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MESSAGE DE DIEU A PROPOS DE L’UNITE

Aie confiance parce que Je Suis est avec toi.

Si beaucoup ont oublié Mon Sacré Cœur, Moi , Je ne les ai jamais oubliés.

Je les ai appelés, les assemblant ici aujourd'hui pour prier ensemble. Je désire
que Mes enfants s'unissent. Je désire que Mon Eglise tout entière soit unie.
Ceux qui persistent à rester séparés ont déjà séparé Mon Coeur des leurs.
Réalisez la gravité de votre division, l'urgence de Mon Appel et l'importance
de Ma requête. J'ai besoin de vos coeurs pour vous unir et pour rebâtir Mon
Eglise unie en une seule à l'intérieur de vos coeurs. Tout ce que Je demande
est l'amour, pour briser les barrières de votre division.

Priez, vous qui M'avez offert vos coeurs


et unissez votre coeur à Mon Sacré Coeur
pour l'unité de Mes Eglises.

Moi le Seigneur Je bénis chacun de vous,


laissant le Soupir de Mon Amour sur vos fronts.
Moi, Jésus, Je vous aime.

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LES DATES DE PAQUES - L'UNITE DE L'EGLISE

Venez rebâtir Ma Maison en Une seule, en unifiant les dates de Pâques...


(5 oct. 1994)

J'attends toujours à leurs portes ;


comme un mendiant attendant l'aumône, J'attends toujours d'eux qu'ils
unifient ces dates...
(Ils continuent à parler d'unité et de fraternité. Seule la conversion du coeur
les amènera avec humilité dans le chemin de l'unité.)

(30 nov. 1998)

Aussi, Je t'implore, Maison de l'Ouest,


d'aller de l'avant et de démasquer le Malin,
en unifiant les dates de Pâques comme dans l'Eglise primitive.
(27 nov. 1996)
Maintenant, va rencontrer ton Frère et unissez les dates de Pâques...
double est Mon chagrin, doubles sont Mes gémissements.
(7 déc. 1994)

Devrai-Je, frère, supporter une saison de plus la douleur


que J'ai connue année après année ? ou vas-tu, cette fois,
Me donner du repos ? Devrai-Je, une saison de plus,
boire la Coupe de votre division ? ou vas-tu permettre à Mon Corps
de se reposer en unifiant, par amour pour Moi, la Fête de Pâques ?

En unifiant la date de Pâques, tu adouciras Ma douleur,


frère, et tu te réjouiras en Moi
et Moi en toi et Je rendrai la vue à une multitude.
(14 oct. 1991)

Chaque saison de Pâques, Je dois boire de la coupe de votre division


puisque cette coupe M'est forcée. Mais toi aussi, Ma fille, tu en boiras. Tu
partageras avec Moi ce qui est amer - donné par la main humaine.
Plus ils laissent passer de temps pour unifier les dates de Pâques,
plus sévère sera la sentence que recevra cette génération.
(31 mai 1994)

PRIERE POUR L'UNITE:

Père de Miséricorde,
unis Tes brebis, rassemble-les à nouveau,
fais-leur réaliser leur aridité, pardonne-leur,
moule-les en ce que Tu désires qu'elles soient,
rappelle-leur Tes Voies ;
que toute Gloire soit en Ton Saint Nom,
pour toujours et à jamais.
Amen.
(7 juillet 1987)

PRIERE POUR LA CONVERSION DU MONDE:

Père Tout-Miséricordieux,
fais que ceux qui ont beau entendre
mais ne comprennent jamais
entendent cette fois Ta Voix
et comprennent que c'est Toi le Saint des Saints ;
ouvre les yeux de ceux qui ont beau regarder
mais ne perçoivent jamais,
pour que cette fois ils voient de leurs yeux
Ta Sainte Face et Ta Gloire ;
pose Ton Doigt sur leur coeur
afin que leur coeur s'ouvre et comprenne Ta Fidélité ;
je Te prie pour Te demander toutes ces choses,
Père Juste,
afin que toutes les nations
se convertissent et soient guéries
par les Plaies de Ton Fils Bien-Aimé Jésus-Christ.
Amen.
(15 mai 1990)

L'AMEN - PRIERE A L'ESPRIT SAINT

- O Lumière ! O Lumière inaccessible


Trois Fois Sainte,

Viens ! Descends maintenant et viens


non seulement sur ceux qui T'invoquent
parce qu'ils ont entendu parler de Toi
mais viens aussi sur ceux
qui ne T'ont jamais connu !

Viens ! ô Lampe de notre corps !


Viens corriger tous ceux
qui ne T'ont jamais compris.

Viens à tous ceux qui Te craignent ;


viens dévoiler les trésors cachés,
ces trésors gardés pour notre temps.

Viens ! Viens révéler les Saints Visages


du Père et du Fils ;
viens Te révéler, ô Saint Esprit !

Viens, mon Ami


car Tu es l'éblouissante Lumière de nos coeurs ;
viens d'en-haut nous revêtir
de Ta puissance et de Ta splendeur.

Viens loger en nous


et faire de Ta demeure un lieu de prière
car Tu es la Prière Constante.

Vois-Tu combien nous sommes nus,


maintenant, sans Toi ?
Viens faire briller Ta Lumière
en cette obscurité.

Tu es la Promesse,
Tu es notre Amour,
Tu es notre Lumière.
Oui ! Tu es vraiment la Promesse !

Tu es Celui dont les Ecritures disent :


" il n'y aura plus jamais de nuit
et ils n'auront plus besoin de la lumière des lampes
ou de celle du soleil
parce que le Seigneur Dieu
resplendira sur eux " (Ap 22. 5)

Tu es le pacte de notre héritage ;


Saint et Béni soit Ton Nom ;
Tu es la Perle inestimable,
Tu es le rayonnement de notre âme,
Tu es le Banquet et notre festivité,
Tu es l'irrésistible Compagnon de notre vie,
Tu es le Trône des pauvres en esprit,
Tu es le Royaume des royaumes,
l'Empire des empires.

O Visiteur de notre âme,


viens nous libérer !
Amen.

