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Chapitre IV : Les liaisons chimiques.

CHAPITRE IV : LES LIAISONS CHIMIQUES

IV.1 : INTRODUCTION.

Dans l’univers tous les corps tendent à acquérir l’état de stabilité maximale. Les
atomes ne font pas exception, eux aussi cherchent à acquérir cette stabilité par des
liaisons chimiques avec d’autres atomes.

Les argonides sont des gaz inertes de la 8ème colonne du tableau périodique ce
sont des gaz rares ou nobles dont la couche de valence ou périphérique est saturée.
Ces atomes se trouvent toujours à l’état isolé avec une très bonne stabilité.

A l’exception de ces atomes (gaz rares), tous les autres atomes cherchent à se
stabiliser en formant ses systèmes stables qui sont les molécules, les ions
moléculaires ou les cristaux.

A⟶⟵ 𝐵 ⟶ AB + Energie
Interaction donne système
Considérations.

- Plus la liaison chimique est forte, plus l’énergie nécessaire pour la rompre est
grande.
- Chaque fois qu’une liaison chimique s’établit, il y a libération d’énergie autant
plus grande que le système formé est plus stable.
- Un système fermé est stable quand son énergie est minimale.
- Quand deux atomes s’unissent, le système formé (molécule) a une énergie plus
basse que celle des deux atomes isolés.
- Les électrons des atomes participant aux liaisons sont les électrons des couches
externes ou électrons de valence.
- Les gaz rares ( 𝑛𝑆 2 𝑃6 ) sont les éléments les plus stables, leur structure
correspond à un minimum d’énergie.

IV.2 : SCHEMA DE LEWIS DES ATOMES.

Le schéma de LEWIS s’intéresse au numéro sur la dernière couche dite externe


ou de valence de l’atome.

- S’il reste 1 électron sur la couche externe, on met 1 pt autour du symbole de


l’élément.
- S’il reste 2 électrons sur la couche externe, on met 2 pts autour du symbole de
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l’élément
- S’il reste3 électrons sur la couche externe, on met 3 pts autour du symbole de
l’élément.
- S’il reste 4 électrons sur la couche externe, on met 4 pts autour du symbole de
l’élément.
- S’il reste 5 électrons sur la couche externe, on met 3 pts autour du symbole de
l’élément et une barre qui représente 1 paire d’ électrons.
- S’il reste 6 électrons sur la couche externe, on met 2 pts autour du symbole de
l’élément et 2 barres qui représente 2 paires d’ électrons.
- S’il reste 7 électrons sur la couche externe, on met 1 pt autour du symbole de
l’élément et 3 barres qui représente 3 paires d’ électrons .
- S’il reste 8 électrons sur la couche externe, on met 0 pt autour du symbole de
l’élément et 4 barres qui représente 4 paires d’ électrons.

Exemples :

Structure de LEWIS des atomes suivants :

• Hydrogène : 1 S → H•


• Oxygène : 2 S , 2P4
2

2𝑆 2 , 2𝑃𝑋2 , 2𝑃𝑌, 2𝑃𝑍



• Carbone : 2S, 2P 3

2𝑆, 2𝑃𝑋 2𝑃𝑌, 2𝑃𝑍



• C •

• Fluor : 2S2, 2P5
2𝑆 2 , 2𝑃𝑋2 , 2𝑃𝑌2 2𝑃𝑍

F •

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IV.3 : DIFFERENTS TYPES DE LIAISONS CHIMIQUES :

Règle de l’octet :

Pour former des ensembles stables, les atomes tendent à échanger des
électrons de façon à acquérir la configuration électronique des gaz rares.

Selon la nature des atomes associés, et selon leur électronégativité on


distingue :

• Les liaisons ioniques (métaux et non métaux) ∆En>1,7


• Liaisons covalentes.
- Liaisons covalentes parfaites. ∆En<0,4
- Liaisons covalentes polaires. 0,4 < ∆En < 1,7
- Liaisons covalente de coordination ou datives.

• Liaisons métalliques.

IV.3.1 : Liaison ionique.

Résulte de l’attraction électrostatique entre ions de signes contraire (cations


Et ions). En général, la liaison ionique s’établit entre les atomes métalliques
donneurs d’électrons des familles 𝐼𝐴 , 𝐼𝐼𝐴 𝑒𝑡 𝐼𝐼𝐼𝐴 et les atomes non métalliques
accepteurs d’électron des familles 𝑉𝐼𝐴 𝑒𝑡 𝑉𝐼𝐼𝐴 .

