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114 – DROIT FISCAL

2013-2014
Application 4
Séances 18 à 21

Application de la série 04 du cours à distance

CORRIGE

Impôt sur le capital – Contrôle contentieux - Sanctions

Mustapha M’HAMED et Jean-Pascal REGOLI

Institut National des Techniques Economiques et Comptables


40, rue des Jeûneurs
75002 PARIS

http://intec.cnam.fr
Accueil pédagogique : 01.58.80.83.34 ou 01.58.80.83.57
114 – Droit fiscal– 2013/2014

 NE PAS DIFFUSER LES CORRIGES AUX ETUDIANTS.

INCITER LES ETUDIANTS A RESOUDRE L’ENSEMBLE DES EXERCICES

Attention : Compte tenu de la date de sa rédaction, ce corrigé peut ne pas tenir compte des dernières
modifications fiscales. Il appartient à l’enseignant d’actualiser ce corrigé qui n’a vocation qu’à
constituer une aide pour l’enseignant.

Important : Consacrer le temps nécessaire à la correction et aux commentaires de l’examen d’essai


afin de donner aux étudiants une méthode de travail pour l’examen. Il faut encourager et aider nos
étudiants à travailler dans cette dernière ligne droite. Je souhaiterais que nos étudiants réussissent
à l’examen…

Exercice n° 1 : DENTINTEC

Cf. CPC

Exercice n°2 : CETINTEC

CFE

Les immobilisations retenues pour le calcul des bases d’imposition à la cotisation foncière des entreprises (à
déclarer en 2012) sont composées des immobilisations existant à la clôture de l’exercice 2011, soit en l’espèce le
1er janvier 2012.

Le terrain et l’immeuble concourent à la base imposable.

Les matériels sont exclus de la base imposable.

Ainsi, la base imposable des immobilisations est uniquement composée de la valeur locative du terrain et de
l’immeuble commercial, s’élevant à 70 000 €.

Base d’imposition à la CFE : 70 000 €

CVAE

La CVAE, relative à l’année d’imposition 2013, est déterminée en fonction du chiffre d’affaires dégagé et de la
valeur ajoutée produite au titre de l’exercice clos le 31/12/2013.

Le chiffre d’affaires étant inférieur à 7 600 000 €, la valeur ajoutée, à retenir dans le cadre de la détermination, ne
peut être supérieure à 80% du chiffre d’affaires.
Dans notre cas, le plafond étant 5 200 000 € x 80% soit 4 160 000 €, la valeur ajoutée, s’élevant à 1 400 000 €, est
intégralement retenue.

L’entreprise sera donc imposée à la CVAE sur la base de 1 400 000 €.

Pour la détermination de la valeur joutée dans le cadre de la CVAE, il est impératif d’inviter les
élèves à se reporter à l’exercice 2 autocorrigé du CPC.

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Exercice n°3 : INDUSTRINTEC

1) Immobilisations à prendre en compte et période de référence

Pour le calcul de la cotisation foncière des entreprises (CFE), il ne faut retenir que les valeurs locatives des
immobilisations passibles de la taxe foncière. Dès lors, on ne retient pas en l’espèce la valeur des équipements et
matériels industriels qui n’entrent pas dans la base d’imposition.

La période de référence retenue pour déterminer la base d’imposition est constituée par l’avant-dernière année
précédant celle de l’imposition. Ainsi, on prend en considération les immobilisations de 2011 (déclarées en 2012)
pour l’établissement de la CFE en 2013.

2) Calcul CFE, CVAE et CET

La CFE a pour base la valeur locative des biens soumis à la taxe foncière dont l’entreprise est propriétaire.
L’entreprise est industrielle, ce qui lui permet de bénéficier d’un abattement de 30% sur sa valeur locative.
Le taux local d’imposition étant de 20%, la cotisation foncière s’élève donc à :
700 000 x (1 – 0,30) % x 20% = 98 000 €.

Le calcul de la CVAE nécessite de déterminer le taux d’imposition.


Le chiffre d’affaires s’élevant à 22 000 000 €, la formule de calcul est la suivante :
1,4% + [0,1% x (montant du chiffre d’affaires – 10 000 000 €) / 40 000 000 €].
Ainsi, le taux s’élève : à 1,4% + [0,1% x (22 000 000 € – 10 000 000 €) / 40 000 000 €] = 1,43%
La CVAE est égale ici au produit du taux de 1,43% par le montant de la valeur ajoutée, soit : 5 000 000 € x 1,43%
soit 71 500 €

La CET due de l’année 2013 : CFE + CVAE, soit 98 000 € + 71 500 € = 169 500 €.

3) Plafonnement en fonction de la valeur ajoutée

3% de la valeur ajoutée représentent 3% (5 000 000 €) = 150 000 €.


Le plafonnement en fonction de la valeur ajoutée est applicable pour 19 500 € (169 500 € - 150 000 €).
L’entreprise doit déposer une demande de dégrèvement auprès du service des impôts dont elle relève.

Exercice n° 4 : ENREGINTEC

Constitution d’une SA

1. Albert : créances et brevet : aucun droit.

2. Berthe : numéraire : aucun droit.

3. Charles : apport mixte : 120 000 €


Apport à titre pur et simple : 70 000 €
Apport à titre onéreux : 50 000 €
Immeuble : à usage industriel, achevé depuis plus de 5 ans.
Apporteur : personne physique et bénéficiaire : société IS
50 000 x 5 % = 2 500 € et 70 000 x 5 % = 3 500 €

4. Daniel :
- Stocks : TVA au taux en vigueur avec suspension d’imposition jusqu’à la revente.
- Eléments incorporels, matériel et outillage : 26 000 €: ATPS (apport à titre pur et simple)
Il est possible de recourir au barème des apports à titre onéreux.
On a donc : 23 000 € Exonéré et 3 000 € à 3 % = 90 €

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5. Emma :
- Immeuble d’habitation achevé depuis plus de 5 ans  droits d’enregistrement : 70 000 x 5 % = 3 500 €
Le prélèvement pour frais d’assiette n’est pas dû.
- Droits sociaux : 0

6. Fernand : Terrains à bâtir


 Usage d’habitation individuelle : le terrain est un terrain à bâtir jusqu’à 2 500 m² (ou davantage s’il est exigé
une superficie plus grande pour l’obtention du permis de construire).
2 500 x 100 € = 250 000 € : TVA à 19.6 %
2 000 x 100 € = 200 000 € : droit de mutation
 Usage professionnel : pas de limite de superficie
800 x 50 € = 40 000 € : TVA à 19.6 %

L’imputation de la dette de 20 000 doit s’opérer en priorité sur la partie soumise à la TVA.
On a donc : 20 000 € TVA à 19.6 %
40 000 € +230 000 € TVA à 19.6 %
200 000 x 5 % = 10 000 €

7. Gérard : Apport de l’entreprise individuelle à une société

Apport mixte pour : 79 000 €


A titre onéreux : 18 000 €
A titre pur et simple : 61 000 €
Imputation de la dette :
Sur les créances clients : 11 000 DF 125 €
7 000 €  (1ère tranche du fonds = exonérée)
Les 61 000 € d’apports purs et simples :
 L’apporteur s’engage à conserver les titres pendant 3 ans.
 Droit fixe : 0.

