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Les modalités de Financement des investissements

Introduction

Pour financer son activité, l’entreprise peut faire appel à différentes sources de
financements. Le choix des financements est l’une des étapes les plus importantes de la
stratégie de planification financière de l’entreprise. Pour mieux opérer ces choix, il est
important de connaître, au préalable, l’ensemble des sources de financement disponibles.

De façon très générale, on distingue entre trois principales sources de financements :

- Les fonds propres

- Les quasi-fonds propre

- L’endettement

Financement de l’entreprise par :

Fonds Propres Quasi- Fonds Propres Endettement

Titres participatifs Emprunt auprès du groupe


CAF et des associés
Titres subordonnés
Cession d’éléments d’actifs Emprunts auprès des
Obligations remboursables
établissements de crédits
Augmentation du en actions
Emprunts obligataires
Primes et subventions Obligations convertibles
en actions Crédit bail

1. Les contraintes liées aux choix des moyens de financement


La sélection des modes de financements intervient dans le cadre de certaines contraintes
qui limitent le champ des possibilités, par ailleurs, on dispose de plusieurs critères de
choix adaptés aux différentes stratégies définies.

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Le choix des financements va s’opérer en fonction de leur coût et des priorités définies
dans la politique financière.
Différentes contraintes sont doc opposées lors du choix des moyens de financement. On
distingue entre des contraintes liée à la position classique de financement et autres types
de contraintes.

1.1. Les contraintes d’obédience classiques


Parmi les diverses conceptions du financement de l’entreprise, la conception classique (ou
orthodoxe) est celle qui comporte le plus de contraintes.
En dépit des critiques qui lui sont adressées, elle reste très largement répandue. c’est
pourquoi il est indispensable de rappeler ses principales règles et leurs conséquences sur le
choix des sources de financement.
A. Règle de l’équilibre financier minimum :
Les emplois stables doivent être financés par des ressources durables
Le respect de cette règle détermine le choix entre financement par ressources durables et
financement par crédit à court terme.

B. Règle de l’endettement maximum (ou Autonomie Financière)


Le montant des dettes financières (hors concours bancaire courants) ne doit pas excéder
le montant des fonds propres
Cette règle s’exprime dans le ratio d’autonomie financière, lequel peut prendre l’une ou
l’autre des formes suivantes :
(Capitaux propres /dette financière) qui doit être > à 1
(Dettes financières/Capitaux propres) qui doit être < à 1
(Capitaux propres /Ressources durables) qui doit être > à 1/2

En principe :
Si les dettes financières sont supérieures ou égales aux capitaux propres : l’entreprise
ne peut accroître son endettement.
Un endettement supérieur au montant des capitaux propres ne peut être obtenu :
Qu’en offrant d’importantes garanties (hypothèques, cautions…)
Qu’en acceptant que les préteurs exercent un certain contrôle sur la gestion.

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C. Règle de capacité de remboursement :
Le montant de la dette financière ne doit pas représenter plus de 3 à 4 fois la capacité
d’autofinancement annuelle moyenne prévue.
Cette règle complémentaire de la précédente se traduit par le ratio
Dettes financières / CAF < 4

La durée de remboursement des dettes financières au moyen de la capacité


d’autofinancement ne doit pas excéder 3 à 4 ans.
Si l’entreprise ne satisfait pas a cette règle, elle ne peut pas prétendre augmenter son
endettement. Son choix devra se réduire aux composantes capitaux propres et au crédit
bail éventuellement.

D. Règle de minimum d’autofinancement :


L’entreprise doit autofinancer une partie (en général 30%) des investissements pour
lesquels elle sollicite des crédits et ce quand les autres règles sont satisfaites.

1.2. Autres contraintes :


Il existe d’autres contraintes parmi lesquelles on trouve:
Le statut juridique :
• Le minimum de capital exigé pour certaines formes juridiques de sociétés
(SARL : 10.000 Dh, SA fermée: 300.000 Dh ; SA faisant appel à l’épargne
public : 3.000.000 Dh)
• Certains modes de financements sont liés au statut juridique de l’entreprise.
Par exemple, seules les entreprises du secteur public et les coopératives ont
accès aux titres participatifs.
• Seules les sociétés de capitaux et ayant une superficie financière très large
peuvent émettre des obligations.
La taille
Les grandes entreprises ont un éventail de choix plus grand que les petites lesquelles
ne peuvent faire appel publiquement à l’épargne sauf par le biais d’un groupement
d’intérêt économique.

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L’état de marché financier:
Si le marché financier est déprimé il ne favorise pas les émissions de titres et les
entreprises doivent trouver des financements de substitution.

La prise en considération des différents contraintes conduits à éliminer


systématiquement certains modes de financement.

