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CHAPITRE 2 : TRAITEMENT DES FACTURES

CLIENTS DE BURKINA 24

Pour mener à bien ses activités BURKINA24 entretient des relations avec plusieurs partenaires
économiques dont les plus nombreux sont les clients. Selon la nationalité ou le type de prestations on
distingue les clients locaux et les clients étrangers dont le type d’opération se résume par la remise de
factures pour règlement.

Certaines entités font appel aux cabinets comptables pour le traitement de leurs factures clients,
c’est le cas de BURKINA24. Nous allons d’abord pour l’étude de ce chapitre abordé les généralités sur le
traitement des factures clients et ensuite la procédure proprement dite du traitement des factures
clients de BURKINA24 par le cabinet UCM-BURKINA.

I. La généralité du traitement classique des factures clients

I.1. Définition

Les procédures de traitement sont les méthodes et les moyens mis en œuvre par l’entreprise pour
obtenir les livres, comptes et états récapitulatifs. C’est aussi une procédure d'enregistrement des
opérations selon un système comptable donné ; il s'agit de l'imputation, la saisie et la validation
générale faite par le chef d'équipe ou le chef de cellule.

I.2. L’organisation comptable

Chaque entité a sa propre méthode pour mettre en place une comptabilité adéquate à ses
besoins. Cela permet d’assurer l’authenticité des écritures de façon à ce que la comptabilité
puisse servir à la fois d’instrument de mesure des droits et obligations des partenaires de
l’entité mais aussi d’instrument de preuve et d’informations. Pour se faire, l’organisation
comptable doit assurer :

 un enregistrement exhaustif au jour le jour et sans retard des informations de base;

 le traitement en temps opportun des données enregistrées ;

 la mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans les délais légaux
fixés pour les délivrances.

I.3. Le plan comptable

La comptabilité est un système d’organisation et de traitement des informations permettant de


saisir, classer, d’enregistrer les données chiffrées afin de fournir après traitement adéquat un
ensemble de document de synthèse conforme aux normes du plan comptable général
(SYSCOAHADA Révisé) et destiné aux besoins des divers utilisateurs intéressés.

Le plan comptable est la liste des comptes que l’entreprise utilise placé dans un ordre
défini, il précise pour chaque compte son fonctionnement. Le nombre de comptes à créer
dépend du degré de détail souhaité par l’entreprise.

I.4. Les principes comptables

Toute comptabilité utilise un certain nombre de règles regroupés sous l’appellation de «


principes comptables ». La connaissance de ces principes permet de comprendre l’objectif
général assigné aux états financiers dans toutes les normes comptables. Le droit comptable
OHADA avait rendu neuf (09) principes qui étaient universellement reconnus. Suite à la
révision du SYSCOADA, quelques modifications et changements ont eu lieu et nous avons à
présent (05) postulats et (05) conventions.
I.4.1 Les postulats
Ils permettent de définir le champ du model comptable. Ce sont des principes acceptés sans
démonstration mais cohérent avec les objectifs fixés. Nous avons cinq (05) postulats qui sont :

 Le postulat de l’entité

Il s’agit d’une hypothèse portant sur la relation entre, d’une part la personne morale ou le
groupe et d’autres parts son ou ses propriétaires (exploitant, associés, actionnaires, membres).

En effet, l’entité est considérée comme étant une personne morale ou un groupe autonome et
distinct de ses propriétaires et de ses partenaires économiques. La comptabilité financière est
fondée sur la séparation entre le patrimoine de l’entité et celui de ses propriétaires. Ce sont des
transactions de l’entité et non celles des propriétaires qui sont prises en compte dans les états
financiers de l’entité.

Une entité s’étend à toute organisation exerçant une activité économique et qui contrôle et
utilise des ressources économiques. Lorsqu’une entité (personne morale) contrôle une ou
plusieurs entités, l’ensemble forme un groupe qui doit présenter des états financiers consolidés.

 Le postulat de la comptabilité d’engagement ou d’exercices

Les effets des transactions et autres évènements sont pris en compte dès que ces
transactions ou événements se produisent et non pas au moment des encaissements ou
paiement. Ils sont enregistrés dans les livres comptables et présentés dans les états financiers
de l’exercice auquel ils se rattachent. L’information financière ainsi établie, à l’exception de
celle contenue dans le tableau des flux de trésorerie et sous réserve des dispositions
spécifiques concernant le Système Minimal de trésorerie, renseigne les utilisateurs, non
seulement sur les transactions passées ayant entrainé des flux de trésorerie, mais également sur
des obligations et autres événements entraînant des encaissements et des paiements futurs.

