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114 – DROIT FISCAL

2013-2014
Application 2
Séances 5 à 12

Application de la série 02 du cours à distance

CORRIGE

Bénéfices industriels et commerciaux


Plus-values professionnelles
Impôts sur les sociétés

Jean-Pascal REGOLI et Mustapha M’HAMED

Institut National des Techniques Economiques et Comptables


40, rue des Jeûneurs
75002 PARIS

http://intec.cnam.fr
Accueil pédagogique : 01.58.80.83.34 ou 01.58.80.83.57
114 – Droit fiscal – 2013/2014

A NE PAS DIFFUSER AUX ETUDIANTS

Attention : Compte tenu de la date de sa rédaction, ce corrigé peut ne pas tenir compte
des dernières modifications fiscales. Il appartient à l’enseignant d’actualiser ce corrigé
qui n’a vocation qu’à constituer une aide pour l’enseignant.

Exercice n° 1 : Relaxintec

1) Activités BIC par nature : activités résultant de l’accomplissement d’actes de commerce : profession
commerciale, industrielle ou artisanale par une personne physique (Art. 34 CGI).

2) Activités BIC par assimilation : Art. 35 CGI : marchands de biens ; propriétaire donnant en location un
immeuble à usage professionnel équipé de son mobilier et de son matériel ; location meublée.

3) Activités BIC par attraction : Art. 155 CGI : des activités par nature agricoles ou libérales sont
disqualifiées et par attraction sont soumises au régime de l’activité commerciale s’il s’agit d’activités
complémentaires (intégration verticale ou horizontale) et si l’activité commerciale est prépondérante.

4) Différences entre BIC professionnels et non professionnels :

a) Les déficits provenant des BIC professionnels s’imputent sur le revenu global jusqu’à la 6e année
inclusivement.

b) Les déficits provenant des BIC non professionnels s’imputent sur les bénéfices de même nature des
6 années suivantes ; ils ne peuvent pas bénéficier de l’exonération de l’outil de travail pour l’ISF.

c) Définition des BIC non professionnels : activités BIC qui ne comportent pas la participation
personnelle, continue et directe de l’un des membres du foyer fiscal à l’accomplissement des actes
nécessaires à l’activité. Il en est ainsi, notamment, lorsque la gestion de l’activité est confiée en
droit ou en fait à une personne qui n’est pas un membre du foyer fiscal par l’effet d’un mandat,
d’un contrat de travail ou de toute autre convention.

5) Les écarts de conversion sont pris en compte pour la détermination du résultat imposable :

- Gain de change : l’écart de conversion est réintégré extra-comptablement au résultat imposable de


l’exercice.

- Perte de change : l’écart de conversion vient en déduction du résultat imposable et la provision pour
perte de change (comptable) est réintégrée dans le résultat imposable.

6) L’imposition échelonnée d’une subvention d’équipement n’est pas obligatoire : renonciation possible si
intérêt (situation déficitaire par exemple).

7) Réintégration d’une subvention qui ne couvre qu’une partie du coût de l’immobilisation :

- Immo. amortissable : subvention rapportée au bénéfice de chacun des exercices au rythme des
amortissements pratiqués. Il s’agit du rapport existant entre la dotation annuelle pratiquée (amort.
techniques et dérogatoires) et le prix de revient de l’immobilisation.
- Immo. non amortissable : subvention rapportée par fraction égale aux bénéfices des années pendant
lesquelles l’immo. est inaliénable ou, à défaut, aux bénéfices des dix années suivant celle de son
attribution.

8) Cession de l’immo. Subventionnée : la fraction non rapportée de la subvention est comprise dans le
résultat d’exploitation de l’exercice au cours duquel intervient la cession et imposée dans les conditions
de droit commun.

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Exercice n° 2 : Reflexintec

Point 1
La location en meublé, à titre habituel, de chambres ou d’appartements est une activité commerciale.
Monsieur Chilot sera donc imposable à ce titre à l’impôt sur le revenu dans la catégorie bénéfices
industriels et commerciaux.

Point 2
Les commissions, perçues par Monsieur Canut, sont considérées comme des salaires : il réalise, en effet,
des actes de commerce mais pour le compte d’entreprises.

Point 3
Monsieur Rali est agriculteur. La vente directe des produits de la ferme et de son exploitation agricole n’est
pas considérée comme une activité commerciale : elle relève du régime propre aux bénéfices agricoles.
Pour la location de chambres d’hôte, la règle générale dispose que les activités de location à titre habituel de
chambres ou d’appartements meublés sont considérées comme étant de nature commerciale et relèvent des
bénéfices industriels et commerciaux. Toutefois, ces revenus peuvent bénéficier, sous certaines conditions,
d’une exonération dans la mesure où s’il s’agit de pièces de l’habitation principale.

Point 4
La profession d’avocat est libérale : les revenus concernés relèvent de la catégorie des bénéfices non
commerciaux.
Les locations meublées sont considérées comme des actes de commerce et relèvent donc de la catégorie des
bénéfices industriels et commerciaux.
La location de l’appartement vide est un acte civil de simple de gestion du patrimoine privé : les revenus
dégagés constituent des revenus foncier.

Point 5
Madame Camoune exerce une profession libérale. Les bénéfices résultant de son activité (droits d’auteur et
cession de droits) ne sont pas de nature commerciale : il s’agit de bénéfices non commerciaux.

Point 6
Les activités de Monsieur Melit relèvent :
- de l’artisanat (fabrication de meubles, travaux d’aménagement, vente de produits artisanaux),
- du commerce (vente de bois à la découpe).
Elles sont donc intégralement soumises au régime des bénéfices industriels et commerciaux.

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Exercice n° 3 : Entreprise Genialintec

1. Détermination du BIC 2013


Réintégrations Déductions
+ –
Bénéfice comptable 10 000

a) Taxe d’habitation et taxe foncière de l’appartement +1 100

Il s’agit d’un bien non inscrit à l’actif du bilan de l’entreprise et qui de plus
n’est pas utilisé pour l’activité professionnelle de
M. Genialintec. Aucune charge afférente à ce bien ne peut être déduite du
résultat imposable de l’entreprise. C’est donc à tort que ces charges sont
comptabilisées. Le bénéfice imposable doit être rehaussé à hauteur
de 1 100 € (500 + 600).
Remarque : Ces deux taxes ne devraient pas être comptabilisées dans les
charges de l’entreprise. Une correction comptable mériterait d’être opérée
afin que les comptes annuels soient réguliers et sincères et donnent une
image fidèle de la situation économique et financière de l’entreprise. Dans
ce cas la réintégration fiscale n’aurait plus lieu d’être.

b) Taxe foncière de l’atelier

S’agissant d’un bien inscrit au bilan de l’entreprise, les charges afférentes


à ce bien peuvent être déduites du résultat imposable. Cette dépense ayant
déjà été prise en compte, il n’y a aucun retraitement à opérer.

c) Frais de nettoyage de l’atelier

Cette charge est déductible du résultat imposable car il s’agit d’une charge
afférente à un bien inscrit à l’actif du bilan de l’entreprise. S’agissant d’un
bien utilisé pour l’activité de M. Genialintec, quand bien même l’atelier
n’aurait pas été inscrit à l’actif du bilan de l’entreprise, cette charge aurait
toutefois été déductible car il s’agit d’une charge liée à l’utilisation du bien
et non à sa propriété. Il n’y a donc aucun retraitement à opérer.

d) Dividendes encaissés - 4 000

Les dividendes perçus des actions ou parts de sociétés passibles de l’impôt


sur les sociétés par une entreprise qui relève de l’impôt sur le revenu sont
déduits du BIC et doivent être déclarés au nom des associés s’il s’agit
d’une société qui relève de l’impôt sur le revenu ou au nom de
l’entrepreneur individuel s’il s’agit d’une entreprise individuelle. Au cas
particulier cela permet à M. Genialintec de profiter de l’abattement
proportionnel (40%). Il convient donc de déduire le produit comptabilisé
de 4 000 € du BIC de l’entreprise pour l’imposer au nom de M.
Genialintec dans la catégorie des RCM.

Totaux 11 100 - 4 000


BIC imposable en 2013 7 100 €

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Pour M. Genialintec, en tenant compte d’un dividende de 4 000 € encaissé en 2013, le calcul du
dividende imposable et de l’IR correspondant est le suivant (les prélèvements sociaux sont négligés) :

Dividende 4 000 €
Abattement de 40 % -1 600 €
Dividende imposable dans la catégorie des RCM 2 400 €
Impôt correspondant au taux marginal de 45 % 1 080 €
Impôt à acquitter 1 080 €

Exercice n° 4 : Entreprise Muchintec

Les résultats fiscaux de l’entreprise sont déterminés selon les règles des BIC. En matière de BIC, les résultats
des opérations réalisées par les entreprises sont rattachés aux exercices selon un principe dit « de créances
acquises et dépenses engagées », selon lequel le rattachement ne se fait pas en fonction de l’encaissement
ou du décaissement, mais en fonction de l’exécution du contrat, c’est-à-dire soit de la livraison s’il s’agit
d’une vente, soit de l’achèvement s’il s’agit d’une prestation de services. Pour les prestations de services
continus, les produits ou les charges doivent être pris en compte au fur et à mesure de leur exécution. En cas
de prestation dont l’exécution se prolonge dans le temps, on considère qu’il y a une exécution partielle,
exercice par exercice. En cas de prestation de services « à cheval » sur deux exercices, il convient donc de
tenir compte d’un prorata temporis pour calculer la fraction du produit ou de la charge qui correspond à
chaque exercice. On tient ainsi compte des primes d’assurances, loyers ou intérêts qui ont courus jusqu'à la
date de clôture d’un exercice.

Cette règle de rattachement des charges et des produits est la même en matière fiscale qu’en matière
comptable. La fiscalité des entreprises suit les règles de la comptabilité commerciale en retenant le principe
d’une comptabilité d’engagement et s’oppose ainsi aux règles de la fiscalité des particuliers fondées sur une
comptabilité de caisse. Un particulier est imposé sur ses revenus encaissés ou disponibles au cours d’une
année et non sur ses revenus acquis.

1. Réparation d’une machine

S’agissant d’une prestation de services, le critère de rattachement à un exercice est celui de


l’achèvement de la prestation, qui est intervenu le 16 décembre 2012. L’intégralité de la prestation doit
donc être rattachée à l’exercice 2012 quand bien même aucun paiement n’est intervenu en 2012.
Le produit doit donc être rattaché à l’exercice 2012.

2. Vente avec acompte

S’agissant d’une vente de marchandises, le produit ne doit être comptabilisé et imposé qu’à la date de la
livraison, soit le 27 janvier 2013. Il ne s’agit donc pas d’un produit relatif à l’exercice 2012 et l’acompte
perçu à la commande ne doit pas être retenu en produit. Cet acompte encaissé en 2012 ne représente en
2012 qu’une dette sur le client, qui viendra s’imputer sur la créance à naître lors de la livraison effective
en 2013.

Il est à observer que la date de la commande marque la conclusion du contrat de vente en ce qu’il
formalise l’accord des parties au contrat sur les éléments essentiels que sont la chose et le prix. Ce n’est
pas pour autant que le produit résultant de ce contrat est à constater à cette date. La créance sur le client
n’est certaine qu’au moment de la livraison. Aucun produit ne doit donc être rattaché à l’exercice 2012.
Le produit doit être rattaché à l’exercice 2013.

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3. Réception et paiement de la quittance de loyer


S’agissant d’une prestation de services continue, l’entreprise doit comptabiliser en charges en 2012 la
fraction du loyer qui a couru du 1er juillet jusqu'à la date de clôture de l’exercice, soit le 31 décembre
2012. S’agissant d’un loyer annuel, la fraction du loyer correspondant à 2012 représente la moitié du
montant du loyer total (6 mois sur 12), soit 4 000 €. Le solde est rattaché à l’exercice 2013.

La date de paiement effective du loyer est sans incidence sur la date de rattachement de la charge pour
l’entreprise. Il convient donc de rattacher une charge de 4 000 € à l’exercice 2012, le solde de 4 000 €
est rattaché à l’exercice 2013.

Exercice n° 5 : SNC Viero

1. Quote-part taxable au nom de chaque associé

a) Résultat taxable en RCM

M. Colin M. Jean
Dividendes 30 000 x 50% 15 000 € 30 000 x 50% 15 000 €
Abattement 40% 15 000 x 40% (6 000 €) 15 000 x 40% (6 000 €)
RCM taxable 9 000 € 9 000 €

b) Résultat taxable en BIC

Détermination du BIC global

Résultat fiscal provisoire 95 850 €


Dividende à déduire (30 000 €)
65 850 €
Charges sociales personnelles à réintégrer 2 500 + 2 750 5 250 €
BIC Global 71 100 €

Détermination du BIC revenant à chaque associé

Il convient de raisonner à partir du BIC Global et de déduire les cotisations personnelles de chacun des
associés ainsi que les intérêts d’emprunt.

M. Colin M. Jean
Part du BIC Global 71 100 x 50% 35 550 € 71 100 x 50% 35 550 €
Cotisations personnelles (2 500 €) (2 750 €)
Intérêts payés pour l’acquisition des (1 850 €)
parts
31 200 € 32 800 €

Le cumul des deux BIC revenant aux associés « 64 000 € » est différent du BIC global « 71 100 € ».
La différence « 7 100 € » résulte de :
- la déduction des cotisations sociales personnelles «5 250 € »,
- les intérêts payés par un des associés « 1 850 € ».

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2. Impôt net de chaque associé

M. Colin M. Jean
IR brut 5 000 € 8 000 €
IR net 5 000 € 8 000 €

Le crédit d’impôt dividendes n’existe plus !

Exercice n° 6 : Entreprise Doucet

Client Darta : Vente de marchandises, taxable à la livraison soit le 5 janvier 2014. L’acompte de 1 000 €
réglé à la commande n’a pas à être retenu dans le résultat comptable et doit être déduit.

Client Hector : La livraison est réalisée à la clôture de l’exercice, la totalité de la facture doit être
comptabilisée et imposée en 2013. Un complément de 1 500 € doit être enregistré dans le résultat 2013. La
clause de réserve de propriété est sans incidence sur le rattachement du solde à l’exercice 2013.

Client Dimitri : Pour une prestation de services le rattachement à un exercice est marqué par l’achèvement de
la prestation soit le 23 décembre 2013. La totalité de la facture, soit 1 850 € est taxable sur 2013.

Client Kelly : Gain latent de change : 200 €, sans impact sur le résultat comptable. Une réintégration de
200 € est à effectuer sur le tableau 2058 A afin de le taxer. Au 15 janvier 2014 le règlement est effectué pour
5 100 €, le gain de change réalisé sur cette opération est de 300 €. Le gain de change réalisé est compris dans
le résultat comptable de 2014 ; pour éviter de le taxer une deuxième fois, l’écart de change latent de 2013,
soit 200 €, taxé en 2013, est systématiquement déduit sur l’exercice suivant, soit une déduction extra-
comptable de 200 € en 2014.

Client Smith : Provision pour risque de change : 3 500 €. Sur le plan fiscal le montant figurant au compte
476 « Différence de conversion actif » doit être déduit extra-comptablement soit pour un montant de 3 500 €.
La provision pour risque de change comptabilisée doit être réintégrée en fiscalité.

Prêt à une filiale anglaise : Le prêt consenti à la filiale anglaise remplit toutes les conditions permettant de
bénéficier de l’option pour la neutralisation de l’effet de change : prêt consenti à une société implantée hors
de la zone euro ; prêt accordé pour une durée initiale d’au moins trois ans ; plus de 50 % du capital de la
société bénéficiant du prêt est détenu par l’entreprise Doucet.

Au titre de l’exercice 2011, l’entreprise Doucet a opté pour cette neutralisation, qui lui a permis de ne pas
être taxée sur le gain latent de change.

Au titre de 2013, l’évaluation de la créance liée à ce prêt fait apparaître une perte de change qui a donné lieu
à une provision pour perte de change pour un montant de 1 450 €. Compte tenu du caractère irrévocable de
l’option exercée en 2011, cette provision ne sera pas fiscalement déductible, elle doit être réintégrée sur le
tableau n° 2058A.

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Exercice n° 7 : Bricointec

1. Traitement de la subvention d’équipement

La subvention est taxable dès 2011 (notification le 15 novembre 2011).

Répartition de la subvention :
 pour le terrain : 175 000 x 100 000 = 50 000 €
350 000
 pour les constructions : 175 000 x 250 000 = 125 000 €
350 000

La subvention affectée au terrain est étalée sur dix exercices à compter de 2012 : 0 est taxable en 2011
et 5 000 € sont taxables en 2012.

La subvention affectée aux constructions doit être rapportée au résultat imposable au rythme des
amortissements.

Amortissement 2011 : 250 000 x 5 % x 9 = 9 375 €


12
Subvention imposable en 2011 : 125 000 x 9 375 = 4 687,50 €
250 000
Amortissement 2012 : 250 000 x 5 % = 12 500 €
Subvention imposable en 2012 : 125 000 x 12 500 = 6 250 €
250 000

En 2013, le montant des subventions non encore taxées est à rapporter au résultat imposable :

 au titre du terrain : 50 000 – 5 000 = 45 000 €

 au titre des constructions : 125 000 – 4 687,50 – 6 250 = 114 062,50 €

2. Plus-value taxable en 2013

Terrain : 150 000 – 100 000 = 50 000 €. Plus-value à long terme.

Constructions :

 Prix de revient 250 000 €


 Amortissements
 2011 9 375 €
 2012 12 500 € 31 250 €
 2013 250 000 x 5 % x 9 9 375 €
12
 Valeur nette 218 750 €
 Prix de cession 300 000 €
 Plus-value 81 250 €

Court terme : 31 250 € et long terme : 50 000 €.

La plus-value à long terme taxée à 31,50 % (y compris 15,50 % de prélèvements sociaux) est à déduire
du résultat fiscal.

La plus-value à court terme est imposée au taux normal de l’IR (barème progressif). Elle peut être étalée
sur 2013 et les deux années suivantes. Il convient de retrancher sur l’état 2058A les 2/3 de la PV à CT :
31 250 € x 2/3 = 20 833 €.
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Exercice n° 8 : Entreprise Boisartintec

Réintégrations Déductions
Résultat comptable 153 800
1. Salaire de Mme -
2. Rémunération de M. 70 000
3. Loyer et dépôt de garantie -
4. Entretien réparation -
5. Dépenses de mécénat : charge non déductible 3 500
Réduction d’impôt : 60 % dans la limite de 5 ‰
x CA = 5 ‰ x 780 000 € = 3 900 €
Réduction d’impôt = 3 500 x 60 % = 2 100 €
6. Véhicule de tourisme
Amortissement à réintégrer :
(25 000 – 18 300) x 20 % x 9 = 1 005
12
Plus-value de cession :
Valeur d’origine 25 000 €
Amortissements
25 000 x 20 % x ( 8 + 2 + 9 ) = 17 083 €
12 12
VNC 7 917 €
PV : 22 000 – 7 917 = 14 083 €
PV à CT étalement sur 3 ans
A déduire 14 083 x 2/3 = 9 389
7. Pénalités
Pénalités de TVA 550
Majorations URSSAF 150
8. Impôts et taxes
Contribution économique territoriale -
Taxe foncière -
Taxe d’apprentissage -
TVS -
9. Dividendes 3 850
10. Gains de change latents 250
229 255 13 239
Résultat fiscal 216 016

Exercice n° 9 : SNC Doualintec

La réduction d’impôt, égale à 60 % des versements : 5 000 x 60 % = 3 000 €, est répartie entre les deux
associés : Mlle Pitonintec : 3 000 € x 40 % = 1 200 € et la société Irintec : 3 000 € x 60 % = 1 800 €. Ces
deux montants sont imputés sur l’IR dû par Mlle Pitouintec et sur l’IS dû par la SA Irintec.

Si la réduction d’impôt ne peut être imputée en totalité sur l’IR ou sur l’IS, l’excédent non imputé peut être
utilisé en paiement de l’IR ou de l’IS dû respectivement au titre des 5 années des exercices suivants.

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Exercice n° 10 : Donaintec

La limite globale de prise en compte des versements est de : 1 000 000 x 5 ‰ = 5 000 €.

Les versements effectués au titre des dons aux œuvres et autres organismes (CGI, art. 238 bis) étant de
4 000 €, l’entreprise ne peut plus déduire au titre de l’acquisition d’œuvres originales d’artistes vivants et
d’instruments de musique (CGI, art. 238 bis AB) que 1 000 € (5 000 € - 4 000 €) alors qu’elle aurait pu, en
l’absence de plafond global déduire 20 000 = 4 000 €. Le montant n’ayant pu être déduit au cours de
5
l’exercice 2013 (4 000 € - 1 000 € = 3 000 €) ne peut être reporté. Il est définitivement perdu.

Exercice n° 11 : Bibintec

Exercice 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019

Plafond (5 ‰ du CA) 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 €

Versements de l’exercice
ouvrant droit à réduction 10 000 € 8 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 8 000 € 4 000 €
d’impôt (CGI art. 238 bis)

Versements de l’exercice à
5 000 € 0€ 0€ 2 000 € 0€ 0€ 0€
reporter

Versements des exercices


antérieurs utilisés pour le (1)
0€ 2 000 € 0€ 0€ 0€ 2 000 € 2 000 €
calcul de la réduction d’impôt
de l’exercice

Versements des exercices (2)


0€ 3 000 € 3 000 € 3 000 € 5 000 € 2 000 € 0€
antérieurs restant à reporter

Versements des exercices


(2)
antérieurs ne pouvant plus 1 000 €
être utilisés

Total des versements ouvrant


droit à la réduction d’impôt 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 10 000 € 6 000 €
(CGI art. 238 bis)

Réduction d’impôt de 60 % 6 000 € 6 000 € 6 000 € 6 000 € 6 000 € 6 000 € 3 600 €

(1) Il s’agit du solde de 2013 pouvant être utilisé.


(2) L’excédent reporté au titre de 2013 n’ayant pu être utilisé qu’à hauteur de 4 000 € (2 000 € en 2014 et
2 000 € en 2018) il en résulte un reliquat de 1 000 € qui ne peut être utilisé après le 5e exercice. Il est
perdu. Il reste l’excédent de 2 000 € au titre de 2016.

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Exercice n° 12 : Entreprise Brenintec

Question 1

Point 1 – Loyers et charges locatives


Le loyer commercial est normalement déductible puisque la charge est engagée dans l’intérêt de
l’exploitation : elle est rattachée à l’exercice de la profession.
Les loyers de l’appartement et de la résidence secondaire sont des dépenses à caractère privé : elles doivent
être réintégrées au niveau fiscal

Point 2 – Impôts et taxes


La contribution économique territoriale est un impôt déductible. En effet, il se rattache à l’exploitation.
L’impôt sur le revenu est une dépense à caractère privé : la charge est non déductible et doit être réintégrée.

Point 3 – Dons
Le don n’est pas déductible mais il ouvre droit à une réduction d’impôt égale à 60% x 1 200 = 720 €

Point 4 – Charges de personnel


Rémunération de M. Brenintec : la rémunération n’est pas déductible car il s’agit, au sens fiscal, d’un
prélèvement anticipé de bénéfice
Rémunération de Mme Brenintec : M. Brenintec n’étant pas adhérent à un CGA, la rémunération est
déductible à concurrence de 13 800 € (surplus de 2 200 € à réintégrer)
Rémunération du fils : déductible, le salaire versé doit correspondre à un travail effectif et ne pas être
exagéré.
Rémunérations des autres salariés : déductibles normalement

Point 5 – Amortissement et provision


Dans le cadre de l’amortissement du véhicule de tourisme, la déduction est limitée à 18 300 x 20%
soit 3 660 €. Le montant à réintégrer s’élève à (25 000 / 5) – 3 660 = 1 340 €
La provision pour amende n’est pas déductible (infraction au code de la route), la dotation doit ainsi être
réintégrée (1 000 €).

Point 6 – Cession d’une immobilisation


Prix d’acquisition : 40 000 €
Amortissements : 32 000 €
VNC : 8 000 €
Prix de cession : 17 000 €
Plus-value : 9 000 €
La plus-value est à court terme (durée de détention supérieure à 2 ans, montant inférieur aux
amortissements), l’étalement sur 3 ans est applicable, soit une déduction de 9 000 x 2/3 = 6 000 €.

Point 7 – Honoraires
Expert-comptable : charge d’exploitation déductible
Avocat : dépense à caractère privé (dossier personnel), charge à réintégrer

Point 8 – Cadeaux
Clients de l’entreprise : charges normalement déductibles, leur montant ne semble pas exagéré
Fils : dépense à caractère privé, charge à réintégrer

Point 9 – Frais généraux divers


Dépense d’entretien normalement déductible (dépense comptabilisée TTC car elle porte sur un bien exclu du
droit à déduction)

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Point 10 – Produits divers


Les dividendes sont des produits imposables dans la catégorie « Revenus de capitaux mobiliers », une
déduction fiscale doit être réalisée
Les loyers encaissés sont relatifs à des immeubles inscrits à l’actif : produits régulièrement imposés en BIC.

Point 11 – Plus-values antérieures réalisées


Les plus-values sont reprises à concurrence pour 1/3 (soit 3 000 et 4 000)

Eléments A déduire sur le A réintégrer sur


2058 A le 2058 A
Loyer et charges locatives 4 000 €
Impôts et taxes 4 000 €
Dons 1 200 €
Charges de personnel 27 200 €
Amortissement et provision 2 340 €
Cession d’une immobilisation 6 000 €
Honoraires 1 500 €
Cadeaux 1 000 €
Produits divers 2 000 €
Plus-values antérieures réalisées 7 000 €
Corrections totales 8 000 € 48 240 €
Les corrections fiscales se traduisent par une réintégration nette de 40 240 €.

Le résultat fiscal : 90 000 + 40 240 = 130 240 €.

Question 2
Ce bénéfice fiscal sera déclaré par M. Brenintec dans la catégorie BIC et imposé globalement avec les autres
revenus de son foyer fiscal.

Question 3
Le déficit réalisé dans le cadre d’une entreprise relevant de l’IR catégorie BIC s’impute sur le revenu global
du foyer fiscal de la même année (c'est-à-dire sur la somme des revenus imposables dans toutes les
catégories de tous les membres de ce foyer). L’excédent de déficit qui n’aurait pu être imputé est reporté sur
les revenus des années suivantes dans la limite de 6 ans.

