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Kadiata Mory Camara

Manuel de comptabilité
Tome I
Initiation à la comptabilité générale

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Manuel de comptabilité
Tome I

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Kadiata Mory CAMARA

Manuel de comptabilité
Tome I

Initiation à la comptabilité générale

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Du même auteur, chez L’Harmattan

Manuel de comptabilité, tome 2. Les travaux de fin d’exercice comptable, 2017.


Manuel de comptabilité, tome 3. Éléments de technique comptable approfondie,
2017.

© L’Harmattan, 2017
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.editions-harmattan.fr
ISBN : 978-2-343-12054-6
EAN : 9782343120546

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AVANT-PROPOS

Le présent ouvrage est réparti en trois tomes de comptabilité :


initiation à la comptabilité, traitement comptable des opérations
d’inventaires et technique comptable approfondie.
Conçu selon les principes du Système Comptable OHADA, cet
ouvrage s’adresse à tous ceux qui désirent s’initier, se former ou se
perfectionner à la Technique Comptable.
En effet, la méthodologie adaptée et la pédagogie retenue permettent
de comprendre les raisonnements comptables : de la formation initiale à
l’enseignement supérieur.
Chaque tome de cet ouvrage est composé en des chapitres
comprenant chacun, outre des informations et des démonstrations
théoriques, des applications autocorrectives qui facilitent la
mémorisation et la réflexion.
C’est pourquoi l’ouvrage est particulièrement recommandé à toute
personne qui désire étudier ou s’initier de façon autonome (ou assistée)
à la comptabilité générale et notamment :
- Les professionnels de la comptabilité ;
- Les étudiants en BTS, IUT...
- Les étudiants de l’enseignement supérieur (étudiants des facultés
ou des écoles de gestion) ;
- Les enseignants.
L’auteur de cet ouvrage remercie particulièrement le PROFESSEUR
CLAUDE PEROCHON du Conservatoire National des Arts et Métiers
(PARIS).
Le professeur CLAUDE PEROCHON est :
Agrégé en Techniques économiques de gestion
Diplômé Expert-comptable
Docteur ès sciences économique
Directeur honoraire de l’INTEC
Le professeur PEROCHON m’a accueilli en France, m’inscrit à
l’INTEC pour ma formation en expertise comptable en me facilitant

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l’obtention des dispenses nécessaires doublée d’une assistance
particulière dans ma formation ; il a été également directeur de ma
Thèse : FORMATION COMPTABLE ET LIBÉRALISATION
ÉCONOMIQUE : CAS DE LA RÉPUBLIQUE DE GUINÉE,
ANNÉE 1991
En conséquence, je dois toute ma formation professionnelle et études
post universitaire à ce géant et père de la COMPTABILITÉ
MODERNE.
Que mon professeur et deuxième consultant LOUIS CLEE en soit
aussi remercié et je lui reste reconnaissant.
L’ouvrage est également l’œuvre des jeunes cadres et professeurs
dont particulièrement :
- Sandaly Keita, Docteur ès science
- Fodé Lamine DIALLO, Diplômé : en Master Économie et
Développement international et Gestion publique en France.
Enfin nous tenons à remercier tous ceux qui ont participé
directement ou indirectement à la réalisation de cet ouvrage.

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INTRODUCTION

Les dirigeants africains ont signé, à Port-Louis (île Maurice) le 17


octobre 1993, le traité de l’Organisation pour l’harmonisation en
Afrique du droit des affaires (OHADA) dont le but, sur le plan
économique, est de promouvoir le développement et l’intégration
régionale ainsi que la sécurité juridique et judiciaire dans l’espace
OHADA.
Ce traité vise à doter les États partis, au nombre de dix-sept à ce jour
(Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Comores, Congo, Côte
d’Ivoire, Gabon, Guinée, Guinée-Bissau, Guinée équatoriale, Mali,
Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad et Togo),
de règles communes, simples, modernes et adaptées à la situation de
leurs économies.
Les actes pris pour l’adoption de ces règles communes sont appelés
« Actes Uniformes ». Ils sont directement applicables et obligatoires
dans les États partis. C’est ainsi que l’Acte Uniforme portant
organisation et harmonisation des comptabilités des entreprises, auquel
est annexé le système comptable OHADA, a consacré un nouveau
référentiel comptable dans tous les États signataires.
Cet Acte Uniforme est entré en vigueur le 1er janvier 2001 pour les
comptes personnels des entreprises et le 1er janvier 2002 pour les
comptes combinés et les comptes consolidés.
En effet, pour assurer la formation initiale et continue des
comptables dans l’espace OHADA, il y a lieu de combler le vide en
matière d’ouvrages didactiques. L’objectif de cet ouvrage en trois tomes
est de contribuer à combler ce vide en Guinée. C’est un travail
certainement difficile, ambitieux, mais nécessaire.
Cette édition va répondre au souci d’enrichir continuellement le
cadre professionnel de la comptabilité, de tenir compte des évolutions
de la loi, des programmes académiques, et enfin de couvrir des besoins
éventuels des praticiens comptables et financiers.

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Le premier Tome s’adresse :
- aux praticiens de la comptabilité qui veulent mettre à jour leurs
connaissances ;
- aux étudiants (facultés de Sciences économiques et de gestion,
Écoles Supérieures de Gestion, Écoles de commerce, BTS de
gestion, etc.).

Ses utilisateurs trouveront les éléments liés à la réglementation


comptable basée sur les normes de l’Acte Uniforme portant sur
l’organisation et l’harmonisation des comptabilités des entreprises,
l’étude sommaire du bilan et du compte de résultat, l’analyse des flux
économiques, les systèmes d’organisation et livres comptables, et
quelques opérations courantes.
Le deuxième Tome traite l’essentiel des travaux de fin d’exercice
comptable et est ainsi la suite logique du Tome 1.
En effet, à la clôture de l’exercice, l’entreprise se retrouve avec une
balance des comptes qui ont été mouvementés au cours de la période.
Pour arrêter ses comptes et compte tenu :
- du caractère discontinu de l’exploitation ;
- de la nécessité des enregistrements des opérations de la période ;
- et de la détermination du compte de résultat et l’établissement du
bilan ainsi que l’État annexé,

L’entreprise doit procéder aux opérations d’inventaires et passer les


écritures de régularisations qui en découlent. Ces travaux conduisent à
mettre la comptabilité en harmonie avec la réalité afin que les
documents de synthèse (Bilan et Compte de résultat) reflètent une
image fidèle de la situation et des opérations de l’entreprise.
Le troisième Tome a pour objectif de donner aux utilisateurs
quelques éléments de Technique Comptable Approfondie.
Conforme aux normes comptables OHADA, il est destiné
principalement aux praticiens de la comptabilité pour la solution des
difficultés comptables rencontrées dans l’exercice de leur profession
ainsi qu’aux étudiants et professeurs pour les formations moyenne et
supérieure.
Chaque tome qui se veut complet est assorti de nombreux exemples
chiffrés, de questions de réflexion, de cas d’application, d’exercices

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pratiques judicieusement composés pour faciliter la compréhension et
l’assimilation des thèmes traités.
Fruit d’une certaine expérience théorique et pratique, cet ouvrage se
veut le compagnon utile de tous les apprenants en comptabilité et
gestion, le précieux instrument de travail de tous les professionnels de
la comptabilité et de tous ceux qui souhaitent actualiser leurs
connaissances et mettre en œuvre le système comptable OHADA.

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CHAPITRE I

L’ENTREPRISE ET LA COMPTABILITÉ

1. Notion d’entreprise :
1.1. Définition
Dans le sens le plus général, l’entreprise est une organisation qui met
en œuvre des moyens matériels et humains plus ou moins importants,
dans le but de produire, échanger ou faire circuler des biens ou des
services.
Un individu ou un groupement d’individus exerçant une activité
destinée à la satisfaction des besoins d’autres individus constitue une
entreprise.
En effet, de manière plus précise, l’entreprise est une organisation
financièrement indépendante, une unité de répartition de richesse qui
par la combinaison des facteurs de production, produit des biens ou des
services destinés à être vendus en vue de réaliser un bénéfice.
Exemples :
- une librairie, une pharmacie, une boulangerie…
- une plomberie, une menuiserie, un garage de réparation,
- Port autonome de Conakry, EDG, Air Guinée, supermarchés,
agence de voyages.
- etc.
1.2. Classification des entreprises
Les entreprises sont diverses en raison de l’origine des capitaux, de
leur taille, de la nature de leur activité. Ces facteurs agissent à la fois sur
leur comportement à l’égard des éléments de leur environnement et sur
leur organisation interne.
Les entreprises peuvent être classées suivant divers critères :
a- D’après leur domaine d’activités :
- les entreprises commerciales (ou de distribution) achètent des
biens en vue de la revente en l’état sans transformation ;

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- les entreprises industrielles (ou de production) ont pour but la
fabrication des produits finis à partir des matières premières ;
- les entreprises de services exercent leur activité dans les transports,
les banques, les assurances, etc.
b- D’après leur dimension :
Se fondant sur l’importance des effectifs, chiffres d’affaires,
capitaux utilisés, etc., on distingue :
- les petites entreprises ;
- les moyennes entreprises ;
- les grandes entreprises.
Cette classification est une classification relative ; elle est variable
dans le temps et surtout dans l’espace. Elle est fonction du niveau de
développement du pays qui l’effectue. Ainsi, une grande entreprise
(selon le chiffre d’affaires par exemple) d’un pays par exemple en
Guinée n’est qu’une entreprise moyenne ou même une petite entreprise
d’un autre pays.
c- D’après leur statut juridique :
Ce critère permet de distinguer :
- les entreprises privées : appartiennent à un seul individu
(entreprises individuelles) ou plusieurs individus (entreprises sociétaires
ou sociétés) ;
- les entreprises publiques ou semi-publiques : appartiennent, en tout
ou partie à l’État.
1.3. Organisation de l’entreprise
L’entreprise est organisée en grande fonction. Les fonctions
correspondent aux différentes actions nécessaires à la réalisation d’un
même objectif global. Chaque fonction regroupe donc un ensemble de
taches, d’activités qui peuvent être de nature différente, mais
concourent toutes à une même action. Les principales fonctions que
l’on peut rencontrer dans une entreprise sont les suivantes :
- la fonction commerciale,
- la fonction technique,
- la fonction comptable et financière,
- la fonction personnelle
- la fonction administrative

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1.3.1. Fonction commerciale
Elle est subdivisée en fonction approvisionnement (recherche de
fournisseur, achats et gestion de stock) et en fonction vente ou
distribution (recherche de marché et de vente des produits de
l’entreprise)
1.3.2. Fonction technique
Appelée aussi fonction production, elle a pour rôle de préparer le
travail de transformation de le faire exécuter et d’en contrôler les
résultats.
1.3.3. Fonction comptable et financière
Elle est chargée de la saisie des informations chiffrées, de la
recherche des capitaux et de leur gestion.
1.3.4. Fonction personnelle
Cette fonction est chargée de la gestion et de la recherche des
ressources humaines
1.3.5. Fonction administrative
L’essentiel de ses attributions est d’ordre intellectuel : « Prévoir,
organiser, commander, coordonner et contrôler ».
1.4. Moyens de l’entreprise
Pour assurer son fonctionnement, l’entreprise dispose de moyens
financiers, de moyens matériels et de moyens humains.
1.4.1. Moyens financiers
Ce sont les ressources financières dont dispose l’entreprise. Elles se
divisent en ressources externes (emprunts, subventions, etc.) et en
ressources internes (bénéfices générés par l’activité de l’entreprise).
1.4.2. Moyens matériels
Ce sont les outils de travail (machine) et les matières premières
utilisées par l’entreprise.
1.4.3. Moyens humains
C’est l’ensemble du personnel travaillant pour l’entreprise et ayant
en contrepartie une rémunération.
1.5. Entreprise et environnement
L’entreprise ne constitue pas un système isolé, sans relation avec
l’extérieur. De par sa fonction, même elle est un système ouvert sur son
environnement avec lequel elle entretient des relations qui se traduisent

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principalement par les échanges de biens, de services, de monnaies et
d’informations.
À ce titre, elle est considérée comme un carrefour d’échanges.
1.5.1. Partenaires de l’entreprise
L’entreprise met en relation une diversité de partenaires constituant
son environnement :
• Fournisseurs :
Ils constituent le marché des approvisionnements de l’entreprise. Sur
ce marché, l’entreprise procure deux types de biens :
 Les biens d’équipements destinés à servir les opérations de
production, ce sont les investissements.
 Les marchandises et les matières qui vont être incorporées dans la
production. Ces biens sont acquis par l’entreprise contre paiement de
leur valeur monétaire.
• Ménages
Ils représentent le marché qui fournit le travail à l’entreprise. En
contrepartie, ils reçoivent une rémunération appelée communément
salaire.
• Établissements financiers
Constitués par les banques, centres chèques postaux et autres
organismes financiers nationaux ou internationaux, ces établissements
représentent le marché des capitaux de l’entreprise.
• Administration
Elle soutient l’entreprise en lui versant des subventions. Elle se fait
également soutenir par l’entreprise en lui prélevant des impôts et des
cotisations sociales.
• Clients :
Ils constituent le marché des biens et services final de l’entreprise.
Sur ce marché, l’entreprise écoule ses marchandises ou sa production.
Elle reçoit en contrepartie la valeur monétaire de ces biens écoulés.

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1.5.2. Schéma simplifié

m/ses, biens Subventions


Fournisseurs monnaie Impôts État

travail m/ses, produit


Ménages salaire Entreprise monnaie Client

capitaux monnaie
Ets Financiers remb. intérêt biens et services Autres structures

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2. Cycle d’exploitation
Il constitue l’ensemble des opérations réalisées par l’entreprise pour atteindre son objectif. La réalisation de ces
opérations prend la forme d’un circuit qui se manifeste plusieurs fois dans l’année. Ce circuit est appelé Cycle
d’exploitation.
2.1. Entreprise commerciale
L’entreprise commerciale se caractérise par l’achat de marchandise, le stockage momentané de ces marchandises
suivi de leur vente.

Paiements Encaissements
Caisse

Fournisseurs Entreprise Clients

Achats de m/ses Ventes de m/ses


Stocks

2.2. Entreprise industrielle


Son cycle d’exploitation peut être décrit de la façon suivante :
- Achat de matières (matières premières et matières consommables

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- Stockage des matières
- Transformation des matières en produits finis
- Stockage des produits finis
- Vente de produits finis

Règlements Encaissements
Caisse

Fournisseurs Entreprise Clients

Achats de m/ses Stocks Ventes produits


Stocks Transformation produits
matières
finis

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3. Utilité de la comptabilité au sein de l’entreprise
3.1. Définition
D’une manière générale, la comptabilité est un système
d’organisation de l’information financière permettant :
- de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées ;
- de fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations
conforme aux besoins des divers utilisateurs intéressés.
Il s’agit donc essentiellement d’organiser et d’informer, on pourrait
même dire d’organiser pour informer.
3.2. Objectifs de la comptabilité
La comptabilité est une technique d’organisation décrivant, en unités
monétaires, l’activité et la situation de l’entreprise. Cet outil permet
d’informer les dirigeants et les gestionnaires de l’entreprise ainsi que
tous les partenaires économiques : investisseurs, banquiers,
fournisseurs, clients, personnel et syndicats, administrations…
La comptabilité est ainsi destinée à fournir après traitement
approprié un certain nombre de renseignements d’ordre juridique et
économique aux divers utilisateurs intéressés.
- L’entreprise : la comptabilité constitue un instrument de gestion
sans lequel les décisions ne pourraient être prises ;
- les tiers : ceux qui ont participé financièrement à la création de
l’entreprise (actionnaires) ainsi que ceux qui sont en relation
commerciale avec elle (fournisseurs, clients, banques…) sont en droit
d’avoir une information objective ; la comptabilité la leur fournit ;
- l’État : il intervient dans trois domaines :
o juridique : le législateur souhaite la protection des tiers, une
réglementation est donc nécessaire ;
o économique : la collecte des informations comptables venant de
toutes les entreprises constitue un élément de la politique économique
nationale ;
o fiscal : la comptabilité constitue l’instrument privilégié permettant
d’asseoir l’impôt.
La tenue d’une comptabilité est donc indispensable pour permettre
notamment de déterminer :
a) – le montant des ressources durables dont dispose l’entreprise :

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 Capital engagé par l’exploitant ou par les associés (apports) ;
 Ressources financières : emprunts contractés à moyen et long
terme et dettes assimilées.
b) – les investissements réalisés grâce à ces ressources : acquisitions
d’immobilisations (incorporelles, corporelles et financières)
c) – les existants en stocks :
 De marchandises et d’emballages
 De matières premières et de fournitures
 De produits fabriqués : finis ou intermédiaires.
d) – les créances et les dettes d’exploitation :
 Créances à recouvrer sur les clients et autres débiteurs
 Dettes à payer aux fournisseurs, au personnel, à l’État et autres
créanciers
e) – la trésorerie :
 Avoirs en caisse, en banque ou aux chèques postaux
 Découverts bancaires et crédits de trésorerie

f) – les charges supportées :


 Charges d’exploitation : achats, services consommés, salaires,
impôts.
 Charges financières
 Charges hors activités ordinaires
g) – les produits acquis :
 Produits d’exploitation : ventes de marchandises, de produits
fabriqués ou de services
 Produits financiers
 Produits hors activités ordinaires
h) – les résultats de l’exercice :
 Résultat d’exploitation : produits d’exploitation – charges
d’exploitation.
 Résultat financier : produits financiers – charges financières
 Résultat hors activités ordinaires : produits HAO – charges HAO
 Résultat net de l’exercice : somme algébrique des résultats
précédents.

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CHAPITRE 2

L’ÉTUDE SOMMAIRE DU BILAN ET DU COMPTE DE RÉSULTAT

1. L’Étude sommaire du Bilan


1.1. Notion de patrimoine
Le patrimoine d’une entreprise est l’ensemble des biens qu’elle a
sous contrôle (biens dont l’entreprise est propriétaire ou dont elle a
l’usage) et des dettes contractées en vue de réaliser son exploitation.
Les biens comprennent l’ensemble des emplois économiques sous
contrôle de l’entreprise :
- les immobilisations
- les stocks
- les créances
- les disponibilités ou liquidités
Les dettes sont des ressources ayant permis d’acquérir des biens :
- les emprunts et autres dettes financières
- les dettes circulantes
- les dettes bancaires
Calculer le montant du patrimoine revient à calculer la fortune de
l’entreprise :

Fortune ou patrimoine = Biens – Dettes


Application :
Le 31 décembre N, Monsieur Michel CAMARA désire évaluer le
patrimoine de son entreprise. Il procède à l’évaluation de son
patrimoine :
- Matériels : 5 000 000 F
- Marchandises en stock : 2 500 000 F
- Créances à recouvrer sur les clients : 1 500 000 F
- Espèces en caisse : 250 000 F

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- Dettes à payer aux fournisseurs : 3 000 000 F
- Emprunt à rembourser à la BICIGUI : 3 500 000 F
- Découvert à la SGBG : 500 000 F
Travail à faire :
- calculer le total des biens ou emplois.
- Calculer le total des dettes ou ressources
- calculer le patrimoine de son entreprise.
Solution :
Biens = 5 000 000 + 2 500 000 + 1 500 000 + 250 000 = 9 250 000 F
Dettes = 3 000 000 + 3 500 000 + 500 000 = 7 000 000 F
Patrimoine = 9 250 000 – 7 000 000 = 2 250 000F
Résumons au moyen d’un tableau :
Emplois Ressources
Matériel 5 000 000 Patrimoine 2 250 000
Marchandises 2 500 000 Emprunt 3 500 000
Clients 1 500 000 Fournisseurs 3 000 000
Caisse 250 000 Banque 500 000
Total emplois 9 250 000 Total ressources 9 250 000
1.2. Du patrimoine au Bilan
Le bilan est un tableau qui permet d’apprécier la situation
patrimoniale de l’entreprise qu’il décrit, à une date donnée. Il fait
apparaître séparément :
- les éléments actifs ou emplois économiques : biens que l’entreprise
a sous son contrôle (immobilisations, stocks, créances et liquidités).
- Les éléments passifs ou ressources : capitaux propres (patrimoine)
et dettes contractées.
Le bilan vient de l’italien BILANCIA=ÉQUILIBRE=BALANCE
SHEET
Il comprend deux parties :
a) le côté droit, appelé PASSIF, qui est réservé aux ressources :
Il met en évidence les ressources ou moyens qui ont permis
l’acquisition des biens :
- le capital,
- le résultat net et
- les dettes ;

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b) le côté gauche, appelé ACTIF, qui est réservé aux emplois :
Il récapitule les emplois c’est-à-dire l’utilisation qui a été faite des
ressources :
-Actif immobilisé (immobilisations)
-Actif circulant : les créances et les stocks
-Actif disponible : trésorerie actif
Cette analyse nous conduit aux identités suivantes :
Total des emplois = Total des ressources
BIENS = CAPITAUX PROPRES +DETTES
BIENS = CAPITAL+RESULTAT +DETTES
1.3. Analyse du Bilan
1.3.1. Les éléments de l’actif
1.3.1.1. ACTIF IMMOBILISE
C’est l’ensemble des éléments destinés à servir de façon durable à
l’activité de l’entreprise.
• CHARGES IMMOBILISÉES
Les charges immobilisées sont définies par le SYSCOAHADA
comme des charges inscrites à l’origine selon leur nature dans les
comptes de gestion, mais dont il doit être démontré qu’elles sont
profitables à l’existence et au développement de l’entreprise non
seulement pour l’exercice en cours, mais aussi pour les exercices à
venir.
Le compte 20, destiné à enregistrer les charges immobilisées, est
ventilé en :
201 « FRAIS D’ETABLISSEMNT »
202 « CHARGES A REPARTIR SUR PLUSIEURS EXERCICES »
206 « PRIMES DE REMBOURSEMENT DES OBLIGATIONS ».
• IMMOBILISATIONS INCORPORELLES
Le compte 21 immobilisations incorporelles sont des biens
immatériels susceptibles de générer des avantages futurs.
• IMMOBILISATIONS CORPORELLES
Les immobilisations corporelles sont des biens matériels destinés à
servir de façon durable à l’activité de l’entreprise.
• IMMOBILISATIONS FINANCIÈRES

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Les immobilisations financières sont constituées par les titres de
participations, les dépôts et cautionnements versés, les prêts à long
terme…
1.3.1.2. Actif circulant
Ce sont des éléments qui, en raison de leur destination ou leur
nature, ont vocation à se transformer au cours du cycle d’exploitation :
stocks, créances.
• ACTIF CIRCULANT DES ACTIVITÉS ORDINAIRES :
- les Stocks : sont des biens ou des services qui interviennent dans le
cycle d’exploitation de l’entreprise pour être : soit vendus
(marchandises ou produits finis...), soit consommés en général au
premier usage (matières premières ; fournitures.)
- Les créances : il s’agit notamment des avances aux fournisseurs,
des créances sur les clients et sur le personnel.
• ACTIF CIRCULANT HORS ACTIVITÉS ORDINAIRES :
Sont des créances consécutives à des opérations effectuées par
l’entreprise n’ayant pas de lien direct avec son activité ordinaire,
comme : créances sur cessions non courantes d’immobilisations…
1.3.1.3. Trésorerie – Actif
Sont regroupées sous cette rubrique les valeurs disponibles :
- Avoirs en banque, caisse, chèques postaux
- Titres de placements
- Valeurs à encaisser
1.3.2. Les éléments du passif
1.3.2.1. Ressources durables
Constituent des ressources que l’entreprise utilise pour financer les
emplois durables. Elles sont constituées de capitaux propres et de dettes
financières à moyen et long terme.
- Les capitaux propres : sont des ressources propres à l’entreprise qui
assurent le financement des biens plus durables à savoir : le capital, le
résultat, le report à nouveau, les réserves et les subventions
d’investissement.
- Les dettes financières : sont des ressources stables provenant des
emprunts ou de dettes contractées pour une durée supérieure à un an ;
telles que les emprunts, dettes de crédit – bail.

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1.3.2.2. Passif circulant
• Passif circulant des activités ordinaires :
Il regroupe les dettes d’exploitation :
- Clients, avances reçues
- Fournisseurs d’exploitation
- Dettes fiscales
- Dettes sociales
- Créditeurs divers
• Passif circulant hors activités ordinaires
Dettes consécutives à des opérations effectuées par l’entreprise qui
n’ont pas de lien direct avec son activité ordinaire :
- Fournisseurs d’investissement
- Dettes sur acquisition de titres de placements.
1.3.2.3. Trésorerie – Passif
Sont regroupées sous cette rubrique les dettes non financières
contractées auprès des banques et autres établissements de crédits.
1.4. Présentation du Bilan
Après une analyse succincte des différentes parties du bilan, la forme
allégée se présente de la façon suivante :

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BILAN
ACTIF PASSIF
Classe 2 : Comptes d’actifs immobilisés Classe 1 : Comptes ressources durables
- Charges immobilisées - Capital social ou personnel
- Immobilisations incorporelles - Résultat net
- Immobilisations corporelles - Autres ressources
- Immobilisations financières Classe 4 : Comptes de tiers (dettes)
Classe 3 : Comptes de stocks - Fournisseurs
- Stocks de marchandises - État
- Stocks de produits finis - Personnel
- Autres stocks - CNSS
Classe 4 : Comptes de tiers (créances) - Autres dettes
- Clients Classe 5 : Comptes trésorerie – passif
- Fournisseurs débiteurs - Découvert bancaire
- Autres créances - Banques, soldes créditeurs
Classe 5 : Comptes trésorerie – actif - Autres dettes bancaires
- Banques
- Caisse
- CCP
Total actif Total passif

Le bilan en grande masse est représenté par :


BILAN EN GRANDE MASSE
ACTIF PASSIF
- ACTIF IMMOBILISE - RESSOURCES DURABLES
- ACTIF CIRCULANT - PASSIF CIRCULANT
- TRÉSORERIE ACTIF - TRÉSORERIE PASSIF
- ÉCART DE CONVERSION-ACTIF - ÉCART DE CONVERSION-
PASSIF
Total actif Total passif
Le bilan détaillé du système normal est présenté à l’annexe (voir
Annexe)
Application :
Reprenons l’évaluation du patrimoine de M. Michel CAMARA en
supposant que le 1 er janvier N, jour de l’ouverture de sa maison de
commerce il avait apporté un capital de 1 000 000 F.

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La valeur de son patrimoine au 31/12/N étant de 2 250 000 F, il a
donc réalisé un profit de : 2 250 000 – 1 000 000 = 1 250 000 F
Présentons son bilan au 31 /12/N :
Actif Passif
Matériel 5 000 000 Capital 1 000 000
Marchandises 2 500 000 Résultat net 1 250 000
Clients 1 500 000 Emprunt 3 000 000
Caisse 250 000 Fournisseurs 500 000
Banque
Total actif 9 250 000 Total passif 9 250 000

1.5. Le résultat dans le Bilan


Le résultat net s’obtient de deux manières différentes :
- soit à partir des comptes de gestion : produits – charges : méthode
analytique
- soit à partir des comptes de patrimoine : Biens – (Capital +
Dettes) : méthode synthétique.
Application
Balance de l’entreprise TILLY au 28 février
Mouvements Soldes
N° de Intitulés
comptes Débiteurs Créditeurs Débiteurs Créditeurs
103 Capital personnel 10 000 000 10 000 000
162 Emprunt 3 000 000 3 000 000
245 Matériel de transport 7 500 000 7 500 000
401 Fournisseurs 100 000 150 000 50 000
411 Clients 400 000 250 000 150 000
521 Banque 11 000 000 7 600 000 3 400 000
57 Caisse 10 250 000 8 000 000 2 250 000
604 Autres achats 150 000 150 000
706 Services vendus 400 000 400 000
TOTAUX 29 400 000 29 400 000 13 450 000 13 450 000
À partir de cette balance, présenter le compte de résultat simplifié et
son bilan.
Solution :
a – Méthode analytique :
Résultat = Produits – Charges

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Résultat = Services vendus – Autres achats = 400.000 -
150.000=250.000 F
Compte de résultat
Charges Produits
Autres charges 150 000 Services vendus 400 000
Solde : bénéfice net 250 000

Totaux 400 000 Totaux 400 000

b– Méthode synthétique :
Le résultat s’obtient également par la relation suivante :
Résultat = biens – (capital + dettes)
Résultat = 13 300 000 -13 050 000 = 250 000 F
Bilan au 28 février N

Actif Passif
Matériel de transport 7 500 000 Capital 2 250 000
Clients 150 000 Résultat net 250 000
Banque 3 400 000 Emprunt 3 000 000
Caisse 2 250 000 Fournisseurs 50 000
Total 13 300 000 Total 13 300 000

2. Le Compte de résultat
Le lexique du droit comptable OHADA définit le compte de résultat
comme un état financier de synthèse récapitulant les charges et les
produits intervenus dans la formation du résultat net de l’exercice et
mettant en évidence des soldes significatifs de gestion.
2.1. Les différents niveaux d’activité
La présentation du compte de résultat se fait par fonction :
- Activité d’exploitation ;
- Activité financière ;
- Hors activité ordinaire.
Cette subdivision fait ressortir clairement la contribution de chaque
type d’activité au résultat global.

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Niveau I : Charges Résultat Produits
Exploitation d’exploitation d’exploitation d’exploitation

Niveau II : Charges Résultat Produits


Financier financières financier financiers

Niveau III : Résultat


HAO Charges HAO HAO Produits HAO

Participation
salariés +
Niveau IV : Impôts sur le
Global bénéfice

Total des Total des


charges Produits

Résultat Net

2.2. Les soldes significatifs de gestion


Les soldes significatifs de gestion sont des instruments de mesure
qui permettent d’apprécier et évaluer la gestion de l’entreprise.
Ils comprennent :
 La marge brute sur marchandises :

Elle est la différence entre le prix de vente des marchandises (hors


taxe), et le prix d’achat des marchandises (hors taxe) corrigées de la
variation de stocks.
Marge sur m/ses = Ventes de m/ses – achats de marchandises + ou –
variations de stocks ;
Elle est calculée dans la branche de négoce des activités industrielles
et exprime le revenu économique de l’entreprise.
 La marge brute sur matière :

C’est la différence entre la production de la période (c’est-à-dire la


vente des produits finis, des travaux et des services, à laquelle on ajoute
la production stockée et immobilisée) et le prix d’achat des matières,
corrigée de la variation de stocks.
Marge sur matière = (vente de produits finis + produits fabriqués +
produits intermédiaires + produits résiduels + travaux facturés (corrigée
de la variation de stocks) + production immobilisée) – consommation

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des matières et fournitures (achats de matières corrigés de la variation
de stock).
Cette marge est calculée uniquement par les entreprises industrielles.
 La valeur ajoutée (VA) :

Elle se mesure par la différence entre la production de la période et


les autres consommations de biens et services nécessaires à cette
production.
VA = M. sur marchandises + M. sur matières + produits accessoires
+ subventions d’exploitation + autres produits – (transports + services
extérieurs + impôts et taxes +autres charges+ autres achats corrigés de
variations de stocks).
La valeur ajoutée renseigne sur la structure interne de l’entreprise,
sur son degré de maîtrise du processus de fabrication, sur son degré
d’intégration.
 L’excèdent brut d’exploitation (EBE) :

C’est la valeur ajoutée diminuée des charges de personnel (dont


personnel extérieur).
Il exprime la véritable performance de l’entreprise (car non altérée
par les méthodes de calcul d’amortissement). Il exprime sa capacité
d’autofinancement.
 Le résultat d’exploitation (RE) :

Il suffira d’ajouter à l’EBE les transferts de charges et la somme


algébrique des reprises des provisions et les dotations aux
amortissements et aux provisions pour obtenir le RE.
 Le résultat financier (RF) :

Il s’agit des produits financiers diminués des charges financières.


Ce solde mesure l’incidence de l’activité financière sur le résultat de
l’entreprise.
 Le résultat des activités ordinaires (RAO) :

C’est la somme : Résultat d’exploitation + Résultat financier.


C’est le résultat des activités cycliques contrairement à l’activité hors
exploitation ou exceptionnelle.
 Le résultat HAO :

C’est le résultat des activités non récurrentes. Il s’agit des produits


HAO diminués des charges HAO.
 Le résultat net :

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C’est la somme : Résultat des activités ordinaires + Résultat HAO –
Participation des salariés – Impôt sur le résultat.
2.3. Présentation du Compte de résultat
Le compte de résultat est présenté suivant les modèles des systèmes
normal, allégé et minimal de trésorerie.
Le modèle allégé du compte de résultat se présente de la façon
suivante :

COMPTE DE RÉSULTAT
- Achats de marchandises - Ventes de marchandises
- Variation de stocks - Vents de produits, travaux,
- Achats de ma/3 premières et autres services
achats - Autres produits
- Variations de stocks - Variation de stocks de produits et
- Transports encours
- Services extérieurs et autres charges - Reprises de provisions
- Charges de personnel - Produits financiers
- Dotations aux amortissements et aux - Produits HAO
provisions
- Charges financières
- Charges HAO
- Impôts sur le résultat
Le compte de résultat du système normal est présenté à l’annexe du
document.
Application :
On extrait d’une balance de fin d’exercice les soldes des comptes de
gestion suivants :

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N° Intitulés Soldes
601 Achats de marchandises 3 500
6031 Variation de stocks 300
605 Autres achats 900
61 Transports 120
62 Services extérieurs A 300
63 Services extérieurs B 450
64 Impôts et taxes 570
65 Autres charges 350
66 Charges de personnel 1 100
671 Intérêt des emprunts 250
701 Ventes de marchandises 8 000
707 Produits accessoires 500
75 Autres produits 210
771 Intérêts des prêts 140
781 Transferts de charges d’exploitation 80
831 Charges HAO 100
841 Produits HAO 150
Présenter le compte de résultat de l’entreprise Diallo et frères selon
le système normal.
Solution
Tout comme le bilan, le compte de résultat fait partie des états
financiers obligatoirement établis par les entreprises en fin d’exercice.
Il met en évidence les différentes étapes de la détermination du
résultat net.
Compte de résultat – système normal

Achats de m/ses 3500 Vente de marchandises 8000


+ou – variation Stocks 300 Marge brute sur march : 4 200

Autres achats 900 Produits accessoires 500


Transports 120 Subventions d’exploitation 210
Services extérieurs 750 Autres produits
Impôts et taxes 570
Autres charges 350 Valeur ajoutée : 2 220

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Charges de personnel 1100
Excédent brut d’Exploitation : 1
120
Dotations aux amortis- Reprises de provisions 80
sements et provisions
Transfert de charges
d’exploitation
Total charges 7590 Total produits d’exploitation 8790
d’exploitation
Résultat d’exploitation : 1.200

Frais financiers 250 Revenus financiers 140


Pertes de changes Gains de change
Dotations aux A & P Reprises des A & P
Total charges 250 Total produits financiers 140
financières
Résultat financier :(110)

Total charges des AO 7840 Total produit des AO 8 930


Résultat des AO : 1 090
Valeur comptable des Produits des cessions
cessions 100 Produits HAO 150
Charges HAO Reprises HAO
Dotations HAO
Total charges HAO 100 Total produit HAO 150
Résultat HAO : 50

Total charges (sauf 87 et 7 940 Total produit 9 080


89)
Résultat avant impôts : 1 140
Impôts sur les sociétés 399
35 % –
Participation des salariés
Résultat net : 741

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EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
M. Manet fonde une maison de commerce. Sa situation au 1/01/N est
la suivante :
- Apports personnels 10 000 000 F
- Emprunts 3 000 000 F
- Camionnette 12 000 000 F
- Marchandises en stocks 2 500 000 F
- Avoir en banque à déterminer
- Dettes aux fournisseurs d’approvisionnement à déterminer
Travail à faire :
- Présenter son bilan de départ sachant que l’avoir en banque couvre
75 % des dettes aux fournisseurs.
Exercice 2
Une entreprise présente la situation suivante :
Total des biens 56 000 000 F
Total des dettes 7 500 000 F
Travail à faire :
- Calculer la fortune de cette entreprise.
- Calculer le résultat net sachant que le capital est égal à 40 000 000 F.
- Quel aurait été ce résultat si le capital avait été de 50 000 000 F.
Exercice 3
Le 31/12/N, Monsieur Dieng résume la situation de son entreprise
comme suit :
- Clientèle, achalandage et droit au bail 5 000 000 F
- Matériel de bureau 5 200 000 F
- Marchandises en stocks 5 500 000 F
- Avoir en banque 2 800 000 F
- Emprunt à la BICIGUI 10 000 000 F
- Dépôts et cautionnements versés 580 000 F
- Dettes aux fournisseurs de marchandises 1 800 000 F
- Créances à recouvrer sur les clients 1 400 000 F
- Impôts et taxes à payer 850 000 F
- Dettes de crédit-bail 3 000 000 F

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- Dettes aux fournisseurs d’immobilisations 500 000 F
- Créances clients H.A.O 1 500 000 F
- Dettes aux organismes sociaux 750 000 F
Travail à faire :
- Présenter son bilan au 31/12/N sachant que son bénéfice est égal à
3 500 000 F
Exercice 4
La société industrielle de Nounkounkan présente le 31/12/N la
situation suivante :
- Emprunt à la BICIGUI 6 000 000 F
- Dettes de crédit-bail 5 000 000 F
- Amendes fiscales à payer 3 000 000 F
- Dettes au personnel et aux organismes sociaux 400 000 F
- Bâtiments sur sol propre 12 000 000 F
- Terrains bâtis 1 500 000 F
- Matériel et ouillages industriels 10 000 000 F
- Camionnette de livraison 6 000 000 F
- Matières premières en stocks 3 000 000 F
- Produits fabriqués en stocks 5 000 000 F
- Factures à payer aux fournisseurs de matières 2 000 000 F
- Factures à payer aux fournisseurs d’immobilisation 1 000 000 F
- Factures dues par les clients 6 850 000 F
- Avoir à la BICIGUI 4 500 000 F
Présenter son bilan fin N, après une année d’activité sachant que les
produits se sont élevés à 88.000.000F et les charges à 75 000 000 F.
Un an plus tard, le 31/12/N+1, la situation se résume comme suit :
-Emprunt à la BICIGUI : 4 500 000 F
-Dettes de crédit-bail 3 500 000 F
-Dettes à la caisse nationale de sécurité sociale 120 000 F
-Bâtiments sur sol propre 11 500 000 F
-Terrains bâtis 9 500 000 F
-Matériel et ouillages industriels 8 500 000 F
-Camionnette de livraison 4 500 000 F

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-Matières premières en stocks 4 100 000 F
-Produits fabriqués en stocks 5 200 000 F
-Factures à payer aux fournisseurs de matières 1 500 000 F
-Frais d’acquisition des terrains 1 000 000 F
-Factures dues par les clients 11 850 000 F
-Découvert bancaire 1 500 000 F
-Avoir en caisse et aux chèques postaux 900 000 F
Présenter le bilan au 31/12/N+1 en faisant la situation de N sachant
que le capital a été augmenté de 5 000 000 F.
Exercice 5
Le 1er mars N, Mr BIRO fonde une entreprise de distribution de
matériel informatique. Il investit dans son affaire une somme de
8 000 000 F qu’il dispose en banque. Ce financement est complété par
un emprunt à moyen terme d’un montant de 10 000 000 F accordé par
la banque. Il acquiert auprès de Mr YOUSSOUF un fonds de commerce
composé des éléments suivants :
- Clientèle : 5 000 000 F
- Matériel de bureau : 2 400 000 F
- Stocks de marchandises : 4 000 000 F
- Le règlement de cette acquisition se fait par chèques bancaires.
- Mr BIRO retire 800 000 F de la banque pour alimenter la caisse de
son entreprise.
Travail à faire :
- Présenter le bilan d’ouverture de Mr BIRO.
Exercice 6
La société MARA en collaboration avec docteur BAKARY CONDÉ
crée une pharmacie privée. Ils investissent dans leur affaire une somme
de 80 000 000 F qu’ils disposent en banque ; ce financement est
complété par un emprunt à moyen terme d’un montant de 100 000 000
F accordé par un établissement financier de la place. Ils ont acquis
auprès de M. oméga un fonds de commerce composé des éléments
suivants : clientèle 50 000 000 F, immobilisations 24 000 000 F, stocks
de produits pharmaceutiques 40 000 000 F, le règlement de cette
acquisition se fait par banque ; la société retire 8 000 000 F de la banque
pour alimenter sa caisse.

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Travail à faire :
- Observer et analyser les sources et les emplois de trésorerie
- Dresser le bilan d’ouverture de la pharmacie

Exercice 7
Reconstituer le bilan de l’entreprise SAKO à partir des informations
suivantes :
- Le bénéfice représente du capital
- Le total des dettes s’élève à 8 000 000 F dont :
o un emprunt ayant permis de financer le 1/3 du coût du parc
automobile
o des factures dues aux fournisseurs
- Outre le parc automobile l’actif, qui s’élève à 20 000 000 F
comprend :
o un stock de marchandises de 15 000 000 F
o un avoir en banque de 1 000 000 F
o des créances à recouvrer sur les clients pour 2 500 000 F
Exercice 8
Présenter le compte de résultat à partir des informations suivantes :
- Achat à crédit de marchandise à Douno 8 000 F
- Achat de marchandises au comptant à Kaba Condé 700F par
chèque de la SGBG
- Enregistrement des salaires du mois 1 580 F
- Reçu avis du percepteur pour la CFU 920 F
- Reçu facture de l’électricien pour travaux effectués 930 F
- Payé en espèces à la livraison pour faire de transport de
marchandises achetées 103 F
- Achat de timbres-poste en espèce 80 F
- Ventes de marchandises à crédit au client Diakité 3 200 F
- Ventes de marchandises au comptant en espèces au client
Touré 4 840 F
- Encaissement d’un loyer (immeuble rattaché à l’entreprise)
5 000 F

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Exercice 9
On vous fournit les renseignements sur la situation de l’entreprise
Balandou-Prestation à la date du 31 décembre 2013 :
- Camionnette de livraison : 5 600 000 GNF
- Marchandises en magasin : 3 400 000 GNF
- Créances sur les clients : 1 500 000 GNF
- Avoirs en banque : à déterminer
- Apport de Faye : 7 000 000 GNF
- Sommes dues aux fournisseurs : 3 700 000 GNF
- Résultat de l’exercice : à déterminer
Travail à faire :
- Retrouver le bénéfice sachant qu’il représente 60 % de l’avoir en
banque.
- Déterminer le patrimoine de l’entreprise à la date du 31 décembre
2013.
- Présenter le bilan.
Exercice 10
On vous transmet l’extrait des soldes après régularisation au 31
décembre 2003 (en milliers de francs)

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N° Intitulés Soldes
601 Achats de marchandises 30 000
602 Achats de matières et fournitures 40 000
6031 Variation de stocks de marchandises 2 000
6032 Variation de stocks de matières 3 000
6033 Variations autres approvisionnements 1 500
604 Achats stockés de matières et fournitures consommées 1 000
605 Autres achats 3 285
608 Achats d’emballages 1 200
61 Transports consommés 1 850
62 Services extérieurs A 6 450
63 Services extérieurs B 7 450
64 Impôts et taxes 3 850
65 Autres charges 1 280
66 Charges de personnel (1) 8 100
671 Intérêt des emprunts 3 800
676 Perte de change 450
681 Dotations aux amortissements d’exploitation 7 450
691 Dotations aux provisions d’exploitation 8 500
701 Ventes de marchandises
702 Vente de produits finis 55 300
706 Services vendus 60 000
707 Produits accessoires 7 500
71 Subventions d’exploitation 4 500
72 Production immobilisée 2 000
736 Variations des stocks de produits finis 3 500
75 Autres produits 2 000
771 Intérêts des prêts 3 500
776 Gain de change 1 500
781 Transfert de charges d’exploitation 200
81 Valeur comptable des cessions 3 200
82 Produits des cessions 5 200
831 Charges HAO 2 930
841 Produits HAO 500
2 200
(1) : dont personnel extérieur 1 035
NB : l’impôt sur les bénéfices s’est élevé à 3 750 000 F

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Travail à faire :
- Présenter le tableau de détermination des soldes significatifs de
gestion
- calculer les rapports suivants : personnel interne/VA ; impôts et
taxes/VA ; RAO/R net.

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CHAPITRE 3

L’ ANALYSE DES OPÉRATIONS

1 Les flux en comptabilité


L’activité de l’entreprise génère des mouvements avec les divers
partenaires : clients, fournisseurs, banque.
Les mouvements de biens ou d’argent créent des flux, certains flux
sont matériels (mouvements de biens matériels : matières premières,
marchandises, machines).
D’autres sont immatériels (prestations de services : transports,
assurances, honoraires) ou strictement financiers (mouvements de
valeurs monétaires : argent, chèque, traite).
Tous les flux (physiques, financiers, externes ou internes) sont
générés par l’activité économique de l’entreprise et peuvent être
qualifiés de flux économiques.
1.1. Définition
Un flux est une quantité de biens, services ou valeur monétaire en
mouvement entre deux agents économiques, ou deux entreprises.
Flux 30 produits

KAMARA KEITA

Ressource Emploi
Tout flux a un point de départ (Kamara point d’origine) et un point
d’arrivée (Keita point de destination).
1.2. Classification des flux
On distingue :
- les flux réels ;
- Les flux financiers ;
- Les flux externes ;
- Les flux internes

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1.2.1. Les flux réels
Ils correspondent aux mouvements de biens ou services
Exemple 1
KAMARA livre 30 produits à KEITA
Flux réel (30 produits)
KAMARA KEITA
Ressource Emploi
- les flux immatériels portant sur les services (prestations de
transport, d’entretien, honoraires comptables)
Exemple 2
Le cabinet CISSE établit le bilan et la balance fiscale de la société
KAMARA
Flux immatériels
CISSE Prestations comptables KAMARA

Ressource Emploi

1.2.2. Les flux financiers


Ils correspondent aux mouvements de monnaie ou autres moyens de
règlement. Il s’agit des flux affectant les créances et les dettes de
l’entreprise (paiement en espèces, par chèques, à crédit).
Exemple
KEITA règle par chèque son achat à KAMARA pour 5 000 F. Parmi
ces diverses catégories de flux, on note :
1.2.3. Les flux internes
Ce sont les flux qui concernent les transactions à l’intérieur de
l’entreprise. Ils ne mettent pas cette dernière en contact avec un
patrimoine externe.
Exemple 1 : Mouvements de marchandises entre entrepôts d’une
même entreprise.
Exemple 2 : Transfert de 500.000 F de la Caisse A pour la Caisse B
1.2.4. Flux externes
Ce sont des mouvements de biens, de services ou de monnaie entre
l’entreprise et d’autres agents économiques.

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Exemple : Achats de marchandises à crédit au fournisseur KABA,
pour 2 000 000 F.
Le rôle premier de la comptabilité est alors d’enregistrer l’ensemble
des flux impliquant l’entreprise (soient qu’ils en sont à l’origine, soient
qu’ils en sont la destination), c’est à dire ayant une incidence sur l’un
des éléments de son patrimoine.
Analyse comptable des flux
La comptabilité décrit et analyse les faits qui caractérisent l’activité
économique de l’entreprise.
Tout flux a un point de départ et un point d’arrivée. Analyser une
opération consiste à préciser son origine (ou ressource) et sa destination
(ou emploi).
Dans l’analyse comptable des opérations, la ressource correspond au
point de départ (origine) du flux alors que l’emploi correspond au point
d’arrivée (destination) du flux.
Pour une même opération, la ressource doit être égale à l’emploi.
Exemple 1 : Achats de marchandises à crédit au fournisseur KABA,
pour 2 000 000 F.
Dans cet exemple, on peut se demander ce qui a permis à KABA
d’encaisser 2.000.000 F. C’est la vente de marchandise. Les
marchandises constituent la ressource ; l’encaissement de 2.000.000 F
constitue l’emploi.
Marchandises
R E
2000.000 F
KABA Caisse BALDE
E R
2000.000 F

Analyse de l’opération chez KABA


R = Ressource : Marchandises : 2000.000 F
E = Emploi : Caisse : 2000.000 F
Ressources (R) = Emploi (E) = 2000.000 F
Exemple 2 : KABA vend à crédit des marchandises à CAMARA :
1.500.000 F

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Marchandises
R E
1.500.000 F
KABA Caisse CAMARA
E R
1.500.000 F
Analyse de l’opération
Chez KABA Chez CAMARA
R : Marchandises : 1500.000 F R : Dette : 1500.000 F
E : Créances : 1500.000 F E : Marchandises : 1500.000 F
Exemple 3 : Opération avec bénéfice
FLD vend à crédit des marchandises à KATE : 1.200.000 F ; (ces
marchandises ont coûté 1.000.000 F).
Marchandises : 1.000.000 F
R E
R Bénéfice 200.000 F
FLD Créance KALLO
E R
1200.000 F
Chez FLD Chez KALLO
R : Marchandises : 1.000.000 F R : Dette : 1.200.000 F
R : Bénéfice : 200.000 F E : Marchandises : 1.200.000 F
E : Créance : 1.200.000 F
Exemple 4 : opération avec perte
La SOCOS vend à crédit des marchandises à 3.000.000 F à SOW ;
(coût d’achat : 2.500.000 F).
Marchandises : 3.000.000 F
R E
E Perte (500.000 F)

Créance
SOCOS SOW

E R
2.500.000 F

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Chez SOCOS Chez SOW
R : Marchandises : 3.000.000 F
E : Créance : 2.500.000 F R : Dette : 2.500.000 F
E : Perte : 500.000 F E : Marchandises : 2.500.000 F

2. Le Compte
2.1. Définition
Le compte est la plus petite unité retenue pour le classement et
l’enregistrement des éléments de la nomenclature comptable.
2.2. Présentation
Le compte est un tableau composé de deux parties :
- la partie gauche est appelée débit ;
- la partie droite est appelée crédit.
Plusieurs présentations du compte sont adoptées en pratiques afin de
répondre à un objectif précis. On distingue les comptes :
- à colonnes séparées,
- à colonnes mariées.
a. Le compte à colonnes séparées
Le compte à colonnes séparées est un tableau qui comprend deux
parties identiques, distinctes :
- l’une, la partie gauche, réservée aux « Emplois » appelée DEBIT,
- l’autre, la partie droite, réservée aux « Ressources » appelée
CRÉDIT.
Chaque partie comprend :
- une date : elle permet le repère de l’opération et la vérification de
sa chronologie ;
- un libellé : il donne l’explication de l’opération et précise la pièce
de base ou pièce comptable (document obligatoire : facture, chèque.)
Remarque
Lorsqu’un solde existe à l’ouverture du compte, il faut le reprendre
comme première somme au débit, lorsqu’il est débiteur, au crédit
lorsqu’il est créditeur.

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Exemple : compte caisse de l’entreprise
DÉBIT (Emplois) COMPTE 57 CAISSES CRÉDIT (Ressources)

Dates Libellés Sommes Dates Libellés Sommes

25/3 Sole à nouveau 1 34,00 25/3 Règlement facture Bakary 1 250,00


25/3 Encaissement 2 560,00 25/3 Règlement police
facture Dian d’assurance (UGAR) 854,60
25/3 Encaissement 1 270,48 25/3 Règlement facture
facture Cousin transports rapides
124,72

Solde débiteur
2 943,16
Total 5 172,48 Total 5 172,48

Pour calculer la situation du compte, il faut faire la différence entre


le total du débit et le total du crédit.
Cette différence est appelée Solde. Le solde est qualifié de :
- débiteur, si le débit est supérieur au crédit,
- créditeur, si le crédit est supérieur au débit
Un compte est dit soldé lorsque le total du débit est égal au total du
crédit et qu’alors son solde est nul.
b. Le compte à colonnes mariées :
Le compte à colonnes mariées se présente avec une ou deux colonnes de
soldes. Il a l’avantage de donner le solde après chaque opération, qui justifie
son utilisation pour les comptes de trésorerie (caisse, banque, chèques
postaux) et les comptes de tiers (clients et fournisseurs).

