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Le malheur est-il de ne pas être sans désir 

Le malheur est-il DE DESIRER TT LE TPS ? le bonheur est il de désirer mais pas trop ?

le sujet nous fait admettre que le malheur existe. C’est donc un préjugé du sujet. La lecture du sujet nous
amène à penser que le malheur est lie au fait que l’homme ne peut pas rester sans désir. 

Désir : manque, souffrance, impulsion égocentrique ou/et aspiration spirituelle, force de vie, élan
créateur ?

Action de désirer; aspiration profonde de l'homme vers un objet qui réponde à une attente. - Tendance
consciente de l'être vers un objet ou un acte déterminé qui comble une aspiration profonde (bonne ou
mauvaise) de l'âme, du cœur ou de l'esprit".

Malheur

 /bonheur, état essentiellement moral atteint généralement par l'homme lorsqu'il a obtenu tout ce qui lui
paraît bon et qu'il a pu satisfaire pleinement ses désirs, accomplir totalement ses diverses aspirations,
trouver l'équilibre dans l'épanouissement harmonieux de sa personnalité".

Ataraxie, l'absence de trouble, "Tranquillité, impassibilité d'une âme devenue maîtresse d'elle-même au
prix de la sagesse acquise ‘’

 soit par la modération dans la recherche des plaisirs (Épicurisme),


 soit par l'appréciation exacte de la valeur des choses (Stoïcisme),
 soit par la suspension du jugement (Pyrrhonisme et Scepticisme)".

Nous allons donc questionner ce préjugé d’un malheur qui serait possiblement lié au désir  …

I D’emblée on serait tenté de penser que ne pas être sans désir  entraine notre malheur
1. Le désir, de sa nature, est souffrance (SCHOPENHAUER) car dès qu’un désir est satisfait, un
autre nait. L’homme est esclave de ses pulsions. Poursuite sans fin, jamais en repos =
malheur

2. L’homme a tendance à calquer ses désirs sur celui des autres. Mimétisme. Il n’est donc
jamais satisfait = >malheur
Ainsi, le succès du marketing et de la pub est basé sur notre tendance à l’imitation

3. certains désirs sont contradictoires et ils ne peuvent donc pas tous être réalisés. Ils
doivent donc être cohérents…ex du cours

II Néanmoins ce qui nous retient de donner une simple réponse affirmative au sujet est qu'on
peut opposer à cette idée le fait qu’il y a des désirs nécessaires (Epicure)

En effet, ‘’Parmi les désirs nécessaires, certains sont nécessaires au bonheur, d’autres à la tranquillité
durable du corps, d’autres à la vie même.’’ Epicure

Les Epicuriens voient l’ataraxie comme une forme de plaisir perpétuelle. Pour eux, il faut
réaliser les désirs qui nous amènent à ce plaisir perpétuel. L’Epicurien va distinguer les
bons désirs qu’il peut réaliser sans créer de manque et qui vident son esprit de tout
besoin et les désirs vains qui intensifient ce manque.(cours).
.
III Par ailleurs,
1 de nombreux désirs sont contraires à une morale que l’on a intériorisée dès notre plus jeune
âge. Il est donc difficile de désirer tout le temps. 

Normes sociales= frein

2 Nous sommes des animaux doués d’intelligence et donc capables de contrôler nos pulsions

3 pour le stoïcien Epictète, la sagesse /le bonheur est d’abord d’apprendre à ne pas vouloir ce
qui ne dépend pas de nous. Il faut nous modérer dans la recherche de nos plaisirs. Accepter les
évènements tels qu’ils arrivent.

4 bergson lien entre le désir de créer et la joie (cours)

TEXTE 1 D’ÉPICURE SUR LA HIERARCHIE DES DESIRS.


http://philosophia32.over-blog.com/2015/02/lettre-a-menecee-d-epicure-commentaire-
en-lien.html

‘’Il est également à considérer que certains d’entre les désirs sont naturels, d’autres vains, et que si
certains des désirs naturels sont nécessaires, d’autres ne sont seulement que naturels. Parmi les
désirs nécessaires, certains sont nécessaires au bonheur, d’autres à la tranquillité durable du corps,
d’autres à la vie même. Or, une réflexion irréprochable à ce propos sait rapporter tout choix et tout
rejet à la santé du corps et à la sérénité de l’âme, puisque tel est le but de la vie bienheureuse.
C’est sous son influence que nous faisons toute chose, dans la perspective d’éviter la souffrance et
l’angoisse. Quand une bonne fois cette influence a établi sur nous son empire, toute tempête de
l’âme se dissipe, le vivant n’ayant plus à courir comme après l’objet d’un manque, ni à rechercher
cet autre par quoi le bien, de l’âme et du corps serait comblé. C’est alors que nous avons besoin de
plaisir : quand le plaisir nous torture par sa non-présence. Autrement, nous ne sommes plus sous la
dépendance du plaisir.

