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TP – Propagation d’un spectre de houle

On considère un spectre de houle au large avec chacune des phases qui se propagent sans dépendre
des autres à sa propre célérité 𝑐. Le spectre de houle imposé en entrée est celui de JONSWAP donné
par :
𝑓𝑝 4 5 𝑓𝑝 4
𝑆(𝑓) = 0.31𝐻𝑚02 𝑓5
exp⁡(− 4 ( 𝑓 ) ) (1)

avec 𝑓𝑝 la fréquence pic du spectre correspondant à l’onde la plus énergétique de la houle au large et.
𝐻𝑚0 la hauteur de houle significative du spectre correspondra à un événement extrême (tempête),
dans le cadre de ce TP.

Pour propager ce spectre du large vers la côte, nous considérerons la bathymétrie disponible via le
fichier « BATHY1D_TP ». Notez que le pas spatial correspondant à ce fichier est de 𝐷𝑋 = 3⁡m.

I/ Etude du spectre de houle au large

a) Qu’est-ce que la hauteur de houle significative. (0.5 points)

Pour la suite du TP, vous utiliserez des données d’entrée (𝑓𝑝 , 𝐻𝑚0) = 𝐹(numéro⁡de⁡groupe)
décrites dans le tableur « parametres_entree_TP1.pdf ».

b) Proposer un échantillonnage fréquentiel pour discrétiser le spectre JONSWAP. Il faudra bien veiller
à ce que la gamme de fréquences considérée encadre la fréquence pic du spectre. (1 point)

Pour la suite, on déterminera les paramètres de chaque phase de la houle chaque 500 m, en repartant
d’un repère centré sur 0 pour une profondeur d’eau de 30 m, par rapport à la bathymétrie imposée
(voir Fig. 1).

Figure 1. Profil de bathymétrie imposé. Les vagues se propagent de la gauche vers la droite.

On considérera également que le seul paramètre qui ne varie pas durant la propagation est la période
de chacune des phases du spectre JONSWAP.

c) Calculer la période associée à chaque phase du spectre JONSWAP. (0.5 points)

d) Calculer alors la longueur d’onde pour chaque position (ou profondeur) et pour chaque phase du
spectre, en utilisant la relation de dispersion donnée par 𝜔2 = 𝑔𝑘⁡tanh⁡(𝑘𝑑), avec 𝜔 = 2𝜋𝑓, la
2𝜋
pulsation de la houle, et 𝑘 = 𝜆
son nombre d’onde. (2.5 points)

Conseil : Utiliser une méthode itérative pour calculer la longueur d’onde, du type : 𝜔2 =
𝑔𝑘𝑖+1 ⁡tanh(𝑘𝑖 𝑑) et un critère de convergence imposé : 𝜆𝑖+1 − 𝜆𝑖 ≤ 0.001.
e) A partir des paramètres précédents, calculer la célérité de chaque phase pour chaque position.
(1 point)
𝑐 2𝑘𝑑
f) Calculer la célérité de groupe de chaque phase en utilisant la relation 𝑐𝑔 = 2 (1 + sinh⁡(2𝑘𝑑)) en
chaque position. (1 point)

II/ Propagation énergétique du spectre de JONSWAP

g) Convertir les grandeurs énergétiques du spectre de JONSWAP donné par (1) en amplitude de houle
au large (à une profondeur d’eau de 30 m) en utilisant la relation suivante : 𝑐𝐾0(𝑓) =
√2 × 𝑆(𝑥 = 0, 𝑓) × 𝑑𝑓. (1 point)

h) Calculer le coefficient de shoaling 𝐾𝑆 (𝑥, 𝑓) en considérant la racine du rapport des vitesses de


groupes de chaque phase entre le large et la position considérée. (1.5 points)

i) Calculer alors l’amplitude de houle de chaque phase 𝑐𝐾(𝑥, 𝑓) pour chacune des phases et en chaque
position en utilisant les coefficients de shoaling précédemment calculés. (1 point)

j) Reconvertir les amplitudes de chaque phase en grandeurs énergétiques 𝑆(𝑥, 𝑓) en utilisant la relation
inverse de la question f). (1 point)

k) Représenter graphiquement les spectres énergétiques en différentes positions. Que pouvez-vous en


conclure ? (2.5 points)

l) Retrouver les paramètres significatifs du spectre de houle devant l’ouvrage, pour 𝑥⁡ = ⁡3000⁡m, par
méthode inverse. (2 points)

