Vous êtes sur la page 1sur 19

Introduction

De l'anthropologie pour l'architecture et l'urbanisme

Les rapports de l'architecture avec l'anthropologie sont anciens et ils engagent aussi
des outils respectifs qu'il est utile de rappeler.
Après cette rétrospective, il sera question des domaines les plus importants pour
lesquels l'anthropologie a produit des connaissances intéressant l'architecture :
l'habitat, les techniques et l'urbain.
Nous verrons alors comment, dans la discipline de l'architecture, ils ont aidé à sa
connaissance et à la production d'une architecture pensée autrement.
Enfin nous insisterons sur l'intérêt des expériences où l'enseignement de
l'architecture donne une place à l'anthropologie et en associe les connaissances à la
conception des projets.

Chapitre 1

Les différencialistes sont nombreux, depuis le Manifeste différentialiste - d’H.


Lefèbvre jusqu’à J.-G. Ballard, Edgar Morin - à partir desquels, autant de voix
s’élèvent jusqu’à nos jours ! ayant enveloppé l’actuel discours politique.

LA DIFFERENCE

Il est beau de s’engager en faveur de la différence ; il est mieux de la montrer, d’en


énumérer les facettes ; c’est ce que se propose aujourd’hui, autour de l’anthropologie
de l’espace.
A ce niveau, l’espace se situe au-delà de sa portée ordinaire, sinon, son statut
général, mais autant de ce qu’on croit réellement, autant que de sociétés humaines.
Car il n’y a pas eu de sociétés sans qu’elle produise, façonne, délimite son espace,
depuis les Bororos, jadis dans leurs forêts jusqu’à nous-mêmes avec notre prétention
d’instaurer un seul espace, le nôtre, à l’exclusion et à la destruction de tous les
autres.

L’ESPACE ARCHITECTURAL ET URBAIN

La consécration de la recherche à Le Corbusier, dont la vision parfaitement


homogène de notre espace, version pure et dure, a été l’une des sources du
Mouvement moderne en architecture et en aménagement.
Cette vision a été désavouée plus ou moins implicitement par les architectes et les
urbanistes, comme par les spécialistes de l’espace.
Mais elle règne toujours sur la pratique des agences (le plan, n’est-ce pas, reste le
plan). Elle continue à régner sur les écoles où Le Corbusier demeure une idole,
contournée mais respectée.

DILEMME – ARCHITECTURE ET REVOLUTION

En profondeur de cette thèse, il est important de mentionner l’impact du nouveau


rapport entre spatialité et socialité, qui consiste en la force du pouvoir de l’ordre
spatial d’induire l’ordre social.
Cette thèse, qui se ne cesse de révéler, les secrets du monde environnant de
l’anthropologie de l’espace, en expliquant son assistance et son accompagnement
du mouvement post-moderne, dont le but déclaré était de contester cet aspect
international, en renvoyant à la dimension locale. »
Ce qui approuve l’engagement dans des débats qui sont au cœur de l’actualité, et
également installés dans le futur des diverses sociétés.
Ce qui rend essentiel, c’est l’acte de montrer à quel point l’anthropologie de l’espace
est :

1- Exaltante
2- Décevante

Pour les spécialistes et experts en espaces.

EXALTANTE

Consiste en la disponibilité d’une masse d’informations qui autorise les différents


acteurs, architectes, urbanistes ou aménageurs, à retrouver les caractéristiques
spatiales des peuples dont il n’a jamais entendu parler ou qui appartiennent à la
légende.

Question : Quel vivier pour l’imagination ?

DECEVANTE

Consiste en un relativisme obligatoire de l’anthropologie de l’espace, qui rend


difficile, l’accès à cet intime espace.

Question : Comment s’orienter dans ce labyrinthe ?

INDICATIONS D’AIDE :

CLASSEMENT ET INDEX

Heureusement, qu’il y a eu l’idée utile d’inclure dans ce bouquet deux indications de


couleurs, susceptibles d’aider le spécialiste de l’espace :
1- L’une est le classement par – universaux - qui organise ce matériau, présumé
rebelle.
2- Elle nomme - universaux - des actes comme :
3- Fonder, distribuer qui sont, au moins des directionnels de la classification, ce
qui fera débat, sans aucun doute.
4- L’autre est un index qui éparpille le matériau en autant de facettes, brisant
ainsi le miroir en autant de fragments qu’ils se présentent de Lieux.
Ce sont là les effets des drames intimes que dissimulent des lieux dont le parfum
personnel s’évapore à travers la distance.

