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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT

SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Université Larbi Ben M’hidi– OUM EL BOUAGHI –


Faculté des Sciences et de la Technologie
Département De Génie Civil & Hydraulique
OPTION : HYDRAULIQUE URBAINE

Mémoire fin d’étude pour l’obtention du diplôme


Master en hydraulique
Option : Hydraulique urbaine
Thème

Quantification du transport solide en suspension


Cas du barrage de Koudiat Medouar (w.Batna)

Présenté par :
 Khif Abdellah
Devant le jury :
 Président : Mr.Sekiou.F
 Examinateur : Mlle.Sehtal.S

 Encadreur : Mr. Marouf.N

Promotion : 2011-2012
Remerciements
 Je tiens à adresser ma reconnaissance la plus profonde à mon promoteur,
Monsieur Marouf. Nadhir, qui m’a proposé ce sujet et a maintenu
constamment mon esprit en éveil afin d’atteindre les objectifs visés.

 Mes remerciements les plus sincères à Mr Loukam. I pour son orientation


et son encouragement.

 Je remercie les membres de jury d’avoir accepté de juger mon travail,

Mr Sekiou. F et Mlle sahtal. S

 Je tiens à présenter, pour a l’occasion, toute ma reconnaissance à tous les


enseignants qui ont contribué à ma formation.

 Mes remerciements à tout le personnel d’université d’Oum el bouaghi, en


particulier Remita Boubaker.

 Enfin, merci infiniment à tous les amis qui m’ont soutenu et qui m’ont
aidé pour l’élaboration de ce mémoire de fin d’études.
Dédicace
Du fond du cœur, je dédie ce modeste travail en signe de reconnaissance
et de respect :

A mes chers parents


Merci pour votre aidé et merci pour votre Patience qui m’ont poussé
vers la sucées Vous être toujours les plus important dans ma vie

A mes meilleurs amis, les frères de toujours, Bilal et Aziz.


A tous mes amis : lakhdar, badro, hamza, youcef, Fouad, ramzi,
Amin, Omar, Djamel, Salah, Rabah, Aboud, Yazid, Sami,
Hichem, Assia, Nedjoua, Samah, Fatima, Nousa, Houda et à tous
les autres sans exception.

Khif Abdellah
‫ملخص‬

‫ف‪ ٜ‬اىَْبطق اىغبفخ ٗ اىَعزذىخ رطشػ ظبٕشح اىْقو اىظيت طع٘ثبد ٍزجب‪ْٝ‬خ ىقطبع رعجئخ اىَ‪ٞ‬بٓ ٗ ثبىخظ٘ص‬
‫ٍْٖذس‪ ٜ‬اىَ‪ٞ‬ذاُ ٗ اىَنيف‪ ِٞ‬ثزحذ‪ٝ‬ذ مَ‪ٞ‬خ اىْقو اىظيت ف‪ ٜ‬أح٘اع اىَظت‪.‬‬
‫أثحبس ٗ دساسبد‬ ‫فحسبة مَ‪ٞ‬خ ر٘حو اىسذٗد ٗ رحبٍو األٗد‪ٝ‬خ ال ‪ٝ‬ضاه ‪ٝ‬شنو ٍ٘ض٘عب ىيذساسخ ٗ اىجحش فعذح‬
‫قذٍذ ىحذ أالُ ىحو ٕزٓ اىَسبىخ عِ طش‪ٝ‬ق اىَْبرط اىعبٍخ ٗ عذدٕب صالصخ ٗ ٕ‪:ٜ‬‬
‫‪ -‬طش‪ٝ‬قخ رقش‪ٝ‬ج‪ٞ‬خ ‪ ,‬رأخز ثع‪ ِٞ‬االعزجبس اىخظبئض اىطج٘غشاف‪ٞ‬خ ٗ اىَْبخ‪ٞ‬خ ٗ اىضساع‪ٞ‬خ ىيح٘ع ٗ غ‪ٞ‬شٕب مبىَسبحخ ‪,‬‬
‫ط٘ه ٍغش‪ ٙ‬اى٘اد‪ ,ٛ‬اىضٍِ اىَشمض‪ ,‬االسرفبعبد‪ٍ ,‬ز٘سط األٍطبس إى‪ ٚ‬غ‪ٞ‬ش رىل‪.‬‬
‫‪ -‬طش‪ٝ‬قخ رطج‪ٞ‬ق‪ٞ‬خ ىَعبدالد اىْقو اىظيت ٗ اىز‪ ٜ‬رزطيت ٍعط‪ٞ‬بد دق‪ٞ‬قخ ‪.‬‬
‫‪ -‬طش‪ٝ‬قخ َّ٘رع‪ٞ‬خ س‪ٝ‬بض‪ٞ‬خ أٗ ف‪ٞ‬ض‪ٝ‬بئ‪ٞ‬خ‪.‬‬
‫إضبفخ إى‪ ٚ‬رعقذ ٍخزيف اىع٘اٍو اىَشرجطخ ثظبٕشح االّغشاف ٗ اىْقو اىظيت ٗ طع٘ثخ ٍع‪ْٞ‬زٖب ٗ ثبىْظش إى‪ ٚ‬اىْزبئظ‬
‫اى٘خ‪َٞ‬خ اىز‪َٝ ٜ‬نِ أُ رْغش عِ ر٘حو اىسذٗد إرا ٍب رٌ ْٕبك حسبة خبطئ‪ ,‬فبّٔ ٍِ اى٘اعت اىق‪ٞ‬بً ثذساسبد ٍعَقخ ىحو‬
‫اإلشنبى‪ٞ‬خ ٗ الخزجبس اىطش‪ٝ‬قخ اىَضي‪. ٚ‬‬
‫ٕزٓ اىذساسخ رحبٗه أُ رقذً حال ىٖزٓ اىَشنيخ عِ طش‪ٝ‬ق رحي‪ٞ‬و احظبئ‪ ٚ‬ىيَعط‪ٞ‬بد ٗ اىجحش عِ عالقخ س‪ٝ‬بض‪ٞ‬خ‬
‫رَض‪ٞ‬ي‪ٞ‬خ ىظبٕشح اىْقو اىظيت ف‪ ٜ‬ح٘ع ٗاد‪ ٛ‬شمرة ٕزا األخ‪ٞ‬ش اخز‪ٞ‬ش إلعشاء اهرطج‪ٞ‬قبد اىالصٍخ ثٖذف رحذ‪ٝ‬ذ مَ‪ٞ‬خ‬
‫اىزشست ف‪ ٜ‬سذ مذ‪ٝ‬خ اىَذٗس ث٘ال‪ٝ‬خ ثبرْخ‪.‬‬
Abstract
In half arid zones and in areas with them climate, the phenomena of sediment discharge,
poses serious problems to engineers responsible of the valuation of the sediment discharge in
the basin. The estimation of strength carriers in the right of dams, before handmade the object
of numerous scientific researches. The resulted methods are generally with three categories:
 Empirical which integrate different characteristics of the basin.
 Application methods dealt with the equation of sediment discharge.
 Mathematical or physical modelization.
Besides the complexity to determining the different factors of sediment discharge. Also,
take into account, the consequences which could cause the alluvium of barriers, many
thoroughly studies are being intend.
This study present a solution to this problem by static analysis of donations; to set aright
the phenomena of sediment discharge in to the basin of “Chemorah”, to estimate the barriers
with susceptible sediment to be deposit in the right of Koudiat Medouar dam in Banta
department.
Résumé
En zones semi-arides et dans les régions à climat tempéré, le phénomène du transport
solide pose de sérieux problèmes aux services de mobilisation des ressources hydrauliques,
notamment aux ingénieurs chargés d’évaluer le transport solide dans les bassins versants.
L’estimation des apports solides au droit des barrages, a déjà fait l’objet de nombreuses
recherches scientifiques. Les méthodes qui en résultent sont généralement de trois catégories.
 Méthodes empiriques, intégrant les caractéristiques du bassin versant ;
 Méthodes d’application des équations du transport solide qui exigent des
conditions de l’écoulement bien précises ;
 Méthodes de modélisation mathématique ou physique ;

De plus la diversité et la complexité des facteurs qui déterminent le transport solide.


Aussi, compte tenu des conséquences que peuvent occasionner l’alluvionnement des
retenues ; à cause de la mauvaise estimation des apports solides ; des études plus poussées
sont envisager en utilisant telle méthode pour telle ou telle conditions.
Cette étude présente une résolution de ce problème par l’analyse statistique des données
et la recherche d’un modèle mathématique régissant le phénomène du transport solide dans le
bassin versant de Chemorah, pour estimer les apports en sédiments susceptibles d’être
déposés au droit du barrage de Koudiat Medouar dans la wilaya de Batna.
Introduction Générale...................................................................................... 1
Chapitre 1 étude bibliographique
Introduction……………………………………………………………………… 3
I. processus de l’érosion dans les bassins versants……………………………… 3
I .1 Généralités…………………………………………………………………… 3
I-2 Problématique de l’érosion et du transport solide …………………………. 4
I.3 Cause de l’érosion……………………………………………………………. 4
I.3.1 Influence du climat……………………….. .……………………………… 4
I.3.2 Les facteur topographiques………………………………………… …….. 5
I.3.3 Les facteur géologique et pédologique …………………………………… 5
I.3.4 Le couvert végétal …………………………………………...…………… 5
I-4 Résultats et conséquences de l’érosion hydrique……………..……………. 5
I.5 Quantification de l’érosion………………………………………………….. 6
I.5.1 Formule de Henin: "1950"………………………………………….……… 6
I.5.2 Formule universelle de Wischmeier (1959) ………………………………. 6
I.5.3 Formule de Gravilovic………………………………………...…… …….. 7
I.5.4 Formule de L’A.N.R.H …………………………………………….. ……. 7
I.5.5 Formule de Tixeront ……………………………………………………… 8
I.5.6 Méthodes liées à la mesure de la turbidité ……………………………….. 9
II- Le transport solide……………………………………………………........... 11
III- Description des mécanismes de transport solide ………………………….. 12
III.1- Transport par charriage……………………………………………... …… 13
III.1.1- Description du phénomène ……………………………………...……… 13
III.1.1.1- Formule de Schoklitsch…………………………………............. ….. 14
III.1.1.2- Formule de MEYER-PETER et MÜLLER……………………. …… 15
III.1.1.3- Formule d’Einstein-Brown (1950) ………………………….……… 16
III.2- Transport par suspension …………………………………….. …………. 17
III.2.1- Description du phénomène……………………………........................ 18
III.2.1.1- Formule d’Einstein …………………………………………………… 19
III.2.1.2- Méthode statistique ……………………………………………… ….. 20
IV- Caractérisation de la phase solide……………………………………... …… 20
IV.1- classification des sédiments ………………………………….................. 20
IV.2- Granulométrie………………………………………………. ……………. 22
IV.3- Vitesse de chute……………………………………………. …………… 22
V- Début d'entraînement des sédiments…………………………. ……………. 24
V.1- Début d'entraînement des sédiments en suspension……………………… 24
V.2- Début d'entraînement des sédiments sur le fond ………………………… 25
IV- Etudes réalisées sur le transport solide et l'érosion en Algérie …………… 27
VI.1 - Medinger (Mars 1960)……………………………………………………. 27
VI.2-Tixeront(Août 1960) ………………………………………………………. 27
VI.3- Capolini (1965-1969) ……………………………………………………. 28
VI.4- Sogreah (1969) ……………………………………………….................. 28
VI.5- Demmak (1982)……………………………………………. ……………. 28
VI.6- Etude PNUD/OPE (1987) ………………………………………………… 29
VII- Conséquences et les méthodes de prévision et défense ………………….. 29
VII.1- Conséquences du phénomène du transport solide …………………….. 29
VII.1.1- Mécanisme de l’envasement …………………................................... 30
VII.1.1.1- Comportement des sédiments fins ………………………………… 30
VII.1.1.2- Comportement des sédiments grossiers ……………………………….. 30
VII.2- Méthodes de prévision des apports solides …………………………….. 30
VII.3- Méthodes de lutte contre l’érosion et le transport solide ………………. 30
VII.3.1- Procédés agro techniques …………………...................................... 31
a) Restauration des forets ……………………………………………………… 31
b) Procédés hydrotechnique…………………………………………………….. 31
VII.3.2- Les cours d’eau……………………………... ………………………… 31
a) Revêtement des berges ……………………………………………………… 31
b) Freinage de l’écoulement ……………………………………………………. 32
c)Guidage de l’écoulement……………………………………………………… 32
d) Aménagements hydrauliques………………………… ……………………… 32
Conclusion ……………………………………………………………………… 33
Chapitre 2 études géologiques de la zone étudiée
Introduction……………………………………………………………..………. 34
Présentation générale de la zone d’étude……………………… ….…………... 34
I.1. Situation géographique…………….......................................................... 34
I.1.1. Situation administrative…………………………................................... 34
I.1.2 Les coordonnées géographiques de la zone d'étude……………………….. 34
I.2. Les grands ensembles physiques………………………………................... 35
I-II. Situation géographique de barrage ………………………........................ 35
I.II.I. Condition géomorphologique ………………………………. ……………. 36
A. La zone montagneuse……………………………………………………….. 36
B. La zone de piémonts……………………………………………………….. 36
C. La zone de plaine……………………………………………………………. 36
II. Etude topographique ……………………………….................................... 36
II.I. Topographie de bassin versant……………………………….. ……………. 37
II.II. Topographie de la vallée du barrage ………………………………………. 37
II.III.Topographie du site du barrage………………….. ……………………….. 37
III. Etude géologique ……………………………………………………………. 37
III.1. Description litho stratigraphique du piémont Nord-est des Aurès…... … 38
III.1.1 Le trais …………………………………………………………………… 38
III.1.2 Le Jurassique ……………………….................................................. 38
III.1.3 Le Crétacé ………………………………………………....................... 39
III.1.3.1. Le Crétacé inférieur………………………...................................... 39
III.1.3.2. Le Crétacé supérieur……………………………………... …………… 39
III.1.4. Le Miocene……………………………………………. …..................... 40
III.1.5. Le Quaternaire ………………………………………………………….. 40
III.1.5.1. Eboulis à blocs ………………………………………………………… 41
III.2. Le Cadre structural et tectonique………………….…………………….. 41
IV .Etude pédologique…………………………………………………………….. 42
IV.1 Les différentes classes des sols……………………………………………… 42
IV.2 Les différentes classes d’aptitude des sols à l’irrigation et au drainage. … 42
a) Texture ……………………………………………………………………….. 42
b) Profondeur du sol………………………………………………………………. 42
C) Teneur en calcaire (total. actif)………………………………………………… 42
IV.2.1 Catégorie de sols…………………………………………………………… 43
a) Catégorie de sols II…………………………………………………………….. 43
b)-Catégorie de sols III………………………………………………………….. 43
c)-Catégorie de sols IV……………………………………….………………… 43
d)-Catégories de sols V………………………………………………………….. 43
IV.3 Salure et alcalisation………………………………………………………… 44
IV.4 Les constitutions du sol ………………………………………………….. 45
V. Etude de couvert végétal ………………………………………………………. 46
V.1. La forêt des Béni Imlloul (Mont Chélia)…………………………………….. 47
V.2. La forêt des Ouled Yagoub ………………………………………………….. 47
V.3. La forêt des Béni Oudjana…………………………………………………. 47
V.4. La forêt de Sgag………………………………………………………………. 47
V.5. Les prairies…………………………………………………………………… 48
VI. Etude morpho métrique ………………………………………………………. 48
VI.1. Paramètres géométriques. ……………………………………………….. 50
VI.1.1. L’indice de compacité (kc)…………………………………................... 50
VI.1.2. Le rectangle équivalent………………………………………………….. 50
VI.1.3. La courbe hypsométrique……………………………………………… 51
VI.1.4. L’indice de pente ………………………………………………………….. 54
VI.1.5. L’indice de pente global (Ig)…………………………………………….. 54
VI.1.6. Indice de pente moyenne (I m)………………………………………….. 55
VI.1.7 Dénivelée spécifique (Ds)………………………………………………….. 55
VI.2. Les paramètre morpho métriques ………………………………………….. 56
VI.2.1. Le réseau hydrographique ………………………………………………. 56
VI.2.3. Calcul des paramètres ……………………………………………………. 58
VI.2.3.1. La densité de drainage…………………………………………………. 58
VI.2.3.2. La densité de thalwegs élémentaires. ou fréquence des oueds élémentaire
……………………………………………………………………….. 58
VI.2.3.3 Coefficient de torrentialité ……………………………………………. 58
V.2.4. Le temps de concentration (TC)……………………………………….. 59
VII. Etude lithologique…………………………………………………………… 60
VII.1. Caractéristiques lithologiques………………………………………………. 60
VII.2. La perméabilité ……………………………………………………………. 60
A / Les formations à perméabilité forte (forte capacité de rétention) ………… 60
B/ Les formations à perméabilité moyenne (moyenne capacité de rétention)…. 60
C/ Les formations à perméabilité faible (faible capacité de rétention)………….. 60
VIII. Le barrage de Koudiat Medouar ………………………………………….. 61
V111.1 Localisation………………………………………… …………………….. 61
V111.2 Objectif……………………………………………….. …………………. 61
V111.3 Caractéristiques techniques………………………………. ……………… 62
V111.4 Description……………………………………………………………… 62
V111.5 Détails ………………………………………….................................. 62
V111.6 Evacuateur de crue……………………………………….. …………… 62
V111.7 Galerie de dérivation ……………………………………………………. 62
V111.8 Infrastructures…………………………………………………………. 63
V111.9 Galerie de dérivation……………………………………………… ……. 63
V111.10 Le contrôle technique………………………………………………….. 64
CONCLUSION………………………………................................................... 65
Chapitre 3 Collectes et mise en forme des donnes
Introduction………………………………………………………………………… 66
I- Collecte et mise en forme des données ………………………..……………….. 66
II- Dépouillement des données………………………….…………………………. 66
III. Présentation et mise en forme………………………………………………….. 67
III.1 Classification des données……………………………………………………. 67
III.2- Répartition de la totalité des données… …………………………………. 69
IV. Analyse des crues ……………………………………………………………... 70
V.1 Répartition mensuelle des débits solides –débits liquides …………………… 72
V.2 Répartition annuelle des débits solides –débits liquides …………….............. 74
V.3 Répartition saisonnière des débits solides –débits liquides ………….............. 79
Conclusion ………………………………………………………………………… 80
Chapitre 4 Traitement et interprétation des résultats
Généralités………………………………………….. …………………………….. 81
I .METHODES DE REGRESSION LINEAIRE…………………………………. 82
I. 1 Avantage d’un modèle…………………………………………………………. 82
I.1.1 Estimation des paramètres du modèle……………………………………....... 82
I.1.2 Méthode des moindres carrés…………….………………………………...... 82
I.1.3 Coefficient de corrélation…………………………………………………….. 82
I.2.Présentation des modèles régressifs……………………………………………. 83
I.2.1Modèle linéaire «type de droite»……………………………………………… 83
I.2.2 Modèle logarithmique ……………………………………………….............. 83
I.2.3 Modèle de l’exponentiel……………………………………………………… 84
I.2.4 Modèle puissance…………………………………………………….............. 84
I.2.5 Modèle polynomial……………………………………………….. ……… 84
II. Traitement des données………………………………………………………... 84
II.1 Recherche des relations : Débit liquide – concentration – débit solide....... 84
II.1.1 Choix du modèle…………………………………………………………… 84
II.1.2 Recherche de relation débit – concentration…………………………….. 85
II.1.3 Evaluation des apports annuels…………………………………………… 85
II.2 Calcul des débits et quantification………………………………………… 86
II.2.1 Calcul du débit solide…………………………………………………….. 86
II.2.2 Quantification du transport solide en suspension …………………………. 86
II.2.3Calcul du transport solide par charriage………………………………….. 90
II.3 L’érosion spécifique ………………………………………………………… 90
II.3.1 Calcul du taux d’érosion spécifique………………………………………. 90
II.3.2 Estimation du taux d’érosion spécifique par la méthode de T’ixeront … 91
III. Discussion des résultats ……………………………………………………. 92
III.1 Résultats du transport solide en suspension………………………………. 92
III.2 Résultats de l’érosion spécifique …………………………………………… 93
III.2.1 Variation de l’érosion spécifique ……………………………………….. 93
III.3. Influence des paramètres hydro-climatologique sur l’érosion……………. 94
III.3.1 Recherche de relation entre l’érosion spécifique et le coefficient
d’écoulement ……………………………………………………………………. 94
III.3.2 Influence du débit maximum sur l’érosion…………………………….. 96
III.3.3 Relation entre dégradation spécifique et lame d’eau ruisselée…………. 97
III.3.4 Variation du taux d’érosion et de la pluie annuelle ………………………... 98
V. Application à l’envasement au droit du barrage de Koudiat Medouar …….. 99
V.1. Introduction ……………………………………………………………….. 99
V.2 Etat de la retenue de Koudiat Medouar ………………………………………. 100
V.4 Constat de l’envasement actuel de la retenue de Koudiat Medouar………….. 100
Conclusion…………………………………………………………………………. 101
Chapitre 5 la pollution au niveau de barrage
Partie 01: la pollution du cours d’eau…………………………………...…………. 102
I.Introduction générale …………………………………………………………….. 102
II. Caractéristiques et pollutions des eaux de surface………………………….. 104
II.1 Caractéristiques des eaux (généralité)……………………………………… 104
II.1.1 Introduction ………………………………………………………………… 104
II.1.2 Eau de surface……………………………………………………….............. 104
II.1.3 Les movements de l'eau…………………………………………………… 104
a) Causes…………………………………………………………………………. 104
b) Types de movements…………………………………………………………. 104
II.1.4 Composition des eaux .naturelles. . …………………… ………………. 104
II.1.4.1 Composition chimique………………………………………………….. 105
a- Les matières minérales…………………………......................................... 105
b –Les matières organiques …………………………....................................... 105
II.1.4.2 Composition physique…………………………................................... 106
a – Les matières dissoutes……………………………………………………….. 106
b- Les matières suspension (MES) ………………………………………………. 106
c –Les matières colloïdales………………………………………………………… 106
III. La pollution des eaux de surface…………………………………………….. 106
III.1. Définition de la pollution …………………………………………………. 106
III.2 Origin de la pollution…………………………………………………………. 106
a.la ville ………………………………………………………….………………… 107
b.leusines…………………………………………………………………………… 107
c.la ferme ……………………………………………………………………….. 107
d.Les eaux pluviales ……………………………………………………………. 107
III.3.1La pollution par les matières organiques et la pollution microbiologique….. 107
III.3.2 La pollution par les pesticides……………………................................ 108
III.3.3 La pollution par les nitrates………………………………………………… 108
III.3.4 La pollution métallique…………………………………...………………… 108
III.3.5 La pollution radioactive………………………………………………….. 109
III.3.6 La pollution thermique…………………………………………………….. 109
III.3.7 La pollution acide…………………………………………………………... 109
IV .Les paramètres de la qualité d’eau ………………………………………….. 109
IV.1. Les paramètres organoleptiques………………….. ……………………… 110
IV.2. Paramètre physico-chimiques en relation avec la structure naturelle des
eaux. ……………………………………………………………………………. 111
IV.3 Les parameters organiques…………………………………………………. 114
a – La demande biologique d’Oxygène (DBO) ………………………………… 114
b – La demande chimique en Oxygène (DCO) …………………………………. 114
IV.4. Les paramètres concernant des substances indésirables…………………. 114
a- Le fer …………………………………………………………………………. 114
b - le manganèse …………………………………………….. ………………… 115
c- les matières en suspensi……………………………………………………….. 115
IV .5 . Les paramètres concernant des substances toxiques …………………… 115
a – Les nitrates …………………………………………………………………. 115
b - Les nitrites ……………………………………………………………………. 115
c- l’azoote ………………………………………………………………………… 116
c-1 l’origine de l’azoote organique………………………………………………. 116
c –2 L’azote ammoniacal : (NH4+) ………………………………………………. 116
d – Le phosphore……………………………………………. …………………… 117
e – Les métaux lourds…………………………………….. …………………… 117
IV. 7. Les classes de qualité d'eau………………………………………………. 118
IV.7. 1 La classe très bonne ……………………………………………………… 118
IV.7. 2 Les classes bonne et passabl……………………. ……………………… 118
IV.7. 3 La classe mauvais…………………………………………………………. 118
IV.7. 4 La classe très mauva…………………………………. ………………… 118
V. Diminuer les sources de polluti……………………………………………… 118
V. Résultats et discussion…………………………………………….……………. 119
V.1 Paramètres indicateurs de pollution ………………………………………. 119
V.2. Etude du paramètre NO3- et M.O …………………………………………. 119
V.4 Variation de parameter O2 dissous ………………………………………………. 120
V.5 Variation des parameters PH. Turbidities et Temperature………………… 120
V.6 Variation de paramètre NO2- et PO43-................................................................ 121
V.7 Variation de paramètre Nh4+ et NO3-…………………………………............. 121
V.8 Variation de paramètre SO4…………………………………………………. 122
V.9 Variation de paramètre NO3…………………………………………............... 122
V.10 Variation de paramètre NH4+………………………………………………… 123
V.11 Variation de paramètre O2disou et Cl2 libre………………………………. 123
VI. Résultats organoleptique et physico-chimiques des eaux du barrage de
Koudiat Medouar………………………………………………………………….. 124
VI.1 PH et Alcalinité……………………………….. ………………………….. 124
VI.2 Conductivité et Salinité …………………………………………………… 124
VI.3 La Dureté………………………………………… ……………………….. 124
VI.4 Les Chlorur…………………………………………………………………. 124
VI.5 La turbidité………………………………………………………………… 124
Conclusion…………………………………………………………………………. 125
Partie 02 : la pollution de la vase………………………………………………….. 126
I. Introduction…………………………………………………………………… 126
II. Les sédiments……………………………………………………………….. 126
II.1 Définition et origine…………………………………………………………. 126
II.2. Constitution des sédiments……………………………………………………. 126
II.3. Granulométrie des sédiments………………………………………………. 127
III. La pollution des cours d’eau………………………………………………… 128
III.1. Origine et comportement des polluants…………………………………… 128
III.2. Nature des polluants…………………………………………………………. 129
III.2.1. Les polluants organiques………………………………………………… 129
III.2.2. Les métaux lourds………………………………………………………… 130
IV. Transport des sédiment………………………………………………………. 130
IV.1 Transport par le ve…………………………………………………………. 130
IV.2 Transport par gravité pur……………………………………………………. 131
IV.3 Transport par la glace……………………………………………………….. 131
IV.4 Transport par l'eau…………………………………………………………… 131
La valorisation de la vase …………………………………………………………. 132
I. Introduction …………………………………………………………………… 132
II. Essais et méthodes …………………………………………………………… 132
II.1. Résultats et discussions …………………................................................ 134
II.1.1 Résultats des analyses chimiques………………… ………………………. 134
A/Analyse de PH ………………………………………………………………...... 134
B/ Mesure de la conductivité électrique …………………………….……............. 134
C/Dosage du calcaire actif ………………………………………………………… 134
D/Dosage du carbone : METHODE « WALKLEY »…………………………….. 135
II.1.2 Résultats des analyses granulométriques………………………………… 137
A/ Principe de la méthode ……………………………………………………… 138
B/ Mode opératoire ……………………………………………………………… 138
B.1/ Echantillonnage……………………………………………………………. 138
B.2/Préparation au dosage – Attaque et dispersion………………… ..…………… 139
B.3 Dosage…………………………………………………………………………. 139
B/4Expression des résultats……………………………………………………….. 140
Conclusion générale ……………………………………………………………. 142
Bibliographie.
List des figures
Chapitre I étude bibliographique
Figure. I.1 : type d’érosion hydrique……………………………………………………………...3
Figure. I.2 : Répartition des verticales……………………………………………………………9
Figure. I.3:Epure des vitesses……………………………………………………………………10
Figure.1.4 : Epure du débit solide sur toute la section de mesure……………………………….10
Figure.1.5 : mode de transporte solide en hydraulique………………………………………......12
Figure.1.6 : mode de transporte des sédiments selon leur taille………………………………....12
Figure.1.7 : les déférents modes de transporte solide…………………………………………....12
Figure.1.8 : intégrale deJ1 et de J2 utilisé dans la méthode d’einstein…………………………....20
Figure.1.9 : diagramme de yaline shelds (d* en m)…………………………………………….... 26
Chapitre II études géologiques de la zone étude
Figure. II.1 : Délimitation du bassin versant. ……………………………………………….…. 48
Figure. II.2: Couple transversale d’un bassin versant ……………………………………….….49
Figure. II.3: Rectangle équivalent du bassin versant de Koudiat Medouar. (MEHEMAI Fairouz-
2009)…………………………………………………………………………………………..….52
Figure. II.4: Courbe hypsométrique du bassin versant OUED CHEMORAH ……………….…53
Figure .II.5 : évacuateur de crue (déversoir) …………………………………………………....63
Figure. II.6: les forages piézométriques……………………………………………………….……64

Chapitre III collectes et mise en forme de donnée


Figure III.1 : Répartition débit solide –débit liquide : totalité des données de 1971-1996 à la station de
Chamorah (1951 couples)………………………………………………………………………..69
Figure III.2 : Représentation graphique des débits solides et débits liquides pour 25 crues durant la
période 1971-1996 (a : La monté de l’hydrogramme)……………………………………….......70
Figure III.3 : Représentation graphique des débits solides et débits liquides pour 25 crues durant la
période 1971-1996 (b : La décrue de l’hydrogramme)………………………………………......70
Figure III.4: Relation entre la concentration des sédiments et le débit d’écoulement (station de
Chemorah)……………………………………………………………………………………..…72
Figure III.5 : Répartition mensuelle des débits solides –débits liquides…………………...…....73
Figure III.6 : Répartition annuelle des débits solides –débits liquides……………………….....78
Figure III.7 :Variation saisonnière des débits solides –débits liquides……………………….....80
Chapitre IV Traitements et Interprétation des résultats
Figure. IV.1 : Variation des apports annuels liquides………………………………………..…86
Figure IV.2 : Calcul du transport solide total…………………………………………………...89
Figure IV.3: Evolution des apports solides et des apports liquides……………………………. 90
Figure IV.4 : Variation des apports solides en fonction du temps……………………………...92
Figure IV.5: Influence des crues sur le taux annuel des apports solides……………………….93
Figure IV.6 : Evolution temporelle de l’érosion spécifique……………………………………94
Figure IV.7: Variation annuelle de l’érosion spécifique et du coefficient d’écoulement………95
Figure IV.8 : Relation de l’érosion spécifique et du coefficient d’écoulement……………...…96
Figure IV.9 : Influence du débit maximum annuel sur d’érosion spécifique………………….97
Figure IV.10 : Relation : Erosion spécifique- débit maximum annuel…………………………97
Figure IV.11 : Evolution temporelle de l’érosion spécifique et la lame d’eau écoulée………...98
Figure IV.12 : Relation : Erosion spécifique- la lame d’eau écoulée…………………………..98
Figure IV.13: Evolution temporelle de l’érosion spécifique et la pluie annelle………………..99
Figure IV.14: Relation : Erosion spécifique -la pluie annelle………………………………….99
Chapitre V la pollution au niveau de barrage
FigureV. 1 : Oxydation de l’azote ammoniacal…………………………………………….…117
Figure V. 2 : Variation mensuelle du paramètre NO3- et M.O de mois de décembre 2009…. 119
Figure V. 3 : Variation mensuelle du paramètre O2 dissous de mois de décembre 2009 …….120
Figure V. 4: Variation mensuelle du paramètre PH, Turbidities et Temperature de mois de décembre
2009 …………………………………………………………………………………………...120
Figure V. 5 : Variation mensuelle du paramètre NO2- et PO43-de mois de décembre 2009 …..121
Figure V. 6 : Variation mensuelle du paramètre Nh4+ et NO3-de mois de Aout 2010 ………..121
Figure V. 7 : Variation mensuelle du paramètre SO4de mois d’Aout 2010 ……………….…122
Figure V. 8 : Variation mensuelle du paramètre NO3 de mois d’Aout 2010……………….... 122
Figure V. 9 : Variation mensuelle du paramètre NH4+ de mois de jiul 2011 ………………....123
Figure V. 10 : Variation mensuelle du paramètre O2dis et Cl2 libre de mois de Févr 2011..….123
Figure V.11 : Diagramme triangulaire utilisé pour les sols fins1……………………………..128
Figure V. 12: Comportement des polluants rejetés dans les cours d’eau…………………….. 129
Figure V .13 : Schéma général du processus de fabrication des briques……………………...133
Liste des cartes
Carte N°1 : Situation du piément Nord-Est des Aurès dans le bassin versant des "HAUTS
PLATAUX CONSTANTINOIS. (Carte réseau ANRH-2010)……………………………….35
Carte N °02 Géologie de piémont Nord-est des Aurès.(RLAFITE 1939)……………………40
Carte N°03 : Schéma structural simplifié du piement Nord-est des Aurès. (MEHEMAI
Fairouz 2009)………………………………………………………………………………....41
Carte N°04 : Carte du sol du piement Nord-Est des Aurès.(carte des soles d’Algérie dessiné
par.R-Bellan-cartographe –Alger :1924 E :1/500000 ) …………………………………….. 46
Carte N°05 : Carte hypsométrique du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI Fairouz-
2009)…………………………………………………………………………………………..54
Carte N°06 : Les pentes du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI Fairouz-2009)….56
Carte N°07 : Réseaux hydrographique du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI
Fairouz-2009)…………………………………………………………………………………57
Carte N°08 : La perméabilité du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI Fairouz-
2009)………………………………………………………………………………………….61

List des tableaux


Chapitre 1 étude bibliographique
Tableau I.I : classification des sédiments d’un lit………………………………………....................21
Tableau I.2 : classification e ramette…………………………………………………………….... ..27
Chapitre 2 études géologiques de la zone étude
Tableau IV-1 : les composantes du sol ……………………………………………….…………….. 45
Tableau VI.2 : Répartition altimétrique du bassin versant OUED CHOMORAH …...................….53
Tableau VI.3: classification de L'ORSTON………………………………………...…………….....56
Tableau VI.4 : Tableau récapitulatif de longueur et du nombre des cours d'eau de différents ordres
(Bassin versant OUED CHEMORAH)…………………………………….……………………...58
Tableau VI.5 : Estimation du temps de concentration du bassin versant oued chemorah……….....59
Chapitre 3 collectes et mise en forme de donnée
Tableau III.1 : Variation mensuelle et annuelle du nombre de mesure de la concentration des sédiments
en suspension…………………………………………………………............................68
Tableau III.2 : Modèles retenues et leur coefficient de corrélation calculés à l’échelle mensuelle pour
la station de Chemorah………………………………………………………………………….....74
Tableau III.3 : Modèles retenues et leur coefficient de corrélation calculés à l’échelle annuelle pour la
station de Chemorah……………………………………………………………….........................78
Tableau III.4 : Modèles retenues et leur coefficient de corrélation calculés à l’échelle Saisonnière pour
la Station de Chemorah……………………………………………………………………….......80
Chapitre 4 traitement et interprétation des résultats
Tableau. IV.1 : Répartition mensuelle et annuelle du transport solide en suspension (Tonne)….87
Tableau. IV.2 : Résultats de quantification du transport solide en suspension à l’échelle
mensuelle……………………………………………………………………………………..….88
Tableau IV.3: Résultats de l’érosion spécifique……………………………………………........91
Tableau IV .4 : Taux d’érosion extrêmes………………………………………………………..93
Tableau IV.5 : fluctuations interannuelles des paramètres Es-Ce…………………………….....95

Chapitre 5 la pollution au niveau de barrage


Le Tableau V.1: représente les ions susceptibles retrouvent dans l’eau…………………...…...105
Tableau V. 2 : Classification des eaux selon le TH…………………………...............113
Tableau V. 3 : Classification des qualités des eaux……………………………………118
Tableau V. 4 : les résultats des paramètres physiques et chimiques…………………124
Tableau V.6 : Classes granulométriques d’un matériau………………………………………..127
Tableau V.7 : Métaux lourds présents dans les sédiments fluviaux…………………………....130
Tableaux V.8 Les résultat des éliment de la vase……………………………………...……….137
Tableaux V.9 : Résultats des analyses granulométriques……………………………...…….... 141
Introduction générale
Le problème de la sédimentation des barrages en Algérie est connu dans le monde de
par importance. Devant cet état de fait la mesure de l’envasement des barrages présente un
intérêt certain pour la quantification des sédiments et l’exploitation des ouvrages.

