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Par Eric Martial Ndobo
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Hydrologie & Climatologie


ELEMENTS D’HYDROLOGIE

Introduction : L’hydrologie est une science annexe à la Géographie qui a pour


objet d’étude, l’eau. Elle étudie l’eau sous ses différentes formes, son origine, sa
répartition à la surface de la terre, ses propriétés ou caractéristiques etc. Elle se
divise en hydrologie continentale et en hydrologie marine ou océanographie. Pour ce
qui est de l’hydrologie continentale, celle-ci se décline en deux branches : la
limnologie ou étude des étendues lacustres et la potamologie ou études des fleuves
et des cours d’eau.Dans ce cours, on s’intéresser aux notions de débit, de drainage,
de régime, à celles de condensation, de précipitations et d’humidité et enfin au cycle
de l’eau.

I- NOTIONS DE DEBIT, DE REGIME ET DE DRAINAGE

1- Notion de débit. Le débit d’un cours d’eau est la quantité d’eau qui s’écoule en
une section de ce cours d’eau. Il est exprimé en m3/s et dépend de : la pente, le
sous sol, la vitesse du courant, du climat et des saisons (crues ou étiages). Les
fleuves ayant les plus grands débits sont l’Amazone, avec un débit en période de
crue de 180.000 à 200. 000 m3/s, en période de crues le Congo (50.000 m3/s).

2- Le régime d’un cours d’eau C’est tout simplement la variation de son débit
au cours d’une année. Le régime s’apparente également au mode d’alimentation d’un
cours d’eau. Dans ce cas, il peut être nival (alimenté par la fonte des neiges) ou
pluvial (alimenté par les précipitations). De manière générale, le régime d’un cours
d’eau est surtout fonction du climat (équatorial, tropical, méditerranéen etc.), et des
saisons.

3- Le drainage Il s’agit du mode d’écoulement des eaux. On distingue trois types


de drainages : exoréique dans ce type de drainage, le cours d’eau atteint la mer ou
se jette dans l’océan. Il concerne 81 % des cours d’eau dans le monde ; le drainage
endoréique se dit des cours d’eau qui se jettent dans les lacs, les mers fermées ou
dépressions continentales (chotts) Ex. le Chari qui se jette dans le lac Tchad. Ce type
de drainage concerne 17 % des cours d’eau et enfin, le drainage aréique : il
concerne les régions arides et hyper arides, et ici l’écoulement est souterrain et
occasionnellement en surface. Il concerne 2% des cours d’eau.

II- NOTIONS D’HUMIDITE, DE CONDENSATION ET DE


PRECIPITATION

1- Notion d’Humidité : c'est-à-dire la quantité de vapeur d'eau qui se trouve


dans l'air. L’humidité relative est le pourcentage d'humidité, ou de vapeur d'eau,
contenu dans l'air par rapport à la quantité maximum que peut contenir cet air avant
de se condenser, c'est-à-dire avant de se transformer en gouttelettes d'eau.

2- Notion de condensation : La condensation est le nom donné au phénomène


physique de changement d'état ou de passage de l’eau d'un état gazeux à un état
condensé sous forme solide (autour de minuscule particule appelées noyaux de
condensation) ou sous forme liquide(noyaux de précipitation ). Si la condensation se
fait dans un air froid, on aboutit à des pluies solides. Si par contre c’est dans un air
chaud, on a des pluies liquides. Lorsque que la vapeur devient saturée dans l’air on
aboutit à la condensation qui forme les nuages. Les principaux nuages sont : les
cirrus, les cirrocumulus, les altocumulus, les nimbostratus, les cumulonimbus, les
stratus…

3- Notion de précipitation. C’est la chute d’eau à la surface de la terre sous


forme solide, gazeuse ou liquide. Pour qu’il pleuve, il faut un grossissement des
gouttelettes d’eau de l’ordre de 300 000 à 1 million de fois (effet Bergeron). Lorsque
le poids des nuages devient supérieur à la poussé de l’air le nuage se décharge de
son eau sous forme de pluie. En fonction des mécanismes pluviogènes c'est-à-dire
les mécanismes qui engendrent les pluies, on distingue :
x Les pluies orographiques : elles sont dues à la présence d’un relief qui oblige la
masse d’air à s’élever rapidement. Dans ce cas, on parle de détente et la
température baisse de 1°C par 100 m. Il s’en suit alors la condensation, la
formation des nuages et les précipitations sur le versant au vent tandis que le
versant sous le vent est balayé par un vent sec et desséchant : foehn, chinook
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x Les pluies littorales ou d’advection : Elles sont dues aux différences de


températures et de pression entre les océans et les continents. Ainsi, lorsqu’une
masse d’air quitte l’océan, elle rencontre sur le continent des conditions de
températures et de pression différentes et est obligée de se décharger de ses
eaux.