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COMPTE 571 Caisses
Dates Libellés Sommes Soldes

Débit Crédit Débiteur Créditeur


(Emplois) (Ressource) ∑Débits – ∑Crédits
∑crédits – ∑débits

25/3 Solde à nouveau 1 342,00 1 342,00

25/3 Règlement de la facture 1 250,00 92,00


du fournisseur
BAKARY

2 560,00 2 652,00
Encaissement de la
25/3
facture du client Dian

854,60 1 797,40
Paiement de la police
25/3 d’assurance UGAR

Encaissement de la 1 270,48 3 067,88


25/3 facture du client Cousin

25/3 Règlement de la facture 124,72 2 943,16


des transports rapides
Totaux 187 000 23 000
c. Enregistrements présentés dans les cours :
Afin de simplifier la présentation, il est plus commode de remplacer
les comptes « complets » (présentations précédentes), par des comptes
schématiques de la forme ci-après (appelée compte en T)
Cette présentation n’est pas utilisée dans l’entreprise, mais est
retenue dans les enregistrements théoriques présentés dans l’ouvrage et
dans les cours de comptabilité).

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DÉBIT 57 CAISSE CRÉDIT
Sole à nouveau 1 342,00 Règlement de la facture 1 250,00
Encaissement de la facture de 2 560,00 Bakary
Dian Règlement de la police 854,60
Encaissement de la facture 1 270,48 assurance
Cousin Règlements des transports
124,72
rapides

2 943,16
Solde débiteur
Total 5 172,48 Total 5 172,48
On constate aussi qu’avec cette présentation le solde débiteur est
porté au côté opposé appelé crédit et le solde créditeur est porté au débit
2.3. Le jeu des comptes
Une des difficultés de l’initiation à la comptabilité générale consiste
à savoir dans quel cas il faut débiter un compte ou au contraire le
créditer. À cet égard, il est nécessaire de connaître parfaitement les
règles fondamentales suivantes :
1. Tous les comptes d’actif du bilan augmentent par débit et
diminuent par crédit
2. Tous les comptes du passif du bilan augmentent par crédit et
diminuent par débit
3. Tous les comptes de charges du compte de résultat augmentent
par débit et diminuent par crédit
4. Tous les comptes de produits du compte de résultat augmentent
par crédit et diminuent par débit

3. Mécanisme de la partie double


3.1. Principe
Pour une opération donnée lorsqu’on débite un ou plusieurs comptes,
on en crédite un ou plusieurs autres pour une somme égale.
Exemple 1 :
Versement en banque : 100 000
R : Caisse 100 000
E : Banque 100 000
D Caisse C D Banque C
100 000 100 000

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Exemple 2 :
Vente contre espèces de marchandises : 500 000 (ces marchandises
ont coûté 350 000)
R= Marchandises = 350 000
R= Bénéfice = 150 000
E= Caisse = 500 000
D Marchandises C D Bénéfice C D Caisse C
350 000 150 000 500 000

TOTAL DEBIT = TOTAL CRÉDIT


Exemple 3 :
Vente de marchandises à crédit 800 000 (ces marchandises ont coûté
1 200 000)
D Marchandises C D Perte C D Client C
1 200 000 400 000 800 000

Exemple 4 :
Remboursement d’un emprunt par chèque : 600 000
D Emprunt C D Banque C
600 000 600 000

3.2. Application
01/12/N M. Kouadio apporte 2 000 000 en espèces pour la création
de son entreprise.
05/12/N Il achète les marchandises au comptant en espèces :
800 000
12/12/N Il vend les marchandises au comptant contre chèque
bancaire 200 000 (ces marchandises ont coûté 150 000)
15/12/N Versement d’espèces en banque : 500 000
29/12/N Achat de mobilier de bureau en espèces : 50 000
Travail à faire :
1) Analyse des opérations
2) Enregistrer ces opérations dans les comptes schématiques

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Réponses :
1- Analyse des opérations
01/12/N R = Capital = 2 000 000
E = Caisse = 2 000 000
05/12/N R = Caisse = 800 000
E = Marchandises = 800 000
11/12/N R = Marchandises = 150 000
R = Bénéfices = 50 000
E = Banque = 200 000
15/12/N R = Caisse = 500 000
E = Banque = 500 000
29/12/N R = Caisse = 50 000
E = Mobilier de bureau = 50 000
D Capital C D Caisse C D Marchandises C
SC 2000 000 2 000 000 2 000 000 800 000 800 000 150 000
2 000 000 2 000 000 500 000 650 000 SD
50 000 800 000 800 000
2 000 000 1 350 000
650 000 SD

2 000 000 2 000 000

D Bénéfice C D Banque C D Mobilier bureau C


SC 50 000 50 000 200 000 50 000 50 000 SD
50 000 50 000 500 000 700 000 SD 50 000 50 000
700 000 700 000
EXEMPLE 1
01/12/N les amis Camara, Dioubaté, Kouyaté, Robert décident de
créer une société.
- Camara apporte un bâtiment de 5 000 000
- Robert apporte un matériel et outillage : 1 00 000 et un fonds de
commerce : 120 000
- Dioubaté apporte de la marchandise 3 000 000
- Kouyaté apporte un terrain valant 1 750 000 et 2 000 000 en
espèces déposées en banque.

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Ils mettent en commun les différents apports et créent la société CD
& KR.
Le même jour, la société achète à crédit différents matériels de
bureau chez Eti-bull pour 2 350 000.
En outre, elle emprunte à la SGBG 3 000 000 remboursable dans 5
ans. Cette somme est déposée en banque.
Travail à faire :
1) Quel est le capital de la société CD & KR ?
2) Établir le bilan d’ouverture au 1er décembre
Réponse :
1. Les apports
Camara : Bâtiment : 5 000 000
Robert:
- Matériel et outillage : 1 000 000
- Fonds de commerce : 120 000
Dioubaté : Marchandises : 3 000 000
Kouyaté :
- Terrain : 1 750 000
- Banque : 2 000 000
Capital : 12 870 000
2. Matériel de bureau : 2 350 000 à crédit
Emprunt : 3 000 000 déposés en banque
Emploi Montant Ressources Montants
Fonds commercial 120 000 Capital 12 870 000
Terrain 1 750 000 Emprunt 3 000 000
Bâtiment 5 000 000 Dettes 2 350 000
Matériel et outillages 1 000 000
Matériel de bureau 2 350 000
Marchandises 3 000 000
Banque 5 000 000
Total 18 220 000 Total 18 220 000
Exemple 1 : (suite)
Les opérations réalisées au cours du mois de décembre sont :
03/12/N Achats de marchandises à crédit 3 000 000
08/12/N Retrait de 1 000 000 pour alimenter la caisse
10/12/N Règlement en espèces facture SEG 85 000

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13/12/ Règlement en espèces facture EDG 130 000
15/12/N Ventes de marchandises pour 8 275 000 (275 000 en
espèces et 5 000 000
20/12/N par chèque et le reste à crédit. Ces marchandises ont coûté
7 000 000)
23/12/N la société fait un don de 100 000 par chèque a N’DAYA
22/12/N les clients règlent 1 000 000 de leurs dettes envers la société
par chèque
26/12/N nous réglons les fournisseurs du matériel de bureau par
chèque 500 000
Achats de Marchandises 3 000 000 dont 500 000 par chèque et le
reste à crédit.
Travail à faire :
1) Ouvrir les comptes schématiques avec les montants initiaux
2) Enregistrer ces opérations dans les comptes schématiques
3) Établir le bilan au 31/12/N.
CORRECTION
ACTIF
Fonds de commerce Matériel et outillage Terrain

120 000 120 000 SD 1 000 000 1 000 000 SD 1750 000 1750000 SD

Bâtiment D Matériel de bureau C D Banque C

5 000 000 5000 000 SD 2 350 000 2 350 000 SD 5 000 000 1 000 000
5 000 000 100 000
1 000 000 500 000
500 000
11 000 000 2 100 000
8900 000 SD

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Créance (client) Marchandises Caisse
3 000 000 1 000 000 3 000 000 7 000 000 1 000 000 85 000
2 000 000 SD 3 000 000 275 000 130 000
3 000 000 1 275 000 215 000
9 000 000 7 000 000 1 060 000 SD
2 000 000 SD
PASSIF
D Capital C D Emprunt C D Fournisseur C
12 870 000 SC 12870 000 3000 000 SC 2 350 000 500 000 2 350 000
3 000 000
2 500 000
500 000 7 850 000
7 350 000 SC

D Résultat C
Pertes Bénéfice
85 000 1 275 000
130 000
100 000
315 000 1 275 000
960 000 SC
ACTIF

Emploi Montant Ressources Montants


Fonds commercial 120 000 Capital 12 870 000
Terrain 1 750 000 Bénéfice 960 000
Bâtiment 5 000 000 Emprunt 3 000 000
Matériel et outillage 1 000 000 Fournisseurs 7 350 000
Matériel de bureau 2 350 000
Marchandises 2 000 000
Clients 2 000 000
Banque 8 900 000
Caisse 1 060 000
TOTAL 24 180 000 TOTAL 24 180 000

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EXERCICES PROPOSES
Exercice 1 :
Trouver les libellés et analyser en termes de ressources et d’emplois
des écritures ci-après :
1–
Matériel et mobilier 380 000
Chèques postaux 380 000

2–
Charges (fournitures de bureau) 25 000
Caisse 25 000

3–
Caisse 120 000
Produits (vente de m/ses) 120 000

4–
Banque 3 000 000
Caisse 3 000 000

5-
Charges (marchandises) 1 000 000
Caisse 500 000
Banque 500 000
Exercice 2 :
Comptable stagiaire à la société FAMOUDOU, on vous demande
d’analyser les opérations suivantes en termes de ressources et
d’emplois.
1. Vente à crédit de produits finis au client FODE : 256 000 F
2. Achat de voiture à crédit : 8 000 000F
3. Le règlement du fournisseur de voiture par chèques
4. Achat de marchandises à Labé pour 3 000 000 F chez BOIRO
5. Billet d’avion Dakar – Conakry payé en espèces pour 2 000 000 F
6. Retrait d’espèces à la banque : 3 000 000 F

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7. Acquisition d’un terrain : 30 000 000 F dont :
- paiement au comptant par chèques : 5 000 000 F
- financement par Crédit Mutuel : 15 000 000
- le reste sera payé dans deux mois (déterminer)
Exercice 3 :
L’entreprise BILLO a réalisé en espèces, les opérations suivantes :
05/09 Ventes au comptant de marchandises (pièces de caisse R145)
120 000 F
10/09 Achats au comptant de marchandises (pièces de caisse D 250)
200 000 F
12/09 Ventes au comptant de services (pièces de caisse R 146)
150 000 F
15/09 Achats au comptant de fournitures (pièces de caisse D 251)
35 000 F
Travail à faire :
1) Décrire les flux puis les analyser en emploi et ressources
2) Présenter le compte 571 Caisse sachant qu’il avait en caisse
325 000 F le 5 septembre au matin.
Exercice 4 :
L’entreprise CISSOKO a effectué les opérations suivantes avec la
BICIGUI :
12/10 Chèques n° 14 pour achat de marchandises : 158 000 F
15/10 Acquisition d’une machine à laver réglée par chèques 375 000 F
18/10 Remis à la banque des chèques provenant de ventes au comptant
400 000 F
21/10 payé une quittance d’électricité par chèques n° 14703 : 75 000 F
26/10 Remis à l’encaissement d’un chèque reçu en paiement d’un loyer :
130 000 F
28/10 Versement d’espèces en banque : 500 000 F
31/10 Virement au profit de notre compte aux chèques postaux : 400 000 F
Travail à faire :
1– Décrire les flux puis les analyser en emplois et ressources
2– Présenter le compte 521 banque, sachant que l’entreprise
CISSOKO disposait à la BICIGUI d’un avoir de 547 000 F le 12
octobre au matin.

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Exercice 5 :
M. BAKARY est détaillant en matériel informatique. Il réalise en
octobre les opérations suivantes :
- Achat d’ordinateurs contre chèque bancaire ;
- Achat à crédit d’une voiture ;
- Versement d’espèces à la banque ;
- Paiement par chèque d’un fournisseur ;
- Reçu d’un client des espèces.
Travail à faire :
- pour chaque opération réalisée, préciser quelle est la ressource et
quel est l’emploi.
- Pour chaque opération, préciser quels sont les postes qui sont
mouvementés.
Exercice 6 :
1.) Identifier les opérations enregistrées dans le compte ci-dessous :
COMPTE 521 BANQUE
Dates Libellés Sommes Soldes

Débi Créd Débiteurs Crédi


t it teurs
1/11 Solde à nouveau 140 000 140 000
2/11 Ventes de produits 12 000 152 000
2/11 Achats de marchandises 155 000 3 000
3/11 Frais de déplacement 73 000 76 000
5/11 Règlement du client 155 000 79 000
6/11 Achats fournitures 15 000 64 000
Totaux 187 000 23 000
2.) Présenter le compte à colonnes séparées et à colonnes simples

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CHAPITRE 4

LE SYSTÈME COMPTABLE OHADA (SYSCOHADA)

Rappelons que la comptabilité est un système d’organisation de


l’information financière permettant de :
- saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées ;
- fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations
conforme aux besoins des divers utilisateurs intéressés.
Pour garantir la qualité et la compréhension de l’information, toute
comptabilité implique :
- le respect des principes ;
- une organisation répondant aux exigences de collecte, de tenue, de
contrôle, de présentation, de communication et de vérification ;
- la mise en œuvre de méthodes et de procédures ;
- l’utilisation d’une terminologie commune.
La comptabilité générale se propose un double objectif :
- la mesure du résultat ;
- l’évaluation du patrimoine et de la situation financière.
Elle est en effet la mémoire, sans laquelle le bon fonctionnement de
l’entreprise pourrait être mis en cause. Pour cela, la comptabilité
s’appuie sur un certain nombre de règles codifiées sous forme de
référentiel applicable dans un espace géographique durant un temps
déterminé.
La comptabilité générale dans l’espace OHADA est régie par les
dispositions de l’Acte uniforme portant organisation et harmonisation
des comptabilités des entreprises, le système comptable OHADA
(SYSCOHADA).

1. Motivation du système comptable OHADA


Le 17 octobre 1993 est signé à Port-Louis le traité relatif à
l’harmonisation du droit des Affaires en Afrique. Il est entré en vigueur
le 18 septembre 1995. Il a mis en place un organisme appelé

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« Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
(OHADA).
Seize (16) pays ont, à ce jour, signé et ratifié le traité : Bénin –
Burkina Faso – Centrafrique – Cameroun – Comores – Congo – Cote
d’Ivoire – Gabon – Guinée – Guinée Bissau – Guinée Équatoriale –
Mali – Niger – Sénégal – Tchad – Togo. L’OHADA reste ouverte à tout
autre état africain qui voudrait en devenir membre.
L’OHADA est divisée en régions. La région de l’espace OHADA
est constituée par un ensemble économique institutionnalisé formé par
un certain nombre d’États-Parties dans le but de favoriser leur
développement économique et social, notamment par l’unification de
leur marché intérieur et par la mise en œuvre de politiques sectorielles
communes. C’est le cas de la CEMAC et de l’UEMOA. La Guinée, qui
n’est membre ni de la CEMAC ni de l’UEMOA, peut être considérée
comme une région indépendante des deux autres.
La distinction de la région est importante dans la mesure où une
opération réalisée entre un État de la CEMAC et un autre de l’UEMOA
est considérée hors région pour l’un et l’autre de ces deux États. Il en
irait de même pour les opérations réalisées avec la Guinée (voir
comptes fournisseurs et comptes clients).
Les actes pris pour l’adoption des règles communes prévues par le
traité sont qualifiés « actes uniformes ».
Différends actes uniformes ont été publiés. Le dernier acte est celui
portant organisation et harmonisation des comptabilités des
entreprises.
Cet Acte uniforme relatif à la comptabilité se propose d’harmoniser
les règles comptables applicables dans les pays membres de l’OHADA
grâce au référentiel mis en place, le SYSTÈME COMPTABLE
OHADA (en abrégé « SYSCOHADA »).
L’article 112 de l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au système
comptable abroge toutes dispositions contraires dans l’espace OHADA
à partir de son entrée en vigueur fixée par l’article 113 au :
- 1er janvier 2001, pour les comptes personnels des entreprises.
1er janvier 2002, pour les comptes combinés et les comptes
consolidés
NB : La notion de « système » a été préférée à celle de « plan
comptable » parce qu’elle couvre mieux l’ensemble de la norme
comptable formalisée par l’Acte uniforme relatif à la comptabilité qui

60

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s’intéresse à la fois au traitement des données comptables, à l’ensemble
cohérent des comptes coordonnés, au modèle d’analyse des activités et
de la structure de l’entreprise et de son environnement, à l’ensemble des
principes ressortant des normes comptables internationales, aux états
financiers différenciés en fonction de la taille de l’entreprise.
L’adoption d’un système unique et commun aux États-Parties de
l’espace OHADA est motivée par les objectifs poursuivis ci-après :
- obtention de données homogènes sur les entreprises par
l’instauration de pratiques comptables uniformes dans le continent
africain ;
- fiabilité de l’information comptable et financière ;
- image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat
de l’entreprise ;
- adaptation du modèle comptable des entreprises aux normes
internationales ;
- mise à la disposition des entreprises d’un outil moderne de gestion ;
- pertinence partagée de l’information multiple pour satisfaire une
finalité interne (gestionnaire) et externe destinée aux tiers (investisseurs,
associés, banquiers, État, et...

2. Champ d’application du système comptable OHADA


Le Système Comptable OHADA s’applique :
- aux entreprises soumises aux dispositions du droit commercial ;
- aux entreprises publiques, parapubliques, d’économie mixte ;
- aux coopératives et ;
- plus généralement, aux entités produisant des biens et des services
marchands, dans la mesure où elles exercent dans un but lucratif ou
non, des activités économiques à titre principal ou accessoire qui se
fondent sur des actes répétitifs, à l’exception de celles soumises aux
règles de la comptabilité publique.
Les banques, les établissements financiers et les assurances sont
assujettis à des plans comptables spécifiques.

3. Dispositif juridique
L’Acte uniforme de l’OHADA relatif à la comptabilité, édicte une
réglementation comptable qui formalise, dans un seul document, les

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règles applicables par les professionnels et les praticiens de la
comptabilité. Cet acte comprend 113 articles.
Les règles essentielles contenues dans ces articles sont les suivantes :
- les entreprises assujetties à cette réglementation comptable doivent
tenir une comptabilité ;
- les livres comptables et autres supports dont la tenue est obligatoire
sont :
o le livre journal, dans lequel sont inscrits les mouvements de
l’exercice enregistrés en comptabilité, de manière exhaustive et
chronologique, opération par opération, dans l’ordre de leur date de
valeur comptable ;
o le grand livre, constitué par l’ensemble des comptes de
l’entreprise, où sont reportés ou inscrits simultanément au journal,
compte par compte, les différents mouvements de l’exercice ;
o la balance générale des comptes, état récapitulatif faisant
apparaître, à la clôture de l’exercice, le cumul des mouvements
débiteurs et créditeurs de l’exercice, le solde débiteur ou créditeur à la
date considérée ;
o le livre d’inventaire sur lequel sont transcrits le Bilan et le Compte
de Résultat de chaque exercice, ainsi que le résumé de l’opération
d’inventaire.
Les livres comptables et autres supports doivent être tenus sans blanc
ni altération d’aucune sorte. Toute correction d’erreur s’effectue
exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés ;
l’enregistrement exact est ensuite opéré.
Les entreprises qui relèvent du système minimal de trésorerie
tiennent une simple comptabilité de trésorerie dans les conditions fixées
par le système comptable OHADA.
Les procédures et l’organisation comptable doivent être décrites dans
un « manuel de procédures » ; l’organisation comptable mise en place
dans l’entreprise doit permettre l’établissement, dans les délais requis,
des documents légaux réguliers et sincères ; le manuel de procédures
pourra indiquer notamment :
- le plan des comptes de l’entreprise, c’est-à-dire la liste des comptes
utilisés ;
- la liste des documents comptables (livres obligatoires, livres
auxiliaires…) utilisés dans l’entreprise ;

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- le plan de classement des pièces justificatives ;
- les procédures de traitement (type de système comptable, utilisation
de pièces récapitulatives, méthode de pré imputation…) ;
L’exercice comptable coïncide avec l’année civile : il commence le
er
1 janvier et être clôturer le 31 décembre.
Il a été conçu un modèle, d’analyse des activités et de la structure de
l’entreprise et de son environnement, basé sur la distinction entre
opérations relevant d’activités ordinaires et celles hors activités
ordinaires.
En effet, le système comptable OHADA fait la distinction entre les
opérations relevant d’activités ordinaires et celles hors activités
ordinaires, tant au niveau des charges et des produits (Compte de
Résultat) que de l’actif et du passif du Bilan. Cette distinction aboutit à
la détermination de Résultats d’activités et hors activités ordinaires et à
la mise en évidence, dans le Compte de Résultat et au Bilan, des
activités relevant de chacune des deux catégories.
IL a été prévu trois systèmes selon lesquels sont établis les états
financiers :
- Système normal,
- Système allégé ;
- Système minimal de Trésorerie.
Les principes de prudence, de régularité ou transparence, de
sincérité, d’importance significative, d’intangibilité du bilan, de coût
historique, de continuité de l’exploitation, de permanence de méthodes,
de spécialisation des exercices, de prééminence de la réalité
économique sur l’apparence juridique et d’image fidèle doivent être
appliqués en vue d’obtenir des informations et des états financiers
fiables.

4. Les principes généraux du Système Comptable OHADA


Les principes comptables sont des conventions sur lesquelles se
fonde la présentation des résultats issus de la comptabilité.
L’Acte uniforme énonce huit (8) principes de base généralement
admis par les normes internationales.
Le système comptable OHADA a adopté pratiquement les mêmes
principes comptables que ceux généralement admis et a ajouté celui de

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la prééminence de la réalité sur l’apparence qui découle lui-même de la
norme comptable internationale n° 17.
Ces principes fondamentaux tirent leur essence de la nécessité de
définir les règles du « jeu » et d’harmoniser les pratiques en vue
d’obtenir une information comptable et financière de qualité,
appréciable par tous les utilisateurs des états financiers.
Les principes comptables ci-dessus définis trouvent leur source dans
les textes légaux et réglementaires, les avis et recommandations émis
par l’ordre des experts-comptables.
Ces principes sont ci-après exposés :
1. LE PRINCIPE DE PRUDENCE (art.3 et 6)
Ce principe se définit comme une appréciation raisonnable des faits
afin d’éviter le risque de transfert sur l’avenir d’incertitudes présentes
susceptibles de grever le patrimoine et les résultats de l’entreprise.
Il permet en effet de tenir compte des risques et des pertes même
probables et de ne prendre en compte que les bénéfices réalisés à la date
de clôture d’un exercice.
Les produits ne sont comptabilisés que s’ils sont définitivement
acquis.
Exemple : la plus-value latente n’est pas comptabilisée.
2. LE PRINCIPE DE LA PERMANENCE DES MÉTHODES (art.
40)
La comparaison et la cohérence des états financiers au cours des
périodes successives impliquent la permanence dans l’application des
règles et procédures (méthode d’évaluation).
En effet, pour permettre une bonne comparaison dans le temps, les
états financiers doivent être élaborés selon les mêmes méthodes
d’évaluation et de présentation que les années précédentes.
Exemples :
- Évaluation des stocks (FIFO ou CUMP)
- Présentation des états financiers
3. LE PRINCIPE D’INTANGIBILITÉ DU BILAN (art 34)
Le bilan d’ouverture d’un exercice doit correspondre au bilan de
clôture de l’exercice précédent.
C’est le principe qui dispose que les comptes de bilan clôturé en fin
d’exercice N doivent être identiques à l’ouverture de l’exercice N+ 1.

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4. LE PRINCIPE DE LA SPÉCIALISATION (INDÉPENDANCE)
DES EXERCICES (art 59)
Les exercices comptables étant découpés suivant une périodicité
annuelle, il convient d’imputer à chaque exercice les charges et les
produits qui s’y rattachent uniquement.
Exemple : Les régulations des charges et produits en fin d’exercice.
5. LE PRINCIPE DU COÛT HISTORIQUE (art.35 et 36)
Les biens rentrent dans le patrimoine à leur coût d’achat ou de
production sans tenir compte de l’inflation ou de la déflation (opération
en monnaie étrangère).
C’est le respect de la stabilité monétaire, sans tenir compte des
variations de son pouvoir d’achat.
Exemple : Les immobilisations corporelles sont inscrites au bilan à
leur valeur d’achat et amorties sur la base de cette valeur.
6. LE PRINCIPE DE LA CONTINUITÉ DE L’EXPLOITATION
(art. 39)
Ce principe postule que l’entreprise continuera à fonctionner dans les
conditions normales existant à la date de clôture et à celle de l’arrêté des
comptes et qu’elle n’a donc ni l’intention ni l’obligation de cesser ses
activités dans un avenir prévisible.
Exemple : Pas d’intention de liquidation ou de réduction d’activité.
7. LE PRINCIPE DE LA TRANSPARENCE (BONNE
INFORMATION) (art. 6, 8, 9, 10 et11)
Ce principe met en relief l’importance de la présentation et de la
communication claire des informations financières (notes, annexes,
rapports de gestion, etc.).
C’est en effet la transposition des concepts de régularité et de clarté
de l’information.
Exemple : La règle de non-compensation des charges et des produits,
des dettes et des créances.
8. LE PRINCIPE DE L’IMPORTANCE SIGNIFICATIVE (art. 33)
L’information est significative quand son omission et/ou sa
déformation pourront influencer l’opinion des utilisateurs des états
financiers, d’où la notion de seuil de signification.
Ce principe renvoie à cette notion de seuil de signification.

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- Les informations de grande importance doivent être indiquées dans
l’état annexé
- Les créances HAO <5 % des créances sont à inclure dans les
créances ordinaires
9. LE PRINCIPE DE LA PRÉÉMINENCE DE LA RÉALITÉ SUR
L’APPARENCE
Ce principe n’est pas accepté par bon nombre de pays. Il a été
partiellement retenu par le SYSCOHADA compte tenu des difficultés
de sa mise en œuvre.
Les opérations comptabilisées doivent l’être conformément à leur
nature, leur réalité et non à leur appellation, leur forme juridique.
Exemples :
- Cas d’un bien acquis par crédit-bail. Juridiquement ce n’est pas
encore la propriété de l’entreprise, mais il figure au bilan.
- Cas du personnel extérieur.
- Cas des effets escomptés.

5. Nomenclature comptable
La numérotation des comptes du Système Comptable OHADA est
décimale.
Chaque classe est divisée en comptes principaux numérotés de 0 à 9
à l’intérieur de ladite classe. Chaque compte principal peut être divisé
en 10 comptes divisionnaires, lesquels peuvent eux-mêmes être divisés
en sous-comptes, etc.
Dans un souci de normalisation, seule l’utilisation des comptes
figurant dans les documents de fin d’exercice est obligatoire.
La normalisation des comptes divisionnaires et des sous-comptes est
donnée à titre indicatif. Leur utilisation doit permettre d’obtenir
directement les informations nécessaires à l’établissement des états
financiers de synthèse. C’est pourquoi le Système Comptable OHADA
a limité la codification, le plus souvent à quatre chiffres, et parfois à
trois chiffres. Ce faisant, il laisse la possibilité aux entreprises, qui le
jugent utile, d’ajouter leur propre codification, plus analytique et
éventuellement de tenir compte des nomenclatures exigées par les
services de la statistique de chaque pays.
La codification du Système Comptable OHADA permet dans
certains cas de retenir plus facilement les comptes. C’est le cas pour le

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parallélisme entre charges et produits et pour les constantes pour les
chiffres 8 et 9.
5.1. Les classes
Les comptes sont répartis en neuf classes réparties entre la
comptabilité générale et la comptabilité analytique :
a) La comptabilité générale :
- Les opérations relatives au bilan sont reparties dans les 5 classes de
comptes suivantes :
BILAN
ACTIF PASSIF
Classe 2 : Comptes d’actifs immobilisés Classe 1 : Comptes ressources durables
Classe 3 : Comptes de stocks Classe 4 : Comptes de tiers (dettes)
Classe 4 : Comptes de tiers (créances) Classe 5 : Comptes trésorerie – passif
Classe 5 : Comptes trésorerie – actif
Tous les comptes d’actif sont des comptes à solde débiteur alors que
tous les comptes du passif sont des comptes à solde créditeur (sauf le
résultat et le report à nouveau qui peuvent être débiteur ou créditeur).
- Les opérations relatives à la gestion (charges et produits)
GESTION
CHARGES PRODUITS
Classe 6 : Compte de charges activités O. Classe 7 : Compte de produits des A.O.
Classe 8 : Compte des autres charges Classe 8 : Compte des autres produits
Tous les comptes de charges augmentent par le débit et diminuent
par le crédit alors que les comptes de produits augmentent par le crédit
et diminuent par le débit.
b) La comptabilité analytique de gestion et les engagements hors
bilan sont regroupés dans la classe 9.
5.2. La codification des comptes
Chaque compte est subdivisé en comptes de niveaux successifs de
plus en plus détaillés ; une classe peut contenir 10 comptes à deux
chiffres et chaque compte à deux chiffres peut faire l’objet d’une
subdivision de 10 comptes à 3 chiffres.
1er chiffre : indique la classe
2ème chiffre : indique la division de la classe ;
3ème chiffre : indique la subdivision du compte à 2 chiffres.

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Le système comptable OHADA permet d’affiner l’analyse en
utilisant des comptes à 4 ou 5 chiffres selon les besoins de l’entreprise.
Exemples :
Classe 2 : Comptes d’actif immobilisés
Compte 22 : Terrain
Sous comptes 221 : Terrains agricoles et forestiers
222 : Terrains nus
223 : Terrain bâti
224 : Travaux de mise en valeurs de terrains
Beaucoup de petites entreprises n’ont pas besoin de pousser
l’analyse au-delà du compte à deux ou trois chiffres. Pour regrouper
plusieurs comptes, ces petites entreprises ont la possibilité de compléter
les deux premiers chiffres par le troisième chiffre 0.
Pour enregistrer ses matériels, une entreprise a le choix entre deux
solutions :
Première solution : un seul compte 24 matériels permettant
l’établissement du bilan du système allégé
Deuxième solution : Des comptes différents pour chaque sorte
d’éléments
241 : Matériel et outil. Industriel et commercial
242 : Matériel et outillage agricole
243 : Matériel d’emballage récupérable et identifiable
244 : Matériel et mobilier
245 : Matériel de transport…
5.3. Les particularités de la codification
a – Cas particulier des comptes individuels :
L’entreprise peut avoir plusieurs clients ou fournisseurs, le système
comptable OHADA propose de séparer la partie hors codification et
celle prévue par le cadre comptable, par un point appelé le folio.
Exemple : Pour une entreprise qui compte 9.000 clients, le compte
411 CLIENTS pourrait être subdivisé en :
411.0001 Client Samba
411.0002 Client Fatoumata
411.9000 Client Poreko

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b– Les parallélismes et les constantes :
L’OHADA essaie d’aménager, dans toute la mesure du possible, des
parallélismes ou des constantes de codification, susceptible de favoriser
la mémorisation et, dans certains cas, la compréhension :
Entre les charges et les produits :
Compte charges Comptes produits
601 Achats de marchandises 701 ventes de marchandises
602 Achats de matières premières 702 ventes de produits finis
65 Autres achats 75 Autres produits
697 Dotations aux provisions financières 797 reprises sur
provisions financières
- Exemples de constantes
• Le chiffre 3 rappelle la classe de stocks pour les comptes de
variations de stocks :
603 Variations de stocks de biens achetés
73 variations de stocks de biens et services produits,
• Le chiffre 8 en deuxième position est utilisé pour former les
comptes d’amortissements :
213 Logiciels………………. 2813 Amortissements des logiciels
244 Matériel et mobilier… 2844 Amortissements du matériel et
mobilier
• Le chiffre 9 en deuxième position permet d’obtenir les comptes de
provision :
19 Provisions financières pour risques et charges
29 Provision pour dépréciation de l’actif immobilisé
39 Provision pour dépréciation des comptes de stocks
• Le chiffre 9 en troisième position ou quatrième position
correspond à un solde inversé par rapport à la nature normale des
comptes de la catégorie :
401, 402 fournisseurs (créditeurs)
409 Fournisseurs (débiteurs)
On remarque par ailleurs que dans la classe 8 :
- les comptes affectés d’un numéro pair indiquent les produits
(comptes 82, 84, 86, 88) ;

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- les comptes affectés d’un numéro impair indiquent les charges
(comptes 81, 83, 85, 87).
- Le cadre comptable est divisé en 9 classes représentant :
- pour les classes 1 à 5 : les comptes de Bilan, y compris le résultat
de l’exercice ;
- pour les classes 6, 7 et 8 : les comptes de gestion comprenant les
charges et les produits qui forment le résultat ;
- pour la classe 9 : les comptes de la comptabilité des engagements et
de la comptabilité analytique de gestion.
Les comptes de la classe 9 ne sont pas étudiés dans le cadre du
présent document.
L’établissement des états financiers de synthèse nécessite une
répartition des opérations enregistrées en comptabilité selon des critères
généraux de classement :
- au Bilan : classement en fonction de la destination des biens dans
l’entreprise (immobilisations, stocks…) ;
- pour le calcul des soldes significatifs de gestion : classement en
fonction de la nature des charges et des produits constitutifs du résultat
de l’exercice.
5.3. Présentation synthétique du cadre comptable SYSCOHADA
Le SYSCOHADA comptabilise les transactions suivant un ensemble
de numéro de compte en dehors desquels, toute comptabilité juridique
est impossible.

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COMPTABILITÉ GÉNÉRALE

COMPTES DE BILAN COMPTES DE GESTION


Classe 8
Classe 1 : Classe 2 Comptes des
Comptes de Comptes Classe 4 Classe 5 Classe 6 Classe 7 autres charges et
ressources d’Actif Classe 3 Comptes de Comptes de Comptes de Comptes de des autres
durables immobilisé Comptes de stocks tiers trésorerie charges AO produits AO produits

60. Achats et
20. Charges 40. 50. Titres de variations de
10. Capital Immobilisées 30. Fournisseurs placement stocks 70. Ventes 80.
81. Valeurs
21. 71. comptables des
Immobilisations 31. 51. Valeurs à 61. Subventions cessions
11. Réserves incorporelles Marchandises 41. Clients encaisser Transports d’exploitation d’immobilisations
82. Produits des
cessions
32.Matières 62. 72. d’immobilisations
12. Report a premières et 42. Services Production
Nouveau 22. Terrains fournitures Personnel 52. Banques extérieurs A immobilisée
23.
Bâtiments,
installa 53. 63. 73. Variations de
13. Résultat de techniques et 33. Autre 43. Organismes Établissements Services stocks de biens et 83. Charges
l’exercice Agencement approvisionnement sociaux financiers extérieurs B services produits HAO

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44. États et 54.
14. Subvention 34. Produits en collectivités Instruments de 64. Impôts et 84. Produits
d’investissement 24. Matériel cours publiques trésorerie taxes 74. HAO
15. Provisions 25. Avances
réglementées et et acomptes sur 35. Services en 45. Organismes 65. Autres 75. Autres 85. Dotations
fonds assimilés immobilisations cours internationaux 55. charges produits HAO
56. Banques,
46. crédits de 66.
16. Emprunts et 26. Titres de Associés et trésorerie et Charges de 86. Reprises
dettes assimilées participation 36. Produits finis groupe d’escompte personnel 76. HAO
67. Frais
27. Autres 37.Produits 47. Débiteurs et financiers et 77. Revenus 87.
17. Dettes de immobilisations intermédiaires et créditeurs charges financiers et Participations
crédit-bail Financières résiduels divers 57. Caisse assimilées assimilés des travailleurs
58. Régies 68.
18. Dettes liées à 38. stocks en cours d’avance, Dotations
des participations de routes, en 48. accréditifs et aux
et comptes de 28. consignation ou en Créances et des virements amortisseme 78. Transferts de 88. Subventions
liaisons Amortissements dépôt dettes HAO internes nts charges d’équilibre
49.
Dépréciations 59. Dépréciations 69.
19. Provisions 29. Provisions et risques et risques Dotations
financières pour pour 39. Dépréciation provisionnés provision aux 79. Reprises de 89. Impôts sur
Risques et charges dépréciation des stocks (tiers) (trésorerie) provisions provisions le résultat

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EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
En fonction des principes comptables édictés par le système
comptable OHADA, il vous est demandé de justifier la comptabilisation
des évènements suivants :
1- Les factures de télécommunications sont adressées à l’entreprise
tous les quatre mois :
La dernière facture établie le 09/12/N comprend l’abonnement du
2/11/N au 28/02/N+1 et les consommations du 31/03/N au 30/06/N.
2- L’entreprise a fait en fin d’exercice l’objet d’une vérification de
comptabilité : les conclusions provisoires laissent présager un
redressement des impôts cédulaires.
3- L’entreprise a acquis en crédit-bail un matériel, la redevance est
payable semestriellement.
4- L’entreprise a comptabilisé les arrondis sur salaires pour éviter de
tricher certains travailleurs ;
5- Il y a lieu de constituer sur le plan fiscal une provision pour
hausse de prix.
6- Évaluation de la sortie des stocks de matières selon la méthode
NIFO, alors qu’au cours de l’exercice précède cette évaluation avait été
effectuée à celle de FIFO.
7- Inscription en charges ou par exception en actif immobilisé
(charges immobilisées) si perspective réelle de percevoir des produits
liés à l’engagement de ces charges.
8- Évaluation d’un bien à la valeur comptable.
9- Le mode et la durée retenus sont maintenus jusqu’au terme du
plan d’amortissement, sauf modification des conditions normales
d’utilisation du bien.
10- Encaissement des recettes d’abonnement à la revue guinéenne de
comptabilité concernant la période allant du 1er novembre au 31
janvier N+1.
11- Présentation séparée des soldes débiteurs à l’actif et des soldes
créditeurs au passif ;
12- La somme avancée par la banque est inscrite en compte de
trésorerie à l’actif, et l’obligation de rembourser la somme à l’échéance
est positionnée au passif en dette trésorerie passif.

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Exercice 2
On vous demande de retrouver les libellés des comptes suivants :
- 458, 36, 88, 24, 245, 31, 74 ;
- 603, 56, 78, 412, 238, 625 ;
- 41, 22, 784 512 693 548 ;
- 712, 68, 42, 481, 89, 401, 4111, 521, 601, 846, 76, 7094, 19, 152,
252 et 58.
Exercice 3
Regrouper dans les comptes à 3 chiffres du plan comptable
OHADA, les comptes à 4 chiffres suivants :
Frais de constitution Matériel de bureau Fonds commercial

Matériel informatique Frais de prospection Matériel bureautique

Emballages perdus Fournisseurs avances et Clients avances et


acomptes versés acomptes reçus
RRR à obtenir Emballages récupérables non RRR à accorder
identifiables
TVA facturée sur vente Clients dettes pour emballages Emballages à usage
et matériels consignés mixte
Impôts sur salaires Fournisseurs sous-traitants TVA facturée sur
avances et acomptes versés travaux
Débiteurs divers Contribution nationale de Créditeurs divers
solidarité
Caisse en devises Caisse en unité monétaire Actions propres
légale
Actions cotées Obligations non cotées Obligations cotées

Fournitures non stockable Fournitures non stockables Achat de petit matériel


eau électricité et outillage
Frais de téléphone Frais de télécopie Frais de télex

Congés payés Appointements salaires et Primes et gratifications


commissions
Reprise provisions pour Reprises provisions pour Autres frais de
risques et charges dépréciation des télécommunication
immobilisations financières

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Diminution des créances Location des terrains Annonces, insertions

Location des bâtiments Augmentation des dettes Malis sur emballages

Foires et expositions Publications Catalogues, imprimés


publicitaires

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CHAPITRE 5

LES LIVRES COMPTABLES

L’article 19 de l’Acte Uniforme OHADA rend obligatoire la tenue


de certains livres et supports comptables. Il s’agit du livre journal, du
grand livre, de la balance générale et du livre d’inventaire. Mais avant
d’aborder l’étude de ces documents, il est important de présenter les
prescriptions légales concernant la tenue de ces livres.

I Les prescriptions légales


L’Acte uniforme portant organisation et harmonisation des
comptabilités des entreprises, à travers l’article 19, énumère les
obligations comptables du commerçant :
 le commerçant, personne physique ou morale, doit tenir un journal
qui enregistre au jour le jour ses opérations commerciales ;
 il doit tenir un grand livre et un livre d’inventaire ;
 il doit établir une balance générale récapitulative.
L’article 20 précise que « les livres comptables et autres supports
doivent être tenus sans blanc ni altération d’aucune sorte. Toute
correction d’erreur s’effectue exclusivement par inscription en négatif
des éléments erronés ; l’enregistrement exact est ensuite opéré ».
D’après l’article 22, lorsque la comptabilité est informatisée, il faut
que :
- toute donnée relative à une opération enregistrée indique l’origine,
le contenu et l’imputation de l’opération ;
- ces données sont restituées sur papier ou sous une forme
directement intelligible ;
- l’enregistrement est validé dans un délai d’un mois afin de le
rendre irréversible et d’éviter toute addition ou modification des
données ;
- la chronologie des opérations est figée par une procédure de clôture
informatique au moins trimestrielle ;

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- l’organisation comptable est faite de telle sorte que le contrôle soit
possible ;
- chaque enregistrement s’appuie sur une pièce justificative établie
sur papier.
L’article 24 précise que les livres comptables ou les documents qui
tiennent lieu ainsi que les pièces justificatives doivent être conservés
pendant dix ans.
De ce qui précède, tout commerçant tient obligatoirement un livre
journal, un grand livre et un livre d’inventaire.
Le livre-journal et le livre d’inventaire sont cotés et paraphés, dans la
forme ordinaire et sans frais par l’autorité compétente. Chaque livre
reçoit un numéro d’identification répertorié par le greffier sur un
registre spécial.
Les mouvements affectant le patrimoine de l’entreprise sont
enregistrés opération par opération et jour par jour sur le livre journal.
Tout enregistrement comptable précise l’origine, le contenu et
l’imputation de chaque donnée ainsi que les références de la pièce
justificative qui l’appuient.
Les opérations de même nature, réalisées en un même lieu et au
cours d’une même journée, peuvent être récapitulées sur une pièce
justificative unique.
Les écritures du livre-journal sont portées sur le grand livre et
utilisées selon le plan de comptes du commerçant (ou opérateur
économique).

II La tenue des livres

1 Le journal
1.1. Définition
Le journal est un document (registre) dans lequel sont inscrits les
mouvements de l’exercice, enregistrés en comptabilité de manière
exhaustive et chronologique, opération par opération, dans l’ordre de
leur date de valeur comptable.
Cette date est :
- celle de l’émission par l’entreprise de la pièce justificative de
l’opération ;
- celle de la réception des pièces d’origine externe.

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En effet, au lieu d’être présentée en tableau, l’analyse des opérations
commerciales est généralement décrite de la manière suivante :
N° de cpte Comptes Mouvements
D C Dates Débit Crédit

x Comptes débités (Emplois) Mouvement


débité
x Comptes crédités (Ressources) Mouvement
Crédit
Libellés (explication de l’opération)
Totaux x X
Chaque article correspond à une opération : le libellé fournit une
exploitation et d’égalité :
Total débits = Total crédits est toujours vérifiée.
Chaque opération donne lieu à la création d’une pièce comptable.
Les informations enregistrées au journal sont la traduction en termes
comptables de leur contenu.
Selon l’équipement informatique de l’entreprise, l’enregistrement est
effectué à partir des pièces comptables ou des documents de préparation
du travail comptable, appelés selon les entreprises :
- feuilles d’imputation ;
- bordereaux de saisie ;
- tickets comptables, etc.
Ces documents sont équivalents au journal en ce qui concerne le
contrôle des imputations et de l’égalité de la partie double.
On peut donc dire que l’analyse par le journal a un double rôle :
- contrôle les imputations,
- vérifier que : total débit = total crédit
Pour enregistrer une opération au journal, il convient :
- de déterminer les comptes concernés et d’établir le sens et le
montant du mouvement qui affecte chacun d’eux ;
- de respecter les règles de présentation indiquées ci-dessus.
1.2. Utilité du journal
La tenue du journal permet :
- de répondre à une exigence légale ;

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- de faire l’analyse comptable de l’opération en indiquant le ou les
comptes débités, le ou les comptes crédités ;
- d’éviter les erreurs et les fraudes ;
- de vérifier le respect du principe de la partie double.
Application 1
En reprenant les données de l’application précédente (entreprise
Marimar), le journal se présente comme suit :
-------------------- 01/03/N ---------------------
57 Caisse 20 000
101 Capital 20 000
mon apport en espèces
------------------- 05/03/N ---------------------
601 Achat de marchandises 5 250
57 Caisse 5 250
achat contre espèces
------------------- 10/03/N ---------------------
241 Matériel industriel 6 340
57 Caisse 6 340
achat contre espèces
------------- 15/03/N ---------------------
601 Achat de marchandises 2 700
401 Fournisseur Boiro 2 700
achat à crédit à Boiro
------------------- 25/03/N ---------------------
401 Fournisseur Boiro 1 350
57 Caisse 1 350
Règlement de moitié à Boiro
Totaux 35 640 35 640
Remarque
On constate que les totaux du journal correspondent bien aux totaux
du tableau d’analyse.
Application 2.
L’entreprise Keita a réalisé les opérations suivantes au cours du mois
de décembre de l’année N :
- 05/12/N versement d’espèces en banque 500 000 F
- 10/12/N vente de marchandises :

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règlement en espèces 200 000 F
règlement par chèque 500 000 F
- 15/12/N achat de marchandises à crédit 125 000 F
- 15/12/N règlement du client en espèces 50 000 F
Enregistrer ces opérations au journal de l’entreprise Keita
Solution :
----------------05/12/N----------------------------
52 Banque 500 000
57 Caisse 500 000
Suivant avis de crédit n°….
----------------10/12/N------------------------
52 Banque 500 000
57 Caisse 200 000
701 Ventes de marchandises 700 000
D’après facture n°…
--------------15/12/N-----------------------------
601 Achats de marchandises 125 000
401 Fournisseurs 125 000
Suivant facture n°….
------------- d° ---------------------------
57 Caisse
411 Clients 50 000 50 000
Pc n°…, règlement client

1.3. Contrôle fourni par le journal


À la fin de chaque page du journal, on totalise les montants des
colonnes débit et crédit pour s’assurer que l’égalité fondamentale Total
débit = Total crédit est bien respectée, puisque les opérations sont
analysées en respectant le principe de la partie double. On dit que le
journal fournit le contrôle arithmétique de la comptabilité.

2. Le grand livre
2.1. Définition
Le grand livre (GL) représente l’ensemble de tous les comptes
ouverts dans l’entreprise, où sont reportés ou inscrits simultanément au
journal compte par compte les différents mouvements de l’exercice.

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Ainsi, après avoir enregistré les opérations dans le journal, il faut
reporter les sommes dans les tableaux (comptes) correspondant aux
données du journal.
Le grand livre constitue le fichier des comptes. C’est un document
obligatoire. Certains comptes méritent une mention particulière : les
clients et les fournisseurs par exemple.
2.2. Report du journal au grand livre
Le travail de report des écritures du journal au grand livre consiste à
reporter les indications du journal dans le grand livre, c’est-à-dire :
- porter au débit du compte choisi, le montant indiqué ;
- porter au crédit du compte choisi, le montant indiqué.
Les procédés informatiques rendent le report au grand-livre
automatiquement.
Application
En reprenant l’application précédente (Marimar), on a :
Grand livre de l’entreprise Marimar (comptes schématiques) :
D 10 Capital C D241Mat indl C D 40 F/ss Boiro C
20 000 (1) (3) 6 340 (5) 1 350 2 700
(4)
20 000 6 340 1 350 2 700

D 57 Caisse C D60Achat de m/ses C


(1) 5 250 (2) (2) 5 250
20 000 6 340 (3) (4) 2 700
1 350 (5)
20 000 12 940 7 950
Les opérations analysées sont reportées dans les comptes avec
beaucoup d’attention : il faut limiter au maximum les risques d’erreurs
dans les comptes mouvementés et dans les sommes.

Une recherche d’erreur fait perdre beaucoup de temps !


Application 2
L’entreprise Diallo a effectué au cours du mois de décembre N, les
opérations ci-après :
03/12 achat de marchandises à crédit 500 000 F

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10/12 règlement du fournisseur pour l’achat du 03/12 :
– en espèces 200 000 F
– en par chèque 300 000 F
15/12 vente de marchandises à crédit 250 000 F
20/12 retrait à la banque pour la caisse 300 000 F
Travail :
- Enregistrer les opérations au journal.
- Présenter le grand livre
Solution
Enregistrement des opérations

03/12/N
601 Achats de marchandises 500 000
401 Fournisseurs 500 000
Facture n° A….
12/12/
401 Fournisseurs 500 000
52 Banque 300 000
57 Caisse 200 000
Règlement fournisseur
15/12/N
411 Clients 250 000
701 Ventes de marchandises 250 000
Règlement facture n°…
20/12/N
57 Caisse 300 000
52 Banque 300 000
Suivant avis de débit n°…

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Présentation du grand livre
D 601 Achats de marchandises C D 401 fournisseurs C
500 000 500 000 500 000
SD : 500 000
500 000 500 000

D 411 Clients C D 521 Banques C


250 000 300 000
SD : 250 000 300 000
250 000 250 000 SD : 600 000
600 000 600 000

D 571 Caisse C D 701 Ventes de marchandises C


300 000 200 000 250 000
SD : 100 000 SD : 250 000
300 000 300 000 250 000 250 000

3. La balance
3.1. Définition
La balance est un tableau récapitulatif, à un moment donné, de tous
les comptes de l’entreprise, de leurs mouvements débit et crédit depuis
le début de la période, de leur solde au moment de l’établissement de
cette balance.
3.2. Rôle de la balance
La balance a pour but :
 De vérifier que toutes les sommes figurant au journal ont été
reportées sans erreur dans les comptes du grand livre ;
 De donner, à intervalles réguliers, la situation générale de
l’entreprise.
3.3. Établissement de la balance
Pour établir la balance, il y a lieu de suivre la procédure suivante :
 On additionne au crayon les sommes des débits puis celles des
crédits de chaque compte du grand livre ;
 Après avoir inscrit sur la balance dans l’ordre du plan comptable
les numéros des comptes et leurs intitulés, on reporte pour chaque

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compte le total des débits et le total des crédits dans les colonnes
appropriées ;
 On tire le solde du compte sur la balance et on l’inscrit dans la
colonne appropriée ;
 On additionne les colonnes des sommes de la balance.
3.4. Tracé de la balance
On distingue :
 La balance à 4 colonnes
N° de Intitul
compte és Sommes Soldes
D C D C

D=C D=C
 La balance à 6 colonnes
N° de compte Intitulés Soldes d’ouverture Mouvements Soldes de
clôture
D C D C D C

D=C D=C D=C

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3.5. Processus comptable conduisant à la balance

Journal Grand livre


D C

Documents de base

Pré comptabilisation

Balance
N° de compte intitulés Sommes Soldes
D C D C

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3.6. Contrôles fournis par la balance
Une balance exacte ait apparaître les égalités suivantes :
 Égalité des totaux des colonnes débit et crédit ;
 Égalité des totaux des mouvements débits et des mouvements
crédits ;
 Égalité des totaux débits et crédits de la balance avec ceux du
journal ;
 Égalité des totaux des colonnes « soldes débiteurs » et « soldes
créditeurs » de la balance.
Application
L’entreprise Etame réalise au cours du mois de janvier les opérations
suivantes :
05/01 Apport d’Etame, l’exploitant, versé en banque 5 000 000 F
07/01 Achat de marchandises par chèque 100 000 F
12/01 Retrait à la banque pour la caisse 300 000 F
20/01 Vente de marchandises en espèces 75 000 F
22/01 Achat de marchandises à crédit 200 000 F
23/01 Vente de marchandises à crédit au client Ali 300 000 F
26/01 Le client Ali envoie un chèque 250 000 F
Travail à faire :
- Présentez l’analyse comptable de ces opérations.
- Faites le report dans le grand livre.
- Présentez la balance à 4 colonnes.