 Le postulat de la spécialisation des exercices

Ce postulat, prévu à l’art. 59 de l’acte uniforme relatif au droit comptable et à


l’information financières, signifie que la vie de l’entité étant découpée en périodes appelées «
exercices » à l’issue desquels sont publiés des états financiers annuels, il faut rattacher à
chaque exercice tous les produits et les charges qui le concernent (né de l’activité de cet
exercice), et ceux-là seulement. D’une manière générale, lorsque les revenus sont
comptabilisés au cours d’un exercice, toutes les charges ayant concouru à la réalisation
doivent être déterminées et rattachées à ce même exercice.

Ce raisonnement ne peut s’étendre à toutes les charges, certaines ne peuvent être rattachées
à aucun produit déterminé et constituent des charges « de période » engendrant une réduction
d’actifs ou augmentation de passif. L’exemple type est constitué par les frais d’administration
générale de l’entité. Le respect de ce postulat est assuré par le biais de comptes dits de
régularisation qui permettent d’ajuster les produits et les charges dans le temps.

 Le postulat de la permanence des méthodes

Le postulat de permanence des méthodes rappelé dans l’article 14 de l’acte uniforme relatif
au droit comptable et à l’information financières exige que les mêmes méthodes de prise en
compte, de mesure et de présentation soient utilisées par l’entité d’une période à l’autre. En
effet, la comparabilité et la cohérence des informations comptables au cours de périodes
successives impliquent la permanence des méthodes d’évaluations et de présentation.

Le terme « méthode comptable » s’applique aux méthodes et règles d’évaluation et de


présentation des comptes. On peut cependant déroger à la fixité des méthodes si un
changement exceptionnel est intervenu dans la situation de l’entité ou dans le contexte
économique, industriel, financier et que le changement de méthodes fournit une meilleure
information financière compte tenu des évolutions intervenues.

 Le postulat de la prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique

L’utilisation de ce principe est logique et intéressante au plan économique et financier,


surtout si on la combine avec celle du principe de l’importance significative (la prééminence
ne valant la peine d’être mise en œuvre que si l’élément présente une importance
significative). Ce principe conduit à donner, dans les états financiers, la priorité à la réalité
économique sur la forme ou l’apparence juridique (exemple : inscription à l’actif des bilans de
la valeur des biens acquis en crédit-bail).
I.4.2. Les conventions comptables
Les conventions comptables sont destinées à guider le préparateur des comptes dans
l’évaluation et la présentation des éléments devant figurer dans les états financiers. Elles ont
un caractère de généralité moins grand que les postulats comptables et peuvent varier d’un
pays ou d’un espace géographique à un autre. Les conventions comptables servant de guide
pour l’élaboration des états financiers annuels du Système Comptable OHADA sont les
suivant :  La convention du coût historique

La convention du coût historique consiste à comptabiliser les opérations sur la base de la


valeur nominale de la monnaie sans tenir compte des éventuelles variations de son pouvoir
d’achat. Il repose sur la stabilité de l’unité monétaire qui doit permettre d’additionner des
unités monétaires de différentes périodes, sans dénaturer l’information comptable.

Selon les articles 23 et 36 de l’Acte Uniforme relatif au droit comptable et à l’information


financière, la méthode d’évaluation des éléments inscrit en comptabilité est fondée sur la
convention du coût historique. Ainsi donc, à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entité,
la valeur des actifs est déterminée dans les conditions suivantes : les actifs acquis à titre
onéreux sont à leur coût d’acquisition, ceux qui sont produit par l’entité sont comptabilisés à
leur coût de production, ceux acquis à titre gratuit sont comptabilisés à leur valeur actuelle et
les actifs acquis par voix d’échange sont comptabilisés à la valeur actuelle des actifs.