(17 juillet 1996)

JE SUIS AVEC TOI JUSQU'A LA FIN DES TEMPS

Tu n'es jamais seul (e)

LES BEATITUDES

Bénis, ceux qui oeuvrent pour la Paix, ils prospéreront dans Ma Paix

et rayonneront Ma Lumière pour toujours et à jamais ;


bénis, les compatissants : ils verront la Miséricorde au Jour du Jugement ;

bénies, les âmes généreuses qui partagent Ma Coupe :


elles seront appelées héritières de Mon Salut ;

bénis, ceux qui M'épousent : cette joie-même que Je ressens comme Epoux,
eux aussi la ressentiront, le jour où ils Me rencontreront face à face ;

bénis êtes-vous, vous qui n'avez pas accepté d'autre témoignage que la Seule
et Unique Vérité que Je vous ai donnée Moi-Même ;
Je vous dis : venez ! venez dans Mon Royaume
partager avec Moi tout ce que J'ai ;

bénis, ceux qui ne se différencient pas sous Mon Saint Nom,


mais montrent leur unité à travers leur humilité et leur amour :
ils seront appelés Piliers et Fondations du Sanctuaire de Dieu ;

bénis êtes-vous, vous qui croyez sans voir ; réjouissez-vous de la Grâce


que vous avez reçue de Mon Père
et priez pour ceux qui n'ont pas encore reçu cette Grâce ;

bénis êtes-vous, vous qui acceptez d'être flagellés, humiliés et cloués avec Moi
sur la Croix, et qui portez les marques de Mon Corps sur le vôtre :
votre chambre dans le Ciel sera ouverte pour vous recevoir
et votre récompense sera grande ;

bénis, ceux qui gardent Saint Mon Nom lorsqu'ils appellent


et demandent en Mon Nom : J'écouterai ;

bénis, les petits qui Me louent et M'adorent :


en eux Je ferai de grandes choses ;

bénis, les fidèles qui observent Mes Commandements et qui des Ecritures ne
changent pas un trait de ce qui a été écrit : le Royaume des Cieux est à eux ;

bénis êtes-vous, Mes agneaux qui, à cause de Moi, êtes chassés comme du
gibier par des loups voraces, parce que J'ai partagé votre repas côte à côte
avec vous ; Je vous dis : aucune de vos souffrances n'est en vain, le Père voit
tout cela et tient compte des actes de chacun ; il n'en ira pas pour Sodome et
Gomorrhe aussi sévèrement que pour ceux qui ont persécuté Mon Saint
Esprit. Aussi, restez éveillés, parce que nul ne sait le jour ni l'heure de Ma
Venue. Votre Roi sera bientôt là ; Celui que vous avez attendu si longtemps
fera soudainement irruption sur vous. Aussi, courage, bien-aimés. Vraiment,
la fumée du démon a pénétré dans Mon Sanctuaire, mais quelle est la fumée
qui dure éternellement ?
Du Souffle de Mon Saint Esprit, Je dissiperai et Je disperserai cette fumée et
nulle autorité, nulle puissance d'en bas ne pourra intervenir. Je viens apporter
le Feu à la terre et purifier nation après nation.

Soyez bénis.

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SYMPOSIUM OECUMENIQUE DE FARFA 2001

Le 16 novembre 2001, Vassula était officiellement invitée à témoigner au


Symposium oecuménique qui se tient périodiquement au Centre Oecuménique
Brigittin de Farfa, près de Rome. Vassula devait présenter le point de vue d'une
personne laïque sur l'unité. Chaque orateur disposait d'un temps de parole d'une
heure, suivi par des questions et un débat. Le comité organisateur est formé de
Catholiques et de Luthériens. L'Evêque catholique de Suède était présent ainsi que
de nombreux prélats, professeurs de théologie et autres membres du clergé. A
l'exception de Vassula, les nombreux orateurs qui se sont succédés durant les quatre
jours du symposium étaient tous théologiens ou membres du clergé.

Lorsque Vassula eut achevé son témoignage et attendait les questions et le débat
qui devait s'ensuivre, le théologien modérateur du symposium était en larmes. Il dit
alors: "Ce sermon sur l'unité que nous venons d'entendre est le sermon le plus
fervent que j'aie jamais entendu de toute ma vie entière. Aussi, je ne veux pas que
l'on pose des questions ici, parce que c'était là une voix prophétique et s'agissant
de prophétie, nous écoutons et nous accomplissons ce qui nous est demandé".

Vendredi 16 novembre 2001


Allocution de Mme Vassiliki Rydén
"Perché il mondo creda" - "Pour que le monde croie"

Seigneur, je prie comme Tu as prié: puissent-ils tous être un, comme le Père est en
Toi et Toi en Lui, afin que le reste du monde croie que c'était le Père qui T'a
envoyé. Pour cela, nous prions également pour les brebis qui ne sont pas de Ton
troupeau, qu'elles aussi écoutent Ta voix. Nous prions pour qu'à partir
d'aujourd'hui, le monde vienne à T'aimer. Amen.
Introduction

Premièrement et avant tout, je remercie le Seigneur pour ce rassemblement


spirituel, parce que c'est une grâce donnée par Dieu pour nous tous, nous donnant
l'occasion d'étendre Son Royaume, en nous rapprochant dans la réconciliation.
Ainsi, toute délicatesse de notre part pour restaurer la maison chancelante du Christ
touche profondément le Seigneur. A chaque pas vers une unité spirituelle, tout le
ciel se réjouit ! Pour toute prière offerte pour la restauration du Corps du Christ, la
colère du Père diminue. Pour chaque rassemblement en Son Saint Nom pour l'unité,
Ses bénédictions sont répandues sur ceux qui participent à ces réunions. Pour cela,
je rends gloire à Dieu qui ne nous fait jamais défaut.

Durant cette heure, je voudrais partager avec vous une introduction du rôle des
personnes laïques dans l'Eglise, puis trois thèmes. Le premier thème est
la metanoïa, fruit de l'humilité qui conduit à la réconciliation et à l'unité ; le second
thème est notre péché de division, et le troisième thème est le rôle du Saint Esprit
pour nous mener à l'unité.

Lorsque j'ai reçu cette invitation à parler de la spiritualité oecuménique, j'étais


réticente à mettre en paroles mon expérience particulière avec Dieu. Je n'ose pas
formuler une classification de "spiritualité" à propos de mes propres "conversations
avec le Christ". Je laisserai plutôt à Dieu la liberté, Lui qui a suscité les prophètes et
qui a parlé en Se révélant Lui-même "de manières nombreuses et variées"(Heb 1.1)
pour transmettre à nouveau Son message au travers d'une faible main, un membre
du Corps du Christ. En ce sens, ce qui va suivre est un genre différent de
témoignage de la tradition mystique de l'Eglise. Aussi, ce que vous allez entendre
durant cette heure n'est pas un discours théologique académique, mais plutôt un
exemple vécu par un témoin laïc de l'unité lorsqu'appelé par Dieu pour Son service.

J'appartiens à l'Eglise Grecque-Orthodoxe. Dans notre manuel de doctrine de


l'Eglise Orthodoxe, tome I, publié en 1997 par M. Trembelas, page 79, on peut
lire : "Les révélations sont définies comme un acte posé par Dieu par lequel Il
notifie à Ses créatures raisonnables les mystères de Son existence, de Sa nature et
de Sa volonté, selon les limites de leurs capacités intellectuelles..." etc. Cela vaut la
peine de lire la page 78 où est décrite la nécessité que Dieu Lui-même guide Son
peuple. Il y a de nombreuses autres références sur le rôle des laïcs dans notre Eglise
Orthodoxe, mais le temps limité nous empêche de les étudier ici en détails.