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Solution :
 Analyse comptable des opérations
Débit Crédit 05/01
521 Banques locales 5 000 000
103 Capital personnel 5 000 000
Apport de l’exploitant
07/01
601 Achats de marchandises 100 000
521 Banques locales 100 000
Chèque n°…
12/01
571 Caisse 300 000
521 Banques locales 300 000
Suivant avis de débit n°…
20/01
571 Caisse 75 000
701 Ventes de marchandises 75 000
Règlement facture n°…
22/01
601 Achats de marchandises 200 000
401 fournisseurs 200 000
fournisseur, S/facture n°…
23/01
411 Clients 300 000
701 Ventes de marchandises 300 000
Règlement facture n°…
26/01
521 Banques locales 250 000
411 Clients 250 000
Règlement du client Ali
Total 6 225 000 6 225 000

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 Report dans le grand livre
D 521 Banques locales C D 01 Achat de marchandises C
5 000 000 100 000 100 000
250 000 300 000 200 000
5 250 000 400 000 300 000

D 103 Capital personnel C D 571 Caisse C


300 000
5 000 000 75 000
375 000

D 701 Ventes de marchandises C D 401 fournisseurs C


75 000
300 000 200 000
375 000

D 411 Clients C
300 000 250 000
 Présentation de la balance à 4 colonnes
N° Intitulés Sommes Soldes
compte Débit Crédit Débit Crédit
103 Capital personnel – 5 000 000 – 5 000 000
401 fournisseurs – 200 000 – 200 000
411 Clients 300 000 250 000 50 000 –
521 Banques locales 5 250 000 400 000 4 850 000 –
571 Caisse 375 000 – 375 000 –
601 Achats marchandises 300 000 – 300 000 –
701 Ventes marchandises – 375 000 – 375 000

Total 6 225 000 6 225 000 5 575 000 5 575 000

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4. Les liaisons entre les comptes :
4.1. Le virement comptable :
a. Définition :
Le virement comptable est l’opération qui permet de réaliser le
transfert d’une somme :
- du débit d’un compte au débit d’un autre compte ;
- du crédit d’un compte au crédit d’un autre compte.
Dans son acception stricte, le virement n’est qu’une opération
comptable et ne traduit aucune opération de base ; il n’a donc pas un
flux pour support.
b. Les applications du virement :
- C’est un instrument d’analyse : le virement est utilisé pour réaliser
l’éclatement d’un compte en plusieurs autres.
Exemple : le compte collectif client et les comptes individuels
clients.
• C’est un instrument de synthèse : le virement est utilisé pour
réaliser le regroupement de plusieurs comptes dans un seul compte.
c. Virement, règle :
Pour transférer un débit, il faut créditer le compte origine qui est
soldé, et débiter le compte de destination.
Compte (origine) Compte (destination)
D C D C
x X x

Soldé
Virement d’un débit
Pour transférer un crédit, il faut débiter le compte origine qui est
soldé, et créditer le compte de destination.
Compte (origine) Compte (destination)
D C D C
X X x

Soldé
Virement d’un crédit

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4.2. La réciprocité des comptes
a. Définition :
On appelle comptes réciproques des comptes qui enregistrent les
mêmes opérations, dans deux comptabilités différentes et de sens
contraire.
Les exemples de comptes réciproques sont nombreux :
- comptes « clients » tenus par le fournisseur et
compte « fournisseur » tenu par le client ;
- compte banque tenu par le déposant A et compte déposant A tenu
par la banque.
b. Propriétés :
Les comptes réciproques :
- fonctionnent en sens contraire ;
- présentent le même solde, mais de sens opposés (à un solde
débiteur de l’un correspond au solde créditeur de l’autre et
inversement).
Un contrôle périodique peut être réalisé entre les comptes
réciproques par leur rapprochement : comparaison des comptes avec le
relevé communiqué par l’autre entre entreprises. Un état de
rapprochement est alors établi pour mettre en évidence les éventuelles
différences.
5. La correction des erreurs
Les livres comptables et autres supports doivent être tenus sans blanc
ni altération d’aucune sorte.
Le SYSCOHADA prévoit que toute correction d’erreur s’effectue
exclusivement par inscription en négatif des éléments erronés ;
l’enregistrement exact est ensuite opéré.
5.1. Correction du journal
a. Au moyen de deux articles :
Le 30 avril nous constatons que l’article suivant a été comptabilisé
dans le journal :
15/04/N
601 Achats de marchandises 750 000
401 Fournisseurs 750 000
CAMARA sa facture A433 : 750 000
Règlement au comptant contre espèce Pièce D154

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En supposant le libellé exact, nous constatons que le compte « 401
Fournisseurs » a été utilisé au lieu et place du compte « 571 Caisses ».
Pour rectifier cette erreur, nous pouvons :
- Enregistrer à nouveau l’article erroné en remplaçant les sommes
par les montants négatifs correspondants ;
- Passer l’article exact.
Ces écritures rectificatives seront passées à la date à laquelle l’erreur
a été constatée :

30/04
601 Achats de marchandises -750 000
401 Fournisseurs -750 000
Pour annulation de l’article erroné du 14/4
- d° –
601 Achats de marchandises 750 000
571 Caisse 750 000
Pièce de caisse D154
b. En un seul article
Il suffit d’annuler en négatif l’imputation erronée au comptant « 401
Fournisseurs » et d’inscrire son montant au crédit du compte concerné
« 571 Caisses ».
30/04/N
401 Fournisseurs - 750 000
571 Caisse 750 000
Pour rectification
5.2 Correction au Grand livre
Tous les articles rectificatifs enregistrés dans le journal doivent faire
l’objet de reports dans les comptes du grand livre. Si des erreurs de
reports sont commises, elles doivent être rectifiées en utilisant la
correction en négatif.
Remarque :
Il faut noter, pour mémoire, que d’autres méthodes de corrections
sont autorisées par certains systèmes comptables (par exemple le
système français).
Ces méthodes sont :
- le procédé de contre-passation

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- le procédé du virement du compte erroné au compte convenable.
- etc.
EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
Au cours d’une période, l’entreprise Djigui a réalisé les opérations
suivantes :
1. Apport de l’exploitant en banque : 82 800
2. Prélèvement en banque pour alimenter la caisse : 6 500
3. Achat d’un matériel industriel au comptant contre chèques :
15 000
4. Achat à crédit de marchandises au fournisseur Morel : 24 000
5. Règlement par chèque à Morel, de la moitié de la dette :
Travail à faire :
- Analyser les opérations et présenter le journal
- Présenter schématiquement les comptes du grand-livre
- Établir la balance complète.
Exercice 2
Les comptes de l’entreprise Douno présentent les soldes suivants, à
l’ouverture de son exercice comptable, le 1er janvier :
N° Intitulés Débit Crédit
101 Capital 80 000 200 000
241 Matériel industriel 90 000
31 Stocks de marchandises 2 000
401 Fournisseurs Damaro 30 000 12 000
411 Client Traoré 10 000
521 Banque
57 Caisse
TOTAUX 212 000 212 000
Au cours du mois de janvier, les opérations suivantes sont réalisées :
1. Règlement de la dette envers le fournisseur Damaro, par chèque
bancaire.
2. Encaissement en espèces, de la créance sur le client Traoré.
3. Achat à crédit de marchandises au fournisseur Damaro, 7 000 F.
4. Retiré de la banque pour alimenter la caisse 3 500 F.

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5. Acheté, au comptant contre un chèque, une machine industrielle
d’occasion pour 3 900 F.
NB : L’entreprise Douno pratique la méthode de l’inventaire
intermittent.
Travail à faire
- Analyser les opérations et présenter le journal
- Présenter schématiquement les comptes du grand livre après avoir
repris les soldes au 1er janvier.
- Établir la balance cumulée.
Exercice 3
Le 31 mars la balance de l’entreprise Diallo et frères se présente
comme suit :
N° Mouvements Soldes
comptes Intitulés
Débit Crédit Débiteurs créditeurs
101 Capital personnel 10 000 000 10 000 000
241 Matériel de transport 7 500 000 7 500 000
401 Fournisseurs 100 000 150 000 50 000
411 Clients 400 000 250 000 150 000
521 Banque 11 000 000 7 600 000 3 400 000
571 Caisse 10 250 000 8 000 000 2 250 000
601 Achats marchandises 3 500 000 100 000 3 400 000
605 Autres achats 450 000 450 000
701 Ventes marchandises 150 000 6 850 000 6 700 000
707 Produits accessoires 400 000 400 000

TOTAUX 33 350 000 33 350 000 17 150 000 17 150 000


Au cours du mois d’avril cette entreprise a effectué les
opérations suivantes :
01/4 Achat de matériel de bureau réglé par chèque BICIGUI
n° 14870 : 350 000F ;
03/04 Facture A 235 reçu de Sylla : marchandises 1 200 000 F
09/4 Chèque n° 14871 remis à Sylla : 950 000F
12/4 Facture V 801 à Danka : marchandises 1 500 000 F (pièce D
514)
18/4 versement d’espèces en banque : 1 500 000F

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21/4 Encaissement du loyer d’un garage nous appartenant :
200 000F (pièce R 305)
22/4 facture A 236 de Papeterie Kaloum : fournitures de bureau
125 000 F
25/4 reprise d’un fonds de commerce aux conditions suivantes :
- Clientèle et achalandage 3 000 000F
- Matériel de bureau 1 200 000F
- Matériel de transport 850 000F
Remis un chèque n° 14 872 de 1 500 000 F et obtenu pour le solde
un délai de 90 jours.
29/4 le client Danka nous remet un chèque de 1 000 000 F que nous
remettons à la BICIGUI pour encaissement.
Travail à faire :
- Après avoir reporté les totaux de la balance, enregistrer dans le
journal de l’entreprise Diallo et frère les opérations du mois d’avril.
- Présenter schématiquement les comptes du grand livre.
- Dresser une balance au 3à avril
- Vérifier les égalités fondamentales.
Exercice 4
En l’absence du comptable habituel, un remplaçant a passé dans le
journal les écritures suivantes à la date du 8 novembre (les libellés sont
exacts) :
8/11
401 Fournisseurs 1 200 000
601 Achats de marchandises 1 200 000
Sanoh sa facture A 21 : 1 200 000
– d° –
521 Banque 800 000
571 Caisse 800 000
chèque n° 14 502 pour alimenter la
caisse : 800 000F
– d° –
241 Matériel de transport 25 000
521 Banque 25 000
Chèque n° 14503 : achat de carburant :
25 000

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– d° –
521 Banque 3 000 000
162 Emprunt SGBG 3 000 000
Emprunt SGBG : 30 000 000

605 Autres achats 150 000


401 Fournisseurs 150 000
Sékou la facture A22 : machine à
écrire 350 000 F
– d° –
411 Clients 400 000
706 Services vendus 400 000
Fall ma facture VI : vente marchandises
400 000 F
-------------------- ---- --------------------
D’une part, des écritures correctement enregistrées dans le journal
ont fait l’objet d’erreurs de reports :
- un achat de 128 000 F de fournitures de bureau a été reporté au
débit du compte 601.
- Un chèque bancaire de 1 520 000 F remis à un fournisseur a été
imputé au crédit du compte 571.
- 1 800 000 F de loyer commercial réglé par chèque de virement
postal n’a pas été reporté ;
- l’enregistrement d’une vente au comptant de 35 000 F de
marchandises a été reporté deux fois ;
- un règlement de 125 000 F en espèces, effectué par un client a été
reporté pour 12 500 F.
Travail à faire :
Présenter les écritures permettant de corriger ces erreurs :
- dans le journal
- sur les comptes du grand livre.
Exercice 5
Le 1er juin, M. KLEIT crée une entreprise commerciale en apportant
5 000 000 FG déposés à la banque et 1 000 000 FG dans la caisse. Il a
effectué les opérations suivantes au cours du mois de juin :
04/06 achat de marchandises à crédit (facture 42) : 426 900 FG

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05/06 achat en espèces de papier et d’enveloppes (facture 87)
41 600 FG
06/06 paiement par chèque n° 940 du loyer du local commercial :
262 000 FG
11/06 achat de marchandises par chèque n° 941 (facture 2532) :
513 100 FG
12/06 vente de marchandises :
- à crédit (facture 37) : 208 700 FG ;
- au comptant en espèces : 116 200 FG ;
- au comptant par chèque (facture 38) : 243 900 FG.
13/06 paiement en espèces du lavage des vitres du local
(facture 272) : 4 900 FG
15/06 achat d’une machine à calculer, chèque n° 942 (facture 249) :
57 400 FG
17/06 paiement par chèque n° 943 de la prime d’assurance incendie :
176 000 FG
19/06 vente de marchandises à crédit (facture 39) : 164 900 FG
20/06 achat en espèces de timbres-poste : 50 000 FG
23/06 achat de marchandises à crédit (facture 9869) : 284 600 FG
25/06 vente de marchandises au comptant, encaissées par chèque
déposé à la BICIGUI (facture 40) :
937 500 FG
Travail à faire
1. enregistrer dans le journal les opérations ci-dessus
2. présenter le grand livre
3. présenter la balance des comptes au 30 juin
4. présenter le bilan arrêté au 30 juin et calculer le résultat

97

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CHAPITRE 6

LES COMPTES DE PATRIMOINE

Les comptes de patrimoine ou comptes de situation comprennent :


• Les comptes de l’actif du bilan :
- comptes d’actif immobilisé : charges immobilisées,
immobilisations incorporelles, et corporelles, avances et acomptes
versés sur commandes d’immobilisations, immobilisations financières ;
- comptes d’actif circulant : actif circulant hors activité ordinaire,
stocks, créances et emplois assimilés ;
- comptes de trésorerie – actif : titres de placement, valeurs à
encaisser, banque, chèques postaux et caisse.
• Les comptes du passif du bilan :
- capitaux propres et ressources assimilées : capital, résultat net et
subventions d’investissement ;
- dettes financières : emprunts, dettes de crédit-bail ;
- passif circulant : dettes circulantes hors activités ordinaires,
avances reçues des clients, dettes aux fournisseurs d’exploitation, dettes
fiscales et dettes sociales.
- comptes de trésorerie – passif : crédits de trésorerie et découverts
bancaires…

1. Les Comptes de l’actif


Du point de vue du fonctionnement, nous pouvons distinguer :
- les comptes de charges immobilisées
- les comptes d’immobilisations incorporelles et corporelles
- les comptes de tiers
- les comptes de créances
- les comptes de stocks
- les comptes de trésorerie-actif

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1.1 Les Comptes de charges immobilisées :
Les charges immobilisées sont définies par le SYSCOAHADA
comme des charges inscrites à l’origine selon leur nature dans les
comptes de gestion, mais dont il être démontrer qu’elles sont profitables
à l’existence et au développement de l’entreprise non seulement pour
l’exercice en cours, mais aussi pour les exercices à venir.
Le compte 20, destiné à enregistrer les charges immobilisées, est
ventilé en :
201 « FRAIS D’ETABLISSEMNT »
202 « CHARGES A REPARTIR SUR PLUSIEURS EXERCICES »
206 « PRIMES DE REMBOURSEMENT DES OBLIGATIONS ».
1.2 Les Comptes d’immobilisations incorporelles et corporelles :
Divers biens sont nécessaires à l’entreprise pour qu’elle puisse
fonctionner. Ces biens sont destinés à servir de façon durable à
l’activité de l’entreprise : ils ne se consomment pas par le premier
usage : ce sont des immobilisations.
Parmi ces biens, certains sont des objets (terrains, bâtiments,
matériels, etc.) qui ont une forme physique, un corps : ce sont des
éléments corporels ; d’autres sont immatériels : on les qualifie
d’éléments incorporels.
Les comptes d’immobilisations incorporelles et corporelles
appartiennent à la classe 2 qui regroupe les comptes de l’actif
immobilisé. Leur fonctionnement peut être résumé comme suit :
Débit Crédit

Entrées : apports, acquisitions, Sorties : ventes,


production ou locations (crédit-bail) destructions, disparition,
d’immobilisations mises au rebut
o Valeur d’apport, d’acquisition, de o Valeur d’entrée, des
création par l’entreprise de immobilisations vendues,
l’immobilisation détruites, disparues ou
o Subvention d’investissement reçue mises au rebut
o Valeur d’apport : lorsque les immobilisations sont apportées par
les associés ou par l’État, la valeur d’entrée est celle qui figure dans
l’acte d’apport
Valeur d’acquisition : les immobilisations achetées sont valorisées
au coût d’achat ou coût d’acquisition qui comprend notamment :

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- Le prix d’achat brut diminué des réductions commerciales (rabais,
remises et ristournes) ;
- Les frais directs d’achat tels que droit de douane, taxes non
récupérables assises sur le prix d’achat, frais de transport, commissions,
assurances ;
- Les frais de montage, d’installation et de mise en état d’utilisation ;
- Les charges financières directement rattachables à l’opération tels
les intérêts payés sur un emprunt ayant servi à financer des avances, des
acomptes, des préfinancements.
NB : Ne font pas partie du coût d’acquisition les frais d’acquisitions
tels que les honoraires des notaires et les droits d’enregistrement qui
sont considérés comme des charges à repartir sur plusieurs exercices.
Valeur de création : les immobilisations produites par l’entreprise
sont comptabilisées au coût de production qui est déterminé par
l’addition des éléments suivants :
- coût d’acquisition des matières et fournitures consommées
- charges directes et indirectes de production.
Remarque : les biens acquis à titre gratuit sont comptabilisés à leur
valeur vénale. Dans le cas d’un contrat de crédit-bail, la valeur d’entrée
est celle figurant dans le contrat ou à défaut la valeur actuelle des
redevances.

a) Entrées des immobilisations :


Immobilisations apportées :

2 Immobilisations (valeur d’apport) x


103 Capital personnel x

Immobilisations acquises :

2 Immobilisations (valeur d’acquisition) x


5./481 Comptes de trésorerie ou fournisseurs x

Immobilisations créées :
2… Immobilisations (valeur de création) x
72 Production immobilisée x

101

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b) Sorties des immobilisations ou cessions d’immobilisations :
Il convient de constater la sortie de l’immobilisation pour sa valeur
d’entrée, puis d’enregistrer le prix de cession et les frais de cession
éventuels. On utilise pour cela des comptes de charges et de produits
H.A.O (les cessions d’immobilisations n’étant pas, en règle générale,
considérées comme des opérations courantes) :
Le prix de vente :
5/485 Trésorerie ou de créance x
82 Produits des cessions d’immobilisations x

Frais de cession :
82 Produits des cessions d’immobilisations x
5./481 Comptes de trésorerie ou de dettes x

Sortie de l’immobilisation :

81 Valeur nette comptable des cessions x


d’immobilisation
2… Compte d’immobilisations x
c) Les comptes d’immobilisations incorporelles :
Les principaux comptes d’immobilisations incorporelles sont les
suivants :
212– Brevets, licences, concessions et droits similaires :
Ce sont des dépenses faites pour l’obtention de l’avantage que
constitue la protection accordée, sous certaines conditions, à l’acheteur,
l’auteur, ou au bénéficiaire, du droit d’exploitation d’un brevet, d’une
licence ou d’une marque.
213– Logiciels :
Coût des programmes, procédés et règles assortis ou non de
documentation acquise ou créée par l’entreprise en vue du traitement
automatique des données.
214 Marques :
Ce compte enregistre le coût d’acquisition des marques
215– Fond commercial :

102

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Il est constitué des éléments incorporels qui ne font pas l’objet d’une
évaluation et d’une comptabilisation séparée du bilan, et qui concourent
au maintien et au développement du potentiel d’activité de l’entreprise :
clientèle, achalandage, nom commercial, enseigne…
216– Droit au bail :
C’est le montant versé pour le renouvellement d’un bail
217– Investissements de création :
Sont notamment inscrites dans ce compte les dépenses
particulièrement élevées que les éditeurs engagent pour l’étude et la
production de certains ouvrages et certaines éditions (ouvrages de
grandes collections..). De même dans les autres secteurs.
219– Immobilisations incorporelles en cours :
Ce sont des immobilisations réalisées par l’entreprise elle-même,
mais inachevées lors des travaux de fin d’année.
d) Les comptes d’immobilisations corporelles :
Les immobilisations corporelles regroupent des biens matériels
acquis en pleine propriété, en nue-propriété, en usufruit et en crédit-
bail.
Pour les comptabiliser, nous utilisons les comptes suivants :
22– Terrains
23– Bâtiments, Installations techniques et agencements
241– Matériels
Application : Le 2/11 Création d’une entreprise par M. SIDIBE qui
apporte :
- du matériel de bureau pour 2 000 000 F
- des fonds déposés en banque 5 000 000 F
- un immeuble estimé à 12 000 000 F
- un terrain bâti évalué 1 000 000 F
- un terrain non bâti évalué 3 000 000 F
Le 5/11 Facture de MAME : véhicule automobile HT 3 000 000 F,
transport Conakry – Kankan 300 000 F, règlement par ordre de
virement bancaire.
Le 28/12 Reprise des éléments incorporels d’un fonds de
commerce : clientèle, achalandage et droit au bail pour 4 500 000 F ;
règlement par chèque bancaire.

103

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Le 31/12 Construction d’un hangar par l’entreprise elle-même :
coût 8 000 000 F
Le 31/12 Cession du terrain non bâti pour 4 500 000 F (règlement
par chèque bancaire).
Solution :
2/11
22 Terrain 4 000 000
231 Bâtiments sur sol propre 12 000 000
244 Matériel et mobilier 2 000 000
521 Banque 5 000 000
103 Capital personnel 23 000 000
5/11
245 Matériel de transport 3 300 000
521 Banque 3 300 000
Ordre de virement
28/11
215 Fonds commercial 4 500 000
521 Banque 4 500 000
chèque n°…
31/12
231 Bâtiment sur sol P 8 000 000
72 Production immobilisée 8 000 000
Facture nous-mêmes
– d° –
81 Valeur Nette Comptable des cessions 3 000 000
22 Terrains 3 000 000
– d° –
521 Banque 4 500 000
82 Produits des cessions 4 500 000
1.3. Les Comptes de titres
Selon le SYSCOHADA, on distingue essentiellement trois
catégories de titres :
26– Titres de participation
Ils sont constitués par les droits dans le capital d’autres entreprises,
matérialisés ou non par des titres, afin de créer un lien durable avec
celles-ci et de contribuer à l’activité et au développement de la société
détentrice.

104

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274– Titres immobilisés
Titres, autres que les titres de participation, que l’entreprise a
l’intention de conserver durablement : parts de capital (actions ou parts
sociales) ou placements à long terme (obligations).
50– Titres de placement :
Ce sont des titres cessibles, acquis en vue d’en retirer un revenu
direct ou une plus-value à brève échéance.
Le fonctionnement de ces comptes peut être résumé comme suit :
Débit Crédit

Entrées des titres : apports, acquisitions Sorties de titres (cessions)


o Valeur d’apport, o Valeur d’entrée des titres
o Coût d’acquisition des titres de cédés
participation
o Prix d’achat des autres titres immobilisés
a) Acquisition des titres

26 Titres de participation x
274 Titres immobilisations x
50 Titres de placement x
631 Frais bancaires des frais d’achat non x
immobilisés
5./481 Compte de trésorerie ou de dettes x
----------------------- -----------------------
b) Cessions des titres
Titres immobilisés : utilisation des comptes de cessions
d’immobilisations 81 et 82
Titres de placement :

• cas d’un prix de cession supérieur au prix d’achat


5.. Trésorerie x
50 Titres de placement x
777 Gains sur cessions de titres de placement x

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• cas d’un prix de cession inférieur au prix d’achat
5.. Trésorerie x
677 Pertes sur cessions de titres de placement x
50 Titres de placement x
1.4. Les Comptes de créances :
Les créances sont des droits personnels permettant à une personne
d’exiger d’une autre une certaine prestation ou une abstention.
Nous pouvons distinguer :
- les créances financières, immobilisées : prêts, dépôts et
cautionnement versés,
- les sommes dues par les clients
- les avances versées aux fournisseurs d’immobilisations ou
d’exploitation.
a) Comptes de créances financières, immobilisées
Les prêts accordés aux emprunteurs sont enregistrés dans les
comptes :
271– Prêts et créances non commerciales
272– Prêts au personnel
Les dépôts de garantie et les cautionnements versés par l’entreprise
sont inscrits au compte :
275– Dépôts et cautionnement versés
Application :
Journaliser les opérations désignées ci-après :
20/10 Pièces de caisse D4 : 36 000F d’avance sur commandes
versées à la GUINELEC.
02/11 Remis un chèque bancaire à notre employé SANOUSSI :
1 250 000F, il s’agit d’un prêt remboursable dans 9 mois.
05/12 Chèque bancaire reçu de la BPMG et remis en compte à la
SGBG : remboursement de 35 000 F d’avances sur consommations.

106

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Solution :
20/10
275 Dépôts et cautionnement versés 36 000
571 Caisse 36 000
2/11
272 Prêts au personnel 1 250 000
521 Banque 1 250 000
10/11
521 Banque 35 000
275 Dépôts et cautionnement 35 000

b) Comptes de clients
Leur fonctionnement peut être résumé comme suit :
411– CLIENTS
Débit Crédit

Montants des créances acquises Diminutions et recouvrement des créances


sur les clients o Retours sur ventes, réductions
o Ventes de marchandises, de accordées, remboursement de frais (nos
produits ou de services avoirs)
o Frais à la charge des clients o Règlements des clients
c) Comptes d’avances et acomptes versés aux fournisseurs
250– Avances et acomptes versés sur immobilisations : enregistre les
sommes versées aux
Fournisseurs d’immobilisations.
4091– Fournisseurs, avances et acomptes versés : ce compte
concerne les fournisseurs d’approvisionnements et de services.
Application :
- 12/12 Avance sur commande de matériel de bureau : 2 000 000 F
(ordre de virement).
- 26/12 Chèque remis à BOUBA : 1 500 000 F à titre d’avance sur
commande de diverses fournitures.
- 28/12 Facture A5 de BOUBA : fournitures diverses 3 200 000 F,
avance déduite 1 500 000 F net à payer 1 700 000 F.

107

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Solution :

------------- 20/12-------------------------
250 Avances et acomptes versés 2 000 000
521 Banque 2 000 000
--------------- 26/12-----------------------
4091 Fournisseurs avances et acomptes 1 500 000
521 Banque 1 500 000
---------------28/12-------------------------
605 Autres achats 3 200 000
4091 Fournisseurs avances et acomptes 1 500 000
4011 Fournisseurs 1 700 000
---------------- -----------------------

1.5. Les Comptes de stocks :


Les stocks comprennent notamment :
- les marchandises ou objets, matières et fournitures acquises par
l’entreprise, et destinées à être revendues en l’état.
- Les matières premières et fournitures liées qui sont destinées à être
incorporées aux produits fabriqués
- Les autres approvisionnements ou matières et fournitures
acquis(es) par l’entreprise et qui concourent à la fabrication ou à
l’exploitation sans entrer dans la composition des produits fabriqués ou
traités : matières consommables, emballages…
- Les produits fabriqués par l’entreprise : produits finis, produits
intermédiaires et résiduels, produits en cours…
Pour régulariser les stocks en fin d’année, on utilise le compte de
charge « 6031 variations des stocks de marchandises ». Ce compte sera
débité du stock initial (pour solde) et crédité du stock final (qui
remplace le stock initial).
La valorisation des stocks consiste pour chaque article différent à
multiplier la quantité par un coût unitaire. Les matières, les autres
approvisionnements et les marchandises sont évalués à leur coût
d’acquisition hors taxes déductibles, les encours et les produits sont
évalués à leur coût de production.

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Le SYSCOHADA préconise deux méthodes de calcul du coût
unitaire :
- soit la méthode du coût moyen pondéré (CUMP) sur la durée
moyenne de stockage.
- soit la méthode FIFO ou PEPS
Il convient de mentionner dans l’annexe la méthode d’évaluation
retenue.
Application :
Monsieur KABA commerçant d’articles de ménages au marché
Niger fournit à partir de son magasin les renseignements suivants :
Le stock initial : 15 articles à 315 F l’un ;
Achats de la période
13 articles à 325 F l’un ;
12 articles à 348 F l’un
Il en reste en stock en de période : 15 articles.
Quelle serait la valeur du stock final du commerçant KABA
Solution :
– méthode du coût moyen pondéré :
(15x315) + (13x325) + (12x348)
------------------------------------ = 328,15
15 + 13 + 12
Le stock final est estimé à : 328,15 x 15 = 4 922, 25 F
– méthode FIFO :
Le stock final est estimé à :
3 x 325 = 975
12 x 348 = 4 176
---------
5 151 donc la valeur unitaire représente 5 F
1.6. Les Comptes de trésorerie-actif
Il s’agit essentiellement des comptes :
513– Chèques à encaisser
514– Chèques à l’encaissement
521– Banques locales
571– Caisse

109

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585– Virements de fonds
Ces comptes s’inscrivent à l’actif du bilan lorsque leur solde est
débiteur en fin d’exercice ; dans le cas contraire (solde créditeur), ils
sont portés au passif du bilan.
521– Banque
Débit Crédit

Recettes (créances acquises) Dépenses (dettes contractées)


o Versements d’espèces o Chèques tirés par l’entreprise
o Virement en faveur de o Virement en faveur des tiers
l’entreprise o Règlement des factures domiciliées
o Remise de chèques à o Agios retenus
l’encaissement
o Achat de titres
o Intérêts en faveur de l’entreprise
o Revenus et ventes de titres

531– Chèques postaux


Débit Crédit

Recettes (créances sur le centre) Dépenses (dettes envers le centre)


o Versements d’espèces o Chèques de retrait pour alimenter la
o Virement en faveur de caisse
l’entreprise o Chèques remis aux tiers
o Remise de chèques à o Règlement des factures domiciliées
l’encaissement o Factures domiciliées réglées par le
centre
o Frais retenus par le centre
571– Caisse
Débit Crédit

o Recettes ou entrées d’espèces o Sorties d’espèces ou dépenses

2. Les Comptes du passif :


Nous distinguerons :
- les comptes de capitaux propres : le capital, le compte de
l’exploitant et le résultat net
- les comptes de dettes financières
- les comptes de passif circulant

110

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- les comptes de trésorerie – passif
2.1. Les Comptes de capitaux propres :
Nous n’envisagerons que le cas des entreprises individuelles qui
ouvrent les comptes suivants :
103– Capital personnel
104– Compte de l’exploitant
13– Résultat net de l’exercice
a) Le compte « capital personnel »
À la création de l’entreprise exploitée sous forme individuelle, le
capital initial est déterminé par la différence entre la valeur des
éléments actifs (biens) et la valeur des éléments passifs (dettes) que
l’exploitant décide d’inscrire au bilan de son entreprise.

103– capital personnel


Débit Crédit

Réduction du capital : - Apport initial : Biens – Dettes


- Retraits en espèces ou en - Augmentation du capital
nature - Nouveaux apports
- Pertes affectées - Bénéfices affectés
- Virement du solde débiteur du - Virement du solde créditeur du compte 104
compte 104 (compte de (compte de l’exploitant)
l’exploitant)
Application :
Journaliser les opérations suivantes chez KEITA
01/11 KEITA crée son entreprise : apports de 1 000 000 F en
espèces, 4 500 000 F en marchandises, 1 250 000 F en mobilier et
3 000 000 F déposés à la SGBG.
12/11 Augmentation du capital : apport d’une camionnette valant
9 000 000 F
18/11 Prélèvements en espèces pour les besoins personnels de
Keita : 750 000F

111

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Solution :

-------------------- 1/11--------------------
244 Matériels et mobilier 1 250 000
311 marchandises 4 500 000
521 Banque 3 000 000
571 Caisse 1 000 000
103 Capital personnel 9 750 000
------------------- 12/11-------------------
245 Matériel de transport 9 000 000
Capital personnel 9 000 000
--------------18/11--------------------------
104 Comptes de l’exploitant 750 000
571 Caisse 750 000
--------------- ------------------------
b) Le compte « Résultat net » :
Le résultat net de l’exercice peut être défini de deux façons :
- différence entre les produits et les charges de l’exercice
- variation des capitaux propres entre le début et la clôture de
l’exercice, hors nouveaux apports et retraits d’apports et hors
réévaluation.
Le résultat est inscrit au passif du bilan, quel que soit son signe :
- positif, il exprime le bénéfice réalisé durant la période
- négative, il exprime la perte générée par les opérations de la
période.
En cours d’exercice ce compte n’est pas mouvementé, il est
remplacé par des comptes de gestion :
- des comptes de produits enregistrent les opérations qui enrichissent
l’entreprise
- des comptes de charges enregistrent les opérations qui
l’appauvrissent.
En fin d’exercice tous ces comptes de gestion sont soldés par
virement au compte de résultat net qui seul apparaît au bilan.

112

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13– Résultat net
Débit Crédit

Solde des comptes de charges : Solde des comptes de produits :


Achats de marchandises, de matières Ventes de marchandises, de produits
et de fournitures finis et de services
o Consommations de services o Subventions reçues
o Salaire, impôts... o Revenus financiers
2.2. Les Comptes de dettes financières :
Les dettes financières sont des ressources stables provenant
essentiellement d’emprunts et de dettes de crédit – bail.
a) Les comptes d’emprunts et dettes assimilées :
Les emprunts et les dettes assimilées sont des ressources financières
externes contractés pour une durée supérieure à un an à l’origine, auprès
d’établissements de crédit, remboursable à terme et participent
concurremment avec les capitaux propres à la couverture des besoins
durables de l’entreprise.
Les annuités de remboursement comprenant :
- l’amortissement de la dette imputable au débit du compte
d’emprunt
- les intérêts imputables au compte « 671 intérêts des emprunts »
- les frais et taxes bancaires éventuels
162– Emprunts et dettes auprès des établissements de crédit
Débit Crédit

o Remboursements (amortissement de o Montant des emprunts à


la dette) rembourser

Application :
Journaliser les opérations suivantes :
- avis de crédit de la BICIGUI : Emprunt de 10 000 000 F portés en
compte
- avis de débit de la BICIGUI : annuité de remboursement de
3 800 000 F dont les intérêts qui s’élèvent à 1 800 000 F.

113

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Solution :

------------------- --------------------
521 Banque 10 000 000
1621 Emprunt BICIGUI 10 000 000
--------------------- ---------------------
1621 Emprunt BICIGUI 2 000 000
671 Intérêts des emprunts 1 800 000
521 Banque 3 800 000
--------------- -------------------------
b) Les dettes de crédit-bail :
Le crédit-bail est un contrat de location d’un bien meuble ou
immeuble, corporel ou incorporel, assorti d’une possibilité de rachat par
le locataire à certaines dates et en particulier à la fin du contrat ;
enregistré initialement comme location, ce contrat est retraité en fin
d’exercice comme un achat d’immobilisation.
La valeur d’entrée du bien acquis par contrat de crédit-bail est
inscrite au débit du compte d’immobilisation concerné et au crédit d’un
compte de dette financière : 172 Emprunts équivalents de crédit-bail
immobilier ou 173 Emprunts équivalents de crédit-bail mobilier.
Le compte se présente comme suit :
17– Dettes de crédit-bail
Débit Crédit

o Fractions des redevances payées o Valeurs d’entrée du bien : valeur


durant l’exercice : remboursement de figurant dans le contrat de crédit-bail ou
la dette valeur actuelle des redevances.
Application :
Journaliser l’opération suivante :
- Achat d’une camionnette le 1er mars en crédit-bail : Valeur
25 000 000 F HT.
Solution :
--------------------- 1/3---------------------
245 Matériel de transport 25 000 000
173 Emprunt de crédit-bail mobilier 25 000 000
--------------------- --------------------

114

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2.3 Les Comptes du passif circulant :
On peut distinguer :
- les dettes aux fournisseurs d’approvisionnement résultant des
achats à crédit de matières, de marchandises, de fournitures et de
services ;
- les dettes fiscales dues à l’État : impôts et taxes à payer
- les dettes sociales qui concernent le personnel et les organismes
sociaux (CNSS)
- les avances reçues des clients
- les dettes H.A.O résultant notamment des achats d’immobilisations
a) Les comptes de fournisseurs :
Nous étudierons le fonctionnement des comptes :
4011 Fournisseurs d’approvisionnement
481 Fournisseurs d’investissement
4011– Fournisseurs d’approvisionnement
Débit Crédit

Diminution des dettes o Dettes contractées (achats à


o Règlements effectués terme)
o Réductions obtenues sur facture o Marchandises
d’avoir o Matières et fournitures
o Retours de biens achetés o Services
o Frais remboursés par le fournisseur o Frais à la charge de l’acheteur

481– Fournisseurs d’investissements


Débit Crédit

Diminution des dettes o Dettes contractées (achats à


o Règlements effectués terme)
o Réductions obtenues sur facture o Immobilisations
d’avoir o Frais à la charge de l’acheteur
o Frais remboursés par le fournisseur
Le solde créditeur des comptes de fournisseurs exprime la dette de
l’entreprise envers les fournisseurs.
Application :
Journalisons les opérations suivantes :

115

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15/11 Facture A7 reçue de DIALLO : marchandises 1 500 000 F
30/11 Facture de Renault Guinée : véhicule HT 12 000 000F, TVA
non récupérable 20 %, règlement 25 % par chèques et le solde dans 6
mois.
23/12 Chèque remis au fournisseur Diallo : 1 000 000F.
Solution :

----------------- 15/11----------------------
601 Achat de marchandises 1 500 000
4011 Fournisseurs d’approvisionnement 1 500 000
------------------- 30/11--------------------
245 Matériel de transport 14 160 000
481 Fournisseurs d’investissement 10 620 000
521 Banque 3 540 000
---------------23/12--------------------------
401 Fournisseurs 1 000 000
521 Banque 1 000 000
----------------- ----------------------
b) Les dettes fiscales relatives aux impôts et taxes directs
Elles sont comptabilisées au crédit du compte « 442 État, autres
impôts et taxes », il s’agit notamment des impôts fonciers, des taxes sur
les ordures ménagères, des patentes, licences et les contributions
forfaitaires sur les salaires. En contrepartie, il convient de débiter le
compte « 64 Impôts et taxes ».

442– État, autres impôts et taxes


Débit Crédit

o Règlements des impôts et taxes o Avertissement pour impôts et taxes à


dus payer
Application :
Journaliser les opérations suivantes :
- Reçu un avertissement des contributions directes : patente à payer
1 850 000 F
- Règlement de l’avertissement par chèque bancaire tiré sur la
SGBG.

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Solution :

--------------- ------------------------
64 Impôts et taxes 1 850 000
442 État, autres impôts et taxes 1 850 000
------------------- ----------------------
442 État, autres impôts et taxes 1 850 000
521 Banque 1 850 000
--------------- ------------------------
c) Les avances reçues des clients
Elles sont comptabilisées au crédit du compte « 4191 Clients,
avances et acomptes reçus ». Ce compte sera débité pour solde lors de
la réception de la facture de vente correspondante :
4191 – Client, avances et acomptes reçus
Débit Crédit

o Avances et acomptes déduits o Avances et acomptes reçus des clients

d) Les Comptes de trésorerie-passif


Ici c’est l’entreprise qui doit à la banque donc les comptes de
trésorerie-passif sont essentiellement constitués de découverts bancaires
et des crédits de trésorerie.

EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
L’entreprise GUITAL est constituée le 1er janvier N, Monsieur Keita
propriétaire et exploitant, a apporté 80 000 000 F et déposée à la BPMG
puis a réalisé les acquisitions suivantes :
15/01 Acquisition d’un ensemble immobilier, se décomposant ainsi :
- terrains 10 000 000 F
- constructions 8 000 000 F
Règlement immédiat par chèques bancaires ;
18/01 Reprise d’un fonds de commerce :
- clientèle et achalandage 7 000 000 F
- logiciels 3 200 000 F
- matériel informatique 9 000 000 F

117

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Règlement de la moitié au comptant contre chèque bancaire ; obtenu
pour le solde un crédit de 15 mois.
25/01 Acquisition d’une machine-outil ; la facture se détaille ainsi :
- machine : prix HT 12 340 000 F
- montage et installations HT : 1 600 000 F
- TVA à 20 %
Règlement de la moitié par chèque bancaire, le solde à crédit dans 45
jours.
15/02 Achat du matériel de bureau 4 500 000 F HT (TVA 20 %) ;
Règlement au comptant par chèque de virement postal.
Travail à faire :
 Enregistrer les opérations dans journal de GUITAL.
Exercice 2
Au cours du mois de mars l’entreprise GUITAL a effectué en autres,
les opérations suivantes (TVA 20 %) :
- 03/03 : versement d’un acompte sur commande d’un véhicule de
tourisme : HT 3 000 000 F par chèques n° 15874 tiré sur la SGBG
- 10/03 : réception du véhicule de tourisme : prix HT total
18 000 000 F ; règlement de 5 000 000 F par chèque n° 15880 tiré sur la
SGBG et obtenu pour le solde un crédit de 18 mois.
- 15/03 : prêté 15 000 000 F à un employé : remboursement par
mensualité de 1 000 000 F. Remis un chèque n° 15905 tiré sur la
SGBG.
- 18/03 : versé 35 000F en espèces à EDG : avances sur
consommations d’électricité.
- 25/03 : Facture V451 à Diallo : produits fabriqués HT 500 000 F ;
la moitié est réglée immédiatement par chèque de virement postal.
- 28/03 : Facture A459 de Touré : marchandises HT 400 000 F ;
- 29/03 : Facture A460 de GUIMEUBLES : achat d’un meuble de
logement à 136 000 F TTC.
- 30/03 : Chèque n° 15877 tiré sur la SGBG en règlement du loyer
d’un atelier : 472 000 F TTC
- 31/03 : Liquidation de la TVA : TVA facturée 6 000 000 F, TVA
récupérable 3 200 000 F ; règlement par chèque bancaire n° 16002 tiré
sur la SGBG

118

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Travail à faire :
- Passer les écritures subséquentes dans le journal de GUITAL.
Exercice 3
L’entreprise DIANE a effectué les opérations suivantes :
- 12/2 Avances sur commandes d’une camionnette : 3 000 000 F
(ordre de virement)
- 26/2 Chèque de 500 000 F remis à titre d’avance sur commande de
marchandises
- 28/2 Facture A700 de Abou : marchandises 4 000 000 F, avance
déduite 500 000 F. Net à payer 3 500 000 F
- 31/3 Facture de Renault Guinée : camionnette 14 400 000 F,
avance déduite 3 000 000 F. Net à payer 11 400 000 F
Travail à faire :
- Écritures dans le journal de l’entreprise DIANE.
Exercice 4
L’entreprise DIOUMA a effectué les transactions suivantes :
- 14/3 vente de voiture au comptant : 10 000 000F (ordre de
virement)
- 20/4 Versement pour solde fournisseur concernant un achat du
mois de février : 230 000 F.
- 21/4 Facture A4 à BOUBA : marchandises 7 000 000 F, avance
reçue 400 000 F. Net à payer : solde.
- 12/5 Paiement par chèque les salaires des travailleurs : 12 000 000 F.
- 13/5 Obtention d’un emprunt à la SGBG : 18 000 000 F.
Travail à faire :
- Écritures dans le journal de l’entreprise DIOUMA.
Exercice 5
L’entreprise SOFA et Frères effectue les opérations ci-après :
- 18/6 elle achète à Kankan une moto pour l’agent chargé du
transport des produits à Kérouané.
- 25/6 Virement de 580 000 F espèces à la banque ;
- 26/6 Demba amène un bâtiment pour participer au capital de la
société.

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Travail à faire :
- Quelles seront les écritures subséquentes dans le journal de
l’entreprise SOFA
Exercice 6
L’expression « situation nette » est utilisée pour décrire la valeur
nette des biens que possède l’entreprise à une date donnée.
Pour une entreprise qui a un total actif de 15 000 000 F et des dettes
de 3 000 000 F, quelle est sa situation nette ?
Exercice 7
Le capital d’une entreprise est de 10 000 000 F, le montant de ses
dettes de 5 000 000 F, son total actif de 14 000 000 F.
Présentez le bilan et faites ressortir le résultat.
Exercice 8
On vous donne les éléments du bilan :
- Capital 3 000 000 F
- Banques 500 000 F
- Marchandises 3 000 000 F
- État 500 000 F
- Fournisseurs 3 200 000 F
- Caisse 400 000 F
- Emprunts 1 000 000 F
- Mobilier 500 000 F
- Matériel 2 500 000 F
- Clients 300 000 F
Présentez le bilan.
Calculez le résultat.
Exercice 9
L’entreprise Camco vous donne les éléments de son bilan, qui sont
les suivants :
- Capital 1 600 000 F
- Clients 700 000 F
- Fournisseurs 1 360 000 F
- Banques 300 000 F
- Caisse 500 000 F

120

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- Matériel 1 400 000 F
- Matières premières 500 000 F
- Produits finis 800 000 F
L’entreprise possède un fonds de commerce qu’elle a acheté
300 000 F.
Elle a souscrit un emprunt de 700 000 F dans une institution
financière, payable pendant 5 ans.
 Utilisez les informations ci-dessus pour :
- montrer la nature du résultat ;
- présenter le bilan ;
- calculer la situation nette de deux matières différentes et donner
votre opinion.
Exercice 10
Au 31 mars N, le bilan de l’entreprise Mpacko se présente comme
suit :
- Mobilier 400 000 F
- Matériel de transport 1 500 000 F
- Résultat (+) 500 000 F
- Banque 1 000 000 F
- Caisse 700 000 F
- Client 500 000 F
- Marchandises X
- Fournisseurs 4 100 000 F
 Quelle est la valeur du stock de marchandises ?
 Présentez le bilan au 31 mars N.

121

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CHAPITRE 7

L ES COMPTES DE GESTION

Les comptes de patrimoine ou comptes de bilan fournissent des


informations sur la situation de l’entreprise :
- Immobilisations en service
- Valeur des stocks
- créances acquisse sur les clients et autres débiteurs
- disponibilités en banque, aux chèques postaux ou en caisse ;
- capital engagé
- dettes contractées envers les fournisseurs et autres créances.
La comptabilité de situation permet de faire apparaître le résultat net
global de l’exercice :
RÉSULTAT NET = BIENS – (CAPITAL+DETTES)
Le chef d’entreprise ne désire pas seulement connaître le résultat net
global, synthétique, découlant de l’analyse de la situation de
l’entreprise, il souhaite également voir apparaître en comptabilité les
composantes de ce résultat, c’est-à-dire les produits et les charges.
La comptabilité de situation doit donc être complétée par une
comptabilité de gestion qui mettra en évidence le détail des charges et
des produits qui concourent à la formation du résultat net :
RÉSULTAT NET = PRODUITS – CHARGES
Ce résultat net sera obtenu après avoir calculé successivement :
- Le résultat d’exploitation : produits d’exploitation – charges
d’exploitation
- Le résultat financier : produits financiers – charges financières
- Le résultat des activités ordinaires : résultat d’exploitation + ou –
résultat financier
- Le résultat hors activités ordinaires : produits H.A.O – charges
H.A.O

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- Le résultat net : résultat des activités ordinaires + (ou –) résultat
hors activités ordinaires.

1. Les Composantes du résultat


1.1. Enrichissement de l’Entreprise : Les produits
Les produits sont des flux réels de sortie qui représentent la valeur
des biens et services vendus ou créés par l’entreprise.
Les produits sont à l’origine des ressources internes de l’entreprise
(ou résultat) c’est-à-dire des ressources que l’entreprise crée par son
activité : ils concourent à l’enrichissement de l’entreprise.
Les comptes de produits enregistrent des sommes reçues ou à
recevoir :
- soit en contrepartie de la fourniture par l’entreprise de biens,
travaux et services ;
- soit en vertu d’une obligation légale existant à la charge d’un tiers ;
- soit exceptionnellement sans contrepartie.
Le plan comptable SYSCOHADA distingue :
- Les produits concernant les activités ordinaires de l’entreprise
enregistrés dans les comptes de la classe 7 ;
- Les produits hors activités ordinaires comptabilisés dans des
comptes de la classe 8.
1.2. Appauvrissement de l’Entreprise : Les charges
Les charges sont des flux réels d’entrée qui constituent le coût des
biens et services vendus ou créés.
Les charges sont des emplois définitifs de ressources : elles réduisent
les ressources internes et concourent ainsi à l’appauvrissement de
l’entreprise.
Les comptes de charges enregistrent des consommations de valeurs
décaissées ou à décaisser par l’entreprise :
- soit en contrepartie de marchandises et autres approvisionnements,
travaux et services consommés par l’entreprise ;
- soit en vertu d’une obligation légale que l’entreprise que
l’entreprise doit remplir ;
- soit exceptionnellement sans contrepartie directe.
Le plan comptable distingue :

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- les charges concernant l’activité ordinaire de l’entreprise,
imputables aux comptes de la classe 6 ;
- les charges hors activités ordinaires comptabilisées dans les
comptes de la classe 8.

