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REFLEXION

ETUDE D’OPPORTUNITE :
« Etude des différentes éventualités techniques pour l’amélioration
(augmenter) de la puissance installée de la centrale hydroélectrique de la
Tshopo (Kisangani) en vue d’une alimentation favorable au projet de
construction de la cimenterie de Maiko (en promesse construction)»

Par :

KIRONGOZI BOLONGO Excellence

Ingénieur d’Études 2
INTRODUCTION...............................................................................................................................3
1. PROBLEMATIQUE.................................................................................................................3
2. CONTEXTE REGIONAL DE L’ETUDE................................................................................4
3. OBJECTIFS DE L’ETUDE.....................................................................................................5
4. INTERET DE L’ETUDE..........................................................................................................5
Chapitre 1 : SITUATION GEOGRAPHIQUE DU SITE DU PROJET......................................6
1.1. Configuration du projet.....................................................................................................6
1.2. Situation démographique...................................................................................................6
1.3. Potentialités..........................................................................................................................7
1.4. Information sur la cimenterie et Evaluation de la demande énergétique..........7
Chapitre 2 : REALISATION DES ETUDES ET ANALYSE D’ALTERNATIVES A
PRENDRE.............................................................................................................................................7
2.1. Première alternative..............................................................................................................8
2.2. Deuxième alternative............................................................................................................9
CONCLUSION..................................................................................................................................11
INTRODUCTION
1. PROBLEMATIQUE
Le ciment est l’un des produits commerciaux les plus importants du secteur
économique de la plupart des pays de l’Afrique subsaharienne. Par rapport aux
enjeux de l’heure, le continent africain s’offre en un vaste chantier capable
d’attirer une dynamique favorable à l’exécution des grands projets de
construction dans le domaine de génie civil. Dans ce domaine, le béton est le
matériau le plus utilisé au détriment du bois et de l’acier faisant de l’usage du
ciment un produit plus que nécessaire pour la réalisation de la plupart d’ouvrages
de génie civil conçus dans les étapes d’études.
Cependant, en République Démocratique du Congo, cette industrie (du ciment)
n’est opérationnelle que dans certaines régions (notamment celles proches de la
ville de Kinshasa en premier pôle et celles proches de la ville de Lubumbashi) et
ne couvre donc nullement tous les grands pôles d’organisation de notre pays. Il se
dégage fatalement un gros déséquilibre dans ce secteur en ce qui concerne les
régions du grand nord (le grand équateur et la province orientale).
Dans le but de résoudre temporairement ce problème qui bloque l’élan du
développement de ce secteur dans ce grand pôle de notre pays, le gouvernement
à travers le ministère des commerces extérieurs a pris dans une communication
récente la décision d’autoriser l’importation d’une quantité très considérable du
ciment venant du Congo Brazzaville, décision très impopulaire et sauvagement
critiquée dans l’opinion publique.
C’est pourquoi, convaincu du caractère indéniable de l’analyse selon laquelle,
l’industrie de transformation est un vecteur sûr du développement d’un pays, la
RD Congo doit très rapidement se lancer dans une politique qui vise à prioriser
des projets de construction des industries de transformation (on parle des
projets intégrateurs).
Derrière cette capacité d’intégration de ce type des projets, l’on peut dégager
des opportunités de relancer d’autre projets de génie civils qui peuvent faire
l’objet d’étude au niveau de l’agence congolaise des grands travaux notamment :
des projets d’apport en énergie en vue de répondre à la demande des machines
permettant le fonctionnement de cette industrie (de ciment pour le cas en
étude), la construction des bâtiments devant abriter l’usine et tous les
accessoires relatifs à son fonctionnement, la réhabilitation ou la construction
des voies d’évacuations des produits(routes, voies navigables et ferroviaires,…).
2. CONTEXTE REGIONAL DE L’ETUDE
Dans le cas de notre étude, nous orientons notre œil analyseur au niveau de la
province de la Tshopo. Cette région située au nord-est de notre pays, ayant
comme chef-lieu la grande ville de Kisangani, était à travers cette dernière (la
ville de Kisangani) il y a quelques années l’un des grands centres industriels au
cœur des enjeux économiques considérables à l’échelle nationale. Ce, grâce à une
présence non négligeable des industries de transformation dont on peut citer la
SOTEXKI (l’une des principales usines transformatrices du coton de l’Afrique :
aujourd’hui dans un état de baisse de production considérable à cause du mauvais
état de la route menant vers la principale région de production de coton en
l’occurrence la localité de Dingila dans le Bas-Uélé), la SORGERI (une des
grandes usines de transformations de l’huile de palme à l’échelle nationale :
aujourd’hui à l’arrêt), la sucrerie de LOTOKILA(en panne de production,…).
Aujourd’hui, comme nous l’avons montré en commentaire, la plupart de ces
sociétés industrielles sont soient à l’arrêt, soient dans un état de déficit
remarquable en matière de production. Entrainant des répercussions sur le plan
de l’apport énergétique dans la province en générale et dans la ville en
particulier.

