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Résumé du cours 

: la ventilation des mines

I/- Introduction

La ventilation des mines souterraines est d’une importance primordiale pour la santé et
la sécurité du personnel.
Les maladies, résultat d’une exposition prolongée à des poussières et à des gaz toxiques au-
delà des concentrations limites selon les normes réglementaires sont observées chez le
personnel.

La seule façon d’éviter ces risques est de bien diluer ces gaz et poussières en bas des
limites réglementaires avec un système de ventilation efficace.
Actuellement, l’informatisation des systèmes de ventilation est devenue une pratique
courante afin d’assurer un bon système de ventilation .
la planification de la ventilation minière assistée par ordinateur se généralise dans les
mines souterraines.
Actuellement on vise par les systèmes d’aérage (réseau, équipement), de ventiler ;
d’évacuer, de diluer et de maintenir les divers polluants présents dans une mine souterraine
dans les limites des normes et concentrations exigées.

II/- L’atmosphère de la mine


- Les gaz dans la mine
Pour la détermination des besoins en air frais on doit d’abord connaître l’état des
compositions des gaz dans l’atmosphère minière.
L’oxygène est nécessaire pour l’activité humaine. Les autres gaz doivent être dilués
suffisamment pour réduire efficacement leurs effets sur l’homme.

La composition normale de l’air entrant à la mine : (78% d’Azote, 21% d’oxygène et


1% d’autres gaz).

Au fur et à mesure de son écoulement dans la mine l’air change de composition car :

• Il se charge en gaz dégagés dans la mine en plus de l’humidité et la poussière.


• Plusieurs réactions chimiques modifient sa composition (oxydations).

composition d’air frais


Gaz Volume % Masse % Poids moléculaire
Azote 78.03 75.46 28.015
Oxygène 20.99 23.19 32.000
le dioxyde de carbone 0.038 0.05 44.003
Hydrogène 0.01 0.0007 2.016
gaz monoatomiques 0.94 1.30 39.943
équivalent poids moléculaire d’air sec 28.966

1
Lors de l’activité plusieurs gaz apparaissent dans l’atmosphère des mines ( toxiques
ou inflammables).
On va procéder à l’identification des principaux gaz rencontrés dans la mine, leur
source d’émission, leur détection, leurs effets, et la limite tolérée.
L’Oxygène O2 
Pour sa respiration l’homme a besoin d’une concentration d’Oxygène de l’ordre de
21% dans l’air frais.
L’activité humaine augmente dans la mine de même pour le rythme de respiration.
Le tableau suivant, indique comment les échanges s’opèrent entre l’homme et la
composition de l’air.

Échange de gaz lors de la respiration humaine

Activité Respiration Volume respiré Consommation Production du


humaine par mn (en l/s) de l’Oxygène dioxyde de Carbone
(en l/s) (en l/s)
En repos 12 – 18 0,08 – 0,2 ≈ 0,005 ≈ 0,004
Travail 30 0,8 – 1,0 ≈ 0,03 ≈ 0,027
modéré
Travail 40 ≈ 1,6 ≈ 0,05 ≈ 0,05
vigoureux

La concentration d’oxygène contenu dans l’air diminue dans la mine à cause de :

- L’oxydation du minerai (charbon et les minerais sulfurés) et des matériaux apportés.


- La combustion (du fuel) ou incendies.

La détection de la concentration d’O2 se fait par appareil (ex. Drager).elle peut se faire
aussi par la hauteur et la couleur d’une flamme.

La concentration d’oxygène doit être maintenue à un niveau acceptable si non plusieurs


effets peuvent être sentis :

Effet de la rarification de l'oxygène dans l'air


OXYGÈNE PRÉSENT EFFETS
21% Respiration facile.
17% Respiration plus rapide et plus difficile.
15% Étourdissements, bourdonnements dans les oreilles,
pouls rapide, maux de tête, vision troublée.
9% Peut s'évanouir ou devenir inconscient.
6% Convulsions, respiration arrêtée, cœur arrête de battre.

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Le déficit en oxygène doit être comblé par l’apport en air frais uniquement.
Le débit d’air frais nécessaire est de l’ordre de 50 litres par seconde et par homme
présent au poste le plus chargé.

En principe, Il faut que la teneur en oxygène reste supérieure ou égale à 19 %.

 Le dioxyde de carbone CO2

Les sources de CO2 dans l’atmosphère minière sont très variées :


- Emission par le massif,
- Oxydation des matériaux carbonatés,
- Combustion internes des engins,
- Tirs à l’explosif et explosion
- Combustions spontanées de certains minerais,
- Feux, et incendies
- Respiration,
C’est un gaz plus dense que l’air et tend à se concentrer au bas des galeries.
La détection de la concentration de CO2 se fait par appareil Drager.

Effet du dioxyde de carbone sur l'homme

Pour remédier à la présence de ce gaz dans la mine, il faut :


- Cibler ses origines et essayer dans la mesure du possible de réduire sa production,
- Diluer avec l’apport d’air frais.

 Le monoxyde de carbone CO

C’est un gaz très toxique. En plus, il est inodore, incolore et sans aucun goût.

Il provient surtout  :
- Des combustions incomplètes,
- Des combustions internes des engins,
- Des tirs à l’explosif et explosions,
- Des combustions spontanées de certains minerais.

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Ce gaz réagit avec les hémoglobines du sang pour libérer l’oxygène selon la réaction:
1
HbO + CO → HbCO + O
2 2
Effets du monoxyde carbone sur l’homme

Pour remédier à la présence de ce gaz dans la mine, il faut :


- Cibler ses origines et essayer dans la mesure du possible de réduire sa production,
- Diluer avec l’apport d’air frais.