Il est connu également que le Concile Vatican II a souligné combien il est


important que les laïcs contribuent à répandre la Bonne Nouvelle par les différents
dons accordés à Son Eglise. Dans Lumen Gentium, le Concile a clairement déclaré
que les laïcs participent à l'office prophétique du Christ. Le Christ accomplit cet
office prophétique non seulement par la hiérarchie mais également par les laïcs. En
conséquence, Il les établit tous deux Ses témoins et les pourvoit du sens de la foi et
de la grâce de la parole (LG 35). Chaque personne laïque a un rôle à jouer dans ce
service, selon le charisme que Dieu lui a accordé et, par ces dons qui lui sont
accordés, est à la fois le témoin et l'instrument vivant de la mission de l'Eglise elle-
même, "selon la mesure du don du Christ." (Eph 4,7) (LG 33). Il est dès lors
manifeste, selon ce qu'enseigne l'Eglise, que les laïcs ont un rôle très important à
jouer dans le monde et que les charismes que le Saint Esprit accorde toujours à Son
peuple sont pour le service de la communauté et pour le bénéfice de l'Eglise.

Depuis le tout début de cet appel, notre Seigneur, par grâce, m'a approchée avec
une prodigalité royale, S'adressant à moi en poésie, puisque la religion et la vertu
ont été Sa douce conversation avec moi durant ces seize dernières années. Sans
aucun mérite, j'ai été appelée et j'ai répondu ; l'Ecriture dit : "j'ai cru, et c'est la
raison pour laquelle je parle." (2 Co 13). Alors, le Seigneur m'a demandé de Le
reconnaître et, lorsque je L'ai reconnu, Il m'a montré Sa Croix de l'Unité.

Une des premières paroles de commandement que m'a adressée le Christ, était :
"quelle maison est la plus importante, ta maison ou Ma Maison ?" J'ai répondu :
"Ta Maison, Seigneur." Alors, Il a dit : "ravive Ma maison, embellis Ma maison,
unis Ma maison." J'étais frappée par mon impuissance et je me sentais
malheureuse. Je me lamentais : "je ne sais pas comment faire tout cela ; je n'y
connais rien !" Alors, le Christ a dit : "reste rien ; Je veux un rien et, dans ta nullité,
Je montrerai Mon autorité, Ma puissance et que Je Suis ; aussi, meurs à toi-même et
permets à Mon Saint Esprit de souffler en toi." A partir de ce moment-là, Il m'a
demandé de marcher avec Lui, mais cela après avoir passé par de nombreux feux
spirituels. De cette façon, j'ai reçu de Dieu la semence, sans aucun mérite. Il est
écrit : "Nul ne peut avoir quoi que ce soit à moins que Dieu le lui donne." (Jn 3,
27)

Cette oeuvre du Saint Esprit est maintenant publiée en onze volumes et traduite en
une quarantaine de langues. Dans ces écrits spirituels, nous voyons combien Dieu
nous donne d'occasions d'être parfaits et d'être capables d'atteindre la déification
par Sa divinité, et de devenir des dieux par participation. Les fruits de cette oeuvre
sont nombreux, parce qu'eux aussi viennent du Seigneur, car toute bonne chose
vient du Seigneur. Il vaut la peine de mentionner l'un d'eux. Aujourd'hui, il existe
tout autour du monde plus de mille groupes de prière oecuméniques qui se sont
formés par ces écrits inspirés, publiés sous le titre de "La vraie vie en Dieu". Ces
groupes de prière oecuméniques sont composés de fidèles des différentes
confessions de l'Eglise, qui se réunissent pour prier pour l'unité et la réconciliation
des églises. A partir de ces groupes, neuf maisons de bienfaisance se sont ouvertes
pour nourrir les pauvres et les nécessiteux. Ces maisons sont appelées "Beth
Myriam", ce qui signifie "Maison de Marie". D'autres vont s'ouvrir dans le proche
futur, par la grâce de Dieu, et deviendront également opérationnelles.

Par la grâce de Dieu, j'ai été invitée jusqu'à maintenant dans une soixantaine de
pays, pour attester des grandes oeuvres du Seigneur, ce que j'ai fait en plus de 700
réunions, devant des Catholiques romains, des Orthodoxes et différentes autres
Eglises. Je ne pouvais pas refuser de m'adresser également à d'autres frères et
soeurs qui ne sont pas Chrétiens. Notre Seigneur a également ouvert la porte aux
non-Chrétiens, et c'est ainsi que j'ai été appelée à m'adresser à des Juifs, ainsi qu'à
des Hindous, des Musulmans et des Bouddhistes qui, après avoir entendu la Parole
de Dieu, ont trouvé leur liberté en se réconciliant avec le Dieu Trine, demandant le
sacrement de baptême. Car pour cela, le Christ a prié le Père en disant : "Je ne prie
pas seulement pour eux mais également pour ceux qui, par leur enseignement,
viendront à croire en Moi..." (Jn 17, 20).

En mars 2000, le Seigneur nous a permis de nous rassembler en Son lieu de


naissance, à Bethléem. 450 personnes de 12 Eglises différentes sont venues de
partout, de plus de 55 pays, pour une réunion internationale de prière pour la paix et
l'unité. Nous nous sommes rassemblés comme une seule et même famille. Nous
avions avec nous 75 membres du clergé qui sont venus de 12 Eglises différentes,
mais également des prêtres de Terre Sainte qui, ayant entendu parler de ce
rassemblement de prière, se sont également joints à nous. Cet événement
oecuménique était coordonné par des Juifs et des Palestiniens qui ont été touchés
par les écrits inspirés de "La vraie vie en Dieu". Ils ont cru à la Rédemption du
Christ et à Son plan salvateur en nos jours et se sont portés volontaires pour
organiser cette réunion.

Lorsqu'on sait combien, actuellement, Palestiniens et Juifs se combattent, leur


réconciliation est un signe de la puissance du Saint Esprit, qui a uni des gens de ces
deux nations pour oeuvrer ensemble à cette réunion pour la paix entre les Chrétiens
divisés. Comme le dit l'Ecriture : "Les artisans de paix, lorsqu'ils oeuvrent pour la
paix, sèment des graines qui porteront fruit dans la sainteté." (Jc 3, 18) C'est une
leçon pour nous tous.