Le transport solide est un phénomène complexe et sa prise en compte dans les


perspectives des aménagements hydrauliques présente une importance primordiale.

En particulier, la chute des vitesses à l’entrée de la retenue entraine par la diminution de


sa capacité du transport, un dépôt immédiat des alluvions grossiers, par contre les éléments
fins, plus légers poursuivent leurs chemins en suspension jusqu’à se déposer en eaux mortes
ou ils se décantent lentement. [Saidi, A1991].

L’intensité de ce phénomène, varie beaucoup avec l’environnement général, la géologie,


le degré d’altération des roches, l’hydrologie, le couvert végétal et le climat, etc.

L’Algérie est l’un des pays les plus touchés par les conséquences de ce phénomène.
Alors que l’eau, cette richesse incontestable se qualifie par sa mauvaise répartition, avec un
taux d’érosion spécifique, se situant entre 2000 et 4000T /Km2.an, chaque année
l’infrastructure hydraulique algérienne est amputée d’une capacité de 20 millions de m 3 suite
à un envasement précoce. [Demmak, A1982].

En absence des précautions élémentaires, les matériaux déposés peuvent se consolider


lentement, perturbent par conséquent le bon fonctionnement des ouvrages et rendent
irréversible l’évolution de la capacité des retenues.

Pour conditionner et gérer ces ouvrages, l’ingénieur doit tenir compte de la nature et de
la quantité des sédiments transportés par l’eau, ces derniers causent des conséquences
dramatiques qui peuvent freiner complètement les efforts d’aménagement des eaux dont la
réduction de la capacité des réservoirs constitue un facteur limitant notre développement
économique.

Devant l’importance que revêt ce problème, nous allons essayer d’évaluer la quantité de
sédiments transportés, et susceptibles d’être déposés au droit du barrage de Koudiet
Lamdaouar (carte N° 1). Nous nous basons sur les données observées de 25 ans allant de
1971 à 1996 à la station de Cgemorah, se trouvant au barrage.

Notre travail s’articule sur le plan suivant :

Nous commencerons par un aperçu théorique (chapitreI) sur le phénomène de l’érosion


et du transport solide dans les bassins versants avant de passer en revue l’ensemble des
travaux de recherches effectués dans le domaine. Le chapitre II sera consacré à la présentation
de la zone d’étude ; à la station hydrométrique implantée dans la région ainsi qu’aux
caractéristiques du barrage de Koudiet Lamdaouar.

La série de données brutes d’observation quotidienne de Septembre 1980 à Mars 2005


recueillies à la station de Chemorah, fera l’objet d’une classification chronologique au
chapitre III ; en outre nous donnerons la forme graphique des données à différentes échelles
temporelles.

Le traitement des données et l’analyse des résultats seront présentées au chapitre IV.
Le premier volet sera porté sur la procédure de quantification basée sur le choix du modèle
mathématique représentant les couples (débit solide- débit liquide). Le deuxième sera
consacré ; bien évidement à la validation du modèle retenu et à la quantification du
transport solide par suspension. Sur la base des résultats trouvés nous calculons le transport
solide en suspension sur une période de 25 ans (1971–1996).

Ensuite ; nous discuterons tous les résultats obtenus ; telle que l’évolution temporelle
des apports solides et la variation de l’érosion spécifique dans le temps. Le dernier volet
consistera à l’application directe des résultats à l’envasement du barrage de Koudiet
Lamdaouar.

Le chapitre V sera étudié le phénomène de pollution des cours d’eau et de la vase et leur
valorisation au niveau du barrage de Koudiet Lamdaouar.

En dernier lieu ; nous terminerons avec une conclusion générale sur le travail.
Chapitre I
Introduction :
La conséquence la plus dramatique de l’érosion des bassins versants et du transport
solide est sans aucun doute l’envasement des barrages. Actuellement, il y a un cumul de dépôt
de vase de plus de 650 106 m3 dans plus de 110 barrages algériens. Plusieurs techniques de
lutte contre ce phénomène ont été expérimentées dans de nombreux sites, mais sans avoir de
bons résultats. Cet échec est dû surtout à la non-maîtrise du mécanisme de l’envasement et à
la quantité de matériaux solides transportée dans les cours d’eau et plus particulièrement la
fraction solide entrante dans les retenues. Devant l’importance de ce problème et le manque
de données, la quantification du transport solide s’avère indispensable.

I. processus de l’érosion dans les bassins versants


I .1 Généralités
L’érosion est un phénomène temporel, consistant en un détachement de fragments ou de
particules de sol ou de roche de leur position initiale par l’eau et les autres agents externes,
tels que la pluie, le vent, la glace, etc.
Bien que les activités humaines influent particulièrement sur l’érosion des berges ou du
fond du lit et quelques fois sur l’érosion des sols, l’homme a subit l’effet de toutes les formes
d’érosion et de dépôts de sédiments.
L’érosion existe en deux formes :
-L’érosion éolienne.
- L’érosion hydrique.
L’érosion hydrique existe en plusieurs types. (Figure I.1)

Erosion par
impact

Erosion charriage
pluviale

du fond. qs
Erosion par
Erosion Ruissellement
hydrique

Erosion

fluviale

Figure. I.1 : Type d’érosion hydrique.


I-2 Problématique de l’érosion et du transport solide :

L’aspect le plus important de l’érosion est l’érosion pluviale et plus précisément


l’érosion par ruissellement. Les terrains étant nus (déboisement, jachère, labour…), le
ruissellement qui fait suite aux averses torrentielles décape progressivement les horizons
supérieurs du sol.
La lame d’eau, en mouvement le long des versants, se divise progressivement en filets
d’eau, qui se regroupent dans les petites dénivellations du sol. Concentrée, cette lame déploie
une force lui permettant d’arracher les obstacles.
Emportés par l’eau, ces derniers, vont augmenter la faculté d’érosion, qui se voit
amplifiée avec l’épaisseur de la lame d’eau ruisselée, la longueur et la pente du versant.
Les facteurs favorisant l’érosion sont nombreux : pente, nature des roches, relief,
climat, et homme en fin de chaîne. En région méditerranéenne, et notamment en zone semi-
aride, le climat est le premier responsable du phénomène avec les variations spatio-
temporelles brusques observées de la pluie et des écoulements, l’action du gel et du dégel, le
pouvoir évaporant du sirocco.
En Algérie, le climat est très agressif avec des pluies très irrégulières. Les pluies
torrentielles sont fréquentes en automne, avec des intensités dépassant souvent 45 mm/h, au
moment où la couverture végétale est absente, engendrant, en des temps de concentrations des
eaux très courts, des crues fortes, rapides et chargées de sédiments, dont les conséquences, ont
des répercussions directes, tant à l’amont par des pertes de sols et des ravinements qu’à l’aval
par des inondations et des dépôts de sédiments (routes, autoroutes, barrages, plages, etc.), des
pertes de vies humaines et matérielles, et, bien évidemment, le détirage de stations
hydrométriques. (Touaibia 2010).

1.3 Cause de l’érosion :

Plusieurs agents influent directement ou indirectement sur le processus de l'érosion du


bassin versant.
La pluie torrentielle est l'agent principal du phénomène, l'irrégularité des pluies en
Algérie du nord est liée à des intensités très élevées parfois et qui peuvent engendrer des
pertes de terrains considérables.
La multiplicité des facteurs qui causent l'érosion exigent une prise de connaissances de
leurs effets directs sur le processus de l'érosion.
Les facteurs géologique et pédologique, les facteurs topographiques et autres ont leur
influence.
1.3.1 Influence du climat :
Le changement de température, la hauteur de précipitation et le vent ont des effets
prépondérants sur l’altération mécanique.
Leur influence sur l’érosion est difficile à évaluer a cause de leur variation
1.3.2 Les facteur topographiques :
Les facteurs topographiques essentiels sont la pente du bassin versant le relief, la
densité du drainage, l’importance des vallées et des plaines d’inondation, l’orientation et la
taille du bassin.
Les fortes pentes avec un écoulement rapide sont généralement à l’ origine d’une
érosion excessive dont l’importance dépend de la géologie des sols et la protection de la
couverture végétale.

1.3.3 Les facteur géologique et pédologique :


Ce sont les facteurs géologique relatifs aux roches de surface, si les roche sont exposes
a la pluie, au vent et aux forces de gravité, il peut y avoir désagrégation.
La répartition granulométrique des sols, leur perméabilité, la présence de certain
élément chimique et matière organique conditionnent l’érodabilité des sols.

1.3.4 Le couvert végétal :


Un bon couvert végétale limite l’érosion en dissipent l’énergie de pluie, favorise
l’infiltration et s’oppose a toute la fourme d’érosions.
L’occupation des terres est en rapport direct avec les activités humaines qui sont
l’agriculture, l’élevage, les exploitations minières, l’abattage du bois, la construction des route
et l’urbanisation vu la suppression de la végétation, entourant sur le phénomène d’érosion.

I-4 Résultats et conséquences de l’érosion hydrique:


L’ampleur de l’érosion et ses stades d’évolution confèrent à la nature des paysages très
différents les uns des autres, passant graduellement de la griffe au ravinement.
Les résultats de l’érosion pluviale se traduisent par des paysages empierrés, des
glissements de terrains, des mouvements de masse, un ravinement intense et des envasements
des infrastructures de mobilisation d’eau.
Les conséquences sont d’autant plus graves que l’érosion est active dans les régions
exemptes d’aménagements, engendrant des pertes économiques très importantes (Inondations
et asphyxies des terres cultivées, envasement de barrages…) en provoquant un régime
d’écoulement torrentiel.
Sur le bassin d’alimentation, le transport solide provoque un colmatage superficiel des
sols (sols lourds) et augmente le ruissellement aux dépends de l’infiltration.
L’érosion va contribuer au changement progressif du relief, en accentuant les pentes, en
provoquant des ravinements intenses et en accélérant la formation du réseau hydrographique
au profit des surfaces arables.
L’envasement des barrages, l’affouillement et le comblement des lits d’oueds sont
spectaculaires en Algérie.
La vitesse de colmatage des ouvrages d’art est variable d’un barrage à un autre selon
la force de l’érosion et de la lame ruisselée ; la durée de vie d’un barrage est estimée à une
trentaine d’années. (Touaibia, 2010).
I.5 Quantification de l’érosion :
Plusieurs formules et méthodes qui impliquent tous les paramètres physiques sont
utilisées pour la quantification de l’érosion hydrique.
I.5.1 Formule de Henin: "1950" :

Cette formule symbolise la relation existante entre l'érosion pluviotile et les facteurs
susceptibles de la favoriser ou de la limiter. La quantification de l'érosion spécifique "Es" est
donnée par la formule :

I pIs
Es 
KVe

Avec : Ip : Intensité des précipitations;

I : Pente du bassin versant;

Les facteurs "Ip" et "I" favorisent l'érosion

Et S : Susceptibilité des sols;

K : Perméabilité;

Ve : Végétation.

Les facteurs S, K et Ve limitent l'érosion et en plus, les facteurs S et Ve semblent les plus
difficiles à quantifier.

I.5.2 Formule universelle de Wischmeier (1959)


L’intensité de l’érosion peut se caractériser par la mesure des pertes de terre subies par
les sols. Ces pertes de terre peuvent s’estimer par cette équation mise au point par le Service
Américain de Conservation des Sols.
A=R*(K*LS*C*P).
Avec :
A : perte de terre(T/Ha) ;
R : Indice de pluie caractérisant l’agressivité de la pluie en T/Ha ;
K : Indice de sol mesurant la plus ou moins grande susceptibilité du sol à l’érosion ;
LS : Indice de pente, permettant de comparer les conditions topographiques locales à des
conditions standards ;
C : Indice de culture permet de tenir compte du degré de protection du sol par le couvert
végétal ;
P : Indice de remède de conservation du sol ;
Cette équation a été appliquée dans l'Est de l'Algérie et a montré la gravité du problème de
l'érosion et a déterminé les périodes où l'érosion est intense.
I.5.3 Formule de Gravilovic

Il a défini l’érosion spécifique, comme étant proportionnel à la température, à la pluie et


à un coefficient d’érosion, l’équation est donnée par l’expression suivante :[6]

Es = 3,14 . T. P0 𝒁𝟑

Es : érosion spécifique dans le bassin versant (T/Km2 .an).

T : coefficient de température.

𝒕𝟎
T= + 0,1
𝟏𝟎

Avec :

t0 : température moyenne annuelle en 0c.

p0 : pluie annuelle en (mm).

Z : coefficient d’érosion.

Avec :

Z = y. (x.a).(δ+ 𝑰𝒎𝒐𝒚 )

Y : valeur du coefficient de la résistance du sol du à l’érosion. Il dépend de la roche


mère, le type du sol et du climat.

(x.a) : coefficient de régularisation du bassin versant, se rapportant à la protection


des sols, des influences des phénomènes atmosphériques des forces érosives liées aux
conditions naturelles. Il est aussi tabulé.

δ : équivalant numérique des processus visibles et nettement prononcés dans le


bassin versant.

Imoy : indice de pente moyenne du bassin versant.

I.5.4 Formule de L’A.N.R.H :

Tss = 26,62 Ie + 5,071 IP + 9,77 Ct – 593,59

Avec :

Tss : transport solide spécifique moyen annuel (T/Km.an).

Ie : indice lithologique (%).


Ct = Dd . Fl : coefficient de torrentialité.
𝑁
𝐼+1 𝐿𝐼
Dd= densité de drainage.
𝐴

LI : longueur de tous les cours d’eau d’ordre 1 (Km).

Fl= nombre de talweg/ surface : fréquence des talwegs élémentaire.

Cette formule est applicable dans les conditions suivantes :

Ie>10%.

IP>300.

I.5.5 Formule de Tixeront :

Es = (S1.Ta1+ S2.Ta2+ S3.Ta3+………Sn.Tan)

Avec :

Es : érosion spécifique (t/Km².an)

Ta1, Ta2, Tan : taux d’abrasion en fonction de la perméabilité du sol dans les sous
bassins (T/Km²).

S : superficie totale du bassin (Km²).

S, 1S2, Sn : superficie des sous bassins (Km²).

Maintenant, si on suppose que la totalité du bassin possède une même perméabilité,

On a :

Es= K.Le

Avec :

Le : lame d’eau ruisselé moyenne interannuelle (mm).

K : constante.

K : coefficient qui tiens compte de la perméabilité es terrains.

K=8,5 pour les terrains d’une perméabilité élevée.

K=75 pour les terrains d’une perméabilité moyenne élevée.

K=350 pour terrains d’une perméabilité faible à moyenne.

K=1400 pour les terrains d’une perméabilité faible.

K=3200 pour les terrains perméables.


I.5.3 Méthodes liées à la mesure de la turbidité
La mesure de la turbidité de l’eau peut être reliée à la quantité de sédiments arrachés au
bassin versant.
En vue de sa mesure, des prélèvements d’échantillons par des équipements spéciaux au
droit de la station de jaugeage de débit au moulinet.
Sur un certain nombre de points répartis sur plusieurs verticales A, B, C, D…d’une
section, on mesure simultanément la vitesse « V » du courant avec un moulinet et la
concentration « C » en (g/l) des matériaux en suspension.
En reportant cette section à un système « X0Y » avec en abscisse la largeur de la rivière
« rive droite au rive gauche » et en ordonnée les profondeurs à partir de la surface d’eau,
n’importe quel point de mesure sera identifié (voir figure. I.2).
Sur chaque verticale, on représente le débit solide rapporté à l’unité de surface « qs »
qu’est le produit de concentration « C » par la vitesse « V » mesurés aux différentes
profondeurs par des vecteurs horizontaux, dirigés dans le sens du courant pour une verticale
donnée (voir figure. I.3).

RD A B C RG
Largeur de la rivière

A1 B1 A, B, C: Verticals
A1, A2, B1, B2, B3… :
A2 B2 Différentes profondeurs sur
les différentes verticales.
B3

Profondeur de la rivière

Y(m)

Figure. I.2 : Répartition des verticales


Si on prend une verticale, on a :

C.V (g/l). (m/s)


A
YA:Profondeur du vertical A.

A Le débit élémentaire solide de la


verticale A est :

A2 YA

qs(A) =  C.V .dy eng / m.s)


0

Y(m)

Figure. I.3:Epure des vitesses

De même pour les autres verticales.

q SB
qS(g/m.s)

qSc
q SA

Qs

RG
RD
0 A B C X X (m)

A
Figure.1.4 : Epure du débit solide sur toute la section de mesure.

On détermine graphiquement le débit solide en suspension par unité de largeur de la


rivière, au droit d’une verticale.
Le débit solide en (g/s), n’est que l’intégration des différents débits élémentaires des
différentes verticales. Représentés un système « X0Y »ou x représente la largeur de la rivière,
et y le débit élémentaire « qs », le débit solide total Qs est planimétré.C’est la surface
comprise entre la courbe des débits élémentaires et l’axe X, comme la montre la figure I.4
x
Qs=  qsx dx. en g/s ou en tonne/an.
0

Pour la détermination de la concentration des matériaux en suspension, les prélèvements


d’eau sont filtrés sur les filtres pesés au préalable, séchés à 1000C à l’étuve et par double
pesés, le poids des matériaux en suspension est déterminé et ramené à l’unité de volume (g/l,
kg/m3), après calcination de la matière organique si elle existe. [Touibïa, B1986]
II- Le transport solide :
Le transport des sédiments représente un phénomène très important de l’hydraulique
fluviale. Toutefois, ce phénomène est très complexe son étude ne peut être menée
théoriquement que dans les cas simples ou simplifiés. Les formules obtenues se basent sur des
résultats expérimentaux assez limités et sont utilisées avec beaucoup de prudence et dans les
conditions hydrauliques pour les quelles chacune a été établie.

Le transport solide dans cours d’eau constitue la seconde phase de l’érosion, la


dynamique des matériaux arraché au sol et transportés par le réseau d’écoulement dépend
essentiellement par le champ d’exploitation des vitesses varie tout au long du profil de l’oued
amont en aval. Pour les vitesses plus élevées, les matériaux solides se déplacent sur le fond en
roulant, En glissant ou en effectuant des bonds successifs: ce phénomène est appelé
charriage.les grains se déplacent à une vitesse nettement inférieure à celle de l’eau. Moins
d’un mètre par heure. Pour des vitesses encore plus élevées, les matériaux prélevés sur le fond
sont emportés par le courant : le phénomène est appelé transport en suspension. Les grains se
déplacent à la vitesse de l’eau au voisinage du grain. La capacité de transport est liée à la
nature granulométrique des matériaux et varie dans le temps et dans l’espace avec le débit
liquide.

La répartition entre le charriage et la suspension dépend essentiellement de la


dimension des matériaux rapportés à la, vitesse de l’eau et la turbulence de l’écoulement.

On classe habituellement le transport de sédiments en différent modes correspondant


à des mécanismes physiques de base relativement distincts.

T.S par charriage

T.S du fond

T.S total T.S en suspension

T.S en suspension intrinsèque (pour les particules très fines).


Figure.1.5 : mode de transporte solide en hydraulique.

Figure.1.6 : mode de transporte des sédiments selon leur taille.

III- Description des mécanismes de transport solide :


On distingue classiquement charriage et suspension, alors qu’il y a en fait continuité
entre les deux phénomènes et que la limite est forcément arbitraire. Le charriage est le
mouvement des particules solides prés du fond par roulement ou saltation. Ce sont surtout la
trainée et la portance liées au champ moyen des vitesses qui sont responsables se leur
trajectoire, la turbulence y joue un rôle secondaire. La suspension est le mouvement des
particules solides au sein de l’écoulement, ce sont les fluctuations verticales des vitesses et les
vitesses moyennes longitudinales qui sont surtout responsables de leur trajectoire. La
suspension est toujours associée à du charriage. Lorsqu’il y a des particules d’une taille
donnée en suspension, il y en a également en charriage. (Demmak. A 1982)

Figure.1.7 : les déférents modes de transporte solide.


A champ hydrodynamique identique, les particules en suspension sont plus petites que les
particules se déplaçant exclusivement par charriage. Si on augmente le débit, une particule va
tout d’abord rester au repos car l’écoulement n’a pas assez d’énergie pour la mettre en
mouvement, c’est-à-dire celle nécessaire pour faire passer son centre de gravité au-dessus la
particule immédiatement à la l’aval. Ensuite, la particule est charriée par roulement puis par
sauts. Lorsque le débit liquide est suffisant pour que les fluctuations verticales de vitesse
puissent compenser la vitesse de chute des particules, ces dernières sont transportées en
suspension.

III.1- Transport par charriage :


Le charriage est un mouvement des grains prés du fond par roulement ou glissement
des grains les uns sur les autres ou par petits sauts. Le charriage est un déplacement mais bien
sur pour qu’il y ait déplacement il faut qu’il y ait d’abord arrachement du grains.ces
déplacement sont dus à la traînée et à la portance.

Les particules charriées se déplacent sous l’effet des actions hydrodynamiques


exercées par l’écoulement d’eau. Le transport solide par charriage concerne plutôt les
particules grossières, typiquement de diamètre supérieur à 0,5mm.

Le charriage dit transport de fond, constitue un sérieux problème en régularisation


des débits de cours d’eau, et dans la construction des ouvrages hydrotechniques.

III.1.1- Description du phénomène :

Sur le lit des matériaux sans cohésion, les grains isolés sont soumis aux
forces de pesanteur et aux forces hydrauliques.

• Les forces de pesanteur sont des forces stabilisatrices.


• Les forces hydrauliques sont des forces déstabilisatrices dues à l’écoulement
(trainée et portance).

La grandeur physique explicative de ce mode de transport (charriage) est la


contrainte hydrodynamique critique τ c.

Donc les grains constituants l'interface solide- liquide, ayant un poids et un


coefficient de frottement fini, ils ne peuvent être mis en mouvement par l'action du
fluide que si la contrainte sur le fond τ dépasse La valeur de la contrainte critique
τc.

Ce mouvement de granulats se traduira par un transport sur le fond dans le sens


de l'écoulement.

La contrainte sur le fond de la rivière est exprimée par :

τ = ρ g Rh j (N/m2)

Avec :

τ: La contrainte sur le fond de la rivière (N/m 2).


J: Perte de charge régulière de l'écoulement (m/m).
ρ: Masse volumique du liquide (Kg/m3).
Rh: Rayon hydraulique (m).
g: Accélération de pesanteur (m2/s).
Pour cela, on dit que le charriage est un phénomène à seuil et l'analyse très
simplifiée pour le début de mouvement, revient à comparer directement la
force déstabilisatrice due à l'écoulement à la capacité de résistance au mouvem ent des
matériaux, qui tapissent le fond.

Vu la complexité de mesure, le charriage n'a pas été mesuré, les valeurs


utilisées dans la quantification sont inspirées de travaux réalisés par des chercheurs.

Jusqu’à présent, les formules de détermination du débit solide charrié ne donnent de


résultats satisfaisants que dans un domaine limité de valeurs des paramètres.

L’application de ces formules doit se faire avec beaucoup de prudence, en général, il


faut rester dans le domaine de valeurs des paramètres pour les quels la formule utilisée a été
établie.

Il existe un nombre considérable de formules qui permettent de calculer le débit


charrié, mais sont rare celles qui donnent plus au moins de bon résultats dans le cas particulier
des cours d’eau naturels.

III.1.1.1- Formule de Schoklitsch :


Schoklisch a proposé deux formules empiriques, l’une en 1934 et l’autre en 1950,
présentent la plus récente.
𝟐,𝟓
qs = je3/2 (q-qc)
𝒔

qc le débit liquide critique caractérise le début de l’érosion, il est donné par la


formule suivante :

𝒅𝟑/𝟐
qc= 0,26(ss-1)5/3 𝟕/𝟔
𝒋𝒆

Valable pour d≥6mm. Pour un mélange de granulométrie non uniforme on prend


d=d40 comme diamètre équivalent.

La formule de SCHOKLITSCH s’applique à des diamètres de grains plutôt


importants d≥6mm, à peu prés uniformes et pour des pentes du fond plutôt moyennes à
importantes(0.003à0.1).

III.1.1.2- Formule de MEYER-PETER et MÜLLER :


En analysant plusieurs formules empiriques obtenues en laboratoire, mais en
vérifiant les conditions de Froude, que MEYER-PETER et MÜLLER ont obtenu en 1948

Leur dernière formule.

0,25ρ1/3 gs’2/3 = γ Rh ζM je – 0.047(γs-γ)


Cette formule présente l’avantage d’être homogène et de rester valable pour des
matériaux de granulométrie largement étendue.

En posant :

τ’= ζM γ Rh je et τc= 0.047(γs-γ)

Il vient :

𝟏
gs’=8 (τ’- τc)3/2 (Kg/s)
𝝆

Où :

gs’= gs (γs-γ)/ γs est le débit solide en poids dans l’eau et gs/γs =qs est le débit solide
volumique net ( m3/s/m ) :

𝟏 𝟏
qs =8(𝛄𝐬−𝛄) (τ’- τc)3/2 m3/s
𝝆

Ou sous la forme suivante :

qs =8 𝒈 𝒔𝒔 − 𝟏 𝒅 𝟑 (τ*’- τ*c)3/2

Rh : est le rayon hydraulique du lit.

τ*’ : est la force tractrice adimensionnelle corrigée.

τ*c : est la tension adimensionnelle critique de frottement.

ζM : est un paramètre de rugosité donnée par :

ζM = (Ks/K’s)3/2

Ks : rugosité totale du lit, évaluée avec la formule de MANING-STRICKLER


𝑼
Ks =𝑹 𝟏/𝟐
𝒉𝒋

K’s : est la rugosité due aux granulats, évaluée au moyen de la formule de STRICKLER.
𝟐𝟔 𝟐𝟏.𝟏
K’s= 𝟏/𝟔 = 𝟏/𝟔
𝒅𝟗𝟎 𝒅𝟓𝟎

Pour une granulométrie non uniforme, on prend le diamètre moyen, d=d50, comme
diamètre équivalent.
Lorsque le fond est plat (s’il n’y a pas d’ondulation) ζM=1, par contre, en présence
d’ondulations (dune ou rides) une partie de l’énergie se dissipé en rugosité de forme, on prend
0.35< ζM<1

La formule a été établie en canal pour des écoulements uniformes de 1 a 5000l/s


sur des granulats de 0.4 a 30 mm, de granulométrie tantôt uniforme tantôt étendue, et
pour des pentes comprises entre 0,0004 et 0,024. La profondeur du canal dans les
expériences allait de 1 a 120 cm. La gamme de ρ s/ρ couverte allait de 7,25 à 4,22.

La formule de Meyer-Peter et Müller a subi des extrapolations sur d'autres


conditions pour représenter mieux le phénomène.

II est donc recommande de n'utiliser cette formule que pour des granulats
plutôt grossier, d>2 [mm], a granulométrie uniforme et non uniforme, et pour une gamme
de pentes de fond allant de 0.0004 a 0.024.

III.1.1.3- Formule d’Einstein-Brown (1950):

Einstein étudia le problème du charriage par la méthode des paramètres


hydrauliques significatifs. II suppose que le mouvement d'un grain s'effectue par bonds
dont la longueur et la fréquence dépendent de ses dimensions, le nombre et le volume des
particules en mouvement donnent alors le débit solide de charriage. II considère ensuite
la probabilité pour qu'une particule commence a se déplacer dans un intervalle de temps
donné.

La formule est donnée par :


𝟏 𝟏
Φ=40(𝝍 )3 pour ≥0.09
𝝍

Avec :
𝟏 𝝉
= , τ=ρ g Rh j
𝝍 𝝆𝒔 −𝝆 𝒈𝒅

𝒈𝒔
Φ=
𝝆𝒔 𝒈𝑭 𝒈(𝒔𝒔 −𝟏)𝒅𝟑

𝟐 𝟑𝟔𝝂𝟐 𝟑𝟔𝝂𝟐
F= + 𝒈(𝒔 𝟑 −
𝟑 𝒔 −𝟏)𝒅 𝒈(𝒔𝒔 −𝟏)𝒅𝟑

Cette formula est confirmée pour des granulats de diamètre d allant de 0.3 a
7mm en laboratoire.

D'ou la formule :

qs=40F 𝒈(𝒔𝒔 − 𝟏)𝒅𝟑 τ*3

III.2- Transport par suspension :

Le transport par suspension est le deuxième type de transport solide dans un cours
d’eau. Il concerne les éléments fins. Qui progressent dans le sens du courant au même du
liquide
Ces éléments fins sont maintenus en suspension par la turbulence. La quantité de ces
matériaux dépend essentiellement des éléments fins, provenant de l’érosion du bassin, suite
au ruissellement des eaux de pluie.

Le concept le plus utilisé pour expliquer théoriquement le transport en suspension est


le concept de diffusion-convection, qui donnera la distribution verticale de la concentration
locale C(z) de particules en suspension.

La concentration n’est jamais parfaitement uniforme. Mais l’équilibre entre le flux


ascendant et le flux descendant des granulats brassés dans l’agitation turbulente du liquide lui
donne une valeur moyenne constante, qui dépend de la cote Z à laquelle on la mesure au
dessus du fond.

La fonction C(z) a été déterminée par M.P. O’BRIEN en 1933.l’échange verticale


des particules solides du à la diffusion turbulente et le mouvement gravitationnel exprimé
pour la vitesse de chute W à la cote Z est donnée par l’expression suivante :
𝒅𝑪
CW+εs𝒅𝒁=0

Cette égalité est l'équation de base de la suspension des sédiments dans la


théorie de la turbulence. Elle exprime que, a tout niveau, zs<z<h, il y a équilibre
(verticale) entre le mouvement dans le sens de gravite et le mouvement du au
gradient de concentration dans le sens contraire.

Où εs est le coefficient d'échange turbulent qui caractérise l'aptitude des granulats


a passé de part et d'autre d'un plan horizontal fictif. εs est analogue (mais pas forcement
égal) au coefficient d'échange turbulent ε des molécules liquides.

Pour des faibles concentrations, il est admet en général que : εs = ε

II résulte des théories modernes de I’ écoulement turbulent de Prandtl et de Von


Karman, que la loi de répartition des vitesses dans la hauteur du liquide est une loi
logarithmique :

𝒅𝒖 𝒅𝒛
=
𝒖∗ 𝒌𝒛

K : paramètre de VON KARMAN.

Et que le coefficient d'échange turbulent des molécules liquides ε à pour valeur :

𝒅𝒖
ε=u*2/( )
𝒅𝒛
On obtient donc l’expression suivante :

𝒅𝑪 𝒘 𝒉 𝒅𝒛
+ =𝟎
𝑪 𝒌𝒖′∗ 𝒉−𝒛 𝒛

En admettant qu'il y a peu de granulats en suspension pour qu'on puisse


considérer que w est indépendante de la concentration, l’intégration de cette équation
différentielle donne :

𝑪 𝒉−𝒛 𝒛𝟎 ′∗
=( − )𝒘/𝒌𝒖
𝑪𝟎 𝒛 𝒉−𝒛𝟎

En désignant par h la hauteur du liquide qui s'écoule, et par C 0 la concentration a


un niveau de référence z 0 au-dessus du fond.

Cette équation donne donc la distribution de la concentration relative, C/C0,


pour une seule taille de particule, w.

III.2.1- Description du phénomène :

Au fur et à mesure que la vitesse du courant s'accroît dans le cours d'eau,


l'intensité de la turbulence s'accroît également jusqu'au stade où les particules en
saltation atteignent une hauteur au-dessus du fond où les forces extensionnelles
fluctuantes dues à la turbulence dépassent le poids des particules.
A partir de ce moment, les particules ne suivent plus une trajectoire définie ; mais
elles suivent des trajectoires aléatoires dans l'épaisseur du fluide.

La formule de W.Kresser définie le critère d'apparition des phénomènes de


suspension qui consiste à définir la vitesse "U" d'écoulement du liquide, par laquelle la
poussée de ce dernier sur les grains de diamètre "D" permet la mise en suspension
des grains quartzeux de 0,2 à 0,85 millimètres de diamètre dans des écoulements naturels
de rivières.

U2=360 .g. D

Avec :
𝜸𝒈
U= C 𝒉𝒋 et τ = γ j h d’où τ =360(𝑪𝟐 )D

τ : Tension tangentielle de l'écoulement (N/m2).

γ: Poids volumique du liquide (N/m3).

C : Coefficient de Chezy.

h : Hauteur du liquide (m).

J : Perte de charge régulière (m/m).

U : Vitesse de l'écoulement (m/s).


D : Diamètre des grains (mm).

g : Accélération de pesanteur (m2/s).

III.2.1.1- Formule d’Einstein :

II existe plusieurs méthodes pour calculer le transport en suspension, présentons


celle qui est la plus utilisée : la formule d’Einstein (1950).

Einstein développé une formule qui permet de calculer le débit solide volumique en
suspension en exprimant la distribution de la vitesse avec la formule logarithmique, et après
plusieurs manipulations mathématiques il a pu obtenir la forme finale suivante :

𝒉
qss=11,6C0u* zs[2,303log(30,2 ∆)j1+j2]

Ou j1 et J2 sont des intégrales évaluées numériquement (abaques) pour déversent


valeurs de AE, ζ, tel que :

ζ =w/k u*’

AE=zs/h

ζ : l’exposant de ROUSE

∆ : un terme correcteur

Zs : la cote du niveau au dessous duquel se trouve le charriage.


Figure.1.8 : intégrale deJ1 et de J2 utilisé dans la méthode d’einstein.

III.2.1.2- Méthode statistique :

C'est une méthode de quantification automatique des apports solides à partir des
débits liquides. Le principe de la méthode consiste en la recherche de relation entre le
débit solide et le débit liquide.

Ou qss est le débit solide en Kg/s, q est le débit liquide en m 3/s et a0 et a1 deux
paramètres à déterminer a partir des séries observées.

IV- Caractérisation de la phase solide :

Le transport solide sédimentaire dépendra obligatoirement du type de matériaux en


présence. De plus la granulométrie du sol, joue un grand rôle dans le phénomène du transport
solide. (Rammini.B 1997)
Nous allons nous intéresse aux sédiments et à la définition de leurs caractéristiques
physiques et hydrauliques essentielles, à savoir :

 La taille de la particule, donnée par la courbe granulométrique.


 La forme des particules.

 La masse volumique des particules ρs.

 Vitesse de chute w.

 Tous ces paramètres peuvent varier le long du canal. De plus, ils dépendent du type de
prélèvement et d’analyses d’échantillon.
IV.1- classification des sédiments :

Le sol d’un lit est très diversifié et est composé de limon et vases, argile, sable, gravier,
galet et bloc. Leur classification est donnée selon le tableau suivant :

Tableau I.I : Classification des sédiments d’un lit.

Diamètre désignation observation

Cohérentes, compressibles,
d 0.5µ Colloïdes (vase et limons) non élastiques, lisses,
difficiles à éroder.

0.5µ d 5µ Argile /

5µ d 64 µ Silt /

64 µ d < 2 mm Sable /

2 mm d < 20 mm Morceaux de roche plus ou


gravier
moins roulés.