2. Les Comptes de charges


Les charges enregistrement des Emplois et sont donc normalement
débités. Il convient de créditer en contrepartie :
- un compte de trésorerie si la charge est réglée immédiatement
- un compte de dettes si la charge est comptabilisée avant règlement.
Les comptes de charges sont toujours débités du montant hors-taxes
récupérable ; les taxes sur le chiffre d’affaires supportées déductibles
sont considérées comme des créances sur l’État et à ce titre
comptabilisées :
- au début du compte « 445 États, TVA récupérable » s’il s’agit de la
taxe sur la valeur ajoutée (TVA) ;
- au début du compte « 446 États, autres taxes sur le chiffre
d’affaires » s’il s’agit de la taxe sur les activités financières (TAF).
Lorsque les taxes sur le chiffre d’affaires supportées sont non
déductibles, les comptes de charges concernés sont débités du montant
taxes comprises.
Nous étudierons successivement
- les services extérieurs
- les impôts et taxes
- les autres charges d’exploitation
- les charges financières
- les charges hors activités ordinaires
Les comptes d’achat, de variations de stocks, les frais de transport
sur achat et ventes, les charges de personnel ont déjà fait l’objet d’autres
chapitres traités dans le document.
2.1. Les services extérieurs
Deux comptes principaux sont prévus pour la comptabilisation de
ces services :
62 Services extérieurs A
63 Services extérieurs B

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Ces deux comptes seront débités du montant des factures, paiements
et rémunérations versés aux prestataires extérieurs à l’entreprise. Ils
seront exceptionnellement crédités des rabais, remises et ristournes
obtenus sur factures d’avoir.
Application
Journaliser les opérations suivantes :
- Le 31/3/N nous recevons la facture de la SOTELGUI pour les
appels émis : 400 000F HT payée par chèques bancaires de la SGBG.
- Le 30/4/N le règlement de la police d’assurance à l’UGAR pour
200 000 F par chèques postaux ;
- Le 4/5/N les frais de recrutement du nouveau personnel s’élèvent à
3 000 000 F réglés en espèces.
Solution :
---------------- 31/3/N-----------------------
628 Frais de télécommunication 400 000
445 État, TVA récupérable 80 000
521 Banque 480 000
-------------------30/4/N---------------------
625 Police d’assurance 200 000
531 Chèques postaux 200 000
----------------4/5/N-------------------------
6381 Frais de recrutement du personnel 3 000 000
571 Caisse 3 000 000
----------------- ---------------------
2.2. Les impôts et taxes
Le compte « 64 Impôts et taxes » enregistre au débit le montant des
charges correspondant à des versements obligatoires à l’État et aux
collectivités publiques pour subvenir à des dépenses publiques, ou
encore des versements institués par les autorités pour le financement
d’actions d’intérêt général.
Lorsque les impôts et taxes constatés en comptabilité ne font pas
l’objet d’un règlement immédiat, il convient de créditer un compte de
dette envers l’État : « 442 État, autres impôts et taxes ». Ce compte sera
soldé lors du règlement de la dette.
Application 1
Le 18/3/N : Avertissement pour patente à payer : 2 230 000F

126

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Le 20/3/N : paiement du bénéfice industriel et commercial (BIC) par
banque : 5 000 000F

----------------- 18/3/N----------------------
641 Impôts et taxes directs 2 230 000
422 État, autres impôts 2 230 000
-----------------20/3/N-----------------------
421 État, impôts et taxes sur le bénéfice 5 000 000
521 Banque 5 000 000
------------------ ------------------------
Le compte 642 Impôts et taxes indirects enregistre les taxes sur le
chiffre d’affaires non déductibles, supportées sur les achats et les frais
généraux qui ne peuvent être rattachés à un seul compte de charges.
Application 2
Journaliser les opérations suivantes :
15/5/N Achat de timbres fiscaux, pièce de caisse DF4 : 30 000F
20/5/N Avertissement pour amendes fiscales à payer : 1 500 000F
--------------- 15/5/N------------------------
646 Droits d’enregistrement 30 000
571 Caisse 30 000
-------------------20/5/N---------------------
647 Pénalités et amendes fiscales 1 500 000
442 État, autres impôts et taxes 1 500 000
------------------ -----------------------
2.3. Les autres charges d’exploitation
Le compte « 65 autres charges » enregistre le montant des charges,
de caractère souvent accessoire, qui entrent dans les consommations de
l’exercice en provenance des tiers pour le calcul de la valeur ajoutée de
gestion.
Il comprend les sous-comptes suivants :
- 651 Pertes sur créances clients et autres débiteurs
- 658 Charges diverses
Application 3
Le 21/6 nous constatons que notre créance de 200 000 F sur le client
Abou est irrécouvrable (opération sans TVA).

127

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------ 21/6/N------------------------
651 Pertes sur créances clients 200 000
411 Clients 200 000
------------ -------------------
2.4. Les charges financières
Elles sont comptabilisées au débit du compte « 67 Frais financiers et
charges assimilées » ; ce compte enregistre le montant des charges en
provenance de l’activité financière proprement dite de l’entreprise.
Application
Le 1/10/N nous empruntons 20 000 000 F à la BICIGUI ; les fonds
sont portés en compte. Un an plus tard, le 30/9/N+1 nous réglons par
ordre de virement la première annuité de remboursement : 6 000 000F
dont 2 000 000 F d’intérêts.
------ 1/10/N------------------------
521 Banque 20 000 000
1621 Emprunt 20 000 000
----30/9/N---------------------------
1621 Emprunt BICIGUI 4 000 000
671 Charges d’intérêts 2 000 000
521 Banque 6 000 000
-------- ------------------------
2.5. Les charges hors activités ordinaires (C.H.A.O)
Ce sont des charges qui ne sont pas liées à l’activité ordinaire de
l’entreprise et qui, de ce fait, n’ont généralement pas de caractère
récurrent :
- la nature de ces charges est inhabituelle, elles ne sont pas
fréquentes ;
- leur cause échappe au contrôle de l’entreprise ;
- elles ne sont pas prises en compte lors de l’évaluation de
l’entreprise.
Les comptes débités lors de leurs enregistrements sont :
81– Valeur comptable des cessions d’immobilisations
831– Charges HAO constatées : les frais excessifs de cessation
d’activité, les charges liées à des cataclysmes naturels (tremblement de
terre, inondation..), les pertes attribuées à la dévaluation d’une monnaie
stable comme le F, le coût d’un sinistre après prises en compte des
indemnités d’assurances… ;

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834– Pertes sur créances HAO
835– Dons et libéralités accordées
836– Abandon de créances consenties
Application
Le 12/7/N nous recevons la facture A45 de DAMANY : réparations
des immeubles inondés pour 600 000 F HT, TVA 20 % déductible ;
nous réglons par chèque bancaire.
Le 18/7/N nous constatons que le débiteur Sangaré à qui nous avions
cédé un véhicule d’occasion pour 3 000 000 F est insolvable.

------------------- 12/7/N--------------------
831 Charges HAO constatées 600 000
445 État, TVA récupérable 120 000
521 Banque 720 000
Chèque n°……
-----------------18/7/N-----------------------
834 Pertes sur créances HAO 3 000 000
485 Créances sur cession d’immobilisation 3 000 000
Sangaré insolvable
----------------- -----------------------

3. Les Comptes de produits


Les comptes de produits enregistrent des Ressources et sont donc
normalement crédités. Il convient de débiter en contrepartie :
- un compte de trésorerie si le produit est perçu immédiatement ;
- un compte de créances si le produit est comptabilité avant
règlement (à crédit).
Les comptes de produits sont toujours crédités du montant hors-
taxes ; les taxes sur le chiffre d’affaires facturées sont considérées
comme des dettes envers l’État et à ce titre comptabilisées :
- au crédit du compte « 443 États, TVA facturée » s’il s’agit de la
taxe sur la valeur ajoutée (TVA).
- au crédit du compte « 446 États, autres taxes sur le chiffre
d’affaires » s’il s’agit de la taxe sur les activités financières (TAF)
Nous étudierons successivement :
- les subventions d’exploitation

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- la production immobilisée
- les autres produits d’exploitation
- les revenus financiers
- les transferts de charges
- les produits hors activités ordinaires
Les comptes de produits d’exploitation et les comptes de produits
financiers appartiennent à la classe 7, les comptes de produits H.A.O
font partie de la classe 8.
Les comptes de ventes ont fait également l’objet d’une autre étude
dans le présent document.
3.1. Les subventions d’exploitation
Le compte « 71 subventions d’exploitation » est crédité du montant
des aides financières accordées par l’État, les collectivités publiques ou
les tiers. Elles sont destinées à compenser l’insuffisance du prix de
vente administré, ou à faire face à des charges d’exploitation.
Les abandons de créances à caractère commercial consentis en
faveur de l’entreprise sont assimilés à des subventions d’exploitation.
Application
Le 31/3/N l’État nous accorde une subvention d’exploitation de
4 000 000 F par notification

-------------- 31/3/N------------------------
4495 État, subventions à recevoir 4 000 000
710 Subventions d’exploitation 4 000 000
Subvention de l’État
----------- ----------------------------
3.2. La production immobilisée
Le compte « 72 Productions immobilisées » enregistre le coût de
production hors taxe des immobilisations produites par l’entreprise pour
elle-même :
- coût d’acquisition des matériaux consommés pour la production du
bien ;
- charge directe et indirecte de fabrication (main-d’œuvre, frais
généraux)
- charges financières imputables au financement du bien produit, en
contrepartie il convient de débiter le compte d’immobilisation concerné.

130

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Si la TVA facturée n’est pas déductible elle doit être incluse dans le
coût de l’immobilisation, dans le cas contraire elle doit être inscrite au
débit du compte « 445 TVA récupérable ».
Application
Le 31/5/N nous devons journaliser les factures suivantes :
- FR5 à nous-mêmes : Mobiliers de bureau HT 600 000F, TVA
20 %
- FR7 à nous-mêmes : Mobilier de logement HT : 100 000F, TVA
20 % non déductible.
----------------- 31/5/N---------------------
2444 Matériels de bureau 600 000
2447 Matériel et mobilier de logement 120 000
(100 000+ 20 000)
445 État, TVA récupérable 140 000
720 Production immobilisée 720 000
443 État, TVA facturée 140 000
----------------- ------------------------
3.3. Les autres produits d’exploitation
Le compte « 75 autres produits » enregistre tous les comptes divers
qui ne proviennent pas directement de l’activité productrice ou
commerciale de l’entreprise, ni de son activité financière ou de ses
relations avec l’État (subventions), mais qui relève néanmoins de ses
activités ordinaires.
Nous utiliserons notamment le compte divisionnaire 758 Produits
divers pour enregistrer les indemnités d’assurances reçues.
3.4. Les produits financiers
Le compte « 77 revenu financier et produit assimilé » enregistre les
ressources financières de l’entreprise.
Nous pouvons noter les subdivisions suivantes :
- 771 Intérêts des prêts
- 772 Revenus des participations
- 773 Escomptes obtenus
- 774 Revenus des titres de placement
- 776 Gains de change
- 777 Gains sur cessions des titres de placement

131

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Application
- le 5/2/N nous prêtons 1 500 000 F à un employé : chèque n° 5 tiré
sur IC BANK.
- Le 1/3/N il nous remet 68 000 F en espèces, montant de la
mensualité qui comprend 15 000 F d’intérêts et 3 000 F de TVA.

------------- 5/2/N--------------------------
272 Prêt au personnel 1 500 000
521 Banque 1 500 000
----------- 1/3/N--------------------------
571 Caisse 68 000
272 Prêt au personnel 50 000
771 Intérêts des prêts 15 000
443 État, TVA facturée 3 000
Mensualité de remboursement d’un prêt
au personnel
-------- ----------------------------
3.5. Les transferts de charges
Le compte « 78 Transfert de charge » est crédité :
- du montant des charges qui, en raison de leur nature, doivent être
affectées aux comptes du bilan « 20 Charges immobilisées » (frais
d’établissement, charges à repartir sur plusieurs exercices) ou « 211
Frais de recherches et de développement »
- du coût réel des avantages en nature accordés au personnel
(logement, nourriture, fournitures d’eau et électricité…) qui doit être
imputé du compte « 66 charges de personnel ».
Il a été prévu les subdivisions suivantes :
781 Transferts de charges d’exploitation
787 Transferts de charges financières
Après avoir enregistré les charges à transférer par nature dans les
comptes de la classe 6, il convient de les immobiliser en débitant les
comptes de charges immobilisées par le crédit du compte de transfert de
charges.

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Application
La société SANSOUN, créée le 07/02/N, paie le 12/03/N une facture
d’honoraires de 400.000 F HT à son avocat chargé des formalités de
constitution.
------------------ 12/3/N-------------------
6324 Honoraires 400 000
445 État, TVA récupérable 80 000
521 Banque 480 000
---------------- -------------------------
2011 Frais de constitution 400 000
780 Transfert de charges 400 000
---------------- -------------------------
3.6. Les produits hors activités ordinaires (P.H.A.O)
Le compte de produits hors activités ordinaires est crédité des
éléments de produits constatés, mais qui sont dépourvus de caractère
récurrent.
Il comprend les sous-comptes ci-après :
82– Produits des cessions d’immobilisations
841– Produits H.A.O constatés
845– Dons et libéralités obtenus
846– Abandons de créances obtenus
848– Transferts de charges H.A.O
881– Subventions d’équilibre reçues de l’État.
Application
Le 24/9/N nous bénéficions d’une aide extraordinaire de l’État à la
suite du sinistre dont notre entreprise a été victime : 5 000 000F réglés
virement bancaire.

------- 24/9/N------------------------
521 Banque 5 000 000
845 Dons et libéralités obtenus 5 000 000
Aide extraordinaire
--------------- --------------------------

133

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EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
Présenter le compte de résultat :
- Achat à crédit de marchandise à DOUNO : 8 000 F
- Achat de marchandises au comptant à KABA CONDÉ par
chèque :700F
- Enregistrement des salaires du mois 1 580 F
- Reçu avis du percepteur pour la CFU 920 F
- Reçu facture de l’électricien pour travaux effectués 930 F
- Payé en espèces à la livraison frais de transport de marchandises
achetées 103 F
- Achat de timbres postes en espèce 80 F
- Ventes de marchandises à crédit au client DIAKITE
- Ventes de marchandises au comptant en espèces au client TOURE
840 F
- Encaissement d’un loyer (immeuble rattaché à l’entreprise) 5 000 F
Exercice 2
À partir de la balance établie à la fin du huitième mois d’un exercice,
on obtient les éléments suivants :
- Total des soldes des comptes de l’actif : 183 622 F (y compris
stock de marchandises au début de l’exercice : 17 629 F).
- Total des soldes des comptes du passif : 150 387 F
- Un pointage rapide permet d’estimer à 12 000 F le stock à la fin de
ce huitième mois ; sachant que les amortissements sont évalués à 9 000
F pour ces huit mois, calculer le résultat net approché de l’entreprise à
la date d’établissement de la balance.
Exercice 3
Le 12 avril, j’enregistre, dans les comptes de mon entreprise, une
facture de réparations du garage, 1 520 F que je règle en espèces le 16
avril.
Ce même jour, je paie par caisse 4 700 F de frais de publicité que
j’avais comptabilisés antérieurement.
Présenter le schéma des flux et l’analyse comptable des opérations
du 12 et du 16. Les opérations du 16 constituent-elles des charges ?
Pourquoi ? Quelle différence faites-vous entre charges et dépenses ?

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Exercice 4
J’enregistre, le 1er avril, le montant du loyer qui m’est dû par
MARIAME, locataire d’une partie de mes bâtiments commerciaux :
10.000 F. MARIAME règle en espèces le 5 avril.
- Présenter le schéma des flux et l’analyse comptable de ces
opérations.
- Quelle différence pouvez-vous trouver entre Produits et Recettes ?
Exercice 5
Les comptes de produits d’une entreprise se présentent ainsi, à la fin
d’un exercice comptable : ventes, x ; produits hors activités ordinaires,
35 000 ; réductions accordées, 42 000 ; produits financiers, 7 200. Le
total des charges est de 7 480 000. Le stock initial est supérieur de
12 000 au stock final et le résultat est de 970.000.
Calculer le montant x des ventes.
Exercice 6
Une société d’édition KANKO enregistre le 6/3/le montant des
droits d’auteurs à payer en mars N, sur les ventes de N-1, soit 2 656 000
F HT. Le 15 mai elle reçoit une somme de 16 300 au titre de jetons de
présence versés par une société dont elle est « administrateur ».
Le 10 novembre, elle est informée par le syndic que la remise de
40 % accordée et acceptée par les créanciers de la librairie la Pensée en
règlement judiciaire est agréée par le tribunal et est donc définitive. La
créance de la KANKO est de 52 500 F TTC.
Travail à faire : enregistrer ces opérations au journal de la société
KANKO.
Exercice 7
Soit les comptes de gestion de la société Sodip pour l’exercice N :
Éléments Montants
Achats de marchandises 150 000 000
Achats de matières et fournitures 20 000 000
Stock initial de marchandises 4 000 000
Stock final de marchandises 3 000 000
Escomptes accordés 1 00 000
Ventes de produits finis 50 000 000
Stock initial de produits finis 10 000 000
Stock final de produits finis 12 000 000

135

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Annonces et insertions 140 000
Charges de personnel 15 000 000
Timbres fiscaux 50 000
Amendes et pénalités fiscales 450 000
Autres charges 2 000 000
Ventes de marchandises 220 000 000
Primes d’assurance 450 000
Dotations aux amortissements d’exploitation 1 700 000
Escomptes obtenus 250 000
Impôts sur le résultat 20 000 000
Valeurs comptables des cessions d’immo. 2 000 000
Produits (locations) 2 100 000
Voyages et déplacements 5 200 000
Documentation générale 500 000
Pertes sur créances 1 500 000
Gains sur risques financiers 700 000
Cadeaux à la clientèle 300 000

- Procédez au regroupement de ces charges et produits dans les


comptes.
- Déterminez les soldes significatifs de gestion dans le système
allégé.
Exercice 8
De la comptabilité de Nkoti, on a extrait les renseignements
suivants :
– Matières et fournitures 150 000 F
– Transports 30 000 F
– Frais de télécommunication 10 000 F
– Charges locatives 20 000 F
– Primes d’assurances 50 000 F
– Autres charges 18 000 F
– Production de la période (dont 200 000 stockées) 650 000 F
– Produits divers 30 000 F
- Calculez le résultat d’exploitation.
Exercice 9

136

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Le résultat net de l’entreprise Etame est bénéficiaire de 5 000 000 F
pour l’exercice N. Les éléments ci-dessous vous sont fournis :
– Achats de marchandises 4 700 000 F
– Charges HAO 1 800 000 F
– Services extérieurs A 1 750 000 F
– Revenus financiers 150 000 F
– Charges de personnel 6 500 000 F
– Ventes de marchandises à calculer
– Autres charges 700 000 F
– Produits HAO 2 800 000 F
– Impôts et taxes 2 200 000 F
- Déterminez les éléments manquants.
- Déterminez les soldes significatifs de gestion.
Exercice 10
La société Ady Shop fabrique des vêtements d’enfants, mais
commercialise également des articles achetés à d’autres fabricants.
Pour l’exercice N, on relève les opérations suivantes :
– Total des factures aux clients 365 672 000 F
(dont 302 604 000 F de vêtements fabriqués par la société)
– Total des achats de l’exercice 192 770 000 F
(dont 50 400 000 F d’achat d’articles destinés à être revendus « en
l’état » et le reste étant constitué par des achats de matières premières et
fournitures).
Au cours de la période, les stocks ont ainsi varié :
– Augmentation du stock de matières premières et
fournitures 2 174 000 F
– Diminution du stock de produits fabriqués 1 333 000 F
Les autres charges et produits de l’exercice ont été :
– Les impôts et taxes 13 422 000 F
– Les charges de personnel 72 417 000 F
– Les produits divers 1 040 000 F
– Les transports 7 442 000 F
– Les autres charges 35 410 000 F
- Présentez les soldes significatifs de gestion.

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CHAPITRE 8

LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA)


ET TAXE SUR LES CONSOMMATIONS TÉLÉPHONIQUES (TCP)

I. LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA)

1 Définition
La TVA est un impôt indirect qui frappe en général tous les biens et
services consommés ou utilisés en Guinée.
Grâce au jeu de la déductibilité (récupération) de la TVA payée et du
recouvrement de la TVA facturée ou collectée, cette taxe est en principe
neutre sur le plan des résultats de l’entreprise.
La TVA est un impôt assis sur la valeur ajoutée produite par
l’entreprise. Elle est un impôt sur les consommations.
En Guinée, la TVA a remplacé en juillet 1996 un ensemble d’impôts
indirects qui présentaient tous des inconvénients ou des
obstacles (difficultés de perception, absence de neutralité économique).
La TVA en tant que taxe unique et générale est perçue de façon
fractionnée à chaque stade du circuit de production ou de distribution.

2 Territorialité de la TVA :
L’application de la TVA est définie sur le plan géographique. Les
règles de territorialités précisent les critères à retenir pour qu’une
opération soit soumise ou non à la TVA sur le territoire guinéen. Par
ailleurs, les règles applicables aux opérations internationales diffèrent
selon la nature de l’opération.
Deux principes sont à retenir :
- Les livraisons des biens sont imposées dans le pays où est transféré
le droit d’en disposer comme un propriétaire ;
- Les prestations de services sont imposées dans le pays où le
prestataire a le siège de son activité économique.
En conséquence, lorsqu’elles sont effectuées par un assujetti à la
TVA en Guinée :

139

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- les exportations intracommunautaires de biens sont exonérées de la
TVA ;
- les importations d’un tiers, ainsi que les acquisitions de biens
d’origine extérieure sont imposées à la TVA.

3 Assujetties à la TVA :
Sont assujetties de plein droit à la TVA, toute personne physique ou
morale réalisant un chiffre d’affaires annuel égal ou supérieur à 500
millions GNF.
Sont également assujetties de plein droit à la TVA, les entreprises
nouvellement créées dont le montant total des investissements est égal
ou supérieur à 500 millions GNF.

4 Mécanismes de la TVA
La TVA est calculée sur le montant hors taxe (HT) : TVA = HT x
20 %
L’entreprise assujettie facture aux clients la TVA sur les ventes ou
les prestations de services, mais ne reverse à l’État (contributions
indirectes) que la différence entre la TVA sur ses ventes et prestations
et la TVA payée sur ses achats de biens et services.
a. La TVA facturée par l’entreprise
Il s’agit de la TVA collectée sur les produits, sur les prestations de
services et sur les cessions d’immobilisations. On distingue les deux cas
suivants :
- l’entreprise acquitte la TVA sur les débits ; la taxe doit être
reversée au titre du mois du fait générateur : livraison ou généralement
la date de facturation.
- l’entreprise acquitte la TVA sur les encaissements : la taxe doit être
reversée au titre du mois du fait générateur : le paiement.
b. La TVA récupérable
Il s’agit de la TVA payée par l’entreprise sur les charges et sur les
acquisitions d’immobilisations. Certaines TVA payées par l’entreprise
peuvent être non déductibles (véhicules de tourisme par exemple).
- TVA récupérable sur charges : récupérable le mois même du fait
générateur ;
- TVA récupérable sur immobilisations : récupérable au titre du mois
du fait générateur.

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NB :
Le fait générateur indique les conditions nécessaires à la déduction
de la taxe. Pour l’achat d’une marchandise, ce sera la date de la facture.
Pour l’achat d’une prestation (exemple : réparation), ce sera la date de
son paiement. C’est au titre de ce mois que la TVA sera déduite.
c. TVA à payer
Il s’agit de la TVA à décaisser par l’entreprise. Elle correspond à la
différence entre la TVA facturée et la TVA récupérable.
Elle est payable 15 jours suivant la fin du mois au titre duquel la
déclaration est établie.
Exemple :
TVA facturée par l’entreprise au titre de janvier ;
– TVA récupérable sur achats au titre de janvier ;
– TVA récupérable sur immobilisations au titre de janvier
La différence découlant de cette opération correspond à la
déclaration de la TVA à payer au titre du mois de janvier.
Cette TVA est payable au 15 février.

5 Base d’imposition et taux


d. Base imposable
Suivant l’article 367 du CGI, la base d’imposition est constituée par
toutes les sommes, valeurs, biens ou services perçus en contrepartie de
l’opération y compris les subventions ainsi que tous les frais, taxes et
prélèvements de toute nature y afférents à l’exclusion de la taxe sur la
valeur ajoutée elle – même.
La base d’imposition est notamment constituée par :
- le montant des marchés mémoires ou facture pour les travaux
immobiliers exécutés ;
- la valeur des produits reçus en paiement du bien livré, augmentée
éventuellement du montant de la soulte encaissée pour les échanges.
- En ce qui concerne les prestations de services, toutes les sommes et
tous les avantages reçus et, le cas échéant, la valeur des biens
incorporés dans l’exécution du service.
- Le prix de revient des biens ou des services, pour les livraisons ou
prestations à soi – même

141

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- la différence entre le prix de vente et le prix d’achat en ce qui
concerne le commerce des biens d’occasion. (LF 1996, art.22)
L’article 368 du même code indique par ailleurs que la base
d’imposition sur les fournitures d’eau et d’électricité est déterminée
après application d’un abattement pratiqué sur chaque facture
mensuelle. Cet abattement est de 20 000 F pour l’eau et 50 000 F pour
l’électricité. (LF 1996, art.23)
Pour les importations faites en Guinée, la base imposable à la taxe
sur la valeur ajoutée au cordon douanier est constituée par la valeur en
douane augmentée des droits et taxes de toute nature liquidée par
l’administration des Douanes à l’exception de la taxe sur la valeur
ajoutée. (art.369 du CGI)
Sont exclus de la base d’imposition :
- les escomptes de caisse, remises, rabais et ristournes et autres
réductions de prix consentis à condition qu’ils bénéficient effectivement
et pour leur montant exact au client ;
- les débours qui ne sont que des remboursements de frais et qui sont
facturés pour leur montant exact au client (LF 1996, art.25)
- la marge de détail prévu dans la structure des produits pétroliers sur
l’essence, le gazole et le pétrole (LF/R96, art.15).
- Les sommes perçues à titre de consignation lors de la livraison
d’emballages identifiables, récupérables et réutilisables. Lorsque ces
emballages n’ont pas été rendus au terme des délais en usages dans la
profession. La taxe sur la valeur ajoutée est due sur le prix de cession.
(LF 1996, art.26)
e. Taux de TVA
La TVA s’obtient en appliquant le taux sur le montant hors taxe. En
Guinée, conformément à l’article 373 du CGI les taux de la TVA sont
les suivants :
- Le taux général 20 % : applicable à toutes les opérations taxables à
l’exclusion des exportations et des transports internationaux.
- Le taux 0 % : applicable aux exportations et aux transports
internationaux.
La relation entre le montant HT et le montant TTC s’établit comme
suit :
TTC=HT+TVA avec TVA=20%HT ;
TTC=HT+20%HT=HT (1+ 20 %) = (120/100) HT=1,20HT;

142

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TTC=1,20 HT

TTC=1,20 HT HT=TTC/1, 20 TVA=20%HT

6 Obligations des redevables de la TVA


Les redevables de la TVA doivent :
• Tenir une comptabilité régulière et disponible en République de
Guinée comportant :
- Un livre journal coté et paraphé :
- Un journal des ventes :
- Un journal des achats :
- Un livre d’inventaire.
• Délivrer une facture pour les opérations imposables effectuées
avec d’autres assujettis. Cette facture doit obligatoirement faire
apparaître :
- Son nom et adresse exacts avec mention de son numéro
d’identification fiscale :
- Le nom et l’adresse du client :
- Le montant des opérations hors taxes :
- Le montant de la TVA et le taux appliqué :
- Le montant toutes taxes comprises.
• Payer la TVA à l’administration suite à sa déclaration déposée au
plus tard le 15 du mois suivant.

7 Enregistrement comptable de la TVA :


Le SYSCOHADA préconise l’enregistrement hors taxe des achats et
des ventes. Nous distinguons les principaux schémas suivants :
7.1. TVA sur achats d’immobilisations
Les immobilisations acquises par l’entreprise doivent être
comptabilisées pour leur coût d’achat hors taxe récupérable. Le montant
de la taxe à récupérer est inscrit au débit du compte 4451 État, TVA
récupérable sur immobilisations.

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--------------- ------------------------
2. Comptes d’actif immobilisé x
4451 État, TVA récupérable sur immobilisation x
481 Fournisseurs d’investissement x
5. Compte de trésorerie x
--------------- ----- ----------------------

NB : s’il s’agit d’une entreprise qui a pour vocation de procéder à


des cessions courantes d’immobilisations, les achats à crédit sont
inscrits au compte 40 fournisseurs et comptes rattachés.
Application
La société HAMANA SARL a reçu la facture suivante du
fournisseur INDUSTRIE PLUS lors de l’acquisition d’une machine
industrielle :
Facture n° 99/03
– machine tronçonneuse 25 000 000 F
– TVA 20 % 5 000 000 F
------------------------
Total à payer 30 000 000 F ;
Facture payable 120 jours fin de mois
Solution :
La comptabilisation de cette facture donne :
--------------------- -----------------------
241 Mat. et Outil. Industriel et commercial 25 000 000
4451 État, TVA récupérable sur immobilisation 5 000 000
481 Fournisseurs d’investissement 30 000 000
Facture n° 99/03 : achat tronçonneuse
-------------------- ---------------------------
Cas particuliers :
 Cas où l’entreprise est assujettie partiellement à la TVA : dans ce
cas, le coût d’achat de l’immobilisation inclut la partie de la taxe non
récupérable.
Application
La société CAMARA est propriétaire d’un immeuble qu’elle a
donné en location à usage commercial et à usage d’habitation. Elle fait

144

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l’acquisition d’une machine à écrire pour ses bureaux dont la facture se
présente ainsi :
– machine à écrire 540 000 F
– TVA 20 % 108 000 F
-----------------
Valeur TTC 648 000 F
La société utilise un prorata provisoire de 64 %. Par conséquent, la
TVA de 97 200 F n’est déductible qu’à hauteur de 108000x64%=
69 120 d’où la valeur à immobiliser est : 648 000 – 69 120 = 578 880 F.
Solution
Les écritures se présentent comme suit :

-------------------- ------------------------
2441 Matériel de bureau 578 880
4451 État, TVA récupérable sur immobilisa. 69 120
481 Fournisseurs d’investissement 648 000
Facture n°… : machine à écrire
------------------- ---------------------------
La déduction au prorata de la TVA de 97 200 F s’explique par
l’utilisation de la machine pour des opérations imposables (location à
usage commercial) et des opérations exclues du droit à déduction
(location à usage d’habitation).
 Cas où la taxe porte sur une immobilisation exclue du droit à
déduction : cas des véhicules non affectés au transport des
marchandises, du mobilier et matériel de logement.
Dans ces cas, la taxe grevant l’immobilisation ne peut pas être
récupérée. Par conséquent, le bien doit être immobilisé pour son coût
d’achat TTC.
Application
La société BALDE SA a reçu les factures suivantes :
- Facture n° 1005 : achat d’une cuisinière pour logement du
Directeur ; montant HT 150 000 F ; TVA 27 000 F ; montant TTC :
180 000 F.
- Facture n° 826/A Diallo Auto : achat d’un véhicule Peugeot 306
coût : 6000 000 F TTC dont TVA : 1000 000 F.
Passer les écritures en considérant que la TVA n’est pas déductible.

145

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Solution
----------------------- -------------------
2447 Matériel et mob de logement du personnel 180 000
245 Matériel de transport 6 000 000
481 Fournisseurs d’investissement 6 180 000
Facture n°… : cuisinière et Peugeot 306
------------------------- ----------------------
7.2. TVA sur achats destinés aux stocks
La TVA payée sur les stocks destinés à des opérations imposables
(achats ou fabrication) est récupérable. Au cas où la TVA n’est pas
récupérable, elle est en principe incluse dans le coût d’achat du bien,
comptes 601 ; 602 ; 604. Si la ventilation ne s’avère pas possible, elle
est enregistrée par nature dans les comptes 645 Impôts et taxes
indirects.
La comptabilisation des acquisitions de stocks est faite selon le
schéma suivant :
--------------------- -----------------------
60.. Achats (TVA non récupérable incluse) HT
4452 État, TVA récupérable sur achats TVA
401 Fournisseurs, dettes en compte TTC
Facture n°… :………
-------------------- -----------------------
Application
La société BAH SARL a reçu les factures suivantes :
o Facture n° 750/A
– marchandises 1 890 000 F
– TVA 20 % 378 000 F
Total à payer 2 268 000 F
o Facture n° 09/N
– matières premières A 1 890 000 F
– matières premières B 2 500 000 F
Total HT 4 200 000 F
– TVA 20 % 840 000 F
Total TTC 5 040 000 F

Solution :

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La comptabilisation de ces factures donne les écritures suivantes :

--------------------- -----------------------
601 Achats de m/ses 1 890 000
4452 État, TVA récupérable sur achats 378 000
401 Fournisseurs, dettes en compte 2 268 000
Facture n° 750/A : achat de m/ses
-------------------- ------------------------
602 Achats de ma/3 1ères et fournitures 4 200 000
4452 État, TVA récupérable sur achats 840 000
401 Fournisseurs, dettes en compte 5 040 000
Facture n° 750/A : achat de m/ses
---------------------- -------------------------
Remarque : La TVA sur stocks peut faire l’objet d’une déduction au
prorata. Dans le cas de cette déduction au prorata, la partie de la TVA
sur stocks non récupérable est comptabilisée au débit des comptes 601 ;
602 ; 604.
Application :
La société SIDIBE est au registre de la TVA au prorata. Son prorata
est de 70 %.
Au cours du mois de mars, elle reçoit la facture suivante :
Facture n° 750/A
– marchandises 1 000 000 F
– TVA 20 % 200 000 F
Total à payer TTC 1 200 000 F

Solution
Le prorata de déduction étant de 70 %, la taxe récupérable est de
200 000 x70% = 140 000 F et le complément de déduction est : 200 000
– 140 000 = 60 000 F.

------------------------- -------------------
601 Achats de marchandises 1 060 000
(1 000 000 + 60 000)
4452 Etat, TVA récupérable sur achats 140 000
401 Fournisseurs, dettes en compte 1 200 000

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Suivant facture n°….
-------------------- ---------------------------

7.3. TVA sur frais généraux


Les frais généraux correspondent aux différentes charges de
l’entreprise sauf exclusion expresse, la TVA supportée par l’entreprise
sur ses charges d’exploitation est déductible et doit être comptabilisée
au débit du compte 4454 États, TVA récupérable sur transports ou du
compte 4454 États, TVA récupérable sur services extérieurs et autres
charges.
Toutefois, la taxe supportée sur certains frais généraux tels que le
carburant des véhicules de tourisme et de transports, les pièces de
rechange des dits véhicules, l’entretien de ces véhicules ne peut être
déduite. Dans ce cas, la taxe payée par l’entreprise non récupérable est à
enregistrer dans le compte de charges concerné. Si la ventilation s’avère
impossible, elle est enregistrée dans le compte 645 Impôts et taxes
indirects.
Application
La société TALL a effectué les opérations suivantes :
2/4 : Règlement chèque n° 100 de la quittance d’électricité des
locaux, montant TTC 120 000 F (TVA 20 000 F) ;
3/4 : payé par caisse la fourniture de gaz destiné au logement du
Directeur, montant HT : 67 500 F et TVA 13 500 F ;
6/4 : payé par virement bancaire la quittance téléphonique du bureau
de 177 000 F TTC, la TVA est de 30 000 F ;
7/4 : payé par chèque n° 101 : des frais de publicité non déductible
pour 650 000 F HT, la TVA sur ces frais s’élève à 130 000 F.
Comptabiliser ces opérations au journal de la société TALL.

148

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Solution
------------------------ 2/4 ---------------------
6052 Fournitures non stockables, Électricité 1 054 000
4452 État, TVA récupérable sur achats 210 800
521 Banque 1 264 800
Chèque N° 100 : règlement quittance
électricité.
------------------------3/4-----------------------
6053 Fournitures non stockables et A Énergie 47 200
571 Caisse 47 200
PC n°… : règlement facture gaz
-------------------------- ---------------------
6242 Entretien et repart des biens mobiliers 79 650
571 Caisse 79 650
PC n°… : frais réparation véhicule
--------------------------- ----------------------
6281 Frais de téléphone 150 000
4454 Etat, TVA récupérable sur service extérieur 30 000
521 Banque 180 000
N°..: règlement quittance téléphonique
---------------------- -------------------------
627 Publicité, publication Relations publiques 767 000
521 Banque 767 000
Suivant chèque N01 frais de publicité
--------------------- ---------------------------
7.4. TVA sur factures de ventes ou de prestations de services
Les entreprises assujetties à la TVA sont tenues de facturer, sur leurs
ventes ou leurs prestations de services, la TVA au taux de 20 %.
En agissant ainsi, les entreprises collectent un impôt dont elles n’ont
pas la charge, d’où l’appellation de TVA facturée.
Par conséquent, cette dette est à constater au crédit du compte 443
États, TVA facturée.
Pour faciliter les déclarations mensuelles, il est recommandé d’avoir
des sous-comptes de TVA facturée et de ventes correspondant au taux
de 20 %.
La comptabilisation d’une facture de vente avec TVA peut être
schématisée comme suit :

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--------------------- -----------------------
41 Clients et compte rattachés TTC
7. Comptes de produits HT
443 État, TVA facturée TVA
Facture n°… :………
--------------------- --------------------------
Application
Enregistrer au journal les factures de ventes et de prestations à crédit
suivant :
6/9 : Réparation machine à écrire de la société CAMARA coût HT :
160 000 F, TVA 32 000 F ;
7/9 : Facture n° 740/V à GAYE et fils : marchandises 1 100 000 F
HT ; TVA 220 000 F ;
8/9 : Facture n° 879/V à FALL : marchandises 8 540 000 F HT,
TVA 108 000 F ;
10/9 : Facture adressée à la société KAC : entretien de la
photocopieuse : 65 000 F HT, TVA 13 000 F.
Solution :
--------------------- ----------------------
411 Clients 192 000
706 Services vendus 160 000
4432 État, TVA facturée sur prestation de 32 000
service
Facture à Camara : réparation
------------------- ------------------------
411 Clients 1 320 000
701 Vente de marchandises 1 100 000
4431 État, TVA facturée sur ventes 220 000
Facture n° 740/V : GAYE et fils
--------------------- -------------------------
411 Clients 8 648 000
701 Vente de marchandises 8 540 000
4431 État, TVA facturée sur ventes 108 000
Facture n° 879/V : vente à FALL
-------------------- ----------------------

150

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411 Clients
706 Services vendus 78 000
443 État, TVA facturée sur prestation 65 000
Facture à KAC 13 000
-------------------- -----------------------
7.5. Liquidation de la TVA
À la fin de chaque mois, l’entreprise doit déterminer le montant de la
TVA due à l’état, cette TVA à reverser découle de l’imputation de la
TVA récupérable sur la TVA facturée :
Si la TVA récupérable est supérieure à la TVA facturée, cela
entraîne un crédit de TVA qui fait l’objet de remboursement au
contribuable par l’État.
La déclaration de cette TVA due ou crédit de TVA se justifie par les
expressions suivantes :
Ou
TVA due = TVA facturée – TVA récupérable

TVA due = TVA facturée – TVA récupérable sur


immobilisation – TVA récupérable sur biens/services

Crédit de TVA = TVA récupérable – TVA facturée


Le mois suivant la TVA due se déterminera comme suit :

TVA due = TVA facturée – TVA récupérable – crédit de


TVA
Ces opérations aboutissent en comptabilité aux écritures suivantes :
– Comptabilisation de la déclaration
-------------------- ------------------------
443 État, TVA facturée x
445 État, TVA récupérable x
4441 État, TVA due x
Liquidation de TVA
-------------------- ---------------------------

151

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– Écritures de règlements de la TVA :
Lors du règlement au 15 du mois suivant (au plus tard) de la dette
ainsi constatée, on passe l’écriture suivante :
-------------------- ------------------------
4441 État, TVA due x
5. Comptes de trésorerie x
-------------------- ---------------------------
Lorsque le montant de la TVA récupérable est supérieur à celui de la
TVA facturée, la différence constitue un crédit de TVA à reporter. Il est
imputé au débit du compte 4449 État, crédit de TVA à reporter, les
écritures à passer sont alors les suivantes :
-------------------- ------------------------
443 État, TVA facturée x
4449 État, crédit de TVA à reporter x
445 État, TVA récupérable x
-------------------- ---------------------------
Ce crédit de TVA sera déduit de la TVA facturée dès que cela sera
possible :

TVA due= TVA facturée – TVA récupérable – Crédit de


L’enregistrement s’effectue comme suit :
-------------------- ------------------------
443 État, TVA facturée x
4449 État, crédit de TVA reporté x
445 État, TVA récupérable x
4441 État, TVA due x
-------------------- ---------------------------

Application
Au 30 novembre, les informations suivantes sont tirées de la
comptabilité de la société BARRY pour la liquidation de la TVA du
même mois :
TVA récupérable 5 530 000 F
TVA facturée 8 185 000 F
Déterminer le montant de la TVA à payer au titre du mois de nombre
et passer les écritures comptables.

152

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Solution :
TVA à payer = TVA facturée – TVA récupérable
= 8 185 000 – 5 530 000 = 2 655 000
-------------------- ------------------------
4431 État, TVA facturée sur ventes 8 185 500
4452 État, TVA récupérable sur achats 5 530 000
4441 État, TVA due 2 655 000
Liquidation de TVA
-------------------- ---------------------------
Au moment du reversement au service des impôts pour le trésor
public, les comptes suivants seront utilisés :
-------------------- ------------------------
4441 État, TVA due 2 655 000
5. Comptes de trésorerie 2 655 000
-------------------- ---------------------------

II. LA TAXE SUR LA CONSOMMATION TÉLÉPHONIQUE


(TCT)

1. Définition :
La Taxe sur la Consommation téléphonique (TCT) est une taxe
indirecte assise sur l’ensemble des appels téléphoniques fixes et
mobiles, les interconnexions et le roaming.

2. Champ d’application et redevables :


La Taxe sur la Consommation téléphonique est assise sur les appels
téléphoniques fixes et mobiles, les interconnexions et le roaming.
Sont assujetties à la TCT, les entreprises et sociétés détentrices d’une
licence d’exploitation de réseaux téléphoniques.
La TCT est une Taxe sur consommation à la charge du client et de
facto est non déductible pour l’entreprise dans la détermination de son
résultat.

3. Tarif :
Le tarif de la Taxe sur Consommation téléphonique est fixé à un (1)
franc guinéen par seconde d’appel téléphonique fixe et mobile au
national et à l’international, d’interconnexion et de roaming.

153

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Les sociétés disposant d’un système de tarification à la minute
devront adapter le décompte de la TCT à la seconde.

4. Fait générateur et exigibilité :


Le fait générateur de la TCT intervient au moment de l’appel
téléphonique, de l’interconnexion ou du roaming.
La TCT est exigible le mois au cours duquel l’opération taxable est
intervenue et est payable au plus tard le 15 du mois suivant.

5. Obligations des redevables et modalités de paiement :


Les modalités de déclaration, de paiement, de contrôle et de
contentieux de la TCT, relèvent de la compétence de la Direction
nationale des Impôts et sont exécutées dans les mêmes conditions et
délais qu’en matière de Taxe sur la Valeur ajoutée.
La TCT est liquidée par les entreprises concernées sur une
déclaration spéciale dont l’imprimé est fourni par l’administration
fiscale.

6. Incidences fiscales :
La TCT est exclue de la base de calcul de la Taxe sur la Valeur
ajoutée.

7. Dispositions spécifiques :
Les agents et cadres de la Direction nationale des Impôts, pour les
besoins de leurs travaux d’assiette et de contrôle, pourront obtenir de
l’ARPT, toute information disponible de nature à leur permettre
d’opérer des recoupements avec les éléments déclarés par les sociétés
de téléphonie.

8. Dispositions transitoires :
Le ministère du Budget, en relation avec le ministère des Postes,
Télécommunications et des nouvelles Technologies de l’Information et
de la communication, mettra à la disposition de l’Autorité de
Régulation des Postes et Télécommunications les ressources nécessaires
à l’acquisition des équipements et expertises lui permettant de
déterminer le volume d’appels, d’interconnexions et de roaming réalisés
par mois et par opérateur de téléphonie.
Sous réserve des dispositions de l’Alinéa ci-dessus, l’Autorité de
régulation des Postes et télécommunications, afin de permettre un

154

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recoupement contradictoire, communiquera chaque mois à la Direction
nationale des Impôts le volume d’appels, d’interconnexions et de
roaming réalisés par mois et par opérateur de téléphonie.
Schéma de comptabilisation
M
411 Client x
706 Services vendus x
446 État, autres taxes sur le chiffre x
d’affaires
Facturation services télécom
M+1
446 État, autres taxes sur le chiffre x
d’affaires x
52 Banque
Paiement de la TCT
Application :
Dans la mise en application de la loi L002/AN du 20 mars 2015, la
société Orange Guinée a enregistré au mois de juillet 2015 les volumes
d’appel téléphonique, d’interconnexion et de roaming suivants :
1. Appels téléphoniques : 9.000.000 secondes soit 7GNF/seconde
2. Connexion internet : 10.000.000 secondes soit 5 GNF/seconde
3. Roaming: 1.000.000 secondes soit 3 GNF/seconde
Travail à faire :
⋅ Calculer le chiffre d’affaires réalisé par la société Orange Guinée,
⋅ calculer la TCT à verser à l’État et préciser à quel moment cette
taxe doit être versée au Trésor Public,
⋅ passer les écritures comptables relatives à l’enregistrement du
chiffre d’affaires et de la TCT.
Solution
1. Chiffre d’affaires réalisé par la société Orange Guinée (CA)
CA= 9.000.000 x7 + 10.000.000 x 5 + 1.000.000 x 3 =
116.000.000 GNF
2. Taxe sur la consommation de la téléphonie (TCT)
Suivant l’article 3 de la loi instituant la TCT, le tarif de la taxe sur la
consommation téléphonique est fixé à un (1) franc guinéen par seconde
d’appel.

155

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Ainsi, la TCT = (9000.000 +10.000.000 + 1000.000) x 1 GNF =
20.000.000 GNF
La TCT est une taxe indirecte liquidée par la société de téléphonie et
payée plus tard le 15 du mois qui suit, dans ce cas la TCT enregistrée au
mois de juillet 2015 doit être payée plus tard le 15 août 2015.
3. Schéma d’écritures comptables
Enregistrement du chiffre d’affaires et paiement de la TCT

30/07/N
411 Client 136 000 000
706 Service vendu 116000 000
446 État, autres taxes sur le chiffre d’affaires 20 000 000
Facturation services télécom
15/08/N
446 État, autres taxes sur le chiffre d’affaires 20 000 000
52 Banque 20 000 000
Paiement de la TCT
EXERCICES PROPOSES
Exercice n° 1 :
Vous disposez des informations suivantes :
MOIS TVA facturée TVA récupérable
Octobre 500 000 380 000
Novembre 600 000 720 000
Décembre 1 200 000 900 000
Janvier 850 000 1 300 000
Février 900 000 650 000
Au 1/10/N, le solde du compte 4449 était débiteur de 70.000 fg ;
La TVA est réglée le 15 de chaque mois par chèque barré.
Travail à faire :
1– Compléter le tableau de détermination de la TVA à payer.
2– Présenter les écritures comptables au journal aux dates suivantes :
31/10/N, 15/11/N, 30/11/N, 31/12/N, 15/01/N+1, 31/01/N+1, 15/2/N+1,
28/2/N+1, et 15/3/N+2.
Exercice n° 2
Les informations suivantes ont été réunies pour rédiger la déclaration
de TVA de la société en fin septembre N.

156

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État, TVA récupérable sur immobilisations 20.000.000 FG
État, TVA récupérable sur autres biens et services 1 410.000 FG
État, TVA facturée 29.465.000 FG
Travail à faire :
- Calculer le montant de la TVA à payer au titre du mois de
septembre N
- Présenter, au journal, les écritures nécessaires :
a) Au 30 septembre N (Calcul de la TVA à décaisser)
b) au 15 octobre N (règlement de la TVA par chèque tiré sur la
BPMG).
Exercice n° 3
Les établissements KOUROUMA, négociants aux produits
industriels, sont soumis à la TVA au taux de 20 % et enregistrent au
journal les opérations commerciales le dernier jour du mois.
Le 1er octobre, le compte « État, crédit de TVA à reporter » présente
un solde débiteur relatif aux opérations de septembre d’un montant de
13 020 F.
Pour les opérations d’octobre on extrait les renseignements suivants :
- ventes TTC de biens et services encaissés par chèques bancaires
sur BICIGUI : 338 000F ;
- achat d’une voiture de tourisme, prix HT réglé par chèque sur
SGBG : 85 000 F ;
- achats TTC de biens et services réglés par chèques sur la BPMG
pour 136 000 F ;
- achat d’un micro-ordinateur réglé par chèque sur la BICIGUI au
prix TTC de 38 000 F.
Travail à faire :
- Enregistrer les opérations nécessaires au mois d’octobre au journal
des établissements Kourouma ;
- Déterminer la TVA à décaisser au titre du mois d’octobre et
présenter les écritures nécessaires, sachant que le règlement a été
effectué le 16 novembre par chèque sur la BICIGUI.
Exercice n° 4
La société KALLO exploite un supermarché dont l’exercice
comptable est clôturé chaque année le 31 décembre. La situation de
TVA se présente comme suit :

157

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- État, TVA récupérable sur immobilisations : 41 800 F
- État, TVA récupérable sur achats : 348 000 F
- État, TVA facturée : le chiffre d’affaires TTC réalisé au cours du
mois de décembre s’élève à 4 124 000 F (TVA 20 %).
- Un crédit de TVA à reporter existait au 1er décembre pour un
montant de 42 400 F
Travail à faire :
- Calculer la TVA à décaisser au titre du mois de décembre ;
- Présenter les enregistrements comptables nécessaires au journal.
Exercice n° 5
La société CELLCOM a enregistré au cours du mois de janvier N,
les volumes d’appel téléphonique d’interconnexion et de roaming
suivants :
- Appels téléphoniques : 15 000 000 secondes soit 5 FG/seconde
- Connexion internet : 20 000 000 secondes soit 3 FG/seconde
- Roaming : 3 000 000 FG secondes soit 2 FG/seconde
Travail à faire :
1. Calculer le chiffre d’affaires réalisé par la société CELLCOM
2. Calculez la TCT à verser au Trésor public
3. Passer les écritures comptables relatives à l’enregistrement du
chiffre d’affaires et de la TCT
Exercice n° 6
Au cours du mois de mars N, la société Intercel a enregistré les
volumes d’appel téléphonique et d’interconnexion suivants :
- Appels téléphoniques : 25 000 000 secondes soit 7 FG/seconde
- Connexion internet : 30 000 000 secondes soit 5 FG/seconde
Travail à faire :
1. Calculer le chiffre d’affaires réalisé par la société Intercel
2. Calculer la TCT à payer au Trésor Public
3. Passer les écritures comptables relatives à l’enregistrement du
chiffre d’affaires et de la TCT
Exercice n° 7
Une entreprise a effectué les opérations suivantes au cours du mois
de mars 2006 :

158

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05/03/06 : vente de marchandise par chèque n° 218X : 2.500.000
FHT
08/03/06 : achat de matériel informatique à crédit 9.000.000 FHT ;
achat de marchandises en espèces 12.000.000 FHT
10/03/06 : vente de marchandises 25.000.000 FHT dont 1/2 par
chèque bancaire et le reste sera payé dans 3 semaines
12/03/06 : achats de lubrifiants 590.000 dont TVA 18 %
30/03/06 : facture d’électricité pour le mois de mars 1.416.000 TTC
Travail à faire :
-Passer ces opérations dans le journal de l’entreprise,
-Déterminer la TVA due au mois de mars sachant que l’entreprise
avait un crédit de TVA de 560.000
-Passer l’écriture de règlement de la TVA due au 15 avril 2006
Exercice 8 :
- Qui est redevable de la TVA ?
- Quelles sont les opérations imposables ?
- Quels sont les différents taux de la TVA ?
- Comment s’exerce le droit de la déduction ?
- Quels sont les différents régimes de la TVA et les conditions de
versement de la TVA ?
- Qu’est-ce que le fait générateur et l’exigibilité de la TVA ?
- Quels sont les avantages de la TVA ?
- Quelle est la base d’imposition de la TVA ?
Exercice 9
Un vendeur de réfrigérateurs neufs vend un réfrigérateur dont le prix
catalogue TTC est de 600 000 GNF. Il reprend l’ancien réfrigérateur à
80 000 GNF, prix fixé d’un commun accord avec son client.
- Déterminez la TVA chez le vendeur de réfrigérateurs neufs et chez
l’acheteur du réfrigérateur neuf.
Exercice 10
Un concessionnaire automobile vend un véhicule au prix de
16 000 000 GNF.
Il accepte de céder le véhicule à un client contre un chèque de
13 000 000 GNF.
La reprise du vieux véhicule n’a aucune valeur marchande.