x Les pluies de convection : Elles sont dues à un réchauffement local de l’air par
le sol et se produisent surtout dans l’après midi. Elles sont accompagnées
d’orages

x Les pluies frontales : elles accompagnent le passage des fronts ou


perturbations et se produisent lorsqu’un front froid passe sous un front chaud,
l’obligeant à s’élever, ce qui aboutit à la condensation. En fonction des types de
pluies, on distingue : les pluies solides : grêle, neige, gelée blanche, verglas,
givre, les précipitations liquides (pluies) et les précipitations gazeuses (rosée)

III- LE CYCLE DE L’EAU

C’est l’ensemble des échanges d’eau que connaissent les différentes enveloppes de la
terre : atmosphère, hydrosphère et lithosphère. Au cours de ce cycle, les eaux
passent d’un état à un autre. Ce cycle se fait sans apport ni acquisition. Et pour qu’il
soit équilibré, la quantité d’eau qui quitte la terre sous forme d’évaporation ou
d’évapotranspiration doit y retourner sous forme de précipitations. (Input= output)
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Le moteur de ce cycle est le soleil et il se fait en trois phases.

1- Evaporation et évapotranspiration : Lorsque les rayons solaires atteignent


les molécules d’eau, celles ci s’évaporent au rythme de 430 000 km3 par an. Cette
eau rejoint alors l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau. Cette évaporation
dépend du vent, de l'ensoleillement, de la température. Parallèlement, les végétaux
aussi perdent de l’eau par transpiration et respiration (un hectare de forêt libère 50
tonnes d’eau par jour) on parle d’évapotranspiration la quantité d’eau évaporée au
dessus des continents est de 70 000 km3 par an. Cette vapeur d’eau se condense et
forme des nuages qui vont occasionner des pluies. En somme, L'eau s'évapore de
toutes les étendues d'eau, depuis la simple flaque jusqu'aux océans. De l'eau
s'évapore aussi de la végétation : on parle alors d'évapotranspiration

2- Précipitations Lorsque la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère devient


suffisamment grande, la vapeur se condense sur des particules en suspension dans
l'air pour former les nuages. Les nuages précipitent éventuellement sous forme de
pluie, de neige ou de grêle. La quantité d’eau précipitée sur les océans est de
390 000 km3 (7/9) contre 110 000 km3 (2/9).

3- Ruissellement, infiltration, percolation Lorsque les gouttes d’eau atteignent


la surface de la terre, une partie est immédiatement évaporée, une autre ruisselle
pour alimenter les fleuves, les rivières. Une autre partie de cette eau s’infiltre dans le
sol pour alimenter les nappes phréatiques et les aquifères (cycle court). Elle remonte
souvent par capillarité pour former des sources et est utilisé par les arbres qui la
puisent à travers leurs racines. L'eau peut également percoler (pénétrer lentement
dans le sol) vers les couches les plus profondes pour alimenter les nappes captives
ou artésiennes (cycle long)
ELEMENTS DE CLIMATOLOGIE

La climatologie est une branche de la Géographie ou au moins une science connexe


à la Géographie qui a pour objet d’étude les moyennes de phénomènes
météorologiques sur une durée d’au moins trente ans : les climats. Le climat désigne
donc l'ensemble des données qui caractérisent l'état moyen de l'atmosphère au
dessus d'une région donnée. Pour trouver le type de climat d'une région, on étudie:
les précipitations, les vents, les températures, la teneur en vapeur d'eau de
l'atmosphère sur une durée de trente ans dite: La normale climatique.

Leçon : FACTEURS ET TYPES DE CLIMATS

On rencontre à la surface de la terre, une trame assez variée de climats. Cette


mosaïque climatique est liée à la combinaison de plusieurs facteurs appelés facteurs
du climat. Quels sont ces facteurs et comment influencent-ils les climats rencontrés à
la surface de la Terre? Présentons d’une part les facteurs du climat et d’autre part,
recensons les différents climats rencontrés sur Terre.