20 mm d < 300 mm Galet /

300 mm d Blocs /

Les matériaux du fond sont remués et reclassés sans arrêt. Cependant, à partir
d'un profil d'équilibre, on constate que suivant la morphologie des fonds, on trouvera
une répartition différente des sédiments.
IV.2- Granulométrie :

Les sédiments non cohésifs (particule solide) qui forment le l i t d'un cours
d'eau sont en général de taille variable, représentés par une courbe granulométrique des
matériaux du lit. Cette courbe représente les proportions en poids de granulats
inférieurs à chacun des diamètres des mélanges de granulats.

La courbe granulométrique du lit est obtenue par échantillonnage. Il est


recommandé de prendre plusieurs échantillons dans différentes sections du
cours d'eau à l'étude, puis d'établir une courbe moyenne. Chaque échantillon
doit être prélevé jusqu'à une profondeur d'érosion maximale anticipée, soit
autour de 0.70m de profondeur.

A partir de cette courbe on peut tirer les différents diamètres caractéristiques


d'un sol :

Le diamètre médian du mélange (d50) : correspond au diamètre supérieur ou égal


au diamètre de la moitié des granulats du mélange.

Le mode du mélange : le diamètre correspondant au sommet de la courbe de


fréquence granulométrique du mélange.

Le diamètre moyen du mélange : la moyenne pondérée des diamètres individuels


des granulats d'après leurs proportions respectives dans le mélange.

Le diamètre dn : le diamètre pour lequel la courbe de répartition des granulats du


mélange comporte n% de matériaux d'un diamètre inférieur.

IV.3- Vitesse de chute :

La vitesse de chute est considérée comme un paramètre de base dans les


problèmes concernant l'action du courant sur le matériau granulaire du lit. Elle permet de
caractériser le comportement hydrodynamique d'une particule dans un liquide.

Etudions cette vitesse de chute pour des sédiments non cohésifs en eau calme. En
appliquant la loi fondamentale de la dynamique, une particule de grain (de forme
sphérique) se déplaçant dans un fluide visqueux est soumise à l'action de trois forces : La
pesanteur et la poussée d'Archimède qui constituent ensemble le poids apparent P de la
particule :

𝟑 𝒅 𝝅𝒅𝟑
𝒑 = 𝟒 𝝅 (𝟐)𝟑 𝝆𝒔 − 𝝆 𝒈 = 𝝆𝒔 − 𝝆 𝒈
𝟔

Et la traînée hydrodynamique F (ou la résistance exercée par le fluide), est


égale d'après Newton à :
𝝅𝒅𝟐 𝒘𝟐
𝑭 = 𝝃𝜸 𝟒 𝟐𝒈

On pose :

𝒔 − 𝟏 = (𝝆𝒔 − 𝝆)/𝝆

D’où la formule de newton :

𝟑 𝒔−𝟏 𝒈
𝒘𝟐 = 𝟒 𝒅
𝝃

On peut définir 2 paramètres adimensionnels :

 Le diamètre sédiment logique du grain :


𝟏
∗ 𝒔−𝟏 𝟑
𝒅 = 𝒈 𝒅
𝝂𝟐

 et le nombre de Reynolds de chute :

𝒅𝒘
𝑹𝒘 =
𝝂

Le coefficient ξ dépend de la forme, des dimensions, de la nature de la particule et du


nombre de Reynolds: ξ = f(R, nature de la surface, forme, dimension,..).

 pour un régime laminaire 𝑅𝑤 < 1


on a
𝝃 = 𝟐𝟒/𝑹𝒘 et 𝑹𝒘 = 𝟏/𝟏𝟖𝒅∗𝟑

On obtient la solution de Stocks :

𝟏 𝒔−𝟏 𝒈
𝒘 = 𝟏𝟖 𝒅𝟐
𝝂

 pour un régime turbulent :


𝑅𝑤 > 1000, ξ est une constante et ne dépend plus de Reynolds :

𝟖 ∗𝟑
𝝃 = 𝟎, 𝟓 𝒆𝒕 𝑹𝒘 = 𝒅
𝟑

𝟖
Et 𝒘= 𝒔−𝟏 𝒈𝒅
𝟑
 pour 1 < 𝑅𝑤 < 1000 :
On est dans la zone de transition entre le régime laminaire et le régime
turbulent : 𝜉 = 𝐹(𝑅𝑤 ), cette fonction est plus complexe. Oseen
propose la formule empirique suivante, pour 𝑅𝑤 > 2:

𝟐𝟒 𝟑
𝒘 = 𝑹 (𝟏 + 𝟏𝟔 𝑹𝒘 )
𝒘

Dans le domaine du transport solide on admet les équations suivantes :

𝟏 𝒔−𝟏 𝒈
𝒅 < 0.1 𝒎𝒎 𝒘= 𝒅𝟑 STOCKS
𝟏𝟖 𝝂

𝝂 𝟎.𝟎𝟏(𝒔−𝟏)
𝟎. 𝟏 𝒎𝒎 < 𝒅 < 1 𝒎𝒎 𝒘 = 𝟏𝟎 𝒅 𝟏+ 𝒈𝒅𝟑 − 𝟏 BRUDRYK
𝝂𝟐

𝟏 𝒎𝒎 < 𝒅 𝒘 = 𝟏. . 𝟏 𝒔 − 𝟏 𝒈𝒅 VAN RIJIN

II faut remarquer que les grains sont considérés comme des sphères parfaites. Alors
que la forme du grain peut être très différente.

De plus, une forte concentration de particule entraîne des interactions entre elles et
donc une modification de la chute. Si la concentration augmente. la vitesse de chute libre
devient la vitesse de chute entravée.

Notons qu'il peut apparaître des phénomènes de floculations. Les fines particules
dont la vitesse de chute est très lente, voient alors leur vitesse de chute augmenter de façon
considérable. Et finalement la vitesse de chute peut être influée par la température de l'eau.

V- Début d'entraînement des sédiments :

V.1- Début d'entraînement des sédiments en suspension :

Le début de transport des particules en suspension est un problème plus complexe.


Rappelons que ce mode de transport se base sur la théorie de la turbulence, et l'analyse de
cette théorie montre le caractère aléatoire du mouvement des grains.

La plus part des critères se base sur la comparaison de la vitesse de frottement u* à


la vitesse de chute des particules solides w. En se basant sur des résultats expérimentaux et sur
des considérations théoriques, Bagnold (1954) et Engelund (1965) indiquent que les
particules solides ne peuvent être suspendues que si : u* dépasse la vitesse de chute soit :
𝒖∗ /𝒘 ≥ 𝟏

Graf(1971) suggère que le transport en suspension commence si

𝒖∗ /𝒘 ≥ 𝟎. 𝟒

Rijin (1984) propose ce qui suit :

𝒖∗ 𝟒
> Pour 𝟏 < 𝒅∗ ≤ 𝟏𝟎
𝒘 𝒅∗

𝒖∗
> 0.4 Pour 𝒅∗ > 10
𝒘

V.2- Début d'entraînement des sédiments sur le fond :

Pour les différents modes de transport, il est utile, bien que compliqué, de faire la
délimitation entre ces modes.

Ces types de transport ne concernent pas les mêmes particules. En fonction de


l'écoulement, et plus particulièrement di: la contrainte exercée sur le fond, il y aura soit du
charriage soit de la suspension soit les deux modes.

Sheilds a montré expérimentalement en 1936 que pour une granulométrie uniforme,


la loi de mise en mouvement des grains pouvait s’exprimer par une relation entre τ* et le
nombre de Reynolds.
𝜸𝒘 𝑹 𝒊
τ*=
𝜸𝒔 −𝜸𝒘 𝒅

Avec :

R : rayon hydraulique.

i : pente de l’écoulement.

γs : poids volumique spécifique des grains solides est de 26 à 27KN/m3.

γw : poids volumique de l’eau 10KN/m 3.

d : diamètre du grain.

Aussi, proposons-nous la présentation de Yalin 1972 qui a transformé la relation de


𝛾𝑠 −𝛾𝑤 𝑔
Sheilds en une relation entre τ* et d*=𝑑 . Cette relation apparait dans la figure I-10.
𝛾𝑤 𝜈 2

La figure I-9 montre donc qu’à 20°c, le matériau correspondant au faible paramètre
de Sheilds a pour diamètre environ 0,8mm.
Figure.1.9 : diagramme de yaline shelds (d* en m).

Au départ, seuls les matériaux fins se mettent en mouvement et forment des rides qui
progressent dans le sens de l'écoulement. Si la vitesse augmente, il y a formation de dunes
qui progressent dans le sens de l'écoulement. Puis le lit s'égalise, il y a mise en suspension
des particules après saltation. Enfin, on peut observer des antidunes qui remontent le courant.

Ainsi, selon le régime, le charriage au fond peut s'effectuer sur le l i t plat, sur des
rides ou au-dessus de dunes.

Finalement, grâce à une classification plus simple on peut déterminer le


mode de transport solide selon les valeurs de τ * :
Tableau I.2 : classification e ramette .

τ* 0.01 à 0.05 0.05 à 0.25 0.25 à 2.50 2.50 à 10

Mode de Transport nul Charriage Charriage et Suspension


transport prépondérant suspension prépondérante
IV- Etudes réalisées sur le transport solide et l'érosion en Algérie :

De nombreuses études expérimentales avaient été consacrées au problème de


l'érosion. Les principaux résultats ont permis d'appréhender, sur une base scientifique, le
mécanisme de l'érosion.

VI.1 - Medinger (Mars 1960) :

Medinger effectue une étude sur les méthodes de mesure et présente les données
de mesure recueillies sur une trentaine de bassins versants durant la période 1946-1957.

Ses essais ont porté sur l'élaboration d'une relation entre débits et concentrations
instantanées. Les résultats obtenus n'étaient pas satisfaisants.

VI.2-Tixeront(Août 1960) :

Les travaux de Tixeront sont basés de 32 bassins d'Algérie et 9 bassins de Tunisie.


Les superficies varient de 90 à 22300km2 et les observations portent sur une durée de 2 à 22
ans.

L'auteur a procédé à la correction et l'homogénéisation des séries qui figurent dans


les annuaires hydrologiques de l'Algérie.
Puis a regroupé les bassins en 3 classes suivant un critère régional, et pour
chacune d'elles une relation débit solide et ruissellement.

Les principales conclusions des travaux de Tixeront sont résumées comme suit :

Les teneurs en suspension des 3 groupes de bassins augmentent d'une


façon générale, quand le ruissellement diminue.

Les terrains des régions fortement plissées, fournissent des taux


d'abrasion et des teneurs en suspension particulièrement élevés.
La distribution régulière des précipitations avec un maximum en pleine saison
végétative est favorable aux faibles teneurs. La distribution la plus favorable est
celle qui emporte au maximum en automne.
La répartition pluviométrique permet la différentiation de 3 zones :

 Une zone ou la pluviométrie inferieur à 300 mm est insuffisante pour une causer
une érosion appréciable.

 Une zone de 300 à 700 mm ou l’érosion est très active 1200t/km2/an.

 Une zone de pluviométrie supérieure à 700 mm, mais qui bénéficie d’un couvert
végétal protecteur ou l’érosion est de l’ordre de 350 t/km2/an
VI.3- Capolini (1965-1969) :
L'auteur a effectué une étude géomorphologique régionale sur le
bassin du Cheliff (pente, formation lithologique, superficielle, couvert végétal).
L'étude a permis à Capolini de :
- de quantifier les débits solides en associant à chaque formation lithologique
un débit solide spécifique.
- d'établir une relation statistique entre l'érosion spécifique des bassins versants et
les coefficients de torrentialité.
- de suggérer une méthode de cartographie de la susceptibilité à l'érosion à partir
de la cartographie du coefficient de torrentialité, en partant de l'hypothèse, vérifiée sur
les bassins du Fodda et de Rhiou, que les zones fortement érodées coïncident avec les
zones à coefficient de torrentialité élevé.

VI.4- Sogreah (1969) :


L'étude est basée sur les données recueillies dans 27 bassins, Les durées
d'observation sont très variables.
Cette étude a montré que le transport solide des oueds est fonction du ruissellement
annuel des crues et de la perméabilité des bassins versants, en admettant que le degré de
perméabilité est un facteur qui intègre en 1 e r e approximation les paramètres
géomorphologiques.
Sur un bassin de nature géomorphologique donnée, le transport solide apporté par les
crues croît avec le volume ruisselé.

VI.5- Demmak (1982) :


Demmak a mis en relief l’importance de cette érosion et ses conséquences, et a proposé
une méthodologie d’étude et de lutte.
A cet effet, il a procédé à la sélection de 30 bassins versants représentatifs de
l'Algérie du nord de différentes conditions physiques, géomorphologiques, climatiques et
hydrologiques. Il a défini une corrélation multiple très significative incluant plusieurs
paramètres physiques pour un bassin versant côtier à très forte érosion, qui n'est valable
que pour les bassins versants Téliens ayant un pourcentage marneux érodable supérieur à
10% et une pluviométrie supérieur à 300 mm.

Les travaux de Demmak ont montré que l'érosion spécifique dépasse 2000t/km2/an
sur la plupart des bassins versants de l'Atlas Télien. Il atteint 4000t/km2/an sur la chaîne des
côtiers de Dahra.

VI.6- Etude PNUD/OPE (1987):

L'étude avait pour objectifs :

 D’améliorer la connaissance des causes de l’érosion hydrique en zone semi-aride.


 De quantifier les principales formes d’érosion susceptibles de se développer et préciser
les relations érosion-transport solide.
 De tester une méthode d’évaluation des transports solides à l’exutoire d’un grand
bassin.
 De contribuer à la définition d’une stratégie de lutte contre l’érosion et les transports
solides.
L'étude a montré que l'érosion en Afrique du nord est essentiellement liée à
l'énergie du ruissellement. Ce sont les épisodes pluvieux importants entraînant un
ruissellement généralisé qui provoque les pertes en terre les plus notables et contribuent à
l'essentiel des transports solides à l'exutoire des bassins.

L'analyse globale des données a permis de meure au point des relations entre :

 le ruissellement, la précipitation génératrice, durée de l'averse et la


température.
 le débit maximal, le volume ruisselé et le temps de base de la crue
 la concentration du débit solide en suspension et le débit maximal

Cependant, ce modèle reste un outil provisoire, il devra être complété et affiné sur la
base de données cartographique et hydrologique exhaustives. En effet, les trois années
d'observation constituent une période trop courte pour obtenir des résultats significatifs et
appréciables.

VII- Conséquences et les méthodes de prévision et défense :

VII.1- Conséquences du phénomène du transport solide :

La construction des barrages par l'aménagement des cours d'eau modifié les
conditions d'écoulement du débit solide.

A l'entrée de la retenue et par suite de la chute de la vitesse du cours d'eau le


transport des sédiments diminue, les éléments les plus grossiers déposent
immédiatement, quand aux fins ; plus légers, continuent leurs trajets en suspension
jusqu'à se déposer aux eaux mortes, où ils se décantent lentement au pied amont du barrage
là où les vitesses d'écoulement deviennent nulles.

VII.1.1- Mécanisme de l’envasement :

L'érosion des bassins versants a des conséquences sur les aménagements du


cours d'eau à l'aval.

La plus dramatique de ces conséquences et sans aucun doute, l'envasement des


retenues qui est la cause principale des pertes en capacité des réservoirs d'eau.

VII.1.1.1- Comportement des sédiments fins :

Les matériaux fins sont transportés en suspension plus loin dans la retenue, pour se
déposer au fond de cette dernière en couches relativement planes. Ces dépôts se font,
soit par décantation sur place, soit après leur transport par les courants de densités. Ce
dépôt est fonction du régime d'écoulement en amont.
VII.1.1.2- Comportement des sédiments grossiers :

Ce sont les sédiments transportés par charriage, ils s'y déposent en forme d'un
delta qui s'érige à l'embouchure du réservoir et progresse vers le barrage au fur et
à mesure des apports enregistrés.

VII.2- Méthodes de prévision des apports solides :

Pour prévoir la quantité de sédiments déposés dans les retenues, plusieurs méthodes
sont utilisées, la plupart d'entre elles se fondent, soit directement soit indirectement sur des
mesures par prélèvement d'échantillons, ou sur des levés topographiques
(bathymétriques) dans les retenues. Ces méthodes sont classées en trois types :

1) Méthode empirique.
2) Méthode d'application des équations du transport solide.
3) Méthode par modélisation.

VII.3- Méthodes de lutte contre l’érosion et le transport solide :

La modification de l'environnement dans le bassin versant sont les conséquences


de multiples problèmes posés par l'érosion accélérée et les dépôts des sédiments.

Les méthodes de lutte contre l'érosion et la sédimentation reposent sur l'étude


de leur nature et leur évolution, afin de prévoir les dispositifs nécessaires pour réduire
ou éliminer les effets négatifs des processus observés.

Procédés de lutte contre l’érosion t le transport solide :

On peut classer les moyens de lutte contre l'érosion dans les catégories
suivantes :

-Procédés agro techniques.

-Restauration des forêts.

-Procédés hydrotechniques.

VII.3.1- Procédés agro techniques :

Ces méthodes de protection contre l'érosion consistent surtout en procédés de


cultures appropriées pour retenir l'eau.

Le travail selon les courbes de niveau est réservé aux pentes douces et
aux régions de pluies modérées. Sur les terrains pentus et dans les régions où il
peut se produire des fortes crues, l'eau des ruissellements peut être retenue par
les cultures en bande associées à des travaux de terrassement.

a) Restauration des forets :

Les ceintures forestières sont un moyen efficace de conservation des sols.


Elles contribuent à la réduction de la vitesse de vent et améliorent le microclimat.
Elles sont très efficaces lorsqu'elles sont plantées en lignes perpendiculaires au
ruissellement, pour que l'écoulement sera dispersé et l'infiltration favorisée. Cependant
une mauvaise disposition des ceintures peut être la cause d'une intensification du
ruissellement et de la formation des ravines.

b) Procédés hydrotechnique :

Ces procédés comprennent les fossés d'infiltration avec banquettes pour empêcher
la formation des ravines, les barrages pour la rétention des sédiments; des terrasses le
long des courbes de niveaux, des ouvrages de retenue et de diversions au sommet des
ravines, etc.

VII.3.2- Les cours d’eau :

L'érosion du réseau hydrographique est la cause principale des pertes en


capacité des réservoirs d'eau.

Plusieurs procédés sont employés dans le but de protéger le cours d'eau principal
contre le dépôt de sédiments causé par le phénomène d'érosion.

a) Revêtement des berges :

Le mode de protection des berges le plus courant est la mise en place d'un
revêtement de protection fait d'un matériau résistant à l'érosion (les enrochements, le
béton, etc.) et déposé directement sur le talus des berges.

b) Freinage de l’écoulement :

On peut obtenir un freinage de l'écoulement en mettant en place des structures


perméables parallèlement à la base des berges. La diminution de la vitesse réduit les
risques d'érosion et facilite, lorsque les conditions sont favorables, le dépôt le des
sédiments et la croissance de la végétation le long de berges.

c)Guidage de l’écoulement :

Pour écarter les courants et les vagues des zones sensibles, les jetées, épis et les
chicanes sont souvent employés.

La déflexion du courant modifie les processus de transport des sédiments et l'effet


habituel est la formation de dépôts le long des berges menacées. On peut utiliser des
structures perméables ou imperméables.

d) Aménagements hydrauliques :

Les barrages modernes et d'autres ouvrages hydrauliques sont souvent de très


grande taille, nécessitant la maîtrise de débits très élevés sous une forte charge. On doit
mettre en place des dispositifs efficaces pour empêcher des affouillements indésirables
du lit à l'aval de l'ouvrage, on utilise souvent :

-Bassins d'amortissement.
-Sauts de ski.

Conclusion :

Le transport solide est un phénomène à seuil, avec deux modes :

 Le charriage, translation en masse des matériaux du fond.


 La suspension, entrainement par le courant turbulent, dans toute la section
d’écoulement.

Le charriage et la suspension ont sur la morphologie des influences très différentes :

 Le charriage est en constante interaction avec le lit ; nous pouvons dire qu’il
le façonne.
 Les matériaux en suspension ont beaucoup moins d’interaction avec ceux du
fond ; ils se déplacent à la vitesse du courant et ne font que passer ; ils ont
rarement un rôle morphogène important.
Chapitre II
Introduction
Un grand nombre de facteurs autre que climatique intervient souvent de façon
aggravante, dans les dégâts occasionnés par les crues, car le bassin versant fonctionne
comme un intermédiaire entre l'eau précipitée et l'eau écoulée. Ce milieu physique
complexe transforme l'apport pluvial et en retient une part variable. Cette part dépend de
l'organisation des différents facteurs, certains tendant à limiter l'écoulement au contraire
tendant à l'aggraver. Parmi ces derniers, les facteurs géologiques, pédologiques,
biogéographiques et morpho métriques.
Présentation générale de la zone d’étude :
I.1. Situation géographique
Le piémont Nord-Est des Aurès est constitué d’un couloir dominé par une chaîne de
montagnes du massif des Aurès leur originalité réside dans la permanence du
phénomène l'endoréisme qui est traduit par le développement d'une multitude de Sebkhas
(Garaâs) occupant le centre des plaines qui constituent de ce fait leur niveau de base
géomorphologique et leur exutoire hydrologique.
Ainsi défini et délimité, le piémont Nord-Est des Aurès fait partie du bassin versant des
"HAUTS PLATAUX CONSTANTINOIS " (Carte .N°.1).
I.1.1. Situation administrative
Administrativement, la région du piémont Nord-Est des Aurès est associe deux wilaya Batna
et Khenchela, située à l'Est du pays.
. Les coordonnées géographiques de la zone d'étude
D'après la carte topographique (carte d'Algérie, feuille N-0-3-4 à l'échelle 1/200.000 –
Type 1960) :
-Latitude : 39 G 20' - 39 G 50'
-Longitude : 4 G 50' - 5 G 50
I.2. Les grands ensembles physiques
Les reliefs du piémont Nord-est des Aurès présentent de grandes ressemblances
ils forment une barrière naturelle qui joue un rôle climatique et hydrologique
important. Les différents paramètres climatiques sont fortement influencés par ces reliefs
qui forment une limite entre les influences sahariennes du Sud et celles de la
continentalité caractérisant les hautes plaines. Ils sont constitués par trois grandes zones
relativement homogènes.
N

BARRAGE KOUDIAT EL MEDAOUR

Carte N°1 : Situation du piément Nord-Est des Aurès dans le bassin versant des "HAUTS
PLATAUX CONSTANTINOIS. (Carte réseau ANRH-2010).
I-II. Situation géographique de barrage :

Le barrage proposer est le barrage KOUDIAT MEDOUAR sur l’oued Reboa le site de
barrage se situe sur l’oued Reboa a environ 10 Km Nord-Est de site historique de Timgad et a
environ 45 Km Est de Batna.

Les eaux de retenue sont destinées a l’irrigation des terres et pour l’AEP de la ville de
Batna et la ville de Arris. Le site est prés du milieu du cours de l’oued, et il est accessible par
la route carrossable vers chemorah.

Les cordonnées géographique de l’axe du barrage sont :

X=847300m ; Y=255140m ; Z=956.00m

Est encadré par le grand bassin versant suivant :

 Au nord : Kabîr rhemel et Seybouse ;

 A l’est : Medjerdah ;

 Au sud : Chot hadna et chot malghir ;

 Al’ ouest : Soummam.

Les sous bassin est limité:

Au nord : Chamorah et Maadher

A l’est : Toufana
Au sud : Tazoult et Batna

Al’ ouest : Arris et Chamorah

I.II.I.Condition géomorphologique :

 Caractéristique de formes :

La superficie du bassin versant de KODIAT MEDOUAR est mesurée a l’aide d’un


planimètre sur un carte a l’échelle : 1/150000 Sbv =731.32 Km2

Le périmètre de ce bassin est mesuré à laide curvimètre sur la même carte Pbv=137.53 Km

A. La zone montagneuse:
Cette zone est formée par le massif des Aurès, portant les forêts et s'élevant
jusqu'à 2328m d'altitudes. C'est un ensemble montagneux, qui sépare les hautes plaines
constantinoises du Sahara.
Ils sont constitués par les monts de Ras_er_Rih (1916 m), el Mahmel dont
l'altitude s'élève jusqu'à 2231m, plus à l'Est on rencontre les massifs de Djebels Aoures
(1521 m), Djebel Aidel (2173 m) et Djebel Feraoun (2093 m).
B. La zone de piémonts:
Les piémonts qui correspondent topographiquement à des zones de transition entre
les montagnes et les plaines à des altitudes moyenne qui varient entre 1200 et 1400 m. Ces
piémonts correspondent en général à ensemble de glacis d'ablation constitués par les dépôts
colluviaux qui descendent en pente atténuée vers la plaine. La zone de piedmont est le plus
souvent agricole.
C. La zone de plaine:
Cette zone est formée par une succession de plaines et occupe la partie majeure de
l'espace. Elle s'étend au Nord à l'Est du piémont entre 800 -1200 m d'altitude. Elle s'étale
jusqu'à la rive des lacs salés. Les dépôts accumulés dans cette plaine sont composés dans
l'ensemble, de sable, gravier, de limon, résultants de la charge solide des oueds.
II. Etude topographique :

Les données topographiques nécessaires à l'étude sont : les topographies de bassin


versant de la retenue, de vallée de la rivière à l’amont et l’aval du barrage et de la retenue,
des zones d'emprunt des matériaux de construction de la digue.
II.I. Topographie de bassin versant :
La morphologie du bassin versant intervenant dans les études hydrologiques, la
carte d’état major devra être suffisamment précise pour permettre de définir les éléments
caractéristiques du bassin tel que superficie, forme, pentes, couverture végétale, etc....
La carte du bassin versant doit comporter des courbes de niveau en nombre suffisant, il
faut au moins une dizaine de courbes de niveau sur le bassin pour en définir le relief avec
assez de précision.
II.II. Topographie de la vallée du barrage :
La carte doit s’étendre a l’aval de barrage pour permettre d’étudier les conditions
d'écoulement des ondes de crue et leur incidence sur la sécurité publique tel que la forme et
la dimension des sections transversales de la vallée ainsi que la pente longitudinale ne
favorisant pas beaucoup le transport solide.
II.III.Topographie du site du barrage :
Nous avons choisi le site de telle façon a minimiser le remblai de la digue et avoir une
retenue maximale pour créer une réserve qui servira a irriguer le périmètre situé prés du
barrage et alimenter BATNA et ARRIS en eau potable.
La topographie du site est relativement plate, avec des collines basses .Une vaste plaine
consistant le fond de la retenue, remonte en pente douce vers le site du barrage. L’appui rive
droite présente une pente régulière de 1/8.
La partie centrale du site présente une crête transversale a la vallée qui s’élève 20m au
dessus du niveau général de la plaine. Les pentes de cette crête sont assez faibles. Environ
1/15.
La partie rive gauche où se situe fa digue annexe comprend une dépression entre la crête
centrale et la base de la colline qui forme l'appui rive gauche.
Cette topographie très douce impose au barrage et à sa digue annexe, une longueur de
crête importante : 2465m à la côte 997m et une forme concave vers l’aval.
III. Etude géologique :
Les caractères hydrologiques d’un bassin versant sont dans une large
mesure influencée par la capacité qu’ont les roches et les sols qui en dérivent d’absorber
l’eau et de la retenir de manière temporaire. La capacité de stockage que possèdent les
nappes phréatiques conditionne l’importance relative de l’écoulement de base des
cours d’eau par rapports à l’écoulement total.
L’étude géologique d’un bassin versant a pour but de déterminer la
perméabilité de substratum. Celle-ci intervient sur la vitesse de montée des crues.
Un bassin à substratum imperméable présente une crue plus rapide et plus violente qu’un
bassin à substratum perméable soumis à une même averse.
La synthèse géologique est réalisée sur la base de :
 Les travaux de R. Laffite (1939).
 Les cartes géologiques de Khenchla (203), Toufana (202), à l’échelle (1/50.000).
Notre étude est caractérisée par deux régions naturelles bien distinctes au point de
vue stratigraphique et structural :
a. Au nord, les zones basses constituent le prolongement vers l’Est du bassin miocène
de Timgad Toufana à Kais qui correspond à la bordure Méridionale de la grande
dépression Garaât et-tarf.
b. Les montagnes du Sud-ouest constituent l’angle Nord-Est du quadrilatère plissé
Aurèsien avec deux structures principales : Au Nord l’anticlinal du Djebel Chélia et le
synclinal de khenchela.
III.1. Description litho stratigraphique du piémont Nord-est des Aurès :

III.1.1 Le Trias:
Cet étage est caractérisé par la présence de marne accompagnée de gypse et
de sel gemme, et se situe sur les flancs des anticlinaux.
Le Trias affleure en masse chaotique, sans aucune stratification. Dans ces masses,
divers éléments sont reconnaissable (dolomies noires, grès, gypses marneux et
gypses fibreux) et emballés dans des argilites vertes.
Les pointements Triasiques sont en contact anormal :
 à Khenchela avec l’Aptien, le Cénomanien et le Coniacien.
 au Djebels El Krouma et Knif avec l’Albien, le Sénonien et le
Cénomanien.
III.1.2 Le Jurassique :
Il s’agit de marnes, de calcaires marneux et de dolomies, constituant la succession de
cet étage. La partie supérieure est constituée de calcaire de plus en plus dolomitique jusqu’à
la dolomie pure.
III.1.3 Le Crétacé :
Le crétacé est très développé dans la zone d'étude est présenté par:
III.1.3.1. Le Crétacé inférieur
 Le Barremien :
Apparait dans l’anticlinal de Khenchela et affleure au Djebel Feraoun, au Djebel
Aidel où il présente un faciès quartzeux au Djebel Bazeze et au Djebel Chadgouma. Le
Barrémien existe seulement dans cet anticlinal du Chélia et du Djebel Bouarif.
 Aptien :
Affleure dans tout les anticlinaux de l’Aurès il présente une épaisseur de 300 à
400 m et présente un faciès gréseux très fin.

 Albien de l’anticlinal de Khenchela (marnes, dolomies et grès)


L’Albien entoure régulièrement l’anticlinal en formant une ceinture plus ou
moins continue au dessus de l’Aptien. Il se présente généralement sous un faciès
gréseux à tendance quartzitique.

III.1.3.2. Le Crétacé supérieur :


Existe dans tout les anticlinaux de la zone d’étude et caractérisé par un faciès marno-
calcaire.
Existe dans tout les anticlinaux de la zone d’étude et caractérisé par un faciès
marno- calcaire et un autre marneux :

Le Turonien :
Il apparaît au Sud de l’anticlinal de Chélia avec la forêt de Béni Imlloul. Cet
étage est caractérisé par des faciès marneux et calcaro-marneux.
Le Coniacien :
Le synclinal du Djebel l’Aurès possède une série coniacienne cette
dernière est formée par des marnes grises et marno-calcaire.

Santonien :
Le Santonien affleure sur le flanc Nord de l’anticlinal du Djebel Chélia et
dans le synclinal du Djebel Aurès. Il correspond de marnes gris-bleu et marno-calcaires.

Campanien :
Le campanien est très bien visible dans le synclinal du Djebel l’Aurès, et sur le
flanc Nord de l’anticlinal du Djebel Chélia.
III.1.4. Le Miocene :
Aquitano- Burdigalien : (conglomérats rouges) :
Les couches rouges aquitano-burdigaliennes sont discordantes sur le
crétacé. L’épaisseur ne dépasse pas 60 à 80 m.

Langhien-Serravalien :
Marnes, biomicrites, biomicrosparites et grès blancs. Cet ensemble complexe
repose directement en trans. gression sur le Trias et surtout au Nord du Kef Tifressa et du
Ras Serdoun.

Tortonien gréseux blanc et grossier :


Cette formation à une puissance d’environ 300 m aisément estimable au
Djebel el Kharroub.

Tortonien supérieur continental : (argiles silteuses)


Beiges et rouges, grès. Cette formation est, beaucoup plus développée dans le
bassin miocène de Timgad.

III.1.5. Le Quaternaire :
Il représente des alluvions récentes formées le long des oueds (Reboa,
Chemorah) des nappes d’éboulis avec une origine calcaire ou gréseuse, focalisées sur
les flancs de Djebel Timagoult
Carte N °02 Géologie de piémont Nord-est des Aurès.(RLAFITE 1939)
III.1.5.1. Eboulis à blocs :
Les éboulis sont localisés aux massifs montagneux de l’anticlinal de Khenchela, du
Synclinal du Djebel Aurès.
III.2. Le Cadre structural et tectonique
Le piémont Nord-Est des Aurès se trouve dans le Nord-Est de l’Algérie, sur la bordure
Nord de la plaque Africaine, le long de sa zone de contact avec la plaque eurasiatique au
Nord.
Depuis le Trias jusqu’à l’Actuel, l’Atlas Saharien à subit plusieurs épisodes successifs
de subsidence et de soulèvement, en relation avec les mouvements relatifs de plaque
tectoniques, ce qui indique un changement dans la dynamique d’écoulement. Cette
mobilité tectonique apparait dans les structures suivantes:
 Le synclinal du Djebel l’Aurès, pli dissymétrique avec un flanc long au NO et un
flanc court au SE.
 L’anticlinal de Khenchela.
 Le synclinal du Djebel Djehfa.
 L’anticlinal du Djebel Chélia.
Ces plis dont l’expression morphologique constitue les reliefs au Sud du Barrage de
Foum El-Gueiss et Koudiat Medouar sont formés à la faveur de failles dont la direction
est parallèle à elle des axes de plis.

Carte N°03 : Schéma structural simplifié du piement Nord-est des Aurès. (MEHEMAI Fairouz 2009).
La transition entre la plaine des Sabkhas et les reliefs de l’Aurès est matérialisée par
un piémont de grès miocène (Tortonien) discordants sur les calacaines cénomaniens
de l’anticlinal du Djebel Chélia. Dans le Bassin miocène de Timgad s’accumulent des
formations détritiques, Alluviales.

IV .Etude pédologique :
L’étude des caractéristiques des soles ou l’étude pédologique de la zone d’étude est
très importante dans notre travail, à cet effet, la Carte N° (04) représente la répartition
spatiale des différents types de sols dans le piémont Nord-Est des Aurès.
IV.1 Les différentes classes des sols:

Lors de la prospection pédologique nous avons recense quatre classes de sols dans le périmètre
de chemorah.

- Sol peu évolues


- vertisols
- sols calcimagnesiqurs
- sols halomorphes
IV.2 Les différentes classes d’aptitude des sols à l’irrigation et au drainage :

Cette classification basée sur les paramètres suivants :

- Profondeur du sol.
- Texture.
- Salinité.
- Topographie.
- Perméabilité.
- Drainage.
- Calcaire actif.
a) Texture :

Elle a une influence directe sur la perméabilité et la teneur en eau utilisée par le solum. Elle
est très importante comme critère de classification dans la région de Batna Toufana.

b) Profondeur du sol :

Elle définie comme l’épaisseur du sol situé au dessus d’une couche limite qui est
impénétrable aux racines ou à l’eau de percolation. La zone étudiée présente des profondeurs
variables, limitées pour certaines d’entre elles par un substratum gréseux et des amas
gypseux.

C) Teneur en calcaire (total, actif) :


En dehors de la zone au SUD-EST de la plaine étudiée, où l’on a un encroûtement calcaire
généralisé, les sols une teneur en calcaire total élevée (variant de 25 à plus de 30%).
La teneur en calcaire actif (varie de 12 à 16% c’est un facteur défavorable à de nombreuses
cultures surtout les cultures arbustives : agrumes, poirier, cognassier.. qui sont sujettes à la
chlorose.
Le calcaire, à des teneurs élevés, est aussi défavorable à de nombreuses cultures, car elle peut
engendrer le « blocage » d’engrais (notamment les phosphates et fer) qui seraient apportés au
sol.

