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APPROCHES ÉXPÉRIMENTALES EN RECHERCHE

Réchauffement climatique : crise de la biodiversité

Les implications en biologie de la conversation et de l’invasion

Le climat a façonné la biodiversité depuis des années : il y a eu 5 grandes crises


d’extinctions massives. On est rentrés dans « la 6e extinction » qui semble être la plus rapide
à cause de l’H. les interactions entre les organismes sont de plus en plus fragiles.

I/ La biodiversité

La biodiversité existe à tous les niveaux d’organisations biologiques. Biotope (lieu de vie
avec ses caractéristiques précises) et biocénose (ensemble des espèces habitant dans un
espace écologique) forment l’écosystème  sujet apparu il y a peu car on s’est rendus
compte que si les espèces disparaissaient, cela venait sûrement du fait qu’on détruisait leurs
milieux.

Biodiversité = l’abondance et les distributions des génotypes, espèces, communautés (dans


une biocénose), écosystèmes et biomes ainsi que leurs interactions.

Trois niveaux de biodiversité :

Écosystèmes : • interactions avec l’environnement

• réseaux trophiques complexes

Espèces : • reproduction

• transmission du matériel génétique

Gènes : • ADN = caractéristique de chaque individu

• ADN = à l’origine de la diversité du vivant

Changement de la biodiversité  :

Différents facteurs de modification de la biodiversité :

- Destruction de l’habitat des espèces * (ex : déforestation formant des déserts


biologiques, assèchement de certains lacs, en fonction des besoins de l’H)
- L’introduction d’espèces invasives (mondialisation des échanges)
- Surexploitation des espèces (expansion démographique de l’H, élimination complètes
d’espèces…)
- Pollution environnementale
- Changement climatique *

(* les 2 facteurs majeurs du changement global)


Les points de basculement de la biodiversité :

Il en existe en Amazonie, en Arctique, dans la Toundra, au Sahara par exemple et dans


d’autres lieux sur Terre. Tous ces lieux sont plus ou moins exposés aux facteurs de
changement de la biodiversité.

Ils correspondent à des changements significatifs dans les écosystèmes ayant des impacts
importants sur la biodiversité ou les services écosystémiques. Ils sont difficiles à prédire :
principe de précaution pour les activités humaines en cause.

En recherche, on fait des prédictions, certes incertaines, sur les futures extinctions (en
millions d’espèces / an). Les prédictions sont basées sur 3 trois périodes : le passé ancien et
le passé présent, qui sont des références clés sur les extinctions déjà passées, et le passé
futur qui correspond aux futures prédictions.

 Des scénarios différents mais basés sur les mêmes organismes peuvent impacter sur
l’extinction des espèces (plantes, oiseaux etc…).
 Les taux d’extinctions futurs (toujours incertains) sont tous largement plus grands que
les taux d’extinction passés
 Le changement de l’utilisation des terres est responsable des ¾ des extinctions
 Le changement climatique correspond à la quasi-totalité du reste. Dans les futures
prédictions, c’est ce changement climatique qui risque de mener au plus d’extinctions
(incertain).

Les espèces et le temps qu’il fait…

Les espèces ont des aires de distribution limitées qui dépendent de paramètres abiotiques
(caractéristiques physicochimiques de l’environnement comme la température, l’humidité, le
pH…) et/ou biotiques (interactions avec les autres espèces).

 L’ensemble des préférences de l’espèce détermine sa « niche écologique »

II/ Le changement global (le climat)

Le climat a façonné la biodiversité, mais la biodiversité régule le climat 

• Température et humidité sont les critères qui expliquent au mieux la répartition des
populations.

• Si la Terre possède le climat que nous lui connaissons, c’est sans doute grâce à certaines
régions du monde très riches en biodiversité, comme l’Amazonie (poumon du monde qui
joue un rôle énorme dans la régulation du CO2)

• Les interactions sont fragiles et risquent aujourd’hui d’être modifiées en raison du


changement climatique en grande partie imputable aux activités humaines.

• La diversité végétale et la structure des paysages ont influencé le climat au niveau local
(humidité, température…) mais aussi au niveau global (grands cycles biogéochimiques,
eau , CO2, absorbent le CO2 et libèrent de l’O2
Effets du changement climatique sur les espèces  :

• Modification du métabolisme et du développement des animaux et végétaux (modifie les


interactions entre espèces)

• Perturbation des cycles de vie (migration, reproduction floraison…)

• Modifications importantes et rapides : un accroissement annuel de 3 degrés en zone


tempérée engendrerait un déplacement des isothermes de 300-400 km vers les pôles et
500m en altitude.

Des changements importants dans la distribution et l’abondance des espèces  :

• le climat change

• les aires de distribution des espèces se modifient, mais pas pour toutes les espèces
(certaines ne pourront pas bouger et de s’adapter au milieu) : « migrer ne va pas de soi »
(capacités de migration)

 Espèces animales
 Espèces végétales

Il faut donc s’adapter au milieu, migrer pour pouvoir survivre. Sinon, c’est une probable
disparition de l’espèce qui peut avoir lieu.

Le réchauffement climatique d’origine anthropique  est un risque majeur pour l’évolution de la


biodiversité

En tenant compte des scénarios climatiques : extinction de 15 à 37% d’espèces d’ici 2050

D’autres facteurs sont en cause :

o La capacité d’atteindre des zones favorables est conditionnée par la perte


d’habitat et la fragmentation du milieu.
o La capacité à survivre dans une zone climatique peut être affectée par de
nouvelles espèces invasives.

III/ Les recherches

Les recherches en biologie évolutive :

• évaluer la biodiversité (faire de grands tableaux récapitulatifs d’évaluation des risques


futurs)

• retracer les routes de recolonisations post-glaciaires (histoire évolutives des espèces) 


comment elles pourraient se redistribuer à la suite de ces épisodes

• identifier les unités de conservation  certaines espèces sont réintroduites dans des
habitats naturels

• identifier les populations / espèces vivantes

• retracer les routes d’invasion


• préciser les traits adaptatifs des espèces (dispersion, adaptation climatique…)  est-ce
que les espèces peuvent s’adapter aux changements climatiques ?

Un outil  : l’ADN (étudier la variation à l’intérieur des cellules)

• c’est un caractère commun à tous les êtres vivants

• c’est aussi un véritable enregistreur des modifications au cours du temps (mutations)  on


pourra remonter dans le temps et retrouver l’ancêtre hypothétique qu’il y avait entre plusieurs
espèces.

Différentes échelles évolutives… des gènes à vitesses d’évolution différentes

ADN nucléaire, mitochondrial (évoluant 10x plus vite que l’ADN nucléaire  lorsque l’ADN
nucléaire montrera 1 changement, celui-ci en montrera près de 10x plus), chloroplastique

Microsatellites (marqueurs moléculaires hautement variables permettant de voir les


différences biologiques), SNPs.

Au cours du temps, les évolutions se superposent et ce qu’on voit c’est la dernière évolution.

Plus un gène évolue rapidement, plus on a de chances de voir des changements


récents

Définir les unités de conservation de l’ours brun

La réintroduction :
Quand on veut réintroduire une espèce, il faut :

- Qu’il y ait proximité génétique entre les espèces


- Des conditions géologiques similaires à leur environnement de base
- Réintroduire une espèce en bonne santé

Dans le cas des ours bruns, ceux ayant été transférés étaient slovènes. Contrairement à ce
que l’on pense, la réintroduction des espèces n’est pas faite directement par les H mais se
fait par le biais de routes de réintroduction.

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