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Option CSGC « Calcul des Structures en Génie Département Expertises Incendie

Civil »
Avis de Chantier, Expertises et
Filière MSM « Mécanique des Structures et Appréciation de laboratoire
Matériaux »

Année 2018 - 2019

Développement d’outils de calculs selon les Eurocodes 2, 3 et 5

Rédigé par Jean Claude TAGNE TUEKAM

Tuteur Entreprise Tuteur Académique


Alexandre KOLATA Tarak BEN ZINEB
Chef de Projets Expertise Incendie Professeur des universités

18/09/2019
REMERCIEMENTS
Ce rapport est l’aboutissement de 6 mois de recherches, de lecture, d’erreurs, d’études, d’échanges et
de discussions avec différents acteurs. Je tiens à remercier les différentes personnes qui ont consacré
une part non négligeable de leur temps à me guider, me critiquer, et me féliciter dans l’aboutissement
de ce travail.

Les travaux présentés dans ce rapport ont été réalisés à l’entité Expertises Incendie d’Efectis France
au sein de l’entité de Metz. Je tiens à remercier vivement le directeur de l’entité M. Sébastien
BONINSEGNA pour m’avoir accueilli, mais aussi pour m’avoir donné accès aux ressources
matérielles et numériques dont j’avais besoin pour mener à bien ce travail.

J’adresse tous mes remerciements à mon tuteur de stage M. Alexandre KOLATA, Chef de Projet chez
EFECTIS pour son sens du professionnalisme, sa patience, ses conseils, sa disponibilité malgré ses
nombreuses charges, sa compétence, sa franchise et ses multiples expériences m’ont beaucoup apporté.

Mes remerciement vont aussi à l’endroit de l’équipe du département Expertises & Inspection Incendie,
à savoir Mme Audrey HIRSH, Mme Adeline COLLIGNON ,Mme Arbya GUILLY, M Stéphane
DZIUBA, M Adrien BELL, M Anthony CANEVE, M Christophe RONDINI, et tous les autres ,
puis aussi ceux du service Ingénierie de la Sécurité Incendie notamment : M Olivier SBROLINI,
M Ait-ABDELLAZIZ Yann, pour leur accueil chaleureux et soutien lors des phases d’études et de
Compréhension des différents aspects, hypothèses de Calculs de l’Eurocode, leurs conseils et leur
disponibilité qui ont facilité mon intégration dans le département Expertises & Inspections Incendie.

Je tiens tout particulièrement à témoigner ma reconnaissance à l’endroit du corps enseignant et


administratif de Polytech Nancy, ainsi qu’à sa direction, pour m’avoir fourni les outils nécessaires à
l’accomplissement de ma mission durant ce stage, pour m’avoir permis de penser autrement et d’aller
au fond des choses ceci à travers les compétences qu’ils ont su me doter de par la pluridisciplinarité de
cette formation riche et diversifiée qui me permet d’avoir un large choix dans la recherche de mon futur
Employeur.

Ce travail n’aurait pas de sens sans le soutien indéfectible de mes amis et de ma famille, qui ont su
me motiver et m’encourager durant ma formation et pendant toutes les périodes de galères que j’ai
rencontrées tout le long de mon cursus ; ainsi ma profonde reconnaissance va à leur endroit.

2
Liste des figures :
Figure 1 : Plaquette COFRAC .............................................................................................................. 9
Figure 2 : Représentation Efectis France et internationale ....................................................................... 9
Figure 3 : les services de l’entreprise ..................................................................................................... 9
Figure 4 : règlement de sécurité contre l’incendie suivant le type de bâtiment et d’établissement ................ 10
Figure5 : Comportement au feu d’un élément de structure Source :
http://formateurssiap.canalblog.com/archives/2015/02/02/31448835.html ................................................ 13
Figure 6 : Illustration Structure en Bois, Béton, et en Acier (source-documents électroniques) ................... 14
Figure 7 : Discrétisation section circulaire et rectangulaire – source - modèle mathématique pour les béton 15
Figure 8 : Discrétisation des éléments circulaire et rectangulaire en béton armée ..................................... 20
Figure 9 : interface de programmation Visual basic Excel ...................................................................... 21
Figure 10 : déclaration des variables a utilisées .................................................................................... 21
Figure 11 : Calcul distribution de température pour un poteau exposé sur 04 faces ................................... 22
Figure 12 : Résultats Températures des Armatures selon la Feuille de Calcul Excel .................................. 25
Figure 13 : Température des coins de la section rectangulaire selon feuille Excel ..................................... 25
Figure 14 : Température de quelques nœuds le long de l’axe de symétrie Selon Safir ................................. 26
Figure 16 : Vue en coupe de la section ................................................................................................. 28
Figure 17 : Calcul effort sollicitant a l’ELU (Etat limite ultime)-source calcul des structures béton soumises à
des incendies ..................................................................................................................................... 28
Figure 18 : Caractéristiques des matériaux béton et aciers (armatures) à 20°C – source CSTB .................. 28
Figure 19 : Calcul section résiduelle selon méthode de l’isotherme 500 (B,fi ; H,fi)................................... 29
Figure 20 : Température et affaiblissement des armatures – source CSTB ................................................ 29
Figure 21 : Résolution du problème par la feuille de calcul isotherme 500 ............................................... 32
Figure 22 : Croix de saint André pour structure en acier et bois.............................................................. 37
Figure 23 : Vérification flambement, Calcul coefficient de réduction, taux de chargement par rapport à l’axe
faible IPE 330 ................................................................................................................................... 43
Figure 24 : Vérification flambement, Calcul coefficient de réduction, taux de chargement par rapport à l’axe
faible IPE 360 ................................................................................................................................... 45
Figure 25 : Données d’entrée .............................................................................................................. 48
Figure 26 : Exemple de Calcul pour validation feuille sollicitation composée ........................................... 49
Figure 27 : Calcul d’élément Comprimés et fléchis selon feuille de calcul Excel ....................................... 53
Figure 28 : feuille de calcul élément bois pour une sollicitation en flexion simple...................................... 60
Figure 29 : feuille de calcul déversement sans entretoises ...................................................................... 62

3
Figure 30 : Revêtements système porteurs en bois R30, Enduit projetés au plâtre poutre REI60 ................. 67
Figure 31 : Feuille calcul section d’armatures ...................................................................................... 70
Figure 32 : Calcul distance barycentre Aciers fibre supérieur ................................................................. 70
Figure 33 : Température des Armatures de Béton selon Safir .................................................................. 71
Figure 34 : Interface feuille de calcul à chaud béton armé ...................................................................... 72
Figure 35 : Formulaire de calcul pour éléments de structure en béton à chaud ......................................... 73
Figure 36 : Champs de Température et Modélisation 2D ........................................................................ 73
Figure 37 : Résultats Température de béton pour une section en Béton armé ............................................ 74
Figure 38 : Température des bords de la section selon Safir ................................................................... 74
Figure 39 : Résultats Température de granulats de béton sur Safir .......................................................... 74
Figure 40 : conductivité thermique de l'acier au carbone en fonction de la température [EC3 05] .............. 75
Figure 41 : chaleur spécifique de l’acier au carbone en fonction de la température ................................... 76
Figure 42 : dilatation thermique de l'acier au carbone en fonction de la température [EC3 05] .................. 77
Figure 43 : Facteurs de réduction pour les relations contrainte- déformation de l'acier au carbone aux
températures élevées [EC3 05] ............................................................................................................ 78
Figure 44 : modèle mathématique de la relation contrainte-déformation du béton en compression aux
températures élevées [EC2 05] ............................................................................................................ 79
Figure 45 : Modèle mathématique pour la relation contrainte-déformation des aciers de béton armé et de
précontrainte aux températures élevées (notations pour l'acier de précontrainte " p " au lieu de " s ") [EC2 05]
........................................................................................................................................................ 81
Figure 46 : Variation du facteur de réduction Ƞfi en fonction du rapport de chargement ............................ 82
Figure 47 : section résiduelle avec acier tendu (isotherme 500) .............................................................. 82
Figure 48 : Procédure de Calcul : Méthode de l’isotherme 500°C-Source : Guide Eurocode structure en béton
soumises à incendie CSTB .................................................................................................................. 83
Figure 49 : Procédure de Calcul Méthode par Zones : -Source Guide Eurocode structure en béton soumises à
incendie CSTB................................................................................................................................... 84
Figure 50 : Interface de saisi données d’entrée ..................................................................................... 86
Figure 51 : extrait d’une distribution thermique par discrétisation de la géométrie ................................... 87

4
Table des matières
INTRODUCTION ........................................................................................................................... 8
I-2-1 Réaction au feu ...................................................................................................................... 11
I-3 Résistance au feu ...................................................................................................................... 12
I-4- Les Eurocodes ......................................................................................................................... 14
II- Calcul des structures selon l’Eurocode 2 (Béton Armé) .................................................................. 15
II-2- Calcul de la Température à l’intérieur de chaque zone : ............................................................... 17
II-3- Calcul de Température le long de l’axe de symétrie : ............................................................... 18
II-4- Evaporation du volume avec le Temps ; car contient de l’eau :.................................................. 18
II-4-1-2- Cas d’une Section Rectangulaire : ....................................................................................... 19
II-5- A l’intérieur de la Section : ................................................................................................... 19
II-6- Température des mailles élémentaires : .................................................................................. 20
III- Implémentation : programmation sur Excel ......................................................................... 20
III-1- EXEMPLE : Distribution de Température dans une Section de Béton Armée ................................ 23
III-1-1- Etude Comparative des résultats : ......................................................................................... 23
III-1-2-Températures selon Feuille de Calcul Excel ............................................................................ 24
III-1-2-1- Température sur les Bords de la Section Rectangulaire Selon la feuille de calcul : ................ 25
III-1-2-3- Température le long de l’axe de symétrie selon Feuille de Calcul Excel : ............................ 26
III-1-2-4- Analyse des Résultats pour une Classe de résistance R30 : ................................................ 26
III-1-2-5- Calcul Thermomécanique des Eléments Béton selon L’EC2 : Méthode de l’isotherme 500 ... 27
V- Calcul des Structures en Acier selon L’EC3 : ..................................................... 33
V-1- Calcul à froid des structures en aciers selon l’Eurocode 3 Partie 1-1 :............................................ 36
V-1-2- Calcul à chaud selon l’EC3 partie 1-2 : ................................................................................... 38
V-1-3- Vérification pour des éléments soumis à une sollicitation Composée : ........................................ 40
V-1-3-1- Vérification pour des Cas de flambement sans déversement : ................................................. 40
Bases de Conception et de Calcul : ............................................................................................. 58
I - Validation des feuilles de calcul ................................................................................................... 58
Applications pour validation feuille de calcul : .................................................................................. 61
II - Calcul selon l’Eurocode 5 partie 1-2 : Calcul à Chaud des structures en bois : .................................. 65
III - Calcul à Chaud : Cas d’un poteau Comprimé ............................................................................... 66
Annexes : ...................................................................................................................................... 70

5
6
Résumé :
Ce document traite de la réalisation d’outils de calculs simplifiés selon les Eurocodes (Normes
régissant le secteur de la construction notamment du bâtiment en France et en Europe). Nous avons
travaillé sur la mise en place d’outils simplifiés de vérification d’éléments en béton armé, acier, et bois
selon les parties 1-1 pour un calcul à froid et les parties 1-2 pour un calcul à chaud. Le calcul à chaud
pour les éléments en béton a été réalisé en utilisant la méthode des différences finies, pour les sections
rectangulaires et circulaires, toutefois nous nous sommes concentrés sur des structures rectangulaires.
Ensuite nous avons également proposé des feuilles pour le calcul de structure en aciers de classe 1, 2,
3 et 4 soumises aux instabilités de flambement et déversement, suivis d’un calcul de température
critique à ne pas dépasser pour éviter la ruine de la structure. Nous avons terminé notre étude par un
dimensionnement de structures en bois types poutre ou poteaux soumis à des instabilités de
déversement et de flambement, pour lesquelles nous avons proposé de solutions anti instabilités, puis
le calcul à chaud avec la méthode de la section réduite a permis de vérifier la capacité portante de la
section.

Abstract :
This report deals with the implementation of simplified calculation Tools according to Eurocodes
(Standards governing the construction sector especially in France and Europe). We worked on the
implementation of simplified vérification Tools éléments of reinforced concrete, steel, and wood
structure according to parts 1-1 for a cold température cases and parts 1-2 for a hot température cases.
The hot case for the concrete éléments was made using the Methods of finished différences, for
rectangular and circular sections, however We focused on rectangular structures. Then We also
proposed Sheets for the calculation of class 1, 2, 3 and 4 steel structures subjected to instabilities of
buckling and spilling, followed by a critical température calculation not to be exceeded to avoid the
Failure of the structure. We completed Our study by sizing wooden structures types beam or panels
subjected to instabilities of spillage and buckling, for which We proposed solutions against instabilities,
Then the calculation for hot température with the section Methods was used to verify the carrying
capacity of the section.

7
INTRODUCTION
Efectis fait partie des leaders en France et en Europe pour tout projet en relation avec la sécurité
incendie, l’expertise incendie, le marquage CE des produits avant commercialisation, les essais de
résistance et de réaction au feu.
Forte de 65 années d’expérience, Efectis est capable d’apprécier et de qualifier la performance feu des
produits, systèmes ou ouvrages (Portes coupes feu, façades vitrées, produits de protection, écran de
cantonnement, systèmes de désenfumage, etc…) quel qu’en soit le domaine (nucléaire, transport,
habitation, infrastructure, tunnel, immeuble de grande hauteur, site industriel et entrepôt, bâtiment de
bureaux), et quelle que soit sa performance (résistance au feu, réaction au feu, systèmes d’extinction,
équipements…).
En France nous possédons 02 laboratoires :
• Celui de Maizières les Metz spécialisé dans les essais de résistance au feu tels les systèmes
coupe-feu protégés ou pas (Porte coupe-feu, écran de cantonnement, mur rideaux, etc…)
d’éléments de structure pour constructeurs (Bouygues, Eiffage, Vinci, Artelia, etc…) tel que
les façades vitrées, les Dalles, les Voiles etc…
• Celui aux Avenières spécialisées dans les essais de réaction au feu
Efectis pour ses activités d’essais et de résistance en laboratoire, dispose d’accréditation :
• Ses laboratoires sont reconnus comme organisme notifié de certification n°1812 pour le
marquage CE des produits feux
• Ils sont également reconnus comme agréés pour les activités de résistance et de réaction au feu
par le ministère de l’intérieur depuis 1972 et possèdent une notoriété pour les activités
d’ingénierie du désenfumage et pour les visas de façades.
Efectis France pour ses autres activités (ingénierie de la sécurité incendie, expertise incendie, marquage
CE, etc…) est accrédité par le COFRAC selon les référentiels :
• NF EN ISO 19025 pour ses activités d’essais
• NF EN ISO 17020 pour ses activités d’inspection
• NF EN ISO 17065 pour ses activités de certification.
• NF EN ISO 9001 pour son management
Efectis en chiffres c’est :
• 06 partenaires stratégiques : Ifopse (France), FluidAlp (France), Sopemea, Enveho, RISE
(Suède), Ulster (Royaume uni).
• Près de 3000 tests effectués en 2018 (Essais de réaction et de résistance au feu)
Chiffre d’affaires : plus de 36 M€ en 2018.
• Plus de 1200 essais accrédités pour les deux laboratoires français et néerlandais.
Efectis France et Efectis Nederland sont les membres fondateurs de EGOLF, le Groupe
européen des laboratoires officiels pour les essais au feu, et ont eu la présidence jusqu’en 2016.