IV.2.1 Catégorie de sols

Les caractéristiques des catégories déterminées sont les suivantes :

a) Catégorie de sols II
Zone à irriguer en priorité. Ce sont des sols profonds à moyennement profonds de texture
argileuse et argilo- limoneuse. Sur une surface relativement faible, la texture est limoneuse.
Ces sols présentent un ou deux facteurs limitants qui ont une incidence sur le choix des
cultures à pratiquer :Une texture fine et la teneur relativement élevée en CaCO3 total, et actif.

Pour une utilisation optimum de ces sols en culture irriguée, il est recommande de réaliser
les travaux suivants : amendements organiques, labours profonds, sous-solage et trous de
plantation profond (cultures arbustives).ainsi l’Aptitudes culturale sera bonnes pour les
cultures suivantes : maraîchères, industrielles, céréalières, fourragères et cultures arbustives.

b)-Catégorie de sols III


Pour une présentation profonde des facteurs limitants des zones et des travaux à réaliser,
et cela, dans le but d`assurer une production végétale optimale pour la culture en irrigué, la
catégorie III est divise en deux sous-catégorie sont des sols profonds à moyennement
profonds à texture fine à très fine. Cette catégories : III1 et III2.

c)-Catégorie de sols IV
Il s’agit d’une zone, caractérisée par la présence, d’un encroûtement calcaire, et de pierre
ou de caillou en surface de 0 à 50 cm de taille.

A cette catégorie de sols, appartiennent des sols très salés avec CE > 16 mmhos/cm ainsi
que les sols très sableux , contenant une portion de sables dans la composition granulométrique
plus de 75%.

d)-Catégories de sols V
Il s’agit des zones exclues de l’irrigation à cause de la présence de : d’agglomération,
d’infrastructures, cimetière, et la zone d’emprunt des matériaux…..etc.

IV.3 Salure et alcalisation

La concentration des sels peut influencer le sol directement ou indirectement de plusieurs


manières :

- Influence directe :
L’accumulation des sels dans le sol entraîne une augmentation de la pression osmotique
de la solution du sol et rend ainsi plus difficile l’absorption de l’eau par les plantes : pour
une même humidité, un sol halomorphe sera plus sec qu’un sol non salé (sécheresse
physiologique).
L’effet d’un excès de sels solubles va varier selon les propriétés physiques du sol
(perméabilité, porosité..).

- Influence indirecte :
Une teneur élevée en sodium échangeable (alcalinité sodique) va provoquer, dans les cas
extrêmes, la dégradation de l’argile (solidisation)

Les limites de salure ont souvent fait l’objet de publication nombreuses car elles mêmes
étant en rapport avec d’autres caractères des plantes et du sol.
En dessous de 4 mmhos/cm : on considère que la fertilité du sol n’est pas touchée ;

Entre 4 et 7 mmhos/cm : la fertilité du sol est légèrement affectée ;

Entre 7 et 16 mmhos/cm : la fertilité du sol est faible.

Au delà de 16 mmhos/cm : salure forte- fertilité nul

Ce qui rend encore plus délicate la définition des limites de salure : c’est que cette dernière
(pour un même sol) n’est pas fixe au cours de l’année (saison et précipitations) et, selon les
cultures, elle va être prépondérante à telle ou telle période (germination, floraison).

Cette influence de la salure va également varier selon la nature du sel qui prédomine :
généralement, on admet que les chlorures sont les plus néfastes : cela dépend des plantes et de
l’importance des autres éléments.

La salure et l’alcalisation constituent des problèmes très délicats lorsqu’on sait que dans la
plaine de Remila, les sols ont une texture fine à très fine et qu’une irrigation sans
aménagements préalables (essentiellement drainage) aura pour conséquence de saliniser les
sols et de les rendre impropres à des cultures de plus en plus nombreuses.

Exemple de profil :
 0-30 Horizon de labour, remanié, friable, sec, brun clair, texture argilo limoneuse,
structure polyédrique moyenne, porosité médiocre, présence de quelques radicelles et
racines
 30-50 Frais, brun clair, structure polyédrique moyenne à fine, compact texture
argileuse, porosité médiocre,
 50-100 Frais, brun clair, assez compact, texture argileuse, structure grossière à
tendance prismatique faces de glissement assez généralises, porosité médiocre :

Classification :
Classe : Sol peu évolué
Sous classe : d`origine non climatique
Groupe : d`apport alluvial
Sous groupe : ver tique
Famille : alluvions calcaires de texture fine
IV.4 Les constitutions du sol

Les constitutions du sol sont regroupe dans le tableau suivant

Tableau IV-1 : les composantes du sol

HORIZONS H1 H2 H3

Profondeur de prélèvement des échantillons (cm) 0-20 20-57 57-90

A% 31,15 30,15 30,35

LF/% 17,23 18,15 18,9

LG % 9,22 14,89 12,93


GRANULOMETRIE
SF % 28,25 20,13 29,74

SG % 14,15 16,68 8,08

REF > %

MO % 1,45 0,56 0,39

C ‰ 8,55 3,3 2,3


MATIERES ORGANIQUES
N ‰ 0,74 0,63 0,67

C/N 11,56 5,23 3,43

CaCO3 TOTAL % 12,04 22,8 21,5

CaCO3 ACTIF % 2 393 2 184 2 315

P205 ASSIML (PPM) 28,95 30,44 31,45

RESERVE MINERALES P205 TOTAL ‰ 39,45 39,46 34,75

K2O ASSIMIL en méq /100 g 28,95 30,44 31,45

K20 TOTAL ‰ 39,45 39,46 34,75

GYPSE TOTAL %

Ca + + en méq /100 g 22,5 16,5 16,5

Mg ++ en méq /100 g 4,17 5,11 5,21

K + en méq /100 g 1,13 0,36 0,47


COMPLEXE ABSORBANT
Na + en méq /100 g 1,52 2,04 1,39

T en méq /100 g 25,1 18,1

SOLUTION DU SOL % SATURATION


pH Eau 8,35 8,5 8,49

pH - KCL

C.E. mmhos/cm (ext. au 1/5) 0,1 0,05 0,11

V. Etude de couvert végétal :

Carte N°04 : Carte du sol du piement Nord-Est des Aurès.(carte des soles d’Algérie dessiné
par.R-Bellan-cartographe –Alger :1924 E :1/500000 )
La forêt ou plus généralement le couvert végétal, intervient sur le fonctionnement
hydrologique du Bassin versant et surtout sur les ressources en eau, les inondations et
l’érosion des sols.
Le rôle de la forêt est perçue comme modérateur des écoulements et réducteur
des pointes de crue. Inversement la destruction d’une forêt provoque un accroissement
annuel de l’écoulement, par diminution de la capacité d’infiltration des eaux dans le sol.
Le potentiel forestier du piémont Nord-Est des Aurès est menacé par une
dégradation importante, la végétation généralement sur pâturée, les plaines au nord
sont réservées aux céréales extensives, protègent mal le sol.
Les principales zones forestières de ce piémont sont formées par quarte grands
blocs représentés par:
V.1. La forêt des Béni Imlloul (Mont Chélia)
Le mont Chélia s’étendant sur une superficie de 8.832 hectares, et culmine à 2326
m d’altitude. Il se situe au nord du massif de Béni Imlloul qui est couvert de Cèdre, le
Chêne vert, le pin d’Alep, le Sorbier, le Frêne et le Genévrier oxycedre. Dans se mont
chaque espèce représente un étage bioclimatique.
V.2. La forêt des Ouled Yagoub
La forêt d'ouled yagoub est l’une des plus importantes en Algérie, elle s’étale sur
une superficie de 22000 hectares, et constitue une réserve forestière importante dans le
massif des Aurès.
Mais actuellement, il en résulte qu’une grande partie de la forêt se trouve dans un
état avancé de dégradation causée par une socialisation profonde (surpâturage, occupation
des sols sous forme des surfaces agricoles…etc.) aggravée par une perturbation climatique
persistante.
La forêt est constituée de plusieurs types d’essences, telles que le Pin d’Alep, le Cèdre
de l’Atlas, le Chêne vert, le Génivrier de Phénicie et le Génivrier oxycèdre.
V.3. La forêt des Béni Oudjana
Elle est située sur le territoire des douars Taouzient, Yabous, Chélia, Mellagou, de
la tribu des Beni Oudjana. Elle renferme 44.000 ha. Les altitudes sont très diverses depuis
1000m jusqu'à 2328 m.
La partie nord de cette forêt est bordée par la crête du Chélia, celle de Foughal
jusqu'au Ras Termelli. Toutes ses eaux forment le bassin de l'oued Bou El Freiss qui se
rend dans le bassin fermé de la Gueraa el Tarf. Ce massif est peuplé de chênes verts et de
Pins d'Alep.
V.4. La forêt de Sgag
Elle est située sur le territoire des douars Oued Taga et Bouzina dans la tribu des
Ouled Abdi. Elle renferme 15.000 ha.
La partie nord-est de la forêt de Sgag forme le bassin de réception de l'oued Taga
qui alimente le bassin fermé de la sebkha Djendeli.
L'altitude varie entre 1200m et 2000 m. les peuplements de cette forêt se composent
de 5/10 de Chênes verts, 2/10 de Génèvriers, 2/10 de Pin d'Alep. Et 1/10 de vides.
V.5. Les prairies
Les prairies qui sont classées avec la couverture forestière du fait de leurs
rôles protecteurs des sols en permanence, suit étroitement les vallées alluviales de l’Oued
Taga, Reboa et certains affluents. Les parcours et les terrains dénudés occupent les
piémonts, les vallées, les dépressions et aussi les massifs montagneux ou les nuances de
l’érosion Hydrique sont très nettes.
Au total, les formations végétales assurant une protection médiocre au sol, sont les
plus représentées dans le piémont Nord-Est des Aurès, dont le caractère dégradé et
discontinué de cette couverture présage d'un écoulement irrégulier et torrentiel et d'une
érosion très développée dans la région.

VI. Etude morpho métrique :


Avant d'aborder la problématique du risque d'inondation, il est nécessaire de définir
un territoire de travail approprié. Le bassin versant constitue pour cela le meilleur cadre.
- Eléments de base en hydrologie:
 Un territoire géographique bien défini:
 Le bassin versant:
Un bassin versant est un territoire délimité par des frontières naturelles appelées "lignes
de partage des eaux" ou "lignes de crête". Chaque bassin versant draine un cours d'eau
principal souvent accompagné de plusieurs affluents. Ainsi, chaque goutte de pluie qui
tombe sur ce territoire va rejoindre l’oued soit par écoulement de surface, soit par
circulation souterraine après infiltration dans le sol.

Figure n°1 : Délimitation du bassin versant.

Le bassin versant correspond donc à la surface d'alimentation d'un cours d'eau.

Figure n°2: Couple transversale d’un bassin versant

Ce sont les oueds qui, par le jeu de l'érosion, vont décomposer le bassin versant
en plusieurs parties : les plateaux, les vallées et les plaines où l'on distingue les lits mineur et
majeur des cours d'eau (Figure n°2).
Le lit mineur est l'espace limité par les berges et parcouru par les débits non
débordants. Par opposition, le lit majeur (ou zone d'expansion de crue, ou zone
inondable) est l'espace occupé par les eaux débordantes. Il est définit comme l'espace situé
entre le lit mineur et la limite de la plus grande crue connue (ou crue historique).
Le bassin versant topographique est déterminé par les écoulements de surface.
Par conséquent, les frontières de ce bassin versant sont les lignes de partage des eaux.
Cependant, selon la géologie du terrain, il se peut que des eaux, qui en surface
semblent rejoindre un bassin versant voisin, s'infiltrent et reviennent alimenter le bassin
versant initial (présence de karst ou d'une couche imperméable). On parle alors d’un
bassin versant hydrogéologique dont les limites sont les structures géologiques
imperméables ou les karsts.
L’hydrologie moderne doit pouvoir analyser correctement les observations issues
des différents bassins. Elle doit surtout pouvoir comparer les résultats d’analyses entre
bassins, affin de mettre en évidence et d’expliquer aussi les causes de ces variations.
Pour cela les méthodes qualitatives ne suffisent plus à une analyse rigoureuse des
causes, qui ne peut ce faire qu’à partir d’une approche quantitative, chiffrée basée
sur l’outil mathématique. Cette quantification doit s’effectuer d’une manière homogène, et
les paramètres mesurés aboutissent à des méthodes précises et bien définies.
Cette étude porte sur un bassin versant du piémont Nord-Est des Aurès, le bassin
versant de Koudiat Medouar choisies sur des critères de représentativité à la fois sur le
plan physique et sur le niveau de développement humain.
Deux types de paramètres caractérisent le milieu physique, les uns sont géométriques,
les autres morpho métriques.
VI.1. Paramètres géométriques :
La caractérisation géométrique d’un bassin versant peut être abordée à l’aide de
certains indices caractéristiques quantitatifs. Ces indices nécessitent d’abord la naissance et la
mesure de deux paramètres de base indispensables, en l’occurrence, la surface du
bassin et son périmètre.
La surface et le périmètre de bassin versant Koudiat Medouar:

2 Périmètre (km)
Surface (km )

731.32 137.53

VI.1.1. L’indice de compacité (kc) :


Le compteur d’un bassin versant enserre une superficie (S ), qui a une certaine forme,
laquelle va avoir une influence sur l’écoulement global et sur l’allure de l’hydrogramme de
crue résultant d’une pluie donnée. Un bassin longiligne ne réagira pas de la même manière
qu’un bassin de forme arrondie.
La compacité d’un bassin versant influe fortement sur le temps de réponse du bassin
versant lors d’une crue c'est-à-dire le temps de concentration de la crue.

p
Kc= 0.28
s

Kc=1 ,43
Les valeurs de Kc obtenues montrent que le Bassin versant d’Oued Chemorah une fourme
allongée.

VI.1.2. Le rectangle équivalent:


Le rectangle équivalent de M. Roche est définie comme étant le rectangle de longueur (L )
et de largeur ( l ) qui à la même surface ( S ), même périmètre ( P ) , même indice de compacité
(KC) et même hypsométrie que le bassin versant étudié. :
Ce paramètre facilite la comparaison entre les bassins versants du point de vue de leur
influence sur l’écoulement.

L 1  1  1,12 2 
 
Kc S

 
1,12 Kc

l 1  1  1,12 2 
 
Kc S

 
1,12 Kc

L (km) l (m)

55.36 13.21

VI.1.3. La courbe hypsométrique:


La courbe hypsométrique fournit une vue synthétique de la pente du bassin, donc du
relief et représente la répartition des surfaces en fonction de ses altitudes.
Cette courbe est obtenue en portant :
 En abscisses, l’altitude considérée
 En ordonnées, la surface partielle du bassin versant pour laquelle chaque point a
une cote au moins égale à cette altitude.
Figure n°3: Rectangle équivalent du bassin versant de Koudiat Medouar. (MEHEMAI Fairouz-2009)
Tableau VI.2: Répartition altimétrique du bassin versant OUED CHOMORAH :
Elévation Bornes Surfaces entre courbes Surfaces cumulées
(m) Sup. (m) Si (km2) % Si (km2) %
2321-2200 2321 0.95 0.12 0.95 0.13
2200-2100 2200 1.01 0.13 1.96 0.26
2100-2000 2100 1.45 0.19 3.41 0.46
2000-1900 2000 4.60 0.62 8.01 1.09
1900-1800 1900 10.5 1.43 18.51 2.53
1800-1700 1800 31.5 4.30 50.01 6.83
1700-1600 1700 44 6.01 94.01 12.85
1600-1500 1600 56.20 7.68 150.21 20.53
1500-1400 1500 57.10 7.80 207.31 28.34
1400-1300 1400 77.80 10.63 285.11 38.98
1300-1200 1300 85.20 11.65 370.31 50.63
1200-1100 1200 122.10 16.69 492.41 67.33
1100-1000 1100 162.5 22.15 654.91 89.55
1000-900 1000 75.10 10.26 731.01 99.95
900-890 900 1.30 0.17 731.31 100

Figure n°4: Courbe hypsométrique du bassin versant OUED CHEMORAH :

2400

2200

2000
Altitude(m)

1800

1600

1400

1200

1000

H 95% 100

0 H 5% 20 40 H 50% 60 80
Surface
(km2)
A partir de cette courbe on détermine :
 L’altitude à 95 % de la surface, (H95) = 1039.73 m

 L’altitude à 5 % de la surface, (H5) = 1843.23 m


 L’altitude médiane, (H50) = 1298.25 m
Si Hi
 L’altitude moyenne est ainsi définie : H  S : H =1267 m

Carte N°05 : Carte hypsométrique du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI


Fairouz-2009)

VI.1.4. L’indice de pente :


Le relief par sa configuration joue un rôle important vis-à-vis de l’aptitude des
différents terrains au ruissellement, elle exerce une influence directe sur la rapidité de
l’écoulement et donc sur la puissance de la crue.
VI.1.5. L’indice de pente global (Ig)
Sur la courbe hypsométrique on prend les points tels que la surface supérieure ou inférieure
soit égale à 5% de la surface, on aura les altitudes H5 et H95entre lesquelles s’inscrivent 90%
de la surface du bassin et la dénivelée D = H5 - H95.
D
Ig=
L
Avec :
L : la longueur de rectangle équivalent.
VI.1.6. Indice de pente moyenne (I m)
Le but de cet indice est de caractériser les pentes d’un bassin ce qui permet des
comparaisons et des classifications.
C’est le rapport entre la dénivelée totale du bassin versant (D) et la longueur du rectangle
équivalent (L)
H
Im=
L
Avec :
 =Hmax-Hmin
L : la longueur de rectangle équivalent.
VI.1.7 Dénivelée spécifique (Ds)
A dénivelée spécifique permet de définir les différents types de relief des bassins
versants

Ds= Ig S

Avec :
Ig : indice de pente globale
S : superficie du bassin versant.

Bassin versant OUED CHEMORAH:

Indice de pente B.V OUED CHEMORAH

Indice de pente M .ROCHE I p 2.73


Indice de pente globale Ig (m/Km) 14.51
Indice de pente moyenne Im
(m/Km) 25.83
Dénivelée spécifique Ds (m) 392.39

D’après la classification de L'ORSTON, le bassin versant d'OUED CHEMORAH se


trouve dans la classe R6 donc relief fort : 250<Ds<500 m.
Tableau VI.3: classification de L'ORSTON.

R1 RELIEF TRES FAIBLE 5 Ds 10 m


R2 RELIEF FAIBLE 10 Ds 25 m
R3 RELIEFASSEZ 25 Ds 50 m
FAIBLE
R4 RELIEF MOD2R2 50 Ds 100 m
R5 RELIEF ASSEZ FORT 100 Ds 250 m
R6 RELIEF FORT 250 Ds 500 m
R8 RELIEF TRES FORT 500 Ds 750 m

Carte N°06 : Les pentes du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI Fairouz-2009)
VI.2. Les paramètre morpho métriques :
Les paramètres morpho métriques les plus utilisés sont la densité de drainage, et
les rapports de confluence.
VI.2.1. Le réseau hydrographique :
Un réseau hydrographique est constitué par l'ensemble des cours d'eau et peut-être
appréhendé de deux façons :
Par la densité de son drainage (définie par le quotient de la somme des longueurs de tous
les cours d'eau par la superficie du bassin drainé) et par son organisation.
Le réseau hydrographique est d'autant plus développé et complexe que le terrain est moins
perméable, et donc que le ruissellement de surface est plus intense.

Bassin versant OUED CHEMORAH:


L’oued Chemorah résulte de la jonction de deux affluents Oued Reboa et Oued
Soultez qui drainent respectivement une superficie de 280,5 et 189 km2, dont la
confluence donne naissance à l'oued Chemorah qui reçoit sur sa rive gauche les Oueds de
Taguedai et Amizraguen.
L’oued Chemorah se perd après un trajet d’environ 64 km, dans les lacs salés des
hautes plaines constantinoises, il s’agit de Sebkhet Djendlti,Garaât Ank Djemel et Garaât
et-tarf. (Carte N°07)

Carte N°07 : Réseaux hydrographique du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI


Fairouz-2009)
Classification des cours d'eau :
La classification que nous adopterons est celle de SCHUM qui défini un ordre (X+l) tout
tronçon de rivière formé par la réunion de doux cours d’eau d'ordre (X)

Le calcul des paramètres morpho métriques s'effectue à partir de la classification du


schum.
Tableau VI.4 : Tableau récapitulatif de longueur et du nombre des cours d'eau de différents
ordres (Bassin versant OUED CHEMORAH):

Longueur
Ordre Nombre (N)
(Km)

1 2968 966

2 623 478
3 144 210
4 26 84
5 5 51
6 1 46

total 3767 1835

VI.2.3. Calcul des paramètres :


VI.2.3.1. La densité de drainage:
La densité de drainage est définie pour un bassin donné de superficie S, comme
la longueur totale des cours d'eau de tout ordre sur la surface drainée:

 Lx
Dd= x 1
S
Km / km 
2

La densité de drainage est généralement élevée (2,50) pour l’ensemble d'OUED


chemorah ,ce qui est la caractéristique des régions semi-arides où les facteurs de couvert végétal,
la pente et la lithologie favorisent la dessiccation du relief et l’accentuation du phénomène
érosif.
VI.2.3.2. La densité de thalwegs élémentaires, ou fréquence des oueds élémentaire :
N
F1  1
S

Avec :

N1 : nombre de thalwegs d’ordre 1.


S: surface du bassin versant

VI.2.3.3 Coefficient de torrentialité :


Le coefficient de torrentialité tient compte de la densité de drainage et de la densité
du thalweg élémentaire d'ordre 1. Il est égal au produit de ces derniers.
C1  F1  Dd
Bassin versant OUED CHEMORAH:

F1 5.81

Dt 10.15

V.2.4. Le temps de concentration (TC):


Physiquement, il correspond au temps que met la goutte d’eau la plus éloignée
de l’exutoire pour parvenir à celui-ci il se mesure de la fin de la pluie efficace à la
fin de l’écoulement superficiel.
L’estimation opérationnelle, de ce temps de concentration, ne peut-être obtenue qu’à
partir de nombreuses formules empiriques, dont nous ne citons ci-après la formule
de GIANDOTTI :

4 S  1,5Lp
Tc 
0,8 Hmoy  H min

Tableau VI.5 : Estimation du temps de concentration du bassin versant oued chemorah.

Estimation du temps de concentration du bassin versant OUED CHEMORAH

Superficie du BV: S= 731,32 Km2

Longueur du talweg principal: L= 64 Km

Altitude minimale en aval du talweg principal: Hmin= 890 m

Altitude moyenne sur le bassin versant: Hmoy= 1267 m

Tc= 13,14 heurs 13 h 8 m 24 s


VII. Etude lithologique
VII.1. Caractéristiques lithologiques
Les descriptions lithologiques qu’on abordera ci-après sont inspirées en grande partie
des notices des cartes géologiques au 1/50.000 de Khenchela, nous essayons ici de
préciser les caractères lithologiques en vue de déterminer les possibilités de l’écoulement
superficiel :

Bassin versant d’oued Chemorah :

Des séries à dominantes marneuses avec des calcaires aux sommets, les
formations à alternance de calcaires et de marne constituent la majeure partie des relief
du sud du bassin, Alors que les calcaires massifs affleurent au niveau de Djebel
Timagoult, et sur les flancs nord de Djebel el-Mahmel, les formations gréseuses du
miocène de la surface s’étendent sur les reliefs Djebel Tizaguert,Koudiat Safia.
Les autres formations du quaternaire sont constituées par les alluvions récent, et
éboulis de calcaire.
La composition granulométriques de ces formations est très hétérogène (limons,
argiles, graviers, sables……….etc.)
VII.2. La perméabilité :
Pour décrire les principales formations lithologiques et préciser leurs capacités de
rétention, il convient de les regrouper en des ensembles lithologiques en tenant compte à la fois
de la perméabilité ou de fissures des roches et de leurs extensions.
Ainsi en distingue :
A / Les formations à perméabilité forte (forte capacité de rétention) :
On regroupe sous cette classe les roches réservoirs calcaires (fissuré), les formations
quaternaires, leur extension est surtout dans les montagnes de Kouanana et l’Aurès.
B/ Les formations à perméabilité moyenne (moyenne capacité de rétention) :
On regroupe sous cette classe les formations gréseuses les formations
marneuses calcaires, des formations occupent la plus grande superficie de la zone d’étude,
elles affleurent essentiellement dans les secteurs montagneux.
C/ Les formations à perméabilité faible (faible capacité de rétention) :
Cet ensemble regroupe le reste des formations dont la nature lithologiques est très
variée, mais ce sont les séries à dominance argileuse ou marneuse du mio-pliocéne, et du
crétacé qu’est les plus largement représentées de la surface totale.
Carte N°08 : La perméabilité du bassin versant Koudiat Medouar (MEHEMAI
Fairouz-2009)

VIII. Le barrage de Koudiat Medouar :


V111.1 Localisation :

Le barrage de Koudiat Medouar se trouve sur oued Reboa à une distance de 10 km de


la ville de Timgad et 45 km nord est de la willaya -Batna.

V111.2 Objectif :

il est destiné pour l’alimentation en eau potable de deux wilayas (Batna et khenchela)
et l’irrigation de deux périmètres Toufana et Aintouta après l’achèvement des travaux de
transfert de Béni Haroun.

 cour terme l’alimentation en eau potable pour Batna et khenchela

 Moyen terme l’irrigation

 Long terme l’alimentation en eau industrielle


V111.3 Caractéristiques techniques :

VIII.4 Description

Barrage en terre et enrochement les talus amont et aval sont protèges par la roche (rip-rap)
avec une digue principale d’une longueur de 1280m et une digue de col (secondaire) d’une
longueur de 990m.

V111.5 Détails :

• Digue principale : longueur 1280m, hauteur 48m

• Digue de col : 990m, hauteur 26 m

• Cote de la retenue normale : 992.50m (NNR)

• Capacité de la retenue normale : 74.324 Mm3

• Cote max : 996.65 (NPHE)

• Superficie du bassin versant : 731.32 km²

• Précipitation moyenne annuelle : 375 mm

• Apport moyen annuel : 28Mm³

• Largeur de la crête : 10m

• Largeur totale de la base : 350 m

V111.6 Evacuateur de crue :

 Largeur : 42m

 Longueur totale : 378m

 Hauteur de la lame déversant : 4.5m

 Capacité d’évacuation : 867m³/s

V111.7 Galerie de dérivation :

 Vidange de fond :

 dimension d’un pertuis : 1.70m X 2.40m

 longueur : 263m

 Tunnel :

 dimension : 8.8m X 8.8m

 longueur : 223m
 diamètre de la conduite d’AEP=1000mm

 diamètre de la conduite irrigation=1500mm

V111.8 Infrastructures:

 évacuateur de crue :

type latérale sur la rive droite (coursier +bassin de dissipation+bassin


d’amortissement.

En mars 2009 notre barrage a connu son premier diversement depuis sa mise en
exploitation, Ce phénomène a duré du 15mars au 31 mai, le volume total déversé est
estimé de 24.025 Hm3

Figure n°5 : évacuateur de crue (déversoir)

V111.9 Galerie de dérivation :

Il ya deux compartiments, l’inferieur sert à la vidange de fond et le supérieur conçu


en demi-cercle, il sert comme abri des deux conduites (AEP+irrigation) et comme accès à la
tour de prise et la chambre des vannes

Vidage de fond : repartie en deux compartiment rectangulaire sert aux lâchées

Tour de prise : en béton armé d’une forme cylindrique avec cinq prises d’eau dans trois
niveaux
Le premier niveau contient trois prises d’eau dont deux pour l’irrigation et l’autre pour
l’AEP à la cote 966 m

Le deuxième et le troisième niveau sert pour l’AEP sur les cotes 975.10m et 985m
respectivement,

La chambre des vannes : abris pour l’équipement hydromécanique

V111.10 Le contrôle technique:

 Repartis en deux phases :

 1ere phase : exploitation

Station météo :

 bac Colorado d’une surface de 11304 mm.

 Pluviométrie

 thermomètre

Pour la lecture des cotes du plan d’eau une mire graduée placée verticalement sur la
tour de prise.

 2eme phase : auscultation

Piézomètres:

Nous veillons de contrôler les deux digues (digue principale& digue de col) durant
toute l’année avec une prospection visuelle et des mesures de pression dans tous les
Piézomètres incorporés dans le corps du barrage, Ces mesures de niveau piézométrique se
faites hebdomadairement

Figure n°6: les forages piézométriques

 Mesures tridimensionnelle (barre vanchon):

Des mesures prise mensuellement à l’aide d’un pied à coulisse dans les trois
dimensions X, Y &Z afin de contrôler les anneaux de la galerie de dérivation.
 Cellules de pression

 Forages drainant

 Tassement et gonflement sur la digue principale

 Repères topographiques

CONCLUSION
- Le relief de piémont Nord-Est des Aurès est caractérisé par des pentes assez fortes et
fortes. Ces reliefs forment une barrière naturelle qui joue un rôle climatique et hydrologique
important. Les différents paramètres climatiques sont fortement influencés par ces
reliefs qui forment une limite entre les influences sahariennes du Sud et celles de la
continentalité caractérisant les hautes plaines.
- Les caractéristiques physiques et morpho métriques permettent de mieux connaître le
bassin versant étudié (sa topographie, son réseau hydrographique….etc.) et son
comportement vis-à-vis de l'écoulement liquide et solide surtout en période de crue.
- L'approche morphologique présente les secteurs ayant une influence sur la
stabilité du régime d'écoulement, on distingue :
- Les secteurs montagneux qui présentent des caractéristiques morphologiques
favorables à la genèse et la propagation des crues ; Les secteurs de piémonts ont degré
moindre ; alors que les secteurs de plaines sont le siège d'une accumulation des dépôts
détritiques où les conditions d'écoulement sont défavorables au ruissellement.
- La lithologie de la zone d'étude est caractérisée par la prédominance des
formations calcaires et marno-calcaires du crétacé, qui constitue les monts des Aurès, et
par des formations mio-plio-quaternaires qui affleurent dans les structures de
piémonts et de plaines
- Ces formations offrent généralement une structure fragile, à faible résistance aux
forces érosives, notamment dans les formations marneuses et argileuses.
- Les terrains perméables jouent plutôt un rôle retardateur et pondérateur de
l'écoulement, les terrains imperméables favorisent un ruissellement immédiat et donc les
cours d'eau à manifestations brutales.
- Barrage Koudiat Medouar d'une capacité 74.324 Hm3. L’utilisation principale des
eaux du barrage est destinée à l’irrigation et alimentation d’eau potable et alimentation d’eau
industrielle.
Chapitre III
Introduction :

Comme on sait le transport par suspension c’est le ca où les particules restent


occasionnellement en contact avec le fond, c’est à dire elles se déplacent par bonds et restent
souvent entourées d’eau.

Dans ce chapitre en va faire une étude pour atteindre a une relation qui relie deux
paramètres c’est la concentration et la surface mouillée. Cette relation est définir la variation
de la concentration en fonction de la surface mouillée par une fonction C=f (S).

I- Collecte et mise en forme des données :

La collecte et mise en forme des données et la phase la plus délicate et la plus


difficile en hydrologie.

La collecte des données consiste en un dépouillement systématique de tous les


fichiers de hauteur d’eau, et de leurs concentrations en matière en suspension correspondantes
en g/l.

Le station de Chemorah dispose d’une longue série de mesure hauteur d’eau –


débit liquide (1971 jusqu’à1996).

Des prélèvements quotidiens des hauteurs d’eau, dont la fréquence augmente surtout
en période de crue, sont effectués pour l’estimation du transport solide.

II- Dépouillement des données :

A la station de Chemorah, nous disposons une grande série de mesure, environ 1951
valeurs de débits instantanés Ql en m3/l.

La série en question a été mise sous forme d’un fichier Ts (transport solide) de base.

Les données obtenues ont été classées donc par l’heure et la hauteur en (cm).

Cette banque de données a été sélectionnée pour la recherche d’un modèle


mathématique entre le débit solide et le débit liquide Qs=f(Ql), Ql=f(h), C=f(Ql), Ql=f(S) Et
déterminer une relation entre la concentration et la surface C=f(S).

La relation Qs=C.Ql nous a permis d’obtenir le débit solide en (kg/s) pour chaque
hauteur sur la base des matières en suspension.

Nous disposons donc d’un fichier global comprenant la date, l’heure, la hauteur
d’eau en (cm), le débit liquide instantané en (m3/s), la concentration en matière en suspension
en (g/l) et le débit solide instantané en (kg/s) de tous les prélèvements effectués.

Il est à remarquer que nous ne disposions pas de toutes les valeurs relatives ou
transport solide lors de crues qui varient d’une année à l’autre, charriant une quantité de
sédiment variable dans le temps.

Pour les données de débit moyen journalier :


L’appel aux données relatives aux débits liquides moyens journaliers est justifié, du fait
que le fichier global des débits instantanés est incomplet, et son traitement ne permettra pas
d’estimer parfaitement les quantités de sédiments transportés le long du cours d’eau de trois
(03) oueds principaux : oued Reboa , oued Sos et oued Chemorah.
Nous avons été amenés à faire l’inventaire du fichier des apports liquides journaliers.
Ces relevés de débits effectués à la station de Chemorah ont été saisis à l’A.N.R.H. et
qui sont disponibles sous forme d’annuaires comprenant les valeurs réelles des débits liquides
moyens journaliers dans leur classement chronologique allant de l’année 1969 jusqu’à l’année
1988.
Ces mêmes données sont disponibles sous formes de fichiers des débits liquides moyens
journaliers de la même station hydrométrique présentés ci-dessus :
Les fichiers (070401, 070403,070404) comportent toutes les données de débits moyens
journaliers durant la période (1969-1988).

