l’Esprit : c’est bien l’Eternel,
le Dieu des hébreux, qui a inspiré Cyrus ! Or, lorsque l’on étudie l’histoire, on se rend
82
compte que, de son côté, le “dieu” auquel fait allusion Cyrus n’est pas le Dieu des héb-
reux, sinon indirectement.
Cyrus honorait principalement la divinité la plus importante du panthéon de
Babylone : Mardouk. Il était même considéré officiellement comme le protégé de
Mardouk.
Déroutant !!! Et si vous en doutez, il suffit d’un peu de recherches historiques.
Sur “le cylindre de Cyrus” conservé au musée de Londres on peut lire ce que Cyrus
déclare à ce sujet :
“Marduk, dieu suprême, fut à l'origine de l'attachement des Babyloniens à ma per-
sonne. Chaque jour je n'oubliais pas de lui rendre grâce…
Considérant mes actes, Marduk, suprême souverain, se réjouit, accordant sa béné-
diction à ma personne ainsi qu'à celle de mon fils Cambyse, chair de ma chair, ainsi qu'à
mon armée ; et pour notre part, nous rendîmes grâce à sa glorieuse divinité...
Conformément au souhait de Marduk, le Dieu Puissant, je laissai sans les inquiéter
demeurer dans leurs temples les divinités de Sumer et d'Akkad que Nabonide, causant
alors la fureur du dieu des dieux, avait fait entrer dans Babylone.”
Cyrus a également permis et encouragé la plupart des cultes à divers “dieux” :
“Puisse chacun des dieux dont j'ai conforté le culte intercéder quotidiennement en
ma faveur...”
Nous avon un double problème ici : Cyrus dit avoir était conduit dans ses démarches
de libérateur par le dieu Mardouk en non par l’Eternel, le Dieu des hébreux. Ensuite, au
lieu de lui dire de détruire toutes les idoles ce dieu lui dit de laisser tout le monde “tran-
quille”.
Le Dieu des hébreux ne leur a t-il pas demandé, pourtant, de détruire toutes les ido-
les ? Oui, mais dans le contexte d’une révélation supérieure, donnée aux hébreux.
A coprendre : selon le contexte et le degré de la révélation les directives de Dieu
ne sont pas exactement les mêmes.
Par exemple, dans le contexte du peuple d’Israël se marier avec un étranger, qui
adore d’autres dieux, était une transgression, dans le contexte de la captivité à Babylone
Dieu Lui-même pousse Esther à se marier avec le Tyran Assuérus.
Croyez-moi, si vous êtes un chrétien de la lettre, qui ne comprend pas ces choses,
vous n’avez pas fini d’aller au devant des “contradictions” de l’Ecriture.
Dieu dit qu’il a choisi et oint Cyrus alors que celui-ci ne le connaît pas ou pas enco-
re. Résultat : Cyrus a changé le cours de l’histoire en délivrant les babylonien, ainsi
que de nombreux autres pays et contrées opprimés par leurs précédents rois.
Il a créé une charte des nations considérée aujourd’hui comme la première charte
des droits de l'homme, que l’ONU a fait traduire en 1971 dans toutes ses langues offi-
cielles. C’est-ce qui s’appelle avoir influencé l’humanité !
Dieu l’a utilisé, avant tout, pour libérer les juifs captifs de Babylone et pour leur don-
ner “le feu vert” pour reconstruire leur temple.
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Or, de son côté, Cyrus a ressenti et attribué l’inspiration de cette initiative qu’il a eu
au “dieu” Mardouk. Il l’a dit et écrit ! Etrange quand même !
Il y a donc autre chose à comprendre !!! Quelque chose qui ne correspond pas du tout
à une conception classique. Selon les cas, Dieu se révèle au cœur des hommes qu’il a
choisi par des manières qui prennent le diable à son propre piège.

Et si...

