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Le signal physique est constitué d’ondes lumineuses provenant de points précis.

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La lumière: est une onde électromagnétique (OEM),
cette onde est l’association d’un champ électrique
sinusoïdal et d’un champ magnétique sinusoïdal qui
sont perpendiculaire en tout point comme on le voit dans
ce schéma.
Ils ont aussi la même période et la même longueur d’onde.

La propagation de cette onde dans le vide est rectiligne à


une vitesse constante,
c’est la vitesse de la lumière dans le vide (CELERITE),
C = 3x108 m/s

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Quelles sont les Caractéristique d’une OEM ?

1- la fréquence V qui est égale à 1/T (la période) exprimée en Hertz ou S-1

2- la période T égale 1/V et elle est exprimée en secondes

3- la longueur d’onde LAMBDA qui égale la célérité sur la fréquence V et elle est
exprimée en mètre

4- l’intensité énergétique I qui se définit comme le flux énergétique (delta Phi) émise
dans un angle solide oméga et elle est exprimée en Watt par stéradian

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L’aspect ondulatoire des rayonnements électromagnétiques permet d’expliquer:

- les lois fondamentales de l’optique géométrique à savoir les lois de Descartes qui
précise les caractéristiques de la réflexion et de la réfraction lors de la traversée d’un
dioptre et ainsi que le principe de Fermat.

- permet de nous expliquer les propriétés interférentielles.

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Aspect corpusculaire

Le rayonnement lumineux peut être représenté sous un aspect corpusculaire.


Ce dernier, formé de photons qui se propagent en une ligne droite avec la même célérité
dont l’énergie E = h V

h= constante de Planck donc son énergie est proportionnelle à la fréquence

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La gamme de longueurs d’onde électromagnétique perceptible par l’œil humain est
comprise entre 400-750 nm

les longueurs d’ondes λ < 350 et > 1400 nm sont absorbées par les milieux
(transparents) de l’œil

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Les rayonnements de faible fréquence, c’est-à-dire les photons associés, ont une énergie
individuelle très faible pour interagir avec la matière

Seul le phénomène ondulatoire est pertinent

Inversement les rayonnements de haute fréquence qui correspondent à des photons


très énergiques, les longueurs d’onde sont de l’ordre atomique

Seul l’aspect corpusculaire est à prendre en considération

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Les unités radiométriques

1- le flux énergétique: qui se définit comme l’énergie transportée par seconde et


exprimée en Watt

2- l’intensité énergétique I = c’est l’intensité émise par une source ponctuelle dans un
angle solide et s’exprime en Watt/Sr

3- Brillance énergétique B: la seule +/- avec l’intensité énergétique c’est d’avoir une
source étendue et elle est exprimée en Watt/m²/Sr

4- éclairement énergétique: c’est le flux énergétique reçu par la cible et exprimé en


Watt/m²

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Les grandeurs photométriques sont qualifiés de lumineuses pour les distinguer des
grandeurs radiométriques qualifiées d’énergétiques

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L’intensité lumineuse:
est directement reliée à la luminance de la source et exprimée en Candela

Le flux lumineux :
est l’intensité lumineuse émise dans un angle solide donné
F = I. Ω (lumen)

L’éclairement lumineux
est la densité surfacique de flux capté par l’objet (surface S) exprimé en lux

La luminance :
est la sensation de luminance liée à l’éclairement énergétique de la rétine
1 cd/m² = 10 nits

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C’est quoi le message sensoriel ?

Simplement, c’est ce que l’œil perçoit et interprète du message physique.

L’approche est beaucoup plus subjective.

Les grandeurs photométriques prétendent à une description objective de la perception


du message sensoriel lumineux par notre cerveau, alors même que la sensation
lumineuse et l’interprétation colorée sont des phénomènes subjectifs.

C’est-à-dire, on a essayé d’objectiver ce message sensoriel par les grandeurs


photométrique.

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Comment qu'on a pu déterminer ces grandeurs pour expliquer ces sensations visuelles?

C’est le constant expérimental de la Trivariance visuelle et la détermination des courbes


d’efficacité qui ont permis d’objectiver la mesure de ces sensations visuelles.

L’expérience montre que toute sensation lumineuse peut être entièrement caractérisée
par trois variables indépendantes.
C’est ce qu’on appelle, la trivariance visuelle qu’on peut exprimer dans deux systèmes:
1- Systèmes LTS (monochromatique)

2- Systèmes RVB (polychromatique)

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Le système monochromatique

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Ce système monochromatique (LTS) est caractérisé par 3 qualités physiologiques:

1- Luminance L:
c’est l’intensité de la lumière perçue indépendamment de la couleur.
Elle est liée à la quantité et l’énergie des photons.
C’est une grandeur mesurable et additive.

2- Tonalité T:
traduit la teinte perçue. C’est une grandeur repérable et non mesurable ni additive.
Cette impression colorée est repérée par rapport à une longueur d’onde connue
produisant la même sensation.

3- Saturation:
traduit le pourcentage de lumière blanche qui délave une teinte
Exemple: un rose pâle contient plus de lumière blanche (LB) qu’un rouge foncé de même
teinte, il est dit moins saturé.