Exemples : Na Cl

Na • + • Cl → 𝑁𝑎+ Cl
𝜒 = 0,9 𝜒 =3,0

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Le Cl plus électronégatif que le Na, attire l’électron de valence de Na, afin


de réaliser l’octet périphérique.

L’atome Na perd un électron et devient ainsi l’ion 𝑁𝑎+ afin de réaliser également
l’octet périphérique. L’atome Cl gagne un électron et devient ainsi l’ion 𝐶𝑙 –

Les ions 𝑁𝑎+ et 𝐶𝑙 – ainsi formés étant de signes contraires s’attirent


mutuellement par attraction électrostatique et forment une liaison ionique.

IV.3.2 : Liaison covalente

Une liaison covalente est une liaison chimique dans laquelle chacun des atomes
liés met en commun un électron d’une de ses couches externes afin de former un
doublet d’électrons liant les deux atomes. C’est une des forces qui produit
l’attraction mutuelle entre atomes.

La liaison covalente implique généralement le partage équitable d’une seule paire


d’électrons appelé doublet liant chacun des atomes fournissant un électron. La paire
d’électron est délocalisée entre les deux atomes.

Le partage de deux ou trois paires d’électrons s’appelle « liaison double » ou


liaison triple.

On distingue 3 types de liaisons covalentes.

a- Liaison covalente non polaire ( parfaite).

• Molécules formées par des atomes de même espèce.


• Différence d’électronégativité ∆En≤ 0.4
• Répartition symétrique du nuage électronique assurant la liaison covalente.
• Attraction égale des électrons vers les noyaux des 2 atomes.

Exemple : le chlore Cl2

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2S2, 3P5
Cl : Cl •

Cl2 : Cl • • Cl Cl Cl

b- Liaison covalente polaire. 0.4 < ∆En < 1.7

• Résulte de la mise en commun de 2 électrons célibataires (covalents) entre


2 atomes d’électronégativité différente (polarisée)
• Répartition non symétrique du nuage électronique

Exemple : HCl.
Hydrogène : H• 𝜒 = 2.1

Chlore : Cl • 𝜒 = 3.00

HCl → H• •Cl → H Cl

c- Liaison covalente de coordination ( ou dative).

Résulte de la mise en commun d’une paire d’électrons (covalents) entre 2


atomes d’électronégativités différentes. L’atome le moins électronégatif
donne une paire d’électrons. De telles liaisons se rencontrent dans les
molécules possédants un donneur (charge +) et un récepteur (charge -) de
doublet de valence.

Exemple : 𝑁𝐻4+ H Les 2 électrons partagés


par la liaison, proviennent
du même atome.
𝐻 − 𝑁̈ − 𝐻 + [H] + → H – 𝑁̈ – H
Un atome donne 2 électrons
H H à un atome ne comportant
aucun électron dans sa case
quantique.

IV.4 : MOMENT DIPOLAIRE D’UNE MOLECULE – CARACTERE IONIQUE


PARTIEL D’UNE LIAISON.

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V4.1 Moment dipolaire d’une molécule.

Qu’est-ce qu’un moment dipolaire ?

Pour illustrer qu’est-ce qu’un moment dipolaire, prenons par exemple un proton
de charge (+) et un électron de charge (–) séparés par une distance d.

+Q d -Q
P ⊕ ⊖é
𝑢

Nous sommes ici en présence de 2 pôles (dipôle) un pôle (+) et un pôle (-) non
confondus.

Ce dipôle est caractérisé par un moment dipolaire 𝑢 ⃗ qui est une grandeur
vectorielle expérimentale et qui par convention est dirigé du pole (-) vers le pôle (+)
et dont le module ∥ 𝑢 ∥ = 𝑢 = 𝑄. 𝑑

Unité : u s’exprime en C.m (coulomb mètre) ou le debye (D) avec 1 D = 3.33 10-30 c.m

1- Molécule formée par une liaison non polarisée

Considérons 2 atomes A et B dont la différence d’électronégativité ΔEn <0.4

EnA ≈ EnB
A B

Les deux atomes A et B ont la même électronégativité. Les deux barycentres des
charges (-) et des charges (+) sont confondus, pas de liaisons polaires. On dit que la
molécule est apolaire

2- Molécule formée par une liaison polarisée.

