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PHYSIQUE DES MATÉRIAUX

IPSL 2

ELHADJI BABACAR LY, Ph.D

Section Physique appliquée


UFR des Sciences Appliquées et de Technologie
Université Gaston Berger (St-Louis)
SOMMAIRE

CHAPITRE 1
Généralités sur les matériaux
CHAPITRE 2
Composition chimique & Structures
CHAPITRE 3
Les matériaux
CHAPITRE I

GÉNÉRALITÉS SUR
LES MATÉRIAUX
Généralités sur les matériaux

I.  Notion de matériau


II.  Notion de propriété
III.  Complémentarité
IV.  Familles de matériau
Introduction
I. Notion de matériaux
Les objets qui nous entourent, que nous manipulons
quotidiennement, sont tous constitués d’une matière choisie pour sa
bonne adaptation à la fonction de l’objet en question et au procédé
utilisé pour conférer à l’objet la forme souhaitée.

Un matériau est la forme marchande d’une matière


première choisie en raison de propriétés d’usage
spécifiques et mise en œuvre par des techniques
appropriées pour l’obtention d’un objet de géométrie
donnée à fonction préméditée.
La notion de matériau est donc rigoureusement indissociable de
l’intérêt que peut présenter la substance en question pour l’obtention
d’un objet fini
II. Notion de propriétés
Origine propriétés d’usage :
!  Composition chimique
!  Microstructure

Ces états peuvent être mis en évidence par des variations de


température (ou la Pression).
Matière : ensemble d’atomes qui composent tout corps ayant
une réalité tangible.
NB : les atomes ne sont supposés rigoureusement
immobiles qu’au zéro absolu de l’Échelle de Kelvin.
1. États de la matière
!  Un gaz est un état très fluide et compressible. Sa viscosité est de
l’ordre de 10-5 poiseuilles (Pl) ou Pa · s

!  Un liquide est un état fluide et peu compressible. Sa viscosité est de


l’ordre de 10– 3 ou 10– 4 Pl
!  Un solide cristallin est un état très peu fluide et très peu
compressible. Sa viscosité est de l’ordre de 1017 Pl.

!  Un solide amorphe amorphe (=vitreux) est un état très peu fluide


et très peu compressible où les atomes y sont dans un désordre à
courte distance.
La viscosité d’un solide vitreux varie continûment avec la température
depuis celle d’un liquide jusqu’à celle d’un solide - la limite liquide/
solide s’établissant à une viscosité d’environ 1015 Pl.
1. États de la matière

La pression joue un rôle équivalent que la température sur les


changements d’états.
Exemple : Cas des gaz parfaits
Impossible d'afficher l'image. Votre
ordinateur manque peut-être de mémoire
P = pression ; V=volume ;
n = nbre de mole ; T = température ;
pour ouvrir l'image ou l'image est
endommagée. Redémarrez l'ordinateur, puis
ouvrez à nouveau le fichier. Si le x rouge est
toujours affiché, vous devrez peut-être

R = cte des gaz parfaits =


2. Diagramme de phase
C’est une représentation graphique qui permet de décrire (montrer) la
constitution d’un mélange de corps purs à l’équilibre en fonction de sa
composition et de sa température.
La compréhension des diagramme de phase pour les alliages et les
corps purs est extrêmement important parce qu’il existe une solide
corrélation entre microstructure et propriétés physiques (mécanique,
électrique, optique,…) ; et le développement des alliages est associé aux
caractéristiques des diagramme de phase.
Phase : tout ensemble homogène à limites bien définies d’un système
qui a des caractéristiques physiques et chimiques uniformes.
Les matériaux solides étant obtenus par des procédés de fabrication
appelés solidification qui est le passage de l’état liquide à l’état
physique solide.
2. Diagramme de phase
Les variations de température d’un matériau inerte dans un milieu
entre T0 et T1 en fonction du temps suit la courbe décrite par la loi de
Fourier de type exponentielle.

Règle des phases – Règle de GIBBS – Règle des variance


v : variance = nombre de paramètres physiques et chimiques

! = ! + ! − ∅! c : nombre de constituants
p : paramètres physiques d’influence
φ : nombre de phases

!
2. Diagramme de phase
Pour un corps pur, les changements de structure (changement d’état
physique et variations ou transformations allotropiques)
accompagnent les variations de température. Dans le cas d’un passage
d’un état liquide à l’état solide au refroidissement, la représentation des
variations des températures du corps pur en fonction du temps
présentera au moins un palier à la température de solidification. Le
même phénomène se produira au chauffage.
2. Diagramme de phase
Corps pur : exemple du fer
c = 1 ; v = 2 - φ"
2. Diagramme de phase
Diagramme binaire : c = 2 ; v = 3 - φ"
2. Diagramme de phase
Diagramme eutectique
2. Diagramme de phase
2. Diagramme de phase
3. Propriétés mécaniques

La ductilité, en science des matériaux désigne la capacité d’un


matériau à se déformer plastiquement sans se rompre. C’est l’aptitude
d’un matériau à résister à cette propagation. La rupture se fera
lorsqu'un défaut (fissure ou cavité), devient critique et se propage.
L’état contraire est la fragilité.
3. Propriétés mécaniques
!  Déformation élastique :
Loi de HOOKE

ΔL
σ =E
L0
σ : contrainte
E : module élastique
L0: longueur initiale de l’éprouvette
ΔL: variation de longueur

!  Rupture fragile :
Energie de rupture faible
Aucune déformation
plastique
3. Propriétés mécaniques
Traction Flexion 3 points Compression

!  Contraintes de plus en plus élevées :