1.3 Les critères de choix des moyens de financement


Plusieurs critères interviennent lorsque l’entreprise a le choix entre différents moyens
de financements. Parmi les plus importants, on retrouve :
• le niveau de rentabilité financière de l’entreprise,
• le coût des moyens de financement
• les décaissements réels engendrés par la modalité de financement
• Les excédents prévisionnels des flux de liquidités imputables au projet :

A. La rentabilité financière :
Beaucoup d’entreprises se fixent comme objectif général la maximisation du bénéfice
par action, ce qui revient à maximiser la rentabilité financière exprimée par
Rfin = Résultat net /Capitaux propres

Cette rentabilité est en fonction de la proportion qui existe entre: les dettes
financières (D) et les capitaux propres (K)
La relation liant (Rf) et (D/K) s’écrit comme suit:
Rfin = ( 1- θ ) [ Re +D/K( Re-i ) ]

Avec Re : la rentabilité économique


i : le coût moyen des dettes financières
θ : le taux de l’ IS

Cette relation montre que :


• Si Re>i; Rf est d’autant plus élevé que D/K est grand, L’effet Levier joue
positivement. Par conséquent l’entreprise qui souhaite maximiser sa rentabilité
financière, doit choisir de s’endetter plutôt que d’augmenter ses fonds propres.

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• Si Re < i ; Rf est d’autant plus faible que D/K est grand: L’effet levier joue
négativement. Dans ce cas, l’entreprise devra s’abstenir d’emprunter.

B. Le coût des différentes modalités de financement et décaissements


réels liés au financement
Le coût est utilisé pour arbitrer entre 2 sources de même nature:
• Choix entre deux emprunts
• Choix entre deux modalités de crédit – bail
Pour déterminer le coût d’une source de financement, il faut comparer le capital mis à
la disposition de l’entreprise et l’ensemble des sommes qu’elle doit verser en contre
partie en prenant en considération les économies d’impôt pouvant être réalisées.
La comparaison des décaissements réels, nécessite souvent l’actualisation de ces
décaissements. Cette actualisation est réalisée au coût du capital. A défaut du coût du
capital on peut prendre comme référence le taux pratique sur le marché financier.

C. Les excédents prévisionnels des flux de liquidités imputables au projet :


Plutôt que de considérer les décaissements liés à chaque source de financement on
évalue les flux de liquidités supplémentaires que l’entreprise peut espérer, du fait de la
réalisation du projet et de la manière dont il sera financé.
Le raisonnement en termes de flux de liquidités suppose qu’on fait abstraction
d’éventuels crédits interentreprises.
Dans le cas contraire, il serait plus judicieux de raisonner en termes de capacité
d’autofinancement restant disponible après prise en compte du financement.
Le critère en question est relativement aléatoire puisqu’ il implique la prévision des
résultats sur la durée du projet concerné.

D. Les autres critères de choix :


De nombreux autres critères peuvent intervenir dans le choix des modes de
financements.
Tout dépend de la situation financière de l’entreprise et de sa stratégie.
Les garanties demandées pour les emprunts;
la procédure d’obtention des crédits;
l’adaptation des modalités de remboursement aux contraintes.

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2. Le financement par fonds propres

On distingue à ce niveau entre les fonds propres internes et les fonds propres externes

2.1. Les fonds propres internes :


L’entreprise est appelée à dégager des liquidités grâce à son activité courante, et suite
à des opérations non courantes, à savoir le désinvestissement.

A. L’autofinancement

a. Définition

Les liquidités générées par l’entreprise sous forme capacité d’autofinancement CAF
sont soient distribués aux actionnaires sous forme de dividendes, soit mis en réserve pour
réinvestissement.

C’est la partie de cette capacité d’autofinancement qui n’est pas distribuée aux
actionnaires qu’on appelle l’autofinancement.

Autofinancement (N)= CAF (N) – Dividendes distribués(N)

La quantité de l’autofinancement est intimement liée à la politique de dividende de


l’entreprise

La politique du dividende

L’entreprise doit à la fois satisfaire des actionnaires, et donc adopter une politique de
dividende assez généreuse, mais sans compromettre son autofinancement. Une partie des
cash- flows nets réalisé doit être réinvestis pour assurer le développement de ses activités et
gagner la confiance de ses créanciers

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.

Raisons pour un versement fort de dividendes Raisons pour un versement faible de


dividendes

La politique de dividendes peut permettre Besoin de financement de l’entreprise


de réduire les problèmes d’agence pour sa croissance et pour réaliser ses
projets d’investissement
La non négociabilité des actions de
l’E/se peut amener les actionnaires non L’opportunité donnée au propriétaire
dirigeants à préférer une grande dirigeant de réduire son fardeau fiscal en
distribution des profits prélevant un salaire plus élevé en
consommant aux frais de la PME

Quelques caractéristiques de la politique du dividende


• Elle est fortement liée à la structure de la propriété de l’E/se plutôt que de sa
taille
• Très peu de PME versent actuellement des dividendes
• Les sociétés non cotées en bourse ont un ratio de distribution plus élevé
• La présence d’un actionnaire externe dans l’E/se augmente la proportion des
profits distribués

b. Conséquences de l’autofinancement :

• L’autofinancement conforte l’indépendance financière de l’entreprise


• Il augmente la capacité d’endettement de l’entreprise. En effet, l’autofinancement se
traduit par l’augmentation des capitaux propres, et on sait que :