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La tonalité et la saturation sont indissociables et caractérisent la couleur de la lumière
(qualités dites chromatiques)

* ainsi dans ce système monochromatique toutes sensation lumineuse de luminance


totale L peut être définie comme la superposition d’une lumière monochromatique Lλ
(intensité de la teinte) et de lumière blanche LW
L = Lλ + LW

• la saturation se mesure par un rapport P, appelé facteur de pureté



P=
Lλ + LW

P = 0 pour le blanc (Lλ =0)


P = 1 pour la couleur spectrale pure (LW=0)

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On passe maintenant au système polychromatique ou trichromatique

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Le système RVB est fondé sur le fait que presque toute sensation lumineuse peut être
reproduite par la superposition de 3 lumières (Rouge-Vert-Bleu) appelée primaire et
noté R V B chacune ayant une luminance adéquate LR + LV + LB.

La luminance résultante est notée L = LR + LV + LB

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La sensation de luminance permet de dire qu’une lumière est +/- intense.
Quand on compare deux lumières de même teinte et même saturation, l’égalité des
luminances est facile à affirmer puisque directement proportionnelle à la brillance de la
source mais comparer les luminances de lumières ayant des caractéristiques
chromatiques différentes, on doit utiliser un artifice: le phénomène de papillotement.

Si l’on éclaire une même plage alternativement avec deux lumières quelconque dont la
brillance énergétique est ajustable, pour une fréquence d’alternance très basse, on a
une impression de succession des sensations colorées et, pour une fréquence élevée, on
a une impression de fusion, Mais pour une fréquence d’alternance de 6 à 10 par
seconde, l’œil perçoit encore les différences de luminance (avec une impression de
papillotement, d’où le nom de la méthode) mais non celles de couleur. En ajustant la
brillance énergétique de l’une des lumière, on peut faire disparaitre le papillotement et
l’on dit alors, par définition, que les luminances des deux lumières sont égales

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La sensation lumineuse est liée à l’éclairement énergétique de la rétine donc
proportionnelle à la brillance et on a un autre paramètre qui entre en jeu, c’est l’aire
pupillaire (d’où son rôle de diaphragme), et ceci est vrai pour une longueur d’onde λ
donnée.

On sait que l’œil est totalement insensible aux infra rouges et aux ultra-violets, par
contre il plus sensible au bleu qu’au rouge.

Donc la quantification de la luminance nécessite un coefficient qui prend en compte


cette variation selon la longueur d’onde λ.

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L’efficacité lumineuse étant maximale pour longueur d’onde λ max à 555 nm (jaune) en
diurne, et 510 nm (vert) en nocturne, pour toute autre longueur d’onde λ il leurs faut
des brillance Bλ > Bλm pour produire une sensation lumineuse ainsi le coefficient
d’efficacité V =
λ

Ces variations en fonction de longueur d’onde λ représente les courbes d’efficacité


lumineuse

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Le domaine diurne (photopique) :
- L > 10 cd/m²
- c’est la vision colorée (cônes)

Le domaine nocturne (scotopique):


- L< 10-3 cd/m²
- vision uni-variante non colorée (bâtonnets)

Le domaine intermédiaire (crépusculaire):


- 10-3 cd.m-2 ≤ L ≤ 10 d.m-2
- la sensation colorée persiste mais la perception des rouges s’attenue progressives et la
courbe se déplace vers la gauche

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On ne va pas couvrir toutes les anomalies de la vision qui sont nombreuses mais on va
s’intéresser aux anomalies de la vision des couleurs

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L’homme normal voit les couleurs grâce à trois types de cônes

RVB:
* Cône S (bleu): 430 nm
S = small λ

* Cônes M (Vert): 530 nm


M = Médium λ

* Cônes L (rouge): 560 nm


L = large λ

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On va différencier maintenant trois types de dyschromatopsies
Opsie en grecque veut dire vision

I- la trichomatopsie anormale
Ils ont une proportion différente du mélange des trois couleurs par rapport aux sujets
normaux
Ces malades atteinte de trichomatopsie arrivent à voir les trois couleurs mais avec une
anomalie du mélange RVB

II- Dichromatopsie
La personne atteinte de cette anomalie arrive à voir deux couleurs parmi les trois
C’est l’absence d’une des couleurs primaires et on a trois catégories (cf. ci-dessous)

III- Monochromatopsie
Absence de cônes fonctionnels (achromate)
Ils n’ont aucune vision colorée et leur acuité visuelle est très altérée

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On va différencier maintenant trois types de dichromatopsies:

Protanopie:
Absence des cônes L qui codent pour le rouge

Deutéranopie:
Absence des cônes M qui codent pour le vert

Tritanopie:
Absence des cônes S qui codent pour le bleu

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Le diagnostic des troubles de la vision des couleurs repose sur des batteries de test
(planches d’ishihara) dont le principe est simple :
par exemple un trois sur un fond coloré complété en 8 par une couleur confondue par le
sujet

Si bien que le sujet dichromate ne lit que le « 3 » alors un sujet normal distingue
immédiatement un 8

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