III. Présentation et mise en forme


III.1 Classification des données
Nous avons dans notre fichier de base (1951) couples de valeurs instantanées de débit
solide et de débit liquide observés d’une période de 25 ans. Chaque année hydrologique a été
marquée par ces événements exceptionnels (crue) ou par l’absence de prélèvement pour
certaines périodes pour des raisons bien différentes.
Pour bien mettre en forme toutes les données, qui seront exploitées, ces dernières ont été
classées et ordonnées à partir d’un calcul détaillé de nombres exacts d’échantillons relatifs à
chaque année tout en calculant le nombre de données mensuelles.
Le tableau III.3 illustre tous les résultats obtenus.
A partir de ces résultats nous tirons plusieurs informations et nous procédons au
traitement statistique.
Les résultats du tableau 3-3 nous renseignent sur la taille de la série de données et le
nombre de prélèvements effectués au droit de la station de Chemorah.
Toutes les données dont la taille a été déterminée constituent des échantillons
nécessaires à la recherche d’une relation significative reliant le débit solide au débit liquide.
Il est souhaitable d’avoir collecté au préalable le maximum de données
Tableau III.1 : Variation mensuelle et annuelle du nombre de mesure de la concentration des
sédiments en suspension.
Année/
Sept Oct Nov Dec Jan Fév Mars Avril Mai Juin Juil Août Total
Mois
1971 17 30 17 02 / / / 13 27 11 12 03 140

1972 16 15 04 03 02 07 10 25 11 09 / 02 104

1973 07 / / 10 06 02 13 29 20 13 11 28 132

1974 06 05 03 / / / 02 05 / 05 07 / 33

1975 11 21 11 / 02 05 02 13 24 / / / 89

1976 11 / 11 04 02 08 16 05 12 22 17 / 111

1977 / / 07 / 01 / / 13 26 02 / 02 51

1978 06 08 / / / / / 02 12 03 / / 31

1979 30 29 / / / / / 20 16 07 / / 102

1980 14 16 15 10 / 02 05 04 08 / / / 74

1981 28 18 / / 01 08 02 02 / 07 / / 66

1982 20 19 19 01 / 01 / 27 22 11 / / 125

1983 / 06 / / / / / / / 06 / / 12

1984 / 22 07 03 / 14 / 04 / / 11 / 61

1985 05 13 01 / 09 / 16 / 08 13 / / 65

1986 16 30 / / / 02 19 05 / / / 02 74

1987 06 02 03 / / / / / 01 / 05 / 17

1998 07 13 06 01 / / / 06 11 22 03 01 70

1989 23 / / / / 03 05 / 13 18 07 02 71

1990 06 / 10 / 22 06 05 12 23 02 07 02 95

1991 08 18 / / / / 10 13 08 13 12 / 87

1992 09 / 09 03 / 02 14 04 20 / / / 61

1993 / 02 02 06 / / / / 01 01 / / 12

1994 21 19 / / / / / / 02 / 03 05 50

1995 23 28 04 / / / 15 06 / 21 04 04 105

1996 / / / / 21 29 31 30 02 / / / 113

total
290 320 129 43 66 89 170 241 267 186 99 51 1951
Plus le nombre de données est important, plus sa réduction au nombre d’un modèle
donne une meilleure approximative possible ou problème posé.
Les périodes où les prélèvements n’ont été pas effectués peuvent avoir un effet direct
sur le résultat final du traitement.
Pour notre cas, la saison estivale enregistre moins d’échantillons que les autres périodes
de l’année.
Vu les faibles apports enregistrés pendant la période estivale, cette dernière ne peut
avoir une grande influence sur le bilan total des apports annuels.
Avant toute tentative de traitement nous essayons de représenter graphiquement toutes
les données afin d’avoir la répartition approximative des débits solides à différentes échelles
(saisonnière, annuelle, mensuelle, et pour toute la période d’observation) de toutes les
données.
III.2- Répartition de la totalité des données :

La visualisation de l’ensemble des données observées, dans un diagramme débit


solide et débit liquide permet d’identifier l’allure du graphe.

30000
Qs = 5,0107Ql1,6416
R² = 0,7974
25000
Débit solide(kg/s)

20000

15000

10000

5000

0
0 50 100 150 200
Débit liquide(m3/s)

Figure III.1 : Répartition débit solide –débit liquide : totalité des données de 1971-1996 à la
station de Chamorah (1951 couples).

La représentation de l’ensemble des données a été présentée séparément de la montée et


la décrue des hydrogrammes des crues. Les résultats observés montrent l’excellente tendance
de la courbe puissance entre les débits liquides (Ql) et les débits solides (Qs) pour les données
de 25 crues étudiées dans la station de Chemorah (Voir figures, III.2 et III.3). Le coefficient
de détermination atteint le 0.74 pour la montée et 0.54 pour la décrue des hydrogrammes des
crues étudiés.
100000

10000

1000
Qs = 7,4328QL1,4691
R² = 0,7387
Qs(kg/s)
100

10

0,1

0,01
0 50 100 150 200
Ql(m3/s)

Figure III.2 : Représentation graphique des débits solides et débits liquides pour 25 crues
durant la période 1971-1996 (a : La monté de l’hydrogramme)

100000 Qs = 62,284Ql
R² = 0,5443
10000
1000
100
Qs(kg/s)

10
1
0,1
0,01
0,001
0 20 40 60 80 100 120
Ql(m3/s)

Figure III.3 : Représentation graphique des débits solides et débits liquides pour 25 crues
durant la période 1971-1996 (b : La décrue de l’hydrogramme)

IV. Analyse des crues :


Les crues dans notre étude ont été analysées dans la station de Chemorah où les données
sont disponibles. Les données des crues dans cette station montrent que des piques de
concentration sont retardées d’une moyenne de deux heures avant la pointe des débits
d’écoulement. Ce retard à été montré aussi dans les travaux de (Peter D. diCenzo, Shiu-hung
Luk, 1997) et qui est le contraire à ce qui a été trouvé par (Piest et al, 1975) dans des
caniveaux au fond d’une vallée. Il faut montré que l'entraînement et le transport limités des
sédiments précédemment déposés dans les lits larges et peu profonds (Cas des oueds
Algérien), et les caractéristiques des sédiments frais au niveau des lits et des rives des oueds
n'arrive pas au bon moment à la station de jaugeage (station hydrométrique) même jusqu'à ce
que l'écoulement atteint une pointe. (Marouf ; Remini ,2011).

Crue de 10-22 Avril 1971 Crue de 12-23 Mai 1982


0,30 debit liquide Concentration 0,70 80 debit liquide Concentration 250
0,60 70
0,25 200
60
0,50
0,20 50

Ql(m 3 /s)
150

Ql(m 3 /s)

C(g/l)
0,40
C(g/l)

0,15 40
0,30 30 100
0,10
0,20 20
50
0,05 0,10 10
0,00 0,00 0 0

Temps(h) Temps(h)

Crue de 9-22 juin 1995 Crue de 3-30 Aout 1973


debit liquide Concentration
160 160 20 debit liquide Concentration 300
140 140 18
16 250
120 120 14 200

Ql(m3 /s)
100 100
Ql(m 3 /s)

12
C(g/l)
C(g/l)

80 80 10 150
60 60 8
6 100
40 40 4 50
20 20 2
0 0 0 0

Temps(h) Temps(h)

Crue de 10-31 Oct 1984 Crue de 5-10 juil 1984


80 debit liquide Concentration 140 25 debit liquide Concentration 100
70 120 90
60 20 80
100
C(g/l)

70
Ql(m 3 /s)

50

Ql(m3/s)
80 15 60
C(g/l)

40 50
60
30 10 40
20 40 30
20 5 20
10
10
0 0 0 0

Temps(h) Temps(h)

Crue de 12-21 Sept 1982 Crue de 4-11 Nove 1975


debit liquide Concentration Concentration debit liquide
50 100 30 12
45 90
40 80 25 10
35 70 20 8
Ql(m 3 /s)

Ql(m 3 /s)

30 60
C(g/l)

C(g/l)

25 50 15 6
20 40
15 30 10 4
10 20 5 2
5 10
0 0 0 0

Temps(h) Temps(h)
Crue de 7-17 Déc 1973 Crue de 11-31 Janv 1996
35 Concentration debit liquide 14 45 Concentration debit liquide 120
30 12 40
100
35
25 10
30 80

Ql(m3 /s)
Ql(m 3 /s)

C(g/l)
20 8
C(g/l)

25
60
15 6 20
15 40
10 4
10
5 2 20
5
0 0 0 0

Temps(h) Temps(h)

Crue de 1-18 Févr 1990 Crue de 6-20 Mars 1992


10,0 4,5
9,0 Concentration debit liquide 4 35 debit liquide Concentration 30
8,0 3,5 30 25
Titre de l'axe

7,0 3

Ql(m 3 /s)
6,0 25
2,5 20

Ql(m3 /s)
5,0

C(g/l)
2 20
4,0 15
3,0 1,5 15
1 10
2,0 10
1,0 0,5 5
5
0,0 0
0 0

Temps(h) Temps(h)

Figure III.4: Relation entre la concentration des sédiments et le débit d’écoulement (station
de Chemorah)

V.1 Répartition mensuelle des débits solides –débits liquides


Pour suivre l’évolution du débit solide en fonction du débit liquide dans le temps, et
dans le but d’avoir une idée plus précise sur la forme des données, une mise en graphe de
toutes les valeurs mensuelles du couple (Qs, Ql) est imposée (Figure III.2)
25000
5000 Mai Qs = 4,9555Ql1,6812
4500
Avril Qs = 0,2551Ql2 + 32,821Ql R² = 0,8301
20000
4000 R² = 0,5798
3500 15000
Qs(kg/s)

3000
Qs(kg/s)

2500 10000
2000
1500 5000
1000
500 0
0
0 20 40 60 80 100 120 140 160
0 20 40 60 80
Ql(m3/s)
Ql(m3/s)

45000 40000
40000 Juin Qs = 7,0325Ql1,7331
35000
Juil
35000 R² = 0,8475
30000
30000
Qs(kg/s)

25000 25000
Qs(kg/s)

20000 20000 Qs = 16,006Ql1,6865


15000
15000 R² = 0,7681
10000
5000 10000
0 5000
0 20 40 60 80 100 120 140 160
0
Ql(m3/s) 0 20 40 60 80 100 120
Ql(m3/s)
40000 40000
Qs= 13,428Ql1,5901
35000 Aout Qs = 16,076Ql2,0097 35000 September R² = 0,8858
30000
R² = 0,8689 30000
25000 25000

Qs(kg/s)
Qs(kg/s)

20000 20000
15000 15000
10000 10000
5000 5000
0 0
0 10 20 30 40 50 0 20 40 60 80 100 120 140 160
Ql(m3/s) Ql(m3/s)

60000 18000 Qs = 6,7796Ql1,5025


October Qs = 9,3504Ql1,5949 16000 November R² = 0,8691
50000 R² = 0,8309 14000
40000 12000

Qs(kg/s)
Qs(kg/s)

10000
30000
8000
20000 6000
4000
10000
2000
0 0
0 50 100 150 200 250 0 50 100 150 200

Ql(m3/s) Ql(m3/s)

4000 5000
3500 Décember Qs = 4,0944Ql1,6544 4500 Janvier Qs = 1,8309Ql1,6813
R² = 0,8113 4000 R² = 0,9205
3000
3500
2500 3000
Qs(kg/s)

Qs(kg/s)

2000 2500
1500 2000
1500
1000
1000
500 500
0 0
0 10 20 30 40 50 60 70 0 20 40 60 80 100 120
Ql(m3/s) Ql(m3/s)

4500 12000
Qs = 1,3817Ql1,7928
4000 Février 10000 Mars R² = 0,8276
3500
3000 8000
Qs = 0,9876Ql1,9325
Qs(kg/s)

Qs(kg/s)

2500
R² = 0,8192 6000
2000
1500 4000
1000
2000
500
0 0
0 10 20 30 40 50 60 0 20 40 60 80 100 120 140 160
Ql(m3/s) Ql(m3/s)

Figure III.5 : Répartition mensuelle des débits solides –débits liquides


Chaque mois est marqué par une forme spécifique caractérisant la variation des apports
solides en fonction des apports liquides, cette variation nous renseigne sur les limites que
atteindre le couple (Qs, Ql), ainsi que les périodes où des événements extrêmes ont été
enregistrés.
Les résultats de la représentation graphique des couples débit liquide-débit solide à
l’échelle mensuelle sont présentés dans le tableau ci-dessous.
Tableau III.2 : Modèles retenues et leur coefficient de corrélation calculés à l’échelle
mensuelle pour la station de Chemorah.
Coefficient de
Echelle
Type de modèle Modèles retenus corrélation
Temporelle
(R2)

Septembre Puissance Qs=13.42Ql1.5901 0.8858

Octobre Puissance Qs=9.3504Ql1.5949 0.8309

Novembre Puissance Qs=6.7796Ql1.5025 0.8691

Décembre Puissance Qs=4.0944Ql1.6544 0.8113

Janvier Puissance Qs=1.8309Ql1.6813 0.9205

Février Puissance Qs=0.9876Ql1.9325 0.8192

Mars Puissance Qs=1.3817Ql1.7928 0.8276

Avril Polynomiale Qs=0.2551Ql2+32.821Ql 0.5798

Mai Puissance Qs=4.9555Ql1.6812 0.8301

Juin Linéaire Qs=80.78Ql 0.7376

Juillet Polynomiale Qs=0.6695Ql2+64.248Ql 0.7681

Août Puissance Qs=16.076Ql2.0097 0.8689

V.2 Répartition annuelle des débits solides –débits liquides


La longue série de données mise à notre disposition nous incite à rechercher les années
qui peuvent avoir une influence directe sur le calcul des apports solides au droit de l’oued
Chemorah.
Les graphes qui représentent les couples (Qs, Ql) : donnent au préalable toutes les
informations relatives à l’évolution du couple (Qs, Ql) dans le temps et une meilleure
explication de la variation annuelle du débit solide en fonction du débit liquide.
20000 35000
Qs = 1,3305Ql2,0075
18000 1971 Qs= 154,6Ql 30000 1972 R² = 0,7236
16000 R² = 0,7841
14000 25000
12000

Qs(kg/s)
Qs(kg/s)

20000
10000
8000 15000
6000 10000
4000
5000
2000
0 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 20 40 60 80 100 120 140 160

Ql(m3/s) Ql(m3/s)

3000
1973 1974 Qs = 6,1095Ql1,9002
Qs = 5.1794Ql1.1255 2500
R² = 0,7845
3000
R² = 0,9357
2500 2000

Qs(kg/s)
2000 1500
Qs(kg/s)

1500
1000
1000
500 500

0 0
0 5 10 15 20 25 30 35 40 0 5 10 15 20 25
Ql(m3/s) Ql(m3/s)

12000
16000
1975 14000
1976 Qs = 3,3048Ql1,6828
10000 2
Qs = 1,5326Ql + 30,2Ql 12000
R² = 0,6998
8000 R² = 0,947 10000
Qs(kg/s)

Qs(kg/s)

6000 8000
4000 6000
4000
2000
2000
0 0
0 10 20 30 40 50 60 70 80 0 20 40 60 80 100 120 140 160
Ql(m3/s) Ql(m3/s)

16000 Qs = 93,53Ql 12000


14000
1977 1978 Qs = 68,206Ql
R² = 0,9712 10000
R² = 0,7199
12000
8000
10000
Qs(kg/s)
Qs(kg/s)

8000 6000
6000
4000
4000
2000
2000
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 0 20 40 60 80 100
Ql(m3/s) Ql(m3/s)
30000 3000 Qs = 64.821Ql
1979 Qs = 10,387Ql1,5896 1980
25000 R² = 0,9096 2500 R² = 0,5854
20000 2000

Qs(kg/s)
Qs(kg/s)

15000 1500

10000 1000

5000 500

0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 0 5 10 15 20

Qql(m3/s) Ql(m3/s)

8000
16000
7000 1981 Qs= 6,7434Ql1,4385 1982 Qs = 65,018Ql
R² = 0,7799 14000 R² = 0,7468
6000
12000
5000
Qs(kg/s)

10000

Qs(kg/s)
4000
8000
3000
6000
2000
4000
1000
2000
0
0
0 20 40 60 80 100
0 50 100 150 200
Ql(m3/s)
Ql(m3/s)

1000 9000
1984 Qs= 92,791Ql
900 1983 Qs = 10,421Ql1,3267 8000
R² = 0,8745
800 R² = 0,737 7000
700 6000
Qs(kg/s)

600 5000
Qs(kg/s)

500 4000
400 3000
300 2000
1000
200
0
100
0 10 20 30 40 50 60 70 80
0
0 5 10 15 20 25 Ql(m3/s)
Ql(m3/s)

8000 16000
Qs= 61,756Ql 1986
7000 1985 R² = 0,9433 14000
Qs = 3,8724Ql1,91
R² = 0,8014
6000 12000
5000 10000
Qs(kg/s)
Qs(kg/s)

4000 8000
3000 6000
2000 4000
1000 2000
0 0
0 20 40 60 80 100 120 0 10 20 30 40 50 60 70 80
Ql(m3/s) Ql(m3/s)
30000 Qs = 17,803Ql1,9255 30000 Qs = 176,67Ql
1987 R² = 0,8918 1988
25000 25000 R² = 0,876

20000 20000
Qs(kg/s)

Qs(kg/s)
15000 15000

10000 10000

5000 5000

0 0
0 10 20 30 40 50 0 20 40 60 80 100 120 140

Ql(m3/s) Ql(m3/s)

25000 14000
1989 Qs = 116,4Ql - 170,75 Qs = 4,316Ql1,5897
R² = 0,8816 12000 1990 R² = 0,812
20000
10000
15000
Qs(kg/s)

Qs(kg/s)
8000

10000 6000
4000
5000
2000
0 0
0 20 40 60 80 100 120 140 160 0 20 40 60 80 100 120 140

Ql(m3/s) Ql(m3/s)

8000 Qs = 10,616Ql1,3578 16000


1991 Qs= 2,3752Ql1,7757
7000 R² = 0,7069 14000 1992 R² = 0,7984
6000 12000
5000 10000
Qs(kg/s)

Qs(kg/s)

4000 8000
3000 6000
2000 4000
1000 2000
0 0
0 20 40 60 80 100 0 20 40 60 80 100
Ql(m3/s) Ql(m3/s)

3000 12000
1993 1994 Qs = 78,688Ql
2500 10000 R² = 0,925
2000 8000
Qs(kg/s)

Qs(kg/s)

1500 Qs= 46,439Ql 6000


R² = 0,9882
1000 4000

500 2000

0 0
0 10 20 30 40 50 60 70 0 20 40 60 80 100 120 140 160
Ql(m3/s) Ql(m3/s)
35000 7000
Qs = 11,424Ql1,4584 Qs= 32,188Ql
1995 R² = 0,9183 6000
1996
30000 R² = 0,8385
25000 5000

Qs(kg/s)
Qs(kg/s)

20000 4000

15000 3000

10000 2000

5000 1000

0 0
0 50 100 150 200 250 0 20 40 60 80 100 120 140 160

Ql(m3/s) Ql(m3/s)

Figure III.6 : Répartition annuelle des débits solides –débits liquides.

Le tableau présenté ci-dessous montre les résultats de la représentation graphique des


couples.
Tableau III.3 : Modèles retenues et leur coefficient de corrélation calculés à l’échelle annuelle
pour la station de Chemorah.
Cœfficient de
Echelle
Type de modèle Modèles retenus corrélation
Temporelle
(R2)

1971 Linéaire Qs=154.6Ql 0.7841

1972 Linéaire Qs=79.677Ql 0.8493

1973 Puissance Qs=5.1794Ql1.1255 0.9357

1974 Puissance Qs=6.1095Ql1.9002 0.7845

1975 Polynomiale Qs=1.5326Ql2+30.2Ql 0.947

1976 Puissance Qs=3.3048Ql1.6828 0.6998

1977 Linéaire Qs=93.53Ql 0.9712

1978 Linéaire Qs=68.206Ql 0.7199

1979 Puissance Qs=10.387Ql1.5896 0.9096

1980 Linéaire Qs=64.821Ql 0.5854

1981 Puissance Qs=6.7434Ql1.4385 0.7799

1982 Linéaire Qs=65.018Ql 0.7468

1983 Puissance Qs=10.421Ql1.3267 0.737

1984 Linéaire Qs=92.791Ql 0.8745

1985 Linéaire Qs=61.756Ql 0.9433

1986 Puissance Qs=3.8724Ql1.91 0.8014

1987 Puissance Qs=17.803Ql1.9255 0.8918

1988 Linéaire Qs=176.67Ql 0.876


1989 Linéaire Qs=116.4Ql-170.75 0.8816

1990 Puissance Qs=4.316Ql1.5897 0.812

1991 Puissance Qs=10.616Ql1.3578 0.7069

1992 Puissance Qs=2.3752Ql1.7757 0.7984

1993 Linéaire Qs=46.439Ql 0.9882

1994 Linéaire Qs=78.688Ql 0.925

1995 Puissance Qs=11.424Ql1.4584 0.9183

1996 Linéaire Qs=32.188Ql 0.8385

La variation annuelle et mensuelle de débit liquide – débit solide au droit de la station de


Chemorah ont été montré dans les figures (III.2 et III.3), la relation reliant le débit liquide (Ql)
et le débit solide (Qs) montre la bonne corrélation à l’échelle annuelle et même mensuelle.
Le coefficient de corrélation à l’échelle annuelle est varie entre (0.5854 et 0.9882) par
contre à l’échelle mensuelle, seulement les mois du Septembre, Octobre, Novembre,
décembre, janvier et aout présentent des bonnes corrélations comprises entre (0,8113 et
0,9205).
V.3 Répartition saisonnière des débits solides –débits liquides :
Vu l’influence des saisons sur le phénomène du transport solide, la visualisation de
l’ensemble des données à l’échelle saisonnière permet d’identifier la saison la plus
contribuable à l’érosion du bassin de Chemorah.
La visualisation des données brutes d’observation quotidienne (série des débits liquides
(en m3/s)) et des concentrations moyennes saisonnières sont plus élevées en automne. Mais
les apports solides en hiver sont les plus importants.

6000 Hivers 25000 Eté


Qs = 1,9002Ql1,6931
Qs = 84,892Ql
R² = 0,8411
5000 R² = 0,7529
20000
4000
Qs(kg/s)

15000
Qs(kg/s)

3000

2000 10000

1000 5000

0
0
0 50 100 150
0 100 200
Ql(m3/s) Ql(m3/s)
Printemps 70000
25000 Autoumn Qs= 10,55Ql1,5868
60000 R² = 0,8576
Qs = 3,0441Ql1,5953
20000 R² = 0,7692 50000

Qs(kg/s)
40000
15000
Qs(k/s)

30000
10000 20000
5000 10000
0
0
0 100 200 300
0 50 100
Ql(m3/s) 150 200
Ql(m3/s)

Figure III.4 Variation saisonnière des débits solides –débits liquides.

Le tableau III.4 présenté ci-dessous montre, les résultats de la représentation graphique


des couples débit liquide et débit solide à l’échelle saisonnière pour les saisons représentatives
d’hivers et du printemps et aussi sur les deux grands saisons, Eté et Automne pour de la
station hydrométrique étudiée Chemorah.
Tableau III.4 : Modèles retenues et leur coefficient de corrélation calculés à l’échelle
Saisonnière pour la Station de Chemorah.
Coefficient de
Echelle
Type de modèle Modèles retenus corrélation
Temporelle
(R2)
Automne Puissance Qs = 10.55Ql1.5868 0.8576

Hiver Puissance Qs = 1.9002Ql1.6931 0.8411

Eté Linéaire Qs = 84.892Ql 0.7592

Printemps Puissance Qs = 3.0441Ql1.5953 0.7692

Conclusion :

La variation annuelle et mensuelle de débit liquide – débit solide au droite de la station


ont été montré la bonne corrélation puissance (R=0,9).
Chapitre IV
Généralités
Toute étude climatique ou hydrologique est basée sur l’exploitation des séries de
données recueillies pendant des périodes plus ou moins longues continues ou discontinues.
Pour prédire l’effet d’envasement et pour établir des relations empiriques entre les
facteurs contribuant au phénomène, l’analyse hydrologique emploie des méthodes diverses
ayant recours à la mathématique en général et à la statistique en particulier.
Ces méthodes statistiques exigent que les données soient bien organisées et bien
stockées, pour parvenir à une décision ou une conclusion.
Lors de la collecte et de l’analyse des données ; on doit toujours avoir à l’esprit, un fait
primordial, la valeur de la variable mesurée est inconnue.
La plupart des données recueillies constituent des échantillons nécessaires à une
définition approximative de cette vraie valeur.
Le principal but à atteindre avec la présente étude est l’exploitation de cette banque de
données pour l’estimation de sédiments qui transitent à travers le cours d’eau considéré, et
susceptible de se déposer au droit du barrage.
A cet effet, nous avons soumis les données préparées à un traitement statistique et
informatique pour identifier le meilleur modèle régressif entre la variable explicative (débit
liquide) et la variable expliquée (débit solide). Ces deux variables aléatoires (QS, Ql)
constituent les paramètres clés de notre étude.
Nous baserons notre étude sur l’ensemble des données présentées en chapitre précédent.
I .METHODES DE REGRESSION LINEAIRE
I. 1 Avantage d’un modèle
L’ingénieur a souvent à prendre des décisions au sujet des phénomènes dont il ne
connait le comportement que par des données mesurées.
La connaissance fondamentale des phénomènes en question nous permet de proposer un
modèle précis qui a pour avantage :
 L’exploitation des données expérimentales, exprimant le mieux possible un
problème donné.
 Réduction de l’ensemble de données ou nombre de modèle ; tout en gardant
l’information continue dans les données.
 Simulation du comportement de système.
I.1.1 Estimation des paramètres du modèle
En pratique, avant de procéder à l’estimation, il est intéressant de vérifier si le modèle
proposé est linéaire ou linéairisable.
En fait, un modèle est linéaire s’il peut s’écrire sous la forme :

Y=A+Bx………………………………………………(I)
Un modèle est linéairisable s’il peut être ramené à la forme (I) par un changement de
variable.
En général, pour les modèles linéaires ou linéairisable, la méthode des moindres carrés
est la plus utilisée pour l’estimation des paramètres, mais concernant les modèles non
linéairisables, le recours aux méthodes de programmation non linéairisable est inévitable.

I.1.2 Méthode des moindres carrés


La méthode des moindres carrés est un outil mathématique permettant de faire une
approximation de données par une fonction analytique.
Cette méthode consiste à minimiser la somme des carrés des écarts entre les valeurs
observées et les valeurs théoriques d’une fonction.
La droite qui approche un ensemble de points, obéissant à la norme :

 
n n 2

 E 2   y1  y1
i 1
*

Est la meilleure droite d’ajustement, avec y* est fonction analytique.


La droite présentant cette propriété est dite, s’ajuster aux donnés au sens des moindres
carrés, et elle est appelée « droite de régression au sens des moindres carrés».

I.1.3 Coefficient de corrélation


On est amené à déterminer statistiquement le degré de liaison d’une relation de
régression par la détermination d’un coefficient de corrélation «r» définit par la formule :
  
2
n 
  xi  xi y i  y i 
r  i 1 

 x   
n n
 xi . y1  yi
2 2
i
i 1 i 1

Avec :
xi : Variable connue, correspond à un débit liquide Q1 instantané.
yi : Variable connue, correspond à un débit solide Qs instantané.
𝑥𝑖: Moyenne arithmétique de la série «xi».
𝑦i : Moyenne arithmétique de la série «yi».
n : Taille de la série.
Le coefficient de détermination «R2» est toujours compris entre 0 et 1, il vaut (1) dans
le cas d’une liaison fonctionnelle parfaite, il vaut (0) dans le cas contraire. Il explique surtout
la part de la variance totale.
L’application de la méthode de régression permet de combler des lacunes, en appliquant
du modèle le plus convaincant au vu du coefficient de détermination «R2» trouvé la liaison
entre les variables connues et les variables inconnues.
I.2.Présentation des modèles régressifs
I.2.1Modèle linéaire «type de droite»
C’est un modèle de type linéaire, son équation de droite est de la forme suivante :

y=A+BX
«B» représente la pente de la droite et est égale à :

n
 n  n 
x y
i 1
1 1  n1   xi   yi 
 i 1  i 1 
B 2
1  
n n


i 1
xi  n   xi 
2

 i 1 

«A» est l’ordonnée à l’origine de la droite et est égale à :


A=Y - B𝑋.
Ou 𝑋 et 𝑌 sont les moyennes arithmétiques respectivement de la série des «Xi» et de la
série des «Yi».

I.2.2 Modèle logarithmique


Ce modèle est gouverné par l’équation suivante :
Y=LnX+B
I.2.3 Modèle de l’exponentiel
L’équation de ce modèle est de la forme suivante :
Y= A 𝑒 𝐵𝑋
Nous obtenons l’équation suivante pour une transformation logarithmique :

Ou
LnY=LnA + Ln𝑒 𝐵𝑋
LnY= LnA+BX
Et pour une puissance équation suivante pour une transforme l’équation obtenue.

I.2.4 Modèle puissance


L’équation puissance de ce modèle est de forme suivante :
Y =AXB
Si on introduit le logarithme népérien on a :

LnY=LnA+BLnY
D’après les résultats obtenus, Ce modèle présente avec le modèle polynomial les
meilleures valeurs de régression R2.

I.2.5 Modèle polynomial


Pour un modèle linéaire et dans le cas d’un polynôme de 2 ème degré, l’équation de la
parabole est de la forme suivante :
Y=A+BX+CX2
Pour résoudre cette équation afin de déterminer les valeurs des coefficients A, B, C, il
faut résoudre un système de trois équations à trois inconnues.
Ces trois équations sont des équations normales.
Remarque :
Pour les modèles étudiés, il est à rappeler que la variable X représente le débit liquide Ql
3
en m /s.
La variable Y représenté le débit solide en Kg/s.
Vu l’importance de la quantité des données à notre disposition, nous allons chercher les
modèles régressifs, traiter leurs caractéristiques et déterminer les valeurs des coefficients de
corrélation R2 à l’aide d’un micro-ordinateur.

II. Traitement des données


II.1 Recherche des relations : Débit liquide – concentration – débit solide
II.1.1 Choix du modèle
Pour trouver une formulation mathématique au phénomène de transport solide, nous
avons préparé des fichiers de base comprenant la date, le débit liquide (en m3/s) le débit solide
(en Kg/s) et la concentration en matière en suspension (en g/l) pour toute la série
d’observation (chaque prélèvement instantané effectué).
Le fichier de base a permis d’extraire d’autres fichiers, regroupant les informations
nécessaires pour le traitement des données.

 Un fichier présentant les couples (QL, C) relatifs aux débits annuels.


 Un fichier présentant les couples (QL, C) relatifs aux débits mensuels.
 Un fichier présentant les couples (QS, QL) relatifs aux débits annuels.
 Un fichier présentant les couples (QS, QL) relatifs aux débits
mensuels.
 Un fichier présentant les couples (QS, QL) relatifs aux débits
saisonniers.
 Un fichier présentant les couples (QS, QL) relatifs aux débits observés
de toute la série.

II.1.2 Recherche de relation débit – concentration


La première tentative de traitement a consisté la recherche d’une liaison fonctionnelle
entre les débits liquides et la concentration en matière en suspension.
D’après les résultats, il a été remarqué une absence totale de corrélation débit liquide
(Ql) – concentration (C), dont la valeur de R2 est faible (R=0.01 :0.5), et de fait aucun modèle
ne s’est dégagé.
Ainsi donc une estimation du transport solide en suspension à partir des débits moyens
journaliers s’est imposée.
II.1.3 Evaluation des apports annuels
Avant toute tentative du traitement et afin d’avoir la forme approximative des apports
au droit de la station de référence pour une période de 25 ans allant de 1971 jusqu’à 1996,
nous avons tenté d’évaluer les apports annuels susceptibles d’être reçues au même endroit.
Chaque année a été caractérisée par un apport spécifique annuel calculé à partir du débit
moyen annuel.
La formule suivante nous permet de calculer directement l’apport annuel ou interannuel.
A0= Q0.T (m3) ;
A0 : Apport moyen annuel (m3) ;
Q0 : Apport moyen annuel (m3) ;
T : le temps d’années (secondes) ;
La comparaison des résultats obtenus nous permet d’enregistrer plusieurs remarques :
 Les années dont l’apport annuel dépasse la valeur inter annuelle sont considérées
humides tandis que les années ou l’apport annuel n’excède pas la limite de l’apport
interannuel sont considérées comme étant des années sèches (figure IV.1).
 Le calcul des apports annuels a été effectué dans le but d’avoir au préalable les années
qui sont susceptibles d’être causales du phénomène du transport solide.

Apport moyen liquide interannuel


14 Al(10^6 m3)
12
10
Al(10^6m 3 )

8
6
4
2
0

Anneé

Figure. IV.1 : Variation des apports annuels liquides.

II.2 Calcul des débits et quantification


II.2.1 Calcul du débit solide
Le calcul du débit solide par suspensions à partir des débits liquides moyens
journaliers au droit de chaque station où les prélèvements instantanés ont été effectués.

Sur la base des relations reliant les débits solides aux débits liquides, nous
déterminons les valeurs des débits solides, en appliquant à chaque valeur du débit liquide son
modèle relatif au mois correspondant.

Au total nous avons appliqués toutes les équations de base et nous avons aboutis aux
valeurs réelles du débit solide en Kg/s de toute la série d’observation.

II.2.2 Quantification du transport solide en suspension :


Cette partie a consistée à un calcul direct du transport solide en suspension.
En fonction des débits solides moyens journaliers (en Kg/s). Nous avons déterminé les
débits solides moyens journaliers (en (Kg/jour).
Ainsi donc, nous avons calculé pour chaque année, la valeur réelle du transport solide
en suspension (en tonnes). Les résultats sont illustrés dans les tableaux (IV.6 et IV.7).
La visualisation des résultats trouvés, dans un diagramme apports solides-apports
liquides (Figure IV.3), nous donne une meilleure explication quant à la variation des
paramètres (Qs-Ql).
Tableau. IV.1 : Répartition mensuelle et annuelle du transport solide en suspension. (Tonne)

Total
Année Sep Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avril Mai Juin juil Août
(tonne)
36246 552 223 115 30 1 43 1182 24285 1212 244094 0 307982
1970 - 1971
171504 222210 49 1 35 0 4189 230526 15596 120443 1593 208 766354
1971 - 1972
21715 3526 830 76 443 118 9672 96863 381 73187 40639 6960 254410
1972 - 1973
7083 5327 3141 9690 369 62 1413 17036 45 23265 37053 0 104483
1973 - 1974
88 1982 245 57 28 7 441 234775 1315 176908 3784 0 419631
1974 - 1975
12618 231 3088 5083 78 20 2527 38609 245 1878135 192192 181 2133006
1975 - 1976
4010 396 3240 188 68 6 445 40481 2218 132802 25099 120 209073
1976 - 1977
671 491 1927 93 27 5 424 5317 18 4362 0 124 13459
1977 - 1978
3770 584 160 42 21 7 531 98934 643 19630 1793 0 126115
1978 - 1979
5709 2725 1694 563 166 120 3298 45703 55029 654318 0 0 769324
1979 - 1980
6273 361 596 0 421 41 398 41664 105 58162 62958 2 170979
1980 - 1981
0 1034 261 35 9 1 163 14377 49 111476 0 127 127532
1981 - 1982
9873 1975 32439 3978 582 15 882 11915 100 18660 0 0 80419
1982 - 1983
0 241 235 27 8 19 814 19400 110 6786 1793 0 29432
1983 - 1984
0 27926 4573 303 1000 27 10939 0 49 11148 2390 1 58356
1984 - 1985
48 190 21 10 23 12 5127 29152 37 12117 0 11 46747
1985 - 1986
1041 74 478 445 266 22 647 4037 8 11632 6174 0 24825
1986 - 1987
50 68 110 32 10 3 188 16445 72 31989 199 12 49180
1987 - 1988
21133 29369 460 1182 534 317 6241 31713 4739 155340 130943 6431 388403
1988 - 1989
0 5410 26332 3313 1145 73 10554 224004 8534 518608 471394 184 1269551
1989 - 1990
31372 436 4209 353 151 24 904 27773 4539 368841 24102 1769 464474
1990 - 1991
9536 154790 61 3249 31422 61951 83352 443642 115970 184663 14540 2 1103178
1991 - 1992
80649 16153 26734 299731 98617 27063 50971 342588 56451 788332 602381 19625 2409295
1992 - 1993
59857 27196 7450 4565 2502 5786 46045 90629 121155 190722 11752 46 567705
1993 - 1994
140505 107625 134397 70137 16339 4166 10515 138788 132 36351 23106 0 682060
1994 - 1995
81038 3927 1301 5870 8082 40225 89735 94595 99429 2137923 216078 4565 2782766
1995 - 1996
704789 614800 254251 409137 162374 140091 340460 2340149 511253 7727011 2114057 40368 15358739
Total
La totalité des sédiments estimés pour chaque année à l’échelle mensuelle à été
présentée dans le tableau ci-dessous :

Tableau. IV.2 : Résultats de quantification du transport solide en suspension à l’échelle mensuelle.