Traction < Flexion < Compression : σRF 1.5σRT ; σRC 5σRT
!  Traction et Flexion : propagation brutale de la fissure
!  Compression : propagation stable de la fissure
a. Module d’élasticité : E (GPa)
C’est une constante qui lie la contrainte à la déformation. C’est la
vitesse de variation de la déformation en fonction de la contrainte. Il
caractérise la raideur d’un matériau.
!  module d’élasticité = module élastique = module de Young = E
!  Toujours préciser dans quel mode la mesure fut effectuée (mode :
traction, flexion, compression)
!  Composite : les 3 modules sont différents

b – Résistance à la flexion (MPa)


!  C’est le caractère que possède un matériau lorsqu’il subit une
contrainte tendant à le courber.
!  Existe 3 types d’essai de flexion : 1pt, 3pts, 4pts

FL 3 FL FL
σ max = 6 σ max = σ max =
bh 2 2 bh 2 bh 2
c – Ténacité
!  La ténacité correspond à la résistance à la propagation d’une fissure
préexistante.
!  Éprouvette entaillée au préalable ; existe 3 types d’essai :
!  Mode I : essai de traction au plan de la fissure
!  Mode II : on cisaille dans l’axe de la fissure
!  Mode III : on cisaille à l’axe de la fissure
!  Propriété essentielle des céramiques.
Exemple : Mode I (fissure de longueur 2a)

K IR = σ R π a
•  La mesure de ténacité permet de relier la contrainte à la
taille du défaut critique.
•  Quand élevée : durée de fonctionnement élevée. Dans céramique ZrO2 :
transformation de la structure cristalline lorsque soumise aux contraintes
explique leur ténacité.
d – Dureté
!  La résistance que présente la surface du matériau face à la
pénétration d’un corps plus dur.
!  Grandeur anisotrope variant avec les directions (orientations)
cristallographiques.
!  Caractéristique non absolue des matériaux
!  Plusieurs types de dureté
!  Dureté Mohs HM (Friedrich Mohs en 1822)
!  Dureté Brinell HB (Johan Brinell en 1924)
!  Dureté Vickers HV (Société Vickers en 1920 et adoptée en 1952)
!  Dureté Knoop HK (Frederich Knoop en 1964)
!  Dureté Rockwell B et C (Rockwell en 1932)
!  HRB : bille d’acier
!  HRC : cône en diamant

!  Ne pas confondre avec ténacité


Exemple : Diamant plus dur des matériaux naturels est peu
tenace.
F = 1 – 120 Kgf
t =15 s ; h = D/7

F = 500 ou 3000 Kgf


1,854F
F<1 Kgf ; t = 15 s ; HV =
t = 15 à 30 s
d = 0,01 – 0,1 1mm D2
D = 7d ; h = D/30
2F
HB =
π D(D − D 2 − d 2 ) 14, 229F
HK =
D2
HRB : F= 100 Kgf ; = 1,59 mm
HRC : F = 150 Kgf ;
t=3–8s

HRB = 500 [130 − (e2 − e0 )]


HRC = 500 [100 − (e2 − e0 )]
e – Résilience
C’est une propriété d’un matériau, qui
caractérise l’énergie absorbée par celui-ci
lors d’une déformation sous l'effet d'un
choc (déformation rapide).
2 cas à différencier :
!  les matériaux métalliques, ou fragiles :
la résilience est caractérisée par l'énergie
nécessaire pour déformer et rompre le
matériau lors d'un choc par un objet
percuteur.
!  les matériaux de type élastomères (pas
de rupture) : la résilience est
caractérisée par la proportion d'énergie
!!
!! = !!! ! restituée à l'objet percuteur qui rebondit
! à la suite du choc.
f – facteurs influençant la résistance mécanique
Beaucoup de facteurs liés aux matériaux et aux techniques de mise en
forme peuvent influencer les propriétés mécaniques des céramiques.
On peut en citer certains :
!  Taux de porosité et défauts
!  Températures et cycle de cuisson
!  Contraintes internes
!  microstructure

Exemple : Présence de défaut initial


Défaut de grande par rapport à la taille du réseau
peut favoriser une rupture brutale à l’endroit ou il
est localisé.
4. Autres propriétés physiques

Les autres propriétés physiques des matériaux


les plus recherchées sont :
•  Les propriétés thermiques
•  Les propriétés électriques
•  Les propriétés optiques
IV. Familles de matériaux
•  Métaux et alliages : matériaux métalliques
•  Fe, Cu, Al : métal
•  Acier (alliage de Cuivre et Zinc)
•  Laiton (alliage de Fer-Carbone : Fe-C)
•  Céramiques et verres : matériaux inorganiques
•  verres minéraux (xSiO2.yAl2O3)
•  ZrO2, C (graphite, diamant), SiC, Si3N4
•  Ciment, Plâtres, Glace
•  Polymères : matériaux organiques
•  PVC, PP, PE
•  Nylon, Plexiglas, Kevlar
•  Caoutchouc, Cellulose, Amidon, Protéines
•  Matériaux composites
•  Béton , Bois
•  CMO, CMC, CMM
V. Advanced materials – Matériaux du futur
Matériaux haute performance, haute qualité et très chers - Matériaux
destinés pour la plupart : santé, défense, aérospatial, aéronautique,
transport, sport, télécommunications, équipements électroniques, etc.
!  Les semi-conducteurs (miniature et performance conductrice)
Exemples : disque dur, puces électroniques, etc.
!  Les biomatériaux (biocompatible : corps humain et
environnement)
Exemples : Peaux, os, emballage, etc.
!  Les « SMART materials » ou matériaux intelligents (intelligence,
miniature)
Exemples : MEMS, Papiers, Tissus, et.
!  Les nanomatériaux (miniature, performance mécanique)
Exemples : nanotube de carbone, nanoparticule magnétique
ou électrique, nucléaire
Conclusion

les matériaux sont destinés à la réalisation d’objets


capables de résister aux manipulations et aux moins aux
sollicitations de leur propre poids…
… actuellement, les matériaux sont élaborés pour des
besoins spécifiques et ce sont les propriétés qui guident
leur mise en forme.
CHAPITRE II