Exercice n° 13 : Exoporintec

a) 15 000 € x 310 000 - 250 000 = 9 000 €


100 000
b) 5 000 € x 108 000 - 90 000 = 2 500 €
36 000
c) Les plus-values sont exonérées car le CA global est inférieur à 250 000 € (en l’espèce 224 000 €) et le CA
prestations de services est inférieur à 90 000 €.
d) Le chiffre d’affaires global est inférieur à 350 000 € (en l’espèce 340 000 €) et le CA prestations de
services est inférieur à 126 000 €.

Il convient de procéder à une double liquidation pour déterminer le montant imposable de la plus-value en
appliquant le taux d’imposition le plus élevé au regard :

 du montant global des recettes, celles-ci étant assimilées pour le calcul à des ventes :
340 000 - 250 000 = 90 %
100 000
 du montant des recettes afférentes aux prestations de services :
115 000 - 90 000 = 69,4 %
36 000
Plus-value imposable : 15 000 x 90 % = 13 500 €

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
e)
(99 000 - 90 000)
= 25 %
36 000

PV imposable : 30 000 € x 25 % = 7 500 €

Exercice n° 14 : Entreprise Malintec

1. Provision pour dépréciation de titres de placement

La provision pour dépréciation a été comptabilisée à juste titre et correctement calculée en fonction du
cours moyen du dernier mois de l’exercice. Dans les entreprises relevant de l’impôt sur le revenu, les
provisions pour dépréciation de titres de placement sont soumises au régime fiscal des moins-values
long terme. La provision dotée ne peut donc venir en déduction du bénéfice industriel et commercial
imposable au taux de droit commun. Il convient par conséquent de réintégrer fiscalement le montant de
la provision dotée en 2013 pour un montant de 1 500 €.

2. Dividende perçu

Les dividendes perçus des actions ou parts de sociétés passibles de l’impôt sur les sociétés par une
entreprise individuelle qui relève de l’impôt sur le revenu sont déduits du Bénéfice Industriel et
Commercial (BIC) et doivent être déclarés au nom de l’entrepreneur individuel dans la catégorie des
revenus de capitaux mobiliers. L’entrepreneur individuel soumettra les dividendes au barème progressif
de l’IR ; il bénéficiera alors de l’abattement de l’abattement de 40 % à la base.
Il convient donc de déduire le produit comptabilisé de 5 000 € du BIC de l’entreprise pour l’imposer au
nom de M. Malintec dans la catégorie des Revenus de Capitaux Mobiliers (RCM).

3. Indemnité

L’indemnité perçue par M. Malintec répare un préjudice correspondant à l’inaccessibilité de sa boutique


pendant 2 semaines. Les indemnités allouées à l’entreprise en réparation d’un préjudice sont toujours
des produits imposables. L’indemnité perçue ne compense pas la perte d’une immobilisation, elle n’est
donc pas soumise au régime fiscal des plus-values professionnelles. Il n’y a donc aucun retraitement
fiscal à opérer.

4. Dégrèvement de taxe foncière

L’atelier ayant été inscrit à l’actif du bilan de l’entreprise, les charges liées à la propriété du bien sont
déductibles du résultat imposable de l’entreprise. La taxe foncière acquittée par l’entreprise étant une
charge déductible, un dégrèvement relatif à un impôt ou une taxe déductible constitue un produit
imposable. Ce produit ayant été comptabilisé, il n’y a aucun retraitement fiscal à opérer.

5. Cession d’une immobilisation

La cession d’un élément de l’actif immobilisé donne lieu à la constatation d’une plus ou moins-value
professionnelle. Le chiffre d’affaires de l’entreprise dépassant 350 000 € HT, la plus-value ne peut
bénéficier de l’exonération totale ou partielle au titre des petites entreprises.
La machine étant totalement amortie, sa valeur nette comptable est nulle (la somme des amortissements
pratiqués correspond au prix d’acquisition de la machine). Le montant de la plus-value est donc égal au
prix de cession soit 900 €.
S’agissant d’un bien amortissable détenu depuis plus de 2 ans, la plus-value est à court terme à hauteur
des amortissements pratiqués et à long terme pour le surplus. Le montant des amortissements pratiqués
étant de 2 000 €, la plus-value est donc intégralement à court terme. L’entreprise MALIN peut donc
répartir cette plus-value de 900 € sur trois ans. Pour ce faire, elle doit déduire 600 € de son résultat
imposable au taux de droit commun en 2013.

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Détermination du BIC 2013


Réintégrations Déductions
+ –

Bénéfice comptable 9 000

1 Provision pour dépréciation de valeur mobilière de placement + 1 500

2 Dividende encaissé - 5 000

3 Indemnité

4 Dégrèvement de taxe foncière

5 Cession d’une immobilisation - 600

Total BIC 4 900 €

Le montant du bénéfice industriel et commercial imposable à l’impôt sur le revenu au nom de


M. Malintec s’élève donc à 4 900 €.

Par ailleurs, l’entreprise dispose d’une moins-value nette à long terme de 1 500 € reportable en avant
pendant 10 ans sur des éventuelles futures plus-values à long terme.

Exercice n° 15 : Basilou

1) Résultat comptable + 600 000 €

 L’immeuble est affecté au patrimoine professionnel de l’entreprise. Les revenus provenant de la


location sont accessoires par rapport à l’activité principale de l’exploitation et sont imposés à l’IR
dans la catégorie des BIC.
R. Fi. + 85 000 €
 Subvention imposable R. Fi. + 16 000 €
 Ecart de conversion passif 14 000 x (1,20 – 1) (gain latent imposable)
R.Fi. + 2 800 €
 Vente de produits => produit imposable lors de la livraison de la marchandise. La vente doit être
rattachée à l’exercice suivant.
R.Fi. – 8 000 €
 Les produits des titres inscrits au bilan de l’entreprise peuvent ne pas être soumis à l’IR dans la
catégorie des BIC mais dans celle des RCM.
R.Fi. – 2 000 €
 La valeur locative de l’appartement utilisé par Basilou est imposable en BIC.
R.Fi. + 17 000 €

 L’indemnité d’assurance pour perte du stock est un produit imposable au taux normal de l’IR.
R.Fi. + 22 000 €
 L’immeuble ne figure pas à l’actif de l’entreprise. Les loyers ne sont pas imposables avec les revenus
de l’entreprise mais ils sont imposables en tant que revenus fonciers.
R.Fi. – 7 000 €

2) Résultat fiscal = 725 800 €

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Exercice n° 16 : Pucintec

Résultat Résultat fiscal


comptable
- + Réinté- Déductions
grations
Résultat comptable provisoire 56 000
1) 1 794 / 1,196 / 3 = 500 €  500 HT donc charge possible.
2) Les redevances de C.B. concernant une camionnette sont
normalement déductibles.
3) Safrane : durée > 3 mois, à réintégrer : (30 000 – 18 300) /
878
5 x 4,5 / 12.
4) Clio : durée < 3 mois. Location de courte durée pas de
réintégration.
5) Déductible, œuvres sociales pour le personnel (si
consenties dans l’intérêt direct du personnel).
6) Dépense personnelle de l’exploitant, à comptabiliser dans
800
le compte de l’exploitant.
7) Travaux à comptabiliser en immobilisations en cours
12 000
compte 231.
8) Echange standard du moteur : dépenses de remplacement
3 500
(pièce essentielle) à immobiliser.
9) Capital pré-déterminé, il s’agit d’un placement financier
2 100
prime non déductible en cours de contrat.
10) Déductible : assurance insolvabilité clients.
11) Déductible : assurance inondation couvre la perte
d’éléments d’actif.
12) La taxe d’apprentissage est un impôt déductible.
13) La taxe foncière est un impôt déductible.
14) IR : dépense personnelle, à comptabiliser au compte de
7 000
l’exploitant.
15) La contribution économique territoriale est un impôt
déductible.
16) Amende égale à 50 % des sommes non déclarées, sauf s’il
s’agit de la première infraction et que l’omission est
réparée spontanément avant fin 2013. Aucun retraitement à
opérer.
17) Dépense privée à comptabiliser par le compte de
5 300
l’exploitant.
18) Cadeau à un salarié pour son mariage charge déductible.
19) Acte anormal de gestion, dépense non déductible. 2 000
20) Don à une association reconnue d’utilité publique, charge
1 500
non déductible : crédit d’impôt
21) Les dépenses de parrainage sont déductibles.
22) Mme Pucintec salaire déductible limité à 13 800 ; à
15 200
réintégrer : 29 000 – 13 800 = 15 200
23) Travail non effectif donc rémunération non déductible. 11 000
24) Rémunération Hilar ; avantage en nature, remboursement
de frais : déductibles.
25) La rémunération du travail de l’exploitant : non déductible. 36 000
26) Les cotisations sociales personnelles obligatoires de
l’exploitant sont déductibles.
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27) Provisions pour congés payés (régime optionnel)


2012 déductible
6 500
2013 non déductible 7 500
28) Pénalités pour paiement tardif CET : non déductibles. 800
29) Pénalités d’assiette TVA (défaut de déclaration) non
1 000
déductibles
30) Sanctions pénales (infractions législation du travail) : non
2 200
déductibles.
31) Les produits enregistrés ne sont pas imposables en BIC, ils
5 500
ne concernent pas le patrimoine professionnel.

Totaux 5 500 84 600 80 178 6 500

Résultat comptable définitif 79 100 + 79 100

Résultat fiscal 152 778

Exercice n° 17 : Entreprise Toilintec

Les résultats de l’entreprise Toilintec sont taxables à l’impôt sur le revenu, dans la catégorie Bénéfices
Industriels et Commerciaux (BIC).

Détermination du résultat fiscal 2013


Réintégrations Déductions
+ –
Bénéfice comptable 42 000
1. Salaire de Mme Cécile Toilintec
Les fonctions de Mme Toilintec sont effectives et le montant annuel de +33 400
sa rémunération n’est pas excessif. Cependant, les époux Toilintec étant
mariés sous le régime de la communauté légale et l’entreprise n’ayant
pas adhéré à un centre de gestion agrée, la rémunération n’est
déductible que dans la limite de 13 800 €. Il convient donc de réintégrer
la différence soit : (47 200 - 13 800) = 33 400 €.

2. Salaire de Melle Toilintec


Les fonctions d’Annabelle sont effectives et le montant annuel de sa
rémunération n’est pas excessif. Aucun plafond de déductibilité n’est
prévu concernant les enfants de l’entrepreneur individuel. Le salaire
versé à Melle Toilintec est donc intégralement déductible. Il n’y a donc
aucun retraitement à opérer.
3. Rémunération de M. Toilintec
La rémunération de l’exploitant n’est pas déductible. Le salaire qu’il +45 000
s’est attribué ayant été déduit du résultat comptable, il y a donc lieu de
le réintégrer.
4. Cotisations sociales
Sont déductibles les cotisations versées au titre des régimes obligatoires
d’assurance maladie, de maternité, de vieillesse et d’allocations
familiales que ce soit pour les salariés ou pour l’entrepreneur
individuel. Ces cotisations sont déjà déduites du résultat comptable,
aucun retraitement n’est donc à opérer.
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5. Véhicule de tourisme
La base de calcul de l'amortissement fiscal des véhicules immatriculés
dans la catégorie des voitures particulières est limitée à 18 300 € pour
les véhicules dont la première mise en circulation est intervenue à
compter du 1er novembre 1996
Amortissement comptable pratiqué : 24 300  20 %  6/12 = 2 430 €
Amortissement déductible : 18 300  20 %  6/12 = 1 830 €
À réintégrer : 2 430 - 1 830 = 600 € + 600

6. Amende et pénalités
Amende pour excès de vitesse : L’amende pour excès de vitesse
sanctionne une infraction pénale qui ne peut venir en déduction du
bénéfice imposable de l’entreprise. Il s’agit normalement d’une charge
qui incombe personnellement à Melle Annabelle Toilintec. Le fait que
l’infraction ait été commise avec un véhicule appartenant à l'entreprise
+ 100
Toilintec n’a aucune incidence sur le traitement fiscal.
Cette amende ayant été comptabilisée en charges, il convient de
procéder à une réintégration à due concurrence.

Majoration de retard URSSAF : Les majorations de retard acquittées


+ 200
auprès des organismes de sécurité sociale ne sont pas déductibles des
résultats imposables (depuis la détermination des résultats des exercices
clos au 31 décembre 2007). Étant comprises dans les charges
comptables de l’exercice, cette majoration doit être réintégrée.

Majoration de retard taxe d’apprentissage : les amendes, pénalités


+ 150
et majorations ne sont jamais déductibles. Ayant été comptabilisée en
charge, cette majoration doit faire l’objet d’une réintégration fiscale.
- 3 000
Dividende : Les dividendes perçus des actions ou parts de sociétés
passibles de l’impôt sur les sociétés par une entreprise individuelle qui
relève de l’impôt sur le revenu sont déduits du BIC et doivent être
déclarés au nom de l’entrepreneur individuel dans la catégorie des
revenus de capitaux mobiliers. Ils seront soumis au barème progressif
de l’IR ; l’entrepreneur bénéficiera alors de l’abattement de 40 % à la
base.
Il convient donc de déduire le produit comptabilisé de 3 000 € du BIC
de l’entreprise pour l’imposer au nom de M. Toilintec dans la catégorie
des RCM.
Totaux 121 450 - 3 000
Résultat fiscal 118 450 €

Exercice n° 18 : Amortissements

1) Biens somptuaires : exclusion

2) Véhicule de tourisme : limitation : 18 300 € (depuis le 1/11/1996) ou 9 900 € pour les véhicules les plus
polluants (taux d’émission de dioxyde de carbone supérieur à 200 g/km) acquis depuis le 01/01/2006.

3) Biens donnés en location : par une personne physique ou une société de personnes (valable pour les
contrats de location antérieurs au 1er janvier 2007) :
- déductibilité limitée soit :
 au profit d’un tiers : loyer perçu -  autres charges afférentes à ce bien

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

 au profit d’un membre de l’entreprise : (loyer perçu + avantage en nature déclaré -  autres
charges afférentes à ce bien)

Biens donnés en location par une personne physique ou une société de personnes (valable pour les
contrats conclus à compter du 1er janvier 2007).

Biens donnés en location par une personne physique : régime similaire aux contrats conclus avant 2007.

Biens donnés en location par une société de personnes :


 Si biens donnés en location à une société soumise à l’IS utilisatrice des biens : pas de limite de
déduction.
 Si biens donnés en location à une société soumise à l’IS non utilisatrice des biens et biens
exploités dans l’Espace Economique Européen (EEE) (hors Liechtenstein) : amortissement limité
à 3 fois le montant du loyer pendant 36 mois et pour les associés soumis à l’IS, limitation de
l’imputation des déficits à 25 % du bénéfice pendant 12 mois.
 Si biens donnés en location à une société soumise à l’IS non utilisatrice des biens et biens
exploités hors de l’EEE : régime similaire aux contrats conclus avant 2007.

4) Les amortissements doivent obligatoirement être enregistrés en comptabilité et inscrits sur le tableau des
amortissements (Etat 2055).

5) Principe de l’amortissement minimal linéaire art. 39 B CGI

6) Amort. régulièrement différé = respect art. 39 B CGI.


Amort. irrégulièrement différé = non respect art. 39 B CGI.

7) Amort. irrégulièrement différé : perte définitive du droit de le déduire ; en cas de cession le résultat tient
compte de cet amortissement.

8) Amort. régulièrement différé et bénéfice comptable :

- Amort. linéaire : récupération après la période normale d’amortissement.


- Amort. dégressif : récupération répartie sur la durée d’utilisation restant à courir.

9) Amort. régulièrement différé et déficit comptable :

 récupération globale sur les résultats des premiers exercices suivants qui font apparaître un bénéfice
comptable.
 ou, récupération étalée (valable uniquement pour les amortissements dégressifs).

Exercice n° 19 : Crepintec

1. Machine A

L’annuité ayant été omise en période déficitaires 2 méthodes sont possibles :

- Méthode de l’étalement (répartition des amortissements différés sur la durée d’utilisation restant à
courir ; application du taux dégressif à la valeur résiduelle comptable)
Date Annuité Val. Résiduel

2011 15 000 x 20 % x 1,75 x 10/12 = 4 375 10 625


2012 0 10 625
2013 10 625 x 35 % = 3 719 6 906
2014 6 906 x 50 % = 3 453 3 453
2015 3 453 x 100 % = 3 453 0

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- Méthode double annuité (récupération immédiate)


Date Annuité Val. Résiduel

2011 15 000 x 20 % x 1,75 x 10/12 = 4 375 10 625


2012 0 10 625
2013 10 625 x 35 % = 3 719
6 906 x 35 % = 2 417 4 489
2014 4 489 x 50 % = 2 245 2 244
2015 2 244 x 100 % = 2 244 0

L’annuité a-t-elle été régulièrement différée ?

Cumul de l’amortissement linéaire


2011 : 15 000 x 20 % x 285/360 = 2 375
2012 : 15 000 x 20 % = 3 000

5 375

Cumul amortissements pratiqués : 4 375


Annuité irrégulièrement différée pour : 1 000

Cette partie d’annuité doit être réintégrée aux résultats. Les modalités de réintégration sont fonction de la
méthode choisie (étalement ou double annuité).

- Méthode de l’étalement : réintégration échelonnée sur 3 ans.


2013 1 000 x 35 % = 350
2014 (1 000 – 350) x 50 % = 325
2015 (650 – 325) x 100 % = 325

- Méthode double annuité : réintégration en une seule fois en 2013 : 1 000

2. Machine B (bien acquis le 20/06/2009 : coefficient dégressif applicable pour 2,25)

Date Annuité Val. Résiduel

2009 7 500 x 20 % x 2,25 x 7/12 = 1 969 5 531


2010 5 531 x 45 % = 2 489 3 042
2011 3 042 x 45 % = 1 369 1 673
2012 0 1 673
2013 1 673 x 100 % = 1 673 0

Comparons l’amortissement pratiqué cumulé jusqu’à fin 2011 au linéaire théorique.

Cumul des amortissements comptabilisés : 1 969 + 2 489 + 1 369 = 5 827

Amortissement linéaire théorique cumulé :

20 % sur 3 ans : 7 500 x 20 % x 3 = 4 500


20 % sur 190 jours : 7 500 x 20 % x 190/360 792

Total 5 292

Aucun amortissement n’est irrégulièrement différé.

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3. Entrepôt

S’agissant d’un bien amortissable en linéaire, l’annuité omise est irrégulièrement différée pour sa totalité.
Lorsque le comptable (en fin de période d’amortissement ou sur les premiers résultats bénéficiaires)
constatera l’annuité omise, celle-ci sera réintégrée. 24 000 x 1/15 = 1 600 (annuité irrégulièrement
différée).

Exercice n°20 : Mamintec

Structure

Années Annuité comptable Annuité fiscale Amortissements dérogatoires


Dotations Reprises
2013 1 200 (1) 1 500 (2) 300
2014 1 200 1 500 300
2015 1 200 1 500 300
2016 1 200 1 500 300
2017 1 200 1 500 300
2018 1 200 1 500 300
2019 1 200 1 500 300
2020 1 200 1 500 300
2021 1 200 1 200
2022 1 200 1 200
12 000 12 000 2 400 2 400
(1) 12 000 x 10% (la durée d’utilisation réelle étant connue, on doit la retenir pour la détermination de
l’amortissement comptable)
(2) 12 000 x 12,5% (on retient la durée d’usage, soit 8 ans, le taux en découlant est 12,5%)

Composant

Années Composant d’origine Composant renouvelé


Annuités comptables Cumul des Annuités comptables Cumul des
et fiscales amortissements et fiscales amortissements
2013 700 (1) 700
2014 700 1 400
2015 700 2 100
2016 700 2 800
2017 700 3 500
2018 700 4 200
2019 1 500 (2) 1 500
2020 1 500 3 000
2021 1 500 4 500
2022 1 500 6 000
(1) Amortissement sur la durée d’utilisation prévue (6 ans)
(2) Amortissement sur la durée d’utilisation résiduelle de la structure (4 ans)

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Exercice n° 21 : Provisions

1. Provisions non déductibles ; provisions pour :

- dépréciations des stocks fondées sur les frais de commercialisation ;


- retraite du personnel ;
- pertes à terminaison : la provision pour pertes sur opérations en cours à la clôture d’un exercice est
limitée à la différence constatée à cette date entre le coût des travaux réalisés à la clôture de l’exercice
et le prix de vente de ces mêmes travaux ;
- indemnités de licenciement économique (légales ou conventionnelles) ;
- coûts de démantèlement ;
- propre assureur.

2. Provisions déductibles avec un décalage d’un an ; provisions pour :

- congés payés à titre optionnel (entreprise créée avant 1987) ;


- contribution sociale de solidarité des sociétés (ORGANIC) ;
- réserve spéciale de participation due aux salariés.

3. Conditions pour que les provisions soient déductibles

- Conditions de fond :
La perte ou charge doit être nettement précisée ;
La perte ou la charge doit être probable et non simplement éventuelle ;
La probabilité de la perte doit résulter d’événements en cours à la clôture de l’exercice
Evaluation approximative et non purement arbitraire ;
Calcul statistique possible ;
Un exercice qui intègre le résultat d’une opération doit tenir compte de toutes les charges liées à cette
opération ;
Impossible de retenir des événements postérieurs à la clôture de l’exercice ;
La perte ou charge provisionnée doit être déductible.

- Conditions de forme :
Inscription en comptabilité ;

Inscription sur le relevé spécial des provisions (Etat 2056), à défaut amende de 5 % des sommes non
déclarées ou de 1 % si les sommes omises sont déductibles en cas d’omission. Cette amende est
limitée au seul exercice au titre duquel l’infraction a été commise (CGI art. 1763).

4. Lorsque la reprise n’a pas été effectuée par l’entreprise, l’administration peut procéder aux rectifications
nécessaires dès qu’elle constate que la provision est devenue sans objet. Dans ce cas, la provision est, s’il
y a lieu, rapportée au résultat du plus ancien des exercices soumis à vérification.

5. Compte de tiers : dette certaine, liquide et exigible


Comptes de « Frais à payer » : dette certaine, liquide et non exigible
Provision : charge probable, principe ou montant incertains

6. La provision pour charges ne peut être déduite au titre d’un exercice que si se trouvent comptabilisés, au
titre du même exercice, les produits afférents à ces charges.

La provision pour pertes n’est pas régie par le principe de la symétrie des produits et des charges ; possible
avant la constatation du produit sous certaines conditions. Règles comptables et fiscales différentes, (voir
calcul de la provision pour pertes à terminaison).

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Exercice n° 22 : Printec

1. Calcul de la provision maximale

- Produit M : 1 000 [360 – (110 % x 300)] = 30 000 €


On doit déduire la dotation de 2012 ; donc la dotation de 2013 est de : 30 000 – 12 200 = 17 800.

- Produit N : 2 000 [210 – (110 % x 180)] = 24 000 €


Cette somme étant inférieure à la dotation de 2012, aucune dotation ne doit être constatée en 2013.

- Produit O : 500 [340 – (110 % x 300)] = 5 000 €


Le calcul étant effectué par rapport à la valeur au 31/12/2012 il n’y a pas lieu de déduire la dotation de
2012 puisqu’elle fait référence à une autre période.

- Produit P : pas de provision 260 < 240 x 110 % (264)

2. Sort de la provision

La PHP constitue un avantage momentané. Elle doit être rapportée aux bénéfices imposables de l’exercice
en cours à l’expiration de la 6ème année suivant celle de sa dotation. La dotation de 2013 doit être
rapportée aux résultats de l’exercice clos le 31/12/2019.

3. La provision de 5 000 € est maximale. La provision peut être comprise entre 0 et 5 000 €.

Exercice n° 23 : PV-MV

1) a) PVCT à hauteur des amorts et PVLT pour le reste. b) MVCT


2) a) PVLT b) MVLT
3) a) PVCT b) MVCT

Exercice n° 24 : PV et MV – Titres de portefeuille

1. Provision pour dépréciation des titres : non déductible du résultat de droit commun, mais considérée
comme une MV à LT

2. Si cession titres de placement : méthode PEPS


Si cession titres de participation : méthode PEPS ou PRMP

3. Régime du PV/MV professionnelles si les titres faisant partie de l’actif immobilisé sont détenus depuis
plus de 2 ans, ou si des titres de même nature sont détenus depuis plus de 2 ans.

4. Concession de licence d’exploitation d’un brevet : le régime des PVLT s’applique sauf si le brevet a été
acquis à titre onéreux depuis moins de 2 ans.

5. Brevet : cession régime PVLT si : immobilisation et acquisition à titre onéreux depuis plus de 2 ans ou
acquis à titre gratuit ou mis au point par l’entreprise.

6. Si cession d’un brevet avec MV : MVCT dans tous les cas.

7. Indemnité d’expropriation ou d’assurance :


- PVCT : étalement, sur la durée moyenne des amortissements déjà pratiqués sur les biens détruits ou
expropriés pondérée en fonction du prix d’acquisition de ces biens, à partir de l’exercice suivant
celui au cours duquel l’indemnité est certaine ; durée limitée à 15 ans.
- PVLT : différé de paiement de l’impôt de 2 années.

8. Voir cours par correspondance série 3.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Exercice n° 25 : Pluvintec

1. Calcul des résultats de cessions

1) Immeuble
PV 180 000 – (60 000 – 36 000) = 156 000 € ; dont 36 000 CT et 120 000 LT

2) Machine
VNC = 7 000 x 20 % = 1 400 ; MV = 1 400 MVCT

3) Cessions de titres
A. Méthode FIFO :
150 (26 – 24) = 300 PVLT
50 (26 – 27) = 50 MVCT  détenus depuis moins de 2 ans

B. Le gain est un produit financier


100 (33 – 32) = 100 totalité des titres détenus depuis moins de 2 ans

4) Brevet (acquis depuis plus de 2 ans)


VNC = 2 100 – 840 = 1 260 ; PV = 1 600 – 1 260 = 340 PVLT

5) Indemnité d’assurance
Seule l’indemnité pour perte du véhicule est utilisée pour le calcul de la PV (application du régime
des + values professionnelles)
Les indemnités accessoires sont taxables : produits d’exploitation.
VNC = 22 000 – 15 000 = 7 000 ; PV = 9 000 – 7 000 = 2 000 PVCT

6) Droit au bail
8 000 – 24 000 = 16 000 MVLT (élément non amortissable détenu depuis plus de 2 ans)

2. Tableau de compensation

Eléments PVLT MVLT PVCT MVCT

Immeuble 120 000 36 000


Machine 1 400
Titres A 300 50
Brevet 340
Camion 2 000
Droit bail 16 000

Totaux 120 640 16 000 38 000 1 450

PVNLT = 104 640 PVNCT = 36 550


3. Calcul du résultat fiscal

Résultat comptable + 281 000


PVNLT - 104 640
PVNCT
Etalement sur 3 ans (36 550 x 2/3) - 24 367

Résultat fiscal (bénéfice) 151 993

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4. Modalités d’imposition

- Le résultat fiscal est taxable en BIC au nom de l’entrepreneur individuel.