L’UNIVERS DU VIRTUEL
Rien ne vaut une cure d’anthropologie de l’espace qui nous apprend que des
sociétés, vivent encore, dans des espaces différents, l’exemple des gens qui croient,
encore, que la Terre est plate, …, etc.
Sachant qu’une part de ce merveilleux du monde est dans l’anthropologie de
l’espace, il suffit de l’y chercher.
Chapitre 2

L’ESPACE HABITE

L’espace habité est évidemment une construction sociale, l’idée est souvent
employée comme une métaphore pour dire qu'un fait social est produit par les êtres
humains en société, dans lequel se révèle, comment, son organisation est cohérente
avec leur économie, d’une part, mais aussi, de leurs relations de parenté, d’autre
part, selon la répartition des tâches à base de sexes et plus généralement leur
rapport au cosmos.

DIFFERENCES ORGANISATIONNELLES ET COMPORTEMENTALES

Superficiellement et loin de toute aventure, spatio-temporelle, et en l’absence de tout


influence ou apport humain – avis d’anthropologue – en marge.
Tels, l’organisation traditionnelle du logement, sous divers angles géographiques et
de surcroit confessionnels, au même titre que, l’ordre comportemental, riche de ses
manifestations dans les espaces publics, auxquels s’identifient-ils notamment.

PRESIDENCE : Distribution et orientation spatiales

Le couronnement de l’action d’organisation spatiale, se plie sous l’idée initiatrice de


toute conciliation rapprochant entre - distribution et orientation – de l’espace.

GUIDAGE : TRACE ET DECOR

Outre la présidence – distribution et orientation – intervient le tracé à une échelle


plus grande, qui n’est autre que celle de la ville à dimension nouvelle, ville nouvelle,
ou celle décorative indexant l’ordre de banalité, étant l’ordre de guidage dans
l’espace.

DEMARCHE ANTHROPOLOGIQUE

C’est ce que met en évidence une démarche anthropologique qui derrière la banalité
trompeuse de configurations apparemment proches, fait ressurgir des univers entiers
qui participent des identités collectives.

DIMENSIONS IDENTITAIRES

Les dimensions qui les composent :

1- Ouvert/fermé
2- Dehors/dedans
3- Devant/derrière
4- Haut/bas
5- Clair/obscur
6- Proche/lointain

SIGNIFICATIONS SPATIALES
Mais aussi, propre/sale, pur/impur, public/privé, qui ont des significations qui n’en
finissent pas de se décliner selon les cultures.

FORGEAGE DES CLES D’INTERPRETATION

Les anthropologues collectent ainsi des masses d’informations à partir desquelles ils
forgent des clés d’interprétation sur l’influence réciproque de l’espace et des
hommes…
CHAPITRE 3

L’ESPACE CONSTRUIT

Vaste paysage est celui l’espace – société, qui s’assoit sur une pléiade des
contributions disciplinaires, à longueur de la variable grille historique.
Sauf que l’objectif se focalise, principalement, autour d’une revue éclectique.
Ce qu’offre la possibilité de revaloriser les quelques jalons significatifs dans le cours
de compréhension des modes de construction des évènements relationnels
qu’incarne l’environnement : Sciences Sociales et Architecture.

L’APPORT RELATIONNEL

Au centre d’une pluralité de traitements particularisés, l’apport de la relation du


couple – sciences humaines et architecture – a permis de découvrir ses retombées
qu’attelle nombre d’aspects environnementaux, que seuls leurs échelles
dérivationnelles sont tentées par leurs expressions :

1- Source psychologique : La Psychologie de l’environnement


2- Source anthropologique : L’anthropologie des espaces habités
3- Source phénoménologique : La phénoménologie
4- Source sociologique : La sociologie de l’habitat
5- Source géographique : La géographie
6- Source ethnologique : L’ethnologie
7- Source sémiologique : La sémiologie

Dont, ces innombrables images, constituent désormais la composante fondamentale


d’un maniérisme pluraliste.

L’APPORT FERTILE ET FRUCTUEUX

C’est dans la seconde moitié du xx e siècle, dans les années 1960 que se formalise
progressivement une relation – plus claire _ entre sciences sociales et architecture.