Et si…Dieu regardait tellement au cœur qu’il considérait comme ne Lui revenant pas
toute adoration qui lui et adressé sans un cœur honnête.
Et, par contre, considérerait comme Lui revenant toute adoration adressée à un autre
avec un cœur…droit ! Comme ce fut le cas avec Cyrus.
Comment comprendre cela ? On le comprend en comprenant la différence entre
notre intelligence et notre esprit. L’intelligence d’une personne peut croire des choses qui
ne sont pas les mêmes que celles que son esprit croit.
L’esprit croit parfois juste alors que l’intelligence, conditionnée par notre contexte
familial ou religieux ou autre croit faux.
Et il y a tous ceux qui croient juste avec leur intelligence, à cause du nombre ou de
la précision des données dont-ils ont pris connaissance, mais dont l’esprit est sclérosé.
Bien sur que ce que Dieu recherche est de nous amener, esprit, âme et corps à Sa
connaissance, mais Ses voies sont plus complexes que ce l’on peut l’imaginer.

Ce n’est pas de “l’œcuménisme large” !

Ce que nous exposons n’a rien à voir avec un œcuménisme large qui enseigne que
toutes les religions mènent à Dieu. Toutes les religions ne mènent pas Dieu ! Jésus est le
seul chemin, la vérité et la vie, nul ne vient au Père QUE PAR LUI !!!!
De même qu’il y a un seul Sauveur, il y a un seul Dieu le Père qui s’es révélé aux
hébreux. Néanmoins, la logique des raisonnements exposés dans ces pages nous montre
que venir au Père et devenir un de Ses “oints” ne correspond pas toujours à un parcours
classique.
De même, marcher sur le chemin qu’est Jésus est plus nuancé que ce que l’on
peut penser.
Billy Graham, cet évangéliste qui en notre génération est celui qui a peut-être amené
le plus de personnes au salut, a déclaré que parmi les gens appartenant à d’autres reli-
gions il y avait des personnes qui savaient au fond d’elles qu’elles avaient besoin de plus,
mais qui marchaient dans la seule lumière qu’elles avaient, et qu’il croyait qu’elles se
retrouveraient sauvées.

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A partir de cette déclaration des chrétiens scandalisés ont mis la vidéo ou il déclare
cela sur internet, agrémentée de leurs commentaires : on peut lire en gros : “Billy
Graham nie que Jésus-Christ est le seul chemin pour aller à Dieu !”.
Ce qu’ils disent et faux et ne correspond pas à ce qu’a vraiment dit Billy Graham !
Il a précisé qu’il croyait que toute personne qui aime Christ et le connaît sincèrement
serait sauvé, mais qu’il y en a, dans d’autres religions, qui ont cette connaissance en eux
sans le réaliser (il croit que c’est possible) et qu’il les considère comme étant déjà partie
prenante du plan de Dieu et du Corps de Christ.
Indépendamment de ce qu’il a déclaré, et avant d’en prendre connaisance, j’avais fait
la même déduction, à force de réflexions (comme exposée ci-dessus).
Parvenir à Christ ne se fait pas toujours sous la forme la plus classique pour
ceux qui n’ont pas l’occasion d’en entendre parler clairement tout en le cherchant
dans leur cœur, comme l’imaginent tous ces chrétiens - surtout parmi les évangéliques -
au raisonnement assez primaire.
Nous ne parlons pas de ceux qui vivent dans le péché et dans la rébellion et qui s’y
complaisent. Nous ne parlons pas de ceux qui comptent sur le fait que Dieu sera trop bon
pour les laisser se perdre alors qu’ils ne veulent pas changer leurs voies, mais de ceux qui
n’ont pas encore eu l’occasion d’en entendre parler clairement tout en le cherchant sin-
cérement dans leur cœur.