 Dioxyde de soufre SO2


C’est un gaz très toxique mais qui est facilement détectable à cause de son acidité (goût
dans la bouche et irritation des yeux et des voies respiratoires).
Ce gaz réagit avec l’eau pour donner de l’acide sulfurique :

H2 O + S O2 → H2 SO3
Les effets d’un tel gaz se font sentir à de très faibles teneurs (de l’ordre du ppm).

Effets du SO2

Pour remédier à la présence de ce gaz dans la mine, il faut :


- Cibler ses origines et essayer dans la mesure du possible de réduire sa production,
- Diluer avec l’apport d’air frais.

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 Les Oxydes d’Azote NOx
Ce terme désigne les gaz NO, N2O issus des fumées d’échappement des engins diesel
ou produits par les explosifs.

La proportion en N2O est très faible, tandis que la plupart des NO sont convertis en NO2
en présence d’air frais :
2NO + O2 → 2NO2

Le dioxyde d’azote est aussi le plus toxique des trois. Ce gaz peut se mixer à lui-même
pour former N2O4 qui a des effets physiologiques similaires.

Ce gaz, qui forme une fumée brune se dissout dans l’eau pour former l’acide nitreux
(HNO2) et nitrique (HNO3) :
2NO2 + H2O → HNO2 + HNO3
Ces acides attaquent les yeux et les voies respiratoires.
Leur attaque se fait sentir comme suit :

Effets physiologique du NOx

Pour remédier à la présence de ce gaz dans la mine, il faut :

- Cibler ses origines et essayer dans la mesure du possible de réduire sa production,


- Diluer avec l’apport d’air frais.

 Le Sulfure d’hydrogène H2S


C’est un gaz très dangereux. Sa présence est vite repérée par son odeur caractéristique
d’œuf pourri.

Il peut être piégé dans l’eau stagnant dans des ouvrages abandonnés.
Il faut toujours faire très attention à de tels travaux.

En présence d’air frais cet acide peut s’oxyder :

2 H 2 S + O2 → 2 H2 O + 2 S

Cela se traduit par un dépôt jaune. Cependant, cet acide peut brûler en flamme bleu
brillante pour produire le dioxyde de soufre :

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2 H2 S + 3 O2 → 2 SO2 + 2 H2 O

Les effets d’un tel gaz peuvent aller d’une légère gêne à cause de l’odeur à la mort
certaine à cause de la paralysée du système respiratoire.

Effets physiologiques du H2S


Concentration d'hydrogène en ppm Effets
0.1 à 1 Détectable par l'odorat
5 Début de la toxicité
50 à 100 Une légère irritation des yeux et des voies
respiratoires, maux de tête, perte de l'odeur
après 15 minutes
200 L'intensification de l'irritation du nez et de la
gorge
500 Inflammation grave des yeux, les sécrétions
nasales, des palpitations, des évanouissements
600 Douleurs thoraciques dues à la corrosion du
système respiratoire, pouvant être fatale
700 La dépression, coma, mort probable
1000 La paralysie du système respiratoire, mort très
rapide

Pour remédier à la présence de ce gaz dans la mine, il faut :


- Cibler ses origines et essayer dans la mesure du possible de réduire sa production,
- Diluer avec l’apport d’air frais.

* Radon Rn
Ce gaz inerte chimiquement est l’un des éléments présents dans la décomposition de
l’Uranium.
Il peut émaner de la matrice rocheuse comme il peut émaner des eaux souterraines.
Cet élément radioactif a une période de 3825 jours pour émettre des radiations alpha.
Comme produit directe, les particules en suspension peuvent recevoir ce rayonnement et
émettre à leur tour des rayons alpha, bêta et gamma.
C’est un élément très dangereux. La seule solution est une ventilation efficace.

II/-2- Le climat de la mine

 La température
Dans la mine la température augmente avec la profondeur.
L’accroissement de la profondeur correspond à une élévation de la température par le
degré géothermique.

Ce degré géothermique est très variable au Maroc, il vaut en moyen 1°C pour chaque
33m et dépend de plusieurs facteurs.

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Deux milieux à température différente créent une différence de potentiel et par
conséquent un flux de chaleur s’établit entre les deux.

En atmosphère chaude et humide on définit une température résultante ou effective tr 


tel que :
t r = 0.7 th + 0.3 t s− V
tr : température résultante, V est la vitesse de l’air, th est la température humide, ts : est la
température sèche,
Ts=Tjour+ (Z-Z0)/ (gradient géothermique)

Avec :

Z=la profondeur de la mine en m, Z0= la profondeur de l’horizon des températures


constant.

Dans la mine, les sources de chaleur sont multiples :

-le gradient géothermique,


-la compression de l’air dans le puits entrée d’air,
-les moteurs à combustion et électriques,
-les explosifs,
-l’oxydation et les feux,
-les installations électriques…
Ils existent aussi des sources de froid qui réduisent l’échauffement:
-l’air frais,
-l’évaporation de l’eau dans les chantiers,
-l’utilisation d’air comprimé…

- Le gradient géothermique
Les travaux d’exploitation sont souvent situés dans des terrains dont la température est
plus élevée que l’air qui y circule.
Un flux moyen de chaleur par conduction émanant des profondeurs de la terre sur
l’ensemble des continents et océans est de 1,2.10-6 cal/s.cm² (en moyenne).
Ce flux de chaleur s’est établi dans la croûte terrestre en y créant un gradient thermique.
La température du globe augmente avec la profondeur. L’accroissement de la profondeur qui
s’accompagne d’une augmentation de la température d’un degré s’appelle le degré
géothermique.
Le degré géothermique est très variable. Il dépend de :
-des terrains,
-du relief,
-de la proximité des roches volcaniques ou métamorphiques,
-de la circulation d’eau souterraine…
La valeur du degré géothermique est très variable.