8. SA TINTEC : apport de société à l’IS à société à l’IS : droit fixe : 0.

Remarque : Le DF n’est dû que dans le cas où le total des droits proportionnels est inférieur au DF. Ici aucun
droit fixe n’est dû.

Constitution d’une SNC

1. Idem.
2. Idem.
3. Le droit de 5 % n’est pas dû sur l’ATPS.
4. Pas de droit fixe et TVA (stocks).
5. Aucun droit n’est dû.
6. Cf. 3.
7. Aucun droit n’est dû.
8. Idem.

La théorie de la mutation conditionnelle s’applique aux biens apportés à TPS lors de la constitution s’il s’agit de
corps certains : lors du partage de la société, ces biens seront soumis au droit de mutation à titre onéreux et non pas
au droit de partage s’ils sont attribués à un associé autre que l’apporteur.

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Exercice n° 5 : SA BOURGUIGNONNE

1) Nouveau capital de la société après les apports

Les apports nets s’élèvent à 400 000 €.

− M. Georges DUBU apporte 150 000 € net, après déduction de la reprise du passif.
− La SARL Dijonnaises apporte 250 000 € net.

Le nouveau capital s’élèvera donc à 650 000 €.

2) Droits exigibles à raison de l’apport de M. DUBU

L’apport de 200 000 € se décompose, en raison de la reprise du passif, en apport à titre onéreux pour 50 000 € et
en apport à titre pur et simple pour 150 000 €. L’apport des stocks est soumis à TVA.

− Apports à titre onéreux

Les apports à titre onéreux sont en réalité des ventes et relèvent donc des droits de mutation. Il s’agit ici d’un
apport mixte. En conséquence, les parties doivent indiquer dans l’acte d’apport l’imputation des apports à titre
onéreux. Elles peuvent choisir de les imputer de la façon suivante :

• Stock 30 000 € Pas de droit (TVA)


• Droit au bail 20 000 € Droit de mutation 3% puis 5 % avec abattement de 23 000 €

En conclusion, il n’y a pas de droit exigible sur les apports à titre onéreux.

− Apports à titre pur et simple

Il reste 150 000 € d’apports à titre pur et simple, correspondant à un apport de fonds de commerce. Cet apport
est passible normalement du droit de 3% (de 23 000 € à 200 000 €) et 5% (pour la tranche supérieure à
200 000 €), puisqu’il s’agit d’un apport à titre pur et simple de fonds de commerce fait par une personne
physique relevant de l’impôt sur le revenu à une société anonyme soumise à l’IS. Cet apport peut bénéficier du
solde de l’abattement applicable aux fonds de commerce, soit 3 000 €. Le droit exigible est donc égal à :
(150 000 – 3 000) X 3% = 4 410 €

− Débiteur des droits et régime fiscal

Le droit d’apport est à la charge de la société bénéficiaire de l’apport, soit la SA BOURGUIGNONNE. Ces
droits sont comptabilisés en frais d’établissement déductibles du résultat imposable soit immédiatement, soit
de façon échelonnée sur 5 exercices maximum.

La TVA sur les stocks (30 000 x 20 % = 6 000 €) est due par l’apporteur (M. DUBU) et récupérable par la
société. Il s’agit d’une opération blanche. C’est pourquoi l’Administration fiscale dispense l’apporteur du
paiement de la TVA à condition qu’il s’agisse de marchandises neuves destinées à la revente.

− Engagement de conserver les titres pendant au moins trois ans

Si M. Georges DUBU prend l’engagement dans l’acte d’apport de conserver ses actions pendant au moins
trois ans, la SA BOURGUIGNONNE sera dispensée de payer le droit proportionnel de 4 410 € qui sera
remplacé par le droit fixe de 500 €.

3) Obligations en matière de TVA

Tout le matériel apporté a été renouvelé en 2011. L’apport en société entraîne donc l’obligation incombant à M.
DUBU de régulariser les déductions qui ont été faites en 2011 : reversement de 2/5.

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En réalité, M. DUBU peut se dispenser de ce reversement si la société bénéficiaire de l’apport prend


l’engagement de procéder aux régularisations qui pourraient s’imposer ultérieurement.

4) Droits exigibles à raison des apports de la SARL

L’apport de l’immeuble ne relève pas de la TVA puisque celui-ci est construit depuis plus de cinq ans (toutefois
possibilité d’option pour la TVA dès lors que l’apporteur est assujetti).

− Apport à une société anonyme

L’apport supportera le seul droit fixe de 500 €, puisqu’il s’agit d’un apport à titre pur et simple fait par une
société soumise à l’IS à une autre société soumise à l’IS.

− Apport par une société en nom collectif

L’apport de l’immeuble serait dans ce cas passible du droit de mutation de 5 % puisqu’il est fait par une
société non passible de l’IS à une société passible de l’IS. Le droit exigible se monterait alors à 200 000 x
5 %, soit 10 000 €.

L’apport de brevet resterait soumis au droit fixe de 125 € non exigible puisqu’il est inférieur au droit
proportionnel.

5) Atelier construit en 2009

Si l’atelier avait été construit en 2009, il s’agirait d’une mutation dans les 5 ans de l’achèvement. C’est la TVA
qui aurait été exigible : 200 000 x 20 % = 40 000 €.

La TVA s’applique quel que soit le type d’apport (à titre pur et simple ou à titre onéreux), et quel que soit le
régime fiscal de l’apporteur et de la société bénéficiaire de l’apport.

La TVA sera payée par la société bénéficiaire de l’apport puis récupérée par elle. La SA BOURGUIGNONNE
devra également payer le droit fixe de 125 € sur l’apport du brevet (compris implicitement dans un droit de
500 € car augmentation de capital notamment induite par cette opération).

6) Cession de sa participation par M. DUBU

− Droits d’enregistrement

La cession d’actions sera soumise aux droits d’enregistrement de 0,1 % même si la cession n’est pas constatée
par un acte. Le droit exigible à la charge de l’acquéreur sera donc égal à 200 000 x 0,1 % = 200 €.