159

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- Déterminez la TVA chez le concessionnaire.
Exercice 11
La société Sodip, après avoir appliqué en cours d’année un prorata
de 20 %, a récupéré une TVA de 4 500 000 GNF.
 Quel est le sort de cette entreprise en matière de TVA si :
- Le prorata réel en fin d’exercice est de 16 % ?
- Le prorata réel en fin d’exercice est de 40 % ?
- Le prorata réel de l’exercice est de 10 % ?
 Passez les écritures dans chacune de ces hypothèses.
Exercice 12
Sodip a acquis un matériel le 15/04/N aux conditions suivantes :
Durée d’utilisation : 8 ans ;
Valeur d’acquisition : 17 887 500 GNF TTC.
Ce matériel est revendu le 02/08/N+2 pour 8 100 000 GNF.
Déterminez le montant de la TVA à reverser si le prorata réel de
l’année N est de 100 %, puis s’il est de 80 %.

160

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CHAPITRE 9

L ES OPÉRATIONS D’ACHATS ET DE VENTES

Les opérations d’achats et de ventes sont les plus nombreuses et


mettent l’entreprise en relation avec l’extérieur (fournisseurs et clients).

1. Les documents émis


À chaque étape du circuit des biens (matériels) acquis et vendus
correspond un document établi.
Circuit des biens Documents utilisés
1. Commande passée au fournisseur Bon de commande
2. Livraison des matériels aux clients Bon de livraison
3. Facturation des matériels vendus aux Facture
clients
Si l’on envisage le problème d’un point de vue général, toute
entreprise est à la fois client et fournisseur. Elle achète auprès de ses
propres fournisseurs (elle est alors en position de client) puis elle vend à
ses propres clients (elle est alors en position de fournisseur).
L’ensemble des opérations qui constitue le cycle « achats/ventes »
peut alors se schématiser ainsi :

Bon de commande

Commande de marchandises
Client Fournisseur
Livraison de marchandises

Bon de livraison + facture

161

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1.1. Le bon de commande
• Définition
C’est un document établi par le client (acheteur) indiquant la
référence et la quantité des marchandises qu’il désire. Il est établi en
deux exemplaires au moins.
L’en-tête du document comporte les informations de l’acheteur
(raison sociale, adresse, numéro d’immatriculation fiscale, numéro du
registre de commerce et du crédit mobilier, numéro de compte
bancaire…). Ce document n’est pas comptabilisé.
Tracé du bon de commande
Bon de commande N°

Raison social
Adresse
N° RC
N° Contribuable Non et adresse du fournisseur
N° Compte bancaire A
N° Téléphone

Désignation de
Référence Quantité Prix unitaire HT Obseervations
L'article

Conditions de livraison :
Lieu :
Délais :
Mode de paiement :

NB : Lorsque ce document est établi à l’en-tête du fournisseur, il


porte le nom de bulletin de commande.
1.2. Le bon de livraison
• Définition
C’est un document qui est remis par le vendeur à l’acheteur avec la
marchandise. Ce document est généralement établi en triple exemplaire,
dont l’un, signé par l’acheteur, est retourné au vendeur et tient lieu de
preuve de bonne réception de la marchandise par le client.

162

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Présentation du bon de livraison
Bon de Livraison N°

Raison social
Adresse
N° RC
N° Contribuable Non et adresse du client
N° Compte bancaire A
N° Téléphone

Ville et date

Désignation de
Référence Quantité Prix unitaire HT Obseervations
L'article

……...……….. Le …………….
Signature du client

1.3. La facture
• Définition
La facture est un écrit dressé par un commerçant, constatant les
conditions auxquelles il a vendu des marchandises, loué des objets ou
assuré un certain service. Cet écrit indique le montant que le client doit
au fournisseur, c’est pourquoi on parle souvent de facture « doit ».
La facture indique :
- la quantité et la nature des marchandises vendues ;
- le décompte du montant net à payer.
C’est un document de base pour l’enregistrement comptable, tant
chez l’acheteur que chez le vendeur.

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Tracé de la facture
Raison Social
……………………………………..
BP……………………

N° Téléphone N° Compte bancaire :…………


N° RC N° Contribuable:…………..
Telex N° Statistique :………….

Doit :

V/Réf :…………..……….. Commande N° ……………..…….. En date du ……………..…….. Facture


N/Réf : N° ……………. N°……….
Par expedition ..…... Date …………..…… N° bon de livraison ……………………. Le ……….
Poids ……………….. Ville de départ ……………..
Référence Désignation Unité Quantité P.U. Montant Observation

Cadre réservé au destinataire

2. Le plan des comptes


Pour la comptabilisation des achats et des ventes, le SYSCOHADA
prévoit le cadre comptable suivant :
31– Stocks de marchandises
32– Stocks de matières premières et fournitures liées
33– Stocks autres approvisionnements
34– Produits en cours
35– Services en cours
36– Produits finis
37– Produits intermédiaires et résiduels
38– Stocks en cours de route en consignation ou en dépôt
40– Fournisseurs et comptes rattachés
41– Clients et comptes rattachés
44– État et collectivités publiques
60– Achats et variations de stocks
61– Transports
62– Services extérieurs A
62 – Services extérieurs B
64– Impôts et taxes

164

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67– Frais financiers et charges assimilées
70 –Ventes
72– Productions immobilisées
73– Variations de stocks de biens et de services produits
77– Revenus financiers et produits assimilés

3. Les opérations d’achats


3.1. Définitions
Les achats sont considérés comme des biens achetés pour être
utilisés au cours d’un processus de production, ou consommés au
premier usage ou être revendus en l’état.
3.2. Le traitement comptable des achats
Les achats sont constatés lors de la réception d’une facture et
enregistrés au prix d’achat au débit des sous comptes du compte
collectif « 60 Achats et variations de stocks » (sauf le compte 603
variations de stocks de biens achetés).
Le compte achats est un compte de charges d’exploitation. Ses sous-
comptes augmentent par débit et diminuent par crédit.
Remarques préalables :
- La comptabilité générale ne tient pas les stocks en inventaire
permanents (sauf dans les cas rares), mais en inventaire intermittent.
Les matières et marchandises achetées sont enregistrées au débit du
compte d’achat correspondant ;
- les achats comme les autres charges d’exploitation sont enregistrés
hors TVA récupérable ;
- les achats sont comptabilisés au prix d’achat (prix facturé) auquel
on peut ajouter les frais accessoires d’achat ;
- pour les matières importées, les droits de douane afférents aux
biens acquis (prix rendu frontière) sont ajoutés au prix, il s’agit des frais
de transport et d’assurance à l’étranger, de la rémunération du
transitaire, des droits de douane, etc.
La comptabilisation des achats est effectuée comme suit :

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Facture d’achat local
----------------- ---------------------------
601 Achats x
445 État, TVA récupérable x
401 Fournisseurs x
5 Comptes de trésorerie x
… Facture d’achat local
------------------- ------------------------
Facture d’importation :

-------------------- ------------------------
601 Achats (dont droits de douane) x
611 Transports sur achats x
6256 Assurances transports sur achats x
6321 Commissions et courtages sur achats x
6323 Rémunérations des transitaires x
445 État, TVA récupérable x
401 Fournisseurs x
Facture d’importation
------------------------- d°----------------------
NB : la distinction entre achats d’immobilisations et achats
proprement dits est faite en fonction de l’activité de l’entreprise. Ainsi
la facture d’achat d’un micro-ordinateur est considérée :
- comme un achat de marchandises dans une entreprise de négoce de
matériel de bureau ;
- comme une immobilisation dans les autres entreprises.
Application :
- Reçu du fournisseur SIDIKI une facture de marchandises de
10 000 FHT ; TVA 20 %.
- Reçu du fournisseur YOUSSOUF une facture de matières
premières de 20 000 F HT ; TVA 20 %.
Travail à faire :
Enregistrer ces factures au journal de l’entreprise TOUNKARA.

166

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Solution :
-------------------------1 -----------------------
601 Achats de marchandises 10 000
445 État, TVA récupérable 2 000
4011 Fournisseurs Sidiki 12 000
-------------------------2------------------------
602 Achats de matières premières 20 000
445 État, TVA récupérable 4 000
4011 Fournisseurs Youssouf 24 000
-------------------- ---------------------------
3.3. Les réductions sur achats
L’entreprise peut bénéficier de réductions commerciales et de
réductions financières.
A) Réductions commerciales :
Par réductions commerciales, on entend :
- Rabais : réductions pratiquées sur les prix convenus pour défaut de
qualité ou de conformité du bien acheté, ou d’un retard dans la
livraison.
- Remises : réductions accordées pour tenir compte de l’importance
des achats ou de la profession de l’acheteur ;
- Ristournes : réductions calculées sur les opérations d’une période
pour récompenser la fidélité du client. Elles figurent donc sur des
factures d’avoir.
Les réductions commerciales se calculent par « cascade » c’est-à-
dire les unes après les autres.
• Les rabais, remises et ristournes obtenus sur facture d’achat :
Les rabais, remises et ristournes obtenus sur facture ne s’enregistrent
pas dans un compte spécial.
Dans ce cas, seul le dernier net commercial est enregistré dans le
compte 60 Achats.
Application :
L’entreprise KEMO, négociant en meubles, reçoit de son fournisseur
Cissé la facture suivante comportant des réductions commerciales :

167

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CISSE
DOIT : Entreprise KEMO
Kankan, le 12 septembre N
Facture AX 315
Réf. Désignations Quantité Prix unitaire Montants
Fauteuils Nora 8 3 500 28 000
Chaises Nora 10 1 200 12 000
Montant brut 40 000
- Remise 8 000
Premier net 32 000
- Remise 5 % 1 600
Net commercial (net HT)
30 400
TVA 20 %
6 080
Montant à payer le 30 sept
36 480
Travail à faire :
Enregistrer la facture au journal de l’entreprise KEMO
Solution :

------------------- 12/9---------------------------
601 Achats de marchandises 30 400
445 État, TVA récupérable 6 080
401 Fournisseur CISSE 36 480
Facture d’achat AX 315
--------------- -----------------------------
NB : seul le net commercial est enregistré au débit du compte 601
Achats de marchandises.
• Les rabais, remises et ristournes obtenus hors facture d’achats
Les réductions sur le prix accordé après facturation sont constatées
sur factures d’avoir et toujours comptabilisées dans les comptes
d’achats par contre-passation des montants concernés. Dans la mesure
où l’affectation directe et avec précision aux comptes d’achats
concernés peut se faire, elles sont inscrites dans lesdits comptes. Mais si
la ventilation par catégorie d’achat s’avère impossible, il est admis que
les comptes de rabais, remises et ristournes obtenus soient utilisés
(comptes 6019, 6029, 6049, 6059 et 6089).

168

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- Les réductions sont directement affectables aux biens concernés :
contre-passation, en les créditant, des comptes utilisés pour enregistrer
l’achat.
------------------------- -----------------------
401 Fournisseurs x
601 Achats de marchandises (sauf 6019) x
602 Achats de matières premières (sauf 6029) x
604 Achats stockés de ma/3 et Fou (sauf 6049) x
605 Autres achats (sauf 6059) x
608 Achats d’emballages (sauf 6089) x
445 État, TVA récupérable x
Suivant facture avoir
--------------------- ------------------------
- Les réductions ne peuvent pas être ventilées : on utilise les comptes
----------------------------- -----------------------
401 Fournisseurs, dettes en comptes x
601 RRR obtenus sur achats de marchandises (sauf 6019) x
602 RRR obtenus/achats de matières premières (sauf 6029) x
604 RRR obtenus/achats stockés de ma/3 et Fou (sauf 6049) x
605 RRR obtenus sur autres achats (sauf 6059) x
608 RRR obtenus sur achats d’emballages (sauf 6089) x
445 État, TVA récupérable x
Suivant facture avoir
-------------------------- ------------------------
Application
L’entreprise KEMO, négociant en meubles, reçoit de son fournisseur
CISSE la facture d’avoir suivante :
CISSE
AVOIR : Entreprise KEMO
Kankan, le 20 septembre N
Facture d’avoir 123
Réf. Désignations Montants

Rabais exceptionnel accordé sur facture du 12 septembre 1 000


TVA 20 % 200
Montant net à payer à votre crédit 1 200

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Travail à faire :
Enregistrer la facture au journal de l’entreprise KEMO
Solution :
- les réductions commerciales accordées après facturation
------------------ 20/9----------------------------
401 Fournisseur Cissé 1 200
601 Achats de marchandises (sauf 6019) 1 000
445 État, TVA récupérable 200
Cissé, sa facture avoir
----------------- ----------------------------
- Les réductions commerciales accordées après facturation
comptabilisées dans les comptes RRR obtenus.
------------------- 20/9----------------------------
401 Fournisseur Cissé 1 200
6010 RRR obtenus sur achats de marchandises 1 000
445 État, TVA récupérable 200
Cissé, sa facture avoir
---------------- -----------------------------
B) Réductions financières :
Par réductions financières, on entend l’escompte de règlement qui
est une réduction du prix à payer obtenue de son fournisseur lorsqu’on
s’acquitte de sa dette avant échéance ou lorsqu’on règle au comptant
sans recourir au délai de paiement habituellement accordé.
L’escompte se calcule sur :
- le montant brut, s’il n’y a pas de réductions commerciales ;
- le dernier net commercial si des réductions commerciales existent.
Qu’il soit obtenu sur facture ou hors facture d’achat, l’escompte est
toujours enregistré en comptabilité dans le compte 773 Escomptes
obtenus.
Application :
1. Reçu la facture ci-après d’un fournisseur :
– prix des biens HT 150 000
– remise de 15 % ; escompte de 10 %
– TVA de 20 %
La facture à enregistrer s’établit comme suit :
– matières et fournitures 150 000 F

170

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– remise 15 % 22 500 F
Net commercial 127 500 F
Escompte de règlement 10 % – 12 750 F
Net financier 114 750 F
TVA 20 % + 22 950 F
Net à payer 137 700 F
Solution :
-------------------- -----------------------------
601 Achats de marchandises (sauf 6019) 127 500
445 État, TVA récupérable 22 950
773 Escomptes obtenus 12 750
401 Fournisseurs 137 700
----------------- ----------------------------
2. Se rendant compte de l’omission, sur sa facture, d’une remise de
12 % sur le prix HT de 180 000 F (TVA à 20 %) et de l’escompte de
règlement de 3 %, un fournisseur adresse à son client la facture d’avoir
correspondante.
À la réception de l’avoir, l’écriture ci-après est enregistrée :
1ère hypothèse : la remise est affectable à la marchandise en stock.
------------------ ---------------------------
401 Fournisseur 31 622
601 Achats de ma/3 1ères et four. 21 600
773 Escomptes obtenus : 4 752
(180 000-21 600) x3%
445 État, TVA récupérable sur achats : 5 270
(21 600+4752) x20%
----------------- ----------------------------
2ème hypothèse : la remise n’est pas affectable au stock
------------------- ---------------------------
401 Fournisseur 31 622
6019 RRR sur achats de ma/3 1ères et four. 21 600
(180 000 x12%)
773 Escomptes obtenus : 4 752
(180 000-21 600) x3%
445 État, TVA récupérable sur achats : 5 270
(21 600+4752) x20%
---------------- ----------------------------

171

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3.4. L’Enregistrement des retours sur achats
Les retours sur achats sont constatés sur une facture d’avoir (ou note
de crédit) enregistrée en correction des achats comme suit :

------------------- -----------------------------
401 Fournisseur A
60.. Achats de………….. R
445 État, TVA récupérable T
--------------- ----------------------------
À= montant TTC de la facture d’avoir
T= TVA calculée sur le net du retour
R= montant HT des achats retournés (brut – réductions
commerciales accordées lors de l’achat).
Si le retour concerne l’intégralité de l’achat, il s’agira d’annuler
purement et simplement l’opération initialement comptabilisée.
Mais, si le retour ne porte que sur une partie de l’achat, la facture
d’avoir ne fera mention que de la seule partie concernée et le montant à
déduire tiendra compte des réductions accordées et de la TVA.
Application :
L’entreprise KEMO, négociant en meubles, peu satisfaits de la
livraison du 13 septembre, retourne le 15 septembre deux tables Nora
présentant des défauts à son fournisseur CISSE. Ce dernier adresse le
17 septembre la facture d’avoir suivante :

172

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CISSE
AVOIR : Entreprise KEMO
Kankan, le 17 septembre N
Facture d’avoir CR 316
Réf. Désignations Quantité Prix unitaire Montants

231 Articles retournés


Tables Nora 2 4 200 8 400
--------
Montant brut 8 400
- Remise 20 % 1 680
--------
Net commercial 6 720
- escompte 5 % 336
Montant Net du retour HT 6 384

TVA 20 % 1 276,8
Montant à votre crédit 7 660,8
Travail à faire :
Enregistrer la facture d’avoir au journal de l’entreprise KEMO.
Solution :
-------------------- -----------------------------
401 Fournisseur CISSE 7 660,8
773 Escomptes obtenus 336
601 Achats de marchandises 6 720
445 État, TVA récupérable 1 276,8
Cissé, sa facture d’avoir CR 316
----------------- -----------------------------
3.5. L’Enregistrement des frais sur achats
Il convient de faire la distinction entre :
- les frais sur achats concernant des matières importées ;
- les frais sur achats concernant des matières achetées en Guinée
(c’est-à-dire localement).

173

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A. Frais sur achats concernant des matières importées :
Comme nous l’avons vu précédemment, les frais de transports et
d’assurance à l’étranger, la rémunération du transitaire et les droits de
douane doivent être ajoutés au prix d’achat.
Par contre, les frais supportés sur le territoire seront traités comme
pour les matières achetées localement.
Application
Reçu du fournisseur BERNARD à l’étranger 150 000F de matières
premières. Le transport du pays d’origine à la frontière guinéenne s’est
élevé à 1 050 F et les droits de douane à 4 000 F.
Solution :
------------------------ ------------------------
602 155 050
Achats de ma/3 1ère (150 000+1050+4 000)
445 31 010
État, TVA récupérable
401 186 060
Fournisseur BERNARD
--------------- ----------------------------

B. Frais sur achats concernant des matières achetées sur le territoire


guinéen
Les frais sur achats peuvent être ajoutés au prix d’achat, lorsqu’ils
peuvent être affectés de façon certaine à telle ou telle catégorie de
marchandises ou de matières (ce cas constitue une dérogation et doit
être mentionné dans l’annexe)
Les frais sur achats, enregistrés dans les comptes de charges par nature :
- transports sur achats (compte 61) ;
- assurances transport sur achats (compte 6256) ;
- commissions et courtage sur achats (compte 6321)
- rémunérations des transitaires (compte 6323) ;
- divers frais (compte 6328) ;
- impôts et taxes indirects non récupérables (compte 64)
3.6. L’Enregistrement des avances fournisseurs
Lors de la signature du contrat de vente, le fournisseur peut
demander au client un acompte. Celui-ci est considéré en comptabilité
comme une créance sur le fournisseur tant que la livraison n’aura pas
été effectuée.
Cette opération faite par le débit du compte fournisseur en
contrepartie d’un compte de trésorerie en cas de paiement par des
liquidités, selon le schéma suivant :

174

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------------------- -----------------------------
4091 Fournisseur, avances et acomptes versés x
5… Comptes de trésorerie x
---------------- -----------------------------
Remarque :
- Factures d’avoir
Une facture d’avoir peut être motivée par :
- un retour de marchandises ou d’emballages ;
- une réduction supplémentaire (dite hors facture) :
* Réduction commerciale (rabais, remises et ristournes)
* Réduction financière (escompte)
- une rectification de la facture.
La facture d’avoir consécutive à un retour de marchandises tient
compte des mêmes conditions d’achat (réductions accordées
initialement et TVA facturée).
La facture d’avoir est donc enregistrée par contre-passations des
écritures qui constataient l’achat.
- La TVA
Lorsque les achats sont soumis à la TVA, la facturation fait
ressortir :
- les achats hors TVA (HT) ;
- le taux de la TVA qui est appliqué sur le montant HT ;
- le montant de la TVA ;
- le montant toutes taxes comprises (TTC) qui correspond au total
formé par le montant hors taxe (HT) et celui de la TVA. C’est le prix
total qui est facturé au titre des achats.
La TVA est calculée sur :
- le montant brut HT, s’il n’existe aucune réduction de prix ;
- le net commercial, s’il n’existe que des réductions commerciales
(après déduction des rabais, remises et ristournes obtenus) ;
- le net financier, s’il existe des réductions financières (après
déduction de l’escompte).
La TVA s’ajoute au montant obtenu après déduction des réductions
obtenues.

175

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------------------- -----------------------------
60 Achats x
4455 État, TVA récupérable sur factures non x
parvenues
408 Fournisseur, factures non parvenues x
------------------- --------------------------

4. Les opérations de ventes :


4.1. Définition
Les ventes représentent les ressources acquises par une entreprise
pour le prix des marchandises cédées, des travaux effectués ou des
services rendus. Les ventes constituent les produits de l’activité normale
et courante de l’entreprise.
Les ventes sont constatées, en principe, lors de l’envoi d’une facture
(opération à crédit) ou de l’examen de la bande d’une caisse
enregistreuse (opérations au comptant) ; elles sont enregistrées pour le
prix de vente au crédit des sous – comptes du compte 70.
4.2. L’Enregistrement des ventes
Les produits sont constatés comptablement pour leur montant hors-
taxes récupérable (TVA), net de réductions commerciales.
En général, les produits sont constatés en deux temps :
- émission de la facture (comptes de tiers)
- paiement de la facture (comptes de trésorerie).
Le SYSCOHADA autorise cependant la contraction des deux
écritures en une seule dans une opération traitée au comptant. Mais il la
déconseille, car les entreprises ont avantage à conserver dans les
comptes de tiers toutes les opérations, quelle que soit la modalité de
paiement.
Le schéma de comptabilisation est le suivant :
Émission facture :
------------------------ ------------------------
4.. Comptes de tiers x
70 Vente x
443 État, TVA facturée x
---------------------- -------------------------

176

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Paiement de la facture :
-------------------------- ---------------------
5 Comptes de trésorerie x
.. 673 Escomptes accordés (escompte de règlement) x
4 Comptes de tiers x
… --------------------- -----------------------
Régularisation des produits constatés d’avance
------------------------ ------------------------
70 Ventes x
477 Produits constatés d’avance x
------------------ ---------------------------
Rattachement à l’exercice des produits à recevoir
-------------------- ---------------------------
418 Clients, produits à recevoir x
4287 Personnel, produits à recevoir x
4387 Organismes sociaux, produits à recevoir x
70 Vente x
707 Produits accessoires x
4435 État, TVA sur facture à établir x
------------------- -------------------------
Application
L’entreprise BERETE effectue les opérations de vente suivantes :
1. Expédié au client Baba une facture de 15 000 F HT de produits
finis ;
2. Expédié au client SOW une facture de marchandises d’un montant
de 30 000 F HT.
3. Vente au comptant en espèce de 5 000 F HT de marchandise.
Travail à faire :
Enregistrer les opérations au journal sachant que TVA à 20 %.
Solution :
-------------------- 1 -----------------------
4111 Client Baba 18 000
702 Vente de produits finis 15 000
443 État, TVA facturée 3 000
S/facture de vente à baba
------------------ ------------------------

177

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-------------------- 2 -----------------------
4111 Client SOW 36 000
701 Vente de marchandises 30 000
443 État, TVA facturée 6 000
S/facture de vente à SOW
---------------------- 3 ---------------------
571 Caisse 6 000
701 Vente de marchandises 5 000
443 État, TVA facturée 1 000
S/facture de vente au comptant
-------------------- ----------------------
4.3. L’Enregistrement des rabais, remises et ristournes accordés
A) Les rabais, remises et ristournes accordés sur facture :
Ces réductions sur facture ne s’enregistrent pas dans un compte
spécial.
On enregistre dans le compte « 70 ventes » le montant net.
Application :
Expédié à SÉVERIN, une facture de marchandises d’un montant de
10 000 F HT brut ; remise 10 % ; TVA 20 %.
Solution :
------------------------ -----------------------
411 Client SÉVERIN 11 880
701 Ventes de marchandises 9 900
443 État, TVA facturée 1 980
S/Facture à SÉVERIN
--------------------- ------------------------
B) Les rabais, remises et ristournes accordés hors facture :
Les rabais, remises et ristournes accordés hors facture sont
enregistrés dans le compte 70 vente comme suit :
--------------------- ---------------------------
70 Ventes x
443 État, TVA facturée x
4.. Comptes de tiers x
------------------------ ---------------------

178

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Application :
Le 12 février expédié une facture de produits finis à un client d’un
montant HT de 18 000 F ; TVA 20 %.
Le 24 février émission d’un avoir de 10 % sur la facture du 12
février correspondant à une remise exceptionnelle.
Solution :
---------------------- 12/2-----------------------
411 Client 21 600
702 Ventes de produits finis 18 000
443 État, TVA facturée 3 600
S/Facture à SÉVERIN
------------------- -------------------------

------------------------ 24/2 ----------------------


702 Ventes de produits finis 1 800
443 État, TVA facturée 360
411 Clients 2 160
Remise de 10 %
-------------------- -------------------------
4.4. L’Enregistrement des retours sur ventes
Les retours sur ventes sont enregistrés au débit du compte ventes à la
même valeur que lors de l’enregistrement pour leur montant HT. La
TVA facturée est aussi régularisée.
L’écriture comptable est la même que celle qui traduit les réductions
commerciales hors factures.
------------------------- -----------------------
70 Ventes x
443 État, TVA facturée x
4.. Comptes de tiers x
-------------------- ------------------------
Application :
Le 17 février expédié une facture de marchandise au client Nouman
comportant :
- 500 articles à 200 F HT l’unité
- remise 10 %¨
- TVA 20 %

179

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Le 3 mars Nouman nous retourne 5 articles non conformes, nous lui
établissons un avoir.
Facture du 17 février : brut 10 000F ; net HT 9 000F ; TVA 20 %.
Avoir du 3 mars : brut 100F ; net HT 90F ; TVA 20 %.
Solution :
------------------ 17/2------------------------
411 Client 108 000
701 Ventes de marchandises 90 000
443 État, TVA facturée 18 000
Vente à crédit
-------------------- 03/3 -------------------------
701 Ventes de marchandises 9 000
443 État, TVA facturée 1 800
411 Clients 10 800
S/facture avoir
---------------------- -----------------------
4.5. L’Enregistrement des frais sur ventes
Il s’agit principalement de ports facturés aux clients. Leur traitement
comptable dépend des clauses contractuelles.
Suivant les conditions stipulées dans le contrat de vente, les frais de
transport peuvent être :
- soit à la charge du fournisseur (vente stipulée aux
conditions « franco ») : les marchandises sont livrées gratuitement, les
frais de transport n’apparaissent pas sur la facture.
- Soit à la charge du client (vente stipulée aux
conditions « départ ») : l’acheteur supporte les frais de transport ; le
fournisseur peut se charger de l’expédition moyennant un supplément
de prix (montant forfaitaire ou réel) ; il ajoute ce supplément de prix sur
la facture adressée à son client.
Les frais de transport facturés forfaitairement ou récupérés par le
vendeur sont imputés au crédit du compte :
707 Produits accessoires ou 7071 Ports, emballages perdus et autres
frais facturés
Les frais de transport sur ventes de marchandises, réglés par le
vendeur, sont imputables au débit des comptes :
612 transports sur ventes s’ils sont à sa charge (vente
stipulée « franco »)

180

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613 transports pour compte de tiers s’ils sont à la charge de son
client (vente stipulée « départ »).
Dans ce dernier cas les frais de transport seront ajoutés au prix de
vente des marchandises et imputés au crédit du compte :
7071 Ports, emballages perdus et autres frais facturés
La TVA à facturer au client sera calculée sur le prix de vente des
marchandises majoré des frais de port.
Application 1
Le vendeur règle des frais de transport à sa charge
12/11 SY règle des frais de port en espèces relatifs à une expédition
de marchandises à son client Diop : 10 000F HT ; TVA 20 % (pièce de
caisse D 415).
15/11 SY adresse à son client la facture V 890 : marchandises
600 000 F HT, TVA 20 %. Règlement à 30 jours fin de mois.

------------------- 12/11------------------------
612 Transports sur ventes 10 000
445 État, TVA récupérable 2 000
571 Caisse 12 000
Pièce D145
-------------------15/11-------------------------
411 Client 720 000
701 Ventes de marchandises 600 000
443 État, TVA facturée 120 000
S/Facture V 890
------------------ --------------------------
Application 2
Le vendeur règle des frais de transport à la charge de son client
12/11 SY règle des frais de port en espèces relatifs à une expédition
de marchandises à son client Diop : 10 000F HT ; TVA 20 % (pièce de
caisse D 415).
15/11 SY adresse à son client la facture V 890 : marchandises
600 000 F HT, port avancé 10 000 F ; TVA 20 %, règlement à 30 jours
fin de mois.

181

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--------------------- 12/11-----------------------
613 Transports pour compte de tiers 10 000
445 État, TVA récupérable 2 000
571 Caisse 12 000
Pièce D145
--------------------15/11-------------------------
411 Clients 732 000
701 Ventes de marchandises 600 000
7071 Ports facturés 10 000
443 État, TVA facturée 122 000
Facture V 890
--------------------- ------------------------
Application 3
Le vendeur se charge de l’expédition des marchandises et ajoute au
prix de vente un supplément de prix.
15/11 SY adresse à son client la facture V 890 : marchandises
600 000 F HT, transports 10 000 F ; TVA 20 %, règlement à 30 jours
fin de mois.
--------------------15/11-----------------------
411 Client 732 000
701 Ventes de marchandises 600 000
7071 Produits accessoires 10 000
443 État, TVA facturée 122 000
Facture V890
------------------- ------------------------
4.6. L’Enregistrement des avances clients :
Lors de la signature du contrat de vente, le vendeur peut demander
au client un acompte qui est considéré en comptabilité comme une dette
tant que la livraison n’aura pas été effectuée.
Les sommes reçues des clients, à titre d’avance et d’acomptes sont
enregistrées au compte 4191 Clients, avances et acomptes reçus.

Application :
1. Reçu d’un client 10 000F au titre d’une avance sur commande.
------------------ --------------------------
521 Banque 10 000
419 Clients, avance et acomptes reçus 10 000

182

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Lors de la facturation, le compte 4191 sera soldé et la différence
entre le montant de la facture et l’avance sera enregistrée dans le
compte nominatif client.
2. On expédie une facture de produits finis à un client ; montant
65 000 F HT ; TVA 20 % ; celui-ci nous avait versé un acompte de
10 000 F.
------------------- ----------------------------
411 Clients 68 000
4191 Clients, avance et acomptes reçus 10 000
702 Ventes de produits finis 65 000
443 État, TVA facturée 13 000
------------------- --------------------------
Le compte 4191 est soldé.

5. L’évaluation des stocks


L’évaluation des stocks intervient au moment de leur entrée ou de
leur sortie du magasin, suite à un achat ou à une vente, et en fin
d’exercice lors de l’inventaire extra – comptable.
• Évaluation des entrées en stock
D’âpres le système comptable OHADA, les stocks achetés entrant au
magasin au coût direct d’achat, c’est-à-dire au prix d’achat majoré
éventuellement des frais accessoires d’achat. Ces frais peuvent être :
- Les frais de transport ;
- Les frais d’assurance ;
- Les frais de transit ;
- Les commissions et courtages.
Le coût d’achat ainsi déterminé est calculé sous déduction des
réductions à caractère commercial (remises, rabais et ristournes)
figurant sur la facture d’achat et d’autres taxes récupérables.
• Évaluation des sorties de stock
Règles et principes d’évaluation
Par leur lien de proximité, de cohérence et de complémentarités au
plan comptable général, les articles suivants ont été prévus par l’acte
uniforme du droit comptable en dévaluation :
- Le respect de la prudence des évaluations (article 39) : respecté le
principe de performance des méthodes si on veut les faire admettre en
comptabilité générale ;

183

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- L’exception à cette règle ne pourra que justifier que dans la
recherche d’une meilleure information (article 40) : la règle d’inventaire
sera observée à la fin de chaque exercice (article 42) ;
Les opérations d’achats et ventes de marchandises
Les biens fongibles ou interchangeables sont évalués soit par une
méthode d’épuisement des lots, et particulièrement celle de la première
entrée première sortie (PEPS), soit par la méthode de coût moyen
unitaire pondéré (CMUP).
C’est le point culminant qui s’intéresse l’évaluation des stocks dans
le cas de la comptabilité analytique de gestion.
LA valorisation des biens fongibles
Le droit comptable la reprend en page 419 du journal officiel-
OHADA, ou elle est proposée à travers Cinque méthodes, et plus
particulièrement les trois suivantes.
- PEPS ;
- CMPACE ; ou la méthode du coût moyen après chaque entrée ;
- CMP de la période de stockage, ou la méthode du coût moyen de la
période de stockage.
Les deux premières méthodes conviennent à la pratique de
l’inventaire permanent et le troisième est compatible avec l’inventaire
intermittent. Seule la troisième méthode constitue une nouveauté.
Exemple : en l’an N, les opérations concernant les stocks de
marchandises de l’entreprise Ahanda évaluation ont été les suivantes :
Date Objet Quantité Prix unitaire Montant
01/01 Stock initial de marchandises 10 20 000 20 000
05/02 Achat de marchandises 5 20 000 100 000
28/02 Vente de marchandises 3
15/03 Vente de marchandises 6
18/05 Vente de marchandises 5
16/09 Achat de marchandises 15 30 000 450 000
02/11 Vente de marchandises 10
21/11 Achat de marchandises 10 32 000 320 000
03/12 Vente de marchandises 6
07/12 Achat de marchandises 5 35 000 175 000

184

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31/12 Stock final de marchandises 15
 Cas d’inventaire intermittent : détermination du CMP de la période
de stockage.
1re méthode :
 Stock moyen

 Durée moyenne de stockage


2,4

Soit en mois : 5 mois


Pour le calcul du CMP de la période de stockage, on ne retiendra que
les achats effectués à partir du 1 er août N.
 CMUP DE LA PERIODE DE STOCKAGE
31 500 F
 Valorisation du stock final
31 500 x 15= 472 500 F
Le système comptable OHADA recommande la constance des
méthodes, en cas de changement, on portera une inscription dans l’état
annexé.
2e méthode :
 Durée moyenne de stockage
2

Soit en mois : 6 mois


Pour le calcul du CPM de la période de stockage, on ne retiendra que
les achats effectués à partir du 1 er juillet N.
 CMUP de la période de stockage
31 500 F
 Valorisation du stock final
31 500 x 15 = 472 500 F
Le système comptable OHADA recommandant la constance des
méthodes, en cas de change, on portera une inscription dans l’état
annexé.

185

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Cas d’inventaire permanent : CMPACE
Quantité Prix Stock
Date Libellé Entrée Sortie Prix unitaire Global Qté totale Prix unitaire Valeur
stock
01/01 Stock initial de 10 20 000 200 000
Marchandises
05/02 Achat de
5 20 000 100 000 15 20 000 300 000
marchandises
28/02 Vente de
Marchandises 3 12 20 000 240 000
15/03 Vente de
6 6 20 000 120 000
Marchandises
16/07 Achat de (1)
15 30 000 450 000 21 27 143 570 003
marchandises
18/09 Vente de 10 11 27 143 298 573
Marchandises
02/11 Vente de Marchan- 5 6 27 143 162 858
dises
21/11 Vente de Marchandises 10 32 000 320 000 16 30 179(2) 482 864
03/12 Vente de Marchandises 6 10 30 179 301 790
07/12 Achat de marchandises 5 35 000 175 000 15 31 786(3) 476 790
31/12 Stock initial de
15 31 786 476 790
Marchandises

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(1)
(2)
(3)

187

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Cas d’inventaire permanent : PEPS
Quantité Prix Stock
Date Libellé
Entrée Sortie Prix unitaire Global Qté totale Prix unitaire Valeur stock
01/01 Stock initial de Marchan- 10 20 000 200 000
dises
05/02 Achat de marchandises 10 20 000 200 000
5 20 000 100 000
5 20 000 100 000
28/02 Vente de Marchandises 7 20 000 140 000
3
5 20 000 100 000
15/03 Vente de Marchandises 1 20 000 20 000
6
5 20 000 100 000
16/07 Achat de marchandises 1 20 000 20 000
15 30 000 450 000 5 20 000 100 000
15 30 000 450 000
18/09 Vente de Marchandises 10 11 30 000 330 000
02/11 Vente de Marchandises 5 6 30 000 180 000
21/11 Vente de Marchandises 6 30 000 180 000
10 32 000 320 000
10 32 000 320 000
03/12 Vente de Marchandises 6 10 32 000 320 000
07/12 Achat de marchandises 10 32 000 476 790
5 35 000 175 000
5 35 000 175 000
31/12 Stock initial de 10 32 000 320 000
Marchandises 5 35 000 175 000

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EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
Enregistrer au journal et au grand-livre les opérations suivantes :
5/5 Achats de matières premières réglées par chèques 10 500 F HT
10/5 Reçu facture de fuel 1 000 l 2 500 F
11/5 Achat de marchandises à crédit 4 000 F HT
15/5 Achat de matières premières à Charles 12 000 F
16/5 Charles nous accorde un rabais de 8 % sur notre achat du 15/5
Exercice 2
Reçu ce jour la facture suivante que nous réglons par chèques :

Prix brut 300 000


Rabais 10 % 30 000
-----------
270 000
Remise 5 % 13 500
-----------
256 500
TVA 20 % 51 300
-------------
307 800
Enregistrer cette facture et son règlement
Exercice 3
Le 15 janvier, acheté à monsieur Traoré 10 coupes de 5 m de piqué
couleur 155 F le mètre HT, TVA 20 %, remise 10 %, réglé ce jour par
chèque.
- Le 18 janvier, acheté à crédit à Monsieur Traoré : 15 coupes de
soie à 405 F HT le mètre et 10 coupes de 10 m de lin à 256 F HT le
mètre ; TVA 20 %.
- Le 22 janvier retour de 5 coupes de 10 m de lin pour mauvaise
qualité. Monsieur Traoré accorde de plus un rabais de 5 % sur l’achat
du 18/1.
Présenter le grand livre et le journal.

189

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Exercice 4
Reçu le 3 janvier du fournisseur Laurent une facture d’avoir pour
ristourne de 2 % sur les achats de l’année s’élevant à 257 620 F.
Laurent est créditeur de 1 284 F dans nos livres (TVA 20 %).
Enregistrer la facture d’avoir.
Exercice 5
Enregistrer les factures suivantes au journal
4/6 Facture n° 330 marchandises adressées à notre client Jamil1 347 F
8/6 Facture n° 331 marchandises adressées à notre client Bassoulé
1 470 F
9/6 Ventes au comptant par chèques de marchandises 1 840 F
10/6 Jamil paie en espèces la facture n° 330
11/6 Ventes de marchandises détériorées au comptant par chèques 640
F
Exercice 6
Enregistrer au journal les factures suivantes :
08/04 Facture n° 321, client Bérété, marchandises 3 400 000 F,
escompte de règlement 1 %, TVA 20 %,
Règlement par chèque bancaire.
12/04 Facture n° 322, client Traoré, produits finis 4 800 000 F,
rabais 20 %, escompte 2 %.
16/04 Facture n° 323, client Soumah, prestations de services
2 850 000 F, remise 5 %, TVA 20 %,
Règlement en espèces.
22/04 Facture n° 320, client Bangoura, 690 000 F, rabais 10 % et
5 %, TVA 20 %, règlement en 30 jours
Exercice 7
Enregistrer au journal, en inventaire intermittent puis en inventaire
permanent, les opérations suivantes :
15/03 Achat de marchandises à crédit 1 800 000 F, rabais 5 %,
remises 10 % et 5 %, escompte 1 %, TVA 20 %.
20/03 Vente de marchandises par chèque bancaire 1 500 000 F,
remise 10 %, TVA 20 %, coût d’achat 800 000 F HT
25/03 Achat de marchandises 2 620 000 F, rabais 2 %, escompte
2 %, TVA 20 %.

190

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30/03 Vente de marchandises à crédit, montant 850 000 F, remise
5 %, escompte 1 %, TVA 20 %, coût d’achat 650 000 000 F HT.
Exercice 8
3/10 Prestations de services (réparations) brut HT 10 600 F et TVA
20 %.
4/10 Vente de produits finis, TVA 20 % remise 8 % ; Brut HT
109 000 F.
7/10 Vente de produits finis, TVA 20 % remise 5 % ; Brut HT 8
500 F.
9/10 Versement par chèque d’un acompte par notre client sur
opération du 3/10 : 7 000 F.
11/10 notre client nous a renvoyé 1/6 de son achat du 4/10 pour non-
conformité.
15/10 Prestations de services (révision du matériel en place) montant
HT 9 880 F et TVA 20 %.
16/10 Envoi à notre client d’une facture d’avoir sur :
- le retour du 11/10
- un rabais de 5 % accordé sur le reste.
18/10 Notre client nous achète un lot de produits finis dépréciés que
nous comptions reformer TVA à 20 % ; montant HT 3 890 F.
20/10 Reçu un chèque de notre client en règlement de son achat du
18/10.
30/10 Règlement par chèque et solde du compte de notre client.
Présenter le journal.
Exercice 9
Calculez le rabais de 10 % obtenu sur les achats suivants :
- 36 atomiseurs Timor à 1 960 F l’un ;
- 112 Timor antimites à 3 030 l’unité.
Déterminez le montant du net commercial
Exercice 10
Calculez l’escompte de 2 % obtenu ou règlement comptant des
articles suivants :
- 13 cartons de 20 boîtes de sauce tomate à 9 880 F le carton ;
- 19 cartons de 20 boîtes de sauce piquante à 10 540 F le carton.
Déterminez le montant du net financier.

191

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Exercice 11
 Présentez le corps de la relative aux articles suivants :
- 15 stylos V6 à 560 F HT l’un ;
- 30 stylos « dominateurs » à 380 F l’un ;
- 50 stylos « GO 1 192 » à 250 F HT l’un ;
- 25 parures « Mascotte » à 650 F HT l’une.
Remise de 20 % et 5 %, escompte de 2 % et TVA 19,25 %.
Exercice 12
 Établissez la facture correspondante aux informations suivantes :
Réf. Article Désignation Quantité PU
103 MF Moto faucheuse 4 temps 4 49 900
DB 202 Débroussailleuse 2 temps 5 35 900
AC 1 147 Jeu de 2 disques 2 12 200
La facture est établie par la société mahino SA, boulevard Leclerc,
RC n0 222-01-105, n 0 compte banque : 101 22 39 05 – x, tél :
3 426 065, date 01/03/N, la facture n0 433, référence commande
NNS 220, à Equima, BP 2 030 Douala Remise 10 %, escompte de
règlement 2 %, TVA 19,25.
 Passez les écritures au journal dans la comptabilité de Mahino SA
D’Equima.

192

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CHAPITRE 10

SYSTÈMES D’ORGANISATION COMPTABLE

Un système comptable est un ensemble organisé qui permet


d’atteindre les objectifs fixés à la comptabilité, c’est-à-dire :
- enregistrer
- classer l’ensemble des opérations effectuées par
l’entreprise,
- résumer et
- synthétiser

1. Les opérations effectuées par l’entreprise :


Toutes les opérations effectuées par l’entreprise doivent avoir un
support original : la pièce comptable. Ces pièces comptables peuvent
être :
- facture de vente,
- facture d’achat,
- chèque émit ou reçut,
- toute pièce de banque,
- fiche de paye,
- imprimé fiscal, etc.
Seules les opérations représentées par des pièces comptables doivent
être enregistrées, à l’exception de certaines opérations particulières que
l’on appellera des charges ou des produits calculés (amortissements,
provisions par exemple).
La pièce comptable doit être un document original (jamais de
photocopies) et de façon quasi générale, elle doit être un support papier
(exceptionnellement informatique).
Les pièces comptables doivent être physiquement classées, de telle
sorte qu’à tout moment elles puissent être retrouvées. Le mode de
classement dépendra généralement du système d’organisation
comptable.

193

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La pièce comptable est le document de base de la comptabilité. Elle
doit être conservée pendant dix ans (trois ans en matières fiscales)

2. Rappels des objectifs de la comptabilité :


Nous avons déjà étudié un certain nombre de supports comptables
qui permettent d’atteindre les objectifs fixés à la comptabilité :
- L’enregistrement des opérations : se fait par le journal
- Le classement des opérations : se fait par le compte et le grand livre
- Le résume des opérations : se fait par la balance
- La synthèse des opérations : se fait par bilan et le compte de
résultat
C’est dans cet ordre que tout système comptable doit s’organiser.

3. Le système classique
Le système d’organisation comptable généralement baptisé
« système classique » est le plus ancien des systèmes comptables. Il est
calqué sur les objectifs de base de la comptabilité.
Description du système :
À partir des pièces comptables classées chronologiquement :
a. enregistrement au journal au jour le jour des opérations
comptables
b. report dans le compte de chaque opération
c. calcul périodique du solde des comptes et établissement de la
balance générale
d. établissement des documents de synthèse à partir de la balance.
Il correspond au schéma suivant :

194

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Travail Pièces comptables de base
périodique (Facture par exemple)

Comptes
Journal
(analyse)
général

Grand
livre

Balance mensuelle
Contrôlée

Travail
périodique

195

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Ce schéma peut être repris de cette autre manière :

Pièces justificatives

Enregistrement
Chronologique quotidien
Journal général

Report quotidien

Grand livre général

Grand livre Grand livre


auxiliaire auxiliaire
« Clients » « Fournisseur »
Balance générale

Relevé nominatif relevé


Actif/charges Passif/Produits
nominatif
des clients des fournisseurs

Contrôle

Bilan Compte de
résultat
Actif Passif charges produits

196

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Le système classique est valable en tant que système de base
d’organisation. Mais il est évident que si l’entreprise a de nombreux
enregistrements, il s’avère très insuffisant.
Il s’ensuit un travail énorme fastidieux au niveau des reports du
grand livre. On peut certes améliorer ce système par une division du
grand livre.
On peut créer des grands livres auxiliaires clients et fournisseurs
ainsi que des relevés nominatifs clients et fournisseurs.

4. Le système centralisateur
C’est le système qui est le plus couramment pratiqué dans les
entreprises que la comptabilité soit informatisée ou non.
4.1. Les principes du système centralisateur
La division du travail permise par le système centralisateur est
assurée par l’éclatement du journal et du grand livre en plusieurs
journaux auxiliaires et grands livres auxiliaires.
Cependant, les journaux sont regroupés périodiquement (au moins
mensuellement) dans un journal général, afin de maintenir l’unité de la
comptabilité et de permettre le report dans les comptes.
4.2. L’organisation du système centralisateur
Dans le système centralisateur, les travaux comptables sont divisés
dans le temps et dans l’espace.
Ce système se caractérise par une comptabilité tenue à un double
niveau :
• Une comptabilité auxiliaire (ou divisionnaire) comprenant :
- Les journaux auxiliaires dans lesquels sont enregistrées les
opérations de l’entreprise au fur et à mesure qu’elles se réalisent ;
- Les grands livres auxiliaires regroupant les comptes individuels des
clients et fournisseurs dans lesquels les enregistrements des journaux
auxiliaires sont reportés directement.
• Une comptabilité centralisée comprenant :
- Le journal général rédigé à partir des journaux auxiliaires sous
forme d’articles récapitulatifs mensuels ;
- Le grand livre général comprenant les comptes généraux de
l’entreprise, y compris les comptes collectifs clients et fournisseurs. Le
grand livre général est servi à partir du journal général.

197

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On peut ainsi distinguer dans le temps les étapes suivantes :
- Quotidiennement, enregistrement des opérations dans les journaux
auxiliaires et reports dans les comptes individuels concernés des grands
livres auxiliaires ;
- Mensuellement :
o centralisation des enregistrements des journaux auxiliaires au
journal général au moyen d’articles récapitulatifs ;
o report de ces articles au grand-livre général ;
o contrôle des reports par l’établissement de la balance générale et
des relevés nominatifs clients et fournisseurs au vu des grands livres
auxiliaires.
Les travaux comptables dans le système centralisateur peuvent être
présentés comme suit :

198

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Pièces
justificatives Comptabilité centralisée (périodique)

Enregistrement quotidien

Comptabilité Journaux Journal général Grand livre Balance


auxiliaire auxiliaires (centralisation) général générale
(Quotidien) (Achats, ventes,
trésorerie, etc.
Report

Grand livre Contrôle


auxiliaire
(clients,
fournisseurs) Relevé nominatif
(ou balance par
solde) des clients,

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Les principaux journaux auxiliaires (ou divisionnaires) sont :
- journal auxiliaire de banque débit
- journal auxiliaire de banque crédit
- journal auxiliaire de caisse recettes
- journal auxiliaire de caisse dépenses
- journal auxiliaire des achats à crédit
- journal auxiliaire des ventes à crédit
- journal auxiliaire des effets à payer
- journal auxiliaire des effets à recevoir
- journal auxiliaire des opérations diverses
Le fonctionnement du journal général qui autorise la division du
travail conduit à un double enregistrement.
Ainsi pour éviter que certains comptes se trouvent débiter ou créditer
deux fois, on utilise comme contrepartie dans chacun des journaux
auxiliaires concernés un compte de liaison intitulé « virement interne »
qui se trouve alors soldé. Ce compte n’est en principe utilisé que pour
l’enregistrement des mouvements de fonds entre les journaux
auxiliaires de trésorerie (caisse, banque, CCP)
Le système centralisateur en favorisant la division du travail dans le
temps et dans l’espace s’est imposé à la majorité des entreprises.
L’informatique n’en a pas bouleversé les principes d’organisation. En
revanche, la rapidité et la fiabilité des traitements informatisés, assurer
notamment par l’automatisation des reports, on accru la productivité et
la sécurité des travaux comptables.