Voilà pourquoi nous disons que le plaisir est le principe et le but de la vie bienheureuse.’’

les Epicuriens voient l’ataraxie comme une forme de plaisir perpétuelle. Pour eux, il faut
réaliser les désirs qui nous amènent à ce plaisir perpétuel. L’Epicurien va distinguer les
bons désirs qu’il peut réaliser sans créer de manque et qui vident son esprit de tout
besoin et les désirs vains qui intensifient ce manque.

TEXTE 2 D’ÉPICTETE SUR LA DISCRIMINATION DES DESIRS EN FONCTION DE NOTRE


LIBERTE
« 1. Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d’autres non. De nous, dépendent la pensée,
l’impulsion, le désir, l’aversion, bref, tout ce en quoi c’est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps,
l’argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n’est pas nous qui agissons.

2. Ce qui dépend de nous est libre naturellement, ne connaît ni obstacles ni entraves ; ce qui n’en dépend pas est
faible, esclave, exposé aux obstacles et nous est étranger.
3. Donc, rappelle-toi que si tu tiens pour libre ce qui est naturellement esclave et pour un bien propre ce qui t’est
étranger, tu vivras contrarié, chagriné, tourmenté ; tu en voudras aux hommes comme aux dieux ; mais si tu ne juges
tien que ce qui l’est vraiment — et tout le reste étranger —, jamais personne ne saura te contraindre ni te barrer la
route ; tu ne t’en prendras à personne, n’accuseras personne, ne feras jamais rien contre ton gré, personne ne
pourra te faire de mal et tu n’auras pas d’ennemi puisqu’on ne t’obligera jamais à rien qui pour toi soit mauvais.

4. A toi donc de rechercher des biens si grands, en gardant à l’esprit que, une fois lancé, il ne faut pas se disperser en
œuvrant chichement et dans toutes les directions, mais te donner tout entier aux objectifs choisis et remettre le
reste à plus tard. Mais si, en même temps, tu vises le pouvoir et l’argent, tu risques d’échouer pour t’être attaché à
d’autres buts, alors que seul le premier peut assurer liberté et bonheur.

5. Donc, dès qu’une image viendra te troubler l’esprit, pense à te dire : « Tu n’es qu’image, et non la réalité dont tu
as l’apparence. » Puis, examine-la et soumets-la à l’épreuve des lois qui règlent ta vie : avant tout, vois si cette
réalité dépend de nous ou n’en dépend pas ; et si elle ne dépend pas de nous, sois prêt à dire : « Cela ne me regarde
pas. » », Epictète, Manuel.

TEXTE 3 DE SCHOPENHAUER QUI ASSOCIE DESIR ET


SOUFFRANCE.
Schopenhauer, Le monde comme volonté et représentation, livre
IV, §57 :
« Entre les désirs et leurs réalisations s’écoule toute la vie humaine. Le désir, de sa nature, est souffrance ;
la satisfaction engendre bien vite la satiété ; le but était illusoire ; la possession lui enlève son attrait ; le
désir renaît sous une forme nouvelle, et avec lui le besoin ; sinon, c’est le dégoût, le vide, l’ennui, ennemis
plus rudes encore que le besoin. Quand le désir et la satisfaction se suivent à des intervalles qui ne sont ni
trop longs, ni trop courts, la souffrance, résultat commun de l’un et de l’autre, descend à son minimum  ;
et c’est là la plus heureuse vie. Car il est bien d’autres moments, qu’on nommerait les plus beaux de la
vie, des joies qu’on appellerait les plus pures ; mais elles nous enlèvent au monde réel et nous
transforment en spectateurs désintéressés de ce monde ; c’est la connaissance pure, pure de tout vouloir,
la jouissance du beau, le vrai plaisir artistique ; encore ces joies, pour être senties, demandent-elles des
aptitudes bien rares ; elles sont donc permises à bien peu, et, pour ceux-là même, elles sont comme un
rêve qui passe ; au reste, ils les doivent, ces joies, à une intelligence supérieure, qui les rend accessibles à
bien des douleurs inconnues du vulgaire plus grossier, et fait d’eux, en somme, des solitaires au milieu
d’une foule toute différente d’eux ; ainsi se rétablit l’équilibre. Quant à la grande majorité des hommes,
les joies de la pure intelligence leur sont interdites, le plaisir de la connaissance désintéressés le dépasse  ;
ils sont réduits au simple vouloir. »

Intro

Nous appartenons à l’espèce ‘’Homo sapiens ‘’ homme sage, le sommes-nous vraiment ?

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