− Plus-value

La plus-value réalisée en 2013 (montant : 50 000 €) sera imposée au barème progressif ainsi qu’aux
prélèvements sociaux pour 15.5% (taxation de la plus-value dès le 1er euro). Toutefois, M. DUBU pourra
échapper à cette imposition si les actions sont vendues à un ascendant ou descendant (ou au conjoint) et que
l’acheteur s’engage à conserver les titres pendant au moins cinq ans. Cette exonération est applicable dès lors
que les droits détenus par le cédant (M. DUBU) ont dépassé 25 % d’un moment quelconque au cours des 5
dernières années ayant précédé la cession.

Exercice n° 6 : CAPILINTEC

- Augmentation de capital en numéraire : droit fixe de 375 €.

- Augmentation capital par incorporation de réserves : DF 375 €.

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Exercice n° 7 : SPORTINTEC

1) Apports à une sté IS par des personnes physiques

René : apport mixte, ATO : 60 000 € et ATPS : 46 000 €


Imputation des ATO :
- marchandises : 8 000 € exonérées de DE, TVA exigible mais l’administration dispense l’apporteur de la
payer si stocks destinés à la revente.
- créances clients : 8 000 € : DF exigible : 125 €.
- disponibilités : 15 000 €: DF exigible : 125 €.
- Fonds de commerce : barème à TO : jusqu’à 23 000 € = 0 €.
23 000 € à 29 000 € : 6 000 x 3 % = 180 €.
ATPS : 46 000 € fonds de commerce y compris matériel =
60 000 + 15 000 – 29 000 = 46 000 €
46 000 x 3 % = 1 380 €

Antoine : ATPS : 38 000 €


Brevet : aucun droit n’est exigible.
Immeuble habitation : droit de mutation : 30 000 x 5 % = 1 500 €

Goreli : ATPS : 31 000 €


Marchandises : exonérées de DE et TVA exigible mais l’administration dispense l’apporteur de la payer si
marchandises destinées à la revente.
Parts sociales apportées : aucun droit n’est exigible.

DE dus : 180 + 1 380 + 1 500 = 3 060 €


Droits proport. > Droits fixes => DF = non perçus.

2) Si l’apporteur de l’entreprise individuelle prend l’engagement de conserver les parts sociales de la SARL
constituée remis en échange de son apport pendant au moins 3 ans : aucun droit n’est dû (régime de faveur).

3) En matière de DE, les voies de recours contre les décisions de l’ad. fiscale sont portées devant les juridictions
judiciaires : TGI en premier ressort, Appel devant la Cour d’appel, pourvoi en cassation devant la Cour de
cassation.

Exercice n° 8 : SOLIDARINTEC

1. S’agissant de participations détenues dans le capital de sociétés soumises à l’IS, il convient au regard de l’ISF
de déterminer si ces participations peuvent avoir, ou non, la nature de biens professionnels. Pour que la
qualification de biens professionnels trouve à s’appliquer, il faut :

- Que les titres soient détenus par un dirigeant (Président directeur général, Directeur général, membre du
directoire, Président du conseil de surveillance dans les SA) ;
- Que le dirigeant exerce des fonctions qui lui permettent de retirer une rémunération qui représente plus de la
moitié de ses revenus professionnels ;
- Que le dirigeant détienne une participation minimum de 25 % en pleine propriété, ce taux de 25 %
s’entendant à la fois de la détention en droits de vote et en droits à dividende. L’appréciation de ce seuil doit
tenir compte le cas échéant des participations indirectes.

2. Yvon :
- Ses actions SOLIDARINTEC ne sont pas un bien professionnel : pas de fonctions éligibles.
- Ses actions Milou ne le sont pas non plus en dépit des fonctions exercées dans cette société. Le seuil de 25 %
n’est atteint, par lui même et son frère, qu’en prenant en compte une participation indirecte par
l’intermédiaire de deux sociétés SOLIDARINTEC et Filou.

La détention indirecte n’est retenue que dans la limite d’un seul niveau d’interposition.
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3. Yvon :

Les actions Milou deviennent un bien professionnel si Xavier détenait 30 % de Filou. En effet la participation
indirecte de Xavier dans Milou, sous couvert de la seule société Filou, soit 15 % pourrait être ajoutée aux
participations directes de 12 % et 8 % de Yvon et Xavier dans Milou.

4. Xavier :
- Ses actions dans SOLIDARINTEC sont un bien professionnel : contrôle familial de 55 % et fonctions
éligibles ;
- Ses actions dans Milou ne sont pas un bien professionnel : absence de fonctions éligibles.

5. Voir le CPC.

Exercice n° 9 : FORTUNINTEC

Les créances d’exploitation : biens professionnels par nature.

Les liquidités et placements financiers assimilés, (comptes sur livrets, compte à terme, bons de caisse) sont pris en
compte au titre des biens professionnels lorsqu’ils sont inscrits au bilan de l’entreprise dans la mesure où leur
montant ne dépasse pas les besoins normaux de trésorerie de celle-ci.
En tout état de cause, les liquidités et placements financiers assimilés sont présumés constituer des biens
professionnels pour leur totalité si le total des valeurs réalisables à CT ou disponibles est < au passif exigible à CT,
ou, dans le cas contraire pour leur fraction égale au passif exigible à CT diminué des créances d’exploitation.

Dans cette situation, sont des biens professionnels :


- Les créances d’exploitation : 153 000
- Les liquidités et placements financiers assimilés présumés professionnels à hauteur de
170 000 + 23 000 – 153 000 = 40 000

En ce qui concerne le reste des liquidités et placements financiers assimilés, soit 57 000 – 40 000 = 17 000 ils sont,
à priori, exclus des biens professionnels.

Exercice n° 10 : RISQUETOU

1) Détermination base imposable

• Résidence principale : 600 000 €


- abattement de 30 %: - 180 000 €
420 000 €

• Placements financiers et meubles meublants : 520 000 €


• Actions de la SA GAMMA : exonérées car il s’agit d’actions d’une société soumise à l’impôt sur les sociétés
et M. RISQUETOU remplit les conditions suivantes :
− dirigeant (président du conseil d’administration) de la société dont il détient les titres ;
− possède au moins 25 % des droits à dividendes et des droits de vote de la société au 1er janvier de l’année
d’imposition ;
− sa rémunération perçue en tant que dirigeant doit représenter plus de la moitié de ses revenus
professionnels.

• Patrimoine de l’enfant majeur n’est pas compris dans celui des parents même si l’enfant est encore à charge.

La base imposable à l’impôt de solidarité sur la fortune est de : 420 000 € + 520 000 € = 940 000 €.
M. RISQUETOU n’entre pas dans le champ d’application de l’impôt de solidarité sur la fortune (patrimoine
inférieur à 1 300 000 € en 2013).