 La convention de prudence

Cette convention est énoncée dans les articles 3 et 6 de l’Acte Uniforme relatif au droit
comptable et à l’information financière : « la comptabilité doit satisfaire dans le respect de la
convention de prudence, aux obligations de régularité, de sincérité et de transparence inhérente
à la tenue, au contrôle, à la présentation et à la communication des informations qu’elle a
traitées. »

La prudence est l’appréciation raisonnable des faits dans des conditions d’incertitude afin
d’éviter le risque de transfert sur l’avenir, d’incertitude présente susceptible de grever le
patrimoine ou le résultat de l’entité. Les actifs et les produits ne doivent pas être surévalués
aussi, les passifs et les charges ne doivent pas être sous évalués.
 La convention de la régularité et de la transparence

Ce principe est capital pour l’obtention d’une information loyale. Il est aussi appliqué
internationalement sous diverses appellations (clarté, bonne information, sincérité objective).

Dans le SYSCOA, il est affirmé dans les articles 6, 8, 9, 10 et 11 du règlement. En fait, il


imprègne tous les textes relatifs à l’information externe. Il faut inclure dans ce concept :

• la conformité aux règles et procédures du SYSCOA, au plan comptable et à sa


terminologie, à ses présentations d’états financiers (notion de régularité) ;

• la présentation et la communication claire et loyale de l’information, sans intention


de dissimuler la réalité derrière l’apparence (article 6) ;

• le respect de la règle de non-compensation, dont l’inobservation entrainerait des


confusions juridiques et économiques et fausserait l’image que doivent donner les
états financiers annuels. Sont uniquement autorisées les compensations
juridiquement fondées (article 34) en vertu de la loi ou du contrat :

 La convention de la correspondance bilan de clôture et bilan d’ouverture


(intangibilité du bilan)

Ce principe est rappelé à l’article 34 du règlement, le bilan d’ouverture d’un exercice doit
correspondre au bilan de clôture de l’exercice précédent. Ce principe classique mais
d’application délicate, a pour principale conséquence que l’on ne peut imputer directement sur
les capitaux propres (à l’ouverture de l’exercice, donc à la clôture de l’exercice précédent) :
• ni les incidences (gains ou pertes) des changements de méthode comptable ;
• ni les produits et les charges relatifs à des exercices précédents qui auraient été
omis.

Ces corrections doivent transiter par le compte de résultat du nouvel exercice.

 La convention de l’importance significative

Ce principe, absent des plans antérieurs est essentiel à une bonne information mais son
application est parfois délicate. Bien qu’énoncé à l’article 33 seulement du règlement, à
propos de l’état annexé, il concerne également tous les autres états financiers.

Sont significatifs, tous les éléments susceptibles d’influencer le jugement que les
destinataires des états financiers peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le
résultat de l’entité (article 33).
I.5. Le manuel de procédures comptable

Le manuel de procédure et d’organisation comptable a pour finalité de capitaliser le savoir-


faire au sein d’une organisation et faciliter son transfert ; de favoriser la formation et
l’encadrement du personnel ; de poser les principes généraux de travail et enfin de définir les
obligations des différents acteurs et leurs méthodes de travail. Le manuel de procédure pourra
indiquer notamment :

Le plan des comptes de l’entreprise (c'est-à-dire la liste des comptes utilisés) ;

La liste des documents comptables (livres obligatoires, livres auxiliaires…) utilisés dans
l’entreprise;

Le plan de classement des pièces justificatives ;

Les procédures de traitement (type du système comptable, utilisation de pièces


récapitulatives, méthode de pré imputation).

La méthode pratiquée dans l’entreprise sera décrite dans le document des procédures.

I.6. Les systèmes de traitement comptable

Nous avons trois (03) systèmes de traitement comptable qui sont :

 Le système classique
Ce système se caractérise par un enregistrement chronologique de toutes les pièces comptables
reçues, classées et imputées. Il est adapté aux entités de petite taille dans lesquelles la comptabilité
est tenue par une seule personne. Il est impossible de diviser le travail ou les tâches car tous les
enregistrements doivent se faire dans le même journal. La comptabilité est basée sur l’emploi de trois
(03) documents à savoir : le journal classique, le grand livre et la balance. Par la suite, il y a le report
du journal au grand livre et du grand livre à la balance servant de base à l’établissement des états
financiers.