En effet, pour ressusciter le secteur industriel de la sous-région, des nombreux


projets de relance d’activité industrielle de ces anciennes firmes publiques dans
la région sont projetées mais aussi, des nouvelles initiatives visant la création
d’autres entreprises publiques prônant la promotion de l’industrie sont
envisagées. C’est dans ce cadre, qu’une promesse projetant la construction
incessante de la cimenterie de Maïko faisant renaitre un élan d’espoir
principalement dans le secteur de l’énergie.

Potentiel Nombre Puissance Puissance Répartition de la


total du total de installée de disponible de la desserte énergétique
site de sites la centrale centrale de la dans la ville
Kisangani de la Tshopo Demande Demande
Tshopo industrielle globale de la
ville
647 Mw 14 18.8 Mw Fonctionnement Bralima : 35 Mw
maximal actuel: 4 Mw
12.65Mw
Fonctionnement Sotexki :
récurrent 1.5 Mw
actuel : 3 à 4 Mw
Autres : 4.5
Mw
Total : 10
Mw

Cependant, la centrale hydroélectrique de la Tshopo (principale installation de


production d’énergie dans la ville de Kisangani) offre un potentiel de puissance
installée estimée à quelques 18 MW pour laquelle, elle atteint très difficilement
une puissance disponible de 12 MW. D’après les analyses de la corporation des
entreprises de l’ancienne grande province orientale (dirigée par l’ingénieur
MOKENI Raymond), cette puissance serait largement insuffisante non seulement
pour répondre adéquatement au besoin de la population, mais rendrait impossible
l’alimentation énergétique de la cimenterie en promesse de construction.
Les experts de ladite corporation envisageraient un potentiel chiffré à une
valeur supérieure à 20MW de puissance disponible pour le fonctionnement de
l’industrie en projection et plus loin, ces derniers chiffreraient à 35 MW
l’alimentation raisonnable de la ville de Kisangani d’une manière générale.

Cet ainsi que tout au long de cette étude, il nous sera question d’étudier les
possibilités techniques d’améliorer dans le sens d’augmenter ce potentiel
énergétique en présentant des approches de conception modifiée du système
en amont dans le but de garantir les objectifs que nous nous sommes fixés.

3. OBJECTIFS DE L’ETUDE
- Développer un génie d’aisance dans la manipulation des paramètres qui
contrôlent la puissance de service d’un projet d’aménagement d’une CHE d’une
manière générale ;

- Eliminer le prétexte de déficit énergétique responsable du freinage du


lancement des travaux de construction de la cimenterie de Maïko.

4. INTERET DE L’ETUDE
Saisir l’opportunité d’une étude autour d’un projet intégré : Lequel projet est
centré sur le développement de l’industrie locale en l’occurrence celui relatif au
projet de construction de la cimenterie de Maïko dans la province de la Tshopo.
Ce, en que ce dernier ouvre la voie à :
- Des projets d’aménagement hydroélectriques
responsable d’un apport énergétique considérable pour l’industrie mais aussi
pour la population (le cas de notre étude) ;

- Des projets de construction ou de réhabilitation des voies de communications


(routes, voies navigables,).

Chapitre 1 : SITUATION GEOGRAPHIQUE DU SITE DU


PROJET
1.1. Configuration du projet
Il faut signaler que la centrale hydroélectrique de la Tshopo faisant l’objet de
notre réflexion, est construite autour du potentiel associé à la rivière portant le
même nom et est situé dans la ville de Kisangani.