8
Figure 1 : Plaquette COFRAC

Figure 2 : Représentation Efectis France et internationale


Les services de l’entreprise :

Figure 3 : les services de l’entreprise


Le Service expertise & inspection incendie c’est celui où j’ai effectué mon stage de fin d’étude, il est
constitué majoritairement d’ingénieurs chargé d’affaire qui interviennent auprès des clients pour des
demandes tels que :

9
• Des avis de chantier basés sur l’arrêté du 22 mars 2004 du ministère de l’intérieur, des
Eurocodes (2, 3, 4, 5) ; (il s’agit d’un document qui répond aux besoins de recherche de
performance feu, en précisant les limites de validité de la réponse donnée) en annexe un
exemplaire.
• Procès-verbal lorsque la demande nécessite la réalisation d’essais en laboratoire.

I- La réglementation incendie
Il est indispensable de connaitre la réglementation incendie dans un bureau d’étude structure tel celui
d’Efectis, en effet il est prévu des dispositions constructives tels que : la durée de tenue au feu requise
pour les éléments de structure, la vérification d’un élément vis-à-vis du feu ne peut être faite sans
connaitre la tenue au feu réglementaire.
I-1- Généralités
I-1-1- Règlements
La règlementation incendie s’appuie autour de divers règlements : codes et arrêtés. Le choix des
règlements est fonction du type de bâtiments et d’établissements
• Bâtiments d’habitation ;
• Etablissements recevant du public (ERP)
• Immeubles de grande hauteur (IGH)
• Lieux de travail

Figure 4 : règlement de sécurité contre l’incendie suivant le type de bâtiment et d’établissement


Les objectifs de la réglementation sont :
• Faciliter l’intervention des services de sécurité
• Faciliter l’évacuation des occupants
• Diminuer les risques de naissance du feu
• Limiter la propagation du feu

10
La réglementation étant très vaste, Nous nous intéresserons plus particulièrement à la réglementation
concernant la construction et notamment la structure des batiments. Ainsi nous pourrons relever les
dispositions constructuves au comportement au feu en cas d’incendie des matériaux et des éléments de
construction.
I-2 Comportement au feu en cas d’incendie
Le comportement au feu en cas d’incendie est apprécié d’après deux critères :

• La réaction au feu, c’est-à-dire l’aliment qui peut être apporté au feu et au développement de
l’incendie : La classification dépend de la quantité de chaleur dégagée au cours de la
combustion et de la présence ou non de gaz inflammables
• La résistance au feu, c’est-à-dire le temps pendant lequel les éléments de construction peuvent
jouer le rôle qui leur est dévolu malgré l’action d’un incendie : Résistance mécanique et/ou
résistance thermique.

I-2-1 Réaction au feu


La norme NF.P.92.507 donne une classification de la réaction au feu des matériaux de construction
suivant 5 catégories, La classification suivante a été établie par le CSTB (Centre Scientifique et
Technique du Bâtiment) :

• M0 : Incombustible ;
• M1 : Non inflammable ;
• M2 : Difficilement inflammable ;
• M3 : Moyennement inflammable ;
• M4 : Facilement inflammable.

Tableau 1 : Classement M-Source Guide de la sécurité incendie des bâtiments (CSTB)


Un matériau étant classé M4 sera donc plus facilement inflammable et favorisera la propagation du feu
tandis qu’un élément classé M0 sera difficilement inflammable et ne propagera pas facilement le feu.

11
I-2-2 Classement Européen : les Euro classes
L’arrêté européen du 21 novembre 2002 [ARR 17] permet d’exprimer une « euro classification » pour
les produits marqués CE. Une première codification exprime de A à F la réaction au feu des matériaux
(A étant le meilleur classement). Puis les euro classes tiennent comptes de 2 critères
importants, codifiés grâce à des tests en laboratoires :
• L’opacité des fumées, notée s pour « Smoke » :
- S1 : faible quantité/vitesse ;
- S2 : moyenne quantité/vitesse ;
- S3 : haute quantité/vitesse,
• Les gouttelettes et débris enflammés notés d pour « droplets »
- d0 : aucun débris ;
- d1 : aucun débris dont l’enflammement dure plus de 10 s ;
- d2 : ni d0 ou d1.

Tableau 2 : équivalence de classification européenne et française (source : Wikipédia)

I-3 Résistance au feu


La durée de tenue au feu d’un matériau mis en œuvre est décrite selon plusieurs critères (Classification
Française) :

• Stable au feu SF pour les éléments de structure qui conservent pendant le temps indiqué ses
capacités de portance et d’auto-portance
• Pare-flamme PF pour les éléments stable au feu et évitant l’avancée des flammes pendant le
temps indiqué.

12
• Coupe-feu CF pour les éléments de structures pare-flamme, et évitant pendant le temps indiqué
du coté non sinistré, la propagation des gaz de combustion et des fumées, ainsi que de la chaleur.

L’isolation thermique s’applique à un maximum de 180°C en un point précis, et 140°C sur l’ensemble
de la surface. Les critères SF, PF, CF sont notés en fraction d’heures (1/4h, 1/2h, 3/4h, 1h, 1h ½, …).

Avec la réglementation européenne, les appellations de ces critères ont été modifiées :

Au sein de l’union Européenne il existe 03 classes :

• R : résistance mécanique ou stabilité


• E : étanchéité au gaz et flammes
• I : isolation thermique (utilisé en complément d’un classement R ou E)

Ces lettres sont suivies de 02 ou 03 chiffres indiquant le temps de résistance en minutes

Exemple : REI 240 : coupe-feu pendant 240 minutes.

Figure5 : Comportement au feu d’un élément de structure Source :


http://formateurssiap.canalblog.com/archives/2015/02/02/31448835.html

Tableau 3 : Correspondance entre classification française et européenne -source guide de la sécurité


incendie (CSTB)

13
I-4- Les Eurocodes
Ce sont des normes qui régissent le dimensionnement de structures et d’ouvrages dans le secteur de la
construction et du BTP (Génie Civil) en Europe. On distingue :

• L’Eurocode 1 ; NF EN 1991 qui définit les actions (Vents, neiges), les cas de charges
(permanentes, d’exploitations, variables, accidentelle), et les combinaisons (Etat limite Ultime
d’usage généralement pendant 70ans, et Etat limite de service, c’est la fin de vie de l’ouvrage)
• L’Eurocode 2 : pour le dimensionnement de structure en béton armé et précontraint (poutres,
poteaux, voiles, dalles, Torons)
• L’Eurocode 3 : pour le dimensionnement de structure en Acier (poutres, poteaux), telles les
charpentes métalliques et autres bâtiments en métal
• L’Eurocode 4 : pour le dimensionnement de structure mixte Acier béton (ce sont des
associations à divers buts dont ; l’augmentation de la stabilité de l’édifice, la protection contre
les agents de mer, etc…)
• L’Eurocode 5 : Pour le dimensionnement de structure en bois
• L’Eurocode 6 : pour le dimensionnement en maçonnerie
• L’Eurocode 7 : pour le dimensionnement d’éléments de fondations (géotechnique)
• L’Eurocode 8 : pour le dimensionnement de structure soumises aux tremblements de terres et
aux séismes.
• L’Eurocode 9 : pour le dimensionnement de structures en aluminium

Dans le Cadre de notre stage nous avons réalisé des feuilles de calculs pour le prédimensionnement de
structures selon les Eurocodes 2, 3, 5 en se limitant aux parties 1-1 et 1-2 (respectivement calcul à froid
et à chaud) ; pour un calcul à froid et un calcul en situation d’incendie.

Figure 6 : Illustration Structure en Bois, Béton, et en Acier (source-documents électroniques)

14
II- Calcul des structures selon l’Eurocode 2 (Béton Armé)
Distribution de Température sur une section de béton armée et/ou précontrainte :
Calcul thermique (Modèle Mathématique pour les poteaux en Béton (Lie and Celikkol 1991))
Le Calcul à chaud des structures en béton a pour but de déterminer ou dans certains cas de vérifier la
capacité portante d’une structure ou dans notre cas d’un élément de structure (Poutres, Poteaux, Dalles,
Voiles) en situation d’incendie.
Calcul de la Température en utilisant la méthode des différences finies :
Principe : le principe Consiste à une division de la Section en éléments Concentriques circulaires (pour
les poteaux Circulaires) et en réseaux triangulaires (pour les Poteaux Rectangulaires). Les poteaux
doivent être exposés à un feu standard ; la courbe de feu utilisé est celle donnée par la norme iso 834 :

Figure 7 : Discrétisation section circulaire et rectangulaire – source - modèle mathématique pour les
béton
Cas des éléments Circulaires :

𝑗+1 𝑗 2 ∗ (𝑀 − 1) ∗ ∆𝑡 4
𝑇𝑖 = 𝑇𝑖 + ∗ {𝜎 ∗ 𝜀𝑓 ∗ 𝜀𝑐 ∗ [(𝑇𝑓𝑖 + 273) ]}
5 𝑗
(𝑀 − 4) [(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )𝑖 𝑗 + 𝜌𝑤 ∗ 𝐶𝑤 ∗ ∅𝑖 ] ∗ ∆𝜀
3 𝑗 𝑗
(𝑀 − 2) ∗ (𝑘𝑖 + 𝑘2 ) ∗ ∆𝑡 𝑗 𝑗
− ( 𝑇𝑖 − 𝑇2 )
5 𝑗
(𝑀 − 4) ∗ [(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )𝑖 𝑗 + 𝜌𝑤 ∗ 𝐶𝑤 ∗ ∅𝑖 ] ∗ (∆𝜀 )2

Avec :
𝜌𝑐 : masse volumique du béton
𝜌𝑤 : masse volumique de l’eau
𝐶𝑐 : chaleur spécifique du béton

15
𝐶𝑤 : chaleur spécifique de l’eau
𝑗
𝑇𝑖 : Température à la position i de la maille j

M : matrice des masses


∆𝜀 : incrément de déformation
𝑗
∅𝑖 : flux de température à la position i du nœud j

∆𝑡 : incrément de temps
𝑗
𝑘𝑖 : nœud à la position i de la maille j

𝜎 : constante de Boltzmann
𝜀𝑓 : 1

𝜀𝑐 : 0,7
𝜆𝜔 : Conductivité
Cas des éléments Rectangulaire :
• Selon la Direction X :
𝑗 𝑗
𝑗+1 𝑗 2 ∗ ∆𝑡 (𝑘2,(𝑛−1) + 𝑘1,𝑛 ) 𝑗 𝑗
𝑇1,𝑛 = 𝑇1,𝑛 + 𝑗 𝑗
{[ ] [𝑇2,(𝑛−1) − 𝑇1,𝑛 ]
[(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )1,𝑛 + 𝜌𝑤 ∗ 𝐶𝑤 ∗ ∅1,𝑛 ] ∗ ∆𝜀² 2
𝑗 𝑗
(𝑘2,(𝑛−1) + 𝑘1,𝑛 ) 𝑗 𝑗
+[ ] [𝑇2,(𝑛+1) − 𝑇1,𝑛 ] + √2 ∗ 𝜎 ∗ 𝜀𝑓
2

4 𝑗 4
∗ ∆𝜀 [(𝑇𝑗𝑖 + 273) − (𝑇1,𝑛 + 273) ]}

• Selon la Direction Y :
𝑗 𝑗
𝑗+1 𝑗 2 ∗ ∆𝑡 (𝑘(𝑚−1),(𝑁−1) + 𝑘𝑚,𝑁 )
𝑇𝑚,𝑁 = 𝑇𝑚,𝑁 + 𝑗 𝑗
{[ ]
[(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )𝑚,𝑁 + 𝜌𝑤 ∗ 𝐶𝑤 ∗ ∅𝑚,𝑁 ] ∗ ∆𝜀² 2
𝑗 𝑗
𝑗 𝑗
(𝑘(𝑚+1),(𝑁−1) + 𝑘𝑚,𝑁 ) 𝑗 𝑗
∗ [𝑇(𝑚−1),(𝑁−1) − 𝑇𝑚,𝑁 ] +[ ] [𝑇(𝑚+1),(𝑁−1) − 𝑇𝑚,𝑁 ] + √2 ∗ 𝜎
2

4 𝑗 4
∗ 𝜀𝑓 ∗ 𝜀𝑐 ∗ ∆𝜀 ∗ [(𝑇𝑓𝑖 + 273) − (𝑇𝑚,𝑁 + 273) ]}

16
II-2- Calcul de la Température à l’intérieur de chaque zone :
Cas des sections Circulaire :
Nous procèderons par des divisions circulaires successives à des pas définis selon la programmation
Excel, entre deux divisions circulaire (isothermes) successives nait une zone de température, afin
𝑗+1
d’obtenir la température de la zone suivante (𝑇𝑚 ; température à la position m de la zone de nœuds
𝑗
de position j+1), nous considérons la température de la zone précédente (𝑇𝑚 ) à laquelle s’ajoute le
gradient thermique crée entre les deux zones pendant le temps ∆𝑡.
Avec :
∆𝑡 , paramètre temporel
𝑀 − 𝑚 : facteur de réduction propriétés de masse des matériaux (M, m : matrice de masses)
𝜌𝑐 , 𝜌𝑤 , 𝐶𝑤 , 𝐶𝑐 : paramètres intrinsèques évoluant en fonction de la zone (température ou isotherme)
𝑗
∅𝑚 : paramètre lié au flux thermique de la source rayonnante
∆𝜀 2 : facteur de forme des matériaux
𝑗
𝑘𝑚 : paramètre évolutifs, lié à la position de chaque maille (ensemble de nœuds)

𝑗+1 𝑗 ∆𝑡
𝑇𝑚 = 𝑇𝑚 + 𝑗 𝑗
2 ∗ (𝑀 − 𝑚) ∗ [(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )𝑚 + 𝜌𝑤 ∗ 𝐶𝑤 ∗ ∅𝑚 ] ∗ ∆𝜀 2
1 𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
∗ [(𝑀 − 𝑚 + ) (𝑘𝑚−1 + 𝑘𝑚 )(𝑇𝑚−1 − 𝑇𝑚 )
2
1 𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
− (𝑀 − 𝑚 − ) (𝑘𝑚 + 𝑘𝑚+1 )(𝑇𝑚 − 𝑇𝑚+1 )]
2
Cas des Sections Rectangulaires :
Pour le cas d’éléments rectangulaire, pour avoir la distribution de température au nœud j+1, de position
(m, n), nous commençons par nous positionner au nœud j de position (m en abscisse, et n en ordonné)
𝑗
de température T (𝑇𝑚,𝑛 ), puis au temps ∆𝑡, on considère la zone de nœuds (ensemble de maille) de
𝑗 𝑗
𝑘(𝑚−1),(𝑛−1) +𝑘𝑚,𝑛 𝑗 𝑗 𝑗
position [ ] a la température [𝑇(𝑚−1),(𝑛−1) − 𝑇𝑚,𝑛 ]du matériau [(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )𝑚,𝑛 + 𝜌𝑤 ∗
2
𝑗
𝐶𝑤 ∗ ∅𝑚,𝑛 ], subissant un incrément de déformation ∆𝜀², au quel on ajoute les paramètres de
températures et de positions des nœuds (groupe de nœuds ou maille) de la zone
𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
𝑘(𝑚+1),(𝑛+1) +𝑘𝑚,𝑛 𝑗 𝑗 𝑘(𝑚−1),(𝑛−1) 𝑘𝑚,𝑛 𝑗 𝑗
[ ] [𝑇(𝑚+1),(𝑛−1) − 𝑇𝑚,𝑛 ] +[ ] ∗ [𝑇(𝑚−1),(𝑛+1) − 𝑇𝑚,𝑛 ] +
2 2
𝑗 𝑗
𝑘(𝑚+1),(𝑛+1) +𝑘𝑚,𝑛 𝑗 𝑗
[ ] [𝑇(𝑚+1),(𝑛+1) − 𝑇𝑚,𝑛 ], ainsi on obtient la température de la zone recherchée. Pour
2

plus ample explication la section implémentation nous présentera le fonctionnement pratique de la


fonction température par zone de la feuille de calcul réalisé.