Capacité d’endettement = Capitaux propres – Dettes Financière

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• Il constitue une ressource disponible ou facilement mobilisable à condition que les
fonds conservés soient placés dans des titres facilement négociables.
• La rentabilisation de l’autofinancement
o L’entreprise doit utiliser ses fonds propres issus de l’autofinancement pour
financer des investissements dont la rentabilité est supérieure au taux requis
compte tenu du risque supporté.
o Un autofinancement peut amener l’entreprise à négliger cette préoccupation
o L’autofinancement n’a pas de coût direct, mais un coût implicite qui est le
rendement exigé par les actionnaires
o Le non respect du taux exigé par les actionnaires et la réalisation
d’investissements peu rentables, peut causer une diminution de la rentabilité
globale de l’entreprise.
o Dans ces conditions, Une entreprise cotée sera pénalisée par le marché
financier et peut facilement faire l’objet d’une offre publique d’achat (OPA) de
la part de ses concurrents.

B. Les Cessions
Les cessions d’éléments de l’actif immobilisé peuvent résulter :
- du renouvellement normal des immobilisations qui s’accompagne généralement de
la vente des anciens biens renouvelés.
- La nécessité de procéder à ces cessions pour libérer des fond et augmenter les
capitaux propres. La cession portera, dans ce cas, sur des biens qui ne sont pas
généralement nécessaire à l’activité (terrains, immeuble…..)
- De la mise en œuvre d’une stratégie de recentrage : l’entreprise, dans ce cas, peut
céder des usines, des participations, voire des filiales dès lors qu’elles soient
marginales par apport à l’activité principale qu’elle exerce
- Exigence de la part des pouvoirs publics ou supranationaux (commission
européenne en Europe) pour rétablir les règles de concurrence et éviter les
situations monopolistiques
- Possibilité d’un régime fiscal de faveur pour encourager le réinvestissement des
produits de cession (Au Maroc avant 2008, exonération totale des plus values de
cession si l’entreprise s’engage à réinvestir le produit de cession)

- Exemples de cessions célèbres

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o En Janvier 2006, Danone a obtenu 190 millions d’Euros de la cession de la
marque Amoy (Sauce et produits surgelés asiatiques) à la société japonaise
Ajinomoto Co.Inc
o En avril 2006, Carrefour a cédé sa filiale coréenne E-lan pour une somme
de 1,5 milliard d’Euros
o En Juillet 2006, le groupe Suez a cédé sa participation résiduelle de 5%
dans M6 pour un montant de 162,9 millions d’Euros

2.2. Les fonds propres externe : l’augmentation de capital par apport


en numéraire

L’augmentation de capital peut être réalisée de plusieurs façons :


- Par apport en numéraire
- Par incorporation de réserves
- Par conversion de dettes
- Par conversion d’obligations en actions

Seule l’augmentation de capital par apport en numéraire apporte de nouvelles


ressources financières à l’entreprise

L’augmentation de capital est réalisée dans le cadre du régime juridique qui la régit.
La décision d’augmentation du capital est prise par l’assemblée générale des actionnaires. Le
conseil d’administration ou le directoire arrête les modalités de cette augmentation ( montant,
prix d’émission, caractéristiques des nouvelles actions, modalités de libération….

A. Modalités pratiques

Les nouvelles actions émises ont le même nominal que les anciennes. Mais la valeur
de la nouvelle action mise peut l’être à un prix d’émission largement supérieur à sa valeur
nominal. Cela est justifié par le fait que la valeur des anciennes actions ait subit une hausse
importante depuis leur émission. Autrement dit, les actionnaires doivent logiquement payer
l’action nouvelle à son prix réel.

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a. Le prix d’émission (E)
Il est fixé le plus proche possible de la valeur de l’action connue avant l’opération
(généralement un peu en dessous du dernier cours boursier)
Si la société n’est pas cotée il existe plusieurs méthodes pour estimer cette valeur
(méthode patrimoniales, good will… ;)
Juridiquement, le prix d’émission ne peut être inférieur à la valeur nominale de
l’action.
Le prix d’émission dépend aussi de l’état du marché financier, de la notoriété de
l’entreprise, et de la nature des actions émises.

b. Valeur de l’action
La valeur de l’action au moment de l’augmentation du capital est généralement
supérieure à sa valeur nominale.
Les capitaux propres ne se limitent plus au capital social (somme de la valeur
nominale des actions) mais s’élargit aux gains et plus values latentes générés par l’entreprise
durant son activité (valorisation de biens immobilisés, création et développement de marques,
de clientèle….) ce qui crée une autre valeur de l’action dite valeur effective.
L’écart entre ces deux valeurs (valeur effective) et valeur nominale augmente
proportionnellement au développement de l’entreprise. Elle est mieux valorisée dans les
entreprises cotées.
Exemples :
- En 2006, la valeur nominale de l’action « AXA » sur la bourse de Paris, était de
2,29 € alors que le prix d’émission d’une action nouvelle a été fixé à 19,80 €.
- La valeur nominale de l’action « Total » est de 10 €. A l’occasion d’une
augmentation de capital réservée aux salariés de la société, le prix d’émission de
l’action a été fixé à 166,60 €.