SPECIFICATION ENVIRONNEMENTALE – architectural psychology

L’émergence d’une nouvelle branche de la psychologie, la psychologie de


l’environnement.
Laquelle est responsable d’une création mouvementée qui, à base de contribution et
de participation, a fini par renforcer les lies entre les spécialistes de l’espace que
constituent les architectes et les psychologues, à la fois européens et anglo-saxons,
prendra l’appellation, dans les années 1970, d’architectural psychology.

Pendant plusieurs décennies, les congrès de l’IAPS réuniront périodiquement - qui


se poursuivent encore aujourd’hui - architectes et spécialistes en sciences sociales.
Sauf que le mouvement n’essaimera pas véritablement en dehors des États-Unis,
c’est le constat que fait Y. Bernard (1995).
Pour comprendre cette émergence il convient de se souvenir de la situation de
l’architecture à cette époque :
1- Le style moderne est à son apogée
2- Il se décline internationalement

CONSTATS ARCHITECTURAUX ET URBAINS


1- Destruction des vieux centres dégradés
2- Construction quantitative
3- Utilisation des techniques industrielles toujours plus sophistiquées
4- Triomphe de l’architecture fonctionnaliste
5- Accompagnement par une planification toujours plus complexe
6- La mise en scène d’un homme aux besoins universels
7- Unification du paysage au dépens du contexte ignoré.
CHAPITRE (4)

CHEMINEMENT DE L’ARCHITECTURE

Il faut ici rappeler brièvement le cheminement de l’architecture au cours du xx e


siècle. Dans les années 1920, Gropius lie intimement :

1- Fonctionnalisme
2- Universalité
3- Architecture moderne

L’architecture fait partie de l’espoir moderniste, s’inscrivant dans l’ère naissante de la


globalisation.

LE PARADOXE – DE L’APPARENCE A LA BANALITE

En terme de modernité, la dimension internationale apparaissait comme un élément


fondamental, contrairement, à la banalité qui relève de l’ordre de fait, par son
existence, elle est notre lot commun, son sens originel.
Encore, est l’idée de banalisation des constructions partout, au point de leur
uniformisation pour un homme universel.

SECURITE ET MOBILITE

Lesdites constructions sont prétendues à dompter les fonctions primaires de la vie


quotidienne, les relatifs bâtiments sont conçus comme des équipements.
Leur répartition émergent et essaiment partout sur la planète, sous des formes
identiques, à tendance d’unification des continents tels :

1- L’ensemble de logements
2- Les aéroports
3- Les hôtels de luxe
4- Les immeubles de bureaux
5- Les centres commerciaux

Ils font apparaître une uniformité sécurisante pour des individus de plus en plus
mobiles.

L’IMPACT DE L’ENVIRONNEMENT

L’environnement est supplanté grâce à la performance technique, dont, sa prise en


compte est sacrifiée, au vue de l’architecture moderne, ouvertement proférée par les
architectes, pour lesquels il a été plus important que leur réalisation soit en harmonie
avec l’époque plutôt qu’avec l’environnement.

POST-MODERNISME

En réaction, le postmoderne revendique et favorise :


1- Son inscription dans un lieu
2- Son adaptation au contexte
3- Sa conjugaison ensemble site et architecture

INDUSTRIALISATION ET GLOBALISATION

Malgré, que les principaux acteurs de ce même mouvement, étaient


fondamentalement partisans actifs, dans la montée en puissance de l’industrialisation
et étaient contribuables dans l’accentuation des effets de la globalisation.
CHAPITRE (5)

HABITER

BERCEAU DE LA NOTION D’HABITER

Intimement liée à la notion d’habitation, son apparition n’a cessé de puiser ses forces
argumentaires de son sens constructif.
En tant que telle, elle s’est fait traverser par le cours historique de son propre
épaississement riche, de technicité, principale cause de son existence, d’abstraction,
minutieusement élaborée.
Etant une entité complexe composée de nombreuses parties comme sujet de
disposition contextuelle.

Ce qui la rend, objet, de nombreuses attentions scientifiques rigoureuses :

1- Traités
2- Relevés ethnographiques, etc.

Et moins systématiques :

1- Récits
2- Descriptions de voyages
3- Manuels de savoir-vivre

Il en est autrement de l’habiter.

ENVELOPPEMENT SOCIOLOGIQUE

L’HABITER COMME INDICATEUR CULTUREL

Ce n’est en effet qu’au cours du xix e siècle et au xx e siècle que l’on voit se
construire la notion d’habiter.
Elle sera introduite en sociologie et utilisée comme un indicateur culturel à partir des
années 1960.