17
𝑗 𝑗
𝑗+1 𝑗 ∆𝑡 𝑘(𝑚−1),(𝑛−1) + 𝑘𝑚,𝑛 𝑗 𝑗
𝑇𝑚,𝑛 = 𝑇𝑚,𝑛 + 𝑗 𝑗
{[ ] ∗ [𝑇(𝑚−1),(𝑛−1) − 𝑇𝑚,𝑛 ]
[(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )𝑚,𝑛 + 𝜌𝑤 ∗ 𝐶𝑤 ∗ ∅𝑚,𝑛 ] ∗ ∆𝜀² 2
𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
𝑘(𝑚+1),(𝑛+1) + 𝑘𝑚,𝑛 𝑗 𝑗
𝑘(𝑚−1),(𝑛−1) 𝑘𝑚,𝑛
+[ ] [𝑇(𝑚+1),(𝑛−1) − 𝑇𝑚,𝑛 ] +[ ]
2 2
𝑗 𝑗
𝑗 𝑗
𝑘(𝑚+1),(𝑛+1) + 𝑘𝑚,𝑛 𝑗 𝑗
∗ [𝑇(𝑚−1),(𝑛+1) − 𝑇𝑚,𝑛 ] +[ ] [𝑇(𝑚+1),(𝑛+1) − 𝑇𝑚,𝑛 ]}
2

II-3- Calcul de Température le long de l’axe de symétrie :


Cas des sections circulaire :
L’axe de symétrie peut être considéré comme une zone isothermique car point de partage de la section
considéré en sa moitié, de fait pour suivre l’évolution d’un point de l’axe de symétrie, il faut tenir
compte de la masse M de chacune des infimes particules (granulats siliceux ou calcaires) correspondant
au nœuds de position j au temps ∆𝑡.

𝑗+1 𝑗 2 ∗ ∆𝑡 𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
𝑇𝑀 = 𝑇𝑀 + 𝑗 𝑗
(𝑘𝑀−1 + 𝑘𝑀 )(𝑇𝑀−1 − 𝑇𝑀 )
[(𝜌𝑐 ∗ 𝐶𝑐 )𝑀 + 𝜌𝑤 ∗ 𝐶𝑤 ∗ ∅𝑀 ]∆𝜀 2

Température le long des lignes de symétries :


Le calcul de température le long de l’axe de symétrie permet de retrouver la température de tout nœud
(particules siliceux ou calcaires) de position J selon l’axe de symétrie horizontale (paramètre m) ou
verticale (paramètre n).
𝑗+1 𝑗+1
𝑇𝑚,1 = 𝑇𝑚,3
(𝑗+1) 𝐽+1
𝑇(𝑀+1),𝑛 = 𝑇(𝑀−1),𝑛

II-4- Evaporation du volume avec le Temps ; car contient de l’eau :

II-4-1- Sur les bords de la Section :

II-4-1-1 Cas d’une Section Circulaire :


4 4 3
(𝑀 − 1) ∗ ∆𝜀 ∗ 𝜎 ∗ 𝜀𝑓 ∗ 𝜀𝑐 ∗ [(𝑇𝐹𝐽 + 273) − (𝑇1𝐽 + 273) ] − (𝑀 − )
2 ∗ 𝜋 ∗ ∆𝑡 2
∆𝑉1 = ∗ 𝑓 𝑗
𝜌𝑤 ∗ 𝜆𝜔 (𝑘1 + 𝑘2 ) 𝑗 𝑗
{ ∗ ∗ (𝑇1 − 𝑇2 ) }
2

18
II-4-1-2- Cas d’une Section Rectangulaire :

II-4-1-2-1- Selon l’axe X


𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
(𝑘2,(𝑛−1) + 𝑘1,𝑛 ) 𝑗 𝑗
(𝑘2,(𝑛+1) + 𝑘1,𝑛 )
∆𝑡 [ ]∗ [𝑇2,(𝑛−1) − 𝑇1,𝑛 ] +[ ]
∆𝑉1,𝑛 = ∗ 2 2
𝜌𝑤 ∗ 𝜆𝑤
𝐽 𝑗 4 4
{ +√2 ∗ 𝜎 ∗ 𝜀𝑓 ∗ 𝜀𝑐 ∗ ∆𝜀 ∗ [(𝑇𝑓 + 273) − (𝑇1,𝑛 + 273) ] }

II-4-1-2-2- Selon l’axe Y


∆𝑡
∆𝑉𝑁,𝑚 =
𝜌𝑤 ∗ 𝜆𝑤
𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
(𝑘(𝑚−1),(𝑁−1) + 𝑘𝑚,𝑁 ) 𝑗 𝑗
𝑘(𝑚+1),(𝑁−1) + 𝑘𝑚,𝑁
∗ {[ ]∗ [𝑇(𝑚−1),(𝑁−1) − 𝑇𝑚,𝑁 ] +[ ]
2 2

𝑗 𝑗 𝐽 𝑗 4 4
∗ [𝑇(𝑚+1),(𝑁−1) − 𝑇𝑚,𝑁 ] + √2 ∗ 𝜎 ∗ 𝜀𝑓 ∗ 𝜀𝑐 ∗ ∆𝜀 ∗ [(𝑇𝑓 + 273) − (𝑇𝑚,𝑛 + 273) ]}

II-5- A l’intérieur de la Section :

II-5-1- Cas des Sections circulaires :


1 𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
(𝑀 − 𝑚 + ) ∗ (𝑘𝑚−1 + 𝑘𝑚 ) ∗ (𝑇𝑚−1 − 𝑇𝑚 )
2 ∗ 𝜋 ∗ ∆𝑡 2
∆𝑉𝑚 = ∗ 𝑗 𝑗
𝜌𝑤 ∗ 𝜆𝑤 1 𝑘𝑚 + 𝑘𝑚+1 𝑗 𝐽
− (𝑀 − 𝑚 − ) ∗ ( ) ∗ (𝑇𝑚 − 𝑇𝑀+1 )
[ 2 2 ]

II-5-2- Cas des sections rectangulaires :


𝑗 𝑗 𝑗 𝑗
(𝑘(𝑚−1),(𝑛−1) + 𝑘𝑚,𝑛 ) 𝑗 𝑗
(𝑘(𝑚+1),(𝑛−1) + 𝑘𝑚,𝑛 )
∗ {[ ]} (𝑇(𝑚−1),(𝑛−1) − 𝑇𝑚,𝑁 ) ∗[ ]
2 2
∆𝑡 𝑗
(𝑘(𝑚−1),(𝑛+1) + 𝑘𝑚,𝑛 )
𝑗
∆𝑉𝑚,𝑛 = ∗ 𝑗 𝑗
𝜌𝑤 ∗ 𝜆𝑤 ∗ (𝑇(𝑚+1),(𝑛−1) − 𝑇𝑚,𝑁 ) + ∗
2
𝑗 𝑗
𝑗 𝐽
𝑘(𝑚+1),(𝑛+1) + 𝑘𝑚+1 𝑗 𝐽
(𝑇(𝑚−1),(𝑛+1) − 𝑇𝑚,𝑁 ) +( ) ∗ (𝑇(𝑚+1),(𝑛+1) − 𝑇𝑀,𝑛 )
[ 2 ]

19
II-6- Température des mailles élémentaires :
𝑗
Une zone désigne un ensemble de plusieurs mailles, la température d’une maille (𝑇𝑚,𝑛 )𝑚𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 , se
calcule en prenant la moyenne de température du nœuds j se trouvant au position m et m+1.
II-6-1- Cas des Sections Circulaire :
𝑗 𝑗
𝑗 𝑇𝑚 + 𝑇𝑚+1
(𝑇𝑚,𝑛 )𝑚𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒 =( )
2 𝑍𝑜𝑛𝑒

II-6-2- Cas des sections rectangulaires :

𝑗 𝑗
𝑇(𝑚+1),(𝑛+1) + 𝑇𝑚,(𝑛+2)
(𝑇𝑚,𝑛 )𝑅𝑒𝑐𝑡𝑎𝑛𝑔𝑙𝑒 = [ ]
2

Figure 8 : Discrétisation des éléments circulaire et rectangulaire en béton armée

III- Implémentation : programmation sur Excel


La programmation de la distribution de température d’un élément nécessite plusieurs itérations vis-à-
vis du temps. Nous avons donc aux vues de cette complexité opté pour une programmation vba, ce qui
rendra le calcul plus fluide et l’utilisation plus simplifiée. À partir du menu développeur, on accède au
menu Visual basic qui permettra ainsi la conception de formulaire et le design d’interface de calcul.
Pour faire interagir les formulaires et les feuilles on écrit un code en VBA dans une feuille appelé
module.

20
Figure 9 : interface de programmation Visual basic Excel
Nous avons pour les cas de transfert unidirectionnel affecté les éléments dalles et voiles, pour un cas
de transfert bidirectionnel affecté les éléments poteaux et poutres.
Nous avons adopté comme base de détermination du champ de températures les hypothèses suivantes :
• L’utilisateur devra entrer la géométrie de l’élément,
• La durée d’échauffement requise (R30, R90, etc. …), la courbe de température est la courbe
normalisée
• La teneur massique (0%, 1,5%, 3%), généralement on considère 1,5%.
Le code VBA permet de définir les fonctions réutilisables dans d’autres module du projet grâce à
l’expression « Function…End Function » ensuite on initialise les caractéristiques thermiques du béton
à chaud en fonction de la température au sein de l’élément ainsi que la fonction de courbe de
température normalisée Tg= 20 +345*log(8t+1).

Figure 10 : déclaration des variables a utilisées

21
Figure 11 : Calcul distribution de température pour un poteau exposé sur 04 faces

22
Explication du code :
On fait appel aux données de géométrie saisie dans la feuille « données » que l’on convertie en mm
(en multipliant par 10)
Nous avons présélectionné les lignes 4 à 65536 comme plage dans laquelle s’effectuera la discrétisation
de la géométrie renseignée, ensuite nous avons initialisé la discrétisation des valeurs de d1 et d2
correspondant à la largeur et la hauteur de la section a 5.
A l’aide de la boucle « while » on effectue des vérifications entre la valeur initialisé d1 et le contenu
de la cellule F33 (largeur d1 réelle) de la feuille « données », par incrément de 5 on fait varier la valeur
de d1 jusqu’au 1/10 -ème de la valeur initiale, si la vérification est valable alors on continu avec cette
fois des incréments de 10 jusqu’à ce que la vérification ne soit plus vrai.
Le « i » utilisé permet de suivre le nombre d’itération effectué.
La commande « activecell.value » permet d’activer les cellules de la plage de données prédéfini
initialement afin d’écrire les étapes de l’itération.
Pour le calcul de réduction des propriétés à chaud, on initialise la cellule des températures a 20, puis
on procède à la réduction des propriétés via le calcul du coefficient k pour chaque élément
d’incrémentation.
III-1- EXEMPLE : Distribution de Température dans une Section de Béton Armée
Nous avons développé un outil de calcul via le langage VBA et l’outil Excel qui permet pour des
sections de formes rectangulaires de déterminer la distribution de température des bords externe
jusqu’à l’intérieur. Ainsi voici les différents formulaires de calculs pour les éléments voiles, dalles,
poutres, poteaux, Section en T, en béton armé et précontraint.
Les traits en rouges indiquent la face exposée, le type de feu pris en compte dans les calculs est un feu
iso 835.
Domaine de validité :
• Poteaux (04 faces), poutres (03 faces),
• Dalle (02 faces),
• Voiles (02 faces),
• Selon le contour pour les Eléments en T

III-1-1- Etude Comparative des résultats :

Il est important de rappeler les étapes de calculs (détermination de critère de classement R, E, ou I) en


situation réelle :
Pour les sections de béton armé, nous procédons comme suit :
• Collecte de données relatives à la géométrie telle que la hauteur et la largeur de la section
• Puis grâce à l’outils Ferro-scan, on repère la position des armatures (distance fibre extérieur –
barycentre des armatures)

23
• Si la section d’armatures est connue, on peut passer à la modélisation de la section via un
logiciel élément finis : celui que nous utiliserons est Safir
• On applique les conditions aux limites de la section (feu iso, nombre de faces exposées,
matériaux en présence)
• Après, on définit le temps pendant lequel on souhaite visualiser les résultats (généralement nous
considérons un temps d’exposition plus grand que celui demandé par le client pour l’étude)
• Puis on se fixe un paramètre d’étude au temps demandé par le client ; il peut s’agir de la
déformé, de l'effort résistant etc...
Maintenant que le process de calcul est connu, nous allons procéder à une étude comparative des
résultats de la feuille de calculs aux résultats données par le logiciel Safir pour la même section et
soumises aux mêmes conditions d’expositions et aux limites.
On Considère la Section de Poutre suivante :

Largeur * Hauteur ; 250*300mm ; Section d’armatures : As = 19.63Cm², 𝟎. 𝟎𝟐 ∗ 𝑨𝒄 < 𝑨𝒔 <