- Le solde de la PVNCT sera taxé par réintégration au bénéfice imposable de 2014 et 2015 (BIC).
- La PVNLT relève du taux réduit de 31,5 % (16 % + 15,5 % prélvt sociaux).

Exercice n° 26 : Lucointec

1. Conséquences fiscales de la valeur des titres au 31/12/2013

Provisions

- Titres A : Coût d’acquisition : 1 000 x 21 + 500 x 24 = 33 000 €


Evaluation 31/12/2013 : 1 500 x 23 = 34 500 € Pas de provision

- Titres B : coût d’acquisition : (2000 x 27) + (1 000 x 30) + (1 000 x 32) + ( 2 000 x 35) = 186 000 €
Evaluation 31/12/2013 : 6 000 x 29 = 174 000 € ; Provision : 186 000 – 174 000 = 12 000 € ; Non
déductible MVLT

2. Résultats des cessions au 31/01/2014

- Titres A : le portefeuille ne comprend pas d’autres titres de même nature acquis depuis plus de 2 ans,
la cession entraîne un produit financier de 7 500 € soit 1 000 (27 – 21) = 6 000 € et 500 (27 – 24) =
1 500 €

- Titres B : détention > 5 %. Il s’agit de titres de participation ; méthodes : PEPS ou CUMP.

PEPS 2 000 (38 – 27) = 22 000 PVLT


1 000 (38 – 30) = 8 000 PVLT
1 000 (38 – 32) = 6 000 PVCT

PVCT : Etalement possible sur 3 années


PVLT : Taxation 31,5 % (y compris prélèvements sociaux)

CUMP ou PRMP

2 000 x 27  1 000 x 30  1 000 x 32  2 000 x 35  31


6 000

Lots 1 et 4 4 000 x 2 000  1 333 ; Lots 2 et 3 4 000 x 1 000  667


6 000 6 000

Lot 1 1 333 (38 – 31) = 9 331 PVLT


Lot 2 667 (38 – 31) = 4 669 PVLT
Lot 3 667 (38 – 31) = 4 669 PVCT
Lot 4 1 333 (38 – 31) = 9 331 PVCT

Exercice n° 27 : Cession d’un contrat de crédit-bail

Le prix de cession est égal à la PV = 64 000 €. Cession plus de 2 ans après l’acquisition : PVCT à hauteur
des amortissements que le cédant aurait pu pratiquer (en linéaire) s’il était propriétaire du bien et PVLT au
delà.

Base amortissable = Prix d’achat HT – Valeur de levée d’option = (120 000 – 6 000) x 10 % x 4 = 45 600 €
PVCT = 45 600 et PVLT = 18 400
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Exercice n° 28: Cession, amortissement irrégulièrement différé

Années Annuités Annui. Linéaires Annuités


linéaires cumulées dégressives
2011 2 375 (a) 2 375 4 375 (b)
2012 3 000 5 375 3 719 (c)
2013 3 000 8 375 2 417 (d)
2014 2 250(e) 10 625 1 683 (f)
(a) 15 000 x 20 % x 285/360 = 2 375
(b) 15 000 x 1,75 x 20 % x 10/12 = 4 375
(c) (15 000 – 4 375) x 35 % = 3 719
(d) (10 625 – 3 719) x 35 % = 2 417
(e) 3 000 x 9/12 = 2 250
(f) 4 489 x 50 % x 9/12 = 1 683

A la clôture de l’exercice 2012 :


- Montant cumulé des amortissements linéaires : 5 375
- Annuités dégressives réellement comptabilisées : 4 375

L’annuité dégressive de l’exercice 2012 est irrégulièrement différée pour 1 000 € (perdue définitivement) et
régulièrement différée pour 2 719 € (3 719 – 1 000) avec possibilité de récupération globale ou étalée.

2011 Dotation pratiquée 4 375 4 375


2012 Aucune dotation 0 0
RECUPERATION GLOBALE RECUPERATION ETALEE
2013 Annuité normale 2 417 [(15 000 – 4 375 – 1 000)
Annuité 2009 récupérable 2 719 x 35 %] = 9 625 x 35 % = 3 369
(3 719 – 1 000)

2014 Annuité normale 1 683 (9 625 – 3 369 = 6 256)


6 256 x 50 % x 9/12 = 2 346

Total 11 194 Total 10 090

Récupération globale : PV = 5 000 – (15 000 – 11 194 – 1 000) = 2 194 PVCT


Récupération étalée : PV = 5 000 – (15 000 – 10 090 – 1 000) = 1 090 PVCT

Exercice n° 29 : PV suite à une indemnité d’assurance

1. Calcul de la PV

2008 16 000 x 10 % x 90/360 = 400


2009 à 2012 16 000 x 10 % x 4 = 6 400
2013 16 000 x 10 % x 270/360 = 1 200
Total 8 000

VNC = 16 000 – 8 000 = 8 000


PV = 28 000 – 8 000 = 20 000 ; PVCT : 8 000 et PVLT : 12 000

2. Traitement fiscal de la PV

PVCT : Réintégration fractionnée sur une période déterminée en fonction de la durée d’amortissement
déjà pratiquée (maximum de 15 ans). Amortissements pratiqués = 5 ans. Réintégration à partir de
l’exercice suivant celui de la réalisation de la PV. PVCT = 8 000 / 5 = 1 600 (réintégration de 2014 à
2018).

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PVLT : Différé du paiement de l’impôt de deux ans sans condition. Il s’agit d’un report de paiement de
l’impôt. Taux d’imposition : 16 % + 15,5 %.

Exercice n° 30 : Levintec

1. Calcul des PV

- Construction
Indemnité perçue : 686 000
VNC : 600 000 – (600 000 x 5 % x 14) - 180 000

PV globale 506 000


PVCT = 420 000 et PVLT = 86 000

- Installations
Indemnité perçue : 152 000
VNC : 180 000 – [180 000 x 10 % x (9 + 1/12)] - 16 500

PVCT 135 500

- Matériel et outillage
Indemnité perçue : 30 000
VNC : 30 000 – (30 000 x 25 % x 2,5) - 11 250

PVCT 18 750

- PV à CT à étaler : 420 000 + 135 500 + 18 750 = 574 250

La PVNCT éligible au bénéfice de l’étalement est plafonnée à 403 000 € (montant global de la
PVNCT de l’exercice).

- Durée de l’étalement

Prix de revient total des immobilisations sinistrées : 600 000 + 180 000 + 30 000 = 810 000

Durée moyenne des amortissements pratiqués :

600 000 x 14  180 000 x (9  1/12)  30 000 x 2,5


 12,48 arrondi par excès à 13 ans.
810 000

- Modalités de réintégration : 403 000 / 13 = 31 000 ; la première réintégration s’effectue au titre de


l’exercice suivant celui de la réalisation de la plus-value.

2. Détermination résultat fiscal

Bénéfice comptable 916 000


PVLT - 86 000
Etalement PVCT - 403 000
Résultat fiscal : 427 000

La PVNLT est imposable à 31,5 % avec différé de paiement de l’impôt de deux ans.

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Exercice n° 31 : Subvintec

1) Modalités de reprise de la subvention

Poids de la subvention par rapport au coût de l’immobilisation : 12 800 : 40 000 = 32 %

Année Amortissement Reprise subvention Rep. Sub.

2007 40 000 x 28,125 % x 9/12 = 8 437 8 437 x 32 % = 2 700 12 800


2008 31 563 x 28,125 % = 8 877 8 877 x 32 % = 2 8 41
2009 22 686 x 28,125 % = 6 380 6 380 x 32 % = 2 042
2010 16 306 x 28,125 % = 4 586 4 586 x 32 % = 1 468
2011 11 720 x 28,125 % = 3 296 3 296 x 32 % = 1 055
2012 8 424 x 1/3 = 2 808 2 808 x 32 % = 898
2013 8 424 x 1/3 = 2 808 2 808 x 32 % = 898
2014 8 424 x 1/3 = 2 808 2 808 x 32 % = 898

Totaux 40 000 12 800

Méthode 1 : Reprise de la subvention proportionnellement aux amortissements dès l’année d’attribution.


Il s’agit d’un régime optionnel qui constitue une décision de gestion opposable à l’entreprise.

Méthode 2 : Reprise en totalité dès l’année d’attribution.

2) Plus-value de cession

Cumul des amortissements pratiqués au 30/09/2013


Au 31/12/2012 : 40 000 – (2 808 + 2 808) = 34 384
Du 01/01/2013 au 30/09/2013 : 2 808 x 9/12 = 2 106
Total 36 490
Calcul de la VNC : 40 000 – 36 490 = 3 510
Calcul de la PV : 8 000 – 3 510 = 4 490 PVCT

Le montant de la subvention non encore rapporté au résultat à la date de cession doit être compris dans
le résultat imposable de cet exercice. Il constitue un produit exceptionnel.

Montant de la subvention non encore rapporté aux résultats au 01/10/2013 : 898 + 898 = 1 796

Exercice n° 32 : Bicintec

1) Calcul des PV et MV consécutives aux cessions

a) Constructions :
Amort. pratiqués = 76 800 x 1/20 x (10 mois + 6 mois + 3 ans) = 16 640
VNC = 76 800 – 16 640 = 60 160
PV = 85 000 – 60 160 = 24 840 ; CT = 16 640 ; LT = 8 200

b) Matériel : (amortissement dégressif)


Période Base Annuité VNC
2012 12 000 350 (1) 11 650
2013 11 650 4 078 7 572
(1) 12 000 x 35 % x 1/12 = 350

MVCT = 3 000 – 7 572 = 4 572

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

c) Logiciel :
Période Amort. Amot.fiscal Amort. dérog.
Comptable
2012 570 (1) 3 300 (2) 2 730
2013 720 300 (3) - 420
Cumul 1 290 3 600 2 310
(1) 3 600 x 20 % x 9,5 / 12 = 570
(2) 3 600 x 11/12 = 3 300
(3) 3 600 x 1/12 = 300

VNC = 3 600 – 1 290 = 2 310


PV = 1 500 – (2 310 – 2 310) = 1 500 CT
ou : 1 500 – 2 310 = - 810 + 2 310 = 1 500

d) Terrain
VNC = 10 000 PV = 11 800 – 10 000 = 1 8 00 PVLT

e) Titres de participation
Calcul du CUMP
(44 x 300 + 42 x 500 + 50 x 200) / 1 000 = 44,2 €
1er lot : (47 – 44,2) x 700 x 300 / 1 000 = 588 PVLT
2ème lot : (47 – 44,2) x 700 x 500 / 1 000 = 980 PVLT
3e lot : (47 – 44,2) x 700 x 200 / 1 000 = 392 PVCT

2) Tableau de détermination des + values nettes

Eléments VNC Cessions + - values CT LT

Constructions 60 160 85 000 + 24 840 16 640 8 200


Matériel 7 572 3 000 - 4 572 - 4 572
Terrain 10 000 11 800 + 1 800 1 800
Logiciel 0 1 500 + 1 500 1 500
Titres 30 940 32 900 + 1 960 392 1 568
Prov.SICAV/OPCVM - 1 200 - 1 200

Total 13 960 10 368

PVNCT 2013 = 13 960 à étaler sur 3 ans donc à déduire 2/3 du résultat fiscal 2013 soit 9 307
PVNLT 2013 = 10 368

3) Calcul du résultat fiscal


Résultat comptable : 37 349

A. Ecarts de conversion
 ECA : (0,65 – 0,77) x 5 000 = - 600
 ECP : (1,18 – 1) x 10 000 = + 1 800

B. Frais d’acquis. des immob. : RAF

C. Titres de placement : les + values latentes ne sont pas imposables

D. Achats de matériels et outillages


 Scie électrique coût HT < 500 € (568,10/1,196 = 475)
 Outillage coût HT < 500 € (381,12 / 1,196 = 319)

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
E. Charges externes
 Loyer véhicule de tourisme QP n/d :
(20 000 x 1,196 – 18 300) 20 % = + 1 124
 Assurance exigée par le prêteur : charge normalement déductible
 Prime d’assurance homme-clé : déductible à l’échéance

F. Charges de personnel
Mme Bicintec (adhésion CGA)
Salaire déductible en totalité
 Charges sociales : déductibles
 Rémunération M. Bicintec : non déductible + 29 000
 Cotisations sociales M. Bicintec déductible

G. Eléments d’actif cédés (voir 1 et 2)

H. Charges exceptionnelles
 Pénalité d’assiette TVA : N/D + 310
 Major. Retard paiement CET : ND + 160
 Contravention code de la route + 600

I. Dotations aux provisions


 Provision pour pertes de change : ND + 600
 Provision dépréciation des OPCVM (voir 2)
J. Produits des cessions d’éléments d’actif (voir 1 et 2)

K. Reprise de provisions
 Reprise provision amendes code de la route : - 400
 Amortissements dérogatoires : imposable

L. Autres retraitements
 PVNLT - 10 368
 2/3 PVNCT 2013 - 9 307
 1/3 PVNCT 2011 + 600
 1/3 PVNCT 2012 + 800
Résultat fiscal 51 668
4) Régime d’imposition des résultats nets fiscaux

 BIC : à ajouter aux autres revenus nets catégoriels de l’IR et soumis au barème de l’IR.
 PVNLT : imposable à 31,5 % (10 368 - 800) x 31,5 % = 3 014

Exercice n° 33 : Martintec

1) Détermination du résultat comptable

Bénéfice comptable provisoire 37 690


Loyers immeuble d’habitation + 7 600
Amortissement immeuble d’habitation - 3 000
Taxe foncière immeuble d’habitation - 770
Dégrèvement CET + 780
IR Martintec + 7 700

Résultat comptable 50 000

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2) Détermination du résultat fiscal


Réintégration Déduction

Résultat comptable 50 000

1) Créances et dettes en monnaies étrangères


ECP (gain de change latent) 1 520
ECA (perte de change latente) 760
Provision pour pertes de change 760
3) Aucun retraitement
6) Aucun retraitement
8) Les dividendes perçus sont imposables en RCM 320
9) Cotisations assurance vieillesse obligatoire déductible
Cotisations versées au titre des régimes de prévoyance
complémentaire déductibles. Voir CPC pour les
conditions.
11) Contravention : sanction à caractère pénal non déductible 80
12) Logiciel comptable : amortissement exceptionnel sur 12
mois : 1 800 x 3/12 = 450
Amortissement économique : 1 800 x 20 % x 80/360 = 80
Amortissement dérogatoire : 450 – 80 = 370
13) Frais de développement. Si ces frais correspondent à un
projet nettement individualisé, ayant de sérieuses chances de
réussite technique et de rentabilité commerciale, l’entreprise
a la faculté de les comptabiliser ainsi ; les dotations selon le
plan linéaire sont déductibles.
14) Dépenses diverses
 Réintégration des dépenses de réception de Fifi (caractère
personnel) 780
 Cadeaux noël enfants du personnel (déductible œuvres
sociales)
 Versement organisme humanitaire non déductible (il
ouvre droit à une réduction d’impôt) 790
 Achats revues professionnelles (déductible)
Déduction PVLT 7 300

Total 53 930 8 380


Le bénéfice fiscal de l’entreprise est de : 45 550 €

PV imposable au taux de 31,5 % (y compris prélèvements sociaux) : 7 300 x 31,5 % = 2 299

3) Mise au rebut machine inutilisable : MV = VNC = 9 300 – 6 200 = 3 100 MVCT

4) Retrait dans le patrimoine privé d’une machine : 7 600 – (15 300 – 9 100) = 1 400 PVCT

5) Titres de participations A :
Titres 2008 : 300 (24 – 16) = 2 400 PVLT
Titres 2010 : 400 (24 – 20) = 1 600 PVLT
Titres 2012 : 50 (24 – 22) = 100 PVCT

Titres B : le gain réalisé est considéré comme un produit financier : 50 (25 – 24) = 50

Titres C :
Titres 2008 : 150 (43 – 37) = 900 PVLT
Titres 2011 : 50 (43 – 46) = 150 MVCT

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7) Brevet : 9 250 – (10 700 – 3 850) = 2 400 PVLT
PVCT total : 1 400 + 100 = 1 500
MVCT total : 3 100 + 150 = 3 250
MVNCT : 1 500 – 3 250 = 1 750
PVLT total : 2 400 + 1 600 + 900 + 2 400 = 7 300

Exercice n° 34 : Ours de Brintec

1) Résultat fiscal de la société

Bénéfice comptable 37 000


Appointements Mimi 75 000
Charges sociales Mimi 30 000
Salaire Basilou 45 000
Charges sociales Basilou 18 000
Intérêts versés à Mimi (partie non déductible)
5 000 – (60 000 x 5 %) 2 000
PVLT sur cession de brevet - 7 000
Bénéfice fiscal 200 000

2) Détermination de la quote-part revenant à chaque associé

Résultat fiscal 200 000


Rémunération Mimi (75 000 + 30 000 + 2 000) - 107 000
Rémunération Basilou (45 000 + 18 000) - 63 000
Résultat commun aux trois associés 30 000

a. Bénéfice net imposable au nom de Mimi


QP dans le résultat de la société 30 000 x 40 % = 12 000
Rémunérations versées (75 000 + 30 000 + 2 000) 107 000
Bénéfice brut 119 000
Charges sociales personnelles - 30 000
Bénéfice 89 000
QP PVLT imposable : 2 800
(7 000 x 40 %)

b. Bénéfice net imposable au nom de Basilou

QP dans le résultat de la société 30 000 x 40 % 12 000


Rémunérations versées (45 000 + 18 000) + 63 000
Bénéfice brut 75 000
Charges sociales personnelles - 18 000
Bénéfice imposable 57 000
QP PVLT imposable 2 800
(7 000 x 40 %)

c. Bénéfice net imposable au nom de Fafa

QP dans le résultat de la société 30 000 x 20 % 6 000


Bénéfice imposable 6 000
QP PVLT imposable (7 000 x 20 %) 1 400

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Exercice n° 35 : Librairie de Rointec

1) Résultat comptable et fiscal de la société


Résultat comptable Résultat fiscal
+ - + -
A1. Acquisition du logiciel :
Amortissement exceptionnel et charge non déductible
Prix d’achat > 500 € HT 600 350
Amortissement 600 x 7/12 = 350
A2. Mobilier de bureau
Amortissable : valeur HT de l’ensemble > 500 € 580
Amort. linéaire : 580 x 20 % x 10/12 = 97 97
B1. Assurance-vie « Homme-clé »
Primes déductibles
B2. Réception
Dépense à caractère personnel non déductible 1 300
B3. Cadeaux
Les cadeaux sont déductibles (cause et objet licite, valeur
normale).
La TVA est déductible car valeur unitaire TTC < à 65 €.
C1. Taxe foncière
Pénalité de recouvrement non déductible 300
C2. CET
Pénalité d’assiette non déductible 100
C3. Infraction code de la route : non déductible 110
D1. Prélèvements des associés non déductibles
(6 000 + 1 500) x 12 = 90 000 90 000
Salaire de Mme de Rointec adhésion à un CGA
déductible en totalité
D2. Cotisations obligatoires des associés : 36 000
Cotisations patronales des salariés : déductibles -
Cotisations mutuelle : déductibles -
E. Charges financières
Limite : 5 %
E.1 Charles 30 000 x (8 %– 5 %) = 900
E.2 Alex 8 000 x (8 % – 5 %) = 240
E.3 Caroline
15 000 x (8 % – 5 %) x 4/12 + 24 000 x (8% – 5 %)
x 8/12 = 630
F.1 Voiture de tourisme
Amort. Comptabilisé 27 000 x 20 % x 190/360 = 2 850
Amort. déductible 9 900 x 20 % x 190/360 = 1 045 1 805
F.2 Renault Trafic 1 275
Véhicule < 2T donc amortissable en
linéaire et non en dégressif
Amortissement constaté : 17 000 x 20 % x 1,75 x 6/12 =
2 975
Amortissement admis. : 17 000 x 20 % x 6/12 = 1 700
G. Provision correctement calculée
43 x 300 – (38 x 200 + 57 x 100)
Non admise en déduction : MVLT de 400 (voir point I)
H. Dividendes
A déduire pour les taxer en RCM après partage aux
associés 3 000
I. Cessions
Compensation PVCT/MVCT : 380 + 6 530 – 610 = 6 300

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Etalement possible
A déduire : 6 300 x 2/3 = 4 200 4 200
PVNLT a déduire taxation au nom des associés à 16 % +
(CSG + CRDS + PS) soit 31,5 % 8 100
8 500 – 400 = 8 100
PV nette à CT de 2012 Réintégration de 1/3 puisqu’il y a
eu étalement 1 800

Total 2 455 447 133 185 15 300


Résultat comptable provisoire 32 327 34 335
Résultat comptable définitif 34 335
Résultat fiscal BIC 152 220

PVNLT imposable : 8 100 – 1 500 = 6 600

2) Revenus imposables des associés

Partage aux associés : bénéfice à partager = bénéfice fiscal – prélèvements anticipés

Total des prélèvements :

- Rémunérations Charles de Rointec 72 000


- Rémunérations Caroline de Rointec 18 000
- Charges sociales des associés 36 000
- Réception 1 300
- Comptes courants : intérêts ND 1 770
129 070
Bénéfice à répartir = 152 220 – 129 070 = 23 150

Nature revenus Charles Caroline Alexandre

BIC 50 % 25 % 25 %
B. à répartir : 23 150 11 575 5 788 5 788
Prélèvements
Rémunérations 72 000 18 000
Charges sociales 28 800(a) 7 200(b)
Réception 650(c) 325(d) 325(e)
Intérêts c/c 900 630 240

Total 113 925 31 943 6 353


Charles Caroline Alexandre
(a) 36 000 x 72 000 / 90 000 (c) 1 300 x 50 % (e) 1 300 x 25 %
(b) 36 000 x 18 000 / 90 000 (d) 1 300 x 25 %

T = RF = 152 221 (écart d’arrondi de 1 €)

RCM

Dividendes (3 000) 1 500 750 750


Intérêts c/c déductible 1 500 1 050 400

PVLT : (8 100 – 1 500) 50 % 25 % 25 %


Taux 31,5 % 3 300 1 650 1 650

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Montant imposable au nom de chaque associé

- Charles de Rointec
BIC imposable : 113 925 – 28 800 = 85 125 soumis au barème de l’IR avec les autres revenus
(notamment salaire de Mme Rointec pour la partie admise en charges).
PVLT imposable : 3 300 taxable à 31,5 %
RCM 900 (1 500 x 60 %) + 1 500 = 2 400

- Caroline de Rointec
BIC imposable : 31 943 – 7 200 = 24 743 €
PVLT : 1 650 imposable 31,5 %
RCM : 450 (750 x 60 %) + 1 050 = 1 500

- Alexandre de Rointec
BIC : imposable : 6 353
PVLT : 1 650 imposable à 31,5 %
RCM : 450 (750 x 60 %) + 400 = 850

Nota bene : les intérêts peuvent être soumis, sous conditions, à un prélèvement libératoire (intérêts
n’excédant pas 2 000 €)

Exercice n° 36 : SNC Locabail

1) Amortissements à réintégrer au titre des années 2013 à 2015

- Dotation 2013 : 120 000 x 15 % = 18 000


Amortissement non déductible : 18 000 - 15 000 = 3 000

- Dotation 2014: (120 000 – 18 000) x 15 % = 15 300


Amortissement non déductible : 15 300 – 15 000 = 300

- Dotation 2015 : (120 000 – 18 000 – 15 300) x 15 % = 13 005

Cette dotation étant inférieure à trois fois le montant des loyers, elle est intégralement déductible. En
outre, l’entreprise peut également déduire extra-comptablement sur le tableau 2058-A une partie de
l’amortissement dans la limite de trois fois le montant des loyers (15 000 €), sous déduction des
amortissements de l’exercice (13 005 €), soit 1 995 €.

2) Sort des amortissements non admis en déduction en 2013, 2014 et 2015

A compter de 2016, la SNC n’étant plus soumise à la limitation de trois fois le montant des loyers, le
stock d’amortissements non déductibles durant la période de 36 mois et non encore imputé, soit 1 305 €
(3 000 + 300 – 1995), pourra être déduit en intégralité de manière extra-comptable sur le tableau
2058-A.

Exercice n° 37 : Entreprise Dupintec

1) Détermination des plus ou moins-values nettes dégagées au titre de l’exercice 2013

La provision de 1 200 € pour dépréciation des valeurs mobilières de placement : MVLT.