Cette apparition coïncide avec la diffusion des écrits de Heidegger (1958) et un


contexte de crise qualitative et quantitative, qui affecte alors le logement.
Habiter c’est, dans un espace et un temps donnés, tracer un rapport au territoire en
lui attribuant des qualités qui permettent à chacun de s’y identifier.
L’habiter est un fait anthropologique, c’est-à-dire qu’il concerne toute l’espèce
humaine, il est un trait fondamental de l’être.

L’EFFET DE L’HABITER SUR L’HABITATION

Il s’exprime à travers les activités pratiques dans des objets meubles et immeubles ;
il se saisit par l’observation et par le langage :
1- La parole de l’habitant.

Habiter ne se décline pas de la même manière selon les époques :

1- Les cultures
2- Les genres
3- Les âges de la vie.

L’habitation est profondément marquée par ces différentes dimensions et présente


une diversité dont seule une histoire pourrait rendre compte.

CONSTAT

En fait, on pourrait dire que si l’habiter est un phénomène général, il y a autant de


manières d’habiter que d’individus.
CHAPITRE (6)

FONDER

VOLONTARISME

Prendre l'initiative d'établir, de construire relève d’une opération volontarisme,


décidant d’une implantation :

1- Ponctuelle : maison, monument


2- Plus ample : ville, territoire

AUTORITARISME

L’implantation ne peut s’accomplir sans l’apport d’une autorité reconnue civile ou


religieuse, selon des rites, il s’agit de faire territoire, à base de penser :

1- Le site
2- Le commencement
3- Les origines

ATTRIBUTIONS SPATIALES

C’est au-delà, du volontarisme d’une part, et de l’autoritarisme d’autre part, que


l’attitude pourrait se construire autour de l’idée envahissante du réel et sa soumission
à l’aspect constructif d’un pouvoir plutôt dominateur, ainsi, l’acte de fonder c’est
toujours attribuer des qualités à un espace, à savoir :

1- L’établissement d’une relation d’une partie de l’étendue avec le monde,


montée à partir liens symboliques
2- La mise en rapport d’un lieu et de son univers.

AUTORISATION

Elle constitue un couronnement auxdites qualités spatiales, appuyant par l’occasion


l’incontournable demande de permission de s’établir quelque part.
Ce qui peut satisfaire la raison d’être de la notion de fondation, qui peut être
considérée comme une réponse à cette autorisation, comme un acte de réparation.

NOTION DE FONDATION

Cette relation est interactive dans la mesure où, une fois fondé, le lieu lui-même est
en même temps produit et producteur de symbolique et de social.
En effet, la fondation s’intéresse de très près au devenir de l’étendue, par ses
moments forts, principalement répartis entre ses modes organisationnels d’une part,
et ses modes distributifs d’autre part, afin de pouvoir :
1- Accueillir
2- Identifier
3- Légitimer

Une installation par le fondateur, il s’agit ainsi d’établir une relation inaugurale à
travers l’espace, avec autrui et/ou avec le cosmos – sacré –

QUESTION

Existe-t-il toujours fondation ?

REPONSE

Dans certaines sociétés sédentaires ou nomades, les opérations de fondation


semblent ne pas exister.
Chez les groupes amazoniens nomades, la mobilité se conjuguait de manière
particulière avec l’inscription dans un territoire.

1- Organisations en bandes possédant chacune son terrain de cueillette et de


chasse
2- Campements en permanent transfert
CHAPITRE (7)

DISTRIBUER ET CLASSER

CONCEPT DE DISTRIBUTION

On ne peut parler du concept de distribution sans faire référence à un texte fondateur


en anthropologie, celui de Durkheim et Mauss :
« De quelques formes primitives de classification, contribution à l’étude des
représentations collectives », Publié dans L’Année sociologique en 1903, les auteurs
cherchent à :

1- Comprendre la fonction classificatrice des sociétés


2- En faire l’histoire.
3- Exploration des aires géographiques de localisations continentales différentes.