𝟎. 𝟎𝟒 ∗ 𝑨𝒄
Donc 𝟏𝟓𝒄𝒎² < 𝑨𝒔 < 𝟑𝟎𝒄𝒎².
Pour le Calcul thermique, nous utiliserons le logiciel Safir
Safir est un logiciel développé par l’université de liège, il est constitué d’un préprocesseur et
D’un Post-Processeur : GID et DIAMOND.
Hypothèses de Modélisation :
Géométrie : Section de 250 *300 mm
Armatures : Diamètre de 19,63 cm²
Exposition : Feu Iso sur deux faces
Matériaux : Béton Français, Armatures EC2
Durée d’exposition : 1800 secondes
Le Calcul thermique pour un critère R30 sur le logiciel SAFIR est le suivant :

III-1-2-Températures selon Feuille de Calcul Excel


Le but est de vérifier les résultats de calculs de la feuille à ceux du logiciel Safir selon les approches
utilisées dans la section II.
• Températures des Armatures :
Les résultats obtenus avec la Feuille de Calcul Excel :

24
Figure 12 : Résultats Températures des Armatures selon la Feuille de Calcul Excel
Températures de quelques nœuds de la section selon Safir : en annexe figure 42
Température de quelques nœuds selon la feuille de calcul Excel : En Annexe figure 31

Température des Bords de la Section : En annexe 32


III-1-2-1- Température sur les Bords de la Section Rectangulaire Selon la feuille de calcul :

Figure 13 : Température des coins de la section rectangulaire selon feuille Excel

25
III-1-2-2- Températures le long de l’axe de symétrie :

Figure 14 : Température de quelques nœuds le long de l’axe de symétrie Selon Safir


III-1-2-3- Température le long de l’axe de symétrie selon Feuille de Calcul Excel :

Tableau 4 : Résultats Température nœuds sur l’axe de symétrie selon feuille de calcul Excel
III-1-2-4- Analyse des Résultats pour une Classe de résistance R30 :

Tableau 5 : Tableau d’analyse des résultats

26
On Constate une Erreur de 3,84%, Nous pouvons attribuer cette erreur au fait que la Feuille EXCEL
Ne prend que des Valeurs entières.
Nous avons constaté que pour des valeurs de temps plus grand : R60, R90, R120, R240 les résultats
sont moins précis.
III-1-2-5- Calcul Thermomécanique des Eléments Béton selon L’EC2 : Méthode de
l’isotherme 500

Généralement nous ne limitons pas au calcul thermique, lors d’un processus de vérification de la
capacité portante, nous asssocions au calcul thermique, un calcul mécanique d’où le calcul
thermomécanique. Le but de cette partie sera la validation de la feuille méthode de l’isotherme 500
Données : Source Calcul des structures en béton soumises a des incendie (CSTB)

27
Béton de classe C30/37 – granulats siliceux
Aciers laminés a froid de type Fe E500
𝜑1 = 0,7
Durée de résistance exigée : R60
Exposition a un feu normalisé

Lits inférieurs Sections


1er lit 3HA16
2eme lit 3HA12
3eme lit 3HA12
Portée :6,5m
Poids propre : 3 KN/ml
Charges permanentes : 5,30 KN/ml
Charges variables : 22 KN/ml
B = 200mm H = 600mm

Figure 15 : Vue en coupe de la section

• Calcul a froid (ELU) : Résultats CSTB

Figure 16 : Calcul effort sollicitant a l’ELU (Etat limite ultime)-source calcul des structures béton
soumises à des incendies

Figure 17 : Caractéristiques des matériaux béton et aciers (armatures) à 20°C – source CSTB

• Calcul a chaud (en situation d’incendie)

28
Moment sollicitant a chaud :

Figure 18 : Calcul section résiduelle selon méthode de l’isotherme 500 (B,fi ; H,fi)

Figure 19 : Température et affaiblissement des armatures – source CSTB


Coefficient de réduction moyen pour les armatures tendues :

29
30
Utilisation de la feuille de calcul Excel :

31
Figure 20 : Résolution du problème par la feuille de calcul isotherme 500
Tableau récapitulatif et d’analyse des résultats :

Symboles Résultats (CSTB) Résultats feuille Excel Fiabilité


Pu (KN/ml) a l’ELU 44,205 44,205 100%
Mu (KN.m) 233,45 233,45 ---
Fcd,fi(20) MPa 30 30 ---
Fsd,fi(20) MPa 500 500 ---
Mu,fi (KN.m) 163,42 163,42 100%
𝐾𝜑 0,950 0,97 97,93%

𝐴𝑠 (mm²) 1282 1281,77 99,98%


a(mm) 64 63,57 99,32%
𝜇𝑏𝑢 0,127 0,126 99,21%
𝛼 0,170 0,169 99,41%
Z (mm) 500 500,12 99,97%
𝑀𝑟𝑑 (KN.m) 304,5 KN.m 311,35 97,79%

32
Il y’a une moyenne générale d’écart de 0,9. L’outil que nous avons réaliser toutefois, pour un meilleur
fonctionnement doit etre utilisé conjointement avec le logiciel safir, utile pour déterminer la section
résiduelle sans quoi aucune vérification de la capacité portante a chaud ne serait envisageable, d’où
l’intérêt d’en développer un qui le fasse via des méthodes simplifiées.

V- Calcul des Structures en Acier selon L’EC3 :


Symboles :

𝛾𝑀 : Coefficient partiel Général

Xk : Valeurs Caractéristiques de propriétés de matériaux (limites élastique, contraintes, module


d’Young)

𝑋𝑛 : Valeurs Nominales des propriétés du matériaux (valeurs de calculs, module d’Young, contrainte,
limite élastique)

𝑅𝑑 : Valeurs de calcul de la résistance

𝑅𝑘 : Valeurs caractéristique de la résistance

𝐺𝑘 : Valeur Nominale de l’effet des actions permanentes

𝛾𝑀𝑖 : Coefficient partiel particulier

𝑡𝑓 : épaisseur de la semelle

𝑡𝑤 : épaisseur de l’âme

𝑑 : Hauteur de la partie droite de l’âme

𝐻 : Hauteur de la Section

𝑏 : Largeur d’une section

𝑡 : épaisseur

𝑓𝑦 : Limite élastique

𝜀𝑦 : Déformation élastique limite

𝐸 : Module d’élasticité longitudinale

𝐺 : Module de Cisaillement

𝛼 : Coefficient de dilatation thermique

𝑁𝑒𝑑 : valeur de Calcul de l’Effort Normal

𝑁𝑐𝑟 : Effort Critique d’Euler

33
ʎ_𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 : élancement réduit

𝐿 : Longueur d’une barre

𝑀𝑟𝑘 : Moment résistant de la section critique

𝑁𝑟𝑘 : Effort normal résistant de la section transversale critique

𝑀𝑒𝑑 : Moment Fléchissant

ɛ : Facteur dépendant de fy

𝑀𝑦,𝑒𝑑 : Moment fléchissant par rapport à l’axe y-y

𝑀𝑧,𝑒𝑑 : Moment fléchissant par rapport à l’axe z-z

𝑀𝑦,𝑅𝑑 : Moment résistant par rapport à l’axe y-y

𝑀𝑧,𝑅𝑑 : Moment résistant par rapport à l’axe z-z

𝑁𝑐,𝑅𝑑 : effort résistant de la section transversale à la compression

𝑀𝑐,𝑅𝑑 : résistance à la flexion par rapport à un axe principal de la section

𝑊,𝑝𝑙 : Module plastique de la section

𝑊𝑒𝑙,𝑚𝑖𝑛 : Module élastique minimal de la section

𝑊𝑒𝑓𝑓,𝑚𝑖𝑛 : Module efficace minimal de la Section

𝑉𝑒𝑑 : Valeur de Calcul de l’effort tranchant

𝑉𝑐,𝑟𝑑 : Valeur de Calcul de la résistance au cisaillement

𝑉𝑝𝑙,𝑟𝑑 : Valeur de Calcul de la résistance plastique au cisaillement

𝐴𝑣 : Aire de Cisaillement

𝐴𝑒𝑓𝑓 : Aire efficace de la section transversale

𝐴 : Aire de la Section

𝐴𝑤 : Aire de l’Ame

𝐶𝑚𝑦 : Facteur de moment uniforme équivalent

𝐶𝑚𝑧 : Facteur de moment uniforme équivalent

𝐶𝑚𝐿𝑇 : Facteur de moment uniforme équivalent

34
𝜇𝑦 : Facteur d’interaction par rapport à l’axe y

𝜇𝑧 : Facteur d’interaction par rapport à l’axe z

Introduction :

Dans cette partie nous avons développé des outils de calcul de structures en acier selon l’EC3 dans sa
partie 1-1, suivis d’un calcul à chaud dans sa partie 1-2.

Les éléments de structures qui sont traités dans la feuille sont :

Les poteaux :

• Soumis à un chargement en compression axiale


• Soumis à un chargement en compression excentrée
• Soumis à un chargement composé type flexion-compression ou traction- flexion

Les Poutres :

• Soumise à un chargement en flexion simple


• Soumise à un chargement composé (flexion – compression, traction – flexion)

En fonction des Classes des sections, nous avons également traité des cas des solutions types
Déversement, Flambement, Voilement, mais nous n’avons pas proposé des feuilles qui prennent en
considération des cas de solutions contre ces instabilités notamment des Croix de st André, Des
entretoises, toutefois ils s’agit juste d’un calcul de module d’inertie du système suivi d’une prise en
considération du type de sollicitations, et enfin on pourra se servir des feuilles relatives au cas simplifiés
pour avoir une solution.

Nous avons également développé des feuilles qui prennent en considération des cas de sollicitations en
torsion tels :

Les poteaux :

• Soumis à la torsion
• Soumis à des sollicitations combinées type flexion-torsion.

Pour chacune des feuilles développées nous avons proposé une section vérification.

Processus de prédimensionnement d’une section en Aciers :

Calcul à froid selon l’EC3 1-1 :

1. Choix de la courbe de flambement et axe de Flambement


2. Classe de l’acier (1,2,3 ou 4) et choix ou calcul du module plastique, élastique, ou efficace
3. Calcul effort résistant de la section
4. Calcul effort critique d’Euler
5. Calcul élancement réduit et vérification instabilité ; déversement, flambement ou voilement

35
6. Calcul coefficient de réduction cas d’instabilité
7. Vérification capacité portante de la section (taux de chargement)

V-1- Calcul à froid des structures en aciers selon l’Eurocode 3 Partie 1-1 :
Les Structures en Aciers pour la plupart sont soit :
• Soudées
• Laminées
• Ou Reconstituées (PRS)

Ils sont dimensionnés en prenant en considération des cas d’instabilités, ainsi on distingue :

Le Flambement, le Déversement, Le voilement

❖ Le Flambement

Il s’agit d’une instabilité provoquée par un effort normal en tête d’un élément soumis à la Compression
lorsque la valeur de l’élancement réduit est grande devant la valeur nominale de 0,2 ; ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 > 0,2 .

Calcul de l’élancement réduit :

𝐴 ∗ 𝑓𝑦
ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 = √
𝑁𝑐𝑟

A : Aire de la Section considérée


𝑓𝑦 : limite élastique
𝑁𝑐𝑟 : Charge critique d’Euler

𝜋2 ∗ 𝐸 ∗ 𝐼
𝑁𝑐𝑟 =
𝑙𝑓 ²
E : Module d’Young de l’acier
I : module d’inertie de l’acier par rapport à l’axe de flambement
𝑙𝑓 : Longueur de flambement dépend des conditions d’appuis
Dans la pratique pour déterminer l’axe de flambement on calcule l’élancement réduit selon les axes de
la section : y-y ou z-z dans le cas de flambement par flexion, ainsi on a
ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒,𝑦 : élancement réduit par rapport à l’axe y-y
ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒,𝑧 : élancement réduit par rapport à l’axe z-z
Puis, la plus grande valeur des deux détermine l’axe de flambement de la section.

Une fois l’axe de flambement connu on se sert du tableau 26 ci-dessous pour en déduire la courbe de
flambement.

36
Ensuite afin de réduire l’instabilité de flambement on calcule le coefficient de flambement : Ki

1
𝐾𝑖 =
𝜑 + √𝜑 2 − ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 ²

Avec, 𝜑 = 0,5 ∗ (1 + 𝛼 ∗ (ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 − 0,2) + ʎ2𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 ), 𝛼: Facteur d’imperfection

Courbe de flambement : a0 a b c d
Facteur d’imperfection : 0,13 0,21 0,34 0,49 0,76

Tableau 6 : Facteur d’imperfection en fonction de la courbe de flambement


Dès lors on peut donc calculer l’effort résistant réduit de la section et faire une vérification de la
capacité portante de la section.

𝑁𝑏,𝑅𝑑 =Ki*A*𝑓𝑦
𝑁𝑒𝑑
Capacité portante : ≤1
𝑁𝑏,𝑅𝑑

Lorsque cette condition n’est pas satisfaite, on propose comme solution de prendre une section plus
grande, ou d’associer à la section un système anti-flambement tels que la croix de st André.

Figure 21 : Croix de saint André pour structure en acier et bois


Pour la vérification de la feuille de calcul des éléments comprimés, nous avons effectué les Calculs de
flambement par rapport à l’axe faible et à l’axe fort de différents profilés.

Le Déversement :

Les structures soumises aux instabilités types déversement sont les poutres, le dimensionnement des
poutres au déversement suivant la feuille de calcul s’effectue comme suit :

1) Choix du profilé, Caractéristiques et Classe


2) Courbe de déversement
3) Calcul Moment résistant plastique ou élastique selon la classe de l’acier
4) Calcul du moment critique de déversement
5) Calcul élancement réduit ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒
6) Vérification Critère de déversement ; si ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 >0,4 déversement de la poutre

37
7) Calcul Coefficient de déversement
8) Calcul du Moment résistant réduit
9) Vérification de la capacité porteuse

Quelques Formules

Moment résistant réduit : 𝑀𝑟𝑑,𝑝𝑙 = 𝑊𝑝𝑙 *𝑓𝑦 si acier de classe 1 ou 2 𝑀𝑟𝑑,𝑒𝑙 = 𝑊𝑒𝑙 *𝑓𝑦 si Classe 3

𝐾 2 𝐼𝑊 (𝐾𝑍 ∗𝐿)2 ∗𝐺∗𝑙𝑡 2


Moment Critique de déversement : 𝑀𝑐𝑟 = √{(𝐾 𝑧 ) ∗ + + (𝐶2 ∗ 𝑍𝑔 ) − (𝐶2 ∗ 𝑍𝑔 )}
𝑤 𝐼𝑍 𝜋 2 ∗𝐸∗𝐼𝑍

𝑀
L’élancement réduit : ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 = √ 𝑀𝑟𝑑
𝑐𝑟

1
Coefficient de déversement : 𝐾𝑖𝐿𝑇 =
∅𝐿𝑇 +√∅2𝐿𝑇 −ʎ2𝐿𝑇

Moment résistant réduit : 𝑀𝑟𝑑,𝑟é𝑑𝑢𝑖𝑡 = 𝐾𝑖𝐿𝑇 *𝑀𝑟𝑑,𝑝𝑙 ou 𝑀𝑟𝑑,𝑟é𝑑𝑢𝑖𝑡 = 𝐾𝑖𝐿𝑇 *𝑀𝑟𝑑,𝑒𝑙


𝑀
Vérification de la Capacité porteuse : 𝜇 = 𝑀𝑒𝑑 ≤ 1
𝑟𝑑

V-1-2- Calcul à chaud selon l’EC3 partie 1-2 :

Le Calcul à chaud des éléments en acier prend en considération l’évolution des propriétés mécanique
des aciers avec la température, ainsi l’EC3 propose le tableau de réduction des propriétés suivant :

38
Tableau 6 : Réduction des propriétés mécaniques en fonction de la température
Pour les calculs à chaud, les paramètres qui changent sont :
• La limite élastique : 𝑓𝑦,𝜃 = 𝐾𝑦,𝜃 ∗ 𝑓𝑦 avec 𝐾𝑦,𝜃 Coefficient de réduction de la limite élastique
de l’acier a une température 𝜃.
• Le Module d’Young : 𝐸𝜃 = 𝐾𝐸,𝜃 *E avec 𝐾𝐸,𝜃 Coefficient de réduction du module d’élasticité
a une température 𝜃
𝐾
• L’élancement réduit : ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒,𝜃 = ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒 *√𝐾𝑦,𝜃
𝐸,𝜃

• Le Coefficient de réduction du déversement et du flambement


Les feuilles réalisées pour le calcul des éléments en aciers fonctionnent selon la méthode de la
température critique :
Ainsi on fixe une température en entrée, puis on vérifie que le taux de chargement à chaud reste
inférieure à 1, on considère comme température critique la dernière valeur qui permet d’obtenir un taux
de chargement inférieur à 1.
Ainsi généralement pour les Aciers de classe 1,2,3 non soumise aux instabilités La température critique
maximale est de 540°C
Pour les Aciers de classe 4 non soumises aux instabilités la température maximale est de 350°C.