c. La prime d’émission
Elle découle automatiquement du prix d’émission et est connue dès que ce dernier est
fixé :
Prime d’émission = Prix d’émission – Valeur nominale
Pour Axa, la prime d’émission en 2006 était de 19,80 – 2,29 = 17, 61 €
La prime d’émission doit être libérée intégralement à la souscription

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d. La période de souscription
Un délai est donné par l’émetteur aux anciens actionnaires pour découvrir les
modalités de l’augmentation et faire connaître leur décision de souscrire ou non.
Les actionnaires des sociétés cotées sont contactés par l’intermédiaire financier qui
tient leur compte de titres

e. Le droit préférentiel de souscription


C’est le droit accordé aux anciens actionnaires d’acquérir les nouvelles actions
émises. Ils peuvent l’utiliser en participant à l’augmentation du capital ou le céder.
Ces droits de souscriptions sont cotés à la bourse lorsque la société est cotée. Si la
société ne l’est pas, les droits sont négociés de gré à gré.
A valeur théorique du droit de souscription d est donnée par la relation suivante :

d = Valeur de l’action avant augmentation du capital – Valeur de l’action après augmentation du capital

Ce droit de souscription assure l’équité de l’opération à l’égard des actionnaires qui ne


souscrivent pas.

Exemple :

Soit une société dont le capital est composé de 10.000 actions (N), de valeur nominale C =
100 Dh et dont la valeur réelle ( cours boursier) est de 300 Dh.
Pour une augmentation de capital, elle émet une quantité N’ de 5000 actions nouvelle au prix
de E = 240 Dh

Après cette émission, la nouvelle valeur V’ des actions sera :


V’ = NV + N’E / N+N’ = (10.000 x300) + (5000 x 240) / 10.000 + 5000 = 280 Dh.

La valeur théorique du droit de souscription d. d = V- V’ = 300 – 280 = 20

d peut être aussi exprimé autrement :

d = V – V’ = V –( NV + N’E / N+N’)
= (N’/ N+N’)(V-E)

d =( 5000/15000) x (300 – 240) = 60/3 = 20

Puisque N = 10.000, et N’ = 5000, il faut 2 actions anciennes (2 droits) pour souscrire 1 action
nouvelle).

Examinons la situation d’un actionnaire qui possède 2 actions, soit 300 x 2 = 600 Dh

- S’il souscrit il aura donc 3 actions à 280 Dh soit 840 Dh


Mais il a dû verser - 240 Dh prix de l’action nouvelle

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= 600 Dh situation inchangée
- S’il ne souscrit pas : ses deux actions ne valent plus que :
o 280 x 2 = 560
o Mais il aura vendu 2 droits soit 2x 20 = 40
o Ce qui lui fera 600 Dh : Situation inchangée

Remarque :
Un actionnaire nouveau qui souscrit une action doit
- acheter deux droits : 20 x 2 = 40
- Payer le prix d’émission = 240
- Et son action vaut : 280, ce qui est logique

Le droit irréductible de souscription

La détention d’actions anciennes confère le droit de souscrire un nombre déterminé d’actions


nouvelles et ce droit est irréductible : (un droit qui ne peut être réduit).

Exemple :
Un actionnaire possède 50 actions X. une augmentation de capital a eu lieu pour laquelle 5
actions anciennes donnent droit à deux nouvelles (il faut 5 droits pour acquérir deux actions
nouvelles)

L’actionnaire pourra souscrire à titre irréductible : 50 X2/5 = 20 actions nouvelles

Si l’assemblée générale l’a autorisé, le droit de souscription peut être également à titre
réductible.

La souscription à titre réductible permet d’attribuer les actions nouvelles, qui n’ont pas été
souscrites à titre irréductible, à des actionnaires proportionnellement aux droits de
souscription dont ils disposent et dans la limite de leur demande

Exemple
L’actionnaire précédent souscrit:
À titre irréductible: 20 Actions
A titre réductible: 12 actions (ce nombre est fixé de façon arbitraire en fonction
de l’attractivité du titre).
Après la souscription à titre irréductible, il reste un nombre d’actions qui permettrait
d’attribuer à titre réductible une action nouvelle pour 20 anciennes.
Dès lors il recevra 50/20 = 2 actions nouvelles sur sa demande
Au total il obtiendra donc 20 + 2 = 22 actions nouvelle

A défaut de souscription à titre réductible, l’augmentation de capital peut se limiter à la


souscription à titre irréductible, à condition qu’il atteint les ¾ au moins de l’augmentation
prévue

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B. Conséquences de l’augmentation du Capital

L’augmentation du capital a plusieurs effets sur la structure de propriété, sur l’état de la


liquidité et sur la répartition du pouvoir au sein de l’entreprise

- L’augmentation des ressources financières


Suite à une augmentation de capital, les capitaux propres augmentent, et s’il n’ ya pas
un nouvel endettement, la capacité d’endettement s’améliore
Les fonds obtenus grâce à l’augmentation du capital peuvent servir pour financer le
développement de l’entreprise ou de rembourser des dettes

- La dilution du pouvoir de contrôle


Les anciens actionnaires qui n’ont pas participé à l’augmentation du capital voient leur
part dans le capital diminuer. De nouveaux actionnaires participeront à la prise de
décision et au contrôle proportionnellement à la quantité des titres qu’ils possèdent

- La dilution des bénéfices

Suite à l’augmentation du capital, le bénéfice est réparti sur un nombre plus important
d’actions. Il en résulte en général quele bénéfice par action diminue à court terme, dans
l’attente que les capitaux investis soient rentables.