Voir tous ces membres du clergé, tous chrétiens bien que portant des vêtements
différents, les uns à côté des autres, souriants, partageant, et ne faisant aucune
différence entre eux, participant aux prières et aux liturgies, était manifestement un
triomphe de notre Seigneur. Nous avons vécu et avons eu un avant-goût de ce que
sera un jour l'unité entre les Chrétiens, et nous avons rendu gloire à Dieu. Avant les
allocutions et les présentations, nous avons aligné tous les membres du clergé pour
former une procession. C'était impressionnant. Certains portaient des icônes,
d'autres des statues du Sacré Coeur et une statue de la Vierge Marie ; en fait, la
Madone était portée par un pasteur Luthérien, et il en était très fier. D'autres
portaient un encensoir allumé, d'autres des cierges ; des prêtres Orthodoxes
portaient autour du cou les chapelets qu'ils avaient échangés avec les prêtres
Catholiques contre leur croix et leur Panagias, et tous marchaient aux accents
du Kyrie eleison d'une hymne byzantine.

Des allocutions sur l'unité nous ont été adressées par des membres du clergé de
différentes Eglises. Leur discours sonnait comme venant d'une seule voix et d'une
seule pensée. Durant leurs allocutions, nous avons senti le grand désir de nous tous
d'être un. Il y eut même un moment touchant lorsque, alors que plusieurs membres
du clergé de différentes Eglises étaient sur le podium, un prêtres Catholique s'est
agenouillé pour baiser les pieds de tous les autres, leur demandant d'être pardonné.
Devant ce geste spontané d'humilité, un prêtre Copte, touché aux larmes, fit de
même et baisa les pieds de ses frères dans le Christ. Nous avons vu et avons été
témoins de la soif d'unité qu'ont les laïcs et les membres du clergé. Mais nous avons
senti en même temps les profondes plaies que notre division a causé au Corps
Mystique du Christ, et c'est la raison pour laquelle nous étions si joyeux et consolés
de faire l'expérience de ces actes sincères d'humilité et de réconciliation. Si cela
avait été une rencontre officielle de l'Eglise et si nous avions eu le pouvoir et
l'autorité, nous aurions accompli l'unité séance tenante et l'aurions déclaré au
monde.

La grande majorité d'entre nous sommes lassés de cette division, parce qu'elle n'est
pas conforme à notre loi d'amour. Le Christ est même encore plus fatigué de nous
voir divisés. Les acclamations et les cris de joie de toutes ces nations qui se
trouvaient liées ensembles, appelant à une complète unité entre les Chrétiens, ont
montré que cette division n'est pas seulement un péché mais également un crime.
Aussi, je vous dis que le plus grand crime de tous est de maintenir les dates de
Pâques séparées. Comme ce sera bon lorsque nous crierons tous ensemble, d'une
seule voix et le même jour : "Christos Anesti !" - "Le Christ est ressuscité !" Nous
disons tous "Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel... ", eh bien !
alors, qu'est-ce qui retient les officiels de l'Eglise de faire la volonté de Dieu et de
déclarer leur réconciliation si déjà les laïcs et les prêtres du monde entier vivent une
unité ? L'Unité a commencé hier... nous l'avons vue... nous l'avons vécue... nous
nous en sommes réjouis, et nous la voulons tout autant que la veut le Saint Esprit.
Jésus Christ nous a unis ensemble par Son Sang, alors comment pouvons-nous
renier cette unité ? "Il est la paix entre nous, et Il a réunis les Gentils et les Juifs et
a abattu la barrière qui les maintenait séparés, détruisant en fait, en Sa propre
personne, l'hostilité causée par les règlements et décrets de la Loi." (Ep 2,14-15).
Comment pouvons-nous dire "non" à Dieu, si Lui veut que nous nous unissions ?
Serait-ce parce que nos coeurs se sont endurcis ? Avons-nous oublié les paroles du
Saint Père lorsqu'il a dit : "Les éléments qui nous unissent sont bien plus grands
que ceux qui nous divisent" ? Alors, nous devrions empoigner ces éléments et les
utiliser pour aplanir le chemin vers l'unité complète.

Les grâces que nous avons reçues durant ces journées en Terre Sainte ont été
innombrables. Un Archimandrite du Patriarcat Grec-Orthodoxe de Jérusalem, ayant
entendu que nous étions là, a invité les 450 personnes que nous étions à participer à
la Liturgie des Dons Présanctifiés en l'église du Saint Sépulcre, puis un autre jour
au Mont Thabor, et il invita à communier tous ceux qui le voulaient et croyaient à
la Sainte Présence de Jésus dans cette Sainte Communion.

Il y eut tant de moments de joie à voir Orthodoxes, Luthériens, Catholiques,


Anglicans, Baptistes, etc., prier ensemble le Chapelet, tous proches les uns des
autres, et sans réticence du fait que cette prière serait censée n'être pratiquée que
par les Catholiques. Au contraire, nous n'avons fait aucune différence. La prière du
Rosaire (Chapelet) nous a liés ensemble, et le Saint Sacrement exposé, encore plus,
car devant notre Seigneur, nous nous sommes tous agenouillés et nous avons senti,
dans cette unité, que nous étions effectivement les fils et les filles du Très-
Haut parce que chacun était ému par l'Esprit (Rm 8, 14), et comme des enfants
appartenant à une même famille, ensemble, côte-à-côte, nous étions un et non les
uns contre les autres, car l'esprit de différenciation n'était plus parmi nous. En ces
moments, nous avons réalisé que nous vivions par la grâce et non par la loi. (Rm 6,
14). Nos coeurs étaient liés ensemble et, en présence du Christ, nous nous sommes
vraiment senti unis dans le Coeur du Christ. Plus tard, tous les membres du clergé
ont dit que lorsqu'ils seront rentrés chez eux, ils continueront à promouvoir cette
unité spirituelle et vont témoigner à leurs frères de ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils ont
vu afin qu'eux aussi se réjouissent en un seul Seigneur.

Ce que nous avons recueilli en Terre Sainte durant notre pèlerinage de l'Unité, est
que nous avons senti que nos prières étaient plus puissantes que nos discours et
dialogues parce qu'à peine avions-nous ouvert la bouche pour prier ensemble, que
nos prières étaient déjà entendues et recevaient réponse. Exactement comme le
Saint Père a invité à Assise en octobre 1986 les représentants des grandes religions
pour prier pour la paix, les uns à côté des autres, nous devons suivre cette ligne et
promouvoir dans l'avenir beaucoup plus de ces rencontres de dialogue inter-
religieux.

Et enfin maintenant, après cette introduction, voici mon premier thème, qui est
la metanoïa :

L'appel de Dieu à une profonde metanoïa, fruit de l'humilité qui nous mène à
la réconciliation et à l'unité.