39
V-1-3- Vérification pour des éléments soumis à une sollicitation Composée :

Type flexion- Compression, Compression-flexion, donnant lieu à des cas de flambement avec
déversement et flambement sans déversement.

V-1-3-1- Vérification pour des Cas de flambement sans déversement :

Les étapes de dimensionnement en sollicitations composée sont :

Dimensionnement de l’élément suivant une seule sollicitation ; soit la compression, soit la flexion
comme ci-dessus, ensuite vérification flambement, déversement, si l’élément vérifie le test de
flambement et pas de déversement ; on le dimensionnera comme un élément qui flambe sans déverser
et inversement, puis on procèdera à la vérification de la stabilité de la section.

La relation qui satisfait un cas de flambement sans déversement est :

𝑁𝑓𝑖,𝐸𝑑 𝐾𝑦 ∗ 𝑀𝑦,𝑓𝑖,𝐸𝑑 𝐾𝑍 ∗ 𝑀𝑧,𝑓𝑖,𝐸𝑑


+ + ≤1
𝑓𝑦 𝑓𝑦 𝑓𝑦
𝐾𝑖𝑚𝑖𝑛,𝑓𝑖 ∗ 𝐴 ∗ 𝐾𝑦,𝜃 ∗ 𝛾 𝑊𝑝𝑙,𝑦 ∗ 𝐾𝑦,𝜃 ∗ 𝛾 𝑊𝑝𝑙,𝑦 ∗ 𝐾𝑦,𝜃 ∗ 𝛾
𝑀,𝑓𝑖 𝑀,𝑓𝑖 𝑀,𝑓𝑖

𝑁𝑓𝑖,𝐸𝑑 : Effort sollicitant à chaud

𝐾𝑖𝑚𝑖𝑛,𝑓𝑖 : Coefficient de réduction minimum de flambement

𝐴 : Aire de la Section

𝐾𝑦,𝜃 : coefficient de réduction de la limite élastique

𝛾𝑀,𝑓𝑖 : Coefficient de réduction à chaud

𝑀𝑦,𝑓𝑖,𝐸𝑑 : Moment sollicitant à chaud selon l’axe Y-Y

𝑀𝑧,𝑓𝑖,𝐸𝑑 : Moment sollicitant a chaud selon l’axe Z-Z

Exemple d’application :

On considère un poteau articulé a ses extrémités, ses longueurs de flambement Ly et lz sont


identiques, Ly = lz = 4,5m. la nuance d’acier est S235, le module d’élasticité est E= 210 000MPa,
on considère un effort de compression : Ned = 550 KN, pour valider notre feuille nous allons
considérer les profilés IPE 330, 360, HEA 180, 200, HEB 160, 180.

Calcul poteau sollicité en compression d’après la feuille de calcul

40
41
42
Figure 22 : Vérification flambement, Calcul coefficient de réduction, taux de chargement par rapport
à l’axe faible IPE 330

Cas d’un poteau en IPE 360 sollicité en compression, calcul selon l’axe faible:

43
44
Figure 23 : Vérification flambement, Calcul coefficient de réduction, taux de chargement par rapport
à l’axe faible IPE 360

Tableau récapitulatif calcul de flambement par rapport à l’axe faible :

45
Tableau 7 : Résultat flambement par rapport à l’axe faible selon feuille de calcul
Classe 1, 3 : le calcul du moment résistant de l’acier se fait par rapport au module plastique.
Classe 3 : le calcul du moment résistant de l’acier se fait par rapport au module élastique
Classe 4 : le calcul du moment résistant de l’acier se fait par rapport au module efficace

Données livre CTICM :

Tableau 8 : Résultats flambement par rapport à l’axe faible données CTICM


Analyse des résultats :
Résultats du calcul de flambement par rapport à l’axe faible :
• On a une fiabilité de 95,24% pour les résultats de calcul du 𝑵𝒃, 𝒓𝒅 (𝑲𝑵)
• On a une fiabilité de 98,03% pour les résultats de calcul de ʎbarre,z.
• On a une fiabilité de 97,42% pour les résultats de calcul de Ф.
• On a une fiabilité de 95,27% pour les résultats de calcul de Ki

On a une fiabilité de 96,49% pour le calcul au flambement par rapport à l’axe faible en utilisant la
feuille de calcul des éléments comprimés.

Calcul selon flambement par rapport à l’axe fort :

46
Pour le HEA 140 considéré 446,33 KN
Tableau 9 : résultat de calcul Flambement par rapport à l’axe fort selon feuille Excel

Tableau 10 : Données flambement par rapport à l’axe fort CTICM


Analyse des résultats :
Résultats du calcul de flambement par rapport à l’axe fort :
• On a une fiabilité de 93,02% pour les résultats de calcul du 𝑵𝒃, 𝒓𝒅 (𝑲𝑵)
• On a une fiabilité de 99,92% pour les résultats de calcul de ʎbarre,y
• On a une fiabilité de 96,03% pour les résultats de calcul de Ф.
• On a une fiabilité de 88,91% pour les résultats de calcul de Ki
On a une fiabilité de 94,245% pour le calcul au flambement par rapport à l’axe fort en utilisant la
feuille de calcul des éléments comprimés.
L’écart constaté peut être attribué au fait que le document du CTICM ait fait des arrondis pour certains
calculs, car la base de données des profilés étant celle d’Arcelor Mittal, les données de la feuille ne
peuvent être faussé.
Toutefois nous avons des résultats sécuritaires qui sous-estime la valeur réelle des paramètres
calculés.

Exemple de Validation :

Il s’agit de vérifier la résistance au feu d’une poutre métallique isostatique soumise à la fois en
compression et en flexion dans un bâtiment de type bureau. Pour cet exemple, les phénomènes
d’instabilité sont pris en compte. La poutre est protégée contre le feu en caisson avec plaques de
plâtre. En raison de la présence de la dalle de béton, la poutre est exposée au feu sur trois faces.
Il n’y a pas de connecteur entre la poutre et la dalle de béton. La résistance au feu exigée pour
cette poutre est R90.

47
Données du Problème :

Figure 24 : Données d’entrée

48
Résultats CTICM

Figure 25 : Exemple de Calcul pour validation feuille sollicitation composée

49
Résultats feuille de calculs Excel

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51
52
Figure 26 : Calcul d’élément Comprimés et fléchis selon feuille de calcul Excel
Tableau récapitulatif des résultats

Données CTICM Résultats CTICM Résultats feuille de calcul Fiabilité

𝜽 540°C 540°C
𝑁𝑓𝑖,𝐸𝑑 96,3 KN 96,3 100%

𝑀𝑓𝑖,𝐸𝑑 25 KN.m 25,2 99,20%

ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒,𝑦 1,25 1,246 99,68%

ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒,𝑧 2,10 2,102 99,90%


𝐾𝑦,𝜃 0,656 0,656 100%

𝐾𝐸,𝜃 0,484 0,484 100%

53
ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒,𝑦,𝜃 1,46 1,4516 99,42%

ʎ𝑏𝑎𝑟𝑟𝑒,𝑧,𝜃 2,44 2,4479 99,67%


𝛼 0,65 0,65 100%
𝜑𝑦,𝜃 2,04 1,817 89,06%

𝜑𝑧,𝜃 4,27 4,292 99,48%


𝐾𝑖𝑦,𝑓𝑖 0,29 0,34 85,29%

𝐾𝑖𝑧,𝑓𝑖 0,13 0,12793 98,40%

𝜇𝑦 -1,82 -1,8083 99,35%

𝐾𝑦 1,33 1,37869 97,08%

𝜇 0,95 0,99 95,95%

Tableau 11 : Comparaison résultats CTICM et feuille de calcul Excel


La feuille donne des résultats qui présente un écart maximal de 9,43 ceci s’explique par le fait que les
résultats du CTICM considère que 100% de l’effort sollicitant à froid est transmis à chaud, alors que
la feuille fait une approximation de 90% a utilisée pour l’effort sollicitant à chaud.
Afin d’améliorer la tenue au feu, il est courant d’utiliser des matériaux de protection tels ; les peintures
intumescentes, la laine de verre, la laine de roche (confère annexe 02)

54
Calcul des structures en bois selon l’Eurocode 5

Symboles :

𝑑𝑐ℎ𝑎𝑟,𝑛 : profondeur de carbonisation fictive

𝑑𝑐ℎ𝑎𝑟,0 : profondeur de carbonisation pour une carbonisation unidirectionnelle

𝑑𝑒𝑓 : Profondeur de carbonisation efficace

𝐾ℎ : Coefficient d’épaisseur du panneau

𝐾𝑛 : Coefficient de section fictive

𝐾𝑚𝑜𝑑,𝑓𝑚,𝑓𝑖 : Facteur de modification pour la résistance pour la résistance en flexion en situation de feu

𝐾𝑚𝑜𝑑,𝐸,𝑓𝑖 : Facteur de modification pour le module d’élasticité en situation d’incendie

𝐾𝑚𝑜𝑑,𝑓𝑖 : Facteur de modification en situation d’incendie

𝐾Ф : Facteur de réduction dépendant de la température pour des propriétés de rigidité ou de résistance


locales.

𝐾𝑝 : Coefficient de masse volumique

𝑓𝑘 : Résistance Caractéristique

𝑓𝑑,𝑓𝑖 : Valeur de Calcul de la résistance en situation de feu

𝐾𝑚𝑜𝑑 : Facteur de modification pour la durée de chargement et l’humidité

𝐾𝑝𝑜𝑠 : Coefficient de position

𝐴𝑟 : Surface résiduelle

𝐴𝑡 : Surface totale des planchers, des Cloisons et des plafonds qui confinent le Compartiment de feu

𝐸𝑑 : Valeur de Calcul de l’effet des Actions

𝐸𝑑,𝑓𝑖 : Valeur de calcul du module d’élasticité en situation de feu ; valeur de calcul d’une situation de
feu

𝐹𝑒𝑑,𝑓𝑖 : Valeur de Calcul de l’effet des actions sur les assemblages en situation de feu

𝑄𝐾,1 : Valeur caractéristique de l’action variable prédominante

𝑆𝑑,𝑓𝑖 : Valeur de Calcul d’une propriété de rigidité (module d’élasticité ou module de cisaillement) en
situation de feu.

55
𝑆20 : Fractile a 20% d’une propriété de rigidité (Module de cisaillement) a température normale

𝑡𝑟𝑒𝑞 : Temps exigé de résistance au feu

𝑡𝑐ℎ : Temps de début de Carbonisation

ϐ0 : Valeur de Calcul de la vitesse de combustion

ϐ𝑛 : Valeur de calcul de la vitesse de combustion fictive sous situation de feu standard

𝜃 : Température

𝛾𝑀,𝑓𝑖 : Coefficient partiel pour le bois en situation de feu

ʎ : Conductivité thermique

𝜑𝑓𝑖 : Facteur de Combinaison pour les valeurs fréquentes des actions variables en situation de feu

𝜑1,1 : Facteur de Combinaison pour la valeur fréquente d’une action variable

𝜑2,1 : Facteur de Combinaison pour la valeur quasi permanente d’une action variable

𝜔 : Taux d’humidité

𝑓𝑐,0,𝑑 : Valeur de Calcul de la résistance en Compression dans le sens du fil

𝑓𝑐,90,𝑘 : Valeur Caractéristique de la résistance en Compression perpendiculaire

𝑓𝑚,𝛼,𝑑 : Valeur de Calcul de la résistance en flexion a un angle α vis-à-vis du fil

𝑓𝑚,𝑦,𝑑 : Valeur de Calcul de la résistance en flexion selon l’axe principal y

𝑓𝑚,𝑘 : Valeur Caractéristique de la résistance en flexion

𝑓𝑡,90,𝑑 : Valeur de Calcul de la résistance en traction perpendiculaire au fil

𝑓𝑡,0,𝑘 : Valeur Caractéristique de la résistance en traction dans le sens du fil

𝑓𝑡,0,𝑑 : Valeur de Calcul de la résistance en traction dans le sens du fil

𝐾𝑓 : Facteur de réduction

𝐾ℎ : Facteur de Hauteur

𝐾𝑐,𝑦 Ou 𝐾𝑐,𝑧 : Facteur d’instabilité

𝐾𝑐𝑟𝑖𝑡 : Facteur utilisé pour le déversement latéral

𝐾𝑑𝑒𝑓 : Facteur de déformation

56
ʎ𝑧 : Rapport d’élancement Correspondant a une flexion selon l’axe z

ʎ𝑟𝑒𝑙,𝑦 : Rapport relatif d’élancement correspondant a une flexion selon l’axe y

ʎ𝑟𝑒𝑙,𝑧 : Rapport relatif d’élancement Correspondant a une flexion selon l’axe z

𝜌𝑘 : Masse volumique Caractéristique

𝜎𝑐,0,𝑑 : Valeur de Calcul d’une Contrainte de Compression dans la direction du fil

𝜎𝑐,𝛼,𝑑 : Valeur de Calcul d’une Contrainte de compression a un angle α du fil

𝜎𝑡,𝑐,𝑑 : Valeur de Calcul de la Contrainte de Compression Moyenne de la Membrure

𝜎𝑚,𝑐𝑟𝑖𝑡 : Contrainte de flexion Critique

𝜎𝑚,𝑦,𝑑 : Valeur de la contrainte en flexion selon l’axe principal y

𝜎𝑚,𝑧,𝑑 : Valeur de la contrainte en flexion selon l’axe principal z

𝜎𝑡,0,𝑑 : Valeur de Calcul d’une Contrainte de Traction Parallèle au fil

𝜎𝑡,90,𝑑 : Valeur de Calcul d’une Contrainte de Traction Perpendiculaire au fil

L : Portée ; longueur de contact

𝑞𝑖 : Charge Uniformément répartie équivalente


𝐾𝑦 Ou 𝐾𝑧 : Facteur d’instabilité

57
Bases de Conception et de Calcul :

I - Validation des feuilles de calcul

Dans cette partie tout en présentant les conditions d’instabilités de structure en bois, nous allons
procéder à la vérification de notre feuille ceci au travers d’un cas de calcul en flexion avec et sans
déversement :
Cas de solives d’un plancher d’habitation
Données :
Solives en bois massifs de 75/200 classé C24, Portée 4,5 m, entraxe de solive 0,5 m, Classe de
service 1 (local chauffée), Charge de structure G= 0,5 KN/m², Charge d’exploitation Q= 1,5
KN/m². Le support de plancher en panneau OSB cloué tous les 15 cm en périphérie, 30 cm en
partie courante, et vissé aux quatre angles du panneau.
Calcul effectué avec la feuille de calcul pour poutres sollicitées en flexion simple, d’une manière
générale, l’utilisation de la feuille se fait comme suit :

58
Dans cette section données d’entrée, l’utilisateur fait le choix du type de bois, de la classe de service,
et de la durée de chargement.
Dans la section Chargement il renseigne toute les informations de charges permanentes et
d’exploitation, suivi des caractéristiques géométrique de la section considéré.
Puis s’en suit l’étape des calculs.