Quant à la cimenterie, le site de Maïko situé à l’intérieur du territoire d’Ubundu


est celui retenu pour l’aménagement du complexe industriel devant abriter des
bâtiments et l’ensemble d’aménagements nécessaires au fonctionnement de
l’industrie de ciment.

Carte géographique de la province de la Tshopo/ Source : Atlas des énergies renouvelables

1.2. Situation démographique


La province de la Tshopo compte 2.675.205 habitants avec une densité de 13
personnes au km² [contre une moyenne nationale de 31 personnes au km²]. Sa
population qui correspond à 2,73 % de la
population nationale, est composée de 18 ethnies. On y
trouve également des pygmées.

1.3. Potentialités

Les sols tropicaux ferralitiques de la province sont riches en fer et en alumine.


Les grands groupes dominants des sols sont des ferralsols et les ferrisols sur
roches non différenciées ainsi que des sols tropicaux. Ces derniers et les
ferralsols sont d’aptitude agricole moyenne. Dans le bassin des rivières Muma,
Maîko et Tshopo, le sol est riche en calcaires (D’où l’inspiration du projet de
construction de la cimenterie).

1.4. Information sur la cimenterie et Evaluation de la demande


énergétique
Comme nous l’avons signalé dans les points précédents, C’est dans le bassin des
rivières Muma, Maîko et Tshopo, qu’il a été retrouvé le gisement de
calcaires, donnant lieu à la conception du projet visant la construction de la
cimenterie de MAIKO.

Signalons que sur place, les équipes de prospections du terrain, ont retrouvé les
deux composantes nécessaires à la fabrication du ciment, en l’occurrence le
calcaire et l’argile.

Le projet de construction de la cimenterie vise une capacité de production


estimée à 3000 tonnes par jour. Il pourra générer quelques 2000 emplois et
pourraient alimenter les provinces de la Tshopo, du Bas-Uélé, du Haut-Uélé, de
l’Ituri ainsi que les régions du grands Kivu. On estime à 20 millions de personnes,
le nombre des sujets à desservir.

Chapitre 2 : REALISATION DES ETUDES ET ANALYSE


D’ALTERNATIVES A PRENDRE

Les études menées jusqu’à ces jours en rapport avec le problème lié au déficit de
production de la centrale hydroélectrique révèlent la proposition deux
alternatives dont celle d’un réaménagement du site dans le sens mettre en
valeurs l’ensemble des 14 sites étudiés pour maximiser l’exploitation de
l’ensemble du potentiel du site de Kisangani d’une manière générale.
2.1. Première alternative

Comme nous l’avons signalé en introduction, cette alternative concerne la mise en


valeur de l’ensemble des 14 sites étudiés en rapport avec potentiel
hydroélectrique associé à la centrale de la Tshopo autour de la rivière Tshopo au
niveau de la ville de Kisangani.

C’est une alternative qui peut se résumer en deux volets : le premier est centré
sur l’Amélioration du rendement de la centrale et la seconde s’axe sur
l’amélioration de la puissance installée jusqu’ici estimée à 12 MW de l’autre.

Amélioration du rendement de la centrale

Ceci concerne l’entretien et la maintenance des ouvrages et des machines afin de


garantir un rendement maximum en ce qui concerne le fonctionnement des
équipements électromécaniques. C’est-à-dire qu’il faudrait travailler de manière à
réduire l’écart entre la puissance installée de la centrale (estimée à 12 MW) et la
puissance disponible actuelle estimée à 3 MW ou à 4MW dans la plupart de cas
dans son fonctionnement. C’est le rapport de ces deux caractéristiques que sont
respectivement la puissance disponible et la puissance installée qui détermine le
rendement réel de la centrale. Cependant pour augmenter la puissance
disponible, il faudrait :

 S’assurer d’un fonctionnement normal des aménagements hydroélectriques


érigés en amont de la centrale. Par ces aménagements, on peut voir la
retenue, le canal d’amenée (étude de phénomène de sédimentation de ce
dernier), les conduites forcées, la prise d’eau etc…
 Garantir un entretien adéquat des équipements électromécaniques en
l’occurrence le groupe Turbine-Alternateur etc…
 Proposer des moyens efficaces de lutte contre le phénomène d’inondation
qui est récurrent sur le site et qui plonge les travailleurs dans les
conditions d’impossibilité d’assurer le contrôle.
Image de la centrale de la Tshopo/ source : Alain Nubourg

Amélioration de la puissance installée de la centrale

Par cette approche, nous entendons l’amélioration des paramètres hydrauliques


directement proportionnels à la puissance installée de la centrale dont le débit
d’eau, la hauteur d’eau (retenue) etc…

Ceci passe bien évidemment par cette mise en valeurs de l’ensemble du potentiel
hydroélectrique du site et dont les études regroupent en 14 sites.