Année Qs (tonne/an) Année Qs (tonne/an)

29432 307982
1983 - 1984 1970 - 1971

58356 766354
1984 - 1985 1971 - 1972

46747 254410
1985 - 1986 1972 - 1973

24825 104483
1986 - 1987 1973 - 1974

49180 419631
1987 - 1988 1974 - 1975

388403 2133006
1988 - 1989 1975 - 1976

1269551 209073
1989 - 1990 1976 - 1977

464474 13459
1990 - 1991 1977 - 1978

1103178 126115
1991 - 1992 1978 - 1979

2409295 769324
1992 - 1993 1979 - 1980

567705 170979
1993 - 1994 1980 - 1981

682060 127532
1994 - 1995 1981 - 1982

2782766 80419
1995 - 1996 1982 - 1983
TRANSPORT SOLIDE
TOTALE Qt (tonnes)

TRANSPORT PAR
TRANSORT EN CHARRIAGE
SUSPENSION Qs

CORRELATION
CORRELATION Qs=f(Ql)
C=f(Ql)

ESTIMATION DU
CHARRIAGE D’APRES
DES TRAVEAUX DE
CHERCHEURS
ABSENCE DE
CORRELATION Qs=A.QlB R=0,97 POUR
POUR TOUTES LES L’ECHELLE MENSUELLE
SERIES R=0,01 :0,5

CALCUL DU TRANSPORT
JOURNALIER POUR LA PERIODE
1971-1996

Figure IV.2 : Calcul du transport solide total.


2,50 16,00
Apport solide Apport liquide 14,00
2,00
12,00
As(10^6tonne)

Al(10^6m3)
1,50 10,00
8,00
1,00 6,00
4,00
0,50
2,00
0,00 0,00

Anneé

Figure IV.3: Evolution des apports solides et des apports liquides.

II.2.3Calcul du transport solide par charriage


Le transport solide par charriage présente une partie très importante dans l’étude du
phénomène de transport solide. L’importance du phénomène et le taux élevé des apports
solides qu’il présente, nous a amenés à estimer le dédit solide charrie en se basant sur des
études expérimentales.
L’absence de mesure du sédiment charrie dans l’oued de Chemorah impose des
prélèvements d’échantillons sur le long de l’oued.
L’étude a estimé que le taux de charriage est au voisinage de 30% du taux de débit
solide en suspension du barrage de Koudiat Medouar. En basant sur d’autres études élaborées
sur d’autre bassin en Nord de l’Algérie.

II.3 L’érosion spécifique


II.3.1 Calcul du taux d’érosion spécifique
Ce calcul a consisté à la détermination des volumes annuels de sédiments transportés
par unité surface. En prenant en considération le transport solide total annuel en suspension
Qs (en tonnes/an), l’érosion spécifique moyenne sur une période de 25 ans, Es =Qs/S, ou S est
la surface du bassin versant.
En considérant les volumes annuels, de sédiments en suspension transportés par unité
de surface, nous avons pu détecter les années qui ont contribué au comblement de la retenue
de Chemorah. (Figure IV.5).
Tableau IV.3: Résultats de l’érosion spécifique
Année As (tonne) Es(t/km2.an) Année As (tonne) Es(t/km2.an)

307982 421 29432 40


1970 – 1971 1983 - 1984

766354 1048 58356 80


1971 – 1972 1984 - 1985

254410 348 46747 64


1972 – 1973 1985 - 1986

104483 143 24825 34


1973 – 1974 1986 - 1987

419631 574 49180 67


1974 – 1975 1987 - 1988

2133006 2917 388403 531


1975 – 1976 1988 - 1989

209073 286 1269551 1736


1976 – 1977 1989 - 1990

13459 18 464474 635


1977 – 1978 1990 - 1991

126115 172 1103178 1508


1978 – 1979 1991 - 1992

769324 1052 2409295 3294


1979 – 1980 1992 - 1993

170979 234 567705 776


1980 – 1981 1993 - 1994

127532 174 682060 933


1981 – 1982 1994 - 1995

80419 110 2782766 3805


1982 – 1983 1995 - 1996

II.3.2 Estimation du taux d’érosion spécifique par la méthode de T’ixeront :


Le modèle de T’ixeront est basé sur les corrélations entre l’apport moyen annuel liquide
et le débit solide moyen.
La formule qui donne le taux d’érosion spécifique est la suivante :

Ta = a. Ab
Avec b = 0.15
a = 350 Pour une perméabilité moyenne.
A : lame d’eau ruisselé en mm/an.
A = Po-Dm ou Po est la pluviométrie annuelle en mm.
Dm est le déficit annuel de l’écoulement en mm.

p0
Dm 
p0
O.9 
L

Ou : L=300+25T+ 0.05T=901.5.
Po= 276 mm ; T=23°C, γs=2.7tonnes/m3.
Ta =567.54 Tonnes/Km2.an
III. Discussion des résultats
III.1 Résultats du transport solide en suspension
Les résultats illustrés par le tableau (IV.7) relèvent que les années (1976, 1989, 1992,
1993et1996) offrent successivement des volumes de sédiments en suspension les plus
importants (0.235,0.20, 0.159, 0.095 et 0.085).
Ceci trouve, sans doute, sa justification dans le fait que ces années ont été marquées par
l’avènement des crues exceptionnelles en volume et en durée.
Les années ont totalisé des volumes en suspension très importants et qui ont un effet
direct sur le bilan interannuel.
L’année hydrologique (92/93) a été aussi marqué par l’avènement d’une crue
exceptionnelle très importante.
Le bilan total annuel de transport solide enregistré de l’année (95/96) était influencé par
l’avènement d’une crue en mois de juil 1996, totalisant 3520 de tonnes de sédiments en
suspension. Cette crue avait un effet direct sur l’apport annuel.
La crue de 1991-1992 avait enregistré 5572 de tonnes de charge sédimentaire en
suspension, ceci équivalent à 10% du tonnage annuel de la charge en suspension.
De même, la crue de 1989-1990 (mentionner la date exacte de la crue) donne un
tonnage de sédiments en suspension de l’ordre de 0.53 millions de tonnes, soit 16% du
tonnage annuel total de sédiments. Sans prise en compte de cette crue, la charge totale
annuelle de sédiments est de l’ordre de 0,64 million de tonnes.
En général, nous constatons que les volumes les plus importants en transport solide se
concentrent dans les années (1975-1976), (1989-1990), (1991-1992) et (1995-1996).

3,00
As(10^6 tonne)
2,50
As(10^6 tonne)

2,00
1,50
1,00
0,50
0,00

Anneé

Figure IV.4 : Variation des apports solides en fonction du temps


2500000
As(tonne) As(sans crue)

2000000
As(tonne)
1500000

1000000

500000

0
71/72 74/75 75/76 79/80 89/90 90/91
Anneé

Figure IV.5: Influence des crues sur le taux annuel des apports solides.

III.2 Résultats de l’érosion spécifique


III.2.1 Variation de l’érosion spécifique
Le calcul de l’érosion spécifique annuelle, sur toute la période d’étude a fait sortir les
années qui ont contribuées d’une manière intensive au comblement de la retenue d’oued
Chemorah.
L’intensité du phénomène du transport solide se manifeste, essentiellement, en période
de crues.
Les années hydrologiques (71/72,75/76,79/80,89/90,91/92,92/93 et 95/96) ont été
marquées par de très fortes crues. Ces crues exceptionnelles ont un effet direct sur les résultats
finals du calcul de l’érosion spécifique interannuel et ont totalisé un volume de 21000 tonnes
de sédiment.
Le tableau illustre quelques résultats des valeurs les plus importantes du taux d’érosion
spécifique justifiées par l’importance des apports et des débits maximums.
Tableau IV .4 : Taux d’érosion extrêmes.

Taux d’érosion Apport Debit max


Année Qmax(m3/s)
Es(t/km2.an) (106m3)

1084 1 247.76
1972
2917 2 48.68
1976
1736 / 393.06
1990
1508 / 113.14
1992
1993 3294 / 123.77

1996 3805 / 117.59


4000
3500 Es(t/km2.an)
3000

Es(t/km 2 ,an)
2500
2000
1500
1000
500
0

Anneé

Figure IV.6 : Evolution temporelle de l’érosion spécifique.

III.3. Influence des paramètres hydro-climatologique sur l’érosion


Dans un bassin versant, l’arrachement des particules sédimentaires de leur emplacement
d’origine ; leur déplacement et leur dépôt dépendent de nombreux paramètres qui influent
directement sur le processus de l’érosion de ce bassin.
Dans le but de suivre l’évolution de l’érosion spécifique et de certains paramètres
hydro-climatiques en fonction du temps, nous avons mis en évidence les indices les plus
significatifs de la variation de l’érosion spécifique par une analyse en corrélation appliquée
aux données annuelles de la zone d’étude.

III.3.1 Recherche de relation entre l’érosion spécifique et le coefficient d’écoulement :


Dans les régions à climat semi-aride, la variabilité temporelle des écoulements solides et
liquides est intéressante à examiner.
Nous donnons en Figure IV.7, les fluctuations interannuelles de l’érosion spécifique,
(Es), et du coefficient (Ce), pour toute la période d’observation.
En terme de variabilité interannuelle ; nous donnerons d’abord, dans le tableau (IV.10)
et en Figure (IV.7), les fluctuations interannuelle de l’érosion spécifique (Es), et du
coefficient d’écoulement (Ce), pour le bassin de l’oued Chemorah, sur toute la période
d’observation.
Tableau IV.5 : fluctuations interannuelles des paramètres Es-Ce.

Année Es(t/km2.an) Ce(%) Année Es(t/km2.an) Ce(%)

421 1,42 40 0,35


1971 1984
1048 1,59 80 0,62
1972 1985
348 0,79 64 0,52
1973 1986
143 1,27 34 0,30
1974 1987
574 0,67 67 0,15
1975 1988
2917 0,76 531 1,81
1976 1989
286 0,41 1736 2,41
1977 1990
18 1,08 635 1,07
1978 1991
172 0,34 1508 3,53
1979 1992
1052 0,66 3294 5,54
1980 1993
234 0,69 776 4,63
1981 1994
174 0,48 933 4,23
1982 1995
110 1,94 3805 3,04
1983 1996

A la station de Chemorah, l’érosion spécifique (Es) a varié de 18 à 3805 tonnes/Km2.an


pour des valeurs respectives de 0.15% à 5.54% du coefficient d’écoulement.
La figure (IV.7) présentée ci-dessous montre que l’érosion spécifique et le coefficient
d’écoulement fluctuent de la même façon ont montrant d’une part, une proportionnalité entre
les deux paramètres qu’il convient de la prendre en considération et d’autres parts, la
variabilité annuelle élevée des écoulements.

4000 14
3500 Es(t/km2.an) Ce(%) 12
3000 10
Es(t/km2 .an)

2500
Ce(%)

8
2000
6
1500
1000 4
500 2
0 0

Figure IV.7: Variation annuelle de l’érosion spécifique et du coefficient d’écoulement


4000
3500 Es = 329,16Ce 1,0197
R² = 0,4188
3000

Es(t/km 2 .an) 2500


2000
1500
1000
500
0
0,00 1,00 2,00 3,00 4,00 5,00 6,00
Ce%

Figure IV.8 : Relation de l’érosion spécifique et du coefficient d’écoulement


III.3.2 Influence du débit maximum sur l’érosion :
Les bilans annuels des apports enregistrés dans le bassin versant de l’oued Chemorah
ont montré l’influence des débits extrêmes sur les résultats de quantification du transport
solide.
Ce dernier étant lié au débit liquide par une liaison fonctionnelle et transformé en
tonnage annuel peut avoir un effet direct sur le volume de sédiments en suspension
susceptible d’être disposés au droit du barrage de Koudiat Medouar. L’étude de relation
entre la dégradation spécifique et le débit maximum annuel se fait dans le but de suivre
l’évolution de ces deux paramètres dans le temps. En effet, les valeurs des débits maximums
enregistrés présentent dans l’ensemble, la forme irrégulière des événements exceptionnels,
considérés comme facteur causal des apports solides, les plus importants.
L’analyse graphique de l’érosion spécifique en fonction du débit maximum annuel
enregistré au droit de la station Chemorah (Figures IV.8 et IV.9) donne une corrélation
moyenne (R=0.4615).
L’érosion spécifique est alors exprimée par la relation
Es=5693Qmax0.6825.
4000 450
Es(t/km2.an) Qmax(m3/s) 400
3500
3000 350
Es(t/km2/an)

Qmax(m3/s)
300
2500
250
2000
200
1500
150
1000 100
500 50
0 0

anneé

Figure IV.9 : Influence du débit maximum annuel sur d’érosion spécifique.

Qmax(m3/s)
450
400 Es = 0,5693Qmax 0,6825
350 R² = 0,4615
Es(t/km2/an)

300
250
200
150
100
50
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000

Qmax(m 3/s)

Figure IV.10 : Relation : Erosion spécifique- débit maximum annuel.


III.3.3 Relation entre dégradation spécifique et lame d’eau ruisselée
L’importance que présente le ruissellement des eaux du bassin de l’Oued Chemorah, ses
conséquences et son rapport direct avec l’érosion nécessite l’analyse de son évolution dans le
temps.
A l’examen des données relatives aux taux d’érosion spécifique et aux lames d’eau
ruisselées par l’analyse graphique, (figures IV.10 et IV.11).
Nous avons abouti à une relation très significative justifiée par la très forte corrélation
entre les deux paramètres.
Le coefficient de détermination (R2=0.593), l’équation de la droite de régression qui
exprime l’érosion spécifique est alors expliquée par la relation :
Es=0.0999Lr0.5601
4000 14,0
3500 Es(t/km2.an) Lr(mm)
12,0
3000 10,0

Es(t/km 2 /an)
2500

Lr (mm)
8,0
2000
6,0
1500
1000 4,0

500 2,0
0 0,0

Anneé

Figure IV.11 : Evolution temporelle de l’érosion spécifique et la lame d’eau écoulée.

14,0
Es = 0,0999Lr 0,5601
12,0 R² = 0,593

10,0
Es (t/km2 /an)

8,0

6,0

4,0

2,0

0,0
0 1000 2000 3000 4000

Lr (mm)

Figure IV.12 : Relation : Erosion spécifique- la lame d’eau écoulée.

III.3.4 Variation du taux d’érosion et de la pluie annuelle :


La pluie annuelle constitue l’agent causal principal de l’érosion et la source d’énergie
nécessaire à l’arrachement des particules, entrainant la destruction des agrégats et leur
transport.
La pluie annuelle est l’indice le plus significatif des différentes caractéristiques des
précipitations.
La mise en évidence de la pluie annuelle et du taux de dégradation spécifique par
analyse en corrélation appliquée aux données annuelles de la zone d’étude a donné un
coefficient de détermination (R2=0.273) pour une relation polynomiale de la forme :
Es=0.0137P1.8265
4000 700
3500 Es(t/km2.an) P(mm) 600
3000 500
Es (t/km 2 /an)
2500

P (mm)
400
2000
300
1500
1000 200

500 100
0 0

Anneé

Figure IV.13: Evolution temporelle de l’érosion spécifique et la pluie annelle.

4000
3500 Es = 0,0137P1,8265
3000 R² = 0,2729
Es(t/km 2 ,an)

2500
2000
1500
1000
500
0
0 100 200 300 400 500 600 700

P(mm)

Figure IV.14: Relation : Erosion spécifique -la pluie annelle.

V. Application à l’envasement au droit du barrage de Koudiat Medouar :


V.1. Introduction
Le processus du transport des matières solides en suspension dans les bassins versants est
complexe. Il est étroitement lié à l'intensité des précipitations, à la configuration des bassins
versants et aux conditions hydrauliques. Pour essayer de comprendre l'influence de ces
facteurs sur la genèse et le cheminement des particules en suspension dans les cours d'eau des
zones semi-arides méditerranéennes.
L’envasement des barrages est la conséquence la plus dramatique de l’érosion des
bassins versant et c’est aussi la cause principale de la réduction de la capacité des réservoirs
Algériens.
Cet aspect constitue actuellement une préoccupation essentielle qui met les services de
mobilisation des eaux devant des difficultés supplémentaires du fait que les procédés de lutte
à savoir, la prévention et le dévasement mécanique et qui revient plus cher que la construction
d’un autre barrage.

V.2 Etat de la retenue de Koudiat Medouar :


La situation du barrage de Koudiat Medouar dans le bassin versant de l’oued
Chemorah, le plan d’implantation, la fréquence et l’intensité des crues font que les apports
moyens annuels d’eau et de vase sont relativement importants.
Le barrage de Koudiat Medouar est un barrage nouveau. Le barrage vu sa faible envasement,
le taux d’envasement de cette barrage 1.30 m.
L’évolution de l’état de l’envasement de la retenue devra être suivi par des relevés des
zones envasées, effectués à la retenue ou vide.
Dans ce but, le contrôle d’un certain nombre de profils en long et en travers devra être
réalisé périodiquement.
Pour connaitre la vitesse de progression de l’envasement vers le barrage, des repères
devront être placés sur les berges dans le plan du front de vase.
Si, au moment de prendre des décisions sur les transferts on ne dispose pas de temps
suffisant pour réaliser un levé des sédiments présents dans la retenue, alors la capacité de
stockage occupée par les sédiments devra être évalué par des apports et des débits sortant de
la retenue et du diagramme des volumes emmagasinés avant sédimentation.
La retenue étant toujours vide à la fin de la saison sèche, on ne peut faire report de
réserve d’une année à l’autre.
Donc, à la fin de l’été et notamment au mois d’Aout, la retenue doit être complètement
vidée et les pertuis de vidange de fond (vannes à segment) doivent être laissé ouverts.
D’après l’hypothèse des études de sédimentation :
«Tous les sédiment se déposeraient dans la retenue lorsque l’eau serait emmagasinée et
qu’il n’y aurait aucun dépôt de sédiments lorsque les vannes seraient entièrement ouvertes».
De cette façon, les sédiments de la première crue ne se déposent pas dans la retenue. Les
vannes seront alors renfermées et l’on procède au remplissage du réservoir si, quelques temps
avant la date prévue pour le transfert d’eau pour la retenue de Koudiat Medouar, aucune crue
ne s’est produite, les vannes seront renfermées et la chasse des sédiments qui n’ont pu être
alors éliminés sera effectuée à l’occasion d’une vidange ultérieure.

V.4 Constat de l’envasement actuel de la retenue de Koudiat Medouar :


Dans le bassin versant de l’oued de Chemorah et au droit de la station de Koudiat
Medouar, les valeurs du taux d’érosion spécifique ont été estimées à partir de modèles
régressifs permettant de calculer le volume de vase conséquent.
Par une durée de vie du barrage T=50 ans, une érosion spécifique de
808 tonnes/Km2.an, une densité sèche des matériaux «γs» =2.7 tonnes/m3et une superficie du
bassin versant S de 731.32 Km2au droit du barrage, le volume de sédiments aboutissant dans
la cuvette égale à :
𝐸𝑠.𝑇.𝑆
Vs = .1.32
𝛾𝑠
Serait :
Vs =14444382.58 m3.
Les résultats trouvés par le calcul de l’envasement dans la retenue s’avèrent bien
confirmés grâce aux données réelles des levés bathymétriques effectués.

Conclusion :

L’importance du transport solide en Algérie se traduit par un comblement rapide des


retenues diminuant considérablement leur durée de vie. I1 importe donc, non seulement de
prévoir le rythme de comblement de la retenue de façon aussi précise que possible de manière
à prendre les dispositions économiques et sociales qui s’imposent mais aussi et surtout de
développement certaines techniques d’études pour améliorer les méthodes de lutte contre
l’alluvionnement.
Chapitre V
Partie 01: la pollution du cours d’eau
I. Introduction générale
L’eau est également indispensable pour les activités industrielles et commerciales.
Le développement industriel et artisanal avec une utilisation excessive d’eau et de
produits chimiques dans la fabrication et le traitement industriel, constitue une menace pour la
qualité de l’eau.
La plupart des industries évacuent leurs effluents dans les proches cours d’eaux, pensant
les diluer ainsi. La solution de la pollution ne doit pas être la dilution, déplacer les déchets
liquides d’un lieu à un autre ne saurait résoudre le problème d’assainissement. Ces options ne
sont que des alternatives provisoires qui ne font que transférer le problème. D’où la nécessité
de lutter contre la pollution sous toutes ses formes notamment la pollution des eaux.
L’évacuation non contrôlée de ces déchets liquides par manque de stations d’épuration
ou par des stations non opérationnelles, le cas de fonctionnement des stations d’épuration en
Algérie, aboutit à la pollution des eaux de surface et des eaux souterraines, véritable danger
pour la flore et la faune. Les rejets d’eaux usées constituent donc un élément fondamental en
matière de pollution car lieu de nombreuses réactions chimiques et de la reproduction de
nombreux vecteurs de maladie. L’eau transporte les métaux lourds, les insère dans la chaîne
alimentaire (poissons, etc..).
Même si ceux-ci sont le plus souvent présents à l’état de traces dans les rejets industriels
et artisanaux, ils n’en restent pas moins très dangereux puisque leur toxicité se développe par
bioaccumulation dans l’organisme.
L’inquiétude progresse et les contentieux se multiplient, les rejets industriels et
artisanaux représentent eux-mêmes un danger de part leurs qualités physico-chimiques et
microbiologiques mais aussi pour l’environnement qu’ils contaminent.
Au regard de tout ce qui précède l’assainissement en milieu urbain constitue un
véritable problème de santé.
En Algérie, à priori le constat est rassurant, l’eau distribuée au robinet est de bonne
qualité bactériologique. Les programmes d’approvisionnement en eau dans les villes
algériennes ont surtout visé à développer les sources de stockage (barrages et transfert
hydraulique) ce qui nécessité à modifié les cours d’eau des oueds mais malheureusement sans
tenir compte à la gestion des eaux usées domestiques et industrielles déversées dans les cours
d’eau des bassins.
Si l’on ne saurait trop insister sur la nécessité d’un approvisionnement suffisant en eau
des citadins, il faut aussi considérer que la pression démographique due à ces populations,
l’industrialisation et les contraintes croissantes subies par l’environnement exigent que les
politiques de l’eau soient envisagées dans l’optique d’un développement durable.
Les nappes aquifères peuvent s’épuiser et les écosystèmes peuvent être perturbés, il sera
impossible de satisfaire les besoins en eau d’une meilleurs qualité dans des grandes villes
dans les années à venir; des mesures de protection contre la pollution doivent être appliquées
en permanence pour que les distributions d’eau ne propagent pas les infections et ne soient
pas responsables d’une exposition chronique à des substances nocives.
Les rejets industriels et artisanaux sont soumis à des lois, même si la réglementation
n’empêche ni les rejets délictueux qui doivent être poursuivis avec la plus extrême rigueur, ni
les difficultés issues des petites entreprises du secteur informel.
Cette partie de notre étude prospective portera sur les eaux de surface du bassin de
Chemorah et la retenue du barrage de Koudiat Medouar : caractéristiques physico-chimiques,
et l’impact sur l’environnement de la région.
L’Algérie, se caractérise par la rareté des ressources en eau, rejoignant ainsi l'ensemble
des pays arides et semi-arides, la pollution de ces ressources par les effluents domestiques et
industrielles due à l’accroissement démographique et les activités industrielles favorise la
dégradation de sa qualité et compromette le déséquilibre du milieu récepteur.
Les travaux sur la pollution des eaux de surface montrent, des concentrations élevées
des phosphores et des nitrates dans les fleuves.
L’enrichissement nutritif de ces cours d’eau ayant pour résultats la croissance excessive
des plantes aquatiques, les changements de la structure biotique et la réduction de l’oxygène
dissous.
II. Caractéristiques et pollutions des eaux de surface
II.1 Caractéristiques des eaux (généralité)
II.1.1 Introduction
Les eaux de surface sont constituées par toutes les eaux circulent ou stockées à la surface
des continents, elles sont pour origine, les eaux de ruissellement, autre nappes profondes dont
l’émergence constitue une source de ruisseau, puits, rivière. Ces eaux se rassemblent en cour
d’eau caractérisée par une surface contact eau atmosphère en mouvement et une vitesse de
circulation appréciable, elles peuvent se trouve stockées en réserve naturel (étangs, lacs) ou
artificiel (retenues, barrages). Il s’agit d'une ressource facilement accessible mais,
malheureusement fragile qui doit être protégé contre les divers facteurs de pollution.
II.1.2 Eau de surface

Eau de surface désigne l'eau qui s'écoule ou qui stagne à la surface de l'écorce terrestre.
Ou d’une autre façon Qualifie toutes les eaux naturellement ouvertes sur l'atmosphère, y
compris les fleuves, les rivières, les lacs, les réservoirs, les ruisseaux, les lacs barrage,
les mers, les estuaires,etc. Le terme s'applique également aux sources, aux puits et autres
collecteurs d'eau qui subissent directement l'influence des eaux superficielles. En aquarium,
l'interface eau/air, couramment appelée eau de surface, correspond aux eaux superficielles.

II.1.3 Les movements de l'eau

a) Causes

* Énergie solaire: évaporation, transport atmosphérique par les vents produits par les
différences de pression, courants Marin’s produits par différence de densité (température et
salinité)

* Gravité (retour de l'eau continentale au milieu océanique, courants de densité) et attraction


universelle (marées)

* Gradient thermique terrestre: remontée des eaux profondes par thermo-siphon

* Frottement des vents sur la surface de l'eau (courants Marins de surface)

* Interférence de la déviation de Coriolis produite par la rotation de la Terre.

b) Types de movements

* Translation: écoulements gravitaires aériens ou sous-aquatiques;

* Mouvements oscillatoires.

II.1.4 Composition des eaux naturelles


Les substances présentes dans l’eau peuvent être classées, selon deux modes différents :
- Nature chimique: organique / minerals.
- Etat physique : matières dissoutes, colloïdales ou suspension.
Les distinctions sont arbitrées dans la mesure où, d’une part, une substance peut se
trouve soit à l’état dissous soit en suspension selon les conditions des métaux et d’autre part,
l’eau est le siège des phénomènes de dégradation biologique qui peuvent transformer les
substances organiques en substances minérales.

II.1.4.1 Composition chimique


a- Les matières minérales
C’est essentiel des composés ioniques (anions et cations), qui proviennent de la
dissolution des roches, l’eau qui circule à leur contact, leur teneur peut varier du milligramme
par litre(mg/l) ou gramme (g/l) pour les eaux les plus salées, et un moyen concentration ( du
microgramme ou milligramme par litre ) et d’autres éléments ne sont présents qu’a l’état de
trace (de 0,1 à 100 microgramme par litre ).
Le Tableau V.1: représente les ions susceptibles retrouvent dans l’eau.

Cations Anions

Ions Désignation Symbole Désignation Symbole

Hydrogène H+ Hydroxyde OH +

Calcium Ca 2+ Carbonate Co3-2-

Hydrogèno-
Magnésium Mg 2+ Hco3-
carbonate
Ions dissous

Sodium Na + Sulfate So4-2

Potassium K+ Chlorures Cl-

/ / Nitrate No3-

Ammonium NH 4+ Nitrate No2-


Les éléments
nutritifs Fer ferreux Fe 2+ Phosphate Po43-
(nutriments)
Manganèse Mn 2+ Silicate Si O32-

Cuivre Cu 2+ Fluore F-

Aluminium Al 3+ / /

Autre éléments Cadmium Cd + / /

Zinc Zu 2+ / /

Plomb Pb 2+ / /
b –Les matières organiques
Se sont des matières, composées du carbone, de l’hydrogène, de l’oxygène et de l’azote.
(Les acides carboxylique et hydrate de carbone), elles sont caractérisant par l’oxydabilité en
permanganate de potassium.
II.1.4.2 Composition physique
a – Les matières dissoutes
Ce sont des matières ou façon homogène dont faiblement polarisées ou ionisées,
proviennent des roches rencontrées par l’eau ou cours de son infiltration.
b- Les matières suspension (MES)
Ce sont en particules solide dont la taille est supérieur à 10 nm dispersée dans l’eau sons
être chimiquement liée avec elle, elles sont hétérogène de forme, et d’origine variées, dans les
eaux de forage se sont le sable fin, le fer oxydé, et quelque fois des algues, dans les eaux de
rivière, les matières volumineuses, souvent flottantes ou indécontable, et les matières fines
sont des limons, soles, argiles, débris végétaux et animaux.
Cependant des teneurs élevées peuvent empêcher la pénétration des rayons solaires,
diminuer l’oxygène dissous et limiter alors le développement de la vie aquatique ; l’asphyxie
des poissons, par colmatage des branchies.
En générale, les matières en suspension interviennent dans la composition de l’eau par
leurs effets d’échanges d’ions ou d’absorption, aussi bien sur les éléments chimiques à l’état
de traces que sur les micro-organismes.
c –Les matières colloïdales
Colloïdale c’est intermédiaire entre l’état dissous et la suspension, dont les particules
solides sont invisibles à l’œil nu, de taille comprise entre 0,1 et 1 à 2 microns.
Les matières colloïdales sont en générale les argiles, les poussières atmosphériques et la
silice.
Colloïdale peut estimer en première approche, par la turbidité si non par la couleur de
l’eau.
III. La pollution des eaux de surface
III.1. Définition de la pollution
Un milieu aquatique est dit polluer lorsque son équilibre à été modifié de façon durable
par l’apport en quantité trop importantes soit de substance plus ou moins toxique, d’origines
naturelles ou issues d’activités humaines, soit encore d’eaux trop chaudes.

III.2 Origin de la pollution

La pollution de l'eau est une altération qui rend son utilisation dangereuse et perturbe
l'écosystème aquatique. Elle peut concerner les eaux superficielles (rivières, plans d'eau) et les
eaux souterraines.
Elle a pour origines principales :

 l'activité humaine,
 les industries,
 l'agriculture,
 Les décharges de déchets domestiques et industriels. La pollution de l'eau provient de
plusieurs sources: Les villes, les usines et les fermes, ces derniers sont les principaux
pollueurs de l'eau.

a.la ville :

Les eaux usées de la ville passent par les égouts. Dans ces eaux usées, il y a tout d'abord
des micro-organismes et des bactéries fécales, mais Il y a aussi des produits toxiques comme
de la peinture, des detergents, des huiles et des pesticides.

b.les usines

Les usines rejettent des métaux lourds et des produits toxiques. qui provoquent la
pollution de l'atmosphère et détruisent la faune et la flore marines.

c.la ferme

La ferme rejette des engrais, des pesticides et des déchets animaux.

d.Les eaux pluviales

Le rôle des eaux pluviales est également important dans les transferts de pollution.
Les eaux de ruissellement peuvent être polluées par lessivage des sols, des surfaces
imperméabilisées.
Les eaux pluviales peuvent contenir de ce fait des métaux lourds et des toxiques: plomb,
zinc, hydrocarbures... etc.

En milieu rural, elles provoquent en outre le lessivage des terres agricoles, entraînant
engrais et pesticides vers les cours d'eau ou les nappes. Les décharges de déchets domestiques
ou industriels, lorsqu'elles ne sont pas aménagées, sont également lessivées par les eaux de
pluie.
III.3.1La pollution par les matières organiques et la pollution microbiologique

Les matières organiques ont longtemps été les principaux polluants des milieux
aquatiques. Elles proviennent des déchets domestiques (ordures ménagères, excréments),
agricoles (lisiers) ou industriels (papeterie, tanneries, abattoirs, laiteries, huileries,
sucreries...), lorsque ceux-ci sont rejetés sans traitement préalable.
Certaines substances organiques sont facilement biodégradables et peuvent donc être
décomposées et éliminées grâce aux capacités naturelles d'auto-épuration des milieux
aquatiques. Mais, lorsqu'elles sont en excès, leur décomposition peut entraîner l'asphyxie de la
faune aquatique Ce sont les poissons qui souffrent le plus du manque d'oxygène, les
invertébrés étant moins affectés, et les bactéries encore moins. En cas de forte pollution, la vie
végétale aussi tend à disparaître.
La pollution microbiologique est une autre forme de pollution organique. Les déchets
organiques, en particulier les excréments, contiennent des germes pathogènes (virus, bactéries
ou parasites) véhiculés par l’eau. Ces germes peuvent provoquer des maladies aussi graves
que le choléra, la typhoïde, la dysenterie... Ils ont été jadis responsables d’épidémies
dramatiques dans nos pays. Aujourd’hui, cette pollution des eaux continentales a fortement
diminué dans les pays industrialisés grâce à la mise en service de stations d’épuration qui
assurent le nettoyage des eaux usées avant leur rejet dans la nature. Mais cela n’est pas le cas
des pays en développement où elle provoque encore des morts innombrables.

III.3.2 La pollution par les pesticides

Les pesticides (insecticides, raticides, fongicides, et herbicides) sont des composés


chimiques dotés de propriétés toxicologiques, utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les
animaux (insectes, rongeurs) ou les plantes (champignons, mauvaises herbes) jugés nuisibles
aux plantations.
III.3.3 La pollution par les nitrates

La présence de nitrates dans les eaux continentales provient à 66 % de l’agriculture, suite


à l’épandage de doses massives d’engrais azotés et de lisier (effluents d’élevage), les zones les
plus atteintes étant les plaines alluviales qui récoltent les eaux des grands bassins versants et
sont des lieux privilégiés d’agriculture intensive. Le reste est issu des rejets des collectivités
locales (22 %) et de l’industrie (12 %).

La pollution des eaux par les nitrates présente un double risque. Ingérés en trop grande
quantité, les nitrates ont des effets toxiques sur la santé humaine Par ailleurs, ils contribuent
avec les phosphates à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant
des phénomènes d’eutrophisation.

III.3.4 La pollution métallique

La pollution métallique peut être due à différents métaux comme l’aluminium, l’arsenic,
le chrome, le cobalt, le cuivre, le manganèse, le molybdène, le nickel, le zinc... ou encore à
des métaux lourds comme le cadmium, le mercure ou le plomb, plus toxiques que les
précédents. De multiples activités humaines en sont responsables. Cette pollution provient en
effet essentiellement :

 des rejets d’usines, notamment de tanneries (cadmium, chrome), de papeteries


(mercure), d’usines de fabrication de chlore (mercure) et d’usines métallurgiques,
 des épandages sur les sols agricoles d’oligo-éléments ou de boues résiduelles de
stations d’épuration,
 de l’utilisation de certains fongicides (mercure),
 des retombées des poussières atmosphériques émises lors de l’incinération de déchets
(mercure) ou de la combustion d’essence automobile (plomb),
 du ruissellement des eaux de pluie sur les toitures et les routes (zinc, cuivre, plomb).

La pollution métallique pose un problème particulier, car les métaux ne sont


pas biodégradables. En outre, tout au long de la chaîne alimentaire, certains se concentrent
dans les organismes vivants. Ils peuvent ainsi atteindre des taux très élevés dans certaines
espèces consommées par l’homme, comme les poissons. Cette " bio-accumulation " explique
leur très forte toxicité.

III.3.5 La pollution radioactive


Invisible, la pollution radioactive n'en est que plus insidieuse. Cependant, hormis les
accidents nucléaires importants comme la catastrophe de Tchernobyl (avril 1986), cette forme
de pollution reste limitée. De grandes précautions sont prises lors des manipulations de
produits radioactifs : extraction et traitement du minerai, fonctionnement des réacteurs,
transport et traitement des combustibles usés, conditionnement et traitement des déchets. En
outre, des limitations très strictes sont imposées aux rejets gazeux ou liquides issus des
centrales nucléaires. De fait, la radioactivité induite dans l’environnement par les rejets
actuels est très inférieure à la radioactivité naturelle due au rayonnement cosmique et à la
radioactivité de l’écorce terrestre.

III.3.6 La pollution thermique

Ce type de pollution, lié à l’utilisation de l’eau comme liquide de refroidissement par les
industriels, apparaît souvent mineur. Mais il s’accroît, du fait de l’augmentation des besoins
del’industrie.