Ici nous avons fait le Calcul selon les axes Y et Z, afin de déterminer l’axe le plus sensible au
déversement : en l’occurrence dans ce cas c’est l’axe Z.

59
Figure 27 : feuille de calcul élément bois pour une sollicitation en flexion simple

A noté que nous avons fait l’approximation selon laquelle 𝐾𝑐𝑟𝑖𝑡 sensiblement égal à 1, Comme dans
l’exemple traité, car présence d’un système anti-déversement : « le dessus de la poutre partie
comprimée ne peut pas se déplacer latéralement car le plancher est bloqué en périphérie par des murs
et les panneaux sont cloués conformément aux règles de l’art ».
Analyse des résultats :

Données : Feuille de Calcul Données livre calcul des


structures en bois
𝑓𝑚,𝑑 : Résistance de flexion 16,246 16,24
(MPa)
𝜎𝑚,𝑑 : Contrainte de flexion 7,403 7,4
(MPa)
𝐾𝑐𝑟𝑖𝑡 0,95 (par calcul) 1 (Car présence d’un système
anti-déversement)
(Coefficient de déversement)
𝑞 (KN) 1,4625 1,463
𝜇 : Taux de travail 0,47 0,46

60
Le fait que le taux de travail soit inférieur à 1, traduit la stabilité de la section en général.
Applications pour validation feuille de calcul :
Cas 02 : Solives d’un plafond donnant sur un Comble non habitable
Situation1 : prise en compte d’un système anti déversement (présence d’entretoise)
Situation 2 : absence de système anti-déversement

Pas d’entretoise : Risque de déversement

61
Figure 28 : feuille de calcul déversement sans entretoises

62
On Constate qu’on a un coefficient kcrit = 0,602, d’où la poutre va déverser.
L’une des solutions consiste à considérer l’insertion des entretoises entre les poutres du plancher, qui
auront pour but d’empêcher le déplacement latéral de la poutre et ainsi empêcher qu’elles ne déversent.
C’est d’ailleurs l’objet de la prochaine étude.

Données (Sans entretoises) Feuille de Calcul Résultats Documents CSTB


𝐾𝑐𝑟𝑖𝑡 0,602 0,602
𝜇 1,17 1,15
ʎ𝑟𝑒𝑒𝑙,𝑚 1,2766 1,277
𝜎𝑚,𝑐𝑟𝑖𝑡 14,724 14,7
𝑓𝑚,0,𝑑 16,246 16,6
𝜎𝑚,0,𝑑 11,475 11,5
Soit une précision de 99,28%, notre feuille de calcul d’élément fléchie a une erreur de 0,71%.
Avec entretoises, déversement limité :

63
Tableau 12 : Résultat calcul en flexion simple avec déversement feuille Excel

64
Nous avons ici un coefficient de déversement de 0,876, plus grand que celui obtenu sans entretoises,
le déversement de la poutre sera limité.
En situation réelle vue qu’il y’a déversement dans les deux cas, la solution la plus fiable
économiquement et dans la mise en œuvre est de considérer une section plus grande (légèrement au-
dessus de la 50/200)

Données (avec entretoises) Feuille de Calcul Résultats documents CSTB


𝐾𝑐𝑟𝑖𝑡 0,87 0,855
𝜇 0,70 0,81
ʎ𝑟𝑒𝑒𝑙,𝑚 0,911 0,939
𝜎𝑚,𝑐𝑟𝑖𝑡 28,86 27,2
𝑓𝑚,0,𝑑 16,24 16,6
𝜎𝑚,0,𝑑 11,475 11,5

Tableau 13 : résultats calcul en flexion simple avec déversement (présence d’entretoises)


Soit une précision de 95,59%. Notre feuille dans le cas d’une approche avec des entretoises présente
une erreur de 4,41%.

II - Calcul selon l’Eurocode 5 partie 1-2 : Calcul à Chaud des structures en bois :
Tout comme la partie 1-1, la partie 1-2 a été réalisée en se basant sur les textes de l’Eurocode 5, la
courbe de feu utilisée est la courbe iso 834.
Données d’entrée :
G = 32,5 N Q = 44 N Bois massifs C18 Classe de service 1

Tableau 14 : éléments constitutifs Mur en bois protégé


Chargement a l’ELU :

65
𝑁𝑒𝑑 = 1,35 ∗ 𝐺 + 1,5 ∗ 𝑄 = 1,35 ∗ 32,5 + 1,5 ∗ 44 = 0,109875 𝐾𝑁
Vérification a la compression parallèle au fil :
𝜎𝑐,0,𝑑 ≤ 𝑓𝑐,0,𝑑
Calcul a froid :

Données Feuilles excel Données CSTB


𝑁𝑒𝑑 1098,75 daN 1098,75 daN
𝜎𝑐,0,𝑑 3,37558 MPa 3,38 MPa
𝑓𝑐,0,𝑑 11,0769 MPa 11,07 MPa
ʎ𝑚𝑖𝑛 1,68846 1,688
ʎ𝑟𝑒𝑒𝑙,𝑦 96,8459 96,84

𝐾𝑐,𝑦 0,30751 0,3078

𝐾𝑦 2,0643 2,063
Tableau 15 : résultats calculs à froid et comparaison
Les résultats de la feuille de calcul des éléments soumis a une compression axiale nous donne des
résultats pour le calcul à froid avec une précision de 99,93%.

III - Calcul à Chaud : Cas d’un poteau Comprimé


Données : G=324 daN, Q= 440 daN, Bois de classe C18, section 35/93, classe de service 1
L’Eurocode 5 propose 02 méthodes de calcul pour les sections soumises à un incendie :
• La méthode des propriétés réduites
• La méthode de la section réduite
Notre feuille est donc basée sur le principe de la méthode de la section réduite, qui consiste à un calcul
de l’épaisseur carbonisée, suivie du calcul des sections résiduelles, ensuite on procède à la vérification
de la section dans le but de déterminer le temps de fin de carbonisation.
Nous utiliserons pour la validation de notre feuille les données précisées plus haut.

66
Tableau 16 : Résultats CSTB pour le calcul à chaud

t (min) 𝑑𝑐ℎ𝑎𝑟 𝑏𝑒𝑓𝑓 ℎ𝑒𝑓𝑓 𝜎𝑐,0,𝑑;𝑓𝑖 ʎ𝑟𝑒𝑒𝑙,𝑦 𝐾𝑦 𝐾𝑐,𝑦

0 0 38 96 0,8018 1,6357 1,97133 0,32556


5 3,25 33 91 0,97403 1,72557 2,13136 0,29565
10 6,5 28 86 1,2147 1,825 2,31954 0,26666
11 7,15 27 85 1,2745 1,8473 2,36114 0,26099
15 9,75 23 81 1,57005 1,93861 2,54296 0,23874
16 10,4 22 80 1,66193 1,9628 1,9621 0,23329
17 11,05 21 79 1,73311 1,9876 2,64422 0,22789
18 11,7 20 78 1,875 2,12206 2,93379 0,20163
19 12,35 19 77 0,58695 2,14916 2,9954 0,19679
20 13 18 76 2,13816 2,1779 3,05944 0,19201
Tableau 17 : Résultats feuille de calcul élément Comprimés
On obtient ainsi une précision de 85,16%, soit une erreur estimée a 14,83%. Ceci peut s’expliquer par
le fait que notre feuille utilise une approche selon la méthode de la section réduite alors que le document
du CSTB utilise une approche en propriétés réduite plus précise.

Protection Incendie des structures en Bois :


• Les vernis transparents intumescents : ils s’appliquent sur toute les essences de bois,
européennes , exotiques, bois massifs, lamellé/collé ou panneaux de densité de 337,5 kg/m^3.
Il permet d’améliorer la réaction au feu.
• En fonction des critères recherchés, R, E, I (REI30, REI 60, etc….) des couches de revètements
sont proposées :

Figure 29 : Revêtements système porteurs en bois R30, Enduit projetés au plâtre poutre REI60

67
Conclusion :
Au terme de cette période de stage, nous avons appris à dimensionner les structures en béton, acier,
bois, selon la norme Eurocode, nous avons produit des outils de calculs pour les éléments poutres,
poteaux, dalles, voiles, en béton armé. Nous avons appris également à dimensionner ces structures dans
le cas où elles sont soumises à l’incendie, et procéder à la vérification de leur capacité portante.
Nous avons réalisé des feuilles de calculs de dimensionnement d’éléments en acier tels que les poutres,
poteaux de classe 1, 2, 3 et 4, soumis aux instabilités types flambement, déversement, correspondant
aux sollicitations en flexion, compression, flexion-compression, traction. Nous avons également appris
à dimensionner ces éléments en considérant des cas d’exposition au feu (normalisée ou paramétré) sur
01, 02, 03, ou 04 faces, calculer leurs nouvelles valeurs résistantes et sollicitantes et procéder à une
vérification de leur capacité porteuse, et la température critique de ces dernières.
Nous avons également réalisé des feuilles de calculs d’éléments en bois soumis aux instabilités types
flambement et déversement, calculer l’épaisseur de la zone carbonisée en situation d’incendie, puis
procéder à une vérification de la capacité portante de la nouvelle section.
Ce stage a été souvent compliqué car il fallait passer d’un processus de dimensionnement pour un
matériau à un autre (exemple le passage de l’Eurocode 2, à l’Eurocode 3 ou 5), et aussi l’aspect
programmation VBA Excel dont nous n’avions aucune notion. Mais au final le super encadrement et
l’accueil chaleureux du staff d’Efectis France et les moments partagés (match de football, moment de
détente, etc…) ont permis de surmonter ces difficultés.

Perspectives et amélioration :
Le présent rapport représente le travail effectué durant mon stage, il présente quelques manquements :
• Calcul à chaud suivant l’Eurocode 2 partie 1-2 se basant sur la méthode de l’isotherme
• Calcul à chaud des aciers se basant sur le facteur de massiveté
• Calcul aciers à chaud avec et sans protection
• Calcul massiveté acier protégé et non protégé
• Calcul bois selon méthodes de la réduction des propriétés

68
Références bibliographiques :
Calcul des structures en situation d’incendie CSTB
NF EN 1992 1-1 calcul des structures en béton
NF EN 1992-1-2 calcul des structures en béton – calcul du comportement au feu - Afnor octobre 2005
NF EN 1992-1-2 NA annexe nationale française calcul des structures en béton- comportement au feu-
Afnor octobre 2005
NF EN 1993-1-1 calcul des structures en acier
NF EN 1993-1-2 calcul des structures en acier – calcul du comportement au feu - Afnor octobre 2007
[CIM 07] Collection Technique CIM Béton – Conception des bâtiments d’activité en béton – Edition
Juin 2007
[CIM 08] Collection Technique CIM Béton – Le béton et la sécurité incendie – Edition Mai 2008
[CIM 12] Collection Technique CIM Béton – Conception architecturale et sécurité incendie – Edition
Décembre 2012
[BUC 00] BUCHANAN, A.H.– Fire performance of timber construction – Progress in structural
engineering and materials –2000 – Volume 2, n°2, p.278-289 – John Wiley’s and Son
[CAJ 12] CAJOT L-G. DEBRUYCKERE R. FRANSSEN J-M. – Sécurité́ incendie et calcul de la
résistance au feu des bâtiments en acier selon l’Eurocode 3 – Edition InfoSteel 2012
[BAZ 97] BAZANT, Z. P. et KAPLAN M. F. (1996) – Concrete at high temperatures: material
properties and mathematical models – London: Addison-Wesley
[LIN 90] LINVILLE, J.L. – The SFPE Handbook of Fire Protection Engineering – USA: NFPA, 1990.
– Section 3 Chapter 8: Analytical Methods for Determining Fire Resistance of Timber Members, p. 3-
130 –3-133.
[PRO 17] Prométhée – Des essais de résistance à l’ingénierie de stabilité au feu : comment évaluer la
résistance de vos ouvrages en situation d’incendie ? – Edition 2017
[SIF 08] SiF 2008 – Structure in Fire – Nanyang Technological University SINGAPOUR – 30 Mai
2008
[20] Règlement de sécurité incendie des établissements recevant du public. Dispositions applicable aux
établissements de 5ème categories, Dispositions applicable aux établissements spéciaux. Volume 3.
Paris, Editions Le Moniteur, 2008, 146 pages
[21] ROUX, Jean. Maîtrise de Eurocode 2. Guide d’application. Paris, Editions Eyrolles & AFNOR
Editions, 2009, 358 pages
[22] ROUX, Jean. Pratique de Eurocode 2. Guide d’application. Paris, Editions Eyrolles & AFNOR
Editions, 2009, 685 pages
[23] THONIER, Henry. A la découverte de CimFeu EC2. Calcul au feu des structures en béton avec
l’EC2. [Document électronique] Octobre 2007, 82 pages