Nous, peuple des églises, devons réaliser que nous vivons dans un constant péché,
le péché de notre division. "Tout royaume divisé contre lui-même est dévasté, et
nulle cité, nulle maison divisée contre elle-même ne peut tenir." (Mt 12, 25) Même
si cette division n'est pas venue directement de nous mais de nos ancêtres, nous la
maintenons toujours vive tant que nous restons divisés. Nous ne pouvons pas dire
que Dieu est content alors que les bergers sont encore séparés. Nous ne pouvons
pas daigner parler de l'unité sans passer par une metanoïa et mettre en pratique les
deux grands commandements de Dieu. Ce serait comme si nous voulions construire
une maison sans en poser d'abord les fondations. Les fondations de l'unité doivent
être l'humilité, l'amour divin et la conversion de notre coeur. Car comment
pouvons-nous croire que nous pouvons parvenir à l'unité si nous ne nous repentons
pas et ne vivons pas pleinement les deux plus grands commandements, qui sont
établis sur la loi de l'amour ? Les semences de l'unité seraient alors constamment
semées dans une terre aride et stérile, et aucun germe ne jaillirait dans cette sorte
d'aridité, qui représente la dureté de notre coeur. Nous devons nous asseoir et nous
demander en nous-mêmes : "peut-être recherchons-nous l'unité selon notre propre
pensée - et c'est peut-être pourquoi nous sommes toujours séparés -, ou
recherchons-nous l'unité de la manière que le Saint Esprit de Dieu désire, mais avec
laquelle nous ne sommes pas d'accord ?"

C'est pourquoi, ayant à l'esprit la crainte du Seigneur, sachant que Dieu sait ce que
nous sommes réellement, une véritable metanoïa est le premier et le plus important
des pas qui sont demandés afin de nous pourvoir de la lumière nécessaire pour nous
mener tous dans une unité spirituelle. Cette metanoïa, qui est nécessaire, est en soi
une puissance colossale qui nous transfigurera et sera fructueuse. Aussi, soyons
riches en pauvreté ; comme le prêtre qui est tombé à genoux, pleurant et baisant les
pieds de ses frères appartenant aux autres églises, demandant pardon, de la même
manière, repentons-nous dans l'humilité.

Nous devons abattre les vieilles briques à l'intérieur de notre coeur, briques
d'intolérance, d'orgueil, de manque de pardon, d'infidélité, de désunion, de manque
d'amour, et reconstruire l'Eglise du Christ à l'intérieur de nos coeurs en nous
reconnaissant, en nous acceptant les uns les autres dans nos coeurs, permettant à
Dieu d'être plus en nous pour nous amener Sa paix. A partir d'une
profonde metanoïa, il doit se produire une kénose offerte à Dieu, afin que Dieu
puisse nous remplir de Lui-même à profusion ; alors, nous serons "acceptable
comme une offrande, et rendu saint par le Saint Esprit. (Rm 15, 16)."

Comme nous le savons, Dieu Se donne continuellement à nous pour maintenir


vivante notre âme, mais après notre metanoïa, Dieu Se manifestera à nous en
puissance et en grâce, alors qu'Il exprimera les désirs de Son coeur, nous montrant
comment utiliser la clé de l'unité. Une metanoïa non seulement nous mène à une
conversion du coeur, mais une totale transfiguration aura lieu, parce que
la metanoïa est la porte qui mène l'âme des ténèbres à la lumière. Aussi, à ce jour,
nous ne pouvons pas dire que nous marchons dans la lumière puisque nous sommes
toujours divisés et fragmentés ; si nous ne sommes pas entrés dans la lumière,
allons-nous voir la divine Volonté de Dieu pour progresser dans l'unité et savoir de
quelle manière Il la désire ? Comment allons-nous deviner notre chemin et savoir
où nous marchons si nous sommes toujours dans l'obscurité ? Si nous ne nous
dépêchons pas, cette petite flamme vacillante qui demeure en nous s'éteindra. Nous
devons nous dépêcher et mettre de côté tous nos préjugés et puiser plutôt de l'huile
des réserves de l'humilité et de l'amour pour ranimer cette flamme vacillante en une
torche vive.

Mais alors, chaque église doit être désireuse de mourir à son ego et à sa rigidité et
alors, par cet acte d'humilité, la présence du Christ brillera en elle. Chaque église
doit passer par un repentir continuel, et s'attacher au Christ en se joignant à Son
amour de l'humanité. Avec cet acte d'humilité, les failles passées et présentes des
églises seront effacées, et l'unité sera accomplie. Une fois que nous aurons baissé
nos voix, nous commencerons à entendre la voix du Christ. Ce n'est que lorsque
nous baisserons notre tête que nous permettrons que l'on voie la tête du Christ et
non la nôtre ; ce n'est que lorsque nous nous abaisserons complètement que le
Christ sera capable de nous élever pour que nous voyions Sa gloire. Il est
écrit : "Humilie-toi devant le Seigneur, et Il t'élèvera." (Jc 4,10). Alors, et alors
seulement, nous serons capables de connaître la divine Volonté de Dieu, car Il
démontrera Sa puissance après nous avoir amenés à zéro, et Sa sainte présence
coulera dans le désert de notre âme comme un fleuve, nous guérissant. Alors,
lorsque notre coeur sera restauré, notre âme nous interdira de retomber et
d'absorber le venin que nous absorbions dans notre division pathétique. Nous
n'aurons qu'un seul désir, et ce sera d'avoir soif du pur liquide vivifiant qui donne la
vie. De plus, ce pur liquide limpide non seulement nous guérira mais nous
déborderons de miséricorde et d'amour. Ayant ainsi donné au Saint Esprit un libre
passage en nous, Il nous envahira facilement, nous donnant également à profusion
Sa lumière, nous procurant une totale métamorphose, nous transformant en un ciel.

Une fois, le Seigneur m'a permis de L'entendre dire ces paroles : "Si tu permets à
Mon Saint Esprit de t'envahir, Il peut transfigurer ton âme d'un désert en un jardin
où Je puis prendre en toi Mon repos. Le Saint Esprit peut transfigurer ton âme en
un palais où Je puis être roi et régner sur toi. Le Saint Esprit peut transfigurer ton
âme en un ciel où, dans ce ciel, tu Me glorifieras." Pour parvenir à l'unité, nous
devons passer par une transformation, et tant que nous ne serons pas parvenus à
partager une unique Coupe autour d'un unique autel, cela prouvera que cette
transfiguration n'a pas encore eu lieu en nous, puisque nous vivons toujours
fragmentés. Alors, passons par une metanoïa pour permettre à cette transfiguration
d'avoir lieu par le Saint Esprit. Sans cette transfiguration, nous serons incapables de
pénétrer dans les profondeurs de Dieu pour voir Dieu et Le comprendre. Cette
vision de la Divinité attirera indubitablement nos coeurs en un seul. Avec
l'expérience de la vision de Dieu, notre âme réalisera également combien nous
L'offensions par notre division. Ce sera comme un acte de purification ou un
jugement mineur, mais ce sera le commencement de notre nouvelle vie dans
l'unique Christ.