III.3.7 La pollution acide

Depuis le début des années 1950, on observe une forte augmentation de l’acidité des
eaux de pluie dans diverses régions industrielles du monde. Ces " pluies acides " résultent
essentiellement de la pollution de l’air par des gaz (dioxyde de soufre et oxydes d’azote) et
des particules, issus de différentes activités industrielles, de la combustion de produits fossiles
riches en soufre, de la circulation automobile et de l’élevage industriel. Ces gaz se dissolvent
dans la vapeur d’eau de l’atmosphère et sont oxydés en acides (notamment sulfurique et
nitrique) qui acidifient les précipitations.

IV .Les paramètres de la qualité d’eau


On peut divisés les paramètres de qualité comme il suit :
1. Paramètres organoleptiques.
2. Paramètres physico-chimiques en relation avec les structures naturelles des
eaux.
3. Paramètres organiques.
4. Paramètres concernant des substances indésirables.
5. Paramètres concernant des substances toxiques.
6. Paramètres microbiologiques.
IV.1. Les paramètres organoleptiques
 La couleur
La couleur de l’eau est due aux matières organiques colorées (substances humiques) de
métaux ou de rejets industriels.
Les métaux qui colorent l’eau sont notamment le fer (couleur rouge), et manganèse
(couleur noir), dans le cas externe, une coloration bleu clair peut apparaître en présence de
cuivre.
La couleur de l’eau résulte essentiellement de particuliers colloïdales, il existe deux
mesures de la couleur :
-Couleur vraie, qui est la mesure des composés colorés dissous.
-Couleur apparente, qui ressemble de la présence de MES.
- L’eau claire, la couleur est inférieur 10 unités platine– cobalt (PT-CO)
- L’eau très foncée la couleur atteint 100 unités (PT-CO)
(1 unité correspondant à 1 mg/L de PT en présence de CO).
 La turbidité
La turbidité de l’eau à pour origine, la présence de matières en suspension (argile,
limon), particule fibreuses, particules organiques, colloïdales, planctons, organismes
microscopiques qui donnent un aspect trouble à l’eau.
Les MES présentées dans l'eau, donnent un aspect trouble qui est désagréable pour les
consommateurs. Mais les risques les plus sérieux sont dues aux bactéries, kystes, parasités et
surtout les virus qui se fixe sur ces particules (MES) rendront leur destruction difficile, le
risque microbiologique est aggravé dans le cas des matières organiques qui neutralisent le
désinfectant.
 L’Odeur
L’odeur à pour origine principale, la présence de substances organiques volatiles ou de
certains gaz. D’origine biologique, les odeurs relevant la présence de micro-organisme qui
peuvent signifier une augmentation de la concentration en germes pathogènes ; Elles peuvent
aussi provenir de pollutions issues des activités humaines (effluent industrielles ou agricoles).
L’évaluation de l’odeur se fait la dilution de l’eau à examiner jusqu’ à ce quelle ne
présente plus d’odeurs perceptible, elle exprime en taux de dilution naturelle à O2 à 12 c°.
 Le goût
Le goût, c’est l’ensemble des sensations gustatives, olfactives et sensibilité chimique
commune, perçue lorsqu’elle est dans la bouche.
Le goût est évalué par dilution. avec une eau sons goût (eau de référence), cette mesure
dépend de la finesse du gustatif de l’opérateur. La dégustation est effectuée en commençant
par les dilutions les plus grandes jusqu’à l’apparition du goût.
IV.2. Paramètre physico-chimiques en relation avec la structure naturelle des eaux
 Le PH
Le pH d’une eau représente son acidité ou son alcalinité. Le pH des eaux naturelles est
lié à la nature des terrains traversés. Dans la plupart des eaux naturelles, le pH dépend de
l’équilibre calco –carbonique :
Les eaux très calcaires ont un pH élevé et celles provenant des terrains pauvres en
calcaire ou siliceux ont un pH voisin de 7. Le PH joue un rôle primordial à la fois dans :
 Les propriétés physico-chimiques (acidité, agressivité) ;
 Les processus biologiques dont certains exigent des limites très étroites de PH.
 L’efficacité de certains traitements (coagulation, adoucissent, contrôle de la
corrosion, chloration).
 Les mécanismes de la coagulation.
 La température
L’OMS donne une valeur guide concernant la température .La limite acceptable est de
o
25C .
La température de l’eau n’a pas d’incidence directe sur la santé de l’homme. Lorsqu’
elle est élevée, elle s’accompagne d’une modification de la densité, d’une réduction de la
viscosité, d’une augmentation de la tension de vapeur saturante à la surface et d’une
diminution de la solubilité des gaz.
L’augmentation de la température favorise aussi l’auto épuration et accroît la vitesse
de sédimentation, ce qui peut présenter un intérêt dans les stations d’épuration. Les élévations
de température peuvent être nuisibles pour les poissons, favoriser la mortalité de certaines
espèces et le développement d’autres.
 La conductivité
La conductivité électrique d’eau est, la conductance d’une colonne d’eau comprise entre
deux électrodes métalliques d’un centimètre de surface. Elle augmente avec la teneur en sels
dissous et la température, la plus part des espèces aquatiques ne supporte, qu’une variation
limitée en sel dissous.
La conductivité est un moyen rapide pour évaluer la minéralisation globale de l’eau, une
valeur élevée de la conductivité entraîne selon les cas d’un goût salé (selon la nature des sels
présents), peut être aussi l’accélération de la corrosion des dépôts.
La conductivité électrique s’exprime en micro siemens par centimètre (us/cm) à une
température du 20 co.
 Les Sulfates (SO4-)
Composés naturels des eaux, les ions sulfates (So4-) sont liées aux cations majeurs :
calcium, magnésium, sodium, a part ceux du plomb, du baryum et du strontium, la plus part
des sulfates sont solubles dans l’eau. Un léger effet purgatif chez l’adulte pour des doses
allant entre 1 à 2g, cependant des concentrations inférieurs peuvent affecter les enfants et les
nouveaux consommateurs d’eau (troubles, gastro-intestinous, et diarrhéique), la
consommation régulier d’eau chargée en sulfates fait disparaître de ces effets laxatifs. Les
principales sources de pollution sont les rejets industriels et l’anhydride sulfureux
atmosphérique (SO2)
 Le Calcium Ca2+
C’est un alcalin dextrement répondu dans la nature et en particulier dans les roches
calcaires sous forme de carbonates. Ses sels se rencontrent dans presque toutes les eaux
naturelles. Leur teneur dans l’eau, qui peut varier de 1 à 150 mg/L est directement liée à la
nature géologique des terrains traversés. Les sels de calcium sont obtenus en majorité lors de
l’attaque des roches calcaires par anhydride carbonique dissous (CO2), il constitue l’élément
économique dominant des eaux superficielles. Le calcium est l’élément principal de la dureté
de l’eau.
 Le Magnésium (Mg²+)
C’est élément très répondu dans la nature. Son abondance géologique, sa grande
solubilité, sa large utilisation industrielle, font que les teneurs dans l’eau peuvent être
importantes. La plus part des eaux naturelles présentent des teneurs comprise entre 5 à 10
mg/l, cette concentration est en relation directe avec la nature géologique des terrains
traversés. Le magnésium dans l’eau provient de l’attaque par l’acide carbonique des roches
magnésiennes de la mise en solution de magnésium sous forme de carbone (Mg CO3) et de
bicarbonate (Mg2 HCO3). Le magnésium contribue à la dureté de l’eau, source en être
l’élément essentiel, en effet le rapport magnésium/calcium et en général inférieur à 1.
 Le Sodium (Na+) et le potassium (K+)
Le sodium et le potassium les 6éme et 7éme éléments les plus abondants à l’état naturel
sont en proportion très variables.
Aucune norme ne limite la concentration en sodium (ou en potassium) dans les eaux
potables. On peut également signaler que le sodium joue un rôle important en agriculture pour
l’irrigation du fait de son action sur la perméabilité des sols.
Le potassium, beaucoup moins abondant que le sodium, est rarement présent dans
l’eau à des teneurs supérieurs à 20 Mg/L. Il ne présente aucun inconvénient particulier, bien
que le K40 soit une des sources possibles de radioactivité de l’eau.
 Le Residue sec
La détermination des résidus permet d’estimer la teneur en matières dissoutes et en
suspension d’une eau, la détermination de résidu sec d’une eau non filtré permet d’évaluer la
teneur en matières dissoutes et en suspension d’une eau c’est le résidu total.
Si l’eau est filtrée préalablement avant la mesure, le résidu correspond alors aux
matières dissoutes. Les résidus secs sont déterminés à 180 c°, le résidu à 525 c° permet
d’estimer la teneur en matières organiques.

 L’oxygène dissous
L’eau contient toujours de l’oxygène dissous dont les concentrations varient avec la
température et la pression partielle dans l’atmosphère. Du fait de l’équilibre entre l’oxygène
de l’air et de l’eau, plus les eaux sont superficielles et plus elles sont rongées en oxygène. Les
teneurs maximaux atteints dépassent rarement 10 mg/L.
L’O.M.S préconise que les niveaux d’oxygène dissous soit souvent aussi prés que possible
de la saturation (l’eau saturé en oxygène est une eau qui contient 9,1 mg/L O2 à 20 c°).
 La dureté
La dureté ou titre hydrotimétrique (TH). Correspond à la concentration total en ions
(Ca +) et en ions magnésium (Mg2+), ils proviennent de la dissolution à partir des roches
2

calcaires ou dolomitiques
La présence de CO2 dans l'eau favorise cette dissolution :
On distingue: Ca CO3+ CO2 + N2O Ca2+ + 2 HCO3-
– La dureté total = dureté calcique + dureté magnésienne.
TH = TCa + TMg ou TCa =  Ca2+ , TMg =  Mg2+
– La dureté carbonatée à la teneur hydrogénocabonate, carbonaté de calcium et de
magnésium: HCH3-, Ca CO3, Mg CO3.
– La dureté permanente ou non carbonatée P, correspond à la dureté qui persiste après
ébullition de l'eau. Elle représente la teneur en sulfate et chlorure de calcium et de
magnésium.
– La dureté temporaire qui n'est autre que la différence entre la dureté total et la dureté
permanente : TH – P
La façon la plus logique d'exprimer la dureté consiste à utiliser la normalité (eq/L) ou
plutôt le milliéquivalent par litre (meg/L).
Tableau V. 2 : Classification des eaux selon le TH.

Degré
français Dureté de l'eau
(F°)

0à6 Très douce

6 à 15 Douce

15 à 30 Moyennement

30 et plus Dure

1°F = 4 mg/L de ça ou 10
mg/L de Caco3

IV.3 Les parameters organiques


a – La demande biologique d’Oxygène (DBO)
La DBO exprime la consommation naturelle d’oxygène en g/litre des corps contenus
dans l’eau, dégradés par les bactéries du milieu par une oxydation.
L’oxydation des composés organiques biodégradables par les microorganismes entraîne
une consommation de dioxygène (O2). La mesure de cette demande en oxygène permet
d’évaluer le contenu d’une eau en matières organiques biodégradables, donc son degré de
pollution ou sa qualité.
La DBO peut-être caractérisée par les besoins des bactéries épuratrices. Cette valeur est
d’autant plus intéressante que beaucoup de stations d’épuration épurent par voie biologique
.L’évolution de la DBO permet donc en principe de suivre l’efficacité du traitement.
La dégradation des composés glucidiques, lipidiques et protidiques se traduit dans un
premier temps, par une décomposition des chaînes carbonées. Celle-ci commence
immédiatement dure 20 jours et demande beaucoup de temps. Dans ces conditions il a été
retenu conventionnellement d’exprimer la DBO en mg de dioxygène (O2) consommé pendant
5 jours à 20°C (DBO5). La DBO5 indique l’influence probable des eaux usées sur les cours
d’eau récepteurs, du point de vue de la réduction de leur teneur en oxygène.
b – La demande chimique en Oxygène (DCO)
La DCO correspond à la teneur de l’ensemble des matières organiques que celles- ci
aient un caractère biodégradable ou non.
Elle s’exprime par la quantité d’O2 fournie par le bichromate de potassium et nécessaire
à l’oxydation des substances organiques (protéines, glucides, lipides...) présentes dans les
eaux résiduaires. Donc en un mot, c’est la demande chimique en oxygène mesurée en g/litre
qui exprime la quantité totale d’oxygène nécessaire pour oxyder en présence de
permanganate, les substances contenues dans l’eau notamment les éléments chimiques. On a
toujours un DCO>DBO car les bactéries ne permettent pas d’oxyder les éléments organiques
et chimiques les plus stables.
IV.4. Les paramètres concernant des substances indésirables
a- Le fer
Le fer peut se rencontre dans l’eau sous différentes formes le fer est l’élément
indispensable dans la nutrition humain et sa teneur dans l’eau de besoin n’est en générale
l’unité surtout pour des raisons esthétiques économiques .Les colmatages, qui à surtout été
observé dans le cas de vieillissement des puits.
Il provoque une diminution constante et progressive du débit des puits. Les rôles
prépondérant sont dus aux ferreux - bactéries qu’il les utilisant comme source d’énergie ou
elle le précipitant en dégradante le liquide. Sans oublier de parler des caractéristiques
organoleptiques du goût même de l’odeur provoque par développement des bactéries
ferrugineuses sans oublier l’augmentation de turbidité (jaune-marron du Fe(OH)3 , c’est un
composé de l’hémoglobine).
b - le manganèse
Il est généralement associé au fer quoiqu’on quantité plus faible c’est le Mn2+ qui est
soluble dans les eaux naturelles bien que le manganèse présente de nombreux autres états
d’oxydation on dose le plus souvent le manganèse totale sous forme de permanganate
(MnO4-) c’est oxydant énergique qui est parfois utilisé en traitement de l’eau pour oxyder
les matières organiques
La teneur en Mn2+ est limitée à 0.05 mg/l dans les eaux potable pour le goût qu’il peut
communiquer pour les taches et les dépôts qu’il peut occasionner et aussi parce qu’il favorise
la croissance de certains micro-organismes. (La teneur souhaitable est  0.01 mg/L).
c- les matières en suspension
Elle est composé d’argile de limons de sable de boues diverses de particules colloïdaux
organique de planctons de micro-organisme …etc.
IV .5 . Les paramètres concernant des substances toxiques
a – Les nitrates
Les nitrites et les nitrates sont des composés intermédiaires du processus de nitrification
ou de dénitrification. Ils sont associés du fait que la transformation de l’un en l’autre s’opère
par des bactéries (nitrobacters) du sol et de l’eau. Les nitrates proviennent de l’oxydation
complète de l’azote organique sous l’action de bactéries nitrifiantes et les nitrites de
l’oxydation incomplète sous l’action des Nitrosomonas. Les nitrates ont une toxicité indirecte
par fait qu'ils se transforment en nitrites, en ce qui concerne la toxicité à long terme.
Les nitrates et les nitrites proviennent généralement de :
- l’utilisation des engrais
- l’industrie chimique
- l’industrie alimentaire
Les teneurs en nitrates des eaux se voie augmenté à cause des effluent industriels
agricoles urbains, les défections humains ou animales et les produits des hachis humaines,
mais la dose la plus importante est issue de l'utilisation des engrais et des rejets des eaux
usées. L’OMS préconise une valeur indicatrice de 50mg/l que ne doit pas dépasser.
b - Les nitrites
Les nitrites sont répondus dans le sol les eaux et dont les plantes mais à des quantités
relativement faible, dans les eaux de surface leur teneur n'excède rarement 1mg/l. Une eau
contient de nitrite est considérée comme suspect car cette présence est souvent liée a une
détermination de la qualité micro- biologique. La valeur indicatrice de Nitrite par l'OMS est
de 3mg/l
Les nitrites oxydent l’hémoglobine qui a pour rôle dans l’organisme le transport du
dioxygène O2, en méthémoglobine. Il y a méthémoglobinémie quand le taux de la
méthémoglobine atteint 10% de l’hémoglobine. Elle devient mortelle dès que le taux est
supérieur à 20%.
En milieu acide (pH = 1 et 5 ; pH stomacal normal) les nitrites réagissent avec les
amines primaires, secondaires et tertiaires généralement d’origine alimentaire pour donner des
nitrosamines réputées cancérigènes. Les nitrates sont utilisés comme indicateur de pollution.
Ils jouent le rôle de fertilisant pour les plantes qui assimilent l’azote sous la forme NO3-.
Associés aux phosphates, les nitrates favorisent la croissance parfois exagérée de la
flore aquatique, pouvant ainsi entraîner une eutrophisation des fleuves et des lacs.
Nitrates, nitrites et phosphates sont les éléments nourriciers des algues perturbant
indirectement la présence d’oxygène qui est consommée par ces derniers. Les nitrites par leur
forme réduite sont plus dangereuses que les nitrates.

c- l’azoote

L’azote est donc principalement trivalent comme dans la molécule d'ammoniac NH3.
Aussi la molécule de diazote N2 comporte une triple liaison N≡N, très stable. Sous cette
forme gazeuse et diatomique (N2).
c-1 l’origine de l’azoote organique

L’azote organique contenu dans les eaux usées peut provenir d’une foule de produits
organiques azotés synthétiques en particulier du fait des rejets industriels, Cet azote peut aussi
être d’origine naturelle, résultant de la décomposition des végétaux, des animaux ou de leur
métabolisme (acides animés, protéines, urée, …,etc).
Ces dérivés organiques azotés naturels sont biodégradés par les micro organismes et
transformés en azote ammoniacal avant d’être oxydés. Certains dérivés organiques, surtout les
produits synthétiques résistent a la biodégradation c’est le cas de la pyridine.
c –2 L’azote ammoniacal : (NH4+)
L’azote ammoniacal se présente sous la forme toxique NH4+. Sa présence dans les eaux
traduit habituellement un processus de dégradation incomplète de la matière organique NH4+,
l’azote ammoniacal se transforme assez rapidement en nitrites et nitrates par oxydation. La
pollution ammoniacale peut être résumée par les deux réactions suivantes :


 
NH 3  H 2O NH 4  OH  ...........(1)


L'ion ammonium est peut toxique, sauf à des très fortes concentrations (quelque
centaine de mg/l) la forme non dissociée (NH3) est très toxique dans Les condition de pH
inférieur à 8.5 et de température inférieur à 20°C, cependant un élévation de pH déplace
l'équilibre de cette réaction vers la forme NH3.
NH4+ + 2O2  - +
 NO3 + 2H + H2O …………(2)

Nitrosomonas Nitrobacters

Azote organique Azote ammoniacal Nitrites Nitrates

O2 dissous O2

FigureV. 1 : Oxydation de l’azote ammoniacal


L’azote ammoniacal des eaux superficielles peut avoir pour origine :
- la matière végétale des cours d’eau ;
- la matière organique animale ou humaine ;
- les rejets industriels ;
- les engrais.
Sa présence est rapprochée des autres éléments azotés identifiés dans l’eau :
L’oxydation biologique de l’ammoniaque peut développer des zones aérobies dans
certaines parties des réseaux de distribution, provoquant la corrosion des conduites.
L’ammoniaque présente l’inconvénient de nécessiter une augmentation de la
consommation en chlore lors de la désinfection.
d – Le phosphore
Le phosphore peut exister dans les eaux en solution ou en suspension à l'état minérale
ou organique, les composés phosphorés qui sont hydrolysées ou minéralisées répondent au
test colorimétrique sont considérés comme étant des ortho -phosphates.
Les ions phosphates PO4-3 contenus dans les eaux de surface ou de nappe peuvent être
d'origine naturelle (produit de décomposition de la matière organique, lessivage des
minéraux).
La direction des communautés européenne indique comme teneur du phosphore dans
l'eau destinée à la consommation humain un niveau guide de 0,4 mg/L est une concentration
maximale admissible de 5 mg/L l'exprimé en P2O5. (La teneur en phosphate est > 0,2
mg/L).Le phosphate favorisant la prolifération des algues qui conduisent à l'eutrophisation des
lacs, et des cours l'eau,
ce qui entraîne à l'origine un important équilibre écologique : accumulation de matière
végétale ou décomposition, réduction de l'oxygénation des eaux, disparition de certains
espèces des poissons, prolifération et extinction d'autre organismes
e – Les métaux lourds
Parmi les paramètres des substances toxiques, les métaux lourds sont cités comme des
indicateurs de pollution (l'arsenic trivalent, les cyanures, le chrome hexavalent, les composés
organo – mercuriels, le nickel, le plomb, l'antimoine, le sélécium).
IV. 7. Les classes de qualité d'eau
La qualité des cours d'eau est évaluée à partir d'une grille qui définit, pour chaque
paramètre physico – chimiques, cinq classes de qualité associées à des indices :
Tableau V. 3 : Classification des qualités des eaux.

Très Très
Bonne Passable Mauvaise
bonne mauvaise

100 à 81 80 à 61 60 à 41 40 à 21 20 à 1

IV.7. 1 La classe très bonne


Permet la vie aquatique, la production d'eau potable après une simple désinfection et les
loisirs et sports aquatiques.
IV.7. 2 Les classes bonne et passable
Eau opte à la fabrication d'eau potable – vie piscicole normale mais perturbation de la
reproduction.
Ces qualités permettent:
 La fabrication d'eau potable avec traitement poussé ;
 L'irrigation ;
 L'utilisation industrielle.
IV.7. 3 La classe mauvaise
Vie piscicole perturbée. Cette qualité permet :
 L'utilisation pour refroidissement ;
 L'irrigation à des limites.
IV.7. 4 La classe très mauvaise
Cette qualité ne permet plus de satisfaire ces usages, ni d'assurer les équilibres
biologiques. (Elle n'est, bien entendu, jamais un objectif)

V. Diminuer les sources de pollution

L’eau est un bien rare et précieux. Sa préservation est l’affaire de chacun d’entre nous.
Il suffit de quelques changements minimes dans nos habitudes quotidiennes pour lutter à
la fois contre les gaspillages et contre la pollution qui menacent l’eau.
* Pour une protection de l’eau avant d’être pollution nous devons :
 Eviter de rejeter n’importe quel produit dans l’évier ou les toilettes.
 Choisir les produits de lavage les mois pollution et la quantité utilisée.
 Eviter de rejeter des détruits dans les rivières.
 Faire vérifier que les eaux usées de la maison passent soit par une installation
d’assainissement individuel soit par des égouts qui aboutissent à la station d’épuration.
* Lorsque l’eau est polluée il faut :
 Utiliser des moyens de réduction des rejets.
 Répondre à la demande d’assainissement de base ;
 Elargir l’accès à l’eau potable ;
 En signer les règles d’hygiène de base ;
 Promouvoir le traitement de l’eau et sa conservation dans de bonnes conditions à
domicile.
V. Résultats et discussion
V.1 Paramètres indicateurs de pollution
L'analyse des paramètres indicateurs de pollution a été effectuée en se basant sur des
données mesurées dans la station hydrométrique de Chemorah (W. Batna), élaborés par le
barrage de Koudiat Medouar durant la période (2009 -2012).
V.2. Etude du paramètre NO3- et M.O :
3,5 3,5
NO³⁻(mg/l) M.O(mg/l).
3 3
2,5 2,5
NO3-(mg/l)

M,O mg/l
2 2
1,5 1,5
1 1
0,5 0,5
0 0

Date

Figure V. 2 : Variation mensuelle du paramètre NO3- et M.O de mois de décembre


2009

Dans la station de Chemorah, étudiée la teneur observée et inférieur à la norme. Cette


concentrations et à l'origine agricole et domestique.

V.4 Variation de parameter O2 dissous :

O₂ dissous (%) norme


9
8
7
O2 disous (%)

6
5
4
3
2
1
0

Date

Figure V. 3 : Variation mensuelle du paramètre O2 dissous de mois de décembre 2009


Le résultat d’analyse de l’Oxygène dissous obtenus pour la station Chemorah une
diminution de la concentration en Oxygène dissous peut être due essentiellement à leur
consommation par les micro-organismes qui oxydent les matières organiques ou minérales.
V.5 Variation des parameters PH, Turbidities et Temperature :

pH Turbidité (FTU) Températur (°C)


14
12
Concentration

10
8
6
4
2
0

Date

Figure V. 4: Variation mensuelle du paramètre PH, Turbidities et Temperature de mois


de décembre 2009
La teneur observé provient de la température (temps ensoleillé) ce qui facilite la
pénétration des rayons lumineux favorisant le phénomène d'eutrophisation, cela, explique la
coloration verdâtre des eaux observée sur toute la surface de la retenue du barrage.

La valeur de turbidité varient respectivement de la même façon avec des les matières en
suspension dans l’eau à cause de l'érosion des sols dans le bassin versant et l’instabilité des
berges des oueds, et qui ont un pouvoir d'adsorption ce qui constituent des supports aux
bactéries.
V.6 Variation de paramètre NO2- et PO43- :

0,035 NO₂⁻ (mg/l) PO₄³⁻(mg/l) 0,07


0,03 0,06
0,025 0,05
NO2 -(mg/l)

0,02 0,04
PO4 3-

0,015 0,03
0,01 0,02
0,005 0,01
0 0

Date

Figure V. 5 : Variation mensuelle du paramètre NO2- et PO43-de mois de décembre


2009
Les teneurs de PO4 observées dans la station de Chemorah sont générales inferieure à la
norme (1mg/L). Ces résultats indiquent de la contamination modérée par le paramètre dans
cette station. Vraiment la mauvaise qualité d’eau dans ces cours d’eau du bassin.
Les teneurs du NO2- sont obtenues dans la station Chemorah, il ya un petit de pollution.
V.7 Variation de paramètre Nh4+ et NO3- :

0,20 NH₄⁺ (mg/l) NO₃⁻ (mg/l) 0,80


0,18 0,70
0,16
0,60
0,14
NH4+

0,12 0,50

NO3-
0,10 0,40
0,08 0,30
0,06
0,20
0,04
0,02 0,10
0,00 0,00

Date

Figure V. 6 : Variation mensuelle du paramètre Nh4+ et NO3-de mois de Aout 2010


Les résultats présentés montrent une relation proportionnellement inverse entre les
concentrations du NH4+ et NO3-. La majorité des valeurs mesurées sont inférieures à 25mg/L,
la diminution de NH4+ observée est expliquée par la dilution des eaux à cause d'augmentation
d'apport en temps pluvieux et en plus à la transformation de NH4+ en NO2- par les bactéries.
V.8 Variation de paramètre SO4 :

200 SO₄²⁻ (mg/l) norme

160
SO4 2-(mg/l)

120

80

40

Date

Figure V. 7 : Variation mensuelle du paramètre SO4de mois d’Aout 2010


Les valeurs de SO4 dans la station de Chemorah sont de l’ordre (100mg/l) .Les
concentration élevées dépassent les 150 mg/l, les concentrations du SO4 élevées ne sont pas
dangereuses mais comportant un risque de troubles diarrhéiques notamment chez les enfants
(Potelon et Zysman, 1998).
V.9 Variation de paramètre NO3 :

2,00
NO³⁻ (mg/l)
1,95
1,90
1,85
NO3-(mg/l)

1,80
1,75
1,70
1,65

Date

Figure V. 8 : Variation mensuelle du paramètre NO3 de mois de janvier 2010


Les résultats montrent une pollution azotique dans la station de Chemorah. Dans
l’ensemble de la période d’analyse, des teneurs observées sont inférieurs à la norme. Ces
concentrations sont à l'origine, matières organiques, lessivage des sols, engrais, eaux
résiduaires et domestique.
Les No3 effets sur la santé méthémoglobinémie du nourrisson (les nitrates réduits en
nitrites dans l'intestin se fixent sur l'hémoglobine et diminuent le transfert d'oxygène)
V.10 Variation de paramètre NH4+ :

1,6 NH₄⁺(mg/l) norme


1,4
1,2
NH4+(mg/l)

1
0,8
0,6
0,4
0,2
0

Date

Figure V. 9 : Variation mensuelle du paramètre NH4+ de mois de jiul 2011


Les teneurs les plus élevées sont observées dans la station de Chemorah ces teneurs qui
nécessite un traitement physique et chimique proviennent essentiellement des rejets
domestiques et de l'industrie chimique notamment de la fabrication des engrais (l'industrie de
la wilaya). Ces teneurs à l’origine: matières organiques azotées (déjection, eaux usées,
végétaux...), et problème de goût et d'odeur.
V.11 Variation de paramètre O2disou et Cl2 libre :

1,6 Cl₂ libre O₂ dissous(%) 8


1,4 7
1,2 6

O2 disous(%)
1 5
Cl2 libre

0,8 4
0,6 3
0,4 2
0,2 1
0 0

Date

Figure V. 10 : Variation mensuelle du paramètre O2dis et Cl2 libre de mois de Févr


2011.
On peut constater que la majorité des analyses observées montre la diminution de O 2
dis. Cette diminution d'oxygène est due principalement à leur consommation par les micro-
organismes pendant les réactions d'oxydation, et en plus à l'augmentation de la turbidité qui
perturbe la perméabilité d'oxygène atmosphérique dans l'eau.
VI. Résultats organoleptique et physico-chimiques des eaux du barrage de Koudiat
Medouar:
VI.1 PH et Alcalinité
Les valeurs mesurées de PH dans la retenue du barrage sont comprissent dans la gamme
des eaux superficielles et varient entre 8.36et 8.68. Les mesures d'alcalinité sont comprissent
entre 210 et 220. Ces résultats indiquent réellement que les eaux du barrage sont alcalines ou
basiques.
VI.2 Conductivité et Salinité
Les teneurs mesurées de la conductivité et la salinité attendirent des valeurs maximales
de conductivité 729 µs/cm et qui dépassent largement la concentration préconisée par la
réglementation (1000µs/cm).
VI.3 La Dureté
Les teneurs moyennes de la dureté totale dans les différents échantillons analysés
dépassent les (17.24 mg/L). Ces résultats d’analyse sont principalement dus aux ions de
calciums, magnésiums et bicarbonates dans l'eau, ces ions peuvent poser des problèmes
d'entartrage dans les canalisations d'eau chaud, les appareillages et les systèmes de traitement
des eaux.
VI.4 Les Chlorures
Les concentrations, en chlorures obtenues au niveau de la retenue du barrage attendirent
une valeur de 223 mg/L (les concentrations observées sont toujours supérieure à >200 mg/L).
Les chlorures n'ont pas de conséquences toxiques pour l'homme, des teneurs élevées attaquent
les canalisations métalliques. Cette teneur montre la possibilité d'une pollution par les eaux
usées ou par l'industrie.
VI.5 La turbidité
La concentration de la turbidité dans le barrage de Koudiat Medouar égale 5.79 NTU.

Tableau V. 4 : les résultats des paramètres physiques et chimiques.


Les paramètres physiques Les paramètres chimiques
PH TURBI(NTU) CO NDU TDS SO42- NO3 PO42-
(µs/cm) (mg/l)

8.68 5.79 729 388 0.989 0.118 0.067

Remarque :

L’unité des paramètres chimiques (absorbance) (angustrone).

Pacque Il ya un problème dans le spectromètre ne pas travaillé la courbe d’étalonnage


pour ca ne pas affiché les résultats en (mg/l).

Conclusion

Dans ce partie, à pour objectif, le contrôle des paramètres de pollution des cours d’eau
du bassin Chemorah pour une période de quelque mois et l'analyse physico – chimique, des
eaux de la retenue du barrage de Koudiat Medouar .
Certains paramètres analysés sont en relation avec la structure naturelle des eaux tels que le
PH, la conductivité, la turbidité, les ions chlorures, les ions sulfates … etc. et D'autres
concernant les substances indésirables tels que la teneur en nitrates (NO-3), en phosphates
(PO4-3), qui sont les principaux facteurs responsables de la prolifération des algues et
l'accélération du phénomène d'eutrophisation.

L’analyse élaborée permet de tirer les conclusions suivantes:


- La turbidité et les matières en suspension sont en concentrations élevés et indiquent la
dégradation de la qualité des eaux du barrage de Koudiat Medouar en particulier près de la
digue du barrage.
- la qualité moyenne des eaux de la retenue du barrage constatée d’après les analyses
effectués sur les paramètres, nitrates et phosphate (NO3-, PO4),
- Les concentrations des eaux en sulfates (SO4), sont remarquablement dans certains
cas d’année.
Partie 02 : la pollution de la vase
I. Introduction

L’accumulation des sédiments au fond des canaux, cours d’eau et plans d’eau est un
phénomène naturel souvent amplifié par l’activité humaine. D’autre part, ces sédiments sont
potentiellement pollués par des rejets industriels et agricoles ainsi que des eaux urbaines par
temps de pluie, après en va avoir quelques rappels sur l’origine et la nature des sédiments
[Schneider, 2001].

II. Les sédiments

II.1 Définition et origine

Dans le dictionnaire de géologie [Foucault & Raoult, 1980], les sédiments, plus
communément appelés vases, sont définis comme « un ensemble constitué par la réunion

de particules plus ou moins grosses ou de matières précipitées ayant, séparément, subi un

certain transport ». La sédimentation désigne l'ensemble des processus par lesquels ces
particules organiques ou minérales en suspension et en transit cessent de se déplacer. On
distingue 2 origines aux sédiments [Schneider, 2001], [Bertreau & al., 1993] :

 Origine endogène : les particules proviennent de la production autochtone du milieu.


Il s’agit de débris de macrophytes comme les plantes aquatiques, les cadavres de micropyles
et d’animaux ;

 Origine exogène : il s’agit des particules qui sont issues du ruissellement des eaux ou
bien transportées par les vents. D’origine naturelles ou anthropiques, elles proviennent de
l’érosion des sols, de la décomposition de matière végétale, de l’apport de matière en
suspension, de matières organiques, de nutriments ou de micropolluants en raison des rejets
agricoles, industriels et domestiques.

II.2. Constitution des sédiments

Les vases sont constituées de 4 éléments principaux [Agence de l’eau (1), 2002] :

 La matrice minérale (quartz, feldspaths ou carbonates) ;


 La fraction argileuse (kaolinite, illite ou smectite) ;
 La fraction organique (débris végétaux, micro-organismes, acides fulviques et
humiques) ;

 Une certaine quantité d’eau, présente sous différentes formes.

Les argiles sont des silicates d’aluminium hydratés qui présentent une structure cristalline
en feuillets. Cette constitution permet l’hydratation des argiles, avec parfois un phénomène de
gonflement très important. La plupart des argiles sont thixotropiques. Elles perdent leur
rigidité en présentant le comportement d’un liquide lorsqu’elles subissent une sollicitation
mécanique, et retrouvent leurs caractéristiques initiales au repos.

En ce qui concerne la matière organique, on retrouve dans les sédiments tous les
composés organiques naturels, issus des végétaux, des algues et des animaux, ou
biosynthétisés par la microflore, ainsi que les colloïdes humiques. La décomposition de ces
matières est très lente (plusieurs centaines d’années) et combine de très fortes propriétés
tensioactives et complexantes. Les substances humiques colorent la vase en noir et
interagissent avec la partie minérale, provoquant des conglomérations. En général, la
proportion massique de matière organique est de l'ordre de 2 à 10 % pour les sédiments des
cours d'eaux et elle est constituée à 60% de composés humiques [Schneider, 2001].

Enfin, la nature de l’eau contenue dans les vases, appelée « eau interstitielle » afin de la

différencier de la colonne d’eau qui se trouve au-dessus, peut être répartir en 4 catégories :

 L’eau libre qui n’est pas liée aux fines ;


 L’eau capillaire, liée aux fines par des forces de capillarité ;
 L’eau colloïdale qui hydrate les colloïdes ;
 L’eau adsorbée qui est liée à la surface des particules et constitue un film autour
d’elles.