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2) Le droit de reprise de l’administration est soumis à une prescription de 6 ans en l’absence de déclaration
d’impôt de solidarité sur la fortune ou en cas d’omission de biens, droits ou valeurs taxables dans cette
déclaration. Cette prescription se décompte du jour du fait générateur de l’impôt au 31 décembre de la 6ème
année qui suit ce fait générateur.

Prescription abrégée, c’est-à-dire délai de reprise de l’administration expirant à la fin de la troisième année
suivant celle de l’exigibilité si dépôt de la déclaration sans omission et paiement.

Si dépôt et paiement pour déclaration de l’année 2013, délai de reprise de l’administration qui expire le
31 décembre 2016.

Si omission ou absence de déclaration pour l’année 2013, délai de reprise de l’administration qui expire le 31
décembre 2019.

Exercice n° 11 : RICHINTEC

1) Patrimoine imposable :
Hôtel : abattement de 30 % soit 910 000 €, résidence secondaire : 280 000 €, studio : 90 000 €, voiture :
15 000 €, valeurs mobilières : 535 000 €, mobilier : 140 000 €, bijoux : 100 000 €, banques : 30 000 €. Soit un
total de 2 100 000 €.
A déduire : dette sur hôtel = 820 000 €.
Patrimoine imposable = 1 280 000 – 75 000 (IR 2012) = 1 205 000 €

Patrimoine professionnel : La détention de M. RICHINTEC, dans la SA dont il est le PDG n’est pas imposable.
La détention de Mme dans la SARL est < à 25 %, la valeur des parts doit être incluse dans le patrimoine privé
imposable.

Patrimoine imposable = 1 205 000 + (1 650 000 x 10 %) = 1 370 000 €

Exercice n° 12 : PARTICIPAINTEC

Bénéfice imposable au taux normal BF


Bénéfice net comptable 599 917 €
Réintégrations :
Impôt total 254 833 €
Participation 2013 54 000 €
QP frais et charges 230 000 x 5 % = 11 500 €
Amortissements ND 40 000 €
Autres charges ND 160 000 €
Déductions :
Participation 2012 - 46 000 €
PVLT- Opérations sur brevets - 145 000 €
Revenus titres de participation - 230 000 €
BF 699 250 €

IS droit commun : 699 250 x 1/3 = 233 083 €

IS à 15 % (PV de cession sur brevets) : 145 000 x 15 % = + 21 750 €


IS total 254 833 €
254 833 €
B = 699 250 – 233 083 = 466 167 €

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Capitaux propres CP
Capital social – capital non appelé 1 350 000 €
Prime d’émission 320 000 €
Réserve légale 140 000 €
RSPVLT 80 000 €
Autres réserves 2 040 000 €
Report à nouveau 10 000 €
PHP 140 000 €
4 080 000 €
Rémunération des CP : 4 080 000 x 5 % = 204 000 €

VA
Résultat courant = 599 917 + 270 000 + 254 833 + 54 000 – 500 000 678 750 €

Charges de personnel 3 300 000 €


Impôts et taxes 430 000 €
DAP exploitation 920 000 €
Charges financières 380 000 €
Résultat courant avant impôt 678 750 €
VA 5 708 750 €

2 300 000
P = ½ (466 167 – 204 000) x = 52 812 €
5 708 750 €

Exercice n° 13 : BRILLINTEC

1) Calcul de B

Le bénéfice à retenir est égal au bénéfice de l’entreprise imposable à l’IR selon le barème progressif diminué de
la rémunération normale du chef d’entreprise et de l’IR.

Pour effectuer ce calcul, on compare le taux moyen d’imposition de l’exploitant au titre des revenus soumis au
barème progressif avec le taux de droit commun de l’impôt sur les sociétés.

Si le taux moyen d’imposition excède taux de l’IS on retient ce dernier.

Calcul du taux moyen d’imposition : 80 000 : 200 000 = 40 %

L’impôt s’obtient en appliquant au bénéfice imposable de l’exercice, le taux moyen d’imposition à l’impôt sur
le revenu.
On retiendra donc le taux de l’IS : 33,1/3 %.

Calcul de B :

Bénéfice imposable de l’entreprise 180 000 €


Rémunération normale de l’exploitant - 60 000 €
Impôt théorique : (180 000 – 60 000) x 33,1/3 % - 40 000 €

Bénéfice net imposable : 80 000 €

2) Détermination des capitaux propres :

Dans les entreprises individuelles, il faut ajouter au calcul habituel prévu pour les sociétés soumises à l’IS, le
montant des avances de fonds faites par l’exploitant.
On retient la moyenne des soldes du compte de l’exploitant tels qu’ils apparaissent à la fin de chaque trimestre
civil inclus dans l’exercice soit ici :
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10 000 + 20 000 + 12 000 + 18 000


= 15 000 €
4
Capitaux propres :
Capital individuel 223 000 €
Avances faites par l’exploitant + 15 000 €
Provision pour hausse des prix + 62 000 €
300 000 €
3) Calcul de la participation
1/2 [(80 000 – 5 % x 300 000) x 1 000 000 / 2 500 000 = 13 000 €

Exercice n° 14 : CAS DISSOLINTEC

1) Actif net et partage

• Actif net après opérations de liquidation hors droits de partage : 170 000 €
• Part de chaque associé : 170 000 : 2 = 85 000 €

André reçoit la construction évaluée à 90 000 €


Il verse à Paul une soulte de 90 000 – 85 000 = 5 000 €
Paul reçoit en numéraire : 80 000 €
de la société le solde bancaire
d’André la soulte 5 000 €

• Droits de partage à acquitter par la société


Ils sont à calculer sur la soulte : 5 000 et sur les autres éléments : 170 000 – 5 000 = 165 000 €
Droit sur la soulte 5 000 x 5,09006% = 254 €
(Taxe départementale : 3,80 %, communale : 1,20 %, prélèvement pour frais d’assiette : 0,09006%)

La soulte correspond à une cession d’immeuble, droit acquitté par la société, en principe à la charge d’André qui
reçoit l’immeuble (application des droits de mutation à titre onéreux).

Droits sur les autres éléments : 165 000 /1,025 x 2,5% = 4 024 €
Acquitté par la société ce droit est en principe à la charge des associés dans les conditions suivantes :
André : 85 000/1,025 x 2,5% = 2 073 € et Paul : 80 000/1,025 x 2,5% = 1 951 €

Total des droits : 254 + 4 024 = 4 278 €

Actif net réellement partagé :


Actif net hors droits : 170 000 €
Droits de partage : - 4 278 €
165 722 €

2) Imposition des associés


André Paul

Part dans l’actif hors droit 85 000 € 85 000 €


Droits de partage
- sur la soulte - 254 €
- sur les autres éléments - 2 073 € - 1 951 €

Montant net 82 673 € 83 049 €


Montant des apports - 5 000 € - 5 000 €

Boni de liquidation 77 673 € 78 049 €

Boni de liquidation constitue pour les associés un revenu mobilier, imposable dans les conditions habituelles.