Dans cette transfiguration, nous découvrirons que, bien que nous serons toujours
parmi les hommes, notre pensée sera dans le ciel, et bien que notre corps se mouvra
toujours parmi les hommes, notre âme et notre pensée, capturées dans la divine
Volonté, comblées de la noblesse de la lumière de Dieu, seront comme celle d'un
ange marchant dans les cours du ciel parmi les saints et les anges, devenant un seul
esprit avec le Divin. Alors, la prière du "Notre Père" sera exaucée, parce que Son
Royaume sera venu et Sa Volonté sera faite sur la terre comme elle l'est dans le
ciel. Dès lors, toute notre compréhension sera parfaite, sans aucun défaut,
puisqu'elle sera divine et en accord avec la pensée de Dieu. Nous avons appris que
notre pensée ne peut jamais monter au ciel par elle-même, et que ce n'est que Dieu
seul qui peut l'élever au ciel en lui dévoilant avec grand délice Ses mystères.
Aurions-nous répondu à la supplication du Christ "que nous soyons un", ou
aurions-nous répondu à Son appel en montrant de l'obéissance à Son appel,
qu'aujourd'hui, nous partagerions Sa Coupe autour d'un seul autel et nous
dirions : "maintenant, je marche avec Dieu et je gouverne avec Lui".

L'Eglise a besoin d'être consolidée, et l'unité est le seul espoir de consolider


l'Eglise. Tel qu'il en est actuellement, l'Eglise, dans sa faiblesse, est en train de
perdre sa luminosité au point qu'elle ne peut même pas se lever pour puiser elle-
même l'huile et l'onction de guérison à la Source de Vie qu'est le Saint Esprit. Dans
sa peur de perdre ses trésors, mais surtout son identité, - et je dis cela spécialement
pour notre Eglise Orthodoxe -, non seulement elle barricade ses fenêtres, mais elle
veille à ce que ses portes également soient soigneusement verrouillées, ne réalisant
pas que son intérieur a accumulé la moisissure. Par peur, elle interdit à la grâce de
couler en elle, grâce qui pourrait la mener courageusement à l'unité et à la
réconciliation. Celui qui agit par peur et s'assure que les portes et les fenêtres sont
soigneusement verrouillées a généralement peur d'être dépouillé de ses valeurs.
Mais ce n'est pas uniquement l'Eglise Orthodoxe ; les autres Eglises se comportent
également de cette manière. Pourquoi ont-elles peur et s'isolent-elles ? Pourquoi
certaines barricadent-elles encore leurs portes ? Le Christ n'a-t-Il pas réconcilié
Gentils et Juifs en les faisant adorer ensemble un seul Christ ? Le Christ n'a-t-Il pas
déchiré en deux le voile qui séparait Dieu de l'homme, réconciliant la créature et le
Créateur ? Le Christ n'a-t-Il pas détruit les portes de l'enfer et libéré les esprits ?
Alors que pouvait faire le Christ de plus qu'Il n'ait pas fait ? Pourquoi alors, à ce
jour, les églises se barricadent-elles et érigent-elles des murs pour garder vivace
cette division ? Si seulement elles mettaient de côté leurs peurs, leur rigidité et leurs
suspicions, aujourd'hui, nous ne serions pas en train de parler d'unité, parce que
nous célébrerions déjà la Sainte Eucharistie autour d'un seul autel.

Si les églises sont capables de surmonter les obstacles négatifs qui les séparent,
obstacles qui, selon l'Ecriture, sont contre l'accomplissement de l'unité de foi,
d'amour et d'adoration parmi nous, le Christ sera fidèle à Sa promesse d'accorder un
temps de paix au monde entier. Cette paix attirera chaque être dans le Corps
Mystique du Christ, accomplissant Ses paroles qu'Il nous a données dans Sa prière
au Père lorsqu'Il a dit : "puissent-ils tous être un en nous, comme tu es en moi et
moi en toi, afin que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé," (Jn 17, 21). Cette
supplication du Christ au Père pour que nous soyons ainsi unifiés, laisse clairement
entendre que la création tout entière sera affectée dans une unité spirituelle et non
une unité par la signature d'un traité. Mais une unité spirituelle telle que toute la
création en soit affectée ne peut pas se faire sans que l'Esprit de Dieu dote
l'humanité de Sa puissance. Alors, le Saint Esprit doit lever de nouveaux apôtres
pour qu'ils aillent évangéliser le monde et attirer le monde entier à la foi au Christ.
Considérant notre division persistante, je dirais qu'à ce sujet, l'Eglise a montré sa
faiblesse.

Malgré cela, le Saint Esprit de grâce ne va pas s'arrêter là, à cause de notre misère,
à cause de nos défaillances humaines, de notre ambition et de notre incapacité à
nous diminuer nous-mêmes et à nous réconcilier pour atteindre l'unité. L'amour du
Christ pour l'humanité L'oblige en nos jours à Se courber depuis les hauteurs
jusqu'à nous, avec Son précieux Sang pour cacher ces imperfections. Le Saint
Esprit connaît notre faiblesse et nos défauts, alors, on ne peut pas dire que le Saint
Esprit ait cessé de déverser Ses grâces ; Il est là, faisant beaucoup de bruit pour qu'à
la fin même les sourds qui se barricadent L'entendent et ouvrent enfin les portes de
leur coeur ; et ceux qui étaient morts viendront à la vie. Eux qui avaient cessé
d'être, ils seront à nouveau.

Une des grâces que le Saint Esprit nous donne à notre époque, ce sont les nouveaux
apôtres qui sont préparés par Dieu pour déverser de leurs lèvres les paroles de Dieu
et leur faire écho. Mais si nos esprits et nos coeurs ne peuvent pas facilement être
touchés pour les entendre, c'est peut-être que nous sommes devenus trop techniques
et malheureusement trop rationalistes. Dans cet environnement technique, la
miséricorde du Christ est souillée, ainsi que la simplicité d'une vie spirituelle avec
Dieu. C'est pourquoi il est si important que spécialement l'Eglise Orthodoxe mais
également les autres églises, accordent au Saint Esprit la liberté de souffler en elles
un souffle de résurrection. Dans cette résurrection, elles se lèveront et réaliseront
qu'évangéliser est une nécessité pour réconcilier le monde à Dieu qui lui est
tellement étranger. Evangéliser une société déchristianisée est également un moyen
de permettre à des gens de toutes races et de toutes croyances de retourner à Dieu et
de commencer à rechercher la face de Dieu. Chaque créature sur terre peut en
bénéficier, et lorsqu'ils se seront ainsi rendus à Dieu, le Saint Esprit fera le reste et
extirpera tous les obstacles qui barrent le chemin à une complète unité spirituelle.