- Plus-value nette à long terme :


Plus-value à long terme sur cession droit au bail : 16 400
Moins-value (dotation provision VMP) - 1 200
PVNLT 15 200

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
- Plus-value nette à court terme :
PVCT sur cession d’un outillage : 7 600
MVCT sur cession d’une machine : - 2 800
PVNCT 4 800
2) Détermination du résultat fiscal
Corrections Etat 2058A
Réintégrations Déductions
1. Locations immobilières
La location d’une propriété pour une colonie de vacances est - -
déductible car elle bénéficie au personnel.
La location à Antibes d’un appartement a un caractère personnel. 1 600
2. Travaux d’entretien et de réparations
Charge déductible. - -
3. Primes d’assurance
L’assurance étant contractée pour les besoins de l’entreprise, les
primes versées sont déductibles. - -
4. Déplacements, missions et réceptions
L’inauguration de l’habitation principale a un caractère personnel, la
dépense comptabilisée en charges doit être réintégrée. 2 480
5. Impôt et taxes
La CET et la taxe d’apprentissage sont des impôts déductibles. La
pénalité pour paiement tardif d’un impôt n’est pas une charge 1 760
déductible.
6. Charges de personnel
Les prélèvements sur les bénéfices sous forme de rémunérations
effectués par l’exploitant ne constituent pas une charge déductible 48 000
dans une entreprise individuelle.
Les cotisations sociales obligatoires sont déductibles. - -
7. Dotations aux amortissements
 Amortissement comptabilisé : 20 100 x 20 % x 180/360 = 2 010
 Amortissement déductible : 18 300 x 20 % x 180/360 = 1 830
A réintégrer : 180 180
8. Dotations aux provisions
 La provision pour dépréciation des valeurs mobilières de
placement est une MVLT. Cette moins-value a été prise en compte - -
lors du calcul de la PVNLT.
 La provision constituée en vue d’assurer le renouvellement du
matériel existant n’est pas déductible fiscalement. Il ne s’agit pas 8 800
de charges mais d’immobilisations.
 La provision pour dépréciation d’une créance douteuse doit être
calculée sur le montant HT.
21 528 x 80 % = 14 400
1,196
Montant à réintégrer : 17 222 – 14 400 = 2 822 2 822
9. Dettes provisionnées
Concernant la provision pour congés payés, l’entreprise a conservé
l’ancien régime (option exercée avant le 01/01/1987). 49 840 46 400
10. Autres produits de gestion courante
Les loyers provenant de la location d’une maison non inscrite au bilan
ne sont pas imposables en BIC. Il s’agit de revenus fonciers. 19 200
11. Traitement des plus ou moins-values nettes de l’exercice
PVNLT 15 200
PVNCT : imposition étalée sur 3 années 4 800 x 2/3 = 3 200 3 200
PVNCT de l’exercice 2012 : il convient de réintégrer la part de la
PVNCT dont l’imposition a été différée : 7 200 x 1/3 = 2 400 2 400
117 882 84 000
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Résultat fiscal : 26 000 + 117 882 – 84 000 = 59 882


3) Imposition de la plus-value nette à long terme
(15 200 – 3 200) x 16 % = 1 920
12 000 x 15,5 % = 1 860
3 780

Exercice n° 38 : Tedyintec

Le chiffre d’affaires n’excède pas 81 500 €, donc l’entreprise bénéficie de la franchise de TVA. Son résultat
d’exploitation est imposé à l’impôt sur le revenu selon les règles du Micro-BIC. Le fait de ne pas être
assujetti à la TVA peut être pénalisant, car l’assujettissement réduit le coût effectif des achats du montant de
la TVA qui est récupérable. Son revenu imposable est déterminé de façon forfaitaire par application d’un
abattement de 71 % du chiffre d’affaires.

Bénéfice net imposable pour 2013 : 71 760 – (71 760 x 71 %) = 20 810 €

Or, le bénéfice net imposable peut être déterminé ainsi :

Ventes 71 760 : 1,196 = 60 000


(on considère la TVA comme étant comprise
dans le chiffre d’affaires)
- Achats et frais divers : 59 800 : 1,196 = - 50 000
- Amortist. de l’ordinateur : 4 784 x 20 % = - 800
1,196
717,60 12
- Amortist. du logiciel : x = - 600
1,196 12
8 600

L’option pour le paiement de la TVA emporte de plein droit assujettissement à un régime réel d’imposition
des bénéfices au titre de l’année concernée. L’option pour un régime réel d’imposition des bénéfices permet
de bénéficier :
- de la réduction d’impôt pour frais de tenue de comptabilité ;
- de la possibilité d’imputer les déficits constatés dans le cadre de l’exploitation sur le revenu global ;
- de la possibilité de pratiquer un amortissement dégressif sur les biens affectés à l’exploitation.

En outre, les contribuables qui optent pour la première fois pour un régime réel d’imposition (normal ou
simplifié) peuvent constater en franchise d’impôt les plus-values acquises à la date d’effet de l’option par les
éléments non amortissables de leur actif immobilisé.

Exercice n° 39 : Roxaintec

1) Conséquences de chacun des deux modes d’amortissement

a) Amortissement linéaire

- Dotation pour l’année 2013 : elle est calculée à compter de la date de mise en service et jusqu’à la
date de cession soit 11 mois (du 21/01/2013 au 21/12/2013).
Amortissements : 36 000 x 20 % x 11 = 6 600
12
Résultat de la cession : 26 000 – (36 000 – 6 600) = - 3 400. Il s’agit d’une MVCT.
- Résultat comptable :
Résultat provisoire : 100 000
- dotation - 6 600
- perte exceptionnelle - 3 400
Résultat net (bénéfice) 90 000
Résultat fiscal + 90 000
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114 – Droit fiscal – 2013/2014

b) Amortissement dégressif

Dotation pour l’année 2013 : elle est calculée à compter du mois d’acquisition jusqu’à la fin du mois
précédant la cession soit 11 mois.

Taux dégressif : 20 % x 1,75 = 35 % ; 36 000 x 35 % x 11/12 = 11 550


Résultat de la cession : 26 000 – (36 000 – 11 550) = 1 550 ; il s’agit d’une PVCT

Il s’agit d’une PVCT.

- Résultat comptable :
Résultat provisoire : 100 000
- dotation - 11 550
+ profit exceptionnel + 1 550
Résultat net (bénéfice) + 90 000

Résultat fiscal :
La PVCT peut être étalée sur 3 ans.

Résultat comptable + 90 000


- 1 550 x 2/3 = 1 033 - 1 033
Résultat fiscal 88 967

2) Plan d’amortissement à conseiller

Le résultat comptable est identique, quel que soit le mode d’amortissement.

Concernant l’amortissement dégressif, la diminution du résultat fiscal de 2013 sera compensée par la
réintégration en 2014 et 2015 de la fraction différée de la PVCT soit pour 2014 : 1 550 x 1/3 = 517
et pour 2015 : 1 550 x 1/3 = 517

Le choix du mode d’amortissement est donc globalement neutre.

Cependant, l’entreprise peut en tirer un avantage momentané de trésorerie par l’étalement de la PVCT.
Le plan d’amortissement dégressif est donc à conseiller.

Exercice n° 40 : BIC IR

I. Question 1

a) La livraison entraîne le transfert juridique de propriété. L’achat est donc déductible au titre de 2013.

b) Dans l’hypothèse d’une écriture de charge à payer constatée à fin 2013, aucun retraitement n’est à
constater sur le tableau de détermination du résultat fiscal n° 2058-A. A défaut d’écriture, il convient de
déduire 10 000 €.

II. Question 2

a) Le seuil de 500 € est dépassé. La dépense doit être portée en compte d’immobilisation. 600 € est une
charge non déductible. La déduction sera acquise par le biais du plan d’amortissement qui débutera en
2013.

b) Si écriture rectificative passée : aucun retraitement.


A défaut, il convient de réintégrer 600 €.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

III. Question 3

a) Rappel CET : 5 000 € : charge déductible ; T 2058-A : rien à faire

b) Intérêt de retard sur CET : 1 000 € : charge non déductible ; T 2058-A : à réintégrer

c) Pénalité-erreur d’assiette sur CET : 500 € : charge non déductible ; T 2058-A : à réintégrer

d) Intérêt de retard sur cotisations sociales : 2 000 € : charge non déductible ; T 2058-A : à réintégrer

IV.Question 4

a) Rémunération annuelle de l’exploitant : charge non déductible ; T 2058-A : 50 000 € à réintégrer

b) Cotisations sociales obligatoires de l’exploitant


charge déductible : 10 000 € - 3 000 € : 7 000 € ; charge non déductible : 3 000 €
T 2058-A : 3 000 € : à réintégrer

V. Question 5

a) Rémunération annuelle du conjoint :


40 000 € : charge non déductible à réintégrer sur le T 2058-A
forfait : 13 800 € : charge déductible à déduire

b) Charges sociales : déductibles – rien à faire sur le T 2058-A

VI.Question 6

a) Cotisations sociales : déductibles, à l’exception de la CSG et de la CRDS à hauteur respective de 2,40 %


et 0,50 %. Base : 98.25 % du salaire brut (abattement forfaitaire de 1.75%).

b) Les cotisations sont déductibles du salaire à déclarer en traitements et salaires (TS). Au cas présent, il
s’agit du forfait déduit des BIC (13 800 €).

c) Salaire déduit des BIC et à déclarer en « TS » :

brut : 13 800 €
cotisations : <8 000 €> (40 000 € x 20 %)
CSG – CRDS non déductibles : + 1 140 €
2,90 % x 98.25 % x 40 000 €

Net fiscal à déclarer : 6 940 €.

VII.Question 7

VNC : M Value à court terme : 10 000 € ; Charge déductible des BIC ; T 2058-A : rien à faire

VIII.Question 8

L’amortissement comptablement différé en 2012 est irrégulièrement différé (amortissement linéaire). Son
rattrapage en 2013 est une charge non déductible. A réintégrer pour 5 000 €.

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IX.Question 9

a) Les dividendes forment un revenu à déclarer obligatoirement en « RCM » (Revenus des capitaux
mobiliers). En effet, le portefeuille d’actions est détenu en nom propre par Madame BLOTEC.
En BIC : Revenu non imposable.
En principe, une écriture doit transférer ce produit au crédit du compte de l’exploitant (compte 108).
A défaut, il faut déduire sur la déclaration de résultat le montant perçu de : 1 000 x 5 € = 5 000 €.

b) Dividendes perçus : 5 000 €


Réfaction de 40 % : <2 000 €>
Net imposable : 3 000 €

X. Question 10

a) * Rémunération annuelle : charge déductible des BIC. Rien à faire sur le T 2058-A.

* Frais professionnels remboursés sur justificatifs : charge déductible des BIC. Rien à faire.

* Allocation forfaitaire pour frais professionnels


Selon la règle du non-cumul, charge non déductible des BIC. Il convient de réintégrer 5 000 € sur le
T 2058-A.

b) * Rémunération annuelle : 30 000 € net fiscal à déclarer en « TS » (traitements et salaires).

Net fiscal : 30 000 €

Frais professionnels : <3 000 €>

10 % x 30 000 €
Net imposable : 27 000 €

* Remboursement de frais professionnels sur justificatifs : 3 000 € ne constituent pas un revenu. A ne pas
déclarer.

* Allocation forfaitaire pour frais professionnels : 5 000 € constituent un complément de rémunération


imposable dans la catégorie des traitements et salaires.

Exercice n° 41 : DUTEL

1er dossier

1. Résultat fiscal 2013 de la société HARITEC

Bénéfice fiscal 2013 : 40 150 €


Déficits fiscaux
2009 : <10 000 €>
2010 : < 5 000 €>
Résultat fiscal définitif : 25 150 €

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

2. Résultat fiscal 2013 « commun » de la société HARITEC

Ventilation par associé


Eléments Total
M. DUTEL 60 % Mme RIEDA 40 %
Résultat fiscal T 2058-A 25 150 - -
Rémunération M. DUTEL <20 000> 20 000 -
Cotisations M. DUTEL <4 000> 4 000 -
Cotisations complémentaires <1 000> 1 000 -
Rémunération Mme RIEDA <15 000> - 15 000
Cotisations <3 000> - 3 000
Intérêt ct courant non déductible (1) <150> 150 -
Résultat commun <18 000> <10 800> (2) <7 200> (3)
TOTAUX 25 150 14 350 10 800
6
(1) 10 000 € x (8 % - 5 %) x
12
(2) 18 000 x 60 %
(3) 18 000 x 40 %

3. Résultat BIC à déclarer par M. DUTEL

Brut (voir 2) : 14 350 €


Cotisations sociales obligatoires : <4 000 €>
Quote-part non déductible : 500 €
Cotisation complémentaire prévoyance : <1 000 €>
Quote-part non déductible : 300 €
Net imposable : 10 150 €

4. PVMV à long terme 2013

PV nette à long terme 2013 : 5 000 €


MV nette à long terme 2009: <4 000 €>
PV nette imposable : 1 000 €
à déduire des BIC ; à imposer au taux réduit de 31,5 % (y compris les prélèvements sociaux) dans la
catégorie des plus-values professionnelles

5. Quote-part à déclarer par M. DUTEL : 1 000 € x 60 % = 600 €

Remarque : les intérêts de comptes courants déductibles en BIC sont à déclarer en « RCM », soit :
6
10 000 € x 5 % x = 250 €.
12
Pas d’abattement catégoriel.

2ème dossier

1. Les « PACSES » remplissent une déclaration commune de leurs revenus au titre de l’année de
conclusion du pacte. Au cas présent, leurs revenus 2013 doivent être déclarés sur une déclaration
commune du « foyer » DUTEL-ROMESCO.

2. Nombre de parts du foyer : 3,5

* parts de base : 2
* parts supplémentaires : 1,5
- 1er enfant : 0,5
- 2e enfant : 0,5 + 0,5

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
3ème dossier

1. Forfait 10 %

Net fiscal à déclarer : 50 000 €


Frais professionnels : <5 000 €> 10 % x 50 000 €
Net imposable : 45 000 €

2. Frais réels

Net fiscal à déclarer : 50 500 € 50 000 € + 500 €


Frais professionnels : <5 000 €>
Net imposable : 45 500 €

4ème dossier

1. Revenu d’obligations à déclarer en « RCM » (revenus de capitaux mobiliers).


Revenu à déclarer : 1 000 x 3 € = 3 000 €

2. Ce revenu ne bénéficie pas d’une retenue à la source.

3. Aucun abattement ne profite à ce revenu.

4. Imposition au barème progressif (avec un prélèvement à la source non libératoire de 24%). +


prélèvements sociaux pour 15.5%..

Remarque : prélèvement libératoire possible sur les intérêts n’excèdent pas 2 000 €.

5ème dossier

1. Cession de la résidence secondaire


Plus-value imposable dans la catégorie des plus-values immobilières des particuliers : voir CPC.

2. Les moins-values de cession de biens immeubles sont des « non valeurs ». Elles ne s’imputent pas : ni
sur les plus-values de même nature (PV immobilières), ni sur le revenu d’ensemble.
Cela est vrai quelle que soit la nature du bien immeuble cédé : résidence principale ou résidence
secondaire.

Exercice n° 42: BICIR-BICIS : Voir CPC


Exercice n° 43 : PVIR-PVIS : Voir CPC

Exercice n° 44 : SOCIETE ANONYME DEUCASINTEC

1) La société Deucasintec, détenant moins de 5 % de la société Filintec, est en dessous du seuil de 5 %


exigé pour l’application du régime de faveur des sociétés mères et filiales. Les dividendes ne peuvent
donc pas bénéficier de l’exonération propre à ce régime. Ils sont taxables pour leur intégralité au taux
normal de l’impôt sur les sociétés.

En 2012 :
 Dividende perçu et comptabilisé en produit : 10 000 x 3 % = 300 €
 IS correspondant à 33,33 % = 100 €

En 2013 :
 Dividende perçu et comptabilisé en produit : 20 000 x 3 % = 600 €
 IS correspondant à 33,33 % : 200 €

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

2) Le résultat imposable d’une société de personnes relevant de l’impôt sur le revenu est déterminé au
niveau de la société de personnes elle-même, mais il n’est pas imposé au nom de la société mais au nom
personnel des associés à raison de la quote-part du résultat social leur revenant.

Lorsqu’un associé de la société de personnes est une société soumise à l’impôt sur les sociétés, la quote-
part qui lui revient est déterminée selon les règles applicables à cet impôt quelle que soit l’activité de la
société de personnes.

Les bénéfices sont imposables entre les mains des associés à la date de leur réalisation par la société, et
quelle que soit l’affectation que leur donne la société. Peu importe que le résultat soit mis en réserve ou
distribué. En revanche, en comptabilité, la quote-part de résultat qui revient le cas échéant à une
entreprise ou société membre n’est comptabilisée par cette dernière que lorsqu’elle est effectivement
distribuée. La règle comptable est donc différente de la règle fiscale.

Cette divergence entre la comptabilité et la fiscalité est réglée par des ajustements opérés sur le tableau
de détermination du résultat fiscal n° 2058-A qui se traduisent pour l’essentiel par :

 un ajustement pour l’appréhension directe de la quote-part de résultat non encore distribué à taxer
entre les mains de l’associé : il s’agira d’une réintégration en cas de bénéfice et d’une déduction en
cas de déficit ;

 un ajustement pour neutraliser le bénéfice distribué appréhendé dans le résultat comptable de


l’associé, afin d’éviter une double taxation dans la mesure où il a été déjà appréhendé fiscalement ; il
s’agira d’une déduction extra-comptable.
Au final la société associée d’une société de personnes doit être imposée à hauteur de sa quote-part lui
revenant dans le résultat fiscal indépendamment des distributions de résultat opérées.

En 2012 :

 Produit comptable lié à la perception du montant distribué : 300 €


 Déduction extra-comptable du montant distribué déjà appréhendé fiscalement : - 300 €
 Réintégration extra-comptable de la quote-part de résultat revenant à la société Deucasintec :
+ 3 000 €
 Soit un impact sur le résultat imposable de la société Deucasintec de : + 3 000 €

En 2013 :

 Produit comptable lié à la perception du montant distribué : 600 €


 Déduction extra-comptable du montant distribué déjà appréhendé fiscalement : - 600 €
 Déduction extra-comptable de la quote-part de perte revenant à la société Deucasintec: - 150 €
 Soit un impact sur le résultat imposable de la société Deucasintec de : - 150 €

Exercice n° 45 : SOCIETE MERINTEC

1) Les actions détenues par la société Merintec représentent 25 % du capital de la société Alfilintec. La
condition relative au seuil de 5 % est donc remplie pour prétendre à l’application du régime des sociétés
mères et filiales.

Par ailleurs, ayant souscrit les titres depuis le 15 juillet 2006, la condition relative à une détention
pendant au moins 2 ans des titres concernés est remplie pour ne pas remettre en cause l’application du
régime des sociétés mères et filiales.

En application du régime des sociétés mères et filiales, les dividendes sont exonérés d’impôt sur les
sociétés, sous réserve cependant de la quote-part de frais et charges de 5 %. Les frais afférents à ces
dividendes sont non déductibles car ils sont afférents à des produits non taxables. Ces derniers sont
évalués forfaitairement à 5 % du dividende (crédits d’impôt compris).

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2) Détermination du résultat fiscal 2013


Réintégrations Déductions
+ -
Résultat fiscal avant retraitement des dividendes + 100 000
Dividende Alfilintec. Ce dividende bénéficiant du régime des - 10 000
sociétés mères et filiales, il est donc exonéré d’impôt sur les
sociétés ; il convient donc de le déduire extra-comptablement
puisqu’il est déjà compris dans le résultat comptable de la
société Merintec.
Quote-part de 5 % : 5 % x 10 000 + 500

Résultat fiscal après retraitement + 90 500 €

Exercice n° 46 : SOCIETE XINTEC ET YINTEC

1) Les sociétés sont toutes deux redevables de l’impôt sur les sociétés. Les résultats fiscaux des sociétés
soumises à l’impôt sur les sociétés sont taxables à un taux proportionnel dont le taux normal est de
33,1/3 %. Ce taux est abaissé à 15 % dans la limite d’une base imposable de 38 120 € pour les PME.
Les PME sont les sociétés remplissant de façon cumulative les 3 critères suivants :

 le chiffre d’affaires HT réalisé au cours de l’exercice concerné doit être inférieur à 7 630 000 € ;
 le capital doit être entièrement libéré ;
 le capital doit être détenu pendant toute la durée de l’exercice concerné pour 75 % au moins par des
personnes physiques ou par des sociétés satisfaisant elles-mêmes à l’ensemble de ces conditions.

A l’impôt sur les sociétés vient s’ajouter une contribution sociale de 3,3 % pour les sociétés qui ne sont
pas considérées comme des PME.

Cette contribution additionnelle se calcule sur un impôt de référence correspondant au total de l’IS au
taux normal (33,1/3 %) et de l’IS au taux réduit afférent à des revenus relevant du long terme. L’impôt
de référence est réduit d’un abattement de 763 000 €.

La SARL Xintec a réalisé un chiffre d’affaires de 1 000 000 € HT donc inférieur à 7 630 000 € HT. Son
capital est intégralement libéré. Son capital est détenu à 78 % par Monsieur Biduleintec donc pour plus
de 75 % par une personne physique. La Sarl peut donc bénéficier du taux réduit des PME dans la limite
de 38 120 €. Elle n’est pas redevable de la contribution sociale de 3,3 %.

Calcul de l’IS :

 IS au taux de 15 % : (38 120 x 15 %) = 5 718 €


 IS au taux de 33,1/3 % : (50 000 – 38 120) x 33,1/3 % = 3 960 €
 IS de référence = 9 678 €
 Soit un montant total à payer de : 9 678 €

Si la société constate un revenu relevant du taux du long terme, l’IS de référence doit être majoré du
montant de l’IS correspondant.

2) La SA Yntec a réalisé un chiffre d’affaires de 8 000 000 € HT donc supérieur à 7 630 000 € HT. Son
capital est intégralement libéré. Son capital est détenu à 51 % par Monsieur BIDULE, le solde étant
détenu par une société elle-même détenue par une autre société. Elle est donc détenue à moins de 75 %
par une personne physique.
La SA Yntec ne remplit donc pas deux des trois conditions requises pour bénéficier du taux réduit des
PME. L’intégralité de son bénéfice est donc taxée à 33,1/3 %. Le fait de ne pas remplir une seule des
conditions requises prive une société du bénéfice du taux réduit des PME.
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Calcul de l’IS et de la contribution sociale de 3,3 % :

 IS au taux de 33,1/3 % : 600 000 x 33,1/3 % = 200 000 €


 IS de référence : 200 000 €
 Contribution sociale de 3,3 % : (200 000 – 763 000) x 3,3 % = 0 € (la société n’est pas redevable de
la contribution sociale de 3,3 % compte tenu de l’abattement de 763 000 €).
 Soit un montant total à payer de 200 000 €

3) La contribution exceptionnelle (5% de l’IS de référence) n’est pas due car le chiffre d’affaires est
inférieur à 250 M € pour chacune des deux sociétés.

Exercice n° 47 : SA GACITEINTEC

1) La société étant une société anonyme, elle est soumise à l’IS quel que soit son objet.

Réintégrations Déductions
Détermination du résultat fiscal 2013 + -
Bénéfice comptable avant impôt sur les bénéfices 300 000

1. Amortissement omis + 200


L’article 39 B du CGI dispose qu’à la clôture de chaque exercice, la somme
des amortissements pratiqués sur une immobilisation doit être au moins égale
au montant cumulé des amortissements linéaires. Si les amortissements
pratiqués sur un bien sont inférieurs au minimum légal, l’insuffisance
constatée correspond à des amortissements « irrégulièrement différés », que
l’entreprise perd définitivement le droit de déduire. Le fait que le résultat soit
déficitaire ou bénéficiaire est sans incidence.
Au cas particulier la société n’a pas respecté la règle de l’amortissement
minimum correspondant à l’amortissement linéaire à la clôture de l’exercice
2012. Cette insuffisance d’amortissement de 200 € entraîne un amortissement
irrégulièrement différé dont la déductibilité est définitivement perdue. La
dotation complémentaire de 200 € en 2013 ne peut donc pas être déduite.
Il convient par conséquent de procéder à une réintégration à hauteur de 200 €.
2. Perte latente sur OPCVM + 1 000 - 1 000
Les SICAV obligataires obéissent au régime spécial des titres d’OPCVM.
Lorsque de tels titres sont détenus par les sociétés soumises à l’IS, leur régime
fiscal soumet systématiquement au taux normal de l’impôt les gains et pertes
latentes sur la base de leur valeur liquidative.
Le montant net des écarts est donc rattaché de manière extracomptable au
résultat imposable au taux de droit commun de l’exercice. La déduction
fiscale des écarts d’évaluation négatifs conduit à réintégrer les provisions
comptables constituées pour couvrir la dépréciation des tires faisant dès lors
double emploi.
L’écart d’évaluation doit donc être déduit pour un montant de
1 000 € tandis que la provision pour dépréciation dotée en 2013 de
1 000 € doit être réintégrée.
Remarque : L’indication du fait que l’on est en présence de SICAV
obligataires nous assure que la SA ne possède pas des titres d’OPCVM
essentiellement investis en actions répondant à un certain nombre de
conditions susceptibles de bénéficier du régime de droit commun et donc non
soumis à ce régime d’évaluation à la valeur liquidative.

3. Dividende Sarl Boulintec + 100 - 2 000


Les actions détenues par la SA Gaciteintec représentent 20 % du capital de la
société Boulintec. La condition relative au seuil de 5 % pour prétendre à
l’application du régime des sociétés mères et filiales est donc remplie.
En application du régime des sociétés mères et filiales, les dividendes peuvent
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114 – Droit fiscal – 2013/2014
donc être exonérés d’impôt sur les sociétés, sous réserve de l’imposition de la
quote-part de frais et charges évaluée forfaitairement par l’administration à 5
% de la somme du dividende et des crédits d’impôt.
Ce dividende bénéficiant du régime des sociétés mères et filiales, il est donc
exonéré d’impôt sur les sociétés ; il convient donc de le déduire
extracomptablement puisqu’il est déjà compris dans le résultat comptable de
la SA Gaciteintec pour son montant net encaissé.
Quote-part de 5 % : 5 % x 2 000 = 100.

4. Dividende SA Bilintec
Détenant moins de 5 % de la SA Bilintec, la SA Gaciteintec est en dessous du
seuil de 5 % exigé pour l’application du régime de faveur des sociétés mères
et filiales. Les dividendes ne peuvent donc pas bénéficier de l’exonération
propre à ce régime. Ils sont taxables pour leur intégralité au taux normal de
l’impôt sur les sociétés. Ce dividende ayant déjà été comptabilisé en produit,
aucun retraitement n’est à opérer.

5. Provision sur les titres Riskintec + 5 000


Au titre de l’évaluation retenue à la clôture de l’exercice 2013, une provision
justifiée de 5 000 € a été comptabilisée à juste titre d’un point de vue
comptable.
Les provisions pour dépréciation constatées sur ces titres ne sont pas
déductibles. Corrélativement les reprises de provisions constituées au titre
d’exercices antérieurs, à raison de ces mêmes titres ne font l’objet d’aucune
taxation quelque soit l’exercice de leur constitution.
Totaux 306 300 - 3 000
Résultat fiscal 303 300

2) Les résultats fiscaux des sociétés soumises à l’IS sont taxables à un taux proportionnel dont le taux
normal est de 33,1/3 %. Ce taux est abaissé à 15 % dans la limite d’une base imposable de 38 120 €
pour les PME qui remplissent de façon cumulative les 3 critères suivants : le chiffre d’affaires HT
réalisé au cours de l’exercice concerné doit être inférieur à 7 630 000 € ; le capital doit être entièrement
libéré ; le capital doit être détenu pendant toute la durée de l’exercice concerné pour 75 % au moins par
des personnes physiques ou par des sociétés satisfaisant elles-mêmes à l’ensemble de ces conditions.