69
Annexes :

Figure 30 : Feuille calcul section d’armatures

Figure 31 : Calcul distance barycentre Aciers fibre supérieur

70
Figure 32 : Température des Armatures de Béton selon Safir

71
Figure 33 : Interface feuille de calcul à chaud béton armé

72
Figure 34 : Formulaire de calcul pour éléments de structure en béton à chaud

Figure 35 : Champs de Température et Modélisation 2D

73
Figure 36 : Résultats Température de béton pour une section en Béton armé

Figure 37 : Température des bords de la section selon Safir

Figure 38 : Résultats Température de granulats de béton sur Safir

74
Annexe 02 : Incendie, comportement et impact sur l’acier et le béton
Dans cette partie nous nous intéresserons aux propriétés et au comportement au feu de l’acier au
carbone. Cette dénomination de « au carbone » spécifie simplement qu’il doit posséder une teneur en
carbone minimale et fait la différence avec les aciers inoxydables auquel on a ajouté du chrome afin
de diminuer le risque de corrosion.
A.1 : Propriétés physiques et thermo mécaniques de l’acier au feu
A.1.1 : la masse volumique
La masse volumique de l’acier est considérée indépendante de la température extérieure et vaut donc :
a = 7 850 kg/m3
A.1.2 : la conductivité thermique
La conductivité thermique (W.m-1. K-1) de l’acier dépend de la température 𝜃𝑎 dans le matériau et suit
les formules suivantes :

𝜆𝑎 = 54 − 3,33 × 10−2 𝜃𝑎 𝑝𝑜𝑢𝑟 20°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 800°𝐶


{
𝜆𝑎 = 27,3 𝑝𝑜𝑢𝑟 800°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 ≤ 1200°𝐶

Figure 39 : conductivité thermique de l'acier au carbone en fonction de la température [EC3 05]


La conductivité thermique de ce matériau de construction est bien plus importante que celle du bois ou
du béton en comparaison. Néanmoins, comme le béton, sa conductivité thermique a tendance à
diminuer lorsque la température augmente, jusqu’à atteindre un seuil minimum de 27,3 W.m-1. K-1.
A.1.3 : La chaleur spécifique ca
La chaleur spécifique ca de l’acier au carbone représente la quantité d'énergie à apporter pour élever d'un kelvin
la température 𝜃𝑎 de l'unité de masse du corps. L'unité SI est donc le joule par kilogramme-kelvin (J.kg−1.K−1).
Elle est définie comme suit dans l’EC3 :
• Pour 20°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 600°𝐶 :

𝑐𝑎 = 425 + 7,13 × 10−1 𝜃𝑎 − 1,69 × 10−3 𝜃𝑎 2 + 2,22 × 10−6 𝜃𝑎 3 (𝐽. 𝑘𝑔−1 . 𝐾 −1 )


• Pour 600°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 735°𝐶 :
13002
𝑐𝑎 = 666 + (𝐽. 𝑘𝑔−1 . 𝐾 −1 )
738 − 𝜃𝑎

75
• Pour 735°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 900°𝐶 :
17820
𝑐𝑎 = 545 + (𝐽. 𝑘𝑔−1 . 𝐾 −1 )
𝜃𝑎 − 731

• Pour 900°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 1200°𝐶 :

𝑐𝑎 = 650 (𝐽. 𝑘𝑔−1 . 𝐾 −1 )

Figure 40 : chaleur spécifique de l’acier au carbone en fonction de la température


Le pic de chaleur se situe à une température de 730°C environ. Cela est dû au phénomène de
changement de structure cristalline de l’acier qui se traduit par un ralentissement momentané́ de la
vitesse d’échauffement d’un élément acier.
A.1.4 : la dilatation thermique
La dilatation thermique relative de l’acier ∆𝑙/𝑙 peut être calculé comme suit :
• Pour 20°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 750°𝐶 :
∆𝑙⁄ = 1,2 × 10−5 𝜃 + 0,4 × 10−8 𝜃 2 2,416 × 10−4
𝑙 𝑎 𝑎

• Pour 750°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 860°𝐶 :


∆𝑙⁄ = 1,1 × 10−2
𝑙
• Pour 860°𝐶 ≤ 𝜃𝑎 < 1200°𝐶 :
∆𝑙⁄ = 2 × 10−5 𝜃 − 6,2 × 10−3
𝑙 𝑎

Avec :
• 𝑙 : la longueur à 20°C ;
• Δ𝑙 : la dilatation due à̀ la température 𝜃𝑎 ;
• 𝜃𝑎 : la température interne de l’acier en °C.

Pour les méthodes de calcul plus avancées, outre les propriétés mécaniques, il faut aussi connaître les
propriétés de dilatation.

76
Figure 41 : dilatation thermique de l'acier au carbone en fonction de la température [EC3 05]
L’acier au carbone s’échauffe rapidement ce qui provoque de la dilatation thermique dans l’élément.
L’évolution de cette caractéristique augmente linéairement jusqu’à̀ 730 °C où elle atteint un palier qui
correspond à̀ la transformation de sa structure cristalline. Après 850 °C, la dilatation reprend son
augmentation linéaire.
A.1.5 Relation contrainte-déformation
L’acier est un matériau homogène dont le comportement est le même en traction et en compression. à
température ambiante, ce matériau se caractérise par :
• Son module d’Young Ea, dont la valeur est de 210000 MPa ;
• Sa limite d’élasticité́ , notée fy dont la valeur dépend de la nuance d’acier. Ainsi un acier de
construction de nuance S235 a une valeur nominale de la limite d’élasticité́ garantie égale à̀ 235
MPa ;
• Son coefficient de Poisson égal à̀ 0,3.
Comme cela a déjà été́ dit, les propriétés mécaniques se détériorent avec une augmentation de la
température. C’est particulièrement vrai pour la contrainte élastique maximale et pour le module
d’élasticité́ de l’acier au carbone dont les valeurs diminuent fortement avec l’augmentation de
température. Cette relation peut être décrite analytiquement et est représentée graphiquement dans la
Figure 13 ci-dessous. Les facteurs ky et kE sont des facteurs de réduction pour, d’une part, la limite
d’élasticité efficace, et d’autre part, pour la pente de domaine élastique linéaire, en fonction des
températures observées au sein de la section d’acier.

77
Figure 42 : Facteurs de réduction pour les relations contrainte- déformation de l'acier au carbone aux
températures élevées [EC3 05]
B : Comportements et impacts sur le béton
B.1 : Propriétés physiques et thermomécaniques du béton :
Le béton est un mélange composé de ciment, de granulats, d’eau, d’air et d’adjuvants éventuels. Afin
d’obtenir une performance souhaitée, on peut faire varier les quantités et les caractéristiques de chacun
des composants. Ainsi, la masse volumique du béton est comprise entre 2000 kg/m3 et 2800 kg/m3. En
général, on prend une masse volumique de 2400 kg/m3 pour le béton seul et 2500 kg/m3 pour le béton
armé.
La principale caractéristique mécanique du béton est sa résistance en compression. Cette résistance
augmente avec le temps. La résistance en compression du béton est donnée par son fck (en MPa),
résistance caractéristique en compression à 28 jours, pour une éprouvette cylindrique.
La valeur fctm représente la résistance moyenne du béton en traction à 28 jours. Ecm est le module
d’élasticité du béton.

Classe de
C20/25 C25/30 C30/37 C35/45 C40/50 C45/55 C50/60 C55/67 C60/75
résistance

fck (MPa) 20 25 30 35 40 45 50 55 60
fctm
2,2 2,6 2,9 3,2 3,5 3,8 4,1 4,2 4,4
(MPa)
Ecm
30 31 32 34 35 36 37 38 39
(GPa)
Tableau 18 : Principales caractéristiques des bétons de masse volumique normale [EC2 03]

78
La conductivité thermique du béton courant, soit son aptitude à transmettre le flux de chaleur, est assez
faible et elle décroît au fur et à mesure de l’augmentation de la température interne du béton, ce qui lui
vaut d’être classé M0 (incombustible) dans la classification française [EC2 05]. Il présente ainsi une
très bonne stabilité au feu ; cependant, malgré ce bon comportement au feu, les performances du
matériau peuvent varier selon la température maximale atteinte, la durée de l’incendie, la composition
du matériau et ses microstructures (porosité, rapport eau/ciment, etc.). L’épaisseur dégradée peut varier
de quelques millimètres à quelques centimètres. Des essais ont été réalisés afin de montrer les
différentes phases de réaction du béton face au phénomène d’incendie [CIM 08] :
• Jusqu’à 100 °C : déshydratation de l'ettringite et partiellement des silicates de calcium hydratés
(C-S-H) ;
• À partir de 300°C : transformation de la pâte de ciment qui commence à être importante
(microfissuration, décohésions pâte-granulats...) ;
• Vers 500°C : déshydratation de la portlandite (Ca(OH)2) ;
• Vers 575°C : transformation du quartz « a » en quartz « b » accompagné du phénomène de
dilatation (fissuration des granulats silicateux) ;
• Entre 700°C et 900°C : décarbonatation des carbonates (CaCO3) ;
• À partir de 1200 °C et jusqu'à 1300 °C : début de fusion des composés silicatés du béton ;
• Après 1300 °C : le béton est en masse fondue.
D’une façon générale, les éléments en béton possèdent une stabilité au feu de 2 heures, sous réserve
d’une protection minimale des armatures dans ces derniers. De plus, le béton a une très faible valeur
calorique, ce qui est très bénéfique dans la sécurité incendie globale d’un entrepôt. Il absorbe également
très bien la chaleur.
B.2 : Propriétés mécanique du béton au feu
La loi de comportement (voir Figure 47) pour le béton sous compression uni-axiale à température
élevée est définie par 3 paramètres importants :
• La résistance à la compression fc, ;
• La déformation c1,  correspondant à fc, ;

La déformation cu1,  définissant la borne de la partie descendante.

Figure 43 : modèle mathématique de la relation contrainte-déformation du béton en compression aux


températures élevées [EC2 05]

79
Afin d’obtenir les valeurs de ces paramètres en fonction de la température, l’Eurocode 2 donne un
tableau (voir Tableau 19) et permet ainsi d’obtenir les valeurs de résistance à la compression du béton
en fonction de sa classe et la température. Ces valeurs peuvent être utilisées pour des bétons de densité
normale réalisés avec des granulats siliceux ou calcaires.

Tableau 19 : valeurs pour les paramètres principaux de la relation contrainte-déformation du béton


de densité normale aux températures élevées [EC2 05]
On observe une faible baisse de la résistance en compression du béton jusqu’à 300 à 400°C avec le
facteur de réduction kc(). Puis on observe une chute progressive du facteur de réduction de la résistance
en compression après 400°C.
D’après l’EC2, la résistance en traction du béton se calcule avec la formule suivante :
𝑓𝑐𝑘,𝑡 (𝜃) = 𝑘𝑐𝑡,𝜃 × 𝑓𝑐𝑘,𝑡

Il convient de prendre pour le facteur de réduction 𝑘𝑐𝑡,𝜃 :

• 𝑘𝑐𝑡,𝜃 = 1,0 𝑝𝑜𝑢𝑟 20°𝐶 ≤ 𝜃 ≤ 100°𝐶


1,0(𝜃−100)
• 𝑘𝑐𝑡,𝜃 = 1,0 − 𝑝𝑜𝑢𝑟 100°𝐶 ≤ 𝜃 ≤ 600°𝐶
500

Les propriétés de résistance et de déformation de l'acier de béton armé aux températures élevées doivent
être obtenues à partir de la relation contrainte-déformation spécifiée sur la Figure 48 [EC2 05] qui est
définie par trois paramètres :
• La pente de la zone élastique linéaire Es, ;
• La limite de proportionnalité fsp, ;
• La contrainte maximale fsy,.

80
: Modèle mathématique pour la relation contrainte-déformation des aciers de béton armé et
Figure 44
de précontrainte aux températures élevées (notations pour l'acier de précontrainte " p " au lieu de " s
") [EC2 05]
Il convient de se reporter aux tableaux ou graphiques de l’EC2 1-2 afin d’obtenir les valeurs du facteur
de réduction de la résistance caractéristique de l’acier selon les classes d’aciers de béton armé, qu’ils
soient laminés à chaud et formés à froid, comprimés ou tendus, selon la limite conventionnelle
d’élasticité, pour des aciers de précontrainte ou non, etc.
Le béton est un matériau très apprécié pour la sécurité incendie par ses caractéristiques mécaniques,
thermiques et physiques de résistance au feu.
• Méthode d’analyse par éléments d’une structure :

C’est une approche permettant d’avoir la valeur des sollicitations en situation d’incendie de chaque
élément de structure puis de vérifier ainsi la stabilité de la structure, pour ce faire on détermine :

L’effet des Actions au temps t=0 en utilisant les facteurs ψ1,1 ou ψ1,2 Conformément à l’EN 1991-1-2

Ainsi, la relations entre les sollicitations en situations d’incendie et celle a température normale est la
suivante : 𝐸𝑑, 𝑓𝑖 = Ƞ𝑓𝑖 ∗ 𝐸𝑑

𝐸𝑑: est la valeur de Calcul des Sollicitations à température normale selon les combinaisons de l’EN
1990.

Ƞfi : Facteur de réduction du niveau de chargement en situation d’incendie, il se Calcule comme suit :

𝐺𝑘 + 𝜓𝑓𝑖 ∗ 𝑄𝑘, 1
Ƞ𝑓𝑖 =
ɣ𝑔 ∗ 𝐺𝑘 + ɣ𝑄, 1 ∗ 𝑄𝑘, 1

𝐺𝑘 : Valeurs caractéristiques de Charges Permanentes

𝜓𝑓𝑖 : Facteurs de combinaison pour des valeurs fréquentes ou quasi-permanentes données par
𝜓1,1 𝑜𝑢 𝜓2,1

𝑄𝑘, 1 : Charges d’exploitation

81
ɣ𝑔 : Coefficient de pondération de charges permanentes généralement =1.35

ɣ𝑄, 1 : Coefficient de pondérations des Charges Variables généralement =1.5

Figure 45 : Variation du facteur de réduction Ƞfi en fonction du rapport de chargement


1. La méthode de l’isotherme 500 :

Principe : lors d’une exposition a un feu normalisé (Feu iso) la capacité portante de la section n’est
plus assurée lorsque la température de 500°c est atteinte.

Figure 46 : section résiduelle avec acier tendu (isotherme 500)


Lors des calculs selon cette méthode, on se place à l’isotherme 500, on détermine la section réduite de
béton, puis on procède à la vérification de la capacité portante comme décrite dans l’EN 1991 :

Paramètres de calcul :

• Effort Sollicitant à chaud


• Position de l’isotherme 500 en termes d’épaisseur de béton perdue
• Calcul Section réduite 𝐵𝑓𝑖 , 𝐻𝑓𝑖 à 500°C
• Calcul des coefficients de réduction des propriétés du béton et des armatures : 𝐾𝑦,𝜃 et 𝐾𝐸,𝜃 .