“…il (Dieu) réserve la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire, cher-
chent l’honneur, la gloire et l’immortalité ; mais l’irritation et la colère à ceux qui, par
esprit de dispute, sont rebelles à la vérité et obéissent à l’injustice.
Tribulation et angoisse sur toute âme d’homme qui fait le mal, sur le Juif première-
ment, puis sur le Grec ! Gloire, honneur et paix pour quiconque fait le bien, pour le
Juif premièrement, puis pour le Grec !
Car devant Dieu il n’y a point de favoritisme. Tous ceux qui ont péché sans la loi péri-
ront aussi sans la loi, et tous ceux qui ont péché avec la loi seront jugés par la loi. Ce
ne sont pas, en effet, ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont
ceux qui la mettent en pratique qui seront justifiés…
C’est ce qui paraîtra au jour où, selon mon Evangile, Dieu jugera par Jésus-Christ les
actions secrètes des hommes.” (Romains 2 : 7 à 12)

Le jour du jugement tout ce qui est caché paraîtra. On risque d’avoir des surprises.
Celles de voir entrer au ciel des gens dont on ne pensait pas qu’ils y entreraient et vice
versa.

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86
CONCLUSION
Concluons avec ces quelques lignes qui montrent qu’en tant que chrétiens il est
important de ne pas perdre son temps sur cette terre, car vis à vis de ce que nous faisons
avec notre salut on peut “engranger” plus ou moins pour notre éternité;
Un homme de Dieu eut un accident de voiture et, alors qu’il perdait son sang, il est
“parti” vers le Seigneur. Il raconte qu’il s’est retrouvé à la porte du ciel avec plusieurs
autres personnes.
Il a assisté à l’entré au ciel de ces personnes avant que son tour ne vienne et que Jésus
le renvoie sur terre. Il a vu Jésus accueillir chacune d’elles et leur poser une simple ques-
tion : “Avez-vous appris à aimer ?”
Certains lui ont répondu : “Oui Seigneur, et sont rentrés au ciel avec leur récompen-
se qui les attendait”. D’autres ont répondu : “Oui dans certains domaines mais pas dans
d’autres”.
Et ils sont entrés au ciel pour recevoir en fonction des domaines où ils avaient déve-
loppé leur l’amour pendant leur temps sur cette terre.
D’autres encore ont répondu : “Nous avons gardé l’amour pour Toi mais nous nous
sommes laissé aigrir après l’église, de l’amertume a grandi dans notre cœur vis-à-vis de
certaines choses et personnes”.
Le Seigneur leur répondit : “Entrez aussi dans mon royaume car vous bénéficiez de
ma grâce. Seulement vous avez perdu votre récompense”.
Nous voyons là que parmi les gens sauvés il y a tout un ensemble de personnes.
Celles qui ont fait un parcours à travers lequel ils ont surmonté les épreuves de la vie, les
pièges de l’adversaire pour sortir chaque fois meilleurs, ayant appris à développer l’a-
mour de Dieu en eux.
D’autres qui ont fait un parcours, disons moyen et d’autres qui ont failli tout en gar-
dant leur foi et sans retomber dans une vie de péché pour autant.
Tous ont droit au même salut. La seule différence se trouve au niveau de leur récom-
pense.

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Paul parle en effet, faisant allusion à la troisième catégorie, que l’on peut perdre sa
récompense tout en étant sauvé “comme un tison arraché du feu” :

“Si l’oeuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera
sauvé, mais comme au travers du feu.” (1 Corinthiens 3 : 15)

Armons-nous de la pensée de plaire à Dieu, sâchant qu’il...

“...nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive
selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.” (2 Corinthiens 5 : 10)

Vous qui ne connaissez pas Le Seigneur: Acceptez-Le aujourd'hui comme Sauveur


car vous ne savez pas ce que sera demain. Demain peut-être vous serez en enfer et il sera
trop tard !.
Vous qui Le connaissez, persévérez dans votre foi !
Vous qui persévérez, marchez d'une manière digne de Lui. Si c'est le cas, alors
sachons que votre destination c'est bien le ciel.
Autant l'enfer est horrible, autant le ciel est beau !
A sa mort, chacun est attiré selon sa propre nature comme un aimant vers un lieu ou
un autre. Si nous marchons dans la lumière, nous irons dans le royaume de la lumière, si
nous marchons dans les ténèbres nous irons dans les ténèbres éternelles.
Un équilibre est à trouver, néanmoins, entre ne pas faire partie de ceux qui déclarent
que tout le monde sera sauvé (la première partie de ce livre sur l’enfer montre clairement
que c’est se mentir que penser ainsi) et se démarquer de cette attitude dénuée de logique
et de justice qui voudrait que, sans plus réfléchir, tous ceux qui n’ont pas répondu un jour
à “l’appel évangélique classique” partent en enfer.