GEOGRAPHIE ECONOMIQUE ET HUMAINE

ECOUMENE

Dans sa forme longue géographie économique et humaine, elle se rabat sur les
activités humaines et leurs appropriations spatiales relevant de la surface du globe.
Ce qui rend distinctes les régions habitées par l’homme, selon, leurs géographies
climatiques en premier s’ouvrant sur celles culturelles imprégnantes du temps en
dernier.
Ce qui renforce l’intention des auteurs respectifs Durkheim et Mauss, de montrer que
les hommes se sont partagés en groupes, selon leur paragraphe choisi :

PARAGRAPHE REFERENTIEL

« La société n’a pas été simplement un modèle d’après lequel la pensée


classificatrice aurait travaillé ; ce sont ses propres cadres qui ont servi de cadres au
système. Les premières catégories logiques ont été des catégories sociales […] c’est
parce que les hommes étaient groupés et se pensaient sous forme de groupes qu’ils
ont groupé idéalement les autres êtres et les deux modes de groupement ont
commencé par se confondre au point d’être indistincts. »

CLASSIFICATION

1- Mode 1 - La société modèle : catégories sociales comme premières


catégories logiques
2- Mode 2 : Le système de groupement des pensées humaines
3- Mode 3 : Les sous-systèmes de sous-groupements des pensées humaines
comme version de confusion favorable à l’indistinction des modes respectifs.

CLANS ET TOTEMS
Ils constituent le matériau de base aux sources de la construction des classifications
développées à la fois autour des idées et des gouts communs, qui ont pour base la
consanguinité, lesquels se considèrent très souvent comme parents les uns des
autres en terme des clans d’un même peuple, chez certains autres :

1- Etre mythique : animal, végétal ou objet naturel est considéré comme l’ancêtre
éponyme d’un clan ainsi que son esprit protecteur et vénéré comme tel.

SITUATION ET ORIENTATION DANS L’ESPACE

Contrairement à l’association des sous-ensembles comme signifiants à des :


1- Choses
2- Tel : individu ou clan, est associé à un animal et en possède les
caractéristiques réelles et/ou virtuelles
3- Cas situationnel
4- Symboles
5- Tel : une direction : nord, sud, est, ouest, centre ou une région
6- Cas orientationnel

Se met alors en place un ensemble de notions hiérarchisées qui forme système…


CHAPITRE (8)

TRANSFORMER – REFORMULER – REPRESENTER

DIFFERENCIATION ENTRE SOCIETES

Plus pragmatiquement le temps historique se mesure par ses conséquences


concrètes, notamment celles qui le rendent visible.
Voici encore quelques décennies, il existait des sociétés dont les anthropologues
pouvaient décrire l’espace quotidien et faire de celui-ci un attribut spécifique qui les
différenciait chacune les unes des autres.

C'est là le temps historique avec lequel les historiens travaillent et en fonction duquel
ils produisent les résultats de leurs enquêtes, le texte historique.
Voyager dans le temps ne devrait connaître qu'une histoire cohérente lui permettant
de se repérer dans le temps, étant :

1- L’acte de construire des repères historiques : repérage


2- L’acte de se repérer dans l'espace : construire.

L’impact du temps historique

L’acte transformationnel - Transformation

Il s’agissait essentiellement de sociétés traditionnelles pour lesquelles les


transformations de l’espace dans la vie quotidienne, quand elles existaient, étaient
peu importantes.
Lesquelles sociétés sont, par opposition à celles modernes, des types de sociétés
humaines.
Elles incluent les sociétés primitives, les sociétés premières, les sociétés
esclavagistes ou antiques, enfin, celles féodales.

L’acte de reformulation - Reformulation

Il consiste en une opération communicative qui œuvre en faveur de plus de clarté


dans les pensées, déjà formulées, loin de toute empathie.
Ainsi la reformulation reflet ou écho constitue à cette échelle celle la plus simple qui
conduit à paraphraser un message.

Principales techniques de reformulation

1- La reformulation reflet ou écho : elle est la plus simple. Elle consiste pour le
formateur à paraphraser le message de l’interlocuteur. Il ne change que la
formulation du message
2- La reformulation recentrage ; elle sélectionne les propos de l’émetteur en lien
avec l’objectif de l'échange, et dégage un point particulièrement important du
discours, par exemple ce qui est nouveau.
3- La reformulation résumé ou synthèse : consiste à résumer les propos de
l’interlocuteur.
4- La reformulation transformation : clarification ou élucidation, elle consiste à
reprendre le message de l'interlocuteur en le faisant apparaître sous un autre
jour, exemple, faire passer sous silence les éléments explicites pour s'attacher
aux éléments sous-entendus, ce qui amène l’interlocuteur à percevoir ce qu’il
a dit sous un autre angle, donc à préciser ou à rectifier ses idées.