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Mesure de la température
On mesure la température dans la mine par un psychomètre. Il comprend deux
thermomètres identiques, le réservoir du premier est sec (thermomètre sec), celui du deuxième
est maintenu humide au moyen de coton plongé dans l’eau. (Thermomètre humide)

Le psychromètre
L’humidité
En général l’air de la mine n’est pas sec, mais il contient de la vapeur d’eau. Donc si la
température augmente l’équilibre thermique entre l’homme et l’atmosphère se maintient grâce
à une vaporisation intense qui est la transpiration.

a. Types d’humidité
- Absolue : on évapore de l'eau dans un volume unitaire d'air sec à température constante;
on mesure alors le poids d'eau W évaporé, qui nous indique le poids d'eau de saturation
par volume unitaire d'air sec.
Ha= ρv =18 Pv / 19 Pa
Pa : pression de l’air sec
Pv : pression de vapeur d’eau
ρa : masse volumique de l’air sec
ρv : masse volumique de vapeur d’eau

- Relative : mesurée par rapport à l'humidité de saturation pour des conditions de


température et de pression données.

hr=Pv/Patc =Σ Tr/n

-Les poussières
Toute particule solide en suspension dans l'air.

 Dimensions : de 1 à 100 μm
 particules >10 μm se déposent avec le temps (sauf dans un courant d'air)
 particules <10 μm se déposent très lentement
 Risques pour la santé ou d’explosion : <10 μm
 poussière respirable : particules <5 μm (très difficile à filtrer)
Les poussières minières correspondent à un diamètre moyen entre 1 à 20 μm

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 Sources  des poussiers:
La mécanisation de l’abatage des roches, leur manutention et le foudroyage augmente
considérablement le taux d’empoussièrement des chantiers.
La lutte contre les poussières prend plus d’importance dans les travaux au fond.

Les poussières se déposent particulièrement dans les zones calmes : parements de


galeries sur face des éléments de soutènement.
*Classifications des poussières:
Il existe cinq catégories de poussières, en ce qui concerne leurs effets néfastes sur
l'homme:
 respirables,
 toxiques,
 radioactives,
 due à l’explosif
 inertes.
* Lute contre les poussières
-Capotage des points de chute.
-Dilution par aérage (Une vitesse minimale pour évacuer les poussières une vitesse trop
élevée soulève les poussières).
-Masque individuel
-Fixation au sol par le chlorure de calcium
-En pratique l’arrosage est la méthode la plus efficace
-Foration humide Injection d’eau dans le massif

III/- Calcul et mesure d’Aérage


- Estimation des besoins en Air

-Les débits d’air nécessaires  


L’objet est de quantifier les besoins en air frais de façon à assurer la respiration du
personnel fonctionnement des moteurs thermiques et la dilution des gaz nocifs.
On prend en compte les facteurs suivants :
-Le nombre de chantiers en activité.
- Le nombre de personnes en chantier.
- Les engins en service dans le chantier.
- La quantité et la nature des explosifs utilisés.
- La profondeur des chantiers
*Respiration du personnel
Les normes relatives à l’hygiène et à la sécurité exigent en moyenne 50 l/s d’air frais par
homme exerçant un travail dans un chantier souterrain.
Pour un total de N personnes, le débit requis pour leur respiration est :

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Q = 0 ,05 * N ( m3/S)
*Dilution des gaz d’échappement :
On estime les débits d’air nécessaire pour éviter la nocivité de ces gaz en les diluant
jusqu’aux limites réglementaires respectivement de 50 ppm pour l’oxyde de carbone (CO) et
10 ppm pour les vapeurs nitreuses.

- Taux de dilution
Pour ramener la teneur de CO à 50 ppm et celle des NOx à 10 ppm, il faut appliquer un
taux de dilution :
Td=Max (tCO/50,tNOx/10)
-Mesure d’aérage 
Les propriétés les plus importantes de l'air minier pour des fins de contrôle de la
quantité sont la vitesse de l'air et la pression de celle-ci.
Quand on connaît ces propriétés en plusieurs points stratégiques dans la mine, on peut
résoudre le problème du contrôle de la quantité en utilisant certaines méthodes analytiques
et/ou numériques de l'écoulement des fluides.
Mesure de débit
Pour calculer le débit on utilise la formule suivante :

Q =V*S
Q : le débit, V :la vitesse de l’écoulement de l’air, S : la section.
Mesure des vitesses
On utilise tout une panoplie d’appareils.

Anémomètre à moulinet :
• Il existe deux plages d'utilisation pour :
-des petites vitesses (< 10 m/sec ou 2 000 pi/min)
-des grandes vitesses (jusqu'à 50 m/sec ou 10 000 pi/min)
•La précision peut varier entre 80-95%
•Anémomètres électroniques à lecture directe de la vitesse de l'air.
L’anémomètre est un appareil qu'il faut calibrer annuellement quand il est utilisé
régulièrement, et il n'est pas influencé par la température.

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Techniques ou Méthode de mesure de la Vitesse :
Il existe 3 méthodes de mesure de vitesse pour un ouvrage  :
 La méthode polaire, 
 Méthode par balayage,
 Méthode par quadrillage.
*La méthode polaire
On mesure la vitesse dans cinq endroits différents suivant le schéma :

V2
V1

V3 Vc
V4

On Calcule la vitesse moyenne en utilisant la formule suivante :

*Méthode par balayage


-Méthodes basées sur le produit vitesse x section
-Méthode d’évaluation rapide par balayage
-Déplacement dans la section d’un anémomètre intégrant les différentes vitesses
mesurées.