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Exercice n° 15 : VACANCINTEC

Résultat comptable avant liquidation 41 000 €


Reprise prov. devenues sans objet :
PHP 15 000 €
Prov. pour investissement 8 000 €
PVCT (44 000 – 22 000) 22 000 €
PVLT (30 000 – 16 000) 14 000 €
Résultat comptable après liquidation 100 000 €

1) Résultat net de liquidation

R. fiscal : 100 000 – (8 000 + 14 000) + 12% (14 000) = 79 680 €


IS = 79 680 x 1/3 = 26 560 €
PVLT : 14 000  IS à 0 % :0 €
R. net : 100 000 – 26 560 = 73 440 €

2) Bilan de liquidation

Disponibilités 199 000 Capital 90 000 €


R. légale 9 000 €
Etat IS 26 560 €
R. net 73 440 €

Actif net de liquidation = 199 000 – 26 560 = 172 440 €


Boni de liquidation : 172 440 € – 90 000 = 82 440 €

3) Droit de partage : 172 440/1,025 x 2,5% = 4 206 €


Boni net de liquidation : 82 440 – 4 206 = 78 234 €
4) Répartition du boni net de liquidation, imposition de l’associé disposant de 10 % du capital.
Boni de liquidation : 78 234 x 10 % = 7 823 €

Hypothèse 1 : particulier

a) Parts acquises à la valeur nominale : 90 000 x 10 % = 9 000 €


Revenu : 9 000 € remboursement d’apport : pas imposable
Revenu déclaré : 7 823 € (soit 168 234 x 10 % - 9 000 = 7 823 €)

b) Acquis pour 13 000 ce prix est déductible du montant des sommes réparties (art. 161 CGI)
Net : 16 823 – 13 000 = 3 823 €
A déclarer : 3 823 €

Hypothèse 2 : Sté IS

a) Prix d’acquisition > répartition => MV = 18 000 – 16 823 = 1 177 €


MV ou charge déductible selon durée de détention des parts et si titres de participation.

b) Prix d’acquisition 12 000 est entre la valeur nominale des parts : 9 000 et la qp dans l’actif net : 16 823 € =>
revenu mobilier = 16 823 – 12 000 = 4 823 €
Ce revenu peut être exonéré en application du régime des stés mères, sinon, imposable dans les conditions de
droit commun.

c) Prix d’acquisition < à la valeur nominale : 8 000 => profit total = 16 823 – 8 000 = 8 823 €
- RM = 16 823 – 9 000 = 7 823 € régime stés mères possible ;
- PV + 9 000 – 8 000 = + 1 000 € LT ou produit imposable selon durée de détention.
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Exercice n° 16 : CONTROLINTEC

1. Oui : l’art. L 176 LPF apporte en TCA une dérogation à l’article L 51 LPF. Il peut être procédé à une nouvelle
vérification de comptabilité portant notamment sur la période du 1/1/N au 30/9/N, au regard des TCA.

Il est, en effet, possible :

- d’une part de contrôler la période écoulée depuis la clôture du dernier exercice jusqu’au jour de la
vérification.
- d’autre part, de reprendre au cours de la vérification suivante, le contrôle de cette période avec celui de
l’exercice auquel elle se rattache.

2. Non : l’exercice n-4 est atteint par la prescription. Aucune rectification ne peut être notifiée. En revanche, le
déficit n-4 imputé sur le résultat d’un exercice non prescrit et vérifié constitue une charge normale de cet
exercice. Dès lors, l’administration peut en contrôler le bien-fondé alors même que ce déficit est né au cours
d’un exercice prescrit.

Cependant, la réduction éventuelle (ou l’annulation) du déficit n-4 devra être proposée au titre n-3. Il n’est pas
porté atteinte au principe de la prescription, puisque les reprises d’imposition ne sont effectuées qu’au titre
d’années non prescrites.

Le contrôle du report déficitaire ne nécessite pas l’envoi d’un avis complémentaire indiquant l’année d’origine
du déficit.

3. Non : l’exercice n-4 est atteint par la prescription. Report en arrière des déficits : dans le cadre de son droit de
contrôle, l’administration est fondée à vérifier l’existence de la quotité de la créance de l’entreprise et à
rectifier éventuellement son montant, même lorsque les éléments de calcul doivent être recherchés dans les
résultats d’exercices prescrits.

4. Oui : si l’avis de vérification ne précise pas les années (ou périodes) soumises à vérification, la procédure est
irrégulière.

5.
a) Oui : l’Ad. peut, (alinéa 4, art. L 47 LPF), effectuer des contrôles inopinés tendant à la constatation
matérielle des éléments physiques de l’exploitation ou de l’existence et de l’état des documents
comptables.
b) Oui : l’examen au fond des documents comptables (factures d’achat…) ne peut commencer qu’à l’issue
d’un délai raisonnable permettant au contribuable de se faire assister d’un conseil.

6. Non : limitation éventuelle dans le temps de la durée du contrôle sur place. Art. L 52 LPF. Nullité absolue si
non respect de cette obligation.

- S’agissant des petites entreprises, la vérification sur place ne peut s’étendre sur une durée supérieure à 3
mois. Ce délai s’apprécie entre la date de la première intervention sur place (d’où la nécessité d’un
document écrit en cas de report de la première intervention) et la date de la dernière intervention sur place
(mentionnée dans la proposition de rectification).

- Cette garantie s’applique aux entreprises dont le CA pour l’année 2013 est ≤ à :

• 777 000 € HT pour les entreprises industrielles ou commerciales dont l’activité principale est de vendre
des marchandises, objets, fournitures et denrées à emporter ou à consommer sur place ou de fournir le
logement ;
• 234 000 € HT pour les autres entreprises industrielles ou commerciales (prestataires de services) et les
personnes exerçant une activité non commerciale ;
• 350 000 € HT pour les entreprises à activité agricole.

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Modifications introduites par la loi de finances rectificative pour 2007 (application 2008) :

En cas de graves irrégularités privant de valeur probante la comptabilité, le délai de contrôle sur place est porté
à 6 mois. Aucun délai n’est applicable pour le contrôle de l’exercice au cours duquel l’administration a dressé
un procès verbal pour flagrance fiscale ainsi que pour les exercices antérieurs. En cas de mise en œuvre d’un
contrôle informatisé, prorogation possible du délai de 3 mois de la durée nécessaire à la réalisation des
conditions permettant la mise en œuvre effective des traitements informatiques.