A l’IS vient s’ajouter une contribution sociale de 3,3 % pour les sociétés qui ne sont pas considérées
comme des PME ainsi que le cas échéant une contribution exceptionnelle.
La contribution sociale se calcule sur un impôt de référence correspondant au total de l’IS au taux
normal (33,1/3 %) réduit d’un abattement de 763 000 €. La contribution exceptionnelle se calcule sur
l’IS de référence.

La SA Gaciteintec a réalisé un chiffre d’affaires HT de 5 725 000 € donc inférieur à 7 630 000 €. Son
capital est intégralement libéré. Son capital est détenu à 76 % (51 % + 25 %) par des personnes
physiques donc pour plus de 75 %. Les trois conditions cumulatives sont donc bien remplies, la SA
Gaciteintec peut bénéficier du taux réduit des PME dans la limite de 38 120 €. Elle n’est pas redevable
de la contribution sociale de 3,3 %. La contribution exceptionnelle n’est par ailleurs pas due étant donné
que le chiffre d’affaires est inférieur à 250 M €.

Calcul de l’IS :
 IS au taux de 15 % : (38 120 x 15 %) = 5 718 €
 IS au taux de 33,1/3 % : (303 300 – 38 120) x 33,1/3 % = 88 393 €
 IS de référence : 94 111 €
 Soit un montant total à payer de = 94 111 €

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Exercice n° 48 : SOCIETE LARGESSINTEC

Les abandons de créance à caractère financier ne sont plus admis en déduction du résultat imposable
pour leur intégralité (mesure applicable pour les exercices clos à compter du 4 juillet 2012), sauf
procédure de sauvegarde, redressement ou de liquidation judiciaire, conciliation.

1) Pour être déductible, un abandon de créance à caractère commercial doit constituer un acte normal de
gestion, c’est-à-dire être accordé dans l’intérêt direct de la société qui procède à cet abandon. En effet,
s’agit d’un abandon à caractère commercial, il peut s’agir pour la société qui consent l’abandon de
préserver ses débouchés en aidant temporairement un client voire d’aider un fournisseur irremplaçable.
S’il s’agit d’un abandon à caractère financier, il s’agit pour la société qui consent l’abandon d’éviter le
risque de disparition d’une société qui constitue l’un de ses actifs. Dans les deux cas, l’aide octroyée
doit être en relation et proportionnée à l’avantage attendu.

En ce qui concerne les abandons à caractère financier, ils ne sont pas déductibles.

a) Compte tenu des liens financiers existant entre les sociétés Largessintec et sa filiale, la société
Inoxintec, il est vraisemblable que la société Largessintec ait souhaité aider sa filiale afin de
préserver la valeur de sa participation financière. Cet abandon de créance réalisé dans l’intérêt de la
société Largessintec peut donc être qualifié d’abandon de créance à caractère financier.

L’abandon doit donc être intégralement réintégré.

b) Tout comme pour la société Inoxintec, les liens financiers existant entre les sociétés Largessintec et
sa filiale Aflotintec permettent de conclure au caractère financier de l’abandon de créances. La
société Largessintec a sans doute cherché à préserver la valeur de sa participation.

L’intégralité de l’abandon de créance n’est donc pas déductible et doit être réintégrée pour 100 000 €
au résultat fiscal de la société Largessintec.

c) L’abandon de créance au profit de la société Mangetoutintec répond à une volonté de maintien des
débouchés de la société Largessintec. Le montant de l’abandon de créance octroyé paraît
proportionné à l’avantage attendu compte tenu de l’importance du chiffre d’affaires réalisé avec ce
client. Il est donc dans l’intérêt de la société Mangetoutintec de procéder à cet abandon. Cet abandon
de créance à caractère commercial est donc intégralement déductible.

d) On ne voit pas au cas particulier l’intérêt que peut avoir la société Largessintec à procéder à cet
abandon de créance. Le bénéficiaire d’une part ne semble pas dans une situation financière
préoccupante et en outre il ne semble pas être ni devenir un client important pour la société
Largessintec. Subsidiairement le fait d’abandonner un montant équivalent au chiffre d’affaires
réalisé avec ce client paraît totalement exagéré. La société Largessintec semble s’être éloignée d’une
relation commerciale normale. Cet abandon de créance à caractère commercial constituant un acte
anormal de gestion, il n’est dès lors pas déductible et doit être réintégré fiscalement.

2) Pour la société bénéficiant d’un abandon de créance, celui-ci représente un produit imposable en
application de l’article 38-2 du CGI. En effet, toute disparition d’éléments de passif entraîne de facto
une augmentation de la situation nette. L’abandon de créance consenti par la société Largessintec est
donc taxable chez la société Inoxintec.

Exercice n° 49 : SARL DETIENTOUTINTEC

La Sarl DETIENTOUTINTEC est soumise à l’IS. Elle est taxable selon le régime du réel normal. Sur le plan
fiscal, les titres de la Sarl Sciviteintec sont traités comme des titres de participation car ils sont traités comme
tels comptablement. En effet, la détention de ces titres Sciviteintec est un actif stratégique pour l’activité de
la société Detientoutintec. Il est d’ailleurs indiqué que la société Detientoutintec souhaite conserver la
majorité du capital de sa filiale.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Il est à observer en outre, que les conditions d’application du régime des sociétés mères et filiales se trouvent
également réunies dès lors que la participation représente plus de 5 % du capital (95 %) de la Sarl
Sciviteintec. Il s’agit là d’un critère supplémentaire conduisant à la qualification fiscale de titres de
participation.

1) La plus-value est déterminée par différence entre le prix de cession et le prix de revient de la
participation. S’agissant de la valeur d’origine, les cessions de titres sont réputées porter en priorité sur
les titres de même catégorie acquis à la date la plus ancienne (règle du FIFO dite PEPS). Mais il est
également possible de faire ce calcul par rapport au prix de revient moyen pondéré des titres cédés. Il est
demandé de retenir la méthode aboutissant au montant minimum d’impôt sur les sociétés à acquitter.

a) Selon la méthode du FIFO, les titres cédés sont réputés être les plus anciens, c’est-à-dire les titres
acquis le 25 février 2008 au prix unitaire de 100 €.

Prix de cession : 350 € x 400 = 140 000 €


Valeur d’origine : 100 € x 400 = 40 000 €
Plus-value = 100 000 €

Les titres étant cédés en décembre 2013, ils ont été détenus depuis plus de deux ans et peuvent donc
prétendre à l’application du régime du long terme, c’est-à-dire que la plus-value sera imposée au
taux de 0 %.

Réintégration extra-comptable d’une quote-part de frais et charges de 12 % du résultat net de cession


soit 12 000 € (100 000 x 12 %).
IS : 12 000 x 33 1/3 % = 4 000 €.

b) Selon la méthode du prix de revient moyen pondéré, les titres cédés sont censés porter sur l’ensemble
des titres de même nature acquis à des dates différentes, dont le prix de revient est déterminé sur la
base d’un prix moyen.

Il convient d’abord de déterminer le prix de revient moyen pondéré :

 550 titres ont été acquis le 25 février 2008 pour un prix unitaire de 100 €, soit un total de
55 000 €.
 400 titres ont été acquis le 15 mars 2012 pour un prix unitaire de 200 €, soit un total de 80 000 €.

Le total de la participation dans la Sarl Sciviteintec représente un montant de 55 000 + 80 000 =


135 000 €, pour 950 titres, soit un prix de revient unitaire pondéré de 135 000 / 950 = 142,105 €.

La cession est censée porter sur l’ensemble des titres, avec la répartition suivante :

Nombre total des titres cédés : 400

 dont titres acquis en février 2008 : 400 x 550/950 = 232


 dont titres acquis en mars 2012 : 400 x 400/950 = 168

Montant total de la plus-value :

 Prix de cession : 350 € x 400 = 140 000 €


 Prix de revient : 142,105 € x 400 = 56 842 €
 Plus-value = 83 158 €

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

La répartition entre long terme et court terme se fait proportionnellement au nombre de titres, soit :

 Cession des titres acquis en février 2008 détenus depuis plus de 2 ans portant sur 232 titres :
 Prix de cession : 350 € x 232 = 81 200 €
 Prix de revient : 142,105 € x 232 = - 32 968 €
 Plus-value à long terme : 48 232 €
avec une taxation à 0 %.

Réintégration extra-comptable d’une quote-part de frais et charges de 10 % du résultat net de


cession : soit 5 788 € (48 232 x 12 %).
IS : 5 788 x 33 1/3 % = 1 929 €.

 Cession des titres acquis en mars 2012 détenus moins de 2 ans portant sur 168 titres :
 Prix de cession : 350 € x 168 = 58 800 €
 Prix de revient : 142,105 € x 168 = - 23 874 €
 Plus-value à court terme : 34 926 €
avec une taxation à 33,1/3 % soit un montant de 34 926 € x 33,1/3 % = 11 642 €.

Au total, le montant de l’IS à acquitter selon cette deuxième méthode est de 1 608 + 11 642 =
13 250 €, contre 3 333 € avec la méthode FIFO. C’est donc la méthode FIFO qui doit être retenue.

2) Les titres Yoyointec ont été acquis dans une intention purement spéculative. Il s’agit en conséquence de
titres de placement. S’agissant des sociétés soumises à l’IS, les effets des opérations liées à ces titres ont
toujours un impact sur le résultat taxable au taux normal.

A la clôture de l’exercice 2012, le titre dégage une plus-value latente unitaire de 260 € (380 € - 120 €),
soit une plus-value latente totale de 26 000 €. Par respect du principe de prudence aucun produit n’a été
comptabilisé.

Si le cours est de 70 € à la clôture de l’exercice 2013, ces titres dégagent alors une moins-value latente
unitaire de 50 € (120 – 70), soit une moins-value latente totale de 5 000 €. Selon le principe de
prudence, la société Detientoutintec doit comptabiliser une provision pour dépréciation de titres de
placement d’un montant de 5 000 €. S’agissant de titres de placement, cette provision est déductible du
résultat taxable au taux normal. Sa déductibilité est justifiée dès lors que l’évaluation est opérée à partir
du cours de bourse. Aucun retraitement fiscal n’est nécessaire.

Exercice n° 50 : SA Foinintec

Point 1
La filiale anglaise est une personne morale indépendante. Elle est imposée au Royaume-Uni pour les
bénéfices réalisés. La part de bénéfices, qui revient à la société mère française sous forme de dividendes, est
normalement imposable en France à l’IS (sauf régime spécial des sociétés mères et filiales).

Point 2
Cette dépense ne concerne évidemment pas la société mère.
Les installations (stands et pavillons) utilisées dans les foires d’exposition ne sont pas des établissements
stables.
Les sociétés installées à l’étranger ne sont soumises à l’IS en France que pour les opérations qu’elles
réalisent dans le cadre d’un établissement stable en France.
Les charges afférentes aux foires d’exposition constituent des charges déductibles pour la filiale.

Point 3
Le bureau est un établissement situé à l’étranger mais les opérations réalisées ne constituent pas un cycle
commercial complet détachable des opérations effectuées en France.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
En effet, seules sont effectuées en Hongrie les opérations d’approvisionnement dont le rythme et
l’opportunité dépendent des décisions prises par le siège en France.
Ces opérations sont donc soumises à l’IS en France.

Point 4
Ces locaux constituent un établissement stable hors France malgré qu’elle n’aient pas une personnalité
juridique distincte. Ainsi, les opérations, réalisées dans le cadre de cet établissement, relèvent de la fiscalité
du pays d’implantation (Suisse).
Les foies importés en France, qui constituent une simple opération d’approvisionnement, concourent à une
charge déductible en France.

Point 5
La filiale belge est entité juridique autonome. Les pertes subies dans une filiale étrangère ne sont pas
déductibles des résultats français, étant donné les principes de territorialité applicables.
(Néanmoins, la société française peut le cas échéant provisionner la dépréciation des titres de sa filiale)

Exercice n° 51 : SA VERTAVENIRINTEC
1)
Réintégrations Déductions
Détermination du résultat fiscal 2013 + -
Bénéfice comptable + 420 000

1. Impôts et taxes

 Taxe d’apprentissage : impôt déductible de la base imposable à l’IS.


Cette taxe ayant été déduite comptablement, aucun retraitement n’est
donc à opérer.
 Taxe sur les véhicules de tourisme de sociétés : pas déductible dans les + 3 000
sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés. Cette taxe ayant été déduite
comptablement, elle doit donc être réintégrée.

2. Jetons de présence + 36 000

Les jetons de présence ne sont déductibles qu’à hauteur de 5 % du montant


de la rémunération moyenne attribuée au cours de l’exercice aux 5 ou 10
personnes les mieux rémunérées de la société.

S’agissant d’une société employant moins de 200 salariés, cette limite


s’apprécie à partir de la rémunération versée aux 5 personnes les mieux
rémunérées.

Les bénéficiaires des jetons de présence sont au nombre de quatre, tandis


que le montant des rémunérations allouées aux personnes les mieux
rémunérées concerne cinq personnes. La limite se calcule donc comme
suit : (350 000 / 5) x 5 % x 4 = 14 000 €
Les jetons de présence versés totalisent : 50 000 €. Il y a donc lieu de
réintégrer : 50 000 – 14 000 = 36 000 €.

3. Intérêts de compte courant + 5 000

Le capital étant intégralement libéré, il est possible de déduire tout ou


partie des intérêts versés, dans la limite du taux d’intérêt de 4,5 % :

Limite concernant le taux appliqué : le taux maximum applicable pour


l’exercice 2013 est de 4,5 %. Or les intérêts ont été rémunérés au taux de 7
%.
Intérêts versés : 200 000 x 7 % = 14 000 €
Intérêts déductibles : 200 000 x 4,5 % = 9 000 €
Montant à réintégrer : 14 000 – 9 000 = 5 000 €.
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4. Abandon de créance
Cet abandon de créance à caractère commercial a été engagé dans l’intérêt
de la société Vertavenirintec. Cet abandon de créance a déjà été déduit
dans les comptes de la société Vertavenirintec, il n’y a donc aucun
retraitement à opérer.

5. Amortissements

 Amortissement du véhicule de tourisme : le prix d’acquisition du


véhicule étant inférieur à 18 300 € TTC, ce véhicule n’est pas concerné
par la limitation de la fraction de l’amortissement correspondant à la
partie du prix d’acquisition excédent 18 300 €. L’amortissement
comptabilisé par la société Vertavenirintec est donc intégralement
déductible. Il n’y a aucune correction fiscale à apporter.

 Amortissement de l’appartement : les amortissements de biens mis à la + 6 000


disposition d’un dirigeant ou d’un salarié sont limités au montant du
loyer ou de l’avantage en nature déclaré, diminué des charges supportées
par ailleurs sur ce bien.
L’avantage en nature est de 500 x 12 = 6 000 €
Les charges (autres que l’amortissement) s’élèvent à 2 000 €. La limite
des amortissements déductibles est donc de : 6 000 – 2 000 = 4 000 €
Les amortissements pratiqués sur cet appartement sont de :
250 000 / 25 = 10 000 €

Il convient donc de réintégrer 10 000 – 4 000 = 6 000 €

6. Provisions - 15 000

 Provision sur titres de participation : les provisions sur titres de


participation sont toujours soumises au régime du long terme, quelle que
soit la durée de détention des titres. En 2012, la provision avait été
réintégrée afin de la déduire de la base taxable au taux réduit de 0 %.
Lors de sa reprise en 2013, il convient de procéder à une déduction du
résultat imposable au normal pour que la reprise de provision soit
imposable au taux de 0%.

 Provision sur titres de placement : dans les sociétés soumises à l’IS, les
provisions sur titres de placement sont déductibles du résultat fiscal au
taux plein. Cette provision ayant déjà été déduite du résultat comptable,
aucun ajustement n’est donc à pratiquer.

7. Produits financiers

 Prêt accordé : la société Vertavenirintec a eu raison de rattacher le


produit correspondant à une prestation continue sur l’exercice 2013. Les
produits doivent être rattachés au fur et à mesure qu’ils sont acquis et la
date de paiement effectif est sans incidence. Il n’y a donc aucun
retraitement à opérer.
 Dividende Nature : la SA Nature est détenue à 100 % par la société + 1 000 - 20 000
Vertavenirintec. Ces dividendes peuvent donc bénéficier du régime des
sociétés mères et filiales. Ce régime permet l’exonération du dividende
sous réserve de l’imposition d’une quote-part pour frais et charges de 5%
calculée sur le dividende brut, c’est-à-dire dividende perçu, augmenté des
crédits d’impôts. Il convient donc de déduire le montant du dividende
perçu et comptabilisé en produit et de réintégrer la quote-part de frais et
charges.

Quote-part de frais et charges : 20 000 x 5 % = 1 000 €

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 Dividende BIO : la société BIO étant détenue à moins de 5 %, elle ne
peut pas bénéficier du régime des sociétés mères et filiales. Le dividende
perçu est imposable. Il n’y a donc aucun retraitement à opérer.

Totaux 471 000 - 35 000


Résultat fiscal de l’exercice 2013 436 000 €
Produit exonéré (relevant du taux de 0 %) 15 000 €

2) Les résultats fiscaux des sociétés soumises à l’IS sont taxables à un taux proportionnel dont le taux
normal est de 33,1/3 %. Ce taux est abaissé à 15 % dans la limite d’une base imposable de 38 120 €
pour les PME, sous réserve que les trois conditions cumulatives suivantes soient réunies : le capital doit
être entièrement libéré ; le capital doit être détenu pendant toute la durée de l’exercice concerné pour
75 % au moins par des personnes physiques ou par des sociétés satisfaisant elles-mêmes à l’ensemble de
ces conditions ; le chiffre d’affaires HT réalisé au cours de l’exercice concerné doit être inférieur à
7 630 000 €. Si les deux premières conditions sont remplies, le chiffre d’affaires de 8 780 000 € prive la
société du bénéfice du taux réduit des PME. A l’IS vient s’ajouter une contribution sociale de 3,3 %
dont sont exonérées les PME.

Calcul de l’IS et de la contribution de 3,3 %

 IS au taux de 33,1/3 % : 436 000 x 33,1/3 % = 145 333 €


 IS au taux de 0 % : 15 000 x 0 % = 0 €
 IS de référence : 145 333 €
 Compte tenu de l’abattement de 763 000 €, la contribution de 3,3 % n’est pas due.

Il a été fait abstraction de la contribution exceptionnelle mais cette dernière ne serait pas due car
le chiffre d’affaires est inférieur à 250 M €.

Exercice n° 52 : SARL FILONINTEC

1) La Sarl ne détenant que 4,5% de la SA Coffrefort, les dividendes reçus n’ouvrent pas droit à
l’application du régime des sociétés mères et filiales. Il n’y a aucun retraitement particulier à effectuer
au titre de la perception de ce dividende.

2) Les provisions « de propre assureur » couvrant les risques purement éventuels, ne sont jamais
déductibles.

a) Calcul du résultat fiscal imposable en 2013

Résultat comptable : 55 000 €


Provision non justifiée : + 20 000 €
Résultat fiscal 2013 avant imputation des déficits antérieurs : 75 000 €
Imputation des déficits 2011 et 2012 : - 27 000 €
Résultat fiscal 2013 imposable : 48 000 €

b) Liquidation de l’IS et de la contribution sociale de 3,3 %

Le capital n’étant pas intégralement libéré, la Sarl FILONINTEC ne peut pas bénéficier du taux
réduit des PME, bien que remplissant les deux autres critères (capital détenu à plus de 75 % par une
personne physique et chiffre d’affaires inférieur à 7 630 000 €).

 Impôt au taux normal : 48 000 x 33,1/3 % 16 000 €


 Contribution sociale de 3,3 % : néant
 La contribution exceptionnelle de 5% n’est pas applicable

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Exercice n° 53 : SARL VISIONPROINTEC

1) Les travaux envisagés constituent une dépense qui n’est absolument pas dans l’intérêt de la Sarl, mais
dans l’intérêt personnel de son dirigeant. Or pour qu’une provision soit déductible, il faut qu’elle couvre
une charge elle-même déductible. Cette provision, tout comme la charge qu’elle couvre ne peut être
déductible.

2) Pour être déductible, le risque de perte doit être probable et non purement éventuel. Au cas particulier, il
est très difficile de savoir quel est l’impact de l’arrivée d’un concurrent à proximité de l’entreprise. Le
risque est ici purement éventuel. Par ailleurs, pour être déductible, la perte doit être nettement précisée
quant à son montant et doit être évaluée avec une approximation suffisante. Au cas particulier, la société
est incapable d’évaluer avec précision l’éventuelle perte. Le montant retenu est ici purement forfaitaire.
Cette provision ne peut donc pas être déductible.

3) La provision pour dépréciation du stock ne couvre qu’un manque à gagner. Le prix de vente après
remise étant supérieur au coût de revient de ce stock, il n’y a aucune perte probable pour la Sarl. Il n’est
donc pas possible de déduire fiscalement une provision destinée à couvrir un manque à gagner. Une
provision déductible est envisageable si le prix de vente probable devient inférieur au coût de revient de
ce stock. En l’état actuel aucune provision ne peut être déductible.

4) Une provision ne peut être déductible que si elle couvre une charge elle-même déductible. Or les
dépenses qui aboutissent à l’entrée d’un nouvel élément dans l’actif immobilisé de l’entreprise, destiné à
être utilisé comme moyen d’exploitation dans le cadre de l’exercice de son activité, pendant une durée
d’au moins un an constituent des immobilisations et non des charges déductibles. Cette provision ne
peut donc être déductible car elle ne couvre pas une charge déductible.

Exercice n° 54 : SOCIETE ALPHAINTEC

1. Le régime fiscal des dividendes

 Dividendes reçus de la société BETA : Les actions détenues par ALFA, représentent un pourcentage
de 4,44 % (6000/135000) du capital de la société BETA. Ces dividendes ne peuvent pas bénéficier
de l’exonération propre au régime mère fille. Ils sont taxables pour leur intégralité au taux normal de
l’impôt sur les sociétés.

 Dividendes reçus de la société GAMMA : Les actions détenues par ALFA représentent un
pourcentage de 33,1/3 % du capital de GAMMA. Les titres ont été acquis par voie de cession en
janvier 2009. Ces titres doivent être conservés pendant au moins deux ans pour que l’exonération des
dividendes liée à l’application du régime des sociétés mères et filiales soient acquise. Les dividendes
sont exonérés d’IS, sous réserve de la quote-part de frais et charges de 5 % : (50 000 x 3,6 € x 5 % =
9 000 €).

2. Détermination du résultat fiscal 2013


Réintégrations Déductions
+ -
Résultat fiscal avant retraitement des dividendes + 230 000

 Dividende BETA : il est déjà compris dans le résultat


comptable (en produits financiers) ; il n’y a donc pas
lieu de faire un traitement extra comptable.
 Dividende GAMMA : 3,6 € x 50 000 = 180 000 € - 180 000
5 % x 180 000 = 9 000 €.
+ 9 000

Totaux 239 000 180 000


Résultat fiscal 59 000 €
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3. Liquidation de l’impôt sur les sociétés et de la contribution sociale de 3,3 %

IS : 59 000 x 33,1/3 % = 19 667 €


Compte tenu de l’abattement de 763 000 €, la contribution n’est pas due.
IS à acquitter : 19 667 €

Exercice n° 55 : SOCIETES ADRIEN ET BERTRAND

1. Détermination du résultat fiscal et liquidation de son impôt.

Le résultat fiscal de la SA BERTRAND est fixé à un montant de 250 000 € avant traitement fiscal du
dividende reçu de la société ADRIEN. Le traitement de ce dividende dépend du statut fiscal de la
société ADRIEN.

 1ère hypothèse : la société ADRIEN n’est pas soumise à l’IS : la taxation du résultat fiscal de la
société ADRIEN est directement opérée au niveau de son associé, la SA BERTRAND pour la quote-
part correspondant à ses droits dans le capital de la société, sans attendre la distribution de ce résultat
qui sera réalisée au cours de l’exercice suivant. Il y a donc lieu de gérer au niveau de la société
BERTRAND une différence entre résultat comptable, qui appréhende le résultat uniquement
lorsqu’il est distribué sous forme de dividendes, et résultat fiscal qui appréhende directement le
résultat fiscal de la société dès qu’il est réalisé, quelle que soit son affectation juridique et comptable
ultérieure.
Réintégrations Déductions
+ -
Résultat fiscal provisoire 250 000
Dividende perçu en 2013 -100 000
Comptablement, le dividende est enregistré en produits
lorsqu’il est distribué à l’associé.
Mais ce dividende représente un résultat qui a déjà
été appréhendé fiscalement par la SA BERTRAND,
afin d’éviter qu’il ne soit taxé une deuxième fois, il
doit donc être déduit du résultat fiscal de la société
BERTRAND.
La société ADRIEN n’étant pas soumise à l’IS,
son résultat fiscal 2013 est directement
appréhendé dès 2012 par la SA BERTRAND pour la
quote-part lui revenant, soit 150 000 x 60 % = 90 000

Totaux 340 000 100 000


Résultat fiscal définitif 240 000 €
IS à acquitter : 240 000 x 33,1/3 % = 80 000 €
Compte tenu de l’abattement de 763 000 €, la contribution n’est pas due.

 2ème hypothèse : la société ADRIEN est soumise à l’IS : le résultat fiscal de la société ADRIEN est
soumis à l’impôt au niveau de la société elle-même, mais lorsqu’il sera distribué à la société
BERTRAND, il peut être taxé une seconde fois sous forme de dividendes. Pour atténuer cette double
taxation, le régime des sociétés mères et filiales a été mis en place ; ses conditions d’application sont
ici réunies : la société BERTRAND qui perçoit le dividende, est soumise à l’IS, elle détient une
participation dans le capital de la société ADRIEN supérieure à 5 %, les titres ADRIEN sont
conservés plus de deux ans.

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Réintégrations Déductions
+ -
Résultat fiscal provisoire 250 000
Déduction du dividende - 100 000
Quote-part de frais et charges
100 000 x 5 % = 5 000

Totaux 255 000 100 000


Résultat fiscal définitif 155 000 €

IS à acquitter : 155 000 x 33,1/3 % = 51 667 €


Compte tenu de l’abattement de 763 000 €, la contribution n’est pas due.