COMPOSITION CHIMIQUE
&
STRUCTURES
Composition & Structure

I.  Composition chimique


II.  Liaisons chimiques

III.  Structure
Introduction
L’importance de l’étude structurale c’est à dire comprendre les liaisons
inter-éléments dans les solides est que cela permet d’expliquer les
propriétés des matériaux.
Le diamant et le graphique en sont de bons exemples : ils sont
constitués par le même élément le carbone C – le graphite est un
matériau friable alors que le diamant est le plus dur des matériaux.
Mais qui dit structure, dit d’abord composition chimique (i.e éléments
le constituant) car donnant les différents composants qui s’associent
sous une structure donnée.
N.B : la suite du développement de ce cours sera consacrée
uniquement qu’aux matériaux solides.

Toute les connaissances liées à la Physique du solide sont nécessaires


I. Composition chimique

La matière est composée en générale de plusieurs corps purs


simple. La composition chimique d’un produit fournit
l’information sur la quantité ou la proportion de chacun des
composés (corps pur).
Comme mentionné au Chapitre I – les corps solides se
présentent sous deux (2) formes ou états
!  Les solides amorphes ou vitreux
!  Les solides cristallins
I. Composition chimique
Les matériaux sont composés d’éléments dénommés atomes qui
diffèrent par leur structures chimiques à l’échelle subatomique
(nombre et nature des particules élémentaires.
Particules élémentaires :
!  Noyau (formé de nucléons : protons et neutrons)
•  Proton
•  neutron

!  Électrons (gravitant autour du noyau)

Le mouvement des e- décrivent des trajectoires sous forme d’orbites


qui définissent les niveaux d’énergie – ces niveaux sont constitués de
sous couches appelées orbitales.

N.B. Pour plus d’informations voir Cours Atomistique – Niveau L1


I. Composition chimique
Tous les atomes sont classés dans le Tableau de classification
périodique des éléments ou Tableau de Mendeleïev – ce classement
suit un certain nombre de règles (Pauli, Klechkowsky, Hund, etc.)

GROUPE
1 IA
TABLEAU PÉRIODIQUE DES ÉLÉMENTS http://www.ktf-split.hr/periodni/fr/ 18 VIIIA
1 1.0079 2 4.0026
PÉRIODE

MASSE ATOMIQUE RELATIVE (1) Métaux Métalloïdes Non-métaux


1 H GROUPE IUPAC GROUPE CAS 1 Métaux alcalins 16 Chalcogènes
He
HYDROGÈNE 2 IIA 13 2 Métaux alcalino-terreux 17 Halogènes 13 IIIA 14 IVA 15 VA 16 VIA 17 VIIA HÉLIUM
NOMBRE ATOMIQUE
3 6.941 4 9.0122 5 10.811
Métaux de transition 18 Gaz nobles 5 10.811 6 12.011 7 14.007 8 15.999 9 18.998 10 20.180

2 Li Be SYMBOLE
B Lanthanides
ETAT PHYSIQUE (25 °C; 101 kPa) B C N O F Ne
BORE
Actinides Ne - gaz Fe - solide
LITHIUM BÉRYLLIUM BORE CARBONE AZOTE OXYGÈNE FLUOR NÉON

11 22.990 12 24.305
Ga - liquide Tc - synthétique
13 14 15 30.974 16 17 18
26.982 28.086 32.065 35.453 39.948
NOM DE L'ÉLÉMENT
3 Na Mg Al Si P S Cl Ar
VIIIB
SODIUM MAGNÉSIUM 3 IIIB 4 IVB 5 VB 6 VIB 7 VIIB 8 9 10 11 IB 12 IIB ALUMINIUM SILICIUM PHOSPHORE SOUFRE CHLORE ARGON

19 39.098 20 40.078 21 44.956 22 47.867


23 50.94224 51.996
25 54.938 26 55.845 27 58.933 28 58.693 29 63.546 30 65.39 31 69.723 32 72.64 33 74.922 34 78.96 35 79.904 36 83.80

4 K Ca Sc Ti V Cr Mn Fe Co Ni Cu Zn Ga Ge As Se Br Kr
POTASSIUM CALCIUM SCANDIUM TITANE VANADIUM CHROME MANGANÈSE FER COBALT NICKEL CUIVRE ZINC GALLIUM GERMANIUM ARSENIC SÉLÉNIUM BROME KRYPTON

37 85.468 38 87.62 39 88.906 40 91.224 41 92.906 42 95.94 43 (98) 44 101.07 45 102.91 46 106.42 47 107.87 48 112.41 49 114.82 50 118.71 51 121.76 52 127.60 53 126.90 54 131.29

5 Rb Sr Y Zr Nb Mo Tc Ru Rh Pd Ag Cd In Sn Sb Te I Xe
RUBIDIUM STRONTIUM YTTRIUM ZIRCONIUM NIOBIUM MOLYBDÈNE TECHNÉTIUM RUTHÉNIUM RHODIUM PALLADIUM ARGENT CADMIUM INDIUM ETAIN ANTIMOINE TELLURE IODE XÉNON