C. Les principales catégories d’actions


On distingue entre les actions ordinaires les actions de préférence et d’autres types d’actions :

a. Les actions ordinaires :

Elles confèrent à leurs détenteurs un droit de gestion (concrétisé par la possibilité


d’obtenir diverses informations, d’assister et de voter aux assemblées générales
d’actionnaires et un droit sur les résultats et le boni de liquidation

b. Les actions de préférence

Les actions de préférence sont définis comme des actions qui confèrent à leurs titulaires
des droits particuliers de toute nature, à titre temporaire ou permanent, et pouvant être
assorties de droit de vote ou non
On distingue entre :
- Actions de priorité
o Les actions à dividendes prioritaire sans droit de vote : actions prioritaires
quant à l’attribution des résultats, mais dépourvues du droit de vote. Elles ne
doivent pas dépasser 25% du nombre des actions. Si l’entreprise est déficitaire
pendant trois exercices consécutifs, ces actions recouvrent leur droit de vote
o Actions à droit de vote double : les détenteurs de ce genre d’actions ont une
double voix pour chaque action possédée.

- Certificats d’investissement et certificats de droit de vote : ce sont des actions


dépourvues du droit de vote. Ils sont créés pour permettre aux entreprises
publiques et aux sociétés nationalisées de renforcer leurs capitaux propres sans
remettre en cause leurs statuts.

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Toutefois, toute société de capitaux (SA ou SCA) peut émettre des certificats
d’investissements dans la limite de 25% du capital.
Si le certificat d’investissement donne droit au dividende, le certificat de droit de
vote donne le droit de voter aux assemblées générales.
La réunion de ces deux droits permet de reconstituer l’action

L’institution des actions de préférence apporte plus de liberté aux sociétés et leur
permet de créer des actions présentant des caractéristiques diverses correspondant
à leurs besoins particuliers en matière de financement.

- Les actions à bon de souscription d’actions (ABSA)


L’ABSA est une action ordinaire accompagnée d’un (ou plusieurs) bon (s) de
souscription permettant de souscrire à une action ordinaire, à un prix fixé à
l’avance (prix d’exercice) et pendant une période déterminée.
Les bons de souscription sont cotés et sont négociables séparément. Ils ont ainsi un
caractère spéculatif.
- si le cours de l’action s’élève au dessus du prix d’exercice, les détenteurs de bons
sont bénéficiaires. Les bons sont exercés ; la société émet les actions nouvelles
correspondantes et reçoit les fonds prévus
- dans le cas contraire, les bons ne sont pas exercés, et arrivés à leur terme leur
valeur est nulle. La société ne reçoit pas les ressources auxquelles elle pouvait
prétendre.

Exemple :
En juillet 2006, la société Egide a émis des ABSA pour un montant de 5 millions d’€.
Prix d’émission 17,5 €. Chaque action émise s’accompagne d’un bon, 4 BSA
permettent de souscrire une action nouvelle au prix de 30 €, du 21 /8/2006, au
20/09/2009.

- Les bon de souscriptions d’actions autonomes BSA

En principe, les bons de souscription autonomes sont distribués gratuitement (le plus
souvent) ou vendu (généralement pour un prix symbolique) aux actionnaires. Ils leur
permettent de souscrire des actions pendant une période donnée, à un prix fixé à
l’avance.

Exemple :
En septembre 2004, Thomson a émis 14 millions de bons d’acquisition d’actions
existantes ou de souscription d’actions nouvelles. Le prix de souscription d’un bon a
été fixé à 1 €. Chaque bon donnant droit à souscrire à une action au prix de 16 €.( prix
d’exercice)

Valeur théorique d’un bon de souscription

La valeur théorique d’un BSA est la somme de la valeur intrinsèque et de la valeur temps

La valeur intrinsèque = Cours de l’action – prix d’exercice/ nombre de bons exigés pour souscrire l’action

La valeur Temps = Cours du bon – Valeur intrinsèque

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La valeur temps est la valeur supplémentaire attribuée au bon lorsqu’on prévoit une hausse
du cours pendant le temps restant avant la fin de la période d’exercice.

Plus on se rapproche de l’échéance, plus la valeur temps est faible. Elle est nulle à l’échéance.

2.3. Les autres types de fonds propres

On distingue entre les primes et subventions, le capital risque et les quasi-fonds propres.