Dieu demande de nous un changement de l'intérieur. Il y en aura qui diront : "mais


nous avons toujours observé la Loi de l'Eglise et nous y avons obéi..." Ce n'est pas
suffisant d'observer la loi de l'Eglise et d'y obéir. Notre rigidité nous condamne.
Très souvent, nous parlons de la loi, mais nous ne la portons pas dans notre coeur.
Le coeur de la loi est l'amour ; mais si souvent nous vivons la lettre de la loi et nous
négligeons de vivre le coeur de la loi. Nous négligeons souvent les éléments les
plus significatifs de la loi, qui sont l'amour, la miséricorde et la bonne foi.

Nous devrions être désireux de prier plus ensemble, parce que les prières sont
entendues et exaucées, tandis que les dialogues ne sont que des paroles et des
formules. Cela ne signifie pas que nous devons éliminer nos conférences et
discussions, comme mentionné auparavant, pas du tout. Mais qu'est-ce qui est le
plus important pour nous, la lettre ou l'Esprit ? Si nous disons "la lettre", alors, nous
oeuvrerons comme des administrateurs lorsque nous traitons des affaires de Dieu,
et nous ne serons pas justifiés, pas plus que nous n'accomplirons quoi que ce soit,
parce que ce sera comme si nous disions à l'Esprit : "je ne suis plus un enfant et je
peux marcher tout seul". La lettre, alors, tuera l'Esprit et nous deviendrons vraiment
des administrateurs ne faisant que remuer des papiers et laissant chaque réunion
vide de coeur.

Alors qu'est-ce qui est le plus important, la loi ou l'Esprit ? Si nous disons "la loi",
alors, nous jugeons déjà nos frères assis près de nous, appartenant à l'autre église,
pendant que lui nous jugera déjà, et nous entendrons de chacun de nous :
"c'est nous qui sommes dans la pleine vérité, et c'est nous qui avons raison." Et
ainsi, nous continuerons à fragmenter le Christ et, à nouveau, nous n'arriverons à
rien. Si nous commençons par la doctrine et son contenu, là encore nous finirons
peut-être encore plus séparés et fragmentés, n'atteignant jamais l'essentiel. Je
n'entends pas par là que nous devons violer la doctrine, puisque la doctrine est
l'existence-même de l'Eglise. Mais si nous permettons pour une fois au Saint Esprit
de nous guider, au lieu que ce soit nous qui guidions le Saint Esprit, alors l'Esprit
ranimera la lettre et la loi, Il nous montrera la vraie doctrine, c'est-à-dire que Jésus
Christ est l'unique principe actif en nous en dépit de nos différences de
terminologie doctrinale. Pour cet acte de charité, nous avons besoin d'une intense
pauvreté de l'esprit et d'un débordement de générosité. Alors, que nos dialogues
doctrinaux commencent avec le Saint Esprit. Qu'Il soit celui qui nous conduit par la
manche pour nous montrer dans notre coeur que l'essence de la doctrine devrait être
basée sur l'amour, le sacrifice, la rédemption et une totale impartialité.

Notre péché de division

Si nous nous sommes divisés, déchirés et loin les uns des autres, c'est à cause de
notre intolérance les uns vis-à-vis des autres et à cause de notre esprit d'orgueil.
Nous avons chassé le signe distinctif de la foi, qui est l'amour divin, comme le
Christ l'a dit à propos de la vertu d'amour : "à ceci, tous sauront que vous êtes Mes
disciples : à l'amour que vous aurez les uns pour les autres." (Jn 13.35) Cependant,
l'amour du Christ L'oblige à déployer une miséricorde infinie sur notre division,
cette division qui attire sur nous cette aridité et cette dureté de coeur dévastant
l'Eglise et amenant une apostasie générale dans le monde chrétien. Le monde,
apostat comme il l'est maintenant, n'a plus de place pour Dieu, parce que la place
est occupée par une sorte d'auto-réalisation. Le monde aujourd'hui refuse de rendre
gloire à Dieu, et nous vivons une époque où chaque bien est travesti en mal. Les
Chrétiens sont constamment déchristianisés à cause de notre division, ou alors, ils
tombent constamment dans l'erreur. Regardez autour de vous et observez : un large
pan de l'Eglise a été aveuglé à cause de leur esprit rationaliste. Aussi longtemps
qu'ils n'auront recours qu'à leur propre esprit, ils continueront à marcher dans les
ténèbres. Ils continueront à proclamer leurs lois au lieu de la loi de Dieu. Ils
essaieront de changer la Tradition de l'Eglise contre des frivolités et des analogies,
sans la Vérité qui est dans le Christ. Nous devons prier pour ces Chrétiens qui
minent si facilement la Divinité du Christ, en dépouillant l'Eglise non seulement de
ses icônes, statues et valeurs culturelles, mais en la dépouillant également de la
présence réelle du Christ dans l'Eucharistie. S'ils proclament que le Christ est Roi et
glorieux, affirmant Sa puissance, proclamant Son redoutable pouvoir, Lui chantant
des louanges, reconnaissant Son Omnipotence et Ses puissants prodiges, nous
devrions leur demander pourquoi alors le Christ est devenu pour eux une pierre
d'achoppement lorsqu'il s'agit de mesurer la magnificence de Sa divinité dans Sa
Présence dans l'Eucharistie ? A moins qu'ils voient Sa Divinité avec des yeux
spirituels, ils continueront à être comme un homme somnolent qui ne saisit jamais
rien de ce que vous lui dites.

Le Seigneur m'a permis d'entendre de Lui ces paroles : " Je suis le Suprême Grand
Prêtre sur toute Ma Maison, cette Maison que, dans leur manque d'amour, les
hommes ont impitoyablement divisée. Aussi dois-Je rester à regarder Ma Maison
être divisée et dans une telle rébellion, et ne pas intervenir ? [...] Il est donné de
moins en moins d'importance à Mon Eucharistie. [...] Que chaque race sache que Ma
Chair et Mon Sang viennent de Ma Mère. Oui, Mon Corps vient de la Très Sainte
Vierge, de sang pur..."

Prétention et discours des lèvres n'ont jamais trompé le Christ, mais chaque fois
que nous avons adopté un amour mutuel qui a conduit à la paix et à une
compréhension mutuelle, Son Esprit S'est réjoui. Comment pouvons-nous attendre
aujourd'hui que Son Esprit Se réjouisse lorsque chaque fête de Pâques qui passe, les
dates de Pâques ne sont pas unifiées (à moins que cela n'arrive par pure
coïncidence, comme cette année), et ne sont toujours pas unifiées officiellement ?
Comment Son Esprit peut-Il Se réjouir lorsque les membres de Son Corps
Mystique sont toujours dispersés comme les ossements desséchés de la vision
d'Ezéchiel ? Nous nous rebellons audacieusement contre Dieu et contre toutes les
puissances célestes. Nous transgressons sans crainte Sa loi d'amour devant Son
Trône. L'Ecriture dit :"Celui qui sait le bien qu'il peut faire et ne le fait pas,
commet un péché" (Jc 4.17) L'Ecriture ne ment pas et ne peut être rejetée.