5. Les systèmes informatiques


Les systèmes informatiques actuels, sur lesquels nous insisterons
davantage, sont une évolution du système centralisateur. Leur
caractéristique fondamentale est que :
- seule la première opération d’enregistrement est saisie ;
- toutes les autres opérations :
o report au grand-livre ;
o établissement de la balance ;
o établissement du bilan et du compte de résultat, parfois l’annexe,
se font automatiquement :
o sans aucune intervention humaine,

200

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o sans risque d’erreurs,
o sans aucune perte de temps.
5.1. Prescription générale du système
(basé sur le principe du système centralisateur)
1. Définition et création des journaux auxiliaires :
Lors des enregistrements comptables quotidien et courant, on
constate qu’un grand nombre d’écritures porte sur un petit nombre de
comptes : client, fournisseur, banque, caisse, par exemple.
Les journaux auxiliaires doivent correspondre à ces opérations les
plus couramment enregistrées par l’entreprise. C’est ainsi que l’on
pourra créer par exemple :
- un journal de vente (client)
- un journal d’achat (fournisseur),
- un journal de banque,
- un journal de caisse
- un journal d’opérations diverses
Lorsqu’une écriture fera intervenir un de ces comptes, elle sera
portée dans le journal auxiliaire correspondant.
Le journal d’opérations diverses enregistrera toutes les opérations
qui appartiennent à un de ces comptes principaux donc à un journal
auxiliaire déjà créé.
2. Classement des pièces comptables :
- d’après leur appartenance à un journal auxiliaire,
- et ensuite dans un ordre chronologique.
C’est ainsi que seront classées séparément :
- les factures de ventes qui seront enregistrées dans le journal de
vente ;
- les factures d’achats qui seront enregistrées dans le journal d’achat,
- les pièces de banque qui seront dans le journal de banque,
- les pièces de caisse qui seront enregistrées dans le journal de
caisse.
3. Enregistrement chronologique des pièces comptables dans les
journaux auxiliaires concernés
La caractéristique de cet enregistrement est que la codification
comptable est toujours unique et correspondante au journal concerné.

201

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Seul le journal des opérations diverses fonctionnera comme le journal
général.
Exemple :
- les factures de ventes ------ journal de vente ---- (compte 70)
- les factures d’achats ------ journal d’achat ----- (compte 60)
- les pièces de banque ------- journal de banque -- – (compte 52)
- les pièces de caisse --------- journal de caisse ---- (compte 57)

Application :
a. Journal de vente
– le 15/6 vente de marchandises au client DOUNO 2 000 F
– le 01/7 vente de marchandises au client DIANE 5 000 F
Journal auxiliaire de vente
N Libellé D C
-------------------- 15/6 ------------------------
411 Vente de marchandises à Douno 2 000

----------------------- 1/7-------------------------
411 Vente de marchandises à Diané 5 000
--------------------- ---------------------------

Totaux
Ces écritures signifient que :
- le 15/6 le compte 701 ventes de marchandises est crédité par la
contrepartie du compte 411 clients qui est, lui, débité.
- Le 1/7 le compte 701 ventes de marchandises est crédité par la
contrepartie du compte 411 client qui est, lui, débité.
b. Journal d’achat
- le 18/6 achat de marchandises au fournisseur TOUNKARA 1000 F
- le 25/6 achat de marchandises au fournisseur TALL 4 000 F
Journal auxiliaire d’achat

202

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N Libellé D C
----------------------- 18/6 ---------------------
401 Achat de marchandises à Tounkara 1 000

401 ----------------------- 25/6------------------------


Achat de marchandises à Tall 4 000
----------------------- ---------------------------

Totaux
Ces écritures signifient que :
- le 18/6 le compte 601 achats de marchandises est débité par la
contrepartie du compte 401 fournisseur qui est, lui, crédité.
- Le 25/6 le compte 601 achat de marchandises est débité par la
contrepartie du compte 401 fournisseur qui est, lui, crédité.
c. Journal de banque
– le 10/7 règlement par chèque du fournisseur TOUNKARA 1 000 F
– le 12/7 encaissement d’un chèque du client DOUNO 2 000 F
Journal auxiliaire de banque
N Libellé D C
---------------------- 10/7 ----------------------
401 Règlement fournisseur Tounkara 1 000

---------------------- 12/7------------------------
411 Encaissement client Douno 2 000
---------------------- --------------------------

Totaux
On constate que les journaux auxiliaires ne sont pas équilibrés. La
lecture de chaque journal permet de constater :
- journal de vente : solde créditeur = 7 000 F
- journal d’achat : solde débiteur = 5 000 F
- journal de banque : solde débiteur = 1 000 F
Solde des journaux = 1 000F créditeurs
La transcription dans les comptes se fera de la façon suivante dans
un ordre chronologique :

203

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Vente Client Achat Fournisseur Banque
Le 15/6 2000 2 000
journal
1 000 1 000
vente
5000 5 000
Le 18/6
journal 4 000 4 000
achat 1000
Le 25/6 1000
journal
achat
200 2 000
Le 01/7
journal
vente
Le 10/7 7000 5 000 5 000 4 000 1 000
journal
banque
Le 12/7
journal
banque
Solde
La balance des comptes se fera donc de la façon suivante :
N Libellé D C
401 Fournisseur 4 000
411 Client 5 000
521 Banque 1 000
601 Achat de marchandises 5 000
701 Vente de marchandises 7 000
Total 11 000 11 000
On constate donc que la balance est équilibrée.
4. Enregistrement des pièces comptables dans les journaux
auxiliaires étant effectués, les traitements suivants s’effectueront
automatiquement.
a. Report dans le grand livre général de toutes les opérations
enregistrées dans les journaux auxiliaires,
b. Calcul automatique des soldes des comptes et établissement des
balances auxiliaires et de la balance générale.
c. Établissement automatique des documents de synthèse : bilan et
compte de résultat.
5. Compte de virement interne « compte 58 » :

204

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Il se peut qu’une même opération concerne deux journaux
auxiliaires. Dans ce cas, le système que nous venons de décrire
conduira à un double enregistrement de cette opération.
Exemple : Le 20/7 retrait de 1 000 F de la banque pour alimenter la
caisse.
Journal auxiliaire de banque :
N Libellé D C
-------------------- 20/7 ------------------------
57 retrait pour alimenter la caisse 1 000
--------------------- -----------------------------
Journal auxiliaire de caisse :
N Libellé D C
-------------------- 20/7 ------------------------
521 retrait banque 1 000
--------------------- -----------------------------
Report au grand – livre
521 Banque 571 Caisse

Journal banque 1 000 1 000

Journal caisse 1 000 1 000

L’opération est donc enregistrée deux fois, il est donc nécessaire de


passer par un compte de liaison : le compte 58.
Dans l’exemple précédent, les écritures dans les journaux auxiliaires
deviendront donc les suivantes :
Journal auxiliaire de banque :

205

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N Libellé D C
------------------------ 20/7 -------------------
58 Virement en caisse 1 000
------------------------- ------------------------

Journal auxiliaire de caisse :


N Libellé D C
------------------------- 20/7 ------------------
58.. Retrait banque 1 000
------------------------- ------------------------
Le report au grand-livre deviendra donc :
521 Banque 58 Virement interne 571 Caisse
Journal banque
Journal caisse 1 000 1 000

1 000 1 000

On constate donc que le compte de virement interne est soldé. Il doit


toujours être soldé. Il n’y a pas de double enregistrement.
Chaque fois qu’une opération concerne deux journaux auxiliaires, il
sera nécessaire d’ouvrir un compte de « virement interne » spécifique à
ce type d’opération.
Cela dépendra bien évidemment du nombre de journaux auxiliaires
créés.
Dans la pratique, on créera généralement autant de comptes de
virement interne qu’il y aura de comptes de banque et comptes de
caisse.
En effet, une opération ne peut concerner le (ou les) journaux
d’achats, et de ventes. Il n’y a jamais de comptes de liaisons avec le
journal des opérations diverses puisque celui-ci n’enregistre que les
opérations qui ne concernent pas les autres journaux.
EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
Enregistrer les opérations ci-après dans le J.A.A crédit :

206

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- 1/12/N : Achat de marchandises à crédit chez le fournisseur
Camara suivant facture n° 5A pour 5 000 F payables le 25 décembre N.
- 4/12/N : Achat de matières consommables chez le fournisseur
Soumah suivant facture S3 pour 2 000 F payables 27 décembre N ;
- 30/12/N : achat de matières premières chez le fournisseur Condé
suivant facture n° F2 de 60 000 f payable le 19 décembre N.

Exercice 2
Enregistrer les opérations suivantes dans le J.A.C recettes, puis le
journal centralisateur :
1/4/vente au comptant de marchandises 20 000
8/4/reçu du client Dopavogui en règlement de notre facture n° 4
espèce 28 000 F
10/4 encaissé chèque à notre ordre n° 12 sur notre compte
BICIGUI : 40 000F
16/4/vente au comptant 63 000 F
20/4/reçu du client Sandouno en règlement de notre facture n° 56 :
17 000F
26/4 vente au comptant : 10 000F
Exercice 3
- le 4 mai, le fournisseur Sow nous accorde un escompte de 800 F ;
- le 8 mai, nous accordons à monsieur Touré un rabais de 300 F ;
- le 12 mai, on obtient du fournisseur Diané un escompte de 70 F ;
- le 18 mai, retour de marchandises non conforme au fournisseur
Bah pour une valeur de 460 F.
- le 22 mai, le client Léno se révèle insolvable montant de la créance
600 F ;
- le 26 mai, le client Keita nous retourne 360 F de marchandises.
- Passer ces opérations dans le JA.O.D (J.O.D) puis centraliser dans
le journal général.

207

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CHAPITRE 11

L ES MODES DE RÈGLEMENT

Toutes les opérations commerciales se traduisent en fin de compte


par des mouvements de fonds qui consacrent le règlement de ces
opérations sur le plan financier.
Si l’entreprise dispose de liquidités suffisantes, c’est-à-dire de fonds
disponibles en caisse, en banque, en banque ou aux chèques postaux,
les règlements font appel sur le plan comptable aux comptes de
trésorerie : Caisse, Banque ou Chèques postaux.
Dans le cas d’où l’entreprise désirerait mobiliser des crédits, des
effets de commerce sont créés, ce qui entraîne l’utilisation des comptes
d’EFFETS A RECEVOIR.

1. Les règlements en espèces :


Pour constater un paiement en espèces, il convient d’établir un reçu.
Ce document qui prouve un règlement en espèces est établi par celui
qui reçoit les espèces et concerné par le déposant. Le reçu prend le nom
de quittance dans le cas de règlements tels que paiement du loyer, de
factures d’eau, d’électricité ou téléphone, de l’impôt.
Les règlements en espèces ou en numéraires entraînent le
fonctionnement du compte « 57 caisses ».
Ce compte enregistre les entrées d’espèces (recettes) au débit et
sorties d’espèces (dépenses) au crédit.
Les comptes de règlement éventuellement accordés sont imputables :
- au compte 673 Escomptes accordés s’ils sont accordés par
l’entreprise ;
- au compte 773 escomptes obtenus s’ils sont obtenus par
l’entreprise.
Les documents qui indiquent les mouvements de caisse sont :
- les fiches de caisse ou famille de caisse
- les bandes de caisses enregistrées

209

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- les factures acquises, reçus et quittancées
- les récépissés
Application :
Journaliser les opérations suivantes :
13/5 Facture V708 à notre client Cissé : marchandises HT
2 100 000 F, TVA 20 %, escompte 2 % si règlement au comptant sous
huitaine.
14/5 Pièce de caisse R 415 : règlement de Cissé 2 46 600F
17/5 Facture d’avoir AV 708 à Cissé :
Escompte 2 % sur 2 100 000 : 42 000
TVA 20 % sur 42 000 : 7 600
Net à votre crédit : 49 600
Solution :

411 ------------------ 13/5 ------------------


Clients 2 520 000
701 Ventes de marchandises 2 100 000
443 État, TVA facturée 420 000
Cissé ma facture V 708
------------------ 14/5-----------------------
571 Caisse 2 469 600
4111 Clients 2 469 600
PC R 415 : 2 520 000 x0, 98
----------------17/5--------------------------
673 Escomptes accordés 50 400
443 État, TVA facturée 10 080
4111 Clients 60 480
Cissé ma facture d’avoir AV 708
---------------- ----------------------------

2. Les opérations bancaires :


2.1. Le chèque bancaire :
C’est un document par lequel ordre est donné au banquier (tiré) de
payer la somme indiquée au bénéficiaire. Si le chèque est barré, le
bénéficiaire doit le percevoir par l’intermédiaire d’une banque ou d’un
centre de chèques postaux.

210

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Le commerçant utilise les chèques pour :
- effectuer des retraits d’espèces pour alimenter la caisse de son
entreprise
- régler ses créanciers ;
Ces opérations sont portées au crédit du compte « 521 BANQUES ».
------------------ ---------------------------
57 Caisse x
(chèques de retraits d’espèces) x
401 Fournisseurs dettes en comptes
521 Banque x
-------------------- -----------------------
Les chèques reçus des clients peuvent être :
- encaissés immédiatement auprès du tiré (banquier du client)
- remis à l’encaissement au moyen d’un bordereau de remise à
l’encaissement de chèques ; la banque fait procéder à leur encaissement
puis adresse au bénéficiaire un avis de crédit ;
- immédiatement endossés au profit d’un créancier ;
- conservés en attendant d’être encaissés, remis à l’encaissement ou
endossés.
Ces chèques seront comptabilisés comme suit :
--------------------- ---------------------------
521 Banque (chèques payables sur place, remis en x
compte)
531 Chèques postaux (avis de crédit, chèques x
encaissés par le centre)
Caisse (chèques encaissés immédiatement)
571 x
Chèques à encaisser (chèques reçus des clients
513 x
et remis à l’encaissement)
Chèques à l’encaissement (chèques remis à
514 l’encaissement et non crédité) x
631 Frais bancaires (frais d’encaissement) x
4111 Clients x
----------------------- -----------------------
Remarque :
- les chèques « non déplacés » remis à l’encaissement ne font pas
l’objet d’avis de crédit : ils peuvent être imputés immédiatement au
débit du compte « 521 Banques ».

211

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- Les chèques payables « hors place » font l’objet d’un avis de crédit
avec frais d’encaissement : ils sont imputés au compte « 514 chèques à
l’encaissement » en attendant l’avis de crédit. Après réception de ce
dernier, le compte « 514 » sera soldé par le débit des comptes « 521 »
pour le net porté en compte et « 631 frais bancaires » pour les frais
d’encaissements bancaires.
- Le compte « 513 chèques à encaisser » sera crédité pour solde lors
de la sortie des chèques concernés : contrepartie 57(encaissement), 521
(remise en compte) ou 401(endossement).
- Les comptes 513 et 514 doivent obligatoirement être utilisés en fin
d’exercice pour les chèques en cours d’encaissement.
2.2. Le virement bancaire
Lorsque le débiteur et le créancier ont tous deux un compte ouvert
dans une banque, le débiteur peut donner l’ordre à sa banque de virer la
somme due sur le compte bancaire du créancier. Il rédige pour cela un
ORDRE DE VIREMENT ou une lettre de virement.
Le débiteur recevra un AVIS DE DÉBIT et créancier un AVIS DE
CRÉDIT.
L’ordre de virement peut être donné une fois pour toutes, pour régler
certaines dettes : factures d’électricité, d’eau, de téléphone… le titulaire
rédige alors un avis de domiciliation. Les factures ainsi rédigées ne font
pas l’objet d’avis de débit.
2.3. Intérêts et frais bancaires
Les intérêts bancaires en faveur de l’entreprise (intérêts des comptes
courants créditeurs) sont imputables au compte « 771 intérêts des
prêts ».
Les intérêts bancaires à la charge de l’entreprise, sont inscrits au
débit du compte « 631 frais bancaires ».
Les services bancaires sont soumis à la TVA tandis que les intérêts
bancaires supportent la TAF.
Application : Journaliser les opérations désignées ci-après :
12/2 chèques tirés sur SGBG :
- n° 54 568 à l’ordre de nous-mêmes : 1 200 000F
- n° 54 569 à l’ordre de Sangaré en règlement de sa facture du 31/1 :
465 000F
15/2 chèques reçus en règlement de ventes au comptant de
marchandises (dont TVA 20 %) ;

212

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- immédiatement encaissés à la BICIGUI : 600 000F
- remis à l’encaissement _à la SGBG : 1 800 000F dont
750 000 F « hors place »
- immédiatement endossés à l’ordre du fournisseur SAKO :
420 000F
- en attente : 900 000F.
18/2 remise de chèques à l’encaissement au centre de chèques
postaux 900 000F’chèques reçus le 15/2)
19/2 factures reçues :
- de la SEG (consommations d’eau) : 70 800F dont TVA 10 800 F ;
- de la SOGEL (consommations d’électricité) : 165 200F dont
TVA 25 200F.
Ces factures ont été domiciliées à la SGBG.
22/2 avis de crédit reçus :
- du centre de chèques postaux : encaissement chèques 896 000 F ;
frais retenus 4 000 F.
- de la SGBG : remise chèques, nominal 750 000 F, frais bancaires
5 000 F ; TVA 20 %.
25/2 avis de débit reçu de la SGBG : virement crédit rural
3 500 000 F (annuité de remboursement d’emprunt dont 625 000 F
d’intérêts et 5 % de).
26/2 avis de débit de la SGBG : intérêts débiteurs 80 000 F ; frais de
tenue de compte 11 000 F HT : TVA 20 %, TAF 13 %.

213

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Solution
--------------------- 12/2 ----------------------
57 Caisse 1 200 000
401 Fournisseurs 465 000
521 Banque 1 665 000
Chèques n° 54 568 et 54
-----------------------15/2-----------------------
571 Caisse 600 000
521 Banque 1 050 000
514 Chèques à l’encaissement 750 000
401 Fournisseurs 420 000
513 Chèques à encaisser 900 000
701 Ventes de marchandises 3 100 000
443 État, TVA facturée 620 000
ventes au comptant contre chèques,
factures n°…
--------------------18/2--------------------------
514 Chèques à l’encaissement 900 000
513 Chèques à encaisser 900 000
remise aux chèques postaux reçus le 15/2
---------------------19/2-------------------------
6051 Eau 60 000
6052 Électricité 140 000
445 Etat, TVA récupérable (12 000+28 000) 40 000
521 Banque 240 000
Factures domiciliées
-----------------------22/2-----------------------
531 Chèques postaux 896 000
631 Frais bancaires 4 000
514 Chèques à l’encaissement 900 000
Avis de crédit chèques Px
------------------------d°------------------------
521 Banque 744 100
631 Frais bancaires 5 000
445 État, TVA récupérable 1 000
514 Chèques à l’encaissement 750 100
Avis de crédit SGBG

214

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------------------------25/2----------------------
162 Emprunt crédit rural 2 843 750
671 Intérêts des emprunts 625 000
442 État, autres impôts et taxe 31 250
(TAF=625000x5%) 3 500 000
512 Banque
Avis de crédit SGBG
------------------------26/2----------------------
6745 Intérêts bancaires 80 000
631 Frais bancaires 11 000
442 État, autres impôts et taxes 10 400
445 État, TVA récupérable 2 200
521 Banque 103 600
Avis de débit de la SGBG
----------------------- ----------------------

3. Les règlements par chèques postaux


3.1. Les opérations qui augmentent l’avoir aux chèques postaux
Le compte « 531 chèques postaux » est débité lorsque l’entreprise
effectue les opérations suivantes :
a) les versements d’espèces
Destinés à alimenter le compte courant postal, ces versements
peuvent être effectués par l’opérateur économique lui-même ou par ses
clients. Le document utilisé est le mandat-carte de versement à un
compte courant postal.
Le centre adresse un avis de crédit au bénéficiaire : coupon du
mandat-carte.
b) les virements émanant des clients
L’entreprise bénéficiaire du virement reçoit un avis de crédit et son
client l’avis de débit correspondant.
c) les remises de chèques bancaires
Le centre de chèques postaux se charge du recouvrement des
chèques bancaires remis en compte moyennant une taxe de
recouvrement. L’avis de crédit mentionne le net porté en compte.
3.2. Opérations qui diminuent l’avoir aux chèques postaux
Le compte « 531 chèques postaux » sera crédité des opérations
désignées ci-après :

215

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a) Émission de chèques d’assignation ou chèques de paiement
Ces chèques permettent notamment :
- d’effectuer des retraits d’espèces
- de régler des créances non titulaires d’un compte aux chèques
postaux
Ils font l’objet d’un avis de débit, pour leur montant majoré d’une
taxe.
b) Émissions de chèques de virement
Ces chèques permettent notamment :
- d’alimenter un compte bancaire
- de régler des créanciers titulaires d’un compte aux chèques postaux
- d’alimenter le compte du receveur d’un bureau de poste en vue de
percevoir des espèces à son guichet.
L’émission de chèque de virement est gratuite ; le centre envoie un
avis de débit au tireur du chèque et un avis de crédit au bénéficiaire.
c) Domiciliation des factures
Le titulaire d’un compte aux chèques postaux peut régler par
domiciliation ses factures d’eau, d’électricité ou de téléphone.
3.3. Les frais prélevés par le centre de chèques postaux
Les frais inscrits au débit d’un compte courant postal sont
imputables au compte « 631 frais bancaire ».
Il s’agit notamment des taxes sur chèques de paiement (ou chèques
d’assignation), des taxes de recouvrement et de la taxe annuelle.
Application
Journaliser les opérations suivantes :
02/05 Mandat carte de versement d’espèces à mon compte courant
postal : 100 000 F
04/05 chèques de virement au profit du fournisseur SECK en
règlement de sa facture du 31/3 : 278 000 F ;
06/05 Avis de crédit du centre de chèques postaux : virement du
client Soumah 150 000 F.
10/05 Avis de débit du centre de chèques postaux :
- règlement facture SOTELGUI 224 200 F dont TVA 20 %
- chèques d’assignation de 89 000 F en règlement d’un achat de
fournitures d’entretien ; taxe prélevée 500 F.

216

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Solution
----------------------- ----------------------
531 Chèques postaux 100 000
571 Caisse 100 000
Mandat carte n°….
------------------------ -------------------
401 Fournisseurs 278 000
531 Chèques postaux 278 000
Seck, mon chèque de virement
------------------6/5-----------------------------
531 Chèques postaux 150 000
411 Clients 150 000
Soumah, avis de crédit pour virement
----------------------10/5------------------------
628 Frais de télécommunication 190 000
631 frais bancaires 500
6054 fournisseurs d’entretien 89 000
445 État, TVA récupération 190 000 x20% 38 000
531 Chèques postaux 317 500
Avis de débit chèques postaux
-------------------------- ----------------------
NB : les règlements par chèques postaux ne sont pas pratiqués en
Guinée, pour le moment cette situation découle de l’absence ces centres
de chèques postaux.

4. Les règlements par cartes de crédit


Les règlements par cartes de crédit se sont généralisés ces dernières
années et on peut augurer que leur développement se poursuivra à
l’avenir en Guinée comme dans tous les pays du monde, au détriment
des règlements en espèces et par chèques.
Les paiements effectués par cartes de crédit sont inscrits dans le
compte « 515 cartes de crédit à encaisser » selon le schéma d’écriture
ci-après :
Règlement par carte de crédit :
- passage en machine de la carte ou signature du justificatif de
paiement :

217

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----------------------- ----------------------
515 Carte de crédit à encaisser x
27 Autres immobilisations financières x
4 Comptes de tiers x
------------------------ -------------------
- règlement des ventes par carte de crédit
----------------------- ----------------------
515 Carte de crédit à encaisser x
701 Ventes de marchandises x
443 État, TVA facturée x
------------------------ -------------------

- réception avis de crédit


---------------------- ----------------------
521 Banques x
6315 Commissions sur cartes de crédit x
515 Carte de crédit à encaisser x
------------------------ -------------------
Application :
7/1 ventes au comptant de marchandises réglées par carte de
crédit 5 000 F ; TVA 20 % et montant TTC 5 900 F
12/1 Avis de crédit reçu de la SGBG relatif à la vente du 7/1
Avis de crédit net : 5811,50
Commissions HT 75,00
TVA 20 % sur commissions : 13,50
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations au journal de l’entreprise
Solution :
- Règlement des ventes par carte de crédit

------------------ 7/1 --------------------------


515 Carte de crédit à encaisser 6 000
701 Ventes de marchandises 5 000
443 État, TVA facturée 1 000
------------------------ -------------------

218

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- Réception avis de crédit
----------------------- ----------------------

521 Banques 5811,50


6315 Commissions sur cartes de crédit 75,00
445 État, TVA récupérable 15
515 Carte de crédit à encaisser 5 901,5
--------------------- -------------------

5. Les règlements par effets de commerce


5.1. Définitions
Une opération est dite au comptant lorsque le paiement a lieu
immédiatement ; le chèque qui est un instrument de paiement est
généralement utilisé.
Une opération est dite à crédit lorsque le paiement à lieu à terme ; on
peut utiliser, dans ce cas, l’effet de commerce qui est un instrument de
paiement et un instrument de crédit.
a- L’effet de commerce : un effet de commerce est un titre qui
constate la créance sur le débiteur.
L’effet de commerce le plus fréquemment utilisé est la lettre de
change. Il existe une autre variété d’effets de commerce : le billet à
ordre.
b- La lettre de change : la lettre de change est un crédit par lequel le
créancier (le tireur) donne l’ordre à son débiteur (le tiré) de payer à une
date fixée (l’échéance) une somme déterminée à une personne désignée
(le bénéficiaire). Très souvent, le tireur se désigne lui-même comme
bénéficiaire ; dans ce cas, tireur et bénéficiaire sont confondus.
c- Le billet à ordre : le billet à ordre est un crédit par lequel une
personne (le souscripteur) s’engage envers une autre personne (le
bénéficiaire) à payer une certaine somme à une date déterminée
(l’échéance). Ici, deux personnes interviennent :
- le tireur = le débiteur= le souscripteur
- le bénéficiaire = le créancier
d. Comparaison de la lettre de change et du billet à ordre
Personnes Lettre de change Billet à ordre
Tireur Créancier Débiteur
Tiré Débiteur -
Bénéficiaire Créancier ou tierce Créancier
personne

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5.2. Utilisation des effets de commerce
Le bénéficiaire d’un effet de commerce peut utiliser de différentes
manières :
Avant l’échéance :
- Remise à l’escompte auprès d’une banque : lorsque le bénéficiaire
veut percevoir le montant de l’effet avant l’échéance il peut négocier
l’effet en banque ; celle-ci verse immédiatement les fonds déduction
faite d’un intérêt (l’escompte)
- Endossement au profit d’un créancier : le bénéficiaire peut
transmettre l’effet à une personne à qui elle doit de l’argent ; ce transfert
de propriété se fait par endossement, mention portée au dos de l’effet et
indiquant le nom du nouveau bénéficiaire.
À l’échéance :
- Encaissement direct : le bénéficiaire se présente au domicile de
celui qui doit payer (tiré de la lettre de change, souscripteur du billet à
ordre ou leur domiciliation).
- Encaissement par l’intermédiaire d’une banque ou d’un centre de
chèques postaux : le bénéficiaire remet l’effet à l’encaissement ; la
banque ou le centre de chèques postaux se chargent de l’encaisser et
portent son montant au compte, déduction faite de commissions ou de
taxes.
5.3. Comptabilisation des effets de commerce
Du point de vue comptable, les effets de commerce sont :
- des « effets à recevoir » pour le bénéficiaire
- des « effets à payer » pour celui qui doit payer (tiré ou
souscripteur)
Le SYSCOHADA prévoit l’utilisation des comptes :
402- Fournisseurs, effets à payer
482- Fournisseurs d’investissement, effets à payer
412- Clients, effets à recevoir
Le compte « 402 Fournisseurs, effets à payer » pour les fournisseurs
d’achats et de prestations de services est crédité par celui qui doit payer
et débité pour solde après règlement.
Le compte « 482 Fournisseurs d’investissements, effets à payer »
pour les fournisseurs d’immobilisations fonctionne de la manière que le
compte 402.

220

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A. Création des effets de commerce
Le créancier peut demander à son débiteur :
- d’accepter une lettre de change tirée par lui à son profit ou au
bénéficiaire d’un tiers
- de souscrire un billet à son ordre
Le bénéficiaire de l’effet vire la créance ordinaire imputée au
compte « 411 » dans un compte de créance particulier « 412 ».
-------------------------- ----------------------
412 Clients, effets à recevoir (ou 4852 créances HAO) x
411 Clients (ou 4851) x
Billet à ordre souscrit par nos clients
Acceptation des clients de la lettre de change
tirée par nous
Lettre de change tirée par nos clients à notre ordre
----------------------- -----------------------
Si le tireur de la lettre de change n’est pas le bénéficiaire, il débite le
compte de son fournisseur :
-------------------------- ----------------------
401 Fournisseurs, dettes en compte (ou 481) x
411 Client (ou 4841) x
Lettres de change tirées sur nos clients au profit
de nos fournisseurs
--------------------------- -------------------
Le tiré exprime l’engagement de payer en virant la dette ordinaire
imputée au compte « 401 » dans un compte de dette particulier « 402 » :
-------------------------- ----------------------
401 Fournisseurs, dettes en compte (ou 481 dettes x
HAO)
402 Fournisseurs, effets à payer (ou 482) x
acceptation de lettre de change tirée par nos
fournisseurs
souscription de billets à l’ordre de nos
fournisseurs
----------------------- -----------------------

Application
Journaliser, dans les entreprises concernées, les opérations
suivantes :

221

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Le 12/12 Diallo adresse à son client SANOH la facture V 897 :
marchandises HT : 450 000F ; TVA 20 %.
Le 18/12 Diallo reçoit de son fournisseur FALL la facture A154 :
marchandises HT 600 000 F, TVA 20 %. Il tire une lettre de change de
531 000 F sur Sanoh au profit de FALL. Échéance 31/1, domiciliation
BICIGUI.
Le 20/12 Sanoh accepte la traite tirée sur lui par Diallo qui la remet à
FALL.
Le 31/12 Diallo souscrit un billet au 28/2 à l’ordre de FALL pour
solde de la facture A154.
Solution :

------------------ 12/12-------------------------
411 Client Sanoh 540 000
701 Vente de marchandises 450 000
443 État, TVA facturée 90 000
Ma facture A 897
-------------------- 18/12-----------------------
601 Achats de marchandises 600 000
445 État, TVA récupérable 120 000
401 Fournisseur FALL 720 000
Ma facture A 154
------------------------d°------------------------
401 Fournisseur FALL 531 000
411 Client SANOH 531 000
Ma lettre de change sur Sanoh au profit de
Fall

-----------------31/12--------------------------- 189 000


401 Fournisseur FALL 189 000
402 Fournisseur, effets à payer
Ma souscription d’un billet à ordre de FALL
--------------------- ---------------------------

222

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Journal de SANOH :
------------------ 12/2 -------------------------
601 Achat de marchandises 450 000
445 État, TVA récupérable 90 000
401 Fournisseur DIALLO 540 000
Sa facture V 897

-------------------20/2---------------------------
401 Fournisseur, Diallo 708 000
402 Fournisseur, effets à payer 708 000
mon acception lettre de change au 31/12
------------------------ ------------------
Journal de FALL :
------------------ ---- 18/12--------------------
411 Clients Diallo 720 000
701 Ventes de marchandises 600 000
443 État, TVA facturée 120 000
Ma facture A154
------------------------20/12--------------------
412 Clients, effets à recevoir 531 000
411 Clients Diallo 531 000
sa traite au 31/12
--------------------31/12------------------------
412 Clients, effets à recevoir 189 000
411 Clients Diallo 189 000
Son billet au 28/2
------------------------ -------------------
B. Endossement des effets de commerce
Endosser une traite, c’est nommer un nouveau bénéficiaire. On peut
donc se servir d’une traite acceptée par un client pour régler un
fournisseur. Conséquemment, seuls les bénéficiaires anciens et
nouveaux sont concernés par l’endossement des effets de commerce.
Application
Reprenons l’exemple précédent et supposant que, le 22/12, FALL
endosse l’effet reçu de Diallo au profit de SECK, ou de ses
fournisseurs.

223

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FALL, l’endosseur, ancien bénéficiaire, constate la sortie de l’effet
qui éteint la dette envers son fournisseur SECK, nouveau bénéficiaire :
------------------ 22/12 -------------------------
401 Fournisseur, SECK 531 000
412 Client, effets à recevoir 531 000
Mon endossement lettres de change reçu de
Diallo
----------------------- -------------------
SECK, l’endossataire, nouveau bénéficiaire, constate l’entrée d’un
effet de commerce et le renouvellement d’une partie de sa créance sur
son client FALL :
----------------------- 22/12---------------------
412 Clients, effets à recevoir 531 000
411 Clients FALL 531 000
Son endossement lettre de change n°…
------------------------ -------------------
C. Remise à l’escompte ou négociation d’un effet de commerce
Le bénéficiaire d’un effet de commerce peut le vendre à son
banquier : on dit qu’il le remet à l’escompte ou qu’il le négocie. Pour
cela, l’effet est endossé au profit du banquier accompagné d’un
bordereau de remise à l’escompte. Le banquier qui escompte l’effet en
devient propriétaire et crédite le compte de son client de la valeur
actuelle du bordereau d’escompte (valeur nominale moins agios). Il lui
adresse un bordereau d’escompte avec un avis de crédit.
Les agios retenus par le banquier se décomposent comme suit :
- un escompte, intérêt des fonds avancés proportionnel à la valeur
nominale, au taux d’escompte et au nombre de jours restant à courir
jusqu’à l’échéance ;
- des commissions d’escompte soumises à la TVA
Enregistrement :
On doit constater dans un premier temps la remise à l’escompte (565
Escompte de crédits ordinaires) et dans un second temps la mise à
disposition par la banque des fonds.
On fait la distinction entre les intérêts qui sont enregistrés dans les
comptes « 675 Escompte des effets de commerce » et les commissions
qui sont enregistrées dans le compte des services extérieurs B « 631
Frais bancaires ».

224

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Écritures :
Le jour de la remise à l’escompte
-------------------------- ----------------------
415 Clients Effets escomptés non échus x
4855 Créances sur cessions d’immobilisation, effets x
escomptés non échus
412 Clients, effets à recevoir x
4852 Créances sur cessions d’immo, effets à recevoir x
Remise à l’escompte
--------------------------- -------------------

Réception avis de crédit du bordereau d’escompte


----------------------- ----------------------
521 Banque x
675 Escompte des effets de commerce x
565 Escomptes de crédits ordinaires x
------------------------ -------------------
Extinction de la créance

----------------------- ----------------------
565 Escomptes de crédits ordinaires x
415 Clients, Effets escomptés non échus x
4855 Créances sur cessions d’immobilisation, x
effets escomptés non échus
-------------------- -----------------------
Il faut noter que le compte 415 enregistre l’engagement de
l’entreprise de se substituer au débiteur défaillant ; ce compte n’est
soldé qu’après règlement de l’effet échu par le client.
Application :
Le 31 mars le client BOUGOURA accepte une traite de 430 000 F
payable dans 2 mois au profit de l’entreprise DIOP. Cette vente a déjà
été enregistrée dans le compte client.
Le 10 avril DIOP remet à l’escompte la traite à la banque qui crédite
son compte de 400 000 F.
Passer les écritures :
- au 31 mars
- au 10 avril

225

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- au 31 mai, BANGOURA a payé l’intégralité de la créance,
réception avis de crédit

Solution :
Création de l’effet
------------------ 31/03 - ----------------------
412 Clients Effets à recevoir 430 000
411 Clients 430 000
Remise à l’escompte
---------------------- 10/4 --------------------
415 Clients Effets escomptés non échus 430 000
412 Clients, effets à recevoir 430 000
Remise à l’escompte
------------------------ ------------------
Réception avis de crédit du bordereau d’escompte
----------------- 31/5--------------------------
521 Banque 400 000
675 Escompte des effets de commerce 30 000
565 Escomptes de crédits ordinaires 430 000

Extinction de la créance
---------------------- ----------------------
565 Escomptes de crédits ordinaires 430 000
415 Clients Effets escomptés non échus 430 000
------------------------ -------------------
D. Règlement des effets à l’échéance
Le bénéficiaire d’un effet de commerce peut :
- encaisser directement un effet non domicilié en se présentant chez
celui qui doit payer (tiré de la lettre de change ou souscripteur du billet
à ordre) ;
- remettre l’effet domicilié à l’encaissement à son banquier ou au
centre de chèques postaux qui se chargeront de l’encaisser et porteront
le net en compte après déduction des commissions ou des taxes de
recouvrement.
Premier cas : encaissement direct auprès du tiré ou du souscripteur

226

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Le 2/3 Diop encaisse un billet à ordre de 75 000f au 28/2 souscrit par
FALL. Ce dernier réglé par chèque bancaire tiré sur la BICIGUI que
Diop remet immédiatement à l’encaissement à la SGBG.

Journal de Diop : le compte « 412 » est soldé


------------------------ 2/3 --------------------
5211 SGBG 75 000
412 Clients, effets à recevoir 75 000
Remise chèque reçu en règlement effet échu
-------------------- -----------------------
Journal de FALL : le compte « 402 » est débité pour solde.
------------------------ 2/3 --------------------
402 Fournisseur, effets à payer 75 000
5211 BICIGUI 75 000
Mon chèque n°… en règlement billet à
ordre échu
------------------------- -------------------

Deuxième cas : remise à l’encaissement d’effets domiciliés


Le 20/2 CAMARA remet à l’encaissement à la BICIGUI une lettre
de change de 200 000 F au 28/2 tirée sur SANGARE. Domiciliation
BPMG.
Le 2/3 la BICIGUI adresse à Camara un avis de crédit :
encaissement effet au 28/2 ; commissions 2 % ; TVA 20 %.
Le 3/3 SANGARE reçoit un avis de débit de la BPMG :
domiciliation échue
Journal de CAMARA : le jour de la remise, il constate la sortie de
l’effet en utilisant un compte d’attente « 512 Effets à l’encaissement »
qui sera soldé lors de la réception de l’avis de crédit.
-------------------------20/2 --------------------
512 Effets à l’encaissement 200 000
412 Clients, effets à recevoir 200 000
Remise effet au 28/2
-------------------- 2/3 -----------------------
5211 BICIGUI 195 280
631 Frais bancaires 4 000
445 État, TVA récupérable 800
512 Effets à l’encaissement 200 080
Avis de crédit
------------------- ----------------------------

227

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Journal de SANGARE :
------------------------ 3/3 --------------------
402 Fournisseur, effets à payer 200 000
5211 BPMG 200 000
Avis de débit
------------------- -----------------------

5.4. Renouvellement d’effets et Avance de fonds


Il peut arriver que le débiteur (tiré ou souscripteur) ne puisse honorer
son engagement, sa trésorerie étant insuffisante. Il peut :
- demander une prorogation d’échéance : annulation de l’effet et
remplacement par un autre à échéance plus lointaine ;
- demander une avance de fonds si la prorogation est devenue
impossible
A. Renouvellement de l’effet de commerce
Lorsque l’effet se trouve encore dans le portefeuille du créancier,
celui-ci peut accepter d’accorder à son débiteur un délai
supplémentaire, c’est-à-dire une prorogation d’échéance.
Le créancier peut :
- soit modifier la date d’échéance sur le document en approuvant par
une signature la mention nouvelle ;
- soit annuler l’effet et en créer un autre à échéance plus lointaine
d’un montant généralement supérieur (nominal + frais récupérés+
intérêts de retard + TVA sur intérêts+ timbre fiscal)
Les écritures à passer :
a) Chez le fournisseur :
Il constate successivement :
- l’annulation de l’effet à recevoir
- l’imputation des frais de remboursement au compte de son client
(intérêts, TVA et timbre)
- la créance de la nouvelle traite pour le principal majoré des frais de
renouvellements

228

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Annulation de l’effet
------------------ ---------------------------
41 Clients x
41 Clients Effets à recevoir x
Imputation des frais de renouvellement
------------------ -------------------------
411 Clients x
707 Produits accessoires (timbre) x
771 Intérêts des prêts x
443 État, TVA facturée (sur intérêts) x
Frais de timbre récupérés, intérêts de
retard et TVA sur intérêts
-------------------- -----------------------
Création nouvelle traite
------------------ ---------------------------
412 Clients, effets à recevoir x
411 Clients x
nouvel effet à échéance plus lointaine
-------------------- -----------------------
b) Chez le client :
Il doit constater :
- l’annulation de l’ancien effet à payer
- les frais de remboursement à sa charge (intérêts, TVA et timbre
fiscal)
- l’acceptation du nouvel effet (nominal ancien effet + frais de
renouvellement)
Annulation de l’ancien effet de commerce
----------------- ---------------------------
402 Fournisseurs, Effets à payer x
401 Fournisseurs x
-------------------- -----------------------

229

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Frais de renouvellement
------------------------- --------------------
6744 Intérêts sur dettes commerciales (intérêts) x
445 État, TVA récupérable (sur intérêts) x
646 Droits d’enregistrement (timbre) x
401 Fournisseurs x
------------------------ -------------------
Acceptation nouvel effet
----------------------- ----------------------
401 Fournisseurs x
402 Fournisseurs, Effets à payer x
nouvel effet à échéance plus lointaine
------------------------ -------------------
Application :
Le 20 mai, MENDY demande à son fournisseur Diallo de reporter
l’échéance de la lettre de change n° 52, acceptée au 31 mai et
domiciliée, dont le nominal est de 140 000 F. Diallo accepte après avoir
constaté que l’effet se trouve toujours en portefeuille. Il annule l’effet
n° 52 et le remplace par un effet n° 64 au 30 juin, comprenant le
principal majoré des intérêts de retard calculés au taux de 12 %, de la
TVA 20 % et de 300 F de timbre fiscal.
Journal de Diallo :
---------------------20/5 ------------------------
411 Clients 140 000
412 Clients, effets à recevoir 140 000
Annulation effet n° 52
-------------------- --d°--------------------------
411 Clients 1 980
77 Revenus financiers 1400
443 État, TVA facturée 280
707 Produits accessoires 300
Frais de renouvellement : intérêts
(140 000 x12%x1/12)
TVA : 1400x20% et intérêts (300)

412 411
------------------- ---------------------------- 141 952

230

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Clients, effets à recevoir 141 952
Clients
Nouvel effet n° 64
---------------------- --------------------------
Journal de MENDY
---------------------20/5 ------------------------
402 Fournisseurs, effets à payer 140 000
401 Fournisseurs 140 000
Annulation effet n° 52
------------------------d° ------------------------
6744 Intérêts sur dettes 1400
445 État, TVA récupérable 280
646 Doits d’enregistrement 300
401 Fournisseurs 1 980
Frais de renouvellement : intérêts
(140 000 x12%x1/12)
TVA : 1400x20% et intérêts (300)
-------------------- ----------------------------
401 Fournisseurs 141 952
402 Fournisseurs, effets à payer 141 952
Nouvel effet n° 64
---------------------- --------------------------
B. Avances de fonds consenties par le créancier à son client
Si l’effet a été endossé et ne peut être réclamé par le créancier, ce
dernier peut consentir à son client une avance de fonds lui permettant
d’honorer l’échéance. Le plus souvent, le créancier tire sur son débiteur
une nouvelle traite à échéance plus lointaine d’un montant égal à
l’avance de fonds majoré des intérêts de retard.
Application
Le 15 mai Diop informe son fournisseur SOUARE qu’il ne pourra
régler à l’échéance un effet de 600 000 F qu’il avait tirés sur lui. Cet
effet ayant déjà été négocié, SOUARE adresse à son client un chèque
de 600 000 F tiré sur la SGBG devant lui permettre d’honorer
l’échéance. Le même jour, il tire sur lui un effet au 30 juin pour le
montant de l’avance de fonds majoré des intérêts au taux de 15 % et de
la TVA 20 %. Le 16 mai Diop remet le chèque à l’encaissement à la
BICIGUI et accepte le nouvel effet.

231

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Journal de SOUARE
---------------------15/5 ------------------------
411 Clients DIOP 600 000
412 SGBG 600 000
Avance de fonds
------------------------d° ------------------------
411 Clients DIOP 13 800
771 Intérêts des prêts 11 500
443 État, TVA facturée 2 300
Intérêts (600 000 x15%x46/360) du 15/5 au
30/6
TVA : 11 500 x20%
-------------------- ----------------------------
412 Clients, effets à recevoir 613 570
411 Clients DIOP 613 570
Effet au 30 juin
---------------------- --------------------------
Journal de DIOP
-------------------------16/5 --------------------
411 BICIGUI 600 000
412 Fournisseur SOUARE 600 000
Chèque reçu
------------------------- d° -------------------
6744 Intérêts sur dettes commerciales 11 500
445 État, TVA récupérable 2 300
401 Fournisseurs SOUARE 13 800
Intérêts sur avance de fonds
-------------------- ----------------------------
401 Fournisseur SOUARE 613 570
402 Fournisseurs, effets à payer 613 570
Nouvel effet au 30 juin
---------------------- --------------------------
5.5. Effets impayés à l’échéance
Le tiré n’a pas prévenu le tireur de son incapacité de respecter
l’échéance. La banque ou l’endossataire avertit alors le tireur du non-
paiement de l’effet.
Le tireur constatera :
- le non-paiement de l’effet ;

232

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- les frais
- le renouvellement éventuel ; cependant, trois cas sont à étudier :
- l’effet a été présenté au paiement par le bénéficiaire ;
- l’effet a été remis à l’encaissement en banque ou aux chèques
postaux
- l’effet impayé avait été préalablement escompté auprès de sa
banque par le bénéficiaire.
A. Effet présenté au paiement par le bénéficiaire
L’effet impayé est annulé et tous les frais relatifs au non-paiement
sont portés au compte du tiré.
Le 31 janvier, DIOP présente au paiement une lettre de change de
200 000 F tirée sur son client SYLLA qui refuse de payer. Les frais de
protêt qui s’élèvent à 12 000 F sont réglés en espèces. Le 5 février,
SYLLA reçoit une note de débit concernant le montant de l’effet
impayé et les frais y afférent. Il règle par chèque tiré sur la BICIGUI
que DIOP remet immédiatement à l’encaissement à la SGBG.

Journal de DIOP
---------------------31/1 ------------------------
411 Client Sylla 200 000
412 Clients, effets à recevoir 200 000
Annulation effet impayé
-------------------- d° ------------------------
6325 Frais d’actes et de contentieux 12 000
571 Caisse 12 000
-------------------- ----------------------------
411 Clients SYLLA 12 000
707 Produit accessoire 12 000
Son chèque pour solde
--------------------- 5/2-------------------------
521 Banque 212 000
411 Client SYLLA 212 000
Son chèque pour solde
--------------------------- ---------------------

233

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Journal de SYLLA
---------------------------5/2 --------------------
402 Fournisseurs, effets à payer 200 000
6325 Frais d’actes et de contentieux 12 000
401 Fournisseur DIOP 212 000
Effet impayé et frais
------------------------ d° --------------------
401 Fournisseurs DIOP 212 000
521 BICIGUI 212 000
Mon chèque n°…
-------------------- ----------------------------
B. Effet a été remis à l’encaissement
Le banquier ou le centre de chèques postaux, retourne l’effet au
dernier bénéficiaire après avoir éventuellement fait adresser protêt et lui
réclament les frais d’impayé : le tireur devra rembourser :
- les frais d’impayés : frais de retour et frais de protêt ;
- le nominal de l’effet impayé.
Application :
Le 20 mars, FALL remet à l’encaissement à la BICIGUI un effet de
500 000 F au 31 mars tiré sur CAMARA. Le 5 avril FALL reçoit e la
BICIGUI un avis de débit : frais sur effet CAMARA impayé à
l’échéance, 18 500 F. Le 18 avril, CAMARA règle par chèque tiré sur
la BPMG pour solde de tout compte. Le 20/4 FALL remet ce chèque à
l’encaissement à la BICIGUI.
Journal de DIOP

-------------------------20/3 --------------------
512 Effets à l’encaissement 500 000
412 Clients, effets à recevoir 500 000
Remise effet CAMARA
------------------------ 5/4 -------------------
631 Frais bancaires 18 500
521 BICIGUI 18 500
---------------- ---- 5/4 ------------------------
411 Clients CAMARA 518 500
707 Produit accessoire 18 500
512 Effets à l’encaissement 500 000

234

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Avis d’impayé
----------------- 18/4---------------------------
521 BICIGUI 518 500
411 Client CAMARA 518 500
Son chèque pour solde
---------------------- --------------------------
Journal de CAMARA
-------------------------31/1 --------------------
402 Fournisseurs, effets à payer 500 000
631 Frais bancaires 18 500
401 Fournisseur DIOP 518 500
Effet impayé et frais
------------------------- d°-----------------------
401 Fournisseurs DIOP 518 500
521 BPMG 518 500
Mon chèque n°…
------------------- ----------------------------
C. L’Effet a été négocié en banque
Le banquier fait éventuellement dresser protêt puis se retourne contre
le dernier bénéficiaire et lui réclame le montant de l’effet impayé
majoré des frais relatifs au paiement. À son retour, le dernier
bénéficiaire imputera au compte de son client le montant de l’effet
majoré de tous les frais qu’il a engagés pour son compte.
Application :
Le 18/3 FALL remet à l’escompte à la SGBG avise FALL du non-
paiement de l’effet à l’échéance : frais 35 475 F. Le 10/7 KONATE
règle par chèque tiré sur l’UIBG que FALL remet à l’encaissement à la
SGBG.

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Achevé d’imprimer par Corlet Numérique - 14110 Condé-sur-Noireau
N° d’Imprimeur : 139844 - Juin 2017 - Imprimé en France

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EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
L’entreprise KABA a effectué les opérations suivantes :
13/5 Facture V 458 à votre client Sylla : marchandise HT 80 000 F,
TVA 20 %, ¨escompte 3 % ; règlement en espèces : pièce de
caisse R620.
18/5 Règlement de la facture A700 de SAKO du 11/5 ; fourniture
60 000F, TVA 20 %, escompte 2 %, net de taxes, en cas de paiements
sous huitaine ; pièce de caisse D901.
20/5 Versement d’espèces à la SGBG : 1 000 000 F, taxe 300 F.
Travail à faire :
Journalisez ces opérations chez KABA.
Exercice 2
L’entreprise SOUMAH a réalisé les opérations désignées ci- après :
12/2 chèques tirés sur la SGBG :
- N° 59568 à l’ordre de nous-mêmes : 1 200 000 F pour alimenter la
caisse.
- N° 59569 à l’ordre de DIALLO en règlement de sa facture du
31/3 : 510 000F
15/2 chèques reçus en règlement de vente au comptant de
marchandises (dont 20 %) ;
- Immédiatement encaissé à la BICIGUI : 885 000 F
- Remis à l’encaissement à la SGBG : 1 475 000 F dont 442 500
F « hors place ».
- Immédiatement endossés à l’ordre du fournisseur SYLLA :
619 500 F
- En attente : 932 200F (à remettre à l’encaissement aux chèques
postaux).
18/2 Remise de chèque à l’encaissement au centre de chèques
postaux : 931 2 00F.
19/2 Factures reçues :
De la SOGEL (consommations d’électricité) : 154 000 F ; TVA
20 %
De la SEG (consommations d’eaux) : 33 000F HT ; TVA 20 %. Ces
factures ont été domiciliées à la SGBG

237

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21/2 Avis de crédit reçus :
- Du centre de chèque postaux : encaissement chèque, frais retenus 5
000 F ;
- De la SGBG : remise chèque, nominal 442 500 F, frais bancaires 3
000 F HT.
Travail à faire :
Passer ces écritures au journal de SOUMAH.
Exercice 3
Lamine Kaba, commerçant, effectue les opérations suivantes :
- 02/05 Mandat carte de versement d’espèces à mon compte courant
postal : 800 000 F, taxe payée au guichet : 200F
- 04/05 chèque de virement au profit de mon fournisseur
SAMOURA en règlement de sa facture du 31/3 : 291 000F net sous
escompte de 2 %.
- 06/05 Avis de crédit du centre de chèques postaux : virement du
client DIENG 150 000 F
- 10/05 Avis de débit du centre de chèque postal :
Règlement facture SOTELGUI 240 000 F HT ; TVA 20 %
Chèque d’assignation de 89 000 F au règlement de documentation ;
taxe prélevée par le centre : 500F
- 15/05 Avis de crédit du centre de chèques postaux : virement de
CISSE en remboursement d’un prêt : 450 000F dont 60 000 F
d’intérêts.
- 18/05 Chèque de virement au profit de DIANE en remboursement
d’un emprunt 900 000 F dont 180 000 F d’intérêts.
Travail à faire :
Journaliser ces opérations chez Lamine Kaba
Exercice 4
Vous disposez des informations suivantes :
- 12/1 DIALLO adresse à son client SAVANE la facture V 827 :
marchandises HT 900 000 F ; TVA 20 %.
- 18/1 DIALLO reçoit de son fournisseur FALL la facture A154 :
marchandise HT 400 000 F HT TVA 20 %. Il tire une lettre de change
sur SAVANE au profit de FALL en règlement de sa facture A 154,
échéance 31/3, domiciliation BICIGUI.