A. Primes et subventions

Ce sont les aides provenant des divers organismes pour soutenir des investissements que
les pouvoirs publics jugent prioritaires ou nécessitant un appui particulier pour des raisons
économiques, sociales ou politiques.
Les subventions et aides sont accordées par l’Etat, les collectivités locales, les régions, les
organisations internationales.
Cette forme de financement a intérêt particulier du moment où il fait partie des fond
propres ( subvention d’investissement) ou contribuent à augmenter le résultat, donc la
CAF (subvention d’exploitation
Toutefois, il faut signaler que les subventions sont imposables à l’impôt sur les bénéfices
sur une période étalée dans le temps pour les subventions d’investissement et à la TVA et
à l’impôt sur les bénéfices pour les subventions d’exploitation ; donc une partie de ces
subventions est reversée à l’Etat sous forme d’impôt.
B. Capital risque
C’est une modalité de financement réservée en général aux nouvelles sociétés ou celles
récemment crées ou encore celles ayant un fort potentiel de développement. Le capital
risque permet ainsi à financer la croissance de ces entreprises.

Définition :
Le capital risque correspond aux sommes investies de façon temporaire dans des sociétés
nouvelles ou récente dans l’objectif de réaliser des plus values.

Généralement, la société de capital risque se contente d’une participation minoritaire dans


le capital de la société cible en lui procurant des capitaux durables. Cette société est le
plus souvent non cotée.

Les actions sont revendues après quelques années, lorsque la société cible est en mesure
de financer par elle-même, parfois, à l’occasion d’une introduction en bourse.

Les sommes ainsi récupérées ainsi que les plus values éventuelles, sont réinvesties dans de
nouvelles sociétés répondant aux exigences.

C. Quasi- fonds propres


Ils sont appelés ainsi car ils ont des caractères intermédiaires entre fonds propres et dette
de financement. Ils posent des problèmes aux analystes financiers pour leur affectation.

a. Les titres participatifs


Ce sont des titres des créances dont l’émission est réservée aux sociétés publiques et
aux coopératives.

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Ils ont une durée minimum de 7 ans. Leur rémunération comporte une partie fixe et
une partie variable indexée sur le résultat ou le niveau d’activité de la société.
Considérés comme des créances de dernier rang, ils ne sont remboursés e cas de
liquidation qu’après les autres créances.
Au bilan, les TP sont classées dès leur émission en tant qu’ « autres fonds propres » et
sont considérés comme des capitaux propres

b. Les obligations remboursables en actions ORA


Ce sont des titres de créances, qui à l’échéance, seront échangés contre des actions.
Ils sont enregistrées dès leur émission dans la rubrique « Autres fonds propres », et
doivent être considérés financièrement comme des capitaux propres

c. Les obligations convertibles en action OCA

La conversion de ce type de convention est optionnelle. L’obligataire demandera


la levée de l’option s’il y trouve un avantage financier, sinon, les titres conservent
leur caractère de dettes jusqu’à l’échéance.
Ce type de titres est difficile à positionner, si la conversion a de fortes chances
d’être réalisée, ,on pourra les considérer comme des fonds propres, sinon ils
conservent leur caractères de dettes.

d. Les comptes courants d’associés


Il s’agit des fonds prêtés par les actionnaires ou les associés. S’ils ont un
caractère durables, on pourra les considérer comme des quasi-fonds propres
surtout si leur destinée est d’être incorporés à ces capitaux

Application : Augmentation de capital du Groupe Lafuma


La société Lafuma, au capital de 12 747 608 €, a décidé de procéder à l’augmentation de son
capital, par l’émission, avec maintien du droit préférentiel de souscription (DPS) de 478 035
actions nouvelles de 8 € de valeur nominale, au prix de 53 € par action.

Les caractéristiques de cette opération sont les suivantes :


- Période de souscription : du 13 février au 24 février 2006 inclus.
- Produit de l’émission : le produit brut de l’émission s’élève à 25 335 855 €, le
produit global net estimé sera environ de 24,4 millions d’€, après rémunération des
intermédiaires financiers et des frais juridiques et administratifs.
- Droit préférentiel de souscription : la souscription des actions nouvelles est
réservée par préférence aux propriétaires des actions anciennes, ou aux
cessionnaires de leurs droits préférentiel de souscription, qui pourront souscrire à
titre irréductible à raison de 3 actions nouvelles pour 10 actions anciennes.
- Souscription à titre réductible : les propriétaires des actions anciennes auront le
droit de souscrire à titre réductible, dans la limite de leur demande et au prorata du
nombre d’actions anciennes dont les droits auront été utilisés à l’appui de leur
souscription à titre irréductible.
- Emission et cotation des actions : 10 mars 2006

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- Cours de l’action avant l’augmentation : 73,60 €

Travail à faire
1. Rappeler ce qu’est une souscription à titre irréductible et à titre réductible
2. Calculer le montant théorique du droit de souscription
3. Evaluer le taux des frais d’émission par rapport au produit brut
4. La société Shepra Finance qui détient 194 556 actions (soit 12,2% du capital
social) s’est engagée à souscrire à l’augmentation de capital à hauteur de
23 566 actions et à céder à Fortis Private France Fund 116 000 droit de
souscription :
Quelle somme la société Shepra Finance devra t -elle débourser ?
Quel sera son taux de participation après l’opération ?
Quelle somme déboursera la société Fortis et quelle serait son taux de
participation ?