 Le système centralisateur
Le système centralisateur est comme le système classique, fondé sur une méthode indirecte
d’établissement des comptes et divers journaux. Il analyse et enregistre les opérations préalablement
inscrites dans les comptes. Les opérations sont enregistrées quotidiennement au cours de la période
dans une série de « journaux auxiliaires ».

 Le système informatisé
Avec le développement des techniques d’information et de la communication (TIC), nous
rencontrons de plus en plus une comptabilité informatisée dans les entités. Cette comptabilité
informatisée a pour avantages :

• de faciliter le travail comptable ;


• de minimiser les erreurs dans la comptabilité ;
• de rendre la comptabilité plus fiable et plus performante.
La comptabilité informatisée peut se faire à travers des fichiers Excel ; mais elle est surtout plus
pratique avec l’utilisation de logiciels comptables. Les logiciels comptables les plus connus et les plus
utilisés sont SAGE comptabilité, CIEL comptabilité, TOMPRO. C’est le système centralisateur amélioré.
Le comptable est chargé après paramétrage du logiciel, d’effectuer le premier degré de travail qui
consiste à enregistrer toutes les opérations comptables dans les journaux auxiliaires. Le reste du
travail à savoir le grand livre et la balance sera automatiquement exécuté par le logiciel comptable.

II. Le traitement des factures clients de BURKINA24


Le traitement est l’enregistrement des opérations selon un système comptable donné ; il
s’agit de l’imputation, la saisie et la validation générale faite par le chef d’équipe.

II.1. Les procédures d’établissement des factures clients

Dans cette partie, nous verrons successivement les procédures d'établissement de la


facture pro-forma, les bons de commande et leur traitement, et la facturation.

II.1.1. La facture pro-forma

C'est un document établi par le fournisseur ; ce document contient les points clés de sa
proposition commerciale. Elle n'engage pas juridiquement les parties commerciales (le
fournisseur et le client).

II.1.2. Les bons de commande

Le bon de commande est un document émis par le client et qui matérialise sa demande
d'achat des biens ou des prestations de service.
Aux Editions ·Le Pays· les bons de commande sont réceptionnés au Service Régie. Ces
bons sont toujours accompagnés de lettres ou de communiqués. Ces lettres sont
consignées dans deux (2) registres :

 Le registre « FACTURE» dans lequel sont inscrites les publications à facturer et


le planning de passage. Il s'agit des prestations dont il faut établir des factures à
règlement à échéance.

A Burkina24, échéance de règlement de ces factures est fixée à trente (30) jours après
la réception.

 Le registre « PAYE » où sont mentionnés les publications et leur planning de


passage faisant l'objet d'un règlement immédiat.

Exemplaires de bons de commande cf. :

 Annexe N°2 : bon de commande d'une couverture médiatique


 Annexe N°3 : bon de commande d'une insertion publicitaire
 Annexe N°4 : bon de commande d'un abonnement

NB : Les bons de commande d'abonnements sont réceptionnés et traités au Service Abonnement.

II.1.3. Le traitement des bons de commande

Il consiste à accomplir le service demandé par la clientèle. Concernant les insertions


publicitaires et les couvertures médiatiques, le traitement s'effectue par la
programmation de celles-ci dans le journal à la date arrêtée par les clients. Ce planning
s'effectue le jour au jour et est traité la veille.

De plus, avant la publication d'une couverture médiatique, il est procédé à l'envoi d'une
équipe de journalistes pour couvrir l'événement (reportage) ou les éléments à publier
sont apportés par le client (publi-reportage).

Enfin, les bons sont photocopiés en trois (2) exemplaires :

 Un exemplaire est gardé dans les archives de la Régie ;


 Le deuxième exemplaire est transmis au Directeur du Contrôle et du Contentieux.
II.1.4. La facturation

Elle est faite généralement après l'accomplissement des prestations demandées. Ainsi,
les bons de commande sont transmis au Service Facturation. Avant d'établir les
factures, il faut que les prestations de service soient conformes à la commande.