55 132.91 56 137.33 57-71 72 178.49 73 180.95 74 183.84 75 186.21 76 190.23 77 192.22 78 195.08 79 196.97 80 200.59 81 204.38 82 207.2 83 208.98 84 (209) 85 (210) 86 (222)

6 Cs Ba La-Lu Hf Ta W Re Os Ir Pt Au Hg Tl Pb Bi Po At Rn
Lanthanides
CÉSIUM BARYUM HAFNIUM TANTALE TUNGSTÈNE RHÉNIUM OSMIUM IRIDIUM PLATINE OR MERCURE THALLIUM PLOMB BISMUTH POLONIUM ASTATE RADON

87 (223) 88 (226) 89-103 104 (261) 105 (262) 106 (266) 107 (264) 108 (277) 109 (268) 110 (281) 111 (272) 112 (285) 114 (289)

7 Fr Ra Ac-Lr Rf Db Sg Bh Hs Mt Uun Uuu Uub Uuq


FRANCIUM RADIUM
Actinides RUTHERFORDIUM DUBNIUM SEABORGIUM BOHRIUM HASSIUM MEITNERIUM UNUNNILIUM UNUNUNIUM UNUNBIUM UNUNQUADIUM

LANTHANIDES Copyright © 1998-2003 EniG. (eni@ktf-split.hr)


(1) Pure Appl. Chem., 73, No. 4, 667-683 (2001) 57 138.91 58 140.12 59 140.91 60 144.24 61 (145) 62 150.36 63 151.96 64 157.25 65 158.93 66 162.50 67 164.93 68 167.26 69 168.93 70 173.04 71 174.97
La masse atomique relative est donnée avec
cinq chiffres significatifs. Pour les éléments qui
n'ont pas de nucléides stables, la valeur entre La Ce Pr Nd Pm Sm Eu Gd Tb Dy Ho Er Tm Yb Lu
parenthèses indique le nombre de masse de
LANTHANE CÉRIUM PRASÉODYME NÉODYME PROMÉTHIUM SAMARIUM EUROPIUM GADOLINIUM TERBIUM DYSPROSIUM HOLMIUM ERBIUM THULIUM YTTERBIUM LUTÉTIUM
l'isotope de l'élément ayant la durée de vie la
plus grande. ACTINIDES
Toutefois, pour les trois éléments Th, Pa et U
qui ont une composition isotopique terrestre 89 (227) 90 232.04 91 231.04 92 238.03 93 (237) 94 (244) 95 (243) 96 (247) 97 (247) 98 (251) 99 (252) 100 (257) 101 (258) 102 (259) 103 (262)
connue, une masse atomique est indiquée.
Ac Th Pa U Np Pu Am Cm Bk Cf Es Fm Md No Lr
Editor: Michel Ditria ACTINIUM THORIUM PROTACTINIUM URANIUM NEPTUNIUM PLUTONIUM AMÉRICIUM CURIUM BERKÉLIUM CALIFORNIUM EINSTEINIUM FERMIUM MENDELÉVIUM NOBÉLIUM LAWRENCIUM
I. Composition chimique
A X : élément (atome)
Atome : notation
Z X Z : numéro atomique = nbre de proton = nbre d’e- ; N : nbre de neutron
A : nbre de masse = Z+N

Isotopes : éléments chimiques de même numéro atomique (même nbre


d’e-) avec un nbre de neutron différent
12 13 14
6 C; C; C
6 6
Le tableau de Mendeleïev est constitué de 7 lignes appelées  périodes et 18
colonnes appelées familles.
Groupes
Famille – colonne : même nbre d’e- sur la couche externe – même propriétés
physiques et chimiques en générale.
Période – ligne : même valeur du nombre quantique principal – niveau
d’énergie proche.
Données
mp = mn= 1,67265 10 – 27 kg = 1836 me ; me= = 9,109 10-31 kg
Qp = 1,6 10-19 C ; Qe = -1,6 .10-19 C
Na = 6,022 10+23 mol-1 = Nombre d’Avogadro
II. Liaison chimique
La nature des liaisons chimiques dépend de beaucoup des atomes mis
en présence «  quand on parle de liaison, on fait abstraction des
éléments qui ne peuvent se lier ».
Ces liaisons peuvent êtres fortes ou faibles énergétiquement. On
parlera de liaison secondaire pour celles de faible énergie c’est à dire
facile à rompre. On en distingue donc 2 types
!  Liaisons fortes :
•  Liaisons covalentes
•  Liaisons ioniques
•  Liaisons métalliques
!  Liaisons faibles ou secondaires :
•  Liaisons de van-der-waals
•  Liaisons hydrogène
1. Notions complémentaires
L’établissement d’une liaison chimique fait appel à un certain nombre
de caractéristiques des atomes mis en commun dont :
!  Le rayon atomique ra
!  L’énergie d’ionisation EI ou I
!  L’affinité électronique AE
!  L’électronégativité EN ou X

Une certaine cohésion doit s’établir au sein de la structure et la force


liée à cette cohésion maintient les atomes liés les uns aux autres.
a. Rayon atomique – Rayon de covalence –
Distance interatomique
Le rayon atomique d’un élément chimique est une mesure de la taille
de ces atomes; d’habitude c’est la distance moyenne entre le noyau et
la frontière du nuage électronique. QUE POUR LES ATOMES ISOLÉS
Frontière n’étant pas une entité physique, la définition la plus simple
et plus accessible est obtenue à partir d’une liaison covalente dans une
molécule (distance interatomique d) – dans une molécule diatomique
on suppose que d=2r.
Valeurs approximatives car les d’orbites des e- pas bien définie ni de
taille précise, la distance interatomique ne descend jamais au delà
1,2ra
Remarque : Pour déterminer le rayon atomique de O on
prendra la moitié de la distance O-O dans H2O2 (g) ( dO-O = 148
pm) et non dans O2(g) (dO=O = 121 pm ).
a. Rayon atomique – Rayon de covalence –
Distance interatomique