Considérons maintenant 2 atomes A et B d’électronégativité différentes EnA ≠ EnB


Cette différence d’électronégativité des 2 atomes crée une polarisation de la liaison A – B
L’atome le plus électronégatif attire fortement les électrons de l’atome le moins
électronégatif. Le nuage d’électrons est déformé et le barycentre des charges (-) ne
coïncide pas avec le barycentre des charges (+)
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𝑢
⃗ EnA ≠ EnB
A B
d
𝛿+ 𝛿−
La molécule AB présente 2 pôles l’un (+) et l’autre (-), elle est donc polaire.
𝛿−
Nuage d’électrons plus dense
𝛿+

A B EnA ≠ EnB

Le moment dipolaire expérimental est :

∥𝑢
⃗ ∥ = 𝑢 = 𝛿. 𝑑

Exemple : molécule HCl

𝑢

Cl
H EnCl > EnH

(+) (-) Molécule polaire

EnH = 2,2 EnCl= 3,4

Cette différence d’électronégativité entre les deux atomes hydrogène et chlore


crée une polarisation de la molécule HCl.

Le chlore plus électronégatif attire fortement l’électron de l’atome d’hydrogène


le moins électronégatif.

Le barycentre des charges (+) et des charges (-) ne coïncident pas, on parle de
dipôle.

Le moment dipolaire 𝑢𝐻−𝐶𝑙 = 𝛿. 𝑑 = 1,11 𝐷

2- Molécules avec 2liaisons polarisées.


Cas du CO2 EnC= 2,5 EnO = 3,5

u1 u2

O C O

𝛿 2δ+ 𝛿−

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Le barycentre des charges ( -) de l’oxygène se trouve confondu avec le barycentre


des charges (+) du carbone. La molécule est apolaire.

𝑢
⃗ =𝑢 𝑢2 = ⃗0
⃗⃗⃗⃗1 + ⃗⃗⃗⃗ Moment dipolaire nul

Cas du H2O EnO = 3,5 EnH = 2,2

δ- δ-
O
G-
δ+ Géométrie tétraédrique coudée
δ+ G+
H H

L’oxygène plus électronégatif attire l’électron de l’hydrogène moins électronégatif.


A cause de la géométrie, le barycentre des charges (-) de l’oxygène n’est pas
confondu avec le barycentre des charges (+) de l’hydrogène. La molécule H20 est
une molécule polaire.

Résumé :

- Aucune liaison polarisée ( molécule apolaire)


- 1seule liaison polarisée ( molécule polaire)
- Plusieurs liaisons polarisées.
Il faut voir la géométrie de la molécule.
• Si les barycentres des charges (-) et des charges (+) sont confondus alors la
molécule est apolaire.
• Si les barycentres des charges (-) et des charges (+) ne sont pas confondus
alors la molécule est polaire.

4- Molecules à plusieurs liaisons polarisées

Prenons l’exemple de la molécule CCl4

Cl δ- 𝑢

+
u1 C Cl-
4δ+
C u4

δ-
Cl u2 u3 Cl δ- EnCl = 3,1 EnC = 2,5
Cl

δ-

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Le chlore est plus électronégatif attire fortement les électrons de l’atome de


carbone le moins Electronégatif.

𝑢
⃗ =𝑢
⃗ 1 +𝑢
⃗ 2 +𝑢
⃗ 3 +𝑢 ⃗
⃗ 4 =0

Géométrie tétragonale avec un angle ≅ 109,5 Molécule symétrique apolaire.

Si nous remplaçons un atome de chlore (Cl) par un atome d’hydrogène (H)

Entre C et H pas de moment dipolaire car ∆EnC-H < 0,4

𝑢
⃗ =𝑢
⃗ 1 +𝑢
⃗ 2 +𝑢
⃗ 3 = 1,01 D

H
u1
3δ+
C u4

δ-
Cl u2 u3 Cl δ-
Cl

δ-

Quelques valeurs de moments dipolaires:

𝜇 𝐻𝐶𝑙 = 0.27 𝐷
𝜇𝑆02 = 1.01 𝐷
𝜇𝑁𝐻3 = 1.46 𝐷

NB :
• 𝜇 = 0 pour les molécules non polaires e t 𝜇 ≠ 0 pour les molécules
polaires.
• Le moment dipolaire d’une molécule peut renseigner sur la géométrie de la
molécule.