- Le CA à retenir est un CA HT et un CA après vérification. De plus, il suffit dans le cas d’une vérification
portant sur plusieurs exercices que le CA d’un seul d’entre eux (si 2 ou 3 exercices) dépasse le seuil précité,
pour que l’art. L 52 LPF ne soit pas applicable.

Le délai de 3 mois n’est pas opposable pour l’examen des comptes financiers mixtes (dans le cadre d’un
ESFP) ou utilisés pour des activités distinctes (dans le cadre d’une autre vérif. de compta.) art. L 52 LPF
dernier alinéa.

7. a) Non. b) Oui.

Le report de la première intervention sur place est demandé par courrier, à l’initiative du contribuable.

- Dans cette hypothèse (initiative du contribuable), il convient en principe de ne faire droit à cette demande,
que si les raisons invoquées par le contribuable paraissent sérieuses. La circonstance que la comptabilité
n’est pas tenue au siège de l’entreprise ne fait pas obstacle à ce que les opérations de contrôle puissent
commencer au jour fixé par l’avis de vérification.

Des précautions, pour cause de preuve, sont à prendre :

• L’ad. doit inviter le contribuable à formuler par écrit sa demande de report (preuve que l’initiative du
report a bien appartenu au seul contribuable, à défaut, obligation d’adresser un nouvel avis de vérif.).
• L’ad. doit acter par pli recommandé (simple lettre R avec AR voire nouvel avis de vérif. avec AR)
précisant la nouvelle date de la première intervention.

Il faut garder la preuve de la date effective de la première intervention, car c’est à compter de cette dernière
que commence à courir le délai de 3 mois limitant pour les petites entreprises la durée d’intervention sur
place.

- En revanche, lorsque le report de la première intervention est à l’initiative du service vérificateur,


obligation est faite à ce dernier d’adresser un nouvel avis de vérification rectificatif, qui respectera en outre
un délai suffisant entre la date d’envoi de ce nouvel avis et celle de la première intervention, pour permettre
au contribuable vérifié de pouvoir se faire assister de son conseil.

8. Oui, CE : examen de documents non comptables ne vicie pas la procédure.

Lorsqu’un contribuable est soumis au plan fiscal à des obligations comptables, l’Administration peut accéder à
l’ensemble des documents détenus par le contribuable.

L’article L 85 alinéa 2 LPF précise que le droit de communication s’étend aux registres de transfert des actions
et d’obligations, ainsi qu’aux feuilles de présence aux assemblées générales.

L’Administration peut également exiger dans les sociétés par actions la communication des PV des CA et des
conseils de surveillance, celle des rapports ordinaires et spéciaux des commissaires aux comptes, des rapports
d’activité à l’assemblée des associés…

Dans le cas où la comptabilité est tenue aux moyens de systèmes informatisés, l’article L 13-2° alinéa LPF
précise l’étendue du contrôle pour 2 séries d’informations :

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- l’ensemble des informations, données et traitements informatiques qui concourent directement ou


indirectement à la formation des résultats comptables ou fiscaux et à l’élaboration des déclarations rendues
obligatoires par le CGI ;
- la documentation relative aux analyses, à la programmation et à l’exécution des traitements.

En cas de difficulté, le vérificateur peut demander l’assistance des Brigades de vérification des comptabilités
informatisées.

9. Non : lorsque le contribuable ne présente pas sa comptabilité ou les documents en tenant lieu, ce manquement
est constaté par la rédaction d’un procès-verbal qui doit indiquer :

- nom et qualité des agents qui son intervenus ;


- lieu, date, heure de la rédaction de PV ;
- le défaut de présentation de la comptabilité ou des documents en tenant lieu. La liste des documents qui
auraient dû être présentés sera mentionnée sur le PV.

Le PV est établi en 2 exemplaires, le contribuable est alors invité à le signer ; en cas de refus de celui-ci,
l’administration en porte mention sur les 2 exemplaires. Un exemplaire du PV est remis au contribuable.
La procédure est celle de droit commun : procédure de rectification contradictoire art. L 55 LPF ; amende
fiscale (art. 1763-2 CGI).

10. Non: l’article L-47-B LPF dispose qu’au cours d’une vérification de comptabilité, l’Administration peut
examiner les opérations figurant sur des comptes financiers utilisés à la fois à titre privé et professionnel et
demander au contribuable tous éclaircissements ou justifications sur ces opérations sans que cet examen et ces
demandes constituent le début d’une procédure d’ESFP (Examen de Situation Fiscale Personnelle).

11. Non : l’évaluation d’office est applicable en cas d’opposition à contrôle dès l’échec de la première tentative de
vérification.

12. Faux : le déplacement de la comptabilité d’une entreprise vérifiée est, en principe, proscrit. Le vérificateur doit
se rendre « sur place ». Cependant, par exception à ce principe, la jurisprudence a admis que l’examen des
pièces comptables puisse se dérouler exceptionnellement hors de l’entreprise (bureau du conseil, locaux de
l’Administration).
Le contribuable n’a pas à justifier les raisons pour lesquelles l’examen de sa comptabilité s’opère dans les
bureaux de l’administration, mais doit prendre l’initiative de proposer le déplacement des documents
comptables et remettre au vérificateur une demande écrite (sur papier libre) préalable à l’emport des pièces.
Modalités pratiques : prise en charges des documents et remise d’un reçu détaillé (co-signé) ; restitution des
documents avant l’expiration du délai de 3 mois visé à l’art. L 52 LPF ; demande de décharge au contribuable
lors de la restitution.
L’examen de la comptabilité dans les bureaux de l’Administration (ou chez le conseil) ne doit pas priver le
contribuable des garanties prévues par la loi pour les contrôles sur place : débat oral et contradictoire,
assistance d’un conseil, limitation éventuelle de la durée de ce contrôle (à défaut nullité absolue).

13. Faux : existence du débat oral et contradictoire est indépendante de la procédure de redressement (PRC ou
PIO). Le débat oral et contradictoire résulte de la jurisprudence du CE et de la doctrine administrative. Le
contribuable faisant l’objet d’une vérif. de compta. ne doit pas, sous peine d’irrégularité de la procédure, être
privé de la possibilité d’un tel débat avec le vérificateur. L’exigence d’un tel débat implique la possibilité
d’établir dans l’entreprise, à tous les stades du déroulement du contrôle un dialogue « constructif et évolutif »
entre contribuable et vérificateur.
Lorsque le contrôle a lieu sur place, ou dans les bureaux du conseil, cette possibilité de dialogue est présumée.
Par conséquent si le contribuable soutient qu’il a été privé d’un tel débat, il doit en apporter la preuve. En
revanche, il n’est pas possible de présumer l’existence d’un tel débat lorsque le contrôle s’effectue dans le
bureau du vérificateur. En pareil cas l’Administration supporte la charge de la preuve par tous moyens de
l’existence du débat : organisation des rencontres ou interventions chez le contribuable ; convocation du
contribuable (AR) ; matérialisation des entretiens par lettre AR (objet des discussions).