NB. Dans le Tableau périodique, le rayon atomique augmente :


!  de la gauche vers la droite sur une période : effet de charge
!  du haut vers le bas sur une colonne : effet de distance
b. Énergie (eV) ou Potentiel (V) d’Ionisation
C’est l’énergie minimale qu’il faut fournir à un atome neutre pour lui
arracher un électron à l’état gazeux et formé un ion positif

C’est aussi l’énergie de 1ère ionisation. Si l’atome possède d’autres e-,


on peut définir l’énergie de 2ème ionisation : qui l’énergie minimale à
fournir pour arracher un second e- après que le 1èr soit déjà extrait.
L’énergie de la n-ième ionisation est l’énergie requise (minimale) pour
arracher le n-ième e- après que les (n-1) premiers e- les soient déjà.
b. Énergie (eV) ou Potentiel (V) d’Ionisation
C’est la différence entre l’énergie totale de l’atome et l’énergie totale
de l’ion une fois positif, chacun dans leur état fondamental
NB. Dans le Tableau périodique, l’énergie d’ionisation évolue
!  dans une période, lorsque Z augmente en allant de gauche à
droit effet de charge : EI augmente
!  dans une colonne, du haut vers le bas (la distance noyau-e-
périphérique augmente donc l’attraction électronique
diminue) : EI diminue c’est effet de distance
c. Affinité électronique
C’est la quantité d’énergie mise en œuvre lors de la fixation d’un
électron sur un atome neutre à l’état gazeux.
"  C’est aussi l’énergie de fixation d’un électron sur un atome
isolé.
"  Le concept d’AE est l’opposé de celui de l’EI en chimie
physique ; mais cette énergie ne
peut être positive ou négative

Efix
A (g) + e- A- (g) AE = - Efix

Plus la valeur de l’AE est grande, plus l’ion formé est stable.
Une AE négative signifie qu’il faut fournir à cet atome pour lui fixer
(ou attacher) un e-
Si AE > 0 : A-(g) a alors une énergie plus faible que A(g) : l’ion
A-(g) est plus stable que A(g).
c. Affinité électronique
NB. Dans le Tableau périodique, l’affinité électronique évolue
!  dans une période, lorsque Z augmente (de la gauche vers la
droite) : |AE| a tendance à augmenter en valeur absolue, c’est
l’effet de charge
!  dans une colonne (groupe), du haut vers le bas du fait que
l’augmentation ra faisant diminuer l’action du champ attractif
du noyau sur les e- des couches externes et augmentant ainsi
celle de la répulsion des autres e-: |AE| diminue (en valeur
absolue) c’est l’effet de distance
d. Électronégativité
L’électronégativité d’un atome A est la tendance que possède cet
atome à attirer vers lui les électrons d’un autre atome B au sein d’une
liaison covalente A-B.
!  L’affinité électronique de A est plus élevée
!  Le potentiel d’ionisation de B est faible
Conséquences
"  Apparition de charge partielle sur les atomes partageant la liaison c’est
à dire un dipôle.
"  La charge partielle négative est portée par l’atome le plus
électronégatif
C’est une grandeur relative et elle est évaluée par les échelles de
Mulliken et de Pauling
Quelque soit l’échelle utilisée, l’électronégativité varie dans le même
sens que le potentiel d’ionisation et l’affinité électronique
d. Électronégativité
NB : Dans le tableau de Mendeleïev, l’EN augmente de la gauche vers
la droite sur une période et du bas vers le haut sur une colonne.

Conséquence :
le Fluor F est l’élément est plus électronégatif : sa valeur est
estimé à 4 pour cet élément.
d. Électronégativité
Echelles d’électronégativité
!  Echelle de Mulliken
Selon cette échelle, l’EN d’un atome est donné par la moyenne arithmétique
de l’énergie de 1er ionisation EI1 et de l’affinité électronique AE.

EI1 + AE en eV
EN =
2
!  Echelle de Pauling
Elle est basée sur l’énergie de dissociation des molécules diatomiques. L'écart
des électronégativités entre deux atomes A et B est la racine carrée de la
différence entre l'énergie de dissociation de la molécule AB (B est plus
électronégatif que A) et la moyenne des énergies de dissociation des
molécules AA et BB.

EN B − EN A = 0,102 × E AB − E AA × EBB EN B − EN A = 0, 208 × E AB − E AA × EBB


EAB , EAA et EBB en Kj/mol EAB , EAA et EBB en Kcal/mol
2. Liaisons fortes
Dans ses différents états, la matière est généralement formée par des
molécules et parfois par des assemblages ioniques. La présence
d’atomes libres est souvent due à des conditions expérimentales
exceptionnelles telles que le vide interstitiel, les champs magnétique
et électrique intenses.