82
Figure 47 : Procédure de Calcul : Méthode de l’isotherme 500°C-Source : Guide Eurocode structure
en béton soumises à incendie CSTB
Limites de la Méthode de l’isotherme 500 :
C’est une méthode qui consiste à supposer que lors d’une exposition d’une section quelconque (poutre,
poteaux, dalles, voiles) au feu, au-delà de 500°C la capacité portante de la section n’est plus assurée,
donc il faut considérer la section résiduelle (bfi, hfi) pour vérifier sa stabilité.
Cette méthode n’est valable que pour les sections suivantes :
• Pour la vérification de résistance au feu :

• Pour le Critère de Charge Calorifique Spécifique en Situation d’incendie MJ/m² :

La méthode par Zone :


C’est une méthode plus précise que la méthode de l’isotherme 500, et aussi plus difficile à développer,
car elle consiste à une division de la section droite de béton en plusieurs zones parallèles d’épaisseurs
constante, puis a un calcul de l’épaisseur de béton endommagées :

83
Figure 48 : Procédure de Calcul Méthode par Zones : -Source Guide Eurocode structure en béton
soumises à incendie CSTB

84
Annexe 03 : Présentation du logiciel Safir
Le code de calcul SAFIR est un code de calcul aux éléments finis (mécaniques) et différences finies
(transferts thermiques) permettant une analyse dite « par méthodes avancées » du comportement de
structures, ou d’éléments de structure, exposés à des sollicitations thermiques. Ce logiciel a été
développé par l’Université de Liège, en Belgique.
SAFIR est utilisé dans deux cadres différents :
• Calculs de transferts thermiques ;
• Calculs thermomécaniques.

Un calcul thermomécanique SAFIR se décompose en 2 phases :


• Des calculs de transferts thermiques 2D dans les sections des éléments ;
• Un calcul mécanique 2D ou 3D des éléments.

SAFIR est le nom du code de calcul, et non le nom d’une personne. Les étapes ci-dessus font appel à
différents logiciels. Les logiciels utilisés sont les suivants :
Pré-processing :
• GiD
• Wizzards
• Notepad++
Calcul :
• Shell
Post-processing :
• DIAMOND

Les unités utilisées sont les SI, c’est-à-dire mètre, seconde, Newton, Pascal, Watt, etc.

La modélisation géométrique des sections de matériaux présents sur une structure complète est réalisée
via le préprocesseur GiD. Ce dernier permet de définir les dimensions 2D ou 3D de l’élément étudié et
lui définir ses caractéristiques thermiques, matériels, ainsi que son exposition au feu et créer un
maillage de l’élément pour une analyse aux éléments finis. Les fichiers d’entrée pour le code de calcul
SAFIR sont prévus pour être codés manuellement dans un fichier texte (bloc note, note pad ou
équivalent). Le logiciel GiD code lui-même une grande partie du fichier, mais tout peut être fait
manuellement.

85
Annexe 03 : Distribution de température d’une section de béton

Figure 49 : Interface de saisi données d’entrée

86
Figure 50 : extrait d’une distribution thermique par discrétisation de la géométrie

87
Annexe 04 : utilisation de la feuille de calcul pour éléments de structure en bois (poutres,
poteaux, plancher)
Etape 1 : choix du type de bois ; nous proposons dans la feuille les possibilités suivantes :

Chaque type de bois a ses propriétés : (confère tableau 16, 17 et 18)


Etape 2 : choix de la classe de service :

Il existe 03 classes de service : 1, 2, et 3, pour une bonne utilisation une info bulle est associée à la
cellule
Etape 3 : ensuite il faut choisir la durée de chargement

Comme durée de chargement nous avons ;

88
• Permanente (pour un chargement supérieur a 10 ans)
• Long terme (pour un chargement compris entre 6 mois et 10 ans
• Moyen terme (pour un chargement compris entre 01 a 06 semaines
• Court terme (pour un chargement inférieur a 01 semaine)
Le choix du type de bois, de la classe de service et de la durée de chargement permettent de définir
automatiquement d’autres paramètres tel que : (voir tableau ci-dessous)

89
Etape 4 : saisi des paramètres liés au chargement, la géométrie et les caractéristiques mécanique

Etape 5 : cette section dépend du choix effectué lors des étapes 1 à 3

90
Etape 6 : Calcul automatique à froid de l’élément de structure considéré
Le calcul à froid se fait dans le plan selon les axes Y et Z :

• Calcul de la longueur de flambement :lk (calcul intermédiaire)


Selon les conditions d’appuis (bi-encastrement, bi-articulations, articulé-encastré, console etc…) un
coefficient de sécurité est appliqué à la longueur de la poutre initiale (0,7*longueur, 0,5*longueur,
2*longueur, 1*longueur)
• Le module d’inertie Igz quand dépend de la forme de la section utilisée (section rectangulaire
ou circulaire)
• La nature des charges est aussi prise en considération : Répartie ou Concentrée

• Le type d’appuis est également pris en considération : simple, porte-à-faux

• Position du chargement : soit sur la fibre comprimée, ou sur la fibre tendue de la section

91
• Vérification des conditions de déversement :

• Calcul du taux de travail

Le calcul du taux de travail permet de vérifier la capacité portante de la section : tant que ce taux est
inférieur a 1 la capacité portante est assurée.
Etape 7 : Calcul à chaud selon l’Eurocode 5 partie 1-2, méthode de la section résiduelle
Le but de cette section est de vérifier la capacité portante a chaud de la structure, l’Eurocode prévoit
02 méthodes de calcul : la méthode de la section réduite et la méthode de la propriété réduite

Fonctionnement de la feuille :
Etape 1 : saisir la durée d’échauffement a vérifier (t (minutes))
Etape 2 : type de bois , résineux et hetre, bois feuillu, LVL, panneaux (coefficient β0, βn)

Etape 3 : faire le choix du type d’exposition : (01, 02, 03 ou 04 faces)

92
93
Annexe 05
La protection contre l’incendie
En cas d’incendie, la structure porteuse doit continuer à assurer la stabilité du bâtiment pendant une
certaine durée. Les exigences imposées aux bâtiments varient selon leur fonction, les charges qui leur
sont appliquées et le nombre d’étages qu’ils possèdent. Pour savoir si un matériau ou un élément répond
aux exigences imposées, il y a plusieurs critères à prendre en compte.

Les matériaux sont classés en 5 catégories (M0 à M4) selon leur combustibilité. L’acier est
incombustible, il appartient donc à la classe M0.

Il existe également 3 autres critères qui sont (Normes Européenne) :

• La stabilité au feu (SF) : concerne la stabilité mécanique des éléments de construction lorsque la
température est élevée.

• Pare-flamme (PF) : concerne des éléments de compartimentage au contact desquels des matériaux
combustibles ne sont pas entreposés (porte, cloison vitrée…). Ces parois doivent résister
mécaniquement et être étanche aux gaz chauds.

• Coupe-feu (CF) : concerne également des éléments de compartimentage, qu’ils soient porteurs ou
non (plancher, mur, cloison…). En plus de satisfaire aux 2 critères précédents, la température moyenne
de la face non exposée au feu de ces parois ne doit pas dépasser 140°C (et 180°C en aucun point). Les
exigences imposées aux différents éléments se traduisent par la satisfaction de ces critères pendant une
durée de temps donnée. C’est ainsi qu’est évalué le niveau de performance.

Pour obtenir un degré de stabilité au feu plus ou moins important, on peut utiliser des moyens de
protection thermique. En effet, ceux-ci permettent de modifier la vitesse d’échauffement de l’acier.
Pour des durées allant de :

• 15 à 30 minutes : pas de protection

• 60 à 120 minutes : protection par projection, plaques ou peintures intumescentes

• 120 à 140 minutes : protection par des écrans

Les différentes structures

1. Les structures non protégées Pour qu’une structure en acier non protégée soit résistante au feu entre
15 et 30 minutes, il faut qu’elle réponde à un des cas suivants :

• Chargement faible par rapport à la capacité


• Rapport (S/V) entre la surface d’échange de chaleur entre l’élément métallique et le milieu
ambiant (S) et le volume d’acier à échauffer (V) faible.
• Fort degré d’hyperstaticité

94
Les structures protégées

Il existe 3 grands groupes de produits de protection :

• Les produits projetés


• Les produits en plaques ou systèmes « secs »
• Les peintures intumescentes

Les produits projetés :

Il s’agit de produits fibreux minéraux (fibres de roches), de vermiculite (roche minérale) ou de perlite
(roche volcanique) qui peuvent prendre une forme expansée sous l’action de la chaleur, de composants
chimiques absorbant la chaleur (ex : l’oxychloryde de magnésium). La projection se fait sur le chantier,
après montage et assemblage, sur des surfaces brutes ou ayant reçu un primaire. Les principaux
avantages des produits projetés sont leur application rapide, leur faible coût et leur possibilité
d’adaptation lors du recouvrement de formes compliquées. Cependant, ces produits sont salissants,
parfois sujets aux fissurations et au niveau esthétique, les surfaces n’ont pas un aspect fini.

Les systèmes « secs » ou par plaques :

Il s’agit de plaques à base de fibres minérales ou vermiculites, de laine céramique, plâtre, etc. Elles
peuvent être collées ou vissées, directement après montage et assemblage de la structure. Les avantages
sont, à l’inverse des produits projetés, leur finition lisse des surfaces et une mise en œuvre propre.
Néanmoins, il faut souligner que ce système est difficilement adaptable aux formes complexes.

Les peintures intumescentes :

Ces peintures peuvent être à base de solvant (résistance au feu jusqu’à 90 minutes) ou à base de résine
époxy (jusqu’à 120 minutes). Ces peintures gonflent sous l’action de la chaleur (entre 180 et 300°C) et
forment une « cloque » épaisse qui retarde l’échauffement des éléments. Elles sont appliquées sur le
chantier ou en atelier de fabrication, après que l’élément ait reçu une couche primaire (antirouille) et
en général, une couche de finition est nécessaire. L’avantage principal de la peinture intumescente est
qu’elle donne un aspect fini et décoratif à la structure. Mais ce système a surtout des inconvénients : il
est cher et son incidence sur le planning peut être très importante à cause des temps de séchage entre
les couches.

Les structures protégées par écrans :

L’échauffement des éléments en acier peut être réduit si ceux-ci sont protégés par des écrans
thermiques horizontaux (plafonds suspendus) ou verticaux (cloisons). Ces écrans doivent assurer

95
l’étanchéité aux gaz, l’isolation thermique, la stabilité au feu pour empêcher l’incendie de se propager.
Lors de la mise en œuvre de ces écrans, il faudra porter une attention particulière aux joints coupe-feu.

Les éléments mixtes acier / béton :

La performance en cas d’incendie dépend principalement de la dimension de l’élément et des propriétés


de résistance à la traction et à la flexion du béton. La résistance au feu du béton non armé est de 30
minutes. Celle du béton armé va jusqu’à 120 minutes.

Pour les planchers à bac acier, aucune protection du bac n’est nécessaire. Le degré de résistance au feu
dépend de l’épaisseur du béton et du pourcentage d’armatures. Pour une épaisseur de 60 mm, la
résistance est de 30 minutes, pour 175 mm, elle est de 240 minutes.

96
Annexe 6 :
Le principe de Calcul aux états limites est le suivant :
• Selon les propriétés des Matériaux (Résistance, rigidité, etc…)
• Selon un Comportement dépendant du temps des matériaux (durée de vie, fluage, retrait, etc…)
• Selon les conditions climatiques : (Température, Taux d’humidité, etc…)
• Différentes situations de Calcul (étapes de la Construction, Changement des Conditions
d’appui)
Le Calcul des structures en Bois se fait selon 02 approches :
• Une approche en vérification de stabilité des éléments : Calcul selon l’Etat limite Ultime (ELU)

• Une approche en vérification de la capacité à se déformer : Calcul selon l’Etat limite de Service
(ELS)
L’Etat limite Ultime (ELU) : tout calcul selon une approche en Etat limite Ultime est basée sur 02
types d’analyses :
• Une analyse de structure élastique linéaire du premier ordre : elle se fait selon que la distribution
des efforts internes et des moments dans les éléments soit affectée par la distribution de la
rigidité au sein de la structure ou non (exemple : si tous les éléments ont les mêmes propriétés
dépendantes du temps ou pas) ; dans l’affirmatif seules les valeurs maximales de contrainte eu
égard de la résistance doivent être utilisées, sinon doivent être utilisées les valeurs moyennes.
• Une analyse linéaire élastique du second ordre : les valeurs de calcul sans prise en compte de
la durée de chargement doivent être utilisées.

Tableau 20 : Valeur du Coefficient 𝜸𝑴 (Source EC5 1-1)


L’Etat limite de Service (ELS) : la déformation de la structure qui résultent des effets des actions et
de l’humidité doit respecter les limites appropriées,
• Ceci considérant d’une part l’endommagement des matériaux et d’autres part la satisfaction des
exigences d’apparences.
• Il convient de Calculer la déformation instantanée en utilisant les valeurs moyennes de modules
d’élasticités, de cisaillement et de glissements à partir de combinaisons caractéristiques
d’action.
• La déformation finale se calcule à partir de combinaisons quasi-permanente d’actions

97
Tableau 21 : Valeurs limites de flèches (Source EC5)
Variables de Bases :
Les actions causées par les effets d’un changement d’humidité dans le bois doivent être pris en compte :
Classes de durée de chargement :
Elles sont caractérisées par l’effet d’une charge constante agissant pendant une certaine période de
temps au cours de la vie de la structure.

Tableau 22 : Classe de durée de chargement et Exemple associés


Classes de services :
On distingue 03 classes de services :
Classe de service 1 : l’humidité moyenne des bois résineux est inférieure a 12%
Classe de service 2 : l’humidité moyenne des bois résineux n’excède pas 20%
Classe de service 3 : Conditions climatiques favorisant des humidités supétieures a celles de la classe
de service 2.
Le facteur de Modification de la déformation pour les classes de services :

98
Dans le cadre de la réalisation des feuilles de calculs nous avons également étudiés plusieurs types de
bois :
• Le bois massifs Résineux

Tableau 23 : Valeur Caractéristique pour le bois massifs résineux

• Le Bois massifs feuillus

Tableau 24 : Valeur caractéristiques bois massifs feuillus

99
• Bois lamellé collé

Tableau 25 : Valeur caractéristique bois lamellé collé


Calcul des sections soumises à une contrainte dans une direction principale :
Les différentes contraintes ou sollicitations prises en compte dans la feuille de calcul sont :
• Les sollicitations en traction parallèle au fil
• Les sollicitations en traction perpendiculaires au fil
• Les sollicitations en Compression
• Les sollicitations en flexion simple
• Les sollicitations en flexion traction
• Les sollicitations en flexion compression
Notre outil de calculs pour les calculs de structures en bois est constitué de deux parties :
• Calcul des structures (Poutres, poteaux) en bois selon l’Eurocode 5 partie 1-1 (calcul à froid
avec et sans instabilités de flambement, déversement, vérification stabilité de l’élément)
• Calcul des structures (Poutres, poteaux) en bois selon l’Eurocode 5 partie 1-2 (calcul à chaud
avec et sans instabilités de flambement, déversement, calcul épaisseur carbonisée via méthodes
sections réduite, et vérification de la capacité portante à partir de la section résiduelle)

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