2. Projet de cession des titres ADRIEN

Détermination du coût fiscal de la plus-value sur titres

Prix de cession proposé : 800 000 €


Valeur comptable (en l’absence d’indications
contraires, supposée être également la valeur fiscale) - 15 000 €
Plus-value 785 000 €

IS à acquitter sur la plus-value : Les plus-values sur titres sont exonérées d’impôt. Mais il convient de
réintégrer une quote-part de frais et charges égale à 12 % du résultat net de cession, soit 94 200 €
(785 000 x 12 %).

IS sur quote-part de frais et charges : 94 200 € x 33 1/3 % = 31 400 €

Exercice n° 56 : SA BRIANINTEC

1. Détermination du résultat fiscal 2013


Réintégrations Déductions
+ -
Bénéfice comptable avant impôt sur les bénéfices 650 000

 Acompte sur vente de marchandises -1 500


La livraison n’intervenant qu’en janvier 2014,
c’est donc sur l’exercice 2014 que les produits liés à cette
opération seront taxables, quelle que soit la date de
l’encaissement de l’acompte. Cet acompte injustement
compris dans le résultat comptable doit donc en être soustrait.

 Gain de change latent + 800


Sur le plan fiscal, les différences de change doivent être
prises en compte dans le résultat quel que soit leur sens.
Le gain de change latent doit donc être rajouté au
résultat comptable afin d’être fiscalisé dès l’exercice 2013.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
 Redevance de brevets -3 500
Le résultat de la concession de licence d’exploitation
de brevets est soumis au régime des PVLT. Aucun délai
d’ancienneté n’est ici exigé s’agissant d’une invention mise au
point par la société elle-même. Il convient de
soustraire ce montant du résultat comptable afin de le
taxer au taux réduit de 15 %. Le montant qui
est à retrancher est le résultat attaché à la redevance
diminuée des frais relatifs au brevet :
4 000 - 500 = 3 500 €

 Pénalité sur créance commerciale + 1 000


S’agissant d’une pénalité résultant d’un retard de paiement
mais exigible sans mise en demeure préalable depuis la
Loi NRE du 15 mai 2001, elle n’est déductible que lors de
son paiement. En application du principe comptable de
prudence, ces pénalités ont été déduites du résultat comptable
par voie de provisions, il y a donc lieu de les réintégrer.

 Dégrèvement d’impôt -3 000


Le dégrèvement d’impôt porte sur un impôt non déductible, il n’est donc
pas imposable ; il doit alors être déduit extra-comptablement.

 Dividende
La SA COLAR est soumise à l’IS.
30 % de son capital est détenu par la SA BRIAN, elle
est donc susceptible de bénéficier du régime des sociétés
mères et filiales, mais les titres doivent être conservés
pendant au moins deux ans pour bénéficier de ce régime.
Comme les titres sont cédés en novembre 2013, les dividendes ne peuvent pas bénéficier
du régime des sociétés mères et filiales.
Ils sont taxables à l’IS.

Totaux 651 800 8 000


Résultat fiscal 643 800 €

Produits de la propriété industrielle, soumis au taux réduit de 15 % : 3 500 €

2. Liquidation de l’IS et de la contribution sociale de 3,3 %

La SA BRIAN a réalisé un chiffre d’affaires inférieur à 7 630 000 €, mais son capital n’étant pas
entièrement libéré, celle-ci ne peut donc pas bénéficier du taux réduit de l’impôt.

Au taux normal : 643 800 x 33, 1/3 % = 214 600 €


Au taux réduit : 3 500 x 15 % = 525 €

Contribution sociale de 3,3 % : néant.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Exercice n° 57 : Société HORIZONSINTEC

1. Traitement des abandons de créances chez la société HORIZONSINTEC

a) Abandon de créance consenti à la SA LOGIMER

Pour être déductible, un abandon de créance doit s’inscrire dans le cadre d’un acte de gestion normal,
c'est-à-dire motivé par des considérations qui touchent à l’intérêt de la société. Dans le cas présent,
70 % du capital de LOGIMER est détenu par la société HORIZONSINTEC qui a participé à sa
création. Il est fortement probable que dans le milieu du tourisme, les dénominations
HORIZONSINTEC et LOGIMER sont étroitement associées. Il apparaît donc que la renommée de la
société HORIZONSINTEC serait altérée si LOGIMER devait être liquidée. En outre, compte tenu de
la participation détenue dans le capital de LOGIMER, la société HORIZONSINTEC préserve la
valeur de sa participation chaque fois qu’elle permet à LOGIMER d’améliorer sa situation
financière.

Compte tenu de la relation de société mère à filiale existant entre les sociétés HORIZONSINTEC et
LOGIMER, nous venons de voir que l’intérêt à abandonner la dette est de nature financière puisqu’il
permet à HORIZONSINTEC de préserver la valeur de sa participation dans LOGIMER. C’est la
raison pour laquelle l’abandon de créance sera donc qualifié comme étant à caractère financier.

Le résultat taxable correspond à la variation de situation nette entre ouverture et clôture des
exercices. Avant d’abandonner sa créance sur LOGIMER, la société HORIZONSINTEC détenait sur
LOGIMER deux éléments d’actif, d’une part des titres sur le capital de LOGIMER, d’autre part une
créance dont une partie représentant un montant de 150 000 € est abandonnée. Il s’agit de savoir si la
disparition de cet élément d’actif que représente cette créance de 150 000 € trouve une contrepartie
positive chez la société HORIZONSINTEC. Compte tenu des titres LOGIMER détenus par
HORIZONS, il s’agit donc de savoir si la valeur de ces titres se trouve appréciée du fait de cette
opération d’abandon de créances. Il convient de considérer la situation nette de LOGIMER telle
qu’elle existait avant l’abandon de créance. Il est précisé que la situation nette présente une position
négative pour un montant de 100 000 € :

- à hauteur de la situation nette négative de 100.000 € l’abandon de créance ne trouve pas de


compensation positive chez HORIZONSINTEC puisque la valeur des titres (à supposer qu’elle
corresponde aux capitaux propres de LOGIMER) qu’elle détient sur LOGIMER ne se trouve pas
augmentée ; en conséquence, la situation nette de HORIZONSINTEC se trouve bien réduite
puisque la disparition de la créance n’est pas compensée. A hauteur de 100 000 € l’abandon est
donc déductible.

- au-delà de la situation nette négative de 100 000 € les titres détenus par HORIZONSINTEC vont
s’apprécier à raison de : 70 % x (150 000 – 100 000) = 35 000 €

La situation nette de HORIZONSINTEC se trouve donc réduite de 50 000 – 35 000 = 15 000 € ;


seuls ces 15 000 € sont donc déductibles.

De façon plus directe, on dit qu’au-delà de la situation nette négative, l’abandon n’est déductible
qu’à hauteur de la part du capital de la société bénéficiant de l’abandon non détenue par la société
qui consent l’abandon ; dans notre cas, 30 % sont détenus par des actionnaires autres que
HORIZONSINTEC. Les 50 000 € ne sont donc déductibles qu’à hauteur de 50 000 x 30 % =
15 000 €.

Au total, l’abandon de créance est déductible pour un montant de 100 000 + 15 000 = 115 000 €.

Dans le cas où aucune procédure n’est engagée (sauvegarde, redressement, liquidation


judiciaire, conciliation), la totalité de l’abandon est à réintégrer.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

b) Abandon de créance consenti à la SA PAUL

Les motivations retenues par la société HORIZONSINTEC pour accorder l’abandon de créances à la
SA PAUL, relèvent ici de considérations de nature commerciale dès lors qu’il s’agit pour la société
de préserver des débouchés quant aux voyages à forfait qui représentent une activité non négligeable
et dont la diffusion est assurée auprès des comités d’entreprise par l’intermédiaire de la SA PAUL. Il
est de l’intérêt de la société HORIZONSINTEC d’accorder cette remise de dette. Aucun lien
capitalistique n’existe entre les sociétés HORIZONSINTEC et PAUL ; les considérations de nature
financière sont ici absentes. Compte tenu de la finalité recherchée au travers de cette opération qui
vise à préserver des débouchés commerciaux pour la société HORIZONS, cet abandon de créance est
donc qualifié comme étant à caractère commercial.

Cet abandon de créance ne sera déductible que s’il se traduit par une diminution de l’actif net de la
société HORIZONSINTEC, c'est-à-dire qu’il n’y a pas de compensation positive à la disparition de
la créance à son actif.

L’absence de participation détenue par HORIZONSINTEC sur la SA PAUL est un point


fondamental ; il n’est pas question ici de revalorisation d’un élément d’actif (participations) par la
disparition d’un autre élément d’actif (créance). L’opération d’abandon de créance opère donc une
diminution de la situation nette de la société HORIZONSINTEC. L’abandon de créance à caractère
commercial est déductible pour l’intégralité soit 50 000 €.

2. Le régime fiscal des abandons de créances chez les sociétés qui en bénéficient.

a) Traitement de l’abandon de créance bénéficiant à la SA LOGIMER

Pour la société bénéficiant d’un abandon de créance, celui-ci représente un produit imposable. Toute
disparition d’éléments de passif entraîne de facto une augmentation de la situation nette. L’abandon
de créance consenti par HORIZONSINTEC est taxable chez LOGIMER. Cependant, compte tenu du
caractère financier de l’abandon de créance dont la société LOGIMER a bénéficié, il s’agit ici de
prolonger l’analyse qui a été retenue chez la société HORIZONS.

La partie de l’abandon qui n’est pas déductible (35 000 €) est en fait considérée comme une
revalorisation de la participation détenue par la société HORIZONS. Dans le même sens, la société
LOGIMER peut poursuivre cette analyse en considérant que la partie non déductible de l’abandon de
créance est un supplément d’apport, et à ce titre non taxable.
Pour ce faire, deux conditions sont à réunir :

- l’abandon est consenti par une mère à sa filiale ; HORIZONS détenant 70 % du capital de
LOGIMER, souscrits à la constitution de cette dernière, cette condition se trouve donc ici
remplie,

- LOGIMER doit s’engager à augmenter son capital au profit de HORIZONS pour un montant au
moins égal à la partie non déductible de l’abandon de créance (soit 35 000 €), cette opération
devant être réalisée avant la clôture du deuxième exercice qui suit, soit le 30-06-2015. Le montant
de la souscription peut être libéré soit en numéraire, soit par conversion de créance. En pratique,
l’engagement de LOGIMER sera joint, sur papier libre, à sa déclaration des résultats 2013.

En conclusion, pour LOGIMER, l’abandon de créance est taxable à hauteur de 150 000 €, ou
seulement taxable à hauteur de 115 000 € sous réserve de prendre l’engagement étayé ci-dessus.

Dans le cas où aucune procédure n’est engagée (sauvegarde, redressement, liquidation


judiciaire, conciliation), la totalité de l’abandon est imposable sans possibilité d’exonération
partielle.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

b) Traitement de l’abandon de créance bénéficiant à la SA PAUL

L’abandon de créance étant à caractère commercial : taxation de la remise de dette pour l’intégralité
de son montant, soit 50 000 €.

Exercice n° 58 : SA PAREXINTEC

1. Titres SA JARDI

a) Qualification fiscale des titres : sur le plan fiscal, les titres de la SA JARDI sont traités comme des
titres de participation car ils ont été traités comme tels comptablement. La détention de ces titres
permet à la SA PAREXINTEC d’assurer la distribution d’une partie de son activité de fabrication.
La détention de cette participation est appelée à être durable. Les conditions d’application du régime
des sociétés mères et filiales se trouvent également réunies dès lors que la participation représente
plus de 5 % du capital (98 %) de la SA JARDI, et que les titres sont conservés au moins deux ans. Il
s’agit là d’un critère supplémentaire conduisant à la qualification fiscale de titres de participation.

b) Plus value réalisée le 15 décembre 2013 : la plus value est déterminée par différence entre le prix de
cession et le prix de revient de la participation sans tenir compte des provisions.
Prix de cession : 17 x 1000 = 17.000 €

S’agissant de la valeur d’origine, les cessions de titres sont réputées porter en priorité sur les titres de
même catégorie acquis à la date la plus ancienne (règle du FIFO dite PEPS). Mais il est également
possible de faire ce calcul par rapport au prix de revient moyen pondéré des titres cédés. Il est
demandé de retenir la méthode aboutissant au montant minimum d’impôt sur les sociétés à acquitter.
Selon la méthode du FIFO : les titres cédés sont réputés être les plus anciens, c'est-à-dire les titres
acquis le 15 mars 2011, pour un prix unitaire de 15 €.

Prix de cession : 17 x 1 000 = 17 000 €


Valeur d’origine 15 x 1 000 = -15 000 €
Plus value = 2 000 €

Les titres étant cédés le 15 décembre 2013, ils ont été détenus depuis plus de deux ans et peuvent
donc prétendre à l’application du régime du long terme, c'est-à-dire que la plus value est exonérée,
sous réserve de la réintégration d’une quote-part de frais et charges de 12 %, soit 240 € (2 000 x 12
%).

Taxation à 33 1/3 % soit un montant de 240 x 33 1/3 % = 80 €.

Selon la méthode du prix de revient moyen pondéré : les titres cédés sont censés porter sur
l’ensemble des titres de même nature acquis à des dates différentes, dont le prix de revient est
déterminé sur la base d’un prix moyen. Il convient d’abord de déterminer le prix de revient moyen
pondéré :

5 000 titres ont été acquis le 15 mars 2011 pour un prix unitaire de 15 € : 75 000 €.
1 500 titres ont été acquis le 15 juillet 2013 pour un prix unitaire de 16 € : 24 000 €.
Total de la participation : 75 000 + 24 000 = 99 000 €, pour 6 500 titres, soit un prix de revient
unitaire pondéré de 99 000 / 6.500 = 15,230 €.

Corrélativement, la cession est sensée porter sur l’ensemble des titres, avec la répartition suivante :
Nombre total des titres cédés : 1 000
Dont titres acquis en 2011 : 1000 x 5 000/6 500 = 769
Dont titres acquis en 2013 : 1000 x 1 500/6 500 = 231

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Le montant de la plus value est donc déterminé comme suit :


Montant total de la plus value :
Prix de cession : 17 x 1000 = 17 000 €
Prix de revient : 15,230 x 1.000 = -15 230 €
Plus value : 1 770 €

La répartition entre LT et CT se fait proportionnellement au nombre de titres :


Cession des titres acquis en 2011 portant sur 769 titres :
Prix de cession : 17 x 769 = 13 073 €
Prix de revient : 15,230 x 769 = - 11 712 €
Plus value à long terme exonérée : 1 361 €
avec une taxation à 33 1/3 % soit un montant de (1 361 x 12 %) x 33 1/3 % = 54,44 €.

Cession des titres acquis en 2013 portant sur 231 titres :


Prix de cession : 17 x 231 = 3 927 €
Prix de revient : 15,230 x 231 = - 3 518 €
Plus value à court terme : 409 €
avec une taxation à 33,1/3 % soit un montant de 409 x 33,1/3 = 136,33 €.

L’IS à acquitter selon cette deuxième méthode est de 54,44 + 136,33 = 190,77 €, contre 80 € avec la
méthode FIFO, c’est cette dernière méthode qui est retenue.

c) Traitement fiscal de la reprise de provision : au titre de l’évaluation retenue à la clôture de l’exercice


2012, une provision de 15.000 € avait été comptabilisée sur la base d’une évaluation à 12 € par titre.
S’agissant de titres de participation, cette provision avait été traitée en 2012, comme une MVLT.
Pour les provisions le régime du LT est appliqué quelle que soit la durée de détention de la
participation.

A la clôture de l’exercice 2013, cette provision doit être reprise à un double titre :

- sur les titres cédés, soit 1 000 titres, cette provision n’est plus justifiée car les titres ne sont plus
inscrits à l’actif de la société PAREXINTEC,
- sur les titres encore détenus, l’évaluation doit être opérée à partir d’une valeur de marché qui peut
être retenue à 17 € compte tenu de la transaction récente réalisée au 15 décembre 2013. Ce prix
étant au dessus du prix d’acquisition (15 € pour les acquisitions réalisées en 2011, 16 € pour les
acquisitions réalisées en 2013), la provision n’est plus justifiée.

Il convient de reprendre dans le résultat 2013, cette provision de 15.000 € pour l’intégralité de son
montant. Corrélativement au traitement retenu lors de la dotation, cette reprise relève du régime des
PVLT et ne fait l’objet d’aucune taxation.

En outre, la plus value latente (valorisation à 17 € contre un prix d’acquisition de 15 € ou de 16 €


selon la date d’acquisition) existant sur les titres conservés ne donne pas lieu à taxation tant qu’elle
n’est pas réalisée. De même, sur le plan comptable, le principe de prudence s’oppose à l’anticipation
de telles plus-values.

2. Les titres CAC

a) Qualification fiscale des titres : ces titres ont été acquis dans une intention spéculative en raison
notamment de leur cours relativement bas lors de leur acquisition. Ils ne représentent pas des titres
appelés à être détenus de façon durable. Il s’agit en conséquence de titres de placement. S’agissant
des sociétés soumises à l’IS, les effets des opérations liées à ces titres ont toujours un impact sur le
résultat taxable au taux normal.

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b) Evaluation à la clôture de l’exercice 2013 : la société PAREXINTEC a acquis 1.000 titres CAC le
1er juin 2013 pour un prix unitaire de 7 €, soit un total de 7.000 €. A la clôture de l’exercice 2013, la
valeur de ces titres est estimée à 5 000 € sur la base du cours de bourse. La dépréciation de 2 000 €,
donne lieu à une provision dotée sur le plan comptable. S’agissant de titres de placement, cette
provision est déductible du résultat taxable au taux normal. Sa déductibilité est justifiée dès lors que
l’évaluation a été opérée à partir du cours de bourse.

3. Les titres MILOR

a) Qualification fiscale des titres : les titres MILOR sont des Sicav qui à ce titre obéissent au régime
spécial des titres d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Lorsque de
tels titres sont détenus par des sociétés soumises à l’IS, leur régime fiscal les soumet
systématiquement au taux normal de l’impôt tant sur les provisions que pour les résultats de
cessions. Les plus values latentes sont également taxables sur la base de leur valeur liquidative.

b) Evaluation à la clôture de l’exercice 2013 : les titres ont été acquis en 2012 pour un montant de
3 000 €. La valeur liquidative de 3 500 € à la clôture de l’exercice 2012 a conduit à la taxation de la
plus value latente de 500 € dès 2012. Au titre de l’exercice 2013, la valeur liquidative de clôture est
de 2 700 €.

L’écart de valeur liquidative entre 2013 et 2012 est de 2 700 – 3 500 = - 800 €. S’agissant d’un écart
négatif, il doit être déduit extra comptablement du résultat 2013.

Afin d’éviter toute double déduction, la provision dotée sur le plan comptable doit être réintégrée.
Comptablement, la provision est déterminée à partir de la valeur d’origine, soit : 3 000 – 2 700 =
300 €. Cette provision ayant été déduite du résultat comptable, elle donc être réintégrée extra-
comptablement sur l’état N° 2058-A.

Exercice n° 59 : SA RAMIERINTEC

Détermination du résultat fiscal.


Réintégrations Déductions
+ -
Bénéfice comptable 545 000

1) Charges externes

 Crédit bail sur véhicule de tourisme 837,12


La redevance de crédit-bail n’est pas déductible
à hauteur de l’amortissement pratiqué par la société
de crédit sur la base qui excède la limite de 18 300 €.
Amortissement pratiqué : 25 800 x 20 % = 5 160 €
La limite de 18 300 s’apprécie par rapport à un prix TTC.
Prix TTC = 25 800 x 1,196 = 30 856,80 €
Amortissement non déductible sur une base TTC
= (30 856,8 – 18 300) / 5 = 2 511,36 €
Le contrat n’ayant débuté que le 1er septembre, un prorata
temporis doit être pratiqué : 2 511, 36 x 4/12 = 837,12 €

 Prime d’assurance
Les primes d’assurance destinées à couvrir les risques
de vol et d’incendie sont déductibles dès lors que les biens
assurés sont affectés à l’exploitation. S’agissant de locaux
à usage de bureaux et d’entrepôt, cette condition est donc
remplie. La prime étant déjà déduite du résultat comptable,
aucun retraitement n’est donc à opérer.
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 Réparation de la résidence secondaire du président 3 500


La résidence secondaire n’étant pas affectée
aux besoins de l’exploitation de la société, ces frais
de réparation ne sont donc pas engagés dans l’intérêt
de la société, ils ne sont donc pas déductibles, et doivent
être réintégrés.

2) Impôts et taxes

 Contribution économique territoriale


La cotisation de CET est un impôt
déductible de la base imposable à l’impôt sur les
sociétés. Etant déjà déduite du résultat comptable,
aucun retraitement n’est donc à opérer.

 Taxe sur les véhicules de tourisme de sociétés 6 000


Cette taxe n’est pas déductible dans les sociétés
soumises à l’impôt sur les sociétés. Elle doit donc
être réintégrée.

 ORGANIC 18 500 (16 800)


Cette taxe est déductible lorsqu’elle est exigible.
L’ORGANIC provisionnée dans les comptes 2013,
est calculée sur le chiffre d’affaires 2013 mais n’est
exigible qu’en 2014. Il convient donc de réintégrer
la provision 2013 et de déduire la provision 2012.

3) Pénalités

 Intérêts de retard / TVA 1 850


Les pénalités relatives au recouvrement des impôts
ne sont jamais déductibles du bénéfice taxable.
Ces pénalités ont été déduites du résultat comptable,
elles doivent donc être réintégrées.

 Majorations URSSAF 2 500


Les majorations acquittées auprès des organismes
de Sécurité Sociale ne sont pas déductibles et doivent donc
être réintégrées.

 Pénalités pour paiement tardif de factures 750


Ces pénalités ne sont déductibles que lors de leur règlement.
Ces pénalités ont été provisionnées, c'est-à-dire déduites
du résultat comptable, il y a donc lieu de les réintégrer.

4) Jetons de présence 29 000


Les jetons de présence ne sont déductibles qu’à hauteur
de 5 % du montant de la rémunération moyenne
attribuée au cours de l’exercice aux personnes les
mieux rémunérées de la société. S’agissant d’une société
employant moins de 200 salariés, cette limite s’apprécie à partir
de la rémunération versée aux 5 personnes les mieux rémunérées.
Les bénéficiaires des jetons de présence sont au nombre de
quatre, tandis que le montant des rémunérations allouées aux

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

personnes les mieux rémunérées concerne cinq personnes.


400 000 x 4/5 x 5 % = 16 000 €
Les jetons de présence versés totalisent 45 000 €.
Il y a donc lieu de réintégrer : 45 000 – 16 000 = 29 000 €

5) Charges financières

 Intérêts de compte courant 3 300

Le taux maximum applicable pour l’exercice 2012 est de 5 %.


165 000 x (7 % – 5 %) = 3 300 € à réintégrer

 Abandon de créance 80 000


Compte tenu des relations de mère à filiale
existant et compte tenu de l’absence de relations commerciales,
l’abandon de créance est à caractère financier.
L’abandon est consenti pour un montant de 80 000 € doit être réintégré.
Les abandons de créance à caractère financier ne sont plus admis en déduction du résultat imposable
pour leur intégralité (sauf procédure de sauvegarde, conciliation, redressement, liquidation).

6) Amortissements
2 090
Les amortissements de biens mis à la disposition
de salariés sont limités au montant du loyer ou
de l’avantage en nature déclaré, diminué des charges
supportées par ailleurs sur ce bien.
L’avantage en nature est de 480 x 12 = 5 760 €
Les charges (autres que l’amortissement) relatives
à ce bien totalisent 1 650 € ; la limite des amortissements
déductibles est donc de : 5 760 – 1 650 = 4 110 €
Amortissements pratiqués : 155 000 / 25 = 6 200 €.
A réintégrer : 6 200 – 4 110 = 2 090 €

7) Provisions

 Provision pour congés payés


Aucun retraitement n’est à pratiquer en conséquence
 Provision sur titres de placement
Dans les sociétés IS les provisions sur titres de placement
sont soumises au régime du court terme. Cette provision
ayant été déjà déduite du résultat comptable, aucun
ajustement n’est donc à pratiquer.

 Provision sur titres de participation 18 900


Les provisions sur titres de participation sont
toujours soumises au régime des moins-values à long terme,
quelle que soit la durée de détention des titres.
Il convient donc de réintégrer cette provision
qui n’est pas déductible du résultat imposable.

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 Provision sur SICAV 12 000 (32 000)
Les écarts sur valeurs liquidatives de SICAV sont
immédiatement reconnus sur le plan fiscal, quel que
soit le sens de cet écart. L’écart apparaissant à la clôture de
l’exercice 2012 a été immédiatement taxé pour : 20 000 € =
350 000 € – 330 000 €
A la clôture de l’exercice 2013, l’écart de valeur
liquidative ressort à 318 000 € - 350 000 € = - 32 000 €
Afin d’éviter toute double déduction (ou taxation)
avec le traitement fiscal fondé sur les valeurs liquidatives,
les mouvements sur provisions comptables pratiquées
sur les OPCVM sont systématiquement neutralisés
sur le plan fiscal. La provision est donc à réintégrer.

 Provision sur client DESERT 784


L’ouverture d’une procédure de redressement
judiciaire suffit à établir la probabilité de
survenance du risque d’irrécouvrabilité qui
permet d’admettre le principe de la déductibilité
de la provision. S’agissant de son montant, cette provision doit
être dotée pour un montant HT car la TVA pourra être
régularisée par l’envoi du double de la facture
d’origine surchargée de la mention « facture demeurée
impayée pour un montant de 4 000 € et pour la somme
de 784 € de TVA qui ne peut faire l’objet d’une
déduction (article 272 du CGI) ».
Cette provision ayant été dotée pour le montant TTC,
il y a lieu de réintégrer la TVA correspondante,
soit 4 784 / 1 196 x 19,60 % = 784 €

 Provision pour licenciement économique. 8 500


Le principe de la déductibilité de ces provisions est
établi du fait de la notification des mesures de licenciement
aux salariés concernés. Quant au montant de la provision,
la part relative aux indemnités de licenciement conventionnelles
soit 8 500 € ne peut être retenue en provision déductible,
à l’exclusion des indemnités de préavis et congés payés.

8) Produits financiers

 Dividende reçu de la SA PILO


La SA RAMIERINTEC ne détenant que 4 % du capital de la
SA PILO, les dividendes reçus n’ouvrent pas droit
à l’application du régime des sociétés mères et
filiales, ils sont donc taxables à l’IS.