238

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- Le 20/1 SAVANE accepte la lettre de change tirée sur lui par
Diallo qui la remet à FALL.
- Le 31/1 SAVANE souscrit un billet au 28/2 à l’ordre de Diallo
pour solde sa facture V 897.
Travail à faire :
Présenter les articles de journaux à passer :
- Chez Diallo
- Chez Savané
- Chez FALL
Exercice 5
Enregistrer les opérations suivantes au journal
1/6 Envoyé lettre de change au 31/7 à notre client SOW, valeur
nominale 12000F.
1/6 Acheté une photocopieuse à « bureau 2000 » Brut HT 3 000F,
TVA 20 %
Nous convenons un paiement par billets à ordre échelonné au 30
juin, 30 août et 30 septembre.
Les deux premiers billets à ordre ayant une valeur nominale de 1
230 F
3/6 Remis à l’encaissement des effets de divers clients 10 800F.
4/6 Vendu à Charles des produits finis ; brut HT 9 800 F ; TVA 20 %.
5/6 Acheté des matières chez Lansana ; brut HT 10 400 F ; TVA 20 %
Lansana nous accorde une remise de 5 %
6/6 SOW accepte la lettre de change
7/6 Charles nous avise qu’il payera le 31/8 par billet à ordre.
10/6 Nous adossons l’effet de SOW à l’ordre de Lansana et réglons
immédiatement la différence par chèques.
15/6 Reçu bordereau d’encaissement de notre banque concernant la
remise du 3/6
Valeur nominale : 10 800 F
Intérêt 88,50 F
Commissions HT 23,50 F
TVA 20 %
16/6 Reçu billet à ordre de Charles.

239

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Exercice 6
Le 3 novembre, la vente de 5 950 F que nous avons tirée sur Victor,
échéance au 31/10, nous revient impayée. Nous avons supportés 180 F
de frais HT ; TVA 20 %.
Nous convenons avec notre client le renouvellement de cette traite
au 30/11 augmenté des frais prélevés par la banque et des intérêts de
retard calculés au taux de 20 % l’an ; TVA 20 %.
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations au journal
Exercice 7
Notre client Daouda nous a acheté le 12/2 pour 60 000 F HT + TVA
20 % de marchandises.
Nous convenons d’un paiement échelonné par traite sur 4 mois :
Le 31/3 : 10 800F
Le 30/4 :20 000F
Le 31/5 :20 000F
Le 30/6 : 20 000F
15/2 Nous portons à l’escompte la première traite. La banque prélève
60 F de frais ; TVA 20 % et 200 F d’intérêts.
18/2 Nous achetons chez Mouctar des matières pour 21 000 F HT ;
TVA 20 %.
20/2 Nous endossons à l’ordre de Mouctar notre deuxième traite sur
Daouda et envoyons pour le solde un chèque. Mouctar nous accorde un
escompte de 2 % sur ce solde.
12/3 Nous achetons chez Lancéï du matériel de bureau et nous
acceptons une lettre de change en règlement.
Valeur HT : 5380F ; échéance 31/5 ; TVA 20 %.
20/3 Vente de marchandises au comptant payé en espèces 8 530 F
HT ; TVA 20 %.
4/4 La première traite de Daouda nous revient impayée.
Daouda nous rassure de son paiement par chèque le 15 /4.
8/4 vendons à crédit à Mario des marchandises :
Brut HT 11 250F, Rabais 5 % puis remise 3 %, TVA 20 %.
9/4 Envoyons à Mario une traite pour acceptation
15/4 reçus chèque de Daouda

240

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17/4 reçus la traite sur Mario acceptée.
20/4 Nous achetons du matériel de bureau :
Brut HT 25 000 F ; TVA 20 % ; Remise 10 %.
Nous endossons à son ordre la 3ème traite de Daouda et acceptons une
traite au
15/6 pour le solde.
30/4 Reçu avis de débit de note banque qui nous prélève 280F HT de
frais de tenue de compte.
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations au journal
Exercice 8
Monsieur ISAAC a donné son portefeuille un effet de 8500 F à
échéance du 30 avril sur son client Kalil.
Monsieur Isaac remet cet effet à l’encaissement le 20 avril.
Le 25 avril, il reçoit une lettre de Kalil lui demandant de bien vouloir
proroger cet effet à fin mai.
Monsieur Isaac accepte de reconduire l’effet pour moitié seulement,
Kalil devant régler le solde par chèque le 10 mai ;
Le 29 avril, la banque renvoie l’effet de Kalil, frais de commissions
18 F HT.
Le 30 avril, Isaac tire sur Kalil un effet de 4 250 F au 30 mai.
Le 4 mai, Kalil accepte l’effet.
Le 10 mai Isaac reçoit le chèque de Kalil 4 250 F plus 45 F
(représentant les frais de la banque 18F et les intérêts de retard).
Le 16 mai, Isaac négocie l’effet à la banque : Intérêt 17 % ;
commutions 27 F HT
Le 19 mai reçu avis de crédit de la banque pour la remise du 16.
Travail à faire :
Enregistrer ces opérations au journal.
Exercice 9
Le 23 mai notre client Douno nous avise qu’il n’est pas en mesure
d’honorer l’échéance d’un effet de 400 000 F que nous avions tiré sur
lui au 31 mai. Cet effet ayant été endossé à l’ordre de notre fournisseur
Bayo nous adressons immédiatement à votre client un chèque de

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400 000 F tiré sur BICIGUI. Pour nous couvrir, nous tirons sur Baldé
un nouvel effet au 30 juin pour un montant comprenant :
L’avance de fond
Les intérêts de retard calculé au taux de 20 %.
La TVA 20 % ;
Le 25 mai, Baldé remet le chèque à l’encaissement à la SGBG et
reçoit le 4 juin un avis de débit pour domiciliation échue.
Travail à faire :
- Écriture dans le journal de notre entreprise
- Écriture chez Baldé

242

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CHAPITRE 12

LA COMPTABILITÉ DES CHARGES DE PERSONNEL

Les travaux de paye correspondent aux opérations relatives au calcul


des rémunérations et à celui des charges sociales, à l’établissement des
documents de paye, au règlement des salaires et des charges sociales et
aux enregistrements comptables.
En effet, la paye constitue l’un des problèmes les plus complexes
pour les entreprises. Il serait vain de prétendre présenter en quelques
pages une étude exhaustive de la question.
Toutefois, nous en donnerons les éléments essentiels.

1. Les salaires
On désigne sous le nom de salaire, la rémunération de toute personne
liée à l’entreprise par un contrat de travail. Toutefois, le terme de salaire
est souvent réservé à la rémunération des ouvriers. Pour les dirigeants
ou les contremaîtres, on parle généralement d’appointements.
Les salaires et appointements comprennent un salaire de base, auquel
peuvent s’ajouter d’autres avantages et des heures supplémentaires.
Le salaire brut comprend le salaire de base, des majorations pour
travaux supplémentaires, primes et gratifications.
1.1. Le salaire de base
Le salaire de base correspond à la rémunération convenue entre
l’employeur et le salarié (l’employé). Il peut être calculé :
- Au temps passé : le salaire est fonction du nombre d’heures
travaillées :
Salaire de base =Taux horaire x Temps passé
- Au travail fourni : le salaire est fonction de la production, par
exemple salaires aux pièces effectués.
- À la période : le salaire de base est proposé pour une période
déterminée, correspondant à un nombre d’heures de travail précisé.

243

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Exemple : la rémunération au mois correspond généralement à un
travail effectif de 156 heures à raison de 39 heures par semaine.
En Guinée, et pour les fonctionnaires particulièrement, la
rémunération est établie à partir d’un coefficient ou d’un indice
susceptible d’évoluer en fonction de l’ancienneté ou de la hiérarchie.
Ainsi, si un fonctionnaire est classé à l’indice 1100 ; le point d’indice
étant de 480,
Son salaire de base devient :
Salaire de base = 480 x 1100 = 528 000 F
1.2. Les heures supplémentaires
En Guinée, la durée légale du travail est fixée à 39 heures par
semaine. Les heures accomplies au-delà de cette durée sont légalement
majorées ainsi qu’il suit :
-30 % du salaire horaire de base pour les heures effectuées de la
40 heure à la 45ème heure ;
ème

HS=Shbxnx30%
-60 % pour les heures effectuées au-delà de la 45ème heure ;
HS=Shbxnx60%
- de majoration pour les heures effectuées de nuit, appliquée sur le
montant déjà majoré de l’heure de nuit ; HS=Shbxnx
Les heures de travail supplémentaires effectuées pendant les jours
fériés sont majorées de :
- 60 % du taux horaire pendant le jour ;
- 100 % du taux horaire pendant la nuit.
1.3. Les primes et les indemnités
Les primes et les indemnités sont des majorations résultant de
l’application de conventions collectives ou d’accords d’entreprises.
Ces majorations correspondent soit à un effet particulier imposé par
la nature du travail, soit à des charges subies par le salarié ou soit à des
récompenses du salarié pour effort accompli.
Les principales primes sont (en République de Guinée) :
- Prime de salissure
- Prime de tenue
- Prime de rendement
- Prime de ponctualité

244

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- Prime d’ancienneté
- Prime d’outillage
- Prime d’intérim
- Prime de responsabilité
- Prime de caisse
- Indemnité de transport
- Indemnité de cherté de vie
- Indemnité de craie (pour les enseignants).
1.4. Les avantages en nature
Les avantages en nature sont évalués forfaitairement en fonction du
minimum garanti. Ils comprennent :
- la nourriture ;
- le logement
- autres avantages.
1.5. Le salaire brut
Le salaire brut est égal au salaire de base augmenté des heures
supplémentaires, des primes, indemnités, des avantages en nature et
autres gratifications.
Salaire de base + Heures supplémentaires + Primes et indemnités +
Avantages en nature = SALAIRE BRUT.
1.6. Le salaire imposable
Définition des revenus imposables
Les traitements publics et privés, émoluments, salaires, indemnités,
rémunérations assimilées, pensions et rentes viagères concourent à la
formation du revenu global servant de base à l’impôt sur le revenu
(article 50 du CGI).
Conformément aux dispositions des articles 2 et 5 du CGI :
Les traitements salaires, indemnités, émoluments et rémunérations
assimilés y compris les primes de toute nature sont imposables, quel
que soit le lieu de mise à disposition desdits revenus :
- Lorsque le bénéficiaire est domicilié en Guinée, alors même que
l’activité rémunérée s’exercerait hors de Guinée et que l’employeur
serait domicilié ou établi à l’étranger ;
- Lorsque le bénéficiaire est domicilié à l’étranger à condition que
l’activité rétribuée s’exerce en Guinée.

245

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Les pensions et rentes viagères sont imposables :
- Lorsque le bénéficiaire est domicilié en Guinée, alors même que le
débiteur serait domicilié ou établi à l’étranger.
- Lorsque le bénéficiaire est domicilié à l’étranger à la condition que
le débiteur soit domicilié ou établi en Guinée.
Sont imposables et suivent le sort de la rémunération proprement
dite, les rémunérations accessoires telles que :
- Les allocations afférentes à la qualité ou aux conditions du travail
et les primes de fonction ;
- Les allocations ou indemnités pour frais professionnels dès lors
qu’elles ne répondent pas aux conditions posées par l’article 55-2° pour
être exonérées ;
- Les indemnités, remboursements et allocations forfaitaires pour
frais versés aux dirigeants de sociétés et cadres assimilés, quel que soit
leur objet ;
- Les primes dites de dépaysement ou d’éloignement et toutes autres
rémunérations ayant le même objet.
Conformément au principe posé par l’article 16-1, quatrième alinéa
du présent code, les rémunérations en nature entrent dans le champ de
l’application de l’impôt au même titre que les rémunérations en
espèces, que ces rémunérations couvrent l’intégralité de l’activité du
salarié ou seulement une partie de celle-ci.
Ces rémunérations consistent dans la concession gratuite au salarié
d’un bien dont l’employeur est propriétaire ou locataire ou dans la
fourniture gratuite de produits ou de services. L’évaluation de la
rémunération en nature doit être faite en tenant compte de la valeur
réelle des éléments concédés au bénéficiaire (art. 53 du CGI).
Les allocations, primes ou indemnités perçues par un salarié en fin
d’activité pour cause de démission volontaire constituent un supplément
de rémunération entrant dans le champ d’application de l’impôt sur le
revenu (article 55 du CGI).
Exemptions
Sont affranchis de l’impôt (article 55) :
- Les allocations familiales servies en application de la réglementa-
tion en vigueur ;
- Les allocations et les indemnités spéciales destinées à assurer le
remboursement, pour leur montant réel, de frais professionnels,

246

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effectivement utilisées conformément à leur objet, et sous réserve de
justifications ;
- Les indemnités et primes spéciales de caractère forfaitaire destinées
à assurer le remboursement de frais professionnels, effectivement
utilisées conformément à leur objet, dans les limites fixées par arrêté du
ministre de l’Économie et des Finances, et sous réserve des dispositions
de l’article 52-3 ;
- Les indemnités de licenciement et les indemnités de départ à la
retraite
- Les indemnités temporaires, prestations et rentes viagères servies
aux victimes d’accidents du travail ou à leurs ayants droit ;
- Les salaires versés aux apprentis munis d’un contrat d’apprentis-
sage répondant aux conditions posées par le Code du travail ;
- Les allocations, bourses, indemnités et prestations servies sous
quelque forme que ce soit par l’État ou les collectivités et les
établissements publics en application des lois et règlements
d’assistance ;
- Les rentes viagères servies en représentation de dommages-intérêts
en vertu d’une condamnation prononcée judiciairement pour la
réparation d’un préjudice corporel ayant entraîné pour la victime une
incapacité permanente totale l’obligeant à avoir recours à l’assistance
d’une tierce personne pour effectuer les actes ordinaires de la vie ;
- Les appointements des membres des missions diplomatiques et
consulaires accrédités auprès de la République de Guinée pour
l’exercice de leurs fonctions dans la mesure où les pays qu’ils
représentent accordent des avantages analogues aux membres des
missions diplomatiques et consulaires guinéens, et dès lors que le
titulaire desdits appointements n’est pas de nationalité guinéenne.
- Les indemnités, les primes et autres gratifications versées aux
employés du secteur privé. Toutefois, le montant ainsi exonéré est
limité à 25 % du montant de la rémunération versée hors primes,
indemnités et autres gratifications (LF 2004, art.21).
Détermination du revenu imposable
Pour la détermination des bases d’imposition, il est tenu compte du
montant net de toutes les sommes qui ont été mises à la disposition du
contribuable, à titre de traitements, indemnités et émoluments, salaires,
pensions et rentes viagères soit par voie de paiement soit par voie
d’inscription au crédit d’un compte sur lequel l’intéressé a fait ou aurait

247

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pu faire un prélèvement durant l’année d’imposition, ainsi que des
avantages visés à l’article 53.
Le montant net du revenu imposable est déterminé en déduisant du
montant brut des sommes payées et des avantages en espèces ou en
nature accordés :
- Les cotisations des salariés aux assurances sociales obligatoires en
vertu des dispositions de la loi ;
- Les retenues faites par l’employeur en vue de la constitution de
pensions de retraite en application d’un régime de prévoyance
obligatoire en vertu des dispositions de la loi ;
- Les frais professionnels lorsqu’ils ne sont pas couverts par des
allocations spéciales.
La déduction à effectuer au titre desdits frais professionnels est
calculée forfaitairement en fonction du revenu brut après défalcation
des cotisations et retenues visée aux 1° et 2° du CGI ; elle est fixée à
10 % du montant de ce revenu.
Sous réserve des exonérations prévues à l’article 55, sont soumises à
l’impôt, les pensions et les rentes viagères quelle que soit leur forme ou
leur origine.
Pour ces rémunérations, le revenu brut est constitué par le montant
total des arrérages perçus en espèces ou nature au cours de l’année
d’imposition.
Le cas échéant, peuvent être déduites de ce revenu brut, les
cotisations de caractère social incombant obligatoirement au pensionné
ou au rentier.
Conformément au paragraphe 10 de l’article 55 du CGI, l’écart
imposable sur les primes, indemnités et autres gratifications se
détermine comme suit :
Excèdent des Primes, indemnités et autres gratifications = ∑Primes,
indemnités et autres gratifications moins 25 % du salaire de base.

Salaire taxable= salaire de base + Heures supplémentaires +


Avantages en nature + Excèdent des Primes, indemnités et autres
gratifications par rapport à 25 % du salaire de base.

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1.7. Le salaire net
Le salaire net revenant au salarié est égal au salaire brut diminué des
diverses retenues sur salaires.
SALAIRE NET = Salaire brut – Retenues

2. Les retenues sur salaires


Parmi les retenues, on distingue les retenues à caractère social, les
retenues à caractère personnel et les retenues à caractère fiscal.
2.1. les retenues à caractère social :(les cotisations de sécurité
sociale)
En Guinée, les retenues à caractère social sont essentiellement
constituées des cotisations de sécurité sociale.
Le taux de cotisations pour l’ensemble de branches professionnelles
est fixé, suivant l’arrêté n93/118/MRAFPT/CNSS du 30 novembre
1993, à 23 % dont les 20 % incombent à l’employeur et les 5 % à
l’employé (art.4).
Les 5 % incombant à l’employé se répartissent comme suit :
Cotisations Taux Assiette
Assurance-maladie 2,5 % Totalité du salaire brute
Assurance 2,5 % Totalité du salaire brute
Retraite – Décès Invalidité
Le plafond de calcul des cotisations patronales et ouvrières est fixé
800 000 F par mois depuis 2005 due à l’inflation galopante.
La rémunération au-dessous de 100 000 F est relevée à ce montant
pour le calcul des cotisations patronales et ouvrières.
Remarque : les fonctionnaires ne cotisent pas à la Caisse Nationale
de Sécurité sociale.
2.2. Les retenues à caractère personnel
Les retenues à caractère personnel (ou individuel) sont inhérentes au
salarié et peuvent être :
- des avances et des acomptes versés antérieurement par
l’employeur ;
- des saisies-arrêts (appelées oppositions sur salaires) ;
- des cotisations à des mutuelles (la cotisation est souvent prise en
charge partie l’employeur et partie par l’employé). Ce genre de
cotisation pour le moment est rare, voire inexistant en Guinée.

249

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2.3. Les retenues à caractère fiscal
La retenue sur les traitements et salaires (RTS) est retenue à la
source par l’employeur et versée au trésor.
C’est un impôt entièrement supporté par l’employé.
La base d’imposition de la RTS s’étend aux salaires, traitements,
émoluments, indemnités, avantages en nature, rémunérations
assimilées, pensions et rentes viagères.
Les tranches et taux de la RTS sont fixés par l’article 21 de la loi de
finances 2011, comme suit :
TRANCHES DE SALAIRES TAUX

De 0 à 1 000 000 0%
De 1 000 001 à 5 000 000 5%
De 5 000 001 à 10 000 000 10 %
De 10 000 001 à plus 15 %
Application :
Le salaire mensuel de base d’un ouvrier est de : 1.300 000 F, la
prime de tenue représente 10.000 F ; on vous demande de calculer le
salaire brut, le salaire imposable et les RTS à payer.
Solution :
Salaire brut = Sb + HS + Primes + avantages en nature
= 1300.000 +10.000= 1.310.000 F
Salaire taxable = Salaire de base
+ Avantages en nature
+ Écart des primes imposable
= 1.310.000-10.000= 1.300.000 F
Calcul des RTS
Barèmes Taux Différences RTS
0 à 1000.000 0% 1000.000 0
1000.001 à 1300.000 5% 300.000 15.000

15. 000

250

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3. Les charges sur salaires
Les charges sur salaires sont des charges patronales supportées
obligatoirement par l’employeur sur les rémunérations brutes par
application de taux réglementaires.
Elles présentent un caractère social et fiscal.
3.1. Les charges patronales à caractère social
Les charges patronales à caractère social sont obligatoires ou
facultatives ; elles sont calculées à chaque période de paye avec
éventuellement régularisations annuelles.
A. Les cotisations patronales
Ce sont des charges sociales obligatoires versées à la Caisse
Nationale de Sécurité sociale, seul organisme social en Guinée pour
l’instant.
Le taux actuel est fixé à 20 % réparti entre les branches de la
Sécurité sociale comme suit :
COTISATIONS TAUX ASSIETTES
Assurance - maladie 4 Totalité du salaire brut
%
Retraite – Décès – Invalidité 4 Totalité du salaire brut
%
Accident de travail et Maladies professionnelles 4 Totalité du salaire brut
%
Prestations familiales 6 Totalité du salaire brut
%
L’employeur verse ces 20 % en même temps que les 5 % des
cotisations de sécurité sociale des salariés à la CNSS.
Application :
La masse salariale de la société GUI-K pour le mois de mai est de
45 661 420 F ; le salaire soumis à la cotisation est déterminé à
33 166 811 F.
Calculer les parts salariale et patronale.
Solution :
Part patronale = 20 % x 33 166 811 = 6 633 362,2 F
Part salariale = 5 % x 33 166 811 = 1 658 340,55 F.

251

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B. Les charges sociales facultatives
Elles représentent des sommes versées aux œuvres sociales de
l’entreprise, par l’intermédiaire du syndicat ou du comité d’entreprise.

3.2. Les charges patronales à caractère fiscal


Les charges qui présentent un caractère fiscal sont calculées sur les
salaires et payées au trésor à l’exception de la contribution à la
formation professionnelle et à l’apprentissage.
On distingue :
a- Le versement forfaitaire (VF)
Les entreprises et sociétés sont redevables d’un versement forfaitaire
en raison des rémunérations qu’elles versent à leur personnel salarié.
Il est égal à 6 % du montant mensuel brut des salaires, traitements,
indemnités et émoluments versés, y compris les avantages en espèces et
en nature, diminué des prestations familiales versées à la CNSS.
b- La taxe d’apprentissage (TA)
La taxe d’apprentissage dont le but est de faire participer les
employeurs au financement des premières formations technologiques
ou professionnelles est versée au trésor.
Elle est due par :
- les personnes physiques, les sociétés en nom collectif, en
commandite simple et les associations en participation ayant une
activité commerciale, industrielle ou artisanale ;
- les sociétés, associations, organismes passibles à l’IS, quel que soit
leur objet.
Elle est calculée au taux de 3 % du montant brut annuel des salaires,
indemnités, rétributions et avantages en nature fournis par l’employeur.
Sont exonérés de la taxe d’apprentissage, les employeurs, personnes
physiques ou morales occupant au moins dix (10) salariés ; lesquels
sont soumis à la contribution à la formation professionnelle et à
l’apprentissage de 1,5 %.
c- La contribution à la formation professionnelle et à l’apprentissage
(CFPA)
Cette contribution au taux de 1,5 % du montant brut annuel des
salaires, indemnités, rétributions et avantages en nature et en espèces

252

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fournis par l’employeur, est due par les personnes physiques ou morales
employant au moins dix (10) salariés.
L’ONFPP (Office National de Formation et de Perfectionnement
professionnel) est la seule institution chargée du recouvrement de la
CFPA.

4. Les documents de paye


Généralement établis par traitements informatisés grâce à des
logiciels spécifiques, les documents de paye obligatoires sont le bulletin
de paye, le livre de paye et facultativement le compte du salarié.
4.1. Le bulletin de paye (ou bulletin de salaire)
Le bulletin de paye est la pièce justificative remise par l’employeur à
ses salariés lors de la mise en paiement des rémunérations. Il donne le
détail des éléments du salaire brut, des différentes retenues, des charges
patronales et il indique le montant du salaire net à payer.
4.2. Le livre de paye
Le livre de paye est le document obligatoire sur lequel sont
reproduites toutes les mentions portées sur le bulletin de paye. Il doit
être conservé au minimum cinq ans à dater de sa clôture, mais il est en
fait conservé de dix à trente ans dans les entreprises et il est
recommandé de le garder pour une période plus longue afin de pouvoir
répondre à toute demande d’un salarié.
Lorsque le traitement de la paye est effectué par un ordinateur et fait
l’objet d’un listing de sortie très détaillé, il est possible de porter sur le
livre de paye une récapitulation de ce listing en forme d’écriture
comptable centralisée.
4.3. Le compte du salarié
Le compte du salarié est le document facultatif que l’entreprise tient
pour chaque salarié afin d’y reporter toutes les informations relatives à
chaque période de paye. Ce document est particulièrement utile pour
suivre la gestion d’un salarié et pour rédiger les diverses déclarations
récapitulatives des salaires payés au cours d’une année,
particulièrement la déclaration annuelle des salaires (DADS).
5. Le traitement comptable des salaires et charges sur salaires
La paye fait intervenir des comptes spécifiques de charges et de tiers.
Plan des comptes :

253

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Pour enregistrer les salaires et charges sur salaires, le SYSCOHADA
prévoit des comptes ci-après :
Les comptes de tiers
42- Personnel
43- Sécurité sociale et Autres Organismes sociaux
44- État et Collectivités publiques
Les comptes de charges utilisées
63- Services extérieurs B
64- Impôts et taxes
66- Charges de personnel
Comptes de produits :
781- Transfert de charges
-Comptabilisation des bulletins de salaire
Elle est effectuée à partir du livre de paie :
a) Versements d’avance ou encours de mois :

---------------------- ----------------------
421 Personnel, avances et acomptes x
5. Comptes de trésorerie x
------------------------ -------------------

b) Comptabilisation des rémunérations dues


------------------- ------------------------
661 Rémunérations versées au personnel national x
662 Rémunérations versées au personnel non national x
663 Indemnités forfaitaires dues x
422 Personnel, rémunérations dues x
Détail du livre de paye, folio n°…
------------------------ -------------------

254

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c) Comptabilisation des retenues sur salaires
---------------------- ----------------------
422 Personnel, rémunérations dues x
421 Personnel, avances et acomptes x
423 Personnel, opposition, saisie-arrêt x
431 CNSS x
4331 Mutuelle x
447 État, Impôts retenus à la source (RTS) x
Détail du livre de paye, folio n°…
------------------------ -------------------

d) Comptabilisation des charges patronales


Ces charges sont supportées par l’employeur
---------------------- ----------------------
664 Charges sociales x
6413 Taxes sur appointements et salaires (VF+TA) x
431 CNSS (part patronale) x
4331 Mutuelle x
4421 État, impôts et taxes d’État (VF+TA) x
------------------------ -------------------

e) Comptabilisation du paiement des salaires et des oppositions sur


salaires :
Après règlement des salaires et des oppositions, les comptes 422 et
423 sont soldés.
------------------ --------------------------
422 Personnel, rémunérations dues x
423 Personnel, opposition, saisie-arrêt x
5. Comptes de trésorerie x
------------------- -----------------------

f) Extinction de la dette envers les organismes sociaux


------------------- ------------------------
43 Organismes sociaux (CNSS, mutuelle) x
5. Comptes de trésorerie x
--------------------- ----------------------

255

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g) reversement à l’État des prélèvements fiscaux
------------------ --------------------------
4421 État, impôts et taxes d’État x
447 État, impôts retenus à la source x
5. Comptes de trésorerie x
-------------------- -----------------------

h) Comptabilisation du coût réel des avantages en nature et du


règlement du personnel intérimaire.
---------------------- ----------------------
622 Locations et charges locatives x
605 Autres achats x
637 Rémunérations du personnel extérieur x
5. Comptes de trésorerie x
----------------------- -------------------

i) Transfert des avantages en nature à la fin de chaque mois


------------------ --------------------------
661 Rémunérations versées au pers. national x
781 Transfert de charges d’exploitation x
-------------------- -----------------------

j) Transfert des rémunérations du personnel extérieur en fin


d’exercice
------------------ --------------------------
667 Rémunérations transférées du pers. extérieur x
637 Rémunérations du pers. extérieur x
-------------------- -----------------------

k) Rattachement des congés payés : fin de période comptable


------------------- ------------------------
6613 Congés payés, personnel national x
6623 Congés payés, personnel non national x
4281 Dettes provisionnées pour congés à payer x
-------------------- -----------------------

256

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l) Rattachement retraite à l’exercice : fin de période
------------------ --------------------------
69 Dotations aux provisions x
196 Provisions pour pensions et obligations x
similaires
-------------------- -----------------------

m) Détermination excédent brut d’exploitation et solde du compte


66 : Fin d’exercice
------------------ --------------------------
134 Excédent brut d’exploitation. x
66 Charges de personnel x
-------------------- ---- -------------------
-CAS PRATIQUE :
Enregistrer le bulletin mensuel ci-après dans le journal de l’entreprise SK
BULLETIN DE PAYE
ENTREPRISE :…………...
MOIS DE :…………….
Nom :………………………
Prénom :……………………
Emploi :…………………….
N° CNSS :………………….
Salaire de base 350.000 350.000

Heures supplémentaires à 30 % 16 43.077


Heures supplémentaires à 60 % 29 96.095
Prime de poste 5 000
Prime d’ancienneté 4 000
Indemnités de logement 10 000
Gratification 420.000
Indemnité de transport 2.000
________________________
SALAIRE BRUT (I) 930 522

257

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RETENUES COTIS. BASE PATRONALES SALARIALES
SOCIALES
Taux Cot. Taux Cot. Salariale
Patronale
Maladie 800.000 4% 32.000 2,5 % 20.000
Retraite 800.000 4% 32.000 2,5 % 20.000
Prestations familiales 800.000 6% 48.000
Accident du travail 800.000 4% 32.000

Total CNSS (a) 144.000 40.000

RETENUES À LA
SOURCE TAUX Total RTS (b)
BASE 843 672 180 418
Inférieur à 1000.000 GNF 0 0% Total prime, indemnités et avantage
de 1000.001 à 200.000 5% en nature 441 000
5000.000 GNF 500.000 10 %
de 5000.001 à 10.000.000 x 15 % 25 % du salaire de base 87 500
GNF
supérieur à 10.000.000 Écart imposable
353 500
GNF Salaire imposable
843 672
(350 000+ 43 077+96 095+354 500)
Masse salariale
930 522
x= (salaire limite -
10.000.000)*15 %
TOTAL RETENUES
(II)=(a)+(b) 220.418
Salaire NET (III)=(I) -(II) 710 754
Remboursement prêt Véhicule (d) 15 000
Remboursement Prêt Pers. (d) 0
Avance (e) 25 000
NET A PAYER (III) -(d)-(e) 670.754
SIGNATURE :
Solution : Enregistrement comptable du bulletin de paie

258

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------------------------- ----------------
661 Rémunérations versées au pers. Gui 930.172
422 Personnel – rémunérations dues 930.172
Salaire brut
-------------------------- -----------------
422 Personnel – rémunérations dues 65 000
421 Personnel avance et acompte 25.000
431 Caisse nationale de SS 40.000
Retenues sur salaires
-------------------- ---------------------
663 Indemnités et avantages divers
422 Personnel- Rémunérations dues 2.000 2.000
Les avantages accordés
--------------------- --------------------
422 Personnel- Rémunérations dues
521 Banque 670.754 670.754
Règlement du personnel
-------------------- --------------------
664 Charges sociales
431 CNSS 144.000 144.000
Charges sociales
---------------------- --------------------
NB : Le compte 4472 « État impôt sur salaires » n’est pas
mouvementé, car le seuil d’assujettissement à la retenue sur salaire
(RTS), fixé à 1000.001 n’est pas atteint.
EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
Les charges de personnel de la société sont présentées dans l’état des
salaires de septembre N comme suit :
Salariés Salaire de Indemnités Primes Cotisation RTS Net à
base payer
FODE 50 000 15 000 ? ? ?
950 000
SONAH 1 025 000 34 000 11 000 ? ? ?
MOUSSA 2 74 500 19 000 4 000 ? ? ?
MARIAME 5 680000 54 000 - ? ? ?
Total ? ? ? ? ? ?

259

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Il vous est demandé de passer les écritures comptables relatives : à la
constatation des salaires, au paiement des salaires, aux déclarations
fiscales et sociales ainsi qu’à leur paiement
Exercice 2
Calculer le salaire brut (avant retenues) de l’ouvrier Mr Dounga pour
le mois de mars N :
Salaire de base : 849 000 F
Prime d’ancienneté : 1 140 F
Heures supplémentaires du mois : 19 à 25 % et 8 à 50 % (salaire
horaire défini par la base mensuelle majorée de la prime).
Exercice 3
Les éléments du salaire de Mr Raymond, technicien non-cadre d’une
entreprise industrielle dont l’effectif est supérieur à 20 salariés, pour le
mois de septembre, sont les suivants :
- salaire de base : 154,67 heures à 12 000 F
- 10 heures supplémentaires à 25 % ;
- prime d’ancienneté : 40 000 F
Mr Raymond a perçu un acompte de 550 000 F le 10 septembre.
Travail à faire :
1. Présenter le bulletin de salaire de Mr Raymond
2. Calculer les charges patronales correspondantes
3. Présenter le journal de la comptabilisation de ce salaire et des
charges
Exercice 4
Pour le mois de juillet, les éléments relatifs à la paie de la Maison
Camara se résument ainsi : salaires : 64 852 F ; appointements 39 500
F ; commissions au personnel 14 630 F ; opposition d’un créancier
3 920 F. L’effectif de l’entreprise ne dépasse pas le seuil des 9 salariés.
Enregistrer dans le journal les divers éléments de cette « paie ».

260

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CHAPITRE 13

LA COMPTABILITÉ DES EMBALLAGES

Il est utile de faire la distinction entre le matériel d’emballage qui


constitue une immobilisation et les emballages commerciaux
Le matériel d’emballage :
- est réservé au logement et au conditionnement des matières,
produits, etc.
- reste dans l’entreprise et constitue à cet effet d’immobilisation
Les emballages commerciaux : sont des objets destinés à contenir les
produits ou marchandises destinés à la clientèle en même temps que
leur contenu.
Dans les emballages commerciaux, on distingue :
- des emballages perdus ou emballages non récupérables : de faibles
valeurs ils ne sont utilisés qu’une seule fois et sont vendus à la clientèle
avec leur contenu ; exemples : papier, ficelle, bouteilles et sacs en
plastique, boîtes conserve ;
- des emballages récupérables : de valeur plus importante ils peuvent
être utilisés pour plusieurs livraisons successives et sont généralement
consignés ou prêtés aux clients : casiers, fûts, certaines bouteilles…
- des emballages mixtes vendus avec les produits, ou consignés ou
prêtés aux clients.

1. Définitions :
1.1. Le matériel d’emballage (compte 241)
Le matériel utilisé pour le stockage interne ou pour le
conditionnement des produits doit être imputé au compte « 241
Matériel et outillage industriel et commercial » ; il constitue une
immobilisation. Comme tel, il s’amortira comme l’ensemble du
matériel. Toutefois lorsque son montant unitaire est peu important, il
peut être considéré comme une charge.

261

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1.2. Les emballages récupérables identifiables :
Sont identifiables les emballages qui portent un numéro de série, ou
que l’on peut différencier selon leur date d’acquisition ou de
fabrication ; ils sont considérés comme des immobilisations et sont
enregistrés au compte 243 « Matériel d’emballages récupérables et
identifiables »
1.3. Les emballages récupérables non identifiables :
Ils sont enregistrés en stocks au compte « 3352 emballages
récupérables non identifiables »
1.4. Les emballages non récupérables ou emballages perdus :
Ils sont destinés à être livrés avec leur contenu sans consignation ni
reprise en fin d’exercice, enregistrés au compte « 3351 emballages
perdus » et sont incorporés dans le prix du contenu.
1.5. La TVA sur les emballages :
La fiscalité des emballages pose de nombreux problèmes, nous
retiendrons simplement les principes suivants :
Pour les emballages perdus :
L’emballage est compris dans le prix du contenu et soumis à la
TVA. Le vendeur peut donc récupérer la TVA facturée sur les
emballages lors de l’achat ;
Pour les emballages consignés :
- Ils ne sont pas soumis à la TVA lors des opérations de
consignation ;
- À l’achat, la TVA sera récupérée par l’acheteur ;
- À la vente, ils seront également soumis à la TVA
1.6. Les emballages commerciaux à usage mixte :
Ils sont enregistrés en stock en attendant d’être fixés sur leur
destination ; compte 3353 « emballages à usage mixte » ;

2. Règles d’évaluation
2.1. Les emballages classés en stock sont évalués à leur coût réel :
- prix d’achat + frais accessoires pour les emballages achetés ;
- coût de production pour les emballages fabriqués.
Si leur valeur à la date de l’inventaire est inférieure au coût réel,
l’entreprise doit constituer une provision.

262

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2.2. Les emballages immobilisés sont enregistrés en immobilisation
à leur valeur d’origine.

3. Enregistrements comptables
3.1. Les achats d’emballages
3.1.1. Achats d’emballages immobilisés
Il s’agit de matériels d’emballage récupérables et identifiables,
destinés à être utilisés d’une manière durable, comme instrument de
travail : containers, fûts ou caisses numérotées.
Comme toutes les immobilisations, ils sont comptabilisés au coût
d’acquisition :
- prix d’achat après déduction des taxes récupérables ;
- frais accessoires : transport, douane, transit, installation, montage,
etc.
Ce coût sera porté au débit du compte « 243 matériel d’emballage
récupérable et identifiable ». Corrélativement, les emballages sont
amortis sur une durée normale d’exploitation.
--------------------- ------------------------
243 Matériel d’emballage récupérable et x
identifiable
5./481 Compte de trésorerie ou de fournisseurs x
Acquisition du matériel ERI
------------------- -----------------------
NB : le matériel utilisé pour le stockage interne ou pour le
conditionnement des produits doit être enregistré au compte « 241
matériel et outillage industriel et commercial ».
3.1.2. Achats d’emballages non identifiables :
Ces emballages sont comptabilisés au prix d’achat, majoré des droits
de douane éventuels, au débit des comptes :
6081- Achats d’emballages perdus
6082- Achats d’emballages récupérables non identifiables
6083 -Achats d’emballages à usage mixte

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--------------------- -----------------------
6081 Achats d’emballages perdus x
6082 Achats d’emballages récup non x
identifiables
6083 Achats d’emballages à usage mixte x
5./401 Compte de trésorerie ou Fournisseurs x
Achats d’emballages commerciaux
-------------------- ------------------------
Les frais accessoires d’achat qui ne concernent pas une seule
catégorie d’emballages sont imputés au débit des comptes de charges
par nature concernés :
611 Transports sur achats ;
6321 Commissions et courtages sur achats ;
6323 Rémunérations des transitaires.
Les frais accessoires d’achats
---------------- -----------------------
611 Transports sur achats x
6321 Commissions et courtage sur achats x
6323 Rémunérations des transitaires x
5./401 Compte de trésorerie ou Fournisseurs x
Frais accessoires d’achats
------------------- ------------------------
À la clôture de l’exercice comptable, les emballages possédés sont
portés au débit des comptes :
3351 -Emballages perdus ;
3352 -Emballages récupérables non identifiables non identifiables.
3353 -Emballages à usage mixte.
En contrepartie le compte « 6033 variations de stocks d’autres
approvisionnements » sera mouvementé.
La comptabilisation des stocks :
-------------------- ----------------------
3351 stocks d’emballages perdus x
3352 stocks d’emballages récup non identifiables x
3353 stocks d’emballages à usage mixte x
6033 variations de stocks des autres x
approvisionnements
Enregistrement des stocks en fin
d’exercice
-------------- --------------------------

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NB : Si l’entreprise utilise l’inventaire permanent, les entrées et les
sorties de stocks au coût d’achat seront enregistrées dans les comptes de
stocks d’emballages intéressés et en contrepartie le compte « 6033
variations de stocks d’autres approvisionnements » sera mouvementé.
Application :
Journaliser les opérations désignées ci-après :
05/1 Facture A325 de PAUL : 3 containers à 1 200 000 F l’un,
transport 100 000 F, au 31/3.
12/1 Facture A336 de PICO GUINÉE relative aux containers : droits
de douane 2 500 000 F, frais de transit 150 000 F, TVA 20 % du coût
d’acquisition ; règlement par chèque bancaire.
18/1 Facture A330 de TOUPOU : casiers plastiques 585 000 FG HT,
transport 15 000 F HT,
TVA 20 %, règlement par traite au 31/9.
19/1 Facture A331 de TOOPOU : papier d’emballage 100 000 FG
HT, escompte 2 %, TVA 20 %, règlement par chèque de virement
postal.
L’inventaire permanent est utilisé pour les emballages récupérables
non identifiables.
------------------ 5/1 ---------------------------
243 Matériel d’emballage 3 700 000
481 Frs d’investissements 3 700 000
------------------- 12/1 -------------------------
243 Matériel d’emballage 2 650 000
445 TVA récupérable 530 000
521 Banque 3 180 000
Mon chèque n°…
-------------------- 18/1 -----------------------
6082 Achats d’emballages récup non identifiables 585 000
611 Transports sur achats 15 000
445 TVA récupérable 120 000
Fournisseurs 720 000
401 ----------------- d°---------------------------
401 Fournisseurs 720 000
402 Frs effets à payer 720 000
La traite au 31/1

265

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------------------ d° ---------------------------
3352 Emballages récupérables non 600 000
identifiables
6033 Variations de stocks 600 000
Entrée en stock
-------------------- 19/1 -----------------------
6081 Achats emballages perdus 100 000
445 TVA récupérable 20 000
531 Chèques postaux
773 Escomptes obtenus 120 000
Mon chèque de VP 20 000
---------------- ----------------------------
3.2. La Consignation des emballages récupérables
Les emballages récupérables peuvent être prêtés ou consignés aux
clients, pour inciter ces derniers à les restituer, le fournisseur les facture
à un prix légèrement supérieur à leur valeur. Ce prix sera remboursé
lors de la restauration.
Si le client ne rend pas les emballages consignés, le fournisseur les
lui facture ferme, au prix de consignation ou à un prix supérieur.
3.2.1. Traitement comptable de la consignation des emballages
Lorsque le fournisseur livre à son client des marchandises ou
produits et laisse à sa disposition des emballages ; ces derniers sont
facturés en même temps que les marchandises et donnent lieu à
l’établissement d’une facture d’avoir lors de leur retour.
- Le compte du client est débité du total de la facture : prix d’achat
TTC + prix de consignation ; nous remarquons qu’aucune TVA n’est
facturée sur le prix de consignation.
- Pour le fournisseur, la dette sous condition suspensive est inscrite
au crédit du compte « 4194 clients, dettes pour emballages consignés »
(la condition étant le retour des emballages dans le délai indiqué).
- Pour le client, la créance sous condition suspensive s’est imputée
au débit du compte « 4094 Fournisseurs, créances sur emballages à
rendre ».

266

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Écritures de consignations
 Chez le client :
------------------------- ----------------------
4094 Fournisseurs, créances sur emballage à rendre x
4011 Fournisseurs x
Consignation des emballages
---------------------------- -----------------
 Chez le fournisseur :
---------------------- ----------------------
411 Clients x
419 Clients, dettes pour emballages consignés x
Consignation des emballages
------------------------ -------------------
Exemple
Le 15/2/N la société ETI-SA adresse à LAYE et frères la facture
n° 145 résumée ci-après :
Société ETI-S.A
Facture n° 145 le 15/02/N
DOIT LAYE et frères
Paiement à 60 jours

5 micro-ordinateurs 5 500 000


TVA 20 % 1 100 000
Total TTC 6 600 000
Consignation 5 caisses 100 000
Net à payer 6 600 000
Travail à faire :
Enregistrer cette facture au journal de :
- ETI-SA
- LAYE et frères

267

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Solution :
a)- Écritures chez le fournisseur ETI-SA
---------------- 15/2 ----------------------
4111 Clients 6 600 000
701 Ventes de marchandises 5 500 000
443 État, TVA facturée 1 100 000
4194 Clients, emballages consignés 100 000
LAYE ma facture n° 145
---------------- --------------------

b)- Écritures chez le client LAYE et frères

-------------------- 15/2 -------------------


601 Achats de marchandise 5 500 000
445 État, TVA récupérable 1 100 000
4099 Fournitures, emballages à rendre 100 000
4011 Fournisseurs 6 600 000
ETI-SA et frères n° 145
------------------ -----------------------
3.2.2. Traitement comptable de la déconsignation des emballages
Si le client restitue les emballages consignés en bon état et dans les
délais prévus, la créance et la dette conditionnelle s’éteignent.
En règle générale, le fournisseur reprend les emballages au prix de
consignation : reprise au prix de consignation.
 Chez le client :

---------------------- ----------------------
4011 Fournisseurs x
4094 Fournisseurs, créances sur emballage à x
rendre
déconsignation des emballages
---------------------- --------------------

268

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 Chez le fournisseur :
----------------- ----------------------------
4194 Clients, dettes pour emballage consignés x
411 Clients x
déconsignation des emballages
------------------- ------------------------
Il est admis aussi qu’en matière de retour d’emballage le pris de
déconsignation soit inférieur au prix de consignation, pour compenser
forfaitairement la détérioration de l’emballage et faire payer au client
l’utilisation de cet emballage.
Dans ce cas, l’écart est analysé chez le client comme le coût de
location enregistré au compte « 6224 Malis sur emballages » en
contrepartie du crédit 4094 Fournisseurs, créances pour emballages et
matériels à rendre. Pour le fournisseur, il s’agit d’un produit accessoire
à la vente à comptabiliser au compte 7074 Bonis sur reprises et cessions
d’emballages en contrepartie du débit du compte 4194 clients, dettes
pour emballages et matériels consignés.
Schéma de traitement comptable :
Chez l’acheteur :
4094 4011 445 6264 Malis
Fournisseur Fournisseurs TVA sur emballages
Créances récupérable
emballage à rendre
Y x x x x

Soldé

Chez le vendeur :
4111 Clients 443 TVA 7074 4194
facturée Bonis sur Clients, dettes
reprise emballage
x x x x Y
soldé

Exemple
Reprenons l’exemple précédent et supposons successivement :

269

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- Que les emballages restitués par LAYE et frères sont repris au prix
de consignation, soit 20.000 F l’un ;
- Qu’ils sont repris 18 800 F l’un, compte tenu d’un « boni » hors
taxe de 1 000 F et d’une TVA de 20 % calculé sur ce boni soit 180 F
En supposant un retour de 3 caisses, les factures se présentent
comme suit :
Société ETI-SA Société ETI-SA
Avoir LAYE le 20/2/N Avoir LAYE le 20/2/N
N° 201 N° 201
Votre retour 3 caisses Votre retour 3 caisses 60 000
Reprises au prix de À déduire
Consignation Abattement H.T. 3 000
Soit 3 x 20 000 60 000 TVA sur abattement à 20 % 600
Net à votre crédit Net à votre crédit 56 400

Travail à faire :
Enregistrer la facture d’avoir lors du retour des 3 caisses chez le
fournisseur et chez le client dans les deux cas suivants :
- Reprise au prix de consignation : 20 000 F l’un ;
- Reprise au prix inférieur au prix de consignation : 18 800 F l’un.
Solution :
a)- Écritures chez le fournisseur
Premier cas : les emballages sont repris au prix de consignation

------------------- 20/2 ------------------------


4194 Clients, emballages consignés 60 000
411 Clients 60 000
LAYE ma facture d’avoir
--------------------- ---------------------

270

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Deuxième cas : le prix de reprise est inférieur au prix de
consignation :
---------------- 20/2 -------------------------
4194 Clients emballages consignés 60 000
4111 Clients 56 400
7074 Bonis sur reprises et cessions 3 000
443 État, TVA facturée 600
LAYE ma facture d’avoir
------------------ ---------------------

b)- Écritures chez le client


Premier cas : les emballages sont repris au prix de consignation
------------------ 20/2 -------------------------
4011 Fournisseurs 60 000
4094 Fournisseurs, emballages à rendre 60 000
ETI-SA, son avoir
------------------ ----------------------

Deuxième cas : le prix de reprise est inférieur au prix de


consignation
------------------ 20/2 -------------------------
4011 Fournisseurs 56 400
6224 Malis sur emballages 3 000
445 État, TVA récupérable 600
4094 Frs emballages à rendre 60 000
ETI-SA, son avoir
-------------------- ------------------
3.2.3. Traitement comptable de la non-restitution des emballages
consignés :
La consignation peut se dénouer par une vente ferme d’emballages :
- soit parce que le client décide de les conserver ;
- soit parce que le fournisseur a fixé, lors de la consignation, un délai
maximum de restitution ; au-delà, les emballages sont considérés
comme définitivement conservés par le client.
Sur le plan comptable, la non-restitution de l’emballage s’analyse en
achat chez le client et en vente chez le fournisseur. Dès lors elle fait
intervenir la TVA. Mais si l’emballage est détruit ou perdu et non

271

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conservé, la facturation du fournisseur n’a plus de contrepartie réelle.
Dans ce cas, il nous semble plus approprié de constater la perte dans le
compte des autres charges.
Nous proposons à cet effet le compte « 6584 emballages à rendre
perdus ou détruits ».
Schéma d’écritures :
A) Conservation de l’emballage non restitué :
Deux hypothèses sont possibles :
- le prix de consignation est égal au prix de vente taxe comprise (cas
général) ;
- le prix de vente est supérieur au prix de vente de consignation (cas
particulier).
a)- Écritures chez le fournisseur
La dette conditionnelle doit être annulée en débitant le compte
« 4194 clients, dettes pour emballages consignés » puisque la condition
(restitution des emballages) ne sera plus réalisée.
Il faut constater la vente des emballages en créditant le compte
« 7074 Bonis sur reprises et cessions d’emballages ».
Si le prix de vente est supérieur au prix de consignation, il convient
de constater la créance acquise au débit du compte « 4111 Clients ».
Premier cas : le prix de vente est égal au prix de consignation
---------------------- ----------------------
4194 Clients emballages consignés x
7074 Bonis et cessions d’emballages x
443 TVA facturée x
suivant facture fournisseurs
------------------------ -------------------
Deuxième cas : le prix de vente est supérieur au prix de consignation
---------------------- -----------------------
4194 Clients emballages consignés x
4111 Clients (différence prix de vente et de x
cons) x
7074 Bonis et cessions d’emballage x
443 TVA facturée
Suivant facture du fournisseur
---------------------- --------------------