Je souhaite que la lecture de ce livre vous aide à trouver cet équilibre et qu’il a pu
répondu à nombre de questions que vous vous posiez.

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TABLE DES MATIERES
INTRODUCTION 3

1ère Partie : LE “CHAUD” SUJET DE L’ENFER 5

Chapitre 1
LA REALITE DE L’ENFER 7

Chapitre 2
COMPRENDRE L’ENFER 12

Chapitre 3
QUE VALENT NOS TITRES EN ENFER ? 24

Chapitre 4
QUI “DESCEND” EN ENFER ? 29

Chapitre 5
LA REALITE DE LA COLERE DE DIEU 39

Chapitre 6
LES CHRETIENS AUSSI DOIVENT CRAINDRE L’ENFER 47

2ème Partie : QUI SERA SAUVE ? 59

Chapitre 1
QUI SERA SAUVE ? BONNE QUESTION ! 61

Chapitre 2
QUI SERA SAUVE ? PLUS ! 73

Chapitre 3
LE “CAS CYRUS”

CONCLUSION 87

89
Visitez notre site :

www.cjp-diffusion.fr

90
Les cahiers de CJP
“Les cahiers de CJP” sont des enseignements de Claude ou (et) Julia Payan qui sont
présentés sous cette forme plus adaptée pour souligner, colorer et prendre des notes.
Leur lecture va nous aider à changer notre mentalité, notre regard et compréhension de
la Parole de Dieu sur plusieurs points, et nous donner des “clefs” qui nous permettront
de mieux évoluer, tant dans le Corps de Christ que dans notre vie de tous les jours.

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Le “chaud” sujet de l’enfer
Qui sera sauvé ?
Beaucoup pensent, comme le chante Michel Polnareff, que “nous irons tous au para-
dis”. La musique du morceau est agréable, mais cette affirmation est fausse et conforte
ceux qui la croient dans une fausse sécurité.
Selon la Bible deux choix se présentent : l'un est celui de passer l'éternité “au ciel”,
l'autre “en enfer”. Dans la société dans laquelle nous vivons, prononcer ces deux mots
fait sourire beaucoup de personnes qui ne croient à l'existence ni de l'un ni de l'autre. Le
sujet est flou chez de nombreux chrétiens également !
Pourquoi écrire un livre sur ce sujet si délicat qu’est l’enfer ? Parce que si tout ce que
nous dit l'Ecriture et les témoins qui ont vu l'enfer, que nous citons dans ces pages, est
vrai (ce que je crois !), c'est ne pas insister sur le sujet qui serait anormal, c'est non assis-
tance à personne en danger que de ne pas les prévenir les gens de manière très claire.
Ce livre se compose de deux parties qui doivent s’équilibrer l’une et l’autre. La pre-
mière, et la plus longue, aborde le sujet de l’enfer avec gravité. La seconde répond à la
question si importante : “Qui sera sauvé ?” en abordant un ensemble de nuances et
réflexions nécessaires à prendre en considération pour ne pas y répondre de manière pri-
maire.
Qui ne s’est jamais posé les questions : “Qu’en est-il de ceux qui n’ont pas eu l’oc-
casion d’entendre le message de l’Evangile ?” De ceux qui ont vécu avant Christ ? Et de
ceux qui appartiennent à d’autres religions ? Etc”. Seraient-ils tous perdus sans distinc-
tion ?

L’auteur :
Claude Payan est pasteur, chanteur et écrivain.
Avec Julia, son épouse, ils voyagent à travers le monde
francophone pour partager leur foi à travers divers sémi-
naires.
Leur objectif principal : aider à un changement des men-
talités au sein du peule de Dieu des pays francophones,
grâce à un enseignement inspiré et libérateur.

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