IV.4.2 : caractère ionique partiel d’une liaison.

Le caractère ionique est le rapport entre le moment dipolaire mesuré est le


moment dipolaire théorique. Si une liaison était à 100% ionique, la charge serait

|𝛿 ± | = 𝑄. 𝑑 = 𝑒. 𝑑
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Comme la liaison était partiellement chargée, on à :


q = x%.Q avec : x, caractère ionique partiel d’une liaison.
Exemple :

Calculer le moment dipolaire 𝜇𝑂𝐻 de la liaison OH et le caractère ionique


partiel de cette liaison dans la molécule d’eau H–O–H, sachant que : d(OH) = 0.958
A, HOH=105°, 𝜇𝐻𝑂𝐻 = 1.87𝐷

𝛿−
𝛼 𝛼
O
2 2
+ +
𝛿 𝛿 ⇛ → →
𝜇1 𝜇2

H → → H
𝜇1 𝜇2


𝜇 𝑡𝑜𝑡
𝛼 𝜇𝑡𝑜𝑡 1 𝜇𝑡𝑜𝑡 1 𝜇𝑡𝑜𝑡
Or : 𝑐𝑜𝑠 = . = . ⟹ 𝜇1 = 𝜇2 = 𝜇𝑂−𝐻 = 𝛼 .
2 2 𝜇1 2 𝜇2 2.𝑐𝑜𝑠
2
1,87
𝜇𝑂−𝐻 = = 1.535 𝐷
2 𝑐𝑜𝑠 105

𝜇𝑂−𝐻 = 1.535 𝐷 Soit : 5,06. 10-30 C.m

D’autre part,
𝜇𝑂−𝐻 5,06 10−30
𝜇𝑂−𝐻 = 𝑞. 𝑑 ⟹ 𝑞 = = = 5,28. 10−20 𝐶
𝑑 0,958.10−10

𝑞 5,28 10−20
𝑞 = 𝑥. 𝑄 = 𝑥. 𝑒 ⇒ 𝑥 = = = 0.33
𝑒 1,6.10−19

Le caractère ionique partiel de la liaison O–H est donc égale à 33%

IV.5 : THEORIE DES ORBITALES MOLECULAIRES.

IV.5.1 : Définition :

L’orbitale moléculaire est un modèle utilisé en chimie quantique pour décrire


les états électroniques au niveau des molécules.
Rappelons que, pour un atome donné, l’électron est décrit par une fonction
d’onde appelé orbitale atomique (O A).
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Chapitre IV : Les liaisons chimiques.

La théorie des orbitales moléculaires considère que l’électron de la molécule


est décrit par une fonction d’onde appelée orbitales moléculaires(OM).

Les orbitales moléculaire s sont des combinaisons linéaires d’orbitales


atomiques (LCAO).

IV.5.2 : Connaitre la liaison.

L’orbitale moléculaire OM, consiste en un recouvrement de deux orbitales


atomiques (OA) selon la fourmi des OA, le recouvrement orbitale sera axial ou
latéral.
• Liaison axiale ou liaison 𝜎. Vient de l’interaction des OA (S-S, ou S-𝑃𝑍 ou
𝑃𝑍 − 𝑃𝑍 )
• Liaison latérale ou liaison 𝜋. Vient de l’interaction des OA ( 𝑃𝑋 𝑃𝑋 𝑜𝑢 𝑃𝑌 𝑃𝑌 ).

IV.5.3 : Position des OM par_rapport_aux OA :

On ne résonne que sur les électrons de valence.

• Les OM liantes auront une énergie inferieure aux OA du départ


OM liantes sont au dessous des OA.

• Les OM anti liantes auront une énergie supérieure aux OA du départ.


OM anti liantes sont au dessus des OA (représentées par l’indice *)
IV.5.4 : Construction d’un diagramme d’OM :

Les constructions d’orbitales moléculaires sont généralement représentées sur


un diagramme énergétique avec aux extrémités gauche et droite les niveaux
énergétiques des orbitales atomiques de départ , et au centre les orbitales
moléculaires.

- On identifie les orbitales de valence de chaque atome.


- On place les OA des deux atomes de part et d’autre d’un espace destiné au
tracé des OM.
- On positionne les OA en énergie, en tenant compte de l’électronégativité
des atomes :
B <C <H <O <F

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- Si deux atomes ne sont pas identiques, les OA n’ont pas la même énergie,
l’atome le plus Électronégatif est celui dont les OA sont situées le plus bas.