Après ces préalables, les facturiers établissent les factures à l'aide d'un logiciel Word
conçu à cet effet. Une facture est réalisée en plusieurs exemplaires (un original et cinq
copies). Ces exemplaires sont transmis au chef comptable. Celui-ci procède à une
vérification minutieuse afin d'éviter des erreurs de facturation. Après cette vérification, la
facture originale et deux (2) copies sont cachetées et signées par le DG. La facture
originale et les copies sont réparties ainsi qu'il suit :

 La facture originale et deux (2) copies auxquelles est joint-le

Bon de commande, sont remises au Service Comptabilité pour leur dispashing. En plus
de ces pièces justificatives, les journaux attestant les insertions publicitaires et les
couvertures médiatiques viennent en appuis.

 Une copie de la facture et du bon de commande restent dans les archives du


Service Facturation.
 Une copie de la facture et du bon de commande sont transmises à la
Comptabilité pour servir aux traitements comptables.
 Enfin, une copie est transmise à la Direction Générale pour servir d'archives.

NB : Les factures de ventes journaux sont établies à la fin de chaque mois sur la base
des fiches récapitulatif de la distribution mensuelle (cf. ANNEXE N°5).

Nous reviendrons plus en détails sur les différents éléments mentionnés sur une facture
et les différentes factures de Burkina24 dans la partie 2 du point suivant.

II.2. Définition et types de factures clients


II.2.1. Définition de clients
Les clients sont des tiers auxquels l'entreprise vend des biens ou des services, objets
de son activité.

II.2.1.1. Classification des clients


Compte tenu de la diversité de ses activités, Burkina24 entretient des relations avec plusieurs
clients. Ces clients peuvent être classés selon la fréquence des prestations de service demandées.

 Les clients permanents : ce sont des clients très fréquents.

Parmi ceux-ci, nous avons :

 Les agences de communication : considérées comme des clients exceptionnels avec


lesquelles Burkina24 a un partenariat. Elles demandent des insertions publicitaires ou des
couvertures médiatiques pour les entreprises de la place. Elles servent d'intermédiaire et
bénéficient à ce titre des réductions exceptionnelles (commissions).Le taux de la
commission applicable au montant HT est de 15% ou 20% selon la ponctualité de
l'agence.
 L'Etat, ses démembrements, et les ambassades: ce sont des clients habituels. En plus des
insertions publicitaires et des couvertures médiatiques, ces clients se caractérisent par les
abonnements aux journaux.
 Les clients occasionnels : sont classés dans ce lot, ceux qui viennent temporairement
demander les prestations de service. En exemple, nous pouvons faire cas : des particuliers
qui sollicitent les insertions d'avis de perte ou de vente, et des cabinets sollicitant les
insertions d'avis de recrutement et des annonces légales pour la constitution des sociétés,
etc.

NB : Burkina24 a en plus des agences de communication des partenariats avec certains


démembrements de l'Etat et les ONG (la commune de Ouagadougou, ONG Terre des
Hommes,...).

II.2.1.2. Subdivision des comptes clients (cf. ANNEXE N°6)

A Burkina 24, il a été créé une liste des comptes clients que l'entreprise utilise pour enregistrer
ses opérations. Cette liste respect les normes du plan comptable des entreprises.

II.2.2. La facture client


II.2.2.1. Définition de la facture
La facture est un état détaillé des marchandises livrées ou des prestations exécutées. Etant donné
qu'elle comporte des indications nécessaires sur les parties en cause, à savoir l'objet de la vente et
d'autres indications relatives à l'opération d'achat-vente, elle constitue une pièce comptable à
conviction en cas de contestations.

En revanche, elle est rendue obligatoire par la loi et engage le fournisseur pour la
livraison des marchandises ou des prestations selon les quantités, les qualités et les
prix convenus.

Elle comporte un certain nombre d'indications obligatoires à savoir :

 l'identification du client (nom, adresse et numéro IFU) ;


 la date d'établissement de la facture ;
 le libellé des marchandises vendues ou prestations exécutées ;
 le prix unitaire, le montant total HT, le taux et le montant de la TVA, le montant
TTC ;
 le délai (échéance) de règlement.

On distingue la facture simple(DOIT) et la facture d'AVOIR. A Burkina24, il est établi des


factures DOIT et des factures d'AVOIR (cas rare). Ces factures DOIT sont différenciées
selon les prestations de service.

II.2.3. Les types de factures clients

II.2.3.1. La facture DOIT «  PUBLICITE » (cf. ANNEXE N°7)

Elle est établie après la publication dans les journaux des insertions publicitaires, des
communiqués nécrologiques, des avis de recrutement et d'appel d'offres.