 Dividende reçu de la SA DIVA - 47 500


La SA DIVA est détenue à 60 % par la SA RAMIERINTEC.
Cette participation étant conservée plus de deux ans, les
dividendes peuvent bénéficier du régime des sociétés mères et filiales
Quote-part de frais et charges : 50 000 x 5 % = 2 500 €
Déduction à pratiquer : 50 000 – 2 500 = 47 500 €

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 Dividende reçu de la SNC PALA


La SNC PALA est une société de personne soumise à l’impôt
sur le revenu. Ses résultats fiscaux sont donc appréhendés
fiscalement dès l’exercice de leur réalisation.
Au titre de l’exercice 2013, la SNC PALA a réalisé un déficit (7 500)
fiscal de 15 000 € ; 50 % de ce montant est donc déductible
des résultats de la SA RAMIERINTEC dès l’exercice 2013
A déduire : 15 000 x 50 % = 7.500 €
S’agissant du dividende reçu en 2013 au titre de l’exercice (8 000)
2012, il a été déjà taxé en 2012, il est donc à déduire.

Totaux 733 511,12 (111 800)

Résultat fiscal de l’exercice 2013 621 711,12 €

MVLT de l’exercice : 18 900 €


(cette moins-value n’est pas reportable)

Exercice n° 60 : SA PIERRATINTEC

Liquidation de l’impôt et des contributions.

a) Impôt sur les sociétés.

Impôt au taux normal :


Résultat fiscal 2013 : 563 396 €
Imputation des reports déficitaires :
Déficit ordinaire 2010 - 98 000 €
Résultat net après imputation 465 396 €
IS : 465 396 x 33, 1/3 % = 155 132 €
Imputation des crédits d’impôt
- crédit d’impôt recherche 6 000 €

Impôt net 149 132 €

La MVLT de l’exercice 18 900 € n’est pas reportable sur les exercices suivants. Quant à la MVLT réalisée
en 2002, elle est perdue.

b) La contribution sociale de 3,3 %

Impôt de référence 155 132 €


Abattement -763 000 €
Contribution sociale 0

c) La contribution exceptionnelle de 5% : elle n’est pas due car le CA < 250 M€

Exercice n° 61 : SA EXPERTIINTEC

 Dossier SA MELI

La société dispose d’un résultat fiscal taxable au taux normal pour 125.000 € et une PVLT taxable au taux
de 0 % pour 17 000 €.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
Les déficits ordinaires réalisés en 2008 peuvent donc s’imputer sur le résultat taxable au taux normal :

Résultat fiscal : 125 000 €


Déficit 2008 : - 45 000 €
Net imposable au taux normal : 80 000 €

La société remplit toutes les conditions pour bénéficier du réduit d’IS.


IS au taux réduit de 15 % : 38 120 x 15 % = 5 718 €
IS au taux de 33,1/3 % = (80 000 – 38 120) x 33,1/3 % = 41 880 x 33,1/3 % = 13 960 €
Total IS : 19 678 €
Le crédit d’impôt recherche vient se déduire de l’IS : - 1 450 €
IS net : 18 228 €

La contribution sociale n’est pas applicable car régime des PME.


La contribution exceptionnelle n’est pas due car le CA est inférieur à 250 M€.

 Dossier SA MELO

1er acompte : échéance : 15 mars 2013.


Le résultat 2012 n’étant pas encore déclaré à cette date, les calculs sont donc opérés à titre provisoire sur la
base des résultats 2011.
Acompte d’IS calculé uniquement à partir du résultat taxable au taux normal et produits de la propriété
industrielle à l’exclusion des PVLT : 3 200 000 x 8,1/3 % = 266 666 €

Acompte de contribution sociale de 3,3 % : La contribution sociale se calcule en quatre acomptes dus en
même temps que les acomptes d’IS. Le taux de chaque acompte est de 3,3 / 4 = 0,825 % de l’impôt de
référence.

Impôt de référence : 3 200 000 x 33,1/3 % + 550 000 x 0 % = 1 066 667 €


Abattement : - 763 000 €
Impôt de référence 303 667 €
Acompte = 303 667 x 0,825 % = 2 505 €

2ème acompte : 15 juin 2013.


Le résultat 2012 est à présent connu ; il sera donc retenu pour calculer le deuxième acompte mais également
pour régulariser le montant du premier acompte qui avait été calculé à titre provisoire à partir du résultat
2011.

Acompte d’IS : 2 850 000 x 16,2/3 % + 150 000 x 7,5 % = 486 250 €
Montant acquitté au 1er acompte : - 266 666 €
Montant deuxième acompte du : 219 584 €

Acompte de contribution sociale :


2 850 000 x 33,1/3 % + 150 000 x 15 % = 972 500 €
Abattement - 763 000 €
Impôt de référence 209 500 €
Total des deux premiers acomptes : 209 500 x 1,65 % = 3 457 €
Montant acquitté au premier acompte - 2 505 €
Montant deuxième acompte dû : 952 €

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Exercice n° 62 : SA PILARINTEC

1. Le report en arrière du déficit 2012

Le déficit 2013 ne peut être imputé que sur les bénéfices fiscaux réalisés au cours du dernier
exercice, soit 2012.

a) Détermination du montant du bénéfice d’imputation.

 Exercice 2012
Résultat fiscal : 400 000 €
Résultat distribué : 0 €
Résultat non distribué : 400 000 €
Crédit d’impôt recherche : 3 500 €

Au titre de l’exercice 2012, la société a réalisé une PVLT de 100 000 € ayant donné lieu à un IS
acquitté au taux réduit de 15 %. Il y a lieu de répartir le crédit d’impôt recherche entre l’impôt
acquitté au taux normal et l’impôt acquitté au taux réduit :
- impôt acquitté sur la plus-value à long terme sur cession de brevets : 100 000 x 15 % = 15 000 €
- impôt acquitté sur le résultat fiscal au taux normal : 400 000 x 33,1/3 % = 133 333 €

Au total la société a donc acquitté 15 000 + 133 333 = 148 333 €

Le crédit d’impôt recherche est affecté à l’impôt acquitté au taux normal : 3 500 x 133 333 /148
333 = 3 146 €, soit une base taxable de 3 146 / 33 1/3 % = 9 438 €
Bénéfice d’imputation : 400 000 – 9 438 = 390 562 €

b) Détermination de la créance de carry-back.

Bénéfice d’imputation :
- exercice 2012 : 390 562 €
Total à imputer : 390 562 €

Créance de carry-back de 390 562 x 33,1/3 % = 130 187 €. En principe, cette créance est utilisée
pour payer l’IS au taux normal ou au taux réduit dû au titre des cinq exercices suivants, c'est-à-dire
jusqu’à 2018. A défaut d’imputation totale ou partielle, le reliquat sera remboursé à l’expiration de
cette période.

2. Le régime du déficit non reporté en arrière

Déficit 2013: 1 490 000 €


Déficit reporté en arrière : - 390 562 €
Déficit non reporté en arrière : 1 099 438 €

Le déficit non reporté en arrière demeure reportable en avant.


L’imputation au titre d’un même exercice est plafonné (1 000 000 € majoré le cas échéant de 50% de la
fraction de ce bénéfice excédant ce seuil)

3. Le sort des crédits d’impôt relatifs à l’exercice 2013

Le crédit d’impôt recherche de 3 000 €, et non imputé sur l’impôt dû au titre de l’exercice 2013, peut
être imputé sur l’IS dû au titre des trois exercices suivants. A défaut d’imputation à l’issue de cette
période, il est restitué par le Trésor.

Les autres crédits d’impôt de 2 500 € suivent le régime applicable à chacun d’entre eux.

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Exercice n° 63 : SA PROTINTEC

1) Calcul du résultat fiscal

A.1 - Primes d’assurance multirisques : déductibles.


Primes d’assurance « homme-clé » : déductibles.
Primes d’assurance décès souscrites au profit de l’entreprise : non déductibles lors du versement.
A réintégrer : 4 000

A.2 - Intéressement du personnel : charge déductible même si le versement sera effectué en 2014.

A.3 - Fraction de loyer non déductible : (22 000 – 18 300) x 20 % = 740

A.4 - Intérêts de c/c : libération du capital < 3 ans.


Intérêts déductibles : (60 000 x 4,50 % x 6/12) + (90 000 x 4,50 % x 6/12) = 3 375
A réintégrer : 5 625 – 3 375 = 2 250

A.5 - Abandon à caractère financier : intégralement non déductible


A réintégrer : 38 000

A.6 - Logement : à réintégrer : 7 000 – (300 x 12 – 1 600) = 5 000


Véhicule : à réintégrer : (24 000 – 18 300) x 20 % = 1 140

B.1 - Provision congés payés : déductible, entreprise créée après 1987

B.2 - Provision indemnités départ à la retraite :


A réintégrer dot. 2013 : 80 000 et à déduire reprise : 65 000

B.3 - Provision médailles du travail : la dotation est déductible, la reprise est imposable.

B.4 - Pertes à terminaison :


1 560 000
Provision déductible : (2 450 000 – 2 300 000) x = 95 510
2 450 000
A réintégrer : 230 000 – 95 510 = 134 490

B.5 - Dotation provision titres de participation : MVLT 19 000


Reprise de provision : PVLT 7 000

B.6 - Titres de placement : aucun retraitement.

B.7 - A réintégrer : dot. provis. perte de change : 51 000


écart de conversion actif 2012 : 45 800
écart de conversion passif 2013 : 30 500
A déduire : reprise provis. perte de change : 35 000
écart de conversion actif 2013 : 67 400
écart de conversion passif 2012 : 38 200

C.1 - PV sur cession du matériel : 2 500 – (1 600 – 800) = 1 700 PVCT

C.2 - PV sur cession du brevet : 8 000 – (3 000 – 1 725) = 6 725 PVLT

C.3 - Pourcentage de détention : 15 000 : 20 000 = 75 %

Méthode PEPS : 2 000 x (70 – 46) = 48 000 PVLT IS à 0 % et quote-part de frais et charges de
(48 000 x 12 %) x 33 1/3 % = 1 920 €
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Méthode CUMP : PRMP du titre : (460 000 + 380 000) : 15 000 = 56


2 000 x 70 – 2 000 x 56 = 28 000 PV globale
28 000 x 10 000/15 000 = 18 667 PVLT
28 000 x 5 000/15 000 = 9 333 PVCT
18 667 PVLT IS à 0 %

quote-part de frais et charges : (18 667 x 12 %) x 33 1/3 % = 747


9 333 PVCT IS à 33,1/3 % = 3 111
3 857
En l’espèce, il convient de retenir la méthode PEPS.

Titres de placement (méthode PEPS) : 140 x 50 – (48 000/400) x 50 = 1 000 produit financier.

D.1 - Dividendes des filiales : régime mère et filiale


Dividende à déduire : 53 000 net. Quote-part de frais et charges : 53 000 x 5 % = 2 650 à réintégrer

D.2 - Titres de placement : produit imposable, aucun retraitement

Calcul du résultat fiscal :

a) + values nettes
7 000 – 19 000 + 48 000 = 36 000 PVNLT à 0%
6725 de PVNLT à 15 %
1 700 + 9 333 = 11 033 PVNCT

b) Résultat fiscal
98 572 + 4 000 + 740 + 2 250 + 38 000 + 5 000 + 1 140 + 80 000 – 65 000 + 134 490 + 51 000
+ 45 800 + 30 500 – 35 000 – 67 400 – 38 200 – 53 000 + 2 650 – 36 000 – 6 725 + 5 760 =
198 577

2) Calcul de l’impôt total

IS : 198 577 x 33.1/3 % = 66 192

IS à 0 % sur PVNLT 36 000 x 0 % = 0

IS à 15 % (6 725 x 15 %) = 1 009

La contribution de 3,3 % : exonération


La contribution exceptionnelle de 5% n’est pas due.

Exercice n° 64 : SA MABELINTEC

A - Résultat 2012
1) Conditions nécessaires pour bénéficier du taux réduit d’IS de 15% des PME: voir CPC.

2) Calcul du versement d’acompte d’IS à effectuer le 15/12/2013

acompte d’IS au taux normal : (59 120 – 38 120) x 8.1/3 % = 1 750


acompte d’IS au taux réduit : 38 120 x 3,75 % = 1 430
acompte sur le résultat des concessions de brevets : 8 000 x 3,75 % = 300
3 480
B - Résultat 2013

IS au taux normal : (71 120 – 38 120) x 33,1/3 % = 11 000

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114 – Droit fiscal – 2013/2014
IS au taux réduit : 38 120 x 15 % = 5 718
IS sur redevances des concessions : 10 000 x 15 % = 1 500
PVNLT sur cessions de titres : 13 000 x 0 % = 0

18 218
A déduire : acomptes versés en 2013 - 13 918
(38 120 x 15 % + 21 000 x 33,1/3 % + 1 200)
Solde d’IS à payer 4 300

Exercice n° 65 : INTEC-II.A 1998 (Extrait)

1) Calcul du résultat fiscal

Résultat comptable avant impôt : 56 000


Intérêts des c/c ND : + 500
Amort. irrég. différés : + 3 000
Bénéfices 2012 SNC : - 28 000
Bénéfices 2013 SNC : + 76 000
PVNLT : - 32 000
QP frais et charges (32 000 x 12 %) + 3 840

Résultat fiscal : 79 340

2) Calcul de l’impôt et du résultat net comptable

IS taux réduit : 38 120 x 15 % = 5 718


IS taux normal (79 340 – 38 120) x 33,1/3 % = 13 740
IS à 0 % sur PVNLT : 0 €
IS à payer : 13 740 + 5 718 = 19 458
RNC : 56 000 – 19 458 = 36 542 €

Exercice n° 66 : INTEC-II.B 1998 (Extrait)

1) Résultat fiscal : 60 000 – (12 000 + 3 000) = 45 000


2) PVNLT : 12 000 + 3 000 = 15 000 imposables respectivement à 19 % et 15 %
3) IS normal : 45 000 x 33,1/3 % = 15 000 €
IS sur cession de titres de sociétés à prépondérance immobilière côtées : 12 000 x 19 % = 2 280 €
IS sur résultat net des concessions de licences d’exploitation d’un brevet : 3 000 x 15 % = 450 €
Impôt total : 15 000 + 2 280 + 450 = 17 730 €
Contribution de 3,30 % : exonération
Contribution exceptionnelle de 5% : elle n’est pas due

Exercice n° 67 : SA TRUCHINTEC

1) Bénéfice succursale hollandaise à déduire : 23 000


Déficit suisse à réintégrer : 15 000

2) PVNCT = 11 000 – 8 000 = 3 000


PVNLT = 32 000 – 4 500 = 27 500
Prov. dépréciation titres de participation MVLT : 4 500 non déductible du résultat fiscal
A déduire : - titres de participation PVLT : 27 500
- redev. Intec Spania : PVLT : 9 500
A réintégrer : quote-part de frais et charges : 32 000 x 12 % = 3 840

3) Séminaire : dépenses déductibles


Chasse : dépense somptuaire à réintégrer : 7 000

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4) Lerintec rémunération à réintégrer : (46 000 + 10 000) – 30 000 = 26 000


Bertintec alloc. forfait. à réintégrer : 7 600 pas de cumul possible (cadre)

5) Jetons de présence limite : 5 % x 45 000 x 3 = 6 750. A réintégrer : 16 750 – 6 750 = 10 000

6) Comptes courants : intérêts non déductibles :


· Lerintec :
limite 80 000 x (6,5 % - 4,5 %) = 1 600 à réintégrer
· Legaintec :
limite : 30 000 x (6,5 % - 4,5 %) = 600 à réintégrer
· Lefointec :
limite : 8 000 x (6,5 % - 4,5 %) = 160 à réintégrer

7) Crédit-bail : Citroën C3 : loyer déductible 1 mois < 3 mois


C4 loyers à réintégrer : (38 000 – 18 300) x 20 % = 3 940

8) Redevances brevets Imposition comme PVLT : 9 500

9) SICAV de trésorerie PV latente à réintégrer : 3 000

10) Charges diverses


· A réintégrer taxe sur véhicule de société : 2 000
· Pénalité dépôt tardif taxe apprentissage à réintégrer : 1 300
· Pénalités paiement tardif de la TVA : non déductible à réintégrer : 400
· CET : déductible

11) Dividendes
· perçus d’Intec-Spania : participation ≥ 5 % : régime sociétés mères : à déduire 3 000, QP FC à
réintégrer (3 000 + 1 000) x 5 % = 200
· perçus d’Euro-Intec : participation < 5 % : régime droit commun : comptabilisation du net perçu.
12) Participation dans société de personnes : quote-part dans le résultat fiscal 2013 : 3 000 x 50 % = 1 500 à
réintégrer

Résultat fiscal :
Bénéfice comptable avant impôt : 35 490
Réintégrations : + 84 140 (1)
Déductions : - 63 000 (2)
56 630
Résultat fiscal :
Report déficitaire ordinaire : - 3 000 (3)

Résultat fiscal définitif : 53 630

(1) 84 140 = 15 000 + 3 840 + 7 000 + 26 000 + 7 600 + 10 000 + 1 600 + 600 + 160 + 3 940 +
3 000 + 2 000 + 1 300 + 400 + 200 + 1 500

(2) 67 500 = 23 000 + 27 500 + 9 500 + 3 000

(3) déduction du déficit reporté en arrière (15 000 – 12 000)

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Calcul de l’impôt :

IS à 33,1/3 % : 53 630 x 33,1/3 % 17 877


IS à 15 % : 9 500 x 15 % 1 425

Total : 19 302

Bénéfice comptable après I : 35 490 – 19 302 = 16 188 €

Utilisation de la créance résultant du report en arrière du déficit 2012 : Déficit imputé = 12 000
Créance = 12 000 x 33 1/3 % = 4 000. Cette créance permet de payer une partie de l’IS exigible au titre
de 2013.

Impôt à payer : IS : 19 302 – 4 000 = 15 302 €

Exercice n° 68 : SA BATINTEC

a) Provision pour dépréciation des titres au 31 décembre 2012

· Michelin : 250 x 12 + 200 x 18 + 400 x 42 = 23 400


valeur boursière : 850 x 44 = 37 400 ; pas de provision.
· Peugeot : valeur boursière > au coût d’acquisition : pas de provision
· Obligations PTT 11,2 % 1988 : pas de provisions 118,20 % > 108,20 %

b) Cessions de titres : les PV et MV de cession sont prises en compte dans le résultat imposable au taux de
droit commun (utilisation de la méthode PEPS).

· Michelin : 250 (31 – 12) + 200 (31 – 18) +50 (31 – 42) = 6 800
· Peugeot : 25 x (116 – 94) = 550

c) Provision pour dépréciation au 31/12/2013

· Michelin : 350 x (42 – 30) = 4 200 normalement déductible


· Peugeot : pas de provision cours > prix d’achat 120 > 94
· Obligations PTT : 120 x 300 x (103,40 % - 108,20 %) = 1 728
Cette perte est déductible du résultat imposable

d) Le résultat fiscal correspond au résultat comptable

Calcul de l’IS : 38 120 x 15 % = 5 718


100 000 x 33 1/3 % = 33 333

39 051

Exercice n° 69 : SA TITREINTEC

Au 1er février 2013, la valeur nette fiscale des titres BISINTEC est de 81 000 - 2 900 = 78 100 € (coût
d’acquisition des titres majoré des frais d’acquisition = 75 000 + 6 000 = 81 000 €).
Amortissement des frais d’acquisition jusqu’au 31 janvier 2013 = 2 900 €, soit :
- au titre de 2010 : 6 000 x 1/5 x 4/12 = 400 ;
- au titre de 2011 : 6 000 x 1/5 = 1 200 ;
- au titre de 2012 : 6 000 x 1/5 = 1 200 ;
- au titre de 2013 : 6 000 x 1/5 x 1/12 = 100

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A la clôture de l’exercice 2013, l’entreprise devra donc déclarer une plus-value à long terme (les titres étant
détenus depuis plus de 2 ans) d’un montant de 31 900 € (110 000 - 78 100). Cette plus-value à long terme de
cession de titres de participation sera exonérée. Toutefois, l’entreprise devra imposer une quote-part de frais
et charges égale à 12 % de ce résultat net de cession, soit d’un montant de 3 828 € (31 900 x 12 %).

Exercice n° 70 : SA FUZINTEC

I- Analyse des opérations

1) Prov. congés payés : option ancien régime, réintégration prov. 2013 et déduction provision 2012.

2) Prov. contribution sociale de solidarité : réintégration provision 2013 et déduction provision 2012.

3) Travaux en cours :

· Prov. comptable à enregistrer = Prix de vente prévisionnel de l’ensemble des travaux – Coût de
revient total de l’opération à son achèvement = Perte à terminaison prévisible sur l’ensemble
des travaux = 100 000 – 115 000 = - 15 000
· Prov. admise en déduction fiscale = Prix de vente des travaux déjà exécutés – Coût de revient
des travaux exécutés au 31/12/2013 = 60 000 – 70 000 = - 10 000
· A réintégrer : 15 000 – 10 000 = 5 000

4) PHP
P1 [(31 – 22 x 1,1) x 1 000] – 5 500 = 1 300
P2 [(31 – 22 x 1,1) x 4 000] – 29 000 = 0
P3 [(25 – 22 x 1,1) x 3 000] = 2 400
P4 = 0
3 700 dotation PHP

La prov. 2007 doit être rattachée aux bénéfices 2013.

5) Charges

· FPC, participation construction : déductibles.


· Droit d’entrée : acquisition d’une immo. incorporelle rectification du résultat comptable.

6) Prov. licenciement : non déductible.

7) Société Mimintec : déduction fiscale du bénéfice 2012 distribué : 12 000 x 50 % = 6 000 et


imputation de la perte 2013 : 6 000 x 50 % = 3 000

8) Crédit-bail : PV de cession = 9 000 PVCT = 9 000

9) PV sur Terrain à bâtir


PV comptable = 23 000 – 3 000 = 20 000 à déduire
PV fiscale = 23 000 – 600 = 22 400 imposable taux plein car PVCT

10) Abandon de créances mère-fille = 30 000


La charge n’est pas déductible (Abandon à caractère financier)

11) SICAV de trésorerie


Au 31/12/2013, l’écart d’évaluation négatif est à déduire du résultat fiscal : 76 000 – 57 000 =
19 000.
La prov. pour dépréciation de 3 000 est à réintégrer.

12) Prime d’assurance en garantie d’un emprunt : déductible car imposée par le prêteur.

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II - Résultat comptable avant impôt

Bénéfice comptable provisoire 23 000


Prov. dépréciation des en-cours - 15 000
Dot. PHP 2013 - 3 700
Reprise PHP 2007 + 7 700
Droit d’entrée immo. + 3 000

15 000
III - Résultat fiscal
Réintégrations Déductions
Bénéfice comptable provisoire 15 000
Prov. Congés payés 2013 23 000
Prov. Congés payés 2012 26 000
Prov. Contribution sociale solidarité 2013 7 600
Prov. Contribution sociale solidarité 2012 6 000
Prov. Dépréciation en-cours 5 000
Prov. Pour licenciement 9 000
Société Mimintec QP bénéfice 2012 6 000
Société Mimintec QP déficit 2013 3 000
Abandon de créance 30 000
PV terrain à bâtir 22 400 20 000
SICAV de trésorerie 3 000 19 000
115 000 80 000
Bénéfice fiscal = 35 000

Exercice n° 71 : SA DUVALINTEC

I- Résultat fiscal de l’exercice 2013


+ -
1) Charges de personnel : déductible si travail - -
effectif et rémunération normale

2) TVTS non déductible 2 440

3) Charges diverses :
134 000
- jetons de présence déductibles : x 5 % x 3 = 4 020
5
à réintégrer : 4 620 – 4 020 = 600 600
- Amortis. de l’immeuble : 100 000 x 4 % = 4 000
Limite : 700 x 12 – 2 000 = 6 400. Amortissement déductible.

4) Charges financières :

- Jacques : PCA
· du 01/01/ au 30/04
I.versés : 76 000 x 9 % x 4/12 = 2 280
I.déductibles : 76 000 x 4 % x 4/12 = 1 013
à réintégrer : 2 280 – 1 013 = 1 267
· du 01/05 au 31/12
I.versés : 90 000 x 9 % x 8/12 = 5 400

I.déductibles : 90 000 x 4 % x 8/12 = 2 400


à réintégrer : 5 400 – 2 400 = 3 000
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- Pierre :
I.versés : 45 000 x 9 % = 4 050
I.déductibles : 45 000 x 4 % = 1 800
à réintégrer : 4 050 – 1 800 = 2 250

5) Provisions
· Charges de retraite : non déductible 12 000
· Créance client : provision HT : 2 990 : 1,196 = 2 500
Rectification comptable : 2 990 – 2 500 = 490

6) Produits financiers
· Dividende sté italienne : 2 550 : 0,85 = 3 000 ;
CI 3 000 x 15 % = 450 (s’impute sur l’IS)
· SA française option régime mère-fille 7 600
QP frais et charges 7 600 x 5 % = 380
· SNC perte 2013 : 5 400 x 50 % 2 700
· SNC bénéfice 2012 : 12 000 x 50 % = 6 000

7) Cessions
· Peugeot
amortissement comptable :
2012 : 27 000 x 20 % x 75/360 = 1 125
2013 : 27 000 x 20 % x 159/360 = 2 385
VNC : 27 000 – (1 125 + 2 385) = 23 490
MV = 15 300 – 23 490 = 8 190 MVCT
amortissement déductible : 18 300 x 20 % x 159/360 = 1 617
amortissement non déductible : 2 385 – 1 617 = 768 768
· Titres : méthode PEPS
(150 – 130) x 40 = 800 PVLT 800
(150 – 160) x 30 = 300 MVCT
QP frais et charges 800 x 12% 96
· Provision
2012 : (140 x 140) – (130 x 40 + 160 x 100) = 1 600
2013 : 155 x 70 – 160 x 70 = 350
Provision à reprendre comptablement: 1 600 – 350 = 1 250 PVLT
La PVLT est à déduire. 1 250
8) Le dégrèvement de taxe foncière est imposable
Totaux 22 801 18 350

Résultat comptable 99 386


+ TVA/prov. créance TTC 490
+ Reprise provis. dépréc. titres 1 250

Résultat comptable : 101 126


+ Réintégrations + 22 801
- Déductions - 18 350
105 577
- Déficits - 3 650
Résultat imposable : 101 927

IS à 33 1/3 % = 101 927 x 1/3 = 33 976


CI à déduire : 450 x 66 2/3 % = - 300

IS net à 33,1/3 % 33 676

P as de contribution sociale (IS < 763 000 €), ni de contribution exceptionnelle (CA < 250 M€).