La technique du balayage consiste à capter la vitesse en continu de l’ensemble du


courant d’air passant à l’intérieur de la section de la galerie où les lectures sont prises.
Par la suite, l’appareil enregistre les lectures prises en continu au cours du tracé.
Une fois le tracé terminé, l’instrument fournit à l’utilisateur une moyenne des vitesses
atteintes durant le tracé.
*Méthode par quadrillage

-Méthodes basées sur le produit vitesse x section

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-Méthode par quadrillage
 Discrétisation de Q = S Vds.
 Méthode d’autant plus précise que les points de mesure sont nombreux

*Mesure du périmètre et de la section :

Les sections :
Parmi les méthodes à suivre pour mesurer les sections dans un ouvrage on trouve une
méthode qui consiste à diviser la section qu’on veut mesurer en plusieurs formes connues
telles que : triangles et rectangles. Pour plus de précision on utilise un photoprofil.

Les périmètres :
La mesure se fait en général par une chaîne au ruban de 20m.

N.B : Il existe plusieurs méthodes de mesure de débits par exemple la méthode de gaz traceurs

Il faut noter que la mesure du débit d'une entrée d'air naturelle n'est pas possible avec un
anémomètre étant donné la faible vitesse de l'air au droit de celle-ci. On peut dans ce cas
avoir recours à la technique des gaz traceurs pour estimer le débit de ventilation.
- les lois de l’écoulement d’air

Differentes pressions

• La pression statique 
Représente le potentiel de stockage de l’énergie par l’air. C’est la pression qu’exerce
l’air sur le réservoir dans lequel il est stocké.

• La pression dynamique (vitesse de ’air) 


Représente la pression occasionnée par le déplacement de l’air.

• La pression totale 
Somme algébrique des deux pressions, pression statique (énergie potentielle) et de la
pression dynamique (énergie cinétique) .

- Les pertes de charges


Pour faire circuler une quantité Q d’air dans un élément de galerie il faut une force
aéromotrice ou ‘’charge’’ inversement quand une quantité Q circule dans une portion de

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galerie, elle subit une perte de charge c’est-à-dire dégradation de la pression par les
frottements de l’air contre les parois de la galerie.

- Loi de Bernoulli

Sur le terrain, pour mesurer la perte de pressions « H » entre deux points. On peut utiliser la
méthode directe (différentielle) :

La différence de pression entre deux points est mesurée directement à l’aide d’un
manomètre.
• Deux tubes provenant de deux environnements différents sont connectés au
manomètre.
• La lecture sur le manomètre nous donne la perte H qui est la différence de pression
entre les deux points.

*Les types de pertes de charge


Les pertes de charge sont de deux types  HL = Hf + Hc

 Hf : pertes par friction, à cause du frottement le long des parois de la conduite en (mm
d'eau).
 HC : pertes par chocs, à cause d obstacles, ou des changements de direction de
l'écoulement ou des changements de surface de la conduite.

*Les pertes par friction


Elles constituent 70% à 90% des pertes de charge totale dans une conduite circulaire,
l'équation de Darcy-Weisbach
Hf = f ( L/D).( V2/2g )

 Hf : perte de charge par friction en m de fluide


 f : coefficient de friction sans dimensions, f(nombre du Reynolds)
 L : longueur de la conduite en m

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 D : diamètre de la conduite en m
 V : vitesse d'écoulement du fluide en m/sec
 g : accélération gravitationnelle en m/sec2
*Les différents régimes d'écoulement

Nombre de Reynolds
Les expériences réalisées par Reynolds (1883) lors de l'écoulement d'un liquide dans
une conduite cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré,
ont montré l'existence de deux régimes d'écoulement : laminaire et turbulent

Reynolds a montré que le paramètre qui permettait de déterminer si l'écoulement est


laminaire ou turbulent est un nombre sans dimension appelé Nombre de Reynolds et donné
par :

Avec :

 ρ = masse volumique du fluide, v = vitesse moyenne, D = diamètre de la conduite


avec D=Dh (avec Dh=4S/P) ,
 η = viscosité dynamique du fluide
 ν = viscosité cinématique

L'expérience montre que :

Si Re < 2000 le régime est Laminaire


Si 2000 < Re < 3000 le régime est intermédiaire
Si Re > 3000 le régime est Turbulent

Ces valeurs doivent être considérées comme des ordres de grandeur, le passage d'un type
d'écoulement à un autre se faisant progressivement.

Pour le régime Laminaire : f = 64 / Re

Pour le régime turbulent lisse :

Formule de poiseuille :
f=0.136Re-0.25
Pour le régime turbulent rugueux : Formule de blasus: f=0.795(Ɛ/d)0.5

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Ɛ : rugosité relative=h/Dh , h : la longueur moyenne d’aspérité

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- Loi de Bernoulli

Sur le terrain, pour mesurer la perte de pressions « H » entre deux points. On peut
utiliser la méthode directe (différentielle) :

La différence de pression entre deux points est


mesurée directement à l’aide d’un manomètre.
• Deux tubes provenant de deux environnements
différents sont connectés au manomètre.
• La lecture sur le manomètre nous donne la perte H
qui est la différence de pression entre les deux points.

*Les types de pertes de charge


Les pertes de charge sont de deux types  HL = Hf + Hc

 Hf : pertes par friction, à cause du frottement le long des parois de la conduite en (mm
d'eau).
 HC : pertes par chocs, à cause d obstacles, ou des changements de direction de
l'écoulement ou des changements de surface de la conduite.