2.2. Deuxième alternative

La deuxième alternative préconise la mise en valeur du potentiel du site de


BABEBA. Elle est la plus recommandée par les différentes publications autour de
ce projet d’augmentation de production énergétique de la ville de Kisangani. Elle
fait donc l’objet d’un projet entier de construction d’une nouvelle centrale
hydroélectrique.

Pour mener à bien ce projet, il sera question d’accorder un intérêt particulier


autour des études qui visent la construction des structures hydrauliques. Ces
études ont pour objectifs d’analyser les éléments de :

 Faisabilité technique
Cette dernière Implique de satisfaire les équations
descriptives du comportement hydrodynamique des écoulements dans la
structure hydraulique et la stabilité structurale des composantes. Par-là, on
voit :

 Capacité hydraulique du système


 Niveau d’eau, vitesses maximale et minimale
 Stabilité des ouvrages

 Faisabilité économique

La faisabilité technique du projet vise la connaissance du :


 Maximum de bénéfices nets
 Minimum de coûts de construction et d’exploitation

 Faisabilité environnementale

Comme nous l’avons signalé plus haut, les impacts environnementaux sont
nécessaires pour comprendre les éléments suivants :

 Minimum d’impacts négatifs sur l’environnement


 Processus d’évaluation environnementale (BAPE)

Cependant ces types de projets requièrent un caractère multidisciplinaire.

Un projet de construction d’ouvrages de constructions hydrauliques en


aménagement hydroélectrique met en relation des spécialités de nombreuses
disciplines :

- Le génie civil
Les spécialités les plus indiquées en ce qui concerne le domaine du génie civil sont
notamment :

 Géotechnique (fondations) ;
 Structures (dimensionnement des composantes) ;
 Hydraulique (hydrologie, mécanique des fluides, écoulements transitoires,
…)…

- Autres domaines
Pour ce qui est des autres domaines dont l’expertise
peut d’une manière ou d’une autre concourir à la réalisation de ce type de projet,
on peut recourir aux domaines suivants :

 Génies mécanique, électrique, géologique


 Optimisation et simulations (expérimentale/numérique)
 Hydro-informatique
 Planification de projets
 Environnement

CONCLUSION
Au terme de notre réflexion, nous estimons avoir mis en évidence les éléments
nécessaires à une meilleure analyse d’opportunité aux autorités de l’ACGT en ce
qui concerne ce projet intégrateur qui est axé principalement sur la partie
énergétique en réponse à la demande émanant du besoin industriel d’un autre
projet en l’occurrence celui de la construction de la cimenterie de Maiko dans la
province de la Tshopo. Il sied de signaler que ce déficit énergétique est quelque
fois cité comme un des facteurs majeurs de blocage de ce projet. Raison pour
laquelle nous estimons que l’agence congolaise des grands travaux peut saisir
l’opportunité de proposer son expertise pour apporter une solution de haute
portée aux éléments de freinage de ce projet.

BIBLIOGRAPHIE

Prof FUAMBA MUSANDJI, Note de cours de « Centrale hydroélectrique »,


Unikin, Faculté Polytechnique-Département de Génie Civil, Kinshasa, 2017, 34p
(chap4).

Alain NUBOURGH, « Les aventures d’Alain au Congo », 5 ème épisode, s.l, 15


avril 2010, 15p.

Jeannot MATADI MENGA GAMANDA, « ATLAS des énergies renouvelables


de la RDC», Ministère de l’énergie et ressources hydrauliques, Kinshasa, 2016,
584p.

Http/ANONYME, «  Tshopo  : La cimenterie de Maiko bientôt opérationnelle


à Kisangani  », RADIO OKAPI, Kinshasa, 12 novembre 2019.

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