3. Le Financement par endettement et par crédit - bail

Pour compléter leur besoins de financement, les entreprises recourent fréquemment à


l’emprunt ou au crédit bail.
Les emprunts peuvent être contractés soient auprès des établissements de crédit, soit
auprès du marché financier suite à une émission d’obligations.
Certaines sociétés cotées ayant accès à l’épargne publique, et qui respectent les conditions
d’accès au marché obligataire, peuvent émettre des obligations de différents types.
Le crédit bail, mobilier ou immobilier s’est considérablement développé ces dernières
années grâce aux avantages pratiques qu’il présente

3.1. Les emprunts auprès des banques

A. Différents types de crédits

Il existe différents types de crédits bancaires.


On distingue généralement entre :
Le prêt bancaire classique
Crédit auprès des banques
Crédit auprès des établissements spécialisés

Les prêts participatifs


Assimilés à des fonds propres, ils viennent renforcer la capacité
d’endettement de l’entreprise
Créances de dernier rang
Rémunérés par des intérêts et par une participation au résultat
Attribués par l’Etat, les banques publiques, et assurances mutuelles

Les lignes de crédits ou crédit syndiqué

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Il s’agit généralement de droit de tirage obtenu auprès d’un syndicat de banques. Il peut
être mobilisé à tout moment pendant une durée fixe à l’avance. Il est généralement
multidevises et assorti d’un plafond
La ligne de crédit porte généralement sur des montants élevés et donc réservée aux grands
groupes.
Ces crédits sont accordés avec des conditions de financement intéressantes et sont souvent
utilisé aussi comme filet de sécurité.

B .Les garanties exigées

Les banques exigent souvent des garanties même si les conditions requises dont
respectées. La situation de l’emprunteur est susceptible de changer. Ces garanties
appelées aussi suretés peuvent être distinguées en :
• Garanties personnelle
• Garanties réelle

- Les garanties personnelles :

La plus connue est le cautionnement, qui consiste pour l’emprunteur à trouver une
personne physique ou morale qui s’engage à rembourser le prêteur en cas de défaillance de sa
part.
Cette personne a la qualité de Caution.
Le cautionnement accordé par une personne physique se transmet par succession. e
Le coût du cautionnement est peu élevé ; il se limite aux frais de dossier réclamé par la
banque.
Il est recommandé de limiter le montant et la durée de cautionnement pour en limiter
les conséquences

Financièrement, le cautionnement constitue pour les entreprises, un engagement hors


bilan qui doit être indiqué dans le rapport d’activité annuel.
Il est parfois possible d’obtenir le cautionnement d’un organisme spécialisé ou d’une
banque.

- Les garanties réelles

Il s’agit essentiellement du nantissement et de l’hypothèque

Le nantissement : se produit lorsque l’emprunteur donne à son créancier un droit sur


bien mobilier qu’il possède, en vue de garantir le remboursement de son prêt, il peut garder
l’usage du bien, mais ne peut le vendre sans l’accord du créancier tant que le crédit n’est pas
remboursé.

Les biens immobiliers, les marchandises en stocks et les créances ne peuvent être
nantis. L’acte de nantissement dit être enregistré et inscrit sur un registre tenu par le greffe du
tribunal de commerce (sauf pour les titres)

Exemples de biens nantis : Véhicules ; matériel e mobilier de bureau ; fond de


commerce, titres, cheptel (warrant agricole).

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L’hypothèque

Il porte sur un bien immobilier (terrain, maison, local professionnel….)


Le bien ne peut être vendu si l’hypothèque n’est pas levée.
L’hypothèque est obligatoirement enregistrée chez un notaire. Elle s’accompagne de
frais importants (frais notariés, et droits d’enregistrement)

Lorsqu’elles sont utilisées, les garanties réelles comportent un coût qui vient majorer
le coût du financement garanti.

2. Le Financement obligataire.

2.1. Définition

L’emprunt obligataire est un emprunt de montant élevé, divisé en fractions égales appelées
obligations proposées au public par les intermédiaires financiers.
Au Maroc, les obligations sont généralement émises par le trésor (bons de trésor) et certains
établissements publics ou semi publics, comme le CIH, la CNCA dont les émissions sont
garanties par l’Etat, et ce pour une durée de 5 ans et 10 ans principalement.

Elles sont souscrites essentiellement dans le circuit intermédié et dans le cadre des
adjudications des bons de trésor sur le marché monétaire.

L’émission des obligations est soumise à certaines conditions. La société doit :


- avoir au moins deux ans d’existence au niveau de la cote officielle
- avoir publié deux bilans approuvés par les actionnaires
- avoir appelé la totalité de son capital
- publier une notice d’information visée par le CDVM.