En pratique, on a des pertes par chocs à l'entrée et à la sortie d'un circuit de même qu'aux
jonctions de courants d'air et surtout sur les obstacles dans les conduites en (mm d'eau).
*Les pertes par friction
Elles constituent 70% à 90% des pertes de charge totale dans une conduite circulaire,
l'équation de Darcy-Weisbach
Hf = f ( L/D).( V2/2g )

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 Hf : perte de charge par friction en m de fluide
 f : coefficient de friction sans dimensions, f(nombre du Reynolds)
 L : longueur de la conduite en m
 D : diamètre de la conduite en m
 V : vitesse d'écoulement du fluide en m/sec
 g : accélération gravitationnelle en m/sec2
*Les différents régimes d'écoulement

Nombre de Reynolds
Les expériences réalisées par Reynolds (1883) lors de l'écoulement d'un liquide dans
une conduite cylindrique rectiligne dans laquelle arrive également un filet de liquide coloré,
ont montré l'existence de deux régimes d'écoulement : laminaire et turbulent

Reynolds a montré que le paramètre qui permettait de déterminer si l'écoulement est


laminaire ou turbulent est un nombre sans dimension appelé Nombre de Reynolds et donné
par :

Avec :

 ρ = masse volumique du fluide, v = vitesse moyenne, D = diamètre de la conduite


avec D=Dh (avec Dh=4S/P) ,
 η = viscosité dynamique du fluide
 ν = viscosité cinématique

L'expérience montre que Si Re < 2000 le régime est Laminaire


Si 2000 < Re < 3000 le régime est intermédiaire
Si Re > 3000 le régime est Turbulent

Ces valeurs doivent être considérées comme des ordres de grandeur, le passage d'un type
d'écoulement à un autre se faisant progressivement.

Pour le régime Laminaire : f = 64 / Re

Pour le régime turbulent lisse :

Formule de poiseuille :
f=0.136Re-0.25
Pour le régime turbulent rugueux : Formule de blasus: f=0.795(Ɛ/d)0.5
UTILISATION DU DIAGRAMME DE MOODY

Pour la détermination du coef.de perte de charge f

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Exemple de parois lisses

*Perte de charge par chocs ou singulieres

- Méthode des longueurs équivalentes

Au lieu d'estimer un K′, on estime une longueur Leq qui permet, pour le facteur de
friction et la vitesse de l'air dans la conduite, de compenser la perte par chocs.

K ( L+ L e ) PV 2
H L=
A

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Aspect pratique
Compte tenu de la grande diversité des cas rencontres, des catalogues de perte de charge ont été
établis.
Cependant, dans quelques cas, il existe des relations simples :

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- Calcul des résistances
Evaluation de la résistance de la mine :
La résistance de la mine est donnée par la relation qui existe entre la perte de charge
statique et le débit. Elle est appelée résistance équivalente en série du circuit de ventilation.
H K ( L + Le ) P
R= R=
Q A3
Où : R : résistance (murge)
Q: débit d’air (m 3/s)
H: pertes de charge totales (Pa)

Donc, pour une section donnée de dimensions et de caractéristiques constantes, la


résistance de cette section est également une constante. Les facteurs de résistance sont des
outils mathématiques forts utiles pour combiner les différentes sections d’un circuit de
ventilation.
Il est intéressant de noter l’analogie entre un circuit de ventilation et un circuit
électrique : R est l’équivalent de la résistance, Q du courant et H de la tension.
Groupement des résistances :
Deux cas de figure : en série ou en parallèle. En ventilation minière, on rencontre les
deux et parfois des associations plus ou moins complexes.

- Eléments en série
Un circuit est en série lorsque toutes les sections sont connectées bout à bout. Dans un
circuit en série, la quantité d’air qui circule est la même tout au long du circuit.

R = R1-2 + R2-3 + R3-4

Q = Q12 = Q23 = Q34

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Comme en électricité, la perte de charge du circuit est la somme des pertes de charge de
chacun des éléments qui le constituent :
HL,TOT = HL,1-2 + HL,2-3 + HL,3-4 = ΣHL

A partir de ces relations, on peut déterminer que les résistances sont également
cumulatives : R = R1-2 + R2-3 + R3-4

Eléments en parallèle
Un circuit de ventilation est dit en parallèle lorsque le débit total est divisé de quelque
façon que ce soit entre les différentes sections qui le constituent.
Donc le débit total dans un réseau en parallèle est la somme des débits circulant dans
différentes sections :

QT = QA + QB + QC = ΣQ i

Comme en électricité, la perte de charge est la même dans chacune des


sections.

HL,1-2 = HL,A = HL,B = HL,C

On peut trouver un R eq tel que :HL,1-2 = ReqQT2

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- La répartition des débits :

Généralement on détermine la quantité d’air qui devra circuler dans chaque section du
circuit en connaissant la perte de charge du circuit ainsi que les résistances individuelles des
sections.

Les avantages des galeries en parallèles 


Réduction de la résistance à l'écoulement pour un débit donné, donc l'énergie requise
pour faire circuler Q dans le réseau; plusieurs points d'apport d'air frais.