Le montant de ce type de factures est arrêté par une tarification. Le tarif varie selon
l'emplacement, la dimension des insertions, des localités et la couleur.

Les tableaux suivants nous donnent un aperçu des tarifs :

TABLEAU 1 : Tarifs insertions publicitaires

Tarif des insertions publicitaires en FCFA


REGIONS DIMENSIONS PRIX HORS TVA PRIX TTC
1 PAGE 230 000 271 400
1/2 PAGE 112 000 132 160
1/4 PAGE 60 000 70 800
1/8 PAGE 35 000 41 300
AFRIQUE 1/12 PAGE 27 000 31 860
1 PAGE 315 000 371 700
1/2 PAGE 167 000 197 060
1/4 PAGE 112 000 132 160
1/8 PAGE 70 000 82 600
EUROPE 1/12 PAGE 42 000 49 560
1 PAGE 150 000 177 000
1/2 PAGE 80 000 94 400
1/4 PAGE 60 000 70 800
1/8 PAGE 30 000 35 400
BURKINA FASO
1/12 PAGE 25 000 29 500

SOURCE: document de tarification de Burkina24

TABLEAU 2 : Tarifs insertions publicitaires en couleur

Tarifs insertions en quadri (couleur) en FCFA


DIMENSIONS PRIX HT PRIX TTC
1 Page à l'intérieur 250 000 295 000
1 Page à la dernière couverture 292 000 344 560
1/2 Page à l'intérieur 130 000 153 400
1/2 Page à la dernière couverture 150 000 177 000
1/8 Page en bandeau à la UNE 138 000 162 840
1/2 Page en bandeau à la UNE 177 000 208 860

1/12 Page en bandeau à la UNE 127 000 149 860

SOURCE: document de tarification de Burkina24

TABLEAU 3: Tarifs communiqués nécrologiques (forfait)

Tarif des communiqués nécrologiques en F CFA


DIMENSIONS PRIX
1 Page 75 000
1/2 Page 50 000
1/3 Page 30 000
1/4 Page 22 000

SOURCE: document de tarification de Burkina24

NB : les communiqués nécrologiques et certaines insertions publicitaires sont


exonérées de TVA.

II.2.3.2. La facture DOIT «  COUVERTURE MEDIATIQUE » (cf. ANNEXE N°8)

Elle est élaborée après la publication dans les journaux des couvertures médiatiques.
Le montant de la facture est arrêté par les agents de la Régie après discussion avec les
clients. Ce montant est HT ou TTC selon la nature des clients.
II.2.3.3. La facture DOIT «  ABONNEMENT » (cf. ANNEXE N°9)

Cette prestation de service est une forme de ventes des journaux et se fait de façon
périodique (annuelle, semestrielle, trimestrielle).

Le montant de la facture est toujours en HT et varie en fonction du type et du nombre


des journaux livrés.

TABLEAU 4 : Tarifs des abonnements par type de journal et selon la durée

Tarif abonnement en FCFA

Durée Type de journal Nombre de journaux livrés par jour Prix

Quotidien 1 51 000
1 an Evasion 1 12 000
Votre Santé 1 7 500
Quotidien 1 25 000
6 mois Evasion 1 6 000
Votre Santé 1 3 750
Quotidien 1 12 750
3 mois Evasion 1 _

Votre Santé 1 _

SOURCE : document de tarification de Burkina24

II.2.3.4. La facture DOIT  « VENTES JOURNAUX  » (cf. ANNEXE N°10)

Elle est établie à la fin de chaque mois et concerne les dépôts ventes (exemples : les
stations d'essence, les librairies, et les alimentations). Ces dépôts ventes bénéficient
des commissions sur ventes. Le montant de la commission varie selon le type de
journal. Il est de 15% des ventes pour le quotidien et l'hebdomadaire, et de 10% pour le
mensuel. Le montant de la facture est toujours HT.

Pour permettre une distinction des factures, il a été procédé à une codification de celles-
ci. Ainsi, il est mentionné au niveau du numéro de chaque type de factures des lettres
suivantes :

 · P · pour les factures DOIT « PUBLICITE » ;


 ·C· pour les factures DOIT « COUVERTURE MEDIATIQUE » ;
 ·A· pour les factures DOIT « ABONNEMENT » ;
 ·J· pour les factures DOIT « VENTES JOURNAUX ».