2.2. Caractéristiques de l’obligation :

Différentes valeurs d’une - Valeur nominale (ou faciale) C : Valeur sur laquelle est calculé l’intérêt
obligation - Prix d’émission E : montant versé par l’obligataire pour chaque obligation
souscrite
- Prix de remboursement R : somme remboursée à l’obligataire à l’échéance
Prime de remboursement = Prix de remboursement – Prix d’émission (R-E)
Taux d’intérêt nominal Fixe : il reste le même pendant toute la durée de l’emprunt
Variable : il est déterminé par référence à des taux du marché monétaire
Coupon d’intérêts Il s’agit du montant annuel des intérêts versés à une obligation
Coupon d’intérêt = Valeur nominale x taux nominal
Le coupon est versé annuellement
Modalités d’amortissement Amortissement in fine : La totalité des obligations est remboursée à la fin de
l’emprunt (modalité courante)
Amortissement par annuité constantes
Amortissement par tranches constantes : le nombre d’obligations remboursées
chaque année est constant
Durée Entre 5 et 15 ans

En général, un emprunt obligataire donnera lieu à deux montants différents :


- le montant versé par les obligataires : nombre d’obligations émises x prix
d’émission

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- le montant à rembourser aux obligataires devant figurer au passif du bilan (nombre
d’obligations émises x prix de remboursement)
- on désigne par produit brut, le montant versé par les obligataires et par produit net
le montant restant à l’entreprise après déduction des frais d’émission de l’emprunt

3. le crédit bail : la location financement

3.1. Définition et principe de fonctionnement

Le contrat de crédit bail est un contrat de location portant sur un bien meuble ou
immeuble à usage professionnel, assorti d’une option d’achat à un prix fixé à l’avance.

Le crédit bail se distingue de la location financière sui ne prévoit pas d’option d’achat.
Il existe deux grand types de crédit-bail mobilier et immobilier

Concepts :
- Bailleur ou crédit-bailleur : société de crédit bail
- Preneur ou crédit-preneur : locataire
- Redevance ou loyer : montant versé périodiquement (mensuellement,
trimestriellement…) jusqu’à la fin du contrat.
- Dépôt de garantie : il est parfois exigé en début de contrat (et restitué à la fin).En
principe, il ne doit pas dépasser 15% du prix du bien

3.2. Principales caractéristiques du contrat :

A. Définition, et différents types de crédits bail

Le contrat doit notamment préciser :


- le prix d’achat HT : prix auquel le bailleur achète le matériel ou l’immeuble
- la durée : voisine de la durée de l’amortissement fiscal. Elle est généralement
comprise entre 3 et 7 ans.
- La périodicité de paiement : mois, trimestre (redevances payable en avance
généralement.
- Valeur résiduelle ou prix de l’option d’achat : prix auquel sera cédé le matériel à la
fin de la période de location

Le Crédit bail mobilier

Il porte sur un matériel devant être identifiable, à usage durable et amortissable

Principales étapes :
- Le locataire choisit librement le matériel et le fournisseur
- Le matériel, livré au locataire, est facturé à la société de crédit bail qui en le
propriétaire
- Un contrat est établit pour préciser la durée, le loyer, la périodicité des versements,
et les modalités de l’option d’achat

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Le crédit bail immobilier

Il porte généralement sur des locaux à usage industrie, commercial ou professionnel


Il peut s’agir d’immeubles neufs ou anciens. En cas de construction, les intervenants sont
choisis par l’entreprise locataire
Les loyers peuvent être constants ou dégressifs. Ils sont fiscalement déductibles, sauf la part
d’amortissement affectés au terrain.

La durée du contrat du bail immobilier est comprise généralement entre 8 à 20 ans

La cession bail ou Lease-back

C’est une opération qui consiste, pour une entreprise, à céder des biens immobiliers (usine
siège social…) ou des biens d’équipement (matériel. ;) à une société d crédit bail qui lui en
laisse la jouissance sur la base d’un contrat de crédit bail prévoyant les conditions de rachat

B. Avantages du crédit bail :

- Financement à 100% (avec possibilité d’exigence d’un dépôt de garantie


n’excédant pas 15%)
- Grande souplesse dans les modalités de paiement
- Assurance contre les risques d’obsolescence : si le contrat prévoit l’échange du
bien en cas de changement important

Il présente le risque d’être généralement à coût plus élevé que l’emprunt bancaire à
moyen terme, et d’être utiliser dans des opérations peu rentables du fait de son accès
assez facile.

Exercice d’application :

La société ABC, cotée en bourse a décidé d’émettre un emprunt obligataire avec les
caractéristiques suivantes :
- Nombre d’obligations émises : 1 000 000
- Valeur nominale : 100 Dh
- Prix d’émission : 99,5 Dh
- Prix de remboursement : 101 Dh
- Date de règlement et de jouissance : 2 septembre N
- Durée : 8ans
- Taux nominal : 4,2%
- Remboursement : in fine
- Frais d’émission : 1 200 000 dh de commissions aux intermédiaires et 80000 Dh
de frais administratifs
Questions :
1. Calculer le produit brut et le produit net de l’émission
2. calculer la prime de remboursement. Que peut-on déduire quant au niveau du taux
actuariel de l’emprunt ?
3. calculer le montant de la dernière annuité et expliquer comment la société pourra
trouver la somme nécessaire à son remboursement

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