Alors, comment pouvons-nous attendre de l'Eglise qu'elle soit crédible aux yeux du
reste du monde lorsqu'elle prêche la paix, l'amour, l'unité, la fraternité et la
réconciliation aux pays qui massacrent leur population, lorsque, en même
temps, entre nous, nous massacrons le Corps du Christ en nous lançant les uns aux
autres des flèches venimeuses ? Nous, maisonnée royale du Christ, nous avons
troqué notre gloire contre la honte. Dieu nous appelle tous et nous invite à être
un "afin que le monde croie" (Jn 17.21). Ainsi, ce n'est que lorsque l'Eglise sera
guérie en s'unissant et en recouvrant sa vigueur, alors seulement sera-t-elle capable
de réconcilier le monde à Dieu. A ce moment-là, consolidée comme elle le sera,
elle sera capable de renverser toutes les puissances obscures qui ont enténébré le
monde, et les dominations du malin qui nous maintiennent dispersés.

Le rôle du Saint Esprit pour nous guider vers une unité spirituelle

C'est uniquement le Saint Esprit de grâce qui peut faire rapidement progresser
l'Eglise dans l'unité, nous faisant vaincre nos peurs d'aller de l'avant. Le Saint Esprit
est là pour brûler jusqu'à la racine tout ce qui continue à provoquer des difficultés là
où il ne devrait pas normalement y en avoir, obstruant gravement le travail de
l'Eglise et retardant l'unité. C'est pourquoi je pense qu'il est très important de se
soumettre au Saint Esprit et d'accorder plus d'attention aux charismes qu'Il accorde
à l'Eglise. Nous devons cesser d'éteindre le feu du Saint Esprit qui peut illuminer
l'intérieur de l'Eglise. Aussi, il est important que notre ego soit dirigé par la grâce et
non par la peur. Que le Saint Esprit soit notre Parousie à l'intérieur de l'Eglise.

Le Corps du Christ, l'Eglise, comme nous le savons, augmente toujours par le Saint
Esprit et continuera à augmenter jusqu'au dernier Jour, parce que le Christ est le
Rocher, le Bâtisseur de l'Eglise ainsi que le Berger de Son peuple. Le Christ est le
suprême Grand Prêtre sur toute Sa Maison, cette maison que les hommes ont
impitoyablement divisée dans leur manque d'amour. La beauté et la gloire et le fruit
qu'elle a donné jadis au commencement de son existence, sont maintenant tombés
comme des fruits pourris. Si cela est faux, où se trouve cette Eglise Apostolique
dans son avidité à témoigner pour le Christ, à se coucher sur l'autel des martyrs, à
s'humilier dans l'arène de la honte et de la souffrance plutôt que de renier le Christ ?
Où est cette ferveur de foi de disciples, brûlant du désir d'évangélisation globale ?
Ô Christ, combien plus encore Ton Précieux Corps doit-Il être percé de coups de
lance et fragmenté avant que nous réalisions que nous pourrions bien avoir divisé
Ton Corps comme des outils du "diviseur" en personne ? Nous l'avons fait
involontairement et sans le savoir. Aide-nous à trouver et à préserver ce reste si
sacré appelé Ton Eglise. Aide-nous à la réunir à nouveau. Donne-nous une unité de
l'Eglise, déterminée à amener ta Seconde Venue comme une révélation globale.
Bien que nous sachions qu'il y a un abîme ontologique entre le Saint Esprit et nous,
il peut être supprimé par le Saint Esprit, et Il peut nous atteindre pour nous montrer
que le vrai Chrétien est celui qui est Chrétien intérieurement, et la vraie unité
spirituelle est et sera dans les coeurs. L'unité ne sera pas de la lettre mais de l'esprit.

En vérité, indifférents à ce que nous attendons de l'Eglise, indifférents à ce que


nous voyons de ses défauts mais également de ses triomphes, indifférents à la Croix
d'unité que nous plaçons sur ses épaules, à la fin, nous savons d'expérience que
cette Croix sera portée par les purs de coeur. Si nous devons nous décider
maintenant pour l'unité, alors, nous devons ouvrir nos coeurs et recevoir ces âmes
qui ont reçu des dons du Saint Esprit. Lorsque nous rejoindrons finalement les
pauvres en esprit qui sont désireux de porter la Croix de l'unité sur leurs épaules,
alors nous trouverons un terrain complètement dégagé sur lequel nous pourrons
commencer à semer les graines d'une véritable unité chrétienne qui convertira le
monde et le parfumera. Les églises doivent permettre au Saint Esprit qui est la
source intérieure de l'unité chrétienne, de les renouveler et de les parfumer d'abord ;
puis elles, à leur tour, elles parfumeront nation après nation, les amenant toutes à
être une dans la Vérité, parfumant ainsi le Corps Mystique du Christ. Aussi, les
Eglises, et spécialement notre Eglise Orthodoxe, doivent veiller attentivement à ne
pas éteindre l'Esprit et ne pas persécuter les variétés de dons qu'Il distribue pour le
bien-être de l'Eglise, mais de permettre au contraire à Sa flamme de purifier et de
ranimer l'intérieur de l'Eglise pour la faire progresser dans une unité spirituelle.

Le Saint Esprit appelle également Son Epouse à l'unité en disant :


"Prie pour que [...] Moi, l'absolue plénitude de Dieu, l'expression de votre esprit, la
lumière de vos yeux, Je descende parmi vous pour montrer au monde combien il
était dans l'erreur, pour montrer aux églises l'iniquité de leur division et combien -
bien qu'ils déclarent journellement qu'il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un
seul baptême et un seul Dieu qui est Père de tous, au-dessus de tous, au travers de
tous et en tous - ils manquent de charité les uns envers les autres. Nous ne pouvons
pas dire : "tu as tout fait pour préserver l'unité que Je t'ai offerte au
commencement, lorsque tu étais encore un enfant et que tu étais encore dans Mes
Bras". Aujourd'hui, tu dis : "je ne suis plus un enfant et je peux marcher par moi-
même" et, dès lors, tu as quitté Mon embrassement et tu as accoutumé tes pas à
parcourir ton propre chemin... Oh ! enfant du Père ! fruit du Fils ! Ma Cité et Mon
Epouse ! ton parfum t'a quittée... Restera-t-il en toi quelques survivants lorsque Je
descendrai en pleine force ?(La vraie vie en Dieu, 9 novembre 1994)

Je pense qu'il est également temps que nous cessions de créer pour notre Seigneur
de nouveaux Gethsémani. Plaçons plutôt des guirlandes d'amour sur la Tête de
notre Seigneur. Je conclurai en disant que l'unité ne viendra que lorsque nous tous
commencerons vraiment à aimer Jésus Christ.

Vassiliki Rydén

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