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14. Faux : seul le contrôle externe est visé par l’obligation d’informer au préalable le contribuable (avis de
vérification et charte).

15. Vrai : mentions contenues dans la charte sont opposables à l’Administration (art. L 10 LPF).

16. Vrai : information portant sur le lieu, la date, l’heure de l’intervention, les périodes vérifiées, l’assistance d’un
conseil, les voies de recours hiérarchiques.

17. Le contribuable doit pouvoir disposer d’un délai raisonnable entre la date d’envoi de l’avis de vérification et la
date de la première intervention (15 jours selon l’Administration ; au moins 2 jours selon le Conseil d’Etat).

18. Vrai : s’il est possible d’effectuer un contrôle inopiné, celui-ci ne doit pas priver le contribuable de ses droits
de la défense et en particulier de l’assistance d’un conseil (le contribuable doit accuser réception de la remise
de l’avis).

19. Faux : la remise en mains propres de l’avis de vérification autorise uniquement l’Administration à s’assurer de
la consistance d’éléments physiques de l’entreprise (stocks, présence de la comptabilité…).

20. Vrai : il s’agit d’un principe résultant de la jurisprudence du Conseil d’Etat et reprise par l’Administration.

21. Faux : le débat oral et contradictoire profite à tout contribuable faisant l’objet d’un contrôle externe qu’il ait
respecté ou non ses obligations déclaratives.

22. Vrai : vérif. sur place ou dans les locaux du conseil : débat oral et contradictoire présumé avoir existé.
Contribuable supporte dans ce cas la charge de la preuve de son absence. Vérif. dans les locaux administratifs :
c’est à l’Administration de prouver son existence ou qu’il a été rendu possible.

23. Faux : le débat oral et contradictoire n’a pas pour objet d’éviter le contentieux, même s’il peut y participer
indirectement. Il doit permettre un large dialogue entre vérificateur et vérifié.

24. Vrai. Sauf exceptions : sociétés holding – comptabilités informatisées – comptabilités non probantes – Cf.
cours polycopié et question 6.

25. Faux : le dispositif de l’art. L 48 profite à tous les contribuables vérifiés quelle que soit la procédure utilisée.
Cette règle s’applique année par année, impôt par impôt. La gravité des infractions relevées est donc sans
incidence.

26. Faux : le recours aux procédures d’imposition d’office ne dépend pas de la gravité des erreurs mais en principe
du retard dans le dépôt ou l’absence de déclaration.

27. Vrai : partage de la preuve entre contribuable et Administration.

Exercice n° 17 : INTECONTROLO

- Envoi préalable d’un avis de vérification accompagné de la charte du contribuable vérifié.


- Lieu de vérification : sur place.
- Durée de la vérification :

Sauf exceptions, la durée de la présence sur place du vérificateur ne peut excéder trois mois, à compter de la
première intervention pour les entreprises dont le CA est < à :

• 777 000 € HT : entreprises qui réalisent des ventes ou qui procèdent à la fourniture de logement ;
• 234 000 € HT pour les PS ;
• 350 000 € HT pour les entreprises agricoles.

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Toutefois, la durée de la vérif. peut excéder 3 mois dès lors que le CA d’un seul des exercices vérifiés dépasse la
limite et, à compter de 2008, dans certains cas prévus dans la loi de finances rectificative pour 2007 (Cf.
exercice 16).

La SARL réalisant des ventes, le vérificateur pourra rester sur place plus de 3 mois ; car le CA de 2013 est de
793 000 € alors même que la CA 2011 et 2012 est < à la limite.

- Période vérifiée : la vérification ne peut porter que sur les 3 exercices clos. En 2014 (date d’envoi de l’avis de
vérif.), le vérificateur a la possibilité de vérifier 2011, 2012 et 2013. Exceptionnellement, il peut remonter au
delà uniquement pour examiner la régularité d’une prov. ou d’un déficit reportable.

Au cas d’espèce, il faut examiner les raisons pour lesquelles le vérificateur a décidé d’entreprendre des
investigations sur l’exercice 2010.

- Le débat oral et contradictoire est de droit.

Exercice n° 18: CREDIMPOINTEC : Voir CPC

Exercice n° 19 : FRAUDINTEC : Voir CPC

Exercice n° 20 : TEAINTEC

Dossier 1

1. Revenus catégoriels de Mme TEA

TS : 56 000 € avec déduc. forfait. de 10 %.


RCM : int. c/c.

2. Option pour le régime fiscal des stés de personnes

2.1. Conditions : Voir CPC

2.2. Conditions satisfaites et la SARL TEA peut opter.

2.3. Revenus catégoriels à déclarer par les époux TEA.

Résultat fiscal 130 000 €


Rémunération de Mme : - 56 000 €
Int. excé. c/c : - 1 500 €
Résultat fiscal commun à répartir : 72 500 €

BIC à déclarer par Mme TEA

- QP de résultat : 72 500 x 40 % : 29 000 €


- Rémunération : 56 000 €
- Int. c/c ND : 1 500 €
BIC à déclarer : 86 500 €
RCM : 4 600 – 1 500 = 3 100

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3. Option frais réels

Déduction forfaitaire normale :

Rémunération annuelle : 2 000 x 12 : 24 000 €


Commission : 2 900 000 x 0,8 % : 23 200 €
47 200 €

A déclarer : 47 200 €
Déduction forfaitaire 10 % : - 4 720 €
Net imposable : 42 480 €

Frais réels :

Rémunération annuelle : 24 000 €


Commissions : 23 200 €
Allocation forfaitaire : 5 000 €
Base 52 200 €

Frais réels déductibles : - 4 700 €


Déplacement : 2 500
Abonnement : 130
Cotisation syndicale : 170
Restaurant : 1 300
Hôtel : 600
Salaire net de frais prof. : 47 500 €
Net imposable : 47 500 €

La déduction forfait. est préférable. Pour la cotisation syndicale, le contribuable peut préférer le bénéfice du
crédit d’impôt.

4. Rattachement des enfants

Solène de plein droit dans le foyer fiscal des parents. Arthur est étudiant de moins de 25 ans : rattachable.
Pauline : ne l’est pas. Tristan : ne remplit aucune condition de rattachement.