Par exemple : la facture N°011J/09/21 se lit «  facture numéro onze (11) de la vente
journaux du mois de septembre de l'année 2021 ».

II.3. La gestion comptable des factures clients

II.3.1. La réception des factures clients

La réception de ces factures au service Comptabilité est constatée par leur enregistrement dans un
fichier de suivi individuel des clients (cf. ANNEXE N°11).

Ce fichier est établi en fonction du type de factures, et permet de bien suivre les règlements des
clients. Après l'enregistrement dans le fichier, il est procédé à la distribution des factures aux
clients.

II.3.2. La distribution des factures aux clients

Elle s'effectue de deux (2) manières : directe ou indirecte.

 La distribution directe : elle consiste à remettre directement les factures aux clients sur
place. Cette méthode est très rare.
 La distribution indirecte : elle est la plus utilisée et consiste à remettre les factures aux
agents de recouvrement qui vont les déposer et suivre le recouvrement. L'entreprise
compte à son sein dix (10) agents de recouvrement dont huit (8) externes. Chaque agent a
un nombre déterminé de clients à suivre.

II.4. L'imputation comptable constatant la vente

Avant de développer cette partie, nous présenterons d'abord dans un tableau les
numéros de comptes ventes utilisés à Burkina24 :

Comptes des ventes


N° DES COMPTES INTITULE
70210100 VENTE PUBLICITE
70210200 VENTE ABONNEMENT
70210300 VENTE COUVERTURE MEDIATIQUE
70210400 VENTE JOURNAUX

SOURCE : Plan comptable de Burkina24

Ensuite, il faut noter qu'avant l'imputation, les copies des factures transmises par le
Service Facturation sont classées dans des chronos sur lesquels figurent les références
et les périodes de ces factures.

Ce travail demande un classement par ordre de numérotation des factures, par type de
factures et par mois.

Enfin, les fiches d'imputation sont agrafées sur les copies des factures. Ces fiches sont
des documents qui servent au pré comptabilisation des pièces de base et de contrôle de
la saisie des opérations comptables

II.4.1. Factures sans TVA

Principe d'enregistrement :

Débit : 411... (Compte clients)

Crédit : 7021.... (Compte ventes de produits finis dans UEMOA)

(Facture de ventes N°...)

Les prestations de service généralement  exonérées de TVA sont : les ventes journaux
et les abonnements, les communiqués nécrologiques, les couvertures médiatiques et
les insertions publicitaires des clients bénéficiant d'un certificat d'exonération délivré par
la Direction Générale des Impôts(DGI)

II.4.2. Factures avec TVA

Principe d'enregistrement :

Débit : 411... (Compte clients)

Crédit : 7021.... (Compte ventes de produits finis dans UEMOA)

44310000 (TVA facturée)

(Facture de ventes N°...)

Les prestations de service non exonérées de la TVA sont généralement : les insertions
publicitaires et les couvertures médiatiques des entreprises ne bénéficiant pas
d'exonérations.
II.4.3. Enregistrement dans le fichier JOURNAL des ventes

(cf. ANNEXE N°12)

Cette étape est la plus importante à la Comptabilité. C'est un travail très fastidieux, car il
demande beaucoup d'attention pour éviter des erreurs de saisie. Cette saisie
informatique s'effectue d'abord dans le Brouillard des ventes qui comporte des écritures
non encore validées constatant les ventes.

II.5. La comptabilisation du règlement des clients

Le règlement des clients est un processus mené par les clients pour solder leurs dettes
envers les fournisseurs.

II.5.1. Les différents types de règlement

Nous avons constaté au cours de notre stage que les modes de règlement des factures
clients après déduction éventuelle des retenues sont effectués par chèques, virements,
et en espèces.

II.5.1.1. Le règlement par chèque

Le chèque est un document ou un papier imprimé par lequel un ordre est donné au banquier de
payer à vue ou à terme une certaine somme à une personne physique ou morale appelée porteur
ou bénéficiaire.