Ce caractère énergétique fort se reflète dans les propriétés telles que


mécaniques. Ce sont ces liaisons qu’on retrouve dans la plupart des
matériaux. Elle assure la cohésion de la structure.
a. Liaisons covalentes
C’est une mise en commun d’électron pour compléter la couche externe de
chaque élément (atome) afin de devenir stable : Règles de l’Octet et du Duet.
"  La liaison assurée par les e- de valence
Principalement chez les non-métaux (O, C, N, etc…)
Exemples : Cl2, CH4, O2

Les énergies de liaison peuvent très fortes comme dans le cas du Diamant (C)
ou elle peuvent dépasser 713 Kj/mol à 3500°C ; ou très faible comme dans le
cas du Bismuth (Bi) ce qui lui confère une fusion à 270°C.
Ces liaisons sont présent aussi dans les polymères.
b. Liaisons ioniques
C’est une liaison assurée par le transfert d’un électron d’un atome à un autre.
Après la liaison les deux éléments forment un dipôle, chacun des éléments
portant une charge électrique.
Liaison s’effectuant généralement entre un métal et un non métal.
C’est une attraction coulombienne
"  Ces liaisons sont non directionnelles
"  Les attractions coulombiennes sont maximisées
"  Les répulsions sont minimisées
Exemple : NaCl, CaCl2, ZrO2, MgO, etc.
# Liaison ionique vs liaison covalente

Les électrons de liaisons sont fortement localisés


c. Liaisons métalliques
C’Est une mise Tcommun des électrons périphériques des atomes (métaux).
Ces e- libres et délocalisés constituent un gaz qui assure la cohésion de
l’ensemble des cations provenant des atomes ayant libérés leurs e- de valence.
Les électrons de la liaison métallique sont mobiles et disponibles.
Exemple : Cristal de Na
Remarque :
Délocalisation des e- fait que les liaisons
métalliques sont non-directionnelles.
Les énergies de liaison peuvent être fortes
comme faibles; et varient entre 850Kj/mol
et 68Kj/mol pour respectivement des
fusions à 3410°C et -39°C.
Liaison concerne les éléments des groupes
IA, IIA et tous les métaux du tableau
périodique.
2. Liaisons secondaires
Ce sont des liaisons d’énergie d’environ 10Kj/mol, que l’on observe
entre atomes ou molécules.
C’est une existence virtuelle, par de simples attractions
électrostatiques entre charges électriques de signes opposées i.e
apparaissant entre pôle + et – de molécules à répartition de charges
inhomogènes ou polarisables.
Exemples:
!  liaisons de van der waals : entre chaînes macromoléculaires
!  liaisons hydrogènes : eau, neige
III. Structure
Les matériaux solides peuvent être classifiés en se basant sur la régularité
avec laquelle les atomes ou ions le constituant sont arrangés les uns par
rapport aux autres.
Beaucoup des propriétés des matériaux dépendent de l’arrangement
géométrique des atomes et aussi des interactions qui existent entre ces
constituants tels les atomes et les molécules.
Les propriétés de certains matériaux sont directement reliées à leurs
structures cristallines. De plus des différences significatives existent
entre les matériaux cristallins et non-cristallins de même composition.
Exemple : les céramiques et polymères non-cristallins sont optiquement
transparents ; par contre les mêmes matériaux (céramique et polymères)
cristallins ou semi cristallins tendent à donner des matériaux opaques ou au
mieux translucides.
NB. On parle de structure du matériau à différencier avec la structure de
l’atome
1. Solides amorphes
Un matériau amorphe ou vitreux est un matériau dans lequel, les
atomes sont disposés de manière aléatoire. Cependant il existe au sein
de ces matériaux un ordre à courte distance qui peut être mis en
évidence pour des considérations purement stériques [encombrement
des sphères voisines.
Ces matériaux sont généralement des céramiques et verres, des
polymères.
Les polymères peuvent être complétement amorphes ou sémi-
cristallins,

NB. Un abaissement brusque de la température est la cause de


la formation d’un solide non cristallin.
a. Matériaux amorphes macromoléculaires

a) PE en disposition 3D – b) Ensemble de macromolécules linéaires


c) Macromolécules linéaires ramifiées
d) Macromolécules réticulées
e) Macromolècules semi-cristallin
b. Cellule de Wigner-Seitz

On appelle cellule de Wigner-Seitz (ou de Voronoï ou de Dirichlet)


l’enveloppe intérieure à l’ensemble des plans médiateurs qui
entourent un atome donné.

Le nombre de ces proches voisins, égal au nombre de facettes du


polyèdre de Wigner-Seitz, s’appelle nombre de coordinance de
l’atome central considéré.
2. Solides cristallins
Un cristal est un ensemble d’atomes (ou de molécules) disposés de
manière périodique dans les trois directions et présentant aussi bien
un ordre à courte distance qu’à longue distance.
Il peut être défini à partir de deux données : le réseau cristallin et
le motif atomique.
NB. Tous les métaux, beaucoup de céramiques et certains polymères
sous certaines conditions forment des structures cristallines.

Certaines propriétés des solides cristallins dépendent de la structure


cristalline du matériau i.e la manière dont les atomes, ions ou
molécules occupent l’espace.
2. Solides cristallins
Il existe un large éventail de différentes structures cristallines et tous
possédant un ordre atomique à longue distance.
Structures : simples généralement pour les métaux ; très compliquées pour
les céramiques et les polymères