Paramètres qui nous permettent de simplifier les calculs des résistances sont :

-Tempérament 
Le Tempérament :
T= 1/(R) 0.5
L’unité de T est le (guibal).
-L’orifice équivalent
Pour avoir une idée sur les difficultés relatives de ventilation d’une mine, il existe une
notion théorique de l’orifice équivalent.
On appelle ainsi une ouverture ronde virtuelle ω dans une paroi mince à travers
laquelle, avec une différence de pression de deux côtés de la paroi égale à la dépression h de
la mine, peut passer le même volume d’air Q qu’à travers la mine sous l’action de la
dépression.
La valeur numérique de l’orifice équivalent s’exprime par la formule :

On classe les mines, d’après les difficultés d’aérage, en trois groupes : difficiles,
moyens et faciles. Ces groupes sont caractérises par les indices suivants :
Mine difficile à aérer si : 0 m2 < ω < 1 m2
Mine moyen à aérer si : 1 m2 < ω < 2 m2
Mine facile à aérer si : 2 m2 < ω

V/- Choix du ventilateur


Une fois le réseau défini (Q et H connues) on peut déterminer la caractéristique du
réseau h=f(Q), avec Q débit volumique.
Le point de fonctionnement du ventilateur va correspondre à l’équilibre entre l’effet moteur
du ventilateur et l’effet résistant du circuit.

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On tente de rapprocher le point de fonctionnement du point de rendement maximal de la
courbe du ventilateur afin de minimiser la puissance consommée et les nuisances sonores.

-Puissance d’un
Connaissant le point de fonctionnement (h ,Q) on peut calculer la puissance consommée
par le ventilateur :

W= (h*Q)/ƞ

Q : est le débit volumique en m3/h


h : est l'augmentation de la pression totale en Pa
ƞ : est le rendement du ventilateur

La puissance utile ou puissance nette Pu du ventilateur est par définition, le produit du


débit massique par le travail massique, soit

Pu = P*Qm

On distingue, en dehors de la puissance utile, deux autres puissances distinctes :


– Puissance globale : notée Pg : c’est la puissance mécanique totale fournie à l’arbre
d’entraînement du ventilateur.

– Puissance à la roue : notée Pr : c’est la puissance mécanique fournie à la roue du


ventilateur.
Elle est égale à la différence entre la pression globale et l’ensemble des puissances
absorbées
- Rendement d’un ventilateur
Le rendement réel (η) d'un ventilateur s'obtient en divisant l'énergie transmise à l'air
(Pa = HQ) par la puissance mécanique (Pm) fournie à l'arbre :

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η = Pa / Pm

- Couplage des ventilateurs (en série ou en parallèle)

*Les ventilateurs en série  :


S'applique sur des réseaux où la résistance est élevée.
En pratique, un système avec ventilateurs en série n'est requis qu'après plusieurs années
d'opération. Dans les mines métalliques, on procède alors à l'aménagement de ventilateurs de
renfort à un endroit commode sous terre, de façon à minimiser tant les fuites que les pressions
élevées qui les amplifient.
Il faut que les ventilateurs en série soient identiques. C’est le cas pour la ventilation
secondaire.

Par fois on est amené à coupler des ventilateurs différents en série.

COUPLAGE 2 VENTILATEURS DIFFERENTS EN SERRIE COUPLAGE 2 VENTILATEURS IDENTIQUES EN SERRIE

*Les ventilateurs en parallèle


Dans les mines où les débits requis sont élevés à cause de l'équipement diesel et les
travaux plutôt concentrés en quelques endroits rapprochés. On tend de plus en plus à utiliser
des ventilateurs identiques en parallèle (en surface ou sous-terre) plutôt qu'un ventilateur
unique plus puissant, pour des raisons d'économie et de réduction des risques d'arrêt du
système de production suite à une panne mécanique.

Les ventilateurs en parallèle doivent être identiques et avec une synchronisation de mise
en marche.cas courant en ventilation secondaire.

Par fois on est amené à coupler des ventilateurs différents en parallèle.

VI- Les systèmes de ventilation

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La ventilation est l'action qui consiste à véhiculer de l’air frais dans tous les chantiers,
ou l’O2 risque de manquer, ou bien, où des polluants et autres substances indésirables
risqueraient de s'accumuler. Il existe deux types de ventilation :
-ventilation naturelle 
-ventilation artificielle 

- La Ventilation naturelle 
Dans l’aérage naturel, le mouvemente l’air est provoqué par la différence de
températures de l’air à l’entrée et à la sortie, ce qui détermine la différence de leurs poids
spécifiques.

Schéma d’aérage naturel d’une mine

La température de l’air extérieur diffère de celle des terrains de la mine ; en hiver, elle est plus
basse que la température des terrains et en été, elle est plus élevée.
la différence de pression de l’air entrant et sortant qui assure le mouvement de l’air porte le
nom de dépression du tirage naturel. Cette dépression sert à surmonter les résistances à la
circulation de l’air dans les travaux souterrains.

Cependant, il est indispensable de considérer l’aérage naturel car son effet peut
influencer sensiblement la ventilation mécanique ; il peut même, dans certains cas d’incendie
par exemple, provoquer l’inversion du courant d’air.

- La Ventilation artificielle
Il existe deux types de ventilation artificielle :
-La ventilation principale
-La ventilation secondaire

- Ventilation principale

La ventilation principale correspond à un circuit d’aérage dans lequel l’air est pris au
jour et est refoulé au jour en ne passant qu’une fois par les ouvrages traversés.
On l’appelle également ventilation primaire par opposition à la ventilation secondaire
qui concerne les galeries en cul de sac.

Dans les mines et carrières souterraines, la ventilation principale est généralement


assurée par un ou deux ventilateurs cloisonnés c'est-à-dire montés de manière quasi étanche
dans un puits ou dans une galerie.
Ces ventilateurs sont dit principaux.

La ventilation peut aussi dans certains cas être obtenue ou renforcer par des
accélérateurs suspendus au voisinage de la voute et laissant ainsi un libre passage dans la
galerie.
Néanmoins, le schéma classique d’aérage de la mine correspond à :

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 Un puits d’accès servant d’entrée d’air.
 Un réseau complexe de galeries, comportant des organes assurant la répartition
satisfaisante du débit.
 Un puits de retour d’air, équipe (au fond ou au jour) de ventilateur(s) cloisonné(s)
fonctionnant en extraction en marche normale.