III/ Prise en compte du déferlement

Si la houle poursuit sa propagation sans déferler, elle aura une hauteur significative beaucoup trop
grande juste devant l’ouvrage. Or pour les faibles profondeurs, les vagues de tempête ont déjà déferlées
𝐻𝑚
depuis longtemps (le critère de Miche donne un ratio 𝑑
≈ 0.88 au droit du déferlement).

Ainsi, on considère que l’amplitude des vagues diminue linéairement entre le point de déferlement et
le pied de digue selon la relation : 𝐻𝑚(𝑑(𝑥)) = 𝛽0 𝐻𝑚0 + 𝛽1 𝑑(𝑥), avec 𝛽0 =
𝐻𝑚0 −0.38
0.028 ( ) exp((20𝑚)1.5 ) et 𝛽1 = 0.52 exp(4.2𝑚), avec 𝑚 la pente moyenne entre le large et
𝜆0
la digue.

Les paramètres précédemment explicités sont repris dans la figure ci-dessous :

m) Déterminer la profondeur théorique du déferlement en considérant que l’amplitude de houle au


droit du déferlement est à peu près égale à 𝐻𝑚0 et en utilisant la relation linéaire de décroissance des
vagues précédemment définie. (1.5 points)
n) De même, en considérant que la profondeur d’eau locale devant la digue est de 𝑑 = 0.5⁡m, calculer
l’amplitude des vagues à cette position en utilisant la relation linéaire de décroissance des vagues
précédemment définie. (1 point)
𝛿𝐻𝑚3
o) A partir de la formule de Hudson : 𝑃 = 𝐾(𝛿−1) cotan 𝛼, déterminer le poids des blocs naturels lisses de
carapace de la digue à utiliser. (1 point)

Paramètres : K le coefficient de stabilité fonction des efforts induits : Blocs d’enrochement lisses : K=2.4
; Blocs d’enrochement rugueux : K=4 ; Tétrapodes (vagues déferlantes) : K=8.5 ; Tétrapodes (vagues non
déferlantes) : K=10.5 ; Acropodes : K=12) ; α = 33° la pente du talus avant et 𝛿 =1.8 la densité relative
des blocs.

p) Même question qu’en k) en considérant des acropodes. Conclure. (1.5 points)

IV/ Questions subsidiaires

q) Calculer la surélévation du niveau marin 𝜂𝑡 , en pied de digue, en repartant du large et en utilisant la


relation suivante :
̅
𝜕𝜂 1 𝜕𝑆𝑥𝑥 1 1 2𝑘(𝑥)𝑑
𝑔 𝜕𝑥 = − 𝜌(𝜂̅+𝑑) 𝜕𝑥
avec 𝑆𝑥𝑥(𝑥) = 8 𝜌𝑔𝐻𝑚(𝑥)2 [2 + sinh⁡(2𝑘(𝑥)𝑑)]. Vous considérerez les valeurs
locales de 𝑘(𝑥) se rapprochant le plus possible de la phase associée au 𝐻𝑚0 (maximum du spectre
d’amplitude au large), et une surélévation au large égale à 0. (2 points)

r) Vérifier si les vagues passent par-dessus la digue en utilisant la formule de franchissement suivante :
𝑅𝑐
𝑞𝑤 = 0.2√𝑔𝐻𝑚3 exp(−2.6 ), avec 𝑞𝑤 le débit franchissant, 𝑔 la constante gravitationnelle, 𝐻𝑚
𝐻𝑚
l’amplitude de houle locale (issue de b)) et 𝑅𝑐 la revanche prise comme la différence entre le niveau
d’eau local et la côte d’arase, 𝐻⁡ = ⁡2.3⁡m, de la digue (𝑅𝑐 = 2.3 − 𝜂𝑡 ). (2 points)

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