!  Cristal parfait : Un solide cristallin, dont l’arrangement


répétitif et périodique des atomes est
parfait ou s’étend sur tout l’échantillon
sans interruption.
Toutes les mailles se lient dans la même
direction et ont la même orientation.
Existent dans la nature mais aussi peuvent
être obtenus de manière artificielle.
Forme géométrique régulière à faces
planes.
Exemples : pierres précieuses, matériaux
semi-conducteurs, cristal de Si
Garnet single crystal that was found in Tongbei, (technologies modernes)
Fujian Province, China.
Materials Sciences and Engineering: an introduction /D Callister/Copyright © 2007 John Wiley & Sons, Inc. All rights reserved.
2. Solides cristallins
!  Solides poly-cristallins :
Solides cristallins composés d’une collection de plusieurs petits
cristaux ou grains ; ces matériaux sont appelés des poly-cristallins.
#  Initialement de petits cristaux ou nucléons se forment à
différentes positions avec des orientations cristallographiques
arbitraires.
#  Les petits cristaux croissent par addition successive de la
couche liquide de l’atome voisin à sa structure.
#  Les extrémités des grains adjacents se gênent dés que le
procédés de solidification s’approche de sa fin.
Les grains dans les matériaux poly-cristallins ont une orientation
cristallographique préférentielle : on dit qu’on a une texture.
2. Solides cristallins
!  Anisotropie
Les propriétés physiques des
cristaux parfaits de certaines
substances dépendent de la
direction cristallographique. Par
exemple le module d’élasticité
(module de Young), la
conductivité électrique et
l’indice de réfraction peuvent
avoir différentes valeurs selon la
direction cristallographique
considérée soit [100] et [111].
Cette différence des propriétés
selon la direction de mesure est
appelée l’anisotropie.
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2. Solides cristallins
!  Anisotropie
Elle est associée à la variance de l’arrangement atomique ou ionique avec la direction
cristallographique. Les substances où les propriétés mesurées sont indépendantes de
la direction de mesure sont isotropes. Le degré et l‘importance des effets
anisotropiques dans les matériaux cristallins sont dépendants de la symétrie de la
structure cristalline.
NB. Le degré d’anisotropie augmente avec l’augmentation de la symétrie du cristal.
Les structures tricliniques sont généralement anisotropes.
Exemple : évolution du module de Young de quelques cristaux dans les 3 directions
cristallographiques [100], [110], et [111]
Young Modulus [GPa]

Metal& [100]! [110] [111]


72,6 76,1
Aluminum! 63.7!
130.3 191,1
Copper! 66.7!

Iron! 125.0! 210,5 272,7

Tungsten! 384.6! 384.6 384.6

!
a. Cristallographie
When describing crystalline structures,
atoms (or ions) are thought of as being solid
spheres having well-defined diameters. This
is termed the atomic hard sphere model in
which spheres representing nearest-
neighbor atoms touch one another. An
example of the hard sphere model for the
atomic arrangement found in some of the
common elemental metals is displayed in
this figure.
In this particular case all the atoms are
identical. Sometimes the term lattice is
used in the context of crystal structures ; in
this sense “lattice” means a three-
dimensional array of points coinciding with
atom positions (or sphere centers).
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a. Cristallographie
!  Réseau cristallin
C’est un ensemble tridimensionnel de points imaginaires, les nœuds,
disposés de manière périodique dans les trois directions de l’espace. Il peut
être généré par répétition, un nombre entier de fois, de trois vecteurs de base
qui définissent une maille élémentaire du réseau d’origine arbitraire. Les
nœuds du réseau sont donc tous les points de l’espace de coordonnées
entières dans la base choisie. Les nœuds s’ordonnent en rangées et en plans
réticulaires.
a. Cristallographie
Par souci simplicité on se situe sur la maille présentant le maximum de
points de symétrie, ce qui nous amène souvent à choisir une maille multiple
i.e contenant plusieurs noeuds du système...
C’est ainsi qu’on se retrouve avec 7 systèmes cristallins répartis en 14
réseaux de Bravais
(par ajout des nœuds supplémentaires au centre de la maille, aux centres de deux bases ou aux
centres des six faces sans pour autant perdre les propriétés de la périodicité et la symétrie des
réseaux correspondants).

!  Systèmes cristallins

#  Triclinique #  Rhomboédrique
#  Monoclinique #  Hexagonal
#  Orthorhombique #  Cubique
#  Quadratique
a. Cristallographie
!  Motif atomique
C’est un ensemble d’atomes (identiques ou différents), avec leur position
relative, qui doit être reporté en chaque nœud du réseau cristallin pour
reconstituer exactement la totalité des atomes du cristal, sans vide ni
recouvrement.
Le motif atomique est défini par la nature de chaque atome et les coordonnées
de son emplacement ou site dans les vecteurs de base de la maille.

NB. Les symétries du réseau et les symétries possibles du motif conduisent à


la définition de 230 groupes d’espace

!  Coordonnées
La position de chaque nœud doit pouvoir être
spécifiée avec ces coordonnées (q,r,s) considérées
comme des fractions multiples des dimensions
(a,b,c) de la maille élémentaire.
a. Cristallographie
!  Directions cristallographiques
On appelle direction cristallographique l’ensemble des rangées d’atomes
parallèles et orientées dans une même direction. Elle est défini comme la
ligne reliant 2 points (nœuds) ou un vecteur.

$  Indice de direction
Les directions cristallographique sont repérables sans ambiguïté par un trio de
nombres entiers entre crochet et séparés sans virgule appelés indices de
direction. Ex : [241]. En général on parle des indices [hkl]