Exemple : H et F.

H : 1é sur la couche externe 1S


F : 7é sur la couche externe 2𝑆 2 , 2𝑃𝑋2 , 2𝑃𝑌2 , 2𝑃𝑍

H F
E
1S
.. ………

2𝑃𝑋 2𝑃𝑌 2𝑃𝑍

…………………………..
2S


IV.5.5 : Niveau d’énergie des OM 𝜎1𝑆 (liantes) et 𝜎1𝑆 (anti liantes).

La méthode LCAO (combinaison linéaire des OA), permet de définir les


fonctions des OM et leur Energie telle que :


L’énergie de l’OM 𝜎1𝑆 < l’énergie de l’OA1S < l’énergie de l’OM 𝜎1𝑆

OA OM (H2) OA (H)
Exemple 1 : pour H2
(H)

𝜎 ∗1𝑆

1S ……………………………………. 1S

𝜎1𝑆

Diagramme de niveau d’énergie pour H2

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Exemple 2 : pour He2 OA (He) OM (He2) OA (He)


𝜎1𝑆

1S2 ….. ……………………………… 1S2

𝜎1𝑆

Diagramme de niveau d’énergie pour He2

IV.5.6 : Caractéristiques de la liaison.

Pour chaque liaison on définit :

• Ordre de liaison (OL) ou indice de liaison.

𝑛𝑏 𝑑′ é 𝑙𝑖𝑎𝑖𝑛𝑡𝑠−𝑛𝑏 𝑑′ é 𝑛𝑜𝑛 𝑙𝑖𝑎𝑛𝑡𝑠


OL =
2

• La longueur de liaison d. C’est la distance internucléaire


• Energie de dissociation ∆Hd
C’est l’énergie qu’il faut fournir à la molécule AB pour la liaison A et B.

N.B : OL ↗ ⇒ ∆Hd ↗

OL ↗ ⇒ stabilité ↗

OL ↗ ⇒ 𝑑𝑖𝑛𝑡𝑒𝑟𝑛𝑢𝑐𝑙é𝑎𝑖𝑟𝑒 ↘

IV.5.7 : Molécules diatomiques homonucléaires 𝐴2

On s’intéresse ici aux molécules diatomiques homonucléaires de la 2é𝑚𝑒 période :

𝐿𝑖2 , 𝐵𝑒2 , 𝐵2 , 𝐶2 , 𝑁2 𝑂2 , 𝐹2 et 𝑁𝑒
Z< 8 Z≥8
E( 𝜋2𝑝𝑥 𝜋2𝑝𝑦 ) < E(𝜎2𝑝𝑧 ) E(𝜎2𝑝𝑧 ) < E( 𝜋2𝑝𝑥 𝜋2𝑝𝑦 )

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IV.5.7.1 : diagramme des énergies des OM des molécules diatomiques


homonucléaires sans Interaction entre S et P ( Z≥ 8)

Exemple : O2
CE ( O) : 1S2 2S2 2𝑃𝑋2 2𝑃𝑌1 2𝑃𝑍1

OM(o2)
OA (O)
OA (O)

𝜎2𝑃𝑍



Π2𝑃𝑦 Π2𝑃𝑋

2P ………………………………. 2P

Π2PY Π2PX

𝜎2𝑃𝑍


𝜎2𝑆
2S ……………………………… 2S

𝜎2𝑆

Diagramme de niveau d’énergie de 02

2 ∗2 2 2 2 ∗ ∗
- CE (𝑂2 ) : 𝜎2𝑆 𝜎2𝑆 𝜎2𝑝𝑧 𝛱2𝑝𝑥 𝛱2𝑝𝑦 𝛱2𝑝𝑥 𝛱2𝑝𝑥

- 𝑂2 a 2 𝑒 − célibataires ⟹ 𝑂2 est paramagnétique

- 𝑂. 𝐿: OL = 𝑂𝐿𝜎 + 𝑂𝐿𝜋

𝑒 − (𝜎) − 𝑒 − (𝜎 ∗ ) 4−2  OL = 1 + 1 = 2
𝑂𝐿𝜎 = = =1
2 2

𝑒 − (𝜋) − 𝑒 − (𝜋∗ ) 4−2


𝑂𝐿𝜋 = = =1
2 2

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IV.5.7.2 : Diagramme des Energies des OM des molécules diatomiques


homonucleaires avec Interaction S-P ( Z< 8)

Dans ce cas, la différence d’énergie 2s-2p est faible.