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Exercice n° 72 : SA REPORTINTEC

1) Régime : voir CPC


Le déficit 2013 ne peut être imputé que sur les bénéfices fiscaux réalisés au cours du dernier
exercice, soit 2012.

2) Calcul bénéfice d’imputation :

- Bénéfice 2012: 120 000


· Les distributions sont à exclure : 15 000
· CI : gain d’impôt : 10 000 x 66 2/3 % = 6 667
· Bénéfice correspondant : 6 667 x 3 = 20 000
120 000 - 15 000
· Bénéfice non distribué dont l’IS a été réglé avec les CI : 20 000 x = 17 500
120 000
· Bénéfice d’imputation : 120 000 – (15 000 + 17 500) = 87 500

- Bénéfice d’imputation : 87 500

- Reliquat du déficit : 230 000 – 87 500 = 142 500. Report illimité de ce déficit.
Calcul de la créance : 87 500 x 33,1/3 % = 29 167 €

Exercice n° 73 : SA RIRINTEC

Réintégration Déduction
Bénéfice comptable provisoire 235 534
Intérêts c/c non déductibles 12 000
Jetons de présence non déductibles 11 000
Réintégrations diverses 16 000
Revenus des filiales 41 900
PVNLT 15 000
Quote-part de frais et charges (15 000 x 12 %) 1 800
Bénéfice succursale Belge 7 100
Déductions diverses 9 484
QP frais et charges [30 000 + (11 900/0,85)] x 5 % 2 200
278 534 73 484

Résultat fiscal = 205 050


IS à 15 % : 38 120 x 15 % = 5 718
IS à 33 1/3 % : (205 050 – 38 120) x 1/3 = 55 643
Total de l’IS : 55 643 + 5 718 = 61 361
Bénéfice net comptable : 235 534 - 61 361 = 174 173
Exonération de contribution sociale de 3,3 % et contribution exceptionnelle non applicable

Exercice n° 74 : Carryntec

1) IS acquitté au titre de l’exercice 2012

38 120 x 15 % = 5 718
(50 120 – 38 120) x 33 1/3 % = 12 000 x 33 1/3 % = 4 000 – (1 500 x 66 2/3 %) = 3 000
Total de l’IS : 5 718 + 3 000 = 8 718

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2) Calcul de la créance

a) Répartition du bénéfice d’imputation


à 15 % = 38 120
à 33 1/3 % = 12 000

b) Montant de l’IS acquitté au moyen de crédits d’impôts attachés aux revenus mobiliers :

IS à 15 % : 1 000 x 5 718 = 588


9 718
IS à 33,1/3 % : 1 000 x 4 000 = 412
9 718

c) Bénéfice fiscal dont l’IS a été payé au moyen de crédits d’impôt :

IS à 15 % : 588 = 3 920
15 %
IS à 33,1/3 % : 412 = 1 236
33,1/3%

d) Détermination du bénéfice d’imputation


à 15 % : 38 120 – 3 920 = 34 200
à 33,1/3 % : 12 000 – 1 236 = 10 764

e) Fraction du déficit reporté en arrière


Bénéfice soumis à 33,1/3 % : 10 764
Bénéfice soumis à 15 % : 24 000 – 10 764 = 13 236

f) Calcul de la créance
10 764 x 33,1/3 % = 3 588
13 236 x 15 % = 1 985
Total = 5 573

Exercice n° 75 : SA CASINTEC

A - 1 - Résultat fiscal définitif de 2013


 Plus ou moins-values sur cessions de titres :
(80 – 47) x 750 = 24 750 PVLT
(80 – 71) x 300 = 2 700 PVLT
(80 – 60) x 150 = 3 000 PVCT

 PVNLT de l’exercice 2013 27 450


Reprise sur provision exonérée : 4 740

Résultat fiscal provisoire : 269 250


- PVNLT de 2013: - 27 450
+ QP de frais et charges : 27 450 x 12 % = + 3 294
- Reprise sur provision : - 4 740
- Dividendes (option mère et filiales) : - 4 800
+ QP de frais et charges : 4 800 x 5 % : + 240
Résultat fiscal définitif : 235 794

2 - Calcul de l’impôt dû au titre de 2012


IS à 15 % : 38 120 x 15 % = 5 718
IS à 33,1/3 % : (235 794 – 38 120) x 33,1/3 % = 65 891
IS total 71 609

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

B - 1 - Calcul du résultat fiscal sans option pour le régime des sociétés mères et filiales
269 250 – 32 190 + 3 294 = 240 354

2 - Calcul de l’impôt qui serait dû :


IS à 15 % : 5 718
IS à 33,1/3 % : (240 354 – 38 120) = 67 411
IS total 73 129

3 - Economie d’impôt procurée par l’option : 73 129 – 71 609 = 1 520 €

Exercice n° 76 : SA PAULINTEC

1°) Calcul de l’IS dû au titre de l’exercice 2013

31/12/2013
IS à 15 % : 38 120 x 15 % = 5 718
IS à 33,1/3 % : (279 000 – 38 120) x 33,1/3 % = 80 293
Total de l’IS : 86 011

2°) Montant des acomptes à verser en 2014

15/03/2014 1er acompte


38 120 x 3,75 % = 1 430
(427 500 – 38 120) x 8,1/3 % = 32 448
33 878
15/06/2014 2e acompte
38 120 x 7,50 % = 2 859
(279 000 – 38 120) x 16,2/3 % = 40 147
43 006

à déduire acompte du 15/03/2014 = - 33 878


à verser = 9 128

15/09/2014
38 120 x 3,75 % = 1 430
(279 000 – 38 120) x 8,1/3 % = 20 073
21 503
15/12/2014
38 120 x 3,75 % = 1 430
(279 000 – 38 120) x 8,1/3 % = 20 073
21 503

Total des acomptes versés : 86 012

Exercice n° 77 : SA FURINTEC

1°) Acomptes d’IS, acomptes et versements anticipés des contributions

15/03/2013
1er acompte
- IS : (2 100 000 x 8,1/3 %) + (19 000 x 3,75 %) = 175 000 + 713 = 175 713
- Contribution sociale de 3,30 %
Calcul de la base imposable : (2 100 000 x 33,1/3 %) + (19 000 x 15 %) = 702 850
Pas d’acompte à verser car 702 850 < 763 000

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15/06/2013
2e acompte
- IS : (2 700 000 x 16,2/3 %) + (20 400 x 7,50 %) – 175 713 = 275 817 (à verser)
- Contribution sociale de 3,30 %
Calcul de la base imposable : (2 700 000 x 33,1/3 %) + (20 400 x 15 %) – 763 000 = 140 060
Calcul de l’acompte : 140 060 x 1,65 % = 2 311 (à verser)

15/09/2013
3e acompte
- IS : (2 700 000 x 8,1/3 %) + (20 400 x 3,75 %) = 225 765 (à verser)
- Contribution sociale de 3,30 % : 140 060 x 0,825 % = 1 155 (à verser)

15/12/2013
4e acompte : (2 700 000 x 8,1/3 %) + (20 400 x 3,75 %) = 225 765 (à verser)
- Contribution sociale de 3,30 % : 140 060 x 0,825 % = 1 155 (à verser)

2°) Calcul du solde de l’IS et de la contribution sociale de 3,3 %

a) Liquidation de l’IS de l’exercice 2013


IS au taux normal : 3 000 000 x 33,1/3 % = 1 000 000
IS au taux réduit sur concessions de brevet : 25 000 x 15 % = 3 750
Montant de l’IS dû au titre de l’exercice : 1 000 000 + 3 750 = 1 003 750

- Acomptes versés : 175 713 + 275 817 + 225 765 + 225 765 = - 903 060
Solde à verser le 15/04/2014 : 100 690

b) Liquidation de la contribution sociale de 3,30 %


Base d’imposition : 1 003 750 – 763 000 = 240 750
Montant dû au titre de l’exercice : 240 750 x 3,30 % = 7 945
- Acomptes versés : 2 311 + 1 155 + 1 155 = - 4 621
Solde à verser le 15/04/2014: 3 324

Exercice n° 78 : SA MARCELINTEC

1) Résultat fiscal de l’exercice 2012

Réintégrations Déductions
Bénéfice comptable avant impôt 74 750
 Location d’un véhicule de tourisme
Durée de location > 3 mois
Quote-part de loyer non déductible
(40 000 – 18 300) x 20 % = 4 340 4 340
 Assurance-vie
Contrat souscrit au profit des membres du personnel, il
s’agit d’un avantage en nature complétant le salaire
principal. Prime déductible.
 Impôts et taxes
- Taxe sur les véhicules de tourisme ; non déductible dans
les sociétés soumises à l’IS. 9 760
- Majoration pour paiement tardif de la TVA : non
déductible quel que soit l’impôt. 1 000
- Majoration pour paiement tardif de l’IS. 800
 Charges de personnel
Option pour l’ancien régime fiscal des congés payés. 268 500 214 600
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 Autres charges de gestion
Jetons de présence versés 3 300 x 8 = 26 400
Jetons déductibles : 200 000 x 8 x 5 % = 16 000
5
Jetons non déductibles : 26 400 – 16 000 = 10 400 10 400
 Charges financières
Intérêts de compte courant
126 000 x (5 % - 4 %) = 1 260 1 260
 Dons 12 000
Les dons aux musées de FRANCE ouvrent droit à un crédit
d’impôt de 60 % dans la limite de 5 ‰ du CA hors taxes.
Soit : 8 500 000 x 5 ‰ = 42 500. Le don de 12 000 € n’est
pas déductible.
 Dotations aux amortissements
Cette dotation se rapporte à une résidence d’agrément ayant
un caractère social. La dotation est déductible. - -
 Revenus des immeubles en location
Les garages sont inscrits à l’actif social. Les loyers sont
normalement imposables, il ne s’agit pas de revenus - -
fonciers.
 Produits financiers
Participation ≥5 %, option mère et filiales. 30 000
Q.P de frais et charges : 30 000 x 5 % = 1 500 1 500
 Produits exceptionnels
- CET : ce dégrèvement est normalement imposable car
l’impôt est déductible.
- Impôt sur les sociétés : ce dégrèvement est non imposable,
car l’impôt n’est pas déductible. 3 000
384 310 247 600
Résultat fiscal (bénéfice)
384 310 – 247 600 = 136 710

2) Montant de l’IS et de la contribution

- IS au taux normal : 136 710 x 33,1/3 % = 45 570

- Soldes à verser au 15/04/2014


 Acomptes versés en 2013 : IS : 210 000 x 33,1/3 % = 70 000
Solde de l’IS : 45 570 – 70 000 = - 24 430 (excédent)

Pas de contribution sociale (IS < 763 000 €) ni de contribution exceptionnelle (CA < 250 M€)

Lorsque la liquidation de l’IS fait apparaître un excédent de versement, le solde est remboursé d’office,
dans les 30 jours de la remise du relevé du solde au comptable de la DGFIP.

La réduction d’impôt pour le don est de : 12 000 x 60 % = 7 200 €. Elle peut être utilisée par imputation sur
l’impôt dû au titre des 5 exercices suivants.

3) Calcul du bénéfice net comptable : 74 750 – 45 570 = 29 180 €

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Exercice n° 79 : CONCEDANINTEC

Il existe des liens de dépendance entre les deux entreprises car 65 % > 50 %

H1 – ALPHA est soumise à l’IS à 33,1/3 %

a) Chez la SA ALPHA

Le régime des plus-values à long terme s’applique : 18 000 x 15 % = 2 700

b) Chez la SA BETA

La déductibilité des redevances n’est pas limitée à condition que le droit concédé soit effectivement
exploité (par exemple en la sous-concédant). A défaut d’exploitation effective (prouvée notamment à
l’appui d’une documentation et la création d’une valeur ajoutée sur la période de concession), la
déductibilité limitée à : 18 000 x 15 = 8 100 €
33,1/3

H2 – ALPHA est une entreprise individuelle

a) Chez l’entreprise ALPHA

Le régime des plus-values à long terme s’applique : 18 000 x 16 % = 2 880 (+ prélèvements sociaux).

b) Chez la SA BETA

La déductibilité des redevances n’est pas limitée à condition que le droit concédé soit effectivement
exploité (par exemple en la sous-concédant). A défaut d’exploitation effective (cf. propos antérieurs), la
déductibilité limitée à : 18 000 x 15 = 8 100 €
33,1/3

H3 – ALPHA est soumise à l’IS à 33,1/3 % et BETA est une filiale italienne.

a) Chez la SA ALPHA

Le régime des plus-values à long terme s’applique : 18 000 x 15 % = 2 700


b) Chez la filiale BETA

La charge est déductible en fonction du taux applicable dans l’état concerné.

Exercice n° 80 : SA REDUCINTEC

1) Réduction et dispense d’acomptes

Les sociétés qui estiment que le montant des acomptes déjà versés est égal ou supérieur à la cotisation totale
d’impôt sur les sociétés dont elles seront redevables au titre d’un exercice peuvent réduire ou se dispenser
de versements d’acomptes d’IS.

2) Eléments à prendre en compte pour le calcul de la cotisation totale d’IS

Il s’agit de l’IS réellement dû :


- Au taux de 33,1/3 %
- Au taux réduit des PME de 15 %
- Au taux de 15 % ou 0 %, après compensation entre plus-values ou moins-values à long terme et le
résultat net de la concession de licences d’exploitation de brevets.
- Le montant des CI relatifs aux valeurs mobilières, s’impute sur la cotisation ainsi calculée.
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114 – Droit fiscal – 2013/2014

3) Détermination du montant du dernier acompte à verser

Calcul de la cotisation totale d’impôt pour 2013 :


(38 120 x 15 %) + (122 120 – 38 120) x 33,1/3 % + (10 000 x 0 %) + (20 000 x 15 %) = 36 718

Calcul des acomptes normaux :

15/03/2013 : (38 120 x 3,75 %) + (118 120 – 38 120) x 8,1/3 % + (25 000 x 3,75 %) = 9 034

15/06/2013 : (38 120 x 7,50 %) + (175 520 – 38 120) x 16,2/3 % + (30 000 x 7,50 %) – 9 034 = 18 975

Cumul des acomptes versés : 9 034 + 18 975 = 28 009 €

15/09/2013 : (38 120 x 11,25 %) + (175 520 – 38 120) x 25 % + (30 000 x 11,25 %) – 28 009 = 14 005

L’acompte à régler est limité à : 36 718 – 28 009 = 8 709

La SA REDUCINTEC peut limiter le versement de son 3e acompte à 8 709. Au titre du 4e acompte aucun
versement ne sera à effectuer.

Exercice n° 81 : IS – Régime de faveur PME – Gestion des déficits fiscaux

1er dossier

Question 1

a) Les trois conditions d’application du régime de faveur des PME :

- le chiffre d’affaires doit être inférieur à 7 630 000 € hors taxes ;


- le capital social doit être entièrement libéré ;
- le capital social doit être détenu, au moins à hauteur de 75 %, par des personnes physiques ou par des
sociétés répondant aux mêmes conditions.

b) Application à la SARL MICOLEC :

- chiffre d’affaires 2013 : 7 000 000 €, inférieur au seuil de 7 630 000 € ;


- capital social entièrement libéré ;
- capital social détenu par des personnes physiques, à hauteur de :

Mme LISOBAC : 300 parts


M. TILOC : 100 parts
Total : 400 parts
400
soit : 80 %
500
Question 2

a) Le déficit de la succursale étrangère relève de la fiscalité du pays d’implantation de la succursale, ici,


l’Espagne.
b) Ce déficit est donc non déductible. Il convient de le réintégrer sur le T 2058-A, à hauteur de : 10 000 €.

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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Question 3

a) Perte globale prévue à terminaison


Chiffre d’affaires : 40 000 €
Coût des travaux effectués en 2013 : <30 000 €>
Coût prévu en 2014 : <20 000 €>

Perte prévue sur coût de production : <10 000 €>


Frais de commercialisation : <5 000 €>
Perte globale : <15 000 €>

b) Perte comptable à fin 2013

30 000 €
* Taux d’avancement : = 60 %
30 000 € + 20 000 €
* CA à l’avancement : 40 000 € x 60 % = 24 000 €
* Eléments constatés à fin 2013

CA : 24 000 €
Coûts : <30 000 €>
Perte : <6 000 €>
Provision pour perte à terminaison (15 000 – 6 000): <9 000 €>
Total : <15 000 €>

c) Perte déductible à fin 2013

Les pertes prévisionnelles résultant des travaux en cours restant à exécuter ne sont pas déductibles. La perte
déductible est donc de 6 000 €

d) T 2058-A

15 000 € - 6 000 € = 9 000 € charge non déductible ; à réintégrer.

Question 4

IS 2012 : 38 020 € x 15 % = 5 703 €

2ème dossier

1. Montant du déficit 2013 reporté en arrière, année d’imputation : 2012

IS au taux réduit : 20 000 € x 15 % = 3 000 €


IS au taux de droit commun : -
Bénéfice d’imputation 2012 :
Résultat fiscal : 20 000 €
Dividendes distribués : <5 000 €>
15 000 €

2. Déficit reporté en arrière : 15 000 €


Déficit reporté en avant : 30 000 – 15 000 = 15 000 €

3. Créance fiscale issue du déficit 2013 reporté en arrière : 15 000 € x 15 % = 2 250 €

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Exercice n° 82 : CANYTITI

Détermination du bénéfice d’imputation

 Exercice 2012 (15 %)

 Calcul du bénéfice exclu

 IS au taux réduit acquitté au moyen de CI afférents à des revenus mobiliers


2 000 x (38 120 X 15% / 21 385) = 535 €

 IS au taux réduit acquitté au moyen d’autres CI


3 000 x [(5 718 – 535) / (21 385 – 2 000)] = 802 €

 Fraction non distribuée du bénéfice ayant donné lieu à un impôt acquitté au moyen de CI
[535 + 802 / 15 %] X [(38 120 – 0) / 38 120]= 8 913 €

 Bénéfice d’imputation soumis au taux réduit


38 120 – 0 – 8 913 = 29 207 €

 Exercice 2012 (33,1/3 %)

 Calcul du bénéfice exclu

 IS au taux normal acquitté au moyen de CI afférents à des revenus mobiliers


2 000 x [(38 000 X 33/1/3%) / 21 385]= 1 185 €

 IS au taux normal acquitté au moyen d’autres CI


3 000 x [(38 000 X 33/1/3% - 1 185) / (21 385 – 2 000) = 1 777 €

 Fraction non distribuée du bénéfice ayant donné lieu à un impôt acquitté au moyen de CI
[1 185 + 1 777 / 33/1/3 %] X [(38 000 – 0) / 38 000]= 8 886 €

 Bénéfice d’imputation soumis au taux normal


38 000 – 0 – 8 886 = 29 114 €

Calcul de la créance
La créance née du report en arrière du déficit 2013 s’élève à (29 207 x 15%) + (29 114 x 33/1/3%)
soit 14 086 €.

Exercice n° 83 : PARTICIPAINTEC

Bénéfice imposable au taux normal BF


Bénéfice net comptable 599 917 €
Réintégrations :
Impôt total 254 833 €
QP frais et charges 230 000 x 5 % = 11 500 €
Amortissements ND 54 000 €
Autres charges ND 200 000 €
Déductions :
Participation 2012 - 46 000 €
PVLT- Opérations sur brevets - 145 000 €
Revenus titres de participation - 230 000 €
BF 699 250 €

IS droit commun : 699 250 x 1/3 = 233 083 €


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IS à 15 % (PV de cession sur brevets) : 145 000 x 15 % = + 21 750 €


IS total 254 833 €

B = 699 250 – 233 083 = 466 167 €

Capitaux propres CP
Capital social – capital non appelé 1 350 000 €
Prime d’émission 320 000 €
Réserve légale 140 000 €
RSPVLT 80 000 €
Autres réserves 2 040 000 €
Report à nouveau 10 000 €
PHP 140 000 €
4 080 000 €
Rémunération des CP : 4 080 000 x 5 % = 204 000 €

VA
Résultat courant = 599 917 + 270 000 + 254 833 – 500 000 = 624 750 €

Charges de personnel 3 300 000 €


Impôts et taxes 430 000 €
DAP exploitation 920 000 €
Charges financières 380 000 €
Résultat courant avant impôt 678 750 €
VA 5 654 750 €

P = ½ (466 167 – 204 000) x (2 300 000 /5 654 750) = 53 316 €

Exercice n° 84 : BRILLINTEC

1) Calcul de B

Le bénéfice à retenir est égal au bénéfice de l’entreprise imposable à l’IR selon le barème progressif
diminué de la rémunération normale du chef d’entreprise et de l’IR.

Pour effectuer ce calcul, on compare le taux moyen d’imposition de l’exploitant au titre des revenus
soumis au barème progressif avec le taux de droit commun de l’impôt sur les sociétés.

Si le taux moyen d’imposition excède taux de l’IS on retient ce dernier.

Calcul du taux moyen d’imposition : 80 000 : 200 000 = 40 %

L’impôt s’obtient en appliquant au bénéfice imposable de l’exercice, le taux moyen d’imposition à


l’impôt sur le revenu.
On retiendra donc le taux de l’IS : 33,1/3 %.

Calcul de B :

Bénéfice imposable de l’entreprise 180 000 €


Rémunération normale de l’exploitant - 60 000 €
Impôt théorique : (180 000 – 60 000) x 33,1/3 % - 40 000 €

Bénéfice net imposable : 80 000 €

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2) Détermination des capitaux propres :

Dans les entreprises individuelles, il faut ajouter au calcul habituel prévu pour les sociétés soumises à
l’IS, le montant des avances de fonds faites par l’exploitant.

On retient la moyenne des soldes du compte de l’exploitant tels qu’ils apparaissent à la fin de chaque
trimestre civil inclus dans l’exercice soit ici :

10 000 + 20 000 + 12 000 + 18 000


= 15 000 €
4
Capitaux propres :
Capital individuel 223 000 €
Avances faites par l’exploitant + 15 000 €
Provision pour hausse des prix + 62 000 €
300 000 €

3) Calcul de la participation
1/2 [(80 000 – 5 % x 300 000) x [1 000 000 / 2 500 000] = 13 000 €

Exercice n° 85 : ASSOCIATION LEVINTEC

1. Taxe due pour l’année 2013

Salaire annuel d’un employé : 15 000 €


Montant annuel de la taxe :

a) Taux normal à 4,25 % sur la totalité des salaires, assiette : 150 000 + 21 600 + 28 800 = 200 400 €
Taxe : 200 400 x 4,25 % = 8 517 €

b) Taux majoré de 4,25 % sur la fraction des salaires comprise entre 7 604 € et 15 185 €
Employés : (15 000 – 7 604) x 10 = 73 960 €
Responsable financier : (15 185 – 7 604) x 1 = 7 581 €
Directeur administratif : (15 185 – 7 604) x 1 = 7 581 €
Total assiette : 89 122 €
Taxe : 89 122 x 4,25 % = 3 788 €

c) Taux majoré de 9,35 % sur la fraction des salaires comprise entre 15 185 € et 150 000 €
Responsable financier : (21 600 – 15 185) x 1 = 6 415 €
Directeur administratif : (28 800 – 15 185) x 1 = 13 615 €
Total assiette : 20 030 €
Taxe : 20 030 x 9,35 % = 1 873 €
Taxe totale due : 8 517 + 3 788 + 1 873 – 6 002 (abattement) = 8 176 €

Exercice n° 86 : FINTEC : TVA – Régime simplifié

1. Déclaration de TVA de l’exercice 2013

La SARL exerce une activité de ventes à emporter et à consommer sur place et une activité de mise à
disposition de personnel. La mise à disposition de personnel constitue une prestation de services. Le
régime simplifié s’applique si le CA HT total annuel n’excède pas 777 000 € et si le CA HT annuel ne
dépasse pas 234 000 € pour les prestations de services.
400 000 + 200 000 + 50 000 + 40 000 + 20 000 = 710 000 €
d’où 710 000 €< 777 000 € et 220 000 € < 234 000 €
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114 – Droit fiscal – 2013/2014

Règles d’exigibilité applicables au CA : livraison pour les ventes et encaissement pour la mise à
disposition de personnel.

a) Calcul de la TVA exigible :


Ventes de plats cuisinés : 400 000 x 5,50 % = 22 000 €
Ventes à consommer sur place : (211 000 / 1,055) x 5,50 % = 11 000 €
Livraisons intracommunautaires : exonérées
Acquisitions intracommunautaires : 8 000 x 19,60 % = 1 568 €
Exportations : exonérées
23 920
Mise à disposition de personnel : x 19,60 % = 3 920 €
1,196
38 488 €

b) Calcul de la TVA déductible :

Achats denrées alimentaires : 185 000 x 5,5 % = 10 175 €


Acquisitions intracommunautaires : 8 000 x 19,60 % = 1 568 €
Autres biens et services nécessaires à l’exploitation : 38 000 x 19,6 % = 7 448 €
19 191 €

c) Calcul de la TVA due hors opérations sur immobilisations


TVA exigible sur ventes de biens et prestations de services et AIC : 38 488 €
TVA déductible sur achats de B et S : - 19 191 €
TVA due avant opérations sur immobilisations : 19 297 €

d) Liquidation de la TVA de l’exercice 2013


TVA due avant opérations sur immobilisations : 19 297 €
TVA exigible sur cessions d’immobilisations : + 980 €
TVA déductible sur acquis. d’immobilisations : - 1 960 €
TVA nette due pour 2013 : 18 317€
Acomptes versés en 2013 : - 15 000 €
TVA à payer : 3 317 €

2. Acomptes exigibles en 2014

- Acomptes à verser au titre : des 3 premiers trimestres soit en : avril, juillet et octobre : 19 297 x 25 %
= 4 824 €
- Acompte à verser en décembre : 19 297 x 20 % = 3 859 €
- Total acomptes versés 2013 : 4 824 x 3 +3 859 = 18 331 €

Remarque importante : En réalité le 1er acompte est calculé par rapport à « n-2 » c’est-à-dire la TVA due au
titre de 2011. En avril 2013, le CA12 de 2012 n’est pas connu par l’Administration.

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