Ces indices sont les 3 coordonnées du prochain


nœud du réseau rencontré dans la direction
souhaité.
Même forme de direction <hkl> : directions
cristallographique équivalentes à une opération
de symétrie
a. Cristallographie
!  Plans cristallographiques
On appelle plan cristallographique l’ensemble des plans atomiques
parallèles équidistants possédant une orientation donnée et une distance
caractéristique donnée.
$  Indices de plan
Le plan cristallographique est repérable et désigné sans ambiguïté par ses
indices (« indices de Miller ») sous forme d’un ensemble de 3 nombres entiers
entre parenthèses. Ex : (243)
Les indices (hkl) du plan cristallographique correspondant sont les trois
nombres obligatoirement entiers de segments égaux découpés par les plans de
la famille des vecteurs de base.
Le plan de la famille (hkl) le plus proche de l’origine coupe les vecteurs de base
en 1/h, 1/k et 1/l
Même forme de plan {hkl} : directions cristallographique équivalentes à
une opération de symétrie près.
a. Cristallographie
!  Plans cristallographiques
a. Cristallographie
!  Densité atomique
La densité atomique d’un plan ou d’une rangée cristallographique est le
nombre d’atomes par unité de surface (respectivement de longueur) que
contient ce plan (respectivement cette rangée).
Dans un cristal à atomes tous identiques, la densité maximale est atteinte :
"  dans une rangée lorsque les atomes qu’elle contient sont jointifs;
"  dans un plan lorsque les atomes sont dans un empilement hexagonal
de triangles équilatéraux
Comme une famille de plans cristallographiques doit contenir tous les atomes
du cristal :
%  + sa distance caractéristique dhkl est grande, + sa densité atomique
est élevée.
Remarque : Le classement des plans cristallographiques par distance et
densité décroissante permet de déterminer les plans les plus denses d’une
structure cristalline donnée, qui y constituent des « feuillets » à grand
éloignement et forte cohésion
a. Cristallographie
Un empilement compact est la manière d’agencer ou d’arranger des atomes (considérés
comme des sphères dures) dans l’espace afin d’avoir une densité maximale.
!  Considérons un plan compact (plan A), on peut placer une quatrième sphère sur le
creux formé par les trois sphères en contact du plan A ; ainsi es centres des sphères
forment un tétraèdre régulier.
•  En plaçant des sphères dans les creux du plan compact A comme dans l’exemple, on
obtient un deuxième plan compact (plan B).
•  Si on veut placer d’autres sphères sur un 3ème plan au dessus des plans A et B, on a
deux choix:
1.  Soit on les place en correspondance
avec les centres des sphères du plan
1 compact A ; plan C plan A :
ABABAB
2.  Soit dans une 3ème possibilité de
2 placement définissant un 3ème plan
compact (plan C) : ABCABCABC
a. Cristallographie
Ces 3 plans compacts peuvent se combiner et ainsi former une multitude
d’empilement mais ces seulement ces deux nous intéressent.
A-B-A-B… empilement dit « hexagonal compact »
A-B-C-A-B-C… empilement dit « cubique à faces centrées »

Quel que soit l'arrangement, chaque sphère est entourée de 12 autres sphères
et la densité volumique vaut dans tous les cas :
π
d= = 0, 74048 Compacité : 0,74 ; vide 28% de la maille
3 2
b. Réseaux cristallins courants
!  Structure hexagonale compacte HC (HCP)

a=b≠c
α = β = π/2 ; γ = 2π/3

Empilement compact de plans compacts, selon une séquence binaire


A-B-A-B… , le long de l’axe du prisme hexagonal.
b. Réseaux cristallins courants
!  Structure hexagonale compacte HC (HCP)
Maille hexagonale :
12 atomes (sommets) : 12 x 1/6
2 atomes (centres) : 2 x 1/2
3 atomes (à c = 2) : 3 x 1
Total : 6 atomes / maille

Maille élémentaire :
8 atomes (sommets) : 8 x 1/8
1 atome (à c = 2) : 1 x 1
Total : 2 atomes / maille élémentaire
b. Réseaux cristallins courants
!  Structure Cubique à Faces Centrées CFC (FCC)

Maille :
8 atomes (sommets) : 8 x 1/8
6 atomes (centres) : 6 x ½
Total : 4 atomes / maille
b. Réseaux cristallins courants
!  Structure Cubique à Faces Centrées CFC (FCC)

a=b=c
α = β = γ = π/2

Empilement compact de plans compacts, selon une séquence ternaire


A-B-C-A-B-C-A-B-C-..., le long des directions <111> du cristal.
b. Réseaux cristallins courants
!  Structure Cubique Centrée CC (BCC)

a = b = c ; α = β = γ = π/2
Compacité : 0,68 ; vide : 32% de la maille
Maille :
8 atomes (sommets) : 8 x 1/8 Total : 2 atomes / maille
1 atomes (centre) : 1 x 1
Cette structure ne comporte aucun plan compact, pour l’empilement
chaque sphère (atome) repose sur 4 autres sphères. Chaque atome a 8
voisins immédiats.
b. Réseaux cristallins courants
!  Structure Cubique-Diamant CD

C’est un réseau CFC avec un motif à deux atomes. Dans ce type de structure
chaque atome est entouré de quatre autres disposés aux sommets d’un tétraèdre
régulier.
NB. Dans les cristaux à structure cubique, une direction [h,k,l] est
perpendiculaire aux plans (h,k,l) ; la distance dhkl caractéristique de la forme de
plans {h,k,l} s’exprime en fonction du paramètre de maille a par :
a
dhkl =
h2 + k 2 + l 2
c. Polymorphisme - Allotropie
Certains métaux et non métaux, peuvent avoir plus d’une structure
cristalline : ce phénomène est connu sous le nom de polymorphisme. Dans
les éléments solides, il est souvent appelé allotropie.
La structure cristalline commune dépend des 2 grandeurs : température (T)
et pression (P).
Exemples :
Carbone C :
Graphite polymorphe de C stable à température ambiante
Diamant polymorphe de C est formé à des pressions élevées
Étain Sn :
c. Polymorphisme - Allotropie
Fer pur :
Structure CC (BCC) à température ambiante
Structure CFC (FCC) à 912 °C
Structure CC à 1394 °C
Body-Centered Cubic : BCC ; Face-Centered Cubic : FCC

NB: De plus une modification de la densité et des propriétés physiques


accompagnent une transformation polymorphique ou allotropique

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