E (𝜋2 𝑝 𝜋2 𝑝 ) < 𝐸 (𝜎2 𝑝 )


𝑥 𝑦 𝑧

Exemple 𝑁2

C. E (N) : 1𝑠 2 2𝑠 2 2𝑝𝑥 2𝑝𝑦 2𝑝𝑧

OA.(N) OM.(N2) OA.(N)


𝜎2𝑃𝑍
∗ ∗
Π2PZ Π2PZ

2P …………………………. 2P

σ2Pz

Π2Py Π2PX


𝜎2𝑆
…………………………. 2S
2S
𝜎2𝑆

Diagramme de niveau d’énergie de N2

2 ∗2 2 2 2
- CE (𝑁2 ) : 𝜎2𝑆 𝜎2𝑆 𝛱2𝑝𝑥 𝛱2𝑝𝑦 𝜎2𝑝𝑧

- pas d’𝑒 − célibataires => 𝑁2 est diamagnétique


8−2
- OL (𝑁2 ) : OL = =3
2

IV.5.7.3 : Configurations électroniques de quelques ions de 𝑁2 .

CE (𝑁2 + ) : 𝜎2𝑆
2 ∗2
𝜎2𝑆 2
𝛱2𝑝𝑥 2
𝛱2𝑝𝑦 𝜎2𝑝𝑧

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CE (𝑁2 2+ ) : 𝜎2𝑆
2 ∗2
𝜎2𝑆 2
𝛱2𝑝𝑥 2
𝛱2𝑝𝑦

CE(𝑁2 3− ) : 𝜎2𝑆
2 ∗2
𝜎2𝑆 2
𝛱2𝑝𝑥 2
𝛱2𝑝𝑦 2
𝜎2𝑝𝑧 ∗2
𝛱2𝑝𝑥 ∗
𝛱2𝑝𝑦

IV.5.7.4 : Comparaison de la stabilité des espèces chimiques :

𝑁2 , 𝑁2 + , 𝑁2 2+ , 𝑁2 3−

OL (𝑁2 ) = 3
7−2
OL (𝑁2 + ) = = 2.5
2

6−2
OL (𝑁2 2+ ) = =2
2

8−5
OL (𝑁2 3− ) = =1.5
2

𝑁2 𝑁2 + 𝑁2 2+ 𝑁2 3−
OL 3 2.5 2 1.5

• Or la stabilité ↗ avec OL ⇒ 𝑆(𝑁2 3−) < 𝑆(𝑁2 2+) < 𝑆(𝑁2 +) < 𝑆(𝑁2 )
• d ↘ qd OL ↗ ⇒ 𝑑𝑁−𝑁 (𝑁2 ) < dN-N (𝑁2 + )< 𝑑𝑁−𝑁 (𝑁2 2+ )< 𝑑𝑁−𝑁 (𝑁2 3− )

IV.5.8 : Diagramme desniveaux d’énergie des OM pour les molécules de type AB.

Prenons le cas où : Le niveau d’énergie des OA de l’atome A < au niveau


d’énergie des OA de l’atome B.

Exemple : molécule CO.

En (C) < En (O)

C : Z1= 6
⟹ Z1 + Z2 = 6 + 8 = 14 < 15 ⇒ avec interaction S-P
O : Z2 = 8

O : 1S2 2S2 2P4 ou 1S2 2S2 2𝑃𝑋2 2𝑃𝑌1 2𝑃𝑍1


C : 1S2 2S2 2P2 ou 1S2 2S2 2𝑃𝑋1 2𝑃𝑌1
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OA (C ) OM (CO) OA (O)


𝜎2𝑃𝑍

Π2𝑃𝑌

Π2𝑃𝑋

2P …………………………..
……………………..…………… 2P
𝜎2𝑃𝑍

Π2𝑃𝑌
Π2𝑃𝑋


𝜎2𝑆

2S …………………………..
………………………….. 2S Diagramme de
niveau d’énergie
𝜎2𝑆 de CO

2 ∗2 2 2 2
C.E : 𝜎2𝑆 𝜎2𝑆 Π2𝑃𝑋 Π2𝑃𝑌 𝜎2𝑃𝑍
8 −2
OL = =3
2

La molécule CO est diamagnétique ; pas d’électrons célibataires.

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