L’acte représentatif – Représentation

Déchiffrage

La différence culturelle était susceptible de se déchiffrer à travers les configurations


d’espaces.
L’observateur pouvait lire relativement aisément les règles de parenté, le statut et les
rôles des individus et/ou la hiérarchie sociale, les représentations mentales, etc.

Apparence

Prises comme des entités, il était assez aisé de voir quels étaient les effets sur
l’espace d’actions militaires et coloniales.
L’urbain généralisé participe à un effacement apparent des différences culturelles et
inscrit dans l’espace de nouveaux rapports ; ceux-ci apparaissent plus uniformes
mais aussi plus brouillés.

Uniformisation massive

C’est cette complexité contradictoire qui est offerte aujourd’hui au regard


anthropologique.
Les correspondances autrefois plus lisibles, entre mode d’habitat, configurations
urbaines et types d’usages, s’estompent sous les coups de boutoir de l’uniformité
massive de la civilisation occidentale.

Le mythe de la modernité

Les architectes se prêtent d’ailleurs parfaitement à cet aplatissement, en fortifiant


toujours plus, sur chaque continent, le mythe de la modernité.
CHAPITRE (9)

LES INDIVIDUALISMES METHODOLOGIQUES

Année 1950-1960

Les individualismes méthodologiques se développent des réactions à la domination


des théories déterministes et holistes, notamment :
1- Culturalistes et fonctionnalistes d’une part
2- Structuralistes d’autre part.

Année 1954

L’individualisme méthodologique, dont l’expression apparaît dans l’ouvrage d’histoire


de l’analyse économique, est l’une de ces réactions : il entend remettre l’individu au
cœur de l’explication du social.

L’expression de l’individualisme méthodologique

Elle désigne littéralement une méthodologie d’analyse du social, mais elle recouvre
généralement aussi une conception théorique donnant aux acteurs sociaux des
marges non négligeables d’autonomie et justifiant la saisie compréhensive du sens
qu’ils donnent à leurs actions.

Utilitarisme et actionnisme

Certains individualistes méthodologiques sont très proches de l’utilitarisme de


l’économie néoclassique, rejoignant parfois une idéologie valorisant l’individu et
défendant le libéralisme économique.
Pour marquer leur éloignement avec cet utilitarisme et/ou cette idéologie libérale,
certains sociologues, préfèrent parler d’actionnismes ou de sociologies de l’action.

Constat final

L’individualisme méthodologique recouvre donc aujourd’hui un ensemble de courants


assez divers, depuis la très utilitariste Théorie des Choix Rationnels (RAT) jusqu’aux
actionnismes.
Cette diversité est inscrite dans l’histoire du courant, confronté dès ses origines à des
héritages variés.
Conclusion

Rapport de l’homme à l’espace

Le rapport de l’homme à ses espaces subit les conséquences d’une révolution sans
précédent, accélérée au cours de la fin du dernier siècle.
L’ouverture généralisée des territoires, leur accessibilité, leur ubiquité, les rend en
quelque sorte contigus et poreux.

Rapport de l’espace à l’homme

La généralisation de l’urbain, favorisée par la globalisation et la nécessité impérieuse


d’interrelations à tous niveaux, semble une tendance inéluctable.
Les échelles de l’espace sont bousculées, les temporalités bouleversées, les
anciennes hiérarchies socio-spatiales affaiblies au profit de redéfinitions résultant
d’impératifs essentiellement économiques.

Schéma Hiérarchique des espaces

La société salariée a longtemps imposé ses rythmes et ses espaces dans la plupart
des sociétés industrielles.
Dans ce cadre dominant, l’espace quotidien des hommes, leurs espaces de vie,
s’organisent généralement du plus proche au plus lointain, dans des séquences
rythmées par les périodes de travail et de repos, l’alternance jour/nuit, etc.

Facteurs d’influence hiérarchique

Ce schéma se modifie sous l’influence de nombreux facteurs : développement des


services, extension d’un marché mondial, mobilité croissante des populations,
montée en puissance de l’individuation, développement des nouvelles technologies,
omniprésence et toute-puissance de l’information…

Entre Staticité et mobilité

Les espaces - temps familiers deviennent plus éclatés, moins prévisibles, jonglant
entre stabilité et mobilité.
Mais une spatialité dominante est en train de s’imposer, mettant la planète en coupe
réglée, lotissant les derniers archipels, pourvu qu’il y ait une piste d’atterrissage
opérationnelle.

Vous aimerez peut-être aussi