I- LES FACTEURS DU CLIMAT On appelle facteurs du climat, tout élément


susceptible d’influencer ou d’influer d’une manière ou d’une autre sur le climat. On
distingue deux grands facteurs naturels du climat : les facteurs dits cosmiques ou
orbitaux ou planétaires et les facteurs dits géographiques ou azonaux

1- LES FACTEURS COSMIQUES OU ORBITAUX OU PLANETAIRES Ils expliquent


la division de la terre en trois grandes zones climatiques. Parmi eux, on a :

- Le soleil : c’est le moteur du climat : c’est lui qui met en mouvement les masses
océaniques et atmosphériques. Il influence le climat à travers ses éléments suivants
: la constance solaire, c'est-à-dire la quantité d’énergie envoyée vers la terre, ses
cycles qui se traduisent par une augmentation ou une diminution de ses activités et
enfin par les rayons cosmiques qui influencent la formation des nuages de basse
altitude.

- L’orbite de la terre : les variations d’orbite de la terre sont à l’origine des


changements soit de climat ou de saison sur terre. Ainsi entre 40.000 et 100.000
ans, l’orbite de la terre autour du soleil change : elle devient tantôt elliptique
(éloignement du soleil de 187 millions de km) tantôt quasi circulaire (150 millions de
km comme actuellement). Ces changements d’orbite appelés cycles astronomiques
de Milankovitch expliquent les glaciations et les périodes inter glaciaires que connaît
la Terre. Ainsi dans le schéma ci-dessous sur l’excentricité du climat on a trois
orbite : une elliptique où la distance Terre soleil est de 187 millions de km, ce qui
conduit aux période glaciaires et les deux autres où elle est quasi circulaire (150
millions de km) ce qui conduit à une période post glaciaire comme celle que nous
vivons actuellement. En outre, les changements d’orbites de la terre autour du soleil
expliquent aussi les saisons: Si l'orbite de la terre était perpendiculaire au plan de
l'écliptique, il n'existerait aucun climat sur Terre.
I m possible d'a fficher l'im a ge liée.
Le fichier a peut-être été dépla cé,
renom m é ou supprim é. V érifiez que
la lia ison pointe v ers le fichier et
l'em pla cem ent corrects.
- La forme de la terre : à cause de la forme de la terre, toutes les régions à la
surface ne reçoivent pas la même quantité d’énergie. Cette différence explique ou
alors est à l'origine des différents climats rencontrés sur la Terre: Ainsi, les régions
polaires ne reçoivent qu'une infime partie du rayonnement solaire: ce sont donc des
régions déficitaires et à climat froid, alors que les régions équatoriales et tropicales
reçoivent d'importantes quantités de chaleur: ce sont des régions excédentaires ou à
climat chaud.

- La circulation atmosphérique générale : Grâce à ses composantes verticales,


la circulation atmosphérique influence les différents climats rencontrés sur Terre :
Les ascendances ou montées de l'air atmosphérique se traduisent par une
évaporation importante et la formation des nuages à long développement vertical:
On assiste donc à des climats pluvieux : équatorial et tempéré océanique ou
continental. Par contre, la subsidence détermine les climats secs et désertiques: l'air
qui descend s'assèche au lieu d'apporter des précipitations: il s'en suit le
développement des climats arides ou désertiques (chauds ou froids) dans la zone
subtropicale et polaire (anticyclones subtropicaux et polaires)

B- LES FACTEURS GEOGRAPHIQUES Ils expliquent les types et les nuances de


climats. Parmi eux, on a :

- Le relief : il influence le climat par les effets d’altitude et d’exposition des versants
aux vents. Pour ce qui est des effets d’altitude, la présence d’un obstacle provoque la
détente de l’air, ce qui conduit à la condensation et au déclenchement des
mécanismes pluviogènes. C’est ce type de pluies qu’on a aux pieds des montagnes et
qui explique pourquoi les régions des montagnes sont très arrosées : Mont
Cameroun, Débundscha, CherraPounji etc. Il existe une dissymétrie entre le versant
au vent très arrosé et le versant sous le vent très peu arrosé. Pour ce qui est des
effets d’exposition des versants aux rayons solaires, on distingue l’Adret et l’Ubac

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