- Ventilation auxiliaire (secondaire)


La ventilation des galeries ou chantiers en cul-de-sac.
Objectifs
– Diluer les gaz toxiques ou inflammables
– Réduire les poussières à un niveau acceptable (normes)
– Maintenir un climat convenable dans les chantiers
*Les caractéristiques de la ventilation auxiliaire
– Le type de ventilation : aspirante, soufflante, mixte
– La distance de l’extrémité de la canalisation du front détermine la capacité (débit), la
pression et la puissance mécanique du ventilateur auxiliaire.

- Canalisations

. Plastiques souples
– Légères, résistantes à la corrosion, souples, peu encombrantes, système soufflant
seulement.
. Plastiques renforcés
– Plus lourdes, robustes, moins résistantes à l’air, système soufflant ou aspirant.
. Métalliques
– Lourdes, coûteuses, mais robustes et très peu Résistantes à l’air compris entre 8
murgue /m pour des diamètres de 800 mm et 70 murgues /m pour diamètre de 500mm.

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VI - Mise en œuvre de la ventilation secondaire
*Ventilation soufflante
Le ventilateur aspire l’air frais au jour ou dans le circuit de ventilation principale. Il le
rejette à front par l’intermédiaire d’une gaine, et repousse ainsi le bouchon de pollution vers le
circuit de ventilation principale ou le jour.

Avantages :
- Envoi au front d’air frais.
Ventilation par turbulences sur une certaine distance en aval du ventube, dépendant
notamment de la force du jet (souvent une dizaine de mètres ou légèrement).
- Le ventilateur aspire de l’air frais ne s’encrasse pas.
Inconvénients :

Renvoi de la pollution et des poussières, depuis le front, jusqu’aux lieux de travail situés en
arrière de celui-ci.

*Ventilation aspirante
Le bouchon de pollution est ainsi directement aspiré au front et renvoyé à l’extérieur ou dans
le circuit principal.ca n a pas d’influence sur la qualité d’air ,on a tenu compte de la
ventilation des chantiers en cul de sac lors de l’estimation initiale.

Avantages 

Aspiration à la source de la pollution et des poussières émises à proximité du front.

Inconvénients 

L’air arrivant au front peut ainsi avoir été pollué en amont par la circulation d’engins.
La portée d’aspiration de la gaine est nettement plus faible que celle obtenue, à puissance
équivalente, en soufflage (5 à 7 mètres environ).
La gaine doit être rigide ou semi-rigide sur toute la zone où elle se trouve en dépression.

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*Combinaison des ventilations aspirante et soufflante
Les ventilations combinées soufflant-aspirant permettent de cumuler les avantages des deux
systèmes, à savoir ventilation du front en air frais et aspiration des polluants à la source
(poussières, fumées de tir, gaz d’échappement des engins de marinage…).

VII/- Les VENTILATEURS


Le ventilateur est un appareil produisant une différence de pression dans une conduite,
en prenant de l'air à l'entrée, en l'accélérant à grande vitesse, puis en réduisant
progressivement cette vitesse de façon à transformer l'énergie cinétique en énergie de
pression.

– Un ventilateur possède trois composantes principales :

*une source génératrice de puissance (moteur électrique ou moteur à air comprimé);


* un rotor (une roue avec des pales);
* un boîtier - pour confiner l'air, réduire les pertes, transformer l'énergie.
VII/-1- Classifications des ventilateurs

Classification 1 : en fonction de la direction de l'air pulsé

Ventilateurs axiaux hélicoïdes 

-Les ventilateurs axiaux ou hélicoïdes 


L'air est aspiré et propulsé parallèlement à l'axe de rotation du ventilateur.
-Les ventilateurs radiaux ou centrifuges 
L'air est aspiré parallèlement à l'axe de rotation et propulsé par force centrifuge
perpendiculairement à ce même axe.
Il existe des ventilateurs à aubes recourbées vers l'avant (à aubages avant), à
aubes recourbées vers l'arrière (à aubages arrière) ou à aubes radiales.

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Il existe aussi des ventilateurs centrifuges à deux ouïes d'aspiration. Ces roues
plus larges, parfois composées de deux roues simple ouïes accolées, aspirent l'air de
chaque côté de la roue.

Classification 2 : en fonction de la pression

Ventilateur basse pression p < 1 500 Pa

Ventilateur moyenne pression 1 500 PA <  p < 3 600 PA

Ventilateur haute pression 3 600 PA <  p < 10 000 PA

*Les ventilateurs axiaux ou hélicoïdes


les ventilateurs hélicoïdaux (ou axiaux) sont constitués de deux parties statiques,
le distributeur et le diffuseur, plus une partie mobile l'hélice propulsée par le moteur.

Le fluide arrive par le distributeur et l'hélice projette le fluide vers le diffuseur.

Les ventilateurs axiaux ou hélicoïdes permettent des débits importants mais ne peuvent
en général assurer des différences de pression importantes que si la vitesse périphérique des
pales est importante.
Ils sont alors souvent bruyants. Ces ventilateurs sont en outre très simples à implanter
et de faible coût.
Il n'y a pratiquement pas de limite dans les débits pouvant être atteints par ce type de
ventilateur.
Ils s’adaptent plus pour la ventilation secondaire.