272

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NB : si l’entreprise utilise l’inventaire permanent, elle devra
constater la sortie de stock au coût d’achat ; en supposant un coût
d’achat unitaire de 10 000 F les écritures à passer seraient les suivantes :
----------------- ----------------------------
6033 Variations stocks d’autres approvision- y
3352 nements
Stocks emballages récupérables y
Sortie de stock
-------------------- -----------------------

b)- Écritures chez le client


La créance conditionnelle doit être annulée en débitant le
compte « 4094 Fournisseurs, créances pour emballages à rendre »,
puisque la condition ne sera plus réalisée. Il faut constater l’achat du
début du compte « 6082 Achat d’emballages récupérables non
identifiables ».
Si le prix d’achat est supérieur au prix de consignation, il faut
constater la dette correspondante au crédit du compte « 4011
Fournisseurs ».
Premier cas : le prix d’achat est égal au prix de consignation

----------------------- ---------------------------
6082 Achats d’emballages RNI x
445 État, TVA récupérable x
4094 Fournisseur, emballages à rendre x
Suivant facture du fournisseur
----------------------- ---- -------------------

NB : En inventaire permanent il faut constater également l’entrée en


stock :

--------------------- --------------------------
3352 Stocks d’emballages récup non identifiables x
6033 variations de stocks des autres x
approvisionnements
Entrée en stocks

273

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Deuxième cas : le prix d’achat est supérieur au prix de consignation
--------------------- ----------------------
6082 Achats emballages récupérables non x
445 identifiables x
4011 État, TVA récupérable x
4094 Fournisseurs x
Frs emballages à rendre
Suivant facture fournisseur
----------------------- -------------------
Exemple
Reprenons l’exemple précédent et supposons que l’Entreprise LAYE
et frères décide de conserver les deux caisses non restituées. Il recevra
une facture qui constate que la consignation s’est transformée en vente
ferme.
En envisageant les deux cas possibles étudiés ci-haut, les factures se
présentent comme suit :
Société ETI-SA Société ETI-SA
Doit LAYE le 20/3/N Doit LAYE le 20/2/N
N° 432 N° 432
Caisses non restituées HT 33 898 Caisses non restituées HT 40 000
TVA 20 % 6 780 TVA 20 % 8 000
Prix TTC 40 678 Prix TTC 48 000
À déduire prix de consignation À déduire prix de consignation 40 000
Net à payer 0 Net à payer 8 000
Travail à faire :
Enregistrer les factures :
- chez le fournisseur
- chez le client
Solution :
a)- Écritures chez le fournisseur
Premier cas : le prix de vente est égal au prix de consignation
----------------- 20/3 ---------------------------
4194 Clients emballages consignés 40 000
7074 Bonis et cessions d’emballages 33 898
443 État, TVA facturée 6 102
Société ETI-SA, sa facture
-------------------- -----------------------

274

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Deuxième cas : le prix de vente est supérieur au prix de consignation

------------------- 20/3 ---------------------------


4194 Clients emballages consignés 40 000
4111 Clients 6 102
7074 Bonis et cessions d’emballage 40 000
443 État, TVA facturée 6 102
ETI sa facture
------------------- -------------------------
NB : si l’entreprise utilise l’inventaire permanent, elle devra
constater la sortie de stock au coût d’achat ; en supposant un coût
d’achat unitaire de 5 000 F, les écritures à passer seraient les suivantes :
------------------ 20/3 --------------------------
6033 Variations stocks A.AP 10 000
3352 Emballages récupérables 10 000
Sortie de stock
-------------------- -----------------------
b)- Écritures chez le client
Premier cas : le prix d’achat est égal au prix de consignation

-------------------- 20/3 ----------------------


6082 Achats d’emballages RNI 33 898
445 TVA récupérable 6 102
4094 Frs emballages à rendre 40 000
Société ETI-SA, sa facture
------------------- ---- -------------------
NB : En inventaire permanent il faut constater également l’entrée en
stock : 3352 à 6033.
Deuxième cas : le prix d’achat est supérieur au prix de consignation
----------------- 20/3 ---------------------------
6082 Achats emballages RNI 40 000
445 TVA récupérable 6 102
4011 Fournisseurs 6 102
4094 Frs emballages à rendre 40 000
Société ETI-SA, sa facture
-------------------- -----------------------

275

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B) Emballages non restitués et perdus ou détruits :
Lorsque l’emballage non restitué est détruit ou perdu, les écritures
ci-après sont passées :
o chez le fournisseur
------------------ ---------------------------
4111 Clients x
7071 ventes d’emballages perdus x
443 État, TVA facturée x
------------------- -----------------------
6033 Variations stocks emballages récupérables x
3352 Emballages récupérables non identifiables sortis de stocks x
---------------- --------------------------
o Chez le client
----------------- ----------------------------
6082 Emballages à rendre perdus ou détruits x
445 État, TVA récupérable x
4094 Fournisseurs x
Emballages perdus ou détruits
-------------------- -----------------------

3.3.3. Ventes d’emballages préalablement prêtés :


Aucune écriture ne constate le prêt en comptabilité ; si le prêt se
transforme en vente ferme, il convient d’enregistrer la vente ou l’achat
correspondant au prix convenu.
a) - Écritures chez le fournisseur
----------------- ---------------------------
4111 Clients x
7074 Bonis et cessions d’emballages x
443 État, TVA facturée x
-------------------- -----------------------
NB : Si l’entreprise tient ses comptes de stocks selon les principes de
l’inventaire permanent, elle devra constater la sortie des emballages
vendus au coût d’achat

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------------------ ---------------------------
6033 Variations stocks, autres x
approvisionnements
3352 Emballages récupérables non x
identifiables.
Sortie de stock
-------------------- -----------------------
b)- Écritures chez le client
---------------------- 20/3 ----------------------
6082 Achats emballages RNI x
445 TVA récupérable x
4011 Fournisseurs x
------------------ -----------------------
NB : en inventaire permanent il faudra constater l’entrée en stock :
3352 à 6033
3.3.4. Locations d’emballages :
La location constitue un produit pour le fournisseur imputable au
crédit du compte « 7073 Locations » et une charge pour le client
inscrite au débit du compte « 6225 locations d’emballages ».
a)- Écritures chez le fournisseur :
------------------ ---------------------------
4111 Clients x
7073 Locations d’emballages x
443 État, TVA facturée x
b)- Écritures chez le client :
------------------ ---------------------------
6225 Locations d’emballages x
445 État, TVA récupérable x
4011 Fournisseurs x
-------------------- -----------------------

4. Fiche de stocks d’emballages récupérables


Il est conseillé dans le cadre d’une gestion attentive des stocks,
d’avoir une fiche de stock par catégorie d’emballage récupérable, de
manière à pouvoir suivre les mouvements en qualité. Cette fiche mettra
notamment en évidence :
- les mouvements du stock global : achats, ventes, destructions et
mises au rebut ;

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- les mouvements du stock en magasin :
o entrées (achats, déconsignations) ;
o sorties (ventes, consignations destructions et mises eu début).
- l’état des stocks en magasin, en consignation ou prêté ;
- le stock global : stock en magasin + stock sorti (en consignation et
prêté).
Application :
01/5 stock de caisses : 134 dont 100 au magasin et 20 prêtés ;
01/5 consignation à Diallo : 30 caisses ;
12/5 Prêt à SYLLA : 12 caisses ;
18/5 Achat de 150 caisses
22/5 Diallo nous retourne 20 caisses et conserve le reste
25/5 Sylla nous retourne 10 caisses, nous lui facturons ferme les
caisses non restituées
29/5 nous constatons qu’une caisse doit être mise au rebut.
Travail à faire :
Présenter la fiche de stock
Solution :
La fiche de stock se présente ainsi qu’il suit :
Nature du stock : Caisses
Mouvements Dates Libellés Stock en magasin Stock Stock Stock
Du stock global
Achat Vente Perte Entré Sortie Stock Cons. Prêté Global

01/5 Stock 100 14 20 134


09/5 Diallo 30 70 44 20 134
12/5 Sylla 12 58 44 32 134
150 18/5 Achat 150 2 44 32 284
08
22/5 Diallo 20 228 24 32 284
10 d° Vente 228 14 32 274
24/5 Sylla 10 238 14 22 274
2 d° Vente 238 14 2 272
0
1 29/5 Perte 1 237 14 20 271

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Remarque : Le stock final d’emballages récupérables peut être
obtenu de deux manières différentes :
- le stock final = Stock initial + Achats – Ventes – destructions =
(134 + 150 – 12 – 1 = 271) ;
- le stock final = Stock magasin + stock consigné + stock prêté =
(237 + 14 + 20 = 271)
Si l’entreprise utilise l’inventaire permanent, les marquants sont
constatés comme suit :
- débiter 6033 variations des stocks d’autres approvisionnements ;
- créditer 3352 emballages récupérables non identifiables
Si l’entreprise utilise l’inventaire intermittent elle régularise le
compte de stock :
- débiter 6033 par le crédit de 3352 pour le solder le stock initial ;
- débiter 3352 par le crédit de 6033 pour imputer le stock final.
EXERCICES PROPOSES
Exercice 1
Passer au journal les opérations suivantes :
1/5/N Consigné à notre client Bernard qui règle par chèque 150 fûts
pour 300 000 F
3/5/N Reçu la facture du fournisseur Jean :
Marchandises HT : 1 850 000 F
TVA 20 %
Emballages consignés 400 000 F
6/5/N Réglé en espèces à notre fournisseur Mamadou notre achat :
150 sacs à 600 F HT
200 fûts à 1 000 F HT
Il s’agit d’emballages perdus ; TVA 20 %.
8/5/N Bernard nous apporte 100 fûts que nous remboursons à
200 000 F
10/5/N Consigné au client Charles 100 fûts pour 200 00F
15/5/N Bernard décide de garder les 50 fûts et d’en acheter 50
autres ; TVA 20 %.
Bernard nous règle par chèques
20/5/N Retour à Mamadou de 20 fûts non conformes

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21/5/N Reçu un chèque du client Charles au règlement des
emballages.
Exercice 2
Passer au journal les opérations suivantes :
4/12 achats d’emballages perdus : HT 582 530 F ; TVA 20 % ; réglé
par chèque.
6/12 Consignation à Daouda de 150 bouteilles à 300 F l’une.
9/12 Livraison d’emballages récupérables : HT 342 000 F ; frais de
transport : 5 200F ; TVA 20 %.
11/12 Reçu chèque de Daouda en règlement de la consignation du
6/12
15/12 consignation à Hamidou de 20 bouteilles à 300 F l’une
Hamidou nous règle en espèces.
20/12 Daouda nous ramène 100 bouteilles que nous lui reprenons
200 F
25/12 Ventes de marchandises au comptant : 135 000F
Emballages perdus : 22 000F (TVA 20 %)
30/12 Hamidou nous ramène les 200 bouteilles.
Nous n’en reprenons que 150 à 200 F, les 50 autres étant
inutilisables.
Exercice 3
Les établissements Kolissökö effectuent chaque fin de mois un
inventaire de leurs emballages à rendre.
Le compte 4094 « Fournisseurs créances pour emballages à rendre »
présente un solde de 80 000 F soit 500 emballages à 160F. L’inventaire
ne recense que 380 emballages.
Les emballages manquants doivent être considérés comme perdus et
ne pourront être rendus par les établissements Kolissökö.
Les emballages restants sont repris au prix de 120 F.
2/2 Les établissements Kolissökö retournent à leur fournisseur 50
emballages.
Le remboursement est fait en espèces.
3/2 Achat de marchandises : Brut HT 350 000 F
Consignation de 10 emballages ; règlement par chèques.
10/2 Détérioration de 5 emballages.

280

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15/2 Retour au fournisseur de 80 emballages. Remboursement en
espèces.
Travail à faire :
1- Régulariser les comptes suite à l’inventaire du 31/1/N
2- Passer les écritures relatives aux opérations du mois de février
3- Présenter le compte 4094 « Fournisseurs créances pour
emballages à rendre » le 15/2/N.
Exercice 4
Enregistrer au journal de BABA et DOUDOU les opérations
suivantes :
3/4 Baba ramène à Doudou 100 fûts, consigne 1 000 F pièce. Prix de
reprise 900F
5/4 Baba achète à Doudou pour 1 235 000F HT de marchandises ;
TVA 20 % ; et Doudou lui consigne 100 fûts.
6/4 Doudou reçoit une facture de Delmont pour l’achat de 500 fûts à
400 F pièce ; TVA 20 %.
10/4 Reçu règlement de Baba pour son achat du 5/4 ;
12/4 Doudou règle à Delmont par chèque.
15/4 Baba ne ramène que 200 fûts, les 300 autres ayant été
détériorés.
Exercice 5
Vous disposez des factures suivantes :
Diané Diané
Doit Soumah le 15/01/N Avoir Soumah le 18/01/N
Marchandises HT 1 200 000 Retour HT 200 000
Remise 240 000 Remise 40 000
960 000 160 000
TVA 20 % ? TVA 20 % 32 000
5 fûts consignés 300 000 Retour 2 fûts consignés 120 000
Net à payer ? Net à votre crédit 312 000

281

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Diané
Avoir Soumah le 15/01/N
Retour 2 futs 120 000
Boni HT 15 000
TVA 20 % 3 000

Net à votre crédit 138 000


Travail à faire :
Journaliser ces opérations :
- chez Diané : inventaire permanent, taux de marque 40 % ;
- chez Soumah : inventaire intermittent
Exercice 6
Compléter la fiche du stock suivante puis journalisez les
mouvements correspondants sachant que :
- l’inventaire intermittent est utilisé
- le prix d’achat unitaire est de 8 000 F HT ; TVA 20 % ;
- le prix de vente unitaire est de 15 000 F dont 20 % de TVA
- le prix de consignation est égal au prix de vente taxes comprises ;
- le boni HT est de 500 F avec TVA 20 %.
Mouvements Date Libellés Stock en Stock Stock Stock
Du stock global magasin
Achat Vente Détruit Stock Cons. Prêté Global

6 Stock 100 150 120


9 20 emballages
consignés à
Sagno
12 15 emballages
retournés par
Sagno
150 15 30 emballages
prêtés à Diouf
18 90 emballages
achetés à Kalo
10 20 20 emballages
retournés par
Diouf

282

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23 15 emballages
facturés ferme à
Sagno
2 25 Vente à Sako
de 12 emballages
qui avaient été
prêtés
1 30 5 emballages mis
au rebut
Exercice 7
Mr Diallo, négociant, a effectué les opérations suivantes avec son
client SARR :
- 15 mars adressé à son client SARR la facture n° 8300 suivante :
Huile 770 000 F, escompte 3 % TVA 20 %, consignation de 12 fûts à 6
000 F ;
- 30 mars adressé à SARR la facture d’avoir n° A410 pour
déconsignation de 9 fûts repris 4 500 F l’un compte non tenu de la TVA
sur boni ;
- 30 juin adressé au client SARR la facture n° 9760 pour la vente de
3 fûts non restitués au prix unitaire hors taxe égal au prix de
consignation.
Travail à faire :
1 – Sachant que la TVA est facturée sur le boni de déconsignation ou
sur le prix de vente des emballages non restitués, présenté :
- les trois factures établies par le fournisseur ;
- la comptabilisation des opérations dans le journal de chacune des
deux entreprises.
2 – Résoudre le problème avec les mêmes hypothèses sachant
cependant que le vendeur considère :
- le boni de 1 500 F comme un produit TTC ;
- le prix de consignation de 6 000 F comme prix de vente TTC de
l’emballage.
EXERCICES DE SYNTHÈSE
Exercice 1
La balance de la société SYLLA présente les soldes suivants au 31
mars :

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N° Intitulés Soldes
Capital 60 000 000
Réserves 300 000
Fonds de commerce 6 000 000
Terrain 17 000 000
Matériel de transport 8 000 000
Matériel de bureau et informatique 10 000 000
Titres immobilisés 1 000 000
Fournisseurs pour achats de biens et services 893 000
Effet à payer pour achats de biens et services 439 000
Fournisseurs d’investissements 5 630 000
Effets à payer pour achat d’immobilisations 650 000
Clients 21 000 000
Effets à recevoir 5 571 000
TVA déductible 398 000
TVA collectée 200 000
Valeur mobilière de placement 500 000
Banque 4 500 000
Caisse 714 000
Achat de matières premières 16 000 000
Combustible fuel 8 953 000
Locations immobilières 1 363 000
Documentation 254 500
Publicité 596 500
Missions, réceptions 1 053 000
Services bancaires 310 500
Charges financières 153 000
Ventes de produits finis 28 422 500
Ventes de produits résiduels 6 832 000
103 366 500 103 366 500
Durant le mois d’avril, elle effectue les opérations suivantes :
o 1/04/Achat de matières premières ; Brut HT 850 000 F ; réglé par
chèques ; TVA 20 %
o 1/04 Reçu facture EDG dont TVA à 20 % : 354 000 F ; réglé par
chèques.
o 2/04 Achat à crédit de matières premières Brut HT : 460 000 F ;
TVA 20 % Chez ALHASSANE.

284

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o 3/04 Ventes au comptant contre espèces de produits résiduels HT :
185 000 F ; TVA 20 %
o 4/04 Avis de crédit reçu de la banque concernant remise d’effet à
l’encaissement du 26/03 ; TTC 548 700 F ; commissions de 6 % dont
TVA 20 %.
o 5/04 Achat d’emballages à crédit aux fournisseurs BIRO, Brut
HT : 160 000 F ; TVA 20 %.
o 6/04 Achète une photocopieuse pour le bureau chez BIRO :
HT 2 060 000 F, TVA 20 %.
o 7/04 Reçu facture essence du mois de mars, du garage JALEZ ;
réglé par chèques ; TTC : 342 200 F.
o 8/04 Achat de valeurs mobilières de placement par chèques :
10x 200 F : 200 000 F.
o 8/04 Accepté la lettre de change à l’ordre de ALHASSANE ;
échéance 30/05.
o 9/04 Remise à l’encaissement à la banque d’effet à recevoir ;
valeur nominale : 1 288 000 F.
o 10/04 Accepté lettre de change à l’ordre de BIRO ;
échéance 15/06.
o 11/04 Envoyé un chèque de 560 000 F à BIRO. Accepté 3 lettres
de change :
Échéances : 31/05 ; 15/06 ; 30/06
En règlement de solde
o 12/04 Payé par chèque, le salaire de la secrétaire 389 000 F
o 13/04 Reçu avis de débit de notre banque pour frais divers de
tenue de compte TTC :
9 540 F ; TVA 20 %.
o 14/04 Ventes de produits finis à MOUSSA ; TVA 20 % ;
HT 1 365 000 F.
o 15/04 Tiré lettre de change à MOUSSA qui l’accepte.
o 16/04 Reçu avis de crédit de notre banque pour notre remise du 9 ;
un effet de 350 000 F est impayé. Net en compte 930 500 F.
o 18/04 Payé par chèque le loyer des bureaux (pas de TVA) :
800 000 F

285

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o 20/04 Réglé en chèque les honoraires de notre avocat. (pas de
TVA) 956 000 F
o 22/04 Remis à la banque à l’escompte des effets de notre
portefeuille ; valeur nominale 850 000 F.
o 23/04 Achat de matières premières à ALHASSANE à crédit. TVA
20 % ; remise de 10 % ; Brut HT : 788 500 F.
o 25/04 Réglé facture téléphone par chèque. (pas de TVA) : 345 860
F
o 26/04 Renvoi à ALHASSANE de matières premières achetées le
23, Brut HT 258 500 F ; il nous accorde un rabais supplémentaire de
5 % sur le solde.
o 27/04 Reçu le bordereau d’escompte de notre remise du 22 ;
intérêts 12 000 F ; commissions 4 830 F ; TVA 20 %.
o 28/04 Réglé ALHASSANE par chèque sous escompte de 3 %.
o 29/04 Note de restaurant payé par chèque (invitation du client
SAMBA) 36 500 F.
o 30/04 Achat au comptant en espèces de fournitures de bureau
(l’entreprise SYLLA) ne tient pas d’état des stocks) ; TVA 20 % ; Brut
HT : 80 260 F.
Travail à faire
1- Présenter le bilan à partir de la balance initiale
2- Présenter au grand livre et au journal de la société SYLLA les
écritures relatives au mois d’avril.
3- Présenter la balance au 30 avril.
Exercice 2
Le 31 octobre, la suscité MARIAME et frères vous demande de
reclasser les comptes ci-dessous dans l’ordre du SYSCOHADA.

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Intitulés Soldes
°
Matériel et mobilier de bureau 15 800 000
Amortissement matériel et mobilier de bureau 1 580 000
Publicité 680 000
Services bancaires 345 000
Transports 1 030 000
Achat de marchandises 6 861 500
Achat de matières consommables 242 500
Banque 6 956 000
Caisse 2 875 200
Capital 22 000 000
Client 8 050 000
Documentation 65 000
Effets à payer pour achat d’immobilisations 840 000
Effet à payer pour achats de biens et services 1 183 000
Effets à recevoir 732 000
Fournisseurs de biens et services 5 080 000
Fournisseurs d’investissements 350 000
Fournitures de bureau non stockées 152 000
Frais financiers 132 000
Loyers 600 000
TVA collectée 358 200
RRR obtenus 53 000
RRR accordés 95 000
Produits financiers 62 000
Ventes de produits finis 12 030 000
Ventes de prestations de services 1 080 000
44 616 200 44 616 200
Au mois de novembre la société MARIAME & FRÈRES a effectué
les opérations suivantes qu’elle vous demande d’enregistrer au grand
livre et au journal/
o 1/11 Achat à crédit de matières consommables chez KK 632 000
F.
o 2/11 Reçu avis de crédit de la banque concernant la remise du
15/09 d’effets à l’encaissement. Commission d’encaissement 17 200
TTC ; valeur nominale : 522 000 F.

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o 3/11 Vente au comptant en espèces de produits finis ; TVA 20 % ;
Brut HT : 485 000 F
o 4/11 Facture du garage des BARRY : fourgonnette Citroën :
HT 3 054 000 F
Convoyage et frais de transport ; HT 250 500 F
TVA 20 %
Essence TTC 206 850 F
o 5/11 Règlement de KK par chèque.
o 6/11 Vente de produits finis à notre client FODE ; Brut HT 854
600 ; remise de 10 %, TVA 20 %.
o 6/11 Reçu facture électricité TTC 236 000 F.
o 7/11 FODE nous retourne des marchandises non conformes ; Brut
HT 183 600 F ; nous lui accordons un rabais supplémentaire de 3 %.
o 8/11 Règlement par chèque de la facture du garage des BARRY
sous escompte de 2 %
o 8/11 FODE accepte notre lettre de change à échéance du 31/12.
o Échangé l’ensemble informatique dont :
- le prix d’achat était 380 000 F
- le total des amortissements pratiqués 80 000 F
- prix de reprise 280 000 F contre une nouvelle valant Brut HT
480 000 F. avec TVA 20 %. Le solde sera soit réglé par chèque sous
escompte de 2 %, soit par billet à ordre de DEMBA.
o 10/11 Reçu la documentation commandée, réglée par chèques
(sans TVA) 89 000 F.
o 12/11 envoyé facture à SARAN pour différentes réparations Brut
HT 345 000 F ; TVA 20 %.
o 13/11 Envoyé billet à ordre à DEMBA ; échéance 15/01
o 14/11 Achat de timbres-poste 30 000 F et timbres fiscaux
25 000 F, réglé tous par caisse.
o 15/11 Reçu facture de notre fournisseur ABOU pour
marchandises : 798 000 F HT ;
o 16/11 Notre client MICHELE nous avise qu’il pourra honorer le
31/11 sa lettre de change à notre ordre. Nous annulons cet effet à
recevoir et nous tirons un nouvel effet dont l’échéance est le 15/12 que
MICHELE accepte.

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Valeur nominale 350 000 F
Augmenté des intérêts (TVA 20 %) 5 830 F
o 17/11 SARAN accepte notre lettre de change au 29/12
o 17/11 Nous endossons l’effet de SARAN à l’ordre d’ABOU et
nous acceptons une lettre de change au 15/1 pour le solde.
o 20/11 réglé par chèque bancaire le loyer commercial (sans TVA)
350 000 F ;
o 21/11 Réglé en espèce un effet à payer pour achat de biens et
services ; non domicilié échu le 15 : 210 000 F ;
o 25/11 retrait de banque 250 000 F
o 28/11 paiement prime d’incendie par chèque 150 000 F
o 30/11 reçu un chèque de notre client AMARA pour solde de son
compte : 182 030 F ; une différence de règlement de 5 020 F est
constatée et considérée comme escompte de règlement.
Travail à faire
1- Passer les écritures au journal.
2- Présenter la balance au 30/11

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RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES

- Remy EMMANUEL, États financiers OHADA pas à pas,


AFECACE éd 2006, Cameroun.
- M. DEPREZ & M. DUVANTt, Comptabilité Générale,
Techniplus, 4ème édition, 1998 France.
- Monique LACROIX, Comptabilité Approfondie et Révision,
DECF-U.V.6, Libraire Vuibert, juillet 1994 Paris ;
- Akam Akam ANDRE, Le praticien du système comptable
OHADA, Edition CJ Dakar 2005.
- Etienne CARRE, Divergence entre fiscalité et comptabilité, Dunod
Paris 1969 ;
- C. PEROCHON : TQG1 Comptabilité Générale, Edition ETUDIS
Abidjan – Cotonou, 2006-2007
- Collectif Francis Lefebvre : Mémento Pratique comptable, 31ème
édition, octobre 2011.
- Kadiata Mory CAMARA, Libéralisation économique et formation
comptable, thèse d’expertise comptable Paris 1991.
- Moussa MARA & Sekou DIARRA, Difficultés Comptables
Résolues selon le SYSCOA, édition Jamana, Bamako 2001.
- C. ROSEMBERG, Doctrines et pratiques comptables
approfondies, Ed. Entreprise Moderne, France 2000.
- Michel DEPREZ et Marcel DUVANT, Comptabilité Générale,
ème
4 éd. Techniplus, France 1998
- Alain FAYEL et Daniel PERNOT : Comptabilité générale de
l’entreprise, 14ème édition, Ed. Dunod , France 2004.
- Oumar SAMBE & Mamadou IBRA, Plan comptable général
OHADA et Praticien Comptable du SYSCOHADA, Ed. Comptables et
juridiques, imprimé en France, Décembre 2005.
- Hervé JAHIER & Pascal LEPINE, Comptabilité Approfondie et
Révision : DECF-U.V.6, Ellipses, Paris France.
- André ERSA, Précis de Comptabilité SYCOA tome 1 & 2 Ed.
2007, imprimé – Saint Paul, Dakar.

291

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- Olivier GRASSI & Alain LEMERCIER, Comptabilité
Approfondie et révision tome 1 Technique comptable approfondie,
éditon Gualino, France 2001.
- Direction Nationale des Impôts, Code général des Impôts (CGI
2015), République de Guinée.
- C. PEROCHON & B. GOUSSOU E. N’GUESSAN, Comptabilité
Général TQG1, éd. Foucher 1998.
- Marchel DOBIL, Comptabilité générale, éd. Karthala et AECC,
Paris 2013.

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TABLE DES MATIÈRES

AVANT-PROPOS ................................................................................ 7
INTRODUCTION................................................................................. 9

CHAPITRE I............................................................................................... 13
L’ENTREPRISE ET LA COMPTABILITÉ ........................................................ 13
1. Notion d’entreprise : .................................................................. 13
1.1. DÉFINITION ............................................................................. 13
1.2. CLASSIFICATION DES ENTREPRISES ......................................... 13
1.3. ORGANISATION DE L’ENTREPRISE ........................................... 14
1.4. MOYENS DE L’ENTREPRISE ..................................................... 15
1.5. ENTREPRISE ET ENVIRONNEMENT ........................................... 15
2. Cycle d’exploitation .................................................................. 18
2.1. ENTREPRISE COMMERCIALE .................................................... 18
2.2. ENTREPRISE INDUSTRIELLE ..................................................... 18
3. Utilité de la comptabilité au sein de l’entreprise ....................... 20
3.1. DÉFINITION ............................................................................. 20
3.2. OBJECTIFS DE LA COMPTABILITÉ ............................................ 20

CHAPITRE 2.............................................................................................. 23
L’ÉTUDE SOMMAIRE DU BILAN ET DU COMPTE DE RÉSULTAT.................. 23
1. L’Étude sommaire du Bilan ....................................................... 23
1.1. NOTION DE PATRIMOINE ......................................................... 23
1.2. DU PATRIMOINE AU BILAN...................................................... 24
1.3. ANALYSE DU BILAN ................................................................ 25
1.4. PRÉSENTATION DU BILAN ....................................................... 27
1.5. LE RÉSULTAT DANS LE BILAN ................................................. 29
2. Le Compte de résultat ................................................................ 30
2.1. LES DIFFÉRENTS NIVEAUX D ’ACTIVITÉ ................................... 30
2.2. LES SOLDES SIGNIFICATIFS DE GESTION .................................. 31
2.3. PRÉSENTATION DU COMPTE DE RÉSULTAT ............................. 33

CHAPITRE 3.............................................................................................. 43
L’ANALYSE DES OPÉRATIONS .................................................................. 43
1 Les flux en comptabilité ............................................................. 43

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1.1.DÉFINITION .............................................................................. 43
1.2.CLASSIFICATION DES FLUX ...................................................... 43
2. Le Compte ................................................................................. 47
2.1. DÉFINITION ............................................................................. 47
2.2. PRÉSENTATION ........................................................................ 47
3. Mécanisme de la partie double .................................................. 50
3.1. PRINCIPE.................................................................................. 50
3.2. APPLICATION........................................................................... 51

CHAPITRE 4.............................................................................................. 59
LE SYSTÈME COMPTABLE OHADA (SYSCOHADA) ................................. 59
1. Motivation du système comptable OHADA ............................. 59
2. Champ d’application du système comptable OHADA.............. 61
3. Dispositif juridique .................................................................... 61
4. Les principes généraux du Système Comptable OHADA......... 63
5. Nomenclature comptable ........................................................... 66

CHAPITRE 5.............................................................................................. 77
LES LIVRES COMPTABLES......................................................................... 77
I Les prescriptions légales .............................................................. 77
II La tenue des livres ...................................................................... 78
1 Le journal .................................................................................... 78
1.1. DÉFINITION ............................................................................. 78
2. Le grand livre............................................................................. 81
3. La balance .................................................................................. 84
4. Les liaisons entre les comptes : ................................................. 90
5. La correction des erreurs ........................................................... 91

CHAPITRE 6.............................................................................................. 99
LES COMPTES DE PATRIMOINE ................................................................. 99
1. Les Comptes de l’actif ............................................................... 99
2. Les Comptes du passif : ........................................................... 110

CHAPITRE 7............................................................................................ 123


LES COMPTES DE GESTION ..................................................................... 123
1. Les Composantes du résultat ................................................... 124
2. Les Comptes de charges .......................................................... 125
3. Les Comptes de produits ......................................................... 129

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CHAPITRE 8............................................................................................ 139
LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA) ET TAXE SUR LES
CONSOMMATIONS TÉLÉPHONIQUES (TCP) ............................................ 139
I. LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA) ................... 139
1 Définition .................................................................................. 139
2 Territorialité de la TVA : .......................................................... 139
3 Assujetties à la TVA : ............................................................... 140
4 Mécanismes de la TVA ............................................................ 140
5 Base d’imposition et taux ......................................................... 141
6 Obligations des redevables de la TVA ..................................... 143
7 Enregistrement comptable de la TVA : .................................... 143
II. LA TAXE SUR LA CONSOMMATION TÉLÉPHONIQUE
(TCT) ............................................................................................ 153
1. Définition : ............................................................................... 153
2. Champ d’application et redevables : ....................................... 153
3. Tarif : ....................................................................................... 153
4. Fait générateur et exigibilité : .................................................. 154
5. Obligations des redevables et modalités de paiement : ........... 154
6. Incidences fiscales : ................................................................. 154
7. Dispositions spécifiques : ........................................................ 154
8. Dispositions transitoires : ........................................................ 154

CHAPITRE 9............................................................................................ 161


LES OPÉRATIONS D’ACHATS ET DE VENTES ........................................... 161
1. Les documents émis................................................................. 161
2. Le plan des comptes ................................................................ 164
3. Les opérations d’achats ........................................................... 165
3.1. DÉFINITIONS .......................................................................... 165
3.2. LE TRAITEMENT COMPTABLE DES ACHATS ........................... 165
3.3. LES RÉDUCTIONS SUR ACHATS .............................................. 167
3.4. L’ENREGISTREMENT DES RETOURS SUR ACHATS .................. 172
3.5. L’ENREGISTREMENT DES FRAIS SUR ACHATS .......................173
3.6. L’ENREGISTREMENT DES AVANCES FOURNISSEURS ............. 174
4. Les opérations de ventes : ........................................................ 176
4.1. DÉFINITION ...........................................................................176
4.2. L’ENREGISTREMENT DES VENTES ......................................... 176
4.3. L’ENREGISTREMENT DES RABAIS, REMISES ET RISTOURNES
ACCORDÉS .................................................................................... 178
4.4. L’ENREGISTREMENT DES RETOURS SUR VENTES .................. 179
4.5. L’ENREGISTREMENT DES FRAIS SUR VENTES ........................ 180

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4.6. L’ENREGISTREMENT DES AVANCES CLIENTS : ...................... 182
5. L’évaluation des stocks ........................................................... 183

CHAPITRE 10.......................................................................................... 193


SYSTÈMES D’ORGANISATION COMPTABLE ............................................. 193
1. Les opérations effectuées par l’entreprise : ............................. 193
2. Rappels des objectifs de la comptabilité : ............................... 194
3. Le système classique ............................................................... 194
4. Le système centralisateur......................................................... 197
5. Les systèmes informatiques ..................................................... 200

CHAPITRE 11.......................................................................................... 209


LES MODES DE RÈGLEMENT ................................................................... 209
1. Les règlements en espèces : ..................................................... 209
2. Les opérations bancaires :........................................................ 210
3. Les règlements par chèques postaux ....................................... 215
4. Les règlements par cartes de crédit.......................................... 217
5. Les règlements par effets de commerce................................... 219

CHAPITRE 12.......................................................................................... 243


LA COMPTABILITÉ DES CHARGES DE PERSONNEL .................................. 243
1. Les salaires .............................................................................. 243
2. Les retenues sur salaires .......................................................... 249
4. Les documents de paye ............................................................ 253

CHAPITRE 13.......................................................................................... 261


LA COMPTABILITÉ DES EMBALLAGES .................................................... 261
1. Définitions : ............................................................................. 261
2. Règles d’évaluation ................................................................. 262
3. Enregistrements comptables .................................................... 263
4. Fiche de stocks d’emballages récupérables ............................. 277

RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................ 291

296

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É  E
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Dernières parutions

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d’accords de libre-échange bilatéraux et régionaux en Afrique. Compte tenu des dicultés
rencontrées pour arriver à un accord dans le cadre des négociations du cycle de Doha, ce
régionalisme s’accompagne d’un plurilatéralisme qui est sans doute sous-optimal par rapport au
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un enjeu majeur dans la recherche d’emploi. Cet ouvrage nous permet d’accompagner Claude,
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la meilleure stratégie comportementale an d’intégrer au plus tôt le monde d’exigence qu’est
l’entreprise.
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POLITIQUE DU TRAVAIL
La erté professionnelle
Tertrais Laurent
L’ampleur du chômage nous aurait-elle fait oublier le travail lui-même ? La course à l’emploi et
à la productivité a pris le pas sur une approche positive de l’activité. On valorise peu les métiers,
le goût pour le travail bien fait et la performance collective. La précarité et l’intensication de
l’activité nous font paradoxalement oublier que le travail est en soi un objet public. Parlons de nos

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identités professionnelles. Donnons alors des moyens contre la solitude. Misons sur la politique
éducative et la qualité des parcours dès l’enfance.
(Coll. Questions contemporaines, 15.00 euros, 130 p.)
ISBN : 978-2-343-11501-6, ISBN EBOOK : 978-2-14-003422-0

LES ESPACES DU TRAVAIL


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En éclairant la théorie par des exemples concrets rencontrés durant son activité professionnelle,
l’auteur montre comment l’espace en lui-même et les pratiques spatiales associées peuvent être
révélateurs des tensions et des enjeux qui traversent toute entreprise. À partir de situations vécues,
il révèle l’importance des spécicités du fonctionnement collectif et étudie leurs eets sur la santé
au travail.
(Coll. Sciences et Société, 25.00 euros, 236 p.)
ISBN : 978-2-343-11469-9, ISBN EBOOK : 978-2-14-003407-7

LES DYNAMIQUES D’ÉMERGENCE DANS UN MONDE EN PERPÉTUELLE


MUTATION
Schulders Guy - Préface de Phillip LeBel
L’auteur de cet ouvrage pose des questions diciles sur les enjeux d’un monde nouvellement
reformaté, dont aucun pays ne maîtrise plus vraiment ni les rythmes, ni les orientations. Comment
les pays en diculté des continents africain, latino-américain ou du Sud-Est asiatique font-ils
évoluer leur processus de croissance vers une dynamique de développement, puis d’émergence ?
Quel rôle les BRICS, en particulier la Chine, l’Inde et le Brésil, jouent-ils dans la mise en œuvre
des nombreuses synergies avec les autres pays du monde, riches comme pauvres ?
(25.00 euros, 236 p.)
ISBN : 978-2-343-11250-3, ISBN EBOOK : 978-2-14-003251-6

LES PRIX AGRICOLES


Nouveau dialogue sur le commerce des bleds
Boussard Jean-Marc
Dans tous les systèmes économiques, les prix servent de messagers entre les producteurs et les
consommateurs, informant les premiers des désirs des seconds, et ces derniers de la diculté de
produire. Dans le secteur agroalimentaire, ni les consommateurs ni les producteurs ne peuvent
s’adapter facilement aux variations de prix. Voici proposées quelques solutions pour rationaliser le
commerce de produits agricoles, sans rien perdre des avantages liés aux échanges mais en évitant
les gaspillages associés à l’instabilité des prix.
(Coll. L’esprit économique, série Le Monde en Questions, 21.00 euros, 194 p.)
ISBN : 978-2-343-11246-6, ISBN EBOOK : 978-2-14-003101-4

L’AUTONOMIE FINANCIÈRE DES AUTORITÉS INDÉPENDANTES


Palma-Amalric Valérie - Préface de Vincent Dussart
(Prix de thèse de la Société française de nances publiques)
Les autorités indépendantes occupent une place considérable dans le fonctionnement des
institutions de la Ve République, mais soulèvent de nombreuses questions. À l’heure où
les parlementaires discutent d’une proposition de loi portant statut général des autorités
administratives et publiques indépendantes, cette étude interroge l’ampleur et la portée de leur
autonomie nancière apportant des éléments relatifs au nancement, au personnel et à la gestion.
(Coll. Finances publiques, 49.00 euros, 622 p.)
ISBN : 978-2-343-11595-5, ISBN EBOOK : 978-2-14-003299-8

L’IDENTITÉ DES MARCHÉS FINANCIERS


Conseils aux épargnants actifs
Gallot Philippe
Le premier objectif de ce livre est d’inciter les épargnants à s’intéresser aux principaux mouvements
des marchés nanciers. Ces derniers sont en eet porteurs d’enseignements potentiels dignes

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d’intérêt : ils orent des opportunités d’investissements conséquentes. Dans le même temps, une
mise en garde s’impose aux épargnants et aux investisseurs car manipulations et dérives sévissent
sur ces marchés dont il ne faut pas minimiser les risques intrinsèques.
(29.00 euros, 278 p.)
ISBN : 978-2-343-11503-0, ISBN EBOOK : 978-2-14-003324-7

LA GESTION PLANIFIÉE
Logiques, fondements et perspectives
Amedzro St-Hilaire Walter
Quels sont les liens entre la gestion planiée et la dynamique des aaires ? Quels sont les facteurs
économiques et gestionnaires qui inuencent l’interconnexion entre la logique planiée et la
productivité des entreprises ? L’auteur tente ici d’identier le rôle de l’optimisation des aaires
dans l’opérationnalisation de la gestion planiée et de comprendre comment, au niveau des
entreprises et des organisations, l’ecacité décisionnelle oriente les stratégies planiées.
(Coll. Dynamiques d’entreprises, 26.00 euros, 260 p.)
ISBN : 978-2-343-11402-6, ISBN EBOOK : 978-2-14-003131-1

COMPRENDRE ET PRATIQUER LA BOURSE


Zamble - Bi B. Emmanuel - Préface de Stefan Nalletamby
Cet ouvrage dénit la bourse des valeurs, décrit son organisation ainsi que son fonctionnement
et présente les produits nanciers, notamment les actions, les obligations, les OPCVM et les
produits dérivés. Il expose les techniques d’évaluation de société ou d’emprunt obligatoire dans
le cadre d’une introduction en bourse, décrit le mécanisme de dénouement des transactions et
présente un répertoire des bourses des valeurs d’Afrique et des principales bourses hors Afrique.
An de faciliter la compréhension, chaque section s’achève sur des exemples pratiques ou des
exercices corrigés.
(Harmattan Côte-d’Ivoire, 24.50 euros, 228 p.)
ISBN : 978-2-343-11492-7, ISBN EBOOK : 978-2-14-003260-8

ET S’IL FALLAIT TOUT CHANGER ?


Hébert Michel
Un jour ou l’autre, votre entreprise sera confrontée à un changement brutal auquel elle n’était pas
préparée. Il va falloir bousculer toutes nos façons de rééchir, d’organiser, et inventer de nouvelles
façons de travailler. Tout est à revoir, tout devient adaptatif : la vie, la stratégie, le long terme. Rien
ne sert de traiter ce monde avec l’état d’esprit d’hier.
(23.50 euros, 230 p.)
ISBN : 978-2-343-10596-3, ISBN EBOOK : 978-2-14-003313-1

DÉCIDER À L’INTERNATIONAL
Est-ce une question de distance ?
Moalla Emna
Cet ouvrage s’interroge sur le rôle de la distance dans les décisions de développement à
l’international des entreprises, et examine notamment l’impact de la distance sur le choix de mode
d’entrée à l’étranger. Il étudie les diérentes dimensions de la distance (culturelle, administrative,
géographique, économique) en s’appuyant sur un échantillon de 203 opérations de rapprochement
eectuées par des entreprises françaises avec des partenaires localisés dans le monde entier.
(Coll. Entreprises et Management, 30.00 euros, 288 p.)
ISBN : 978-2-343-08938-6, ISBN EBOOK : 978-2-14-003179-3

CHOISIR POUR RÉUSSIR


La psychanalyse adaptée aux problématiques professionnelles
De Queylar Axel
Se développer dans son travail nécessite de quitter la dépendance au prot de la liberté. Cette
recherche d’autonomie permet de s’épanouir en étant davantage soi-même. Des entraves
personnelles ou extérieures peuvent gêner ce processus et il devient important de les surmonter.
Se sentir libre dans ses choix permet d’avancer en conance. Cet ouvrage est donc un levier

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de compréhension et un outil pratique. Il s’adresse à toute personne souhaitant améliorer son
positionnement professionnel.
(22.00 euros, 232 p.)
ISBN : 978-2-343-11636-5, ISBN EBOOK : 978-2-14-003216-5

Burn-out ET TRAVAIL SOCIAL


Du changement aux résistances à l’épreuve
Ben Mrad Fathi - Préface de Patrick Molodtzo
Le burn-out est devenu un sujet rebattu. Le sous-titre de ce livre traduit la volonté de l’auteur de
s’intéresser à la manière dont certains professionnels sont aectés par leur situation, des points de
vue physique, psychologique et social. Quels sont les changements personnels que les individus
connaissent lorsqu’ils sont confrontés à l’expérience d’un burn-out et lorsqu’ils doivent déployer
certaines de leurs ressources pour résister et faire face à leur situation? À partir de ses observations,
l’auteur propose de mieux considérer certains éléments minorés dans les travaux internationaux
sur le sujet.
(Coll. Questions contemporaines, 20.50 euros, 200 p.)
ISBN : 978-2-343-11558-0, ISBN EBOOK : 978-2-14-003217-2

LA FABRIQUE DU PRÊTÀPENSER
Mécanismes de diusion et d’adoption des outils de gestion
(Nouvelle édition)
Zerbib Romain
Comment les cabinets de conseil en stratégie procèdent-ils pour imposer leur ore sur les
marchés? Comment font-ils pour qu’au même moment la quasi-totalité des managers utilisent
le même champ lexical, emploient la même pratique de gestion? Cet ouvrage met en évidence
les techniques pour y parvenir, en décryptant le protocole de production, de légitimation et de
diusion d’un dispositif de gestion au sein des médias spécialisés, des universités et des entreprises.
(Coll. Entreprises et Management, 18.00 euros, 160 p.)
ISBN : 978-2-343-11459-0, ISBN EBOOK : 978-2-14-003219-6

MANAGER À L’ÈRE DIGITALE


Le i-management
Sous la direction de Philippe Étienne
Cet ouvrage traite du management à l’ère de la transformation numérique et de l’»ubérisation» des
métiers et des fonctions. Il raconte ce qui se passe chez les banquiers, les comptables, les assureurs,
les informaticiens, les responsables des ressources humaines; il décrit les nouvelles façons de se
préparer à ces nouvelles formes de travail. Il raconte aussi les nouvelles façons d’apprendre pour se
préparer à ces nouvelles formes de travail, ces nouveaux rapports dans l’entreprise, cette nouvelle
relation de chacun d’entre nous avec le travail à l’époque du numérique.
(Coll. Horizons anthropologiques, 14.00 euros, 116 p.)
ISBN : 978-2-343-10348-8, ISBN EBOOK : 978-2-14-002998-1

AU CŒUR DE LA DIMENSION CULTURELLE DU MANAGEMENT


Sous la direction de Pierre Dupriez et Blandine Vanderlinden
Préface de Philippe d’Iribarne / Postface de Pierre Calame
L’ouvrage renouvelle la manière d’aborder la dimension culturelle à travers des concepts qui
permettent d’évoquer les nombreux dés posés au management dans des situations comme la
gestion et la composition des équipes, la RSE, l’innovation responsable, la qualité, l’apprentissage
organisationnel, la GRH renouvelée dans des contextes diérents, le leadership, la transition
culturelle ou encore le développement des communautés rurales. C’est également transcender
le quotidien de l’entreprise et voir comment la prise en compte de la dimension culturelle peut
contribuer à la construction du futur.
(Coll. Diversité culturelle et dynamique des organisations, 49.00 euros, 673 p.)
ISBN : 978-2-343-10311-2, ISBN EBOOK : 978-2-14-002985-1

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L’HARMATTAN ITALIA
Via Degli Artisti 15; 10124 Torino
harmattan.italia@gmail.com

L’HARMATTAN HONGRIE
Könyvesbolt ; Kossuth L. u. 14-16
1053 Budapest

L’H ARMATTAN KINSHASA L’HARMATTAN CONGO


185, avenue Nyangwe 67, av. E. P. Lumumba
Commune de Lingwala Bât. – Congo Pharmacie (Bib. Nat.)
Kinshasa, R.D. Congo BP2874 Brazzaville
(00243) 998697603 ou (00243) 999229662 harmattan.congo@yahoo.fr

L’HARMATTAN GUINÉE L’H ARMATTAN MALI


Almamya Rue KA 028, en face Rue 73, Porte 536, Niamakoro,
du restaurant Le Cèdre Cité Unicef, Bamako
OKB agency BP 3470 Conakry Tél. 00 (223) 20205724 / +(223) 76378082
(00224) 657 20 85 08 / 664 28 91 96 poudiougopaul@yahoo.fr
harmattanguinee@yahoo.fr pp.harmattan@gmail.com

L’HARMATTAN CAMEROUN
TSINGA/FECAFOOT
BP 11486 Yaoundé
699198028/675441949
harmattancam@yahoo.com

L’HARMATTAN CÔTE D’IVOIRE


Résidence Karl / cité des arts
Abidjan-Cocody 03 BP 1588 Abidjan 03
(00225) 05 77 87 31
etien_nda@yahoo.fr

L’HARMATTAN BURKINA
Penou Achille Some
Ouagadougou
(+226) 70 26 88 27

L’HARMATTAN
L’H ARMATTAN SÉNÉGAL
SÉNÉGAL
10 VDN en face Mermoz, après le pont de Fann
« Villa Rose », rue de Diourbel X G, Point E
BP 45034 Dakar Fann
33BP825
45034
98 58Dakar
/ 33 FANN
860 9858
(00221) 33 825 98 58
senharmattan@gmail.com / 77 242 25 08
/ senlibraire@gmail.com
www.harmattansenegal.com

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Achevé d’imprimer par Corlet Numérique - 14110 Condé-sur-Noireau
N° d’Imprimeur : 139844 - Juin 2017 - Imprimé en France

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Journal de FALL
-------------------------18/3 --------------------
415 Clients, Effets escomptés non échus 600 000
412 Clients, effets à recevoir 600 000
Remise à l’escompte effet Konaté
------------------- 22/3 -------------------------
521 SGBG 578 100
675 Escompte des effets de commerce 21 800
565 Escompte de crédit ordinaire 600 000
Avis de crédit bordereau d’escompte
---------------- ---- 3/7 ------------------------
565 Escompte de crédit ordinaire 600 000
415 Clients, Effets escomptés non échus 600 000
Effet échu impayé
------------------------- d°----------------------
4111 Clients Konaté 600 000
631 Frais bancaires 35 475
521 SGBG 635 475
Avis d’impayé
--------------------------- ---------------------
4111 Clients Konaté 35 475
707 Produits accessoires 35 475
Facturation des frais
------------------------ -----------------------

SGBG
5211 35 475
Client Konaté
411 35 475
s/chèque pour solde
----------------------- ------------------------

Journal de Konaté
--------------------------3/7 --------------------
402 Fournisseurs, Effets à payer 600 000
631 Frais Bancaires 35 475
401 Fournisseur FALL 635 475
Effet impayé
-------------------- d°-------- -------------------
401 Fournisseurs FALL 635 475
5211 UIBG 635 475
m/chèque pour solde
-------------------- ----------------------------

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Kadiata Mory Camara
Manuel de comptabilité
Tome I

Conforme au système comptable OHADA, ce premier tome est un outil de travail


pour tous ceux qui suivent des études de comptabilité.
En eet, conçu et réalisé à l’intention des élèves, des étudiants en comptabilité
et des professionnels, cet ouvrage présente l’environnement comptable OHADA.
Il permet aux utilisateurs d’apprendre et de comprendre facilement :
– la notion d’entreprise et de comptabilité, l’analyse des ux économiques ;
– la notion de bilan et de compte de résultat ;
– l’enregistrement comptable des opérations courantes de l’entreprise : achats-
ventes, encaissement et règlements ;
– l’enregistrement et le mécanisme de déclaration de la TVA ;

Manuel de comptabilité
– la tenue des livres comptables : journal, grand livre et balance ;
– etc.
À l’aide d’exemples clairs et d’exercices à la diculté progressive, il permet de
comprendre et de maîtriser chacun des aspects fondamentaux et des opérations

Tome I
courantes qui peuvent être régulièrement demandés tout au long des études ou de
la carrière.

Kadiata Mory Camara est docteur en sciences économiques et est


actuellement le directeur national du contrôle nancier. Il est un produit
de l’école guinéenne et a occupé les postes et fonctions suivants : inspecteur
des services nanciers et comptables ; professeur de comptabilité/gestion;
chef de département de comptabilité-gestion à l’université Gamal-
Abdel-Nasser de Conakry ; directeur général adjoint d’Air Guinée ; directeur national
des impôts ; et conseiller scal et technique.

Photographie de couverture de stevepb, Pixabay (CC).

ISBN : 978-2-343-12054-6
31 e

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