Les chèques constituent les principaux modes de règlement des clients a Burkina24.Ces chèques
sont bancaires ou postaux et sont acheminés au service de la Caisse où il est constaté le règlement
sur les pièces caisse faisant ressortir le nom du client, les numéros du chèque et de la facture
réglée et la date du règlement. Ces pièces sont ensuite transmises aux comptables chargés de
constater le règlement sur le fichier de suivi des clients.

II.5.1.2. Le règlement par virement

Le virement est le transfert d'une somme d'argent d'un compte en banque à un autre compte. Il
peut être bancaire ou postal. Les virements sont notifiés par des avis de crédit et sont transmis au
service Comptabilité de Burkina24 par les banques.
II.5.1.3. Le règlement en espèces

On entend par espèces, de l'argent liquide. A Burkina24, des dispositions sont prises pour qu'un
recouvrement en espèces effectué par les agents soit reversé au Service Caisse. Cette somme est
portée au débit du compte caisse de l'entreprise. Ainsi, la caissière mentionne sur les pièces caisse
les références de la facture réglée. Ces pièces sont ensuite acheminées à la Comptabilité pour le
traitement du règlement.

II.5.2. L'imputation comptable constatant le règlement

Avant d'aborder le principe d'enregistrement du règlement, nous évoquerons


succinctement les retenues déduites par les clients

Les retenues à titre fiscal :

La créance client observée n'est pas celle qui est totalement réglée car certains clients
sont dans l'obligation de faire des retenues fiscales et les reverser au nom du
fournisseur. Ce traitement fiscal est celui préconisé par les dispositions de la fiscalité
intérieure au Burkina Faso. Pour ce qui concerne les retenues à la source sur des
sommes versées au Service des Impôts au nom de Burkina24, nous avons :

 Les retenues à la source à titre d'acompte : elles s'appliquent sur des prestations
de service effectuées à l'intérieur du Burkina Faso. Le taux d'application pour les
prestations de service de Burkina24 est de 5% sur le montant TTC.
 Les retenues sur la TVA facturée : elles sont applicables en cas d'existence sur
les Factures clients de certaines entreprises étatiques (SONABEL, ONEA,
LONAB,...) la TVA facturée. Le taux est de 20% sur le montant de la TVA.

Toutes ces retenues sont déclarées et reversées par les clients de l'entreprise au
Service des Impôts au plus tard le 15 du mois suivant.

II.5.2.1. Règlements sans retenues

Principe d'enregistrement :

Débit : 521..... (Compte des banques locales) / 57100000 (Caisse siège social)

Crédit : 411... (Compte clients)

(Règlement de la créance client)


II.5.2.1. Règlements avec retenues

Principe d'enregistrement :

Débit : 521..... (Compte des banques locales) / 57100000 (Caisse siège social)

44920000 (Etat, avances et acomptes sur impôts)

Crédit : 411... (Compte clients)

(Règlement de la créance client)

Le tableau suivant présente des comptes de trésorerie de Burkina24 :

Comptes de trésorerie
N° DES COMPTES INTITULE
52110000 BOA
52120000 SGBB
52130000 BCB
52140000 CCP

57100000 CAISSE SIEGE SOCIAL

SOURCE : Plan comptable de Burkina24

II.5.3. Enregistrement dans le fichier JOURNAL des banques et de Caisse (cf.


ANNEXE N°13)

Chacune des banques et la caisse ont un fichier de JOURNAL spécifique. La saisie informatique
dans ces fichiers constate le règlement des clients par telle ou telle banque ou la caisse.

Comme dans le JOURNAL des ventes, la saisie se fait dans le Brouillard. Après ce dernier est
validé pour comporter des enregistrements définitifs non modifiables.

Le logiciel comptable utilisé permet en même temps de tirer le Grand Livre auxiliaire
ainsi que la Balance.

L'établissement du Livre Journal et du Grand Livre facilite la tenue des Journaux et les
Livres auxiliaires qui sont des supports comptables.
Un contrôle est fait régulièrement sur la base des pièces saisies et des données
inscrites au Livre JOURNAL et au Grand Livre avant l'archivage des pièces comptables.

Le processus de traitement des factures clients du cabinet UCM Burkina est assez
complexe, et n'est donc pas exempt d'imperfections. Nous avons pu relever certaines
insuffisances pour lesquelles nous apportons quelques suggestions. Nous espérons que
celles-ci pourront pallier ces insuffisances.

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