*Caractéristiques principales
• Ventilateur peu encombrant;
• Son rendement mécanique est le plus élevé de tous les ventilateurs (70 - 85%)
• génère un débit important, mais sous faibles pressions
• vitesse de l'air importante qui crée un niveau de bruit considérable;
• puissance max. dans la zone opératoire (pas de danger de surcharge du moteur)
• zone de rebroussement sur la courbe de performance (stall zone) où pour une même
pression, on peut obtenir 2 débits différents (l'écoulement de l'air n'est pas stable, donc
beaucoup de vibrations et de bruit)
• en changeant l'orientation des pales, on change la courbe pression-débit et la puissance
requise

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• les redresseurs (pales fixes) sont conçus de façon à récupérer le plus d'énergie
cinétique sous forme de pression à la sortie (énergie statique)
• il faut toujours opérer à droite du point de rebroussement dans la zone recommandée
sinon on risque de se retrouver dans la zone de rebroussement;

*Rendement
Les ventilateurs hélicoïdes peuvent avoir des rendements très élevés (jusqu'à 90 %)
mais sont très sensibles aux conditions d'alimentation, c'est-à-dire au profil de vitesse de l'air
en amont du ventilateur.

Possibilités de réglage
Les ventilateurs hélicoïdes peuvent être réglés par :
 la variation de l'angle de calage des pales, au montage, à l'arrêt ou même en marche,
 la variation du calage des aubes d'un inclineur placé en amont de la roue,
 le réglage du débit d'un registre placé en aval.

La figure : Courbes caractéristiques et rendement d'un ventilateur hélicoïde


en fonction de la variation de l'angle de calage des pales.

- Les ventilateurs centrifuges

les ventilateurs centrifuges  sont constitués de deux parties principales.

une roue à aubes entraînée par un moteur qui fait tourner un stator épousant la roue,
ce stator comporte deux ouvertures, la première alimente la partie centrale de la roue en
fluide, lequel pénètre par dépression et est soufflé par effet centrifuge par le deuxième
orifice.

Ces ventilateurs permettent une régulation modulée du débit d’air en maintenant une
pression constante par simple action d’une vanne en aspiration.

A diamètre de roue égal, les ventilateurs centrifuges ont une capacité de débit inférieure
aux ventilateurs hélicoïdes mais permettent des différences de pressions nettement plus
élevées.
Si on veut augmenter le débit, il faut utiliser une roue double avec deux ouïes
d'aspiration.
Il existe des ventilateurs centrifuges :
 "A aubes inclinées vers l'avant", appelés aussi "à action" ou "en cage d'écureuil".

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La roue de ces ventilateurs comprend un nombre important d'aubes de faible hauteur.
Elles sont inclinées dans le sens de rotation de la roue.

 "A aubes inclinées vers l'arrière", appelés aussi "à réaction". La roue de ces
ventilateurs comprend un nombre réduit d'aubes de plus grande hauteur. Elles sont inclinées
dans le sens inverse de la rotation de la roue.

 "A aubes radiales". La roue de ces ventilateurs est composée d'aubes droites. Ce
dernier type de ventilateur a un très mauvais rendement et est peu utilisé.

Roue de ventilateur
Roue de ventilateur
centrifuge à aubes inclinées
centrifuge à aubes inclinées
vers l'arrière (double ouïe).
vers l'avant (double ouïe).
 
Caractéristiques des ventilateurs centrifuges

Pales radiales ou à palettes


• ventilateur encombrant à faible débit, pression et rendement mécanique
(maximum de 60%)
• sont auto nettoyeurs
• possibilité de surcharge du moteur (puissance maximale est atteinte pour un débit
libre) en cas de courts circuits dans le système (porte ouverte en surface ou fuites)
• relation presque linéaire entre le débit et la pression
Pales courbées vers l'arrière
• meilleur rendement mécanique parmi les ventilateurs centrifuges (jusqu’à 90%)
• La forme des pales améliore l'écoulement de l'air en évitant les chocs et les remous
• vitesse du sommet des aubes est plus élevée donc ils sont plus bruyants
Pales courbées vers l'avant
• génèrent des pressions élevées
• ne sont pas autonettoyantes
• Bon rendement mécanique (max 75%)
• Ils ne sont pas bruyants (donc utilisés pour la ventilation des bâtiments)
• le débit fourni, (même diamètre et RPM) est plus élevé que pour les pales vers l'arrière
• Puissance maximale pour un débit libre (risque de brûler le moteur) en cas de
fuites, portes ouvertes)
Rendement
Le rendement des ventilateurs à aubes inclinées vers l'avant maximum (60 à 75 %)
inférieur aux ventilateurs à aubes inclinées vers l'arrière (75 à 85 %).

Les roues centrifuges peuvent aussi être utilisées avec un registre réglable placé si
possible en aval.

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Celui-ci introduit une perte de charge supplémentaire et modifie le point de
fonctionnement de l'installation. La puissance va diminuer rapidement avec le débit,
contrairement aux roues hélicoïde.

Contrôle et surveillance de la ventilation

Pour pouvoir faire face dans les meilleurs délais aux problèmes que pose la gestion de
l’aérage, il faut disposer d’un fichier de réseau tenu régulièrement à jour de manière très
rigoureuse.

Faire des relevés de ventilation et mesures de la concentration de certains gaz nocifs


dans les circuits de ventilation surtout dans les chantiers.

Les équipements utilisés pour le transport souterrain des produits et matériel, doivent être
entretenus conformément aux prescriptions pour fonctionner dans les normes.

Le personnel qui s'occupe à un titre quelconque de l'aérage de la mine devrait être


familiarisé avec le plan d'aérage et avec le schéma d'aérage de la mine dans son ensemble.

Pour mener cette opération dans les règles de l’art, il faut assurer au personnel
d’aérage une formation théorique et technique plus adéquate.

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