QF = 1 + 1 + 0,5 + 0,5 = 3 parts

Dossier 2

1. Charge déductible.

2. Frais d’acquisition des immo. : évoquer les règles comptables.

3. Véhicule électrique : amort. s/12 mois


Amort. comptabilisé : 21 000 x 1,196 x 229 / 360 = 15 977 €
Amortissement déductible : 18 300 x 229 / 360 = 11 641 €
A réintégrer = 4 336 €

4. Redev. de CB sur véhicule


Amort./PA TTC : 22 300 x 20 % = 4 460 €
Amort. déduct : 18 300 x 20 % = 3 660 à réint. 800 €

5. Contrat d’assur. primes ND pendant le contrat. Les primes sont déductibles lors du décès du directeur et le
capital est imposable.

6. Œuvres d’artistes vivants : D : 25 000 x 1/5 = 5 000 €. La somme est à affecter à un compte de réserve spéciale.
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7. c/c : associés dirigeants ou actionnaires majoritaires :

- K intégralement libéré
- limite : TMP : 4,50 %
Int. à réintégrer = ((48 000 x 2/12) + (59 000 x 3/12) + (74 000 x 3/12) + (108 000
x 4/12)) x (6,5% - 4%) = 1 931 €

8. Différence de change : le gain latent de 2012 a été imposé en 2012. Le gain de 2013 est imposable au cours de
l’exercice. La perte de change constatée à la clôture de l’exercice doit être déduite du résultat et la prov. doit être
réintégrée.

9. Frais financiers : Absence de retraitement. Alignement de la fiscalité sur la solution comptable.

Détermination du résultat fiscal

Résultat comptable : 19 000 €

Réint. :
1 et 2. Néant
3. Amort véhi. élect. : 4 336 €
4. Red. CB : 800 €
7. Int comptes courants : 1 931 €
8. Prov perte de change : 400 €
9. Frais fin. : Néant
Total des réintégrations : 7 467 €

Déduc. :
5. Primes assur. vie : 10 200 €
6. Œuvres d’artistes : 5 000 €
8. Gain latent de change 2012 : 600 €
8. Perte latente 2013 : 400 €
Total des déductions : 16 200 €

Résultat fiscal : 19 000 + 7 467 – 16 200 = 10 267 €

Dossier 3

1. TVA déductible au titre de septembre 2013

Immo.
• Véhicule de tourisme : TVA N/D
• Camion D au titre de septembre : 26 000 x 19,6 % = 5 096 €
• Inst. télépho. : fournisseur a opté pour les débits, l’exigibilité intervient en principe lors de la facturation.
Toutefois l’acpte précède la facturation, la règle de l’encaissement doit être retenue pour l’acpte. TVA D :
30 % x 2 500 x 19,6 % = 147 €
• Bâtiment : TVA déduc. en fonction des règlements. Au titre de septembre, il convient de déduire la TVA sur
le règlement de septembre : (11 362 : 1,196 = 9 500) x 19,6 % = 1 862 €
• Machine outil : LASM d’une immo. réalisée pour les besoins de l’entreprise. L’op. est soumise à la TVA ;
l’entreprise peut déduire la TVA correspondante. L’exigibilité intervient lors de la 1ère mise en service.
2 500 x 19,6 % = 490 €
Total TVA D sur immo. : 5 096 + 147 + 1 862 + 490 = 7 595 €

ABS
• Pièces détachées : TVA D sur livraisons de septembre : 13 000 x 19,6 % = 2 548 €
• Machine outil en France : TVA D sur livraisons de septembre : 48 800 x 19,6 % = 9 564,80 €
• Machine outil en Italie : acquisition intracom. TVA C et D : 19 500 x 19,6 % = 3 822 €
• Electricité : TVA D selon les débits : 560 x 19,6 % = 109,76 €
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• Téléphone : TVA D régime des débits : 400 x 19,6 % = 78,40 €


• Hono. avocat : TVA D règlement du mois : 270 x 19,6 % = 52,92 €
• Hono. notaire TVA D règlement mois : 190 x 60 % x 19,6 % = 22,34 €
• Fuel : TVA D : 160 x 19,6 % = 31,36 €
• Redevances CB : PS. Exigibilité : règlement ; véhicule TVA ND
• Ordinateur : 200 x 19,6 % = 39,20 €
• Primes d’assur. : pas de TVA
• Documentation technique : TVA D : 260 x 19,6 % = 50,96 €
• Fournitures de bureau : TVA D sur les livraisons du mois
• Cadeaux à la clientèle : TVA ND val. unitaire > 65 € TTC
• Frais de déplacement : TVA ND
• Location coffre fort : TVA D selon encais. 110 x 19,6 % = 21,56 €
• Int. sur emprunts : pas de TVA
• Réparation du photocopieur : 250 x 60 % x 19,6 % = 29,40 €
Total TVA D : 16 370,70 €
Total TVA D pour le mois : 7 595 + 16 370,70 = 23 965,70 €

2. TVA collectée

• Ventes :
Livraisons en France : 112 000 x 19,6 % = 21 952 €
Livraisons en Italie : intracom exonérées sauf client non identifié : 1 800 x 19,6 % = 352,80 €
Livraisons au Brésil : exo exportation

• Trésorerie
Répar. enc. en septembre (France)
(82 000 – 7 000) = 75 000 / 1,196 = 62 709,03 x 19,6 % = 12 290,97 €
Répar. en Italie et Brésil : néant.
LASM d’immo : 490 €
Acq. intracom. : 3 822 €
Total TVA collectée: 21 952 + 352,80 + 12 290,97 + 490 + 3 822 = 38 907,77 €

3. TVA à décaisser : 38 907,77 – 23 965,70 – 1 600 = 13 342,07 €

4. Régime des débits : Voir CPC.

Exercice n° 21 : ASSOCIATION LEVINTEC

1. Taxe due pour l’année 2013

Salaire annuel d’un employé : 15 420 €


Montant annuel de la taxe :

a) Taux normal à 4,25 % sur la totalité des salaires, assiette : 154 200 + 22 020 + 29 220 = 205 440 €
Taxe : 205 440 x 4,25 % = 8 731 €

b) Taux majoré de 4,25 % sur la fraction des salaires comprise entre 7 604 € et 15 185 €
Employés : (15 185 – 7 604) x 10 = 75 810 €
Responsable financier : (15 185 – 7 604) x 1 = 7 581 €
Directeur administratif : (15 185 – 7 604) x 1 = 7 581 €
Total assiette : 90 972 €
Taxe : 90 972 x 4,25 % = 3 866 €

c) Taux majoré de 9,35 % sur la fraction des salaires > 15 185 € ( et < 150 000 €)
Employés : (15 420 – 15 185) x 10 = 2 350 €
Responsable financier : (22 020 – 15 185) x 1 = 6 835 €
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Directeur administratif : (29 220 – 15 185) x 1 = 14 035 €


Total assiette : 23 220 €
Taxe : 23 220 x 9,35 % = 2 171 €
Taxe totale due : 8 731 + 3 866 + 2 171 –6 002 (abattement) = 8 766 €

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