II.3. Granulométrie des sédiments

La distribution granulométrique d’un sédiment et plus globalement, de n’importe quel


matériau, constitue son empreinte physique. Elle caractérise en effet la taille des particules

constituant la phase solide du matériau. D’autre part, la répartition de fréquence de taille des

grains explique la répartition des sédiments dans un milieu aquatique. En effet, les grosses

particules restent en amont tandis que les plus fines se retrouvent en aval. Les différentes

classes granulométriques couramment utilisées sont présentées dans le tableau 1.

Tableau V.6 : Classes granulométriques d’un matériau

Diamètre Dénomination
> 20 mm Cailloux
2 mm à 20 mm Graviers
63 μm à 2 mm Sables (grossiers et fins)
2 μm à 63 μm Limons (ou silt)
< 2 μm Argiles
Une vase est généralement constituée des 3 dernières classes : sables, limons et argiles.
Précisons que le terme d’argile utilisé en minéralogie n’a pas le même sens que celui utilisé
en granulométrie. Ici, c’est un critère uniquement basé sur la taille des particules et non sur
leur composition chimique et minéralogique.

La proportion de sables, limons et argiles d’un sédiment peut varier très fortement en
fonction de leur provenance géographique, du lieu de prélèvement (portuaire, estuarien ou

fluvial), de la nature de la matière solide, etc. Cependant, la fraction argileuse est


généralement prédominante. [Boucard, 2006].

Pour classer les matériaux fins dont la taille des particules est inférieure à 2 mm, les
géotechniciens utilisent le diagramme triangulaire des sols fins de la figure 2. Ce type de
diagramme est particulièrement adapté aux sédiments [Bonnet, 2000].

Figure V.11 : Diagramme triangulaire utilisé pour les sols fins


III. La pollution des cours d’eau

III.1. Origine et comportement des polluants

Le milieu naturel et notamment les cours d’eau et les lacs sont très souvent soumis à des

rejets industriels, urbains ou agricoles, entraînant l’apport d’un grand nombre de substances

toxiques. Il est admis depuis les années 1970 que les sédiments sont la destination finale des
polluants. En conditions normales, ils sont peu solubles dans l’eau. Ils prédominent dans

les matières en suspension et dans les sédiments qui deviennent alors des réserves de
composés toxiques potentiellement mobilisables. Cependant, de nombreux paramètres
influent sur le comportement des polluants comme on peut s’en apercevoir sur le diagramme

de la (Figure V.3)

Ainsi, il est très difficile de déterminer la dangerosité réelle de ces matériaux. Un


sédiment peut présenter des teneurs élevés en polluants qui ne soient pas remobilisables dans
les conditions du milieu. Les risques qu’il présente pour l’environnement sont alors limités.
Néanmoins, ce même sédiment peut devenir particulièrement toxique lorsque les conditions
physico-chimiques sont modifiées comme c’est le cas lorsqu’il est dragué hors de leur milieu
naturel [Marot, 1997].

Les études menées sur les interactions entre les polluants et les matériaux montrent que

les polluants vont préférentiellement se fixer sur la fraction fine, c'est-à-dire les argiles, ceci

étant du à leurs propriétés électrostatiques particulières [Dubois, 2006].

Cependant, les matrices complexes des sédiments permettent de multiples possibilités


d’association avec les contaminants présents dans l’environnement en fonction de leur nature
[Calmano & Forstner, 1996], [Chapman et al., 1998].
Figure V. 12: Comportement des polluants rejetés dans les cours d’eau

III.2. Nature des polluants

On distingue 2 grandes familles de polluants : les composés organiques et les métaux

lourds.

III.2.1. Les polluants organiques

Cette famille regroupe tous les composés à base de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et
d’azote. Ce sont pour la plupart des produits fabriqués par l’homme. Il en existe des dizaines
de milliers, dont 60 000 sont couramment utilisés. Comme ils ne sont pas présents à l’état

naturel, les organismes vivants ne sont pas adaptés pour les éliminer. Aussi leur durée de

vie est souvent longue et leur dangerosité élevée. On distingue particulièrement 3 composés

ou familles de composés organiques :

 Le TBT (Tri-Butyl-Etain) : c’est une molécule biocide incorporée dans la composition


de certaines peintures. Son rôle est d’assurer une barrière toxique pour empêcher la
colonisation des coques des navires. Interdit à la vente en 2003 et à l’utilisation en 2008, son
action sur la faune aquatique a notamment eu des répercussions importantes sur la production
d’huîtres du bassin d’Arcachon ;
 Les PCBs (Poly-Chloro-Biphényls) : famille de 209 composés organochlorés de haut
poids moléculaire dont la formule générale est : C10H(10-n)Cln. Ces molécules ont été
massivement utilisées dans les années 1930 jusque dans les années 1970 comm lubrifiant, et
pour la fabrication des transformateurs et condensateurs électriques en raison de leur relative
ininflammabilité et de leurs excellentes caractéristiques diélectriques. Elles comptent parmi
les Polluants Organiques Persistants (POPs), dont la production est interdite depuis 2001 par
la Convention de Stockholm ;

 Les HAPs (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) : cette appellation désigne les


substances dont la structure chimique est constituée de plusieurs noyaux aromatiques ayant en
commun plus d’un atome de carbone. Ils font également partis des POPs. Les HAPs présents
dans l’environnement proviennent de biosynthèses par les organismes vivants, de l’utilisation
de carburants fossiles, et enfin de la pyrolyse de matières organiques à très haute température.
Ils sont toxiques pour les animaux aquatiques et cancérigènes pour les mammifères.

III.2.2. Les métaux lourds

Les métaux lourds sont présents à l’état naturel dans les sédiments car ils entrent dans la
composition de nombreuses roches. N’étant pas biodégradables, leur durée de vie est infinie.
Cependant, depuis le début de l’ère industrielle, des changements importants ont eu lieu dans
le bilan global de la répartition des métaux à la surface de la terre. Ainsi, dans les sédiments,
les teneurs de certains métaux ont été multipliées d’un facteur allant de 100 à 1000,
notamment à cause des rejets générés par certaines activités industrielles. Les principaux
secteurs concernés sont la métallurgie, la galvanoplastie, la production de teinture et
l’industrie du textile en général.

Dans les sédiments, les métaux lourds peuvent se présenter sous différentes formes : ions,
complexes, adsorbés à la surface d’autres particules, etc. Cela conditionne leur disponibilité et
donc leur toxicité. Ils sont en général en équilibre avec l’eau interstitielle mais

la moindre perturbation des conditions environnementales peut entraîner des mécanismes

de remobilisation des métaux. Les principaux métaux que l’on retrouve dans les sédiments

sont présentés dans le Tableau V.2.

As Cd Cr Cu Hg Ni Pb Zn
Arsenic Cadmium Chrome Cuivre Mercure Nickel Plomb Zinc
Tableau V.7 : Métaux lourds présents dans les sédiments fluviaux

IV. Transport des sédiments


Les sédiments ne peuvent être transportés sauf en présence de l'un des agents de
transport tel que le vent, la gravité pure, la glace et l'eau [Jacques Beauchamp].
IV.1 Transport par le vent
Comme l'air a une densité un millier de fois inférieure à l'eau, sa capacité de transport
est beaucoup plus faible et les matériaux grossiers sont laissés sur place, formant un
"pavement". Le vent possède par contre un bon pouvoir de classement et le transport
s'effectue essentiellement par saltation et collisions intergranulaires des grains sableux, avec
le matériau fin exporté plus loin. Ceci explique l'homogénéité granulométrique des dépôts
éoliens. Contrairement à leurs équivalents marins, les courants aériens n'ont pas la limitation
imposée par la surface de la mer et les dunes éoliennes ne sont limitées en hauteur que par la
force des vents et l'apport en sable.
IV.2 Transport par gravité pure
C'est un mode de transport se trouvant dans les régions montagneuses et désertiques qui
connaissent des différences d'altitude présentant des pentes, et distinguées de forte
désagrégation mécanique des roches. Les éléments se déplacent sur une faible distance et
s'accumulent en cônes d'éboulis. Ils sont non usés et de toute taille; les plus gros descendent
plus loin et forment la frange du cône. Un certain granulo-classement horizontal s'établit. La
porosité des éboulis est grande et la percolation des eaux bonne.
Suite à de fortes pluies, l'action de l'eau s'ajoute à la gravité. La phase fine d'argile
devient des coulées boueuses qui glissent sur les pentes et peuvent causer des dégâts
considérables. Les autres éléments anguleux se trouvent emballés dans ces coulées.
IV.3 Transport par la glace
La glace résulte de la transformation de la neige dans un climat froid et humide par
compaction et fusion. Elle s'écoule comme un fluide visqueux et forme un glacier, Les
matériaux transportés sont fortement hétérométriques. Les éléments ne s'usent pas quand ils
se choquent comme dans le cas du transport éolien ou aquatique, mais ils peuvent être broyés
entre eux ou contre les parois de la vallée sous l'effet de la pression de la glace en formant
farine glaciaire. La distance de transport est de quelques dizaines de km pour les glaciers de
montagne mais elle peut dépasser la centaine de Km pour les grands systèmes glaciaires
(glaciers du Groenland).
IV.4 Transport par l'eau
Le transport des sédiments par l'eau dépend du type d'écoulement selon qu'il s'agit d'eau
sauvage ou canalisée. En générale l'eau transporte des matériaux par charriage, en suspension
et en solution. Les matériaux détritiques sont transportés d'autant plus loin qu'ils sont plus
petits en se choquant et s'usant au cours du transport en établissant un classement
longitudinal.
On distingue deux types d'écoulement tels que l'écoulement canalisé des eaux qui
coulent dans un ou plusieurs chenaux en fonction de la pente et de la vitesse. Et l'écoulement
non canalisé des eaux sauvages qui correspondent au ruissellement suite à de fortes pluies sur
une pente où l'érosion est importante mais la longueur du transport est faible. Les filets d'eau
se rassemblent est forment un chenal. Il est développé en montagne et en particulier dans les
bassins de réception des torrents, il évolue en de véritables coulées boueuses.
La valorisation de la vase :
I. Introduction
En Algérie, le phénomène de l'envasement touche l'ensemble des barrages. Plus de 32.106
3
m de vase se déposent chaque année au fond des retenues. Le barrage de Koudiat Medouar
actuellement un faible envasement a 5% de capacités initial. Dans le cas l’envasement il y a
un solution qui s’apelle le dragage.

Le dragage est une technique de d’envasement sure, mais selon certains auteurs, la
récupération d’une capacité. de stockage est une opération très couteuse et n’est pas
économique pour les grandes retenues. Dans certains pays, cette opération s’impose surtout
lorsqu’il y a moins de sites favorables . la réalisation de nouveaux barrages, ou
lorsque la digue est menacée par la forte poussée des sédiments. Le lieu du rejet de
la vase draguée se pose . chaque opération de dévasement. Généralement, les sédiments
dragués sont jetés directement dans le cours d’eau . l’aval du barrage ou transportés jusqu’. la
zone de dépôt la plus proche sans tenir compte des probl.mes d’ordre esthétiques ou autres
qui ont un impact écologique.

Nous allons retenir finalement la définition proposée par Migniot : « Les vases sont
des sédiments complexes qui couvrent une gamme étendue de particules inférieures à 40
microns mais peuvent contenir une quantité notable d'éléments sableux ».Suivant le système
hydrodynamique (fleuve, estuaire, mer) ou la région étudiée la constitution des vases peut être
très variable. Le domaine granulométrique est essentiellement celui des silts argileux. La
teneur en sable est le plus souvent inférieure à 20%.
II. Essais et méthodes :
Les analyses physiques et chimiques ont été réalisées sur des échantillons de vase
prélevée au niveau de la cuvette et l’oued du barrage de Koudiat Medouar. Ce barrage est
programmé par l'Agence Nationale des barrages et des transferts pour le dévasement à court
terme.
Durant nos essais, les analyses granulométriques ont été réalisés par les méthodes de
sédimentation « pipette de Robinson » qui est basée sur la quantité de particules dispersées
d'un échantillon par ordre de grosseur d'après leur temps de sédimentation dans un milieu
liquide. Les analyses chimiques et granulométriques ont été réalisées respectivement par le
laboratoire de l’Institut National du Sol, Irrigation et de drainage (I.N.S.I.D) a Oum –El
Bouaghi.
La préparation des échantillons de briques pleines a été réalisée dans plusieurs
laboratoires de briqueteries d'Alger. Le processus de la fabrication peut être schématisé selon
la figure V.16. Au début, les deux matières (vase et argile) ont été traitées séparément
(séchage à l'air libre, broyage dans un broyeur à bille, puis tamisage au moyen d'un tamis de
1mm). Après ce traitement, nous avons préparé des pâtes céramiques plastiques qui ne collent
pas à la main. Chaque pâte préparée est soumise au façonnage dans une étireuse (façonnage
par étirage). Les échantillons de briques semi-finis sont soumis à deux modes de séchage
successifs (séchage naturel puis séchage dans l'étuve à 105 -110°C). Les briques sèches
sorties de l'étuve ont été cuites dans un four tunnel à une température de cuisson de 900°C
pendant 32 heures et 30 minutes

Vase Argile jaune

Séchage à l'air
Séchage à l'air
libre libre

Broyage dans un
Broyage dans un
broyeur à bille broyeur à bille

Tamisage sur un Tamisage sur un


tamis de 1 mm tamis de 1 mm

Dosage
Dosage

Mélange de 0 ; 25 ; 50 ; 75 à
100% de la vase

Homogénéisation

Façonnage pour étirage

Humidification et malaxage

Séchage naturel puis dans


l'étuve à 110°C

Cuisson dans le four de l'unité


(four à tunnel)
Figure V .13 : Schéma général du processus de fabrication des briques.
II.1. Résultats et discussions
II.1.1 Résultats des analyses chimiques :
A/Analyse de PH
- Mode opération :
- Peser 20 g de sol, passée au tamis de 2 mm, dans un bêcher de 100 ml.
- Ajouter 50 ml d’eau distillée.
- Agiter énergiquement pendant quelques minutes (5 min) à l’aide de l’agitateur
magnétique.
- Après l’étalonnage du PH – mètre, introduire avec précaution l’électrode de verre dans
la suspension, l’agitateur en marche.
- Lire le PH quand l’aiguille est stabilisée. dans la plupart des terres, cette stabilisation
est réalisée dans la 1ère minute, mais dans certains cas, il est parfois nécessaire d’attendre
jusqu’à 4 minutes
B/ Mesure de la conductivité électrique
Mesure de la conductivité de l’extrait aqueux 1/5 : (20g dans 100 ml d’eau)
- Peser 10 g de terre tamisée (2mm) dans un bêcher de 100 ml et ajouter 50 ml d’eau
distillée exactement mesurés (fiole jaugée).
- Agiter 2mm sur l’agitateur magnétique (barreau aimanté).
- Laisser reposer une demi – heure.
- Mesurer la résistance en notant la température.
C/Dosage du calcaire actif
Méthode DROUINEAU
Principe :
Le calcaire actif correspond au calcaire fin, facilement solubilisé. Au contacte d’une
solution d’oxalate d’ammonium, ce calcaire fin se transforme en oxalate de calcium insoluble.
Le reliquat de solution d’oxalate non utilisé est dosé par une
solution de permanganate de potassium. Le calcaire actif correspond à l’oxalate de
calcium précipité. La méthode ne convient pas pour les sols humifères.
Réactifs :
- Oxalate d’ammonium: solution 0.2 (14.2 g / L)
- Permanganate de potassium : solution 0.2 N (6.32 g / L)
- Acide sulfurique concentré.
Mode opération :
- Peser avec précaution 2.5 g de terre passée au tamis 0.2 mm, les introduire dans un flacon à
agitation.
- Ajouter 250 ml d’oxalate d’ammonium 0.2 N
- Agiter 2 heures à l’agitateur
- Filtrer en rejetant les premiers ml du filtrat
- Prélever 20 ml du filtrat à la pipette et verser dans un bêcher de 400 ml.
- Ajouter 100 ml d’eau distillée et 5 ml d’acide sulfurique concentré
- Chauffer vers 60° - 70°
- Titrer par le permanganate 0.2 N jusqu’à teinte rose, soit n ml de KMnO4 0.2 N.
- Titrer dans les même conditions 20 ml de la solution d’oxalate, soit n’ ml de KMnO4 /0.2 N
Calculs :
La différence entre les 2 titrages correspond pour la partie aliquote à la quantité de
calcium du carbonate ayant réagi sur l’oxalate d’ammonium.
En sachant que 1 ml de KMnO4 0.2 N correspond à 0.010 g de Ca CO3 le taux de
calcaire pour la partie aliquote est de (n’ – n).
D/Dosage du carbone : METHODE « WALKLEY »
Principe :
La matière organique oxydable d’un échantillon de sol est oxydée au moyen d’une
solution de Cr2O7 2- et cette réaction est facilitée par la chaleur qui produit quand 2 volumes
H2SO4 sont mélangés avec 1 volume d’une solution de K2Cr2O7 .
On dose par une solution réductrice (sel de MOHR) la fraction de solution de
dichromate non – réduite et on en déduit par rapport à un témoin la fraction réduite,
proportionnelle à la teneur en carbone de l’échantillon.
La température qu’on attend par la chaleur de dilution en ajoutant HSO4, est
proximativement de 120 °C, ce qui suffit pour oxyder les formes actives du carbone
organique, tandis que les formes inertes ne sont pas attaquées.
Cette méthode oxyde un pourcentage inférieur au carbone total présent dans le sol. On
est alors obligé d’introduire un facteur multiplicatif qui a été fixé à 1.33.
Réactifs :
- Bichromate de potassium, K2CrO7 – solution à 1 N.
- Dissoudre 49.04 g de Bichromate préalablement séché à l’étuve a 105 °C dans 1 L
d’eau (fiole jaugée).
- Acide sulfurique concentré, d = 1,83.
- Sel de mohr – 0.25 N – ( NH4 )2 Fe ( SO4)2 . - Dissoudre 98.1 g environ de sel de
mohr cristallisé dans 500 ml d’eau, ajouter 20 ml de H2SO4 concentré, ajuster à un litre,
conserver++ dans un flacon de verre brun et placer dans un réfrigérateur.
- Diphénylamine 0.5 %
- Dissoudre 0.5 g de diphénylamine dans 100 ml de H2SO4 concentré
Verser cette solution, avec précaution, dans un flacon de verre brun contenant 20 ml
d’eau Distillée. Conserver au réfrigérateur.
- Solution titrée de K2CrO7 / 0.5 N.
Dissoudre 4.9035 de sel, préalablement séché à l’étuve à 105 °C, dans 200 ml d’eau.
- Acide phosphorique concentré – H3PO4.
Mode opération :
- peser suivant la richesse estimée en matière organique environ 1 g de terre fine (10 –
25 mg de carbone organique), passée au tamis de 0.2 mm.
- Introduire la prise dans un bêcher de 300 – 500 ml.
- Ajouter 10 ml de solution bichromate à 1 N, agiter légèrement pour disperser le sol
dans la Solution.
- Ensuite ajouter très rapidement 20 ml de l’acide sulfurique concentré dans la
suspension.
- Agiter immédiatement l’erlenmyer légèrement jusqu’à ce que le sol et les réactifs
soient bien mélangés, et ensuite plus vigoureusement, pendant une minute au total.
- Laisser reposer l’erlenmayer pendant 30 minutes.
- Transvaser dans une fiole jaugée de 250 ml et laver le bêcher avec 150 ml d’eau
distillée. Compléter au volume.
- Prélever 20 ml à la pipette, introduire dans un erlenmyer de 250 ml, diluer à 150 ml.
Ajouter :
1 ml de H3PO4.
3 gouttes de diphénylamine
- Titrer, en agitant, avec la solution de sel de mohr 0.25 N.
La couleur passe du bleu foncé au bleu vert.
► soit n le nombre de ml versés.
- Procéder à un témoin (en trois répétitions) en remplaçant la terre par 1 g de sable
calciné.
►soit n’ le nombre de ml de sel de mohr versés.
- Déterminer le titre exact du sel de mohr par 10 ml de la solution de dichromate 0.5 N
en ayant soin d’ajouter à la prise d’essai 7 à 8 ml d’acide sulfurique concentré .
Faire trois répétitions.
►soit t le titre de sel de mohr.
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑡ℎé𝑜𝑟𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑙 20
t= =
𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑚𝑙 𝑣𝑒𝑟𝑠 é𝑠 𝑋

Les résultats des analyses chimiques de l’échantillon 1et 2 comparés à une argile
utilisable pour la fabrication de la brique (selon les normes Françaises), sont représentés dans
le tableau V.3.
Tableaux V.8 Les résultat des éliment de la vase

Eléme Teneurs (%)


nts Normes

Vase 1 Vase 2
(de la (de
cuvette) l’oued)

7.35 7.36
PH eau(5) à 6.5 à 8.5
25° C
223 220
CE (µS/cm) 1000
3.90 3.92
Carbone C% /
6.50 6.53
Matière /
organique
(%)
12 11
Calcaire actif /
%

Il est intéressant de constater que:


 la teneur en matière organique est bien conforme aux normes et est suffisante pour
valoriser et exploiter dans le domaine de l’agriculture pour utiliser comme des
engrais.
 Cette vase a un PH acceptable permet l'utilisation de cette vase (échantillon 1)
pour la fabrication de la brique puisqu'elle se situe à la limite inférieure autorisée.
 la teneur en carbone est très acceptable et permet de considérer cette vase comme
une argile à teneur moyenne en oxyde colorant.
 la teneur en CE (µs/cm) ne dépasse pas la limite supérieure tolérée(1000). Enfin,
nous pouvons dire que cette matière première analysée peut être utilisée pour la
fabrication de la brique.
 la teneur en calcaire actif %

II.1.2 Résultats des analyses granulométriques


Les analyses granulométriques effectuées sur un échantillons de la vase de la retenue de
chemorah ont fourni les résultats indiqués dans le tableau V.4.
A/ Principe de la méthode :
L’analyse granulométrique a pour but de définir qualitativement et quantitativement la
répartition des particules minérales d’un sol. Pour réaliser cette étude ; on prend un
échantillon de terre préalablement séchée à l’air et tamisée à 2 mm. On détruit la matière
organique qui joue un rôle de ciment entre la particule argileuse avec du perhydrole en cas
d’un sol calcaire. On élimine le calcaire avec une solution d’acide chlorhydrique d’une faible
concentration avant la destruction de la matière organique si le calcaire ne joue pas un rôle
important dans la texture. La terre est ensuite agitée avec une solution alcaline notamment
avec une solution de sodium metaphosphate. La dispersion avec le sodium metaphosphate a
pour but de dissoudre les oxydes de fer et d’aluminium et de passer les ions Fe – et les ions
Al– également les ions Ca–et les ions Mg en solution est lissée au repos pour permettre la
sédimentation des particule qui tombent avec des vitesses constantes d’autant plus grandes
qu’elles sont plus grosses (loi de stokes).
On évalue le pourcentage de chacune des fractions désignées ci – après par rapport au
poids de terre fine séché à 105°.
L’association internationale de science du sol adopté l’échelle d’atterberg qui classe
les particules de la façon suivante.
-Graviers : 20 mm a 5 mm
- Sables Grossiers : de 2 mm à 0.2 mm.
- Sables Fin : de 0.2 mm à 0.05 mm.
- Limon Fin : de 0.02 mm à 0.002 mm.
- Argile : moin ou égale 0,002 mm.
- La matière organique et le calcaire sont dosés à part.
Reactions :

- Eau oxygénée à 110 volumes.


- Hexametaphosphate.
- Ammoniaque pure.
B/ Mode opératoire :
B.1/ Echantillonnage :
- peser 10 g de terre fine séchée à l’air, et les placer dans l’étuve à 105° pour déterminer
l’humidité résiduelle H.
- cette humidité interviendra dans la correction des résultats des analyses qui seront
multipliés par le facteur :
100

B.2/Préparation au dosage – Attaque et –dispersion


100 H :
Sans décalcification :
- Peser 10 g de terre séchée à l’air et passée au tamis de 2 mm
- Mettre dans un bêcher de 600 ml
- Ajouter à la terre 40 ml d’eau distillée, agiter le bêcher et ajouter avec précaution 10
ml d’eau oxygénée (30 %). laisser macérer pendant 1 journée ou plus.
- Porter au bain de sable pour évaporer partiellement ; jusqu'à la cessation de
l’effervescence ; pour une terre riche en matière organique, ajouté de l’eau oxygénée
- Arrêter lorsqu’il ne persiste plus qu’un léger bouillonnement du à la décomposition de
H2O2.
- Ce traitement détruit la matière organique humifiée, mais n’attaque pas la cellulose et
les fragments de racines surnagent.
- Après refroidissement et décantation ; filtrer.
- Nettoyer le bêcher soigneusement et le rincer plusieurs fois à l’eau distillée.
- La filtration terminée, placer l’entonnoir contenant la terre sur un flacon à agitation
(flacon de plastique) de 500 ml.
- Crever le filtre et entraîner par un jet de pissette toute la terre du filtre, laver
soigneusement l’entonnoir et filtrer sans toutefois remplir complètement le flacon (max 400
ml).
- Ajouter 40 ml de la solution dispersante d’Hexametaphosphate de sodium et 1 ml
d’ammoniaque pure.
- Boucher soigneusement et agiter pendant 2 heures à l’agitateur rotatif.
- Verser la suspension dans une allonge graduée de 1L (éprouvette) et ajuster à 1 L
avec de l’eau distillée.
B.3 Dosage:
 Analyse granulaire proprement dite (méthode pipette de Robinson)
- Agiter la dispersion énergiquement de manière que tout le dépôt qui ait pu se faire au
fond de l’allonge soit entièrement remis en suspension.
- Abandonner l’allonge sur une paillasse loin de toute source de chaleur pendant le
temps correspondant aux particules à prélever.
- Placer un thermomètre dans une allonge pleine d’eau distillée.
Argile + limon :
- Au bout de 4 minutes 48 secondes à 20°c, on prélève à 10 cm de profondeur une
partie aliquote (20 ml soit 1/50) de la fraction argile + limon. Il est nécessaire de toujours
commencer par le prélèvement, celui de l’argile, corresponde à 1 / 50 de l’argile totale.
- La température n’étant pas toujours rigoureusement de 20° C, on fait une correction
sur le temps d’attente entre l’agitation et le prélèvement.
- Fermer le robinet à trois voies.
- Descendre la pipette jusqu’à ce que la pointe touche le niveau supérieur de la
suspension et noter la position de l’index sur la règle graduée ; 20 à 30 secondes avant la fin
du délai de sédimentation déterminée par la température de la suspension, descendre la pipette
de 10 cm.
- Ouvrir lentement le robinet et au temps voulu, aspirer la pipette en 20 secondes
réparties également de par et d’autre du temps de chute pour 10 cm. lorsque le liquide arrive
au dessus du robinet, fermer celui – ci.
- Vider le trop plein par l’ajutage latéral.
- Remonter la pipette et recueillir le contenu dans une capsule tarée de 50 ml environ.
- Rincer la pipette.
- Evaporer à sec, séchée à l’étuve à 105 °c et peser le résidu sec.
- Calculer la correction à apporter aux résultats en prélevant une fraction aliquote d’une
solution contenant pour 1000 ml, 40 ml de la solution d’Hexametaphosphate de sodium
utilisée.
Argile:
- Après une nouvelle agitation vigoureuse, opérer exactement de la même façon après
repos de 8 heures à 20 °C suivant la température moyenne de la suspension, modifier à l’aide
du tableau, le temps de sédimentation, ou si celui – ci ne convient pas adopter la profondeur
correspondant au temps choisie.
Sables:
- Après les prélèvements à la pipette, on fait passer la suspension sur un tamis à maille
de 50 microns entraînent et lavant les sables sur le tamis par un courant d’eau ordinaire.
- On rassemble le sable d’un coté du tamis et on les fait passer dans une capsule
par un jet de pissette.
- On les lave à l’eau par décantation pour entraîner les débris de racines restés
dans le tamis et on les sèche à l’étuve à 105 °C.
- Peser le résidu sec.
- On sépare les sables fins des sables grossiers par tamisage à sec au tamis de 200
microns (0.2mm), et on pèse ces deux fractions.
- Les limons grossiers s’obtiennent par différence, les calculs.
B/4Expression des résultats :
Pour les calculs il faut effectuer plusieurs corrections dues au dispersant, à l’humidité
résiduelle, à la matière résiduelle, à la matière organique et au calcaire (CaCO3), à condition
qu’on suive la méthode avec décalcification.
Soient :
A (g) : le poids d’argile prélevé et pesé à sec.
B (g) : le poids d’argile et de limon prélevé et pesé à sec.
C (g) : le poids de limon grossier.
D (g) : le poids de sable fins.
E (g) : le poids de sables grossiers.
p (g) : la prise d’essai.
V (ml) : volume de la pipette.
V (ml) : volume totale de la suspension.
W (g) : poids d’Hexametaphosphate séché.
MO : % de la matière organique.
H : % de l’humidité résiduelle.
Ca : % du calcaire.
Tableaux V.9 : Résultats des analyses granulométriques :

Grains (mm)

Sable (mm) Limon


vase
Gravies (mm) Argil
SF SG LF (mm) LG (mm)
(mm)

L’oued 10-5 0.1-0.03 1-0.4 0.01 0.02 0.002

Il est intéressant de constater que :


-La teneur en argile est très acceptable et permet de considérer cette vase comme
une argile à teneur moyenne pour la fabrication de la brique.
Conclusion générale
L’envasement des retenues est la conséquence la plus dramatique des phénomènes de
l’érosion. La recherche de solutions nécessite la prise en compte de problème dans son
ensemble, c’est- à- dire, l’étude des causes du comblement et du comportement des sédiments
à l’extérieur de la retenue ainsi que dans la cuvette.
La construction de barrage crée artificiellement des lacs, qui représentent en fait les
réservoirs d’eau recherchés ; ce qui favorise l’instauration d’un équilibre entre les apports
liquides dans le bassin versant et la restitution des quantités d’eau nécessaires aux besoins.
L’étude des processus de l’érosion, du transport solide et de la sédimentation est un
préalable à toute tentative de dévasement. Que se soit à l’aide de dragage ou de soutirage (par
les ouvrages de vidange), la récupération des volumes de stockage et la remise du barrage à
ses fonctions initiales nécessitent a la connaissance des phénomènes de sédimentation ayant
abouti au comblement de la retenue. En effet, les volumes d’eau exploitables sont comblés
dans des délais très courts d’une part, et d’autre part en évacuant les matières solides en
grandes quantités, provoquent ainsi un impact négatif sur l’environnement.
Les sédiments déjà consolidés dans les fonds des retenues, nécessiteront plus d’efforts à
leur mise en mouvement. Leur remise en suspension est liée au degré de consolidation des
couches. Les plus récents sont les plus érodables et s’adaptent à des moyens de dévasement
relativement peux couteux.par contre les couches inferieures sont caractérisées par une
rigidité initial ne permettant leur mise en mouvement qu’avec des moyens mécaniques
performants.
Conclusion générale :
Le transport solide est un phénomène complexe, trés repondu en zone medirranéenne, ils
existent deux formes de transport sédimentaire: transport solide par suspension et transport
solide par charriage. Les conditions physiques, géomorphologiques et hydroclimatique sont
particulierement favorable au déclenchement et a l’accélération du phénomène (prédominance
de formation marneuse peu résistantes, irrégularité climatique, torrentialité des écoulement,
faible densité du couvert végétal).

Ce travail a fait pour l’objet d’une estimation quantitative du transport solide au droit du
barrage de Koudiat Medouar destiné au transfert des eaux de l’oued Chemorah vers le
barrage.

Les informations et les moyes mis à notre disposition sont :

 Un fichier de données hydrométriques instantanées relatives aux débits et à la


concentration en éléments en suspension au droit de la station de Chemorah située à l’amont
du barrage de Koudiat Medouar, sur une période allant de 1971 jusqu’à 1996.
 Un fichier de données hydrométriques journalières relatives aux débits liquides au
droit de la même station et sur une période allant de l’année 1971 jusqu’à 1996.
Le traitement de cette masse de données a été effectué en plusieurs étapes.
Le transport solide en suspension est déterminé au moyen de la concentration en
matière en suspension d’après l’équation QS= C Ql.
L’absence de corrélation (débit liquide-concentration), nous a amenés à rechercher par un
modèle régressif la liaison fonctionnelle la plus étroite existant entre le débit solide et le débit
liquide.
Plusieurs mises en forme des données ont été considérées, en les regroupant. D’abord
dans leur totalité, ensuite à différentes échelles temporelles : annuelle, mensuelle et
saisonnière.
Nous avons obtenu, par conséquent :
- une relation très significative, mettant en rapport le débit solide en suspension et le
débit liquide de la forme :
QS = A 𝑸𝑩𝒍
Le choix de la fonction de puissance est justifié par l’adéquation de ce modèle qui a
donné les meilleures valeurs du coefficient de détermination, en particulier, pour la série de
données mensuelles (R=0,5798 - 0,9205).

Sur la base du modèle puissance nous avons calculé le débit solide en suspension
journalier à partir des relations retenue après avoir comblé toutes les lacunes. Le calcule du
débit solide et sa transformation en tonnage annuel de matériaux en suspension ont été
effectués pour toutes la série du fichier de base.
- Le taux du débit solide charrié était calculé sur la base, qui l’estime à 30% du transport
solide en suspension.
 Le calcul de l’érosion spécifique annuelle sur toute la période d’étude a fait sortir les
années qui ont contribuées énergiquement au comblement de la retenue de Koudiat Medouar à
la station de Chemorah.
 La mise en évidence par l’analyse en corrélation de quelques indices hydro-
climatologique et du taux d’érosion spécifique a donné des résultats très significatifs quand à
l’évolution temporelle de l’érosion spécifique et des paramètres hydro-climatologique.
 L’assemblage des résultats issus des modèles régressifs établis entre QS et Ql a permis
d’estimer les volumes de sédiments transportés par suspension qui présente quantitativement
la partie majeure du transport solide.

Les résultats finaux de quantification du transport solide semblent très proches aux
mesures directes de l’envasement dans la retenue de Koudiat Medouar.

l’application du modèle (Touibia, 2000), consistant en la recherche d’un modèle


mathématique reliant le débit solide au débit liquide à différentes échelles spatiales pour
définir les différentes formes d’érosion nous a permis de dégager une relation fonctionnelle
très significative entre le débit solide et le débit liquide.

La quantification du transport solide en suspension par modélisation statistique, nous la


qualifierons de plus fiable que l’utilisation de modèles empirique, qui sont obtenus grâce aux
données des autres bassins qui n’ont pas forcement les même s caractéristiques que le bassin à
étudier.

Pour une meilleure gestion et une bonne prédiction des pertes en capacité, cette modeste
contribution est faite dans le but de constituer une base de données fiables susceptible de
servir à l’étude de protection du barrage de Koudiat Medouar contre le phénomène de
l’envasement et permettra aux gestionnaires d’ouvrage de gagner un temps précieux dans
l’estimation du transport solide.

L’étude des processus de l’érosion, du transport solide et de la sédimentation est un


préalable à toute tentative de dévasement. Que se soit à l’aide de dragage ou de soutirage (par
les ouvrages de vidange), la récupération des volumes de stockage et la remise du barrage à
ses fonctions initiales nécessitent a la connaissance des phénomènes de sédimentation ayant
abouti au comblement de la retenue. En effet, les volumes d’eau exploitables sont comblés
dans des délais très courts d’une part, et d’autre part en évacuant les matières solides en
grandes quantités, provoquent ainsi un impact négatif sur l’environnement.
BIBIOGRAPHIE
-AFNOR (1983). Briques pleines ou perforées et blocs perforés en terre cuite. NF P13-305,
premier tirage 83-100. ALVISET L. (1987). Matériaux de terre cuite. Technique de
l'ingénieur, C905, pp. 1-20.
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Inventaire détaillé des techniques de curage, transport, traitement et usage des
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